Mon expérience de la cure par Mardi noir

La manière dont la vidéo m’a été recommandée m’avait fait penser qu’il s’agissait d’une critique de la psychanalyse, or, tout au contraire, il s’agit d’un éloge que je trouve particulièrement touchant.

Je n’en dis pas plus. J’interviendrai dans la discussion – s’il y en a une.

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23 réponses à “Mon expérience de la cure par Mardi noir

  1. Avatar de Hervey

    Il vaut mieux savoir, c’est sûr.

  2. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    —————————————-
    Vous avez dit : ‘ cure psychanalytique, Jacques Lacan, Mardi noir

    Gemini a dit

     » L’expression « Mardi noir » dans le contexte de la psychanalyse lacanienne fait référence à une date charnière et traumatique de l’histoire du mouvement : le 15 janvier 1980.

    Ce jour-là, Jacques Lacan provoque une onde de choc en annonçant unilatéralement, par une lettre restée célèbre, la dissolution de l’École Freudienne de Paris (EFP), l’institution qu’il avait fondée en 1964.

    Les enjeux du « Mardi noir »

    Le constat d’échec : Lacan, alors âgé de 78 ans, estime que son École est devenue une institution sclérosée où le « ronronnement » bureaucratique prime sur l’invention analytique. Il dénonce une dérive vers la hiérarchie cléricale au détriment de la recherche sur la cure.

    La lettre de dissolution : Elle commence par ces mots cinglants : « Je parle sans le moindre espoir d’être entendu. […] Je dissous. » Il appelle ceux qui veulent encore travailler avec lui à se manifester personnellement.

    La scission : Cet acte radical entraîne une fragmentation immédiate du milieu psychanalytique français. De cette rupture naîtra plus tard l’École de la Cause Freudienne (ECF), sous l’impulsion de Jacques-Alain Miller.

    Le lien avec la cure psychanalytique

    Pour Lacan, l’institution ne doit pas être un refuge de confort, tout comme la cure ne doit pas être une simple recherche de bien-être. Le « Mardi noir » illustre plusieurs piliers de sa pratique :

    L’acte analytique : La dissolution est un « acte » au sens lacanien : une décision tranchante qui modifie la réalité et ne laisse aucune place au compromis.

    Le désir de l’analyste : Lacan refuse que l’analyste devienne une figure de maître installée. En dissolvant son école, il remet les praticiens face à leur propre solitude et à leur responsabilité clinique.

    La fin de la cure : Certains y voient une mise en acte de la « chute du Sujet supposé Savoir ». En sabordant sa propre institution, Lacan refuse d’occuper la place du père idéal pour ses élèves.

    Pour aller plus loin

    Le « Mardi noir » reste aujourd’hui un cas d’école sur la difficulté de concilier la transmission de la psychanalyse avec les structures de pouvoir.

    Souhaitez-vous que nous explorions un concept plus technique de la cure lacanienne,
    comme l’objet petit a ou la question des séances à durée variable ?
    ——————————————-

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      ————————–
      Vous avez dit : Il dénonce une dérive vers la hiérarchie cléricale au détriment de la recherche sur la cure.

      Gemini a dit

      Cette critique de Jacques Lacan cible ce qu’il percevait comme une « ossification » de l’institution psychanalytique.
      Selon lui, au lieu d’être un espace de recherche sur l’inconscient, l’école risquait de devenir une structure rigide où le savoir est dogmatique et la hiérarchie indiscutable.

      Pour comprendre cette dérive et comment Lacan a tenté d’y remédier, il faut s’attarder sur trois points clés de sa vision de la cure :
      1. Le savoir contre la vérité

      Lacan craignait que les analystes ne s’installent dans un « confort intellectuel ». Dans une hiérarchie cléricale, le savoir est détenu par « ceux d’en haut » et transmis comme une doctrine. Or, pour Lacan, la cure est une expérience de la vérité singulière du patient, qui ne peut jamais être totalement capturée par une théorie préétablie.
      2. La critique du « Sujet supposé Savoir »

      Dans la cure, le patient attribue naturellement à l’analyste un savoir sur son propre inconscient : c’est le concept de Sujet supposé Savoir.

      Le risque clérical : Que l’analyste finisse par croire qu’il possède réellement ce savoir et qu’il l’utilise pour exercer un pouvoir (comme un prêtre ou un maître).

