L’actualité de la crise : La roulette monétaire est lancée, par François Leclerc

Billet invité.

LA ROULETTE MONETAIRE EST LANCEE

Il se confirme que les dirigeants chinois ont lancé un véritable pavé dans la mare. Depuis la publication sur le site Internet de la banque centrale chinoise d’un article en anglais de son gouverneur, Zhou xiaochuan, les réactions n’ont cessé d’affluer ces dernières 24 heures. Du président des Etats-Unis, de son secrétaire au Trésor et du président de la Fed, du directeur général du FMI et du premier ministre britannique, du commissaire aux affaires économiques de la Commission européenne, pour lister les plus importantes. D’autres réactions favorables aux propositions chinoises sont attendues, dont celle de la commission d’experts des Nations unies sur la réforme financière, en attendant que ne se manifestent à nouveau d’autres pays, comme la Russie, qui ont déjà fait savoir qu’ils souhaitent des changements importants au sein du SMI (système monétaire international) à propos du rôle du dollar.

En analysant ces déclarations, on observe un certain flottement américain devant la charge qui vient d’être menée contre le dollar, dont il est proposé de le remplacer par des droits de tirage spéciaux (DTS) gérés par le FMI, car elle n’était d’évidence pas prévue. Une fin de non recevoir d’abord, une première ouverture ensuite. Du côté du FMI, au contraire, avec les précautions diplomatiques de langage nécessaires, on qualifie de « sérieuse » cette éventualité, tout en soulignant qu’elle ne peut pas se faire du jour au lendemain, ce que le gouverneur chinois avait parfaitement anticipé dans son article. En raison de son statut d’hôte du prochain G20, le premier ministre britannique a pour sa part cherché à éviter que la discussion sur cette question ne prenne le dessus sur les autres sujets prévus à l’ordre du jour du sommet : « parmi tous les sujets au G20, il n’y aura sans doute pas de longue discussion sur le point de savoir s’il faut avoir une nouvelle monnaie mondiale », a-t-il déclaré, espérant pouvoir continuer sur ce mode dilatoire. Rien n’est moins sûr.

Les Américains ont réagi d’abord, président en tête, par un refus catégorique de toute discussion et de remise en question du rôle du dollar, pour semble-t-il assouplir ensuite leur position, forcés et contraints, si l’on en croit les dernières déclarations de Tim Geithner. Tout en maintenant que le dollar devait rester « la principale monnaie de réserve mondiale », il a ajouté : « je n’ai pas lu la proposition du gouverneur (chinois), mais, telle que je comprends sa proposition, c’est une proposition conçue pour augmenter l’usage des Droits de tirages spéciaux du Fonds monétaire international, et nous sommes en fait assez ouverts à cette proposition ». Il a aussi déclaré à la chaîne d’information économique et financière CNBC, pour preuve de sa bonne volonté, « je pense que la Chine joue un rôle stabilisateur très important dans la crise financière dans laquelle se trouve le monde (…) Ce qu’ils font pour rendre leur économie plus forte, pour encourager la croissance de la demande intérieure, pour permettre une nouvelle évolution dans leur structure financière de base, ces choses sont des politiques très importantes, et nous travaillons très, très étroitement avec eux ».

Les déclarations des hommes politiques sont une chose, les réalités du marché sont une autre, dont ils finissent par tenir compte. Avinash Persaud, membre de la commission de l’ONU, sur la foi d’informations qu’il n’a pas précisées et dont il n’a pas révélé la source, a déclaré mardi à l’agence Reuters que « les banques centrales s’observent, (…) de nombreux pays veulent peut-être engager un véritable dialogue avec l’administration américaine avant de vendre leurs Treasuries (bons du Trésor) ».

Deux signes inquiétants sont clairement apparus sur le marché obligataire, sans qu’il soit nécessaire de s’engager sur le terrain des spéculations. Le gouvernement britannique vient d’échouer à intégralement placer un emprunt, la première fois depuis des années, alors que la dette publique est en train d’exploser. Une émission obligataire de routine du Trésor US a de son côté rencontré un succès réservé, alors que la Fed s’est concrètement lancée depuis lundi dernier dans l’acquisition d’obligations d’Etat, pour en faire baisser le taux et orienter les investisseurs vers des placements favorisant la reprise économique. Les investisseurs témoignent donc, à leur manière, des mêmes inquiétudes que celles qui ont été exprimées par les autorités chinoises, à propos des dangers inflationnistes des politiques de création monétaire de la Fed, et dans une mesure moindre de la BoE. Ils craignent que les taux réels des obligations d’Etat ne subissent les assauts de l’inflation et décroissent en conséquence.

En réalité, les américains ne devraient pas pouvoir esquiver une négociation d’ensemble à propos du SMI, en l’occurrence du FMI et des DTS, et se résoudre à finalement rechercher un terrain d’entente avec les Chinois, leurs principaux créanciers. Trois têtes de chapitre vont figurer au menu de ces discussions vouées à se tenir dans une grande discrétion.

