Messieurs qu’on nomme « grands », empêchez le retour des émeutes de la faim !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans un entretien ce matin avec Marie Charrel (pour Le magazine Capital, numéro du mois de mars), elle me posait la question : « inflation ou déflation ? », et je lui répondais bien entendu : « Les deux, mon commandant ! ». Les deux parce que, d’une part, l’économie en chute libre entraîne une baisse du prix des matières premières, alors que, d’autre part, l’insolvabilité globale du secteur bancaire oblige(ra) les États à faire fonctionner la planche à billets.

L’inflation, c’est loin d’être idéal en raison de la quasi-impossibilité d’ajuster les salaires à des taux d’intérêt qui prennent l’inflation en compte, mais bon, cette fois-ci on fermera les yeux puisque cela apurera les dettes des ménages et des entreprises, et punira par priorité les investisseurs : épargnants et actionnaires, et que ces derniers en particulier ne sont pas en ce moment en odeur de sainteté. Quant à la déflation, c’est catastrophique pour l’économie puisque plus personne n’achète sachant que tout sera à coup sûr meilleur marché demain.

Prix du riz

Mais les forces inflationnistes et déflationnistes sont en train de se renforcer toutes deux, chacune pour ses raisons propres, et ce type de tension est extrêmement dangereux parce qu’elles s’exerceront plus ici et moins là, accroissant l’instabilité générale. Comme si l’on avait besoin de cela en plus !

Donc sur ce plan inflation / déflation, les choses se présentent mal d’emblée et ceci, avant même qu’on ait parlé des ravages que la spéculation est capable d’exercer au sein de ce paysage déjà passablement sinistré. Rappelez-vous du début de l’année dernière et des émeutes de la fin provoquées dans le Tiers-Monde par la spéculation sur le prix des céréales sur les marchés à terme : quelles mesures a-t-on prises pour empêcher que cela ne se reproduise : rien, nada !

Pour le moment, cela va de soi, on n’a rien à craindre puisque les économies s’effondrant, le prix des céréales baisse et les spéculateurs allant là où le vent les pousse, encouragent la baisse générale, mais attendez que les prix aient l’air de reprendre du poil de la bête – éventuellement comme un simple effet de l’inflation contrant les pressions déflationnistes – et vous allez voir les spéculateurs pousser les prix à la hausse – alors même que pendant ce temps-là les économies continueraient même de se dégrader. Préparez-vous à assister à un tel massacre !

Prix du blé

Parce que les non-commerciaux des marchés à terme de matières premières sont toujours présents à l’appel : non, ils n’ont pas été mis hors d’état de nuire, et comme les autres marchés où ils pourraient encore sévir, je veux dire investir, se réduisent comme peau de chagrin, ils sont dans les starting-blocks.

Rappel des épisodes précédents : les non-commerciaux sont les acheteurs et les vendeurs de contrats qui sont présents sur les marchés à terme des matières premières alors qu’ils n’ont rien à y faire, n’ayant aucune marchandise à vendre, ni aucune dont ils pourraient prendre livraison. Sur le marché du pétrole on les reconnaît au fait qu’ils n’ont pas de citernes, sur le marché des céréales au fait qu’ils n’ont pas de silos : pas de silos qui contiendraient du grain à vendre ou qui pourraient contenir du grain dont ils prendraient livraison. Les non-commerciaux sont présents sur ces marchés pour une seule raison : pour spéculer, pour parier sur la hausse ou sur la baisse du prix. La seule justification qu’ils avancent pour parasiter l’économie de cette manière, c’est qu’ils apporteraient de la liquidité aux marchés. J’ai réglé le compte à cette vieille lune l’année dernière (La crise – 2008 : pp. 159-163 et ici) en montrant que les spéculateurs sont toujours du mauvais côté du marché du point de vue de la liquidité, c’est–à–dire qu’ils en bouffent plutôt qu’ils n’en ont à offrir, et je suis ravi de constater que sur ce point-là au moins j’ai été entendu.

