132 réflexions au sujet de « Dernières nouvelles de la décroissance, par Vincent Rey »

  1. Bonjour,
    Effectivement, poser la question est déjà y répondre.
    En voyant l’image des deux voitures et de leurs conducteurs, je pensais aux chinois ou autres asiatiques qui se déplacent à vélo.
    Dans ce pays l’image pourrait être celle d’un cycliste svelte à côté d’un automobiliste obèse. Et c’est sans tenir compte du temps perdu dans les embouteillages.
    Point positif dans les deux situations est que ce type de message est possible aujourd’hui, qu’il questionne alors qu’il y a 20 ans vous auriez été moqué.
    Les évolutions de mentalité sont toujours lentes

  2. Bonne question !
    C’est la représentation bagnolesque de notre monde : qui peut s’offrir cette Audi ?
    … et puis rouler à 250 kms/heure , bonjour les prunes !
    S’en foutent , peuvent payer mais les points de permis ça coince ; quoique un type comme Depardieu perdant son permis en France le retrouve dans la seconde en Belgique .
    Ah là là on est pas sorti d’affaire …

  3. L’intension est louable mais pardon, la comparaison me semble peu satisfaisante dans la mesure où les deux voitures n’appartiennent pas à la même catégorie. Il me semble que la R8 n’était pas une voiture haut de gamme, et n’était pas non plus le plus gros modèle proposé par Renault. Autrement dit, est-ce que les gens qui roulent en Q7 aujourd’hui auraient roulé en R8 dans les années 70 ? Par exemple mon grand père roulait en Combi Wolkswagen à cette époque. Combi vs Q7, ça me parait plus raisonnable. Ceci dit, c’est toujours le Q7 qui gagne !

    1. Peu importe. Car le décalage de quelques années dans le futur comble ce décalage dans la gamme. Je roule actuellement dans une voiture de 90 chevaux, ce qui était encore il y a seulement 15 ans un modèle « sport », GTI ou autre.

    2. Remarque tout à fait judicieuse. La Renault 8 c’était au mieux du moyen de gamme, l’Audi Q7 c’est du super-haut de gamme.

      Concernant la consommation moyenne :
      – Renault 8 = 7 litres au 100
      – Audi Q7 = 6 litres au 100
      Eh oui, en cinquante ans, en triplant pratiquement la masse, on a diminué la consommation !

      Plus intéressant, pour une voiture moyenne – davantage comparable à la Renault 8 – on se rapproche aujourd’hui de 4 litres au 100, voire moins. Quant à ce qui est encore au stade du développement, Peugeot par exemple a des moteurs à 2 litres au 100.

      Avant d’en arriver à une décroissance, on peut déjà commencer par utiliser bien moins de carburant fossile, et d’autres matières, pour en arriver au même résultat. L’outil incitatif évident est la taxe carbone, qui dans ce cas s’appellent tout simplement… la taxe sur les carburants, TIPCE de son petit nom, en plus de la TVA.

      Pour forcer à accélérer les économies, on pourrait donc envisager :
      – D’augmenter la TIPCE, beaucoup mais progressivement. Par exemple en faisant doubler le coût à la pompe sur dix ans – donc tripler la taxe à peu près
      – D’aligner progressivement la TIPCE du transport routier sur celle des particuliers – elle est aujourd’hui partiellement défiscalisée. Là encore, un alignement à dix ans permettrait à la fois d’obtenir de grands changements et de laisser le temps à tout le monde de se retourner. En parallèle, développer évidemment le ferroutage avec le produit supplémentaire de la taxe

      Bon, ces mesures ne seraient pas, mais alors PAS populaires 🙁 … Faire le lien avec Saint-Martin et les autres îles des Antilles pour les défendre ?

    3. « …les deux voitures n’appartiennent pas à la même catégorie… »
      Oui, mais vous oubliez que le pouvoir d’achat a beaucoup augmenté. Celui qui se contentait d’une R8 peut maintenant s’offrir, sinon une audi Q7 , au moins une équivalente coréenne.

      1. Je dirais que si l’on veut faire une comparaison valable, il faudrait déterminer le pourcentage moyen du salaire annuel que l’on acceptait de dépenser pour une R8 en 73, appliquer ce pourcentage au salaire annuel moyen de 2015, et voir avec ce montant, quel véhicule on peut acheter.
        Car le consommateur n’a sans doute pas changé de comportement entre 1973 et 2015 : il choisit la plus belle voiture possible, en fonction des revenus qu’il a.

      2. Et puis y’a pas que ça : occupation de l’espace urbain et des parkings : 1 place et demie pour se garer, impossible de les croiser dans les rues – il me semble me souvenir d’une étude citée ici où les incivilités au volant des grosses bagnoles sont plus nombreuses…

        Bref, la sobriété générale du personnage est à l’image de la bagnole et inversement proportionnelle à la taille de son… ego ! (ou le contraire)

      3. Je me souviens avoir acheté une 204 Peugeot pour 15 000 francs ( soit environ 6 mois de mon salaire de l’époque ) en 1971 , soit à peu près 15 000 euros d’aujourd’hui ( soit à peu près 7 mois de l’équivalent actuel de ma situation de l’époque ), et une voiture de même gamme , 206 par exemple .

        Ce qui montrerait , plutôt que s’intéresser à la bagnole , que les salaires ont cru moins vite que l’inflation et la valeur d’une bagnole , sur la période . Le prix du litre d’essence me semble être comparable à celui de 1971 , mais il a considérablement baissé ( en améliorant sa qualité) si l’on prend en référence les prix pratiqués dès après le  » choc pétrolier  » ( au doigt mouillé , je pense qu’il faudrait afficher le litre de super entre 2 et 2 ,20 euros ) .

      4. Bah pendant qu’on y est pourquoi pas des Rollers électriques R10 ou autre mini gyropode face à une R8 aussi ? ! Hein ? ! Il n’y a pire aveugle que celui qui a des yeux en plastique.

  4. Excellente incitation à réfléchir aux réalités du « progrès », merci !
    Mais il ne s’agit là que du progrès technique, et de la fatalité de la production de déchets sous toutes leurs formes, gazeuses, liquides et solides, selon les lois physiques les plus élémentaires.
    Quelle serait l’image équivalente concernant le « progrès » de la société en général, et en particulier de la relation entre les personnes ?
    Car, faute de progrès dans ce dernier domaine, il ne restera, pour nous sauver de nos illusions, que la solution d’un pharaon éclairé mais brutal ou celle d’une extermination plus ou moins programmée et sélective…

    1. Le pharaon brutal mais éclairé, j’y crois pas, parce que pour être pharaon il faut soit une dynastie soit un coup d’État (avec ou sans élections) et donc de la brutalité, qui ne s’associe guère avec une conscience éclairée et bienveillante.
      Reste la deuxième solution.
      De toutes façons on le sait le capitalisme fuit la décroissance comme le diable l’eau bénite.
      La pollution sur BFM buisiness, c’est d’abord un marché, les énergies « vertes »; un marché, le bio; un marché…
      Comme dans Molière, le poumon, le poumon, le poumon.

  5. La prime à la casse Nicolas Hulot-Macron ne va sans doute pas arranger les choses de ce point de vue. Par contre, les constructeurs automobiles font se frotter les mains pour les juteux marchés en perspective. AH ça, des bagnoles on va en produire ! De l’hybride, de l’électrique, de l’essence très propre et en voiture Simone sur les belles autoroutes privatisées qui s’en mettent plein les poches ! Ah quand une prime substantielle pour les non possesseurs de voiture (cela ne résout pas tout à fait le problème car ceux-ci peuvent toujours louer ou emprunter une voiture mais cela limite la taille du parc automobile.)

    1. Inciter à remplacer sa voiture par un modèle moins consommateur peut avoir du sens.

      Un exemple, pour 15 000 km parcourus par an et 8 ans d’utilisation, soit 120 000 km, un modèle à 6 litres aux 100 consommera 7200 litres d’essence, un modèle à 4 litres seulement 4800. Economie de 2400 litres, toujours bonne à prendre.

      Et il est possible d’améliorer tout cela, les solutions sont déjà dans les centres de R&D comme je l’expliquais plus haut, et une fiscalité adéquate permettrait d’accélérer le changement. Remplacer une voiture à 6 litres aux 100 par du 2 litres aux 100, là ce serait carrément le jackpot, diminution des 2/3 de la consommation pour un même service rendu !

