L’actualité de la crise : Opacités, par François Leclerc

Billet invité.

OPACITES

J’ai hésité sur le mot à employer pour caractériser l’actualité de ces deux derniers jours, pour finalement conclure qu’opacité s’imposait sans aucun doute possible, dans ce monde où la transparence est un maître mot (pour en réalité mieux la dissimuler). Dans cette phase finale de préparation du G20, qui se tiendra le 2 avril prochain, nous sommes désormais en immersion dans un monde du silence, de manière d’ailleurs hautement suspecte, avant que ne retentissent les prochaines clameurs du sommet des chefs d’Etat. Mais, comme chacun sait, ce monde est plein de bruits étranges, que les océanographes parviennent à écouter et interpréter quand ils étudient la biologie marine.

Pendant ce prologue sous forme d’interlude, des paravents continuent d’être les uns après les autres dressés, avec comme fonction première d’occuper le devant de la scène pour mieux en restreindre la vision. L’expression d’une toute bête stratégie de communication. C’étaient hier les bonus et les dividendes, les paradis fiscaux ont pris la suite, les primes et les stock-options prennent le relais. C’est proprement indécent, surtout si l’on constate que c’est à chaque fois le même scénario qui se déroule, l’opinion publique est d’abord prise à partie, afin de partager l’indignation des politiques, ces derniers annoncent que l’on va voir ce que l’on va voir, font des effets de manche, et l’on ne voit à l’arrivée rien du tout, ou si peu. C’est aussi bien valable en France qu’aux USA, deux pays où ces tours d’esbroufe sont époustouflants, sans doute parce que c’est là que je les remarque le plus.

Si l’on prend le thème du partage des richesses agité en France par Nicolas Sarkozy, qui préconisait il y a peu le partage des profits en trois tiers, dont un en faveur des salariés, la question s’est vite dégonflée. L’idée est plus modestement devenue de distribuer plus largement les stock-options, et non pas de les supprimer, une vieille resucée de la participation, afin de faire mieux passer l’inégalité un peu trop flagrante de leur distribution.

Si l’on considère la question des paradis fiscaux, dont le « manque de coopération » n’est évoqué qu’à propos d’un aspect somme toute mineur de leur activité, à savoir la fraude fiscale des grandes fortunes (oubliant les colossaux avoirs qui y sont réfugiés via les filiales off shore des banques et des grandes entreprises), les premières pelletées de terre ont déjà été jetées avec l’annonce que les principaux « paradis » européens n’étaient plus dans le carré des criminels, des inscrits sur la liste noire de la honte de l’OCDE.

Enfin, si l’on suit l’actualité américaine et la question brûlante des primes d’AIG, on se frotte les yeux d’étonnement en lisant la déclaration de Barack Obama, expliquant qu’il n’est pas possible de gouverner sous l’emprise de la colère. Dimanche dernier, dans le cadre du magazine « 60 minutes » du réseau CBS, il a mis en garde contre la tentation d’ « utiliser le code fiscal pour punir les gens », alors que le Congrès étudie un projet de taxation des primes, sous l’effet semble-t-il de sa colère et de celle de ses électeurs.

Mais ne traiter l’actualité que suivant le thème « on nous cache quelque chose » serait un peu décevant. Et risquerait de ne susciter que nouvelles explications conspirationnistes, alors que nous avons l’extraordinaire bénéfice de vivre, presque à livre ouvert en réalité, une crise dont l’issue n’est connue comme certaine que par ceux qui ne cherchent pas nécessairement à la comprendre. Que peut-on donc déceler de ce qui se trame derrière ces paravents, tels des changements de décor opérés dans le noir et avec le minimum de chocs, dans la délicieuse attente que la lumière se fasse à nouveau, qu’elle éclaire de nouveaux décors ainsi que des comédiens, qui feront leur entrée avec comme principal choix d’emprunter les masques de la tragédie grecque, de la tragédie ou de la comédie ?

Il faut écarquiller les yeux un peu. Faire le compte des petites phrases des seconds couteaux chinois, qui comme dans le bon vieux temps soufflent publiquement le chaud et le froid sur de discrètes négociations qui, elles, ne le sont pas. A propos de l’achat des Bons du Trésor américain un jour, dont la perspective est maintenue les yeux dans les yeux, de la reprise des négociations du cycle Doha un autre, laissant espérer de nouvelles concessions permettant de les débloquer. Pour mieux masquer d’autres intentions, en premier lieu la diversification de leurs risques, et donc de leurs placements. En second des visions à plus long terme, comme on le verra plus loin.