      La position lacanienne : L’analyste doit « faire tomber » cette supposition à la fin de la cure pour que le patient accède à sa propre autonomie.

      3. L’invention de « La Passe »

      Pour contrer cette hiérarchie, Lacan a instauré une procédure unique appelée ‘La Passe’. Son but était de transformer la manière dont on devient analyste :

      Au lieu d’être nommé par des « supérieurs » sur la base de l’ancienneté ou du prestige, le candidat (le « passant ») doit témoigner de son expérience de la cure devant des pairs (les « passeurs »).

      L’objectif est de vérifier comment, au cours de son analyse, il est passé de la position de patient à celle d’analyste.

      Pourquoi le « Mardi noir » était-il la seule issue ?

      En prononçant la dissolution de son école le 15 janvier 1980, Lacan a voulu briser ce qu’il appelait la « bureaucratie de la jouissance ». Il a préféré détruire l’outil qu’il avait créé plutôt que de le voir devenir une église où la théorie lacanienne serait répétée sans être réinventée.

      « Je dissous pour que le travail ne devienne pas une religion. » — Telle était, en substance, sa position.

      Souhaitez-vous que nous approfondissions le fonctionnement de « La Passe » ou le concept de « Sujet supposé Savoir » dans la pratique clinique ?
      ———————————-

      1. Avatar de Chabian
        Chabian

        Juste pour discuter du recours, ici comme ailleurs, souvent par les mêmes contributeurs, au discours de l’ IA.
        Je cite : « Lacan craignait que les analystes ne s’installent dans un « confort intellectuel ». Dans une hiérarchie cléricale, le savoir est détenu par « ceux d’en haut » et transmis comme une doctrine. Or, pour Lacan, la cure est une expérience de la vérité singulière du patient, qui ne peut jamais être totalement capturée par une théorie préétablie. »
        Je crains que les usagers d’IA ne s’installent dans le « confort intellectuel ». Comme si le savoir venait d’ailleurs, d’en haut, et transmis par une mémoire… Or contribuer est témoigner de sa vérité singulière, qui n’a pas été « déjà capturée » par une machine toute puissante…
        Je lis ce bavardage de l’IA et je reste … patient, mais mon désir de partager votre travail est frustré…

        1. Avatar de Pascal
          Pascal

          @Chabian
          C’est un risque, effectivement. L’IA est un outil. La question reste toujours de savoir ce qu’on en fait.
          Certains en font un.e petit.e ami.e virtuel.le, d’autres un grand frère qui fait les devoirs à leur place, d’autres encore un assistant qui leur fait des résumés de rapport long et pénible à lire, des informaticiens l’utiliser pour « pisser du code », des journalistes pour faire des revues de presse, d’autres encore s’en servent pour créer du « contenu » (musique, livre, image, vidéo…)… Je me suis même amusé a lui poser des questions « comme si elle était Krishnamurti » 😉. Le résultat est bluffant.

          On pourra toujours s’en servir pour approfondir des connaissances (avec la vigilance nécessaire). On pourra toujours s’en servir naïvement (comme d’une autorité quasi religieuse). On pourra s’en servir malhonnêtement (pour accroître les performances des arnaques). On pourra s’en servir pour fliquer la population (au prétexte de la sécurité). On pourra s’en servir pour faire des économies de personnel (et maximiser les bénéfices). On peut déjà s’en servir sur les champs de bataille (qui s’apparentent aujourd’hui à des jeux vidéos aveugle à la mort et à la souffrance). On pourra s’en servir comme médecin (dans les déserts médicaux)….
          Le choix en reviendras toujours aux êtres humains. Mais notre héritage génétique qui gère la partie la plus archaïque de notre cerveau, nous conditionne le plus souvent au « moindre effort » qui était autrefois une question de survie.

          Une IA peut aider un être humain à en savoir plus sur lui même, tel un mirroir quasi psychanalytique mais elle peut aussi l’aider à s’enfermer dans ses travers les plus sombres.

          1. Avatar de Chabian
            Chabian

            Merci, Pascal.

