Einstein et l’expérience cruciale de Michelson et Morley

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans un article publié en 1905, « Sur l’électrodynamique des corps en mouvement », l’un des cinq articles qu’il rédigea cette année-là (et dont John Stachel qui les republia dans un volume, dit à juste titre qu’ils « changèrent la face de la physique » – Stachel 1998 : 6), Einstein évoque, pour reprendre ses propres termes : « la conjecture dont le contenu sera appelée par la suite, « le principe de relativité »… » (Stachel 1998 : 124). En 1969, l’historien des sciences Gerald Holton se pencha sur un paradoxe apparent à propos de cet article d’Einstein. Comment est-il possible, alors que les explications habituelles de l’origine de ce que nous appelons aujourd’hui la « théorie de la relativité » considèrent que sa justification expérimentale est l’« expérience cruciale de Michelson et Morley » (que je décrirai un peu plus loin), Einstein non seulement ignore cette expérience dans son article mais aussi n’établira jamais qu’à regret un lien entre sa théorie, telle qu’il la formula pour la première fois dans cet article de 1905, et l’expérience qui avait eu lieu dix-huit ans auparavant à Cleveland dans l’Ohio (au Case Institute of Technology, dont le nom est aujourd’hui « Case-Western Reserve University »). Ou, en inversant alors la perspective, pourquoi la plupart des exposés relatifs à la physique au XXe siècle s’évertuent-ils à établir une connexion entre cette expérience et la théorie de la relativité, alors qu’Einstein dénie implicitement qu’il existe entre les deux une connexion déterminante (Holton [1969] 1973 : 261 – 352) ?

La réponse à ces questions n’est pas indifférente car elle touche à l’essence-même de la démarche scientifique et révèle le fossé inquiétant existant entre l’image que le public profane se fait du travail du savant et sa réalité profonde.

En 1887, à l’aide d’un appareil qu’il avait inventé, appelé depuis interféromètre de Michelson, Michelson aidé de Morley mirent en évidence qu’un principe familier des physiciens, établi par Newton, celui de l’additivité des vitesses, ne s’applique pas à la lumière.

Le principe newtonien se comprend aisément de manière intuitive. Disons que quand vous frappez une balle de golf, elle se déplace à une vitesse de 100 km à l’heure. Imaginons maintenant que vous vous trouviez sur le toit d’un train qui se déplace lui aussi à du 100 km à l’heure et que, visant vers l’avant du train, vous frappiez la balle de golf. Le fait que le train se déplace déjà à du 100 à l’heure, et que l’impulsion que vous êtes à même de donner à une balle de golf soit elle aussi de 100 km à l’heure, signifie-t-il que vous serez incapable de déplacer la balle quand vous la frapperez ? La réponse est bien sûr non : si vous frappez la balle dans le sens de la marche du train, les 100 km à l’heure résultant de l’impulsion que vous donnez à la balle s’additionneront à la vitesse du train : les vitesses de la balle et du train s’additionneront et la balle s’envolera à du 200 kilomètres à l’heure. Cette additivité est très précisément le principe que Newton établit en son temps.

(Que se passe-t-il si vous frappez la balle en direction de l’arrière du train ? Oui, bien entendu : les deux vitesses, celle de la balle et celle du train s’annuleront par rapport au monde extérieur au train et la balle se dirigera verticalement vers le sol, comme si elle tombait de la tête de votre club.)

Ce que Michelson et Morley parvinrent à établir grâce à l’expérience qu’ils réalisèrent en 1887 (Michelson la répéterait en 1897 à l’Université de Chicago où il enseignait désormais), c’est que le principe newtonien ne s’applique pas à la lumière. Imaginons cette fois, que vous vous trouvez sur le toit d’un vaisseau intergalactique se déplaçant dans l’espace à la moitié de la vitesse de la lumière et que vous dirigez le faisceau de lumière émanant d’une torche d’un modèle courant dans la direction où progresse le vaisseau stellaire. Si le principe newtonien d’addition des vitesses s’appliquait à la lumière émanant de votre torche, elle voyagerait maintenant à une vitesse égale à une fois et demie celle de la lumière. Or, ce que l’« expérience cruciale » de Michelson et Morley révéla, c’est que ce n’est pas le cas : le principe d’additivité des vitesses ne s’applique pas : quelle que soit la vitesse à laquelle se déplace l’émetteur de lumière, la vitesse de la lumière dans le faisceau émis est c : 300 000 kilomètres par seconde, ni plus ni moins. Autrement dit, la vitesse de la lumière est constante (c représente en fait la vitesse de la lumière dans un vide).

Comment Michelson et Morley procédèrent-ils dans leur expérience ? Ce qui correspond au train ou au vaisseau intergalactique dans mes illustrations, c’est dans ce cas-ci, la planète Terre. Ils dirigèrent un faisceau de lumière dans la direction du mouvement général de la Terre (combinaison de sa rotation sur son axe et de sa rotation autour du Soleil) et un autre faisceau perpendiculairement au premier, disons en direction du ciel au-dessus du Pôle Nord. L’interféromètre de Michelson, par un jeu de miroirs, renvoie chacun des deux faisceaux perpendiculaires vers son point d’émission, ce qui permet d’enregistrer la durée exacte d’un trajet aller-retour, l’un dans la direction du mouvement général de la Terre et l’autre, perpendiculairement. Ce que l’on constate, c’est que le temps pris par les deux faisceaux pour revenir à leur point d’émission est identique, montrant que la vitesse de la lumière ne subit aucune influence du moment de la Terre dans son déplacement.

Bien entendu – et la chose n’est pas indifférente – dans le contexte de l’époque, la lumière étant censée se déplacer à travers l’éther, un médium dont le concept a été abandonné (1) (la lumière voyagerait à travers l’éther de la même manière que le son se déplace dans l’air). L’expérience de Michelson et Morley avait donc mis en évidence sans qu’aucun doute ne soit permis, que la vitesse de la lumière est constante, une constance centrale à l’argumentation d’Einstein dans « Sur l’électrodynamique des corps en mouvement ».

Alors pourquoi Einstein ne mentionne-t-il pas dans son texte, l’« expérience cruciale » ? Parce qu’à ses yeux, elle était superflue. Selon lui, la constance de la vitesse peut être établie par un simple raisonnement, tel celui qu’il propose dans son article. Pour Einstein, il est possible d’aboutir à la constance de la vitesse de la lumière de manière déductive et ceci pratiquement sans effort, en partant d’un phénomène familier de l’électrodynamique de son temps. On avait ainsi mis en évidence que si un aimant et une bobine se déplacent l’un par rapport à l’autre, un courant électrique est induit dans la bobine. Mais la physique de son temps offrait deux explications distinctes de ce phénomène, selon que c’était l’un ou l’autre qui était considéré comme en mouvement et l’autre, immobile. Aux yeux d’Einstein, il allait de soi que le mouvement de la bobine et de l’aimant était relatif l’un par rapport à l’autre et que la même explication devait s’appliquer à ce qui était en réalité la même expérience.

Pour Einstein, la constance de la vitesse de la lumière pouvait être établie selon le même principe. Dans un récit autobiographique qu’il rédigea bien des années plus tard, Einstein écrivait : « Plus le temps passait et plus mon effort semblait désespéré, plus je me convainquais que seule la découverte d’un principe formel universel pouvait déboucher sur des résultats solides. L’exemple qui s’offrait à moi était celui de la thermodynamique […] Comment un tel principe universel pouvait-il être découvert ? Après dix ans de réflexion, un principe de cette nature émergea d’un paradoxe qui m’était déjà apparu à l’âge de seize ans : si je poursuis un faisceau lumineux dont la vitesse est c (la vitesse de la lumière dans le vide), un tel faisceau lumineux devrait m’apparaître comme un champ électromagnétique spatialement oscillatoire au repos » (Einstein 1949 : 53). Et ceci semble intuitivement impossible : le « voyageur lumineux » ainsi que la lumière constituent ensemble un système que l’on ne peut envisager qu’arbitrairement comme étant soit en mouvement, soit au repos, et la perception que peut avoir un observateur dans l’un et l’autre cas ne peut pas être différente.

Alors qu’aux yeux d’Einstein, l’expérience de Michelson et Morley constituait une confirmation inutile d’un fait allant de soi, Michelson de son côté demeura perplexe durant plusieurs années, convaincu que son expérience – dont il avait espéré qu’elle mettrait en évidence l’effet de friction de l’éther sur la lumière (« the ether-drift ») – constituait un échec retentissant. Ce n’est qu’à regret qu’il affirma à la fin de sa vie que l’inexistence de son éther « chéri » avait été prouvée [ce qui n’est cependant pas le cas si l’on admet l’argumentation de Cassirer présentée en note (1)] et qu’il se réconcilia avec le fait qu’il était désormais considéré comme l’auteur de l’« expérience cruciale » ayant ouvert la voie à Einstein. Pendant ce temps-là, à Bâle en Suisse, le jeune Albert Einstein considérait que cette expérience – même si elle était remarquable en soi – était superflue, et c’était par ailleurs une telle confiance en soi qui faisait que le jeune Albert n’était pas uniquement un jeune physicien mais celui qui deviendrait Albert Einstein.

Dans une large mesure, les deux conceptions concurrentes de la démarche scientifique, l’approche expérimentale et l’approche déductive correspondent à la dichotomie que Holton découvrit dans son article : la conception expérimentale correspond à l’image de la science proposée au profane dans les manuels scolaires ou de vulgarisation, tandis que l’approche déductive correspond bien davantage à la véritable démarche du savant. Une telle dichotomie clairement établie pourrait cependant déboucher sur une simplification brutale de la réalité des pratiques : en réalité, les deux sont pratiquées, et d’ailleurs souvent combinées par le même scientifique. Parfois aussi, elles empruntent des voies entièrement distinctes et, dans ce cas-là, bien plus souvent qu’il ne serait souhaitable pour l’entreprise scientifique elle-même, débouchent sur des conclusions contradictoires.

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(1) J’écrivais, il y a quelques mois, pour présenter le billet invité de Henri-François Defontaines : L’éther et la théorie de la relativité restreinte, la chose suivante :

… l’éther, hypothèse abandonnée par les physiciens depuis le début du XXe siècle. On lit souvent que l’existence de l’éther a été infirmée par l’expérience de Michelson et Morley. Ce n’est pas le cas. Comme l’expliqua fort bien Ernst Cassirer dans La théorie de la relativité d’Einstein considérée d’un point de vue épistémologique (1923) :

« Il n’était pas possible de trancher entre les théories de Lorentz [supposant l’existence d’un éther] et celle d’Einstein [qui l’exclut] sur une base expérimentale. Il était devenu clair qu’on ne pouvait mettre au point pour les départager une experimentum crucis. »

Mais Cassirer ajoutait, et ceci est fondamental :

« Il apparaissait surtout que la supposition de Lorentz était insatisfaisante sur un plan épistémologique parce qu’elle attribuait à un objet physique, l’éther, des effets spécifiques, alors qu’il résulterait de ces mêmes effets que l’éther ne pourra jamais constituer un objet d’observation. [L’éther] contrevenait à un principe général que Leibniz avait invoqué lorsqu’il combattait les concepts newtoniens d’espace et de temps, principe qu’il appela le principe de l’observabilité. »

Tout ça ne sont bien sûr encore que des considérations précisément, « épistémologiques » : cela ne prouve pas que l’éther n’existe pas. Que faudrait-il pour que nous considérions qu’il existe du point de vue de la science ? Il faudrait encore, pour utiliser un terme qu’Henri Poincaré chérissait, qu’il soit « commode » en tant que concept scientifique. Je cite ce que celui-ci disait à propos des systèmes de Ptolémée et de Copernic dans La valeur de la science (1913) :

Voici le mouvement diurne apparent des étoiles, et la mouvement diurne des autres corps célestes, et d’autre part l’aplatissement de la Terre, la rotation du pendule de Foucault, la giration des cyclones, les vents alizés, que sais-je encore ? Pour le Ptoléméen, tous ces phénomènes n’ont entre eux aucun lien ; pour le Copernicien, ils sont engendrés par une même cause. »

… ce qui fait que le système copernicien est beaucoup plus « commode » que le système ptoléméen. De même, me semble-t-il, il ne vaudrait la peine de ressusciter l’éther que s’il s’avérait un jour que supposer son existence se révélait beaucoup plus « commode » – au sens de Poincaré – que supposer son inexistence.

Références :

Cassirer, Ernst, Einstein’s Theory of Relativity Considered from the Epistemological Standpoint, New York : Dover [1923] 1953

Einstein, Albert, « Über einen die Erzeugung und Verwandlung des Lichtes betreffenden heuristischen Gesichtspunkt », Annalen der Physik, 1905, No 17 : 132-148

Einstein, Albert, « Autobiographical Notes », in Schilpp, P.A., Albert Einstein, Philosopher-Scientist, Vol. 1, La Salle (Ill.) : Open Court, 1949, 3 – 94

Holton, Gerald, Thematic Origins of Scientific Thought. Kepler to Einstein, Cambridge (Mass.) : Harvard University Press 1973

Poincaré, Henri, La Valeur de la Science, Paris : Flammarion 1913

Schilpp, P.A., Albert Einstein, Philosopher-Scientist, Vol. 1, La Salle (Ill.) : Open Court, 1949

Stachel, John (présenté par), Einstein’s Miraculous Year. Five Papers That Changed the Face of Physics, preface de Roger Penrose, Princeton (N.J.) : Princeton University Press, 1998

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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179 réflexions au sujet de « Einstein et l’expérience cruciale de Michelson et Morley »

  1. Merci pour cet article : je pensais que Einstein avait pris en compte l’expérience de Michelson dans ses travaux et donc je viens d’apprendre une chose tout à fait étonnante…Einstein était quelqu’un de vraiment intuitif, d’une rare capacité de déduction…
    J’ai une autre question, secondaire : pourquoi prendre pour exemple la personne qui frappe une balle de golf sur le toit d’un train se déplaçant à 100 km/h ? Exemple décoiffant…n’est-ce pas ? Du moins très cinématographique…ça me fait penser à ce film où Belmondo cavale sur le toit des rames de métro…Alors que des milliers de personnes font chaque jour l’expérience de se déplacer sur le tapis roulant de Montparnasse.

    1. Einstein lui-même, dans un ouvrage de vulgarisation, utilise cette métaphore du train en marche (il en met même deux.)

  2. Merci cher Paul Jorion pour cet excellent article.
    J’ai fait toute ma carrière dans la recherche en biologie au CNRS et il me parait intéressant de relater cette presque anecdote.

    Au milieu des années 90 je travaillais dans un laboratoire public hébergé dans un centre de recherches privé en agrochimie (Rhône Poulenc). Je m’intéressais au mode d’action d’un fongicide vendu depuis plusieurs années pour combattre un champignon particulièrement ravageur pour la vigne, les fruits et les légumes. On ne connaissait rien du mode d’action de cette molécule et les effets observés ne conduisaient à aucune explication satisfaisante. Il faut rappeler à vos lecteurs qu’une molécule chimique telle qu’un pesticide présente un mode d’action ponctuel, sur une seule cible, et cette cible est le plus souvent un enzyme unique. Par exemple le roundup agit uniquement sur l’EPSP synthase (5-enol pyruvylshikimate-3-phosphate synthase) et sur aucune autre cible de la cellule végétale. Ce qui fait d’ailleurs que ce produit n’est pas toxique pour les animaux comme l’homme, puisque nous ne disposons pas de cet enzyme.
    Ce fongicide m’intéressait en tant que scientifique et pour satisfaire ma curiosité. L’ensemble des effets observés, éclatement de la paroi cellulaire du champignon, déficit en vitamine C, perturbation du métabolisme des sucres, etc. Intuitivement, il y avait une cible quelque part dans le très complexe métabolisme des sucres, mais laquelle. Intuitivement, je me focalisais sur un enzyme contrôlant à la fois la synthèse des sucres et de la vitamine C, parce que l’hypothèse formulée était « commode » ! Combinant donc « commodité » et intuition, je finis par découvrir le mode d’action de ce fongicide après deux années de travail acharné. ce fongicide, l’iprodione pour le nommer, toujours disponible sur le marché pour combattre le Botrytis, agit de manière spectaculaire sur un enzyme clé qui contrôle justement la synthèse de la vitamine C mais aussi l’ensemble du métabolisme du glucose. Il se trouve que les champignons phytopathogènes ne possèdent qu’une seule forme de cet enzyme (1) extrêmement important que nous possédons sous de multiples formes (isozymes), un fait utilisé pour établir les identifications par l’ ADN ! Heureusement d’ailleurs car ce pesticide présent dans de nombreuses productions agricoles nous rendrait tous diabétiques …
    Morale de cette petite histoire : joindre la « commodité » et l’intuition n’est pas contre la nature de la science…

    (1) – phosphoglucomutase

    Note : je n’ai jamais été autorisé à publier ces travaux en regard des intérêts économiques mis en jeu. Je le déplore, parce que ce produit est potentiellement diabétogène.

    1. Henry38

      Si l’idioprone n’est actif que sur certains des isozymes de la phosphoglucomutase, pourquoi dites-vous qu’il est potentiellement diabétogène. Combien d’isozymes chez l’homme ? Certains isozymes sont-ils inactifs dans certaines formes de diabète ou bien, comme je le pense, la phosphoglucomutase n’a-t-elle rien à voir avec la synthèse de l’insuline? La carence en cet enzyme n’aurait-elle pas d’autres effets que la gestion de notre taux sanguin de sucre ?

      Merci

      Un ancien généticien défroqué

    2. Mouais, il y a peut être là une explication au nombre de plus en plus élevé de diabétiques dans le monde ??

    3. Bonjour à tous,

      Merci de nous avoir fait partager votre intéressante expérience. Votre commentaire me rappelle un article concernant Monsanto et ses dérives (cf. Contreinfo) : il me semble que certains apprentis sorciers jouent, sur notre dos, un jeu dangereux pouvant mettre en cause la survie de l’humanité.
      Personne à mon sens ne maîtrise les conséquences de tous les produits chimiques que l’on ingurgite directement (air, eau etc.) ou indirectement (par corps interposés : animal ou végétal). Or je doute qu’un organisme public soit encore suffisamment indépendant financièrement pour faire des analyses plus objectives que ce qui nous est habituellement servi (la fin de votre commentaire me semble d’ailleurs mettre l’accent sur ce problème particulier).
      Si l’on en croit un article récent du monde ainsi que nos doutes plus anciens, l’OMS elle-même n’aurait pas d’autonomie par rapport aux laboratoires pharmaceutiques : tout un programme…
      Il reste une grande inconnue à toutes ces expériences : l’avenir de l’humanoïde.

      Cordialement

    4. Bon c’est pas le sujet, mais je suis sur le cul de lire que le roundup ne serait pas toxique …
      C’est proprement hallucinant … tout ça par une démonstration « scientifique » … bravo !

      Pour le reste, cet article est aussi intéressant sur la plan historique que technique. Merci.

    5. L’humain est en haut de toutes les chaines alimentaires.
      Quand un être vivant d’une chaine alimentaire est empoisonné, il y a des répercutions sur toute la chaine alimentaire. Et même si le poison fait partie de la gamme « médias-inoffensive » de chez « Monsanto le tueur » parce que « certaines petites choses » ne sont pas accessibles à nos instruments de mesures.

      Cette Loi de l’écologie est-elle trop simple pour être comprise par un biologiste du CNRS ?

  3. Intéressant article, l’un des auteurs de « Vers une neuro-psychanalyse » rappelant, à propos de la convergence fonctionnelle entre les copies d’efférence et les indices de réalité de Freud, qui ont trait
    speçifiquement à la motricité de la perception, décrit le dispositif de Lenay (2006 ) pour étudier les
    conditions nécessaires du statut de la perception:’Ce dispositif consiste en une cellule photoélectrique
    connectée à un stimulateur tactile.Le sujet expérimental, aux yeux bandés, doit localiser une cible
    sous forme d’une source lumineuse. Quand dans le champ de lumière incidente, la quantité de luminosité dépasse un seuil donné, il y a déclenchement d’un stimulus tactile en tout ou rien.’

    Vos propos semblent invalider ce dispositif récent ?

  4. L’idée que la science peut, et doit, être organisée selon des règles fixes et universelles est à la fois utopique et pernicieuse. Elle est utopique, car elle implique une conception trop simple des aptitudes de l’homme et des circonstances qui encouragent, ou causent, leur développement. Et elle est pernicieuse en ce que la tentative d’imposer de telles règles ne peut manquer de n’augmenter nos qualifications professionnelles qu’aux dépens de notre humanité.

    En outre, une telle idée est préjudiciable à la science, car elle néglige les conditions physiques et historiques complexes qui influencent en réalité le changement scientifique. Elle rend notre science moins facilement adaptable et plus dogmatique : chaque règle méthodologique étant associée à des hypothèses cosmologiques, l’usage de l’une nous fait considérer la justesse des autres comme allant de soi.

    Le falsificationisme naïf tient ainsi pour acquis que les lois de la nature sont manifestes, et non pas cachées sous des variations d’une ampleur considérable ; l’empirisme considère que l’expérience des sens est un miroir du monde plus fidèle que la pensée pure ; le rationalisme, enfin, assure que les artifices de la raison sont plus convaincants que le libre jeu des émotions.

    La science est beaucoup plus proche du mythe qu’une philosophie scientifique n’est prête à l’admettre. C’est une des nombreuses formes de pensée qui ont été développées par l’homme, mais pas forcément la meilleure.

    Le désir d’accroître la liberté, de mener une vie pleine et enrichissante, et parallèlement les efforts pour découvrir les secrets de la nature et de l’homme entraînent le rejet de tout principe universel et de toute tradition rigide.  »

    Paul Karl Feyerabend – Contre la méthode

  5. Bizarre, j’aurais parié que vous étiez Copernicien.

    Votre approche expérimentale est bonne, elle a permis et permet de faire accepter la problématique au public profane. Il n’y a pas contradiction avec l’approche intuitive, humaniste : l’une offre autre un plus large éventail de possibles que l’autre.

  6. Dans l’actualité :

    Le big bang devrait être approché le 30 mars dans le LHC du CERN à Genève . Les collisions entre deux faisceaux de protons en sens inverse à la puissance encore inédite de 2 x 3,5 Tev = 7 Tev ( le concurrent du Fermilab de Chicago en reste à 2 Tev ) ont pour but de trouver l’existence de particules éphémères tel que le fameux boson de Higgs .

    Si ça foire pas ( je l’espère car je n’habite pas trop loin ) , dans 18 à 24 mois , il y aura un arrêt technique pour vérification et préparation à un essai à 14 Tev qui est sa puissance maximale nominale .

    1. Arte a diffusé un documentaire impressionnant sur le LHC. Cette machine collectionne records et prouesses en tous genres, comme les pyramides et cathédrales à leur époque. Tout ça pour arriver à prononcer une « vérité sur la réalité » qui ne sera peut-être qu’une illusion, car ce fameux boson de Higgs, censé conférer une masse à tout ce qui est existe, n’est peut-être pas si éloigné que ça du dieu unique nous prodiguant sa lumière. (A vitesse constante, donc, désormais c’est sûr ! 🙂 )

    2. Je rejoins « Crapaud rouge »: une fois mis en évidence (?) ce fameux Boson de Higgs, nos chercheurs en seront quitte pour…continuer les recherches.
      Vers quoi ? Un autre Boson, encore plus « PlanKé », sans doute…

      C’est ce qui est beau avec la science: Etant la « philosophie du Non », elle ne s’arrête jamais…

    3. Juan

      Une citoyenne allemande vient d’être déboutée parla justice car elle demandait d’arrêter le LHC, craignant que les collisions n’entrainent la formation d’un trou noir qui engloutirait le Terre et tout le système solaire. Les juges ont plutôt fait confiance aux physiciens du CERN qui ont dit qu’il n’y avait pas de problème…

      J’espère qu’elle a tort, car sinon, ce ne sont pas seulement les voisins comme vous qui se feront annihiler… Même sur Pluton, pas de refuge!

    4. @ Alain A :

      Savez-vous que pluton n’est plus « une planète » du système solaire ? Disqualifiée depuis le 24 août 2006 par l’union astronomique internationale (UAI) !

      Cordialement,

  7.  » Imaginons maintenant que vous vous trouviez sur le toit d’un train  » J’ai des amis à la SNCF,un club de golf ,une balle ,un bon sens de l’équilibre,je vais aller vérifier tout cela…
    J’avoue que je suis un peu short sur le plan théorique…

    1. C’est clair, Piotr, que le port du short va être utile pour faire ce genre de sport…

      Ca fait plus « in ». 🙂

    2. J’ai mis short pour ne pas mettre string qui faisait problême avec la censure.
      C’est pas encore la Chine …
      Je teste les limites du système…

  8. La déduction qu’opère Einstein a lieu à partir de l’incompatibilité entre les équations de Maxwell et la mécanique de Newton, qui étaient toutes deux très bien vérifiées empiriquement. C’est sans doute parce qu’il réussit, avec la relativité, à unifier ces deux domaines que la vérification par l’expérience de Michelson et Morlay lui parait accessoire. Mais ça ne veut pas dire qu’Einstein se fichait des vérifications empiriques, ni que ses déductions n’étaient pas profondément ancrées dans une réalité empirique (à travers la vérification expérimental au préalable des équations de Maxwell et de Newton).

