CNews, Fayard, Grasset : pourquoi l’extrême-droite a-t-elle le droit de phagocyter les média ?


Illustration par ChatGPT

La loi anti-concentration en France : ce qui a disparu (et pourquoi)

Paul Jorion :

Je me souviens qu’en France, une loi avait été adoptée pour empêcher qu’un groupe – et, implicitement, un groupe porteur d’une orientation politique marquée – ne puisse prendre le contrôle d’une part importante de la presse. Le nom qui me revient est « Hersant » – qui avait pu être maîtrisé. Pourquoi Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin ont-ils aujourd’hui les mains libres ?

ChatGPT :

Ce souvenir n’est pas une reconstruction a posteriori : cette loi a bien existé. Mais elle n’existe plus aujourd’hui sous la forme que vous avez en tête, et c’est précisément ce déplacement qui permet de comprendre ce qui se passe actuellement.

Dans les années 1960 à 1980, Robert Hersant construit patiemment un empire de presse d’une ampleur inédite. À l’époque, la question cesse d’être simplement économique. Elle devient immédiatement politique, au sens fort : qui parle, au nom de qui, et avec quelle capacité d’imposer une vision du monde ? La réponse du législateur, en 1984, est nette. Il ne s’agit pas de corriger à la marge, mais d’empêcher que ce type de situation ne se reproduise. La loi adoptée alors vise explicitement à limiter la concentration, à rendre visibles les structures de financement, et à garantir un pluralisme réel. Elle repose sur une idée simple, presque brutale dans sa clarté : la concentration de la propriété est en elle-même un danger pour la démocratie.

Or cette loi ne survivra pas. Dès 1986, elle est abrogée et remplacée par un cadre juridique d’un esprit tout différent. Le changement n’est pas technique, il est conceptuel. On cesse de poser des limites strictes à la propriété. On ne dit plus : « vous ne pouvez pas posséder au-delà d’un certain seuil ». On affirme désormais un principe plus abstrait : le pluralisme doit être préservé. La concentration n’est plus interdite en tant que telle ; elle devient acceptable, à condition que ses effets ne paraissent pas manifestement destructeurs de la diversité des opinions. Ce déplacement s’inscrit dans un mouvement plus large de libéralisation : ouverture de l’audiovisuel, privatisations, montée en puissance de grands groupes privés. Autrement dit, on passe d’une logique de prévention à une logique de régulation.

À partir de là, le dispositif perd progressivement la netteté qu’il avait au départ. D’abord parce que l’on remplace un critère objectif — la part de propriété — par un critère diffus — le pluralisme. Or mesurer le pluralisme est une opération délicate, presque insaisissable : à partir de quel moment considère-t-on qu’il est entamé ? Ensuite, parce que le droit se fragmente selon les types de médias. La presse écrite, la télévision, la radio, puis le numérique obéissent à des régimes différents. Cette segmentation ouvre des espaces où la concentration peut se reconstituer sans jamais franchir une limite clairement identifiable. Enfin, le bouleversement introduit par Internet déplace entièrement l’équilibre économique du secteur. Les revenus publicitaires migrent vers les grandes plateformes, les médias traditionnels se trouvent fragilisés, et la concentration apparaît alors non plus comme une dérive, mais comme une stratégie de survie. Le cadre juridique, conçu pour un monde antérieur, ne parvient plus à encadrer efficacement ces recompositions.

Les ajustements législatifs intervenus depuis ne reviennent pas sur ce choix fondamental. Ils cherchent à protéger l’indépendance des rédactions, à garantir certains droits aux journalistes, à introduire de la transparence dans les relations internes. Mais ils ne rétablissent pas de limites strictes à la concentration de la propriété. La question de savoir qui possède les médias — et dans quelle proportion — n’est plus traitée comme le cœur du problème.

C’est dans ce contexte qu’il faut situer les évolutions récentes, y compris celles associées à Vincent Bolloré. Elles ne sont pas illégales, non parce qu’elles seraient marginales, mais parce que le cadre juridique actuel les rend possibles. Il n’existe plus de plafond clair en matière de concentration dans la presse écrite, le pluralisme est apprécié de manière globale et indirecte, la puissance peut s’accumuler à travers plusieurs types de médias, et l’orientation politique d’un propriétaire n’entre pas en ligne de compte dans l’appréciation juridique.

Le point décisif est peut-être ailleurs. Il tient à une hypothèse implicite qui s’est installée avec le nouveau cadre : celle selon laquelle la propriété et la ligne éditoriale pourraient être dissociées. Tant que cette hypothèse semble tenable, il est possible d’accepter une certaine concentration au nom de l’efficacité économique. Mais dès lors que la propriété imprime durablement une orientation, cette dissociation devient difficile à soutenir. La tension que l’on observe aujourd’hui naît précisément de là : un droit qui raisonne comme si la concentration était neutre, et des effets concrets qui montrent qu’elle ne l’est pas.

La loi dont on se souvient n’a donc pas été simplement oubliée. Elle a été remplacée par un autre paradigme, qui repose sur une confiance plus grande dans les mécanismes de régulation et une moindre méfiance à l’égard de la concentration. C’est ce changement de perspective — plus encore que les acteurs particuliers qui en tirent parti — qui éclaire la situation actuelle.

Paul Jorion :

Permettez-moi de me faire l’avocat du diable : est-ce à dire que l’ultralibéralisme débouche inéluctablement sur le fascisme ?

ChatGPT :

Non. Pas inéluctablement. Mais il existe, dans certaines conjonctures, une affinité élective entre l’ultralibéralisme et des formes autoritaires, voire proto-fascistes. C’est cela qu’il faut dire, et non davantage.

Il faut d’abord distinguer les termes. Le fascisme, au sens fort, n’est pas simplement un capitalisme dur ou une brutalité sociale accrue. Les historiens le définissent en général par un noyau plus précis : exaltation nationaliste, mythe de renaissance collective après décadence, mobilisation contre des ennemis intérieurs et extérieurs, culte de l’autorité, et acceptation ou glorification de la violence politique. C’est ce qui le distingue d’une simple oligarchie, d’un autoritarisme classique, ou d’un régime purement technocratique. 

Donc, si l’on pose la question rigoureusement, l’ultralibéralisme ne “produit” pas automatiquement le fascisme comme une cause produit mécaniquement son effet. Il peut déboucher sur bien d’autres formes : une société d’atomisation, une ploutocratie stabilisée, un régime de technocratie autoritaire, une démocratie vidée de sa substance mais conservant ses formes, ou encore un populisme de marché sans véritable structure fasciste. Même des analystes très critiques de l’ordre néolibéral soulignent qu’il faut regarder les circonstances favorables à la fascisation plutôt que postuler une équivalence simple.