1/ La place accrue que la Chine va réclamer au sein du FMI, en contrepartie d’une contribution financière plus importante de sa part (les deux sont statutairement liés), contribuant ainsi à augmenter les ressources de celui-ci, et donc son rôle mondial (à la suite des prêts japonais et européens déjà effectué pour l’un, annoncé pour le second). Cela remet de fait en question une question très épineuse, celle de la minorité de blocage que détiennent actuellement les USA sur toutes les grandes questions et qu’ils n’ont pas du tout l’intention d’abandonner.

2/ La modification du panier de devises des DTS, qui devrait désormais inclure également le yuan, ainsi qu’une nouvelle pondération des devises qui le constitue, en défaveur du dollar inévitablement. La proportion sera lourde de conséquences et fera l’objet d’une discussion acharnée.

3/ Un élargissement plus ou moins marqué du rôle des DTS, actuellement unité de compte entre États et institutions financières internationales, dont les Chinois proposent qu’ils puissent être utilisés pour toutes les transactions commerciales ainsi que pour libeller toutes les classes d’actifs.

On voit donc qu’il y a potentiellement beaucoup de grain à moudre, et que chacune de ces têtes de chapitre peut donner lieu à d’âpres négociations et marchandages, nécessitant des compromis difficiles à trouver. Cela prendra du temps. Mais ce qui est certain, sans préjuger de ce qui ressortira de cette situation complexe, c’est que le dollar en sortira avec un rôle amoindri, reflétant les nouveaux rapports de force économiques et financiers de la planète. Non sans conséquences pour les USA et la Chine. Pour les Américains, cela représentera, de manière plus ou moins forte suivant le compromis trouvé, un surcoût pour leurs transactions commerciales internationales et leurs emprunts, pour la Chine, la nécessité de devoir adopter pour le yuan un statut de monnaie convertible, ce qu’elle a toujours refusé, freinant l’essor de ses exportations et de son commerce extérieur, principal appui de sa croissance à ce jour.

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68 réflexions sur « L’actualité de la crise : La roulette monétaire est lancée, par François Leclerc »

  1. A propos des DTS et de leur utilisation à des fins monétaires, il y a un hic actuellement. C’est que le DTS rapporte un intérêt pour celui qui en amasse, et coûte un intérêt pour celui qui l’utilise. C’est le FMI qui décide celui qui en recevra et celui qui en concédera, selon ses opérations et interventions diverses. Cet apport d’intérêt a été introduit lors de l’introduction du DTS fin des années 60 pour faciliter son adoption par les pays membres du FMI. Pourquoi iraient-ils sinon accepter des DTS en échange de leurs dollars qui eux, une fois placés en Bons du trésor américain, rapportaient d’office ? Dans les comptes des banques centrales, les DTS ne figurent que pour leur relation avec le FMI. Même le fait qu’il soit rémunéré n’a pas suffi à étendre son utilisation jusqu’à ce jour.

    Si le DTS est adopté comme monnaie de réserve mondiale, il doit être hors de question qu’il ne rapporte ne fut-ce qu’un centime d’intérêt. Une monnaie ne peut rapporter d’intérêt, un placement oui. Je me demande comment on éludera cet aspect du problème.

  2. C’est étrangement un des points majeur préconisé par LEAP2020 dans sa « lettre ouverte aux dirigeant du G20 » du 24.03.09

    http://www.leap2020.eu/Lettre-ouverte-Sommet-du-G20-de-Londres-la-derniere-chance-avant-la-dislocation-geopolitique-mondiale_a3009.html

    Le point 1. :

    1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !

    Une très bonne chose si ça se discute reste à savoir ce qu’ils on ferons, si c’est dans la continuité du reste ce serait certainement catastrophique ….

  3. @ Bruno L
    Tu m’a devancé , c’est ce que j’allais poster.
    Il faut préciser que cette lettre ouverte dont tu indiques l’URL ci-dessus a été publié dans sa version anglaise à la page 5 (en pleine page) du Financial Times du mardi 24 Mars.
    Donc les dirigeant mondiaux sont avertis.
    Etant abonné à leur lettre confidentielle, je suis d’accord avec eux sur cette proposition.

    Parce que ce qui m’inquiète, c’est le développement possible de l’Histoire avec un grand H, si cette décision ne se fait pas :

    Source : http://www.spiritualites.com/isis/modules/propheties/index.php?proph008.htm
    Monnaie unique – Lecture 3976-28 de juin 1943 d’Edgar Cayce
    Prophétie : « On devra travailler à une monnaie mondiale, mais il se passera longtemps, très longtemps, avant que cela n’arrive, il pourrait même y avoir une autre guerre, due à ces problèmes, mais il y aura un pas de fait dans la bonne direction, dans les tentatives pour amener la paix à ce moment-là. »

  4. heu … désolé mais je n’ai pas lu toutes les réponses, j’ai seulement vérifié qu’il n’y aie pas de lien vers cet articles du leap2020, désolé si cela m’a échappé :-/

  5. @cecile,

    oui,c’est bien ça.

    @Jaen-Pierre,

    Qu’il n’y ait pas d’interet doit dépendre des règles d’utilisations.