    « Parfois aussi, elles empruntent des voies entièrement distinctes et, dans ce cas-là, bien plus souvent qu’il ne serait souhaitable pour l’entreprise scientifique elle-même, débouchent sur des conclusions contradictoires. »

    Cette dernière phrase mériterait quelques exemples ? Il me semble qu’au contraire, bien souvent, les déductions débouchent sur des prévisions expérimentales qui se vérifient de manière surprenantes.

    1. « conclusions contradictoires » sur le plan épistémologique ! Difficile de nier leur existence.

  9. @Paul
    « [] l’approche expérimentale et l’approche déductive correspondent à la dichotomie que Holton découvrit dans son article : la conception expérimentale correspond à l’image de la science proposée au profane dans les manuels scolaires ou de vulgarisation, tandis que l’approche déductive correspond bien davantage à la véritable démarche du savant. »

    Dans ce cadre là, comment décrire au profane la théorie des cordes ? Cette théorie qui n’a jamais pu décrire la nature telle qu’elle est, mais telle qu’elle devrait être ? L’approche déductive peut aussi correspondre à une fuite en avant dans l’interprétation mathématiques des faits observables, si bien que la science physique peut ignorer dans ses domaines les plus pointus la méthodologie rigoureuse, et surtout son propre but.

    Je ferais la même critique de la science économique, l’hypothèse déductive fût une fuite en avant, tandis que le public croyait en une science rigoureuse, quand celle-ci était vulgarisée dans les manuels scolaires.

    L’approche déductive doit être corroborée par les faits, c’est peut-être la raison du malaise dans la physique fondamentale qui modélise beaucoup, mais qui ne découvre plus grand’chose.

    1. « L’approche déductive doit être corroborée par les faits »

      « Si les faits ne correspondent pas à la théorie, changez les faits » – Einstein 😉

  10. Bonjour,
    En effet le profane s’imagine que le scientifique suit « la méthode scientifique », qui est en fait un mythe. Il y a en effet des protocols pour encadrer des expériences, cela s’appelle l’empirisme. C’est une démarche intéressante, puissante qui permet de valider sérieusement certaines théories. Mais je pense que cela n’est pas vraiment de la science; plutôt de la statistique.

    Il y a aussi confusion entre la déduction et l’intuition, qui sont des démarches, au sens mathématique du terme, inverse.

    La déduction, c’est à partir d’une donnée et de lois, d’arriver à une conclusion en suivant le chemin de la logique.

    L’intuition est à mon humble avis la vraie valeur ajoutée d’un scientifique. La démarche intuitive part d’observations, de faits, et trouve une théorie pour expliquer ces faits. Einstein était intuitif.

  11. Un « champ électromagnétique au repos » ? Mais alors, comment pourrait-il se propager ? Ca ne colle pas.

    1. « seule la découverte d’un principe formel universel pouvait déboucher sur des résultats solides » : c’est cela, et rien d’autre, qui a conduit Einstein à poser le principe de la constance de la vitesse de la lumière. Son intuition de jeunesse, aussi brillante fût-elle, lui a indiqué la voie, mais pas la solution. L’expérience de Michelson et Morley ne l’intéressait pas car, si elle avait débouché sur un résultat inverse, (ie: la vitesse de la lumière peut varier), il aurait quand même maintenu sa constance par principe. En effet, cette vitesse peut varier selon les circonstances, en particulier selon la nature du milieu de propagation, mais cela ne contredit nullement le rôle particulier qu’elle joue dans la théorie.

    2. un champ,quelqu’il soit,n’est jamais au repos,sinon il se dissipe et s’évanouit
      çà ne veut pas dire qu’il consomme de l’énergie,il peut etre transfini
      c n’est pas constante,cela depend de la viscosité de l’espace
      de plus e=mc²,ce c² (c*c) va donc à c fois c,qui dit qu’on ne peut dépasser c,alors?

    3. @ Bruno Frandemiche

      A votre affirmation, une réponse de paysan à la Fernand Raynaud : Et la jachère !? Qu’est-ce que vous en faites ? Et j’ai jamais vu un de mes champs disparaître.

  12. Voilà un article qui fera plaisir à tous ceux qui aiment les interféromètres, et ils sont nombreux. D’ailleurs, j’en suis . . .
    Et comme disait Flaubert:
    « Célèbre par la queue de son interféromètre confocal (de fabri-Perot) »
    Hop-là !

    1. Je vois la scène:
      Mme Bovary se livrant à un strip tease infernal pour exciter le notaire: Me Confocal.

    2. Oui mais ça coûte très cher un interféromètre…et puis aussi avec des lumières polychromatiques, on peut s’amuser a projeter sur un écran des anneaux qui peuvent rentrer à l’intérieur ou au contraire éclore…en fait c’est assez psychédélique un interféromètre…

  13. Est-ce que cette dichotomie n’est pas qu’apparente ?
    surtout, dans le cas de l’approche expérimentale, difficile de concevoir qu’elle ne soit pas précédé de la démarche déductive, Michelson essayait de corroborer une théorie d’ailleurs. En la réfutant, il aura d’ailleurs finalement eu une démarche très scientifique au sens défendu par Popper.
    Einstein était tellement brillant qu’il a poussé l’induction très loin, mais est-ce incompatible avec ce principe de réfutabilité ? (je pose la question en vrai naïf, j’ai beaucoup trop peu étudié ce qu’il a écrit pour sous-entendre une réponse ici !!)

    D’une certaine manière, la théorie de réfutabilité de Popper n’est-elle pas le point de liaison entre les 2 approches, sans que le scientifique lui-même ait toujours bien, d’ailleurs, de conscience épistémologique sur son propre travail ?

    1. Hhmm.. presque.
      L’interféromètre de Michelson se compose de deux bras rigides d’égales longueurs disposés à angle droit. Le but de la manœuvre consiste, vu la « suspicion » de vent d’éther, et donc une différence de vitesse dans deux directions, à montrer le décalage existant.
      Michelson et Morley ne décelèrent jamais aucun décalage de cet ordre.

    2. oui, c’est dans ce sens que je dis qu’il essayait de corroborer une théorie, (je ne connaissais pas l’expérience, mais c’est ce que j’en avais compris effectivement).

      En échouant, il l’aura malgré lui réfuté; mais cette réfutation, bien qu’involontaire, est toute scientifique puisqu’elle démontre la fausseté d’une des hypothèses, non ?

  14. Je ne vois pas quelle conclusion intuitive on peut tirer de cette citation :

    « si je poursuis un faisceau lumineux dont la vitesse est c (la vitesse de la lumière dans le vide), un tel faisceau lumineux devrait m’apparaître comme un champ électromagnétique spatialement oscillatoire au repos » (Einstein 1949 : 53). Et ceci semble intuitivement impossible : le « voyageur lumineux » ainsi que la lumière constituent ensemble un système que l’on ne peut envisager qu’arbitrairement comme étant soit en mouvement, soit au repos, et la perception que peut avoir un observateur dans l’un et l’autre cas ne peut pas être différente ».

    Le paradoxe n’est pas là… Si le voyageur lumineux va à la vitesse c et que le rayon de lumière va aussi à la vitesse c, il ne verrait rien parce que le rayon lumieux serait purement statique spacialement, donc…quoi…(c’est là qu’il faudrait continuer l’explication). Si le rayon lumineux n’est pas statique par rapport au voyageur et avance encore à la vitesse c par rapport à lui, pourquoi le copain du voyageur lumineux resté sur Terre ne voit-il pas le rayon à la vitesse 2c ? Tel est le paradoxe.

    Dans tout le domaine de la physique, seules deux espériences, celles de Michelson et une autre concernant la physique quantique, apportent des conclusions carrément extérieures de la logique physicienne classique. Je pense que rien n’a été expliqué au fond ni par Einstein ni par de Broglie aves sa physique quantique et qu’ils ont « simplement » brodé des théories mathématiques à partir de ces expériences avec les brillantes conclusions que l’on sait sans pour autant relier ces deux îlots au continent de la physique.

  15. Comme à l’habitude à propos d’Einstein, on ne prête qu’aux riches…et il est dangereux d’en tirer des généralisations hatives.
    Si l’auteur avait cherché à creuser… »comment la réalité et la vérité furent inventés », il se serait aperçu qu’Einstein a maintes fois dissimulé ses sources:
    Il en fut ainsi de l’expérience de Michelson-Morley, de même que des deux articles célèbres qui l’avaient précédè dans l’histoire de la relativité (Lorentz 1904, et Poincaré 1905 trois semaines avant le sien). De ces trois éléments précurseurs Einstein a toujours prétendu n’avoir pas eu connaissance avant d’écrire son propre article sur l’electrodynamique des corps en mouvement…

    Or, il existe une biographie originale, celle de sa première femme Mileva Einstein (née Maric) d’origine serbe, par une compatriote (Desanka Trbukovic-Gjuvic: Mileva Einstein, édition française: »des femmes ») qui avait recueuilli les confidences de Mileva non seulement comme épouse, mais aussi comme compagne d’études et de recherches du jeune Albert au Polytechnicum de Zurich, et même plus tard. On y apprend que non seulement Albert et Mileva se tenaient au courant de toute la physique de leur temps, mais qu’ils avaient constitué un petit groupe de discussion entre amis qui se réunissait régulièrement pour faire le point sur toutes les questions importantes de l’époque. Or, l’expérience de Michelson-Morley (1887) sur l’invariance de c avait fait grand bruit et constituait l’évènement scientifique majeur de la fin du XIXe siècle, de même que l’article de Planck en 1901 sur sa constante h était le second coup de tonnerre en ce début du XXe. Ce n’est pas un hasard si Einstein, en cette « annus mirabilis » que fut 1905, aborda les deux principaux problèmes ainsi soulevés, relativité du mouvement et quanta d’énergie électromagnétique (il ne reçut d’ailleurs le prix Nobel que pour le second, ce qui est souvent oublié). Ne pas connaître l’expérience de Michelson-Morley pour aborder la relativité en 1905 eut été équivalent, pour un physicien fondamentaliste, à ignorer aujourd’hui celle de Wison-Penzias sur le bruit de fond cosmologique pour discuter de la thèse du Big Bang!

    S’agissant des deux sources Lorentz 1904 et Poincaré 1905, il suffit pour démentir Einstein sur son inadvertance de la première, de lire cette source originelle dans le petit recueil des éditions américaines Dover, sur la relativité, où elle cotoie l’article d’Einstein l’année suivante. On s’aperçoit alors qu’Einstein avait choisi la même lettre minuscule grecque béta, que celle adoptée par Lorentz, pour désigner le facteur de contraction relativiste. Etant donné la variété des caractères possibles (romains et grecs, minuscules et majuscules), cela représentait une chance sur cent de choisir la même, dans l’hypothèse d’inadvertance qu’a toujours soutenu Albert Einstein !

    Quant à la source Poincaré 1905, un résumé paru aux « Comptes Rendus de l’Académie des Sciences » quelques jours avant qu’Einstein n’écrive son propre article (avant d’être développé l’été suivant pour le « Cercle Mathématique de Palerme »), il existe également des indices troublants dans la biographie sus-dite : Albert Einstein, qui lisait couramment le français, était pour cette raison même le correspondant de « Annalen der Physik » afin d’y signaler les articles intéressants paraissant dans le domaine d’intérêt. Or, Mileva confia à sa biographe que le jeune Albert fut pris, durant cette période qui vit en quelques jours la rédaction de son propre article, d’une véritable frénésie de course contre le temps, au point qu’il tomba malade aussitôt aprés en avoir terminé. Mais il prétendra toujours n’avoir pas alors lu l’article de Poincaré !

    Sur cet éternel sujet (Poincaré/Einstein), le lecteur curieux pourra consulter trois livres parus en français:
    – Jean Hladik : Einstein, Poincaré. Editions Ellipses
    – Jean-Paul Auffray : Einstein et Poincaré, Editions du Pommier
    – Jules Leveugle : La relativité, Einstein et Poincaré, Planck, Hilbert. Editions L’harmattan
    ainsi que l’appréciation d’un autre prix Nobel (d’Economie), physicien de formation, Maurice Allais : http://allais.maurice.free.fr/Paradoxe.htm

    Ajoutons, pour terminer le tableau, que le physicien qui eut à expertiser l’article d’Einstein en 1905 est le russe Jaffe, alors assistant de Rontgen (premier prix Nobel de Physique en 1901, pour les rayons X). Jaffe a toujours affirmé que le manuscrit originel était co-signé Albert et Mileva Einstein, et s’étonnait que le nom de Mileva ait mystérieusement disparu lors de l’édition par la revue. Or, personne ne put vérifier car l’article originel ne put jamais être retrouvé. Curieusement, lorsque Albert Einstein reçut le prix Nobel quelques années plus tard, aprés sa séparation avec Mileva, il lui en adressa le montant…
    On peut d’autant plus s’interroger sur la nature de cet étrange « deal » qu’Albert Einstein n’était pas particulièrement désintéressé, comme en témoigne l’évènement survenu aprés son émigration aux Etats-Unis:
    Bien que le manuscrit originel déjà cité eût disparu, une vente aux enchères de ce manuscript fut organisée qui rapporta un impressionnant paquet de dollars à Albert Einstein. Il avait, pour l’occasion, réécrit le dit « manuscrit originel »… L’histoire ne dit pas si l' »heureux » acquéreur en fut averti de son vivant.
    ( la relation des faits figure dans une émission de la Television française qui fut consacrée à Einstein, aux alentours du centenaire de la relativité. )

    1. Réponse très fournie et très intéressante. Mais il faudrait en savoir plus pour savoir qui, du couple Einstein, de Poincarré ou de Lorentz, a été le vrai père de la relativité. Il faudrait surtout se plonger dans les articles de l’époque pour estimer laquelle des contributions fut la plus décisive. Pas évident.

      On note que l’Histoire n’a retenu qu’un nom, (et complètement gommé celui de Mileva, évidemment…) et l’on peut se demander si ce n’est pas une loi. Je pense à un autre cas, autrement plus célèbre puisqu’il s’agit de Rome, qui exigea qu’un jumeau trucide son jumeau.

      Notons enfin qu’une nouvelle théorie ne peut pas se constituer en évènement si elle ne produit pas un consensus. Or, celui-ci ne peut se former qu’autour d’un faisceau de concepts relativement connus et admis (tout en faisant problème). Il est donc inévitable que plusieurs chercheurs se retrouvent en concurrence sur le fil, comme les coureurs du peloton. Le découvreur de la tectonique des plaques n’a pas eu cette chance: il s’est battu toute sa vie, et en vain, pour faire admettre son idée. Mais elle était bien trop neuve, bien trop éloignée de tout ce qui était admis à l’époque, et apparemment trop absurde.

    2. @ Hadrien (j’adore cet empereur)

      On dirait la controverse entre laboratoires USA/France sur la primauté de la découverte du virus du SIDA. Comme quoi, les scientifiques n’auraient pas attendu la fin du XXème siècle pour donner libre cours à leurs pulsions narcissiques…

    3. Pour se convaincre des éléments dont disposait Einstein en écrivant son article de 1905, il suffit de le lire dans sa partie cruciale: l’axiomatique qu’il pose comme point de départ (§2).

      ————————————————————————————————
       » §2 Sur la relativité des longueurs et des durées

      Les réflexions qui suivent sont basées sur le principe de relativité et sur le principe de l’invariance de la vitesse de la lumière, deux principes que nous définissons comme suit:
      1. Les lois selon lesquelles évolue l’état des systèmes physiques ne sont pas affectées lorsqu’on se réfère à l’un ou l’autre de deux systèmes de coordonnées en mouvement de translation uniforme.
      2. tout rayon de lumière se déplace, dans le système de coordonnées de référence stationnaire, avec la vitesse bien déterminée c, que ce rayon soit émis par un corps stationnaire ou en translation uniforme.

      Comment Einstein décide-t-il d’adopter l’axiome 2 ? Il nous le dit, six lignes avant:

      En accord avec l’expérience, nous considérons la quantité c= 2 AB / T [chemin aller retour / durée totale] comme une constante universelle: la vitesse de la lumière dans le vide. »
      ———————————————————————————————-

      Il est donc dit explicitement par Albert Einstein que l’axiome 2, l’invariance de c, s’appuie sur « l’expérience ». De quelle expérience peut-il bien s’agir, puisque celle de Michelson-Morley fut précisément conçue pour cela, et fut la première à en donner le résultat avec la précision requise…

      N.B.
      Aprés son livre déjà cité sur Einstein et Poincaré, Jean Paul Auffray publia un ouvrage beaucoup plus engagé à l’encontre d’Einstein:
      Jean Paul Auffray: Comment je suis devenu Einstein, Editions Carnot 2005

  16. Il y a une expérience que Einstein aurait bien voulu effectuer, c’est celle imaginée par Mach concernant les phénomènes inertiels. Il avait en effet buté sur ce « principe de Mach », dont il n’était pas certain, et contrairement à la vitesse de la lumière, il en souhaitait une vérification expérimentale. Mais une telle expérience ne restera sans doute à jamais qu’une « expérience de pensée » pour des raisons pratiques.

  17. On lit dans Wilkypedia que c’est Mach qui le premier propsa de renoncer à l’éther, l’on sait d’autre part l’influence qu’a eu Mach sur le jeune physicien qui occupait à Bale ou Berne le poste de controleur du bureau des brevets. Il est impossible qu’Einstein vers 1900 n’ait pas entendu parler des expériences de Michelson Morley, ni des travaux de Lorentz, comme d’ailleurs Henri Poincaré. Le jeune Einstein était à un poste d’observation d’autant plus privilégié que sa charge aux bureau des brevets lui laissait du temps libre.

    Ce qui est dit ici, sur la genèse de la relativité restreinte est invraisemblable………..si les expériences de Michelson et Morley ( qui ont perturbés les scientifiques pendanr 15 ans ) avaient infirmées les travaux de maxwell qui remontaient aux années 1860; jamais Lorentz n’aurait produit ses équations et Einstein récupéré tout ce travail préalable…………………..en déclarant que la constance de la vitesse de la lumiére dans le vide était une loi de la nature valable pour tout observateur en déplacement Galiléen, c’est à dire non accéléré.

    1. « Ce qui est dit ici, sur la genèse de la relativité restreinte est invraisemblable » : évidemment ! « ce qui est dit ici » ne concerne nullement une « genèse », c’est-à-dire une histoire, mais le cheminement intellectuel d’Einstein. Il a bien fallu que ce cheminement n’aboutisse qu’après les équations de Lorentz, (sinon Einstein aurait dû les pondre lui-même), mais cela est indépendant de la question de savoir si c’est l’expérience ou la déduction qui l’ont conduit à son principe universel.

  18. Il n’en deumeure pas moins qu’une théorie doit pouvoir être confrontée à l’expérience et non réfutée. Sans quoi elle reste une pure spéculation intellectuelle, fut-elle scientifique. La théorie des cordes en est un bel exemple contemporain. En effet cette théorie est à ce jour non réfutable.

  19. La conclusion de la note 1) est intéressante. Elle signifie clairement que l’ether pourrait fort bien être « ressuscité » si le besoin s’en faisait sentir. Mais, sur le plan épistémologique, l’ether c’est « quelque chose » de radicalement différent de toutes autres choses, et dont on ignore toutes les propriétés faute de l’avoir jamais observé. En fait, ce n’était qu’une béquille intellectuelle, un échaffaudage que l’on supprime sans regret quand une construction est achevée.

    1. « Dans un milieu matériel, la lumière rebondit d’atome en atome, »

      « Dans une fluide, les molécules absorbent les photons et réémettent d’autres photons. »

      le paradoxe du mouvement a été très longuement disserté par les théologiens rationalistes musulmans exactement dans ces termes
      voir Al KINDI( 801-869 post JC) mathématicien-philosophe-théologien
      aux prises avec la finitude du monde, et la finitude actuelle de l’espace, les positions d’un mobile ne sont pas infinies. Le mobile fait des bonds, en unités discrètes suffisamment petites que l’oeil ne s’en aperçoit pas.
      Retombant devant un nouveau paradoxe, il a été émis l’hypothèse que Dieu faisait mourir le mobile arrivé à une certaine position et le ressuscitait pour accomplir le prochain segment.

      C’est à Al Farabi (872-950) que revient le mérite d’avoir séparé la théologie de la science- qui se devait être expérimentale

  20. Question d’une curieuse au savant qui voudra…

    Et dans l’eau? La vitesse de la lumière est-elle constante malgré la résistance de la matière Je suppose que non, mais je ne saurais pas dire pourquoi… la masse de l’eau doit empêcher la diffusion…
    Bref…aidez-moi… je suis une pauvre « littéraire ».

    1. Très bonne question : comment réconcilier deux expériences, l’observation de Fizeau (1850) qui montrait que la lumière pénétrant dans un fluide en mouvement voyait sa vitesse influencée par ce mouvement et celle de Michelson et Morley (1887), qui établissait que le mouvement de la Terre était sans impact sur la vitesse de la lumière ?

    2. La vitesse de la lumière est ralentie dans l’eau (en dehors d’autres phénomènes optique de type réflexion,diffraction) pour des raisons liées à la masse du milieu environnant (qui modifie l’espace), ce n’est pas une question de frottements.
      Des expériences en cours ont pu fortement ralentir la vitesse de la lumière dans certains milieux (dits de bose-enstein) : elles constituent les balbutiement des recherches sur l’invisibilité (ce n’est pas une blague…)

    3. Fastoche ! C’est une question d’indice de réfraction. Dans un milieu matériel, la lumière rebondit d’atome en atome, – c’est du moins comme ça que je l’imagine -, et cela explique que sa vitesse soit inférieure à c. Si donc le milieu matériel est déformé par des mouvements internes, on comprend que l’indice de réfraction puisse être modifié, donc constater que ce mouvement change la vitesse de la lumière.

    4. Alors ça, c’est rigolo: monsieur Pascal Bloch-Eisenstein produit une théorie complètement différente de la mienne. Lequel a tort lequel a raison ?

      Suspens…

    5. « la lumière rebondit d’atome en atome »
      Dans une fluide, les molécules absorbent les photons et réémettent d’autres photons. Ce processus n’est pas instantané et dépend du temps de relaxation de la molécule. Dans un fluide en mouvement la molécule aura parcouru une certaine distance entre l’absorption et la réémission.
      Il faut bien garder en tête qu’un photon va toujours à la vitesse C durant toute sa durée de vie. Rien ni personne ne peut le ralentir.

    6. BBB

      Déjà 3 théories pour répondre à la question posée par Paul suite à la vôre… Comme quoi, il n’y pas pas que les littéraires qui ont de l’imagination.

      Je conteste déjà la 3ème: les photons absorbés sont très rarement réémis et alors pas à la même longueur d’onde ni dans la même direction. Restent 2 théories. Celle de l’influence de la gravité sur une particule sans poids (le photon) m’a toujours paru paradoxale (quoique la déviation de la lumière par les trous noirs et autres étoiles lourdes en atteste). Mais qu’est-ce que la gravité, cette force sans rien, qui la porte?

      Sauf peut-être que ceux corps qui s’attirent mutuellement cela fait penser à l’amour… Mais voilà que je parle avec légéreté de la gravité 😉 .

    7. @jck

      Est-ce que ce rebondissement de photon en photon veut dire que la lumière subit une sorte de fragmentation, de discontinuité, même imperceptible, qui la « dilue » en la divisant…?
      Suis-je claire?…hmm!

      Bon, c’est toujours la question d’une littéraire qui rêve, mais ça m »intrigue car il semble que sous l’eau, la lumière soit à un moment comme imperceptible, diluée dans le noir, tandis que dans l’air, on perçoit un faisceau assez loin dans le ciel…

      @Pascal Bloch-Eisenstein

      Et puis alors, les recherches sur l’invisibilité….comment dire, … ça m’inspire carrément…

    8. @ AA

      A propos d’amour…

      Ne peut-on penser que la lumière dans l’eau permet le mélange, la solidarité du photon et de la molécule d’eau, de sorte qu’ils ne peuvent être que solidaires et non pas en résistance l’un par rapport à l’autre?

    9. @ bric à brac / Fizeau

      Cela ramène à la question « qu’est-ce que l’indice optique » pour commencer. C’est le fait que « tout se passe comme si », la vitesse de la lumière était c/n, alors qu’elle est c entre « les bouts de matière », en l’occurence les électrons. C’est le courant des électrons déplacés par l’onde qui a pour effet de la retarder. Ca s’appelle courant lié et c’est contenu dans la polarisation P=epsilon0*chi*E = epsilon0*(n^2-1)*E ou n= indice, E= champ électrique, chi=susceptibilité=n^2-1. (milieu sans perte, ni gain, par pitié).