      1. Cher Jacquot
        A vous lire sur la chute de la consommation de carburant par les bagnoles moderne, grâce au « progrès » technique, on se prend à rêver que nos chères voitures vont se mettre très bientôt à pisser de l’essence pour nous donner le bonheur de pouvoir rouler plus.
        Et d’ici à ce que vous disiez : « Zalé voir ce que vous zalé voir, grace à ça, la France va bientôt exporter du pétrole ! », il n’y a pas loin.

        Et pour ce qui est des chiffres de consommation que vous donnez dans votre commentaire plus haut : 6 litres, 4 litres voire moins et même 2 litres, c’est des chiffres avant ou après trucage constructeur ?

        EX NIHILO NIHIL. Ne perdez pas de vue cette maxime, surtout que le rendement d’un moteur ne peut pas augmenter indéfiniment et que pour déplacer une masse M de A à B à la vitesse V, dans l’atmosphère, sur une route pas super lisse, faut un certain nombre incompressible de Joules.

    2. @ écodouble
      Je suis évidemment en accord avec ce que vous dites, mais votre exemple final est mal choisi.
      L’énergie théorique (théorique et à vitesse stabilisée) de votre exemple est strictement nulle: le point d’application de la masse est perpendiculaire au déplacement.
      Il y aurait donc des tas de progrès possibles tendant vers cette énergie nulle. En revanche , mettez une faible pente, tout change.
      Exemple: 2,5l/100 à 90 km/h sur plat et vitesse stabilisée. Et on pourrait faire mieux. (Aérodynamisme, pneu, revêtement etc…)
      La même bagnole sur une pente à 6% et à 70km/h: entre 9 et 10l/100, grimpe facilement à 14l si le pied est lourd. Et comme je fais l’aller et retour, je peux dire que le « gain » en descente ne compense jamais la perte à la montée.

      La masse est l’ennemie surtout en accélération même modérée, la pente montante encore plus quoi que vous fassiez….

      1. Ce qui tendrait à « prouver » que la performance de la daube germanique à 6 litres au 100, avec ses 2000 kg et 262 kW, est totalement illusoire en pratique. Surtout dans les Alpes par exemple, ou pire, dans le Jura…

        Futur acheteur, loin des molles ondulations de la Touraine, ou du Bordelais, tablez plutôt sur 12 à 18l/100 km… C’est d’ailleurs assez faible pour SDKFZ, sans tourelle d’armement.

  6. « Qui aujourd’hui est en train de se soucier de traiter de la question des mobilités propres dans leur globalité ? Quelles solutions pour la fabrication de batteries, le recyclage des batteries, l’exploitation mais également l’approvisionnement en terres rares, la nature de la production d’électricité… »

    Qui a dit ça au récent Salon de Francfort ?

    « Carlos Tavares ! Le président du directoire de PSA, autrement dit le big boss de Peugeot, Citroën, DS, Vauxhall et Opel !  »

    source : http://www.iew.be/spip.php?article8303

    1. « Qui a dit ça au récent Salon de Francfort ? »
      – Le patron d’un groupe en retard sur l’électrification des autos ?

      Blague à part, il a raison : L’empreinte écologique des voitures, qui s’en soucie ?

      J’aurais préféré une comparaison entre une Audi A6 et une Tesla S. Avec ses 400 kg de plus à mouvoir. « Mais c’est une voiture écolo, Monsieur, rien ne sort de son pot d’échappement. D’ailleurs elle n’en a pas. »

  7. Il y a les bagnoles en effet… Mais il y a aussi les publicités pour les bagnoles qui, en arrière plan décrivent parfaitement ce mode de vie insoutenable auxquels nous a-t-on répété les classes moyennes françaises et plus largement occidentales sont tellement attachées et, dans les rapports humains exposés, cette sale mentalité d’égoïstes peu regardant sur les morales individuelle et collective.

  8. Regardez autour de vous, en été, presque tout le monde roule avec les vitres fermées. Et donc consomme plus pour avoir l’aircon en bagnole. Démonstration que le litre d’essence n’est pas encore assez cher.
    Ensuite : R8 ou Q7 … le vrai progrès sera de ne plus avoir besoin de rouler, d’aller bouffer son volant dans les embouteillages, d’aller faire des « courses » dans des centres commerciaux loin de tout, d’aller dans un bureau pour se connecter à un serveur à l’autre bout du monde alors qu’on pourrait le faire de chez soi, ….
    Restera le besoin de se déplacer pour aller boire un coup chez les copains ou en famille, …. consommation noble de ressources ….

    1. Ne me dites pas que vous n’avez pas compris !
      Il ne s’agit pas de vouloir revenir à la R8, mais de s’interroger sur l’usage des innovations dans le domaine automobile. Des moteurs qui consomment moins, c’est très bien, mais si le poids double, et la puissance triple, le gain est mis entièrement au bénéfice du consommateur. Et rien pour l’environnement.

      1. Propagande ou pas, si vous conntinuez à comparer les modèles équivalents entre 1973 et 2015, c’est que vous n’avez pas compris. Ou bien que vous refusez l’idée.

  9. Ceci me parait plus pertinent ( ainsi que , peut être , la comparaison de la corpulence des chauffeurs /chauffeuses de 1973 et 2016 ! ) . On y notera qu’en gros , sur la période considérée , le « parc » a triplé :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_automobile_fran%C3%A7ais

    Par ailleurs si l’on veut pointer la « dilatation » des besoins , il me semble plus riche d’enseignements , de se pencher sur la consommation des ménages , ce qui permet de mieux  » estimer » l’évolution des quantités consommées , de la nature qualitative de cette évolution , des liens entre énergie / technologie /comportements sociaux/ modèles économiques ( achat , emprunts , leasing /…) .

    En données comptables nationales , je crois que sur ces 50 dernières années ,c’est plutôt une envolée des sommes consenties pour la santé , les communications ..qui tiennent la vedette , assez largement devant l’automobile , et encore plus largement devant le logement . On doit trouver tout ça dans les comptes définitifs de la comptabilité nationale , qui mérite , c’est vrai d’être rendu plus explicite en « volume physique » plutôt qu’en valeur budgétaire .

    PS : j’ai de bons et mauvais souvenirs de la R8 , plutôt survireuse , et surtout , pour les premiers modèles , une faiblesse sur le système de blocage du disque d’embrayage par trois boulons seulement , qui se cisaillaient à l’usage , et allaient percer le carter en y étant projetés .

    1. Juanessy, je ferai la même remarque que précédemment. Si le progrès et les gains de productivité permettent aux gens d’acheter 2 voitures aujourd’hui, contre une seule en 1973, le gain écologique est nul.

      1. 2 voitures par famille ?
        Autour de moi c’est 2 minimum voire 3 si ce n’est, 4 chaque enfant en âge de conduire même s’il est étudiant en possède une.
        Lorsque j’étais jeune adulte, mes parents avec 3 enfants n’avaient qu’une voiture sans climatisation.
        Fallait se serrer les rares fois que l’on partait en vacances dans une opel kadett.

      2. Ma démonstration ( plus haut) du caractère erroné de votre affirmation sur la plus grande facilité à accéder à la propriété de deux voitures au lieu d’une , ne semble pas vous avoir convaincu .

        Les gains de « productivité » , si je suis mon propre raisonnement , n’ont pas permis un accès plus facile à la « propriété » de bagnole de même gamme .
        J’irai plutôt chercher les éléments facilitateurs vers le crédit , l’acceptation d’un poids grandissant ( en valeur absolue comme relative ) de ce type de dépenses dans le budget des ménages , la diminution du prix des carburants ( accrue en France s’agissant du gas oil ) .

        Dans cette tendance à se doter de plus en plus de bagnoles , je ne sais pas faire la part de ce qui est par désir ( inné ou « acquis » ) ou par nécessité .

      3. Juanessy, je te cite Jacquot :
        – Renault 8 = 7 litres au 100
        – Audi Q7 = 6 litres au 100
        6 ou 7 litres au 100, c’est presque pareil : ou est passée le progrès sur la consommation ? : dans les 2 tonnes et dans les 350 chevaux de la Q7 !

        Mais j’avoue que j’ai volontairement pris un exemple extrême pour choquer un peu…Cependant la chose reste vraie pour un modèle de gamme inférieure à la Q7 : Si on prend par exemple l’A6alors le progrès s’envole dans les 1650 kg et les 150 chevaux de l’A6, mais le gain pour l’environnement est toujours nul.