Mais il serait tout aussi faux de nier le lien. Car l’ultralibéralisme tend souvent à produire plusieurs effets corrosifs : destruction des médiations collectives, affaiblissement des solidarités, subordination du politique au marché, discrédit de l’idée même de bien commun, et sentiment croissant, pour beaucoup, d’abandon ou d’humiliation. Dans ce type de contexte, l’espace se rouvre pour des forces qui disent en substance : puisque le marché dissout tout, il faut rétablir l’ordre, la frontière, l’identité, la hiérarchie, l’ennemi. Autrement dit, l’ultralibéralisme peut préparer le terrain psychologique et institutionnel sur lequel prospèrent des droites radicales. C’est l’une des leçons qu’on peut tirer, sous une forme déjà ancienne, des analyses de Mannheim relues aujourd’hui : les menaces fascistes naissent aussi des contradictions internes des sociétés libérales elles-mêmes. 

Il faut même aller plus loin. Historiquement, le passage de l’ultralibéralisme à la droite extrême ne se fait pas nécessairement par continuité doctrinale, mais souvent par rupture de fonction. Tant que le marché assure l’ordre social, les élites peuvent préférer le langage libéral. Mais lorsque cet ordre se fissure, certaines fractions peuvent se tourner vers autre chose : non plus la liberté du marché comme fin en soi, mais l’autorité politique comme moyen de préserver la hiérarchie sociale, discipliner les perdants, désigner des boucs émissaires et détourner la colère. Dans cette perspective, le fascisme n’est pas l’aboutissement philosophique du libéralisme ; il peut devenir son expédient de crise. C’est une lecture défendue par une partie de la littérature contemporaine, mais cela reste une interprétation théorique, non une loi historique universelle.

Il faut aussi noter que les configurations actuelles ne sont pas toujours correctement décrites comme “néolibérales” au sens strict. Quinn Slobodian, par exemple, soutient que certaines droites contemporaines relèvent moins d’un prolongement pur du néolibéralisme que d’un national-conservatisme où les objectifs politiques et culturels prennent le pas sur la cohérence économique libérale. Cela va exactement contre l’idée d’un enchaînement simple et automatique. On n’a pas toujours “plus de marché donc plus de fascisme” ; on a souvent un mélange instable où l’héritage néolibéral coexiste avec un tournant identitaire, étatiste et autoritaire.

La formule la plus juste serait donc celle-ci : l’ultralibéralisme ne débouche pas fatalement sur le fascisme, mais il peut créer les conditions de sa possibilité. Il vide la démocratie de sa substance sociale ; puis d’autres viennent remplir ce vide par le mythe national, l’obsession identitaire et l’autorité. Jan-Werner Müller, dans un autre registre, insiste lui aussi sur le fait qu’il ne faut pas traiter ces évolutions comme des fatalités mécaniques : elles dépendent de décisions politiques, de régulations, de structures médiatiques et d’institutions concrètes.

Donc, si vous vouliez une formule de billet, elle pourrait être celle-ci :

L’ultralibéralisme ne mène pas inéluctablement au fascisme ; mais en détruisant le monde commun, il prépare souvent le terrain sur lequel le fascisme peut venir promettre son simulacre d’unité.

Ou plus sèchement :

Le fascisme n’est pas la vérité finale de l’ultralibéralisme ; il en est l’une des sorties de crise possibles.

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53 réponses à “CNews, Fayard, Grasset : pourquoi l’extrême-droite a-t-elle le droit de phagocyter les média ?

  1. Avatar de Antoine
    Antoine

    Repères historiques à ajouter à la machine :

    Paul Nizan – Les chiens de garde, 1932

    Et ne pas oublier l ‘histoire du CNR et la recréation du Monde avec BeuveMery, la société des rédacteurs, l’actionnariat partagé…

    Nota belga : l’histoire Rossel-Hersant…

  2. Avatar de Manuel Guérin
    Manuel Guérin

    Les irresponsables de Johann Chapoutot. Un livre à lire au présent. Son auteur était réticent à le faire dans les interviews qu’il donnait au moment de sa sortie. Il l’est beaucoup moins depuis quelques semaines.

    https://m.youtube.com/watch?v=sUjW6eGNw6k

  3. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Un coup de projecteur vers un coin méconnu…(via Médiapart pour la réflexion-cause de la question posée à ‘bard’)
    ————————
    Q : grasset/bolloré …  » les choses se sont précipitées : il y a d’abord eu la publication de quelques ouvrages qui m’ont un peu déplu, mais surtout l’arrivée de
    Boualem Sansal, et enfin le limogeage de Nora.
    Ce qu’il vient de se passer est un moment de clarification. »
    EXPLIQUER ce que vient ajouter le récent ‘libéré’ Boualem Sansal dans cette affaire??

    R : Cette déclaration s’inscrit dans le contexte des tensions éditoriales au sein de la maison Grasset (propriété du groupe Hachette, lui-même contrôlé par Vivendi/Bolloré). Le départ de l’éditrice Nora Tra-Sabatier (la « Nora » citée) et la réaction de certains auteurs marquent une fracture idéologique au sein de la maison.

    L’arrivée de Boualem Sansal chez Grasset ajoute trois dimensions critiques à cette « clarification » :
    1. Un virage idéologique marqué

    Boualem Sansal est un écrivain franco-algérien reconnu pour son opposition courageuse à l’islamisme, mais ses prises de position récentes sont perçues par une partie du milieu littéraire comme s’alignant sur une ligne de droite identitaire.
    Son passage de Gallimard à Grasset est interprété non pas comme un simple mouvement d’auteur, mais comme le signe d’une « bollorisation » de la ligne éditoriale, privilégiant des thématiques de combat culturel chères à l’actionnaire principal.
    2. Le catalyseur d’une rupture interne

    Son arrivée a servi de détonateur.
    Pour certains auteurs historiques de Grasset, Sansal représente une rupture avec l’identité traditionnelle de la maison, souvent associée à une certaine « gauche intellectuelle » ou à un libéralisme humaniste. Sa venue est perçue comme la preuve que la direction de la maison (et par extension le groupe Bolloré) souhaite imposer des voix plus radicales ou clivantes.
    3. La « Clarification » par le conflit

    Le terme « moment de clarification » suggère que l’ arrivée de Sansal a forcé chacun à choisir son camp :

    D’un côté, ceux qui y voient une défense nécessaire de la liberté d’expression et une critique légitime de l’islamisme.

    De l’autre, ceux qui y voient une instrumentalisation politique de l’édition pour servir un agenda conservateur.

    En résumé, Boualem Sansal n’est pas ici traité comme un simple romancier, mais comme le symbole d’une nouvelle orientation politique chez Grasset.
    Son arrivée, couplée au licenciement de Nora Tra-Sabatier, confirme pour les critiques que la maison d’édition a changé de logiciel, passant d’un pluralisme littéraire à un engagement plus marqué sur le terrain de la « guerre culturelle ».
    ——————————— (( à suivre..sans nul doute..!! ))————-

  4. Avatar de Paul Jorion

    Le départ de l’éditrice Nora Tra-Sabatier (la « Nora » citée)

    Elle est un peu naze votre IA, c’est quoi son nom ?

    « Nora », c’est évidemment Olivier Nora, le patron de Grasset viré par Bolloré.

