AUTREMENT, « CE QUI DOIT CHANGER. ET LES FORCES QUI S’Y OPPOSENT », le 27 mars 2012

29 mars 2012 par Paul Jorion | Print AUTREMENT, « CE QUI DOIT CHANGER. ET LES FORCES QUI S’Y OPPOSENT », le 27 mars 2012

Voici les vidéos :

 

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29 commentaires

  1. eza

    Tous dans le même bateau

    à déguster avec un cognac

  2. uncaillou

    Ce soir, seul dans l’arène, Paul Jorion torée le capitalisme.

  3. […] Blog de Paul Jorion » AUTREMENT, « CE QUI DOIT CHANGER. ET LES FORCES QUI S’Y OPPOSENT », le 27…. […]

  4. baric

    Je remet ceci ici:

    Bonjour,
    Hier soir, moi aussi j’y étais.
    Malgré son apparente fatigue j’ai trouvé son discours très bon. Lecteur du blog depuis quelques années, je n’ai cependant pas beaucoup appris sur les problèmes de l’économie actuelle; par contre, j’ai bien apprécié le parallèle avec la révolution de 1789, la période de la première moitié du 19ieme, son auto présentation (un anthropologue se retrouvant banquier) et enfin voir Paul en chair et en os.

    Il y a eu quatre ou 5 cinq questions à la fin. Pas de très intéressantes questions, pour le lecteur averti. La dernière question venait de l’organisateur du débat.

    La question avait trait à la décentralisation du système de production de notre énergie. Il fallait selon lui le décentraliser.
    Ais-je compris la question?
    Si oui, je la trouve un peu hors sujet et fort naïve. Un système basé sur les énergies renouvelables dispose peut-être d’unité de production plus petites et plus diffuse sur le territoire. On se sait pas faire une éolienne de deux kilomètres…
    Mais le besoin de la centralisation (coordination de l’offre et de la demande afin d’équilibrer le réseau) est encore plus grand qu’avec le système actuel.

  5. Sur Mediapart : L’OPA de la finance sur la recherche économique, des bonnes feuilles du nouveau livre de Laurent Mauduit aux éditions Jean-Claude Gawsewitch : Les Imposteurs de l’économie.

    « En bref, c’est une bombe qui a été logée au sein de l’Université française. Une bombe qui risque de conduire à un éclatement de l’Université dans les disciplines économiques : avec une université de luxe, sous la coupe du privé, disposant de professeurs et de chercheurs profitant des rémunérations considérablement supérieures à celles de la fonction publique ; et une université du pauvre, abandonnée au public, avec des professeurs sous-payés.

    (…) Mais les conséquences de cette privatisation pas même masquée vont encore au-delà car ce système induit un type de recrutement de chercheurs bien parti- culiers. On se doute en effet que les économistes spécialistes de l’exclusion sociale ou des inégalités ont assez peu de chances de faire carrière à Toulouse. En tout cas, ils ont moins de chances que les chercheurs dont les inclinaisons sont plus libérales et les thématiques de recherches davantage liées aux marchés financiers. Survenu à la rentrée universitaire 2009, un recrutement à Toulouse est particulièrement illustratif de ce phénomène, celui d’Augustin Landier.

    Diplômé de l’École normale supérieure, agrégé de mathématiques et titulaire d’un doctorat d’économie au célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT), il a fondé un hedge funds à New York avant de passer au Fonds monétaire international pour finalement atterrir à la Toulouse School of Economics. Trader autant qu’économiste, spéculateur autant que théoricien, Augustin Landier est le symbole vivant de ce dangereux effacement des frontières entre la finance et l’Université. Il est même devenu l’une des coqueluches de TSE et n’a pas attendu bien longtemps avant d’être coopté au Conseil d’analyse économique.

    (…) Mais, une autre série de conséquences est également prévisible : ce ne sont plus les critères académiques, ou en tout cas plus seulement eux, qui président aux choix de l’attribution des financements à tel ou tel pôle. Désormais, les sponsors privés détiennent une bonne partie de la décision. Même entre les différents pôles d’excellence, ils peuvent ainsi privilégier un type de recherche plutôt qu’un autre. Avantager par exemple la recherche sur toutes les thématiques qu’affectionne le monde de la finance et désavantager les recherches liées à une meilleure régulation de l’économie.

    Réputée plus à gauche et plus attachée à la régulation, l’École d’économie de Paris a trouvé beaucoup moins d’argent que Toulouse, réputée plus à droite et plus ouverte aux thèses libérales sinon ultralibérales. Imagine-t-on que le très réactionnaire patron d’Axa, Henri de Castries, subventionne de gaieté de cœur l’École d’économie de Paris et, du même coup, les travaux de Thomas Piketty qui dressent un formidable réquisitoire contre le monde inégalitaire dont le même Henri de Castries est l’un des symboles ?