    @Bruno L

    LEAP c’est avant tout une secte, donc elle ne regarde que ces propres interet, et ne se sert que de la peur et de l’espoir. Mais il s’en servent bien. Mais perso il sont beaucoup trop catastrophiste dans leur discours pour leur pretté un quelconque sérieux.

  6. A chaque crise, c’est le même cinéma : il nous faut un organisme encore plus central, encore plus régulateur pour stabiliser le marché, pour réguler l’économie.
    Et a chaque fois, après une période euphorique on se retrouve avec une crise encore pire que la précédente.
    Qu’est-ce que ca va changer dans le fond que le FMI prenne le rôle central des USA ?
    En quoi ca va empêcher les entreprises d’externaliser les coûts de la pollution ?
    En quoi ca va empêcher de licencier pour augmenter le profit des actionnaires ?
    En quoi ca va empêcher d’avoir un monopole de fait grâce aux brevets et de vendre au prix qu’ils veulent ?
    En quoi ca va empêcher de trouver tous les moyens de « tricher » avec les vides juridiques pour maximiser le profit ?
    En quoi ca va empêcher l’exploitation outrancière de la terre et des hommes ?
    En quoi ca va empêcher les compagnies pharmaceutiques de prospérer sur la maladie plutôt que sur la santé ?
    En quoi ca va empêcher les vendeurs d’armes et de drogue de profiter de toute cette misère auto-entretenue ?

    L’abandon du dollar oui, mais pour refaire pareil en pire, non.
    Le droit a l’erreur oui, le droit a l’horreur, non.
    Y en a marre.

  7. @ logique
    Je ne cherche pas à défendre le LEAP mais… puisque le pseudonyme est « logique », quel rapport y a t-il entre:
    1/ annoncer une catastrophe (voire plusieurs)
    2/ ne pas être crédible
    Tout dépend de la valeur des arguments avancés en faveur du risque d’émergence de ladite ou desdites catastrophes, non?

    Pour moi le test de crédibilité porte sur leur évaluation des difficultés à venir des banques européennes dues à la situation des pays de l’Est. Ils estiment que celles-ci sont largement surestimées et participent de la propagande américaine forcer la main des européens avant le G20. Pour le coup ils ne sont pas catastrophistes! Auront-ils vu juste? Ou bien sont ils à côté de la plaque sur cette question, comme le suggère « contre-info »?

  8. @ Ybabel

    Ca ne corrige aucun des problèmes que vous avancez.
    Mais ça en corrige beaucoup d’autres.

    La plupart de ceux qui critiquent « l’industrie pharmaceutique » n’y connaissent rien en général…
    Je ne vois pas ce qui vous gène avec les brevets: je passe 8/10 ans à developper une nouvelle technique, et il faudrait que mon concurrent puisse en profiter sans avoir eu à supporter les couts colossaux de RetD? Il me semble qu’à l’origine les artisans qui travaillaient le bois, l’acier, préservaient leurs secrets de père en fils… et c’était normal. Supprimer les brevets n’a de sens que dans le meilleur des mondes et dans un univers coopératif non concurrentiel.
    S’il s’agit d’interdire de breveter le vivant je suis d’accord avec vous.

    Pour prendre en exemple issu de l’industrie pharmaceutique, je goutte modérément les pratiques de l’Inde, qui consistent à payer des veilleurs à dresser au jour le jour la liste des brevets arrivés à échéance, avant de les copier et de les produire en masse à bas prix (en utilisant des excipients douteux… faudra reparler des génériques un de ces quatre!). Reste le problème des vrais faux brevets (on change un truc qui ne sert à rien dans le médicament pour repartir pour un tour) et le problème du financement de la recherche fondamentale. Car c’est la recherche fondamentale payée par les citoyens qui permet la RetD privée. Et par conséquent tout ce qui est produit par le privé en terme de médicaments s’appuie sur le patrimoine acquis patiemment par la recherche publique. Il y a là de quoi justifier une contribution obligatoire, relativement élevée, de l’industrie pharma au CNRS.

  9. @Antoine
    vous ne m’apprenez rien.

    Peut-être que moi je vais vous en apprendre par contre puisque vous réagissez a ce point de détail de mon argumentaire (si j’ai mentionné ce sujet c’est que je l’ai étudié un minimum).

    Ce qui me choque dans l’industrie pharmaceutique, c’est plusieurs choses. Ca sort clairement du cadre de ce blog, mais je me permet, pour une fois, de l’utiliser, puisque finalement, c’est un très bon exemple des dérives du capitalisme.

