L’actualité de la crise : LA GROSSE AFFAIRE A VENIR, par François Leclerc

26 février 2012 par François Leclerc | Print L’actualité de la crise : LA GROSSE AFFAIRE A VENIR, par François Leclerc

Billet invité

Réunis ce week-end à Mexico, les ministres des finances du G20 ont, à défaut de décider d’un soutien financier au FMI, envoyé un signal clair à leurs collègues européens : « Finissez-en avec cette crise qui nous menace et traîne en longueur, en employant les grands moyens ! ». Renvoyant toute décision relative au renforcement des fonds du FMI afin de soutenir l’Europe à la prochaine réunion ministérielle d’avril prochain – l’assemblée semestrielle du FMI et de la Banque mondiale s’ouvrira le 20 avril – et à la constitution préalable d’un pare-feu européen très renforcé qui fait débat.

Isolés, les Allemands ont exprimé par la voix de Wolfgang Schäuble leur conviction que « cela n’a aucun sens économique de suivre les appels (…) à injecter de l’argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE ». Parallèlement, on a appris le report de la décision de mettre en commun les moyens du FESF (fonds européen de stabilité financière) et du MES (mécanisme européen de stabilité), initialement présentée comme pouvant être prise à l’occasion du prochain sommet européen des 1er 2 mars prochains. Les autres participants à la réunion se sont pour la plupart reconnus dans la position opposée exprimée par Angel Gurría, le secrétaire général de l’OCDE : « Pour être forts, nous devons avoir un pare-feu épais, un pare-feu élevé, un pare-feu large, un très grand pare-feu qui soit crédible ».

Tim Geithner, le secrétaire d’État au Trésor américain, a mis les points sur les « i » en déclarant que « la meilleure manière de procéder, si vous voulez résoudre une crise qui met en péril votre économie et votre position budgétaire, c’est de prendre l’engagement d’en faire plus que nécessaire », tandis que Guido Mantega, le ministre brésilien qui s’exprimait au nom du BRICS, n’y a pas mis les mêmes formes : « les pays émergents ne vont aider l’Europe qu’à condition qu’elle renforce son pare-feu et fassent plus que ce qu’elle fait actuellement avec son fonds de stabilité ». Ce même raisonnement a été adopté par le FMI, qui a réduit au minimum sa participation au plan de sauvetage de la Grèce, en attendant d’en savoir plus à ce propos. Enfin, sur le même registre mais en plus direct, George Osborne, le ministre britannique, a posé comme préalable de « voir la couleur de l’argent de l’Eurozone ».

Pour finir, les débats auraient d’après les agences de presse été occupés par la mise au point du communiqué final et par le délicat choix entre « essentiel » ou « important » pour qualifier l’accroissement des ressources du FMI.

Cette critique quasi unanime des Européens reflète la crainte que la crise qu’ils ne maitrisent pas se poursuive sans fin et dérape, affectant l’un des grands marchés mondiaux et par ricochet les exportations de tous, Américains compris. Elle a aussi valeur de mise en garde à propos de ce qui va suivre aux États-Unis.

Charles Dallara, le directeur général de l’Institute of International Finance, a en effet dit tout haut ce que tous pensent tout bas : le retour de la crise de la dette américaine est programmé, une fois le cap des élections présidentielles passées, et c’est la grosse affaire à venir. Il importe donc que la crise européenne soit auparavant stabilisée, afin qu’elles ne soient pas simultanées, car l’impact potentiel de la crise de la dette américaine est énorme.

Les pronostics économiques de la Fed ne sont pas brillants, celle-ci reste d’ailleurs sur le qui-vive, prête à intervenir à nouveau en cas de menace de récession et de déflation. Ce qui réduit les marges de manœuvre du futur exécutif américain qui ne va pas pouvoir toujours repousser l’échéance de choix qui opposent les républicains et les démocrates au Congrès à propos de la manière de réduire la dette, et le paralysent. Ce n’est pas seulement la classe politique qui va être placée devant ses responsabilités, c’est la société américaine qui va devoir se résoudre à voir mettre en cause ses fondements pour changer, d’une manière ou d’une autre.

L’Europe est placée devant la mise en cause de l’État providence, les États-Unis devant la fin inéluctable du rêve américain. Voilà ce que la crise peut offrir pour l’avenir.

Si l’on se tourne vers l’Asie, le continent de tous les miracles annoncés, l’existence d’une gigantesque bulle financière et immobilière chinoise, qui peine à être contrôlée, ainsi que le ralentissement de la croissance, relativisent la contribution à la croissance mondiale qui peut être escomptée de la Chine. Quant au Japon, désormais troisième puissance économique mondiale après la Chine et les États-Unis, il ne parvient toujours pas à sortir de sa trappe à liquidité en dépit des crédits affectés aux grands travaux de la reconstruction post-tsunami ; alors qu’il va contradictoirement devoir prendre des dispositions afin de réduire son déficit public prochainement, dans l’obligation de financer sa dette sur le marché mondial et d’en affronter les conséquences. Tout le camp occidental est à un titre ou à un autre atteint par la crise de la dette.

Le Bundestag devrait adopter demain lundi le deuxième plan de sauvetage de la Grèce, avec comme argument essentiel que c’est la moins mauvaise des solutions. Les responsables politiques des partis de gouvernement, qui s’affirment comme tels et affectionnent en temps normal de jouer les visionnaires, ne le sont guère quand il s’agit de la crise de la dette et des moyens d’en sortir.

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92 commentaires

  1. Léoned

    Je n’ai qu’une question : « Quand va t-on se décider à virer la bande à Merkel ? »

  2. Alain Loréal

    « Les responsables politiques des partis de gouvernement, qui s’affirment comme tels et affectionnent en temps normal de jouer les visionnaires, ne le sont guère quand il s’agit de la crise de la dette et des moyens d’en sortir. »

    N’est-ce pas Michel Rocard (sauf erreur toujours au PS) qui proposait quelques pistes ICI

    • taratata

      @ Alain Loréal
      Rocard :
      « …. Mais en 1933, Franklin Roosevelt avait toute la finance contre lui lorsqu’il a imposé la séparation absolue des banques de dépôt et d’investissement, et pendant soixante ans le monde a vécu à l’abri des crises financières… »
      Mais , mais , mais … c’est du Jorion dans le texte !
      Que n’a-t-il pensé à ça lorsqu’il avait du pouvoir …

      Rocard encore , ce dangereux révolutionnaire , 82 ans aux prunes : « …Nous avons oublié d’être radicaux dans nos manières de penser.  » … Bientôt il va s’intéresser à l’histoire de l’anarchie !
      Le même , conseillant la lecture de Hannah Arendt , ça vaut son pesant de cacahuètes !

      A propos du nucléaire :
      Mais le nucléaire tue…dit le journaliste
      « …Il tue beaucoup moins que le charbon, cancers compris.  » 9 mots ! Hop ! Voilà l’affaire réglée !
      ( Fukushima affectera seulement l’hémisphère nord , c’est vrai … )
      Et un peu plus loin ( il plaide pour la fin du travail ) :
       » Il faut reconnaître que la réduction du temps de travail est devenue un dangereux tabou. Exactement comme le nucléaire.  »
      Mais , étrangement , un peu avant , il tempête :  » Je dénonce la stratégie diabolique des Verts qui ont convaincu la Suède, l’Allemagne, la Belgique et l’Italie de sortir progressivement du nucléaire en deux ou trois décennies. Ils vont créer au centre de l’Europe une véritable famine énergétique au moment où les quantités de pétrole et de gaz vont baisser. C’est suicidaire !  »
      Perdrait pas un peu les pédales , des fois ?

      • Yann Q.

        Mais il oublie le potentiel énergétique du croisement des ENR et technologies de l’information décrit nottament par Jeremy Rifkin dans son dernier livre !

      • jducac

        @ taratata 27 février 2012 à 05:25

        Ils vont créer au centre de l’Europe une véritable famine énergétique au moment où les quantités de pétrole et de gaz vont baisser. C’est suicidaire ! »

        Michel Rocard est lucide et objectif. Il a peut-être fini par prendre conscience, au soir de sa vie, que l’énergie est ce qui alimente la vie. Hélas beaucoup n’ont pas encore fait cette démarche de pensée. Depuis 2 siècles la civilisation industrielle, qu’on aurait dû appeler civilisation des ressources non renouvelables, s’est hissée à un haut niveau de vie (confort de vie) en puisant à bon compte dans ce que la nature avait stocké depuis des millions d’années sous forme de restes d’organismes vivants.

        Les peuples qui, dans le sous-sol de leurs pays, détenaient ces trésors, vont peu à peu prendre conscience de ce qu’ils n’ont pas vendu assez cher ce qui leur permet de vivre. Le retour de bâton risque d’être terrible pour l’Europe, grosse consommatrice en énergies stockées. Après avoir consommé le peu qu’elle possédait, elle a usé (abusé) de son avance de développement et de rapports de force favorables, pour se procurer à bon compte ce qui lui a permis de bien vivre. Ce temps là s’achève, et on est en train d’assister à un mouvement de colonisation en sens inverse.

        http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/06/10/2519469_l-arabie-saoudite-a-la-pointe-des-investissements-immobiliers-parisien.html
        http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/12/09/97002-20111209FILWWW00464-un-fonds-qatari-pour-les-banlieues.php
        http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/le-qatar-investit-de-plus-en-plus-sur-la-cote-dazur.799770.html

        L’Europe, notamment la France, vivent au dessus de leurs moyens et, pour financer leurs vieux jours, vendent leur patrimoine.

        Si elles se rendaient totalement dépendantes, énergétiquement, de la même zone d’approvisionnement d’énergétique, alors leur avenir serait encore plus hypothéqué.