      Ce qui se passe dans l’exp de Fizeau d’un point de vue semi-classique est que les courants induits par l’onde sont en effet portés par des atomes eux-mêmes en mouvement. Une certaine forme de composition des vitesses s’applique alors : pendant une alternance de l’oscillation de l’onde, l’atome s’est déplacé et l’électron (le nuage électronique) a subi les deux influences, les forces exercées par ses voisins pour qu’ils bougent (les plus subtiles m’avait dit un maitre , pas les forces à distances mais les forces « de contact », pas facile de décrire microscopiquement pourquoi les atomes, électrons, nucléons de votre doigt ne sont pas rentrés dans la touche du clavier, le principe de Pauli dit-on… pour faire court), et les forces dues à l’onde en train de passer (le champ E « macroscopique » harmonique de fréquence fixé dans le référentiel du labo).

      Je n’ai pas révisé, mais je pense qu’à part une explication « superfutée » par la relativité, toutes les explications semi-classiques se subsument sous la forme que j’ai évoquée.

      En ces 50 ans du laser, il y aurait aussi à dire épistémologiquement sur pourquoi il a fallu tant de temps entre l’idée de l’émission stimulée et sa réalisation (50 ans à peu près !). Et enfin sur ‘l’invisibilité » électromagnétique et la circulation des concepts afférents (pas tous bons ) dans un domaine qu’on croit ,vu de loin, emblématiquement bien quadrillé (l’électromagnétisme) voire unifiée et qui ne l’est vraiment pas quand on le voit de l’intérieur !

    10. Vous devriez lire Feynman : Lumière et matière, c’est très accessible et on apprend tout sur la lumière !

      C’est effectivement à cause d’absorption/reemission que la vitesse de la lumière est plus lente dans l’eau. Plus précisément : il existe une certaine probabilité pour chaque photon ayant traversé un liquide d’avoir été absorbé puis réémis, et quand on tient compte de ces probabilités, on obtient une vitesse moyenne inférieur à c pour les photons.

      Par contre ce n’est pas la masse de l’eau qui va modifier la propagation de la lumière, la masse volumique de l’eau est du même ordre que celle de l’air, pas de quoi voir apparaitre des effets relativistes en tout cas.

    11. @Paul Jorion
      C’est bien remarqué. On pourrait croire à une contradiction. Les étudiants en relativité restreinte sont généralement soumis à cette question en TD.

      Avec un fluide en mouvement, Fresnel avait observé que ce dernier se comportait comme si la célérité au sein du liquide en mouvement suivait une loi en :
      c’=c/n +/- (1-1/n^2)V (le signe du coefficient correctif dépend du sens de la vitesse du milieu par rapport à celui de la lumière)
      où c’ est la célérité de la lumière au sein du milieu animé d’une vitesse V
      c est la célérité de la lumière dans le vide
      n l’indice de réfraction du milieu
      (et c/n la célérité de la lumière dans le fluide au repos)

      L’expérience de Fizeau consiste justement à vérifier avec une bonne précision la formule de Fresnel.

      Néanmoins, Fizeau comme Fresnel n’ont jamais expliqué pour autant le phénomène. Ils l’ont constaté et c’est déjà beaucoup. Quoi qu’il en soit avec les théories de leur époque, ils en auraient bien été incapables. En effet, l’explication du phénomène exige de faire appel à la théorie de la relativité restreinte. Cette expérience a ceci de remarquable qu’elle montre que la relativité restreinte peut avoir des impacts parfaitement mesurable pour des mobiles (ici le fluide) évoluant à très basse vitesse (par rapport à la vitesse de la lumière)! Ce phénomène est simplement le résultat de l’extraordinaire précision de l’optique.

      En supposant le laboratoire comme étant un référentiel inertiel (hypothèse parfaitement valide sur de court instant), l’application de la loi de composition des vitesses de la relativité restreinte conduit à la formule suivante:
      c’=(c/n+V)/(1+c/n*V/C^2)
      Comme V est très petit devant c, on peut faire un développement limité du dénominateur. On retrouve alors la fameuse loi de Fresnel…

      On remarquera que si le milieu a un indice proche de 1 (de l’air à condition standard comme dans le cas de l’expérience de Michelson), le coefficient correctif lié à la célérité du milieu (1-1/n^2)V est quasi nul d’autant que l’air est au repos: on retrouve l’invariance de la célérité de la lumière quel que soit le référentiel inertiel!

      Nos deux expériences se retrouvent alors « réconciliées ».

    12. @Crapaud rouge & jck
      Il y a bien une question d’indice de réfraction dans le problème.
      L’interaction entre une onde électromagnétique (la lumière visible étant une superposition d’ondes électromagnétiques de différentes longueurs d’onde) et la matière est une chose complexe.
      Les modes d’interaction sont multiples :
      – Le rayonnement peut être diffusé. On peut alors prendre l’image d’un rebond comme Crapaud Rouge le dit. Lorsque ce mécanisme de diffusion conserve l’énergie du rayonnement (on emploie parfois le terme de choc élastique) il s’appelle la diffusion Rayleigh. Lorsque le rayonnement perd de l’énergie (on parle alors de choc inélastique), on parle de diffusion Compton (un électron est éjecté).
      – Le rayonnement peut également être absorbé par le milieu comme l’indique jck. Cette absorption engendre alors une transition électronique dans le cas de l’interaction avec un atome ou une réaction chimique dans le cas d’une interaction avec des électrons (dit de valence c’est-à-dire impliqués dans une liaison interatomique). Dans le premier cas, i le rayonnement dispose d’une énergie suffisante, l’électron est éjecté de son atome. On parle alors d’ionisation photoélectrique. Toujours dans le premier cas, si l’énergie incidente (l’énergie et non l’intensité) est insuffisante, cela conduit à un simple changement d’orbite des électrons en interprétation semi classique, un changement d’orbitales en interprétation quantique. Effectivement, dans ce cas, on observe un phénomène de relaxation (on dit aussi de désexcitation) qui ramène l’atome ou la molécule excité à un état plus stable. Il s’en suit l’émission d’un nouveau rayonnement dit de fluorescence. Ce nouveau rayonnement peut lui-même à nouveau entrer en interaction avec la matière et engendrer l’éjection d’un électron périphérique. On parle alors d’effet Auger. Enfin pour le second cas (celui d’une interaction avec des électrons de valence), on parle de réaction chimique photoactivée. Il en existe de nombreuses sortes. Je ne continue pas l’objectif n’est pas ici de faire un cours de physique ou de chimie physique.
      – Le rayonnement étant de nature électromagnétique il peut également agir sur des dipôles électriques (molécules ou atomes électriquement neutre mais où la charge n’est pas également répartie dans le volume). L’énergie du rayonnement est alors transmise au dipôle sous la forme d’une énergie cinétique de rotation : le dipôle tourne sur lui-même. A cause des chocs avec ses voisins cette énergie de rotation se communique à tous les atomes ou molécules du milieu. D’un point de vue macroscopique, le matériau s’échauffe.

      Tous ces phénomènes sont possibles. Cela ne veut pas dire qu’ils se produisent tous en toute circonstance. Des conditions bien précises doivent être remplies.

      Dans le cas de la lumière visible ( de 0,4 à 0,8 m) et de l’eau pure (pas de solutés ou suspension présents), les seuls phénomènes présents sont la diffusion Rayleigh et l’interaction rayonnement électromagnétique / dipôle.

      Ceci dit, le plus important est de remarquer que pour l’eau et les longueurs d’onde du visible, un seul de ces deux phénomènes participe à l’existence d’un indice de réfraction : l’interaction rayonnement dipôle (comportement de l’eau comme un diélectrique) non pas la contribution dispersive conduisant à l’échauffement mais la partie liée à la polarisation du milieu engendré effectivement par un phénomène de relaxation mais pas du tout de la nature indiquée par jck (les ordres de grandeurs des temps de relaxation ne sont pas du tout les mêmes).

    13. @bric à braque baroque
      Vous soulevez la question de la propagation de la lumière dans l’eau. On peut même généraliser votre question à celle de tout fluide ou solide suffisamment transparent. Pour répondre directement, la célérité des ondes lumineuses dans un corps (peu importe son état physique) est plus basse que dans le vide. Ici quand je parle de célérité de la lumière je fais référence à la vitesse de groupe c’est-à-dire à la vitesse de transport de l’énergie (il existe également une vitesse dite de phase qui peut potentiellement dépasser c).
      Le rapport entre la célérité de la lumière dans le vide et celle dans le corps au repos s’appelle l’indice de réfraction du milieu. Ce dernier est toujours supérieur à 1 (je n’entre pas dans les cas où il peut être un nombre complexe).

      Mais une fois, pénétré dans le milieu, la célérité de la lumière est constante. Elle ne varie pas. Il n’y a ni accélération, ni ralentissement. Par contre à l’interface entre l’air (qui a quasiment le même indice de réfraction que le vide soit 1) et le corps d’étude, il peut se passer des phénomènes particulièrement surprenants au sein de certains corps où l’indice de réfraction varie fortement en fonction de la distance de pénétration. Il existe également des milieux où l’indice de réfraction varie dans la masse même du milieu (pas uniquement à l’interface). Dans tous ces cas, la vitesse de propagation fait de même et varie.

      Pour le cas de l’eau (excluons le cas de l’interface eau / air sur les premières dizaines d’angstrœms), l’indice de réfraction varie avec la pression qui elle-même varie avec la profondeur (1bar tous les 10 m environ vous dirons les plongeurs). Donc en mer, on a bien une variation de l’indice de réfraction et donc de la célérité de la lumière. Dans le cas de l’expérience de Fizeau ce phénomène ne joue pas de rôle (bien que physiquement présent) car les tubes où l’eau circule sont d’un diamètre très petit (très faible variation de pression et donc d’indice de réfraction).

      Par contre, l’eau et bien d’autres milieux atténuent la lumière. Mais il ne s’agit pas d’un phénomène de ralentissement. En d’autres termes, l’énergie d’une onde électromagnétique n’est pas une énergie cinétique c’est-à-dire une énergie directement issue d’un mouvement mécanique comme celle d’une voiture filant sur l’autoroute. Donc il ne faut pas voir le ralentissement constatée de la lumière comme un phénomène de freinage ou de frottement. L’énergie de la lumière est de nature ondulatoire comme celle d’une vague (non déferlante).

      Par contre, le milieu tend bien à s’opposer au passage de cette onde. Dans le cas de l’eau aux longueurs d’ondes évoquées (voir plus haut) cela se traduit par un phénomène de relaxation diélectrique (temps de retard) de la polarisation (terme que je vous commenterai si vous le souhaitez) qui lui est la cause du ralentissement.

    14. Il n’ y a pas de contradiction: l’invariance de la vitesse de la lumière n’est vraie que dans le vide.

      La matière chargée altérant le champ électromagnétique et donc la propagation de la lumière, un milieu matériel définit donc un référentiel privilégié, et donc rend inapplicable le principe de relativité restreinte.

    15. @ Tous,

      Merci pour vos commentaires qui parfois dépassent mon entendement quand il s’agit de formules, mais cela m’a permis d’avancer sur ce problème et je vais lire Feynman, Lumière et matière… très poétique comme titre.
      La question du visible/invisible a l’air aussi passionnante… j’aimerais bien savoir ce qu’on sait là dessus…
      Mais peut-être que j’abuse…

    16. Invariance mais pas vitesse limite, d’autres ondes dépassent allègrement la vitesse de la lumière cf les expériences du Pr Meyl reprenant celles de Tesla (voir plus bas).

    17. Fastoche….fastoche, pas si fastoche que cela
      La vitesse de la lumiére dans l’eau , le verre; dépend de sa longueur d’onde; on doit appeler cela en optique les « abérrations chromatiques » . Le vieux Newton s’amusait à la décomposer avec des prismes .Il se trouve que dans le vide la vitesse de la lumière est indépendante de la longueur d’onde ou de la fréquence.
      Le livre de Feymann « Lumiere et matiére » est à recommander car il introduit de maniére concrete le principe de moindre action pour le parcours de la lumiere entre deux millieux, rénovant par la QED les idées de Fermat en optique de base.

    18. J’ai beau lire et relire l’article je ne le comprends pas.
      Justement depuis on est revenu de cela et justement « c’est comme si il s’appliquait ».
      Et pour l’expliquer on fait appel à la relativité restreinte mais il n’y a aucune contradiction de fait.
      C’est d’ailleurs ce qui permet actuellement de faire inintéressantes avancées en matière de mesure inertielles, c’est à dire de mesures qui seraient faites dans un repère que l’on pourrait qualifier « d’immobile » au premier ordre par rapport aux étoiles.
      Michelson et gale en 1925 mesurent la vitesse de rotation de la terre grâce à un interféromètre de la taille d’un terrain de football.
      De nos jours l’effet d’additivité sur la vitesse terrestre dans un interféromètre de michelson est prouvée.
      Les techniques modernes de localisation font appel à ce type de mesure.

      Il est à remarquer que dans certains commentaires, certains font référence à la matière donc au groupe et d’autre à l’information, qui n’est autre que la phase ou décalage d’un élément de matière sur un autre.

      Pour donner une image, deux trains observés, ne peuvent pas aller plus vite l’un par rapport à l’autre que la vitesse de la lumière. Par contre les wagons peuvent nous sembler bouger au sein du convoi plus vite que la vite de la lumière.

      C’est ce que l’on appelle vitesse de groupe et vitesse de phase.

  21. Et pas un mot de quiconque sur le socle de la relativité restreinte, soit la transformation de Lorentz…???

    Sans ça, Einstein serait resté un rond de cuir du bureau des brevets, non?

    1. Meuh non ! Il aurait pondu lui-même ces fameuses équations. Dans son livre de vulgarisation, La Relativité, il en fait une démonstration personnelle fort élégante. (A laquelle je n’ai rien compris, mais faut pas le dire.)

  22. Votre article est très intéressant, il ouvre la porte à de nombreuses autres discussions possibles sur l’évolution de la pensée scientifique à propos d’elle-même.

    Dans ce domaine, les énormes progrès apportés du début du XX siècle jusqu’aux années 50 par l’école de Mathématiques française et allemande sur la logique (au sens mathématique) et l’art de la démonstration ont grandement contribué à ce débat et ont plus que fécondé le monde de la physique théorique qui aujourd’hui ne croit plus à la déduction pure ex nihilo. Aujourd’hui la pensée théorique est de dire qu’il n’existe pas de déduction pure, la déduction doit toujours partir d’un postulat qui lui ne peut être prouvé théoriquement. Par contre ce postulat peut éventuellement être constaté expérimentalement (éventuellement car tout dépend du postulat).

    Einstein, et cela n’enlève rien à son mérite, a plusieurs fois dans sa carrière pensé avoir démontre certains points alors que son raisonnement présentait des failles. C’est arrivé aux meilleurs. Même Poincaré, pourtant éminent mathématicien, a plusieurs fois commis la même bourde en physique comme en mathématique. Mais tout comme Einstein il avait un don certain (une intuition diront certain) pour trouver des voies élégantes qui s’avéraient très fructueuses.

    C’est par exemple le cas de l’invariance (dans le vide) de la vitesse de la lumière qu’Einstein considérait comme une simple conséquence (déduction) de la non invariance de l’équation de propagation de Maxwell (la nullité du d’Alembertien) sous une transformation galiléenne. Il n’en est rien. Il s’agit d’une intuition et non d’une démonstration au sens mathématique.

    Aujourd’hui, l’invariance de la vitesse de la lumière (dans le vide) quelle que soit le référentiel inertiel est un postulat. Il n’est nullement prouvé théoriquement. L’expérience de Michelson (1881 avec une précision médiocre selon Michelson lui-même) puis celle de Michelson & Morley (en 1887 avec une précision de 10^-2) puis celle de Joos (1930 à une précision de 10^-3) puis celle de Brillet & Hall (en 1979 à une précision de 10^-7) étaient donc bel et bien utiles. Elles montrent que ce postulat, cette hypothèse intellectuelle, n’est pas qu’une solution élégante à un problème mais bel et bien une réalité constatée par l’expérience (à un certain degré de précision qui n’a cessé de s’améliorer).

    Bien entendu, la communauté scientifique n’a pas attendu 1979 pour constater que la théorie de la relativité restreinte basée sur ce postulat et le principe de la relativité, tout aussi non démontré théoriquement, permettait d’expliquer qualitativement en quantitativement de nombreux phénomènes jusque là inexpliqués.

    Mais il ne faut pas se méprendre sur le sens du mot expliqué. Il ne doit pas être pris comme une vérité intangible et absolu. La physique ne fait qu’essayer de trouver des invariants, des solutions élégantes, qui de toutes façon qui ne sont rien d’autres que des hypothèses non démontrables. A l’expérience de montrer si ces conjectures correspondent à des objets mathématique purs ou bien à une réalité constatée (à un certain degré de précision). Rien n’est définitivement expliqué et cela n’est pas ce que cherche à faire la physique.

    Certains pourront même dire qu’elle ne fait que déplacer le champ des interrogations: « D’accord, les postulats de la relativité restreinte permettent d’expliquer certaines choses mais pourquoi ces postulats sont ils ceux qui prévalent dans notre univers? N’est-il pas possible d’envisager qu’il aurait pu en être autrement? Ces postulats étaient ils valides dès les premiers instants de l’univers? »

    Ces questions autrefois appartenaient à la métaphysique pure. Aujourd’hui, elles appartiennent au domaine de la physique théorique qui s’intéresse au premier instant de notre univers.

    En conclusion, la pensée évolue. Il est nécessaire qu’elle évolue. Cela exige une certaine ouverture d’esprit du scientifique. On ne peut que regretter que cet aspect soit trop souvent ignoré du grand public qui a tendance à voir le savoir scientifique comme une vérité absolue et prouvée qui aurait par bonheur supplanté le dogme religieux… Par là même, il devient lui-même un dogme et les dogmes, qu’ils soient religieux ou non, sont tôt ou tard une prison pour la pensée.

    PS: Notre monde ne serait il pas justement enfermé dans un dogme économique?

  23. Donc résumons:

    La théorie de l’éther fut abandonnée car par construction était inobservable. Depuis on a établi la théorie du Big Bang, qui sur ce sujet précis est exactement dans le même cas de figure.

    Une raison particulière à cela ou faut-il en « déduire » que la science n’est rien d’autre qu’une affaire de choix, à l’instar d’autres disciplines réputées moins « nobles »?

    1. En branchant une plaque de métal isolée placée bien haut à un condensateur relié à la terre vous obtenez un courant électrique. Pas de photons , autre chose, pas d’éther sans doute mais bien de la matière et non des « particules ondulatoires » je crois :

      http://www.youtube.com/watch?v=_18E6lo3gN4 entre autres videos sur youtube, tesla radiant energy

    2. @quentin – ou n’importe qui d’autre qui se sente en mesure d’apporter des éléments d’explication:

      Une chose me pose problème relativement à la théorie de l’expansion de l’univers. C’est une question de nature topologique:

      Les objets que nous observons sont réputés appartenir au passé – et ce de manière exclusive.

      Faut-il alors en déduire que nous sommes situés au point le plus éloigné de l’origine physique du big-bang ou bien les objets plus éloignés que nous de cette origine (et donc littéralement projetés dans notre propre futur) soient également invisibles pour une raison encore à définir? J’imagine ici l’exemple d’une route, sur laquelle je suis en mesure de voir les voitures me précédant – elles matérialisent mes lieux de passage futurs – et non pas uniquement celles qui me suivent – qui matérialisent mes positions successivement passées.

      Remarques subsidiaires: La « matière noire » n’est-elle pas un élément tout aussi contestable que l’éther, construite qu’elle est sur cette base commune de l’in-observabilité? Pourrait-on lui trouver un lien avec cette notion « d’objets futurs »?

    3. Nous voyons les objets autour de nous tel que dans le passé parce que l’information met du temps à nous parvenir, mais c’est réciproque, nous ne sommes pas au « point le plus éloigné du big bang ».

      La matière noire est censé avoir des conséquences observables, c’est pour ça qu’on l’invoque, justement pour expliquer des observations qu’on n’explique pas autrement.

      Disons, pour prendre une image qui vaut ce qu’elle vaut, c’est comme si on voyait une lueur inexpliquée à un endroit et du coup on supposait qu’il y existe une lampe cachée derrière un mur qui explique la présence de cette lueur… La lampe n’est pas observable directement, mais ses effets le sont, c’est ce qui compte sur le plan scientifique. Maintenant s’il n’y a aucune lueur, dire qu’il y a une lampe derrière le mur n’est pas une affirmation pertinente scientifiquement (cas de l’éther).
      Ensuite on peut émettre d’autres conjonctures (s’il y a vraiment une lampe derrière le mur, ça doit faire « kling » si j’envoie un caillou par exemple) et ainsi on vérifie la cohérence et la plausibilité d’une théorie donnée.

      La méthode scientifique au fond ce n’est rien de plus que du bon sens de ce type appliqué à des domaines différents, il ne faut pas y voir autre chose, ni mystifier quoi que ce soit (quoi qu’a pu en dire toute une tradition post-moderne).

    4. @quentin

      Il me semble alors que l’une de ces deux affirmations soit péremptoire, ou du moins que les deux entrent en contradiction:

      – « Nous ne sommes pas au point le plus éloigné du big bang. »
      – L’âge de l’univers est de 13,7 milliard d’années.

      L’âge supposé de l’univers résultant d’une estimation du temps de voyage de la lumière au point le plus éloigné de l’observateur, il convient alors – si on prête fois à la thèse selon laquelle l’univers répond à la topologie d’un tore – ou plutôt d’un hypertore – de poser les postulats suivants:

      1/ Le point d’où provient la lumière observée se situe au centre du tore (ou disons pour simplifier du cercle).

      2/ L’observateur se situe sur la circonférence du tore (du cercle).

      L’âge de l’univers se résumerait ainsi à la mesure du rayon d’un cercle, pourvu que ces deux postulats soient valides, sans quoi cette l’estimation qui en résulte est invalide, non?

    5. @quentin: 26 mars 2010 à 17:12 dit : »Nous voyons les objets autour de nous tel que dans le passé parce que l’information met du temps à nous parvenir, mais c’est réciproque, nous ne sommes pas au « point le plus éloigné du big bang ». ».

      Cela veut-il dire que, par ex., l’amas de galaxies, vieille de 200 millions d’années av. J.-C., que j’observe dans mon télescope est toujours constitué, en 2010 ap-J.-C.(année de mon observation), du même nombre de galaxies, à la même distance l’une de l’autre, est toujours au même endroit du ciel, existe toujours ??

    6. @Dissonance :
      Je ne savais pas que l’univers était un tore. A ma connaissance, on ignore sa géométrie exacte.
      Je ne vois pas ce qu’il y a de contradictoire entre les 2 phrases citées.

      @André :
      C’est quelque chose qu’on ne peut pas savoir. On peut le supposer tout au plus, compte tenu de ce qu’on sait sur les amas de galaxie : à mon avis il est vraiment peu probable que l’amas ait explosé depuis ou que les galaxies se soient dispersées (ceci dit je ne suis pas cosmologiste).

    7. @quentin

      Pour ce qui est de la contradiction que j’évoque, elle est relative à une question de géométrie tout à fait élémentaire:

      Pour mesurer le rayon d’un cercle, on considère deux points: L’un est le centre du cercle, le second appartient à la circonférence du cercle. Dans notre cas, le centre représente le lieu du big bang et la mesure du rayon permet de déduire l’âge de l’univers.

      Mais si l’on choisit un point à l’intérieur de la surface délimitée par le cercle – c’est à dire n’appartenant pas à sa circonférence – par définition on n’obtient pas le rayon du cercle mais un segment dont la longueur lui sera strictement inférieure. Relativement à la question de l’âge de l’univers, cela revient à dire que celui-ci serait alors sous-estimé dans de telles conditions.

      Sur la question de la forme de l’univers, il existe plusieurs thèses dont une défendue par J.P. Luminet, qui lui confèrerait celle d’un espace dodécaédrique de Poincaré – assimilable à une sphère – ce qui ne remet pas en cause le raisonnement ci-dessus a priori –

      D’autres thèses circulent, comme celle évoquée par Mr Roland Lehoucq dans « L’univers a-t-il une forme? » et qui mentionne effectivement l’hypothèse de la forme torique.

    8. Lorsque Luminet a fait paraître son article dans Nature en 2003, il y avait au moins 1 personne dans son équipe (car il n’a pas publié seul) qui préférait l’hypothèse du tore au dodécaèdre.
      Mais bon, un papier dans Nature, ça ne se refuse pas.

    9. L’age de l’univers n’est pas estimé par rapport à une distance qui nous séparerait d’un hypothétique « lieu du big bang ». En fait le big bang a eu lieu il y a x milliards d’années en tous les endroits de l’univers actuel qui étaient à l’époque concentrées en un seul point, il n’y a donc pas de lieu privilégié à priori.

      Par contre quand on regarde à une distance donnée, on sait que les photons ont mis x milliards d’années à nous parvenir, et donc on voit ce lieu tel qu’il était il y a x milliards d’années, non pas tel qu’il est maintenant. Cependant, quel que soit la direction vers laquelle on regarde, la vision est à peu près similaire. Il n’y a pas une « direction du big bang », donc pas de « lieu du big bang », donc peu importe l’endroit du cercle où l’on se trouve.