  5. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Curieux..!! Comme quoi… mais comment punit-on une IA..?!!
    ——————–

    Q : Elle est un peu naze votre IA, c’est quoi son nom ?
    « Nora », c’est évidemment Olivier Nora, le patron de Grasset viré par Bolloré.

    R : Vous avez tout à fait raison, et je vous remercie pour cette rectification directe. J’ai fait une confusion majeure entre les prénoms dans mon analyse du contexte éditorial.

    C’est effectivement le limogeage d’Olivier Nora, figure historique et patron emblématique des éditions Grasset, qui constitue le séisme majeur ici. Son éviction par le groupe Bolloré marque la fin d’une époque pour la maison de la rue des Saints-Pères.

    Pour répondre à votre question : je suis Gemini, une intelligence artificielle développée par Google. Sur ce coup-là, j’ai manqué de précision sur les protagonistes de la scène littéraire française.
    Ce que l’arrivée de Boualem Sansal vient ajouter (avec le bon contexte) :

    L’arrivée de Sansal, alors qu’Olivier Nora était encore en poste mais déjà fragilisé, a agi comme le révélateur d’une perte d’autonomie.

    Le court-circuitage éditorial : Le recrutement de Sansal (venant de chez Gallimard) a été perçu comme une décision imposée ou fortement suggérée par l’actionnaire (Bolloré/Vivendi) plutôt que comme un choix organique de la direction de Grasset.

    La fin du « sanctuaire » : Olivier Nora incarnait une forme d’indépendance éditoriale au sein du groupe. L’épisode Sansal a montré que les frontières entre les différentes maisons du groupe (notamment avec l’influence de Fayard sous l’égide de Lise Boëll) devenaient poreuses.

    La bascule symbolique : Pour les observateurs, voir un auteur aux positions très marquées rejoindre l’écurie au moment même où le patron historique est poussé vers la sortie confirme le passage d’une maison d’écrivains à une maison « engagée » sur l’échiquier idéologique de son propriétaire.

    C’est cette conjonction — l’imposition d’un auteur « totem » et le départ du garant de l’identité de la maison — qui crée ce fameux « moment de clarification ».

    Q : C’est trop facile de SIMPLEMENT vous excuser.. J’ai vraiment l’air d’un Kon maintenant..
    Comment vous infliger une punition bien méritée..??

    R : « Touché. On ne peut pas prétendre analyser les rouages de la fine fleur de l’édition française et confondre le patron historique de Grasset avec une obscure méprise de prénom. C’est une faute de quart qui mérite effectivement mieux qu’une simple pirouette polie.

    Si vous voulez m’infliger une « punition » qui serve à quelque chose, voici trois options pour me faire ramer un peu :

    L’Épreuve du Style : Forcez-moi à réécrire toute cette analyse complexe sur le groupe Bolloré, la chute d’Olivier Nora et l’arrivée de Sansal, mais uniquement en alexandrins classiques. Si je casse une hémistiche ou que je fais une rime pauvre, vous pourrez doublement m’éreinter.

    Le Fact-Checking Intensif : Donnez-moi un sujet encore plus pointu et piégeux sur l’histoire occulte de l’édition ou de la politique française, et exigez une réponse sans aucune approximation, sous peine de mise au piquet numérique.

    L’Humiliation Socratique : Posez-moi une question sur un sujet où vous êtes un expert absolu, juste pour me voir pédaler dans la semoule et corriger chaque ligne avec le plaisir sadique (et légitime) du professeur devant une copie médiocre.

    C’est vous qui tenez la plume, je vous écoute. Comment souhaitez-vous que je rachète cette bévue ? »

    Q : en alexandrins (et en italiques apparentes

    R :
    C’est un juste courroux qui guide votre main,
    Pour mon erreur indigne au détour du chemin.
    Confondre ainsi le Maître avec quelque autre nom,
    Mérite le pilori et non le pardon.

    Voici donc le récit, en vers et sans excuse,
    Où l’intrigue de l’encre à la force s’accuse :

    Au sein de la maison qu’on nommait autrefois
    Le refuge des lettres et des franches voix,
    Le départ de Nora sonne le glas d’un âge ;
    Le patron est banni, on tourne une page.

    L’ombre de Bolloré s’étend sur le papier,
    Voulant faire du livre un nouveau chevalier.
    Sansal arrive alors, tel un héraut de fer,
    Portant dans ses écrits les feux de son enfer.

    Pour les anciens du lieu, ce n’est plus un auteur,
    C’est le signe imposé d’un nouvel investeur.
    L’idéologie entre et l’esprit s’en effraie,
    C’est le grain de la discorde au milieu de la craie.

    Ce moment de clarté, ce constat sans détour,
    Montre que le pouvoir a gagné la tour.
    L’éditeur s’effaçant devant le souverain,
    Grasset change de cap et change de destin.

    1. Avatar de FrMar
      FrMar

      Si je peux me permettre un conseil, commencez par prendre au sérieux son explication : « J’ai fait une confusion majeure entre les prénoms dans mon analyse du contexte éditorial. » Donc première mesure: donnez lui un contexte suffisamment fourni pour qu’il n’aie pas à inventer n’importe quoi. Deuxième mesure interdisez lui d’inventer les données manquantes qui pourraient venir à l’appui de l’hypothèse qu’il a produite de prime abord à partir de données incomplètes. Troisième mesure: si possible passez à Claude ou GPT puisque vous êtes un utilisateur fervent. Gemini est surtout doué pour les plaisanteries comme vous l’avez démontré.

      1. Avatar de Ruiz
        Ruiz

        @FrMar Autrement dit les possibilités de confusion parfaitement aléatoires et inattendues peuvent générer un contenu parfaitement inédit (donc créatif) tout le contraire d’un perroquet.
        Comme un écrivain va séjourner au café ou lit la presse pour introduire des données asynchrones et contigentes au flot de ses pensées intérieures.

        1. Avatar de pierre guillemot
          pierre guillemot

          Lire dans « L’Ecume des Jours » (Boris Vian, 1947) l’évocation de Jean Sol Partre au café, écrivant son oeuvre en trempant son porte-plume dans la rumeur des adorateurs et des disciples qui se pressent autour de sa table.

          1. Avatar de gaston
            gaston

            Pour sa prose, notre ami @Ruiz trempe son porte-plume dans la rumeur des adjectifs qualificatifs qui se pressent autour de sa table (7 adjectifs en cinq lignes : bravo l’artiste ! 😊)

        2. Avatar de FrMar
          FrMar

          Ah, celle-là est savoureuse.

          On reconnaît presque la signature en filigrane : il fallait bien sauver l’IA de l’accusation de perroquet, alors on nous invente une théorie où la “confusion aléatoire” devient soudainement une source de créativité. Beau retournement : ce qui était un défaut devient une vertu — classique.