Prix du maïs


On m’assure, à voix basse, que ce que j’écris ici est lu en haut lieu. Si c’est le cas, j’en profite pour écrire ce qui suit en caractères gras : les non-commerciaux étant toujours présents sur les marchés à terme des matières premières, rien n’a été fait qui puisse empêcher une nouvelle flambée des prix sur le marché des céréales au moindre signe de redressement de leur prix et rien n’a donc été fait pour prévenir le retour des émeutes de la faim. Messieurs qu’on nomme « grands », interdisez l’accès des non-commerciaux (spéculateurs) aux marchés à terme des matières premières tant qu’il en est encore temps !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Partager :

99 réflexions sur « Messieurs qu’on nomme « grands », empêchez le retour des émeutes de la faim ! »

  1. un des clés de cette crise est l’absence de moralité ( ou d’éthique ) d’un certain nombre de sociétés , à mettre en parallèle avec le culte effréné de l’argent et de la réussite
    qu’on revienne aux vraies valeurs sera peut être un des bienfaits de cette crise

  2. @ Moi

    Par libéralisme j’entends un courant de pensée, inspiré par Friedrich von Hayek, Miton Friedman, Oliver Williamson, Gary Becker, qui a constitué l’inspiration dominante des politiques économiques et financières menées par Reagan, Tchatcher, la commission européenne, Clinton, Blair, et peu ou prou toutes les économies du monde, puisque le néo-libéralisme consiste précisément en une globalisation.

    Le néo-libéralisme est effectivement un capitalisme, mais une variante bien précise, et datée historiquement.

    Je dois préciser aussi pour être tout à fait clair, que lorsque je dis que les Etats ont compensé les dégâts sociaux occasionnés par le néo-libéralisme (capitaliste donc !) ils n’ont pas annulé complètement ces dégâts, ils les ont seulement rendu « supportables » , juste de quoi maintenir la tête hors de l’eau de couches sociales entières, lesquelles, compensation de l’Etat ou pas, se sont paupérisées, ou ont vue leurs revenus stagner tandis que les bénéficiaires du capitalisme actionnarial s’enrichissaient de plus en plus, et de plus en plus vite au fur et à mesure que les années passaient.

    Bref, je ne vois pas en quoi le néo-libéralisme serait incompatible avec la capitalisme.
    Le néo-libéralisme c’est l’idéologie économiste qui justifie la mutation du capitalisme intervenue ces trente dernières années.
    Plus couramment, c’est un terme générique qui désigne à la fois un courant de pensée économique et des pratiques qui s’y réfèrent plus ou moins explicitement.

    Le capitalisme subit l’influence des mouvements de pensée qui traversent la société. Le capitalisme dernière version n’est pas apparu spontanément. Il est la résultante des limites de certains aspects du keynésianisme (flambée du pétrole, baisse tendancielle des taux de profits, inflation salariale) qui bridaient l’essor du capitalisme à partir des années 70, et d’un travail idéologique des tenants de la pensée libérale dès l’après-guerre autour du cercle de Hayek, et autres Think tanks américains, visant à persuader que leurs vues étaient de nature à inspirer des politiques nouvelles, aptes à relever le défi d’un capitalisme alors à la peine et qui à la fin des années 60 venait de subir un mouvement de contestation mondial. Hélas, si ce mouvement a eu autant de succès, c’est que les sociaux-démocrates, plus soucieux de gagner des élections, que de promouvoir le bien commun se sont faits eux aussi, sciemment, ou à reculons les propagandistes, de ce courant de pensée.

