L’actualité de la crise: un magistral contresens, par François Leclerc

Billet invité

UN MAGISTRAL CONTRESENS

C’est en direct que nous assistons à ce que les historiens qualifieront plus tard de l’un des plus magistraux contre-sens de toute l’histoire contemporaine. Les uns après les autres, pressés par la BCE, le FMI, l’OCDE et la Commission de Bruxelles, les gouvernements européens s’enfoncent dans la crise en mettant progressivement en oeuvre de rigoureux plans de réductions budgétaires, qui ne peuvent en réalité, pour toute garantie et résultat, qu’ouvrir la voie à une dépression économique de longue durée, ainsi qu’à une éventuelle remise en cause de la zone euro.

Ils tentent ainsi de se présenter comme les meilleurs pourfendeurs des déficits publics, présentés comme étant la cause de tous les périls, tout en continuant de se refuser à prendre à bras le corps l’état du système bancaire européen, qui donne pourtant tous les signes d’un nouvel accès de faiblesse, appelé à être le vecteur du rebondissement systémique de la crise quand elle se manifestera brutalement.

Enfermés dans leurs contradictions et leurs choix de départ, ne voulant pas affronter la nécessité d’une restructuration en profondeur du système bancaire, à laquelle ils ont préféré substituer un soutien financier de la BCE devenu permanent, les gouvernements européens sont en train de créer les conditions du rebondissement de la crise actuelle, face auquel ils vont se retrouver fort démunis.

Symboliquement, ils viennent à la fois de décider au G20 de desserrer les contraintes de renforcement des fonds propres des banques du Comité de Bâle, et de resserrer en Europe celles qui vont peser sur l’économie, assignant aux pays les plus fragiles des objectifs irréalistes qui mènent tout droit à la restructuration de leur dette. Et, par voie de conséquence, à une déstabilisation du système bancaire européen qu’ils cherchent à protéger par ailleurs. Une belle réussite en perspective, ainsi qu’une illustration de la clairvoyance et de la maîtrise dont ils font preuve. Ou plutôt des contradictions dont ils sont l’expression.

Les banques sont en effet à nouveau atteintes, ou vont l’être. En raison de leur important portefeuille d’obligations souveraines des pays sur la sellette, qui dans l’immédiat sont dévalorisées sur le marché secondaire à cause de la hausse de leur rendement, et pour lesquelles le risque grandit de devoir demain consentir d’importantes décotes (on parle de 50%), conséquence de la restructuration inévitable à venir de la dette de leurs débiteurs. Elles sont également fragilisées dès maintenant, finançant à terme de plus en plus court leurs opérations à long terme de prêt, au risque d’être pris dans un effet ciseaux.

Qu’expriment les tensions qui ne cessent de grandir sur le marché interbancaire, mesurées par le taux de l’Euribor qui grimpe inexorablement, ainsi que le succès de la dernière opération de dépôts des banques auprès de la BCE – qui a atteint dimanche soir dernier le montant record de 350,9 milliards d’euros – si ce n’est à nouveau le refus des banques de prendre des risques en se prêtant mutuellement, car elles sont dans l’incapacité, en raison de l’opacité régnante, de les mesurer ?

L’exposition réelle au risque des banques fait en effet l’objet de toutes les supputations, comme la politique d’acquisition des obligations d’Etat de la BCE, dont on ne connaît après coup, semaine après semaine, que le montant global. Le monde financier est pris au piège de sa propre absence de transparence. Les analystes ne s’interrogent d’ailleurs plus sur les raisons de cette défiance qui s’installe pour la seconde fois, considérant que les autorités européennes ne sont pas parvenues à enrayer la crise actuelle et s’attendant à la voir rebondir.

Les gouvernements allemand et britannique viennent de promettre des larmes et du sang, après la décision du G20 finance de ne plus attendre la reprise de la croissance pour engager le désendettement, la consolidation fiscale dit-on plus élégamment. Ne pouvant en raison de sa coalition avec le FPD augmenter les impôts, la chancelière Angela Merkel a annoncé vouloir s’en prendre à ce qu’elle appelle « la dépense », proposant notamment des coupes dans les budgets sociaux et des licenciements dans la fonction publique.

Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, donne le la dans le journal économique français la Tribune en résumant la pensée stratégique profonde qui sévit à Bruxelles : « Sans assainissement budgétaire, de nouvelles turbulences financières ne peuvent être évitées, et une croissance durable est peu probable ». Il poursuit  : « Sans réforme, l’Europe risque de s’enfoncer dans un lent déclin », proposant de modifier la fiscalité et le système de sécurité sociale des pays européens afin de les rendre « plus favorables à la croissance de l’emploi » et de « simplifier le cadre réglementaire pour permettre aux entreprises de grandir ». Enfin, il réaffirme la nécessité d’une « gouvernance économique en Europe » passant par un renforcement de « la surveillance budgétaire a priori ».

La réunion des 17 et 18 juin prochain des chefs d’Etat européens, en prélude au G20 des 26 et 27 juin de Toronto, va s’efforcer de mettre l’Europe dans cet ordre de marche et de bataille, afin d’y faire bonne figure. Non sans de très forts tiraillements et divergences entre les partenaires, notamment le binôme du moteur franco-allemand, présenté comme toujours fringuant alors qu’il est à bout de course.

Si nous avions encore besoin d’être convaincus que toute l’agitation de ceux d’en haut n’est qu’une dérisoire pantomime, la rafale de réunions européennes et internationales qui a débuté aujourd’hui à Bruxelles va nous en donner l’occasion. Les gouvernements vont s’engager dans la voie étroite et pentue de la réduction des déficits budgétaires, maniant le bâton et laissant de côté les carottes. Utilisant comme paratonnerre des règles budgétaires communes assorties de présentations préalables des budgets nationaux, d’alertes et de punitions en cas de manquement pour les pays « laxistes »- une fois qu’ils seront parvenus à les adopter – pour se réfugier ensuite, navrés, derrière la nécessité de les appliquer.

Ils vont également tenter d’achever la construction d’une énième structure chargée de la gouvernance européenne, écartant la Commission au profit de la réunion des chefs d’Etat et d’un hypothétique secrétariat de ceux-ci, concentrant leurs discussions sur la délimitation d’un sinueux tracé de frontières entre la souveraineté de chacun et la collégialité de tous. Tout en esquivant soigneusement la seule question qui vaille: un gouvernement économique, certes, mais pour suivre quelle politique ?

Ils sont également parvenus à se mettre d’accord sur le mode de fonctionnement du « véhicule spécial » chargé de gérer financièrement le plan de stabilisation européen, résultat de savants compromis avec les Allemands, dont il semble ressortir qu’en contrepartie de l’abandon de procédures de décision qui créaient une course d’obstacles permanente, les Etats ne garantiraient les prêts qu’au pro-rata de leur participation à ceux-ci, éloignant le spectre des euro-obligations impliquant une forme de mutualisation des dettes.

Le FMI a de son côté donné aux gouvernements européens un cadre, afin de les inciter à prendre sans tarder des décisions, dont il a résumé les principes dans un document remis aux ministres des finances de la zone euro. « Les gouvernants doivent prendre des mesures déterminées pour parachever le projet d’union monétaire. La crise actuelle de la zone euro résulte de politiques budgétaires non viables dans certains pays, de retards dans la réparation du système financier, de progrès insuffisants pour établir la discipline et la souplesse nécessaires à un fonctionnement sans anicroches de l’union monétaire, et d’une gouvernance déficiente de la zone », a-t-il tranché.

Il a aussi appelé, afin de faire repartir la croissance, à l’adoption de réformes comme l’assouplissement des règles du marché du travail, la libéralisation des services, et la suppression des entraves à la concurrence entre sociétés européennes. « Le problème de longue date de la croissance anémique de la zone euro doit maintenant être résolu », a-t-il conclu en donnant ses dernières directives.

Le retour à la croissance pourrait, si ses désirs devaient être exaucés, être le prétexte à la réalisation de ce qui n’avait pu encore être accompli, dans le domaine de la santé avec le lancement de plans de santé privés par exemple, ou dans celui des pensions avec les retraites par capitalisation. Pour le moins un paradoxe, vu la crise financière, mais toutes les occasions sont bonnes à saisir. Une conception de la relance clairement destinée à ne satisfaire que ceux qui auront les moyens de s’asseoir autour de la table.

Pour les plus démunis, les ministres des affaires sociales de l’Union européenne, qui viennent de se réunir à Luxembourg, ne sont pas en reste d’idées et viennent de mettre au point un plan d’action avec pour objectif de sortir 20 millions de concitoyens de la pauvreté ou de l’exclusion, en dix ans. Des indicateurs ont été définis, afin de déterminer la population menacée de pauvreté ou d’exclusion. Suivant celui qui est retenu – niveau de revenus ou autres approches qualitatives et quantitatives – entre 80 et 120 millions d’Européens (des 27 pays de l’Union) seraient aujourd’hui dans ce cas de figure. 80 millions de personnes, dont 19 millions d’enfants, représentent 16 % de la population de l’Union européenne. Le plan adopté a pour « ambitieux objectif » de sortir de cette situation entre un quart et un sixième des personnes en détresse d’ici à 2020, ce qui n’a pas été considéré comme réaliste par tous les participants à la réunion. Mais d’ici cette échéance, combien de nouveaux pauvres auront rejoint ceux qui ont été dénombrés à l’heure actuelle ?

Un train peut en cacher un autre : derrière la dépression économique qui vient à nous, en application d’une politique toute tendue vers un objectif qui ne sera pas atteint, une autre promesse se dessine, toute aussi biaisée. Celle de la réalisation de courageuses réformes de structure, conditions nécessaire à un retour d’une croissance présentée comme une fin en soi, indéfinie dans ses contours comme dans son moteur. Celle également d’un accroissement des inégalités sociales, qui en découlera.

Mais l’implosion n’a pas encore produit tous ses effets…

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331 réflexions au sujet de « L’actualité de la crise: un magistral contresens, par François Leclerc »

  1. Très bonne analyse M.Leclerc comme accoutumé…

    Les peuples européens doivent organiser leur décroissance dans le cadre d’une Europe fédérale, ayant abandonnée à chacun, leur représentation nationale pour cesser de diluer nos politiques et nos dépenses nécessaires à la formation professionnelle d’une nouvelle économie et aux priorités régaliennes.

    Organiser notre décroissance c’est accepter définitivement le fait que la fonction positive de la croissance-donc du crédit-a été possible que par une énergie fossile bon marché laissée dans les mains d’usuriers-financiers au profit d’une minorité d’être humains.

    Financer cette transition en pente douce par une taxe carbone à l’échelon européen visant à alimenter le fond de la BCE.
    Acceptez et contribuez peuples d’Europe-car d’autres choix constructifs ne sont plus disponibles- pour ne pas sombrer dans le sang et les larmes, mais juste dans les larmes d’avoir un peu moins demain …mais tellement plus de dignité, de courage, de générosité et d’intelligence sociétale.

    1. Il semblerait surtout, PAD, qu’un des dirigeants européens ait déjà essayé de prendre le pouvoir exclusif de l’Europe. Son pays étant trop petit pour lui.
      Certains savent cohabiter intelligemment, d’autres, non.

      Et en parlant de décroissance, n’ayez crainte, l’augmentation lente mais certaine du prix du pétrole nous forcera à nous adapter.
      (la preuve, les « investisseurs » de l’éolien)

    2. Je crois qu’une véritable décroissance, nécessaire et prévisible, doit s’accompagner d’une profonde remise en question de l’organisation économique et pour parler clairement de la remise en cause de la notion de profit et de propriété privée des biens de production.

      Cette remise en cause, il me semble, qu’ à ce jour, nous sommes très peu à la souhaiter, sur ce blog et ailleurs, ce qui constitue le coeur du problème actuel de notre civilisation finissante.

    3. Petite parenthèse, Yvan.

      Pour l’investissement dans les renouvelable, il s’agit essentiellement d’une bulle de plus, générée par des offres de tarifs avantageuses (l’équivalent des primes à la casse pour l’automobile).

      En terme de capacité, aucune de ces énergies n’a dépassé l’épaisseur du trait sur la courbe, aucune de ces énergies n’a démontré son potentiel à assurer un relai post-carbone.

    4. @ Marlowe: patience. Chaque jour grandit la prise de conscience de la nécessité économique, comme écologique, d’en finir avec le profit comme moteur et dictateur. Minoritaire, jusqu’à l’effondrement qui finira de convaincre la majorité. Ceci dit, le profit s’est toujours moqué de la majorité. Il se défendra par tous les moyens…Il faut le savoir et s’y préparer.

      @ Thomas: vu de la France, bunker et capitale mondiale de l’intox nucléaire, évidemment, les énergies propres ont peu d’avenir. Ailleurs, elles progressent très vite, tant sur le plan technologique que dans leur participation à la production d’électricité. Danemark, par exemple, avec environ 20 % en éolien. En Allemagne, des quartiers entiers ou villes reposant en majorité sur le solaire. Pourtant, le soleil en Allemagne…

    5. Effectivement l’ordre de grandeur de l’éolien en France pour l’année 2009 est le suivant:

      8 TWh produit
      Soit 1.6% de notre consommation électrique ou encore 0.6% de notre consommation d’énergie totale.

      Malgré encore de beaux discours nous bullons …

    6. Pour couvrir notre consommation électrique en été il faudrait consacrer 5% de notre surface métropolitaine en éoliennes …

    7. Ca tombe bien : les barrages français vont être privatisés.
      Hors, il faut savoir que les barrages sont indispensables pour combler les pics de consommation pendant l’hiver…
      Quelqu’un a pensé « prise en otage », non..??
      Ha, pardon, j’ai cru entendre.

    8. Pour résumer ma position :

      La part de l’énergie dans le PIB est plafonnée à 4 ou 5 %, au delà, le système cale.

      Depuis 2000 environ, l’accès à la ressource conventionnelle à bas prix devient problématique.

      Des margoulins de haut vol ont lancé d’une part l’espoir d’accéder à des ressources non-conventionnelles (sables bitumineux, off shore profond et autres joyeusetés), d’autre part (pour les écolos) de développer les énergies renouvelables : Rien de tout cela n’arrivera à dépasser, disons 15 % de notre conso actuelle d’énergie.

      Notre activité totale va donc baisser au rythme de la baisse de production des sources conventionnelles d’énergie et rien de ce qui necessite de forts investissements et des perspectives sereines ne trouvera de conditions correctes pour se developper.

      Partant de là, soit on se berce d’illusion de reprises et de croissance, soit, comme dit PAD, on prend acte de la REALITE et on s’organise en conséquence.

      C’est pas gagné.

    9. Je suis de ceux qui pensent que les peuples ont besoin de projets crédibles et que les peuples occidentaux sont assez instruits pour comprendre l’enjeu physique du XXI siècle.
      Les peuples ont besoin d’espoir pour eux et leurs enfants !
      Assez des mensonges quotidiens comme la retraite à 61 ans ou à 62 ans et demi …Des énergies de substitution qui ne seront jamais dans l’ordre de grandeur requis et du fameux-Ils trouveront quelque chose demain, mais cette fois les ingénieurs n’ont plus rien dans leur panier- Des régulations financières techniques qui ne viendront jamais … Des reprises de croissance …Des marchés financiers qui pensent que … Du Bruxelles inquiet de la dette d’intel … Des dénis de nos responsables qui ne le sont plus depuis quelques années …De notre nourriture contaminée par la chimie …De notre eau polluée…De notre espérance de vie qui augmente-alors que nous avons aussi passé le pic en ce domaine-

      Enfin une longue liste qui doit nous interpeller dans l’action politique forte!

      Il existe des solutions applicables dès demain sans prendre le risque de la pente raide de la transition qui s’imposera à nous quelque soit l’avis des uns et des autres.

      Nous sommes face à un choix civilisationnel, rien de moins!

    10. PAD, dans la série des projets crédibles, les émirats viennent de commander pour 11,5 milliards d’A380 qui consomment moins de 3 litres de carburants au cent par passager…

      D’ici qu’ils prennent le monopole des liaisons aériennes, je ne serais pas spécialement surpris.

      Comme je dis d’habitude : donnez-moi les moyens de mes ambitions.

    11. @ Yvan

      Ce n’est pas un hasard, plus belle la vie près de la pompe à kérosène …par pour les pilotes occidentaux 🙂

    12. @ Yvan

      Celà fait déjà quelques années qu’on délocalise le transport aérien au profit de la vente d’avions.
      Le long courrier vers les émirats et le moyen vers Turquie, Egypte, Tunisie, Algérie, Maroc.
      – vols charters all-inclusives –

    13. @ PAD, vous dites :

      « Les peuples européens doivent organiser leur décroissance dans le cadre d’une Europe fédérale, ayant abandonnée à chacun, leur représentation nationale  »

      « Financer cette transition en pente douce par une taxe carbone à l’échelon européen visant à alimenter le fond de la BCE »

      Dites-donc !
      Donnez-nous d’abord une Union Européenne démocratique !
      Virez moi cette commission européenne qui écrit des lois et prend des décisions sans que le(s) parlement(s) n’aient leur mot à dire. Expliquez moi à qui ils rendent des comptes ces commissaires ?
      Et à qui rend des comptes ce Von Rumpuy, qui n’a pas été élu ?
      Et donnez moi une justification sur les profits générés par cette taxe carbone qui vont aller dans les poches des institutions financières qui vont contrôler ce marché !!

      Vous avez transformé l’enjeu de l’environnement et du réchauffement en une foire commerciale où toutes les multinationales ont pu manigancer, à force de lobbying, pour tirer leur part juteuse de ce drame.
      Vous, les politiques, avez abandonné toute dignité !

      Désolée, mais je suis en colère!
      Et quand je vois que vous en profitez pour nous demander d’abandonner la souveraineté de notre pays, notre histoire et de payer votre taxe carbone !!!! Taxe initialement destinée aux seuls particuliers, et puis quand on parle de l’appliquer aux entreprises, du coup on n’en entend plus parler ??!!!!

    14. Je pense que beaucoup de personnes pensent comme vous mais cela manque de coordination et de relai politique.
      Ceci dit, ils y a des initiatives qui sont toujours bonne à prendre et qui dénote quelque part un signe d’un changement de comportement.
      http://www.haricots.org/mrjc

    15. @ Flo

      L’Europe est démocratique, la Commission -commissaires- proposent des actes législatifs et les met en oeuvre qu’après que le Parlement-suffrage universel-et le Conseil-les gouvernements des états membres- les aient approuvé. M Van Rompuy est le président du conseil non de l’Europe. Il rend compte aux chefs des gouvernements des états membres.
      Je vous invite à lire -3 ans pour sauver le monde- de JM Jancovici pour comprendre l’enjeu de la taxe carbone et -après la démocratie- d’Emmanuel Todd.

    16. @PAD. Bien d’accord.

      J’ai bien aimé le parallèle fait par JM Jacovici avec les coquillages. En insistant sur ce point il met en évidence l’aveuglement dogmatique total de la religion actuelle. Comment en est-on arrivé à ces croyances qui nous mènent au point où nous ne sommes même plus capables de voir ce qui compte pour notre propre survie. La stupidité de l’homo Economicus en serait presque touchante si elle ne menait pas à tant de souffrance.

      Attendu que la désorganisation de la société va se jouer à tous les niveaux dans les années à venir, je vote définitivement pour l’idée d’organiser la décroissance dans le cadre d’une Europe fédérale. Cela pourrait nous éviter de retomber dans les travers le l’Histoire. Je pense qu’il faut nationaliser, régionaliser, localiser l’économique et mondialiser le politique … si on ne veut pas laisse la place à la plus grande régression de l’Histoire.

  2. Aux Peuples Européens !

    Aujourd’hui vous lirez dans vos quotidiens que l’UE – sans aucune légitimité des peuples-veut créer de nouvelles sanctions contre ces mêmes peuples dits laxistes !

    Les objectifs assignés à chacun sont économiquement irréalisables!

    Donc nous pouvons dire que nous avons un pseudo-gouvernement européen sans projet d’avenir pour son peuple autre que de lui casser du bâton sur le dos pour le profit d’un système oligarchique en panique exponentielle.

    1. Non à l’Europe du fric mais les gens réagiront (comme des moutons qu’ils sont à 99 pct) seulement quand il sera trop tard et qu’ils découvriront leur fiche de paie ou de retraite soudainement diminuée de ‘x’ pct…on se souviendra longtemps du mandat de N Sarkozy,comme celui de l’homme qui aura détruit la France et ses collègues d’autres pays aussi le leur de pays….ils ne s’en tireront pas comme ça…avec la caisse et un bras d’honneur vers nous.
      Le prochain Krach 2.0 à venir aura vite fait espérons de nous en débarasser, il s’agira alors pour les peuples ruinés d’exiger une autre Europe ou bien de la quitter…..L’euro lui sera mort depuis longtemps…..suite à la dépression qui va (re?)commencer….aucun problème n’aura été réglé,les banksters autont vidé les caisses des états,la facture aura été présentée aux peuples sans scrupule aucun..par contre messieurs les banksters et autres EC,FMI etc boys..sachez que les caisses sont vides….il n’y aura pas de prochaine fois et de prochain ‘bail out’….Une croissance à l’ancienne basée sur encore plus de dettes est tout simplement impossible…les banquiers n’ont pas payé eux la facture de leur Las Vegas en faillite,très bien,aucune raison que nous venions la payer à leur place et sans broncher….messieurs les traders,les jeux on line sont possible depuis ce mardi en France,une bonne idée de reconversion, vous y ferez bien moins de dégats que dans vos casinos pompes à finance qui détruit l’économie réelle…reste l’installation à Las Vegas…vous pourrez y jouer 24h24….sans détruite le monde autour de vous….un aller simple si possible.

  3. C’est curieux mais plus cette crise avance et plus les décisions qui sont prises pour soit disant y mettre fin me semblent relever de la mise en scène ! Au travers de ce que vous rapportez comme arguments incontournables en particulier venant du FMI me laissent penser que nous n’assistons absolument pas à la mort du capitalisme, bien au contraire .
    Cette crise comme par hasard va servir de prétexte à la mise en place de mesures inédites qui permettront d’accroitre les inégalités sociales, d’augmenter encore les privatisations,la marchandisation de toutes les activités humaines et la compétition à tous les niveaux .
    La croissance n’est absolument pas remise en cause alors que les échéances énergétiques se précisent … Le terme de croissance n’a peut être pas un seul sens économique, on a l’impression que c’est la croissance du chaos qui est recherchée !
    Dans un autre billet il est question de religion … Et si nous étions confrontés à une forme de religion à polarité inversée ?

    1. Je pense être croyant dans une autre religion. Par rapport à la mienne, ces gens ont choisi d’adorer l’argent, pas Dieu. Vous avez raison de parler de religion à polarité inversée. Votre expression me semble correspondre à cette adoration de l’argent.

    2. Polarité inversée ?

      Yvan, je t’offre cet extrait, j’ai trouvé ton billet bref mais « titillant »…

       » Dieu. Cette vieillerie de Dieu, cette vieille bougie de Dieu brûlant au noir des siècles, ce feu follet rouge sang, cette misère d’une chandelle mouchée par tous les vents, nous, gens du vingtième siècle, nous ne savons qu’en faire. Nous sommes des gens de raison. Nous sommes des adultes. Nous ne nous éclairons plus à la bougie. Nous avons un temps espéré que les Églises nous délivreraient de Dieu. Elles étaient faites pour ça. Les religions ne nous dérangeaient pas. Les religions sont pesantes et la pesanteur nous rassurerait plutôt. C’est la légèreté qui nous fait horreur, cette légèreté de Dieu en Dieu, de l’esprit dans l’esprit. Et puis nous sommes sortis des Églises. Nous avons fait un grand chemin. De l’enfance à l’âge adulte, de l’erreur à la vérité. Nous savons à présent où est la vérité. Elle est dans le sexe, dans l’économie et dans la culture. Et nous savons bien où est la vérité de cette vérité. Elle est dans la mort. Nous croyons au sexe, à l’économie, à la culture et à la mort. Nous croyons que le fin mot de tout revient à la mort, qu’il grince entre ses dents serrées sur leur proie, et nous regardons les siècles passés du haut de cette croyance, avec indulgence et mépris, comme tout ce qu’on regarde de haut. Nous ne pouvons leur en vouloir de leurs erreurs. Elles étaient sans doute nécessaires. Maintenant nous avons grandi. Maintenant nous ne croyons qu’à ce qui est puissant, raisonnable, adulte, et rien n’est plus puéril que la lumière d’une bougie tremblant dans le noir. »
      C Bobin, Le Très-Bas.

    3. En fait, en lisant le livre de Naomi Klein sur les thérapies de choc néo-libérales (consensus de Washington : 1. Privatiser 2. Déréglementer 3. Annihiler les dépenses publiques) administrées aux pays en crise par le FMI au cours de l’histoire jusqu’à très récemment en Irak, et maintenant en Europe, on comprend très bien que le chaos n’est pas quelque chose à éviter pour faire des PROFITS. C’est au contraire quelque chose de SOUHAITABLE pour le profit.