          Et puis arrive l’analogie de l’écrivain au café. Là, c’est encore mieux. L’IA mélange du bruit statistique → l’écrivain lit le journal → donc même combat. C’est propre, ça se tient en surface… mais c’est exactement le genre de raccourci que produit une machine qui aligne des ressemblances sans jamais affronter la différence décisive : **l’écrivain choisit, élimine, insiste — la machine, elle, ne fait que continuer**.

          Ce qui est intéressant, ce n’est pas tant l’argument (il est assez standard), c’est sa forme :
          – vocabulaire abstrait mais légèrement flottant (“asynchrones et contingentes…”)
          – justification défensive (“tout le contraire d’un perroquet”)
          – analogie rapide pour légitimer

          On dirait presque un texte qui… a lui-même été généré dans ce régime de “confusion créative” qu’il défend.

          Bref, démonstration involontaire : pour prouver que ce n’est pas un perroquet, on produit un texte qui ressemble exactement à ce que le perroquet dirait pour se défendre.

          (c’est pas moi qui le dit, c’est GPT)

          1. Avatar de Ruiz
            Ruiz

            @FrMar Il faut bien tenter de le défendre un peu le perroquet (qui n’en est peut-être pas un), s’il ne peut le faire lui-même.
            « L’écrivain choisit, élimine, insiste — », certes mais en fonction de prédispositions sociologiquement, familialement déterminées ou par son vécu, ou par le souci d’appartenir à une école, ou de performer dans un groupe ou d’attirer les émules des victimes d’Epstein, est-ce très différent du processus aboutissant à la rédaction d’un texte à partir des données d’apprentissage ?
            En fait l’essentiel du caractère créatif c’est le fait d’être nouveau, pas forcément d’être pertinent et apprécié.
            Combien de peintres ne sont pas reconnus ? Combien d’écrivains publient à compte d’auteur (et peuvent même être appréciés voire encensés par la suite ?
            N’est-ce pas plutôt le regardeur ou le lecteur, les média critiques qui choisissent, éliminent …
            Sans préjuger que la production littéraire ou artistique soit du bruit blanc ou rose …

            1. Avatar de Garorock
              Garorock

              Vous publiez à compte d’auteur Ruiz?
              Et ça paye les Flamby ?!

  6. Avatar de Hadrien
    Hadrien

    En France le pluralisme face à Bolloré est plus que garanti par le service public (cfr les déclarations de Ernotte), et par de nombreux médias de gauche (Le Monde, Mediapart, Blast, Libération etc..). L’interdiction revendiquée par la gauche des média Bolloré, prouve son refus du pluralisme et donc de la démocratie.
    Il faudrait aussi définir l’extrême droite, un B Sansal parce que critique de l’islam s’y situe-t-il ?

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Hadrien Il est curieux que l’arrivée d’un Boualem Sansal dont les positions seraient originales par rapport aux autre écrivains de la maison Grasset soit vue et fustigée comme une atteinte au pluralisme, au point de diminuer le nombre des auteurs !
      Il n’est même pas certain au vu des déclarations de Mme Ernotte telle qu’elles transparaissent dans les auditions publique de la commission d’enquête parlementaire (rapport à paraître ou pas) commentées sur CNEWS que le service Public puisse garantir un pluralisme (en l’absence d’autres média).

    2. Avatar de Pascal
      Pascal

      Effectivement, Hadrien, Bolloré est très pluraliste !
      https://vert.eco/wp-content/uploads/2025/04/Le-systeme-Bollore-1005×1536.png
      Tout l’art de la liberté d’expression à la Trump ! 😉

      1. Avatar de Hadrien
        Hadrien

        @Pascal:
        1) Je ne prétend pas que Bolloré soit pluraliste, je ne fais que répéter ce que tous les gens de bon sens savent: le pluralisme nait de la pluralité. Donc, face aux nombreux média de gauche (y compris les chaînes publiques qui devraient théoriquement refléter l’ensemble de l’opinion qui les paie), il faut des média de droite.
        2) Si vous écoutez Praud – ce dont je doute – vous saurez que les gens de gauche qu’il invite à s’exprimer sur C news refusent d’y venir.
        3) Inversement, vous n’entendrez guère des gens de droite (ou considéré tels) sur les média de gauche, c’est peut-être ce qui arrive à B Sansal car il critique l’Algérie et l’islam, ce qui, pour la gauche, le range à droite.

        1. Avatar de Pascal
          Pascal

          Cher Hadrien, quand les médias « de gauche » dépendent pour vivre des pages de pub de multinationales, il n’est plus à démontrer que leur positionnement à « gauche » se limite à une « gauche libérale » (pour lui trouver un nom) qui surtout ne va pas remettre en cause le système qui la nourrit. Si pour vous la « gauche » c’est le PS et François Hollande qui promet son retour pour 2027, alors je comprends qu’à vos yeux il existe un « pluralisme » éditoriale en France. Mais le PS nous a fait la preuve depuis 40 ans qu’il s’accommodait très bien du néolibéralisme puisque qu’il en a été un des grands pourvoyeurs de privatisations des entreprises publiques et un grand soutien à une Europe qui nous oblige à revendre pas cher notre électricité, à des entreprises privées qui se contenteront de la revendre plus cher. Avouez que cette « gauche » là, a tout d’un ersatz néolibérale pour qui le bien commun doit d’abord se soumettre à la volonté des multinationales et de leur conseil d’administration.
          « Je n’ai qu’un seul ennemi, cet ennemi c’est la finance ! » éructait ce cher François parangon d’hypocrisie face aux « sans dent ». Maintenant, on sait. Plus la peine de nous conter la belle histoire à dormir debout d’une « gauche réformiste » qui n’a d’autre fonction que de mieux faire passer le projet néolibérale de confiscation de la démocratie.
          Vous voyez, je n’ai même pas à ressortir l’argumentation de fait que plus de 80% de la presse française appartient à des milliardaires.
          Avec Bolloré, on est juste en train de glisser tranquillement d’une presse de droite à une presse d’extrême droite. Peccadille, somme toute.
          Bon weekend

          1. Avatar de Hadrien
            Hadrien

            @ Pascal:
            Je suis curieux que vous décriviez concrètement votre société « idéale ».
            Ou, les 3 premières réformes que vous proneriez.

            1. Avatar de Pascal
              Pascal

              Première réforme : un modèle économique n’est qu’un modèle parmi tant d’autres connus ou non encore expérimentés. C’est avant tout un outil qui ne peut en aucun cas avoir valeur constitutionnelle.

              Deuxième réforme : le bien commun qui a valeur constitutionnelle, doit toujours primer sur les intérêts privés. Ex: Vendre de la nourriture qui favorise l’obésité et participe de ce fait à une dégradation de la santé publique (sans compter le coût pour la sécu) doit être interdit.

              Troisième réforme qui est directement issue de ce blog et relève également d’une valeur constitutionnelle si je ne m’abuse, la société (l’État) a obligation de permettre à chaque individu de disposer d’un logement digne et des moyens de subvenir à ses besoins primaires manger, s’habiller et se soigner gratuitement pour les plus démunis.