Il faut être aux aguets d’autres petites phrases prononcées par d’autres joueurs de ce stud poker américain planétaire, avec des cartes cachées et d’autres que l’on découvre. La situation économique mondiale reste « extrêmement inquiétante et difficile », a estimé ce jour lundi à Genève Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI. Justifiant d’autant mieux par ce sombre pronostic sa préconisation insistante : « Il y a une possibilité de reprise en 2010, mais cela dépendra de certaines conditions », en particulier « des politiques audacieuses mises en œuvre par les gouvernements », précisant pour qui n’avait pas compris qu’il fallait relancer la demande, les politiques monétaires ayant atteint leurs limites. C’est exactement ce que veulent les autorités américaines et cela montre qu’ils n’ont pas abandonné l’espoir d’obliger les Européens à mettre au pot à leur tout pour soulager leur propre effort financier.

D’autres signes éclairent ce qui est en train de se jouer. François Fillon , premier ministre français, est en train de jouer les sherpas à Washington, sous couvert d’une rencontre avec Joe Biden, vice-président américain. Il s’est ainsi entretenu à huis clos avec Tim Ryan, le président de l’Association des marchés financiers et des courtiers (SIFMA), Eric Dinallo, le responsable de la régulation des assureurs dans l’Etat de New York, William Dudley, le Président de la Réserve fédérale de New-York et Bruce Wasserstein, le PDG de la banque Lazare frères. Il doit également rencontrer Larry Summers, le conseiller économique de Barack Obama et Barney Frank, président de la commission des Finances de la Chambre des représentants. Tout laisse à penser que François Fillon effectue une mission d’information en prélude au G20, qui porte sur la future régulation financière, afin de connaître les véritables intentions américaines à ce propos et d’ajuster la position française. Nous n’en saurons pas plus dans l’immédiat, sauf peut-être en écoutant la conférence qu’il va prononcer devant la Fondation Carnegie pour la paix internationale, dont le thème est « la vision française de la réponse à la crise », un intitulé très américain, donc flatteur, ont sans doute cru les membres de son cabinet, puisque les hommes politiques ont tous dorénavant des visions, ce qui n’est pas à portée du commun des mortels et les en distingue donc.

Mais venons en au morceau de choix de ce dimanche et lundi. L’annonce par Tim Geithner de son plan de sauvegarde du système financier américain, que Paul Krugman vient de qualifier dans la chronique particulièrement au vitriol du New York Times que Paul a reproduite dans son billet le plus récent, de « terrible gâchis ». Ce nouveau plan n’a en réalité pour seule nouveauté que l’habillage, il s’inscrit dans la continuation du plan Paulson d’origine, abandonné et aujourd’hui repris, renouant avec la même « philosophie ». Tout un échafaudage est en effet construit avec comme seul objectif de masquer une vérité crue et inavouable : c’est l’Etat qui, indirectement et discrètement, financera l’achat des actions toxiques, les investisseurs privés qui figureront dans la vitrine décorée par le Trésor ayant obtenu les garanties qu’ils ne risqueront rien, ou bien des compensations, probablement via des sociétés off shore. Ce qui leur permettra d’acheter à un haut niveau ces actifs, au profit des banques, puisqu’ils n’auront pas à se soucier de leur valeur future. Voilà le mécanisme, que Tim Geithner a on s’en doute présenté sous un jour plus flatteur, ne reconnaissant que l’Etat prend dans cette affaire des risques que pour aussitôt ajouter que les investisseurs privés les prendront aussi et que tout le monde bénéficiera des éventuels bénéfices de l’opération, s’il y en a… Pour ensuite ajouter que les USA n’étant pas la Suède, qu’ils ont un système financier bien plus compliqué (à un point tel, qu’il n’a pas besoin de l’expliquer) et que la nationalisation des banques, comme elle y avait été pratiquée dans les années 90 n’est pas possible. Il ne prononce même pas le mot en N., c’est dire la distance qu’il prend avec la Suède. Paul Krugman parle d’un « plan désespérant », non seulement en raison de cet habillage, mais parce qu’il estime qu’il ne marchera même pas. Un comble.