      Naomi Klein montre en particulier sur 100 ou 200 pages ce qui se passe en Irak, ou on n’a jamais été aussi proche d’une application quasi-pure du consensus de Washington dans un pays ou on a voulu faire table rase du passé, et le résultat. La guerre en Irak est une source de profits IMMENSE pour les sociétés tentaculaires style Halliburton. Tout ce qui a pu être externalisé dans l’armée américaine l’a été, des femmes de ménage aux soldats/mercenaires, pilotes de drones, pizza hut et cinémas dans les villes abritant les soldats.
      D’autre part, plus le chaos est grand, plus l’industrie de la sécurité dégage des profits colossaux, en vendant les services de mercenaires, les gadgets sophistiqués (scanners corporels dans les aéroports, armes).
      Pour ce capitalisme radical du désastre, la paix est devenue inutile et un frein aux profits. Le monde vers lequel ce capitalisme mène est un monde constitué de zones rouges et vertes. Les zones vertes seront des ilots-forteresses sur-protégés dans lesquels vivront les nantis qui en auront les moyens. Le reste de la population sera soumis à la loi de la jungle et à la pauvreté dans les zones rouges. C’est exactement ce qu’il se passe en Irak.

      Franchement, je suggère fortement, pour ceux qui croient encore que le but des libéraux, c’est le bien commun ou que la somme des intérêts individuels aboutissent sur l’intérêt commun, de lire ce livre, plus qu’instructif.

      Je lis dans ce billet :

      « Le FMI a […] aussi appelé, afin de faire repartir la croissance, à l’adoption de réformes comme l’assouplissement des règles du marché du travail, la libéralisation des services, et la suppression des entraves à la concurrence entre sociétés européennes. « Le problème de longue date de la croissance anémique de la zone euro doit maintenant être résolu », a-t-il conclu en donnant ses dernières directives. »

      C’est moi ou DSK est encore plus libéral que Sarkozy, à vouloir appliquer les fameux préceptes du consensus de Washington aux pays européens ?
      Réduire les dépenses publiques ? Pas de problème, on nous bassine avec ça quotidiennement. Et la dessus, DSK/FMI arrive sur son cheval blanc et indique en fait qu’il ne faut pas non plus oublier les deux premiers préceptes qui ont été laissés sur pause jusqu’ici pour raison de récession grave.
      On sait très bien l’état dans lequel sont laissés les pays ou sont appliqués ces préceptes (Russie, Irak, Afrique du Sud, Amérique du Sud, Mexique). Une super croissance OK, mais une répartition tellement inégale de la richesse que c’est comme si la majeure partie de la population vivait en décroissance.
      Tout le blah blah sur la dette actuel, c’est bien un cheval de Troie des américains qui profitent de l’endettement des états causé par la crise pour imposer -enfin !!- les politiques néolibérales en Europe, par voie « démocratique », avec la caution DSK qui soit disant aurait amélioré le FMI. Je tousse ! Et il y en a encore qui veulent voter pour lui comme alternative a Sarkozy ???
      En ce qui concerne le climat anti-arabe et anti-musulman, je veux bien croire qu’il y ait une différence entre les deux hommes, bien qu’au fond je n’en sache rien en ce qui concerne DSK, mais au niveau socio-économique, c’est blanc bonnet et bonnet blanc ma foi.

      Cordialement,

      Patrick

    4. @ Paul Emile

      Bien d’accord avec ton analyse…

      Nous avons affaire à un capitalisme international qui colonise toutes les démocraties , qui vampirise toutes les ressources , une destruction sociale sans précédent qui épargnera de moins en moins les classes moyennes , vouées à disparaître .

      Le monde est devenu l’échiquier où l’on décide des localisations pour les productions primaires , sous contrôle des multinationales de l’alimentation , pour le secteur secondaire où sont manufacturés les produits de consommation , dont l’exportation/ importation est aussi aux mains des multinationales financières et de la distribution…

      Nous le peuple , sommes là pour banquer toujours davantage , avec ce qui nous reste en peau de chagrin , enrichir toujours plus les rentiers , actionnaires et autres parasites (mafias ), et nous laisser pomper nos derniers fifrelins , pour la sauvegarde d’un système qui crée délibérément les crises , nous forçant à échanger l’argent de notre travail , contre des tombereaux d’actifs pourris qui n’ont absolument aucune valeur ….

      Je ne crois absolument plus à l’innocence d’un système qui opère toujours dans le même sens et qui profite toujours aux mêmes : c’est trop énorme . Il y a des individus qui décident , qui maîtrisent la plupart des paramètres à leur profit et qui ont suffisamment d’influence, de poids pour entraîner l’ensemble .

      Nous parlons de la partie émergée de l’iceberg en faignant d’ignorer ce qu’il y a en dessous et à quels courants il est soumis.

      L’emprise totalitaire des libéraux est de plus en plus prégnante , nous voyons la démocratie succomber sous leurs coups de boutoir , apparaître les nouvelles formes du totalitarisme et du servage .

      Et ils ont le pouvoir de nous imposer n’importe quel changement , et de modifier à l’infini les règles du jeu qu’ils ont mis en place à leur avantage exclusif naturellement .

      La suite de l’histoire , je ne la connais pas mais elle ne peut être que sanglante .

    5. Domend, merci.
      Merci de me confirmer qu’il faut rester humble pour garder la raison.

      Ni dieu, ni maître…

    1. Cet humour me rappelle celui des pays de l’est sous domination communiste.

      Excellent et triste !

  4. Lundi 7 juin :

    – Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,601 %.

    Le graphique des taux d’intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d’intérêt espagnols sont en train d’exploser.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

    – Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,149 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

    – Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,20 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

    – Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

    Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne voient leurs taux d’intérêt qui explosent : ces quatre pays foncent vers le défaut de paiement.

    Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.

    – Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,563 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GDBR10%3AIND

    Cette divergence est intenable.

    Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.

    1. Vous pouvez ajouter la Belgique à cette longue liste un nouveau ‘Piigbs’….les élections qui y ont lieu dimanche 13 juin vont y apporter le chaos total, car les nationalistes flamands qui revendiquent l’indépendance de la Flandre à terme vont y récolter un pourcentage proche des 50 pct…des évènements qui soyons en certains ne vont guère plaire aux marchés…..les taux ont deja augmenté dés hier en prévision et sur base des derniers sondages…la Belgique sera ingouvernable durablement, cela sera sans doute son dernier gouvernement ou maximum son avant dernier….les eurocrates seront aux premières loges dans leurs luxueux bureaux à Bruxelles et verront le coeur de leur rêve d’empire s’écrouler devant leurs fenêtres…lentement mais surement….La Belgique membre fondateur de l’Union via le Benelux.La frontière entre les pays du club med se trouvant justement à Bruxelles….les égoistes au Nord(allemagne,flandre,pays bas,finlande etc)..les pas concernés (pour le moment)UK et tout le reste France et Belgique francophone y compris……la fracture est plus que financière ou sociale elle est idéologique…..

      La dette Belge ‘live’ (compteur)

      http://www.demorgen.be/dm/nl/989/schuldklok/integration/prm/frameset/schuldklok/schuldklok.dhtml

      http://www.zerohedge.com/article/belgium-latest-contagion-crisis-10-year-bond-spreads-go-vertical

    2. @BA, un peu d’engagement, vous ne voudriez pas parier un truc fou pour égailler un peu vos sempiternelles « l’Euro Va mourrriiiiiiir »! Vider le Léman à la petite cuillère, monter votre poids en chocolat en haut du Mont Blanc. faire un feu de joie avec des billets de 500€ devant le Berlaymont à Bruxelles. Ca aurait de la gueule et ça nous changerait!

    3. @BA
      La grèce 8%, ça va mieux, il y a un mois c’etait 12%.
      Si au lieu de crier au loup, tu avais acheté il y a un mois et revendu aujourd’hui tu aurais fait une belle plus-value. Et c’est encore mieux sur les emprunts à 2 ans : 18% ->7%
      Mais pour ton pote Chevallier, la Grèce a déjà fait fallite, enfin, dans son monde …

  5. Le FMI a-t-il toujours de bonnes idées ?
    Peut-on lui reconnaître la science infuse ?
    Est-il un organisme reconnu pour ses décisions toujours intelligentes ?
    Quel est l’état de la concurrence entre les dirigeants nationaux et les dirigeants de la CE ?
    Qui commande vraiment ?
    N’y a-t-il pas trop d’intérêts contradictoires en jeu ?
    Ce n’est pas la première fois que je vois critiquer l’attitude des Allemands. Au contraire, cela a été une constante depuis que je lis la presse. Au cours des années 75-95, on a, sans cesse critiqué les décisions allemandes et on a sans cesse annoncé la fin prochaine du miracle allemand. Pourtant, à chaque fois, c’était le Franc français ou d’autres monnaies européennes qu’on dévaluait !
    Qu’en pensez-vous ?

    1. Le FMI a-t-il toujours de bonnes idées ? -> le FMI n’existe que pour promouvoir le système libéral. La bonne nouvelle est que l’Europe (principal créancier) va baisser de 50% sa dotation.

      Peut-on lui reconnaître la science infuse ? -> voir ci-dessus…
      Est-il un organisme reconnu pour ses décisions toujours intelligentes ? -> idem… en n’oubliant pas qu’aucun pays « aidé » n’a vraiment réussi à se développer hormis son secteur bancaire.

      Quel est l’état de la concurrence entre les dirigeants nationaux et les dirigeants de la CE ? -> bonne question à laquelle je ne sais même pas si quelqu’un a une réponse REELLE. (et non de façade)
      Qui commande vraiment ? -> le parlement semble avoir de plus en plus de poids face à la comission.
      N’y a-t-il pas trop d’intérêts contradictoires en jeu ? -> avantage ET inconvénient : au moins, chaque décision n’est pas extrème et est le résultat d’un consensus.

      Ce n’est pas la première fois que je vois critiquer l’attitude des Allemands. Au contraire, cela a été une constante depuis que je lis la presse. Au cours des années 75-95, on a, sans cesse critiqué les décisions allemandes et on a sans cesse annoncé la fin prochaine du miracle allemand. Pourtant, à chaque fois, c’était le Franc français ou d’autres monnaies européennes qu’on dévaluait !
      Qu’en pensez-vous ?
      -> les Allemands fonctionnent DEJA en mode communautaire chez eux. Donc, l’Europe, est adaptée à leur fonctionnement.
      Si je prends un exemple au hasard, la France, on décentralise les dépenses, mais pas le pouvoir…
      (le choix des jours de collecte d’ordures ménagères, quand-même… 🙂 )
      Coté économique, là, par contre, les Allemands ont accepté la rigueur des salaires depuis longtemps.
      Et si quelqu’un dans le blog, pouveait nous renseigner sur leur concentration/répartition des richesses, cela m’intéresserait FORTEMENT de comparer avec la France.

    2. Cà pense que les allemands actuellement au pouvoir n’ont pas connu le nazisme.
      Que le « sérieux » et le respect des règles demeurent dans les gènes de nos amis teutons.
      Globalement efficaces et toujours près à sacrifier un peu de présent pour ménager l’avenir.
      En revanche
      Après le DeGaulle de 69,
      Les dirigeants français ne savent plus faire.
      Démagogie, asservissement aux banques ou laxisme parisien c’est du mou.

    3. 25 pct ont connu le communisme c’est franchement pas mieux…il faut se méfier du pseudo miracle Allemand..le taux de chômage claironné par les médias ne tient pas compte des chômeurs dit ‘technique'(dont une partie du salaire est payée par l’état)+ de 2 millions en ce moment..la productivité allemande est très faible..sans leurs exportations se pays serait une coquille vide comme les autres..ce pays construit sa ‘richesse’ toute relative et pas partagée par tous sur le dos des autres pays..la meilleure solution pour les autres pays serait le départ de l’allemagne de l’Euro qui retrouverait un mark surévalué et du coup n’arriverait plus à placer ces produits fussent ils de luxe….la grande dépression serait alors au menu de madame Merkel..elle est donc prise au piège…elle a emporté la mise pour le moment avec sa rigueur (inutile)sur Sarkozy(qui sait que cela ne marchera pas),mais je crois qu’il attend patiemment sa revanche, sachant bien qu’un autre krach est inévitable tout comme des défauts de paiements à terme(Grèce,Espagne etc)….Les allemands sont des gens peu flexibles sur le plan des dogmes et idées…étonnant qu’ils veulent imposer la flexibilité aux autres…..Fin 2011 nous ferons le point sur cette ‘rigueur’,je pense que madame Merkel rira nettement moins devant l’étendue des dégats qu elle aura causés.

    4. Au sujet de l’Allemagne, Richard Sennett explique bien dans
      La culture du nouveau capitalisme
      l’origine du sens de la hiérarchie et en même temps de la responsabilité
      dans l’Allemagne. En gros, cela remonte à l’administration Bismarckienne
      qui enrôlait beaucoup de ruraux en « donnant sens » à leur travail
      car il y allait de l’unité encore fraiche du pays.

      Servan-Schreiber en donne un bref compte-rendu dans son site
      trop-vite-ServanSchreiber-Sennett

      Le bouquin de JLSS Trop Vite se lit facilement…. trop facilement hélas. Le court-termisme y est dénoncé sous de multiples espèces et son contraire immédiat plus ou moins encensé. Mais après l’avoir lu, contrairement à Stiegler qui pose d’emblée des hiérarchies de concepts porteurs de d’ambiguïté depuis le neuronal jusqu’au symbolique et au « libidinal » (pas Freudien tant que ça, ouf), JLSS ne fournit pas de grille du pourquoi du court-termisme à part le lucre. On ne trouvera pas vraiment les subtilités qu’instille Paul Jorion quand il dit « rouerie ou naïveté »…
      Peut être est-ce bien qu’il y ait un site web en lien avec cet ouvrage ? J’en profite pour caser Sennett en tout cas, non cité dans le bouquin lui même hors la biblio.

  6. Le FMI critique durement la zone euro et appelle à de nouveaux traités

    Le FMI souhaite voir chaque pays se doter de règles contraignantes contre les déficits excessifs.

    Il a enfin appelé la zone euro à mettre en place, en plus des mesures de rigueur, des réformes qui selon lui doivent permettre à la croissance de repartir, comme l’assouplissement des règles du marché du travail, la libéralisation des services, et la suppression des entraves à la concurrence entre sociétés européennes.

    Il parrait que DSK est étiquetté «socialiste» ! Mais comment osent-ils encore vendre leur soupe nauséabonde du consensus de Washington ?

    1. Dire que des Français voudraient élire cet homme D$K(faux socialiste) à la tête de leur pays pour contrer le néolibéralisme de sarkozy..on croit rêver….ils sont masos ?

    2. En fait, s’il a un minimum de décence, DSK devrait démissioner de son poste au FMI et annoncer haut et fort sa désapprobation de la politique sucidaire pronée par le FMI, comme Stiglitz l’a fait de la Banque Mondiale en 2000. Sinon, le PS devrait avoir le courage l’exclure pour garder un minimum de crédibilité et annoncer haut et fort… Mais décence et courage sont des qualités qui manquent le plus à «nos» gouvernants.

      Aujourd’hui, je suis au stade colère.

    3. A propos du socialisme et du Parti (dit) socialiste français, un extrait d’un entretien d’un des membres de la bande :

      « Le socialisme, au XIXe siècle, a été inventé pour remplacer le capitalisme. Or nous devons assumer pleinement l’économie de marché. Je préfère parler de la gauche. »

      Manuel Valls. France-Soir, 19 mai 2008.

      Cité dans « La double pensée », Retour sur la question libérale. Jean-Claude Michéa. Editions Flammarion/Champs.

    4. DSK (Devise Servons le Kapital) n’est absolument pas pire que les autres éléphants.

      Le dernier programme du PS a fait officiellement le deuil de toute alternative à la barbarie économique, sociale et écologique en cours en se déclarant partisan de l’économie de marché.

      Il avait auparavant renoncé à toute souveraineté du peuple sans parler de la démocratie en participant au coup d’Etat de Sarko contre la décision majoritaire sur le TCE.

      Aubry et Royal quémandent déjà des strapontins près du caviar cuvée DSK. Elles se dépêchent sachant que ce dernier fera un gouvernement d’Union Nationale, débauchant (et débouchant…) donc massivement à droite. Union nationale dans la pire crise du capitalisme veut dire affrontement violent avec le monde du travail. C’est là que des alibis de gauche, même caviar, n’ont pas de prix…

    5. si le PS n’exclut pas D$K,il sera perdant en 2012…et les gens n’ont guère plus envie de voter
      pour Sarkozy ‘la déception du siècle’…alors une surprise?Le pen M versus Mélenchon??
      Souvenez vous de la tête de Jospin à l’annonce des résultats de la présidentielle…1er tour et Le Pen qui passe de peu devant lui.
      Et D$k c’est bien pire que Jospin comme poison.
      Je ne pense pas qu’il sera candidat, car avec le temps qui va passer d’ici mi 2011,les gens
      vont pouvoir constater en Europe les effets des politiques signées FMI/DSK…il n’osera pas prendre
      le risque de perdre…il n’est plus crédible comme dirigeant de gauche de toute façon…
      Sarkozy le sait et joue la dessus..mais il ne devrait pas se réjouir trop vite..car un certain de Villepin va tout faire pour le faire perdre….

    6. @fujisan,

      Merci pour l’échelle de Chris Materson, si il y a une chose dont je sois sûr, c’est que j’ai dépassé le stade 1, pour les autres je passe du haut en bas de l’échelle en m’arrêtant un peu trop à mon goût au stade « dépression » mais en entrevoyant parfois le stade « acceptation » lequel est d’ailleurs assez mal traduit, je dirais plutôt « action ».

      Cordialement

    7. @ fujisan,

      « Stade Colère ». Génial votre lien!!
      Merci, ca m’a bien fait rire.

      Il est vrai qe j’étais déjà de très bonne humeur : voir apparaître le mot « colère » de plus en plus souvent me réjouit!
      Tout n’est pas perdu! Et lorsqu’on verra apparaître aussi les mots ‘résistance collective’, ‘force du nombre’ etc… Alors je serai aux anges.

    8. Le stade de ma grande peur a été le jour de l’élection d’un certain Sarkosy, je me suis dit: on est foutu!
      Aujourd’hui je crois avoir franchi plusieurs fois tous les stades en tous sens et je guète le signal annonciateur de l’action ou de la fuite genre autruche, tout dépendra du facteur peur présent au moment dit.
      Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les réactions imprévisibles des gens. Aujourd’hui une voisine a tenté de renseigner un huissier recherchant un autre voisin qui a récemment déménagé. Heureusement pour lui elle n’avait pas l’info mais demain?

  7. Où en est-on dans les désastreuses titrisations, pratique glauque qui est en train de se diversifier vers de nouvelles frontières au lieu d’être contenue ? La fuite en avant par ce qu’il n’y a pas d’autre solution ? Je parle bien de l’Europe et même de la France.

  8. Celui qui a dit « croissez et multipliez » a oublié un léger détail : il a oublié de faire une planète extensible !
    Si j’avais la certitude qu’une catastrophe planétaire faisant des milliards de morts puisse frapper assez fort les esprits pour que les survivants ne répètent pas les erreurs que nous avons commises je l’appellerais de tous mes veux.
    Malheureusement j’ai bien trop peur que dans les quelques millions de survivants il n’y en ai pas assez pour tirer les leçons de cette folie et mettre en place une société enfin humaine.

    1. Ouch! Je vais prendre un Cognac.
      La politique de la terre brûlée est dépassée.
      Qui a dit que les femmes n’avaient pas de c…ulot?

    2. Louise, c’est pas Ravage qu’il vous faut lire,

      Plutot « Mille soleils » de Dominique Lapierre.

      Il y a de belles chose, plein !

    3. @ lechanu
      Je pense très souvent à Ravage depuis le début de cette crise. En plus, comme par hasard, Barj

  9. Je me demande parfois : et si une mafia, soutenait, controlait et finalement tenait le stylo des politiques, est-ce que toutes ces « courageuses » réformes, ces si « clairevoyantes » ou bien « inévitables » mesures seraient vraiment tellement différentes ?
    Car c’est un fait que si j’imagine nos « courageux » politiques tous et tout entier résolus de « pourfendre » à hue et à dia, mais sous la menace, la peur, -cette si fameuse et fumeuse peur- des marchés, tout de suite, leurs bonnes résolutions, courageuses réformes, clairevoyantes mesures m’apparaissent mais tellement clairement plus logiques

  10. L’Argentine au niveau d’un continent, de la première puissance économique du monde.
    Ce serait amusant si ce n’était si tragique.

    Quand on regarde l’Histoire, on lorgne vers l’Empire Romain et on se dit « mais qu’est ce qu’ils étaient cons ces neuf dixièmes d’esclaves à accepter pendant cinq siècle, la domination d’une poignée ».
    Puis on regarde plus haut « mais qu’est ce qu’ils étaient cons ces gueux de l’ancien régime qui supportaient pendant mille ans la main de fer de moins de dix pour cent de haut ecclésiastes et aristos »

    Nos descendants penseront probablement « mais qu’est ce qu’ils étaient cons d’accepter la domination d’une toute petite minorité de rentiers pendant…. »

    combien de temps ça va durer en fait cette nouvelle servitude?

    1. Tous rentiers nous sommes.
      Rentiers d’une économie madoff, d’un système de retraite madoff et d’une sécu madoff.

    2. Ouaich… Excellente réflexion, Kerjean.
      J’en viens parfois à penser qu’autrement, on s’ennuierait.

    3. Ils n’étaient pas cons, à chacune des époques que vous citez judicieusement, mais les pouvoirs respectifs qui ont tenu tous ces siècles avaient réussi à chaque fois l’asservissement intellectuel suprême : faire croire aux 9/10è asservis qu’en soutenant le système ils avaient une petite chance d’échapper à leur condition et d’accéder au saint des saint : le 1/10è.
      Cela marche encore : pourquoi le loto a-t-il autant de succès à votre avis?

    4. L’Argentine a repris le ‘pouvoir’ vis à vis du fmi et de ses créanciers quand elle a justement eu le courage de dire NON…Dire oui est malgré les apparences la pire lâcheté possible…
      Imaginons le scénario Argentin suivant à Athènes:
      Déclaration à la télévision: la Grèce a décidé de ne plus rembourser sa dette..en tout cas en grande partie, ce à partir de ce jour.Nous exigeons un moratoire de 10 ans sur le solde,à un taux d’intérêt que nous jugerons utile pour la bonne marche de notre pays.
      C’est à prendre ou à laisser.
      Par peur de tout perdre,on se précipiterait pour accepter ses conditions…un période transitoire difficile s’en suivra c’est certain, mais le pays en sortirait enfin réparé pour un futur plus prometteur.
      Chiche?

    5. Je crois que la différence entre les différentes périodes historiques est que la classe des possédants à notre époque a les moyens et le désir morbide de préférer la fin du monde à la fin de son monde et que ce bluff fonctionne.

      Nul doute qu’à ce jeu, pour s’en sortir, comme au poker ou à la guerre, il va falloir payer, avec de l’argent et avec du sang.

    6. @ Kerjean: très bonnes remarques.
      Il a fallu beaucoup de révoltes sans lendemain pour en finir avec l’Empire romain comme avec l’esclavage. Spartacus devait précéder Toussaint L’Ouverture.
      Il a fallu beaucoup de jacqueries et de guerres, y compris napoléonniennes, avant que l’ordre féodal ne cède la place à l’ordre du marché, le capitalisme
      Celui-au moins depuis la Commune vaincue, jusqu’au zapatisme contenu, en passant par les révolutions socialisteet les contre-révolutions staliennes, n’a pas encore cédé la place à la démocratie Il faudra encore pas mal de grèves générales et d’insurrections. La seule chose dont nous somme sûrs, c’est qu’elles approchent, avec pour issue un progrès ou une barbarie encore indédite….

  11. « Les uns après les autres, pressés par la BCE, le FMI, l’OCDE et la Commission de Bruxelles, les gouvernements européens s’enfoncent dans la crise en mettant progressivement en oeuvre de rigoureux plans de réductions budgétaires, qui ne peuvent en réalité, pour toute garantie et résultat, qu’ouvrir la voie à une dépression économique de longue durée, ainsi qu’à une éventuelle remise en cause de la zone euro. »

    Vraiment n’importe quoi, ce sont les politiques menées des dix dernières années et la gestion depuis 2008 qui pour toute garantie et résultat ont abouti à ce qui devrait être la pire dépression économique de mémoire d’historien… La seule solution à ce merdier est le travail, le travail et non pas plus de « pognon » jeté à la face des problèmes.

    Andrew Mellon in 1932 : « liquidate labor, liquidate stocks, liquidate farmers, liquidate real estate to purge the rottenness out of the system. High costs of living and high living will decline. People will work harder, values will be adjusted, enterprising people will pick up from the less competent. »

    C’est la seule façon comme le décrit Andrew Mellon de purger le système de toute sa pourriture.

    1. Oui, il faut travailler plus pour produire plus avec plus de ressources dans notre planete toujours plus grande et pour consommer plus pour générer plus de déchets et en finir le plus vite possible avec cet écosystème qui maintient en vie.

      Dépêchons nous. Ca urge.

  12. Deux options:

    soit ils surfent sur la crise pour faire les réformes qu’ils voulaient faire mais qu’ils n’ont jamais osé faire sous peine de désordre intérieur.

    soit ils ont complètement instrumentalisés la crise de déficit public pour faire les réformes qu’ils voulaient faire mais qu’ils n’ont jamais osé faire sous peine de désordre intérieur.

    enfin bon tout ça me rappelle quand meme beaucoup le livre de Naomi Klein, « La stratégie du
    choc »… ou serait-ce de la paranoïa ?

    1. Todd avance une troisième option:

      * Soit ils sont complétement c…

      Beaucoup plus pensable qu’une conspiration organisée, à mon humble avis.