    Assez logiquement, des groupes comme Axa ou BNP Paribas adorent l’économiste Augustin Landier et les thématiques libérales et réactionnaires sur lesquelles il travaille, et ont en horreur Thomas Piketty, et les thématiques progressistes qui inspirent ses travaux. On devine sans grande peine qu’Henri de Castries ne doit par exemple pas être un adepte de la « révolution fiscale » dont Thomas Piketty est le premier et plus fougueux partisan.

    Épilogue de cette histoire, d’ailleurs prévisible : fin 2010, Henri de Castries a annoncé qu’il ne sollicitait pas le renouvellement de son mandat de membre du conseil d’administration de PSE. Et en janvier 2011, le patron d’Exane, Nicolas Chanut, a adressé une lettre véhémente à tous les administrateurs de PSE pour leur annoncer que lui aussi tirait sa révérence et ne siégerait plus au conseil. »

    • fnur

      D’où la question :
      Combien faut-il d’économistes pour changer une ampoule ?

      • Paco76

        Aucun…Ils ont entièrement confiance en la ‘main invisible’…!

      • Al

        @ AntoineY

        Ah bon…? z’ont arrêté les petits fours…? … y a plus de Champagne…? … y a plus d’amis…? … y a plus « d’arrangements »…?… y a plus que des « rapports de forces économiques » alors…?

        Ah d’accord…

        Mais alors… qu’est-ce qu’ils foutent de tout leur pognon…?

    • Delphin

      Le livre de Laurent Mauduit tel que le présente Médiapart (Pascal Riché):

      « Laurent Mauduit montre au fil de son livre comment le monde de la finance « a réussi son OPA sur celui des économistes », tissant de nombreux liens avec ces derniers, et minant, selon lui, leur indépendance. L’auteur y voit une des raisons de la permanence de la pensée libérale et un accroc à la démocratie.
      Un riche bestiaire des « imposteurs »

      Mauduit (avec qui j’ai travaillé à Libération dans les années 90) n’accuse pas seulement ces experts de s’être trompés dans l’analyse de la récente crise : il leur reproche de participer, à leur façon, à une version hard du « capitalisme de connivence » (qu’il appelle « capitalisme poutinien ») : un système corrompu par les passe-droits, des privilèges et des conflits d’intérêts.

      Publié chez l’éditeur Jean-Claude Gawsewitch, son livre se présente donc comme une partie de chamboule-tout : chacun en prend pour son grade. Dans le bestiaire des « imposteurs », on trouve :
      l’expert : omniprésent sur les télévisions, il dirige une société de Bourse pourtant sanctionnée à plusieurs reprises par l’Autorité des marchés financiers (AMF) (Marc Fiorentino, qui dirige Euroland Finance) ;
      l’universtaire-businessman : membre du conseil scientifique de l’AMF, il est aussi membre du conseil de Vivéris Management, société d’investissement épinglée par la même Autorité… Il est administrateur de la Caisse des dépôts, du Crédit municipal de Paris, et président du conseil d’administration d’une banque d’affaires tunisienne, IM Bank… (Olivier Pastré) ;
      l’économiste qui collectionne les jetons de présence dans les conseils d’administration ou de surveillance : Pages jaunes, EDF énergies nouvelles, Steria, etc. En 2010, il a touché, selon le calcul de Mauduit, 110 000 euros de jetons de présence, soit deux fois le salaire d’un prof en fin de carrière… (Elie Cohen) ;
      l’économiste d’influence, touche-à-tout, conseillant indifféremment la droite et la gauche, pilier de la compagnie financière Edmond de Rothschild, participant à de très nombreux conseils dans la banque et l’assurance (Jean-Hervé Lorenzi) ;
      le normalien brillant, essayiste à succès, pilier de l’école d’économie de Paris, qui, selon Mauduit, toucherait une rémunération située entre 1 et 2 millions d’euros par an pour ses conseils à la banque Lazard, notamment sur le traitement de la dette publique grecque (Daniel Cohen). Ce dernier dément la fourchette dans Le Nouvel Observateur : « Concernant mes rémunérations vous êtes dans un gros rapport de un à dix avec la réalité » ;
      l’économiste ancré à gauche, que Mauduit vénérait jadis, et qui a fini par conseiller le ministre Eric Besson et même le « Centre Barilla (les spaghettis, oui) pour la nourriture et l’alimentaion » (Jean-Paul Fitoussi).
      « Attaques personnelles », « inexactitudes »…

      Bien d’autres sont passés au crible, avec deux mentions spéciales pour Alain Minc et Jacques Attali. La plupart de ces économistes se retrouvent dans les même clubs, notamment le Cercle des économistes dont les rencontres sont sponsorisées par de grands groupes. « Peut-on sereinement analyser les folies du monde quand on en est au pire un des agents, au mieux l’un de ses pions ? » s’interroge l’auteur du livre.