      • Gyps

        « …. Mais en 1933, Franklin Roosevelt avait toute la finance contre lui… »
        Non seulement la finance, mais l’industrie qui s’opposait à sa politique, même pendant la guerre. C’est ce que raconte J-K Galbraith dans son livre ‘Des amis bien placés »

      • ERIX le Belge

        @ jducac
        Vous mettez quelques ingénieurs autour d’une table avec la moitié du budget investi dans Cadarache (ou l’EPR, ou autre chose) et vous trouverez un solution de STOCKAGE de l’énergie. L’énergie est disponible à foison autour de nous, le soleil est la plus gigantesque centrale à fusion nucléaire de tout l’Univers proche… Pas besoin d’installer des bombes potentielles à côté des villes…
        Le pétrole, le charbon… c’est juste le travail de la nature que nous sommes incapables de reproduire (par paresse, par bêtise, par intérêt… ). Ce sont des vecteurs énergétiques, bien plus que de l’énergie.

        Tout cela n’est qu’une question de volonté. Ah le retour à la bougie. Ah la paralysie de l’économie !.. Pendant ce temps-là, l’énergie centralisée concentre le pouvoir…
        Ce n’est que poussé dans le dos que l’homme se mobilisera. C’est vrai que ce n’est pas raisonnable quand il n’y a pas de solution en vue, mais ici il y en a, et des tas…

        C’est vous qui irez réparer la centrale qui aura pété, dont le couvercle aura sauté, usé par 40 ou 50 ans de radioactivité sous pression ? Ben non, ce sera les pauvres types mal payés, intérimaires de sociétés sous-traitantes d’EDF… Vous serez bien au chaud chez vous à vous chauffer à l’électricité, ou vous aurez pris l’avion pour aller vivre ailleurs si ça tourne au vinaigre…

        C’est maintenant qu’il faut se réveiller, et pas comme vous le dites si bien, quand nous serons colonisés par ceux à qui il reste quelques gouttes de pétrole. Pourquoi toujours être condamné à la médiocrité ? Au manque d’imagination ?
        Un autre monde est possible. Il suffit de se battre contre les médiocres, contre les discours résignés ou catastrophistes qui poussent à l’inaction ou à accepter l’inacceptable…

      • Pendant la période de grand froid, la France a dû importer de l’énergie électrique du nord de l’Europe ou vent et soleil boostaient les renouvelables. Par contre, le nucléaire çà ne sait ni accélérer ni freiner assez rapidement pour faire face aux situations exceptionnelles.
        Encore une semaine de froid et les rivières qui refroidissent les centrales gelaient et , hop, plus d’eau de refroidissement et fermeture des centrales ..
        Si la France a beaucoup surconsommé dans cette période c’est à cause d’un taux de chauffage électrique dix fois supérieur à ce qui se fait dans les autres pays. EDF continue à promouvoir de type mode de chauffage alors que tous (enfin ceux qui sont un peu scientifiques) savent que le rendement de transformation de l’électricité en chaleur est le plus bas qui puisse s’imaginer.
        Ce qui est décrit plus haut est l’illustration d’un système technique qui, assoiffé de dominance jusqu’à l’excès, s’engage dans de dangereuses impasses.
        Un mix énergétique et surtout les économies d’énergie sont les meilleures voies vers une sortie par le haut du quasi monopole nucléaire dans la république des ingénieurs trop surs dans leur déraison.

      • j.gorban

        SURTOUT , ROOSEVELT AVAIT LE MOUVEMENT SOCIAL QUI LE POUSSAIT AU CUL

        car la très grande différence entre maintenant et 1933, c’est que les capitalistes n’ont pas peur d’un mouvement social moribond

        et l’on se retrouve avec le paradoxe d’une crise capitaliste où ce sont des solutions ultra-libérales qui sont promues ……. pour l’instant.

        que les peuples commencent à vraiment bouger et les capitalistes trouveront un roosvelt et/ou un hilter

        socialisme ou barbarie

    • Michel Rocard me fait penser à un autre socialiste, le Portugais Mario Soares, qui découvre certaines vérités en fin de carrière. Cela mérite, en effet, d’être relevé.

      • Marlowe

        …en fin de carrière.

        Vous vouliez dire trop tard.

      • baloo

        Coucou,

        Vous ne croyez pas que l’energie vitale est plus importante que l’huile de roche ?

        Croyez vous qu’un smicard ou smicard et demi, soit un gros pourcentage de la population , française vit au dessus de ses moyens ?

        Comme disait coluche, « y vont être content les pauvres de savooir qu’ils habitent un pays riche »

        La France ni l’europe ne vit au dessus de ses moyens. Il s’agit surtout d’un probème de répartitions des revenus du travail, quelques pour cent pour re-équilibrer le paquebot avant qu’il ne s’echoue.
        Mais pour cela, et je partage beaucoup de ce que je lis sur ce blog, il faut sans doute changer de paradigme, de process , peut-être de façon de vivre. Si on est optimiste on peut esperer que cela se fasse dans le dialogue et la discussion pacifique.
        Si on est réaliste, çà va etre trés dur de changer la circulation actuelle de l’argent, et la France, dans le vaste monde, c’est peanuts.

        Bonne journée

        Stéphane

      • jducac

        @ baloo 27 février 2012 à 10:50

        La France ni l’Europe ne vit au dessus de ses moyens. Il s’agit surtout d’un problème de répartition des revenus du travail, quelques pour cent pour re-équilibrer le paquebot avant qu’il ne s’échoue.

        Etes-vous bien certain de ce que vous déclarez ? Avez-vous bien poussé votre réflexion et votre analyse suffisamment loin pour être allé au fond des choses ? Avez-vous bien vu comment fonctionne le monde au lieu de rester à la surface des évidences trompeuses ? Suffit-il que sur un territoire donné il n’y ait pas de riches pour que chacun vive de mieux en mieux ?

        Probablement pas. Pour vivre de mieux en mieux, il faut privilégier l’investissement, afin de l’adapter le capital à l’évolution de son environnement. Or, pour investir, il faut constituer des réserves, de l’épargne, laquelle résulte d’une volonté de consommer moins que ce que l’on produit. Pour y parvenir, il faut que globalement une communauté accroisse ses réserves en vue de les investir dans de nouveaux moyens de production bien adaptés à l’évolution du monde.

        Il faut, pour cela, un esprit majoritairement capitaliste, celui qui guidait le comportement de toutes les couches sociales, y compris les plus modestes, jusqu’à l’après dernière guerre, mais il a été abandonné. Ceux qui l’ont conservé, voyant qu’une majorité de gens, y compris parmi l’élite, n’être motivés que par la consommation, cessent d’investir dans leur pays qu’ils voient voué à un inexorable déclin. Ils préfèrent aller investir dans les pays émergents dans lesquels ils ont une plus grande confiance.

        Quand un pays consomme plus qu’il ne produit, il se vide de sa richesse, il consomme son capital productif tel ces grandes familles qui n’ont pas su s’adapter à l’évolution et qui, pour maintenir leur standing de vie, finissent par manger leur patrimoine. Elles faisaient vivre un personnel nombreux et ont dû le réduire, le mettre au chômage, le pousser à l’exil et, malgré cela, elles ont fini par disparaître.

        C’est ce qui se produit avec la France et d’autres anciens pays du monde occidental qui ont mangé leurs richesses, lesquelles se fondent à la fois sur un capital matériel mais aussi un capital humain. Si ce dernier est devenu, moins bien instruit, moins entreprenant, moins combatif, plus jouissif que productif, plus anticapitaliste que capitaliste, plus tourné vers le présent que vers la préparation du futur, il est voué à être supplanté par d’autres plus vertueux, qui s’imposeront à lui et le soumettront.
        Il suffit de voir ce qui se passe en Grèce.

    • Dup

      Si Rocard avait eu le bagou de Sarko on en serait peut être pas la, n’heueu ;-)

      Un peu déçu par sa position sur le nucléaire mais il la justifie plutôt bien, la encore trop peu d’europe. Sans stratégie energétique commune ni l’euro ni l’integration fiscale et sociale ne serviront à rien.

  3. bertrand

    avant 6 mois les droits de douane seront rétablis entre pays européens.

    • richy

      quelle importance ?
      c’est tout l’ensemble des échanges qui est à revoir , démondialiser ! … ne révons pas , moi je crois aux complots (au pluriel ) car si j’étais à la place des puissants (ceux qui sont au dessus des politiques ) c’est ce que je ferais

      • bertrand

        Seul moyen de faire converger les économies disparates , rétablir les droits de douane aux frontières , selon filières , objets ciblés , bénéficiant de prix dumpés dans le pays de production.

    • pour quel impact? une majoration des prix des produits importés? c’est déjà pas évident de finir le mois mais si ce scénario prend forme, vous allez inévitablement voir arriver la récession. non? les fiers propriétaires de mercedes en citroen ! et bien fait pour eux :-)

    • taratata

      @ jducac
      Je t’invite à lire le joli message de Baloo…

  4. [...] Blog de Paul Jorion » L’actualité de la crise : LA GROSSE AFFAIRE A VENIR, par François Leclerc. [...]

  5. Martine Evraud

    Dans les évènements survenus ce dimanche à Sprimont (Liège), cette phrase est tout à fait interpellante : « Finissez-en avec cette crise qui nous menace et traîne en longueur, en employant les grands moyens ! ».
    Une milice privée venue d’Allemagne, armée, s’est attaquée à la filiale Liégeoise de l’entreprise allemande Meister.
    Objectif, s’emparer de l’outil par la force.
    L’action a échoué mais démontre que le capitalisme est capable d’agir par tous les « moyens » (ce dont nous ne doutions pas mais nous avons senti passer le souffle de la violence).