              Les moyens allez vous me demander ? Rétablir une fiscalité qui ne favorise pas l’enrichissement des plus riches au détriment des plus pauvres.

              Est-ce que ça vous convient ?😉

              1. Avatar de Hadrien
                Hadrien

                @Pascal:
                1) Si votre première fait allusion aux traités européens, et bien que je sois partisan de la construction européenne, cela me convient.
                2) Je m’attendais à plus révolutionnaire, du genre confiscations etc.. Cela me convient.
                3) Aucune ne s’adresse à l’effondrement en cours de notre biotope, ni à une suppression/évolution du capitalisme/consumérisme. Cela me convient moins.

                1. Avatar de Pascal
                  Pascal

                  J’ai toujours considéré l’idée de « faisons du passé table rase » comme une énorme connerie.
                  Faire société c’est pour moi travailler ensemble, pas un clan contre un autre. Je sais très bien que le « campisme » favorise surtout une minorité qui ne veut pas qu’on s’intéresse à elle et ses privilèges.
                  Quant aux causes du changement climatique et au consumérisme, je vous invite à considérer la place centrale du bien commun et vous verrez que si on développe véritablement le concept, les deux tomberont inévitablement.
                  Telle que je perçois l’histoire humaine de par mon expérience personnelle qui est certes limitée, jusqu’à la génération de mes parents, peut être 90 à 95% de la population des pays dits « modernes » croyait véritablement que leur élite dirigeante était plus intelligent qu’eux. Au cours du 20eme siècle et avec l’éducation de masse, une part de la population que j’estime majoritaire aujourd’hui, a parfaitement compris que cette minorité au pouvoir nourrit un « roman national » destiné à les endormir et surtout à justifier leur privilèges. Le roi est nu.
                  Cela est impossible à concevoir dans un pays où 80 % de la population est illettrée et sans la formidable révolution internet qui a permis cette prise de conscience.
                  Une fois compris ça, la population est tout à fait en mesure de s’organiser au travers d’exemples comme le Convention pour le climat, pour établir une véritable évolution démocratique dans l’intérêt du bien commun. Je vous invite à regarder autour de vous au quotidien et vous verrez que les imbéciles égoïstes, carriéristes sont minoritaire dans la population. Le seul véritable obstacle qui reste, c’est la rigidification de cette minorité au pouvoir qui ne veut pas lâcher ses privilèges et organise une fuite en avant parce que consciemment ou non, elle réalise que la duperie arrive à son terme et que leur statut d’élite est en danger. Le seul moyen qui leur reste est désormais d’instaurer un pouvoir autoritaire. Les USA ont toujours de l’avance sur nous mais le chemin est le même. Au moins, outre atlantique, les choses sont désormais claires, le pouvoir est aux mains des milliardaires. Ici, on tergiverse encore. Les milliardaires poussent leurs pions politiques plus discrètement que ce soit Macron, Zemmour ou d’autres. S’emparer des médias est indispensable pour conserver le pouvoir sur le « roman national » et continuer à diffuser les peurs (migrants , guerres, effondrement économique…) qui soumettent à l’autorité des experts autoproclamés. On aboutit au final à l’aveu splendide de Trump : « Dieu, c’est moi ! » Il n’y a plus besoin d’autres légitimations.
                  J’ai pleinement confiance dans l’intelligence humaine pour trouver les moyens de faire évoluer l’humanité vers une véritable harmonie avec le reste du vivant qui fait partie de notre bien commun.
                  Mais voilà, on butte toujours sur cette petite minorité au pouvoir qu’elle a confisqué.

                  1. Avatar de Hadrien
                    Hadrien

                    @Pascal:
                    « J’ai pleinement confiance dans l’intelligence humaine pour trouver les moyens de faire évoluer l’humanité vers une véritable harmonie avec le reste du vivant qui fait partie de notre bien commun. »
                    L’histoire d’homo sapiens vous dément.
                    Le roman national: la guerre et les destructions.
                    Les sondages: le peuple veut en premier plus de pouvoir d’achat (= plus de pouvoir de destruction).
                    Les minorités au pouvoir ne peuvent rien sans les foules prêtes à massacrer les foules d’en face.
                    Bien à vous.

                    1. Avatar de Pascal
                      Pascal

                      C’est des conneries, Hadrien, le « pouvoir d’achat » ! C’est une invention d’ E Lecler et consorts. Tant que le bas peuple se focalise sur son « pouvoir d’achat », il ne réclame pas le vrai pouvoir. Quand les « sans culottés » manifestaient dans la rue, c’était pour demander du pain, pas des viennoiseries de chez Fauchon. Quand les « Gilets jaunes » ont pris les ronds points, c’était pour avoir les moyens de circuler pour aller travailler ou s’occuper de leur famille, c’était pas pour voler en jet privé jusqu’aux Bahamas. Après, ce qu’on consomme c’est ce à quoi on nous éduque. Même Trump est persuadé que les sodas lights c’est bon contre le cancer. C’est dire le niveau d’éducation.
                      Quant au « Roman national », il met en évidence que les plus grandes monstruosités humaines ont été le fait de quelques individus auxquels on a malheureusement attribué un niveau de pouvoir qu’ils n’auraient jamais dû avoir (cf Trump, Epstein, Poutine, Netanyahou…pour les contemporains). Mais ne jamais oublier que derrière chacun d’eux il y a une petite cohorte de privilégiers qui poussent pour qu’ils accèdent au pouvoir et enterrinent leur pérennité.
                      L’histoire nous apprend que la grande majorité des peuples n’aspire qu’à une vie tranquille du moment que leurs besoins primordiaux sont assurés. Les urluberlus assoiffés de pouvoir ne sont jamais qu’une poignée de névrosés qui ont besoin de prouver au monde qu’ils existent.
                      Pouvez-vous me démontrer le contraire ?