            1. Avatar de Garorock
              Garorock

              Merci pour quoi? Ce que dit Pascal est très juste mais vous le saviez sans doute déja. Non?
              Patient, frustré: qu’en termes galants ces choses là sont dites…
              Les jorionautes sont des gens bien élevés. La preuve ceux qui n’ont plus la patience sont allés se satisfaire ailleurs sans faire de bruit…
              😎

  3. Avatar de JMarc
    JMarc

    Merci beaucoup, Paul, d’avoir mis en ligne cette très chouette vidéo (dont j’avais vu seulement la première minute pour cause de remaquillage en gros plan). Je ratais quelque chose.
    Je lisais déjà les articles de son autrice, Emmanuelle Laurent, sur Slate qui a hélas mis fin à cette rubrique en janvier 2025 (*).

    Son côté déjanté fait sans doute fuir bien des gens équilibrés, intégrés, dans le moule, surtout ceux qui ressemblent à une tarte, mais doit plaire à bien d’autres, plus ou moins chtarbés. Or, à qui doit s’adresser la chtarbologie en priorité ?

    La vidéo :

    « Pas besoin de partir à l’autre bout du monde … »
    Claude Olivenstein (dont je recommande le très beau livre Le Non-dit des émotions) disait de la psyka qu’elle est « la seule aventure encore possible ». J’approuve.

    « Est-ce qu’une psychanalyse c’est fait pour être heureux ? »
    Albert Camus disait : « Qu’est-ce que le bonheur sinon le simple accord entre un être et l’existence qu’il mène ? » (**)
    Clairement, la psyka est faite pour être moins malheureux. L’optimisation (encore un mot fort juste de PJ) qu’elle produit rapproche du bonheur.

    La thune (pour la psyka ou l’appart ?) :
    C’est là qu’est l’os. Le point le plus emmerdant. Dans une société trop inégalitaire, la psyka est inabordable pour certains. A l’autre bout, ne faudrait-il pas qu’un milliardaire paye 100 K€ par séance ? Mais je connais mal (un peu quand même) le rôle de l’argent dans la cure.
    Cela dit, quand la question se pose ainsi, vaut-il mieux vivre mal dans un grand logement ou vivre bien dans un petit ?
    Et puis, perso, c’est après quelques années de psyka que je suis enfin sorti définitivement de ma précarité.

    Le psy répond-il ? Ben oui, c’est l’interprétation de ce que vous dites.
    Et puis il peut vous donner des réponses plus générales. Ainsi de celle-ci que j’adore :
    A ma question : « Quelle est la différence entre la culpabilité et la responsabilité ? »
    Mon psy : « Ah mais c’est pas du tout pareil : La culpabilité c’est « Je vous demande pardon. », la responsabilité c’est « Je vous emmerde. »

    Jules et Jim :
    Je ne sais plus où j’ai lu qu’à la sortie d’un cinéma, on demandait aux jeunes, enthousiastes, s’ils se souvenaient de la fin du film. Ben non, personne ne s’en souvenait.

    Levée des barrières morales, ne pas céder sur son désir :
    La psyka a longtemps été perçue à juste titre comme libératrice (souvent avec excès). De nos jours elle est souvent perçue comme normalisante. Notre époque confuse.
    Au passage, lu sur Mardi Noir : « Le désir de l’obsessionnel, c’est de ne pas en avoir. » Pas mal.

    Sur l’acceptation de soi-même :
    Quand j’étais en Gestalt thérapie (+/- 2 ans 1/2, après 7 ans de psyka), pour être sûr d’arriver à l’heure je me posais dans un bistrot voisin où un pilier de bar, visiblement (j’en étais un peu loin, je n’entendais pas), s‘épanchait régulièrement sur l’épaule du barman. Un jour, j’entends celui-ci dire très fort au pilier : « T’as peur de devenir un vieux con ? Mais t’es déjà vieux, t’es déjà con. » Pas de réaction, je crois, du pilier. Du brutal mais peut être bien tout à fait indiqué.

    Une cure psyka, c’est les montagnes russes. Des hauts et des bas. Des plongées éventuellement pire que jamais (du moins c’est ce qu’on se dit) avant de remonter. Mais le parcours vous dépose plus haut que vous n’auriez jamais été sans cette cure.

    Mieux connaitre et comprendre son histoire permet de mieux réaliser que nous en sommes le produit, que nous avons un destin (dans les grandes lignes). En parler permet de mettre ces choses à distance et d’en alléger le poids.