    * le scandale des vaccins qui utilisent le thimérosal. Ceci montre d’une part a quel point cette industrie à a coeur notre santé plutôt que ses profits et d’autre part, a quel point ses « protocoles » sont biaisés voire faux. En effet, les effets de la dilution ne sont pas étudiés d’une part, et visiblement affectent les personnes les plus fragiles (ok, c’est contradictoire ce que je dis, mais bon, c’est une évidence que l’industrie pharmaceutique « ne veut pas savoir » …)
    * les différents scandales autour du cancer, je me souviens que même Claude Allègre le ministre le déplorait, et un autre médecin qui disait avoir trouvé une piste pour un remède, mais pas suffisamment lucratif, et donc abandonné.
    * le protocole de validation des médicaments en 4 phases qui est une escroquerie sans nom parce que ce protocole ne valide presque rien du tout avec sa règle des 5%. Et c’est le fondement même de toute recherche en labos sur les molécules.
    * le fait que cette industrie se serve en réalité du savoir des chamans qu’elle pille et brevette pour savoir quelle molécule étudier plutôt qu’une autre, et pour quelle utilisation dans les milliards de milliards de combinaisons possibles.
    * le fait qu’un médecin vous prescrit des médicaments plutôt que de chercher a savoir d’ou viens la maladie, parce que, visiblement on l’a « formaté » a réfléchir de cette manière. Ce qui fait que par exemple, le scandale des dentiste a pu être possible (oui, les amalgames dentaires au mercure sont nocif pour la santé au point que l’espérance de vie des dentiste ne dépasse pas 60 ans), ou bien l’amiante, etc.. On est pas malade, on est empoisonnés, alors a quoi bon nous gaver de médicaments. A quoi bon toutes ces recherches sur le cancer pour « guérir ». Le problème on le connait et la solution aussi. C’est dans les stats et c’est évident. A quoi bon gaver le corps de produits chimiques pour compenser les effets d’autres produits chimiques. Une vraie médecine commencerait pas nous « nettoyer ». Mais ca, ca ne rapporte pas assez, c’est vrai….
    * des exemples j’en ai des tas d’autres. Des plus personnels, et d’autres « scandales ».

    ll y a trop d’abus, je suis désolé.
    La vie de trop de gens détruites pour assurer les profits des labos.

    Il s’agit de NOTRE SANTE !!! vous vous rendez compte de ce que ca signifie ? on ne joue pas avec des consoles de jeux la, mais avec la santé des gens. Et on met ca dans les mains de sociétés privés ??? et vous ne voyez pas le problème ???? désolé, mais ce domaine ne devrais pas être privatisé. Les subventions pour la recherche médicale ne devraient pas être soumise a rentabilité. Parce que tout simplement, c’est la santé des gens qui est en jeu.

    La médecine occidentale est pervertie jusqu’à la moelle par la recherche de profits au point qu’elle ne voit même plus l’évidence : elle ne soigne pas, elle ne fait que masquer les symptômes.

  10. Une info de l’agence russe RIA NOVOSTI. Cette info montre que la guerre froide a commencé.

    – D’un côté, la Chine et la Russie ne veulent plus que le dollar soit la monnaie de réserve mondiale.
    – De l’autre côté, les Etats-Unis veulent absolument que le dollar reste la monnaie de réserve mondiale.

    NEW YORK, 24 mars – RIA Novosti. La Russie a proposé mercredi 25 mars de convoquer une conférence internationale au niveau des responsables gouvernementaux et des experts pour débattre de la création d’une monnaie supranationale unique.
    « Il est encore prématuré de dire où et quand on pourrait convoquer cette conférence, l’important étant de ne pas remettre cet objectif aux calendes grecques. Cela devrait être la démarche suivante après le sommet du G20 de Londres et la conférence de l’ONU de juin », a déclaré à New York le premier vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Denissov.
    Selon le diplomate, cette conférence pourrait déboucher sur des recommandations en matière de création de la monnaie unique.
    « Notre proposition vise à mettre en oeuvre l’idée d’une nouvelle unité de compte. Cette question, il faut en discuter pour aboutir à un consensus, car la majorité simple ne suffira pas. Il faut que tous les acteurs des échanges économiques et financiers donnent leur feu vert pour que cette idée se réalise », a-t-il fait remarquer.
    Selon M. Denissov, la communauté internationale pourrait créer la monnaie supranationale « par étapes », via la création de plusieurs centres financiers et monnaies régionales.
    La monnaie unique est « une idée naturelle. C’est la première chose qui vient à l’esprit quand on parle de la réforme de l’architecture financière. Il faudra le faire dans tous les cas, si nous voulons une réforme sérieuse », a-t-il souligné.
    Les recommandations en matière de création d’une monnaie de réserve unique figurent dans les propositions formulées par une commission d’experts de l’Assemblée générale des Nations unies dirigée par le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz.
    La Russie avait plus tôt proposé au FMI d’étudier la possibilité de création d’une monnaie de réserve supranationale, dans ses initiatives soumises à l’examen du G20 et publiées sur le site officiel du Kremlin.

    http://fr.rian.ru/world/20090326/120741557.html

    Le 2 avril, à Londres, le G20 va être explosif.

    La guerre froide a commencé.

  11. En tout cas parler de Géostrategie politique économique seulement maintenant (leur avant derniere parution). C’est a mon avis avoir tout simplement oublié qu’il en a toujours été ainsi. Et que chaque crise impose de nouveaux défi. Donc là dessus rien de nouveaux sous le soleil. S’agissant des banques européenne, je pense que certains état serait mort aujourd’hui si il ne articipait pas a l’euro. Mais il est clair que si les banques européenne se tire dans les pattes ont risque d’être trés mal. D’ou la relecture ddu Prince de Machiavel. Et il faut vraiment pas être super brillant pour reconnaitre que l’allaince anglo-américaine n’as eu de secce de nous mettre les batons dans les roues. Mais tout cela fait partie de la réalité de l’existence (Sun Tzu). Les etats sont dans un dynamique de conflit permanent, tout comme le reste de l’existance humaine.