  3. @Bru: « Je n’ai pas l’impression que le prix de ces biens soit fixé par les gouvernement, taxé ou subventionné nous sommes d’accord. »
    Je ne sais pas comment cela se passe en France, mais en Belgique, le prix du carburant, comme de biens d’autres produits, n’est pas libre. Ne parlons même pas des taxes, il y a un prix maximum autorisé (pour les cigarettes, c’est l’inverse, il y a un prix minimum autorisé hors taxes), donc le prix n’est pas libre. Un distributeur de carburant ne peut pas vendre son produit au prix qu’il veut. Jusque l’année dernière, c’était le cas aussi pour le pain. C’est le cas pour les loyers qui sont indexés. Etc. L’article wikipedia le dit bien: « Inversement, les biens considérés comme de première nécessité, notamment la nourriture et le logement, sont souvent soumis à des règlementations qui en fixe un « prix plafond », ou l’augmentation maximum qu’on peut leur appliquer chaque année. »

    @Pierre-Yves D.: « Le néo-libéralisme est effectivement un capitalisme, mais une variante bien précise, et datée historiquement. »

    Je pense qu’on est d’accord. Le libéralisme (néo ou pas) est une idéologie, tout comme le communisme. Le capitalisme est un mode d’organisation de la société (un système) en vue d’obtenir une croissance infinie du capital. Une société capitaliste peut être à dominante idéologique libérale (capitalisme privé), communiste (capitalisme d’Etat) ou social-démocrate (capitalisme mixte).
    Mais peu importe, ce que je voulais dire avec ma remarque sur votre phrase parlant des dégâts du néo-libéralisme, c’est que ces dégâts sont ceux du capitalisme, pas ceux du néo-libéralisme. Le rôle de l’Etat s’est accru tout au long du XXè siècle et a stagné durant la période néo-libérale (malgré de gros efforts inutiles pour réduire ce rôle). Si l’Etat a pris cette importance c’est à cause de la destruction des rapports sociaux traditionnels qu’a imposé l’ordre capitaliste. Cette destruction des rapports traditionnels a commencé dès avant la révolution industrielle et s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Pour éviter que la disparition de ces rapports traditionnels n’entraîne une dissolution de la société, l’Etat a joué ce rôle tant bien que mal. Exemple: la solidarité familiale a été progressivement détruite, ce qui a impliqué de devoir prendre en charge les vieillards à la place de la famille.
    Ce qu’on a vu au XIXè siècle c’est, au nom de l’idéologie libérale, une destruction de ces rapports sans que l’Etat ne prenne le relais. On a vu ce que cela a donné d’un point de vue humain et les turbulences politiques que cela entraîne. Donc le capitalisme génère de l’Etat, au grand dam des libéraux qui eux seraient prêts à s’en passer et à assumer les dégâts humains. Concrètement cela signifie pour eux un Etat « minimal » (qui en fait ne le serait pas vu la répression qui serait nécessaire pour maintenir l’ordre), c’est-à-dire policier.

    Pour une explication plus profonde et détaillée, lisez (si ce n’est déjà fait) « la grande transformation » de Polanyi.

    Je dois ajouter que cette part croissante de l’Etat m’inquiète tout autant que les libéraux. Mais soit on revient à des rapports sociaux plus naturels, ce qui signifie sortir du capitalisme, soit il faut l’accepter comme un moindre mal.

  4. @ Moi

    Oui nous faisons exactement le même constat, ne jouons plus sur les mots, mais selon moi — même si cet aspect est secondaire au regard du problème qui nous occupe, les dégâts sont une conséquence indirecte de l’idéologie néo-libérale, car c’est au nom des théories néo-libérales que furent menées certaines politiques, dont certaines appliquèrent à la lettre ces théories (par exemple les « Chicago boys » au Chili, idem concernant le monétarisme de la BCE, etc …d’autres politiques sont des versions abatardies des dites théories mais il n’empêche qu’elles ont exercé une réelle influence sur les élites politiques …).

    J’ai lu « La grande transformation », un livre qu’on ne saurait trop recommander à tous ceux qui se réclament du libéralisme économique. Avec l’Etat industriel de J. K. Galbraith (plus récent et qui montre que le capitalisme ne peut fonctionner sans l’aide d’une puissance administration étatique, la firme industrielle étant par ailleurs elle-même une administration), c’est un des ouvrages les plus documentés et les plus rigoureux dans l’argumentation sur la nature du capitalisme. L’idée même de marché, y est présentée comme une institution, à rebours de la conception libérale qui y voit une forme naturelle et auto-régulée. (l’auto-organisation des systèmes complexes dirait Abadie après Hayek et d’autres)

    Le capitalisme a toujours vécu en symbiose avec l’Etat.
    Les néo(libéraux) nous rabâchent leur antienne de l’origine monétaire de la crise pour ne pas parler d’autre chose !