        Pourquoi ? parce qu’en présence d’un décalage technologique, le constructeur A ne peut pas oublier qu’il est en concurrence. Et il se pose donc la question. « Si le constructeur B (Audi dans mon exemple) transforme ce décalage technologique en augmentation de taille et de puissance, alors moi constructeur A, j’aurai l’air de quoi si sur le même segment du marché, je propose 200 km en plus ? ».

        Car 200 km de plus n’intéresse pas grand monde, lorsqu’on glorifie la puissance à longueur d’antenne, ce que prouve l’existence même de l’Audi Q7 avec ses 350 chevaux. Car personne n’a besoin d’une telle puissance : la R8 avec ses 48 chevaux, montait parfaitement sur les plus haut cols…on est donc dans le superflu.

      4. Décidément difficile de se comprendre :

        1- l’effort financier à faire pour acheter un véhicule 2017 équivalent à un véhicule 1973 est à peu près le même .

        2 – gains de consommation kilométrique :
        Pour un véhicule A de type 204 de 1973 : réel # 7,5 l
        Pour un véhicule B de type 206 de 2015 : réel # 6 ,2 l dont 0,2 l du à la clim .
        Pour un véhicule A’ type frégate Renault de 1973 # 12 l
        Pour un véhicule B’ de type Q 7 de 2015 (jamais conduit ni connu ) : 6 l à ce qui se dit ici .

        On est passé de A à B d’une part
        de A’ à B’ d’autre part .

        et non pas de A à B’ .

        Si l’on veut critiquer la mise sur le marché de B’ , il faut comparer aux caractéristiques et impacts écologiques ou autres de A’ .

        Ce que j’avance de mon côté , c’est que ce ne sont pas les progrès technologiques ( consommation , éléments de sécurité , puissance utile ,éléments de confort …) qui permettent l’accès à des modèles surdimensionnés par rapport aux besoins ( ils l’étaient déjà assez largement ) , mais bien plutôt les conditions de paiement mises en offre . Les progrès technologiques faits ou pas , sont sans doute partie du calcul des constructeurs pour garantir globalement leurs marges ( cf le succès de la Dacia ) , au même titre qu’ils se transforment en banquiers ou assureurs pour avoir leur part du gâteau sur cette activité .

        Mais c’est peut être là une piste aussi hasardeuse que celle que vous me semblez défendre .

        Je rejoindrai davantage François Corre quand il impute à notre obsession du gros ,le pousse au crime de l’atteinte à l’environnement .

        Lequel environnement serait alors mieux défendu par un méga-psychanalyste que par des industriels qui font leur boulot ( plutôt bien d’ailleurs ) et qui ne font qu’entretenir nos illusions , sans en être les initiateurs .

      5. @ Juanessy

        un psy ?…Je vois : changer l’Homme, plutôt que remettre en cause le marché ou la concurrence…à la Pol Pot ou un peu moins ?

        Mon propos était un constat : l’humanité pousse, pour des raisons chroniques, liées aux conditions de concurrence, et l’environnement ne compte pour rien dans cette bagarre.

        Vous avez le droit d’en douter, mais c’est confirmé par cette étude de l’Argus, sur la voiture moyenne achetée par les français. Voici un extrait de l’introduction :

        Jamais elle n’avait été si longue (4,17 m), puissante (105 ch) et lourde (1 293 kg). Ni si chère : barre symbolique des 20 000 € franchie pour la première fois.

        Toute l’étude est ici : http://www.largus.fr/actualite-automobile/voiture-moyenne-2014-son-evolution-depuis1953-6057388.html#ixzz4tTk3TJNo

      6. Je persiste . Si l’on veut comparer la 308 Peugeot d’aujourd’hui à un modèle des années 70 il faut prendre la 304 puis la 305 qui étaient largement aussi chère , plus consommatrices ,aussi lourdes , aussi longues , plus dangereuses et avec moins de pièces recyclables .

        Votre lien confirme à mes yeux que la moyenne des français a accepté de monter en gamme ,mais  » je ne sais pas dire ce qui relève du désir inné ( psy ) , du désir acquis ( pub et « concurrence »), de la nécessité ou plus grande facilités ( environnement politico-économico-social ) ».

        C’est plutôt là que je mettrais les « conditions chroniques « .

        Mais je ne comptait pas plus sur le psy que sur les industriels pour nous rendre vertueux .

        Quant à remettre le marché à disposition des enjeux de l’humanité , j’ai déjà exprimé que ce sera hélas plus surement le constat dans les chairs que le désastre commence, qui fera nécessité et loi , comme je crois plus à la force et violence de l’enjeu migratoire que sur les manifs franco-françaises pour faire bouger le système mondial en cours .

        Ce qui n’empêche pas ,au contraire , d’agir là où l’on est avec qui partage votre opinion .

      7. Votre lien confirme à mes yeux que la moyenne des français a accepté de monter en gamme».
        Ben voila. Ce sont des faits : l’humanité pousse. Elle aspire a posséder de grosses voitures, lourdes, puissantes, et elle les aura. Lorsqu’un équivalent chinois de la Q7 de 350 chevaux électrique , sera proposé au public pour le prix d’une golf GTI des années 80, on en verra plein les rues. Parce que la plupart des gens aspirent à l’aristocratie de l’automobile…

      8. Bon , ça y est , on est arrivé à tomber à peu près d’accord sur le constat , sans passer par une illustration qui , à vouloir être trop expressive , se disqualifie un peu en affiche de propagande .

        Mais qui est le plus à « réformer »: le tentateur ou le tenté qui cède à la tentation ? Dans l’un et l’autre cas , quelle motivation incontournable , pour  » brider » les moteurs ou les comportements ?

      1. Il y a eu une voiture ( Ford je crois ) qu’on appelait « l’abeille » à cause du bruit de son moteur , mais je ne connais personne qui aurait eu l’idée de la peindre en bleu marquée de deux bandes blanches .

      2. « Restons écolo  »

         » Ils parlent entre eux, partagent les richesses du sol, s’entraident, apprennent les uns des autres. Bienvenue dans le monde merveilleux des arbres. Une vie secrète dont la science découvre progressivement l’étendue et la complexité »
        http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/26/les-arbres-ont-une-vie-secrete-que-nous-nimaginons-pas_a_22009122/

        Peter Wohlleben, l’enchanté de la forêt
        http://www.leparisien.fr/magazine/grand-angle/le-parisien-magazine-peter-wohlleben-l-enchante-de-la-foret-24-02-2017-6702771.php

    2. Une chose est claire, polluante ou pas, partagée ou pas, impactant les ressources environnementales ou pas, la fin de la bagnole n’est pas pour demain, ni pour après-demain.
      On peut néanmoins s’interroger sur le peu ou l’absence d’avancée dans le sens, non pas du recyclage d’éléments, broyés, fondus, transformés et donc énergivores, mais sur l’impossible évolutivité d’un véhicule aujourd’hui, en comparaison de ce qu’il est possible de faire sur un PC de bureau, module par module. Il n’est pas possible (légalement, homologation oblige) aujourd’hui de faire « upgrader » son véhicule avec une évolution de culasse ou de système d’injection voire une hybridation, ou une électrification. Pas plus sur la sécurité, ou d’autres composantes. Cela passe systématiquement par un remplacement du véhicule, avec son lot d’impacts ressources/environnement…

      Juan, ah ben oui, la R8 a besoin de doigté ou de « gniaque » dans les virages !… ou d’un sac de ciment dans le coffre avant ! (pratique courante à l’époque)
      Si l’expérience vous retente, la mienne est à votre disposition… modèle 1969, bon embrayage !
      Et si je ne m’abuse, les derniers modèles vendus en France étaient fabriqués en … Espagne !

      1. Il n’est pas possible (légalement, homologation oblige) aujourd’hui de faire « upgrader » son véhicule avec une évolution de culasse ou de système d’injection voire une hybridation, ou une électrification. Pas plus sur la sécurité, ou d’autres composantes
        Voila ce qui serait un véritable progrès.

      2. A l’époque où j’avais quelques amis au « service des mines » , ils me parlaient plus de cas d’aberrations que de coups de génie des bricoleurs du dimanche !