    • DUCASSE

      Il y a eu en France, dans les années 2000, un précédent en la matière, contre la société EUROFAC
      à Rai ( prés de la ville de l’AIGLE dans l’Orne ) : un convoi de gros camions assistés de vigiles (venus des Pays-Bas) a tenté de s’emparer de l’outil de travail pour l’emmener en Allemagne. Le curé a sonné le tocsin, le maire s’est mis en travers devant la porte de l’usine et le Sous-préfet de Mortagne au Perche est arrivé sur les lieux avec les Gendarmes..La nuit a été chaude, mais. » Les prédateurs « ont du repartir.
      A l’époque, l’Autorité judiciaire a fait son travail en sauvant cette usine, après avoir refusé d’ordonner l’évacuation des ouvriers qui occupaient les lieux.

    • ERIX le Belge

      Tout cela pour transférer l’outil de production d’une société qui fait des bénéfices en Tchéquie, pour augmenter encore plus les profits. Nous vivons dans une société de malades mentaux…

      Dans le début du documentaire « Inside Job », à propos de l’Islande, ce qui frappe c’est le fait qu’un des intervenants explique que les Islandais avaient tout pour eux : une société prospère, égalitaire, un environnement protégé, des soins de santé excellents, une éducation du même ordre, un des meilleurs standards de vie de la planète.

      Puis sont apparus quelques financiers qui leur ont proposé d’avoir encore plus, ils ont signé des deux mains sans se demander d’où venait l’argent (du crédit et d’une cavalerie des banques).
      Ils ont tout perdu (enfin plus ou moins…), ils se demandent encore ce qui leur a pris…

      Je ne sais pas où on va mais on y a va franco, ça c’est sûr… Quand tout sera par terre, il sera bien temps d’essayer de comprendre ou de se justifier. Minable..

      • j.gorban

        ils se demandent encore ce qui leur a pris

        peut être qu’un début de piste pour comprendre la situation qui semble bloqué est de voir que les socialistes de gouvernement comme les socialiste de révolution ont oublié les objectifs premiers du mouvement social né au XIXème siècle.

        il ne s’agissait pas de singer les bourgeois mais bien d’aller vers un autre paradygme.

        socialisme ou barbarie

        PS : une piste parmi d’autre pour se (re)mettre en mouvement :
         » De l’engagement dans une époque obscure  » :de Miguel Benasayag et Angélique Del Rey ( Éditeur : Le passager clandestin )

        Une époque obscure : cette époque individualiste et économiste, qui voudrait nous faire croire que chacun de nous est « un petit entrepreneur de soi ». Et pourtant, le sujet de l’agir est-il vraiment comme on le croit l’individu (homme politique, chef d’entreprise, consommateur) ? Ni le militant ni l’individu de bonne volonté, ne sont en mesure d’assumer les défis de l’époque. Le sujet de l’agir n’est donc pas l’individu, mais une multiplicité de situations. Miguel Benasayag et Angélique Del Rey nous invitent à comprendre ce qui peut vraiment changer le monde aujourd’hui. Ce qu’ils nous proposent, c’est l’engagement recherche, l’engagement immanent, expression d’un désir vital, qui revendique la lutte radicale, dans ce monde-ci, sans « machines à espoir ». Mobilisant des réflexions aussi diverses que celles de La Boétie, Marx, Foucault, Spinoza, Gramsci ; s’appuyant sur des expériences politiques concrètes comme celle des Tupamaros uruguayens, puisant aussi bien ses métaphores explicatives dans le cinéma de David Lean que dans les « lieux communs » du langage quotidien, ce livre est une invitation stimulante à repenser les fondements de nos aliénations et une définition de l’engagement comme acte créateur en soi.

  6. Nous sommes un peu dans le cas du possesseur de voiture à essence qui découvre qu’il n’y a plus d’essence ou presque. Il va falloir acheter une voiture d’un genre nouveau. Mais en attendant, il lui faut de l’essence pour aller gagner sa vie …

    la situation actuelle met en évidence :

    • La fin d’un système qui repose sur l’idée que le capital est le seul moteur de l’économie. Nous vérifions tous les jours que ce sont le talent, les savoir-faire et l’esprit d’entreprise qui constituent la richesse d’un pays. Les pays « émergeant » nous le prouvent : ils ont fait sans nos capitaux !

    • Ceci nous amène à repenser notre système socioéconomique avec le « haut » (la vraie vie marchande et régalienne) et le « bas » (la vie en devenir avec l’associatif, le pré-marchand et la famille). l’ensemble des talents de la population doivent pouvoir s’exprimer dans l’un ou l’autre de ces espaces qui doivent interagir efficacement.

    • Ceci nous amène à repenser la récompense accordée à toutes les formes de contributions dans l’ensemble de ces espaces. Vaste chantier que nous devons entamer sans délai : les pays émergeant s’y emploient avec efficacité car ils ne sont pas encombrés avec les obstacles institutionnels du passé.

    • Delphin

      « Ceci nous amène à repenser la récompense accordée à toutes les formes de contributions dans l’ensemble de ces espaces. Vaste chantier que nous devons entamer sans délai : les pays émergeant s’y emploient avec efficacité car ils ne sont pas encombrés avec les obstacles institutionnels du passé. »
      ———————-
      On pourrait aussi bien dire qu’ils ont l’inconscience et l’inexpérience des personnes sortant de l’enfance.

      On pourrait même ajouter qu’ils sont archaïsant, plongeant tête baissée dans ce qui se révèle collectivement impossible, car progrès en trompe l’oeil et finalement collectivement anéantissant : la croissance.

      C’est donc de la vieille europe que pourrait s’ ouvrir le grand chantier vital à venir, celui d’une économie de la sobriété. Comme, par exemple, en agriculture doit se refermer la parenthèse de la production productiviste pétroleuse, pour un retour à une agriculture de principes respectueux ancestraux, mais bénéficiant des formidables vrais progrès de la science agricole du XXIé siècle (permaculture, agroforesterie, BRF etc.)

      L’Europe, dont la France, de nouveau à la pointe des transformations révolutionnaires économiques, politiques et sociales du monde à venir. Oui, c’est possible…, à condition de quitter l’aveuglement matérialiste.

      Delphin utopiste

    • jducac

      @ genevieve-b 27 février 2012 à 09:32

      la situation actuelle met en évidence :• La fin d’un système qui repose sur l’idée que le capital est le seul moteur de l’économie. Nous vérifions tous les jours que ce sont le talent, les savoir-faire et l’esprit d’entreprise qui constituent la richesse d’un pays. Les pays « émergeant » nous le prouvent : ils ont fait sans nos capitaux.

      Bien évidemment le capital, au sens où vous l’entendez, n’est pas le seul moteur de l’économie. Mais sans capital il n’est pas possible de créer une économie et d’en vivre. Pour les pays émergents, leur capital de base est constitué de deux types de ressources.

      -Un capital naturel en mesure de procurer de l’énergie captée sur les flux (agriculture, pêche, énergie hydraulique, éolienne etc….) ou sur des stocks (richesses minières et fossiles)
      -Un capital humain dont l’énergie récupérable est d’autant plus grande que ce capital est à la fois très productif et faible consommateur.

      Ce n’est que pour faciliter les échanges, et parfois aussi le stockage de ressources, qu’on a inventé les monnaies physiques (pièces et billets) ou virtuelles, sous forme de signes fugitifs apparaissant sur un écran. Ce que vous appelez les capitaux.

      Le capital, issu du travail et de l’épargne, est à la base du développement de l’humanité. Il faut le respecter car c’est avec lui qu’on peut préparer l’avenir. Ceux qui l’ont méprisé en recourant au-delà du raisonnable à l’endettement, sont en train de le regretter. Ils ont des comptes à rendre à leurs vertueux créanciers, toujours attentifs, eux, à dépenser moins que ce qu’ils gagnent.

      • Charles A.

        « Le capital, issu du travail et de l’épargne, »
        Et l’exploitation ?
        Faut se réveiller. On est plus à l’époque de la petite production marchande…
        Sarko et le MEDEF le rendront au centuple à JduCAC40…

      • jicé

        Toujours la même antienne, toujours les mêmes sophismes; il est vrai que le système nerveux perd en plasticité l’âge venant.

        Un peu comme si l’aspirine ayant été découverte sous le troisième Reich on la disait un médicament nazi…

        Combien de fois faudra-t-il vous rappeler que le capital ne fait pas le capitalisme? Que le capital, au sens où vous l’entendez, joue un rôle dans l’économie comme telle, qu’elle soit capitaliste ou socialiste? Que c’est l’esprit dans lequel on emploie le capital qui fait le capitalisme? Et que cet esprit n’est pas ce qu’il y a de plus socialement efficace, voire tout simplement de plus efficient (combien d’entreprises capitalistes pour payer leurs coûts induits? Routiers, agro-industrie, industrie lourde etc Faites honnêtement l’analyse mettons avec une firme comme Monsanto; voyez si vous êtes prêt à baiser l’anneau de ses actionnaires au nom de la sainte célébration de l’augmentation du capital; je passe sous silence le coût légué à la collectivité des plans de licenciements etc; bref que l’illimitation du développement capitaliste nuit in fine à ce sacro-saint capital que vous vénérez. (pillage des ressources, déstructuration des liens sociaux, anomie larvée, brutalité des crises et des conflits de toute nature qu’elles engendrent…

        Cela vous ennuierait-il d’être conceptuellement exact, cad simplement honnête?

      • ERIX le Belge

        @ jducac

        Ils ont des comptes à rendre à leurs vertueux créanciers, toujours attentifs, eux, à dépenser moins que ce qu’ils gagnent.

        HAHHAHAHAHAHAHAHAHHAH !
        Celle-là je la note ! Ah les braves gens !…
        Excellent…

      • jducac

        @ ERIX le Belge 27 février 2012 à 15:57
        Dans un système capitaliste, comme l’est celui du vivant, il faut songer à investir avant d’être devenu trop vieux. Au-delà d’un certain âge de l’emprunteur, un créancier ne prête plus.