  12. @ Ybabel
    Je ne remets rien en cause des exemples que vous mettez en exergue.
    Mais la question des politiques publiques de santé, de formation/selection/déontologie/statut des medecins (et de l’Ordre), des pratiques de pillage de l’industrie pharmaceutique, de la sécurité sociale, et du financement et de l’orientation de la recherche publique/privée sont des questions distinctes…
    (les lier de manière cohérente dans un cadre démocratique est un travail d’Hercule… mais les chercheurs philosophie politique et morale- s’il en reste!- préfèrent en général faire des commentaire de commentaire ou soutenir telle ou telle idéologie datant de Matusalem plutôt que de chercher des solutions pratiques nouvelles aux problèmes de leur temps… )
    Les chercheurs américains ont au moins le mérite de s’y attacher… cf toutes les études qui tentent d’intègrer en pratique le temps et la santé à la catégorie rawlsienne des « biens premiers/fondamentaux » (faudrait que je vérifie mais ça vaut le coup de regarder les publication de Sandel sur cette question, si ma mémoire ne me joue pas des tours).

    Pour ce qui est des brevets, je n’aurais pas dû prendre cet exemple et mélanger les deux questions. Je maintiens quand même ma position. Il ne s’agit pas d’ouvrir son patrimoine industriel à tous les vents.

  13. Bonjour,
    j’ai lu dans le communiqué du LEAP la création d’une monnaie commune aux pays du Golfe Persique : le Khaleel. N’ayant rien trouvé à ce propos en recherche « simple », quelqu’un peut-il me renseigner . merci d’avance.

  14. @antoine

    La question des brevets est littéralement celle de la privatisation du Savoir (avec un grand S). Votre exemple de la famille d’artisans se transmettant leurs secrets de père en fils est tout à fait intéressante: Le jour où le dernier d’entre eux n’a plus personne à qui transmettre, le savoir-faire familial est irrémédiablement perdu pour la famille, a fortiori pour les autres.

    Effectivement, la remise en cause des brevets n’a de sens que dans un monde coopératif et non-concurrentiel. Cette conception est certes sans grand rapport avec l’organisation actuelle du monde, mais elle a au moins le mérite de proposer un projet de société moins féroce et tout à fait pertinent.

  15. @ françois leclerc

    sur ce point précis: ils sont contre l’abandon du dollar au profit d’un panier de monnaie »supranational », une monnaie de réserve capable de remplacer le dollar ? via les DTS .

  16. @antoine
    Oui, je comprends tout à fait, d’autant plus que mon travail est dans l’OpenSource… et donc, le partage, la mise en public de notre « secret de fabrication »…
    Donc, je pense pouvoir dire que la question des « brevets », pour l’industrie pharmaceutique ou autre peut se résoudre par autre chose que l’argument « je protège mes investissements ». Sinon, comment expliquer le développement de Linux, OpenOffice et tout ce qui s’en suit.
    Moi même, je participe (modestement) à ces communautés ou le savoir est partagé.
    Il reste : le savoir faire ! qui lui est monnayable !!!
    Pour revenir a l’exemple pharmaceutique, c’est pas le tout d’avoir trouvé une molécule, il faut savoir la produire, et la produire « bien ». C’est ca qu’on peut vendre. Évidement, on ne fera pas autant de profit et bien sur, il faut trouver comment avoir un retour sur investissement.
    Mais l’essentiel, ce n’est pas de tout refaire d’un coup, mais d’aller dans la bonne direction.

    Et en matière de médecine, il y a bien mieux a faire que de chercher des molécules. Il y a déjà a être honnête sur les sources de nos maladies.
    Il y a eu quelques révolutions en la matière :
    * on est passé du châtiment divin
    * l’influence de l’hygiène
    * la découverte des virus
    * l’influence de la nourriture
    et il nous reste au moins a reconnaitre :
    * l’influence des produits toxiques / industriels

    Avec ca, on aura déjà une santé de base relativement beaucoup plus solide.
    Et la, pour le petit pourcentage qui restera on pourra s’occuper de faire des vraies recherches (et pas de l’esbrouffe)

  17. @Antoine,

    Sauf que les brevets sur les antirétroviraux qui composent les trithérapies ont conduit faute d’accès, 1 506 000 africains à mourir du sida en 2007.

    Une broutille dans un univers non coopératif et concurrentiel…

    Par ailleurs, sans les génériques produit par l’Inde MSF par ex, serait incapable de fournir actuellement un traitement par antirétroviraux (ARV) dans 27 pays à plus de 140 000 patients, dont 10 000 sont des enfants.

    d’après MSF, 90% des enfants séropo vivent en afrique subsaharienne…faute d’être économiquement rentables les médicaments ne sont pas développés par l’industrie pharma…et comme ils crèvent avant d’avoir dépassé l’âge de deux ans…( 50% de mortalité sur 2 millions d’enfants touchés).