  10. Eh ben, tout grossi…Les bagnoles, les rafiots, les zincs, les gratte-ciel, les écrans, etc…
    PS: euh, j’ai mal vu ou y’a pas de commentaire féminin ? 🙂

    1. Ma femme.
      Ma femme cause pas sur le forum, car elle parle pas aux inconnus, mais elle roule en 2cv, et elle m’a dit de vous dire que sur la route, généralement, elle emmerde les gros (les grosses aussi) avec leur Q7.
      Voilà ça vous fait un avis féminin.
      Bon, c’est vrai, elle est pas très polie.
      Et au fait, Mme Jorion ne dit rien non plus…
      Eric

  11. Quelqu’un sait-il l’importation de pétrole (France) du temps de la R8 ? je crois ça tournait autour de 100 millions de tonne ou plus.
    Et le chiffre actuel? En sachant que la pétrochimie a fortement augmenté son emprunt en pétrole, compensant sans doute la consommation de fuel pour le chauffage période R8 ( encore que le chauffage bois était quasi généralisé dans les campagnes… n’ayant pas encore migré urbain.)

    1. Coupé trop tôt.
      Il me semble que Science et Vie avait montré que notre consommation avait significativement diminué sur 30 ans environ, sans mettre en cause le déversement vers l’ électricité, donc le nucléaire, pour le chauffage essentiellement.

      Si progrès il y a -moins d’impact écolo.- la généralisation des autos-mitrailleuses allemandes va vite corriger la direction…

      1. Mais visiblement , cette diminution globale semble comporter une forte baisse de consommation dans l’industrie , et une forte hausse de la consommation transport . C’est la désindustrialisation qui a permis le plus de gain !…

      2. Un grand merci.
        Effectivement, la désindustrialisation explique beaucoup.

        En conséquence, vu les gaspillages -ou faible rendement- des industries qui nous alimentent par importation, la perte globale est non négligeable. C’est surtout valable pour la Chine.
        Finalement, on pourrait dire qu’on les paye pour polluer chez eux. Le prix pour nous étant le chômage, notre seule activité de niveau industriel.

  12. Bon les amis : Audi Q 7, R 8 , Zoé ou Tesla, cela ne change strictement rien.
    Avec une croissance de 7 à 10 % en Afrique qui permet de donner accès à la mobilité à une foule qui ne l’avait pas, CHAQUE KW ECONOMISE AU NORD SERA BRULE AU SUD.
    En plus, des gros nazes comme Elon Musk s’imaginent que la voiture du futur ira plus vite, c’est idiot.
    Si le problème est l’énergie, le mode de déplacement du futur ressemblera à une rue de Paris en 42 : Que du léger, lent, pas cher, et bien souvent à pédale.
    Tant qu’on imagine que rouler à 90 km/h est indispensable……on est à coté de la plaque.
    Tant qu’on imagine que consommer 2 ou 1 litre serait la solution à quoique ce soit…..idem.
    Nous brulons tout ce qui est extrait, aussi vite que nous pouvons (ça s’appelle le capitalisme je crois)
    Dites moi comment vous changez ça, le reste c’est du blabla.

    1. 1942 , Paris et ailleurs: gazogène.
      Rouler au bois… du travail en masse, bucheronnage etc… Encore que, bien que dotée de la plus grande forêt d’Europe, nous importions ce bois de Finlande et proche, ou d’Asie et Afrique, comme maintenant.

      Même période en Indochine, ils roulaient à l’alcool de riz et huile de coprah.

      1. bien que dotée de la plus grande forêt d’Europe

        Détrompe toi, en valeur absolue, sans la Guyane évidemment, on est derrière la Suède, la Finlande et même l’Espagne et en proportion de la surface du territoire métropolitain, j’t’en parle même pas.. y’a guère que les Brits, les Flamands et certains ex du pacte de Varsovie qui font moins bien…
        Sinon la production de bois est très loin de gêner la progression des surfaces forestières en UE. Imagine un peu, seulement 550 millions de m³ par an, à peine plus d’une stère de bois prélevée par tête de pipe, pas de quoi faire rouler longtemps ton C15 au gazogène, ni alimenter bézef ton poêle à haut rendement…

      2. Exact, mon cher Vigneron, Wikipédia confirme vos dires.

        Mais, je voulais faire allusion à une expérience d’il y a 2 ans. Travaillant au profit d’un industriel du meuble, situé en plein massif forestier alpin, je constate que le bois est importé de Belgique par quantité énorme. Ayant terminé ma mission, j’en faire part au responsable de fabrication.
         » D’abord, la Belgique n’est que la dernière étape. Le bois, un résineux léger, provient des pays nordiques. Leur bois est d’une qualité constante. Nous apprécions… » Il me montre une plantation de sapin (ou autre résineux) qui escalade une pente à 150 m de son bureau. Et il continue  » ces idiots sont incapables de nous fournir la qualité dont nous avons besoin. Et nous avons la plus grande foret d’Europe, ou pas loin; c’est un scandale qui coûte au pays 14 milliards d’Euro par an. »

      3. Ton ex boss était un pitre Daniel. C’est vrai que sur les conifères on est nuls et qu’on doit importer en net kekchose comme 15% de notre conso, d’Allemagne, Finlande et Suède essentiellement. Mais 14 Mds c’est juste n’importe quoi. C’est quelques centaines de millions tout au plus que nous « coûte » notre déficit en conifères. La filière bois restant globalement positive, pour quelques centaines de millions de roros là encore…

    2. « Nous brulons tout ce qui est extrait, aussi vite que nous pouvons (ça s’appelle le capitalisme je crois) »
      Je pense que vous croyez mal: ça s’appelle la consommation / le pouvoir d’achat / le niveau de vie / la justice sociale / la croissance etc… (lire les programmes politiques).
      Ce samedi, Mélenchon défile pour que « le peuple » puisse brûler plus 😉

      1. Possible, mais il reste que l’emprunt écologique à cette période était particulièrement exemplaire – moins que le niveau de Cuba, sans doute- et reste ce vers quoi nous devrions tendre, la misère en moins. 2000 calories par jour au plus, ça compte pour trop peu.
        Et le bois reste une énergie renouvelable, sans surexploitation

        Un médecin a écrit que toutes les maladies habituelles se résolvaient ( temps d’incubation, fièvre, convalescence…) comme il l’avait appris. Alors qu’avant et après, tout était compliqué par les excès, d’alcool mais pas seulement.

      2. Hadrien vous chipotez un peu et je suis d’accord avec vous.

        L »energie n’est pas une question marginale, elle est le carburant d’un système (qui produit en gros des avantages a court terme et de lourdes contre parties a long terme)

        Il est vraiment impossible de répondre simplement à cette problématique. Je dis donc juste que les solutions simples sont illusoires.

      3. reste que l’emprunt écologique à cette période était particulièrement exemplaire

        Mon pauvre Daniel, qu’est-ce qu’elle était belle, qu’est-ce qu’elle était exemplaire, ta jeunesse- mythifiée.

      4. Mon pauvre vigneron.
        Pour une fois trop rapide.
        1) Ce n’est pas ma génération. Mon père, oui.
        et
        2) Plus encore ma grand-mère maternelle, concernant les difficultés à alimenter une famille nombreuse, les déplacements à pied, maladies infantiles etc… dont vélos volés. Ulcérée qu’elle était la grand’mère.
        Je n’idéalise pas.
        Il reste que l’emprunt écologique était particulièrement faible. Et si nous n’y venons pas -disons du niveau de Cuba actuel- par un usage adéquat de la technologie, cela nous sera imposé avec de grandes injustices.
        Souvenons-nous que nous ne nous sauverons pas par des trucs et astuces individuelles, mais collectivement. Politiquement, plus précisément. Une des conséquences , c’est que le vin de Bordeaux pour les Chinois, va falloir qu’il y aille à la voile. Modernisée évidemment, type Cousteau.
        3) Content ?

      5. Ah ouais pardon, 1942…
        Pour sûr qu’il était faible « l’emprunt écologique » en 1942… un monde entier en guerre… tou m’estounes…

      6. S’agissant de la filière bois et de son impact écologique dans son usage comme élément de chauffage , j’avais juste retenu que son bilan carbone était neutre ….mais ça veut dire et suppose que l’on replante systématiquement un arbre équivalent quand on en coupe un pour le chauffage et qu’il y a donc une période d’une quinzaine d’années où il se passe des choses .

        Si je me fie aux problèmes dans la vallée de Chamonix, dans la période où la pollution due au chauffage-bois vient se cumuler à la pollution-camions , le chauffage -bois ne fait pas que produire du CO ou du CO2 .

        Un poêle de 1942 devient bien polluer autant que 3 poêles à bois ou briques de bois d’aujourd’hui . Et on se caillait dur malgré tout !

      7. @ Vigneron
        Déçu que je suis. J’avais espéré que mon image d’un pinardier à voile, système Alcyon de Cousteau vous fasse sourire. On peut même prévoir des moteurs électriques d’étraves ou orientables pour faciliter les manœuvres d’accostage. Quelques panneaux solaires, quelques solides batteries au dépend du pinard, perte minime en réalité et c’est fait.