        Pour parvenir à investir, il faut être encore jeune et d’abord songer à épargner, c’est-à-dire consommer moins que ce que l’on produit, afin d’accumuler un capital minimum permettant de donner confiance à un créancier. L’épargne est une démarche vertueuse, car elle nécessite de faire des efforts sur soi pour dominer les tentations, les jouissances futiles, toutes faiblesses qui ne témoignent pas de grandes forces de caractère.
        Un créancier est forcément, à la base, quelqu’un de vertueux, qui dépense moins que ce qu’il gagne, donc qui consomme moins que ce qu’il pourrait, s’il se laissait aller à consommer au maximum de ses possibilités.

        Au lieu de rire, j’attends, si vous en êtes capable, que vous fassiez la démonstration inverse. HAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAA

      • @jducac
        Vous nous dites « Un créancier est forcément, à la base, quelqu’un de vertueux, qui dépense moins que ce qu’il gagne, donc qui consomme moins que ce qu’il pourrait, s’il se laissait aller à consommer au maximum de ses possibilités »
        Mais quand donc réaliserez-vous que les vrais capitalistes, ce ne sont pas de petits besogneux qui mettent un peu d’argent de côté mais des individus qui ne peuvent pas consommer plus tant ils ont d’argent? Quand donc comprendrez-vous que le capitalisme n’est plus industriel et ne se dirige plus vers des investissements productifs mais spécule par des paris fous totalement étrangers au monde réel, ou en des prêts non pas à la production mais à la consommation et que donc ils ne seront jamais remboursés. Et surtout quand comprendrez-vous que ce sont avec les petites économies de millions de membres des classes moyennes confiées aux banques que ces parieurs jouent et gagnent parfois mais vont de plus en plus souvent?

      • « Un créancier est forcément, à la base, quelqu’un de vertueux, qui dépense moins que ce qu’il gagne »

        Je sais que pour vous « tout capital doit être respecté, sanctifié même », mais votre adoration sans borne du saint capital vous égare, jducac.

        Voici un créancier forcément vertueux, et un autre créancier forcément vertueux. Et un autre qui, malgré le fait qu’il consomme moins que ce qu’il pourrait, a quelques « déboires ».

      • ERIX le Belge

        @ jducac

        L’épargne est une démarche vertueuse

        Un créancier est forcément, à la base, quelqu’un de vertueux,…

        Avec un dogme pareil, il n’est même pas nécessaire de contre-argumenter, vous n’entendrez pas…

        Parce qu’on épargne on est forcément vertueux ? On peut épargner, mais on n’est pas forcément quelqu’un de bien…. Un avare cupide qui épargne n’est pas quelqu’un de bien.. Il y a mille autres exemples à votre disposition… Au delà du capital, vous avez entendu parler de l’empathie, de la collaboration, de la solidarité, de l’entraide… ? Toutes notions qui ont également fait de nous ce que nous sommes… Là où on vous parle de projet de société, avec une gestion intelligente si vous voulez, vous répondez avec un vocabulaire et des dogmes qui nous ont menés exactement où nous sommes à l’heure actuelle, au bord du précipice.. Fin de discussion

      • Itaki75

        Ceux qui ont beaucoup de capital aujourd’hui (banques, CAC 40, Hedges Funds, ultra-riches,..) ne l’ont pas obtenu par une patiente épargne et un comportement prudent mais en utilisant celui des autres (petits épargnants, réduction de la masse salariale au profit des profits, délocalisation dans des pays à faible coûts de main d’oeuvre en profitant de leur faim) et en utilisant des lois et des instruments financiers obtenus par le lobbying au mieux, la corruption au pire (optimisation fiscale cad vol des impôts normalement payés, paris sur les fluctuations de prix, HFT, etc…).

        C’est comme le soi-disant libéralisme dans lequel nous serions et qui serait un système composé d’une multitude d’acteurs disposant d’une information exacte et instantanée : nous sommes dans une situation d’oligopoles où l’information est hiérarchisée en fonction de la position dans les cercles du pouvoir.

  7. Paul Tréhin

    A propos de l’affaire scandaleuse de l’entreprise allemande Meister à Sprimont voici un dernier flash d’information:
    http://www.rtl.be/info/economie/belgique/859562/meister-sprimont-les-miliciens-evacues-par-la-police

    Pour revenir au débat initial:

    Ce ne sont ni le FESF (fonds européen de stabilité financière) ni le MES (mécanisme européen de stabilité) qui sortiront l’Union Européenne de la crise. Ils vont au contraire enfoncer l’Union Européenne dans la crise. Je pense que même le FMI le sait .

    S’il y a un fond Européen qui pourrait le faire, à condition qu’on lui en donne les moyens (planche à billet mais à l’échèle européenne) , c’est le Fond Social Européen (FSE) en faisant des investissements massifs dans le domaine social et les infrastructures sociales : écoles hôpitaux, centres de loisirs pour tous les âges, etc. ainsi que dans les infrastructures de communication physiques: transports de biens d’énergie et de personnes, et infrastructures virtuelles transport d’information.

    La vraie crise vient en effet du chômage structurel et des inégalités sociales endémiques, c’est l’analyse que font les associations de lutte contre la pauvreté et la confédération Européenne des Syndicats, idée également soutenue par Pierre Larrouturou, dans son dernier livre « Pour éviter le Krach Ultime »

    Des mesures purement financières non encadrées par une stratégie massive d’investissements sociaux seront vouées à l’échec.

    mais les dirigeants de l’Union Européenne continueront de se tirer des balles dans les pieds,,conseillés qu’ils sont par les « fondamentalistes de l’économie de marché », lesquels pour beaucoup vendeurs de vent comme les fonctionnaires de la Direction Générale « Marché intérieur et concurrence » à la Commission Européenne ou autres vendeurs de vent tels que les agences de notation, n’ont quasiment rien à perdre, sauf leur fierté arrogante de croyants en l’économie de marché pure et dure… Il s’en foutent que les capitalistes cr^vent, ils trouveront d’autres gogos pour avaler leurs baratin.

    Cordialement.

    Paul

    • fnur

      Ça commence à bouger :

      Journée d’action européenne syndicale : 27 pays en action pour l’emploi et la justice sociale

      http://www.etuc.org/a/9724

      • j.gorban

        les bonzes syndicaux se bougent un peu le cul histoire de ne pas râter leur plan de carrière ………

        et puis on sait jamais, le jour où ça va pêter ils seront là pour faire le job pour lequel les capitalistes les payent : tenir en laisse les travailleurs.

        PS : je parle ici des syndicalistes qui ne triment plus, qui sont des permanents payeés soit par l’état soit par les patrons ( de multiples façon détournés bien sûr pas directement ) ; ainis d’ailleurs que les syndicalistes avec mal d’heures de délégation et autres CE/CHSCT …….. bref aussi les syndicalistes ayant des responsabilités dans les grosses boites

      • fnur

        Le syndicalisme européen ce n’est pas que le syndicalisme français…

    • CROC

      En ce qui concerne les investissement massifs en Europe – doit-on attendre qu’un Tsunami / trembelement de terre arrive en Europe pour justifier un tel engagement?
      Il me semble curieux de constater que l’on trouve normal que le Japon le fasse, malgre son niveau de dette publique alors que ce genre de proposition en Europe fait lever de nombreux boucliers…

      Paul – d’accord sur le fonds mais le moyen n’est pas la FSE mais le fonds de developpement regional.
      Le FSE n’est pas fait pour des investissements materiels directs et je pense que beaucoup des etats membres ont deja des diificultes a utiliser les sommes allouees pour ce fonds.

  8. Un naïf

    Le MES ne pourra être ratifié en France.
    « En effet, pour les traités précédents (Traité d’Amsterdam, TCE, Traité de Lisbonne) le Président de la République avait saisi le Conseil constitutionnel en amont de la ratification. C’est une figure imposée par l’usage car il est évident que chaque nouveau traité modifie le périmètre de la souveraineté nationale en en déléguant une part au niveau européen. Or la Constitution ne permet pas ce genre de transfert sans que cela soit expressément délimité et affirmé en congrès du parlement. Cette fois-ci Nicolas Sarkozy n’a pas osé prendre le risque d’un rejet par le Conseil constitutionnel. En effet, pour bénéficier du MES, les Etats devront se soumettre à la tutelle budgétaire de Bruxelles. Or, l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, préambule de notre Constitution, établit la souveraineté du peuple en matière de politique budgétaire. Le MES et le traité Merkel-Sarkozy ne respecte donc pas notre Constitution. Il faut maintenant réussir à réunir les 60 sénateurs ou députés pour pouvoir déposer ce recours devant le Conseil constitutionnel. » J-L M.
    Ou alors il s’agira d’une énième confiscation de la démocratie (on se rappelle du Non au traité de Lisbonne transformé en oui par ratification parlementaire…). Il est vrai que de nos jours les contrats privés surpassent les lois… à nous d’en tirer les conséquences.

    • sylvain

      Quel est l’intérêt de raconter n’importe quoi ?

      En effet, pour bénéficier du MES, les Etats devront se soumettre à la tutelle budgétaire de Bruxelles.

      Ben ça c’est le TSCG (Traité sur la Stabliité, la Coordination et la Gouvernance en Europe). Et ça fera bien entendu l’objet d’une modification de la Constitution et d’une ratification en bonne et due forme (soit par le Congrès soit par référendum) après l’élection présidentielle et probablement début 2013. C’est tout l’objet de l’abstention socialiste

      Le MES ne pourra être ratifié en France.

      Le MES est quasiment déjà ratifié en France. Le MES n’organise aucun transfert de souveraineté puisque ce sont les États-membres qui conservent la main sur cette structure. Il faut vraiment être naïf pour croire que Merkozy allait lâcher le contrôle d’un organisme capable de distribuer l’argent de l’Allemagne et de la France à des pays tiers (fussent-ils européens) sans qu’ils n’aient leur mot à dire !