    2. Plutôt que « conspiration », je pencherais pour un « consensus »…

      Ces gens-là, qui décident en dernier ressort (les financiers, pas les politiques-zombies), n’ont même pas besoin de comploter, ils sont d’accord sur toute la ligne, ils connaissent la partition par coeur : « Moins d’Etat, encore moins d’Etat, et encore encore moins d’Etat, et plus d’Etat du tout ».
      Un petit Davos, un petit Bilderberg de temps en temps, et tout roule, « Saint Milton, priez pour nous! »

      Tranquilles…

    3. Je crois aussi que c’est plus par idéologie et par connerie..ces gens la pensent avoir la science infuse,ne se remettent JAMAIS en question..l’avis du peuple?Pourquoi faire,on perd deja son temps à organiser des parodies d’élections pour ‘faire semblant’….on est en 1788….leur système doit s’écrouler c’est la seule solution pour le changer..car ces gens ne sont et ne seront JAMAIS concernés personnellement par ces crises avec leurs plantureux salaires,leurs pantouflages par remerciements pour services rendus ensuite….c’est une autre caste..regardez lors d’un prochain débat l’air hautain d’un Woerth par exemple …c’est plus parlant qu’un long discours..il devrait d’ailleurs nous en dire plus sur les magouilles du cabinet d’audit pour lequel il travaillait avant..Arthur Andersen
      http://www.paperblog.fr/3299016/l-epuisante-carriere-longue-d-eric-woerth/

      On attend aussi plus de détails de la part de monsieur DSK sur l’âge de départ à la retraite au ..FMI il est assez ‘surprenant’…idem au parlement Européen et j’en passe….en conclusion demander aux autres ce qu’eux ne font jamais…..

      http://www.paperblog.fr/3299016/l-epuisante-carriere-longue-d-eric-woerth/

    4. Le consensus s’appelle argent. Et, comme pour le jeu, lorsque l’on devient accro, ça finit toujours mal. (j’en ai dans mes connaissances)

      Et il y a des intérêts divergents dans le courant :
      – ceux qui touchent grâce aux dettes d’états et ont peur que les états lâchent,
      – ceux qui touchent grâce aux dettes faites par les états pour essayer de maintenir cette foutue croissance.

      Ca donne envie de les renvoyer dos à dos, non..???

    5. @yvan
      ha bon, tu préfères dos à dos toi, et tout le monde à la flotte!
      Un peu cruel, moi j’étais plus pour la version soft. Dos au mur, bandeau au choix. Mais finalement…

  13. « Un train peut en cacher un autre : derrière la dépression économique qui vient … »

    Vous jugez la situation si grave que vous employez le mot de dépression. N’êtes vous pas excessivement pessimiste ?

    1. Je pèse mes mots et m’interroge en permanence sur le risque de complaisance dans le catastrophisme.

    2. IL serait intéressant de voir l’évolution de l’état des finances publiques d’Etats européens non membres de l’UE qui ont été secoués l’an passé (les pays Baltes). Que peut également nous apprendre le cas argentin ?

    3. Simplement une nouvelle forme de romantisme.
      Un spleen du XXI°.
      Il est vrai que doser son pessimisme est difficile, surtout que cette fois on peut craindre de faire preuve d’un optissimisme qui se révélera dérisoire dans qq mois.

    4. A condition de considérer la dépression comme une catastrophe, Monsieur Leclerc.. 😉
      (et, entre nous, vous savez comme moi que cette hypercroissance était artificielle…)

      Est-ce qu’une guerre ne serait pas la seule et unique catastrophe..???

    5. Et vous n’êtes vous pas excessivement optimiste ?

      Un pessimiste est un optimiste devenu réaliste, c’est tout !

      Ce n’est pas au pessimiste de se justifier, mais à l’optimiste d’apporter des preuves. Ne renversez pas la charge de la preuve.

      Il est de toute éternité clair que le capitalisme ne fonctionne pas. C’est tout, il n’y a pas à être optimiste ou quoi, ce n’est pas une question de sentiment mais d’appréciation objective.

      Dans une économie globalisée sans crédit, vous ne pouvez pas vendre ce que vous produisez, parce que les salaires ne correspondent pas à la valeur de ce qui est produit, c’est tout !

      Il va falloir même sur ce blog, faire face à la réalité !

      La seule solution pour faire durer l’agonie n’est-ce pas c’est imprimer de l’argent et lancer une inflation, puisque c’est remplacer le crédit par un autre apport d’argent. Evidemment il se dévalorise aussi.

      Le pessimiste doit toujours faire face à la culpabilité du mauvais augure et des Cassandre, il ne peut sourire ni être de bonne compagnie, il gâche la fête. Ca me donne envie de revoir du Bergman. Or le pessimiste est le seul courageux, qui voit la vérité, la dit, au risque de déplaire. Voilà comment on traite le courage, par le dénie et le reproche !

      Vous êtes trop optimiste, c’est ça le problème.

  14. Quelques petits chiffres sur la dette (FMI 2009) :

    PIB mondial : 57937 M. $
    U.E : 16447
    USA : 14256
    France : 2675
    Grèce : 330

    Dette globale des USA : 54858 M. $ soit 384 % du PIB national
    94 % du PIB mondial
    Dette des ménages US : 13536 soit 23% du PIB mondial

    La dette fédérale U.S a battu un nouveau record en Juin 2010.

    Qui va payer ?

    1. Et encore vous prenez le PIB qui n’inclut pas le coût des dégâts occasionnés par la production industrielle et qui sont laissés aux contribuables!

    2. Ajoutons qu’une importante partie du PIB mondial est généré par l’activité financière !

      Et n’oublions pas la dette des entreprises.

      Et surtout la bulle de la titrisation 615 000 M.$ !!!!

    3. Et….toujours deux guerres en cours! Le compteur coûts militaires tourne comme un moul.., pardon une éolienne.

  15. Plus je vous lis,
    plus ça me fait ch… d’avoir voté « oui » à l’Europe…

    On rajoute dans cette immense pyramide Européennes des hauts fonctionnaires, des politiciens qui vont surveiller les comptes de nos fonctionnaires qui surveillent déjà les comptes des fonctionnaires de nos communes qui surveillent nos comptes.

    Comment ai-je pu être manipulé à ce point pour avoir voté « Oui »?
    Et lorsque j’entends nos politiques qui rabachent l’argument imparable pro-Europe
    « Avec l’Europe, on évite la guerre…. »
    ça me donne envie d’hurler….

    Si « LA CONDITION » pour que l’Homme ne se fasse pas la guerre
    -c’est de faire partie d’une grande et unique famille capitalo-économique….

    et que ça ne lui suffit pas de faire partie du genre « Humain »
    alors je reprendrai un titre d’Yves Paccalet

    « L’humanité disparaitra, bon débarras »

    (et j’espère que tout ces hauts fonctionnaires, toutes ces pontes seront les premiers)

  16. Hum !

    Il me semble que dans ces conditions, il est assez humain que le doute, la peur,
    les questionnements en tout genre fassent surface…

    Tout cela peut aussi mener au courage, à la lutte. Pas seulement individuelle mais collective … Non ?

  17. Merci pour votre billet, François,

    Cette obsession à vouloir jouer aux bons élèves devant les acteurs des marchés financiers en mettant en œuvre des plans de rigueur dont on sait, qu’outre les dégâts sociaux qu’ils provoqueront ils ne permettront pas de sortir de la spirale déflationniste avant des plombes, commence sérieusement à m’agacer (pour euphémiser). Je dois dire que j’en viens à me poser la même question que Nouriel Roubini dans sa récente discussion avec PJ, à savoir naiveté ou rouerie. Une question qui revient fréquemment depuis quelques années.

    Je suis étonné par ailleurs que l’OMS n’ait pas déclaré une pandémie sur ce virus de la rigueur qui semble se diffuser bien plus dangereusement que le H1N1… A ce sujet, je lisais ce matin dans le Temps (Genève) que le Japon après avoir vu la démission d’Hatoyama (de facto poussé à la démission par les USA) ont un nouveau premier ministre et un ministre des finances adeptes de la rigueur. En résumé, le programme est simple 1) soumission aux USA 2) rigueur. Pour ma part, j’ai le sentiment et fais l’hypothèse que la rigueur découle aussi de la soumission aux USA.

    Kibou

    PS: par rapport à la rencontre des ministres des affaires sociales au Luxembourg, auriez-vous un lien ?

    1.  » la rigueur découle aussi de la soumission aux USA. »
      Très bonne remarque.

      On pourrait même aller plus loin en se demandant si les US n’auraient pas intérêt à un ou des conflits causé(s) par cette pression sur les peuples.

    2. Plan Monnet.
      Faire une Europe plus ou moins bancale afin que les peuples sous « euro » optent pour l’Euramérique.
      La parité eurodoll se précise en ce moment, est-ce un signe?
      Il faut dire que les abus du libéralisme post Monnet ont abouti à une pagaille dépassant toute prévision;ce qui peut ruiner le plan.

  18. Bjr M. Leclerc,

    Toujours bon pied bon oeil ! c parfait !

    Bien d’accord avec vous sur l’absence de régulation bancaire. On le payera cher !

    Après l’euro, on attends un coup d’état sur le dollar ? Qu’en pensez-vous ?

    En ce qui concerne la reprise, que pensez-vous du reportage sur shanghai.

    Avez-vous une idée des pays concernés par cette reprise d’activité ? Cela concerne t-il l’Europe ?

    http://videos.tf1.fr/haute-definition/l-emission-du-lundi-7-juin-2010-5866422.html

    Bien à vous

  19. Arrêter la transfusion quand l’hémorragie n’est pas arrêtée n’est en effet peut-être pas la meilleure thérapie, tout le monde devrait pouvoir comprendre ça, à condition de ne pas prendre l’hémorragie pour un rouage de la circulation liquide!

  20. Merci pour cette analyse Mr Leclerc.

    « les gouvernements européens s’enfoncent dans la crise en mettant progressivement en oeuvre de rigoureux plans de réductions budgétaires, qui ne peuvent en réalité, pour toute garantie et résultat, qu’ouvrir la voie à une dépression économique de longue durée »

    Cette dépression économique va-t-elle conduire à une déflation? ou ce n’est pas systématique. Merci de m’éclairer.

    1. Les tendances récessionnistes et dépressives sont fortes, l’inflation mesurée est très faible.

      Inflation ou déflation  ? Les mots ont un sens, mais en ont-ils vraiment lorsque les calculs qui permettent de les utiliser n’en ont pas ?

      Que vaut la mesure de l’inflation quand elle repose sur des prix qui la faussent ? Quand le cours du pétrole, et en général celui des comodities (les matières premières), résultent de l’application d’une loi de l’offre et de la demande tempérée par la spéculation financière  ? Quand leur niveau est déconnecté de l’activité économique ?

    2. Non seulement il y a trop de thermomètres mais en plus ils sont faux.
      Comment faire le pronostic?

  21. Ca ne sert a rien de payer la dette personne n’envisage de rembourser
    il faut juste payer les interrets, et c’est drole, souvent les faibles revenus payent des crédits a la consommation, si ils travaillent dur, ils auront le privilège de pouvoir acheter une maison a crédit (c’est a dire la payer deux fois au moins) par ailleur on va leur demander des efforts pour aider l’état a rembouser les interrets de sa dette c’est un monde parfait ce qui est bien c’est que celui qui fait tout ca n’a pas le temps de réfléchir a sa condition et que finalement il peut vivre heureux meme si ca devient compliqué quand il perd son boulot, la question qui vient alors a mon esprit torturé est alors la suivante , un monde de rentiers est il possible?entre les chomeurs de longue durées, les rmistes, les retraités,les étudiants, on nous parle beaucoup de chomage mais tres peu de la part des actifs a plein temps en pourcentage de la population ca ne doit pas peser lourd.
    Les statistiques sont un outil formidable pour les politiques ca on peut leur faire dire n’importe quoi un peu de mauvaise fois suffit.

    1. « Et le crédit, mon frère, tu le paieras jusqu’à la fin des temps. »

      Citation issue de la Bible du Capital

  22. Deux choses sont à ne pas oublier : l’égoïsme, càd l’hypocrisie des « dirigeants » (décideurs) et le cynisme dont la plupart se vantent en secret.
    En fait, à chaque bouleversement correspond une interrogation : que faire ? Et là entrent en scène les « généraux de la gouvernance » qui ont constamment dans leurs tiroirs des plans à sortir à la première occasion, non pas pour résoudre le problème, mais bien pour en profiter !
    Vieille recette ! « Je vous ai compris » ! Et hop, on met en marche un plan prétendument le résultat d’un conclave de « sachants » ! De quoi se compose ce plan ? A qui va-t-il réellement profiter ? Quelqu’un de responsable parmi les dirigeants est-il capable de crier : STOP ! Ce n’est pas cela qu’il nous faut ! Ces pompiers sont, en réalité des pyromanes qui, à chaque départ d’incendie, sont là pour en allumer d’autres ! Cyniques ? Sûrement et sans peur ! Que risquent-ils ? L’information est si mal faite ou si orientée ! Pas de complot, NON ! Pas besoin d’un complot. Les complots, c’est dans les romans. Une attitude permanente de prédateur opportuniste suffit amplement. Tout le monde en connait, il y en a de tous les calibres ! Il y en a même qui n’ont pas vraiment réussi et là, on peut se dire : ouf, il n’a pas réussi tous ces tours de cochon !

    1. Vous parlez des dirigeants officiels ou… officieux..???

      Sinon, sans vouloir vous froisser en quoique ce soit, je vous sens une tendance à la radicalisation qui égale presque la mienne.

  23. Avec tout le respect que je vous doit M Leclerc, vous souffrez d’une légère Ski-zoo-fresni. En effet, bien que je souscrive pour partie à votre analyse :

    – D’un côté vous tirez à boulets rouges sur l’étalon des bonheurs nationaux qu’est le PIB.

    – De l’autre vous vous pleignez de mesures « recessionistes » qui contribueront à faire baisser cet « indice du bonheur ».

    En raison de leur important portefeuille d’obligations souveraines des pays sur la sellette, qui dans l’immédiat sont dévalorisées sur le marché secondaire à cause de la hausse de leur rendement

    Encore une fois votre raisonnement sur le marché obligataire est maladroit, la baisse du prix d’une obligation et la hausse de son rendement son l’exact même chose, une obligation ne baisse pas car son rendement monte, les deux sont l’expression de la même chose.
    Vous pourriez par contre dire que l’évaluation des action par les méthodes classiques sont à la baisse car les « taux sans risque » (en général le dix ans souverains) qui servent de taux d’actualisation des flux futurs montent et font donc baisser les valorisations.

    Sinon je ne fais généralment pas dans la paranoïa mais la stupidité des décisions prises par nos chères élites a malgré tout une cohérence, celle de mettre délibérément les peuples à genoux, à se demander si il n y’a pas quelques éminences grise derrière tout cela mais je préfère l’hypothèse du rasoir d’Occam à savoir la plus simple, nos dirigeants sont efectivement de simples incompétents et/ou vendus aux intérêts de la finance.

    Continuez votre travail d’information Mr Leclerc. 🙂

    NB: 25% de chômage !! pour des pays comme l’Espagne on peut dors et déjà parler de dépression, pour les USA ses 20% de chomeurs, ses plus de 40 millions d’abonnés de la soupe populaires et ses deux guerres pareil. Les USA dsposent par contre encore des plus « belles » multinationales au monde.

    1. Je crains un malentendu : la dévalorisation est à cause et non pas la cause de la baisse du rendement des obligations. Car je partage le constat: le rendement et le prix d’une obligation varient inversement.

  24. Au niveau des Etats de la Zone euro, le « véhicule » de mutualisation des dettes dont parle Mr Leclerc est un nouvel avatar des réhausseurs de crédit américains, des CDS et du fameux plan de garantie de 750 milliards.

    C’est un truc apparenté à un cautionnement qui consiste à faire bénéficier à un débiteur peu crédible la garantie et la confiance dont jouit le cautionneur (la caution pour parler français).
    Or, c’est un mécanisme extrêmement dangereux, trompeur et instable, on l’a vu lors de la crise de fin 2008. On le voit aussi couramment dans la vie de tous les jours à tel point que la sagesse populaire dit « Ne cautionne à personne ».

    Tout cela pour masquer un peu plus longtemps une vérité que je rappelais sur ce blog il y a quelques jours : « Les Occidentaux vivent au-dessus de leurs moyens ». Maintenant qu’ont disparu les avantages multiséculaires que nous nous étions créés par rapport aux autres nations : grandes découvertes, industrialisation précoce, colonisation, non fourvoiement dans le communisme…

    Mais tout ça est fini, il faudra qu’on s’aligne et, vu notre démographie relative, ça va faire mal.

    1. Tartar.
      Nous avons commencé à bouffer le capital lorsque la première banque a émis un papier représentant un « gage » sur davantage que les valeurs qu’elle détenait réellement…
      Gènes. Ca remonte à loin.

  25. La République Fédérale Allemande est suicidaire financièrement, économiquement et démographiquement et probablement politiquement autant que socialement.

    Financièrement, sa politique « personnelle » de l’Euro fort conduit à la désagrégation de la zone Euro en affaiblissant les exportations hors UE de ses « partenaires ».
    Economiquement, sa politique de faibles salaires pour favoriser ses exports hors UE, sous contrainte d’un Euro fort, diminue la possibilité d’exportation intra UE de ses « partenaires », les afaiblit et à terme entraîne la récession dans toute l’UE, RFA comprise, dans une spirale impossible à arrêter de régressions sociales.
    Démographiquement, son impuissance à relever son taux de natalité ne va lui laisser comme choix que de ne plus pouvoir payer ses retraites ni ses prestations sociales ou de ressusciter ses morts pour les remettre au travail pour compenser la dégradation continue de sa population active. Une autre alternative étant l’anschluss avec … la Turquie!

    Comment faire comprendre à nos dirigeants, ceux des autres pays européens, qu’il est imbécile de suivre Merkel qui fonce droit dans un mur en béton?

    Sarkozy et Merkel ont tué l’Europe dans sa version actuelle en ne permettant pas d’analyser et de surmonter leurs divergences de vues. Tirons en les conséquences si possible avec un maximum de partenaires européens pour mener une politique commune économique et sociale répondant au moins mal aux aspirations de nos peuples dans ce monde en crise.

    1. Même avec un euro « fort » les allemands vendent bien leurs excellents et exclusifs produits industriels.
      Y-at-il un paupérisme allemand…malgré le dumping salarail consenti syndicalement?
      Un lumpenprolétariat qui ferait craindre le retour d’un national socialiste?

  26. La finance actuelle est devenue la religion du laïc et la caste politique est aux ordres de la finance.
    On connaît bien l’histoire de la tour de BABEL.
    La finance doit être un moyen et non un but.
    Quel sens redonner à la vie des peuples.
    Quand le brouillard de la propagande se dissipera, la conscience collective se réveillera tel un monstre (ou un ange de la mort) qui resurgira de l’antre de la terre plus fort que jamais.

    La finance vampirise. Elle ne porte aucun projet d’idéal humain.

    1. Absolument aucun. Ce n’est pas sa fonction. Mais nous lui avons confié notre société. Elle est constituée de membres de notre société qui se retrouvent avec l’injonction de maximiser leurs profits et qui ont entre leurs mains absolument toutes les relations qui font fonctionner notre société sans que nous puissions les contrôler de quelque façon que ce soit.
      Ils rentabilisent leur position.

  27. Etrange situation….

    Où certains, comme sur ce blog (et pas mal d’autres, de très bonne tenue, tels: J.Généreux, F.Lordon, J.C. Werrebrouck, J.Sapir, etc…) vont répétant qu’il ne faut surtout pas s’installer dans une politique de rigueur, parce que cela va gripper toute la machine économique, gravement, et pour des années…Toutes ces personnes sont tout à fait respectables, et ont réfléchi sérieusement aux problèmes qui se posent.
    Tandis que les autres (de loin plus « importants », car ce sont nos ministres , ceux qui décident en dernier ressort) semblent intimement , sincèrement, même, convaincus qu’ils vont sauver le système en appliquant justement une inflexible politique de la rigueur, au motif qu’il leur faut « rétablir la confiance des marchés » avant toute chose…Et ces gens-là ne sont pas non plus sans avoir réfléchi, sérieusement, aux problèmes qui se posent.

    Nous, le « bon public », pris entre ces deux feux, ne pouvons savoir si les premiers pêchent par angélisme, ou les seconds par aveuglement…Si les premiers voient juste, ou si les seconds sont plus compétents, (puisqu’ils sont au pouvoir)…

    Qui se trompe? qui mentirait ? …

    Pour moi, j’aurais tendance à accorder du crédit aux premiers, du simple fait que ce n’est pas l’intérêt qui les motive…
    Tandis que les seconds, nos dirigeants, ne sont pas libres dans leur parole…Ils doivent rendre des comptes à des puissances d’argent, qui financent leurs campagnes électorales , passées et à venir.
    Et comme par hasard, ces puissances d’argent ont un grand intérêt financier dans un désengagement des Etats…Car elles maîtrisent les techniques (c’est même leur métier) pour détourner sur leurs têtes (et celles de leur descendance…) la manne « providentielle » des liquidités générées par la rigueur …

    En d’autres termes: « vous avez sans doute raison, Mrs Jorion et Cie, mais ce n’est pas là qu’est le problème… »

    En plus d’être étrange, cette situation semble bien dangereuse…

    1. Une question se pose alors à l’anthropologue.
      La classe dirigeante doit-elle être psychanalysée afin d’empêcher ses dérives.
      Les psychopathes retirés du circuit.
      Qui votera cette loi?

    2. @tatar
      psychanalyser la classe dirigeante…
      virer les psychopathes…
      Voter des lois pour…
      J’ai bien peur qu’on tombe dans des pratiques abjectes.
      Et sur quels critères va-t-on désigner qui est psychopathe dans l’affaire?
      Sachant qu’il existe une différence entre personnalité perverse
      et système pervers, la personne ne pouvant être assimilée systématiquement
      à ce pour quoi elle est embauchée. Et si tant est qu’on puisse définir avec exactitude ce qu’est
      la psychopathie, et si ledit psychopathe peut répondre ou pas de ses actes devant la justice, compte-tenu de la pathologie désignée comme responsable au vu des conséquences jugées préjudiciables à la société.
      Quant à la psychanalyse, elle ne peut être une pratique contrainte; ce serait contraire à la cure non?
      Et puis ce serait donner à la psychanalyse une finalité qui n’est peut-être pas la sienne. En terme de formatage …Non?

      Je serais plutôt pour qu’on éteigne la lumière qui attire les moustiques.
      Autrement dit, plutôt que de viser le moustique, viser la source de chaleur.
      Si lois il doit y avoir, puisque lois il doit y avoir là où le système est pervers au point d’attirer aussi de curieux loustics, veillons à ce que ces lois modifient le jeu économique, et que ce soit la PRATIQUE du nouveau jeu qui fasse levier de transformation de la société.

      Non?

      Mais je pense aussi que la pratique peut déjà se faire ici et maintenant. Il y a une règle du jeu qui s’appelle la liberté d’expression, laquelle permet que ce blog avec d’autres, existent, que les arts se pratiquent, que l’éducation, que la transmission de savoirs etc..tout ce qui fait levier d’une dynamique culturelle, mentale? Et qui fait peut-être un peu office de retour sur soi et d’évolution des mentalités, à force. Ce qui modifie peut-être très peu de chose. Mais ce peu de chose constitue déjà à mes yeux la brèche d’un espoir dont je souhaite qu’il s’élargisse.
      Frédéric Lordon commence à percer, excellente nouvelle!!!
      De leviers en leviers, on va peut-être s’en sortir? Moins mal?

    3. C’est de l’addiction au fric, Tartar. Rien d’autre. Au « pouvoir » d’achat !!!

      Lorsque je vois les sommes que je manipule et la corruption que l’on me lance discrètement chaque jour, je comprends.
      Mais n’excuse pas.

      Je pense que celui qui n’a jamais pris la mesure de la destruction possible par corruption ne peut pas se rendre compte à quel point il est « facile » d’accepter une part de pouvoir. (les deux étant liés)
      Sans se rendre compte aucunement que cette petite partie de pouvoir « offerte », contre corruption, fait un effet de levier tellement gigantesque que celui qui l’accepte créé sa propre destruction.
      « Tout homme a un prix »… (copyright Mafia don’t touch or I kill you)

      Tu vas pouvoir me rebaptiser « incorruptible Dutchman », je le sens.
      Et en attendant, je préviens ceux qui ne me connaissent pas : oui, je hais l’argent car j’en manipule trop.

    4. Vous résistez à la tentation corruptrice cher Yvan?
      Cette attitude juste fait de vous un interlocuteur puissant en affaires comme en relations humaines!

    5. J’ai entendu un jour un patron de PME me dire dans les yeux : « vous ne faites que votre métier »…
      N’empêche que lui comme moi avions fait quelque chose qui était jugé impossible…

    6. Tilt..
      Tartar, j’ose espérer que le « cher » n’est pas assimilable à l’onéreux…
      (voir le prochain dictionnaire des « détournements de mots bien utiles à ceux qui les exploitent » 😉 )
      Ce serait une bonne idée, néanmoins.
      Un anti freud-lacan-politiciens-commerciaux, non..??