    Quelques chiffres pour terminer concernant le chiffres d’affaires et l’investissement en recherche et développement des 5 plus grands labos (en 2007) :

    1/ Pfizer : 44,4 Billon $ , R/D : 8,1

    2/GlaxoSmithKline
    London, England [gsk.com]
    $38.2 B, $6.4 B

    3/Sanofi-Aventis
    Paris, France [sanofi-aventis.com]
    $36.9 B, $6.5 B

    4/ Novartis
    Basel, Switzerland [novartis.com]
    $32.2 B [9.3%] $6.4 B

    5/ AstraZeneca
    London, England [astrazeneca.com]
    $28.7 B [11.5%] $5.1 B

    Enfin concernant votre  » La plupart de ceux qui critiquent “l’industrie pharmaceutique” n’y connaissent rien en général… »

    L’expression Big Pharma est souvent utilisée pour faire référence aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les 3 milliards de dollars et/ou dont les dépenses de R&D sont supérieures à 500 millions de dollars (voir le top 50 pour 2008 [1]). Elle désigne aussi l’ensemble de l’industrie, pour souligner son influence dans les sphères politique et commerciale.

    Il faut préciser qu’à la suite d’une importante vague de fusions, on considère que dix groupes pharmaceutiques se partagent désormais 50% du marché mondial des médicaments. Le top 50 représente, pour sa part, plus de 510 milliards de dollars des ventes de médicaments sur ordonnance.

    On les accuse souvent (et chacun de ces points pourrait faire l’objet d’un futur papier sur ce blog… ) :
    – de faire passer au premier plan la recherche de profits privés au détriment des patients ou des enjeux de santé publique, comme lorsqu’ils abandonnent la recherche sur des médicaments jugés « non rentables »
    – de décider quelles recherches mener, même si les choix semblent peu pertinents au regard des besoins du territoire concerné, comme en Afrique, où par exemple, sur 1 450 nouveaux médicaments commercialisés entre 1972 et 1997, 13 seulement concernaient les maladies tropicales [2].
    – d’affecter des montants exorbitants à la promotion et au marketing, souvent inférieurs ou à peine égaux aux frais de R&D
    – de constituer des lobbies si importants qu’il semble impossible de les contrer (voir par exemple « l’affaire » des programmes d’aide à l’observance : si le lobby pharmaceutique a échoué à faire insérer une mesure dans la loi du 26/02/2007 [3], il a néanmoins réussi à faire travailler la Commission des Affaires Sociales sur une proposition de loi sur ce sujet précis, qui pourrait offrir aux firmes la possibilité d’entrer en contact direct avec le patient, et légitimant leur intervention via ces fameux programmes [4]
    – d’entretenir des relations avec les médecins ou les chercheurs qu’ils influencent par l’octroi de cadeaux et autres subventions.

    [1] http://pharmexec.findpharma.com/pharmexec/data/articlestandard//pharmexec/302008/531367/article.pdf
    [2] http://www.monde-diplomatique.fr/2005/06/CHIPPAUX/12513
    [3] Loi n°2007-248 du 26 février 2007 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine du médicament http://www.senat.fr/dossierleg/pjl06-340.html
    [4] http://www.prescrire.org/editoriaux/EDI31870.pdf
    http://www.monde-diplomatique.fr/2003/10/RIVIERE/10610

    sources : http://www.pharma-is-business.com/2008_12_01_archive.html

    où l’on découvre chez Antoine que les faits contredisent votre version très…Disneyland…

  18. Paru dans le Figaro :

    L’État britannique peine à emprunter

    26/03/2009
    Une émission de 1,75 milliard de livres de dette n’a pu être placée en totalité.

    Face à la crise, la Fed et la Banque d’Angleterre ont innové en annonçant qu’elles achèteraient de la dette émise par leur Trésor respectif. Hier, la Fed a réalisé haut la main sa première opération du genre en rachetant pour 7,5 milliards de dollars d’obligations du Trésor. Mais Wall Street passait dans le rouge à mi-séance (avant de clôturer en hausse), les investisseurs s’inquiétant de la faible demande pour les obligations d’État américaines.

    En Grande-Bretagne, le placement des obligations émises par le Trésor n’a pas été non plus un long fleuve tranquille. L’État britannique voulait emprunter comme il le fait régulièrement auprès des investisseurs institutionnels. Mais hier, ces derniers n’ont pas répondu présents et l’émission de 1,75 milliard de livres n’a pu être placée en totalité. Une première depuis 1995 pour ce type d’emprunt. Il s’agissait d’une émission d’une durée très longue (échéance 2049) proposée alors que la veille on avait appris que l’inflation avait atteint outre-Manche en février 3,2 % en glissement annuel, bien plus que prévu, mauvais présage pour les investisseurs.

    Ce raté pose question au moment où la dette publique britannique explose comme celle de la plupart des États .

    Selon Goldman Sachs, la demande pour les emprunts d’État dans la zone euro devrait toutefois largement couvrir les besoins de refinancement.