        Restons dans le pinard, j’ai trouvé un vigneron qui fait du vin d’une façon que je ne connaissais pas, en tant que petit fils de vigneron ( une piquette sans nom) Qu’en pensez-vous?
        L’article et la vidéo:
        Winemaker looks to increase production in Kurdistan

        http://www.rudaw.net/english/business/180920171

      8. Pas de pressoir et on passe la vendange au mixer…
        Brutal… mais original.
        J’ai comme un gros doute sur le résultat kâmême.
        Bref y’a du taf pour les œnologues au Kurdistan…

      9. Ce qui est bien avec cette méthode c’est que le pressoir était facilement sans doute manuel tandis que le mixeur il est très vraisemblablement électrique.
        Le progrès technologique … et la croissance (énergétique) qui va avec.
        Avec la croissance, il y a toujours des pépins à attendre. Ici, dans le pinard aussi.
        @ vigneron
        Ton vin est toujours aussi bon. J’en ai bu hier.

  13. Je vis sans voiture depuis 2 ans. Transports en commun, taxis 1 ou 2 fois par mois, beaucoup de marche à pieds, location pour les vacances et quelques week ends .. Je croyais que ce serait l’enfer et bien pas du tout … Et ça me revient moins cher

  14. Espérer régler les problèmes de pollution en remplaçant les voitures à pétrole par des voitures électriques est illusoire. Il n’y aura pas assez de batteries pour tous le monde. Il faudra produire de l’électricité en conséquence… enfin rien ne changera vraiment.
    Il faudrait plutôt limiter les déplacements en réorganisant la géographie des activités. Développer les transports en commun en limitant les horaires concentrant tous les déplacements. Produire localement autant que possible. Et bien d’autres mesures…
    Enfin rien que des « réformes structurelles » qu’on peut qualifier de « bon sens », mais que le déni empêche même d’envisager.
    En matière de déni et de persévérance dans l’erreur, il est instructif, à titre de démonstration (il y a bien d’autres exemples dans l’histoire), de regarder la série documentaire sur la guerre USA/ Vietnam diffusée par ARTE. (en replay maintenant).
    Doit on compter sur nos dirigeants pour impulser un changement de cap ? Doit on compter sur le peuple s’il n’est pas encore pénalisé par les dégâts que son mode de vie produit ?

      1. Allons bon , si vous renoncez même à dormir avec celle qui serait , sera , votre moitié d’orange , même en braille , ça devient compliqué .

  15. Purée mais c’est nul un Q7 ! Nan, nan, faut à minima un Hummer H1, c’est mieux, surtout quand ces gros débiles de français moyens n’auront que des routes pourris parce qu’ils n’auront plus un rond pour les entretenir. Privilégier les moteurs pouvont rouler à tout, alcool de patate, kérosène, essence, diesel, whisky, gnole, bref, je vous fait pas un dessin. Enfin, moi c’est que je ferai vu le panel d’abrutis congénitaux qu’on se coltinent sur les routes.

    Sinon, Vincent Rey a bien compris le truc, mais y en a qui lui rétorquent des niaiseries lamentables sur la comparaison des modèles gna gna, ouais, achetons un bon gros 4X4 pour leur rouler sur les pieds à ces quiches, ils ne méritent que ça.

    La bise les gens ! 😀

    1. « Purée mais c’est nul un Q7 « .
      Vous avez bien lu ?

      Il me semble qu’il y a accord pour qualifier cette daube de nulle. Et j’ajoute, avec certitude, que les 6 l/100 revendiqués sont illusoires en pratique, sauf plaine infinie.
      Doublement nulle, quoi ! La taille? triplement nulle et on peut aller plus loin, facile quintuplement nulle.

      A peu près tout engin à moteur est nul. Certain ne peuvent pas s’en passer. Reste à les convaincre qu’une daube de ce genre est un scandale à plus d’un titre.

      L’autre Pb du texte proposé est qu’il exemplifie un truc qui touche à l’intime ou l’égo masculin sans doute. Métaphoriquement l’auteur a voulu nous montrer la lune et nous n’avons vu que le doigt.
      La bagnole ? mauvaise pioche….

      1. Les fautes? inutiles.
        Je vous rend votre bise.
        Je vous offre des professionnels de la note (musicale)
        Beth Hart & Joe Bonamassa ⁓ I’d Rather Go Blind . Etta James Cover.

        https://www.youtube.com/watch?v=9Y5PHNYnFJg

        C’est à peine du blues. Le long solo de Bonamassa est bien trop léché pour ça. Pas sûr que ce soit Etta james, la créatrice. Je vois plutôt de la Soul. 9mn36s pour ne pas penser à ceux qui volent en escadrille, formation inconfortable -bien tenir les distances en 3 dimensions: pas facile –

      2. S’agissant du véritable danger du vol en escadrille, j’avais une vague référence mais sans pouvoir la citer. Ce matin, j’ai remué au moins une centaine de kg de livres sans trouver. Puis l’éclair m’a frappé, j’avais le titre. Et ma femme savait la localisation- Le livre n’était pas dans un des multiples carton « Ananas de Cote d’Ivoire » mais dans le 4.ième carton « Endive du nord ». Soulagement, j’allais entamer « Mini Mir, mini prix, mais il fait le maximum », mes livres de référence. Je l’ai en main : « La vallée heureuse » Jules Roy, Edition Charlot 1946. Prix Goncourt, à sa sortie ou 1947 (?) . A noter que Jean François Deniau, immortel de l’Académie et cabotin le reste du temps, dans « Mémoire de 7 vies » descend en flamme Jules et son livre pour « shooting the line », expression de la RAF, pour trop tirer la couverture à soi ou en faire tout un fromage. On reste dans les avions…

        La « vallée heureuse » est un antonyme de la RAF pour la Ruhr. Elle la martelait toutes les nuits à coup de 1000 bombardiers, la DCA et les chasseurs de nuit -et les accidents- en prélevant un certain nombre, de 5 à 30 à chaque fois… Un enfer mutuel, en bas et en haut. Mais ce n’est pas un livre sur la guerre, qui n’est qu’un prétexte.

      3. La question est : pourquoi un objet nul, du point de vue de l’intérêt collectif, est-il proposé comme le Nec plus ultra du progrès et de la performance ?.
        Et pourquoi est-il accepté comme tel ?, car si j’ai bien lu les différents liens, il s’en est vendu 3 fois plus que de Zoe électriques

      4. Bonjour Vincent,

        Est-ce que le chiffre des ventes ne parle pas de lui-même ?

        1/ si c’est pas le Q7, les SUV font recette chez les femmes aussi – pour répondre à certaines interrogations préalables, inutile de parer les femmes de toutes les vertus , elles peuvent être aussi nazes que les hommes ! (sauf vot’ respect mesdames, c’est ça l’égalité…) – mais peut-être pas pour les mêmes raisons : sentiment de sécurité avant tout.

        2/ ne pas prendre le blog de Paul Jorion pour un espace représentatif. Venez dans mon rade d’une ville de vieux bourgeois et vous verrez que les idées défendues ici sont loin d’être majoritaires : vieille droite dure, classes populaires gagnées au FN même mes anciens potes keupons, babos, ouvriers et galériens, aucune remise en cause du système ou en tout cas mauvaises réponses apportées à de légitimes interrogations, lavage de cerveau médiatique et cloaque internet miné par les complotistes et les faux nez fafs, régurgitation ad nauseam des poncifs néo-libéraux qu’on nous assène depuis 30 ans. La propagande quotidienne les dispense de réfléchir.

        Alors oui, tout le monde aspire à l’ostentation du mastodonte, à part quelques losers qui font de nécessité vertu. Point barre. Et oui, il n’y aura aucun retour en arrière sauf Pol Pot écologiste, et oui, on va tous crever. La planète c’est l’île de Pâques, pas la peine de chercher plus avant comment s’éteignent les civilisations : toujours plus de la même chose, basta.

      5. Pour les oeufs de Pâques on serait plus sur le Lapin en fait, suivez moi au fond du terrier 2Casa :

        https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/on-comprend-mieux-comment-s-est-eteinte-la-civilisation-de-l-ile-de-paques_21762

        Moi je pense que c’est plutôt la bêtise/incompétence qui est la source de nos ennuis as usual. D’ailleurs quelqu’un aurait-il une définition pertinente de ce concept ? J’ai beau me regarder dans la glace et la voir physiquement, ça ne fait pas une définition.