    10. @quentin

      Remarque préalable:

      Quelle que soit la géométrie considérée (euclidienne ou pas), la définition d’une distance reste invariante: c’est la mesure entre deux points. C’est pourquoi si vous admettez la notion de distance, vous ne pouvez par conséquent pas vous soustraire à la notion de lieu. Or vous en convenez: La notion de distance est nécessaire pour calculer l’age de l’univers.

      Ainsi si j’interprète correctement ce que vous m’en dites tout en conservant cette notion de lieu (parce que c’est tout le propos de la topologie) , la seule conclusion à laquelle j’aboutisse est la suivante: Le point-origine du big-bang se situe précisément au lieu de l’observation. L’observateur voit alors l’univers s’étendre « autour de lui », et le temps mesuré restant le même indépendamment de la direction choisie suppose que l’univers soit contenu dans une sphère.

      Toutefois l’hypothèse d’un observateur placé précisément au point d’origine du big bang me paraît statistiquement au moins aussi improbable que celle pour moi de gagner la super-cagnotte du loto. En plaçant deux observateurs en deux lieux distincts du cosmos, il serait d’ailleurs facile d’invalider cette hypothèse: Il suffirait qu’ils obtiennent des résultats d’observation identiques.

    11. La notion de lieu est relative, elle n’a rien d’absolu. Dans le passé tous les lieux se rapprochent en un point.

      Etant donné que je ne suis pas cosmologiste mais simple amateur, je ne pense pas pouvoir vous en dire beaucoup plus.

    12. De toute façon, on peut même supposer qu’il y ait un lieu du big bang – mettons qu’on appelle ainsi le centre d’inertie de l’univers.

      Ce n’est pas parce que le big bang a eut lieu il y a x années qu’on se trouve forcément à x années-lumières de ce lieu. Et ce n’est pas parce qu’on regarde le lieu du big bang qu’on y voit le big bang. Si ce lieu se trouve à 5 milliards d’AL, on y verra des étoiles et des galaxies telles qu’elles étaient il y a 5 milliards d’années. Donc dans tous les cas je ne vois pas d’incohérence.

    13. Je vous soumets une réflexion qui m’est apparue au cours de cette discussion:

      L’astrophysique moderne cherche à résoudre des problèmes de géométrie dynamique tout en conservant des principes de géométrie statique. Ce que j’appelle géométrie statique est la géométrie classique (euclidienne ou non) dans laquelle on établit par exemple la notion de distance entre deux points existant à un même instant t.

      Or justement, l’astrophysique telle qu’on la connait s’occupe d’observer des objets qu’on pourrait qualifier de virtuels – en référence au terme fort bien connu de l’optique classique, bien qu’ici la problématique ne soit pas la même – puisque ce ne sont que leurs images diffusées à travers l’espace-temps qui sont mesurées, tandis que les sources peuvent pour un certain nombre d’entre elles ne plus exister au moment de leur observation. Les mesures de distances ainsi réalisées sont effectuées à travers le temps entre des objets présents et passés, ce qui est une approche tout à fait déroutante.

      La question que cela suscite chez moi étant la suivante: Les principes de la géométrie statique sont-ils encore pertinents alors qu’une composante temporelle a été introduite dans la problématique. En l’occurrence je ne doute pas que les physiciens tiennent compte de la « contraction des longueurs », notion de base dans le modèle relativiste, dans leurs savants calculs, mais je m’interroge: La prise en compte de ce paramètre-là est-elle suffisante? Est-il valide de procéder à la mesure d’une distance entre un objet qui existe et un autre qui n’existe pas (plus)?

    14. Je vais peut être vous paraitre désobligeant, mais pour ma part je ne me permettrais pas de porter un tel jugement sur la cosmologie sans avoir le bagage mathématique nécessaire pour savoir formaliser ce jugement de manière précise, savoir vérifier si il est juste, et le cas échéant proposer une alternative.

      Les astrophysiciens sont par milliers, sans doute tous très intelligents et créatifs, certainement pas tous dogmatiques ni formaté. Je suppose que beaucoup parmi eux ont du recul sur leur discipline, une vue d’ensemble et une culture qui s’étend à d’autres domaines. Donc je ne pense pas qu’un tel aspect leur aurait tous échappé.

    15. Ce que vous dites est paradoxal: Votre description témoigne de votre conscience de la manière dont la science se construit, à savoir par apports successifs, cependant vous semblez réticent à l’idée que ce mécanisme puisse s’appliquer au thème dont nous parlons: Comme si cette théorie là avait été livrée clé en main et qu’aucun de ses aspects ne soit à reconsidérer, ce qui serait tout de même une grande première dans l’histoire des sciences. Vers la « fin de l’histoire » des sciences?

    16. Il y a surement de nombreux aspects à reconsidérer, et je suis sûr que de nombreux astrophysiciens y travaillent en ce moment même. S’attaquer sérieusement à ces problèmes demande simplement d’y consacrer un peu plus que quelques minutes de réflexion au détour d’un forum et d’un blog, c’est un travail à plein temps, et nos réflexions sont sans doute intéressantes sur le plan philosophique, mais j’estime raisonnable de ne pas oublier d’où nous parlons, et donc de ne pas trop s’avancer.

      C’est un peu comme si quelqu’un prétendait ici, sur la base d’un raisonnement abstrait, que les moteurs des fusées ne sont pas du tout adéquats parce que leurs concepteurs comprennent mal certains aspects (et que ça expliquerait les accidents au décollage).
      Loin de moi l’idée d’affirmer que les moteurs de fusée sont optimaux et qu’il ne faut plus chercher à les améliorer, et je ne voudrait même pas empêcher cette personne de s’exprimer sur le sujet. Simplement mon opinion personnelle est qu’il est infiniment peu probable que ce qu’il dit soit intéressant pour ceux qui travaillent à plein temps sur les fusées. Quand bien même on pourrait accuser ceux-ci d’avoir un peu « la tête dans le guidon », je suppose qu’il y a quand même un minimum de connaissances à avoir pour prétendre apporter quelque chose de nouveau sur le sujet des moteurs de fusée. Je pense que c’est pareil pour l’astrophysique.
      Ce n’est pas de l’ordre de la prescription mais de l’ordre du constat si vous préférez…

  24. les gars ,le passé c’est du passé ,la théorie des cordes va remiser la méca quanta aux oubliettes …

    1. @M-branes à 11 dimensions :
      La théorie des cordes ? Une physique sans expérience et une mathématique sans rigueur (Jm Souriau, vrai mathématicien lui). A quoi sert une théorie du tout en astrophysique quand elle devient une science physique sans rapport avec l’expérimentation ? A rien du tout, on a un très gros problème en science fondamentale, mais à part ça tout va bien …

  25. si on tape dans la balle de golf à 100+100Km/h, va-e-elle vraiment à 200, et pas à 199,999 km/h ?
    si on fait pareil à 150Km/s, atteint-on aussi facilement les 300 ?
    ceci pour supposer qu’il peut y avoir une sorte de transition lente vers la constante entendue comme maximum.

    l’autre idée qui m’interpelle c’est le gars qui cours après un photon ! ne voit-il pas le photon partir à la vitesse constante de façon continuelle ?
    (dans les films quand ils figent le temps ils continuent bien à recevoir la lumière !)

    1. Question tout-à-fait pertinente. La formule d’addition des vitesses en relativité restreinte est:

      va+vb
      ————–
      1 + va*vb
      ——-
      c^2

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Relativit%C3%A9_restreinte#Loi_de_composition_des_vitesses

      La vitesse de la balle est donc très très très légèrement inférieure à 200km/h

      @Paul Jorion:
      Sinon, l’invariance des lois de la physique par changement de référentiel (galiléen), c’est Galilée, et non Newton.

  26. Le grand scientifique J.P.Luminet rappelle qu’un nom est injustement oublié sur ces questions de physique fondamentale: Georges Lemaître (1894-1966).Il est à l’origine de l’idée d’un Univers en expansion, et non-statique.
    C’est lui qui est à l’origine de la théorie dite du « Big Bang », alors qu’Einstein se référait toujours à un « univers statique ».
    Il est l’inventeur de ce que l’on appelle aujourd’hui « le modèle standard », excusez du peu…

    Son plus grand défaut, peut-être : il a été ordonné prêtre en 1923…

    1. Tout a fait exact, on appelle le modele d’un univers en Expansion ; « le modele de friedmann-Lemaitre » il fut modélisé vers les années 1920, alors que la récession des galaxies ne fut observée par Hubble qu’en 1925.
      L’abbé Lemaitre avait utilisé la relativité génerale au prix d’hypotheses sur l’isotropie de l’univers, et avait prédit la singularité du big bang, étonnant pour un esprit religieux.

  27. Bonsoir à tous,

    Je n’ai personellement jamais été d’accord avec cette théorie de vitesse absolue ni avec les conclusions de l’expérience de Michelson. Si il n’y a pas eu de changement dans la figure de diffraction c’est parce que la vitesse d’un photon est invariable par rapport à la source qui l’émét.
    Si on considère cela, l’expérience de Michelson doit être recommencée avec une source ou un mirroir en mouvement. En faisant varier la vitesse de celle ci on verra très certainement une différence dans la figure de diffraction. L’étirement de la longueur d’onde (étoile s’éloignant en raison du big bang et théorie de l’expansion) peut s’expliquer aussi par ce postulat. Si ces étoiles s’éloignent à une vitesse v et qu’elles émettent des photons à une vitesse c, ils arrivent sur nous avec une vitesse c-v ce qui allonge la longueur d’onde. Un simple exemple, le soleil émet des photons vers la terre et aussi de sa face opposée vers la direction opposée. Ces deux photons sont émis à une vitesse c par rapport au soleil. Mais chaque photon voyage à 2c par rapport à l’autre. Un jour viendra où les scientifiques opposés aux théories d’Einstein arriveront à prouver qu’il avait tord.

    Voilà, de quoi relancer le débat…

    1. Mais oui, c’est dingue ce que vous dites, dans le bon sens du mot bien sûr, d’un côté et de l’autre, les photons voyageant en sens inverse, cela double nécessairement la vitesse de la lumière, même si celle-ci, de part et d’autre, a une vitesse inchangée…
      Cela me conforte dans l’intuition d’un univers insaisissable car toujours dynamique, en mouvement. les lois scientifiques, à mon sens, subissent elles-mêmes le phénomène de la relativité, car une situation n’en est pas une autre…nous sommes dans un univers de variables où la loi s’applique dans certains cas et ne peut l’être dans d’autres. de quoi donner le tournis et inquiéter quant à une possibilité d’énoncer des lois intangibles. Mais, finalement, s’approcher d’une vérité, « vérité floue », comme il existe je crois une « mathématique floue », n’est-ce pas relativement satisfaisant pour l’esprit humain?
      Le tâtonnement a du bon en ce qu’il interdit la pensée unique et autorise toutes les hypothèses… grande et magnifique diversité du monde.
      Merci pour vos interventions à tous qui élèvent la pensée, et permettent de méditer…

    2. MyName is : dans une source courante, les photons sont émis par des atomes en mouvement dans la vapeur.
      On le fait aussi avec des jets

      Ca ne change rien de rien

    3. « Mais chaque photon voyage à 2c par rapport à l’autre. Un jour viendra où les scientifiques opposés aux théories d’Einstein arriveront à prouver qu’il avait tord. » : alors là, vous pourrez attendre longtemps ! D’autant plus que « les théories d’Einstein » ne sont pas seulement de son fait, mais aussi celui d’autres chercheurs, dont son ex-épouse, comme le racontent les commentaires précédents. De plus, l’élégante démonstration des équations de Lorentz par Einstein dans son livre de vulgarisation, une démonstration extrêmement courte, repose sur 2 photons émis en sens inverse sur le même axe, donc qui s’éloignent l’un de l’autre à la vitesse 2c. A ma connaissance personne ne le conteste, et cela ne contredit pas la théorie.

    4. @bric à brac baroque

      Non les lois scientifiques, jusqu’à présent, ne subissent pas le « phénomène de la relativité ». Elles ne s’appliquent pas « dans certains cas mais pas dans d’autres » mais, jusqu’à présent toujours, « dans tous les cas », et sur des millions d’expérience. Elles sont donc au contraire étonnamment robustes. Je ne saurais vous dire pourquoi, mais il se trouve que c’est ainsi que sont les choses.

      On peut parler de « vérité flou » seulement dans la mesure où ces lois (ou plutôt leurs traductions empirique) sont fondamentalement probabilistes, mais c’est tout.

    5. @ Quentin

      Merci pour ces précisions…j’allais un peu vite en besogne, en fait il était plus juste peut-être de dire que tant qu’une loi n’a pas été prouvée mais n’est que probable, elle peut encore évoluer, je suppose, se compléter, voire s’inverser? En tout cas se discuter…

    6. Oui je pense qu’on peut dire ça, et puis il y a beaucoup de phénomènes qu’on n’explique pas ou qu’on comprends assez mal. Si les lois scientifiques ne sont pas relatives, ça ne veut pas dire pour autant qu’elles sont complètes…

  28. Bien plus vite que la lumière !

    First of all je conçois très bien ce que la physique peut avoir de nécessaire dans ce monde réduit aux dimensions d’une tirelire par la tristesse économique actuelle. Accessoirement et sans conspirationnisme aucun, combien d’avancées nous sont distillées avec parcimonie (cf récemment un reportage sur un générateur dont se sert déjà la firme Google aux Etats unis et qui fonctionne à l’abri de la lumière en mettant en présence une plaque de carbone et une autre d’un métal dont j’ai oublié le nom – si quelqu’un peut me redonner des précisions sur ce générateur vu l’espace d’un instant télévisuel, merci d’avance !).
    Secundo, Einstein a formulé une théorie combattue dès sa conception par le physicien Nikola Tesla : celui-ci affirme avoir fait voyager autour de la planète une onde à 2 fois la vitesse de la lumière : le physicien allemand Konstantin Meyl de l’Université des Sciences Appliquées de Furtwangen reproduit une expérience qui démontre facilement que certaines ondes dites « scalaires » observées par Tesla et Lord Kelvin voyagent plus vite que la lumière : à cette adresse http://www.meyl.eu/go/index.php?dir=45_Videos-on-demand&page=1&sublevel=0 , sur la video intitulée « Prof. Meyl shows tesla longitudinal electricity transmission in 2003 » à 12’30 environ vous avez la preuve tangible (visible !) de l’existence de ces ondes scalaires transportant de l’énergie à 1,5 fois la vitesse de la lumière (physiciens , à ne pas manquer je crois) ; une partie de la théorie est ici : http://www.youtube.com/watch?v=8EXHLsRgdI0 , http://www.youtube.com/watch?v=vLE2S5oeoEU&feature=related , http://www.youtube.com/watch?v=tIzmoCii3l8&feature=related. Cette théorie rend caduque une partie de celle de celle de la relativité comme l’indique le professeur Meyl.

    Tesla avait déposé par ailleurs un brevet, un parmi 900 je crois, pour capter l’énergie « radiante » venue de l’espace, embryon de ce qu’on appelle aujourd’hui je crois les neutrinos : http://keelynet.com/tesla/00685957.pdf.

    Physicien aux prévisions (et non visions comme il s’en défendait) étonnantes d’exactitude, volé par Edison qui ne voulait pas entendre parler de courant alternatif, supplanté par Marconi avant qu’on ne lui reconnaisse la paternité de la TSF, Tesla reçut cette belle lettre d’Einstein pour son 75ème anniversaire : http://www.teslasociety.com/einsteinletter.jpg.

    Cela n’a pas empêché Tesla de toujours considérer l’expéditeur comme un extravagant comme l’atteste ce poème du physicien américain d’origine serbe : « Fragments of Olympian Gossip »

    While listening on my cosmic phone
    I caught words from the Olympus blown.
    A newcomer was shown around;
    That much I could guess, aided by sound.
    « There’s Archimedes with his lever
    Still busy on problems as ever.
    Says: matter and force are transmutable
    And wrong the laws you thought immutable. »
    « Below, on Earth, they work at full blast
    And news are coming in thick and fast.
    The latest tells of a cosmic gun.
    To be pelted is very poor fun.
    We are wary with so much at stake,
    Those beggars are a pest—no mistake. »
    « Too bad, Sir Isaac, they dimmed your renown
    And turned your great science upside down.
    Now a long haired crank, Einstein by name,
    Puts on your high teaching all the blame.
    Says: matter and force are transmutable
    And wrong the laws you thought immutable. »
    « I am much too ignorant, my son,
    For grasping schemes so finely spun.
    My followers are of stronger mind
    And I am content to stay behind,
    Perhaps I failed, but I did my best,
    These masters of mine may do the rest.
    Come, Kelvin, I have finished my cup.
    When is your friend Tesla coming up. »
    « Oh, quoth Kelvin, he is always late,
    It would be useless to remonstrate. »
    Then silence—shuffle of soft slippered feet—
    I knock and—the bedlam of the street.

    Nikola Tesla, Novice

    Ici une photo de Mark Twain, grand ami de Tesla dans la laboratoire de ce dernier : http://images2.fanpop.com/images/photos/3800000/Mark-Twain-in-Tesla-s-Lab-nikola-tesla-3868949-475-600.jpg

    1. Si il existe un moyen (quelconque) avéré de transmettre une information d’un point A à un point B plus vite que la vitesse de la lumiére, alors vous pouvez ficher la relativité à la poubelle. Ne citez pas le paradoxe EPR qui utilise des particules coréllées pour mettre en défaud la complétude de la mécanique quantique.

    2. En fouillant sur internet on trouve des textes mettant en doute les expériences du Pr Meyl, disant en particulier qu’il n’a pu reproduire celles de Tesla pour des raisons pratiques, vu l’énormité de la puissance de l’installation de ce dernier. Ces textes sont malheureusement en allemand le plus souvent et mon niveau dans cette langue est bien trop léger…Ceci étant, des brevets ont été déposés par Tesla sur la transmission d’électricité sans fil et il a semble-t-il effectivement plusieurs fois clamé avoir observé des vitesses d’ondes (dans ces expériences ou dans celles qu’il captait de l’espace) bien supérieures à celle de la lumière…

  29. Pour la petite histoire économique Tesla aurait pu devenir milliardaire car Westinghouse, son principal soutien lui a proposé un pourcentage sur chaque kilowatt produit grâce aux alternateurs de son invention. Le physicien refusa cela pouvait mettre en péril l’entreprise de son ami indéfectible : http://fr.wikipedia.org/wiki/Westinghouse.

    Autre support qui, lui, l’abandonna lorsqu’il émit le projet de distribuer gratuitement le courant à la terre entière, JohnPierpont Morgan, hé oui le fondateur de la fameuse banque J.P. Morgan encore à l’oeuvre de nos jours… « Manque de chance pour lui, JP Morgan devait lui couper les fonds, ne lui laissant pas le temps de finir complètement sa première tour. Comme l’explique Margaret Cheney au NY Times, Tesla avait mal jugé JP Morgan, qui n’avait aucunement l’intention, je cite, de “transmettre de l’électricité gratuite aux zoulous et aux pygmées” ». http://tomroud.com/2009/05/08/il-faut-sauver-le-tesla-lab/

    Que le monde terrestre est petit ! 🙂

    Allez vive la poésie et la science.

  30. Si en 1905 Albert Einstein pense que l’existence de l’éther n’est pas utile pour expliquer la théorie de la relativité, il changera d’avis et le fera savoir tout au long de sa carrière.

    Pourtant de nombreux physiciens se sont arrêtés à sa déclaration de 1905. Bien sûr, sa manière de voir l’éther comme tous ceux qui s’y sont intéressés avant lui était personnelle.

    Le texte le plus représentatif de la conception qu’Albert Einstein avait de l’éther est celui d’une conférence donnée à l’Université de Leyde le 5 mai 1920, traduite par son ami M. Solovine, retranscrite intégralement ci-dessous pour une meilleure lisibilité :

    L’ÉTHER ET LA THÉORIE DE LA RELATIVITÉ

    Comment les physiciens arrivent-ils à admettre, à côté de l’idée de la matière pondérable, obtenue par abstraction de la vie journalière, l’idée de l’existence d’une autre matière, de l’éther ? On en trouve la raison bien certainement dans les phénomènes qui ont donné lieu à la théorie des forces agissant à distance et dans les propriétés de la lumière qui ont conduit à la théorie ondulatoire. Nous allons consacrer à ces deux sujets un bref examen.

    La pensée non exercée aux recherches physiques ne sait rien de forces agissant à distance. Quand on essaie d’établir un enchaînement causal entre les expériences faites sur les corps, il semble d’abord qu’il n’y ait pas d’autre action réciproque que celle par contact immédiat, par exemple : translation de mouvement par choc, pression ou traction, échauffement ou combustion mise en action par une flamme etc.

    Certes, dans l’expérience journalière, la pesanteur, c’est à dire une force agissant à distance joue un rôle important.

    Mais comme dans l’expérience journalière la pesanteur nous apparaît comme quelque chose de constant, qui n’est point lié à une cause variable avec l’espace et le temps, nous n’imaginons aucunement dans la vie quotidienne une cause pour la pesanteur, et sa faculté d’agir à distance ne se présente par conséquent pas à notre conscience. C’est seulement par la théorie de la gravitation de Newton qu’une cause fut établie pour la pesanteur, celle-ci étant considérée comme une force agissant à distance et provenant de masses. La théorie de Newton marque bien le pas le plus considérable qui ait jamais été réalisé par l’esprit humain dans son effort d’établir un enchaînement causal entre les phénomènes de la nature.

    Et cependant cette théorie engendra chez les contemporains de Newton un vif malaise, parce qu’elle semblait être en contradiction avec ce principe, découlant d’autres expériences, que l’action réciproque ne peut avoir lieu que par contact et nullement par l’action à distance sans milieu intermédiaire.

    Le désir de connaître inhérent à l’homme ne supporte qu’avec répugnance un tel dualisme. Comment pouvait-on sauver la conception unitaire des forces de la nature ? Ou bien on pouvait essayer de concevoir que les forces, qui se présentent à nous comme agissant par contact, agissent également à distance, distance bien entendu, très petite – et c’est ce chemin qu’ont suivi de préférence les successeurs immédiats de Newton qui étaient sous le charme de sa doctrine – ou bien on pouvait admettre que les forces agissant à distance de Newton ne sont telles qu’en apparence, et qu’en réalité elles sont transportées par un milieu qui pénètre tout l’espace, c’est à dire soit par des mouvements, soit par la déformation élastique de ce milieu. C’est ainsi que l’effort d’établir l’unité dans notre conception de la nature des forces conduit à l’hypothèse de l’éther. Celle-ci n’apporta, tout d’abord, à la théorie de la gravitation et à la physique en général aucun progrès, de sorte qu’on s’était habitué à considérer la loi des forces de Newton comme un axiome irréductible. Mais l’hypothèse de l’éther jouait toujours un rôle dans la pensée des physiciens quoique ce rôle ait été la plupart du temps purement latent.

    Lorsque dans la première moitié du XIX ème siècle, on s’aperçut de la ressemblance très grande qui existe entre les propriétés de la lumière et celles des ondes élastiques dans les corps pondérables, l’hypothèse de l’éther gagna un nouvel appui.

    Il sembla indubitable que la lumière doit être considérée comme un processus vibratoire d’un milieu élastique et inerte, qui remplit tout l’espace de l’univers. Il sembla encore suivre avec nécessité de la polarisation de la lumière que ce milieu, l’éther, doit posséder les caractères d’un corps solide car ce n’est que dans un corps pareil et non pas dans un fluide, que les ondes transversales sont possibles. On devait aboutir ainsi à la théorie de l’éther lumineux quasi rigide, dont les parties ne peuvent effectuer d’autres mouvements les unes par rapport aux autres que les petits mouvements de déformation qui correspondent aux ondes lumineuses.

    Cette théorie, appelée aussi théorie de l’éther lumineux immobile, trouva de plus un appui solide dans l’expérience fondamentale de Fizeau, qui était aussi d’une grande importance pour la théorie de la relativité restreinte, et dont on était obligé de conclure que l’éther lumineux ne prend point part au mouvement des corps. Le phénomène de l’aberration était également favorable à la théorie de l’éther quasi rigide.

    L’évolution de la théorie de l’électricité, dans la voie tracée par Maxwell et Lorentz, amena un changement singulier et inattendu dans l’évolution de nos conceptions concernant l’éther. Pour Maxwell lui-même, l’éther était encore une chose douée de propriétés purement mécaniques, quoique ces propriétés aient été d’un genre beaucoup plus complexes que celles des corps solides tangibles. Mais ni Maxwell ni ses successeurs ne réussirent à imaginer un modèle mécanique pour l’éther, capable de fournir une interprétation mécanique satisfaisante des lois du champ électromagnétique de Maxwell.