    Je suis encore d’accord lorsque vous redoutez la part croissante de l’Etat, dans la mesure du moins où celui-ci viserait à seulement maintenir à flot de navire capitaliste et même lui faire accomplir une mutation qui ne changerait en rien sa nature aliénante. En attendant l’Etat reste indispensable, ne serait-ce pour que le bateau ne coule pas tout à fait, et que chacun puisse manger à sa faim et même un peu plus !! Les monétaristes veulent comprimer la masse monétaire mais ils ne nous ont toujours pas expliqué comment ils allaient créer les salaires décents en période de crise, alors que l’économie déprime gravement. Ou alors qu’ils nous disent carrément qu’ils veulent abandonner le système capitaliste !!

    Le problème central est l’insuffisance de la démocratie dans la sphère économique. Les limites de la démocratie parlementaire résultent d’ailleurs de cette insuffisance, car si la démocratie accouche parfois de son antinomie, c’est parce que des forces économiques hors de contrôle manipulent à leur profit une partie du jeu démocratique. L’Etat dans les circonstances actuelles doit jouer son rôle, mais alors en inventant les nouvelles règles du jeu qui ne feront plus la part belle aux seuls investisseurs et entrepreneurs. Voilà un Etat qui contribuerait à la démocratisation de l’économie, ce qui serait tout autre chose que la gestion purement administrative de la crise, ce qui en l’occurrence se dessine aujourd’hui.

  5. Cher Loïc Abadie
    Très bien votre idée de Plan B.
    Moins bon votre perspective à quelques années…
    Bientôt trop tard votre intention de convertir en or et matière première votre cash, parce que:
    1-Tous les Etats (et ces Grands qui savent tout avant nous…) vont à très, très court terme, mobiliser tout l’or disponible. Celui-ci deviendra inaccessible aux particuliers!
    2-L’indice des ventes de machines-outils est en chute libre actuellement, préfigurant une chute des matières premières et de leurs valeurs.
    Les matières premières remonteront en flèche en sortie de crise, en 2011 peut-être, sauf si d’ici là un conflit avec la Chine…qui ne serait pas qu’une guerre monétaire! Les chinois se comportent en électron libre et celà commence à déplaire à beaucoup de monde…
    D’ici là, si vous voulez mettre votre capital à l’abri, il ne reste pas grand chose, sauf les valeurs artistiques. Elles ne pourront que prendre de la valeur, quoi qu’il arrive!

    Une chose est maintenant indiscutable, absolument définitive: le prochain G20, en Avril 2009, va être aussi chaud que le carnaval de Rio, il va y avoir de la samba dans l’air…