    • Stéphane S.

      Ils vont nous modifier la Constitution en un tournemain. Et hop !

    • cougar19

      80 parlementaires n’ont pas donné les pleins pouvoirs à Pétain en 1940. C’était évidemment trop peu et le Maréchal a fait « don de sa personne » à la France. Croyez vous que 60 parlementaires vont sauver la souveraineté de la France en 2012? Je l’espère de tout coeur. Les français ne se sentent pas concernés en tout cas. Alors les députés et sénateurs!?

  9. johannes finckh

    La position allemande qui veut à la fois sauver l’Euro et ne pas payer tout ce qu’il faut (parce que cela dépasse largement ses moyens!) n’est pas tenable et ne sera pas tenue.
    Il en résulte que le défaut grec interviendra définitivement et prochainement, entraînant par le fond toute l’Europe et le reste du monde avant fin avril.
    Et c’est tant mieux si cela débouche sur une restructuration mondiale des dettes avec des pertes (méritées) pour les plus gros bailleurs de fonds.
    Il suffira, dès lors, de décréter un moratoire de deux ans, et l’économie mondiale devrait repartir sur de meilleures bases.
    On aura ainsi expérimenté que l’on peut organiser un effondrement financier mondial sans guerre et qui pourrait rester « catastrophique » pour les seuls plus riches.
    bien sûr, il faudra accompagner un tel scénario qui protègerait en premier lieu les petits épargnants!

    • Paul émile

      C’est un beau scénario mais qui suppose une certaine passivité des seuls plus riches et c’est pas trop leur style !
      Pour que cela puisse fonctionner comme vous l’espérez il faudrait que la courroie de transmission entre les plus riches et tous les moyens coercitifs imaginables et imaginés, soit rompue .

      • johannes finckh

        bof, vous savez, s’ils ont le choix entre tout continuer à refinancer à fonds perdus ou pas le faire, ils choisiront eux-même de cesser de payer!
        Car les gouvernements, même très complaisants avec les milliardaires, auront à se « coltiner » la rue et, accessoirement, les électeurs comme bientôt en France.

    • Marc Peltier

      Je me demande ce qui empècherait (ou empèchera) la classe des « uber-riches » de penser : « Si on en est là, pourquoi pas la guerre? »

      C’est si facile, la guerre, il suffit de laisser aller… Et, c’est bien connu, ça résoud tous les problèmes!

  10. Ardéchoix

    Bonjour,
    Imaginons, vous avez besoin de bois de chauffage ,votre collègue adore vos lithographies , un échange est le bienvenue ,au vue que vous croulez sous les dettes , un accord est conclut ,cinq lithographies = une stère de bois .Les années passent , mais votre collègue s’aperçoit que vous faites de plus en plus de tirage pour d’autres échanges ,et que ses lithographies perdent de leur valeur .Donc se sera une demie stère = cinq lithographies.
    Oui je sais ,c’est pas très clair , mais si on remplace le bois par le pétrole ,et les lithographies par du bon vieux dollars ,cela se tient non ?????

  11. BA

    Lundi 27 février 2012 :

    Grèce : risque de défaut élevé (Moody’s).

    Le risque d’un défaut de paiement de la Grèce restera élevé même après l’accord de restructuration de sa dette obtenu la semaine dernière, estime l’agence de notation Moody’s Investors Service dans une étude publiée lundi.

    « L’annonce du 21 février sur un soutien à la Grèce est un important pas en avant, mais le risque de défaut reste élevé, même après que cet échange sous la contrainte de titres de dette aura été mis en oeuvre », estime l’analyste Sarah Carlson dans une note hebdomadaire.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/02/27/97002-20120227FILWWW00367-grece-risque-de-defaut-eleve-moody-s.php

  12. johannes finckh

    très élevé, proche de la certitude.

  13. Lambert Francis

    Le testament de Maurice Allais : CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS
    notre seul PRIX NOBEL D’ÉCONOMIE le Samedi 5 Décembre 2009

    Le fondement de la crise : l’organisation du commerce mondial

    La récente réunion du G20 a de nouveau proclamé sa dénonciation du  » protectionnisme « , dénonciation absurde à chaque fois qu’elle se voit exprimée sans nuance, comme cela vient d’être le cas. Nous sommes confrontés à ce que j’ai par le passé nommé  » des tabous indiscutés dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années  » [1]. Car tout libéraliser, on vient de le vérifier, amène les pires désordres. Inversement, parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l’actuelle crise : l’organisation du commerce mondial, qu’il faut réformer profondément, et prioritairement à l’autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire.

    Les grands dirigeants de la planète montrent une nouvelle fois leur ignorance de l’économie … etc
    http://www.silviacattori.net/article1371.html

    • Charles A.

      La bourgeoisie, aujourd’hui dominée par les multinationales,
      n’a pas intérêt à substituer le protectionnisme au libre-échange,
      pas plus que la dictature à l’illusion de démocratie.

      Mais elle fera l’un et l’autre quand les peuples se soulèveront.
      Le protectionisme est aujourd’hui le leurre agité
      pour détourner les peuples de la lutte contre la tyrannie du capital.

  14. Germanicus

    Dans le New York Times d’aujourd’hui on peut lire:
     » Struggling euro zone economicies like Greece, Portugal, Spain and Italy cannot cut their way back to gowth. Demanding rigid austerity from them as the price of Europeen support has lengthened and deepened their recessions. It has made their debts harder, not easier, to pay off………………………….At a minimum, a Greek default would send damaging after shock rippling through gouvernement finances and banks across Europe. The ideal and the practice of a united Europe would suffer a major blow. Thoose are high prices for all Europe to pay for clinging to a failed idea. » ……failed idea. Genau!

  15. Un naïf

    Air Méditerranée délocalise en Grèce. Vive l’Europe ! (on va bientôt pouvoir délocaliser en France, rassurez-vous !)

  16. [...] vivant sur place et qui nous décris le quotidien. A lire également toujours sur le sujet, le papier de François Leclerc sur le blog de Paul [...]

  17. sylla

    « Pour être forts, nous devons avoir un pare-feu épais, un pare-feu élevé, un pare-feu large, un très grand pare-feu qui soit crédible » un pare feu made in germany, ach! :D

    « Les Etats-Unis et l’Allemagne étaient aux deux opposés du spectre dans ce débat sur le « pare-feu ». Washington le voulait le plus grand possible par rapport aux capacités européennes, et Berlin prévenait que la zone euro resterait dans les limites de l’orthodoxie budgétaire et monétaire. »(http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201918436818-g20-vers-un-appel-a-plus-de-fermete-en-europe-294559.php fermeté??)
    « d’après les négociateurs présents au G20, Berlin aurait désormais une position plus souple sur le sujet. La question sera de toute façon à l’ordre du jour du Conseil européen du 1er et 2 mars prochains. » http://www.boursier.com/actualites/economie/les-pays-du-g20-prets-a-accroitre-les-ressources-du-fmi-si-la-zone-euro-montre-l-exemple-13500.html?sitemap

    une autre affaire :  » le gouvernement de Georges Papandréou aurait invité l’Elstat, l’institut statistique grec, à surestimer le déficit 2009 pour mieux faire passer les réformes auprès du peuple grec.
    Le procureur d’Athèmes, Grigoris Peponis, a obtenu jeudi de la Vouli, le parlement grec, une commission parlementaire d’enquête concernant le niveau du déficit public hellénique en 2009.

    Le président de l’Elstat depuis sa fondation, Andreas Georgiou, se défend pied à pied depuis le début de l’affaire. Pour le moment, il n’est pas mis en examen, le procureur ayant voulu transmettre l’affaire au parlement d’abord, mais il risque pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », la prison à vie.

    Selon le quotidien grec Ekathimerini, il aurait alors insisté sur la surveillance européenne qui aurait alors entouré ses calculs, gage pour lui de leur justesse. Il réfute en tout cas toute pression gouvernementale et proclame son indépendance absolue. A Luxembourg, Eurostat proteste également de la régularité absolue des comptes grecs.

    La commission parlementaire devra donc déterminer s’il y a eu falsification ou s’il s’agit encore d’une « théorie du complot » sans fondement. Il est à souhaiter qu’elle puisse agir en toute indépendance dans un climat politique grec lourd, malgré le gouvernement « d’union nationale » de Lukas Papadémos. » http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120224trib000684783/athenes-aurait-gonfle-son-deficit-en-2009-pour-justifier-l-austerite.html

  18. RV

    L’Europe est placée devant la mise en cause de l’État providence, les États-Unis devant la fin inéluctable du rêve américain. Voilà ce que la crise peut offrir pour l’avenir.

    Ce n’est là que la vision néolibérale dominante, pourquoi ne mettez vous pas ce genre d’assertion entre guillemets ?
    Ironie, humour noir, anti-phrase ?

  19. Dup

    Leur monnaie notre problème, notre dette le leur ;-)

  20. La crise sans fin…

    J’ai regardé avec curiosité le documentaire sur l’Argentine, hier soir, sur France 5. J’ai eu un autre regard par rapport au mien puisque j’ai vécu là-bas quelques mois. Le « miracle » argentin n’est qu’une illusion !

    Certes la solidarité est bien présente mais les piliers de cette renaissance sont bien fragiles. En particulier, la production industrielle du soja à coup d’OGM, labellisé par Monsanto & Co n’est pas durable à long terme.
    Il y a toujours un problème de confiance entre la population et le secteur financier mais aussi avec le pouvoir politique.

    De surcroit, il est intéressant que ce documentaire intervienne quelques jours après l’accident de train qui a eu lieu à Buenos Aires. En effet, l’une des plus grosses défaillances de l’Argentine est l’état de ses infrastructures. J’ai pu le remarquer de suite dans mes voyages. Et le secteur ferroviaire est bien mal en point (les rames de métros et de trains sont vieilles de 50 ans).