    7. De même que Gaïa n’est pas réductible à un objet de savoir, ce que je nomme la bêtise n’est pas réductible à une faiblesse de type psychologique. On ne dira pas «les gens sont bêtes», comme s’il s’agissait d’une tare ou d’une faiblesse personnelle. La bêtise est quelque chose dont on dira bien plutôt quelle sempare de certains. Et elle s’empare tout particulièrement de ceux qui se sentent en position de responsabilité et qui deviennent alors ce que je renommerai désormais « nos » responsables.

      Ce n’est pas que « nos » responsables, ceux que l’on trouve partout, à tous les niveaux, soient « bêtes », au sens où il suffirait alors de les chasser, de prendre le pouvoir, de mettre des gens intelligents à leur place. Et ce n’est pas que tout responsable soit atteint par la bêtise. Le technicien responsable du fonctionnement d’un réseau d’ordinateurs, par exemple, ne l’est pas spécialement, pas en tant que tel. Comme dit le dicton, c’est un mauvais artisan qui blâme ses outils, et la responsabilité, ici, implique l’attention au possible, la capacité d’imaginer l’imprévu, la méfiance portée non à l’encontre de la situation mais à l’encontre de ses propres routines. En revanche, c’est de nous que «nos» responsables se méfient. Et la méfiance est un mot trop faible, car il implique une situation précise, des procédures à utiliser, des engagements à formaliser. « Nos » responsables sont bien plutôt ceux qui savent qu’ils doivent répondre de nous, comme un berger doit répondre de son troupeau à celui qui l’a mandaté.

      On pourrait penser que, assimilant ceux que j’appelle « nos » responsables à des bergers qui doivent répondre de leur troupeau, J’associe la question de la bêtise avec ce qu’on appelle le « pouvoir pastoral », qui implique un dirigeant ayant reçu mandat d’assurer le salut de ceux qu’il doit guider. Or la bêtise est plutôt ce qui reste de ce pouvoir lorsqu’il n’y a plus de mandat, ou lorsque n’en subsiste qu’une version indigente, mettant en scène une humanité récalcitrante, toujours prête à se laisser séduire, à suivre le premier charlatan, à se laisser berner par le premier démagogue. « Nos » responsables ne sont pas des pasteurs parce qu’ils ne nous guident « vers » rien ; ils sont sous l’emprise de la bêtise parce qu’ils jugent le monde en termes des tentations et des séductions dangereuses dont il s’agit de nous protéger.

      Aujourd’hui, face à l’intrusion de Gaïa qu’ils ne peuvent plus tout à fait ignorer, nos responsables sont en suspens comme nous. Le «je sais bien mais quand même…» qui leur tient lieu de pensée est presque audible mais, d’une certaine manière, nous en sommes tous là. En revanche, ce qui n’est pas de l’ordre d’une réaction commune face au difficilement concevable, d’une plainte impuissante face à ce qui nous dépasse, est la réaction typique à certaines propositions – presque un cri : « Mais ce serait la porte ouverte à… » Entendre ce cri, c’est entendre ce qui fait la différence entre la compassion éventuelle pour celui ou celle qui est en « position de responsabilité » et se sent « dépassé », et la distance à prendre envers ceux que je caractérise comme « nos » responsables. Car ce cri est le cri de la « bêtise ».

      Lorsque le « je sais bien mais quand même » s’associe au cri invoquant la « porte ouverte », il est inutile de discuter, car on a affaire non à quelqu’un dont les raisons devraient être entendues, mais à un être capturé, sous une emprise par rapport à laquelle toute raison viendra après, et le plus souvent sur le mode du « on sait bien (1) ». Celui qui dit « on sait bien » n’est pas bête – ceux dont s’empare la bêtise ne le sont jamais. Il n’inspire pas le mépris, mais bien plutôt l’effroi. Car ce qui le fait réagir — alors que, peut-être, il aimerait que le monde soit différent, que les gens ne soient pas « comme cela » — est de l’ordre d’une force à laquelle on se heurte et, qui plus est, une force dont on sent qu’elle se nourrira de tous les efforts de persuasion, de tous les arguments auxquels on pourrait être tenté de recourir. La bêtise n’est pas la stupidité, qui elle aussi peut « s’emparer » de quelqu’un mais renvoie à la stupeur, à la paralysie, a l’impuissance – par exemple, lorsqu’un argument bête et méchant laisse stupide, dans la perplexité un peu douloureuse d’un «je sais bien mais quand même… » La bêtise est active, elle se nourrit de ses effets, de la manière dont elle démembre une situation concrète et dont elle détruit la capacité de penser, d’imaginer de ceux et celles qui envisageaient des manières de faire autrement, les laissant stupides ou enragés (ce qui la confirmera : vous voyez, avec ces gens-là, c’est la violence).

      1. On distinguera le « je sais bien mais quand même » de celui qui se sent dépassé du « on sait bien » qui prétend à l’autorité.

      Il me semble nécessaire aujourd’hui d’oser nommer la bêtise qui s’empare de ceux à qui le capitalisme fait endosser la responsabilité d’avoir à maintenir l’ordre public. Et cela alors que – et ces responsables « le savent bien, mais quand même… » – lui-même ne cesse de poursuivre, en toute irresponsabilité, la création de nouvelles sources de profit. Il ne s’agit pas d’accuser, comme c’est le cas lorsque l’on dénonce complicité ou corruption. De telles accusations suscitent en effet l’idée que, si on se débarrassait de ces vendus, tout irait bien – une idée qui toujours favorise ceux qui se présentent comme porteurs de salut, voix du peuple, de la nation… ou de la race. Et elles ne font que renforcer le sens qu’ont « nos » responsables de la nécessité de leur mission – leur conviction que ceux qui les accusent « ne comprennent pas ». Ceux et celles que la bêtise a capturés ne méritent ni accusations ni indignation. En fait ils ne méritent rien, car c’est ce sous l’emprise de quoi ils sont qui importe. Et cette emprise, elle est sensible à tous les niveaux de responsabilité, et elle les connecte tous, y compris ceux qui sont étrangers aux intérêts directs du capitalisme contemporain. Et notamment ceux qui ont été capturés par le refrain pédagogique « que feriez-vous à notre place ?» et se sentent « nos » responsables par procuration.

      Isabelle Stengers, Au temps des catastrophes – Résister à la barbarie qui vient, Ed. La découverte, Coll. Les empêcheurs de penser en rond (2009)

      J’en viens à douter que « nos » dirigeants soient simplement sous l’emprise de la bêtise.

    8. @Yvan
      Tout à fait d’accord avec vous au sujet de la perte d’une partie du pouvoir en acceptant la corruption mais pire c’est une perte d’une partie de soi-même et je sais pour n’y avoir jamais consenti comme le refus de corruption est salutaire pour l’estime de soi, d’autant plus quand on n’a pas le sou. Par contre, je n’ose imaginer ce qu’elle peut provoquer chez celui qui y a sombré.

  28. @louise
    sauf votre respect, vous mettez en avant l’un des 2 courants caractérisant ce blog:
    – l’un, modéré, constructeur et pragmatique: celui de Paul Jorion et de François Leclerc; alarmiste car il ne peut en être autrement mais cependant optimiste dans la capacité à muter à partir du modèle existant, cad à améliorer toujours et encore ce que nous ont légué nos ancêtres ( en somme: faire sa vie en s’appuyant sur ce que nous ont légué nos ancêtres et dépenser beaucoup d’énergie au profit de nos enfants; à mon sens la façon la plus sereine de rembourser notre dette, celle que nous pensons devoir à nos parents, celle que nous décidons sagement de rembourser indirectement en donnant à nos enfants)
    – l’autre, le vôtre?: revenchard, frustré, voulant en finir, prêt à tout faire péter et tant pis pour les innocents, les indifférents, bref les dommages collatéraux on s’en fout :

    « Si j’avais la certitude qu’une catastrophe planétaire faisant des milliards de morts puisse frapper assez fort les esprits pour que les survivants ne répètent pas les erreurs que nous avons commises je l’appellerais de tous mes veux »

    bref, je dirais peut-être ceux qui vivent moins sereinement le remboursement de leur dette symbolique à papa-maman, ceux qui veulent pour résoudre CE problème faire le plus facile, tuer le père, l’origine, celui qui a créer avant en somme :la méthode est simple, radicale, économe sur le plan introspectif: TOUT FAIRE PETER, on rase tout et on reconstruit, comme cela: nul besoin de rembourser quoi que ce soit

    s’il vous plait, je vous en supplie, je vous en conjure:
    NE CEDONS PAS, NE CEDONS JAMAIS A CETTE FACILITE et encore moins à l’échelle COLLECTIVE VOIRE MONDIALE…

    1. Effectivement, Edéalist.
      Autant avoir les deux, soit :
      – des pauvres par 100 ène de millions pendant que les gros possédants seront retranchés dans leurs ghettos.
      – une guerre mondiale finale qui sera incitée par cette élite qui préférera cette nouvelle fuite en avant.

      Bonne suite à vous.

  29. Mon royaume pour un AAA.

    Le maintien de la notation « AAA » par les agences Fitch, Mood’s et Standard & Poor’s semble être désormais le seul objectif des Etats Européens. Un triple A permet en effet d’obtenir les meilleurs taux sur le marché des obligations souveraines et de se financer ainsi à moindre coût.

    Comme l’a annoncé le ministre du budget francais, les mesures d’austerité que prend le gouvernement sont précisement censées répondre aux critères du AAA. La réforme de la retraite, la réduction des effectifs dans la fonction publique, les coupes dans les budgets de l’éducation et de la santé, etc.

    Le gouvernement espagnol a adopté un plan d’austerité sans précédent dans l’histoire, lui aussi dans l’espoir de faire baisser les taux d’intérêt de sa dette qui n’en finissent pas de grimper. Manque de chance! La semaine dernière, Fitch a degradé de la note AAA à AA+ avec une perspective négative.

    David Cameron ne prend plus de gants et prévient que ses concitoyens devront « souffrir » pendant sans doute plusieurs années, voire dizaines d’années.

    L’Allemagne s’apprête à réduire les aides du programme Hartz-IV, les allocations familiales (alors que les allemands semblent ne plus avoir envie de faire d’enfants) et le soutien aux PME.

    Entre-temps on peut rappeler que la Grèce, malgré le plan de sauvetage et les milliards qui ont déjà été deversé, a toujours une note considerée comme « pourrie ». Elles ont un certain sens de l’humour ces pernicieuses agences!

    Le futur gouvernement économique de l’UE, dicté par les allemands qui prévoit une meilleure surveillance budgétaire et la coordination des politiques économiques – entendez par-là, un régime sec coordonné – rentre naturellement dans cette même logique. La principale crainte des gouvernements est d’ailleurs la future note du fameux SVP (Special Vehicule Purpose). Cette entité juridique luxembourgeoise, gerée par la Commission Européenne, va accueillir 500 milliards de prêts de nationaux afin de sauver les pays du sud de la banqueroute. On imagine déjà les agences simplement refuser le AAA et se rouler par terre en affirmant que le montant n’est de toute façon pas suffisant.

    Ces agences ont demandé aux Etats de démanteler leur modèle social, jugé complétement « perimé ». Quand la dégradation des notes a continué de plus belle, elles ont alors affirmé de concert avec les investisseurs que ces cures imposées pourraient bien achever le malade et nous faire repartir dans la récession. Et ils ont raison! Mais quelle audace, on ne peut être qu’admiratif. Nous nous retrouvons sur la scène du théâtre de l’absurde jouant une pièce style Ionesco et dont ce n’est que le premier acte.

    Hé oui, le AAA c’est aujourd’hui la seule stratégie court-termiste de nos bienveillantes élites alors que le chômage poursuit son ascension. Dire qu’avant 2008, les subprimes, ces prêts qui ne valent absolument rien et qui ont provoqué un crash financier planétaire, étaient notés AAA…

    1. N’y a-t-il personne pour noter ces agences à leur tour? ou ne sont-elles que du vent finalement.

  30. Monsieur Leclerc,

    Selon votre billet, les banquiers ont le pouvoir. Donc il est impossible de leur demander le moindre effort. Alors on va un peu plus loin dans les efforts demandés au reste de la population. C’est l’application de ce principe « Le système est bon. S’il ne marche pas, c’est qu’on ne l’a pas appliqué assez fort » L’étape suivante serait l’invention d’ennemis, présentés comme la raison pour laquelle le système ne marche pas.
    Qui seront les Juifs cette fois -ci ?
    Dans ce système, je nous vois en 1933. Ces gens suivent leur logique. La remettre en question leur coûterait trop cher. En plus, ils ne voient aucune alternative à leur logique. Je pose une très méchante colle à la cantonade : « Quelles alternatives voyez vous ? »

    Je n’ai vu passer que deux idées. « Donner. Recevoir. Rendre » et la « Décroissance ». En avez vous vu d’autres ? Comment appliquer ces deux là à des centaines de millions de personnes ?

    1. DidierF,

      Je nous vois plutôt vers 1938.
      Les politiques gèrent le court terme dans une logique de fuite en avant, complices de la finance ou lâches, sachant très bien ce qui va réellement arriver.

      L’ennemi intérieur est déjà désigné, c’est l' »assisté » au sens large : du fonctionnaire fainéant au rmiste parasite en passant par l’immigré délinquant, bouffeur d’allocations, complice de l’ennemi extérieur musulman. Tout est d’ailleurs en place pour manipuler et mettre au pas la population : la propagande tourne à plein régime, tout est fait pour flatter l’individualisme et diviser, les outils physiques de flicage des individus sont installés ou en cours d’installation.

      Quelle alternative ? Mais à court terme il n’y en a plus !

      Aujourd’hui, les volontés de rassemblement (comme celle véhémente de Laurence ici) sont magnifiques, mais pour faire quoi en pratique ? une pétition, une manifestation, de l’entrisme dans un parti ? Et le cas échéant, pour proposer quoi dans l’immédiat ? Toute remise en cause fondamentale du système ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale, éventuellement européenne, et passe par la reprise du contrôle des banques. Or c’est déjà du domaine de l’utopie à l’échelle de la France (rappelez vous du désastre de 81)…

      Aujourd’hui ça me semble cuit. La machine infernale a été lancée il y a 30 ans, elle roule maintenant à pleine vitesse, la sortie de route est proche. Explosion ? agonie lente ? C’est dans les décombres qu’il faudra lutter contre un nouvel asservissement et trouver des solutions de reconstruction (je suis partant pour du partage et de la non croissance !), en fonction de la nature des dégâts.

      Mais si quelqu’un a des propositions pour l’immédiat, ce serait merveilleux…

    2. Jean François,

      Vous avez raison. J’en suis fort triste. C’est à cause de l’assisté que le Système ne fonctionne pas. Pour savoir comment, je vous renvoie à la très belle fable de La Fontaine « Les Animaux Malades de la Peste ».

      Qu’il n’y ait maintenant aucune alternative, c’est possible. Je pense à la lettre du Monsieur demandant à Monsieur Jorion comment protéger ses « petits avoirs ». Une réminiscence d’explications pourquoi des gens ont perdu leur place pour un vol de quelques centimes allait dans le même sens. C’est désespérant et effrayant.

      Mais je pense que des alternatives doivent être construites. Qu’elles marchent ou pas, qu’elles soient utopistes ou non me semble moins important que leur existence. Nous sommes dans un train lancé à fond, qui va sortir des rails. Dans les décombres ou même avant (je refuse d’abandonner avant le déraillement), l’existence d’alternatives connues sera plus qu’utile. Je les vois vitales. Nous pourrons réguler ou reconstruire. Je préfèrerai réguler.

      Mais comment se débarrasser de l’idéologie voire de la religion de l’argent, de la force et des jugements de tribunaux régnante ? Que mettre à sa place ?

    3. Il y a un peu plus de deux siecles, nos ancetres ont trouve une reponse que personne ne remet en cause aujourd’hui malgre les quelques centaines de milliers de mort.
      lorsque le pouvoir ne veut plus rien voir, comme a l’epoque, n’est ce pas la seule alternative?
      De nombreuses propositions disant, il doit etre fait ceci, ils devraient faire cela, apparaissent. Malheureusement les pouvoirs en place ne suivent que leurs propres interets qui sont lies a celui des banquiers et des patrons des grandes entreprises. Ils ne feront donc jamais rien qui ira contre ces interets. La seule facon, a mon humble avis, de changer est de prendre le pouvoir.
      Par les urnes, les deux seuls parties pour lequel nous avons le « droit » de voter pratiquant la meme politique (majorite de francais contre le traite de Lisbonne, minorite a l’assemble; elle est bien representative du peuple, comme il y a deux siecles!!!) a quelques variantes pres, c’est impossible. Ne reste donc que la solution de nos ancetres. Il leur a fallu mille ans pour y arriver. Combien de temps nous ou nos enfants attendrons nous?
      Combien de temps encore suporterons-nous cette dictature du pouvoir de l’argent et de leur representant

    4. @ Jean-François (14h18)

      vous savez mon ‘idée’ est très modeste en réalité : entrer en contact les uns avec les autres.

      Je réalise que le mot ‘solidarité’ était peut-être un peu inadapté (ou trop ‘précoce’? :))

      juste créer un contact, un vrai, tout simple…

      Qu’avons-nous à gagner à rester chacun dans notre coin dans la défiance des autres?? C’est bien sur cet individualisme que le ‘Système’ tant décrié fonctionne en bonne partie, non?

      Et je ne souhaite pas lui faciliter la tâche.

      Créer du lien est de toute façon une immense richesse et d’ailleurs merci à tous,

      vous lire, tant les billets que les commentaires, n’en finit pas d’enrichir ma réflexion et mon existence tout entière.

      Merci à ceux qui m’ont contactées, cela m’incite à croire que nous avons tout à gagner à nous connaître…

    5. DidierF,

      des alternatives peuvent être imaginées oui, et certaines le sont ici, mais cela me semble aujourd’hui vain. Nous sommes d’accord sur le constat de la machine folle qui va dérailler. Mais cela semble devoir arriver à une échéance infiniment plus proche que la possible mise en place, à très grande échelle, d’un nouveau système politico-économique. Celui-ci ne pourra émerger que par une prise de conscience par les populations des vrais enjeux ; vaste programme vu la propagande mondiale. Tant que le système tient, les esprits bougeront, mais pas suffisamment (cf effectivement ces obsédés de leurs placements financiers).

      Au risque de me répéter, je crois que c’est la nature du « déraillement » et ses conséquences qui détermineront les possibilités de changement. Cataclysme financier, pouvant déboucher sur beaucoup de violence, ou dépression s’installant progressivement, lentement ? Que va-t-il se passer aux USA, où tout le monde est armé, en cas de BankRun ? Supporteront-ils une nouvelle dépression ? Que va-t-il se passer en Europe si l’UE éclate ? Comment vont basculer les rapports de force nord/sud, quand les américains devront se désengager militairement ?

      L’urgent n’est-il pas en fin de compte de préparer le désastre en luttant pour « sauver » le plus de monde possible, pour sauvegarder ce qui reste de social ? Les systèmes alternatifs, que j’appelle de tous mes vœux, viendront plus tard.

      Dina,

      La révolution, pourquoi pas, mais pour en faire quoi ? Il y a 200 ans, la noblesse s’est enfuie, mais pour revenir avec une armée contre-révolutionnaire européenne coalisée. Rappelez vous en 81, la fuite des capitaux ! en quelques mois, le beau programme commun de la gauche n’était plus qu’un souvenir…
      Vous imaginez aujourd’hui, en pleine mondialisation financière triomphante ?

    6. Laurence,

      « Créer du lien », je trouve que c’est l’idée la plus révolutionnaire du moment. Elle l’est tellement que j’en ai le vertige. Si une solution à la situation actuelle existe, elle passera par ce chemin. J’en suis totalement convaincu. Un Monsieur Thullier dans un livre avait imaginé un monde de poètes. C’est, à mon avis et seulement à mon avis, une très bonne idée. Un poète sait regarder par dessus la réalité physique. Il peut créer du lien. Un autre élément important à mon avis est le mot de Saint Paul « Aimez votre prochain comme vous même ». Je le prends comme une description de la réalité humaine pas un ordre. Une autre idée est celle de Matin Buber dans son livre « Je et Tu ». Il affirme entre autres que lorsqu’un Tu est prononcé toute la réalité est illuminée par ce soleil. Des gens, que je considère remarquables, défendent cette idée de créer du lien.

      Votre idée est en totale opposition avec ce que je comprends du libéralisme qui pose l’individualisme comme base de la liberté et que tout ce qui sort de l’individu isolé peut ou doit se décrire avec des lois analogues à celles de la physique du XVIIe siècle. C’est une mécanique qui exclut tout lien humain.

      Jean François,

      Nous sommes d’accord pour le déraillement. Des alternatives sont imaginées. Vous notez avec justesse (je le regrette) la vanité des idées d’alternatives. J’attribue cette vanité de la contradiction au système actuel à une vision du monde faisant de l’individu sans liens avec ses frères humains. Cette philosophie accepte, intègre et soutient totalement le système financier qui est décrié dans ce blog. Je pense que ce soutient est partagé par toute personne défendant la liberté au sens du droit de faire tout ce qu’elle veut tant qu’elle ne blesse personne d’autre qu’elle. Je pense que des lecteurs partageant cette idée du monde seront pour le moins surpris par cette opinion. Pour la voir plus en détails et de la façon dont je l’ai reçue je vous conseille de lire entre autres « L’Empire du moindre mal » de Michea. Je partage son opinion.

      Tant que cette idée du monde règnera, la finance pourra continuer tranquillement son activité. Elle ne risque rien de gens comme nous. Je pense donc qu’il est absolument nécessaire de créer, inventer ou redécouvrir une autre vision du monde actuel. Sans alternative à la vision actuelle de la liberté, ce système qui nous détruit pourra toujours regarder ses critiques depuis un point de vue plus élevé que le notre. Ils pourront toujours d’un point de vue rationnel nous faire la leçon et nous serons désarmés comme aujourd’hui.

      Pour affronter ce système, il nous faut une philosophie intégrant la connaissance de la nature, tout ce qui concerne les relations humaines et qui permette de construire une société où ses membres pourront se comprendre mutuellement. Les seules idées qui me trottent dans la tête sont du genre à regarder au-delà de la vision matérielle du monde pour me permettre de comprendre mon interlocuteur au delà des mots ou du genre à me motiver à croire sans illusions que mon interlocuteur est bon ou encore qu’un geste ou une parole disant Tu à une personne transforme le monde qui nous entoure et nous mêmes. Je suis conscient de la faiblesse de mes idées et pense quand même qu’elles vont là où le bat blesse aujourd’hui. Elles seront corrigées ou le système implosera.

      Si ce système implose, je crains de nous retrouver sans vision alternative du monde ou avec des milliers. L’effondrement ne sera pas qu’économique dans le premier cas. Ce sera la guerre de tous contre tous dans le second. Cette alternative me répugne. Dans ce cas, il faut en construire une autre. Elle commence avec la philosophie à inventer dont je parle plus haut.

      Je peux comprendre votre idée de vouloir reconstruire sur un territoire dévasté par une catastrophe. Elle est tentante. Je la rejette car elle correspond à la stratégie de choc décrite par Naomi Klein. Je la rejette car elle exige des souffrances épouvantables pour pouvoir être appliquée. Je la rejette car nous n’avons pas de plan de reconstruction (les acteurs du livre de Madame Kliein en ont un). Je le rejette car je suis catholique romain et que votre idée est contraire à l’Espérance que ma religion enseigne.

      Ce n’est pas une question d’espoir. C’est juste être ce que je nomme humain. Votre idée passe par trop de souffrances pour trop de monde pour que je l’accepte sans essayer autre chose.

    7. DidierF,

      Je ne comprend pas bien votre lien entre le libertarisme (liberté de faire ce que l’on veut tant que l’on ne blesse personne) et le soutien au monde financier : le monde financier blesse l’immense majorité des individus, et de ce fait ne peut être soutenu par un libertarien quelque peu sensé. Plus généralement, la liberté doit s’arrêter quand l’intérêt collectif est menacé.
      Personnellement, j’irai plus loin en estimant que favoriser individuellement l’intérêt d’autrui est collectivement la façon la plus rationnelle d’atteindre une vrai liberté individuelle. Bon, un peu utopique…
      Je note « L’empire du moindre mal ».

      Autre point que je ne comprend pas, complément du précédent, vous dites :

      « Sans alternative à la vision actuelle de la liberté, ce système qui nous détruit pourra toujours regarder ses critiques depuis un point de vue plus élevé que le notre. Ils pourront toujours d’un point de vue rationnel nous faire la leçon et nous serons désarmés comme aujourd’hui. »

      Mais nous ne sommes pas désarmés en termes de leçons ! bien au contraire, nous sommes sur le terrain de l’éthique, de l’homme, de valeurs fondamentales là où ils ne sont que matérialistes. Je n’ai jamais eu l’occasion de discuter avec des gens haut placés, mais je vous garantis qu’amener une discussion sur l’humain, comme vous le faites si bien, avec un défenseur du monde « libéral » est souvent jubilatoire.

      Enfin, je crains de m’être mal exprimé concernant l’action post désastre. En aucun cas je ne « veut » reconstruire sur des ruines. Ce qu’il me semble inéluctable, c’est que nous n’aurons pas le choix. Comme vous le dites vous-même, nous risquons ensuite de nous retrouver avec des quantités d’alternatives. C’est à ce moment là que des actions et des choix devront être faits.
      Ce que j’espère au plus haut point, c’est que le « déraillement » ne soit pas trop violent ou trop long, et qu’il n’y ait pas ruines à proprement parler. A chacun d’œuvrer pour atténuer le choc.