J’ai déjà modestement eu l’occasion d’évoquer les grandes interrogations, qui ne font que s’accroître, à propos des moyens de financement des plans de sauvegarde du système financier et de relance de l’économie. Des calculs impossibles destinés à optimiser un équilibre introuvable entre emprunts d’Etat et création monétaire des banques centrales. Des risques, que l’on devine moins calculés, d’inflation qui pourrait découler de cette dernière, comme s’il était puisé dans un coffre au trésor sans fond, pris par les mêmes démons et la même fièvre « court-termiste » que celle de la finance et du casino, avec le même fol espoir dans une martingale ou une bonne étoile.

Cette pièce-là n’est pas encore jouée, et l’inflation n’est pas seule inscrite au répertoire. Car on en peut en filigrane pressentir un autre enchaînement, un filage comme disent les professionnels. La menace montante qui va peser sur le statut du dollar, la recherche d’une alternative, la farouche résistance des Américains devant le risque de disparition de ce privilège exorbitant, très lourd de conséquences pour eux. Ce qui n’empêche pas, déjà, de premières spéculations, qui pour ne pas être financières n’en sont pas moins déstabilisatrices de l’ordre monétaire existant, en vue de chercher pour l’avenir de nouveaux points d’appui.

La puissance du dollar, qui sert encore de refuge tant qu’il ne se sera pas écroulé, comme le risque en grandit, comme la prochaine étape d’une crise qui ne cesse de surprendre, gèle aujourd’hui la situation. Mais pour combien de temps ? Quand va-t-il falloir, effrayé par les additions qui se succèdent, chercher une troisième voie, en se souvenant par exemple de la mécanique des droits de tirage spéciaux et de cette faculté reconnue au FMI de créer lui aussi de la monnaie ? Afin de soulager ainsi les banques centrales, dont les bilans deviennent hydrocéphales à force de tenir à bout de bras le système financier, ainsi que, petit à petit, des secteurs entiers de l’économie ? Car le marché obligataire, devenu unique roue de secours des grandes entreprises, n’est pas peuplé de bons samaritains et fait payer cher ses services, et les moyennes entreprises n’y ont pas accès. Les Américains feront, sans pouvoir se tromper à ce sujet, obstacle à cette perspective, car cela serait consacrer la chute de son trône du dollar, mais auront-ils les moyens de l’éviter ?

Certains économistes évoquent de leur côté, à propos du système monétaire international, la nécessité de substituer au dollar dans son rôle de monnaie de réserve et de référence un panier de devises, dans lequel le dollar conserverait certes un rôle, mais amoindri. D’autres élaborent un nouveau système s’appuyant sur la coexistence réglementée de différentes zones (à l’image de la zone euro), extrapolation des tentatives brésiliennes de créer une telle zone en Amérique Latine et une autre en Asie, mais là le jeu est encore plus compliqué.

Tout ceci n’est encore que du domaine de la spéculation, certes, mais les autorités chinoises ont franchi le pas, du haut de leurs coffres-forts, pour jouer leur propre petite musique. Anticipant la fin d’un règne annoncé, ils appellent à la création d’une monnaie de réserve internationale stable sur le long terme, pour remplacer le dollar, qui serait contrôlée par le FMI. Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque de la République Populaire de Chine l’a écrit et signé sur le site web de la banque, en anglais pour qu’il n’y ait aucune équivoque. D’après le Financial Times d’aujourd’hui, Qu Hongbin, économiste en chef pour la Chine de HSBC a déclaré que « c’est un signe clair que la Chine, plus importante détentrice d’actifs en dollars, s’inquiète des risques potentiellement inflationnistes résultant de la création monétaire de la Réserve Fédérale américaine ».

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78 réflexions sur « L’actualité de la crise : Opacités, par François Leclerc »

  1. @ LeClownBlanc

    Connaissez-vous les hétéronymes de Fernando Pessoa, écrivain et poète portugais ?

  2. @ François Leclerc
    Non pas du tout. Grâce à vous j’en fais la découverte
    C’est passionnant
    C’est aussi une des raisons (j’ai pris du retard ce trimestre)
    qui explique ma position quant au délai.
    Sans mes 1099 personnages bien en place le risque d’échec serait trop élevé.
    … à ce stade, vous connaissez le résultat de mon évaluation : échec quasi assuré !
    … à ce stade … à ce stade
    – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Fernando Pessoa. Je découvre le titre de sa pièce jouée à la Cartoucherie de Vincennes
    Mort d’un hétéronyme

    L’un des êtres imaginaires qui ont peuplé la vie de Fernando Pessoa vient de mourir. Alberto Caeiro, le « Maître », reprend vie sous le regard des autres identités portées par le poète anonyme : Alvaro de Campos, Ricardo Reis… Tempête sous le crâne de Pessoa, cette pièce met aux prises le grand poète portugais avec ses trois principaux hétéronymes et sa maîtresse, Ophélia Queiroz.

