Le temps qu’il fait, le 11 décembre 2009

Copenhague
Relativité et mécanique quantique
Grèce, Grande-Bretagne, États-Unis
Les amis de Mr. Obama
John Maynard Keynes

L’article que je commente : Obama’s Big Sellout par Matt Taibbi. Ça a paru hier. On peut voir aussi sa vidéo.

Dans “A Short View of Russia”, un texte de 1925, Keynes fait allusion au fait qu’on avait envisagé pendant quelques mois en URSS de supprimer l’argent. Je n’ai pas trouvé grand-chose à ce sujet sur la toile. Si vous en savez plus, faites le nous savoir.

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107 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 11 décembre 2009 »

  1. Paul,
    votre retour nous fait grand plaisir;
    vous êtes l’exemple bien vivant de ce que la grippe n’est pas une maladie mortelle, même si elle abat son homme avec une grande violence, et l’affaiblit; d’où mon questionnement sur la propagande qui en a été faite;
    maladie beaucoup moins mortelle que le tabagisme, l’alcoolisme ou la conduite automobile;

    1. Oui mais rien ne dit qu’il s’agisse du V1H1. On dit de toute manière que les gens de ma génération auraient été immunisés lors de l’épidémie de grippe asiatique de 1958.

    2. Paul, si vous avez pris un V1 c’est que vous êtes plus solide que les malades du H1…Londres a beaucoup souffert de cà quand vous n’étiez pas né.

  2. « Le naïf n’est pas nécessairement celui qu’on imagine. Le naïf peut être celui qui croit qui sait beaucoup de choses ».

    Ça me rappelle la phrase d’Alain Besançon: « Il croit qu’il sait, il ne sait pas qu’il croit ».

    1. @ Tartar

      Pour ça il faut être compétant en la matière, ce qui n’est pas mon cas. Je me limite à penser que dans 500, 1000 ou 5000 ans les Terriens (s’il y en a encore) rigoleront de nos bosons…

  3. « Le système économique capitaliste mondialisé par les guerres et les règles injustes des échanges commerciaux peut s’apparenter à une véritable pandémie d’origine virale.

    Il pénètre dans les organismes vivants, les sociétés et les communautés humaines comme le fait un virus. Il provoque la désintégration des systèmes traditionnels de vie en les remplaçant par un seul et même credo, celui du profit obtenu dans un environement concurrentiel sans frontières où seuls les plus puissants font la loi et imposent leur logique implacable en annihilant les plus faibles.

    Cette métamorphose détruit peu à peu le vivant, appauvrit la diversité biologique, déshumanise les écosystèmes et conduit inéluctablement à la destruction des fondements de la vie et des valeurs universelles.

    Ce virus est la véritable terreur contre laquelle il faut lutter, car il ne pourra que nous conduire vers une humanité de plus en plus affamée et désoeuvrée sur une terre de moins en moins productive, un prélude de l’extinction de l’espèce humaine. »

    http://www.mondialisation.ca/index….

  4. la Grèce est effectivement plus près, plus proche de nous que Dubaï;
    mais quelque soit la gravité de ce qui peut s’y passer, je ne pense pas que l’Union Européenne ait les moyens de ne pas faire quelque chose pour éviter le pire; la sortie de l’Union d’un pays pour cause de faillite nous conduirait directement à la troisième guerre mondiale;

    1. Trés juste.

      Et je me permets de faire un parallèle avec les états en faillite aux US. Les rumeurs de sécession ont fait long feu.
      A se demander ce qui pourrait arrêter l’endettement des états, collectivités locales, villes, etc…
      Et même un Dubaï ne provoque pas de prise de conscience.

      Monsieur Jorion, j’ai retenu dans votre intervention la volonté de modifier le système par « petite touche »…
      Hors, le cercle vicieux veut que ceux qui ont le pouvoir ne sont absolument pas prêt à modifier quoique ce soit…
      Qu’est-ce qui, pour vous, pourrait déclencher une sortie de cercle…???

    2. @Yvan

      Je dirais que la grande différence entre la Grèce est Dubaï se situe dans la possible réaction de la population. On a déjà vu comment les jeunes grecs peuvent réagir lors d’une bavure policière. On peut imaginer ce qui pourrait se passer si l’économie continue à se dégrader. La génération « 700 euros » ne croit plus en ce système. Ce sera peut-être l’élément déclencheur pour sortir du cercle vicieux : une population qui se mobilise et qui ferait un effet tâche d’huile sur le reste de la planète. Je pense que de plus en plus de jeunes européens prennent conscience que les politiques actuelles sont en train de nous voler notre avenir. Si la Grèce s’enflamme, tout est possible.