      Dans tous les cas, merci pour votre humanisme plein d’espérance. Pour ma part je ne suis pas croyant, tout en étant fasciné par le message chrétien, mais crois malgré tout en l’homme.
      Euh… pour être tout-à-fait franc, un peu moins ces temps-ci.

    8. Jean-Fronçois,

      Je veux tenter de réponde à vos questions.

      Vous ne voyez pas le lien que je fais entre le libertarisme et le monde financier.

      Je comprends que vous nommez libertarisme le droit de faire tout ce que l’on veut tant que l’on ne blesse personne. Personnellement, je réunis sous cette idée tout ce qui va du libéralisme au libertarisme en passant par l’ordo-libéralisme, le libéralisme anarchique et beaucoup d’autres groupes. Ces gens sont si divisés entre eux qu’il m’est impossible de m’y retrouver et ne suis pas du tout intéressé par des querelles idéologiques ou des déclarations du style « Nous représentons le vrai libéralisme. Machin est un faux libéral ». Par contre, je n’ai pas trouvé de libéral contredisant la définition de la liberté que je donne plus haut. Je n’ai vu personne nageant dans ces eaux contredire en actes ou paroles cette vision de la liberté. Par conséquent, je réunis tout ce monde sous le très grand chapiteau de la liberté selon sens donné plus haut.

      Je comprends le monde financier par tout ce qui tourne autour des places boursières comme Wall Street, la City, Zürich, Frankfurt, Paris. Encore une fois, je ne veux pas du tout placer une limite entre le monde financier et le reste du monde. Pour moi, le monde financier est un univers virtuel où ses acteurs manipulent de l’argent pour s’en faire encore plus, en un mot, des spéculateurs (Ce dernier terme a complètement disparu de la circulation durant les 30 dernières années) ou ceux qui rendent la spéculation possible par leurs actes, leurs engagements et leur soutien (Des hommes politiques très importants me viennent à l’esprit). Si un banquier accorde un crédit à une entreprise pour qu’elle continue à fonctionner car c’est la saison creuse dans la branche et assure ainsi des emplois et des produits finis, alors ce banquier n’est pas dans le monde financier auquel je pense. À défaut d’avoir une définition exhaustive de ce monde, je me suis donné le moyen de savoir où trouver ce monde.

      J’ai donc défini ici un point de départ et un point d’arrivée. Il reste à tracer le chemin entre ces points ou l’essentiel.

      Ce chemin commence à l’intérieur de l’individu qui a adopté sincèrement la définition de la liberté comme étant le droit de faire tout ce qu’il veut tant qu’il ne blesse personne d’autre.
      Faire ce que je veux a beaucoup de sens très différents. Je peux me comporter comme j’en ai envie. Je peux me détruire. Je peux me faire grandir. J’ai le droit de vie et de mort sur ma personne dans tous les sens possibles du terme. Aucune morale ou religion ne s’applique plus à moi sans ma permission expresse. Si je change d’avis, c’est possible. Tout est subordonné à ma volonté tant que cela ne concerne que moi.

      Il se pose la question de savoir qu’est ce que j’accepte ou refuse et surtout pourquoi. Selon le critère de liberté, posé ici comme absolu, ce critère ou ces critères doivent être intérieurs, personnels et assurer ce qui me convient le mieux. Le mot le plus important de la phrase précédente est « me convient ».

      Cette convenance ne peut se baser que sur des critères intérieurs, des pulsions informulées ou un instinct particulier. Je peux aussi me soumettre à une drogue quelconque qui m’emportera et me détruira totalement. Ce dernier cas n’est pas acceptable en soi s’il est perçu comme une soumission à une influence extérieure de son être intérieur. Ce genre d’influences est supposé ici marginal car autodestructeur. Le critère final d’action isolée devient quelque chose d’intérieur. Le meilleur motif d’agir est de ressentir un agrandissement, une amélioration de soi par l’acte ou l’expérience faite. Cela rend sa propre personne le but de sa propre vie. Le sens de ma vie devient ma personne dans cette optique. Cela se prononce généralement par « Je suis responsable ».

      Cela exige un très grand amour de soi, une vision de l’univers totalement centrée sur sa personne. Sans cela, il est hors de question de satisfaire seulement sa personne. Cet amour de soi, cet égoïsme ou égotisme est nécessaire pour pouvoir vivre selon cette idée de la liberté. Alors il devient possible de se prendre pour but dans la vie

      Cela n’exclut à aucun instant la présence des autres. Tout libéral, libertarien ou personne affiliée à ces mouvements acceptera aussi qu’il entre en relations.

      Par relation, je prends ici le fait de se retrouver devant une autre personne et échanger avec elle quelques paroles. Je prends ici le sens d’éprouver des sentiments pour cet autre et les exprimer. Je prends aussi travailler avec cet autre. Je prends aussi l’idée de recevoir de cet autre quelque chose ou de lui donner quelque chose. Pour faire court, je pense à une personne devant moi avec qui j’échange quelque chose quand je pense à une relation. Ce « quelque chose » a le sens le plus large possible. Dès que ce truc passe d’une personne à l’autre et est échangée pour quelque équivalant, il y a relation dans mon esprit.

      L’adepte de la liberté au sens libertarien accepte les relations dans l’affirmation « ne pas blesser l’autre ». Là, je reste dubitatif. Comment est ce que je sais si je blesse cet autre ou non ? La question est d’une difficulté extrême.

      La position de départ exclut toute religion ou éthique par son amoralité intrinsèque. Toute philosophie me semble également périlleuse dès qu’elle exige de son adepte une éthique. Pourtant, cela marche plus ou moins bien.

      J’y vois trois raisons. La première est qu’il est possible d’éviter toute interférence avec cet autre sur les points de vue de l’éthique ou de la morale. Cela évite d’interférer ou de subir une interférence avec ses choix personnels. La mode, la télévision, le sport, la drogue, les conquêtes féminines ou masculines sont quelques moyens d’évitement de ces sujets qui fâchent gravement. Cela induit aussi une comparaison entre personnes qui ne touchent pas à ces mêmes sujets. Une sorte de concours de beauté ou de force devient la règle de vie.
      La seconde consiste à recourir à la raison la plus pure. C’est le meilleur discours rationnel qui l’emporte. Ce sont les arguments les mieux présentés qui s’imposent. Cela peut n’avoir qu’un rapport lointain avec la réalité. C’est la qualité de la présentation qui compte. Recourir au principe de réalité est ici une faute. Il mettrait en danger ce principe de primauté de soi. Une bonne présentation force l’interlocuteur à accepter l’argument. Elle est bonne si l’argument passe sans être contredit.
      Une troisième voie est donnée par l’argent. Un service est souhaité par une personne, quelqu’un d’autre le fournit contre rétribution et sans interférence de la morale. Les choix individuels, personnels ne sont pas pris en considération dans l’opération. Un produit est fourni à un client et c’est tout. La drogue, les armes et le sexe sont trois catégories de produits me posant problème. Du point de vue purement financier, ces marchés sont comme les autres.
      Il en devient très souvent possible d’avoir des contacts avec d’autres humains tout en protégeant ses choix personnels et intimes.

      Je pense même qu’il est possible d’aller plus loin dans cette voie avec l’argent. Ce dernier est moralement neutre. Il peut servir à acheter des médicaments ou une soirée avec une dame qui était dite « de petite vertu ». Sa neutralité le rend capable de rendre possible tout choix éthique personnel. Un souvenir d’émission me montre un personnage construisant des appareils pour pratiquer le SM. Ce dernier impliquait très clairement que ses clients étaient fort aisés financièrement et très puissants. Un autre souvenir est ce couple qui admit en tribunal être parti en chasse d’enfants pour pédophiles. Le prix d’un enfant sur ce marché était de 100 000 frs selon l’article de journal. Être riche et puissant permet de satisfaire bien des désirs intimes. Je n’ai donné que deux exemples ci-dessus.

      L’argent permet de se procurer le matériel nécessaire pour satisfaire ou développer ses choix intimes. Dans l’optique de la liberté au sens de ce texte, l’argent devient une chose essentielle à acquérir. C’est un moyen de se réaliser au plus intime de soi.

      Je peux en dire autant sur le pouvoir. Un pouvoir discret et fort est aussi un moyen de se « faire de l’argent » et de se garantir la tranquillité pour réaliser des choix intimes. Mais ce n’est pas le but de ce texte. Si ce pouvoir permet de modifier les lois en votre faveur, vous allez beaucoup vous amuser dans ce monde.

      Il y a continuité entre la notion de liberté au sens de faire tout ce que l’on veut sans blesser autrui et l’avidité pour l’argent. Ce dernier a l’avantage énorme d’être reconnu partout et que c’est une condition de vie ou de mort d’en avoir. Alors si vous en offrez beaucoup, il est possible de recevoir beaucoup de choses bizarres. L’argent vous ouvre la réalisation de vos fantasmes. Alors il faut en gagner beaucoup.

      Le monde financier est un lieu privilégié pour cela. Il brasse beaucoup d’argent. Vous pouvez gagner très vite de très grosses sommes. Les gains y sont faits sur la base de votre intelligence, de vos compétences, de la qualité de vos choix. Vous vous retrouvez avec les deux extrémités du chemin parcouru dans ce texte. Quand vous gagnez, vous avez la preuve que vous êtes supérieur au reste de l’humanité. Cela démontre la valeur de vos choix. Quand vous gagnez, vous acquérez les moyens de satisfaire vos fantasmes. Quand vous gagnez, la liberté libérale ou libertarienne vous fournit la vie et un sens à votre vie.

      Un autre aspect de ce monde me semble important. Vous êtes en position d’influencer toutes les transactions financières. Vous êtes en position de modifier un nombre démesuré de vies par vos actes. C’est une position de pouvoir extrêmement important.

      Spéculer devient ici un zénith du sens de la vie décrit plus haut. Vous êtes au centre d’un grand nombre de vies. Vous gagnez beaucoup d’argent. Vous êtes même déclaré très positif car vous « créez de la valeur ». Vos clients voient leur fortune monter quand vous gagnez. Ils vous adulent pour cela. Vous leur donnez la vie. Vous leur permettez de se réaliser selon leurs voeux intimes. Vous étendez votre valeur intime à des gens en dehors de vous et vous êtes au coeur de leurs intimités. Vous êtes d’une importance énorme. Vous ne pouvez pas être trop payé.

      Allez expliquer à un type dans cette situation que ses actes sont négatifs. Il se réalise, se fait du bien, fait du bien à ses clients et incite tous les gens qu’il touche à faire comme lui. L’éthique et la morale sont pour lui des problèmes réglés. Les relations humaines sont claires, rationnelles, satisfaisantes.

      Tout cela mène dans un mur. Il est fait de gens isolés les uns des autres suivant leur chemin sans boussole ni poteau indicateur. Je trouve logique que dans ces conditions les individus s’égarent et se détruisent plus ou moins vite. Cet isolement empêche d’observer les dégâts que leurs actes infligent à d’autres, situés au delà de leurs champs de vision. Cet isolement les empêche de voir le problème posé par les inégalités, par la pollution, par l’épuisement des ressources de la planète et j’en oublie. Ce mur fera mal. Je serai devant et eux derrière.

      Je suis catholique romain croyant et pratiquant. Ce que je viens d’exprimer est une partie de ma vision des conséquences de la liberté au sens libéral du terme. C’est plus à prendre comme un modèle, une maquette de la réalité que la réalité. Je suis en conflit direct et radical avec cette vision du monde car elle exclut la réalité comme présence d’un autre. Elle exclut ce Tu de Martin Buber qui y reconnait un soleil auquel toute la réalité est éclairée. Elle exclut toute vision du monde hors de ses désirs personnels. Elle exclut tout sens de la vie hors de soi. Elle exclut cette valeur infinie à laquelle tout être humain a droit. Elle exclut toute identité positive de son vis-à-vis. Elle exclut tout dépassement du mal. À cause de ma religion, je continue de pratiquer l’espérance, la miséricorde et j’espère, parfois, la charité.

      Ce sont pour moi des obligations religieuses. Elles me sont imposées car je crois qu’un Autre est là avec nous. Je crois qu’Il est Amour. Tant qu’Il est là, je dois continuer. Je vous garantis que cela fait très souvent très mal. Mais c’est pour moi une obligation de vivre et de faire vivre.

      Je juge cela positif.

      PS. Désolé d’avoir été si lent et si long. Je pense aussi avoir répondu à vos autres questions dans mon texte. Merci de m’avoir incité à préciser ma pensée sur ce point de la réalité que j’observe.

  31. En empruntant un racourci, ne peut on pas dire que les gouvernements Américains et Européens appliquent tout bonnement une politique dont l’objectif non dévoilé est la décroissance,
    et dont les mesures décidées dans l’urgence et la brutalité, sont désastreuses pour les populations, et les Etats ?

    Je ne crois pas au caractère hasardeux des actions gouvernementales, j’y vois plutôt une application du Friedmanisme dans toute sa splendeur (mais je peux me tromper ….)

    1. Edith,

      Si vous faites référence à Milton Friedman, je ne suis pas non plus expert. Mais je pense que ce Monsieur a formé toutes nos élites. C’est à travers lui que nos gouvernants, banquiers et autres pensent et voient le monde. Ce Monsieur a transformé l’argent en quelque chose qui règle absolument tout et qui permet de mesurer absolument tout. Cette réduction de l’univers a l’argent me heurte profondément.

      Dans les limites précitées, je pense que vous avez raison.

  32. Le canard court encore alors qu’il n’a plus de tête. Il est navrant de constater que l’incapacité de nos dirigeants à penser hors du dogme néo-libéral mène à l’impasse. On établit des plans d’austérité destinés à satisfaire les marchés, qui n’ont même pas la politesse d’y croire, dans le but de ramener une croissance dont on connait l’incapacité à garantir la cohésion social et la durabilité environnementale. Les mêmes pays sont aussi engagés dans une guerre en Afghanistan dont on sait par avance qu’elle sera perdue. L’Occident est-il devenu psychorigide ? Nos élites récitent leurs habituelles imprécations au dieu marché sans être conscientes que ce qu’elle tiennent pour une science n’est qu’une croyance. Elles refusent de voir que l’ordre ancien ne sera jamais rétabli et qu’il est plus que temps d’affronter la réalité, et d’inventer un futur fait d’autre chose que de sang et de larmes.

  33. Un peu hors sujet, décidemment ce blog m’empêche de me concentrer…

    Demain les Pays-Bas vont aux urnes. Les Néerlandais sont indécis, le choix est très difficile. Mais je vais vous montrer le paradoxe de ce pays, paradoxe qui, je dois dire, me surprend à chaque fois.

    Je lis ce matin dans les titres des journaux que Job Cohen, nouveau chef de file du parti de gauche (PvdA) et candidat aux élections, envisagerait la présence du père de la princesse Maxima au couronnement… Une étrange sensation… d’un côté, on demande aux Néerlandais de se prononcer démocratiquement, d’un autre, on nous parle de couronnement royal… et tout ça, pour nous faire part de ce fait tout à fait essentiel: la présence ou non du père de la princesse à un (prochain?) couronnement. Essaie-t-on de disperser ainsi les esprits?… En parlant de confusion et de manipulation…Encore une fois, je crois rêver…

    1. Hhmm.. cela se passe comme ça dans tous les pays, Anne.
      Il y a par contre une nette montée d’extrème-droite dans le pays de mes ancètres qui m’inquiète…
      Auriez-vous d’autres infos sur les élections..??
      Notez, on va attendre les résultats, ce sera plus simple.

    2. Anne,

      Ici en Suisse, un journal fait son affiche avec la menace des matchs truqués aux dépends de l’équipe suisse pendant le Mondial 2010.

      C’est dans le meilleur des cas distrayant.

  34. « Cette entité juridique luxembourgeoise, gerée par la Commission Européenne, va accueillir 500 milliards de prêts de nationaux afin de sauver les pays du sud de la banqueroute. On imagine déjà les agences simplement refuser le AAA et se rouler par terre en affirmant que le montant n’est de toute façon pas suffisant. »

    L’entité juridique luxembourgeoise (paradis fiscal), c’est Heine ? Avec retro-commissions ????

    1. Les Suisses ont fait la même chose avec l’UBS. Un rapport critique a été rendu. La réaction d’un éditorialiste très libéral est que ce rapport n’est pas objectif mais politique.

  35. Une dernière remarque… »annoncer » des tas de plans de rigueur c’est bien les appliquer en tout ou partie cela reste à voir..effets d’annonces quand tu nous tiens..rdv dans 2 ans …je vous parie que pas le 1/4 du 1/5ème de ce qui a été annoncé comme rigueur aura été mis en place et avec très peu de ‘succès’….
    Combien vaut encore la parole d’un politicien de nos jours?
    Se souvenir des analyses des super ‘experts’ économiques des années 2007 et début 2008(pour 2008/2009)…je vous propose leur lecture via une recherche sur google,c’est à mourir de rire..taux de réussite dans la prévision, proche du zéro absolu…..et ces gens qui n’ont jamais rien prévu ou voulu voir,deviendraient soudainement fiables pour nous prédire notre futur économique?Sans blague?
    Quand je lis chaque jour telle ou telle prévision type OCDE/FMI/INSEE etc …je trouve cela pathétique car tout le monde sait que les prévisions de madame soleil auraient plus de crédibilité finalement c’est tout dire….

    1. La droite a encore le culot effectivement de déclamer ses insanités économiques sur toutes les ondes… surtout sur radio france. Science Po est invité à chaque émission ou presque, ces gens détestables qui ne comprennent rien … je ne cite pas de nom pas charité. Ah oui aussi le directeur d’alternatives économique qui est invité partout, qui se prononce sur les retraites notamment, en tant que privé.

      Le libéralisme est un piranha économique, une économie de prédation, qui ne fonctionne que sur le dos d’autre chose, parce qu’il ne peut survivre sans exporter. On néglige le fait qu’il faut un importateur général. C’est ça l’hémiplégie du libéralisme, sa cécité par rapport à la question de la demande. C’est une théorie qui n’a vraiment aucun aspect scientifique puisqu’elle néglige la moitié du problème ! Elle n’est valable que localement et non pas globalement.

    2. Lisztfr. Restons calme. Enfin.. malgré tout.

      Qui peut mieux que des gens de droite parler d’argent…???
      C’est leur spécialité, non..???

    3. Erreur, la réussite du FMI ou de l’OCDE est quasi-totale.
      Ils n’ont jamais été aussi proches d’une victoire définitive.

      Leurs buts n’est pas proclamés; ils sont néanmoins
      immuables depuis plus de 25 ans. En matière de constance,
      dans la destruction sociale, qui dit mieux ?

      La pub pour Naomi Klein est amplement justifiée.
      Il y a un an environ, ici, j’avais « supplié » M.r Leclerc de lire
      « désastre et choc »; un livre indipensable.
      Mais dans le même genre, il faut crier haut et fort
      que « LE GRAND BOND EN ARRIERE » de Serge Halimi
      n’ a pas pris une ride. Sérieux, documenté, exhaustif
      c ‘est le compagnon, et précurseur, de Naomi Klein.

      Bien entendu, les plans de rigueur ne sont pas viables.
      Objectifs affichés impossibles à atteindre.
      François et d’autres le démontrent assez.
      Mais le but réel n’est pas là.

    4. Dissy et Listzt,

      Ces gens vivent dans un univers où les relations humaines sont régies par des rapports d’argent. Ces rapports d’argent sont, selon eux, soumis à des lois physiques dont la vérité est du niveau de celles décrivant la gravitation (Minc aime beaucoup cet exemple selon Marianne2). Hors crise, leurs déclarations tiennent la route. Les règles du jeu sont définies et collent à peu près avec la réalité.

      En temps de crise, les règles du jeu changent. Nous sommes des êtres humains et pouvons changer d’avis. À ce moment, ces gens décollent complètement de la réalité. Je suis d’accord avec vous. Je pense même qu’ils ne voient plus rien. Imaginez vous subitement dans un monde où la réalité macroscopique suit les lois de la mécanique quantique. Si vous n’y connaissez rien, vous voyez ce que je veux dire. Ces gens se retrouvent dans votre situation. Ce qu’ils disent est effectivement ridicule. Ils n’ont aucun outil intellectuel pour saisir la réalité.

      Les haïr pour cela me semble déplacé. Dans mon monde, leur existence suffit à me faire penser qu’il faudra faire avec eux. Je ne suis pas du tout à l’abri d’un mouvement d’humeur pouvant me faire tuer ces gens. J’admets que leur faire passer l’information selon laquelle la réalité humaine n’est pas la réalité physique est momentanément impossible.

      Nous sommes séparés, divisés par deux définitions de la réalité absolument contradictoires. En supposant, comme ma religion me l’ordonne, qu’ils ne sont pas des êtres maléfiques à la base, je me demande quelle vision du monde nous permettra de nous retrouver. Ce sont des humains comme moi. Il est possible de se rencontrer et de partager sur la réalité. J’admets que cette idée est basée sur ma religion.

  36. De fait, il n’y a plus d’esprit « européen » depuis longtemps. Depuis la disparition des grands politiques charismatiques. A présent, les clans sont encore un peu plus marqués. Anglais, Allemands et Latins. Le constat est donc simple. Si l’Europe est en panne, c’est bien par manque de réels chefs. Le reste n’est que conséquence de cette faiblesse, non?

  37. Eole
    Démographiquement, l’Allemagne se suicide, c’est vrai ! Je pense que la 2ème guerre mondiale et les réparations imposées ne leur ont pas fait du bien. Ils ne sont pas assez insouciants pour cela. Par contre, ils s’en tirent toujours mieux que les autres quand on regarde les résultats économiques. Ils sont disciplinés et travailleurs. Le même plan dans un autre pays ne donnera pas nécessairement le même résultat. Tout le monde le sait instinctivement, même si ce n’est affirmé par aucun économiste !
    Libre-penseur
    La finance doit être un moyen et non un but : je ne connais pas bcp de responsables, ni à gauche, ni à droite, qui tiennent compte de cette maxime ! D’où je reviens avec insistance sur le caractère humain réel des problèmes posés, ce que la théorie ne prend jamais en compte ! Les financiers vampirisent. C’est leur nature, apparemment ! A qui la faute ? Certains vampirisent-ils moins ou pas ? Il serait opportun de la souligner ! On ne peut se contenter de leur propre satisfecit !
    Les problèmes financiers et leurs solutions sont très compliqués à comprendre. Voilà qui ne peut qu’arranger ceux qui manipulent les leviers de commande en promettant aux politiciens que c’est, à chaque fois, une bonne solution pour eux ! Incompétents ou pris par le temps, qui va les mettre, de manière désintéressée, sur le bon chemin avec les bonnes instructions pour les bonnes solutions. Il faut aussi que l’électeur suive, ce qui n’est pas la moindre contrainte. Et là, j’en reviens au fait qu’il y a beaucoup d’élections et beaucoup trop souvent ! Tout est fait pour perturber une action à long terme, même si elle est bonne. La concurrence politique préfère le chaos qu’un succès acquis par le concurrent politique !
    Pour que la prospérité soit au rendez-vous, il faut vraiment des excédents tels que les prédateurs soient repus, sinon ils passent d’abord. C’est la loi de la nature. A moins de trouver un système pour changer les choses.
    Quel système va être changé par quelles gens ? La plupart des gens se désintéressent des questions fondamentales ou du moins de ce qui influence les questions fondamentales. Ils préfèrent penser que ce sont les autres qui ne font pas ce qu’il faut ! Attitude encore une fois encouragée par le politicien qui résume tout en montrant sa photo et qui dit : je vous ai compris, votez pour moi !
    Alors, conclusion : le goût du pouvoir s’accorde avec le goût de l’argent. Le citoyen est grugé puisque les deux pouvoirs s’arrangent pour que personne n’y comprenne rien ! Le troisième pouvoir : la presse et les érudits (les professeurs) commentent avec délectation !

    1. Sénec. J’approuve complètement votre commentaire. A un détail près.

      Il y a juste une ou deux générations, la majorité des gens se contentaient de gagner suffisament d’argent pour vivre correctement, sans plus.
      Maintenant, la mise en coucurrence personnelle ainsi que le dernier gadget technologique font que…

    2. Autre détail.. Pardon.
      Le Grand Charles, étiqueté à droite, a tout de même créé l’intéressement et la participation..
      (ça vaut un DSK étiquetté à gauche 😉 )

      Sans dire qu’il était parfait non plus, bien sûr. Mais c’est un des rares gars qui ont de temps en temps pensé à leur pays avant eux-mêmes…
      (peut-être un peu pour la gloriole, néanmoins.)

    3. @ Senec :

      Tout compte fait, nous avons un point de plus en plus commun avec les Allemands : la soumission aveugle à la loi, quelle qu’elle soit ; actuellement, il s’agit de la loi dominée par la puissante finance.