    Les lois étaient claires et simples, les interprétations mécaniques lourdes et contradictoires. Les théoriciens de la physique s’adaptèrent presque insensiblement à cet état de chose, qui était bien affligeant pour leur point de vue mécanique, surtout sous l’influence des recherches électrodynamiques de Heinrich Hertz. Tandis qu’ils exigeaient jadis d’une théorie définitive de satisfaire à tout avec les notions fondamentales appartenant exclusivement à la mécanique – telles que densité de masses, vitesses, déformations et forces de pression – ils s’habituèrent petit à petit à admettre, à côté des notions mécaniques fondamentales, des champs de force électriques et magnétiques comme notions fondamentales, sans demander qu’on en donne une interprétation mécanique. Et c’est ainsi que la conception purement mécanique de la nature fut peu à peu abandonnée. Mais ce changement conduisit à un dualisme dans les principes qui, à la longue, devint intolérable. Pour lui échapper, on essaya inversement de réduire les principes mécaniques aux principes électriques, étant donné surtout que les expériences faites sur les rayons – et les rayons cathodiques de grande vitesse ont fortement ébranlé la confiance en la validité rigoureuse des équations mécaniques de Newton.

    Chez H. Hertz, ce dualisme se montre sans aucune atténuation. La matière apparaît chez lui non seulement comme substratum des vitesses, de l’énergie cinétique et des forces de pression mécaniques, mais aussi comme substratum des champs électromagnétiques. Mais comme de pareils champs se manifestent aussi dans le vide – c’est à dire dans l’éther libre – l’éther apparaît aussi comme substratum de champs électromagnétiques. Il est de tous points semblable à la matière pondérable et occupe le même rang qu’elle. Dans la matière, il prend part aux mouvements de celle-ci et possède partout dans l’espace vide une vitesse, de sorte que la vitesse de l’éther est distribuée de façon continue dans tout l’espace. En principe, l’éther de Hertz ne se distingue en rien de la matière pondérable, qui est composée en partie d’éther.

    La théorie de Hertz n’avait pas seulement le défaut d’attribuer à la matière et à l’éther, d’une part, des propriétés mécaniques, et, d’autre part, des propriétés électriques, qui n’ont entre elles aucune liaison logique, mais elle était aussi en contradiction avec le résultat de l’importante expérience de Fizeau sur la vitesse de propagation de la lumière dans des fluides en mouvement, et d’autres résultats solides obtenus par l’expérience.

    Les choses en étaient là lorsque H. A. Lorentz intervint. Par une merveilleuse simplification des fondements théoriques, il est arrivé à établir l’accord entre la théorie et l’expérience. Il réalisa ce progrès de la théorie de l’électricité – le plus considérable depuis Maxwell – en dépouillant l’éther de ses propriétés mécaniques, et la matière de ses propriétés électromagnétiques. Non seulement dans l’espace vide, mais aussi à l’intérieur des corps matériels, l’éther seul, et non pas la matière atomique est le siège des champs électromagnétiques. Les particules élémentaires de la matière sont, d’après Lorentz, seules capables d’effectuer des mouvements ; leur action électromagnétique réside uniquement en ceci qu’elles portent des charges électriques. Lorentz réussit ainsi à réduire toute action électromagnétique aux équations des champs dans le vide établies par Maxwell.

    En ce qui concerne la nature mécanique de l’éther de Lorentz, on peut dire plaisamment que l’immobilité est la seule propriété mécanique que Lorentz lui a encore laissé. On peut ajouter que tout le changement opéré par la théorie de la relativité restreinte dans la conception de l’éther consistait en ceci, qu’elle dépouillât l’éther de sa dernière propriété mécanique, c’est à dire de l’immobilité. Nous allons montrer tout de suite comment cela doit être entendu.

    La théorie du champ électromagnétique de Maxwell – Lorentz a servi de modèle à la théorie d’espace-temps et à la cinématique de la théorie de la relativité restreinte. Cette théorie satisfait par conséquent aux conditions de la théorie de la relativité restreinte, mais elle reçoit, quand on l’envisage au point de vue de la dernière, un aspect nouveau. Soit K un système de coordonnées, par rapport auquel l’éther de Lorentz se trouve au repos. Les équations de Maxwell – Lorentz restent tout d’abord valables par rapport à K. Mais, d’après la théorie de la relativité restreinte les mêmes équations restent valables dans le même sens par rapport à tout nouveau système de coordonnées K’ qui se trouve dans un mouvement de translation uniforme par rapport à K. Il se pose maintenant la question troublante : pourquoi faut-il que je donne en théorie au système K auquel les systèmes K’ sont physiquement tout à fait équivalents, une préférence marquée, en supposant que l’éther se trouve en repos par rapport à lui ? Une telle asymétrie dans l’édifice théorique, à laquelle ne correspond aucune asymétrie dans le système des expériences, est insupportable pour le théoricien. Il me semble que l’équivalence physique entre K et K’, si elle n’est pas logiquement irréconciliable avec la supposition que l’éther est immobile par rapport à K et en mouvement par rapport à K’, ne s’accommode cependant pas bien avec elle.

    Le point de vue qu’on pouvait, au premier abord, adopter en face de cet état de choses semblait être le suivant : l’éther n’existe point du tout. Les champs électromagnétiques ne représentent pas des états d’un milieu, mais sont des réalités indépendantes, qui ne peuvent être réduites à rien d’autre et qui ne sont liées à aucun substratum, exactement comme les atomes de la matière pondérable. Cette conception s’impose d’autant plus que, selon la théorie de Lorentz, le rayonnement électromagnétique porte avec soi le pouvoir d’impulsion et de l’énergie, comme la matière pondérable, et parce que, d’après la théorie de la relativité restreinte, la matière et le rayonnement ne sont tous les deux que des formes particulières de l’énergie éparse. La masse pondérable perd ainsi sa position privilégiée et n’apparaît que comme une forme particulière de l’énergie.

    Une réflexion plus attentive nous apprend pourtant que cette négation de l’éther n’est pas nécessairement exigée par le principe de la relativité restreinte. On peut admettre l’existence de l’éther, mais il faut alors renoncer à lui attribuer un état de mouvement déterminé, c’est à dire il faut le dépouiller par l’abstraction de son dernier caractère mécanique que Lorentz lui a encore laissé. Nous verrons plus tard que cette façon de voir – dont la possibilité logique sera rendue tout à l’heure plus évidente par une comparaison quelque peu boiteuse – est justifiée par les résultats de la théorie de la relativité générale.

    Qu’on imagine des ondes à la surface de l’eau. Ce phénomène peut donner lieu à deux descriptions tout à fait différentes. On peut d’abord suivre comment la surface ondulatoire, qui forme la limite entre l’eau et l’air, change avec le temps et l’on peut aussi – à l’aide par exemple de petits corps flottants – suivre comment la position de chaque particule d’eau change avec le temps. Mais s’il n’y avait pas de tels petits corps flottants nous permettant de suivre le mouvement des particules du fluide, et qu’en général on n’observait dans tout ce phénomène que le changement de position de l’espace occupé par l’eau – lequel changement s’effectue dans le temps – nous n’aurions alors aucun motif d’admettre que l’eau est composée de particules mobiles. Mais nous pourrions quand même la considérer comme milieu.

    Quelque chose de semblable se présente dans le champ électromagnétique. Car on peut se représenter le champ comme étant constitué de lignes de force. Si l’on veut considérer ces lignes de force comme quelque chose de matériel dans le sens habituel, on est tenté de considérer les phénomènes dynamiques comme phénomènes de mouvement de ces lignes de force, de sorte que chaque ligne de force pourrait être suivie dans le temps. Mais il est bien connu qu’une telle façon de voir conduit à des contradictions.

    En généralisant, nous pouvons dire : on peut imaginer des objets physiques étendus où la notion de mouvement ne trouve aucune application. Ils ne doivent pas être conçus comme étant constitués de particules, dont chacune pourrait être suivie dans le temps.

    Dans le langage de Minkowski, ceci s’exprime de la façon suivante : on ne peut pas regarder chaque objet étendu, dans l’univers à quatre dimensions , comme étant composé de fils cosmiques. Le principe de la relativité restreinte nous interdit de considérer l’éther comme constitué de particules qu’on peut suivre dans le temps ; mais l’hypothèse de l’éther comme telle ne contredit pas la théorie de la relativité restreinte. Il faut seulement se garder d’attribuer à l’éther un état de mouvement.

    Certes, du point de vue de la relativité restreinte, l’hypothèse de l’éther apparaît tout d’abord comme une hypothèse vide. Dans les équations des champs électromagnétiques, ne se présentent, outre les densités des charges, que les intensités des champs. L’action des phénomènes électromagnétiques dans le vide semble complètement déterminée par cette loi interne, sans être influencée par d’autres grandeurs physiques. Les champs électromagnétiques apparaissent comme des réalités ultimes et irréductibles et il semble, au premier abord, superflu de postuler un éther homogène et isotrope dont ces champs devraient être considérés comme représentant les états.

    Mais on peut, d’autre part, alléguer en faveur de l’hypothèse de l’éther un argument important. Nier l’éther, signifie en dernier lieu qu’il faut supposer que l’espace vide ne possède aucune propriété physique. Or, les faits fondamentaux de la mécanique ne se trouvent pas d’accord avec cette conception. L’état mécanique d’un système de corps qui flottent librement dans l’espace vide dépend, non seulement de ses positions relatives ( distance) et de ses vitesses relatives, mais encore de son état de rotation qui, du point de vue physique, ne peut pas être conçu comme un caractère appartenant au système en soi. Pour concevoir la rotation du système comme quelque chose de réel, ne fût-ce qu’au point de vue formel, Newton a objectivé l’espace. Par le fait qu’il place son espace absolu parmi les objets réels, la rotation par rapport à l’espace absolu devient aussi une réalité. Newton aurait pu aussi appeler son espace absolu éther ; ce qui importe principalement, c’est de supposer comme réel, à côté des objets accessibles à l’observation, un objet qui est inaccessible, afin de pouvoir regarder l’accélération ou la rotation comme quelque chose de réel.

    Il est vrai que Mach, pour échapper à la nécessité de supposer une réalité inaccessible à l’observation, s’efforça d’introduire en mécanique, à la place de l’accélération par rapport à l’espace absolu, l’accélération moyenne par rapport à la totalité des masses de l’univers. Mais la force d’inertie envers l’accélération relative de masses éloignées suppose une action à distance sans milieu intermédiaire. Et comme les physiciens modernes ne se croient pas en droit d’accepter une action pareille, il aboutit par cette conception aussi à l’éther, qui est destiné à transmettre les effets de l’inertie. Mais cette notion de l’éther, à laquelle conduit la façon de voir de Mach, se distingue essentiellement de l’éther tel qu’il a été conçu par Newton, Fresnel et H. A. Lorentz. Cet éther de Mach ne détermine pas seulement l’état des masses inertes mais est lui-même déterminé par elles.

    La pensée de Mach reçoit son plein épanouissement dans l’éther de la théorie de la relativité générale. D’après cette théorie, les propriétés métriques du continuum spatio-temporel sont différentes dans l’entourage de chaque point spatio-temporel et conditionnées par la matière qui se trouve en dehors de la région considérée. Ce changement spatio-temporel des relations entre les règles et les horloges, ou la conviction que l’espace vide n’est physiquement ni homogène ni isotrope – ce qui nous oblige à représenter son état par dix fonctions, les potentiels de gravitation g µv – ces faits, dis-je, ont définitivement écarté la conception que l’espace serait physiquement vide. Par là, la notion de l’éther a de nouveau acquis un contenu précis, contenu certes qui diffère notablement de celui de l’éther de la théorie ondulatoire mécanique de la lumière. L’éther de la théorie de la relativité générale est un milieu privé de toutes les propriétés mécaniques et cinématiques, mais qui détermine les phénomènes mécaniques (et électromagnétiques).

    Ce qu’il y a de particulièrement nouveau dans l’éther de la théorie de la relativité générale, quand on le compare à l’éther de Lorentz, consiste en ceci que l’état du premier est déterminé, en chaque lieu, par des connexions avec la matière qui obéissent à certaines lois, et par l’état de l’éther des lieux voisins sous forme d’équations différentielles, tandis que l’état de l’éther de Lorentz, en l’absence de champs électromagnétiques, n’est déterminé par rien en dehors de lui et est partout le même.

    L’éther de la théorie de la relativité générale peut être ramené par la pensée à celui de Lorentz, si l’on remplace les fonctions spatiales qui servent à le décrire, par des constantes, et si l’on fait abstraction des causes qui déterminent son état. On peut, par conséquent, aussi, dire que l’éther de la théorie de la relativité générale a été déduit de celui de Lorentz par le procédé relativiste.

    Sur le rôle que le nouvel éther est appelé à jouer dans la conception du monde physique de l’avenir, nous ne sommes pas encore fixés. Nous savons qu’il détermine les relations métriques dans le continuum spatio-temporel, par exemple, les possibilités de configuration des corps solides ainsi que les champs de gravitation ; mais nous ne savons pas s’il joue un rôle essentiel dans la formation des particules élémentaires de l’électricité qui constitue la matière. Nous ne savons pas non plus si sa structure ne diffère essentiellement de celle de l’éther de Lorentz que dans le voisinage de masses pondérables, et si la géométrie des espaces de dimensions cosmiques est approximativement euclidienne. Mais nous pouvons affirmer, en nous basant sur les équations relativistes de la gravitation, qu’un écart de la forme euclidienne doit se manifester dans les espaces de dimensions cosmiques, toutes les fois qu’une densité positive moyenne de la matière, si réduite soit-elle, existe dans le monde. Dans ce cas, l’univers spatial doit avoir nécessairement des bornes et être de grandeur finie, grandeur qui est déterminée par la valeur de cette densité moyenne.

    Si nous considérons le champ de gravitation et le champ électromagnétique du point de vue de l’hypothèse de l’éther, il existe en principe entre les deux une différence notable. Aucun espace, et aussi aucune partie de l’espace, sans potentiel de gravitation, car ceux- ci lui confèrent ses propriétés métriques, sans lesquelles il ne pourrait en aucune façon être conçu. L’existence du champ de gravitation est intimement liée à l’existence de l’espace. On peut, par contre, très bien imaginer une partie de l’espace sans champ électromagnétique. Le champ électromagnétique, à l’opposé du champ de gravitation, ne semble par conséquent être lié à l’éther que d’une façon accessoire, pour ainsi dire, étant donné que la nature formelle du champ électromagnétique n’est encore nullement déterminée par celle de l’éther gravifique. D’après l’état actuel de la théorie, on dirait que le champ électromagnétique est basé, par rapport au champ de gravitation, sur un motif formel complètement nouveau et que la nature, au lieu de douer l’éther gravifique de champs du type électromagnétiques, aurait pu aussi bien le douer de champs d’un type tout à fait différent, par exemple de champs de potentiel scalaire.

    Et comme, d’après nos conceptions actuelles, les particules élémentaires de la matière ne sont autre chose dans leur essence que des condensations du champ électromagnétique, notre représentation actuelle du monde reconnaît deux réalités, qui, tout en étant liées par la connexion causale, sont logiquement tout à fait séparées l’une de l’autre : ce sont l’éther gravifique et le champ électromagnétique, ou, comme on pourrait les appeler encore, l’espace et la matière.

    Ce serait naturellement un progrès considérable, si l’on réussissait à réunir en une représentation unique le champ de gravitation et le champ électromagnétique. C’est alors seulement que l’ère de la physique théorique, inaugurée par Faraday et Maxwell, aboutirait à un résultat satisfaisant. Alors l’opposition éther – matière s’évanouirait et toute la physique représenterait, au moyen de la théorie de la relativité générale, le même système cohérent d’idées que la géométrie, la cinématique et la théorie de la gravitation. Un essai extrêmement ingénieux a été tenté dans ce sens par le mathématicien H. Weyl ; je ne crois pas cependant que sa théorie puisse se maintenir en face de la réalité. Nous ne devons pas en outre, en pensant au proche avenir de la physique théorique, écarter sans autre façon la possibilité que les faits accumulés par la théorie des quanta pourraient dresser, devant la théorie du champ, des limites infranchissables.

    En résumant, nous pouvons dire : d’après la théorie de la relativité générale, l’espace est doué de propriétés physiques ; dans ce sens, par conséquent un éther existe. Selon la théorie de la relativité générale, un espace sans éther est inconcevable, car non seulement la propagation de la lumière y serait impossible, mais il n’y aurait même aucune possibilité d’existence pour les règles et les horloges et par conséquent aussi pour les distances spatio-temporelles dans le sens de la physique. Cet éther ne doit cependant pas être conçu comme étant doué de la propriété qui caractérise les milieux pondérables, c’est à dire comme constitué de parties pouvant être suivies dans le temps : la notion de mouvement ne doit pas lui être appliquée.

    L’édition originale de ce cette conférence, disponible à la bibliothèque de Beaubourg à Paris, est sortie chez Gauthier-Villars et Cie en 1921. Il est suivi d’un discours intitulé « La géométrie et l’expérience » prononcé à l’Académie des Sciences de Berlin le 27 janvier 1921.

    1. Juste une remarque sur les forces à distance: on les explique aujourd’hui par des particules vecteurs qui les « transportent », ainsi le photon « transporte » le champ et donc la force électromagnétique, et le graviton « transporte » le champ de gravitation alors que Newton n’en dit rien. Mais ces forces à distance n’en restent pas moins des forces à distance, qu’on fournisse ou non une explication de leur mode d’action à distance. Je dis ça, rapport à un contre-sens énorme… En physique, on est très fort pour pondre des modèles mathématiques à la pelle, mais dès qu’on utilise le français, c’est tout et n’importe quoi. On se contente d’explications vagues et floues que les épigones reprennent bêtement en croyant comprendre.

    2. Merci interobjectif ! J’ai enfin trouvé le temps de lire tout le texte, très, très intéressant. La chute m’a fait une sacrée surprise, je ne savais pas que le grand Einstein était arrivé à la conclusion que « l’ether existe ». Son raisonnement se comprend assez facilement : puisque les déformations de l’espace-temps dûs à la gravitation sont une réalité physique, et pas seulement un effet des mesures, elles impliquent l’existence d’un substrat déformable, que l’on peut nommer éther. Ce n’est pas incompatible avec le fait qu’on ne puisse pas lui attribuer un état de mouvement. Cependant, puisqu’il est dit par ailleurs que l’univers se dilate, la question se pose de savoir comment l’éther se dilaterait aussi.

      In fine, je ne suis pas sûr que la science nous aide vraiment à comprendre les questions fondamentales. Avant elle, l’idée d’un univers « infiniment grand » était vague mais parfaitement comprise et acceptée. En touchant à ses limites, on invalide les anciennes réponses sans pour autant répondre de façon satisfaisante aux nouvelles. Probablement parce que l’on touche aussi aux limites de la langue.

    3. Ce texte est pour moi une véritable découverte tant j’aurais juré qu’Einstein avait renoncé à l’ether en 1905 et une bonne fois pour toutes, avec Poincaré et Langevin.
      Merci à interobjectif de l’avoir publié ici.

  31. Bonjour,

    A. Einstein a été bien intuitif de ne pas s’être inspiré de cette expérience dite cruciale : elle est fausse.

    En effet, rien ne prouve qu’au moment de l’expérience, la vitesse de la Terre n’était pas nul dans un autre référenciel, par exemple, le centre galactique.

    De plus, ce qui est valable « localement » ne peut pas être généralisé, ni appliqué « ailleurs » sans revérifier les conditions de cet « ailleurs ».

    Pour ce qui est de l’Ether, pour A. Einstein, il rejoint Dieu, rangé aver le rasoir d’Occam.

    Pour ce qui est de la vulgarisation scientifique, cf : http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/philosophie/d/la-science-serait-elle-incommunicable_914/c3/221/p1/

    B.

    1. rien ne prouve qu’au moment de l’expérience, la vitesse de la Terre n’était pas nulle dans un autre référenciel, par exemple, le centre galactique.

      Bien vu! Cette objection à la pertinence de l’expérience de Michelson/Morley suffit à montrer l’impossibilité pratique de mettre en évidence un référentiel universel, indépendamment des aspects conceptuels que discute Paul Jorion.

    2. On peut supposer, sans risque, qu’a l’époque de ces expériences « cruciales » répétées et re répéteés les scientifiques en traque de l’éther aient pu imaginer la possible fixité de la terre par rapport à l’éther, croire que cette hypothese aient pu leur échapper revient à les prendre collectivement pour des imbéciles. J’extrais ce qui suit d’internet:
       » Michelson et Morley (1887)
      À leur époque on croyait que la lumière avait besoin d’un médium pour voyager. On proposa l’existence de l’éther. Le but de l’expérience de Michelson et Morley était de déterminer si la terre se déplaçait dans l’éther. On peut calculer la vitesse de rotation de la terre autour du soleil à partir du rayon de son orbite. Du temps pour faire un tour, soit un an, on calcul sa vitesse tangentiel de 30 km/s et à cela on ajoute la vitesse de rotation de .5 km/s.* Si l’éther existe, il est impensable qu’il soit lié à la Terre. A la limite, on peut admettre une immobilité accidentelle, à un instant donné, de la Terre par rapport à  » l’éther  » mais elle ne saurait se maintenir dans le temps. »

      « Ne saurait se maintenir dans le temps » est aussi crucial que l’expérience elle méme, les idées de Copernic et de Mach impliquent la rédaction qui précede.

    3. J’ajoute que tous les observatoires qui enregistrent les émissions spectrales d’étoiles ou de galaxies depuis les années 30, n’ont jamais constatés dans le domaine optique des signatures spectrales à 6 mois d’intervalle, cela aurait été publié au titre des anomalies perturbatrices de l’arpentage cosmologique.

      Il n’en demeure pas moins que le texte produit par interobjectif de la conférence d’Einstein de 1920 à Leyde, est capital car l’auteur de la relativité génerale explicite un nécessaire « Ether » pour sa théorie, j’avoue n’avoir pas vraiment compris pourquoi cette nécessité s’imposa à Einstein, mais j’en prends acte.

      A mon sens, ce ne serait pas la topologie géométrique riemannienne de l’espace temps, mais plutot le formalisme des champs de gravitation…………. en écrivant cela je prends un joker , je dis peut etre une bétise ?

  32. La relativité fait toujours délirer beaucoup de gens car il est vrai que c’est incompréhensible (tout comme l’attraction des corps à distance pour Newton) et semble même contradictoire conceptuellement (ce qui excite notre imagination) mais la formule est bien vérifiée expérimentalement.

    La « suppression de l’éther » consiste simplement à se fier à une formule qui marche, tout comme Newton renonçait à toute hypothèse sur l’origine de la force gravitationnelle (Hypotheses non fingo). Il est vrai que l’éther revient par la bande, d’abord comme champ (il n’y a pas d’espace dépourvu de champ ni d’énergie du vide), ensuite comme géométrie de l’espace-temps. Aujourd’hui, c’est le champ de Higgs très hypothétique qui ferait office d’éther. Il y a quand même de grandes différences avec l’éther initial mais la question qui me semble à moi insoluble, c’est comment pourrait-il y avoir vibration s’il n’y a pas un substrat qui vibre ? Je ne prétends pas avoir des réponses qui sont débattues par beaucoup plus compétents que moi. En tout cas, la science a toujours été cumulative, la science précédente n’étant pas annulée dans ses résultats mais transformée dans ses conceptions. Aucun espoir donc de réfuter Einstein, pas plus qu’il ne réfutait Newton, on peut juste les compléter, les dépasser en élargissant leur champ.

    Les changements de paradigme sont bien conceptuels mais dans une dialectique (historique) avec l’expérience. Ce pourquoi on ne peut accepter le conventionalisme de Poincaré un peu trop kantien. La représentation newtonienne n’est pas simplement plus pratique que celle de Ptolémée, elle manifeste une force physique. De même, si la représentation holographique de l’univers confirme sa pertinence, il ne faut pas y voir une simple astuce mathématique comme on le prétend mais bien une réalité physique (encore plus incompréhensible!).

    1. J’apprécie beaucoup. Ajoutons seulement, à propos de l’éther, que c’est d’abord sur le plan épistémologique qu’il pose un problème, au demeurant cocasse. Car c’est une coquille vide susceptible de contenir tout ce qu’on veut: le champ de Higgs, « de la déformation d’espace » comme le dit bruno ci-dessus, l’énergie du vide, la matière noire,… Manifestement, la méthode qui consiste à nommer quelque chose avant de l’avoir observée n’est pas très heureuse.

  33. Le mathématicien russe Grigori Perelman, qui a résolu l’un des problèmes mathématiques les plus difficiles posés au 20ème siècle, s’est vu offrir une récompense d’un million de dollars par l’Institut Clay du Massachussetts… qu’il a refusé.

    Pelerman, rétif aux honneurs et à l’argent, a résolu la conjecture de Poincaré, un problème de topologie portant sur les propriétés d’une sphère à trois dimensions formulé par le mathématicien français du même nom en 1904. Il avait publié ses travaux en 2002 et 2003 sur un site internet, mais il a dû attendre 2006 pour que la communauté scientifique reconnaisse officiellement la résolution de la conjecture de Poincaré. Pelerman avait déjà refusé la médaille Fields, la plus prestigieuse des récompenses scientifiques, suite à cette officialisation, expliquant simplement qu’il se sentait isolé de la communauté mathématique internationale.

    http://www.slate.fr/story/19061/Grigori-Perelman-genie-des-maths-million-de-dollars

  34. @tous ceux qui parlent du photon.