      6. Vous avez une idée de la réponse à votre propre question ?
        Un déséquilibre dans l’influence de masse…
        L’influence que possède Audi est réelle, par la publicité, par les magazines. Si pour un euro investi en publicité 50 centimes revenait à une institution indépendante, pouvant utiliser les mêmes canaux, les choses seraient peut-être différentes…
        Goebbels avait compris l’intérêt de la propagande de masse, sur le peuple. Les firmes appliquent les mêmes recettes…

      7. @Vincent Rey:

        On doit bien sur prendre en compte le poids de la publicité agressive ou manipulatrice dans le « pousse au crime » consumériste , mais de là à assimiler Goebbels et Audi , et la « propaganda » à la publicité ou les artifices de vente …Sauf si vous assimilez la cupidité à la négation de l’autre .

        Surtout , ça n’est qu’une partie , entre autres et dans ma propre panoplie des acteurs et lignes de force , de ce « pousse au crime  » ( hélas pas cantonné à la bagnole ).

        PS : jusqu’à ce jour , ma seule association de Goebbels ( et Von Ribbentrop et quelques autres ) avec des véhicules motorisés , c’était l’imitation du démarrage d’une moto en employant les noms de ces charmants messieurs .

      8. Salut Cloclo,

        C’est une analogie, équivalence de rapports, pas une stricte comparaison. Bien sûr que de nombreux facteurs rentrent en ligne de compte : surexploitation, pollution, climat, effets de seuil, et bla et bla et bla…

        Mais tu nous vois changer de modèle ou de mode de vie ? C’est une invasion de cliquets ! Quant à la bêtise elle est généralisée, les réponses ça fait v’là l’temps qu’on les a, chacun le sait et personne le f’ra : « pourquoi moi d’abord ? » Le problème n’est pas la compréhension, c’est la mise en oeuvre. Et le timing.

        D’où la tôle.

        Mais au fond, j’m’en fous… Sont vraiment trop cons !

        https://www.youtube.com/watch?v=s3D9oCH4zsc&index=3&list=PLO_cMT-h1bHoxwDzk0b-aaLP-0aXfE90X

      9. Sur la pointe des pieds,

        C’est bien pour cela mon cher 2casa que je vais sans trop tarder me mettre de ce pas sur un autre ouvrage. Oui le temps c’est ça le luxe, et je commence à en manquer un peu, du moins il prend de plus en plus de valeur.

        J’ai bien aimé traîner par ici et lire souvent depuis 2007, du temps ou Jorion avait des lunettes de soleil et quelques années de moins, mais sur la gratuité de recette je n’ai pas, comme personne j’en ai bien peur. Comme sur les élections, les sempiternelles espérances en une Europe sociale et unie, portées ad nauseam par plusieurs ici, ne sont que de pieux rêves sur un champs de ruines. Puis tout les mous et les relativistes, voir les « pures » du coin ne m’excitent plus du tout. Toujours la même tambouille qui a fini par avoir raison de mes papilles gustative.

        Je retourne au réel de la proximité immédiate, et des vrais idéaux. Advienne que pourra, m’en cogne un peu je crois aussi, mon avenir se lit dans les yeux d’un petit d’homme de 5 ans et de sa génération.

        Si mes souvenirs sont bon, Paul Jorion a un petit Théo, http://www.pauljorion.com/blog/2009/08/02/theodore/, mon seul conseil de père, sera profite de lui et donne lui ton amour, ainsi amha tout ira mieux à partir de ce simple geste, le reste c’est de la foutaise de et pour de grands désoeuvrés !

        A plus les gens et bises les gosses !

      10. La bise à Théo et à Clo Clo junior .

        On compte sur ce dernier pour faire l’éducation de son père , et nous le ramener un jour , si le blog a fait des petits .

  16. en parlant de decroissance…

    Et si , malgrés les efforts meritoires de certains promoteurs de la simplicité volontaire, l’augmentation de la temperature s’elevait de 5 à 6 degrés dans un futur proche , l’agriculture , les forets , y survivraient – elles ?

    La decroissance involontaire succederait , et avec quelle ampleur , à la decroissance volontaire ; l’acuité des problemes moraux , sociaux, , prendrait aussi une toute autre ampleur…

      1. ecodoube
        la question que je posais, dans le commentaire precedent avait plutot trait à la venue d’une realité climatique beaucoup plus grave qu’annoncée , assurement plus interessante qu’un simple jeu sur les mots.

      2. Pat Attalo
        Faut être précis avec l’emploi du mot « décroissance » sinon cela laisse penser que vous en usez comme étant le contraire de la sacro-sainte croissance des fous furieux qui ne parlent jamais d’énergie lorsqu’ils causent économie révélant ainsi qu’ils ne savent rien, ni de l’économie, ni de la croissance, celle-ci impliquant un pétrole disponible en quantité toujours croissante.

        Pour ce qui est des prévisions de l’ampleur du réchauffement climatique, elles sont largement sous-évaluer pour l’instant car il y a des effets « boule de neige » en préparation qui ne sont pas tous identifiés et qui n’ont pas encore donné. Les prévisions à venir des climatologues ne cesseront donc pas de donner des températures à la hausse ; toujours en croissance. Les économistes devraient être contents : la croissances des prévisions va croître. Reste plus qu’à créer un produit financier adossé à la mer qui monte et qui se réchauffe et nous serons sauvés. Une équation mathématique du 37 ième degré devrait faire l’affaire.

    1. @2Casa

      C’est vrai qu’il y a en de plus en plus en circulation. C’est un peu Luna park des 4×4 et surenchère de Cayenne au pays des friqués. Idem pour les bateaux. Sauf que, certains, blindés ou pas, en ont vraiment une utilité certaine et évidente, quand d’autres évidemment, se la jouent allègrement. Bof, chacun son truc. Surtout, quand on sait, comme l’a souligné Juan, qu’avec une berline même « moyenne », on a actuellement, et ce, sans trop débourser, des voitures plutôt fiables et de qualité supérieure (conso et confort, et performances techniques et technologiques, ex : tous les diesels ont un turbo) à ce qu’il se faisait il y a 40 ans.

      « Alors oui, tout le monde aspire à l’ostentation du mastodonte »

      Heureusement que non, mais plus étonnants, beaucoup n’hésitent pas à se mettre un gros crédit sur les épaules pour se « payer » le dernier SUV jap, d’excellente qualité au demeurant ( les « japonaises » sont redoutables), alors qu’ils ont tout juste un smic et/ou de quoi se nourrir. Bouffonnerie no limit.

      Yep, le techno-Jurassic connecté à donf, qui te fait le café et les tartines beurre-confiture, dans les bouchons, en mode xpresso, est très à la mode. Sauf quand les fils se touchent et que la techno-bécane vieillit mal et commence à bugger en mode verlan . Le prix des pannes aussi, est mastodontesque, certains se sont fait grave surprendre, une pièce chez Nissan, c’est, comment dire…
      Mais bon, quand on a le pognon et l’égo ad-hoc, pourquoi « s’emmerder » avec des « états d’âme » et de l’attention à autrui et à l’environnement. Puisqu’on vous dit que c’est techno-lifto-durable compatible, merde quoi. No way. Zyva, touche pas à mon nombril, ma tour d’ivoire,mon précieux, mon joujou, ma caisse. Mais bon, le cochon et son joli pti tire-bouchon, aussi, aime montrer son gros groin rose à ses congénères, ah ! What else Georges ? Ben, pour la voiture électrique et les hybrides, yep, le décollage est laborieux.

      1. Hyperbole, Gudule, hyperbole… ‘Tain si faut expliquer toutes les figures de style, ça va faire catalogue pharmaceutique… Pire : on va me prendre pour M. Morlie ! 😉

      2. « Hyperbole, »

        Voui , j’ai vu, bon ben, vous n’êtes pas le seul à hyperboler…
        Ainsi va la vie. M’enfin, avec le bol vide d’aucuns disent que ça le fait moins, parait-il. Comme quoi.

  17. C’est drôle que vous ayiez pris comme élément de comparaison initial l’année 1973 car je crois que c’est cette année là qu’est apparue l’expression  » small is beautiful  » , du titre d’un bouquin d’un économiste ( que je viens de retrouver , un dénommé EF Schumacher) . Le sous titre était : une société à la mesure de l’homme .

    Si l’expression a fait flores , son succès en application numérique est plutôt un échec .