    Fernando Pessoa , discret employé dans une maison de commerce de Lisbonne a laissé à sa mort 27 000 manuscrits, sous la signature de 72 identités ou hétéronymes. Cette société d’écrivains virtuels échange, s’affronte, converse et crée ensemble.

    Fernando Pessoa « Je ne suis rien. Je ne serai jamais rien. Je ne peux vouloir être rien. Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde. »

    Stanislas Grassian, le metteur en scène : « Pour combler l’immense solitude que lui impose la création, Fernando Pessoa, fait naître en lui d’autres personnages littéraires, plus dignes de dialoguer avec lui que le reste des hommes. L’auteur vit à travers son œuvre, incapable de passer à l’action et se décharge entièrement de vivre sur ses hétéronymes. »

    Je suis entouré de milliers de livres
    de toutes toutes natures, dont un bon % tourné vers l’action
    Les dynamiques des champs cérébraux modélisés (alpha-omega – Xi : Ci, Cx, Ei, Mi, Ex, Mx, 369, etc.)
    opèrent à l’opposé. Incarnées dans mes personnages, l’examen de ces dynamiques m’aide à anticiper, par faisceaux d’itinéraires, de multiples branches arborescentes de « choux-fleurs » …
    Mes milliers d’illustrations se veulent appréhendables par des publics très variés
    qui habituellement ne se comprennent pas entre eux. Rien ne les oblige d’ailleurs à se croiser.
    Merci. Votre ville ? … pour l’un de mes prochains cirques ?
    Quel(s) emplacement(s) proposeriez-vous pour le chapiteau ? … les caravanes ? … la ménagerie ? …
    Si vous avez des idées de protagonistes pour mes personnages …
    … ne vous privez pas ça me ferait gagner du temps.
    Ce sont dans leurs rejets, indifférences, attirances insensées, maîtrises introuvables ailleurs
    qu’elles (et ils) se révèlent.
    Le moment venu — tous les talents, extrêmement divers — seront nécessaires
    y compris ceux qui, aujourd’hui, comptent pour peau-de-balle … ça va changer.
    chaque chose en son temps.

  3. @Les clowns:

    Re-formulation de mon commentaire précédent:

    Je me refuse à entendre quoi que ce soit aux allusions, sous-entendus et autres pistes de galets que vous semez ici ou là. Énoncez vos points de vues intelligiblement, ou alors abandonnez l’idée de me faire réfléchir.

  4. @ Ghost Lassyàlépi

    Auguste ! … eh oui … ne faut-il pas le prendre comme il est ?
    Il recherche bien des voies nouvelles pour réinventer sa vie,
    … ses comportements … mais parfois de vieux réflexes,
    peu plastiques, réenvasent ses fraîches velléités d’innocence retrouvée.

    Ce que j’ai dit à François Leclerc
    ça ne lui serait pas venu à l’idée

    Anticiper la venue des xxxxCircus @EuroNèzdi$£€Y,
    voici une mission précise.

    A quels emplacements ?
    Aux lieux de rendez-vous des lobbies apatrides et de LaBrochette

    ec.europa.eu/oib/building_fr.cfm

    tuyaux-de-voyage
    en or galvanisé


    http://www.mediattitudes.info/2009/02/des-fonds-de-madoff-auraient-transite.html


    http://www.h1929.blogspot.com/


    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/468902/euroclear-2009-sera-difficile-aussi.html


    en.wikipedia.org/wiki/Euroclear


    http://www.toolboxh2o.org/Boving.html


    http://www.euronext.com/fic/000/001/924/19249.pdf


    http://www.cedimho.be/eurobd/swysen/dossierdepresseexposwyseneuroclear.doc
    Au CircusParadis voisin des Marraines de Cedel>>Clearstream

    ec.europa.eu/oil/batiments_fr.htm

    avec d’éventuels liens pour le spectacle :

    http://www.euroclear.com/site/public/EF/!ut/p/c0/…9876543210

    Il n’y a pas que du blout pour l’Ecole Doctorale des Universités Paris VI, Paris VII + Nomale Sup’

    Quels itinéraires
    pour les Grandes Parades ?