  6. Quid de la démocratie dans la sphère économique lorsque les gouvernants cédent sous l’autorité des banques centrales. Le tiers-état a toujours été le mouton à tondre, quel que soit le régime politique, par l’entente tacite entre banquiers et des « tête couronnées », l’un et l’autre se cooptant mutuellement. Et celà depuis la création de la Banque d’Angleterre en 1694. C’est cette histoire là qu’il faudrait enseigner à notre jeunesse au lieu de les faire ânonner 1515…Marignan…1815…Waterloo et autre anacrhonismes qui retardent leur prise de conscience du monde réel. A tous ceux qui veulent comprendre le jeux de qui perd gagne actuel de la finance, je ne puis que conseiller de lire sur le web: « Réserves Fractionnaires et Cycles Economiques par André Dorais, demandez à votre moteur de recherche d’aller vous le chercher. Pour les autres, les « experts », êtes-vous certains qu’une crise ressemble à une autre et que la globalisation de l »économie ne soit pas en train de nous réserver une très mauvaise surprise pour l’été 2009. Etes vous par exemple certains que le couplage des monnaies contre l’USD ou de la GBP pourra être maintenu alors que le monde arabe s’apprête à créer une nouvelle devise pour sauvegarder ses richesses et son économie? Que se passera-t-il dans quelques mois lorsque l’hyperinflation aura descendu l’USD et la GBP au trentesixième dessous et qu’une nouvelle entité économique naîtra au Moyen-Orient. Le nouveau dollar dont tout le monde parle risque de naître là où personne ne l’y attend, qui seront les rois-mages convoqués à cet événement?
    Pourquoi tirer sur les pianistes comme les marchés à terme ou les non-commerciaux? Ce ne sont pas eux qui créent la partition, ils ne font qu’en profiter,ils sont les acteurs de la « cash-machine », au plus il serait opportun actuellement de contingenter le volume de ceux-ci, les arrêter tient de l’illusion.
    Qui veux modifier le système des réserves fractionnaires? Depuis que celui-ci n’a plus de contrepartie métallique cela n’est là encore qu’illusion. Ce sont les banques centrales qui font les jeux, elles influencent les marchés en faisant varier artificiellement les taux d’intérêt. Nous ne sommes plus dans un système où les réserves sont déterminées, depuis la démonétisation de l’or en 1971, avec la conivence des banques et des gouvernants. Les banques font maintenant ce qu’elles veulents, tout en sachant que si elles vont trop loin dans leurs « découverts », c’est le contribuable qui paiera; soit par l’impôt, soit par la confiscation fiduciaire pure et simple sur décret des états. Ce qu’ils s’apprettent d’ailleurs à faire pour l’or encore en circulation…
    Après la confiscation de l’or en 1933, par Franklin Roosevelt, une interminable série de crises ont entraîné le monde dans une lente décadence économique: 1948,1953,1960,1969,1973,1981,1990…avec les nombreuses dévaluations plus ou moins sournoises dont celle qui a été masquée par la naissance de l’Euro, une belle expansion d’échelle arithmétique à l’image de celle du nouveau franc (ou franc lourd)…
    Il n’y a qu’une seule valeur, au-delà de l’or, pour établir la cotation des richesses, c’est celle de la valeur humaine et du produit du travail et de l’innovation d’une société, physique ou morale. Il est impossible d’avoir des cotations fiables sur des entités économiques ou financières dès lors que celles-ci ont une autre unité de comptabilité qu’une unité de couplage homme-travail. Toute autre valeur est virtuelle donc fausse et anti-démocratique par définition, parce que le peuple ne peut avoir une réelle conscience de sa valeur propre et est de ce fait manipulable à volonté.
    Si il y une réforme à faire c’est dans les programmes scolaires, où beaucoup de choses sont devenues caduques et où une initiation précoce à la finance serait d’une plus grande utilité qu’une illusoire restriction de la consommation par la compression de l’économie ou la modification du système des réserves fractionnaires.
    Celà éviterait d’avoir en face de soi des gens complètement démunis face à la politique économique des « Grands » parce qu’ils n’y comprennent strictement rien, et préfèrent fuire une réalité qui va les rattraper malgré tout. Ce serait celà la démocratie; une éducation correcte et contemporaine des peuples.
    Cela est et demeurera la racine de toute démocratie réelle.
    Le reste n’est qu’un bout de papier dans une urne, comme vont bientôt l’être les billets dévalués qui remplirons nos poches!

  7. Aurait-on lu Paul Jorion?

    Il semblerait que des discussions soient en cours à la CFTC pour réguler le marcher de MP.

    CFTC Floats Rules Aimed at Speculation

    The Commodity Futures Trading Commission will consider new measures to curb speculation in the markets for energy and other commodities, the agency is set to announce today.

    The move aims to reduce the volatility of prices but faces resistance from top Wall Street firms, which fear the efforts could cut into profits. Regulators and lawmakers increasingly worry that these firms have used their size and power to inflate the prices of commodities, booking profits in the process.

Les commentaires sont fermés.