  19. J’ai un problème de lecture des messages un trait noir sur toute la longueur du texte (un texte sur deux…) rencontrez-vous ce problème?

  20. Salut est ce que quelqu’un pourrai m’expliquer ce que sont des DTS (droits de tirage spéciaux) simplement et surtout a quoi ils servent.

    est ce que c’est le premier pas vers une nouvelle monnaie mondiale? !o?_!o?

  21. On dit que l’émission de dette n’a pas pu être placée. Mais est-ce à cause de la méfiance des investisseurs ou à cause du fait que les investisseurs n’ont plus d’argent à placer (ne veulent pas revendre autre chose pour acheter les bonds)? Car à un moment ou un autre, il va bien avoir plus d’appels à la vente de dette que d’acheteurs potentiels, peut on estimer ce potentiel ? Et je suppose que c’est parceque les banques centrales voyaient que cette possibilité commençait à se tarir qu’ils ont décidé de faire marcher la planche à billet, non ?

  22. l’émission de dette n’a pas pu être placée, pour une simple raison. Ceux qui achetait la dette ont décidé de ne pas le faire. Mais se qui est vraiment interressant c’est que la partie a vraiment commencé avec cette nouvelle. Trouver ceux qui achetait la dette et vous trouverez ceux qui viennent d’ouvrir la partie. D’ailleurs c’est une excellete ouverture et elle arrive a piont nommé. Il ne rest plus qu’as enttendre la réponse des emetteurs. Cela ne serait tarder.

    @le fan,

    Se que j’ais compris concernant les DTS, se sont des garnties « or papier » utiliser juste aprés que de gaulle ait vidé fort knox. Afin d’éviter les transfert d’or physique, tout le monde a accepter d’en rester sur ces positions a un momment t (momment ou les ricains se sont appercu qu’on le leur en avait pris pas mal est que cela suffisait). Donc modification des règles et évitage de la pratique des règles en vigeur. Donc Création du FMI telle qu’il ait maintenant. C’est a dire que maintenant ont fait un panier en « or papier » pour garantir nos balance extérieur. j’abrege, mais tout cel reste de toute manière calculé a partir du cours du dollar.

    Donc maintenant que l’on connais l’objet DTS, ont peut se demander pourquoi les chinois voudrait que le FMI (gerant européen) soit le garant de la dette US détenu par les chinois. Cela veux dire que l’on agmente les réservent du FMI pour devenir contrepartie (euroclaer,sadel et les autres) banquaire (le FMI est une banque puisqu’elle peut faire des crédits).

    Je ne comprends pas pourquoi, les chinois voudrait utilisait des DTS qui seront de toute facon gagé sur la valeur du dollar est sur la parité de l’or obligatoirement. Personellement je ne comprends pas vraiment se que cela va changer, car les variation du dollar auront toujours une influence (période de 5 ans) sur les DTS.

    Cela ne change vraiment rien au problème de fond du systéme monnaitaire (m’enfin j’ais pas compris la relation entre reserve d’or du panier et évaluation des appel de fonc tous les 5 ans, avec pourcentage fixe des montant paour pays, puis calcule de la quantité d’or a fournir pour garantir le fond tout cela dependant de la valeur du dollar).

    A mon avis si c’est pour rendre les choses encore plus difficille complexe et spéculatrice, il va falloir demander au chinois de revoir leur copie. L’Or ne peut plus être et ne doit plus être considéré comme un étalon monnaitaire. Il fuat mettre en gage se qui appartient vraiment aux pays (oeuvre d’art, terrain, entreprise). C’est seulement lorsque l’on sait que l’on a quelques chose a perdre que l’on en prends soin.

  23. @ Le fan

    Le système de Bretton Woods est basé sur l’étalon-or. Comme le gros de l’or se trouvait aux USA lors de la Seconde guerre mondiale, les Américains ont poussé l’utilisation du dollar en guise de monnaie courante dans les affaires internationales. Le dollar était alors convertible en or à la parité de 35 dollars pour une once. Quiconque voulait changer ses avoirs en dollars pouvait réclamer l’équivalent en or. Ce qui fit De Gaulles sur le conseil de Jacques Rueff.

    Pour que le système fonctionne convenablement, il est indispensable que chaque pays, dont la monnaie était liée à l’or, ajuste sa parité en fonction de ses réserves monétaires issues des transactions internationales. En clair, en fonction du solde de sa balance des paiements. Les USA ne se sont jamais tenus à cet impératif. Rapidement, les réserves d’or aux USA ont été insuffisantes pour couvrir les dollars en circulation. Les USA ont du temps de Kennedy érigé le « Gold Pool », une instance virtuelle de banques centrales et de courtiers devant assurer la parité du cours de l’or face au dollar sur le marché de l’or à Londres. C’est suite aux ventes forcées d’or par ces banques centrales que la Fed devait couvrir, que le président Nixon a finalement proclamé l’inconvertibilité du dollar en or le dimanche 15 août 1971. On a bien essayé par deux fois de rétablir le système à parités fixes, sans succès. Depuis mars 1973 toutes les devises flottent les unes par rapport aux autres, certaines formant un groupe (le Système Monétaire Européen (dit Serpent à l’époque) en est l’exemple).