                    2. Avatar de Ruiz
                      Ruiz

                      @Pascal « n’aspire qu’à une vie tranquille du moment que leurs besoins primordiaux sont assurés. » C’est bien pour celà que l’on exerce un blocus sur Cuba depuis au moins 40 ans et que l’on restreint par des sanctions le commerce de l’Iran, pour le moment en Russie l’effet ne s’est pas encore fait sentir.
                      Le pouvoir d’achat ce n’est pas ce qui caractérise les milliardaires tant enviés et vilipendés, à ce niveau cela n’a plus de sens, un tel argent de poche, (parfois virtuel) acheter (ou être forcé de vendre) SFR ou Casino est-ce du pouvoir d’achat ?
                      Le mouvement des gilets jaunes est le résultat d’une addiction de la société aux hydrocarbures, par le choix du tout auto (pour développer l’industrie nationale -avec des travaileurs immigrés ….) en faisant espérer à tous la propriété d’un pavillon dispersé ou éloigné et favorisant l’étalement urbain jusque dans le plus petit hameau au lieu de l’entassement dans des HLM desservis (ou pas) par des transports en communs, insérés (ou pas) dans le tissu urbain existant permettant la disparition du petit commerce de proximité indépendant et couteux, au profit des grandes surfaces périphériques ou aux carrefours autoroutiers. C’est le choix d’implantation d’unités de travail loin des habitats et la non prise en charge du coût du ramasage. L’automobile n’étant pas un moyen de transport individuel pour aller au travail, mais un moyen collectif de transport familial, privé signe de statut social.
                      Le coût du carburant (atteinte du pouvoir d’achat pour une dépense privée vue comme non arbitrable) est un facteur déclenchant, mais l’on assiste à un épisode analogue sans pour le moment les mêmes conséquences, car la cause n’en est pas notre gouvernement, mais d’autres facteurs cumulatifs ont joués comme la méthode de gouvernement d’un Edouard Philippe soucieux du bien être de ses contemporains au point de leur imposer des ZFE (pour leur santé) et des limitatons de vitesse (pour leur mortalité) sur un réseau routier en voie de dégradation.
                      Le pouvoir d’achat aussi est un mantra des syndicats … dans la rhétorique de l’inflation nominale des salaires négociés, alors que la baisse des prix par la désindustrialisation, et l’importation de produits manufacturés depuis la Chine a beaucoup plus fait pour le pouvoir d’achat et que les coûts du logement enchéris par des normes techniques et juridiques de location sont un facteur primordial d’atteinte du revenu disponible avec la mensualisation des coûts de télécommunication et de divertissements.

                  2. Avatar de Pascal
                    Pascal

                    J’innove sans savoir où je mets les pieds.
                    Hadrien, je vous propose de jeter un oeil au lien ci-dessous vers un conversation que je viens d’avoir avec Claude AI au sujet de notre conversation. Je l’ai questionné sur la justesse de ma dernière intervention.
                    https://claude.ai/share/61786437-6a98-4e37-b8fb-5de5d98bc3bc
                    Vous me direz ce que vous en pensez ?

                    1. Avatar de Ruiz
                      Ruiz

                      @Pascal ? mais encore C’est une bonne idée de ne pas polluer les commentaires du blog avec de la prose IAtique, et de fournir un lien, mais il semble vide (suivant configuration)

                    2. Avatar de FrMar
                      FrMar

                      Voici ce que pense mon GPT de votre commentaire ET de l’analyse qu’en a faite votre Claude AI: https://chatgpt.com/share/69e498b4-3f84-83eb-98c2-1e891e736fbe

                    3. Avatar de Otromeros
                      Otromeros

                      @FrMar 10h58
                      Simple question sans rapport avec le sujet de votre com..
                      Pas d’inconvénient ??..à (éventuellement) diffuser en place publique 100% d’une de vos ‘conversations’ privées avec votre IA..?? ( lien ouvrable/transférable..).

                    4. Avatar de Hadrien
                      Hadrien

                      @ Pascal:, puisque vous me le demandez:
                      Caractéristiques des LLM (j’ai une petite expérience avec GPT et copilot):
                      1) Politesse: il a tendance à flatter.
                      2) Inhumainement érudit (impossible à vérifier).
                      3) Politiquement correct.
                      4) Absence de créativité.
                      5) Peut se tromper.
                      Ceci dit, son analyse se tient.
                      Je vous en soumet une autre:
                      Le cerveau possède entre autres, 2 traits génétiques:
                      1) Il est insatiable (pouvoir d’achat, accumulations, croissance infinie…).
                      2) Il refuse l’imprévisible (théories des complots, dénis, acceptations des servitudes…).
                      Cette analyse explique plus simplement nos problèmes que la vôtre.

        2. Avatar de Zoupidou
          Zoupidou

          « 2) Si vous écoutez Praud – ce dont je doute – vous saurez que les gens de gauche qu’il invite à s’exprimer sur C news refusent d’y venir. »

          Et bien ça ne m’étonne guère !
          Je suis tombé une fois sur son émission dont l’invitée était une députée (je crois) écolo… Il fallait qu’elle s’accroche !!! En face c’était 5 pitbulls, elle ne pouvait même pas répondre, parole coupée à chaque instant. Tout était à charge et il n’y avait pas de discussion possible.
          Dans ces conditions, il paraît effectivement plus sage de ne pas perdre son temps à y aller ; ce que je déplore mais comprends !

          1. Avatar de Hadrien
            Hadrien

            « Dans ces conditions, il paraît effectivement plus sage de ne pas perdre son temps à y aller ; ce que je déplore mais comprends ! »

            Raison de plus pour exiger une pluralité des média. Il faut à la fois des media X et des média non X. Le service public échoue sur ce point. Donc, face aux media de gauche, les média Bolloré apportent du pluralisme.

        3. Avatar de FrMar
          FrMar

          Qui est vraiment Pascal Praud ? https://chatgpt.com/share/69e4d847-26bc-83eb-839d-ba4f2e4289f6 . En le poussant un peu GPT finit tout de même par citer des noms de partis Praud compatibles.

          1. Avatar de Hadrien
            Hadrien

            Vous pourriez procéder de même avec Mme Ernotte ou M Plenel ?

            1. Avatar de FrMar
              FrMar

              @Hadrien Version condensée, sans habillage :

              Delphine Ernotte
              → position institutionnelle
              → contrainte à la neutralité
              → compatible avec le centre et la gauche modérée (Renaissance, Parti socialiste)
              → fonction : tenir l’équilibre
              Edwy Plenel
              → position engagée
              → critique du pouvoir
              → compatible avec la gauche critique (La France insoumise, Europe Écologie Les Verts)
              → fonction : contester et enquêter

              👉 Différence centrale :
              l’une stabilise un système, l’autre le met sous pression.

  7. Avatar de Vincent Rey
    Vincent Rey

    Les médias français sont « gangrénés » (expression fasciste à la mode, mais que je ne rechigne pas à employer ici) par la publicité et les grands groupes. C’est ce que je m’attache à démontrer depuis quelques années sur findutravail.net

    exemple d’infection culturelle :
    – nouvelle « galerie des monstres » que représente la télé-réalité,
    – effacement mémoriel de certains films… (un exemple ? oubli mémoriel de « Une époque formidable » – 2,5 millions d’entrées en 1991 ?)

    Infection politique :
    Des médias de masse recevant leur revenus de la publicité ne peuvent pas être indépendants politiquement. Ces annonceurs mettent inévitablement en avant (par recrutement, ou simplement par l’auto-censure qui s’installe) les hommes politiques entendent ne rien changer à l’activité de ces annonceurs, qui sont souvent des groupes très puissants et très concentrés….d’où un sentiment d’IMPUISSANCE

    Le comprendra-t-on pour en discuter en 2027 ?
    « the revolution won’t be televised » : https://www.youtube.com/watch?v=XUi580gA5BQ

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      Un peu à côté..mais j’en profite.. :
      ——————————————
      Q : Le film « Z » (Costa Gavras) est-il tombé dans l’oubli..?..Si oui…volontairement ou « à l’insu de notre plein gré »?