  5. @ClownInc

    Et donc? Le marteau est responsable et conscient d’écraser le doigt? C’est sa raison d’être?

    Non décidément, je n’aime pas les devinettes…

  6. @Clown
    Comment reconnaitre un ami en des temps troublés ?
    Y a t il une langue du chou fleur ?
    Un ananas peut il être ami ou transformé en ami d un choux fleur ?
    Ça craint, je vois des castors qui jouent au Tennis dans mon salon…
    Bon, je vais prendre mes cachets.

  7. @ Dissonance [18:53] et Tigue [21:40]
    Auriez-vous perdu le fil de l’objet du billet ?
    Opacités
    Que pourriez-vous désirez ?

    1/ Avec quels rayons X écarter les leurres qui rendent incompréhensibles, obscurs, inatteignables ?

    Ensuite,
    2/ Comment représenter l’existant « A » ?
    3/ Comment représenter les formes rêvées à atteindre « B » ?
    4/ Comment passer      
    — dans le calme, en douceur, avec les justes curseurs à géométrie variable qui vont bien —
        de la représentation A à la représentation.

    Il y a d’abord un mot que vous semblez ne pas avoir compris : morphing
    c’est une technique mathématique.

    Evidemment notre monde en plein chaos est un peu plus complexe
    mais, au moins,
    les deux fichiers ci-après vont vous permettre de saisir ce qu’est le morphing,
    la géométrie variable.

    luisguillermo.com/chavstro

    http://en.wikipedia.org/wiki/Morphing

    [ Remarque latérale, hors sujet : Je doute que cela vous procure un encouragement
    pour la réponse à votre question « Comment renconnaitre un ami en des temps troublés ,]

    Par contre, il arrivera un jour où ma métaphore de l’ananas et des choux-fleurs
    vous apparaitra lumineuse.
    Sur un bout de papier je viens de décomposer ma métaphore pour en détailler l’explication
    N’y a t-il pas des êtres vivants qui se rétractent sous la pression ?
    Soit je peins deux tableaux.
    Soit, après avoir choisi le morphing software ad hoc, je réalise le morphing ananas>>choux-fleurs : une gageure.

    @ Dissonance
    Vous invitiez le blogueur à suivre un lien en direction d’acrimed video 3075 (M. Frédéric Lordon)
    En outre vous aimeriez un langage clair et direct :
    1/ Ecorché vif, M. Lordon, pourtant chercheur au CNRS, est aveuglé par ses passions

    2/ Il trompe son auditoire — en affirmant à tort Les architectes et propagandistes de la structure sont les gouvernements
    Ces derniers ne sont pas même les architectes des « Façades-Sud » (c’est une métaphore)
    alors ne parlons pas des « Façades Nord » … les parois d’or à l’intérieur de l’ananas.

    3/ La solution ne consiste pas à « Nationaliser les banques (remeuleu 1981-83) et virer les banquiers »

    Compte t-il, M. Lordon, sur Ernst&Young, délégué d’OSEO-ANVAR (cf. supra) pour étendre
    ses missions en Evaluation de risques de crédit à davantage de firmes de toutes tailles ?
    Place aux Deloitte&Touche, Peat Marwick, Price, Carlyle, Matthieu Pigasse, PsUmp & Co incorporated

    Si c’est cela je pars innover sur Mars !
    Ras la casquette !

  8. LIgne 10 : il manque la lettre B
    de la représentation A à la représentation B

    Ligne 4 : un ‘r‘ serait plus joli à …. désirer ? (qUe pourriez-vous …)

  9. Concernant le procès de Mr. Lordon:

    1/ Je ne connais pas personnellement ce monsieur, aussi je ne puis dire quelles sont ses passions. Je remarque tout au plus que son discours n’est pas celui qu’on rencontre habituellement dans les mass médias, ce qui suscite mon intérêt en première approximation.

    2/ Une démonstration pour étayer votre affirmation, peut-être?