    3. Il est possible d’imaginer des 1789 qui seraient contagieux, oui, pourquoi pas. Sauf que…

      L’Islande n’a rien entrainé de particulier. Sauf les jeunes qui s’amusent à peindre les 4×4 en rouge, génant ainsi le retour au pays des plus riches. (qui avaient déjà une résidence étrangère)
      Mais ce n’est pas le seul pays qui a été aidé par le FMI. Dans sa trés grande générosité. Et qui est largement bénéficiaire.

      Rien. Rien ne semble pouvoir remettre quoique ce soit en cause. Business as usual.

  5. A chaud & rapidos. Tout d’abord ouf, heureux de vous retrouver ce matin presque frais et dispo.
    En tous cas les méninges ne sont guère affectées et j’en ai encore appris + aujourd’hui que je n’en savais hier.
    Cerise sur le gâteau, vous m’avez redonné le peps ou le punch qui sont mis à mal au vu de certaines dérives que je constate ces derniers jours et qui ont le chic de me mettre en colère.
    Lucidité, modestie, hônneteté intellectuelle et surtout en ces temps de l’Avent : tolérance voilà quelques qualificatifs que je préfère à ruse, hypocrisie, arrogance.

  6. « Dans “A Short View of Russia”, un texte de 1925, Keynes fait allusion au fait qu’on avait envisagé pendant quelques mois en URSS de supprimer l’argent. »

    Dans cet article on en parle.

    « Lors du communisme de guerre (1917-1921), période influencée par les thèses des fondateurs de l’économie politique du socialisme, la monnaie a été vouée à la disparition. Il convient de souligner néanmoins que la présentation de la destruction de la monnaie comme acte politique délibéré paraît en réalité comme une justification a posteriori d’un processus de dévalorisation monétaire qui, dans la pratique, ne pouvait être évité. L’épisode d’hyper-inflation [3] au début de la révolution de février 1917, qui se traduisit par l’effondrement total de la monnaie et le retour du troc en 1919, fut justifié après coup par deux arguments différents. La dépréciation du rouble fut tolérée par le gouvernement soviétique car elle était un moyen efficace d’exproprier le capital de la bourgeoisie. C’est cette idée que l’on retrouve dans les propos de Preobrajensky lorsqu’il compare, lors du 10e Congrès du Parti, la planche à billets à « cette mitrailleuse du Commissariat aux finances qui tirait sur l’arrière-garde du système bourgeois en utilisant les lois monétaires de ce régime pour le détruire [4] ».

    […] la thèse de la disparition nécessaire de l’argent [5] dans la société communiste à venir. Des modifications allant dans ce sens eurent donc lieu concernant le système financier, essentiellement à travers le décret du 14 décembre 1917 par lequel les autorités procédèrent à la nationalisation des banques. Un projet d’asservissement de la monnaie aux flux réels fut revendiqué à nouveau lors du Congrès du Parti en mars 1919, qui s’ouvrit sur la déclaration de principe suivante :
    Le développement de la reconstruction socialiste de la vie économique exige nécessairement le renoncement aux anciennes relations réciproques du capitalisme privé dans la production et l’élimination en dernier recours de toute influence de l’argent dans les relations entre les divers facteurs économiques. L’abolition des institutions financières privées, la concentration des branches fondamentales de la production dans les mains de l’État et la centralisation de la distribution sous la direction des organismes d’État constituent une base suffisante pour l’élimination de la vie économique de la circulation monétaire dans les proportions qu’elle a eues jusqu’ici [6]. »

  7. @ Dans une vie antérieure j’ai gravité dans des milieux à la fois nostalgiques et bien informés comme on dit. Je n’en ai pas entendu parler.

    A l’époque, la lutte bat son plein entre Staline, Trotski, Zinoviev et Kamenev. Elle ne se dénouera qu’en 27.

    Mais la base idéologique est encore celle de la NEP de Lénine laquelle accepte une certaine dose d’économie de marché.

    Il n’est pas impossible que des sous-couranst gauchisants aient évoqué ce point, mais cela m’étonnerait que cela ait été envisagé dans les sphères du pouvoir.