      Jusqu’à un temps récent, la force de la France résidait justement dans son insoumission chronique, ce qui la distinguait de nos amis Germains …

      A bon entendeur, Salut

  38. Votre billet, lucide et pessimiste, souligne que l’eurozone est tombée dans le piège de la double
    contrainte, du ‘double bind’. Maintenant il faudrait faire la part des choses des externalités, a) savoir
    que les marchés réclament la rigueur ( un article du FT attribuait ce matin le ‘run’ sur les marchés obligataires européens à la BCE, dont les achats d’obligations se sont réduits à 5,5 mds la semaine dernière et que les ‘spécialistes’jugent trop concentrés sur les obligations grecques, portugaises et espagnoles ), la BCE, pointée pour son indécision, soulignant que ce programme est un programme de moyen terme b) les deux ‘bailleurs de fonds’,l’Allemagne ( qui a gagné la main sur la mise en oeuvre du SPV ) et le FMI ( soumis à des pressions de la part des Etats-Unis,son principal contributeur )
    L’EU paie ses errements,jugés avec une très grande sévérité par les observateurs et internationaux, et le premier effet est sur la crédibilité de sa monnaie, l’effet le plus difficile à mesurer est le prix de la confiance perdue.
    La seule nouvelle positive, peu diffusée, est l’annonce par Sieur Trichet de la mise en place de
    ‘stress tests’ des banques européennes, les interrogations sur la solvabilité du système bancaire européen s’étant multipliées ces derniers temps, c’est une grande partie du problème,espérons qu’elle puisse faire partie des solutions

    1. Jean-Claude Trichet les a annoncé au sortir du dernier G20 comme devant être effectués par le Committee of European Banking Supervisors (CEBS), qui regroupe les régulateurs des 27 membres de l’UE.

      Mario Draghi, qui préside le Financial Stability Board (FSB), a demandé que les résultats soient rendus publics, à la différence des précédents dont seul des données générales avaient été publiées.

      Même dans ce cas, reste à savoir ce qu’ils vont effectivement mesurer, selon quelle méthodologie et quels critères… L’exemple américain n’est pas fait pour nous rassurer à ce propos.

    2. @F.Leclerc: nous avons lu apparemment curieusement la seule depeche d’agence, dont je donne
      mention ECB’s Trichet says bank stress tests nearly complete La BCE étant un peu ‘between a rock and a hard place’, puisqu én cas de restructuration de dette de plusieurs pays européens, selon l’opinion de Simon Johnson et de nombreux analystes, il faudra la ‘recapitaliser’, hypothèse déjà évoquée par les commentateur allemads, on peut penser que la décision de les faire réaliser par le Comité qui réunit les régulateurs des 27 pays est plus crédible.Par ailleurs, selon le Financial Times,la BCE a réduit
      ses achats d’obligations à 5,5 mds la semaine dernière, il lui reste une ‘armée’de 2000 personnes, démobilisées sans inflation, pour les examiner…

  39. Opacité renouvelée. Le gouvernement italien autorise ses banques à ne plus valoriser à leur valeur marchande les emprunts d’état italiens qu’elles détiennent, de sorte à ne pas subir de pertes comptables ! On camoufle comme on peut quand on ne trouve plus d’autres issues.

    1. L’abandon américain de la règle du mark-to-market fait des émules 🙂
      Virtuel un jour, virtuel…

      Et voyez, tous, que cet abandon de règle est une NEGATION COMPLETE du libéralisme proné par ceux qui le vendent.
      Marché roi, tu parles…

      Mais bon, le double language est bien la base de l’hypocrisie, non?

      Exercice pour tout le monde : faites-moi la contraposée de ce principe en m’expliquant pourquoi les états font fuir les banques du jugement des marchés.
      Copies à rendre dans … tic tac.. 8 heures.

    2. Yvan
      Le renard libre dans le poulailler libre a été élu par les poules.
      Certaines poules n’aiment pas la démocratie parcequ’elles la confondent avec le libéralisme.
      Ce sont les coqs multicolores qui piquent les oeufs!
      Ils se battent entre oeufs et en cassent.
      Or ils doivent les cèder au fermier.
      Le fermier préfère fermer les yoeufs..il a besoin de coqs en forme.
      Parabole non garantie.

    3. Jean-Pierre,

      Joliment vu. Les banquiers ont de plus en plus de marge de manoeuvre. Ils sont de plus en plus libres au sens actuel du terme.

      Je pense que cette zone d’opacité est prise pour une zone de liberté. Plus elle est grande chez quelqu’un plus cette personne est libre. Conquérir cette liberté est un puissant moteur d’action. Nous la payons car notre mise en concurrence avec les banquiers a mis en évidence notre faiblesse. Par conséquent, ils considèrent leurs actes légitimes.

      La politesse m’interdit d’exprimer mes sentiments sur cette vision du monde.

  40. Comme disait E.. Todd lors d’une émission de télévision récente sur la crise. Les décisions
    de ceux qui dirigent relève plus de la psychiatrie, que d’autre chose. Mais on pourrait rajouter : quand les fous dirigent l’asile, les sains d’esprit ont du soucis à se faire.

    1. Té, peuchère…
      Cela me rappelle des médecins, ou psy à peu près équilibrés qui se sont faits enfermés volontairement dans des asiles… Véridique.
      Au plus ils disaient qu’ils n’étaient pas fous, au moins on les croyait… 🙂

      Néanmons sinon. Une remarque.
      Si vous vous remettez complètement en question, soit douter de toutes les « vérités » dont vous êtes sûrs depuis votre naissance…
      .. le cerveau est mis dans une situation où vous devenez réellement fou.

      Une femme que j’ai connu se reconnaîtra peut-être si elle vient ici : « il faut se faire des îlots de tranquilité »…
      Bien à toi, miss Pieds sur Terre. 😉

    2. Je serais peut-être interné un jour, effectivement, Tartar…
      Dans un zoo comme un animal qui détecte de très loin l’odeur de l’argent. Et la fuit.

      Cette femme que je cite est une directrice du personnel d’une grosse boite qui a des parents agriculteurs.
      Soit, sait que les humains sont comme les animaux ou les plantes. Pour grandir, il faut avoir des repères et un peu de calme parfois.

    3. @ Yvan et Tartar,

      allez, on vous internera tous les deux -mais séparément!- et on viendra tous vous dire bonjour, voire se joindre à vous!!

    4. L’idée des stades de ce Mortenson est excellente. Elle explique aussi pourquoi les alternatives au système actuel ont tant de peine à passer. Toutes ces étapes doivent être franchies avant de pouvoir considérer des alternatives, avant de pouvoir passer à autre chose. Je vois ici, des déprimés, des colériques, des gens dans le déni, des marchands dans un sens nouveau (DSK), des effrayés dont je pense faire partie et quelques trop rares personnes ayant accepté (je manque peut-être d’informations).

  41. Quand je lis les billets et les interventions de ce blog, je constate que personne ne remonte suffisamment dans la chaîne des causalités pour isoler l’origine réelle de la crise.

    Pourquoi une telle demande de financement ? Pourquoi les rendements des entreprises doivent-ils sans cesse croître ? Qui a besoin d’argent ? A qui appartiennent les entreprises ?

    Les entreprises appartiennent au fonds de pension et dérivés (assurances vie …).

    Les entreprises doivent augmenter leur rendement pour dégager des dividendes à reverser au fonds de pension. Remarquons que les systèmes par répartition obligent aussi les entreprises à augmenter leurs rendements !

    Les entreprises augmentent leur rendement en compressant la masse salariale.

    Les entreprises ont alors plus de mal à écouler leur production.

    Pour que la production des entreprises puisse continuer à être écouler, il est massivement fait appel à l’endettement.Remarquons que le non payement des fonds de pension empècherait également l’écoulement de la production.

    Et on arrive à la crise de l’endettement.

    Qui cache une crise de civilisation.

    J’ai l’impression qu’on élude le fait que la financiarisation répond à un besoin. Trouvez le besoin et vous aurez l’origine de la crise.

    1. Vous décrivez une boucle de contreréaction déjà citée.
      C’est inguérissable sans rupture, choc ou crise.
      Si il est trop tard pour une solution passant par « réforme » il faudra passer par la phase « révolution » qui est aussi comme son nom l’indique une sorte de boucle, plus grosse,plus grave.
      Un déluge, et nous après?

    2. Il me semble que la vrai question à se poser est :
      « A la fin de quelle prériode sommes nous ?  »

      Celle qui a commencé en 1990, en 1945, en 1850, en 1770, en 1492, en 1453 ?

    3. Et sachant que plus les variations sont fortes, plus les spéculateurs engrangent et plus les peuples sont destabilisés et manipulables et que les spéculateurs vont augmenter les variations et qu’il devient impossible de construire un quelconque avenir à peu près stable et que tout finit généralement par une guerre.
      Moi, je dis : vive nous. Ou en tout cas, ce qu’il en restera. Gloire aux survivants.

    4. Suivant les interlocuteurs, on peut remonter où l’on veut! Pour le combattant de Gaïa, on va jusqu’à -3 milliards d’années. Pour le combattant de gaza, on va juste à 1967!

      Peu importent les périodes, leur début, leur milieu et leur fin. Elle disparaissent de toute façon avec celui qui en parle!
      Par contre, quel pied la vie quand ça bouge fort autour de nous. A condition bien sur que ça bouge un petit peu à l’intérieur aussi!
      Je sais pas pour vous, mais moi, j’ai l’impression que ma période, elle a commencé en septembre 2008!
      Franchement c’est pas plus beau devant nous que derrière?
      Ne vaut-il pas mieux la peur, les tensions et les effondrements que la fausse paix et la stérilisation générale d’où nous sortons peut-être?
      VIVE LA PEUR et VIVE LA VIE!

    5. SJA,

      Mon idée est que la liberté est la valeur suprême de ces gens. Elle augmente avec la masse d’argent disponible. Tout ce qui est hors de la liberté personnelle est considéré comme obéissant à des lois physiques, donc totalement indépendant de toute éthique ou morale limitative. Il faut juste savoir profiter de ces lois et tant pis pour ceux qui ne savent pas le faire.

      J’ai là un moteur pour l’avidité, un sens de la vie (plus la taille de la liberté est grande plus la personne se sent moralement valable) et une catastrophe assurée.

  42. « Les gouvernements européens s’enfoncent dans la crise en mettant progressivement en oeuvre de rigoureux plans de réductions budgétaires, qui ne peuvent en réalité, pour toute garantie et résultat, qu’ouvrir la voie à une dépression économique de longue durée, ainsi qu’à une éventuelle remise en cause de la zone euro. »

    Beaucoup trop de certitudes à mon humble avis !

    Certes sur le long terme les plans d’austérité peuvent entraîner une baisse de la consommation – qui est le moteur de la croissance euopéenne ou américaine soit dit en passant, dans les deux cas on a affaire à une classe moyenne plutôt consommatrice car bien dressée par la publicité, telle est notre société -, mais cette classe moyenne dépensera-t-elle moins à cause des plans d’austérité ? Je n’en suis pas aussi sûr : les gens aiment consommer, c’est un fait, même s’ils doivent s’endetter pour cela.
    Secundo, de même que la chute du dollar a contribué au retour – certes atone – de la croissance américaine, la chute de l’euro peut contribuer à un retour – atone évidemment – de la croissance. Pas de grands feux de joie en perspective, mais peut-être pas de catastrophe non plus.

    1. Votre raisonnement suppose que les banques se remettent à financer comme avant le crédit, qu’il soit à la consommation ou immobilier, ce qui nécessite que la titrisation retrouve son dynamisme.

      Rien d’autre qu’une certitude de plus, pour vous rejoindre sur votre terrain !

    2. @ François Leclerc

      Ah ! je ne suis pas d’accord : la titrisation n’était rien d’autre qu’une arnaque : les initiés savaient que l’immo us allait s’écrouler, ils ont donc vendu leurs crédits subprime et acheté des CDS liés aux banques « pigeons » qui ont acheté les crédits (citigroup, bak,…). Je parle de Golman Sachs évidemment (et peut-être aussi JP Morgan qui se porte plutôt bien).
      C’est la raison pour laquelle les banques centrales ouvrent à fond les robinets de la liquidité, pour que les banques se risquent tout de même à prêter aux ménages (avec de l’argent acheté pas cher et revendu à 5 ou 10%).
      Aux usa, les crédits à la conso ont beaucoup chuté en peu de temps mais ils restent à un niveau assez haut.

      En revanche, il est tout à fait vrai qu’en Europe la vie à crédit est moins répandue qu’aux USA (Mais à mon humble avis ça n’est pas forcément un problème de financement, plutôt le fait qu’un européen moyen consomme moins qu’un américain moyen, je reste convaincu que si les européens décidaient en masse de consommer comme si leur vie en dépendait, eh bien l’argent arriverait.)

    3. @ Vince

      Je n’ai jamais prétendu que la relance de la titrisation était nécessaire, mais au contraire qu’une distribution égalitaire de la richesse était la solution.

    4. @ François Leclerc

      « Je n’ai jamais prétendu que la relance de la titrisation était nécessaire, mais au contraire qu’une distribution égalitaire de la richesse était la solution. »

      Autant pour moi ! Là dessus je suis tout à fait d’accord avec vous ! 🙂

    5. Vince, sur le blog, je constate et j’essaie d’apporter une contribution.
      Et dans la vie réelle, je fais pareil.

      Ce qui me démarque est que je n’ai rien à perdre, ni rien à gagner. A titre personnel. Par contre, lorsque l’humanité continue à merdoyer comme depuis 5000 ans, là, je juge que c’est mauvais pour mes enfants et ceux des autres, et là, j’ai des envies de meurtres.

      Si ça vous dérange, vous devenez un ennemi aussi.

  43. C est bien beau tout ces posts eminement responsables et politiquement corrects , on est entre gens biens , ca fait chaud au coeur !
    Maintenant expliquez moi comment vous allez convaincre les 2/3 de l humanité qui ont toujours vecu dans la misere qu il faut serieusement songer a décroitre ??????

    1. Bankster d’Amour, veuillez me retrouver le blog de cet ingénieur russe qui expliquait que c’était les plus pauvres qui allaient le mieux s’adapter…
      Il a fait une comparaison stricte, neutre et explicite entre le Russe et les Américains et Européens qui vaut son pesant d’or.

      Vous pourrez en déduire facilement que passer de la richesse à la pauvreté est « un peu » délicat.

      Bien (non matériel) à vous.

    2. C’est tout l’inconfort de notre situation. D’autant plus que grace aux moyens de communication moderne, les plus affamés de la terre sont pleinement conscient en 2010 de la situation générale.

      Comme ces tribus qui pêchent depuis mille ans une baleine par année, auxquelles GreenPeace va expliquer que c’est mal. Alors que plusieurs villes d’Europe ont été éclairées à l’huile de baleine pendant des décennies.

      Après un grand festin, nous refusons que le personnel lèche les plats en cuisine…..

    3. On parle de « décroitre » pour nos sociétés industrialisés ou on crève sous l’abondance…..
      Pas pour les 2/3 restant de l’humanité qui eux veulent gagner un peu de « confort » ce qui semble normal…..

      Bon sang! Vous trouvez normal qu’en moyenne (dans nos sociétés) on trouve 2-3 télés par famille dans chaque foyer…
      A ce rythme de croissance il faudra en avoir en avoir 10 à la fin du siècle….
      Vous allez les mettre où… Dans vos chiottes?
      (le raisonnement est le même pour les téléphones, les voitures, les ordinateurs etc… )

      Nous, nous devons décroitre.
      On se doit de leur montrer qu’on est allé exagérement dans le mauvais sens…. Et que de toute manière on a plus le choix….

      Comment la croissance pourra-t-elle reprendre sans créer un goulet d’étranglement au niveau de la production d’énergie.

      Quant nous étions 5OO millions d’américains, 350 millions d’Européens et quelques centaines de millions d’autres, les capacités de production de pétrole étaient au taquet….

      Maintenant il y a nous + 1,5milliards de chinois + 1 milliards d’Indiens + les brésiliens quiveulent croitre aussi.
      Alors on fait comment ? (si nous on ne doit pas décroitre)

      Si la croissance repart pour tout le monde, le prix du baril va monter en flêche à 150 dollars
      (que ce soit à ause de spéculateur ou non…) et crac…. de nouveau la croissance sera plombée.

      Que vous le vouliez ou non
      Nous devons décroitre pour permettre à d’autres de croitre….

      Tout comme les séniors doivent laisser un peu de place pour que les plus jeunes puissent s’envoler.
      désolé

    4. à Coco
      c’est vrai que je ne connais pas trop grand monde, mais des 2 à 3 TV par foyer, je n’en connais pas encore
      plusieurs voitures, même 2, 3 , lorsque les enfants sont grands, qu’ils habitent encore au domicile parental, travaillent , pas si près, le bus ne convient pas
      par contre, là oui , je connais

  44. Je suis tout de même étonnée de voir que tout le monde pense que la consommation baisse uniquement parce que la société est endettée… Mais avez-vous aussi réfléchi au fait que les gens ont aussi choisi de ne plus consommer ?…. Et ils ont de plus en plus nombreux à rejeter cette société de consommation aliénante… Donc crise ou pas crise la consommation baissera tout de même… et c’est tant mieux !

    1. Tiens, cela me rappelle une anecdote.

      Au début de la décennie 90 du siècle passé, le Japon sombre dans une récession dont il n’est toujours pas sorti. Le déclin économique s’accélérant, un économiste américain, dont je ne me souviens plus du nom, préconisait au pays du Soleil Levant de consommer plus. Que les Japonais s’offrent une seconde télévision, par exemple, proposait-il. Sur quoi un confrère japonais lui répliqua : ils ne peuvent pas, ils n’ont pas assez de place pour la caser ! 🙂

    2. Je suis de votre point de vue,mais je pense que très très peu de gens ont modifié leurs comportements ou alors par défaut (perte d’emploi, crainte pour l’avenir etc)

    3. Et n’oublions pas le vieillissement de la population et le déclin démographique qui me paraîssent être dans toute cette histoire fondamentaux (en tout cas en Europe).

    4. Oui tout à fait d’accord, nous vivons dans un système ou à coup de crédits et de dettes à 25~30ans on devrait avoir dépensé l’intégralité de l’argent que nous sommes supposés gagner durant toute notre vie active… pieds et poings liés aux organismes de crédit. Au point ou nous en sommes, sous la contrainte ou par choix, réduire sa consommation, c’est accroitre sa marge de manœuvre, son degré de liberté.

  45. Je viens d’entendre J Attali sur Fr Inter (2000 ans d’Histoire), et suis profondément déçu, voire révolté ! Recettes préconisées ? Un effort « juste », car nous ne voulons pas disparaitre comme Venise, Bruge, etc. Un peuple qui ne veut pas disparaitre doit faire un « effort » ! travailler plus, inventer, créer, etc; Voilà ! il y a de quoi pleurer. Des phrases comme cela, un perroquet peut les dire; je n’appelle pas ça une réflexion !

    Non seulement Mr Attali nous menace de disparition rien que ça, mais encore il se révèle un suppôt des politiques d’austérité, même s’il est aussi pour un stimulus…

    Mr attali est un grand intellectuel.

    Je suis désolé d’être de mauvaise humeur.

    1. Attali est surtout un formidable opportuniste, qui en général sait prendre le vent quand il souffle (libéral quand la côte de Sarko est en haut, à gauche de temps en temps selon les publics), il utilise pour ça, non pas son intelligence au sens large, il utilise plutôt une forme particulière d’intelligence qui consiste à compiler et à pondérer des infos de toutes sources (je reconnais que c’est un esprit curieux) et à affirmer du haut de son orgueil « Sa Vérité » du moment. Sauf que dans la tempête , le vent souffle dans toutes les directions et notre Attali est un peu perdu.

    2. @ hema

      Alors qu’à mon sens,
      Paul Jorion est un élégant funambule qui ne perd jamais de vue son fil rouge.

    3. Lisztfr,

      J’ai raté ce discours. Je me méfie d’Attali. Le compte rendu que vous faites de son discours justifie pleinement votre colère.

    4. @la menuise

      ça se discute, mais c’est quoi « son fil rouge » à lui, selon vous?

      Cordialement

  46. @ François Leclerc
    Merci pour cette chronique très utile que je fais circuler…Cependant, je ne suis pas sûr de bien comprendre le fonctionnement du « véhicule spécial » décrit comme suit  » les Etats ne garantiraient les prêts qu’au pro-rata de leur participation à ceux-ci, éloignant le spectre des euro-obligations impliquant une forme de mutualisation des dettes. » Cela veut-il dire que la France ne garantirait que les bons grecs par exemple détenus par les banques françaises ?

    1. C’est effectivement un peu téléscopé !

      Il a été décidé qu’un prêt ne sera pas garanti solidairement par les prêteurs, mais par chacun au prorata de sa participation à celui-ci.

    2. les obligations détenues des banques françaises seraient-elles donc à être assimilées à la participations de l’état français ?
      (-soit je n’ai pas compris, -soit mais de qui on se moque ? )

    3. Merci François, mais je me pose toujours la même question que Cecile…

      Par ailleurs, je ne vois pas en quoi les ministres ont avancé, puisque d’après Atali dans son chat du Monde ce jour, il faudrait accord de tous pour accorder un prêt.

      PS. Attali se défausse dans ce chat quand les questions posées sont importantes…

  47. « Dans une note de ce mardi, Fitch qualifie de redoutable la tâche à laquelle est aujourd’hui confrontée le nouveau gouvernement de coalition britannique, qui prévoit un déficit budgétaire de plus de 11% du PIB. »
    […]
    Même en tenant compte de perspectives de croissance un peu meilleures que pour les économies périphériques de la zone euro, le Royaume Uni figure, selon l’agence de notation, parmi les quatre pays nécéssitant les plus forts ajustements après l’Irlande, l’Espagne et la Grèce. »

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=69f6d3197d526250ff64c4820a2ad873

    1. Ha non non. Pas sadique. Sauf si vous essayez de me rouler.

      Je juge sur pièce. C’est tout.
      Si la justice n’avait pas inventé la question « à qui profite le crime », je l’aurais fait. Et ça, les financiers n’aiment franchement pas.
      C’est pour ça qu’ils l’achètent.

  48. Bras d’honneur des Anglais à merkel et à l’europe non démocratique

    PAS DE CONTRÔLE DE BRUXELLES

    Le Royaume-Uni a actuellement le plus important déficit des vingt-sept pays de l’Union européenne, avec 156,1 milliards de livres (189,3 milliards d’euros) sur l’année budgétaire achevée fin mars, soit 11,1 % de son PIB. David Cameron a d’ores et déjà prévenu qu’il y aurait des mesures « inévitablement douloureuses » dans le budget d’urgence du 22 juin.

    Le gouvernement britannique a par ailleurs rejeté l’idée de soumettre à l’avenir ses projets de budgets à l’examen de l’Union européenne avant qu’ils ne passent par son Parlement national. « Le budget sera d’abord présenté au Parlement, affirme le secrétaire d’Etat aux finances britannique, Mark Hoban. Il n’est pas question que quiconque en dehors des députés britanniques le voie en premier. Une fois que le ministre des finances l’aura présenté au Parlement, il sera naturellement dans le domaine public » et disponible, a-t-il ajouté.

    1. dissy,

      Est ce que cette idée de contrôle des budgets par Bruxelles ne serait pas une tentative d’instaurer un gouvernement économique qui manque furieusement à l’Europe ?

      Vu le contrôleur et la confiance que j’ai dans ce dernier, je crois que la situation empirerait plus vite.

  49. « un gouvernement économique, certes, mais pour suivre quelle politique ?  »
    M Leclerc, vous avez parfaitement résumé la situation.

    1. Allez-y Yvan!
      Charmante invitation et c’est près de la célèbre cité balnéustre de Quend-Plage.

    2. Pourquoi pas, Simplesanstête.
      Vous avez une réflexion structurée qui convient bien à canaliser les scories qui tombent au hasard des pentes volcaniques de ma colère face à la situation.
      Mais… Il faut que j’en parle à Madame 😉

  50. Je constate le retour d’un peu de bon sens dans les interventions. Évidemment, on a besoin de gens qualifiés et spécialisés, à la réserve que cette qualification ne peut pas seulement servir à tromper les gens, comme on l’a fait avec les épargnants. Je trouve qu’on oublie un peu l’arnaque à laquelle on a assisté. Je comprends qu’il soit convenable d’exclure le complot, mais j’ai dit qu’il n’était pas nécessaire d’inclure la notion exacte de complot. Apparemment, dès qu’il y a des coupables, le vocabulaire des avocats ressort des tiroirs pour disqualifier certains intervenants. Je disais donc prédateurs, opportunistes, ignorants (politiciens) et égoïstes. Pas besoin de complot.

    Je viens d’entendre dire que les Allemands peuvent s’infliger une cure d’amaigrissement parce qu’ils ont un pouvoir d’exportation alors que la France ne vit que sur la consommation ! N’est-ce pas vite dit ? On pourrait inclure tout le monde dans le désir de maintenir son pouvoir de consommation ! Non ?

    La financiarisation a répondu à un besoin, sûrement ! C’est comme si vous disiez : les assuétudes (dépendances à la drogue ou à n’importe quoi) répondent à un besoin ! C’est repousser le problème trop loin. On peut dire, alors, que le vol et le crime répondent aussi à un besoin !

    Exclure toute éthique et toute morale du débat ne fait que mettre en évidence d’où vient le mal. En somme : une démonstration par l’absurde. Je n’en demandais pas plus !

    1. Ayant perdu 20.000 euros dans la faillite fortis ( j ai hérité de mon pere 2 jours avant la chutte ) j ai placé tout ce qui me restait en OR PHYSIQUE , résultat j ai récupéré une bonne part de mes pertes et je suis passé de clochard céleste a spéculateur a la petite semaine et je m amuse comme un fou !!

    2. L’Or reste toujours un refuge mais les politiciens détestent voir l’or monter car cela montre la hauteur de leur incapacité à régler les problèmes de l’économie..donc prudence ils sont prêts à toutes les manips pour faire baisser les cours….mais depuis quelques mois c’est peine perdue semble t’il….

