Envoyez par mail 'L’énigme de la chambre chinoise' à un ami

Envoyez une copie de 'L’énigme de la chambre chinoise' à un ami

* Required Field






Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.



Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.


E-Mail Image Verification

Loading ... Loading ...
0Shares

5 réflexions sur « L’énigme de la chambre chinoise »

  1. Trois points, deux remarques et deux questions (pour débroussailler ma lecture de votre propos et j’espère, sans abaisser le sujet).

    A) Le dispositif de la chambre chinoise me fait penser à un générateur de théorème, écrivant des expressions mathématiques parfaitement bien formées, mais… sans intérêt, sauf aléatoirement, et bien évidemment sans que « le sens » en soi volontaire.

    B) Évidemment, les théorèmes seraient rédigés en fonction des questions et le sens serait déterminé par la question de l’autre. Si celles-ci sont bien rédigées, toute l’affaire revient à dire si oui ou non : le théorème proposé par l’autre est vrai. Bref, dans la chambre chinoise je ne serais même pas conscient de faire à la perfection un travail dénué d’intérêt

    C) Toutefois, la syntaxe disponible ne permet jamais de « sortir de ses règles », ou ne dit pas comment. Ainsi, à tort où a raison, il faut que Cantor décide d’inclure à l’ensemble des réels ce qui n’est encore qu’une diagonale de chiffres dans un tableau, il ajoute une règle aux règles de formation usuelles des réels : « tout ce qui ressemble à un réel est un réel ».

    Binet définissait l’intelligence de la façon suivante : « l’intelligence c’est ce que définit mon test », et, pour n’être pas en reste devant l’humour de Binet, ajoutait : « l’intelligence c’est ce qui n’a pas encore été inventé ».

    À propos de la diagonale de Cantor, Wittgenstein ajoutait insidieusement : « je crois et j’espère qu’une génération à venir rira de ce tour de passe-passe ».

    (Wittgenstein, in Remarques sur le Rameau d’or de Frazer, analysé par Jacques Bouveresse, – l’animal cérémoniel, Wittgenstein et l’anthropologie – p. 58, repris de (Bemerkungen über die Grundlagen der Mathematik, P. 132).

    Questions :

    S’il s’agit de réintroduire « l’inconscient » dans l’analyse d’une « conscience artificielle », (est-ce bien votre propos ?) pourquoi ne pas réintroduire directement l’autre (au sens courant) ?

    Ne faudrait-il pas introduire en plus de l’inconscient, la nécessité de se relire. Relire n’est-il pas « l’élaboration de l’intervalle de Libet » de la « relecture » du corps par l’âme . « Je le vois, mais je ne le crois pas » dira Cantor, et les autres mathématiciens de lui emboîter le pas, et de relire de réélaborer « la bévue de Cantor » ; il paraît même que le transfini aurait aujourd’hui quelques applications pratiques. Déjà qu’à huit ans que les nombres négatifs ne me semblaient pas naturels…

    Bien à vous.

  2. Votre exemple est une démonstration de la réalité de l’inconscient, non pas comme vous l’entendez : l’envers du conscient, mais comme il est défini par les psychanalystes qui ont lu Freud. La grammaire est en effet la condition de l’inconscient et sa manifestation (de l’inconscient) dans la réalité ne se passe pas de l’autre. Cet nécessité est représentée dans votre expérience par les questions qui viennent de l’extérieur.

    L’envers du conscient contient bien plus que l’inconscient, votre histoire montre bien que le rapport à l’autre inversement suppose le fonctionnement de l’inconscient, mais aussi qu’il existe d’autres phénomènes dans le fonctionnement psychique que l’inconscient Freudien contenu dans cet envers du conscient comme la réalité de la mise en acte qui n’est pas toujours précédée de choix et qui souvent précède la conscience de l’acte. Ce fait n’exclut en rien de poser des actes choisis.

  3. Hmm… Ce que vous dites dans votre « critique » me semble identique à ce que je dis dans l’article que vous critiquez (oui, oui, j’ai lu Freud… j’ai peut-être même tout lu ! je ne plaisante pas).

    Je suis tenté de vous poser une question impertinente : avez-vous lu mon article ?

  4. Deleuze dit que l’inconscient est une usine à production (on délire le monde, les races, le climat…), et non pas un théatre où se rejoue inlassablement chaque soir Hamlet ou Oedipe, etc.
    mea culpa : j’ai pas lu l’article……………. 🙂

Les commentaires sont fermés.

*Le seul Blog optimiste du monde occidental*