    S’il existe un problème avec le système financier, la gouvernance des États est un autre pendant de la crise actuelle.

    • lorimiera

      @Oil man Vous oubliez de dire que dans les années 90, sous Carlos Menem, la plupart des lignes de chemin de fer furent privatisées et que le privé s’est dépêché de fermer la plupart des grandes lignes au profit d’autobus. D’autre part, ces sociétés privées ne font que le strict minimum de l’entretien nécessaire. La commission d’enquête sur l’accident recommanderait que l’Etat retire la concession à la compagnie privée Trenes de Buenos Aires (TBA) qui exploite cette liaison de banlieue…
      C’est ça les beautés de la privatisation à outrance!
      Deux-Montagnes Québec

  21. Paul Tréhin

    L’introduction à l’article sur Maurice Allais, dit « Boudé par les médias, sans doute pour ses thèses à l’encontre de la doctrine libérale dominante », Cette accusation ne manque pas d’air, bien des opposants à Maurice Allais, comme moi issus des mouvements de 1968, qu’on retrouvait aussi dans les médias, critiquaient en lui le libéral pro capitalisme de marché qu’il était.

    Sa critique de la mondialisation libérale n’a toutefois en effet été que peu reprise par les médias, à une période où cette critique aurait encore pu avoir un impact.Le « pseudo interview » tiré d’écrits plus anciens, n’inclue bien entendu pas ce qui constitue avec la mondialisation la seconde cause structurelle du chômage et des inégalités: le changement fondamental dans les rapports entre facteurs de production apportés dès le milieu des années 1950 par l’avènement généralisé des technologies numériques dans l’industrie et le commerce et même dans les administrations; l’apparition de cette technologie dans les foyers au travers de l’ordinateur individuel et d’internet allait aggraver le rôle destructeur d’emploi de ces nouvelles technologies.

    Plusieurs auteurs modernes ont avancé l’idée que l’automatisation des postes de travail et l’utilisation d’internet dans de nombreux échanges commerciaux ont détruit plus d’emplois que ne l’ont fait les délocalisations issues de la mondialisation. Sans compter qu’internet a joué un rôle important dans la mondialisation des choix des consommateurs des pays riches, non contents de gagner plus que les habitants des pays pauvres, ils voulaient encore payer moins pour les produits qu’ils consommaient.
    C’est ce que Joseph Stiglitz a dénoncé dans son livre « Le triomphe de la Cupidité »
    Livre dont les médis actuels ne parlent pas plus qu’ils ne parlaient de ceux de Maurice Allais. Tout comme on ne parle pas de celui de Martin Ford que j’ai souvent cité ici « The lights in the Tunnel ». Montrant les dégâts de l’automatisation poussée des processus industriels et commerciaux.
    Que celles et ceux qui pensent que j’en fais trop dans ce domaine voient les prédictions de Ray Kurtzweill en matière d’électronique, d’informatique et d’intelligence artificielle,dont nombre se sont déjà réalisées.
    How my predictions are faring — an update by Ray Kurzweil October 1, 2010
    http://www.kurzweilai.net/images/How-My-Predictions-Are-Faring.pdf

    voir aussi les discussions et mon commentaire à propos de ce que Kurtzweil appelle « la singularité »:
    http://www.kurzweilai.net/how-my-predictions-are-faring-an-update-by-ray-kurzweil/comment-page-1#comment-9023

    La singularité est un point dans un futur relativement proche 25 à 50 ans où les machines sauront se réparer elle mêmes et inventer elles mêmes de nouvelles machines plus puissantes.
    Qui parle de cela, même pour en dénoncer la tragédie qui se pointe ou pour réfléchir à quelles stratégies politiques pourraient arrêter le massacre.
    :
    Certains se rappelleront peut-être la courte nouvelle de science fiction dont je ne me rappelle plus l’auteur:
    Des informaticiens ont réussi à mettre en réseau tous les ordinateurs de la galaxie? Ils mettent le système en route. L’un des chercheurs dit alors nous allons pouvoir poser la question qui a préoccupé l’humanité depuis des centaines de milliers d’années:

    « Dieu existe-t-il ? »

    Réponse de la machine:

    « Il existe maintenant !  »

    Conscients de leur gravissime erreurs ils se précipitent vers la prise de courant pour débrancher le système.

    Un éclair jaillit d’on ne sait où, les foudroie avant qu’ils n’aient pu compléter leur geste.

    Que font les politiciens et même les activistes sociaux ou écolos, pour parer à cette éventualité qui est de moins en moins de la science-fiction.

    Que ferons nous quand les machines se fabriqueront et s’inventeront elles mêmes?

    Elles n’auront plus besoin des hommes ni même de l’environnement. Elles craindront peut-être le réchauffement planétaire: l’électronique n’aime pas les températures élevées…

    Mais point n’est besoin d’attendre « la singularité » pour voir les dégâts de l’automatisation de plus en plus poussée par l’effet d’une généralisation des technologies numériques, pas seulement au travers des ordinateurs « visibles »
    Si vous analysez bien un grand nombre d’entre nous avons déjà des dizaines d’ordinateurs à la maison en plus de celui dont nous nous servons pour envoyer des messages sur le blog de Paul Jorion (dans la télé, dans le téléphone portable, dans l’appareil de photo numérique, dans la machine à laver, dans la voiture, et la taille mémoire employée aujourd’hui,par ces ordinateurs, chez un seul foyer privé, ne tenait pas dans deux étages entiers du laboratoire IBM où je travaillais comme stagiaire en 1971. Cela devrait donner à réfléchir à nos soit disant grands décideurs et penseurs, non?

    Faire de la mondialisation le seul « bouc émissaire » de nos misères semble plus facile à nos médias sans doute, que d’expliquer un phénomène technologique tel que l’automatisation de plus en plus poussée et l’intelligence artificielle ? que très souvent leur manque de culture scientifique les empêche de comprendre et encore moins d’expliquer ou de critiquer sur le fond et non sur les apparences.

    Paul T.

    • Plouf!

      «  Nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Nos concepts du travail et par là du chômage, autour desquels la politique se joue (ou prétend se jouer) n’ont plus de substance : des millions de vies sont ravagées, des destins sont anéantis par cet anachronisme. L’imposture générale continue d’imposer les systèmes d’une société périmée afin que passe inaperçue une nouvelle forme de civilisation qui déjà pointe, où seul un très faible pourcentage de la population terrestre trouvera des fonctions. L’extinction du travail passe pour une simple éclipse alors que, pour la première fois dans l’Histoire, l’ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l’économie et détient le pouvoir. Nous découvrons qu’au-delà de l’exploitation des hommes, il y avait pire, et que, devant le fait de n’être plus même exploitable, la foule des hommes tenus pour superflus peut trembler, et chaque homme dans cette foule. De l’exploitation à l’exclusion, de l’exclusion à l’élimination… ?  » (au dos du livre L’horreur économique par Viviane Forrester – 1996 – Fayard)
       

    • Mianne

      Ainsi, vous avez travaillé chez IBM à l’époque où un seul ordinateur tenait dans deux salles et où les bobines , en tournant, faisaient le bruit d’une moissonneuse batteuse. A comparer aujourd’hui avec les petits ordis portables à écran de dix pouces !!!
      Une bagnole contient un ou plusieurs ordinateurs de bord dont certains, en se détraquant, peuvent menacer la vie du conducteur ( l’incident de la Velsatis)
      Même une machine à laver, une machine à coudre, contiennentt maintenant un ordinateur .Est-il bien nécessaire ?
      Car, l’avez-vous remarqué, les anciens appareils dénués d’informatique sont facilement réparables et ne tombent presque jamais en panne (voiture, lave-linge, machine à coudre)

    • ig

      Paul T, il me semble qu’il s’agit d’une nouvelle d’Azimov, à vérifier car mes bouquins sont encore dans des cartons, pour qques mois!

      • fnur

        Les robots d’Asimov, bon gros délire de parano que j’avais lu à 14 ans. Mais Mr Tréhin avez vous été ouvrier sur une ligne de production pour trouver ce sort si enviable avec ses troubles musculo squelettiques, sans compter un ou plusieurs doigts chopés par une machine, quand c’est pas la main ou la jambe ? Je pense que non. Et oui les robots se développent et permettent d’avoir des produits de meilleure qualité et de diminuer les accidents du travail.

        Ma VW, gamme moyenne, a 40 microprocesseurs permettant une meilleure sécurité, ESP et ABS, et de baisser la consommation, double étage de compression, où est le problème ?

        La question est ailleurs, comment permettre à chacun un revenu convenable sans pour autant en être réduit à s’esquinter la santé dans des tâches usantes et dangereuses. La voilà la question.

      • Lien

        La première histoire de perte de contrôle de la technologie par ses créateurs est Frankenstein de Mary Shelley, mais l’histoire courte à laquelle se réfère Paul T. est de Frederic Brown.

    • alkali

      @ Paul Tréhin

      Ne peut-on penser tout ceci en prenant un point de vue différent?
      Dans de nombreux secteurs d’activité le travail humain est moins nécessaire, certes, mais n’y a t-il que le critère « travail » qui puisse être utilisé comme facteur de redistribution des gains de productivité générés par l’automatisation?
      N’est-ce pas une belle avancée des hommes que de se libérer d’une part importante de tâches pénibles et répétitives? N’est-il pas positif de considérer que les esclaves d’aujourd’hui puissent être des automates plutôt que des être vivants?
      De plus, n’y a t-il que l’activité rémunérée qui compte? est-elle l’alpha et l’oméga des relations entre humains?
      Nos « misères » ne sont -elles pas issues, en grande partie, d’une mauvaise répartition de ces gains de productivité engendrées par l’automatisation?
      Il n’y a plus de « boulot » pour tout le monde, mais l’activité des hommes ne se limite pas au « boulot ». Comme le disait si justement Coluche  » On dit qu’il y a trois millions de personnes qui veulent du travail. C’est pas vrai, de l’argent leur suffirait. »

  22. Macarel

    L’Europe est placée devant la mise en cause de l’État providence, les États-Unis devant la fin inéluctable du rêve américain. Voilà ce que la crise peut offrir pour l’avenir.