    3/ Au temps pour moi, je concède ne pas avoir fait l’enquête de moralité approfondie, qui eût été souhaitable, avant de diffuser un discours qui ne me paraissait pas complètement idiot a priori. Vous concernant, dois-je m’adresser à Pinder ou à Bougglione pour ne pas réitérer une telle erreur? 🙂

    Concernant le morphing…

    Si quelqu’un prétend que les privilèges dénoncés en 1789 sont assimilables à ceux dénoncés actuellement (Argument de A. Minc dans « la lettre à ses amis » – Je n’ai pas fait d’enquête de moralité sur ce monsieur non plus),
    a/ Admettez vous cette idée comme valide? Et en conséquence:
    b/ Considérez vous que la transition 1789 -> 2009 constitue un bon exemple de cycle de morphing?

  10. C’est l’histoire de l’angle mort. Je sais qu’il y a un angle mort. J’ai beau regarder, je ne vois pas que je ne vois pas. Je peux tricher avec des miroirs et c’est bien utile. Mais ça ne change rien à la situation de base.
    Tiens, le monde a des limites, est fini, est rempli d’impossibilités, etc.

    Sur mars? Pour être loin du rivage, c’est offshore ça!

    J’adore les poète: Jorion, Lordon, Leclerc, LeClownBlanc et tant d’autres!

    Et puis les oiseaux aussi. Y a pas que rapaces-corneilles-pigeons, mais aussi moineaux, mésanges… tiens, voilà une activité bien intéressante aussi, me mettre à collectionner les noms d’oiseaux 🙂

    Est-ce qu’on pourrait dire qu’entre off et on the shore, il y a comme une co-évolution? comme entre les arbres et les primates? comme entre le dopage et les contrôles?
    Ou alors, plus les humains développent leurs puissances (ou rêve de…), plus une grande part de ce pouvoir est ailleurs?

    1789…2009… dire que c’est bientôt 2017 😀

  11. @ Dissonnance [00:09]
    Entre 1789 et 2009 avec quels « mises en rapport » pouvez-vous jouer ?
    … perplexités, divisions instables, ressemblances partielles,

    Ce type d’exercice peut aider le neocortex à se dévaser quelque peu
    mais il tout aussi important de ne pas exagérer les mises en comparaison.
    Ce n’est que le l’Histoire contemporaine par des contemporains,
    ces regards déformés vers le passé sont absolument essentiels;
    néanmoins ils ne doivent pas compter pour plus de 5 % dans la mise en équilibre de toutes nos analyses.
    Voyez-vous l’importance du travail d’évaluation qui se présente à nous ?

    Pour 5% de nos analyses il est possible qu’une gamme de morphings entre 1789 et 2009
    pourrait être intéressante.
    Toutefois l’exercice, très risqué, ne pourrait être que poétique.
    En effet, il y a changement de cadre
    – Noblesse Fr et Clergé-en-soutane, d’une part —
    – Noblesse franco-offshore et TehnocratoClergé PsUmp au top également offshore, d’autre part —

    FMI dominé par Lipsky (JP Morgan, comme Dimon FedReserveBank of NewYork)

    http://www.imf.org/external/np/omd/bios/fre/jlf.htm
    John Lipsky ( ou plutôt « la Fed », si ce mot a un sens) a le veto

    N’est-ce pas d’actualité ?
    (cf. billets du 26 mars plus loin)

    en.wikipedia.org/wiki/International_Monetary_Fund

    Revenons à ces morphings 1789–2009,
    dans la limite où ils pourraient contribuer à moins de 5% des illustrations aptes à dégager « l’angle mort »

    iGor milhit connait nos cousin(e)s les oiseaux,
    mâles et femelles … leurs oeufs

    Ces morphings pourraient nous aider avec des têtes et comportements d’oiseaux
    iGor milhit pourrait nous offrir une contribution très importante
    Différencier
    – les oiseaux les plus onshore, tentant (souvent vainement)
    de se protéger des tornades extérieures à l’ananas
    sur les versants éclairés
    – les oiseaux se tenant sur les versants orientés au Nord, opaques
    – les oiseaux migrateurs
    – les oiseaux go-between … aux limites, cols, « crossroads », dunes douanieres de littoral, …
    – …
    mâles et femelles
    car le sexe et l’argent ne sont pas étrangers
    aux copulations sur les deux Versants … Nord et Sud.

  12. @ iGor milhit [00:34]

    – votre website est totalement different de la fois precedente !
    – vous preconisez un chantre de l’inflation (Jean-Claude Werrebrouck)  
    aux thèses detestables, infondées, reactionnaires, anglosaxonnes

    Avec votre blog prétendument anarchiste, vous seriez John Lipsky en personne (top FMI) que je n’en serai pas surpris.
    Auriez-vous mieux que « cameleon-bivalve » pour vous totémiser ?