    Les banques : too big
    les multinationales : too big .
    les structures économiques : too big
    les structures sociales : too big
    les structures politiques : too big
    les voitures : too big;

    too small , too big , too everything …

    Jamais trop rappelle Socrate .

    1. Juste pour faire le lien avec l’ami ( très lointain) Eninel, une tentative de synthèse !

      Les syndicats ? too small pour les adhérents, – et c’est pas beautyful-
      Too far or too high, and too big pour les services rendus, s’agissant des directions.

  18. @ Vincent Rey.
    Mystère.
    Je peux la tenter cynique: grâce à ces Sinistres, on crèvera plus vite.
    Mais en fait, je suis un optimiste invétéré et de moyens limités: le mystère reste entier.

  19. A Vincent Rey

    Le fait que la voiture grossisse, que le frigo triple A fasse 40% de volume en plus, ou que nos maisons RT 2012 soient elles aussi plus vastes (pour habriter nos familles monoparentales, forme peu économe d’unité de vie, si il en est…)

    Tout cela montre simplement que nous prenons tous ce que nous pouvons prendre : est-ce nouveau ?

    Mais c’est un detail par rapport a l’humanité en cours d’accès à l’energie : alors que faire ?

    Pour moi l’energie, si elle n’est pas mise en oeuvre au kilowatt près de façon raisonnée par rapport à notre niche écologique est juste un moyen d’emprunter de la prospérité aux générations futures.

    Je vois pas trop comment passer fe la foire actuelle a quelque chose de passable, l’inégalité etant l’obstacle majeur….

    1. Intégrer le deuxième principe de la thermodynamique dans la réflexion, c’est ce que la nature a fait.
      Merci à Gudule pour les liens sur l’arbre.
      Effectivement comme le dit le garde forestier Peter Wohlleben, c’est une question d’équilibre.
      L’application du deuxième principe de la thermodynamique à l’ensemble de nos activités est une condition de cet état d’équilibre.

      1. Au juste, qu’est-ce qui n’est pas une question d’équilibre ? Plus fort: où se trouve le juste milieu ? Quand en faisons-nous trop ou pas assez ?
        Acceptons-nous facilement le jugement et les conseils d’un connaisseur de la question ? toujours trop personnelle, ou spécifique – non généralisable- bien entendu.
        Comment percevoir la mesure en toute chose ? Et s’y tenir ? La pondération est la chose la moins partagée – j’en suis la preuve-
        Et par dessus tout: comment agir collectif , une fois l’équilibre déterminé?

        Guimauve, porte ouverte, « cinéma pour aveugle » : faites votre choix.
        ( le détenteur du copyright de « cinéma pour aveugle » se reconnaîtra…)

        Et si , comme le suggère Pat Attalo, nous n’avions plus le temps?
        Et si, sur le très court terme, la « Nature » était caractérisée par la démesure et la violence ? Ce qui se promène autour du 45.ième parallèle nord ( et dans nos régions seulement) nous, sommes des privilégiés, absolument pas un exemple universel, encore moins celui d’un équilibre perdu.

        Et si au contraire, il fallait des actions de rupture, un déséquilibre total et maîtrisé, dans un sens ou dans l’autre ?

        Que le permafrost puisse relarguer brusquement son méthane, ou les océans faire de même avec leur hydrate de méthane devrait devenir un pb angoissant, hors de tout équilibre.

        Surtout, ne prenez rien de ceci comme une critique… une pique, tout au plus.

      2. L’équilibre personnelle , c’est à chercher par la « philosophie » personnelle .

        L’équilibre collectif , c’est à chercher par la responsabilité .

        Il y a eu un début d’échange intéressant sur cet aspect de la difficulté de passer du local à l’universel , sur France inter entre 13h30 et 14 heures , entre Onfray , Glucksman et Polony ( plutôt sur la fin du podcast) …sans plus de réponse que ce que nous n’avons pas encore trouvé ici :

        https://www.franceinter.fr/emissions/questions-politiques/questions-politiques-24-septembre-2017-0

        Je me suis déjà répandu sur l’échec jusqu’à ce jour de la pensée anarchiste pour résoudre l’équation , et sur les limites du multilatéralisme même huilé de la « subsidiarité » .
        Un progrès sans doute possible par un mode multipolaire , mais le hic , urgence écologique , numérique , fianciaro-systémique aidant , c’est que les enjeux forts et vitaux sont aujourd’hui mondiaux et nécessitent donc une réponse mondiale .

      3. Mon lien n’est pas le bon , et je ne sais pas retrouver ce qui a fait suite , avec Onfray , après ces 20 minutes de commentaires d’actualités de la semaine par Polony et Glucksman .

    2. Thomas,
      ce qui est sûr, c’est que rien ne pourra se faire, sans comprendre ce qui se passe. Chaque KW utilisé au mieux oui, comment être contre ?
      Mais avant ça, il faudra que la population comprenne les mécanismes du rêve et de la frustration, utilisés par les firmes. Car une réforme autoritaire visant l’environnement n’a aucune chance de réussir.
      Depuis quelques mois, les slogans aristocratiques d’Audi ont débarqué sur France Inter. C’est une nouvelle capitulation, dont certes, on n’a pas besoin.
      L’abandon de la publicité – ou du moins la mise à l’amende des firmes, lorsqu’elles empruntent des moyens de communication de masse – et un retour à la liberté totale de l’information, ce sont pour moi les 2 clés de la défense de l’environnement.

      1. La situation est celle d’une explosion, dans laquelle le superflu n’est pas la seule question à résoudre. L’idée de la santé, ici et maintenant, ou bien de l’espérance de vie et d’un certain nombres de « droit à » qui nous semblent acquis, posent des problèmes aux générations futures.
        La seule façon de se sortir de là, à mon avis c’est de partir du nombre de kilowatt que la planète supporterai de voir bruler, et de tenter de dessiner la société égalitaire que l’on peut faire tourner avec ça….

      2. PS Tu dis « Mais avant ça, il faudra que la population comprenne »

        je ne crois pas qu’une « population » puisse « comprendre », et surtout pas par le biais d’une « information ».

        La réalité « c’est quand on se cogne » tout le reste, c’est du marketting, en face duquel un autre marketting pourra faire faire le chemin inverse.

        Et même la réalité, ça ne reste pas vissé dans la tête de l’homme bien au delà d’une ou deux générations (Cf les guerres et autres fièvres chroniques de ‘histoire) ou Macron qui revient au XIX eme siècle du droit du travail en appelant ça le progrès….

        Là on a aussi un vrai problème : L’oubli de principes vitaux.

      3. Thomas,
        Si tu vous êtes ici, c’est bien que vous comprenez ce qu’explique Paul Jorion non ? Pourquoi d’autres ne pourraient pas comprendre ?

        Ce n’est d’ailleurs pas si compliqué :
        1 : le produit ou le service aristocratique d’aujourd’hui sera proposé à tous demain.
        2 : l’intérêt individuel prime toujours sur l’intérêt collectif.

        si on a bien compris ça, après, il me semble qu’on peut avancer, sans se résigner à un Pol Pot écologiste.

  20. Oua, je viens de terminer la lecture in extenso de tous les commentaires. Désolé si je fais des fautes j’ai pas le bac.
    En revanche je sais d’après les photos d’époques « Daguerréotypes » que certains hommes aimaient porté chapeau haut. des chapeaux très haut qui les les rendaient pensaient ils très distingués.
    Le chapeau haut de forme n’offrait rien de plus comme service que de couvrir la tête. Peut être l’esthétique particulière faisait qu’ils découvrait le « chef » soit la tête par jour de grand vent.
    C’était un chapeau qui demandait plus de matière à la réalisation et des matières plus « nobles » car il était très courtisé par les rentiers « Rougon Magnart » de Balzac et autres dignitaires et élus.
    Ce chapeau était un ustensile de reconnaissance et d’appartenance à une certaine classe sociales.
    Mon père était technicien au PTT (Poste Télécommunication et Télégraphes) en 1967. On se moquait de lui et on disait qu’il avait un Petit Travail Tranquille. Comme il avait été mobilisé dans les Télécom au cours de la guerre d’Algérie et qu’il avait entendu des horreurs, comme il avait un deuxième travail comme réparateur de machine à laver le linge pour pouvoir payer le crédit de la maison à Toulouse, il avait acheté une R8 Major bleu dont il avait modifié le vase d’expansion pour aller en mission en coopération en Algérie, non pas seulement parce que sa feuille de paye était multiplié entre 2 et 3 mais aussi pour se racheter de ce que certains avaient commis comme horreur.
    La R8 de mon père était notre fierté celle d’un classe de fonctionnaire non militant, et profondément humaniste.
    La voiture servait à se déplacer d’un point A à un point B bien mieux que le tandem qu’il avait connu avec ses parents pour partir en vacances.
    Le Q7 contre laR8 est pour moi la même chose que le chapeau haut de forme face à la casquette de l’ouvrier. (Mon père à toujours revendiqué qu’il était un ouvrier).
    Dernièrement ma sœur pour qui j’ai une grande tendresse m’a fortement déçu dans le sens ou je ne la savait pas elle issue de l’intelligentsia du PCF gagné de fait par le standard et confort bourgeois, alors qu’elle avait comme première voiture une R5 m’affirmant que de faire un Paris Perpignan en Polo des années 2000 serait une « épreuve » où quelle que chose du genre.
    « Mais les mots me manquent » (Il n’y a pas d’arrangement, Zebda) et j’aurais besoin d’un certain bon Docteur Jorion ‘pour la lecture psychanalytique) et/où encore plus du bon Docteur Bourdieu pour dire que ce « match » R8 contre Q7 est aussi me semble t-il de l’ordre de la distinction sociale tout comme le chapeau haut de forme contre la casquette.