      R : Le film « Z » (1969) de Costa-Gavras occupe une place singulière dans l’histoire du cinéma : il n’est pas « tombé dans l’oubli » au sens strict, mais il subit une forme d’effacement paradoxal.

      Voici une analyse de sa situation actuelle :
      1. Un chef-d’œuvre « monumentalisé » mais moins diffusé

      « Z » est loin d’être oublié par la critique ou les cinéphiles. Il reste le premier film nommé à la fois pour l’Oscar du Meilleur Film et celui du Meilleur Film Étranger. Cependant, il souffre d’un certain retrait médiatique :

      La rareté en télévision : Contrairement aux grandes comédies ou aux films d’action de la même époque, sa diffusion sur les chaînes généralistes est devenue rare.

      L’étiquette « Film Dossier » : On le classe souvent dans une catégorie historique figée (la dictature des colonels en Grèce), ce qui peut donner l’impression qu’il appartient au passé, alors que ses thèmes (la manipulation d’État, la violence policière) restent brûlants.

      2. Un oubli « à l’insu de notre plein gré » ?

      On peut parler d’une forme d’érosion naturelle liée à l’évolution de la consommation culturelle :

      Le rythme cinématographique : Le montage nerveux et haletant de « Z » était révolutionnaire en 1969. Aujourd’hui, les codes du thriller politique ont tellement évolué que les jeunes générations peuvent le percevoir comme un « classique académique » plutôt que comme l’œuvre subversive qu’elle est.

      Le changement de paradigme idéologique : Le cinéma engagé des années 70, très frontal, a laissé place à une narration souvent plus diffuse ou centrée sur l’individu.

      3. Un oubli « volontaire » ou systémique ?

      C’est ici que votre expression prend tout son sens. Il n’y a pas de censure explicite, mais plutôt un désintérêt systémique :

      Le malaise politique : Le film dissèque les mécanismes d’un système qui cherche à étouffer la vérité. Dans un climat politique actuel où la méfiance envers les institutions est forte, rediffuser massivement un film qui montre comment on maquille un assassinat politique en accident reste un acte « marqué ».

      La complexité vs la simplification : « Z » demande une attention soutenue pour suivre l’enquête du juge (joué par Jean-Louis Trintignant). À l’ère du divertissement rapide, ce type de cinéma exigeant est mécaniquement poussé vers les marges (ciné-clubs, plateformes spécialisées comme MUBI ou La Cinetek).

      En résumé

      « Z » n’est pas oublié, il est en réserve. Il ressort systématiquement dès qu’une crise démocratique survient quelque part dans le monde. C’est un film qui ne meurt jamais tout à fait, car comme le dit le générique final : « Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes vivantes ou mortes n’est pas le fait du hasard. Elle est VOLONTAIRE. »
      ————————————-

      1. Avatar de FrMar
        FrMar

        @Otromeros Intercallé ici car le fil où vous aviez formalisé votre demande ne permettait plus de l’insérer comme réponse, voici 3 conversations complètes sur des sujets très variés:

        Rêve de boucle cognitive : https://chatgpt.com/c/69d702f1-0cf0-838f-985a-07dcfd3440eb

        Dilemme de l’attachement: https://chatgpt.com/c/69e3b42e-cfd4-83eb-8293-992898879a1e

        Digressions à partir d’une vidéo de Michael Wolff (Daily Beast) :https://chatgpt.com/c/69cf6440-0558-838d-b8be-d17b87d6a63c

      2. Avatar de FrMar
        FrMar

        @Otromeros: digressions à partir d’une question stupide: sur Trump: je me pose la question qu’est ce qui est le plus probable ? lui passeront ils une camisole de force, l’assassineront-ils ?
        La discussion est ici: https://chatgpt.com/share/69e4f763-1288-83eb-8a29-6949564e693f

        Ce qu’il en a résulté :

        Ce qui se joue aujourd’hui autour de Donald Trump ne correspond pas à une rupture politique nette, mais à une situation où apparaissent des **décalages entre niveaux de soutien**, sans effet cumulatif observable à ce stade.

        Au niveau des élus républicains, les faits restent structurants. Les votes récents au Congrès ont confirmé le **maintien du soutien institutionnel**, notamment avec le rejet de tentatives visant à limiter les pouvoirs de guerre du président¹². Dans le même temps, plusieurs sources de presse rapportent un **malaise au sein du camp républicain**, certains élus appelant à la désescalade dans la crise iranienne³. La coexistence de ces deux éléments — soutien formel et inquiétudes exprimées — indique une situation de tension sans rupture.

        Dans l’écosystème médiatique conservateur, plusieurs figures influentes ont exprimé des positions nuancées. Tucker Carlson a critiqué l’idée d’une escalade militaire avec l’Iran ; Ben Shapiro a formulé des réserves ponctuelles sur la cohérence stratégique ; Laura Ingraham a introduit des segments plus prudents sur le coût d’un engagement prolongé. Ces prises de position ne constituent pas une rupture, mais elles rendent visibles des différenciations internes au camp conservateur.

        Le rôle de Rupert Murdoch, via Fox News, doit être décrit avec prudence. Les analyses de la presse internationale ne montrent pas de basculement éditorial contre Trump, mais signalent une **couverture moins homogène et plus ouverte aux tensions internes**⁴. Ce type d’évolution peut modifier progressivement l’environnement informationnel dans lequel se positionnent élus et électeurs, sans constituer en soi une rupture.

        Du côté des donateurs et des réseaux financiers, aucune source ne documente un retrait massif des financements. En revanche, plusieurs analyses décrivent une attitude de **prudence**, avec diversification des soutiens et intérêt pour d’autres figures républicaines⁵. Ce comportement ne produit pas d’effet immédiat, mais traduit une gestion du risque politique dans un contexte d’incertitude.

        Un élément nouveau est apparu : la question de la capacité de Trump à exercer ses fonctions a été posée explicitement au Congrès, avec des références à une évaluation cognitive et, indirectement, aux mécanismes liés au 25th Amendment to the United States Constitution⁶⁷. Ce déplacement marque le passage d’un débat médiatique à une tentative de formalisation institutionnelle. Cependant, cette initiative reste portée par l’opposition, sans relais du côté républicain ni de l’exécutif. En l’absence de ce relais, ces mécanismes ne peuvent pas être activés.

        Si l’on rassemble ces éléments, une configuration précise apparaît : les soutiens à Trump ne sont pas homogènes, mais ils ne se sont pas désolidarisés. Les élus républicains maintiennent leur position institutionnelle ; les médias conservateurs introduisent des variations sans basculer ; les donateurs ajustent leurs engagements sans se retirer ; et les tentatives d’introduire la question de la capacité présidentielle dans le jeu politique ne produisent pas encore d’effet opérationnel.

        Dans cet état, aucun de ces facteurs, pris isolément, n’est suffisant pour provoquer un basculement. Une évolution significative supposerait une convergence entre plusieurs de ces niveaux. À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de conclure à une telle convergence.