    A ma connaissance, Trotski n’en parle pas dans ses volumineuses mémoires. Staline non plus.

    De plus, lors du tournant gauchiste de Staline – la lutte contre les koulaks – la critique de l’argent n’est jamais formulée.

    amicalement

  8. La Grèce, cela va nous intéresser très vite. Parce qu’on va payer la facture. C’est moins spectaculaire que Dubaï avec tous ses excès mais cela va nous couter très cher…

  9. « si Keynes était un défenseur modèle de la société libre, comment peut-on expliquer ses particuliers commentaires, en 1933, appuyant, même si avec quelques réserves, les « expériences » sociales qui étaient menées alors en Italie, en Allemagne et en Russie ? Et que dire de son étrange introduction à l’édition allemande de sa Théorie Générale, dans laquelle il écrit que ses propositions de politique économique cadraient mieux dans un état totalitaire comme celui que dirigeaient les nazis que, par exemple, en Angleterre ?

    Les défenseurs de Keynes tentent de minimiser la signification de ces déclarations, exploitant certaines ambiguïtés. Mais pour autant que l’on sache, aucun ne s’est donné la peine de se préoccuper de quelques-unes des déclarations des moins ambiguës du même Keynes. Celles-ci furent émises lors d’une brève allocution diffusée par la BBC en juin 1936, dans le cadre de la série radiophonique « Livres et auteurs », et que l’on peut retrouver dans le volume 28 de ses oeuvres complètes.

    L’unique livre qui était traité, avec une certaine longueur, dans cette émission était l’énorme volume que venaient de publier Sydney et Béatrice Webb, Soviet Communism, dont la première édition comportait un sous-titre, Une nouvelle civilisation ? (Dans les éditions postérieures, les signes d’interrogation furent éliminés.)…. »

    in
    http://www.contrepoints.org/Keynes-chez-les-soviets.html

  10. « Si les marchés ont décroché en début de semaine avant de se rétablir un peu hier et surement aujourd’hui, ce n’était pas pour la Grèce, ni pour l’Espagne seulement. C’était pour une raison simple: si les agences de notation ont franchi le pas pour ces pays, c’est qu’elles s’apprêtent à faire la même chose pour la Grande Bretagne et les Etats Unis. /…
    une d’elle va surement appuyer sur la gachette. Je parie pour Fitch qui est la plus petite des trois et la moins dépendante pour ses revenus des banques anglo saxonnes…. »
    in
    http://www.euroland-finance.com/v2/accueil.php?page=35&row=750

    Cà fait peur…

    1. Tiens ! Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

      Aussi maintenant, chat échaudé craint l’eau froide ; ce sont des firmes privées (Standard & Poor’s [McGraw-Hill], Moody’s [dont Warren Buffett est l’un des principaux actionnaires] et Fitch [Fimalac]) et leur réputation constitue leur fonds de commerce : on ne les prendra plus au dépourvu, et si la dette de la Grèce ne mérite plus qu’un BBB+ ou si celle des États-Unis ou du Royaume-Uni ont pris le chemin de perdre leur « AAA » en 2013 ou même avant, elles le diront aussitôt que le risque se profilera à l’horizon.

    2. Oui Monsieur
      Comme d’habitude vous aviez l’antériorité…c’est pour çà qu’on vous écoute.
      Cà va donner quoi du point de vue social et militaire si les bonds des anglosaxons ne valent plus que des clous?

  11. Paul,
    Portez vous bien, et soyez remercié de votre ouverture d’esprit, et d’accueil.
    En ce qui concerne « la philosophie des sciences » l’exercice est délicat, à savoir poser les vraies questions sous tendues par la science, et pouvoir tomber dans une critique mal ciblée, qui peut devenir agacente. Cependant et sans flagornerie, j’ai apprécié le ciblage que vous avez fait sur la question de la gravitation. Je dirais : Pan ! Dans le mille !!!! et au diable le spin de tel ou tel boson.

  12. Sauf votre respect, je ne suis pas un ancetre des singes bien que je partage très vraisemblablement avec eux les mêmes ancetres.

    Pourquoi croyez vous que l’homme est l’ancetre des singes ? Est-ce une nouvelle forme de creationnisme ?

    1. L’homme ne descend pas du singe et le singe ne descend pas de l’homme (ils sont cousins) mais on a toujours pensé que l’ancêtre commun aux hommes et aux singes ressemblait beaucoup plus au singe. Or c’est faux ; il était bipède. Le singe à ensuite acquis des caractères « plus évolués » comme le pouce opposable aux pieds.