    Le point de vue de ma femme « fan de Colombo »
    Encore une histoire de « quéquette » dirait mon épouse, il faut bien que la puissance ou la supposée puissance phallique s’exprime par la taille, les chevaux …. elle qui roule en Panda 2 gpl car son avec son bac en poche elle m’a dit que dans le rapport poids puissance la voiture devait être légère pour que le moteur soit le plus petit et le moins groumant selon les lois de la thermodynamique. GPL c’est son coté infirmière son coté santé à ma chérie, car avec son sa deuxième clef à mollette que je lui est décerné (équivalent d’une deuxième étoile en ski) elle fait sa vidange ma « môme » qui « joue pas les starlette, elle pas des lunettes de soleil (si si elle en met) » Jean Ferrat.
    Alors bonne lecture à toutes et à tous, avec toute ma tendresse d’humain dans le sens de la philia et un peu d’agapé mais l’eros c’est pour ma « mome ».

    1. La comparaison avec le Haut de forme est bonne. Car le chapeau augmentait la taille, élevait l’homme au dessus des autres, exactement comme le 4×4. Et comme vous dites, il n’avait pourtant pas d’autre utilité que de couvrir la tête !

  21. Et pourtant des chercheurs travaillent sur les piles à combustibles, sur la production d’hydrogène à partir d’ENR, sur les bâtiments à énergie positive.
    J’imagine bien dans une vingtaine d’année de petites voiturettes autonomes pesant au maximum 300 kg, assureront une bonne partie des déplacements terminaux en ville. Certains préféreront le vélo électrique, 30 kg pas plus.

    Nous ne sommes pas à l’abri de surprise car l’homme est ainsi. Au bord du précipice, il essaye de trouver des solutions.

    Concernant le pétrole, ceux qui n’ont pas encore compris qu’il faudra s’en passer et que nous trouverons d’autres solutions ne comprennent pas bien comment fonctionne l’animal humain.
    Autant éviter le précipice et changer de direction le plus vite possible.

    Il y a tout de même des raisons d’être inquiet, très très inquiet quand on voit comment, collectivement, nous sommes incapables de corriger le tir à la vitesse où il le faudrait.

    Personne ne veut perdre, personne ne veut lâcher volontairement une partie de son pouvoir d’achat. Nous sommes toutefois capables de laisser faire si l’autre perd tout pour une raison pour laquelle nous ne ressentons qu’une faible voire aucune culpabilité individuelle : c’est la faute au chômage, à la guerre, au changement climatique.

    Notre intelligence collective est-elle plus limitée que nous le pensons ?

    1. Yves,
      La technologie vous rend optimiste, mais je crois que vous vous trompez. Il y avait une pile à combustible dans le LEM en 1969. Il me semble que si on s’était sincèrement intéressé à cette technologie, on aurait depuis longtemps des voitures propres dans les rues.
      Les innovations techniques risquent de ne produire aucun résultat, si on ne dévoile pas le mécanisme de la concurrence, qui se nourrit en permanence, des déséquilibres qu’elle crée entre les classes sociales.
      L’exemple le plus marquant pour illustrer ceci, c’est le voyage en avion. Il était autrefois l’apanage des notables, et le service à bord était à la hauteur du respect que l’on devait à ces passagers de marque : hôtesses ravissantes sélectionnées dans les bonnes famille, Champagne, et attentions diverses…
      Or, les nuisances du transport aérien, n’ont pas pesé lourd, face aux profits espérés de faire accéder le plus grand nombre, à ce qui était jusque là, réservé aux classes supérieures de la société.
      Et je ne crois pas me tromper en affirmant qu’en prenant l’avion, la caissière de supermarché comble autant son besoin d’accéder à un service aristocratique, que celui de se rendre quelque part.
      Et ce que l’on nomme volontiers « démocratisation du transport aérien », n’est en fait rien d’autre, qu’un nouveau comblement de ce que j’appellerai un « déficit d’aristocratie ».
      Sans doute la pile à combustible ou la Zoé, n’ont pas encore gagné assez en noblesse, pour que tout le monde en ait envie. Mais la Q7 oui : « c’est la classe » (sociale ++) d’avoir une bagnole comme ça.

      1. Vincent,

        J’ai cru comprendre que l’espérance de vie des gens déprimés était plus faible que celle des gens qui ne le sont pas.
        Selon vous, jusqu’où faudrait-il revenir en arrière ?

        Je ne vois qu’une gouvernance mondiale qui pourrait nous faire avancer mais le chasseur cueilleur n’est toujours pas conformé pour laisser une quelconque ounce de pouvoir à un machin mondial.

        Faire la peau au système capitaliste ? Pas réaliste, on n’a même pas réussi à séparer les banques commerciales des banques d’investissement. Sans parler du too big qui ne l’est pas encore assez.

        De nouveaux droits de l’homme ?

    2. Yves, je vous recommande ces deux sites où l’on voit :

      1) Tous les avions en vol en temps réel https://www.flightradar24.com/44.99,-3.64/5

      2) Tous les navires en mer en temps réel https://www.marinetraffic.com/fr/ais/home/centerx:-12.0/centery:25.0/zoom:4

      L’optimisme ne suffira pas à maintenir ce système, où beaucoup de choses ne sont pas remplaçables par des voitures à pédale….

      Après, cela ne sera pas différent, ce sera un autre monde.

      1. PS Et je vous fais grâce de la carte « camions », toute aussi délirante, et pour lequel moyen de transport il n’y a pas – non plus – d’alternative au pétrole (sauf à changer de monde)

    3. Yves : Selon vous, jusqu’où faudrait-il revenir en arrière ?
      Vous vous trompez sur mon compte Yves , je ne souhaite pas revenir en arrière, bien au contraire.
      Mais le fait que vous posiez la question, montre que vous estimez que le meilleur de la technologie émergera nécessairement du marché. C’est faux, et on en a la preuve il me semble assez souvent.
      Les technologies nouvelles qui émergent sur le marché sont celles qui ont donné le meilleur compromis : dans le cas de la Q7, il est évident que la taille des roues, le poids, la puissance du moteur, ont été choisis comme « plus-value aristocratique », d’une façon assez exclusive. Une faible puissance, ou un meilleur rapport poids/puissance, ou une pile à combustible, n’apportaient sans doute pas la même plus-value, ou bien le profit que l’on pouvait en tirer était moindre.
      Il faut peut-être à ce titre, reconnaître un certain courage à Carlos Ghosn, car en privilégiant l’électrique, dans ces conditions de concurrence, il a fait preuve d’un certain panache. Mal lui en a pris, semble-t-il, avec la Zoé qui se vend mal. S’il avait commencé le « tout électrique » par le très haut de gamme, la « plus-value aristocratique » de l’électrique aurait peut être eu une chance d’entrer dans les esprits…et il aurait ensuite pu faire descendre le « tout électrique » dans les modèles inférieurs…
      C’est comme ça que je vois les choses, et j’imagine que chez Audi, quelques ingénieurs ont des problèmes de conscience devant le Q7, et qu’ils doivent s’arracher les cheveux. Nombre d’entre eux sont très certainement prêts à faire autre chose, du très bon travail, plutôt que de verser, modèle après modèle, dans cette imbécillité de la puissance superflue.

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