    En fait c’est la fin de l’époque où l’homme blanc régnait sur le reste du monde. Et si toute l’humanité se met à imiter l’homme blanc dans sa rapacité, viendra le temps où l’ Homme
    quelque soit sa couleur, ne régnera plus du tout sur cette planète.

  23. ig

    ceci est sans doute hors sujet, quoique…
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20120226trib000685019/dupont-nous-avons-l-intention-de-mettre-sur-le-marche-4000-nouveaux-produits-agricoles.html

    où l’on apprends, entre autres, que Dupont est prêt à mettre à disposition d’un agriculteur espagnol des semences transgéniques, et à améliorer notre alimentation d’européens exigeants vis à vis de la qualité, en introduisant des additifs de protéine de soja à l’alimentation…

    • Un naïf

      …et surtout de mettre en place tous les moyens (lobbying/coercition) les semences transgéniques brevetées pour satisfaire les actionnaires affamés.

      • ig

        Bien sûr. Cela va tellement de soi qu’il ne me vient pas à l’esprit de le préciser.
        je ne donne ici que deux de leurs arguments.

  24. Paul Tréhin

    Merci IG, votre message me semble très approprié: il est temps de sortir des discussions purement financières sur la crise de 2008-2012 (et plus si affinité),

    Je suis dans un esprit « science-fiction » aujourd’hui : dans une autre nouvelle dont une fois de plus je ne me rappelle plus le nom de l’auteur, Des chercheurs du domaine agro-alimentaire, après avoir fait des recherches sur les goûts des consommateurs sont arrivés à produire un composé organique artificiel, ressemblant à de la viande et très apprécié par les panels de testeurs. Le conseil d’administration de l’entreprise décide de se lancer dans la production de cet aliment. Toutefois quelques hésitations les poussent à mieux analyser le produit.

    Pour faire l’histoire courte car je n’ai pas les talents d’écrivains de l’auteur, des analyses plus poussées montrent que cette « viande a la structure organique et les mêmes protéines que la chair humaine.

    Comme quoi on devrait lire plus souvent les grands auteurs de la science-fiction: ils osent dire sous forme romancée ce que les journalistes et les auteurs « sérieux » n’osent pas dire dans des livres ou des articles scientifiques.

    Il n’est que de voir le pessimisme des ouvrages de science fiction en matière d’évolution de l’espèce humaine rien qu’en extrapolant les tendances scientifiques et technologiques.

    Dans bien des cas les auteurs envisgent un retour à des empires dictatoriaux de nature féodale. Et je ne pense pas que ce soit simplement par manque d’imagination.

    Lire ou relire « Le meilleur des Mondes » d’Aldous Huxley, livre écrit en 1931…
    Sans les réglementations concernant le clonage humain, on pourrait rapidement arriver à l’horreur de ce « meilleur des mondes ».

    Avec en plus l’horreur des machines autoreproductrices dont j’ai parlé précédemment, toutes fondées sur les technologies numériques. Un des rares domaines non envisagés par Aldous Huxley… En 1931 il était difficile d’envisager la technologie électronique.

    Paul T.,

    • ig

      Paul T, vous savez sûrement que ce n’est plus vraiment de la science fiction, cette histoire de viande non « naturelle ». Pour l’instant, l’étape commercialisation bute sur un pb de texture.
      je n’ai plus les références d’articles, mais cela doit se trouver.

      Les guillemets pour naturelle, cela sous entend que déjà il n’y a plus grand chose de naturel dans la viande…il y a juste encore des « animaux ». zut, encore des guillemets, quelle mise en abîme.

  25. [...] vivant sur place et qui nous décris le quotidien. A lire également toujours sur le sujet, le papier de François Leclerc sur le blog de Paul [...]

  26. [...] non, Europe Dindon de la farce. Ce graphique enterre définitivement leurs analyses, tandis que la pression internationale monte [...]

  27. Paul Tréhin

    De quelle Europe parlons nous ?

    Celle de l’Union Européenne ? avec ses 27 membres
    Ou parlons nous de celle du « Conseil de l’Europe » avec 47 états membres

    S’il s’agit de de l’Union Européenne ? </strong
    Elle n'existe pas : aucune de ses institution n'a de réel pouvoir et le Conseil des Ministres qui se réuni au travers d'une présidence tournante tous les six mois, ne décide qu'en fonction des égoïsmes des états membres, jamais selon l'intérêt commun des européens, chacun de ces états essayant de tirer la couverture ver lui. Voir comme cela s'est manifesté lors de la crise de 2008-2010 et Plus…

    Lors d'aucune des crises politiques géopolitiques ou économiques les états membres ne sont parvenus à proposer une position commune forte, compte tenu entre autre de l’exigence
    de l'unanimité pour des décisions importantes..

    La plupart des directives européennes préparées par la Commission et votées par le Parlement Européen doivent ensuite passer devant le Conseil des Ministres de l'Union Européenne décrit plus haut. C'est là que ressortent les égoïsmes des états membres.

    Si nous parlons de l’Europe au sens du « Conseil de l’Europe »

    Cette dernière aurait une dimension humaine et économique capable de rivaliser avec n’importe quelle autre région du monde.
    Cette organisation est plus ancienne que l’Union Européenne.
    Elle n’a toutefois qu’un faible pouvoir : ses principes étant plutôt d’ordre juridictionnels et moraux comme par exemple exprimés dans « La Convention européenne des Droits de l’Homme », appliquée au travers de la « Cour Européenne des droits de l’Homme ».
    Elle intervient toutefois dans des domaines proches des citoyens: droit social, santé médecine et éducation en tant que droit fondamental…

    Elle est peu connue car les médias n’en parlent pas souvent.

    Pour plus de détails sur le Conseil de l’Europe voir:
    http://www.strasbourg-europe.eu/le-conseil-de-l-europe,2090,fr.html

    Je vais voir si je peux trouver des données qui permettraient de comparer avec le graphique cité dans le Blog de Yoananda. Si j’en trouvais, je vous les ferais parvenir.

    Paul T.

    • sylla

      l’UE n’existe pas?!? :D
      vous voulez parler d’un fédéralisme achevé?
      Vous constatez les constantes divergences entre les états, et plus il y a d’états, plus c’est patent, mais continuez à imaginer qu’ils puissent s’accorder notamment sur le fait de s’effacer?

      Et, non, comme la plupart des directives découlent des traités, les états ne peuvent s’y opposer : au mieux ils diffèrent l’application. De même les recommandations, qui n’ont de recommandation que le nom. Les directives relevant de la compétence exclusive de l’Union itou. Seules celles relevant de la compétence partagée peuvent faire l’objet d’un blocage, mais c’est rarement utilisé, puisque les propositions font des aller retours commission-conseil constants, et qu’un veto ranimerait le spectre du coup d’arrêt à la construction européenne.
      Pour ce qui est des soit disant égoïsmes nationaux, supprimer le conseil ne change pas grand chose : au parlement aussi, ils sont bien ressortissants de quelque part…la commission n’est pas non plus totalement éthérée.
      Et je m’étonne toujours de cette opposition, égoïsme national mais intérêt européen. Parle t on d’égoïsme régional et d’intérêt national, ou d’égoïsme européen et d’intérêt international?

      Le conseil de l’europe relève bien plus de l’ »intergouvernementalité », et il fonctionne mieux quoiqu’il y ait plus de membres, 47 états y siégeant et avec les pays observateurs, un peu plus (ce n’est plus vraiment de l’europe géographique qu’il s’agit) : et pour cause, il ne s’occupe que des droits fondamentaux (CEDH par ex, la cour européenne lui est rattachée), ce n’est pas une énorme machine à réglementer à tout crin sur tout et n’importe quoi (ou à déréguler les marchés : pas d’entreprises qui font du lobbying comme à la commission ou au parlement non plus)

      • Paul Tréhin

        En fait, la plupart des directives découlent de textes issus d’une initiative d’origine variable, travaillés techniquement par les fonctionnaires de la Commission Européenne, même si ces derniers ne peuvent déroger aux traités européens.

        Assez souvent, la Commission Européenne publie un « livre vert » destiné à être distribué aux « Stake Holders » traduction française non officielle « les parties prenantes au sujet en cause ».

        Selon les sujets sont alors consultés les partenaires sociaux: syndicats salariés ou syndicats patronaux. Dans d’autres domaines les groupes de la Société civile plus spécifiques sont consultés: représentants des personnes handicapées, ou des personnes vieillissantes des mal logés ou des diverses associations de lutte contre la pauvreté, et aussi des associations gérant des services sociaux d’intérêt général (SSIG). J’ai très activement participé à ces consultations, en général auprès de la Direction Générale Emploi et Affaires sociales de la Commission Européenne. Je n’étais pas seul bien entendu : nous travaillions au sein de la Plate-forme Sociale Européenne, analysant au mot et à la virgule près les articles de directives en préparations mis à notre disposition au travers du « livre vert »,
        Nos idées argumentées, ayant fait l’objet d’un vote des membres de la Plate-forme sociale Européenne, furent souvent acceptées au niveau de la Commission Européenne. On les retrouvait dans le « Livre blanc » qui lui servait de base à un texte de directive européenne. Il fallait en effet que ces directives ne s’écartent pas des textes des traités européens, mais si les états membres sont dans l’obligation de respecter les traités il n’en est pas de même des directives, qui de toutes façons devaient passer devant le parlement Européen puis devant le Conseil des ministres de l’Union Européenne. C’est là en particulier que les intérêts égoïstes des états membres se manifestent le plus. Mais par la suite, une directive européenne même ainsi approuvée ne peut être rendue obligatoire que pour les éléments qui sont spécifiquement inclus dans le traité concerné.