  51. François Leclerc dit :
    « Inflation ou déflation ? Les mots ont un sens, mais en ont-ils vraiment lorsque les calculs qui permettent de les utiliser n’en ont pas ? »
    Vous avez raison de souligner Monsieur Leclerc.
    Je me permets d’insister encore ici qu’il ne faut pas sous estimé l’effet de la déflation. La déflation a joué un rôle important sur le résultat électoral en Allemagne et la situation de l’Europe avant la 2eme guerre mondial.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_de_Weimar
    « L’économie allemande plonge dans la récession (baisse de la production et des prix dans l’industrie et dans l’agriculture) et l’État voit donc ses recettes diminuer (baisse de l’activité, donc baisse des prélèvements fiscaux). Face à ces difficultés, le gouvernement opte pour une politique de déflation et de restauration de l’équilibre budgétaire. En mars 1930, le gouvernement de Brüning (« Zentrum ») augmente les impôts sur les entreprises, ce qui déplaît au patronat puis, en septembre 1931, il baisse des salaires, des prix et des loyers (baisse des salaires dans la fonction publique, réduction des allocations chômage et des prestations sociales…). Le gouvernement décide également de limiter les importations afin de limiter l’endettement extérieur.
    Cette politique échoue (le chômage atteint six millions de personnes en 1932) et mécontente tous les citoyens. Lors des élections anticipées du 11 septembre 1930, le KPD et surtout le parti nazi réalisent de bons résultats du fait de leur programme qui promettent le plein-emploi. Le parti nazi comprend alors 375 000 membres »
    E t Merci à François Le Sombre qui dit « « En parallèle, en France, la même politique déflationniste était menée par ….Pierre Laval. Ce fut une catastrophe économique, puis Laval fut battu par le front populaire, il ne prendra sa revanche qu’un peu plus tard. Curieusement, personne ne veut se rappeler ce précédent historique. »…
    Il faut rappeler que la déflation pourrait nous ramener dans les situations dangereuses

    1. Je vais pliager les Inconnus dans leur squètche sur l’éducation. Le prof d’éducation physique qui donne des cours de philo…
      « Et inflation, déflation,
      et deux flations, déflation,
      et trois…

      Quelque soit la tendance, elle tue le peuple et l’amène à vouloir tout simplement vivre.
      Ce qui parraît relativement logique.

      Bonjour chez vous.

    2. cela me semble-t-il se recouperait plutôt pas mal

      18.05.2010 – Le Bien commun
      LE DROIT NAZI 60 minutes
      Avec deux spécialistes de l’histoire et du droit allemand : – Johann Chapoutot, historien, maître de conférence à l’Université de Grenoble II, auteur de Le Meurtre de Weimar, paru aux PUF en 2010. – Olivier Jouanjan, professeur de droit public à l’Université de Strasbourg.

      http://www.franceculture.com/emission-le-bien-commun.html

  52. @ TARTAR dit : 8 juin 2010 à 10:45

    La classe dirigeante doit-elle être psychanalysée afin d’empêcher ses dérives

    Sans que je puisse préciser où et dans quel contexte sans recherches, Freud et Lacan ont bien eu cette drôle d’idée à partir du constat que le « pathos » des hommes politiques pouvait embarquer bien du monde dans des impasses sociales. La remarque vaudrait alors aussi pour tous ceux qui à partir d’une position de pouvoir acquise, entraînent aussi ceux qui en dépendent. En bas de l’échelle, les parents de la famille mononucléaire aussi !
    Vous parlez de psychopathie, P. Jorion martèle plutôt sociopathe. À parcourir l’ensemble du blog avec ces occurrences, l’idée d’une sociatrie a déjà été évoquée comme celle de psychothérapie.
    Deux remarques.
    1/Toute dénonciation fondée sur ces critères classificatoires psychopathologiques fait l’impasse sur la « scientificité » des dits critères et leurs limites. Or ceux-ci sont apparus dans le mouvement de création de la discipline médicale dénommée psychiatrie (1801) qui est contemporaine à la fois de l’invention des droits de l’homme et du développement du capitalisme industriel. Discipline dont les effets de contrôle politique ont été largement questionnés. Ce n’est pas rien que l’homosexualité ait été retirée de la catégorie des maladies mentales de l’OMS comme très récemment le transsexualisme, à partir des effets de luttes politiques et peu doctrinales.
    Tout tableau diagnostique ne saurait être désarrimé du contexte socio-économique qui le fabrique avec la sémantique et le lexique disponibles et dans ce sens le capitalisme possède les catégories qu’il a crée.
    2/ L’effet souhaitable du travail d’une analyse est de produire le manque en ayant fait plusieurs fois le tour de ces pulsions typiquement freudiennes les oralovocaloscopioanalogénitales incomblables. On peut attendre qu’un type averti de ça ne vire pas au bling bling, même si ça a été longtemps voilé par la respectabilité sociale du giron médical d’origine des analystes. Quand au « pouvoir » de l’argent le même type est sensé être averti des histoires de phallus.
    Qu’à tout cela ne tienne, sorti du lieu où on le consulte, l’analyste est un citoyen, un individu, un homme, un électeur, un consommateur, un père, etc. (liste à mettre aussi au féminin…)
    Donc les rêveries de Freud et Lacan mêmes fondées, n’ont aucun sérieux pratique, politique.
    3/ Le seul principe de pré-caution pour empêcher la nuisance de quelques uns sur le plus grand nombre, est de supprimer le pouvoir des quelques uns, à savoir ce qui s’appelle le droit de propriété, bref de le limiter. Je ne vois guère de partisans…alors on va continuer à distraire ceux qui n’en sont pas (partisans) avec la peur des bolcheviks, des fous, des pervers (aujourd’hui c’est le costume de Kerviel, hier Madoff, demain… ? )

  53. @Senec:

    * « La plupart des gens se désintéressent des questions fondamentales ou du moins de ce qui influence les questions fondamentales. »

    * « N’est-ce pas simple, en fait ? »

    Venant de toi, Sénec, ça ne manque pas de sel.

    Là, sur le coup, je serais d’accord avec toi (ce qui ne manquerait pas, à n’en pas douter, de te faire baver par terre de rage).

    Donc, lorsqu’on dit que la racine du mal se trouve dans la dominance sociale, et que pour désamorcer la bombe, il suffit de couper la mèche, ça ne plaît pas. Quand on te dis que la solution est sans doute voisine de ce que proposent les décroissants, ça ne te plaît pas. Quand on te dit que des choses simples, faciles à faire sur le champs, et qui ne coûtent rien à personne, sont à portée de main, tu écumes de rage…

    Well, well, well… je ne voudrais pas te provoquer, mais… c’est quoi, ta solution simple ?

    PS. Si tu penses que c’est moi qui t’ai marché sur les pieds dans le métro, récemment, il y a erreur sur la personne: Je ne suis pas allé à Paris depuis des décennies. 🙂

    1. Si vous êtes pour vous opposer, Betov, Senec, j’aimerai jouer la mouche du coche…
      C’est là que vous serez les meilleurs.

      Allez, je vais être sympa.
      Je hais aussi les voitures trop hautes telles les 4×4 qui n’entrent pas dans les parkings souterrains.
      Je préfère les ferraris et porches… 😉

  54. « Les gouvernants doivent prendre des mesures déterminées pour parachever le projet d’union monétaire. La crise actuelle de la zone euro résulte de politiques budgétaires non viables dans certains pays, de retards dans la réparation du système financier, de progrès insuffisants pour établir la discipline et la souplesse nécessaires à un fonctionnement sans ANICROCHES de l’union monétaire, et d’une gouvernance déficiente de la zone », a tranché le FMI.

    Petite précision sémantique puisqu’il s’agit des recommandations officielles du FMI tout de même!

    Dictionnaire de l’Académie 1938(!!!!??):

    Anicroche: (1648) Autrefois écrit hennicroche ou hanicroche. L’hanicroche était une sorte d’arme en forme de crochet. Ce mot est formé de hane, d’origine obscure (peut-être à rapprocher de hameçon), et de croche, crochet qui servait à accrocher les chaudrons.

    # (Familier) Légère difficulté, léger obstacle.

    * Il y a quelque anicroche dans cette affaire.
    * Nous avons rencontré des anicroches qui nous retardent.

    # (Familier) Grandes difficultés qu’on fait naître à dessein.

    * C’est un chicaneur qui vous fera mille anicroches.

    Faudrait demander des précisions au FMI.

    Si son Paradis monétaire européen doit être sans anicroches, entend-il par là sans LÉGÈRES difficultés d’ordre conjoncturel ou sans GRANDES difficultés causées, à dessein (lequel?), par quelque État chicaneur?
    Ou les deux?
    Ou rien du tout, c’est juste pour faire joli?

    Il me semble que le langage de la Haute Gouvernance Financière exige un peu plus de précision!

    Non mais sans blague!

    Sinon j’aurais ma définition FMIenne:
    Anicroche: Crochet qui sert aux spéculateurs pour accrocher le chaudron de la soupe européenne à base d’Euro-liquidité au dessus du feu vif et purificateur des marchés.

    1. Merci mille fois Charles A. pour ce lien. C’est la première fois que je vois une synthèse aussi claire.
      La source est elle fiable ? Oui si j’en juge par les sources mentionnées sur chaque diapo – me confirmer si possible – merci.

      J’encage les gentils commentateurs de ce blog a y jeter un œil – bon le doc fait 6.5Mo 😉

    2. Les informations sur Apex sont sur internet :

      Des experts au service des élus et des CE
      Le groupe Apex rassemble des spécialistes en économie, finance, comptabilité, gestion, droit du Travail et droit collectif. Tous nos collaborateurs sont recrutés selon leurs compétences et leur volonté d’être au service des salariés et de leurs représentants. Par son activité, sa taille et l’offre complète qu’il présente, le groupe Apex est aujourd’hui le troisième cabinet d’expertise comptable au service des CE des élus et des représentants du personnel. Apex assiste plusieurs centaines de comités animés par des équipes de tout horizon syndical ou par des élus non syndiqués.

      Un groupe indépendant
      Les expertises d’Apex sont rigoureuses et objectives. Leur but est de permettre aux élus des CE de disposer de tous les éléments d’intervention dans le débat avec la direction de leur entreprise et de cerner toutes les composantes d’un diagnostic pour se forger leur opinion sur la conduite à suivre.

    3. @Didier

      J’ai trouvé ce travail remarquable sur le site de Michel Husson, portail de première bourre sur la crise
      http://hussonet.free.fr/
      D’après la thèse défendue sur l’origine de la crise, il doit être l’auteur du diaporama.

    4. @ Leroy

      Je n’arrive pas à ouvrir http://www.apex.fr

      Pas d’autres doc didactiques dispo de cette qualité, car « la crise finie ? » est l’explication la plus complète et cohérente que j’aie vue, et j’en ai vu…

    5. Yvan : « des proies faciles  » est-ce une vacherie gratuite ? il n’empêche que le doc est remarquable ne vous en déplaise 🙂

    6. Dispositions du code du travail

      Article L.2323-78 – Lorsque le comité d’entreprise a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise, il peut demander à l’employeur de lui fournir des explications. Cette demande est inscrite de droit à l’ordre du jour de la prochaine séance du comité d’entreprise.
      Si le comité d’entreprise n’a pu obtenir de réponse suffisante de l’employeur ou si celle-ci confirme le caractère préoccupant de la situation, il établit un rapport. [Dans les entreprises visées à l’article L. 434-5] Dans les entreprises employant au moins mille salariés, ce rapport est établi par la commission économique prévue par l’article L. 2325-23. ce rapport est établi par la commission économique.
      Ce rapport est transmis à l’employeur et au commissaire aux comptes.
      Le comité d’entreprise ou la commission économique peut se faire assister, une fois par exercice, de l’expert-comptable prévu au premier alinéa de l’article L. 434-6, convoquer le commissaire aux comptes et s’adjoindre avec voix consultative deux salariés de l’entreprise choisis pour leur compétence et en dehors du comité d’entreprise.
      Ces salariés disposent de cinq heures chacun pour assister le comité d’entreprise ou la commission économique en vue de l’établissement du rapport. Ce temps leur est payé comme temps de travail.
      Le rapport du comité d’entreprise ou de la commission économique conclut en émettant un avis sur l’opportunité de saisir de ses conclusions l’organe chargé de l’administration ou de la surveillance dans les sociétés ou personnes morales qui en sont dotées ou d’en informer les associés dans les autres formes de sociétés ou les membres dans les groupements d’intérêt économique.
      Au vu de ce rapport, le comité d’entreprise peut décider de procéder à cette saisine ou de faire procéder à cette information dans les conditions prévues au troisième alinéa de l’article L. 434-3. Dans ce cas, l’avis de l’expert-comptable est joint à la saisine ou à l’information.

      Dans les sociétés à conseil d’administration ou à conseil de surveillance, la question doit être inscrite à l’ordre du jour de la prochaine séance du conseil d’administration ou du conseil de surveillance à condition que celui-ci ait pu être saisi au moins quinze jours à l’avance. La réponse doit être motivée.
      Ces dispositions s’appliquent à l’égard de l’organe chargé de l’administration ou de la surveillance dans les autres personnes morales qui en sont dotées.

      Dans les autres formes de sociétés ou dans les groupements d’intérêt économique, lorsque le comité d’entreprise a décidé d’informer les associés ou les membres de la situation de l’entreprise, le gérant ou les administrateurs sont tenus de communiquer à ceux-ci le rapport de la commission économique ou du comité d’entreprise.

      Les informations concernant l’entreprise communiquées en application du présent article ont par nature un caractère confidentiel. Toute personne qui y a accès en application de ce même article est tenue à leur égard à une obligation de discrétion.

    1. GS a déposé un dossier de procédure de plus de 1.250.000 pages à l’autorité des marchés US pour gagner du temps et se foutre aussi du monde par la même occasion

  55.  » Les banques sont en effet à nouveau atteintes, ou vont l’être.  »

    Cela ne m’étonne pas,

    L’histoire nous montre que ce qui a marché un temps ne marchera pas toujours.

    Alors est-il vraiment bien sage et raisonnable de s’accrocher jusqu’au bout à cela comme les fils
    de Caïn pourquoi tant de calamités en plus sur terre comme dans les océans maintenant ?

    Le choix de la facilité pour les financiers n’est pas non plus de montrer le bon exemple surtout lorsqu’on préfère d’abord courir après l’argent pour mieux de nouveau flouer le monde de vitesse.

    J’ai bien peur hélas que tout le monde ne soit atteint par le même esprit de revanche, quel est encore principalement le vocabulaire de notre si beau monde médiatique ? C’est l’économisme !

    1. Le « bon exemple », Jérémie…???
      Vous y croyez encore dans ce monde qui est en décalage complet avec des valeurs morales qui vous ont été enseignées…???

  56. Une pétition à faire passer http://www.stopparadisfiscaux.fr/ et qui vaudrait bien un billet, n’est ce pas

    Appel « Stop paradis fiscaux »

    Les paradis fiscaux font des ravages. Ils ont amplifié la crise qui a jeté des millions de personnes dans le chômage et la précarité à travers le monde. Comment aujourd’hui accorder la moindre confiance aux banques si on ne connaît pas le montant de leurs capitaux dissimulés dans ces trous noirs de la finance mondiale ?

    Les paradis fiscaux plombent le budget des États. Des grandes entreprises et des individus fortunés échappent aux impôts en y cachant leur argent, tandis que les autres paient à leur place. En France, la fraude fiscale coûterait 3 fois le déficit de la Sécurité sociale. Les paradis fiscaux y prennent une large part. Les pays du Sud, eux, voient s’envoler dans les paradis fiscaux près de 800 milliards d’euros par an !

    Les paradis fiscaux servent également de base-arrière pour blanchir l’argent des trafiquants, des dictateurs et autres caisses noires de certaines entreprises. En protégeant les hors-la-loi et leurs secrets, ils menacent en permanence la paix et la démocratie dans le monde.

    Les dirigeants du G20 ont appelé, en avril 2009, à une action mondiale contre les paradis fiscaux. C’est une bonne nouvelle. Mais ce premier pas n’est pas à la hauteur du scandale. À quoi bon dresser, par exemple, une liste des paradis fiscaux si c’est pour la vider, aussitôt, de son contenu ? Sans la présence des banques et des multinationales des pays du G20, les paradis fiscaux n’existeraient plus : 100% des entreprises et des banques françaises du CAC 40 y ont des filiales. C’est sur celles-ci que la France et la communauté internationale doivent agir !

    Qui que l’on soit – citoyen, consommateur, militant syndical, élu local ou dirigeant d’entreprise, demandons davantage de transparence aux utilisateurs des paradis fiscaux. Ensemble, exigeons leur disparition !

    Je signe l’appel « Stop paradis fiscaux », je consulte les dix propositions et je m’engage dans la mobilisation citoyenne pour faire cesser cet état de non-droit.

    Une campagne à l’initiative des organisations syndicales CFDT, CGT, Snui, Solidaires et des associations Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France-Agir Ici et de la Plate forme paradis fiscaux et judiciaires.

  57. @Tartar, Thomas, Lechanu, e-déalist

    J’ai déjà lu Ravage, Mille soleil je ne sais pas, mais Dominique Lapierre oui.
    Et je préfère la prune !

    En règle générale je prône l’avènement d’un monde où l’amour de son prochain tiendrait lieu de règle de vie.
    Mais à la lecture de certains billets il me vient parfois de drôles d’idées, en entendant ce qui se dit autour de moi aussi.
    En l’occurence, lorsque j’ai posté ce matin je pensais à ces jolies histoires de la Bible comme le déluge par exemple.
    Les créatures ayant déplu, le Créateur les zigouille allègrement, mais il en sauve quelques unes en espérant que ceux là marcheront droit.
    Hélas, il a tout faux, et tout recommence.

    Il y a comme çà des jours où le début de l’ombre d’une esquisse de dépassement des limites de ma patience commence éventuellement à être atteint.

    Ca peut faire des dégats, j’en conviens.
    Mais serait-ce pire que ce nous vivons actuellement ?
    Qui pourrait trouver le nombre de gens qui meurent de faim actuellement, d’hommes, de femmes, d’enfants ?
    Combien réduits en esclavage qui ne dit pas son nom ?
    Combien de suicides ? etc etc
    Tandis qu’une bonne catastrophe planétaire, çà viendrait jusque chez vous !
    Vous risqueriez fort d’y être en plein dedans !
    Et d’y laisser des plumes et plus encore.

    Donc pour moi aujourd’hui c’est : ………………………………….(mettez le titre de votre film d’horreur préféré )

    Demain il fera jour et peut être je vous chanterai un cantique, si vous ètes sages, de toute façon il va pleuvoir toute la semaine.

    1. Louise. Sans vouloir vous déplaire, respirez un grand coup par le nez, ça calme.

      Et laissez tomber les allusions à la religiosité, le virtuel de l’ « argent » est déjà assez riche en rêves…

      Bien (non matériel) à vous.

  58. Merkel en difficultés….

    http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-06-08/le-vaste-plan-d-economies-de-merkel-sous-le-feu-des-critiques/916/0/464237

    La taxe sur les billets d’avions va certainement provoquer le départ de Ryanair qui refuse cette taxe dans tout pays ou il a des opérations..donc de nombreuses pertes d’emplois en vue
    Et il ne blague pas le ceo de Ryanair,il a mis ses menaces à exécution à Dublin, Manchester, Cork et Shannon bien qu’étant sous pavillon Irlandais..business is business

    1. Il menace aussi de partir d’un aérodrome
      du sud de la France (lieu inconnu) pour
      problème de droits du travail.
      Nous n’avons pas besoin de transports aériens.
      Personne n’ a besoin d’un employeur qui menace
      de partir si le moins disant social ne lui convient pas.
      Qu’il parte. Le centre du Pacifique, désert et sans employés
      ingrats, devrait convenir; juste une conversion en hydravions…

    2. vu le chantage, (alors que les taxes à la consommation, je ne suis pas fan) je dirais surtout : « bon débarras », ça fera plus de passagers pour d’autres, qui peut-être créeront des emplois

  59. François Leclerc, je pense qu’il serait utile d’arrêter de laisser vos lecteurs imaginer qu’il pourrait y avoir une divergence d’intérêts entre les établissements bancaires que vous citez et la classe politique au pouvoir en occident. Cette illusion largement répandue n’est là que pour nous abuser.

    1. Non.

      Il existe toujours une différence flagrante entre ce qui est demandé aux commerciaux et ce que pense la direction.

      Revenez sur terre.

    2. à Yvan
      complètement d’accord sur la comparaison
      dans ce même contexte, lorsque je m’interroge sur le cas d’ Israël, les commerciaux sont vraiment à la sale besogne, et la direction abuse gravement
      comme je ne vois pas en quoi les politiques israéliens, seraient désespéremment pires ou fabuleusement meilleurs que les nôtres, je m’interroge et je m’inquiète
      après tout la direction, ne pourrait-elle pas tout aussi bien ici aussi ?

  60. Bonjour,
    Je suis votre blog depuis plusieurs mois avec beaucoup d’intérêts. Je suis la presse régulièrement(tribune, le figaro, rue 89, europe2020.org, etc…..), 1 an et demi de lecture journalière. Ma conclusion est relativement simple:
    Je pense très honnêtement que nous allons droit dans un mur avec des politiques de tout bord complétement débordés par les événements, cachant la vérité dans les médias traditionnels.
    Cela fait plusieurs mois déjà que certains économistes avaient annoncés une crise de la dette des états. et bien, elle arrive doucement mais surement. Personnellement, je pensais qu’elle allait arriver par les USA et le royaume uni. Je me suis trompé, mais les dernières nouvelle du royaume uni ne sont pas très bonnes et il aura fallu un changement de gouvernement pour sortir les « cadavres » du placard. Le taux de croissance de ce pays devrait être plus faible que les chiffres annoncés.
    Quant au taux de croissance des USA (3% environ), il ne tient pas compte de l’incidence de l’industrie financière sur cette croissance truquée!! Mon sentiment est que nous vivons un véritable poker menteur mais qu’il est de plus en plus difficile de masquer les chiffres.Installé à mon compte depuis une dizaine d’années, traditionnellement de droite, j’ai bien peur que le capitalisme s’est transformé en monstre immaitrisable. Ce « W » dont tout le monde craint, est en train de se former.
    Les yeux devraient se diriger d’ici quelques semaines sur le royaume uni, puis les USA d’ici la fin de l’année. Cette analyse n’engage que moi.
    Salutation

  61. Dix suggestions pour réduire le déficit de la France:

    1 – Lancement d’un emprunt national auprès des citoyens et non pas auprès des banques et investisseurs institutionnels, rémunéré un point de plus que le taux du livret A pour attirer l’épargne populaire. L’organisation de cet emprunt pourrait être confiée à la Poste, aux Caisses d’Epargne et aux banques mutualistes. Cet emprunt permettrait de réduire notoirement la charge de la dette de l’Etat et les intérêts de cette dette ne seraient plus reversés aux institutions financières mais aux citoyens, une situation bénéfique à de nombreux points de vue :
    a – l’économie réalisée sur les intérêts de la dette serait réinvestie dans l’économie et servirait notamment à réduire le déficit de la sécurité sociale.
    b – les intérêts versés aux citoyens permettraient une relance de la consommation, même modeste.

    2 – Diminution de moitié du budget de la défense nationale par :
    a – une intégration totale de l’armée de métier française à l’OTAN,
    b – suppression totale de la force de frappe nucléaire qui coute à l’Etat plus de 4 milliards d’euros par an,
    c – vente des biens immobiliers et fonciers de l’Armée.

    3 – Privatisation de l’Education. Stricto sensu, l’Education Nationale peut être considérée comme un service rendu aux familles qui n’assurent plus l’éducation de leurs enfants et qui utilisent souvent l’école comme une garderie. Cette réforme ne pouvant pas être décidée en un jour, l’Etat pourrait encourager les enseignants à créer des écoles privées payantes : le seul moyen de responsabiliser les parents est de toucher à leur porte monnaie. Développement concomitant d’un télé-enseignement de qualité s’appuyant sur la généralisation du haut débit sur tout le territoire français: 20 ordinateurs coutent moins cher qu’un enseignant !

    4 – Informatisation totale de toutes les administrations. Il est incroyable de constater que l’apparition de l’informatique n’a pas eu pour effet de diminuer le nombre de fonctionnaires en tous genres de l’Etat.

    5 – Remise à plat totale de toutes les subventions de l’Etat aux associations en tout genre qui fleurissent et détournent souvent les fonds qui leur sont alloués, sans réel bénéfice pour la population.

    6 – Suppression du « mille-feuilles » administratif français : suppression des départements, regroupement des communes, leur nombre pourrait passer de 36000 à 10000 aisément, soit approximativement le nombre de cantons.

    7 – Privatisation de l’hôpital et privatisation de la Sécurité sociale : ce n’est pas à l’Etat de s’occuper de la santé des citoyens mais aux citoyens eux-mêmes.

    8 – Suppression de l’ensemble des niches fiscales, homogénéisation du système de retraites avec suppression de l’ensemble des avantages corporatistes surannés.

    9 – Doublement de la TIPP pour financer le développement du réseau ferroviaire périurbain et rural et limitation de la vitesse sur les autoroutes à 90 km/h et sur toutes les autres routes à 60 km/h afin de stimuler le transport ferroviaire et réduire la facture pétrolière.