    Il faut étre tres prudent quant on désigne le « photon » comme la particule élementaire de lumiére et des ondes électromagnétiques. Quant on génere dans un laser (lumiere monochromatique, cohérente)un seul photon; cela signifie qu’on a réussi à produire à la fréquence du laser une bouffée minimale d’énergie électromagnétique d’énergie E= h.f mais en mème temps il s’agit d’une onde dont la longueur d’onde et la phase sont fixées. Si l’énergie de ce « photon » devait étre plus petite à la fréquence du laser il n’existerait pas. Ce grain d’énergie posséde certes un attribut ondulatoire, mais que signifie un GRAIN quant on parle d’énergie , il revient a Einstein en 1905 d’avoir introduit le concept de « photon » quant il a modélisé l’effet photo électrique.

    D’autre part cette pseudo particule est indissociable de l’électron par un couplage énergétique qui a lieu dans les orbitales atomiques d’un atome excité ou qui se relaxe (le rayonnement du corps noir par exemple )
    Mais l’électron lui est une particule élementaire a part entière.

    Personnellement je préfere le vocable de « pseudo particule »pour parler du photon.

  35. Qu’y a-t-il de commun entre l’énergie, les ondes de torsion, le temps et la conscience ? Réponse : L’éther ! Pressentie par les scientifiques depuis plus d’un siècle puis évacuée « par commodité » , ce substrat énergétique invisible a été mise en évidence dans les années 50 par l’astrophysicien russe Nikolai A. Kozyrev, l’un des chercheurs les plus controversés et censurés de l’époque soviétique. Une découverte qui rappelle combien la physique, pour avancer, ne peut faire l’économie de la métaphysique…

    En fait, jusqu’à la fin du XIXe siècle, les milieux scientifiques ne mettaient guère en doute l’existence de l’éther; il a fallu la cooptation, en 1887, de l’expérience de Michelson-Morley « prouvant » que pareille source cachée d’énergie n’existait pas, pour que cette question soit provisoirement abandonnée.
    Cependant, de nouveaux modèles cosmologiques impliquant une « matière sombre », une « énergie sombre », des « particules virtuelles », un « flux du vide », une « énergie du point zéro » et quelques autres, ont contraint les scientifiques occidentaux à reconsidérer l’hypothèse d’un substrat énergétique invisible dans tout l’univers. On en trouvera alors l’évocation dans la presse à grand tirage sous le terme de « médium quantique » et non pas, sous peine de ridicule, du politiquement incorrect « éther ».

    Les précurseurs
    L’une des premières démonstrations de l’existence de l’éther nous vient d’un physicien très respecté, le Dr Hal Puthoff, qui s’appuie sur des expériences du début du XXe siècle – avant qu’il ne soit question de mécanique quantique – destinées à vérifier s’il y a de l’énergie dans l’« espace vide ». Pour mettre cette hypothèse à l’épreuve en laboratoire, il fallait créer un espace complètement dépourvu d’air (un vide) et blindé avec du plomb contre toute radiation électromagnétique, c’est-à-dire une cage de Faraday.
    Ce vide était ensuite refroidi au zéro absolu, soit –273° C, température à laquelle s’arrête toute vibration de la matière, et donc toute production de chaleur. On s’aperçut alors qu’au lieu d’une absence totale d’énergie, il y en avait au contraire dans ce milieu une quantité énorme dont la source était complètement étrangère à l’électromagnétisme !
    Le Dr Puthoff définissait souvent ce phénomène comme un « chaudron effervescent » d’énergie de très grande ampleur. Étant donné que cette énergie était décelable au zéro absolu, elle fut nommée « énergie du point zéro » ou ZPE, et « vide physique » ou PV par les scientifiques russes.
    Des physiciens universellement reconnus tels que John Wheeler et Richard Feynman calculèrent que la quantité d’énergie du point zéro contenue dans un espace équivalant au volume d’une ampoule électrique suffirait à porter à ébullition tous les océans de la planète !
    De toute évidence, il ne s’agit pas d’une force faible invisible, mais d’une inimaginable source de puissance plus que suffisante pour assurer l’existence de toute la matière physique.
    Dans la nouvelle perspective scientifique ouverte par la théorie de l’éther, les quatre forces de base que sont la gravitation, l’électromagnétisme, la force nucléaire faible et la force nucléaire forte, apparaissent désormais comme des manifestations de la ZPE de l’éther.
    Le professeur M.T. Daniels a calculé que la densité de l’énergie gravitationnelle à la surface de la Terre égale 5,74 x 1010 t/m3 [tonnes par mètre cube] (n’oublions pas que, dans ce nouveau modèle, la gravitation n’est qu’une forme de l’éther). D’après les conclusions du professeur Daniels, si l’on soutire la quantité non négligeable de 100 kW de cette « énergie libre » du champ gravitationnel, on ne prélève qu’un tout petit 0,001 % de l’énergie disponible à cet endroit (voir New Energy News, juin 1994, p.4).
    À l’issue de ses propres recherches, l’inventeur serbe de génie Nikola Tesla conclut, en 1891, que l’éther « se comporte comme un fluide par rapport aux solides, et comme un solide par rapport à la lumière et la chaleur », et que « moyennant une fréquence et un voltage suffisants », on pouvait y avoir accès.

    Naissance de la temporologie
    Pendant l’hiver de 1951-52, le Dr Kozyrev commença ses incursions dans le monde de la physique exotique, entamant trente-trois années d’expérimentations étonnantes et controversées. Alors qu’il était en camp de concentration, il avait découvert la fréquence des structures spiralées d’énergie de la nature. Par sa « connaissance immédiate », il avait compris que cette énergie en spirale était en fait la véritable nature et manifestation du « temps ».
    Il lui était alors paru évident que le « temps », tel que nous le connaissons aujourd’hui, est bien plus qu’une simple mesure de durée. À partir de cette intuition, Kozyrev propose de réfléchir à l’origine du temps, à quelque chose de tangible et d’identifiable dans l’univers que nous pourrions associer au temps. Après réflexion, nous nous apercevons que le temps n’est finalement rien d’autre que du pur mouvement… en spirale. Nous savons que les tracés orbitaux de la Terre et du système solaire nous font parcourir dans l’espace des trajectoires spiralées complexes.
    Et voilà qu’aujourd’hui, l’université d’État de Moscou et la Fondation humanitaire russe, inspirées par le travail de Kozyrev, se livrent à des recherches actives dans le domaine de la « temporologie », ou science du temps. Il est dit sur leur site Internet : « Selon notre perception, la “nature” du temps est le mécanisme qui fait apparaître des changements et produit des renouvellements dans le monde. Comprendre la nature du temps, c’est désigner… un processus, un phénomène, un “véhicule” du monde matériel dont les propriétés correspondent à celles du temps ».
    À première vue, une telle conception du temps peut paraître étrange, car la chute d’un arbre dans votre jardin, par exemple, peut être attribuée à l’effet d’un vent violent, pas à « l’écoulement du temps ». Mais qu’est-ce qui fait souffler le vent ? On pourrait désigner comme responsable, au degré suivant, la rotation de la Terre sur son axe. Autrement dit, tout changement est causé par l’une ou l’autre forme de mouvement; sans mouvement, pas de temps.
    Plusieurs chercheurs, dont les comptes-rendus ont été publiés au sein de l’Institut russe de Temporologie, s’accordent à penser que si Kozyrev avait employé une terminologie plus scientifique, parlant de « vide physique » ou d’« éther » plutôt de que « temps », son travail aurait été mieux et plus vite compris.

    Une physique de la torsion
    En 1913, Einstein et Cartan posaient la base théorique de l’existence de champs de torsion; ils prédisaient qu’il y avait dans l’espace, suivant le lieu, des torsions dextrogyres ou lévogyres. Les découvertes ultérieures de la physique quantique confirmaient, concernant le « spin », que l’on peut observer des électrons à spin dextrogyre ou lévogyre. Tous les atomes et les molécules entretiennent des degrés variés d’équilibre entre les spin à droite et ceux à gauche.
    Il est généralement admis aujourd’hui que l’espace autour de la Terre, et peut-être autour de la galaxie entière, est animé d’un spin dextrogyre, c’est-à-dire que l’énergie est conduite en giration dans le sens horlogique tandis qu’elle se meut dans le vide physique.
    Selon D. Sciama et d’autres, des champs de torsion statiques sont créés à partir de sources giratoires d’où ne rayonne aucune énergie. Toutefois, dès qu’une source en rotation libère de l’énergie sous n’importe quelle forme, comme le Soleil ou le centre de la galaxie, et/ou qu’une source giratoire est animée de plus d’une forme de mouvements simultanés, telle une planète qui à la fois tourne sur son axe et gravite autour du Soleil, il se produit alors automatiquement une torsion dynamique. Ce phénomène permet aux ondes de torsion de se propager dans l’espace au lieu de demeurer en un lieu « statique ». Tout comme la gravitation ou l’électromagnétisme, les champs de torsion peuvent donc se déplacer dans l’univers.
    Kozyrev a également prouvé que ces champs se déplacent à des vitesses « supraluminiques » (plus vite que la lumière). Or, s’il existe une impulsion qui se déplace à travers le tissu de l’espace-temps à des vitesses supraluminiques et indépendamment de la gravité et de l’électromagnétisme, nous nous trouvons devant une découverte capitale en physique, car cela implique que le « vide physique », c’est-à-dire l’« éther » existe effectivement.

    De la matière à la conscience
    Les expériences du Dr Kozyrev ont débuté en 1950 et ont bénéficié, à partir de 1970, de l’assistance du Dr V.V. Nasonov pour la standardisation des méthodes de laboratoire et des analyses statistiques des résultats. Des détecteurs utilisant les rotations et les vibrations furent conçus et construits pour réagir à la présence du champ de torsion, que Kozyrev appelait « le flux du temps ».
    Il importe de rappeler que ces expériences ont été menées dans les conditions les plus rigoureuses, reproduites des centaines, voire, des milliers de fois et consignées avec tous les détails mathématiques. Ces rapports ont fait l’objet d’arbitrages par des comités de lecture et d’autres chercheurs de renom ont obtenu indépendamment les mêmes résultats.
    Au fil des années, il s’est avéré que tous les processus énumérés ci-après ont engendré en laboratoire un « flux temporel » d’ondes de torsion provoqué par les formes diverses de perturbation de la matière : la déformation d’un objet physique; la rencontre d’un jet d’air avec un obstacle; le fonctionnement d’un sablier; l’absorption de la lumière; la friction; la combustion; l’intervention d’un observateur, telle qu’un mouvement de tête; le chauffage ou le refroidissement d’un objet; le changement d’état d’une substance (du solide au liquide, du liquide au gazeux, etc.); la dissolution et le mélange de substances; le flétrissement d’une plante; la radiation non lumineuse d’objets astronomiques; et même les variations soudaines de la conscience humaine. Hormis le surprenant dernier point de cette énumération, nous voyons que chaque processus de perturbation de la matière, provoquant l’absorption ou le rejet d’une infime quantité de « fluide » éthérique, ce que Kozyrev explique à travers l’analogie de l’éponge immergée : si nous modifions la structure de l’éponge par une pression, une rotation ou une vibration, elle va céder une partie de son eau à l’environnement.

    L’analogie de l’éponge :
    Pour nous permettre de suivre son raisonnement, Dr N.A. Kozyrev nous invite à visualiser tous les objets physiques de l’univers comme des éponges plongées dans l’eau. Nous supposons qu’elles ont été immergées suffisamment longtemps pour être complètement saturées d’eau. À partir de là, nous pouvons, par un moyen mécanique très simple, augmenter ou diminuer le volume d’eau contenu dans les éponges.
    1. Diminuer : si une éponge immergée saturée est pressée, refroidie ou mise en giration, une partie de l’eau qu’elle contient est libérée dans son voisinage et la masse de l’éponge diminue. Si nous cessons toute action sur l’éponge, la pression sur les millions de petits pores est relâchée et elle se remet à absorber de l’eau en gonflant pour recouvrer sa masse au repos initiale.
    2. Augmenter : nous pouvons également pomper de l’eau sous pression dans l’éponge, par exemple en la chauffant (ce qui est une vibration), ce qui provoque la dilatation de certains pores qui absorbent plus d’eau qu’ils ne contiennent normalement. Ici à nouveau, si nous mettons fin à la pression, l’éponge libère naturellement l’excès d’eau et retourne à sa masse au repos initiale.
    Bien que cela puisse paraître impossible, Kozyrev démontre qu’en secouant, en faisant tourner, en chauffant, en refroidissant, en faisant vibrer ou en brisant des objets physiques, leur poids augmente ou diminue dans des valeurs certes infinitésimales, mais mesurables… ce qui prouve que le vide n’existe pas !

    Kozyrev a montré que les champs de torsion pouvaient être absorbés, masqués et parfois réfléchis. Par exemple, les molécules fortement dextrogyres, comme le sucre, peuvent masquer les effets de torsion; tandis que celles à prédominance lévogyre, comme la térébenthine, les renforcent. Le chercheur a observé également qu’en présence de ce flux d’énergie, les objets rigides et non élastiques changent de poids, tandis que les objets flexibles, élastiques, changent d’élasticité ou de viscosité. Il a montré aussi que le poids d’une toupie en giration change si elle subi une vibration, un réchauffement ou un refroidissement ou si on y fait passer un courant électrique. Les recherches russes subséquentes établirent aussi que le film de polyéthylène ordinaire constitue un masque efficace des ondes de torsion et ces propriétés furent utilisées dans une variété d’expériences dont certaines sont relatées par le Dr Alexandre Frolov.

    Ondes torsion et émotion
    Plus remarquable encore, le Dr Kozyrev et d’autres scientifiques ont démontré à de nombreuses reprises qu’une forte énergie émotionnelle était susceptible de provoquer une réaction à distance mesurable, et c’est là qu’interviennent nos concepts sur les phénomènes du psychisme et de la conscience.
    Ces concepts ont pris une importance spectaculaire au moment des événements du 11 Septembre 2001. Dean Radin et son équipe de l’Institut des sciences noétiques ont pu mesurer un formidable changement dans le comportement des générateurs informatiques de nombres aléatoires pendant la période encadrant l’attaque, tant immédiatement avant celle-ci qu’après (pour en savoir plus : http://noosphere.princeton.edu/fristwall.french.html ).
    Les données attestent qu’autour du 11 Septembre, un changement de la conscience globale de l’humanité a agi sur l’énergie électromagnétique des circuits informatiques dans le monde entier et particulièrement à mesure que l’on s’approchait de l’Amérique du Nord. Cela laisse supposer que les ondes de torsion et la conscience sont fondamentalement des manifestations identiques d’une énergie « intelligente ».

    Kozyrev, astronome maudit puis réhabilité

    Nikolai Aleksandrovich Kozyrev (1908-1983) est peu connu du monde occidental. Pourtant, loin d’être un scientifique farfelu, il est considéré comme l’un des penseurs russes les plus éminents du XXe siècle. À 17 ans, il publiait un premier « papier » scientifique qui surprit ses confrères par sa profondeur et la clarté de sa logique. Son domaine de prédilection était alors l’astrophysique et particulièrement l’étude des atmosphères du Soleil et des étoiles, les phénomènes des éclipses solaires et l’équilibre des radiations. À 20 ans, il était déjà diplômé en physique et mathématiques à l’université de Leningrad, et à 28 ans, en tant qu’astronome distingué et renommé, il donnait des cours dans plusieurs collèges.
    La carrière féconde de Kozyrev prit une tournure tragique en 1936 lorsqu’il fut arrêté en vertu des lois répressives de Josef Staline. En 1937, commencèrent pour lui onze années épouvantables marquées par toutes les horreurs des camps de concentration. Du fond de son enfer, il médita profondément sur les mystères de l’univers, s’absorba dans l’observation des schémas du vivant, relevant notamment que nombre d’organismes manifestent des asymétries et/ou des croissances en spirales. De ses observations éclairées, Kozyrev déduisit que, outre leurs aptitudes normales à prendre de l’énergie par l’alimentation, la respiration et la photosynthèse, toutes les formes de vie puisaient peut-être aussi dans une source d’énergie spiroïdale invisible.
    Kozyrev postula que le sens de croissance spiralé d’un coquillage et la place du coeur à gauche du corps humain sont déterminés par le flux de cette énergie. S’il existait quelque part un lieu de l’espace-temps où ce flux d’énergie tourne dans la direction opposée, alors les coquillages y croîtraient dans l’autre sens et notre coeur s’implanterait à droite. Kozyrev suggéra que la vie ne peut se former d’une autre façon parce qu’elle puise sans cesse dans cette énergie spiralée pour se sustenter et se trouve donc contrainte d’en suivre constamment la direction. En ce sens, nous pouvons considérer le système osseux comme une « antenne » de captation de cette énergie.
    En 1948, lorsqu’enfin libéré et réhabilité, Kozyrev put reprendre ses activités professionnelles, il émit à propos de la Lune, de Vénus et de Mars, des prédictions qui furent confirmées par les sondes spatiales soviétiques dix ans plus tard. Il devint ainsi un pionnier dans la course spatiale soviétique. En 1958, il provoqua une controverse à l’échelle mondiale en déclarant que la Lune manifeste une activité volcanique, précisément dans le cratère Alphonsus.
    Comme une poignée de scientifiques de l’époque, le prix Nobel américain Harold Urey soutenait la théorie volcanique de Kozyrev, et il suggéra à la NASA une exploration lunaire. C’est ainsi que le fut lancé le projet Moon Blink, qui mit en évidence des émissions de gaz sur la Lune, prouvant une fois encore les assertions de Kozyrev.

    1. Nikolai Aleksandrovich Kozyrev

      He was born in St. Petersburg, and by 1928 he had graduated from the Leningrad State University. In 1931 he began working at the Pulkovo Observatory, located to the south of Leningrad. He was considered to be one of the most promising astrophysicists in Russia. Kozyrev was a victim of the Stalinist purges of the Pulkovo Observatory. Started by the accusations of a disgruntled graduate student, most of the observatory staff died as a result. Kozyrev was arrested in November 1936 and sentenced to 10 years for counterrevolutionary activity. In 1942, he was sentenced to be shot by firing squad, but the court later reversed its decision. He was released from prison in December 1946.
      During his imprisonment, Kozyrev attempted to continue working on purely theoretical physics. He considered the problem of the energy source of stars and formulated a theory. But in his isolation, he was unaware of the discovery of atomic energy. After his release, Kozyrev refused to believe the theory that stars are powered by atomic fusion.
      […]
      The dispute over Kozyrev’s causal-mechanics theory spilled into Pravda in 1959, with criticism by some of the Soviet Union’s leading physicists, including Igor Tamm. In January 1960, the Soviet Academy of Sciences and Bureau of Physico-Mathematical Sciences appointed a commission to resolve the dispute. The nine men were assigned to investigate the theory, experimental evidence, and the special issue of planetary asymmetry which Kozyrev claimed was evidence of a gyro-gravitational « latitude effect ». Their findings were:

      1. The theory is not based on accepted clearly formulated axiomatics, its conclusions are not developed by sufficiently strict logical or mathematical methods.

      2. The quality and accuracy of conducted laboratory experiments do not allow drawing of specific conclusions about the nature of the effect.

      3. Checking the asymmetric form of major planets by measuring their photographs, it was not found in Saturn. For Jupiter they arrived at the conclusion that the apparent asymmetry was the result of the asymmetric arrangement of bands on its disks but was not a geometrical asymmetry of the planet. [see: Selected Works]

    2. « Des physiciens universellement reconnus tels que John Wheeler et Richard Feynman calculèrent que……………… »

      Pourriez vous s’il vous plait indiquer ou et comment trouver les travaux de wheeler et Feymann sur le ZPE,
      car une telle information est de taille ! de plus elle est passée trop longtemps inaperçue,ce qui est dommage.

      J’avais déja signalé sur ce Blog un protocole étonnant mené à Princeton, et que vous recitez ici sur un couplage conscience/effets quantiques dans des circonstances émotionnelles de la « Noosphére », vocable emprunté à Pierre Teilhard de Chardin pour désigner la couche pensante à la surface de la planète. Les résultats « positifs » de l’équipe de Princeton sont pour le moment invérifiables, et d’autre part le protocole est lui méme un peu « grand spectacle »car les situations émotionnelles qui agitent la couche pensante vont de la mort de la pricesse Diana , aux twins towers……..Haiti va t’il intégrer leur enquéte ?

    3. Voici quelques références ayant servies à la rédaction de cet article:

      * Akimov, A.E. and Shipov, G.I. Torsion Fields and their Experimental Manifestations. Proceedings of International Conference: New Ideas in Natural Science, 1996.
      * Fox, Hal. Now Come Torsion Fields. NEN, Vol. 5, No. 11, Mar. 1998, p.1. URL:
      * Gamow, George. Gravity. Anchor Books, NY, 1962; p. 138.Keely, John. Sympathetic Vibratory Physics.
      * Kozyrev, N.A. On the Potential for Experimental Investigation of the Properties of Time. 1971.
      * Levich, A.P. A Substantial Interpretation of N.A. Kozyrev’s Conception of Time. Singapore, New Jersey, London, Hong Kong: World Scientific, 1996, p. 1-42.
      * Lyne, William. Occult Ether Physics. Creatopia Productions, NM, 1997. ISBN: 0-9637467-2-3
      * Nachalov, Yu.V. Theoretical Basics of Experimental Phenomena.
      * Nachalov, Yu.V. and Parkhomov, E.A. Experimental Detection of the Torsion Field.
      * Nachalov, Yu.V. and Sokolov, A.N. Experimental Investigation of New Long-Range Actions. 1993.
      * Ostrander, S. and Schroeder, L. Psychic Discoveries Behind the Iron Curtain. Prentice-Hall, Inc., Englewood Cliffs, N.J., 1970.
      * Pasichnyk, Richard. The Vital Vastness: Volume One. Writer’s Showcase, 2002.
      * Russell, Walter. The Divine Iliad. University of Science and Philosophy
      * Taubes, Gary. Relativists in Orbit. Discover Magazine, March 1997.
      * Tesla, Nikola. Lecture Before the Institute of Immigrant Welfare. May 12, 1938.
      * Wilcock, David. Science of Oneness I. April, 2001.
      * Wright, Walter. Push Gravity

    4. Merci, pour cette bibliographie.
      Je n’y trouve cependant ni Wheeler, ni R.P.Feymann, ce qui ne me surprend pas trop car je n’en trouve pas de traces dans les ouvrages de Feymann edités au Caltech, mais je n’en ai pas la totalité.
      Maintenez vous que les 2 américains aient pu produire une théorie sur le ZPE et les divergences d’énergie qui se produiraient aux abords du zero absolu ?

    5. Vous pointez du doigt légitimement une assertion répandue et déformée sur l’Internet :

      John Wheeler et Richard Feynman calculèrent que la quantité d’énergie du point zéro contenue dans un espace équivalant au volume d’une ampoule électrique (ou d’un verre d’eau) suffirait à porter à ébullition tous les océans de la planète !

      Voici une plausible explication « scientifique » de l’origine de cette allégation :
      The universe’s storehouse of energy

      « Errare humanum » !

    6. Vous savez comme moi que Feymann est un esprit libre et original, je ne cherchais nullement à mettre en défaud vos sources mais à compléter ce que je croyais connaitre de ses travaux, d’autre part les procédures de renormalisation qui éliminent les divergences produitent par des singularites, artefect cher a Feymann, pouvaient se retrouver « mutatis mutandis » aux abords du zero absolu.
      Merci de vos réponses. et de ces liens bibliographiques fournis.
      BL

    7. @à pseudo-interobjectif qui a mis en lumière le partisan de l’éther Nikolai A. Kozyrev:
      27 mars 2010 à 06:11

      Il est étonnant de voir avec quel acharnement les partisans de René Descartes et d’Aristotélès nous réchauffent les vieux plats indigestes.
      Cette volonté de nuire à l’avancement de la science en persistant, depuis plus de 2500 à nier les fondements de la réalité en serait presque cocasse si le 20° siècle n’avait été le siècle de l’obscurantisme.
      Rappelons les fondements de la science.