  13. @ LeClownBlanc
    pas si totalement différent me semble-t-il… ça fait déjà un moment que le lien pour le blog de Werrebrouck y est, au moins depuis que contreinfo l’a annoncé… que voulez-vous, perdu au milieu du 99,99 % je découvre le monde, naïf et étonné… de plus après une longue période d’isolation je m’ouvre à un univers fort nouveau pour moi, et je me fais un amusé et maladroit jack of all trades, si l’on peut dire ainsi…
    quand au totem, cameleon d’accord, mais bivalve c’est un peu court, même si je ne saurais concourir dans votre catégorie, et encore moins dans celle de pesoa… suis-je anarchiste ou chaotique? je ne le sais pas toujours très bien…

    c’est certain que je suis tiraillé par bien des vecteurs parfois contradictoires, un grand désir de nouveauté, de changement, et puis aussi un grand plaisir d’avoir le sentiment (parce que les certitudes, elles vacillent vite chez moi) de mettre les pieds sur un plancher des vaches relativement stable… une envie de voir le plus de gens possible libres, et la petite peur mesquine de m’y perdre dans cet océan de libertés qui ne sont pas miennes…

    j’ai juste la chance d’être topriendutout, et quand un courant m’emporte de ci, et puis un autre de là, ça ne se remarque pas et n’engage (c’est le cas de le dire) que moi…

    pour le totem, au fond, je m’en étais trouvé un: papier révélateur. un petit bout de rien du tout, on le plonge dans un milieu et voilà qu’il change de couleur, révélant certaines composantes du milieu. le papier ne saurait comprendre ce qu’il se passe 🙂

    mais voilà que je me suis de nouveau fait prendre à mon piège, je devrais rester dans ma basse-cour de 99,99%, anarchisant chaotique du dimanche… 🙂

    bon voilà. ainsi lordon est écroché vif et aveuglé par ses passions, werrebrouck un chantre de l’inflation aux thèses réactionnaires… c’est certain, j’ai pas fini d’en apprendre!

  14. oh, je vois que j’ai du travail pour vraiment étoffer mes connaissance ornithologique…

    moi, john lipsky? houlaaaa, je me suis déjà pris pour un autre, mais pas à ce point là!

  15. Il y a effectivement pléthore actuellement de pseudo blogs qui citent des articles de Paul, ou de commentaires qu’ils y ont postés sans y avoir reçu le succès qu’ils escomptaient. Il se contentent généralement aussi de republier des posts d’autres sites qui confortent leurs propres convictions: bref une copie de la machinerie de la presse écrite.

    Je recommanderais à Paul de ne pas changer un iota à sa politique d’ouverture, de laisser son site ouvert à tous pour la consultation et les commentaires (après la modération très bienveillante dont il est coutumier). Quitte à devoir rappeler parfois qu’il commence à apercevoir le fond de sa cassette…

    Certains ont fait un rapprochement avec le fonctionnement de dedefensa. Mais ce dernier ne vise pas à favoriser un « cerveau collectif »! Au contraire, il revendique des fonds parce qu’il paie des collaborateurs à travers le monde; et son ambition de publier des traductions de qualité professionnelle ne peut être satisfaite faute de donateurs si fortunés qui s’il les trouvait, finiraient par étouffer sa liberté d’investigation.

    Je suis parfois agacé par les fautes de grammaire ou d’orthographe dans vos commentaires, par le mauvais usage de la ponctuation et parfois des pans entiers de phrase qui n’ont pas été enregistrés: trop de passion, de précipitation? urgence vitale? ou simplement rien à en foutre.. . A l’inverse aussi, je suis souvent dépassé par des discours érudits indifférents au niveau des lecteurs de ce blog (un niveau que je sens osciller entre le plus haut et presque le plus bas). Mais je m’en satisfais. J’apprécie la liberté, l’ouverture aux autres, les remises en question et l’émulation d

  16. ha! y a une touche qu’il ne faut surtout pas presser sous peine de publier illico presto…. je ne l’ai pas encore identifiée…

    Je vais abréger: le blog de Paul est unique par son ouverture, la liberté des échanges et bien sûr la pertinence de ses analyses !

    Je crois que Paul est attaché à sa liberté de pensée et d’action, comme moi. Etant partisan de la démocratie directe je renouvelle mon aide à son blog parce que sa démarche autant que sa vision m’intéresssent.

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