      Plusieurs des économistes ainsi brocardés répondent à Laurent Mauduit dans Le Nouvel Observateur, non sans virulence : « attaques personnelles », « inexactitudes », « pseudo-révélations », « amalgames haineux », « agressivité », « fiction »…

      Tous jurent ne jamais mélanger leurs différentes casquettes. Certains affirment qu’ils ont besoin de rester en contact avec l’économie réelle, ce qui les incitent à accepter de telles activités privées. Mais personne, parmi eux, ne peut nier que Laurent Mauduit soulève une vraie question : celle qui touche aux règles déontologiques des économistes et à leur indépendance. »

      Delphin (copie partielle)

      • Arnaud

        Ca fait quand même des lustres que ces infos existent (vous même, le diplo, Mermet). C’est un petit caillou supplémentaire mais on attend définitivement que TF1 nous en cause dans son journal pour qu’enfin advienne un salutaire coup de pied au cul de tous ces illuminés.

    • fnur

      L’existence de l’OFCE, créé à l’initiative de Raymond Barre, concourt au pluralisme. Certains chercheurs, à l’école d’économie de Paris, contribuent également au débat public. Mais tout cela ne suffit pas. Il faudrait aller plus loin et multiplier les lieux où une parole experte et réellement indépendance puisse être produite. C’est ce à quoi s’emploie notamment l’Association française d’économie politique -l’AFEP – récemment créée.

      http://www.alternatives-economiques.fr/peut-on-faire-confiance-aux-experts-economiques-_fr_art_633_58706.html

      A quoi servent les économistes…
      surtout s’ils pensent tous la même chose ?

      L’AFEP poursuit comme objectif la circulation d’idées et le renforcement du pluralisme en économie.
      http://www.assoeconomiepolitique.org/

  6. Augustin Landier est un exemple bien choisi, on va s’acheter le livre de M. Mauduit !
    Augustin Landier est ce héros de la pensée qui, avec son collègue David Thesmar, a publié une tribune dans Les échos du vendredi 27 juillet 2007. Son titre : « Le mégakrach n’aura pas lieu » Vous pouvez la lire ici : http://www-gremaq.univ-tlse1.fr/perso/landier%5Cpdfs%5Cmegacrach.pdf
    Pourquoi le « méga-krach » ne devait pas avoir lieu ?
    Parce qu’il y avait des liquidités en abondance… parce que les entreprises étaient bien gérées… mais le meilleur, c’est la conclusion de leur démonstration :
    « Grâce à des instruments innovants s’échangeant sur des marchés bien plus liquides qu’il y a une décennie, le risque de la dette n’est plus supporté par quelques acteurs (les banques, les assurances), mais réparti dans l’ensemble de l’économie. Parmi ces instruments, la titrisation (qui permet aux banques de revendre par paquets à d’autres investisseurs une grande partie des prêts consentis) et les dérivés de crédit (qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut des entreprises). Chaque risque de défaut, au lieu d’être porté par une seule banque, est donc ventilé vers un grand nombre d’acteurs. »

    • timiota

      IL ventile et ne manque pas d’air, le Augustin Landier.
      Les bonnes feuilles de Mediapart sont en effet atterrantes sur les dérives à l’oeuvre.

      Et tout à l’honneur d’un Piketty.

      Livre de M. Mauduit à lire assurément.

  7. oscar

    Bonjour,
    Je viens de visionner votre intervention ou vous exprimez assez clairement votre pensée. J’aimerais toutefois vous poser une question subsidiaire qu’aurait pu vous poser l’assemblée en fin de séance.
    Vous présentez le taux d’intérêt , de manière générale, comme juste rémunération du risque du prêteur. N’est-il pas envisageable qu’une certaine forme de crédit, parmi d’autres, puisse être à taux 0 et pourquoi ?

    • @ Oscar

      Si, bien sûr, le crédit à la consommation destructrice.

    • Al

      @ Oscar

      « … N’est-il pas envisageable qu’une certaine forme de crédit, parmi d’autres, puisse être à taux 0 et pourquoi ?… »

      Si… à chaque fois que je prête du pognon à ma frangine… et pourtant, le « risque du prêteur » est énorme…

      … éNoooOORme le risque…!!!!

      Pourquoi?… tout simplement parce qu’elle a des besoins que je n’ai pas….