      * La réalité existe en dehors de nos sens. (Gnoséologie complète dans Lénine « Matérialisme et empiriocriticisme)
      * Elle est faite de particules incassables (atomOs) qui se déplacent objectivement dans le vide. (Democritos, Epicuros, Titus Lucretius rejoints par Isaac Newton)
      * Il en résulte que toute réalité étant divisible, les particules qui la composent sont en nombrentier : la réalité est descriptible par des nombres entiers (Puthagoras-Pythagore, Kronecker)

      Le socle de la science est donné par le jeune Newton
      ==

      http://www.facebook.com/topic.php?uid=27593444304&topic=9206
      Je vous cite mon maître :
      I quote you my Master:
      ===

      Les fondements à partir desquels il faut démontrer cette science sont soit les définitions de certains mots, soit les axiomes et postulats que nul ne peut refuser. Je vais les exposer sur le champ.
      Fundamenta ex quibus haec scientia demonstranda est sunt vel definitiones vocum quarundam ; vel axiomata et postulata a nemine non concedenda. Et hæc e vestigio tradam.
      ==
      Définitions
      Les noms de quantité, de durée et d’espace sont trop connus pour pouvoir être définis pas d’aitres mots.
      Definitiones
      Nomina quantitatis, durationis et spatij notiora sunt quàm ut per alias voces definiri possint.


      Définition 1: Le lieu est la partie de l’espace qu’une chose remplit exactement.
      Def: 1. Locus est spatij pars quam res adæquatè implet.a

      Définition 2 : Le corps est ce qui remplit le lieu.
      Def: 2. Corpus est id quod locum impleta

      Définition 3 : Le repos est la persistance en un même lieu.
      Def: 3. Quies est in eodem loco permansio

      Définition 4 : Le mouvement est le changement de lieu.
      Def: 4. Motus est loci mutatiob

      A noter : j’ai dit que « le corps remplit le lieu » pour signifier qu’étant impénétrable il le remplit de telle manière qu’il en exclut entièrement d’autres choses de même genre ou d’autres corps. On pourrait dire aussi d’un lieu qu’il est une partie de l’espace dans laquelle une chose se trouve exactement, mais comme on ne considère ici que des corps et non des choses pénétrables, j’ai préféré définir le lieu comme la partie de l’espace qu’une chose remplit.

      Nota. Dixi corpus implere locuma, hoc est ita saturare ut res alias ejusdem generis sive alia corpora penitus excludat, tanquam ens impenetrabile. Potuit autem locus dici pars spatij cui res adæquatè inest, sed cùm hic corpora tantùm et non res penetrabiles spectantur, malui definire esse spatij partem quam res implet.

      Texte en français Traduction Marie Françoise Biarnais Les Belles Lettres 1985

      et aussi

      The terms quantity, duration, and space are too well known to be susceptible of definition by other words.
      Def. 1. Place is a part of space which something fills evenly.
      Def. 2. Body is that which fills place.
      Def. 3. Rest is remaining in the same place.
      Def. 4. Motion is change of place. (Hall, A. R. and N.B. Hall, eds., Unpublished Scientific Papers of Isaac Newton, Cambridge University Press, 1962, 122)

      ==
      En consequence, le refus du vide par Aristotélès et les autres débouche sur un combat CONTRE la science.

      * Les prétentions de René Descartes qui prétend donner un sens à la notion de « vitesse relative » sont totalement absurdes et ont été démasquées par le jeune Isaac Newton tout au long de son « De gravitatione ».

      Ce à quoi on assiste, depuis un siècle, c’est à la victoire posthume de Descartes et de ses foutaises, la défaite des matérialistes et de la science.

      Nous présenter comme crédible un néo-aritotélèsite, un descaristesiste tel que Nikolai A. Kozyrev est la dernière opération médiatique du jour.
      Il fallut bien que Staline massacre tous les partisans philosophiques de Lénine pour qu’un tel charlatanisme s’impose en URSS : la victoire des partisans de Einstein et de l’éther s’est faite sur les cadavres des matérialistes !
      J’ai ré-publié récemment sur révolisation actu un texte
      ==
      jeudi 11 février 2010
      Sur Aleph99, des éléments pour une histoire de la défaite du matérialisme en Russie stalinienne et de la victoire de l’imposture relativiste. (larges extraits d’un texte épistémologique de Klaus Schlüpmann)
      ==
      http://revolisationactu.blogspot.com/2010/02/sur-aleph99-des-elements-pour-une.html

      … qui rétablit les vérités sur ce qui s’est passé après 1921 : la défaite progressive de tous les groupes attachés au matérialisme, évincés, calomniés, assassinés par les stalinistes.

      extrait de ma présentation du texte de Klaus Schlüpmann :
      ==

      C’est la publication de larges extraits d’un texte signé Klaus Schlüpmann. Il est daté de 1994. On y trouve l’écho des débats extraordinaires qui eurent lieu dans l’URSS des années 20.

      On peut deviner un groupe « K Timiriazev » qui tente de défendre l’héritage du Lénine de «  »Matérialisme et empiriocriticisme ». Ce groupe qui s’oppose aux foutaises « idéalistes des einsteinistes est traité de « ‘mécanistes » » par un second groupe le groupe  » Deborin ».
      Ce groupe Deborine est un premier cheval de Troie réactionnaire.
      Sous prétexte de défendre les caractéristiques dialectiques de la philosophie matérialiste, ces charlatans vont critiquer insidieusement la gnoséologie matérialiste de Lénine et de Engels.
      Mais un troisième groupe – on les appellera provisoirement «  »practiticistes » ramassera les marrons du feu : la recherche conceptuelle doit céder le pas aux progrès technologiques et donc aux thèses et pseudo-théroie les plus rentables. Le leader de ce groupe Gessen. finira néanmoins liquidé par les gangsters staliniens en 1936.

      Le but premier de ce texte serait atteint si un russophone avait l’initiative de bien bouloir retrouver et traduire les textes auxquels il est fait allusion dans l’exposé de KS.
      En particulier les textes de K Timiriazev et des militants de son groupe.
      Ils sont déjà pour nous les preuves manquantes de ce que mon combat contre l’escroquerie relativiste avait déjà commencé dès les années 20.
      Je n’avais aucune preuve à ce sujet, mais il était incompréhensible que personne n’ait tenté de lutter contre les escrocs einsteinistes, que personne n’ait tenté de défendre l’héritage philosophique de Lénine.
      C’est dans ce texte de KS que je trouve les premières traces de cette mémoire enfouie, de cette mémoire saccagée par les staliniens, les fascistes, les bigots et toute la réaction malhonnête de la prétendue « physique » orthodoxe.
      Retourner vers l’histoire, retourner vers les combats de nos prédécesseurs est une tâche fondamentale dans notre combat actuel pour nous diriger vers la découverte majeure du 21° siècle, la découverte qui renversera définitivement les prétentions hallucinées des partisans de l’immobilisme relativiste : la découverte de notre vitesse objective, la découverte de notre vitesse absolue.
      Yanick Toutain 11/02/2010 20:13
      =

      Ce texte de Klaus Schlüpmann nous donne la preuve que nous – les matérialistes vrais – nous sommes comme les habitants des forêts du film Farenheit 451 : Des mémoires vivantes tentant de préserver un héritage enfoui et parfois détruit pas les fascistes.

      Notre combat pour exhumer les véritables écrits de l’imposture einsteiniste (mon nouveau combat pour contraindre Wikipédia à cesser de mentir sur les prétendus « faux jumeaux de Langevin », mon combat pour défendre les véritables thèses de Isaac Newton contre tous les menteurs et les escrocs, mon combat pour proclamer qu’il est POSSIBLE de connaitre quelle est notre vitesse absolue
      ==
      lundi 22 mars 2010
      COMMENT CONNAÎTRE NOTRE VITESSE ABSOLUE ? Une méthode simplissime pour comprendre et pour calculer ce que sont les vitesses objectives qui sont la base de l’enseignement de Isaac Newton. Par Yanick Toutain 22/03/2010 20:51
      http://revolisationactu.blogspot.com/2010/03/comment-connaitre-notre-vitesse-absolue.html
      ==
      mon combat pour faire connaitre les véritables équations de la science objective, équations compatibles avec le socle du newtonisme, avec la philosohie de Marx et de Engels, avec la gnoséologie de Lénine … est un combat révolutionnaire, un combat révolisationnaire, un combat contre les forces obscurantistes qui émergèrent à la fin du 19° siècle avec la montée du racisme et du proto-fascisme, des forces proto-fascistes qui émergèrent au grand jour en 1905, en 1915, en 1927.
      Trois victoires des forces réactionnaires qui NIENT l’existence du réel « en soi ». Des forces qui nient le vide, qui nient les atomOs, qui nient les vitesses objectives dans le vide, des forces qui préparèrent le terrain idéologique à la victoire fasciste mondiale qui parvint à faire du 20° siècle un siècle de l’obscurantisme.

      Les charlatans se plaignent de la baisse des vocations pour leur secte : les néophytes partisans de l’infiniment petit, des infinis cantoriens, de la relativité des vitesses et …. des élastiques devenues des cordes, des univers multiples, des dimensions magiques, …. des trous de ver et autres stupidités fantasmagoriques…. sont de plus en plus rares à se bousculer aux portes de la secte.
      Nous nous en réjouissons !

      ==NOTES

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Fahrenheit_451_%28film,_1966%29

      JEUDI 8 AVRIL 2010
      chez Paul Jorion : Un combat des matérialistes depuis 2500 ans, depuis 1905, depuis 1915, depuis 1927
      http://revolisationactu.blogspot.com/2010/04/chez-paul-jorion-un-combat-des.html

  36. INTERROGATION D’UN IGNORANT ?

    Paul Jorion écrit : « Aux yeux d’Einstein, il allait de soi que le mouvement de la bobine et de l’aimant était relatif l’un par rapport à l’autre et que la même explication devait s’appliquer à ce qui était en réalité la même expérience ».

    Je suppose que la fin de la phrase (« la même expérience ») fait allusion à l’expérience de Michelson et Morley. Donc, si je ne m’abuse, Einstein ne procèderait pas par déduction, mais partirait d’une expérience (un « phénomène familier de l’électrodynamique de son temps » qui, dans son esprit, serait identique (ou semblable ?) à celle de Michelsen et Morley : celle-ci, n’étant qu’une répétition de la première, Einstein n’en aurait pas besoin.

    Pourquoi, alors, en conclusion de l’article, écrire : « Dans une large mesure, les deux conceptions concurrentes de la démarche scientifique, l’approche expérimentale et l’approche déductive correspondent à la dichotomie que Holton découvrit dans son article : la conception expérimentale correspond à l’image de la science proposée au profane dans les manuels scolaires ou de vulgarisation, tandis que l’approche déductive correspond bien davantage à la véritable démarche du savant ».

    Pourquoi écrire cela, qui, selon mon très humble avis, serait hors de propos, puisque Einstein ne s’écarterait pas de l’approche expérimentale ?

    1. J’ajoute ceci à mon commentaire du 27 mars 10:38:

      Dans « le phénomène familier de l’électrodynamique » du temps d’Einstein, « le mouvement de la bobine » et « l’aiment », seraient-ils , par rapport à l’expérience de Michelson et Morlet, « l’équivalent », respectivement, « du mouvement général de la Terre (combinaison de sa rotation sur son axe et de sa rotation autour du Soleil) » et du mouvement perpendiculaire au premier (« en direction du ciel au-dessus du Pôle Nord ») ?

      Si oui, passer du phénomène familier de l’électromécanique au phénomène de Michelsen et Morley, relève-t-il vraiment d’une démarche déductive au sens où l’entend la science : une démonstration rigoureuse ?

    2. @Paul Jorion : 27 mars 2010 à 11:53

      Merci d’avoir rectifié mon erreur de lecture.

      Reste la question : Einstein se réfère-t-il à une expérience familière d’électrodynamique pour conclure qu’il n’a pas besoin de l’expérience, ultérieure, de Michelson et Morley, pour expliquer la constance de la vitsse de la lumière, et, si oui, sa démarche est-elle déductive ou expérimentale ?

    3. Le probléme de la bobine et de l’aimant est le suivant:
      Un aimant est réputé faire régner un champ magnétique que l’on visualise avec une feuille de papier recouverte de limaille de fer.
      Une bobine traversée par le champ magnétique d’un aimant va étre le siège d’un courant électrique induit des lors que ce champ varie dans la bobine par déplacement de l’aimant, la question est de savoir il y a ou pas instantaneité entre les deux phénoménes ? Si je me suis fait bien comprendre vous aurez conscience que ce n’est pas du tout évident car le champ magnétique de l’aimant est (intuitivement) attaché physiquement dans l’espace à l’aimant, si bien que des que celui ci bouge le champ devrait varier instantanément dans la bobine. A l’inverse si c’est la bobine qui se déplace peut t’on parler de la méme expérience au nom du principe de relativité ?

      Le traitement classique s’appuie sur l’électromagnétisme de Maxwell et les champs retardés qui interdisent l’instantaneité, avec en coulisse la vitesse plafond de la lumiere, bien sur.

  37. Actually, what we call conciousness, it is geometrically POINT, It is TIME.
    And arithmetically , it is ZERO.
    So conciousness in psychology is ZERO in arithmethics and POINT in geometry.
    With that correspondance, we can start understanding our own life organization
    Which is levelled or stratified in both realms :
    Realms of Meta and Realm of Pure Spirit.
    So what is Spirit ?
    What we call Spititual that is … (VA.)

  38. J’ai de bonnes raisons professionnelles de garder en souvenir le sketch de Fernand Reynaud qui met en scène un cantonnier : Heureux !

    Il y évoque que le deuxième cousin germain du cantonnier est philosophe , et  » passe son temps à étudier ce que les autres pensent  » .

    En partticulier, ledit cousin passe des nuits à l’analyse de la contradiction de la pensée de Blaise Pascal qui trouve que « la vie est trop courte ou trop longue quand on n’a pas de montre » , et celle d’Einstein qui prétend que « plus on va vite et plus le temps est court « .

    Et moi , comme lui , la nuit , je dors !

  39. il est tres difficile voire impossible de prouver l’inexistence de quelque chose, d’où le probleme récurrent avec dieu et tous ses sectateurs.

    De même au sujet de l’éther, ceux qui en supposent l’existence seraient bien gentils d’en apporter la preuve.

    Maintenant l’éther était une hypothèse bien commode en son temps qui a été ensuite reléguée au placard par Michelson puis Einstein, car étant devenu inutile.
    Epistemologiquement, c’est le principe de simplicité dit du rasoir d’Ockham qui a été a l’oeuvre sur ce thème de l’éther.

  40. Pour ceux que ça intéresse , voici deux textes parlant de la vitesse des ondes décrites par Tesla en 1900, supérieure à celle de la lumière :

    http://www.scribd.com/doc/15794786/Nikola-Tesla-Faster-Than-Light

    http://www.free-energy-info.co.uk/TeslaPatents/US0787412.pdf : « art of transmitting electrical energy through the natural mediums » le brevet de Tesla dans lequel il annonce une vitesse de ces ondes atteignant 471240 km/s (page 3 du brevet)

  41. J’extrais de la conférence de1920 :

    « Et comme, d’après nos conceptions actuelles, les particules élémentaires de la matière ne sont autre chose dans leur essence que des condensations du champ électromagnétique, notre représentation actuelle du monde reconnaît deux réalités, qui, tout en étant liées par la connexion causale, sont logiquement tout à fait séparées l’une de l’autre : ce sont l’éther gravifique et le champ électromagnétique, ou, comme on pourrait les appeler encore, l’espace et la matière. »

    Cette condensation du champ E/M est conforme à la these de De Broglie, a laquelle adhéra Einstein des sa parution. De Broglie invente le concept d’onde de matière comme une onde attachée à la particule, qui de se fait devient stationnaire.

    Cette conception d’une matière (élementaire) ondulatoire et d’une « lumiere » corpusculaire qui apparait clairement dans le texte de la conférence, et constitue un préambule à tous les ouvrages de physique élementaire, ne peut laisser indifférent tout individu qui n’avale pas des dogmes tout crus.

    La réponse classique faite a ces objecteurs tient en une phrase :  » Peut etre, mais les résultats sont la « 

    1. Je ne crois pas qu’on puisse parler de dogme en parlant de Tesla qui est avant tout un découvreur, expérimentateur avec un solide bagage théorique. Ses brevets en sont la preuve.

  42. C’est précisemment les fondations de la physique quantique qui ont un aspect « quasi dogmatique » alors que les résultats prédictifs sont au rendez vous, je vous renvoie à un texte qui traduit à sa maniere un questionnement personnel :

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=3680

  43. @Paul Jorion :
    qui a écrit :

    « En 1887, à l’aide d’un appareil qu’il avait inventé, appelé depuis interféromètre de Michelson, Michelson aidé de Morley mirent en évidence qu’un principe familier des physiciens, établi par Newton, celui de l’additivité des vitesses, ne s’applique pas à la lumière.

    Non.
    Michelson, puis Michelson et Morley, puis Miller, tentèrent de mettre en évidence
    1° que – notre Soleil étant immobile (ce qui fut discréditer 30 ans plus tard) –
    2° que, la lumière étant considéré comme une onde dans un substrat physique appelé éther
    (a ) substrait auquel Newton s’opposa contre Huygens au nom du caractère corpusculaire de la lumière,)
    (b) substrat que personne ne parvint jamais à mettre en évidence – sauf à considérer des formules mathématiques abstraites comme étant la preuve de quoi que ce soit)

    3° que donc, l’avancée « absolue » de la Terre était CONTINUELLEMENT perpendiculaire à l’axe allant de l’image du Soleil jusqu’à la Terre.
    assertion absurde puisque le déplacement absolu (newtoniste) du Soleil dans une direction que nous ignorons encore n’est, bien évidemment, quasiment jamais celui auquel croyait le duo Michelson Morley.

    4° que leur connaissance de ce qu’étaient les « franges d’interférence » était suffisante à leur faire connaitre des vitesses grâce à leur dispositif.
    Alors même que cette connaissance devra être l’objet de la recherche du 21° siècle (en en finissant avec la croyance en cette absurde « double nature » de la lumière.

    5° que la fiabilité de leur matériel leur permettait d’établir des conclusions.
    assertion absurde, puisque leur 3° collègue Dayton Miller poursuivit leur travaux et obtint (ce qui est encore plus absurde) des « 8 km/s » auraient été mis en évidence.
    Avec un cycle quotidien.

    Je suis au regret de contredire Paul Jorion, mais ils n’ont RIEN mis en évidence.
    Sauf la volonté acharnée de la majorité des « scientifiques » de l’époque de flanquer Newton à la poubelle.
    Il suffit de savoir que les « énergétistes » freinèrent tout au long du 19° siècle la science : Seul Boltzman tenta de préserver l’héritage des Grecs en considérant les atomEs comme des particules existantes réellement.
    La victoire du camp des « corpusculaires » ne fut que momentané (en décembre 1900 par Max Planck à son corps défendant et par l’introduction d’un « moins un » à l’équation de Wien), et une nouvelle défaite de l’héritage des Lumières Hellènes et des Lumières du 18° siècle (fondées par un livre de 1687) survint par la « défaite de Copenhague » et la victoire conjointe de Bohr et du fasciste Werner Heisenberg.

    Le gadget de Miechelson et Morley n’est qu’une ATTRACTION DE BARAQUE FORAINE qui ne prouve RIEN DU TOUT.
    Elle ne prouvera rien tant que nous ne connaitrons pas
    – Notre vitesse absolue
    – La direction absolue de notre avance dans l’espace vide (de Democritos-Newton)
    – Quelles sont les briques des photons

    La preuve de cela ?

    C’est très simple : l’ATTRACTION DE BARAQUE FORAINE DE MARTIN GRUSENICK
    http://www.youtube.com/watch?v=7T0d7o8X2-E
    que j’avais « commentée » sur le blog de Sepp Hasslberger
    http://blog.hasslberger.com/2009/09/extended_michelsonmorley_inter.html
    le VENDREDI 19 FÉVRIER 2010
    Un commentaire pour Sepp Hasslberger (quant à Martin Grusenick)
    http://revolisationactu.blogspot.com/2010/02/un-commentaire-pour-sepp-hasslberger.html
    « MMM (ils) nous avaient emené à la foire pour nous montrer leur attraction foraine.
    MM, (they) had taken us along to the fair to show us their open attraction. »

    Si Paul Jorion voulait bien nous faire profiter de son talent d’anglophone pour nous donner une traduction française de la description donnée dans son YouTube par Martin Grusenick, il fera grande oeuvre pour l’avancement de la science.
    Et la fin de l’imposture Michelson-Morley.

  44. Cela me rappelle un article de sciences et vie paru dans les années 2000 qui parlait d’un mathématicien russe qui avait démontré que pour respecter un principe physique fondamental (comme la cause doit précéder la conséquence, mais là il s’agissait d’un principe lié à la relativité, au fait que les lois doivent s’appliquer dans tout référentiel) alors la loi d’addition des vitesses doit être celle de Lorentz car celle de Newton ne respectait pas ce principe.

    Désolé de ne pouvoir donner plus de référence mais ce vieux magazine est perdu quelque part dans la cave chez mes parents.

  45. En espérant ne pas être hors-sujet.
    Une vulgarisation répandue de la relativité (restreinte) est que, quand on regarde loin, on voit le passé. L’argument est qu’il faut le temps pour la lumière d’aller de l’objet vu à notre oeil.
    Mais un ami physicien réfute cette idée, prétendant que pour la lumière dans le vide, le temps ne
    s’écoule pas. Il s’appuie sur le paradoxe des jumeaux, et propose l’expérience de pensée suivante:

    On regarde avec un super télescope une planète située à 1 million d’années-lumière, et on voit sur
    cette planète un voyageur monter dans un vaisseau spatial et décoller (vraiment un super-télescope). 10 minutes plus tard, le vaisseau arrive sur terre. Le voyageur en sort, qui déclare avoir voyagé pendant 10 minutes (et moins vite que la lumière, bien sur). Ceci parce que le temps s’écoule plus lentement quand on va vite (paradoxe des jumeaux).
    La question est: en quoi est-ce qu’on peut dire que ce qu’on voit dans le télescope a eu lieu il y a
    un million d’années?
    Notez que, si le voyageur retourne sur sa planète, il la retrouvera plus vieille de plus de deux
    millions d’années. Mais cela me semble être une autre histoire…
    Quelqu’un pourrait-il dire où est la faute de raisonnement? Car si j’ai bien compris, on dépense des
    millions pour fabriquer des télescopes pour voir loin…dans le passé.

    1. « La question est: en quoi est-ce qu’on peut dire que ce qu’on voit dans le télescope a eu lieu il y a un million d’années? » : je me posais cette question récemment, mais je n’ai pas la réponse, sinon celle de la vulgarisation. Le raisonnement que vous présentez ci-dessus me semble très flou, et pas du tout probant. J’imagine mal un vrai physicien raisonner comme ça : ne seriez-vous pas vous même « l’ami physicien » ?

      Si l’étoile observée est à 1 million d’années-lumière, l’observateur ne peut recevoir ses photons qu’un million d’années après leur émission. Mais, le télescope donne une image comme si l’observateur était plus proche, donc… je ne sais pas ce que l’on peut en conclure. Mais quand on pense aux expériences dites du choix retardé, il n’est pas idiot de se poser la question. Mais c’est des trucs à s’empêcher de dormir.

    2. « on voit sur cette planète un voyageur monter dans un vaisseau spatial et décoller (vraiment un super-télescope). 10 minutes plus tard, le vaisseau arrive sur terre. Le voyageur en sort, qui déclare avoir voyagé pendant 10 minutes » : donc l’observateur voit le décollage qui s’est fait 1 million d’années plus tôt. Comme ce vaisseau arrive, par une curieuse coïncidence, 10 minutes après cette observation, on en déduit qu’il a voyagé 1 million d’années à une vitesse quasi luminique. Que le voyageur déclare n’avoir voyagé que 10 minutes, c’est son affaire.

    3. L’erreur dans le raisonement est lorsqu’on dit que le voyageur arrive 10 minutes plus tard sans préciser que ces dix minutes correspondent au temps propre du voyageur et non au temps propre des terriens. Si la planète est à un million d’années lumière de la terre, cela signifie que la lumière met un million d’années pour parcourir la distance séparant la planète de la terre. Le voyageur voyageant moins vite que la vitesse de la lumière, va donc mettre, vue de la terre un peu plus d’un million d’années pour parcourir la distance planète-Terre. C’est exactement ce qui se passe pour les muons, qui ne peuvent parcourir la distance séparant leur lieu de création, du recepteur, que parce que leur temps propre est dilaté d’un facteur 100. Une minute pour le muons correspond à cent minutes sur terre, tous comme les dix minutes du voyageur correspondent à un million d’années sur terre.

    4. Il faut tout de même préciser pour éviter tous malentendu que c’est un physicien qui est derrière le télescope, et qu’il sait donc que la lumière a mis un million d’années pour parcourir la distance. Il en déduit donc que le voyageur a quitté sa planète un million d’années avant qu’il puisse l’observer quitter sa planète. Si il voit le voyageur arriver dix minutes plus tard (pour le terrien), cela signifie que le voyage a duré un million d’années et dix minutes.

