Quand Trump expliquait à la fin du mois de février, lorsqu’il n’y avait encore aux États-Unis que 15 cas de Covid-19, que ce nombre diminuerait rapidement, qu’un jour il y en aurait et puis soudain, le lendemain, il n’y en aurait plus, que « ce serait un miracle », ses adversaires politiques Démocrates, crièrent au fou : la pandémie avait pris pied dans le pays et, en l’absence d’immunité chez quiconque, le virus étant neuf chez l’humain, ne pouvait que se répandre.
Quand il déclare aujourd’hui qu’il ne voit pas pourquoi il porterait jamais un masque (propos que son épouse désavoue), ils crient à nouveau au fou, tout comme quand il avait affirmé récemment que les paroissiens se presseraient dans les églises à Pâques et que le travail reprendrait bientôt dans les états épargnés.
Mais en criant « au fou ! », les Démocrates commettent une erreur et trahissent le fait qu’ils sont pour la plupart des mécréants.
L’erreur qu’ils commettent est d’appeler « fou », un homme élu selon un processus démocratique : ceux qui ont voté pour lui ne le considèrent pas comme un fou, et ils sont nombreux. Et, si l’on se souvient de l’histoire, tous ceux qui ont dit d’Hitler : « C’est juste un fou ! », ont eu à le regretter amèrement. Il était bien plus sage de comprendre son comportement, quelle que soit l’ignominie du mécanisme qui avait fait de lui l’homme qu’il était.
Et le fait que les Démocrates soient des mécréants transparaît dans leur incapacité à prendre au sérieux les mots « miracle » et « épargnés » utilisés par le président.
Pour Trump et ses partisans, le coronavirus est un châtiment venu du Ciel qui punit les méchants, et Dieu peut à tout instant, à la vue du repentir, lever ce châtiment par un miracle. « Pouff ! » Et ceux qui ne sont pas malades ont été « épargnés » par Dieu, parce qu’ils ne sont pas pécheurs, et rien ne les empêche du coup, leur élection par le Ciel ayant été établie, de se remettre immédiatement au boulot.
Laissez tomber, je vous prie, ces histoires de « contamination », « distanciation sociale », et autres balivernes : Dieu décide de qui sera touché et qui ne le sera pas.
Quant à Trump lui-même, puisqu’il est selon ses propres termes, l’Élu (« I’m the Chosen One », le 21 août 2019), pourquoi se ridiculiserait-il en portant un masque ?
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