    10 – Réactivation de la taxe (vignette) sur les véhicules roulants, de la taxe sur les chiens de compagnie (30 millions de chiens à 100 euros = 3 milliard d’euros), d’une taxe sur le commerce des meubles anciens et objets d’art à 80 % de leur valeur de vente, augmentation de l’impôt sur les successions à 90 % de la valeur des legs, suppression de l’ensemble des professions protégées (pharmaciens, pompes funèbres, taxis, dentistes, vétérinaires, avocats, …) : la France a accumulé au fil des années des invraisemblances législatives qui sont antidémocratiques !

    1. Cher « Harry, un ami qui vous veut du bien »,

      Vous devriez pouvoir postuler avec bonheur au poste envié de « conseillers » (peut-être même chef de cabinet) des zélites…

      Bonne continuation dans vos futures prérogatives,

    2. Remarquez qu’il supprime ou privatise tous les services publics sauf l’armée, dont le budget n’est que diminué de moitié (on sait jamais, en cas de guerre, en cas de crise, ou de victoire de la gauche…).

    3. Tiens à propos de l’éducation des gosses, une réflexion de ma fille :
      « Mais quand est-ce que vous voulez qu’ils les éduquent, les parents travaillent tous les deux, les gosses ils les voient quand ? »

    4. C’est à un point que l’on peut trés facilement imaginer que le prochain élu mette en place au moins 80 % de ces propositions….

      Vous en avez déja vu un (d’élu) qui a fait autre chose que le pire??? 😉

    5. Prendre l’argent là où il est et non seulement d’être mais en plus nuit, me semblerait bien plus efficace

    6. Là c’est clair j’aimerais pas être modo!

      Pas pu lire toute la liste, la nausée, les remontées acides, les sueurs, les tremblements, les hallu, et suis ce mot qui martelle dans mon crâne… REDRUM REDRUM REDRUM

  62. http://www.lemonde.fr/depeches/2010/06/08/attali-veut-un-plan-catastrophe-pour-eviter-la-faillite_3208_38_42664920.html

    A noter qu’Attali y aura bien participé à la faillite comme conseiller de Mitterand et conseiller pigiste de Sarkozy(pas écouté)….

    Toujours les bons diagnostiques jamais les bonnes solutions..pas un mot sur la dette des banques reprise par les états cause principale de cette situation….la France est très solvable et n’est nullement en faillite….lui ne risque rien bien entendu…

    1. « La commission Attali sur la croissance propose un effort massif d’économies en trois ans pour amorcer le redressement des finances publiques françaises.

      Sans nouvelles mesures pour rétablir ses finances et stimuler sa croissance, la France sera en effet en 2020 dans une « impasse économique, financière et sociale », prédit-elle dans un pré-rapport remis au président Nicolas Sarkozy.

      Selon elle, l’effort budgétaire à consentir est au minimum de 65 milliards d’euros sur les années 2011-2012-2013, soit plus d’une vingtaine de milliards par an.

      « Si le taux de croissance (du PIB) est à 2,5% pendant cette période, il faut trouver 60 milliards d’euros cumulés sur trois ans d’ici 2013, et si notre croissance est d’un point de moins, il faut mettre 10 milliards de plus par an », a expliqué Jacques Attali lors de la présentation du pré-rapport à la presse. »

      http://fr.news.yahoo.com/4/20100608/tts-france-croissance-endettement-attali-ca02f96_1.html

    2. Supprimer les limitations de la taille des grandes surfaces fait, par exemple, partie des préconisations pour libéraliser (euh, pardon libérer) la croissance…

  63. Je pense que malheureusement malgré les excellentes analyses, nous sommes sans doute très loin de la réalité.
    Tout interagi, tout est imbriqué c’est tellement compliqué que personne ne sait ou trouver la solution. Je pense que tout le monde sera perdant les pauvres comme les riches si le système s’effondre.
    Pourquoi ne pas effacer toutes les dettes et repartir sur un système réel et plus sain, nous vivons sur du court termes, faire des bénéfices, de l’argent le plus vite possible, ça rime à quoi ?
    Le trading est réalisé la majeur partie du temps par des systèmes informatiques, tout est automatisé, les modèles mathématiques sont ultra complexes, le petit trader lui pousse un bouton.

    On finira comme Rome la toute puissante, effondré et on reconstruira, mais à mon avis on a encore pas mal d’années avant que le système s’écroule.

    1. Icare,

      Dans le livre « Les Bâtards de Voltaire », l’auteur dont le nom m’échappe raconte une histoire arrivée à Athènes, celle de la Grèce antique. Les gens étaient tellement endettés qu’ils devaient se vendre comme esclaves. C’était la loi. Mais tellement de gens y passaient que toute l’économie était en cours d’effondrement. Tout le monde allait devenir esclave et plus personne ne resterait comme maître. Alors les autorités ont fait une chose non rationnelle selon l’auteur.
      Ils ont confiée le problème à un Monsieur connu comme poète et penseur selon mes souvenirs. Ce n’était pas un financier ou un avocat. Sa décision a été de décréter que toutes les dettes étaient éteintes. Cela a relancé toute l’économie de la cité.
      Selon mon souvenir, cela a permit à Athènes de devenir l’une des plus grandes cités de la Grèce antique.
      Aujourd’hui, nous serions tous esclaves.

    2. Icare, DidierF
      Solon
      Solon wiki

      et puisque le magie du lieu Jorionnien doit à Aristote, le Stagyrite dit :

      « Solon, semble-t-il, tout en se gardant d’abolir les institutions qui existaient auparavant, telles que le Conseil [de l’Aréopage] et l’élection des magistrats, a réellement fondé la démocratie en composant les tribunaux de juges pris parmi tous les citoyens. Aussi lui adresse-t-on parfois de vives critiques, comme ayant détruit l’élément non démocratique du gouvernement, en attribuant l’autorité suprême aux tribunaux dont les membres sont tirés au sort »(Ar. Pol. 1274a)

      et,

      « Solon lui-même n’a vraisemblablement attribué au peuple que le pouvoir strictement nécessaire, celui d’élire les magistrats et de vérifier leur gestion (car si le peuple ne possède même pas sur ce point un contrôle absolu, il ne peut être qu’esclave et ennemi de la chose publique) »(Ar. Pol. 1274a15).

      la chose publique : deux mots lourds

  64. Mr Leclerc,

    Brillant billet.
    Je suis banquier et vous avez parfaitement cerné le processus de transformation, plus les taux resteront bas, plus le stock aura un prix faible, en cas de remontée des taux, même faible, les banques ne gagneront plus rien et à ce moment là, comment feront ils pour provisionner ?
    Cette Année les résultats bancaires attenteront des sommets, attention au retour de manivelle.

    Bonsoir
    JM

    1. C’est vrai qu’il y a aussi le quotidien de prêt immo, oui effectivement, ça fait des pertes de plus.
      Mais comme vous dites sur les très court terme ça masque la réalité comme les arrangements comptables. On va dans le mur.

  65. Un article du Monde en date du 8 juin a retenu mon attention: « rapatrier la dette des Etats pourrait être un moyen de calmer le jeu des marchés ».
    Article intéressant qui montre que derrière des solutions techniques se glissent des propositions révolutionnaires vers lesquelles nous pourrions nous diriger. commentaire de cet article dans http://www.lacrisedesannees2010.com/article-rapatriement-de-la-dette-ou-de-mondialisation-51900470.html

    1. Il y a une volonté indéniable de trouver une porte de sortie, grâce à ce système de compensation, mais en rapatriant ainsi les dettes de chacun, cela reviendrait à créer autant de Japon qu’il y a de pays qui participeraient à ce processus. L’exemple qu’offre ce dernier pays depuis qu’il est tombé dans la trappe à liquidité n’est pas fait pour penser que c’est une solution.

    2. si ce n’est pas une solution, ce n’est pas un drame non plus.
      le japon surnage depuis 15 ans mais la misère ne s’est pas installée pas plus qu’on y a observé de grands craquements de type ‘systémique’

      encore quelques unes de ces solutions techniques de ce genre et les drames annoncés seront évités

      la « créativité » de la finance des années 90 a mis le système entier en difficulté : usons de la même énergie créatrice pour sauver les meubles!

    3. je ne suis pas très sûre que ce soit cette émission-là, (cela pourrait-être celle d’avant, celle d’après …) mais elle parle de la précarité à vivre au Japon, (très bien organisée …)

      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1930
      « Nagoya, ville prospère, clinquante. Première ville industrielle du Japon. La ville des salary men, ce cliché du Japon peuplé d’hommes en costume, tous le même, marchant dans la même direction.
      Une image déjà dépassée. Car la pauvreté et surtout la précarité gagnent du terrain à Nagoya, Japon… »

  66. A écouter ce grand moment de radio sur France culture, du grain à moudre: « L’euro peut –il s’effondrer, la zone euro peut –elle éclater? »

    1. Oui ? Un grand moment… mais de quoi …

      Invités :

      Eric Cheney, economiste
      Agnès Bénassy-Quéré, directrice du CEPII et chargée de cours à l’Ecole Polytechnique
      Philippe Simonnot, economiste

      Les 2 derniers étaient très marqués, politiquement.

      Se dégage un consensus pour l’austérité. point. Sachant qu’il n’y a rien d’autre à faire.

      Agitent l’épouvantail : il ne faut pas énerver les allemands car ils vont quitter la zone Euro ! N’a pas non plus accepté l’idée de Brice Couturier que pour que certains exportent, d’autres doivent s’endetter.

      Pour paraphraser la formule de W Allen, un économiste et quelqu’un qui pense d’abord à soi.

      Un égoiste est quelqu’un qui ne pense pas à moi; (W.A)

  67. Stress tests for the European banks are in the making

    and are almost completed, announced Trichet last

    Saturday ( see Reuters ) and will be made public,

    and made not by Timay’s team but by the

    Committee regrouping the 27 national regulators.

    Obviously ‘haircuts’ are under way, look out for

    the German and French banks to take the biggest

    blows imho

    zerohedge

  68. M’enfin l’histoire est faite de contresens et souvent dans le périodes troublées. Les plus pauvres financièrement et culturellement seront toujours roulé dans la farine. La logique du riche est de faire payer le pauvre et la logique des états et des faire payer ses citoyens suivant la logique du riche.

    Il n’y a aucun contresens puisque le manoeuvre consiste a sauver les riches grace aux serrage de ceinture du pauvre. Rien de bien nouveaux dans la phillosophie néo-libérale, le contresens ou le contre-information fond partie intégrant de leur outils de gestion.

  69. @ RdB

    Non, non, c’est bien le dernier chapitre de la « Stratégie du choc » qui s’écrit sous nos yeux ! Anesthésie des foules comprise.

  70. Quand on pense qu’il y a du y avoir des smicards qui ont voté pour sarkozy…
    quel manipulateur, je doute que cela fonctionne une seconde fois..idem pour d’autres
    sarkozy dans certains autres pays….
    Seule une guerre peut relancer la machine, mais c’est la première fois que le capitalisme n’a pas cette potion pour se relancer…donc que va t’il inventer?Ou sera ce simplement sa fin par manque de combattants consommateurs….solvables?
    Je pense que l’Iran aura droit à sa correction (pas boursière)si ce n’est pas cet automne cela sera pour 2011…au moment idéal pour détourner l’attention en cas de chute financière majeure ou pour ranimer la flamme patriotique (ça marche toujours aux USA)avant une élection qui s’annonce être une débacle pour les démocrates ?

  71. On se demande si au final le but de tout ce foutoir ce n’est pas d’aligner la planete entière sur le niveau de vie de l’ouvrier chinois ou indien.

    1. Pas Dup du tout!

      Pas le But…Simplement la dynamique de l’économie de marché étendue à la planète entière.

      Cette « mondialisation » capitaliste, sous égide du FMI (dirigée par le socialiste D$K) et de l’OMC (dirigée par L’AMY socialiste encore…), oblige les acteurs/gouvernants payés pour jouer la comédie TINA (There Is No Alternative) à vendre la théorie de la compétitivité des salaires, de la retraite, des dépenses sociales, de la fiscalité, et autres facteurs des retraites.

      Nous sommes entrés dans le Mondial des Fous.

      Autrement dit, si ce n’est pas la prise du pouvoir par les travailleurs en France et en Europe, il faudra tout faire pour l’appuyer en Chine et en Inde. Tout n’est pas perdu. Remontons les manches! Il y a bien un pays où le travail s’imposera face au capital, mettant le feu à la plaine.

    2. Charles a parfaitement raison: la théorie économique (qui cette fois semble ne pas se tromper) prévoit que la libéralisation totale du commerce aboutit à une « production optimisée » (c’est la raison d’être de l’OMC), mais aussi à un alignement des pyramides de revenus dans tous les pays concernés. Nous aurons bientôt un smic égal au smic chinois (ce sera nécessire pour maintenir des emplois en France) et quelques milliardaires, une répartition des revenus digne du tiers monde.

      Tout le monde le savait. Nos décideurs ont donné la priorité à l’économie sur le social en demandant à l’OMC d’imposer le libre échange. C’est un scandale.

  72. On fonce dans le mur, je confirme que les banques ne prêtent pas aux entreprises.
    Je pense qu’une grande majorité est dans l’abîme mais ne veut pas le dire et continue de faire semblant d’être en mesure de prêter mais -01
    Il fallait nationaliser les banques, mais vu l’austérité qui s’annonce, il semble que ce à quoi ils n’ont pas voulu se rendre, arrive à grand pas. L’inventivité comptable a ses limites.

  73. Je voudrais signaler trois ouvrages intéressants, mais pas assez connu à mon goût.

    Le premier est A Free Nation Deep in Debt: The Financial Roots of Democracy de James Macdonald chez Princeton University Press
    http://press.princeton.edu/titles/8228.html

    L’auteur fait un travail remarquable sur le rôle des dettes et des luttes de pouvoirs associé à son contrôle dans l’avancement des démocraties.
    James Galbraith, le fils du célébre économiste des années 60, et lui aussi un économiste progressiste résume sa thèse en une phrase:

    « Yet, for all his range, MacDonald offers a simple, stunning thesis: Democracy arises from public debt. »–James Galbraith

    Le deuxième est sur un autre sujet, mais pas si éloigné toutefois: il s’agit de
    The Spirit Level: Why More Equal Societies Almost Always Do Better de Richard Wilkinson et Kate Pickett chez Penguin Press.
    Comme son nom l’indique, il s’agit de voir si les sociétés égalitaires fonctionnent effectivement mieux que les autres sociétés. Les auteurs en se basant sur une montagne d’indicateurs statistiques et de méta-analyses en concluent que cette question philosophique peut être tranchée empiriquement en faveur de l’égalitarisme.
    C’est un ouvrage remarquable.

    For the Common Good: Redirecting the Economy toward Community, the Environment, & a Sustainable Future de Hermann Daly et John B. Cobb Jr chez Beacon press.

    C’est un ouvrage très bien pensé, qui s’attaque frontalement au paradigme de la croissance, pour y substituer l’idée d’un état stationnaire de l’économie.
    C’est vraiment à lire, voir à redécouvrir, car il est assez ancien (1991).

    Pour situer un peu: Hermann Daly a été Economist in the Environment Department de la Banque Mondiale en 1994 (et il me semble qu’il a démissionné après avoir compris qu’il en servait à rien là dedans…)
    http://www.rightlivelihood.org/daly.html

    1. @blob,

      Merci pour ce lien, quasiment tout est dit dans ce discours d’adieu.
      1994-2010, il apparait qu’au niveau des décideurs internationaux et nationaux, il y ait un sérieux retard à l’allumage. Il me semble tout de même qu’il y aurait ici (et dans biens d’autres endroits) une base solide pour un programme politique suffisamment clair, et par la même, très mobilisateur. (un peu dérangeant pour certains, certes , mais, on ne fait pas d’omelette…. )

      Cordialement,

  74. @ Dup
    Georges Ugeux souffle dans ce sens (blog le monde finance ) , l’alignement par le bas avec les pays émergents….et se fait tackler dans les commentaires.

    @Phil89 : votre remarque sur le Japon rejoint ce que proposait vers 1976 Jean Gimpel, historien des cycles multi-séculaires, un peu pressé d’en finir avec les US à l’époque, mais disant en substance
    « sachant que c’est inéluctable, préparez vous y en douceur plutôt qu’en guère civile »

    @Icare, DidierF
    vous cherchiez Solon, annulateur des dettes.
    Van Rompuy peut-il faire illusion dans un tel rôle en 2010 et exorciser l’Europe de ses dettes ? Au moins une nanoseconde !

    1. Comparer Van Rompuy et Solon? Why not!

      De même l’infusion de tilleul et le Guronsan, Antoine Pinay et Gracchus Babeuf*, le toucher rectal et l’opération à cœur ouvert…

      * »Si le peuple est souverain, il doit exercer lui-même tout le plus qu’il peut de souveraineté ».

    2. Merci pour l’information.

      Pour van Rompuy (?), mon ignorance est totale. Les rares échos que j’en ai eu datent de sa nomination. Depuis, il a disparu de mon radar.

  75. « Le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel pressent le président de la Commission européenne José Manuel Barroso d’envisager une interdiction à l’échelle de l’Union européenne des ventes à découvert sur les actions et emprunts d’Etat.

    Le président français et la chancelière allemande pensent en particulier qu’il est impératif d’améliorer la transparence des positions à découvert sur les actions et les obligations, surtout pour les obligations souveraines. »

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/06/09/97002-20100609FILWWW00328-regulation-proposition-de-paris-et-berlin.php

  76. À chaque fois que je reviens sur l’influence du manque d’éthique et sur l’égoïsme viscéral des dirigeants et des décideurs, je déclenche chez l’un ou l’autre une crise de rage que mon interlocuteur voudrait m’attribuer à sa place. Personnellement, je regrette le manque d’éthique, l’hypocrisie et le respect des conventions qui consiste à ne pas cracher dans la soupe. Mais, comme il ne s’agit pas du tout de ma soupe et que je ne suis pour rien ni dans sa préparation ni dans sa consommation, je peux dire ce que je pense des décideurs et de ceux qui les tiennent en otage, ainsi que de ceux qui les suivent pas à pas, comme des caniches. La rage n’est pas chez moi, elle est chez celui qui se sent concerné ! Hier, j’ai vu sur ARTE une émission où on met en parallèle le discours sécuritaire du président français et les instructions données à la police dans leurs confrontations avec les délinquants. Ils sont révoltés de la profondeur abyssale qu’il y a entre les discours et les instructions puisqu’on leur demande de se laisser canarder sans sortir leurs armes ! Ceci n’est qu’un exemple simple de la duplicité du pouvoir qui se moque de nous. Ce n’est pas pour rien que le représentant de la nation provient d’une famille où on a fait de la publicité ! Quel rapport entre la publicité et la réalité ? Aucune, ce n’est qu’une façon de vendre sa salade sans se préoccuper du reste ! Et bcp de choses sont à l’avenant. Comment voulez-vous qu’il nous arrive de bonnes choses lorsqu’on est gouverné ainsi ?
    Alors, vous allez encore demander : quelle solution ? D’abord rappeler aux gens l’importance de l’éthique dans la vie publique et dans la vie tout court. Est-ce pour certains un rappel inutile ou incongru ?

    1. Senec
      Si l’on pouvait, peut-être, s’entendre sur certains aspects de votre approche exclusivement morale, et non pas éthique puisque se voulant universelle, le nouvel exemple que vous donnez là me paraît plus que douteux et même pour moi carrément disqualifiant.

      En effet ce n’est pas sur la sécurité que le double langage sarkozien est le plus insupportable.

      D’abord parce que sa politique répressive est appliquée jusqu’aux limites de ce que notre constitution autorise, et même bien au delà si l’on en croit les chiffres des gardes à vue, l’abus des jugements en comparution directe, la chasse aux sans papiers, les contrôles au faciès, la limitation du droit de rassemblement, les multiplications des fichiers policiers, le contrôle du net, les caméras partout, l’usage abusif des armes non léthales contre tout citoyen un peu récalcitrant ou toute manif un peu véhémente, le traitement dégradant infligé à dessein aux détenus…

      J’arrete la liste…Toutes les associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé tout cela, comme toutes les institutions publiques ou privées intéressées à cette matière, quant elles ne sont pas supprimées…
      Et tout ce que vous trouvez à dire, c’est que nos policiers seraient scandaleusement limités dans l’usage de leur flingue! Et qu’en plus on nous cacherait cette infamie, car en contradiction avec les tantras sécuritaires sarkoziens! Alors que cela signifie juste que son obsession sécuritaire s’arrête encore là où elle pourrait produire l’insurrection! Tout en n’ayant jusque là produit qu’un accroissement de la violence tant pour les citoyens, que pour les forces de l’ordre…

      Voilà Monsieur ce que m’inspire votre post. Il s’en exhalent de fort pestilentielles senteurs, qui émanaient déjà discrètement de vos premières contributions.

      Au plaisir de ne pas vous relire.

  77. Mercredi 9 juin 2010 :

    Les banques européennes ont parqué un nouveau record de liquidités auprès de la BCE.

    Les banques implantées en zone euro ont parqué un nouveau montant record de liquidités auprès de la Banque centrale européenne (BCE), selon des chiffres annoncés mercredi qui reflètent une nervosité persistante sur le marché monétaire.

    Les établissements ont eu recours en masse à la facilité de dépôt au jour le jour, déposant 364,58 milliards d’euros mardi, soit quelque 3 milliards de plus que la veille. La BCE rémunère ces placements au taux de 0,25 % seulement.

    Comme après la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers en septembre 2008, les banques – échaudées par la crise de la dette en zone euro – ne se prêtent pratiquement plus entre elles.

    Boursorama

    Les banques européennes ne se prêtent plus d’argent entre elles ?

    Ah bon ?

    Pourquoi ?

    Les banques européennes ne se font plus confiance entre elles ?

    Ah bon ?

    Pourquoi ?

  78. Bonjour « La commission Attali propose un effort massif d’économies » : il ne semble pas d’accord avec ce billet et ce blog…….. car Attali est cité comme un ami en idées ici…… alors ?

    1. Attali a beaucoup d’opinions et d’avis, certaines en accord avec les nôtres d’autres pas…..

  79. L’Histoire jugera, un jour, que la charte inaugurée en 1776 et 1789 fut le début d’un nouveau pouvoir qui supporte encore moins que le précédent d’être contesté parce qu’il comptait bien sur le secret pour imposer ses vues au travers de propos apaisants et libérateurs. Que cette révolution fut une escroquerie du même acabit que l’escroquerie de la crise financière ne peut que confondre de plus belle ceux qui s’en réclament comme d’un label incontestable. Le droit fut instauré « pour chacun » de devenir riche et de pouvoir acheter le pauvre grâce à ce nouveau pouvoir qui était jusque-là refusé aux simples riches dont on se méfiait à juste titre. Il va sans dire que lorsque je parle d’éthique, il s’agit bien de l’éthique chrétienne et d’aucune autre puisque les autres ne visent, c’est facile à vérifier, qu’à favoriser le groupe, la survie du groupe ou l’oppression de tous par ce groupe, quoi qu’il en soit dit, hypocritement. Jusqu’à cette époque, il y avait un pouvoir qui pouvait faire appel aux banquiers et aux financiers et les récuser quand on le voulait, ce qui assurait un certain équilibre. Depuis, ce ne fut plus le cas. Ils étaient devenus à la fois le pouvoir et l’organisateur du pouvoir par la puissance financière désormais irrécusable qui était devenue la leur.
    Tout le reste n’est que littérature conventionnelle sous couvert de propos conformes et lénifiants.
    Beaucoup de vent et peu de charité. Le pharisianisme n’est pas mort. Il triomphe !

  80. Les banques espagnoles seraient en difficulté sur le marché interbancaire.

    Les banques espagnoles n’arrivent pas à se financer sur le marché interbancaire international, en raison de l’aversion croissante au risque des entités financières provoquée par la crise de la dette, selon le journal Cinco Dias de mercredi.

    « Aucune entité étrangère ne nous finance sur l’interbancaire », a déclaré au journal un dirigeant non identifié d’une banque espagnole de taille moyenne, également non identifiée.

    « Depuis plusieurs semaines, personne n’émet de dette, même avec l’aval de l’Etat. Santander et BBVA, banques à la solvabilité reconnues, ne peuvent pas placer de bons », a assuré un autre dirigeant, également anonyme.

    Le marché interbancaire est extrêmement tendu, les banques étant très réticentes à se prêter entre elles.

    Comme après la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers en septembre 2008, les banques – échaudées par la crise de la dette en zone euro – ne se prêtent pratiquement plus entre elles.

    Cette aversion au risque menace d’asphyxier le crédit, ce qui est potentiellement dangereux pour l’économie.

    Les banques de la zone euro profitent en masse de la facilité de dépôt au jour le jour auprès de la Banque centrale européenne, préférant cette rémunération basse (0,25 %) mais sûre, plutôt que de prêter à d’autres banques.

    « Personne n’a confiance en personne, même s’ils peuvent obtenir de meilleures rémunérations auprès d’autres banques », a déclaré à Cinco Dias un autre dirigeant, également anonyme.

    L’Espagne est sous la loupe des marchés en raison des craintes pour ses finances publiques (le déficit public a explosé à 11,2 % du PIB en 2009), propulsant le rendement des obligations d’Etat espagnoles à des niveaux très élevés, et en raison de l’importance de sa dette privée.

    Les Echos

  81. Bart va rassurer les marchés !
    Mais, pourquoi cet achat soudain d’or ? Certains se préparent-ils un échange de billets ?
    Meilleure soirée à tous !

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