  46. Je reprends Wikipedia:Paradoxe des jumeaux et effet Doppler http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_des_jumeaux
    Fixe voit Mobile s’éloigner puis revenir. Mobile envoie régulièrement (pour lui) un signal vers Fixe. Fixe voit Mobile s’éloigner les 9/10 de son temps, puis revenir en 1/10 de son temps. Ainsi Fixe voit Mobile se rapprocher à une vitesse supraluminique.
    Dans l’expérience avec le télescope, à t=0, Mobile fait demi-tour (point(4;5) sur la figure Wikipédia) et envoie un signal à Fixe. Notre histoire commence lorsque Fixe l’aperçoit (point(0;9) sur la figure). Fixe voit dans cet exemple (v=0,8c) venir Mobile à 4 fois la vitesse de la lumière (4 carreaux de distance franchis en 1 carreau de temps).
    Si on est d’accord avec ça, alors il me parait correct d’en déduire qu’on ne voit jamais le passé, mais plutôt le présent.

    1. En voyageant dans un vaisseau spatial à la vitesse de la lumière, il devient impossible de voir son image
      dans un miroir qui voyage en même temps à la vitesse de la lumière : il n’a pas le temps de réfléchir. Ego, si !

    2. Je ne conteste pas l’intérêt de ce questionnement, mais il s’agirait d’abord de savoir qu’est-ce qui se passe quand on parle de « voir ». Un capteur de photons, (un photomultiplicateur pour être précis), voit-il quelque chose ou se contente-t-il de capter ? Est-ce que l’on « voit » de la lumière (photons) ou de l’information, comme par exemple des franges d’interférence ? Je pense que les deux sont inséparables : si on ne pouvait pas distinguer entre une tache de lumière et des franges d’interférences, on ne verrait rien du tout.

      2) Quand vous parlez : « d’en déduire qu’on ne voit jamais le passé, mais plutôt le présent », vous passez d’un raisonnement particulier à un principe général. Mais où est le raisonnement qui justifie cette généralisation, et que signifie celle-ci ? A l’instant T de l’observation, l’étoile observée, située à 1 million d’années-lumière, est dans un certain état X a priori inconnu. Est-ce cet état X que l’observateur découvre dans son télescope à l’instant T ? Si oui, l’information sur cet état X est transmise instantanément. Je n’ai rien contre, mais Einstein n’a jamais dit ça : il a toujours insisté sur le fait contraire : l’information ne peut pas « se transmettre » plus vite que la lumière…

    3. @ Crapaud rouge

      Vous avez parfaitement raison de soulever cette question.
      Le terrien regarde la planète distante d’un million d’années, mais ne voit que la lumière frappant sa rétine. Ainsi, la distance séparant ce que l’on regarde de ce que l’on voit est d’un million d’années lumière, et le temps entre ce que l’on regarde et ce que l’on voit est d’un million d’année. La planète que je suis en train de regarder est peut-être éteinte depuis 500 000 ans. Si c’est le cas, les terriens ne le sauront (ne le verront) que dans 500 000 ans.

  47. Vous écrivez: « Ainsi Fixe voit Mobile se rapprocher à une vitesse supraluminique. »

    Si cela était vrai, cela signifierait que fixe voit mobile arriver sur terre avant de le voir faire demi tour. Or, mobile se déplaçant à une vitesse inférieure à la vitesse de la lumière, fixe verra l’image du demi tour de mobile avant de voir mobile sur terre. Il en déduira donc que mobile s’est déplacé à une vitesse infraluminique.
    Là encore, le phycicien sait qu’il ne voit pas instantanément l’image du demi tour, mais que cette image s’est déplacée du lieu de demi tour à la terre à la vitesse de la lumière, et qu’elle à mis 4/10 du temps total à lui parvenir. Il retranche donc 4/10 à 9/10, soit 1/2 pour l’aller, et il rajoute 4/10 à 1/10 soit 1/2 pour le retour. La vitesse mesurée d’un mobile est indépendante du sens de la trajectoire du même mobile

    1. « Il retranche donc 4/10 à 9/10, soit 1/2 pour l’aller, et il rajoute 4/10 à 1/10 soit 1/2 pour le retour » puis il va se coucher, parce que tous ces calculs l’ont horriblement fatigué. 🙂

      Merci pour votre intervention H.F.D., je vais me renseigner sur ces muons, il me semblent curieux.

  48. @HFD: Vous avez peut-être raison, mais d’après l’article Wikipedia cité, Fixe voit Mobile s’éloigner pendant 9/10 du temps, jusqu’à ce qu’il le voit faire demi-tour. Il le voit alors revenir en 1/10 du temps. Il ne le voit pas revenir avant de l’avoir vu faire demi-tour (ouf!).
    Par ailleurs, évidemment personne ne va plus vite que la lumière dans cette histoire. Vous dites: « La vitesse mesurée d’un mobile est indépendante du sens de la trajectoire du même mobile ». Oui, si le mobile passe juste devant nous. Mais s’il s’éloigne ou se rapproche, alors comment mesurer sa vitesse?
    Bon, je reprends http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_des_jumeaux: Effet Doppler.
    v=0,8c. beta=0,8. gamma=1/rac(1-beta²)=1/0,6=5/3. a=rac((1-beta)/(1+beta))=1/3.
    Le temps pour Fixe depuis le départ jusqu’au retour de Mobile est (arbitrairement) de 10. Le temps du voyage aller-retour pour Mobile est de 10/gamma=6. Mobile envoie un signal à Fixe à chaque unité de son temps. Fixe reçoit (voit) les 3 premiers signaux à ct=3, 6, 9 (du temps de Fixe). Puis les 3 suivants à 9+1/3, 9+2/3, 10. Mobile fait demi-tour à la distance vt=(v/c)*ct=0,8*5=4 (distance pour Fixe). Fixe voit donc Mobile émettre à ct=9, il sait (pour d’autres raisons) que ce signal est émis à une distance de 4, puis il voit Mobile atterrir sur Terre à ct=10. Du point de vue de Fixe, Mobile a parcouru 4 en 1 unité de temps: il est allé à 4 fois la vitesse de la lumière. Si on demande à Fixe combien de temps il a mis pour venir, il répond 3 unités de temps.
    Je résume: je regarde dans un télescope un vaisseau que je sais situé à 4 minutes-lumière. 1 minute après, le vaisseau atterrit à côté de moi. Je demande au conducteur combien de temps il a mis à venir (pour lui): il répond 3 minutes. Il est allé à v=0,8c.
    Pour des vitesses plus grandes (<c), le vaisseau peut venir encore plus vite d'encore plus loin. D'où cette question: en quoi est-ce que je regarde le passé?
    @CrapaudRouge: Quand vous dites, par exemple: "A l’instant T de l’observation, l’étoile observée, située à 1 million d’années-lumière, est dans un certain état X a priori inconnu. Est-ce cet état X que l’observateur découvre dans son télescope à l’instant T ?", je crois que vous faites une erreur de raisonnement en considérant deux endroits au même instant. Cela n'a pas de sens en relativité de parler de deux évènements simultanés (il faut d'abord définir un référentiel).

    1. Mais pourquoi ces si longues et si fastidieuses démonstrations ? Vous voulez convaincre qui et de quoi ? Si vous êtes sûr qu’on peut « en déduire qu’on ne voit jamais le passé, mais plutôt le présent », et bien faites une communication à l’académie des sciences ! Cette découverte ne manquera pas de les intéresser.

      Bien cordialement

    2. Il faut se méfier de Wikipédia sur le paradoxe des jumeaux de Langevin. Pour vous en convaincre, il vous suffit de cliquer sur le lien discussion, c’est parait-il, une des discussions les plus longues de Wikipédia.

      En relativité, pour mesurer une vitesse, on utilise le temps local, c’est à dire l’heure indiquée par l’horloge de départ et l’heure indiquée par l’horloge d’arrivée. On fait la différence, et on divise la distance parcourue par cette différence.

      Pour simplifier on va prendre une planète B fixe par rapport à la Terre. Les horloges de la planète B et de la Terre sont synchronisées selon la convention d’Einstein (i.e., à l’aide de ces horloges on mesure que la lumière se déplace à la vitesse C). On considère que le voyageur va de la Terre vers la planète B, puis de la planète B vers la Terre.

      Si pour le terrien, le voyage aller retour dure 10, cela veut dire que le voyageur attendra la planète B lorsque les horloges de B indiquent 5. Ainsi, lorsque le terrien verra le voyageur se poser sur B, il verra les horloges de B indiquer 5, même si lorsque le terrien perçoit l’image du voyageur et de l’horloge de B, les horloges de la terre indiquent 9. De même pour le retour, même si le terrien voit le voyageur quitter B lorsque les horloges sur Terre indiquent 9, l’horloge située à coté du voyageur indique 5 lorsque le voyageur quitte la planète B. Ainsi, puisque l’horloge située sur B indiquait 5 lorsque le voyageur a quitté B, même si les horloges terrestres indique 9 lorsque l’image du voyageur et de l’horloge de B atteint la Terre, le terrien en déduit que le voyageur à mis 5 pour revenir sur terre lorsque les horloges terriennes indiquent 10.

      Pour votre question : En quoi je regarde le passé ?

      Il vous suffit de considérer que bien que les horloges de la Terre et de la planète B indiquent simultanément la même heure ; lorsque le terrien reçoit l’image de l’horloge B, celle ci indique 5 lorsque l’horloge de la Terre indique 9. Le terrien qui regarde la planète B la voit donc à 4 dans le passé.

      J’espère que ces explications vous suffiront. Il faut bien faire la différence entre ce qu’on voit, et ce qu’on regarde. Lorsque l’horloge terrestre indique 9, le terrien regarde les horloges de B qui indiquent elles aussi 9 à cet instant là, mais il les voit indiquer 5 en raison du temps que met la lumière pour aller de B à la terre.

  49. @HFD: Merci de votre réponse. Nous sommes absolument d’accord. Supposons maintenant que Mobile n’émette des signaux que lors du trajet retour. Du point de vue de Fixe, il reçoit le 1er signal à t=9, puis Mobile atterrit à t=10. Fixe sait que le 1er signal a été émis lorsque Mobile était à 4 de distance. Il a donc vu Mobile parcourir 4 en une unité de temps.
    Lorsque nous observons une étoile située à 1000 années-lumière, je veux bien, par convention de langage, dire qu’on la voit telle qu’elle était il y a 1000 ans. Mais il est possible qu’on voit un vaisseau décoller de cette étoile et atterrir sur terre 10 secondes plus tard. Et pour son passager, il ne se sera également écoulé que quelques secondes. En ce sens, je trouve discutable de dire qu’on voit cette étoile telle qu’elle était il y a 1000 ans. L’horloge synchronisée qui indique -1000 ans sur cette étoile n’a de réalité que si Mobile retourne sur son étoile. Il la retrouvera alors effectivement vieillie de 2000 ans (un peu plus).
    Je trouve plus simple (et plus proche de la vérité relativiste) de dire qu’on ne voit que le présent.
    Notez bien que je suis d’accord pour dire qu’on entend le passé. Car le son va moins vite que la lumière…

    1. vous divergez tous dans vos raisonnement.
      Vous confondez tous vitesse de groupe et vitesse de phase.
      Dit autrement la vitesse mis par l’information à nous parvenir et le phénomène réel.
      Le fait d’observer un événement perturbe l’information sur l’événement, peut-être l’événement lui même si le principe de causalité est respecté.
      Dans le passé forcément que l’on ne perturbe pas l’événement mais la perception que l’on a est construite à partir de la réalité d’aujourd’hui.
      Cherchez l’erreur.
      Vous verrez c’est très simple à conceptualiser.

    2.  » En ce sens, je trouve discutable de dire qu’on voit cette étoile telle qu’elle était il y a 1000 ans »

      On règle les horloges et les calendriers des deux planètes selon les conventions d’Einstein.
      Si le voyageur part avec son calendrier qui indique l’an 1000, lorsqu’il arrive sur terre quelques secondes plus tard, son calendrier indique toujours l’an mille, tandis que les calendriers terrestres indiquent l’an 2000.

      « Je trouve plus simple (et plus proche de la vérité relativiste) de dire qu’on ne voit que le présent. »

      On ne voit qu’au présent des images émises dans le passé.

  50. Effet doppler.
    Théorie de la relativité restreinte, généralisée.
    On mixe tout cela et on obtient une bouillie répugnante sur l’explication du bing bang?
    Pas le bling bling, c’est autre chose Merkel va vous gronder.
    Comment fonder une théorie sur un point de départ de l’univers alors que l’on ne regarde dans le futur que sur le passé passé passé. Avec des instruments passés passés.
    Cherchez l’erreur.

  51. Le fait qui m’intéresse est le suivant: je regarde une étoile lointaine, située à 1 millier d’années-lumière, et j’y vois décoller un vaisseau. Il est possible que ce vaisseau arrive à côté de moi une minute plus tard (de mon temps), et que, pour son conducteur, le voyage n’ait duré que quelques minutes (de son temps: il a vieilli de quelques minutes). Ce scénario est compatible avec la relativité restreinte.
    Mon propos n’est pas de discuter de cela. Si on accepte la relativité restreinte (ce qui est mon cas), c’est un scénario possible. C’est comme ça.
    Ma question est je crois appropriée pour ce blog, car elle est plus épistémologique. Dans la mesure où il s’est écoulé une minute pour moi, et quelques minutes pour le conducteur du vaisseau, dans la mesure où il ne s’est écoulé un millier d’années pour personne dans cette histoire (excepté pour le cerveau des physiciens qui la commente), je me demande s’il est intéressant de dire qu’on voit cette étoile telle qu’elle était il y a un millier d’années.
    @Crapaud Rouge: ces « longues et fastidieuses démonstrations » afin de vous convaincre (pour ceux qui ne sont pas à l’Académie des Sciences 🙂 que le scénario de départ et bien cohérent avec la théorie de la relativité. Ce qui m’intéresse réellement est l’idéologie véhiculée par cette description (voir loin, c’est voir le passé) qui me parait une conception pré-einsteinienne du monde (et post Michelsonnienne, on sait que la vitesse de la lumière est constante). Quelqu’un ignorant tout de la relativité et de l’expérience de Michelson trouverait normal qu’on puisse aller aussi vite qu’on veut aussi loin qu’on veut. Quelqu’un connaissant bien la relativité trouve également cela normal. Pourtant l’immense majorité des gens ayant juste quelques idées sur la question « savent » que c’est impossible. N’y a-t-il pas là sujet à réflexion?

    1. @ Allegra.

      Lorsque le calendrier terrestre indique mille, le terrien voit le calendrier de la planète B indiquer zéro. Lorsque le calendrier de la planète B indique mille, l’observateur de la planète B voit le calendrier terrestre indiquer zéro. Après que chacun ait transmis à l’autre le résultat de ses observations par pigeon voyageur ou tout autre moyen à sa convenance, les deux observateurs en concluent que les calendriers terrestres et ceux de la planète B indiquent simultanément la même date, et que si de leurs planètes respectives ils constatent un décalage de mille ans, cela signifie que la lumière a mis mille ans à leur parvenir et qu’ils voient par conséquent l’autre planète avec mille ans de retard.

      En l’an mille, l’habitant de la planète B décolle de sa planète vers la terre en emportant son calendrier. Lorsqu’il arrive sur terre, aussi bien le terrien que l’extra terrestre constatent que le calendrier de la planète B se trouvant à bord du vaisseau indique mille tandis que les calendriers terrestre indiquent 2000. Ils en concluent donc tout les deux qu’il s’est passé mille ans sur terre (et donc sur la planète B) entre le décollage et l’atterrissage bien qu’il ne se soit passé que quelques minutes dans le vaisseau, et que l’observateur terrestre ait vu l’extra terrestre atterrir quelques minutes après l’avoir vu décoller.

      @ Crapaud rouge

      J’espère que vous n’avez rien contre les pigeons voyageurs.

    2. Pendant qu’on y est, il y’a une chose que je n’ai jamais vraiment compris :
      Est ce que toutes les parties de l’univers ont un jour eut le même temps propre? (Big Bang)

  52. @Allegra : il y a un critère très simple pour savoir si ce que l’on « voit », l’information, concerne le passé ou non : remplacez la lumière, qui pose tant de problèmes, pas un messager à cheval, et l’année-lumière par la journée-cheval.

  53. @Crapaud Rouge: justement, non. C’est cette manière de voir que j’appelle post-Michelsonienne et pré-ensteinienne. Car le voyageur a cheval voit le temps s’écouler comme le receveur du message. Alors que celui qui voyage à presque la vitesse c voit le temps s’écouler plus lentement. Du point de vue d’un photon dans le vide, le temps ne s’écoule pas du tout.

    1. Dans ce cas, supprimer le préjugé selon lequel l’information est « transportée », et ainsi vous supprimer votre problème, ce qui vous laisserait libre de le reformuler autrement. Mon opinion est que l’information est localement capturée par l’observateur en fonction de ce qui « tombe » dans son voisinage, à savoir des ondes diverses : elles ne portent en soit aucune information puisqu’il faut les analyser pour en tirer ou capturer l’information. Que le temps coule ou non « du point de vue » du photon n’a ainsi plus rien à voir dans l’histoire.

    2. Monsieur Allegra, je sais bien que rien ne saura vous convaincre de quoi que ce soit, parce que vous vous êtes mis en tête, mordicus, cette révolutionnaire découverte : on ne voit pas le passé mais le présent. Vous savez que c’est faux, alors vous allez chercher des trucs et des machines compliqués pour vous convaincre du contraire.

      Toutefois, puisque vous dites vous intéresser au « niveau épistémologique », voici un autre exemple : sous 10 mètres de sédiments bien compactes, des archéologues découvrent une pierre comportant des inscriptions. Question : elles datent du présent ou du passé ?

  54. @H.F.D.: Oui, oui, je suis absolument d’accord avec vous. Sans doute ma formulation est maladroite: ‘on voit le présent’. Ce que je veux dire est que, même si je regarde loin, ce que je vois peut avoir un effet sur moi dans la seconde qui suit (un vaisseau que je vois décoller et qui arrive. Avec en plus le voyage qui a duré quelques secondes pour le conducteur). J’ai longtemps cru que, lorsqu’on voyait ces images au télescope de super-novae et autres, on voyait une image du passé (donc ok, je veux bien), sans effet possible sur nous (c’est là le point). Mais peut-être s’agit-il là d’une erreur grossière.
    D’une manière générale, un sujet qui m’intéresse est la vulgarisation de la science, et le décalage parfois important entre des ‘idées reçues scientifiques’ et la réalité des équations. Par exemple, pour la relativité, j’aime cette idée que, bien que la vitesse de la lumière soit finie, on puisse aller aussi vite qu’on veut aussi loin qu’on veut (en temps vécu par le voyageur).

  55. La théorie de la Relativité, même « restreinte », n’est pas précisément fondée sur l’expérience Michelson-Morley, puisqu’elle exprime d’une manière générale la nécessité de conserver aux lois de l’électro-magnétisme une forme invariable quand on passe d’un système de référence à un autre. Mais l’expérience Michelson-Morley a le grand avantage de poser en termes concrets le problème à résoudre, et de mettre aussi sous nos yeux les éléments de la solution. Elle matérialise, pour ainsi dire, la difficulté. C’est d’elle que le philosophe doit partir, c’est à elle qu’il devra constamment se reporter, s’il veut saisir le sens véritable des considérations de temps dans la théorie de la Relativité. Combien de fois ne l’a-t-on pas décrite et commentée ! Pourtant il faut que nous la commentions, que nous la décrivions même encore, parce que nous n’allons pas adopter d’emblée, comme on le fait d’ordinaire, l’interprétation qu’en donne aujourd’hui la théorie de la Relativité. Nous voulons ménager toutes les transitions entre le point de vue psychologique et le point de vue physique, entre le Temps du sens commun et celui d’Einstein. Pour cela nous devons nous replacer dans l’état d’âme où l’on pouvait se trouver à l’origine, alors qu’on croyait à l’éther immobile, au repos absolu, et qu’il fallait pourtant rendre compte de l’expérience Michelson-Morley. Nous obtiendrons ainsi une certaine conception du Temps qui est relativiste à moitié, par un côté seulement, qui n’est pas encore celle d’Einstein, mais que nous jugeons essentiel de connaître. La théorie de la Relativité a beau n’en tenir aucun compte dans ses déductions proprement scientifiques : elle en subit pourtant l’influence, croyons-nous, dès qu’elle cesse d’être une physique pour devenir une philosophie. Les paradoxes qui ont tant effrayé les uns, tant séduit les autres, nous paraissent venir de là. Ils tiennent à une équivoque. Ils naissent de ce que deux représentations de la Relativité, l’une radicale et conceptuelle, l’autre atténuée et imagée, s’accompagnent à notre insu dans notre esprit, et de ce que le concept subit la contamination de l’image.
    […]
    (Henri BergsonDurée et simultanéité (à propos de la théorie d’Einstein), 1922, Chapitre I – La demi-relativité, page 11)

  56. Ah ! Les fameuses « boulettes monstres » de Bergson, comme les nommera Einstein après sa rencontre avec notre grand prix Nobel (de littérature).
    C’est pas le meilleur Bergson là, un peu pathétique même son ultime défense de son « Temps universel »…

  57. Dans une large mesure, les deux conceptions concurrentes de la démarche scientifique, l’approche expérimentale et l’approche déductive correspondent à la dichotomie que Holton découvrit dans son article : la conception expérimentale correspond à l’image de la science proposée au profane dans les manuels scolaires ou de vulgarisation, tandis que l’approche déductive correspond bien davantage à la véritable démarche du savant.

    Pour moi l’approche d’Einstein est ici inductive: il s’agit en effet de trouver une formulation dont on pourra ultérieurement déduire les deux formulations bobine mobile/ aimant fixe et bobine fixe/aimant mobile. C’est le classique (et redoutable) problème des mixtes connu depuis Platon.

  58. Mes amis,

    Sachez qu’Einstein est un fraudeur et un plagiaire.

    Des chercheurs, notamment Christopher Jon Bjerknes (Albert Einstein: The Incorrigible Plagiarist), Philipp Lenard (Albert Einstein und Philipp Lenard: Antipoden im Spannungsfeld von Physik und Zeitgeschichte), Edmund Whittaker (A History of the Theories of Aether and Electricity. Volume II: The Modern Theories), Jean-Paul Auffray (Einstein et Poincaré: Sur les traces de la relativité), Jean Hladik (Comment le jeune et ambitieux Einstein s’est approprié la théorie de la relativité de Poincaré), Jules Leveugle (La Relativité, Poincaré et Einstein, Planck, Hilbert – Histoire véridique de la Théorie de la Relativité), Claude Allègre (chronique intitulée Lorentz, Poincaré et Einstein publiée dans l’Express du 8 novembre 2004), Richard Moody (Albert Einstein: Plagiarist of the Century), Friedwardt Winterberg (article intitulé Belated Decision in the Hilbert-Einstein Priority Dispute publié dans Zeitschrift für Naturforschung en 2004), Christian Marchal (exposé intitulé The Theory of Relativity, Einstein or Poincaré présenté en 1995 dans le cadre du 4th Alexander Von Humboldt Colloquium) et Anatoly Logunov (Henri Poincare and Relativity Theory), allèguent qu’Einstein s’est approprié des découvertes d’autres scientifiques.

    La courbure de la lumière par la gravitation avait été prévue par la théorie corpusculaire de Newton et elle a été calculée précisément en 1803 par Johann Georg Von Soldner; d’ailleurs la soi-disant mesure de 1,73 seconde d’arc prise par Eddington le 29 mai 1919 lors de l’éclipse de soleil n’est qu’une fraude; la théorie de la relativité restreinte a été découverte par Poincaré en se basant sur les travaux de Lorentz et la théorie de la relativité générale par Hilbert; le mouvement brownien avait été décrit notamment par Gouy, Nernst, Smoluchowski, Sutherland et Bachelier; l’explication de l’effet photo électrique découle des travaux de Philipp Eduard Anton von Lenard qui a obtenu le prix Nobel de 1905 pour sa description des rayons cathodiques et de ceux d’Heinrich Hertz.

    Concernant la fameuse équation E=mc2, Einstein a déclaré dans un article publié le 17 mai 1906 que les considérations formelles nécessaires à la justification de cette assertion étaient déjà contenues pour l’essentiel dans le Mémoire de Poincaré présenté dans le Recueil jubilaire de Lorentz de 1900 – d’ailleurs, outre Poincaré, 6 autres chercheurs avaient établi et publié cette équation avant Einstein.

    Le cas Hilbert est particulièrement troublant : son article, publié en 1905 plusieurs semaines avant celui d’Einstein, a été mutilé et même s’il manque un passage essentiel, il accorde à Hilbert la paternité de la relativité générale.

    Einstein, un vulgaire plagiaire promu et protégé par les médias juifs?

    L’occultation de Poincaré et de Hilbert et la mythification du plagiaire Einstein interpellent la communauté scientifique.

    La perpétuation de cette imposture, plus de cinquante ans après le livre d’Edmund Whittaker qui aurait pourtant dû régler définitivement la question, du moins pour la relativité restreinte, ne peut que susciter un profond malaise et soulever inévitablement une interrogation légitime : le mythe Einstein est-il un cas unique, ou bien y aurait-il d’autres vérités apparentes, généralement acceptées, dans le domaine de l’histoire ou de la science, qui seraient, elles aussi, fondées sur le mensonge ?

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