    Le FMI était l’institution chargée de suppléer les pays membres de moyens en cas de dérapage monétaire. Chaque pays-membre recevait une allocation (quote-part) déterminée en fonction de son importance dans le commerce mondial. Le pays versait sa quote-part pour un quart en or et trois quarts en devises nationales. On appelle ses quarts des tranches. En fait, la quote-part était gérée par la banque nationale de chaque pays pour le compte du FMI. Face à la quote-part, chaque pays était en mesure de « tirer » sur le FMI l’équivalent de sa quote-part pour subvenir à ses besoins en matière monétaire (pour récolter des devises par exemple en cas de tensions monétaires sur le marché des changes). Chaque membre pouvait tirer davantage automatiquement mais temporairement. Le FMI a dû instaurer des facilités supplémentaires dès la décennie 60 pour fournir des moyens toujours grandissants à certains membres confrontés à des déséquilibres monétaires récurrents.

    Pour augmenter les moyens du FMI, il fallait que chaque membre accepte le relèvement de sa quote-part. A la fin des années 60, beaucoup de membres rechignaient à le faire, de sorte que le FMI s’est vu obligé d’élaborer une nouvelle manière pour récolter les fonds nécessaires. Le Droit de Tirage Spécial a ainsi été conçu. Au départ, sa valeur était liée à 20 devises. Aujourd’hui, le tout est ramené à 4 devises dont le poids est revu tout les cinq ans. Le DTS n’a jamais connu de succès et est finalement devenu une simple unité de compte, un numéraire, comme le franc-or utilisé par la Banque des Règlements Internationaux ou l’ECU dans le SME conçu par Giscard d’Estaing.

    Quand un membre du FMI demande une aide automatique ou non au FMI, celui-ci choisit un ou plusieurs autres membres et tire sur leur quote-part (pas sur la première tranche en or, mais les trois autres). La banque nationale sollicitée fournit autant de devises nationales que de DTS tirés et, le cas échéant, convertit ces devises dans une monnaie déterminée par le FMI (généralement du dollar) qu’il concède ensuite au membre demandeur. Dans les comptes d’une banque centrale, on trouve à l’actif (avoir) la quote-part versée plus tous les tirages reçus du FMI et au passif, la quote-part versée et tous les tirages faits par le FMI. D’un point de vue purement comptable, l’apparition du DTS n’augmentait pas la masse monétaire dans le pays concerné (au niveau de sa quote-part) puisque celle-ci figurait tant à l’actif qu’au passif du bilan.

    Pour pousser les pays-membres à jouer le jeu, le FMI a dû veiller à ce que les DTS soient rémunérateurs. Sinon, les membres auprès desquels le FMI aurait tiré, auraient probablement échangé leurs DTS ainsi reçus en une autre monnaie avec laquelle ils pouvaient acquérir des bons du Trésor. En clair, le DTS et son utilisation répond tout simplement à une unité de compte dont la valeur varie actuellement en fonction de la relation des monnaies de référence la déteminant.

    On ne peut donc prétendre que le DTS soit le premier pas vers une monnaie mondiale. C’est un droit de tirage sur d’autres monnaies. Mais il est clair que si le DTS est utilisé comme référence ultime, il ne peut en aucun cas être rémunérateur par lui-même. Une monnaie, quelle qu’elle soit, ne crée pas de petits. Une pièce d’or reste une pièce d’or. L’autre problème est qu’aujourd’hui, seul le FMI décide qui recevra ou échangera des DTS. S’il venait à se généraliser, n’importe quelle autorité monétaire aurait cette prérogative. Le FMI deviendrait alors une simple agence comptable.

    Enfin, la monnaie ne peut être créée qu’en fonction des besoins économiques réels. Ce qui n’est malheureusement plus le cas depuis l’instauration de la BCE en Europe et de l’indépendance des banques centrales. Alors, remplacer le dollar par le DTS ne rime à rien si on ne résout pas la question de la création monétaire, et non, comme aujourd’hui, l’expansion du crédit aboutissant vers une création monétaire. Est-ce que le FMI est plus à même de réguler cette création ? J’en doute, vu les préceptes économiques dépassés sur lesquels il continue de fonder sa politique d’intervention. Enfin, il est indispensable que toute référence monétaire soit stable et non assujettie à une forme quelconque de spéculation. Il est donc exclu que le DTS en guise de monnaie de résereve du futur voit sa valeur dépendre d’autres devises manipulables. Enfin, si cette piste avance, il est impératif que le DTS et les quotes-parts soient isolés l’un de l’autre. Succinctement, je ne vois pas la structure actuelle de fonctionnement du FMI et des DTS convenir à la proposition chinoise.

  24. @ghostdog

    Bonsoir

    Dans votre inventaire des aléas des centralismes pharmaceutiques , il ne me semble pas avoir aperçu de liens avec les états clients qui commandent prioritairement des millions de vaccins en cas de possible épidémie …

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