        Par exemple la France et d’autres pays membres de l’UE se font remonter les bretelles pour non respect de directives sur la non discrimination, mais les états se réfugient derrière le principe de « subsidiarité » qui dit que par exemple dans le domaine social les états sont libres de leurs choix, cela même si les citoyens nationaux pensent que la directive proposée leur est plus favorable que le droit national.

        Nous avons, entre autre, beaucoup travaillé pour faire admettre le concept de « Services sociaux d’intérêt Général » (SSIG): la Direction Générale Emploi et Affaires sociales de la Commission Européenne y était largement favorable, mais la Direction Générale Marché intérieur et Concurrence y voyait une atteinte inacceptable à la sacro-sainte loi du marché.
        En effet nous demandions que les SSIG puissent bénéficier de subventions des gouvernements locaux, régionaux ou nationaux car ces SSIG ne peuvent être soumis à la loi du marché dans la mesure où leurs utilisateurs sont le plus souvent insolvables et de toutes façons ne peuvent faire jouer en leur faveur une concurrence entre plusieurs SSIGs.

        La lutte n’a pas été facile mais nous y sommes arrivés. L’ensemble de la Commission Européenne y compris a Direction Générale Marché intérieur et Concurrence on accepté que le financement des SSIGs puisse venir au moins en partie de sources publiques.

        Les directives concernant la non discrimination, bien que fondées sur la charte Européenne des Droits fondamentaux sont souvent ignoré&es dans les pays membres en fonction de lurs électorat: par exemple la non discrimination en fonction des préférences sexuelles n’a pas empêche les états Baltes et la Pologne de voter des lois ou règlements homophobes. De même sur le droit des femmes a disposer de leur corps, l’Irlande et la Pologne ainsi que les Pays baltes s’y sont fortement opposés. Le Royaume Uni d’Angleterre a profité du NON au traité constitutionnel pour faire passer dans l’infâme traité de Lisbonne qui a suivi, des exemptions sur les droit sociaux Européens, cela sous le gouvernement de Blair…

        Paul T.

      • sylla

        @Paul Tréhin

        En fait, la plupart des directives découlent de textes issus d’une initiative d’origine variable

        Article 17 du T.U.E.
        « 2. Un acte législatif de l’Union ne peut être adopté que sur proposition de la Commission, sauf dans les cas où les traités en disposent autrement. »
        La commission a le monopole de la proposition législatives (sur tous les sujets importants).

        Le droit dérivé est la législation fondée sur les traités, pour laquelle il existe tout un éventail de procédures définies dans plusieurs articles desdits traités. Les traités instituant les Communautés européennes prévoient les instruments suivants :
        - Règlements : ils sont directement applicables et obligatoires dans tous les États membres de l’UE sans qu’il soit nécessaire d’adopter des dispositions d’exécution dans la législation nationale.
        - Directives : elles lient les États membres quant au résultat à atteindre dans un délai donné, tout en laissant aux instances nationales le choix de la forme et des moyens. Les directives doivent être incorporées dans les différents ordres juridiques nationaux, conformément aux procédures prévues dans chaque État membre.
        - Décisions : elles sont obligatoires dans tous leurs éléments pour les destinataires qu’elles désignent. Par conséquent, les décisions ne requièrent pas de législation nationale pour leur exécution. La décision peut être adressée à un, à plusieurs ou à tous les États membres, à des entreprises ou à des particuliers.
        - Recommandations et avis : ces instruments ne sont pas contraignants…officiellement. Car concernant les grandes orientations des politiques économiques des États (GOPE) : ces recommandations sont en fait des injonctions (« Outre les grandes orientations des politiques économiques, les États membres doivent aussi appliquer intégralement les lignes directrices pour l’emploi et les recommandations associées, qui selon le traité (article 128*, paragraphe 2) doivent être compatibles avec les GOPE. ») qui font office de boites à outils utilisées par les élus (en france : je ne suis pas allé vérifier ailleurs en europe).
        Par ex celles de 2003 concernant entre autres les régimes de retraites actuellement en fin de mise en place(«  »d’entreprendre sans tarder une réforme complète de son système de retraite, afin d’en assurer la viabilité financière et d’élever l’âge effectif de la retraite » ; des privatisations aux « déremboursements » des médicaments en passant par les retraites etc )

        Vous écrivez que la plate forme sociale européenne (que je découvre) est consultée et entendue, ainsi que d’autres partenaires sociaux (syndicats etc)*.

        Cependant :

        même si ces derniers ne peuvent déroger aux traités européens

        Forcément, ce sont les gardiens du temple.
        Mais, donc, à ce sujet :
        Article 63 T.F.U.E.
        « 1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
        2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. »
        Libre circulation des capitaux, de même les bénéfices issus du processus délocalisation/réimportation.
        Article 120 du T.F.U.E.
        « …
        Les États membres et l’Union agissent dans le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources.  »

        Comment ces articles dûment et scrupuleusement appliqués, dont on contemple certains effets aujourd’hui, s’arrangent de ceux déclaratifs type :
        Article 3 du T.U.E.
        « 1. L’Union a pour but de promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples.

        3. L’Union établit un marché intérieur. Elle œuvre pour le développement durable de l’Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique.

        Elle combat l’exclusion sociale et les discriminations, et promeut la justice et la protection sociales, l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits de l’enfant.

        Elle promeut la cohésion économique, sociale et territoriale, et la solidarité entre les États membres.

        5. Dans ses relations avec le reste du monde, l’Union affirme et promeut ses valeurs et ses intérêts et contribue à la protection de ses citoyens. Elle contribue à la paix, à la sécurité, au développement durable de la planète, à la solidarité et au respect mutuel entre les peuples, au commerce libre et équitable, à l’élimination de la pauvreté et à la protection des droits de l’homme, en particulier ceux de l’enfant, ainsi qu’au strict respect et au développement du droit international, notamment au respect des principes de la charte des Nations unies.
        6. L’Union poursuit ses objectifs par des moyens appropriés, en fonction des compétences qui lui sont attribuées dans les traités. »…

        à part sous la lune que l’ »économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisent une allocation efficace[et optimale] des ressources »?

        (*Si les syndicats de la confédération européenne sont au courant de ces GOPE, what’s the point concernant leurs manifestations en 2010 contre sarkozy-fillon, alors que la « recommandation » datait de 2003 et émanait de la commission? Les partenaires sociaux?)

        P.S. : elle apporte quoi la Charte des droits fondamentaux par rapport à la CEDH du conseil de l’europe ou la DDH de l’ONU?

  28. Paul Tréhin

    Désolé pour mes erreurs de mise en page avec les caractère gras…

    Au sujet du Conseil de l’Europe et de ses activités voici un autre lien où on perçoit mieux le type d’actions en cours:
    http://www.coe.int/lportal/web/coe-portal

    Protection de la vie privée dur les réseaux, Interculturalité et protection des minorités. Par exemple… Défense des services publics d’information au côté des médias privés, lute contre la xénophobie exprimée sur certains sites web, entre autre en Hollande. Défense des droits de Roms pas assez respectés parmi les états membres de l’Union Européenne.

    Côté données économiques je cherche encore comme je l’ai promis plus haut, des données détaillées pour comparer les économies au niveau de l’Union Européenne et du Conseil de l’Europe, pas très faciles à trouver

    Paul T.

  29. Charles A.

    La Grèce aujourd’hui, c’est l’Espagne de 36 !
    par Nico Cué
    Notre avenir se joue dans le berceau de la démocratie. Par la volonté de la « troïka » (FMI, la Banque centrale et Commission européenne), le capitalisme financier veut mettre à genoux le peuple grec. Ils font de la Grèce un laboratoire social et politique pour l’Europe de demain. La misère et l’humiliation des travailleurs grecs annoncent celles de la classe ouvrière européenne toute entière.
    http://www.cadtm.org/La-Grece-aujourd-hui-c-est-l

  30. Paul Tréhin

    Cette lute de classes est déjà en marche grâce à l’action concertée de la Confédération Européenne des Syndicats et à celle de la Plate-forme Sociale Européenne ainsi que du Bureau Européen de l’environnement:

    Courrier reçu ce soir même:

    Social Platform acts together with ETUC on employment and social justice: February 29

    On February 29 in Brussels (at 12.00 noon), the European Trade Union Confederation (ETUC) will hold an assembly outside the European Union Council building (rue de la Loi, 155 – 1040 Brussels), where the European Summit will take place the day after (read the details).

    For the ETUC, the purpose of this action is the following: “On the eve of the European Summit of 1 and 2 March, dominated by the themes of austerity and budgetary discipline, the ETUC is sending a clear message to the EU leaders: this imposed austerity is going to plunge Europe into a recession! ETUC members will mobilise on 29 February in the EU 27 countries and beyond to denounce and condemn this type of governance and to propose alternatives for employment and social justice”.

    Le message est clair, l’austérité ne fera qu’aggraver la situation en Europe la conduisant à une récession généralisée. Il y a d’autres solutions.

    La simultanéité des grèves dans les 27 pays européens sera espérons le, un signe fort envoyé aux dirigeants de l’Europe et au delà au FMI et aux agences de notations. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs un peu révisé leurs analyses sur l’effet des restrictions budgétaires sur le redressement des économies.

    Les peuples doivent répondre à l’internationalisation des politiques de restriction par des actions internationales de lutte contre les politiques de restrictions budgétaires.

    Paul T.

  31. Paul, les spéculateurs vous lisent!

    Et François, vous êtes cité le site 24hgold.

    :)

  32. [...] non, Europe Dindon de la farce. Ce graphique enterre définitivement leurs analyses, tandis que la pression internationale monte [...]

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