    2. Et.. c’est vraiment important ces liaisons homme-singe..???

      Peut-être vaudrait-il mieux ne pas oublier que l’humain est un animal qui a juste hérité d’un cerveau qui lui a permis d’utiliser sa mémoire pour faire des déductions, non?

    3. Calmez-vous. L’homme est un singe, si ça peut régler vos différents. D’ailleurs je connais des singes assez malins.

  13. Paul,
    Je vous souhaite un bonne récupération et je m’associe à Auspitz, Papimam et les autres…
    Pour ce qui des bactéries je ne peux m’empêcher de penser aux analyses de Stephen Jay Gould (prééminence de la valeur modale bactérienne in Structure de le Théorie de l’Evolution pp 1256 sqq) :
     » nous sommes (…) toujours à l’âge des bactéries (…) organismes dominants sur la Terre, quelques critères classiques que l’on emploie pour apprécier le degré d’évolution : diversité biochimique, l’éventail des habitats, le résistance à l’extinction, peut-être même l’importance de la biomasse … » Il faudrait tout citer car SJ Gould montre comment nos perspectives peuvent être faussées par notre ‘orgueil’ de la créature complexe au sommet de la création ! Mais nous savons aussi que nous sommes en symbiose avec nos propres bactéries…(surtout après une turista!)
    Je suis passionné par la partie du blog qui parle des sciences et je suis heureux de votre remarque sur les ingénieurs et autre juristes (dans ma jeunesse je fus ingénieur).Oui il est vrai qu’il y a une dérive qui assimile les sciences à une religion (voir comment on parle du Big Bang par ex.) et que j’ai pu voir l’effet délétère des croyances dans des modèles mathématiques (vu récemment un conférencier heureux de son modèle qui marche à 50% !!). En un sens ça rend peut rendre idiot…cela étant ne pas jeter les bébés avec l’eau des bains…
    En fait il y a une cohérence dans tout ce qui arrive (crises finances, sciences), mais vous le dites si bien …

    1. Parait que dans chaque homme réside environ 1kg de bactéries, champignons,protozoaires et virii commensaux ou ennemis plus ou moins nosocomiaux..
      Dégoutant.

    1. Tartar, le nombre de bactéries que nous hébergeons est plus important que le nombre de cellules qui nous constituent, et sans elles pas de digestion ni de respiration, elles ne sont pas nos ennemies …

  14. @ Paul,

    Vous voudrez bien m’excuser, mais il ne m’était pas apparu clairement que vous étiez malade! J’ai plutôt cru naïvement que vous étiez victime de surmenage et d’une insuffisance de sommeil imputable à votre créativité débridée et à vos multiples déplacements. Bon rétablissement, en tout cas! J’ai deux commentaires à faire au sujet du « Temps qu’il fait » daté de ce jour:

    1) La « gauche caviar » (‘ »limousine liberals ») dont les membres constituent l’entourage immédiat d’Obama. Mis à part Rahm Emanuel, son tonitruant chef de cabinet ayant au préalable fait deux ou trois « coups » financiers qui devaient contribuer à son enrichissement personnel, il me semble que le président n’était pas au départ proche d’un noyau constitué de porte-parole de Wall Street. Nombre de ses choix de personnel, tel celui du ministre de la justice, de la secrétaire chargée des questions environnementales, etc., indiquent qu’il était plutôt sincère dans son engagement progressiste. Mais le point crucial de sa campagne se situe au moment du ralliement d’Hillary Clinton. Elle n’est pas venue seule: elle amenait avec elle un aréopage d' »experts » issus de l’ancienne administration de Bill Clinton, dont, notamment, Larry Summers. C’est ce groupe qui a imposé Tim Geithner comme secrétaire au Trésor, entre autres, ainsi que l’abandon de la création d’une « bad bank », et il n’est pas identifié à une quelconque politique « de gauche ». Pour sa part, Obama lui-même, qui ne connaissait rien à l’économie et à la finance, n’a jamais fait mystère de son désir de gouverner au centre en s’appuyant sur les vétérans clintoniens, d’une part, et d’attirer à lui plusieurs personnalités républicaines. C’est dans cette optique qu’il a opté pour la continuation du mandat de Gates à la défense. Il y a donc trois groupes de pression au sein de la Maison Blanche: (a) la « gauche » démocrate proprement dite, qui se concentre sur le projet de loi sur l’assurance maladie et les questions environnementales, et ne comprend pas grand chose à la politique financière, (b) les représentants des financiers, (c) des conservateurs qui conseillent Obama sur la marche à suivre en matière de défense (voir la décision d’envoyer 35000 hommes supplémentaires en Afghanistan), et qui expliquent pourquoi, sur ce plan, Obama bénéficie du soutien de son ancien rival McCain. Obama s’appuie sur ces groupes « par défaut », et prend ses décisions en tranchant souvent maladroitement, car il y a des secteurs auxquels il ne connaît rien. Il ne fait pas de doute qu’en matière de finance internationale, il est quasi ignare et ne donne aucun signe d’avoir appris grand chose depuis son investiture.