    Jean-Sol Partre (***) :
    « L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous. »
    Oui, belle formule, mais ce que l’on fait nous mêmes de ce que l’on a fait de nous ne dépend-il pas de ce que l’on a fait de nous ? Quel libre arbitre avons-nous ? Où se niche-t-il ? La question est-elle insoluble ?

    (*)
    Note à benêts : Le moteur de recherche de Slate ne fonctionne pas. Dans votre moteur de recherche préféré, taper « Slate Mardi noir » pour trouver ses articles.
    Une courte présentation d’Emmanuelle Laurent ici :
    https://shs.cairn.info/comme-psy-comme-ca–9782228921749?lang=fr

    (**)
    https://citations.ouest-france.fr/citations-albert-camus-141.html?filter=bonheur

    (***)
    Le croquis que Boris Vian fait de Sartre dans l’Ecume des jours me fait penser aux séminaires de Lacan.

    Bisous à Emmanuelle

  4. Avatar de Arnaud Castex
    Arnaud Castex

    Ce partage d’expérience et cette description de la thérapie est très juste et simple. L’anecdote finale sur le signifiant est bouleversante et tres « parlante ».
    Un témoignage tres utile.

  5. Avatar de sextusempiricus
    sextusempiricus

    En fait , choisir une cure psychanalytique est comme changer de fournisseur d ‘ accès internet . Les tarifs sont les mêmes et les résultats sont souvent les mêmes .

    1. Avatar de barnard
      barnard

      Exact n’y aurait pas une explication unifiée par la récurrence d’une forme organisationnelle mesurable derrière tout ça et qui engloberait la psychanalyse et les fournisseur d’accès internet ?

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        (( Pour ma compréhension… (Q.Subsidiaire : suis-je le seul Kon du blog? ))
        ———————
        Vous avez dit : Existe t il une explication unifiée par la récurrence d’une forme organisationnelle mesurable derrière tout ça et qui engloberait la psychanalyse et les
        fournisseur d’accès internet

        Gemini a dit

         » C’est une question fascinante qui semble chercher un pont entre l’immatériel (la psyché) et le matériel (les infrastructures réseau). Si l’on cherche une « forme organisationnelle mesurable » capable d’unifier des domaines aussi disparates que la psychanalyse et les fournisseurs d’accès internet (FAI), il faut se tourner vers la Théorie des Systèmes et, plus précisément, vers la Topologie.

        Voici les trois axes principaux qui permettent de modéliser cette récurrence :
        1. La structure de « Nœud » et de « Réseau »

        La forme organisationnelle commune est le graphe.

        En psychanalyse : Lacan utilisait la topologie (le nœud borroméen) pour expliquer la structure du sujet. Le « Moi » n’est pas une entité isolée, mais un point d’intersection entre le Réel, l’Symbolique et l’Imaginaire. Si un lien lâche, toute la structure s’effondre.

        Chez les FAI : L’organisation est strictement identique. Un FAI est un nœud de transit dans un réseau maillé. Sa fonction est de maintenir la connectivité entre des points (utilisateurs) et des ressources (serveurs).

        2. La gestion du Flux et du « Manque »

        Le point de convergence mesurable ici est la théorie de l’information (Claude Shannon) appliquée à la tension.

        La Psychanalyse : Elle traite du flux du désir et de la libido. Le sujet est traversé par une information (le signifiant) qui circule. Le « bug » ou le symptôme est une congestion ou une rupture de ce flux.

        Les FAI : Ils gèrent la bande passante. Leur rôle est d’assurer que le « message » traverse le canal sans trop de bruit (perte d’information).

        Le point commun : Dans les deux cas, le système s’organise autour d’un vide central. Pour le FAI, c’est le canal de transmission (qui doit être libre pour être utile) ; pour la psychanalyse, c’est l’objet du désir (qui doit rester absent pour que la quête continue).

        3. La forme de l’Arborescence et de la Hiérarchie

        Tant la psyché que l’internet reposent sur des couches de protocoles :

        Modèle OSI (Internet) : Une pile de 7 couches allant du physique (câbles) à l’applicatif (votre navigateur). Chaque couche traduit la donnée pour la suivante.

        Appareil psychique (Freud) : Une organisation en strates (Inconscient, Préconscient, Conscient) avec des mécanismes de « traduction » (refoulement, sublimation) entre elles.