      D’ailleurs, il devrait y avoir une loi qui oblige quiconque qui à de l’argent en réserve, à le prêter à taux Zéro à celui qui en a besoin… c’est du simple bon sens…

      Je connais des gens qui ont de l’argent à la banque placé autour de 2%… alors qu’un membre de leur famille emprunte à 5% ou plus… allez comprendre…

      Je leur dis,… « prête lui au moins au même taux… »
      Mais non… c’est pas dans l’état d’esprit… tout pourri…

    • RV

      N’était-ce pas pratique courante quand les Etats empruntaient à leur banques centrales ?
      Création de monnaie au début et destruction de monnaie en fin de course, hors circuit financier privé.
      Et aujourd’hui le système de financement du cinéma en France n’est-il pas construit sur des avances sur recettes ?
      Mauvais exemples ?

    • oscar

      @Julien Alexandre. Ah ! Je croyais qu’il pouvait y avoir un rapport entre la dette et les taux d’intérêts. J’aurais même presque pu imaginer que ce type de système de création monétaire obligeait mécaniquement à cette croissance-consommation qui vous apparait destructrice. Mais si c’est les taux d’intérêts qui nous préservent de la destruction, évidemment ce n’est plus pareil ! Mais peut être que je ne comprends pas votre remarque.
      @ RV et Al. J’aime bien les exemples. Il semblerait intéressant d’introduire une nuance dans le risque que prend le « prêteur ». On pourrait aussi se demander dans quelle mesure on peut prêter ce que l’on ne possède pas. Si cela n’est pas outrecuidant bien sûr car tout risque mérite rémunération évidemment. Mais toute rémunération ne nécessite-t-elle pas aussi un risque ?

  8. Jean-Claude

    Fraude de plus en plus probable associée au LIBOR.

    http://finance.blog.lemonde.fr/2012/03/28/la-fraude-du-libor-ou-la-perversion-des-marches-monetaires/#xtor=RSS-3208

    « Il y a une certaine hypocrisie dans la manière dont les banques (qui ont toutes fait savoir qu’elles coopèreraient avec les autorités) tentent de faire peser le poids d’une fraude systémique aux seuls traders. Une fraude d’une telle ampleur implique non seulement la connaissance, mais l’approbation des hauts dirigeants des institutions concernées. »

  9. RED

    C’ est essentiel pour le public qu’ on lui explique clairement dans un domaine donné, ici celui de la finance, ce qui a lieu, si on veut lui donner une chance d’ agir et cela, vous le faites très bien.
    Votre travail est réellement précieux, d’ autant plus quand on le compare à la pauvreté de la soi-disant information servie à ce public dont certains voudraient qu’ il se contente.

    Comprendre c’ est déjà se réapproprier son destin, je pense que c’ est de cela dont nous avons un réel besoin aujourd’ hui, le reste étant sans doute actuellement secondaire.

  10. Lazarillo de Tormes

    http://www.rollingstone.com/politics/blogs/taibblog/with-blistering-dallas-fed-report-ending-too-big-to-fail-goes-mainstream-20120329

    Wall Street is buzzing about the annual report just put out by the Dallas Federal Reserve. In the paper, Harvey Rosenblum, the head of the Dallas Fed’s research department, bluntly calls for the breakup of Too-Big-To-Fail banks like Bank of America, Chase, and Citigroup.

    The government’s bottomless sponsorship of these TBTF institutions, Rosenblum writes, has created a « residue of distrust for government, the banking system, the Fed and capitalism itself. »

  11. Au moment de monter sur le podium, j’ai fait un rapide calcul, à partir de chiffres à vue de nez : mille milliards d’euros pour les Long-term refinancing operations (LTRO) et 300 millions d’habitants dans la zone euro. Cela m’avait conduit à 3.333 € offerts aux banques par habitant de la zone euro.

    Les chiffres corrects sont 1.018 milliards d’euros pour les deux LTRO et 331,963 millions d’habitants dans la zone euro, soit 3.069 € offerts aux banques par habitant de la zone d’euro.

    L’ordre de grandeur était donc correct.

    • Rien de tel que le piphomètre, ceci dit pour une épargne de 1,000,000 d’€ c’est pas grand chose, mais pour celui qui ne possède rien…

    • vigneron

      Ouaip, 3069 € par tête de vieille pipe en bois €péenne… soit kekchose comme 12% de la dette publique de l’€zone pour la même tête de pipe… soit 25% de l’épargne financière des ménages français par tête de belle pipe d’écume française… etc, etc.

  12. idle

    Merci Paul, cette conférence est la meilleure de toutes, vous plafonnez chez les princes de la pensée humaine de notre monde.

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