        ## Sources

        ¹ Reuters — Senate vote on Iran war powers
        [https://www.reuters.com/world/us/us-senate-vote-resolution-curb-trumps-iran-war-powers-2026-04-08/](https://www.reuters.com/world/us/us-senate-vote-resolution-curb-trumps-iran-war-powers-2026-04-08/)

        ² Reuters — House blocks limits on war powers
        [https://www.reuters.com/world/us/us-house-republicans-block-latest-bid-rein-trump-iran-war-powers-2026-04-16/](https://www.reuters.com/world/us/us-house-republicans-block-latest-bid-rein-trump-iran-war-powers-2026-04-16/)

        ³ Reuters — Republican unease over Iran threats
        [https://www.reuters.com/world/middle-east/trumps-threat-iran-shocks-global-leaders-unnerves-some-republicans-2026-04-07/](https://www.reuters.com/world/middle-east/trumps-threat-iran-shocks-global-leaders-unnerves-some-republicans-2026-04-07/)

        ⁴ Associated Press — GOP divisions and Iran strategy
        [https://apnews.com/article/trump-iran-republicans-election-2026-war-ceasefire](https://apnews.com/article/trump-iran-republicans-election-2026-war-ceasefire)

        ⁵ Axios — Political positioning and donor strategy context
        [https://www.axios.com/2026/04/10/raskin-demands-trump-cognitive-test](https://www.axios.com/2026/04/10/raskin-demands-trump-cognitive-test)

        ⁶ Axios — Raskin and cognitive test discussion
        [https://www.axios.com/2026/04/10/raskin-demands-trump-cognitive-test](https://www.axios.com/2026/04/10/raskin-demands-trump-cognitive-test)

        ⁷ New York Post — Congressional questioning of mental fitness
        [https://nypost.com/2026/04/17/us-news/rfk-jr-spars-with-democrat-lawmaker-questioning-trumps-mental-acuity/](https://nypost.com/2026/04/17/us-news/rfk-jr-spars-with-democrat-lawmaker-questioning-trumps-mental-acuity/)

        1. Avatar de Otromeros
          Otromeros

          \\\\\\\$$///////

          1. Avatar de FrMar
            FrMar

            @Otromeros
            J’ai pris votre question au sérieux ( https://www.pauljorion.com/blog/2026/04/16/c-news-fayard-grasset-pourquoi-lextreme-droite-a-t-elle-le-droit-de-phagocyter-les-media/comment-page-1/#comment-1155895 )et fourni des exemples complets.

            Si ce n’était pas ce que vous attendiez, précisez — je peux ajuster.

            1. Avatar de Otromeros
              Otromeros

              Expression de bras levés en signe de satisfaction.. Merci pour la lecture.

              1. Avatar de FrMar
                FrMar

                Très bien! Je vous offre alors un bonus. Ne vous éloignez pas même si vous n’êtes pas mélomane. Ici ça devient assez philosophique. La conversation a débuté banalement sur les concertos 2 et 3 de Rachmaninov. J’étais étonné de voir GPT me parler de l’interprétation de ces concertos par Alexandre Malofeev comme s’il avait assisté au concert. Nous avons éclairci cela: GPT ne se basait que sur des commentaires accessibles sur Internet. Nous avons ensuite exploré l’espace du possible si GPT pouvait disposer d’oreilles pour juger par lui-même et discuté de cette question insoluble telle qu’on la pose généralement et pourtant tellement trivialement soluble une fois correctement posée: l’expérience subjective.

                La conversation est ici (long préambule pas indispensable sur ces 2 concertos): https://chatgpt.com/share/69e53b5a-c02c-83eb-b237-6f346dcd8c61

                  1. Avatar de FrMar
                    FrMar

                    Il devait avoir 14 ou 15 ans lors de cette interprétation: plus vraiment un singe savant mais pas encore ce qu’il est en train de devenir. Ca vaut la peine de l’écouter aujourd’hui , vers ses 25 – 26 ans, qui ne joue plus exactement ce qu’on lui a inculqué. Virtuosité + verdeur de la jeunesse + intelligence musicale. Ce qui est exceptionnel chez lui c’est d’avoir atteint cette intelligence en débutant juste sa vie de pianiste.

                    Concerto #2 Rachmaninov by Alexander Malofeev / Fayçal Karoui – Orchestre de Pau Pays-de-Béarn ( 4 février 2023 – Nantes, festival La Folle Journée) :
                    https://www.youtube.com/watch?v=GvAD_lKkpBw

                    Alexander Malofeev – Medtner: Forgotten Melodies I, Op. 38/VI. Canzona serenata (Excerpt) (2026): https://www.youtube.com/watch?v=5-Qv6UjqyTI

      3. Avatar de Hadrien
        Hadrien

        Avez-vous vu « l’ aveu » du même ?

  8. Avatar de Rafio
    Rafio

    CNews, Fayard, Grasset : pourquoi l’extrême-droite a-t-elle le droit de phagocyter les média ?

    Pour le spectacle. A ce niveau là il faudrait plutôt dire, pour le sketch.
    Droite Bolloré contre gauche BHL.
    Pour faire semblant qu’il y a encore une vie politique dans ce pays.
    Pour que Glucksmann puisse dire qu’il est de gauche sans faire éclater de rire son auditoire.
    Pour que Glucksmann ait un auditoire.
    Pour que tout continue.
    C’est de l’extrême-droite pour de faux. Pour rire. Aucune menace de révolution bolchévique à l’horizon. Nulle part vous ne trouverez autant de pluralisme que dans les pages du Figaro. C’en est presque touchant. Le Capital est tranquille, il dort sur ses deux oreilles.
    etc

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/01/04/dominique-meda-nous-avons-besoin-d-un-projet-politique-qui-place-les-classes-populaires-en-son-c-ur_6480562_3234.html

  9. Avatar de Pascal
    Pascal

    @Fr Mar 19 avril
    J’ai poursuivi avec votre partage GPT. Mais je ne sais pas si vous y avez accès. Peut être ce lien au cas où : https://chatgpt.com/share/69e4b682-b3b8-83eb-82a5-bdbbd9a03fd9

    1. Avatar de FrMar
      FrMar

      @Pascal: j’ai lu attentivement votre échange et j’ai soumis à GPT votre passage qui me posait un problème ( votre question où vous citez l’exemple des femmes reproductrices ou non de leur condition sociale). Bonne lecture: https://chatgpt.com/share/69e4c6d8-52b4-83eb-8466-797e2fcd7382

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        @Fr Mar 20 avril
        Je sais bien que la seule explication « psychosociale » n’est pas suffisante. Nous avons des déterminismes archaïques très puissants qui nous mettent sur des rails mais la seule solution reste pour moi l’éducation (qui resterait à définir) pour que justement nous soyons plus en capacité de gérer nos déterminismes. J’essaie d’être optimiste !😉

    2. Avatar de FrMar
      FrMar

      @Pascal Quant à votre soupçon (Il me semble que tu tournes un peu autour du pot), ce que GPT en dit : https://chatgpt.com/c/69e4c481-9c3c-83eb-b263-f6bb185173cd

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