        Une mesure commune : L’Entropie

        S’il existe une unité de mesure pour unifier ces deux mondes, c’est l’entropie.

        Dans un réseau de FAI, on mesure la dégradation du signal.

        En psychanalyse (notamment via la seconde topique freudienne et les travaux de psychologie énergétique), on observe la tendance du système à se désorganiser ou à se figer dans la répétition.

        L’organisation récurrente est donc celle d’un système ouvert qui tente de maintenir un ordre (Néguentropie) malgré le bruit environnemental.  »

        Souhaitez-vous que j’approfondisse un aspect spécifique de la topologie lacanienne ou des protocoles de routage pour illustrer cette comparaison ?
        ———————————

        1. Avatar de Otromeros
          Otromeros

          Élémentaire.. mon cher Watson..!! …°(^^!^)°…

  6. Avatar de Chabian
    Chabian

    Par ailleurs. J’ai apprécié deux constructions dans cette vidéo très construite (appréciez… les coupures presque invisibles).
    Il y a surtout cette séquence insérée où l’interlocutrice soudain, habillée autrement, dans un autre contexte et une autre lumière, se met à chanter et à exécuter une « chorégraphie » (corps et graphie) sur sa chaise. Sa gestuelle parle pour elle.
    Alors quand on y pense, toute la vidéo est gestuelle : par cette répétition de maquillage, et le discours est babillage, habillage, chanson… Je reviens souvent à cette idée que nos frères et soeurs les singes communiquent par un jeu de mimiques incessant, un non verbal très bavard de postures diverses. Ce langage, nous en avons perdu le savoir, par notre recours aux mots, aux symboles, comme dérivatif, comme habillage. Et si, dans cette vidéo, l’essentiel du message était dans cette opération de maquillage.
    Ce qui introduit à l’autre construction, tout au début de la vidéo. Elle s’interroge : « pourquoi je m’obstine à me couper mes cheveux moi-même »… mais en même temps elle s’essaye un ruban dans les cheveux, puis adopte un trop petit bonnet de laine, qui accentue sa physionomie de… raton laveur. Il s’agit déjà d’introduire le corps, le non verbal, dans notre vision de ce qu’elle a à nous dire. (Et aussi la question d’entretenir la coupe de notre corps, de maitriser ce que nous donnons à voir).
    Bref, avec l’air de ne pas y toucher, une communication très maîtrisée !
    (un cinéphile)

  7. Avatar de Diotime
    Diotime

    Merci pour cette vidéo très intéressante .
    Ce que je note c’est que cette jeune dame continue à se cacher par des gestes qui peuvent paraitre anodins : enfiler un bonnet, se maquiller tout en racontant son parcours , des couches de maquillage qui s’ajoutent les unes après les autres .
    Bref je ne sais pas où elle en est mais je pense qu’elle a encore du chemin pour se mettre à nu .

  8. Avatar de Garorock
    Garorock

    Pour 60 000 boules, vallée de la loose, possible d’avoir 50 m2.
    Du yoga pas trop cher, du raiki pas trop couteux et des huiles essentielles sans TVA.
    On peut aussi faire des randos, aller aux champis (pas forcément les psilos!) et se baquer dans les rivières…
    Pourquoi désirer ses luttes?
    😎

  9. Avatar de Lonylp
    Lonylp

    « Le geste à peau » contre la gestapo c’est la victoire de « la peau et si »… la poèsie, liberatrice, inspiratrice.

    1. Avatar de Garorock
      Garorock

      C’est Lacan qu’on va où?

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        \\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\___$$$___///////////////////////////

  10. Avatar de Michel Gaillard
    Michel Gaillard

    Auto-promo par effet miroir Kr kr kr… Z’avez bien raison. Intéressant la transmutation de geheim Staatspolizei en caresse magique 🙂

  11. Avatar de Ruiz
    Ruiz

    Loana n’aurait en fait pas survécu à Jospin, seule avec son chien pour toute compagnie après tant de célébrité et d’image de soi chez les autres . A-t-elle eu l’occasion de faire une psychanalyse ?

  12. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Prendre des leçons chez les baleines.. Tellement beau et émouvant..!! :

    https://youtu.be/3Xlyiwbs7rs $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

  13. Avatar de Paul Jorion

    Je ne suis pas intervenu dans la discussion. C’est que je n’avais rien à ajouter.

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