    2) Je suis en train de lire « Comment la vérité et la réalité… », qui m’épate par la rigueur de son argumentation serrée et ses références pluri-disciplinaires. Mais je ne suis qu’un béotien (par euphonie, je préfèrerais l’expression « bébé au sein »), et j’éprouve des difficultés à garder le « fil » du livre en mémoire. A ce point de vue, je regrette l’absence d’un index à l’anglo-saxonne (paginé), qui permettrait de revenir en arrière sur des points précédemment mal assimilés.

    Bon courage pour la suite!

    1. Le texte de Taibbi dans Rolling Stone fait de Rubin la pièce maîtresse de la politique d’abandon de la gauche démocrate et des opprimés en général pratiquée par Obama. Ca me paraît exagéré. Ce qui manque dans son approche, c’est la compréhension du phénomène d’oligarchie (à la russe…) qui caractérise le « style » du pouvoir politique et économique américain depuis 20 ans. J’ai plutôt tendance à considérer que Summers est le vrai ‘leader’ de ce gang d’oligarques. Cela dit, sur le fond, on ne peut que souscrire à l’analyse de la spoliation systématique des contribuables américains depuis l’arrivée au pouvoir d’Obama. Encore faudrait-il rappeler à Taibbi que le nouveau président s’est toujours présenté comme un centriste. La perception d’Obama comme ayant été un homme de gauche était une illusion, due en grande partie au fait qu’il est noir… Il ne faut jamais confondre « race » (au sens de ce terme aux Etats-Unis) et « classe », mais en Amérique la doxa est qu’on peut facilement substituer l’une à l’autre.

  15. Bonjour,
    Pour la première partie de votre discours, je vous propose deux vidéos de ARTE qui se faisaient concurrence.
    http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2967582,scheduleId=2938692.html
    http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2969770,scheduleId=2938694.html
    Cela a été discuté avec le créationnisme qui apparait plus en force qu’on ne le croit en France.
    Des épisodes qui ont généré des centaines de commentaires. Le 3ème:
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/creationnisme-arnaque-ou-realite-66492

  16. L’extrême complexité de la vie et des « agissement » des virus (dont on ne sais encore pas, je crois, s’il sont minéraux, végétaux, animaux, ou autres) est sans doute exacerbée par les perturbations causées par les activités humaines, plus des cycles naturels, sautes de temperature, etc. Tout ceci peut « réveiller » des virus bien réels « endormis » depuis des siècles et des millénaires.

    Alors moi-même je peux le dire aussi! Il y a longtemps que je me doute que c’est le singe qui descend de l’homme et non l’inverse! Un jour, quand j’en ai parlé, informellement, durant une exposition de livres à Boris Cyrulnik, il m’avait regardé de façon bizarre… C’est au moins une hypothèse favorisant l’imagination créatrice, riche, féconde, créative.

    Quant au débat de scientifique de fond, idéalement débarrassé des sempiternelles éxigences de l’égo, de la compétition entre mâles, etc., à vous entendre, ne semble pas pour demain. Ça ne m’étonne nullement. Mais, en amont, compte tenu du contexte économique et social qui dure depuis environ 30 ans, soit plus d’une génération (et c’est, évident, beaucoup plus), combien d’étudiants en toute matière, donc matières scientifiques, buchent d’arrache pied, non pas pour devenir par métier aptes à comprende avec prudence quelque chose de plus dans notre univers infiniment grand ou petit, mais d’abord et avant tout pour réussir aux examens et aux concours…et les portes qu’ils sont sensés ouvrir. Même, sans s’annoncer, le mercantilisme (fut-il inconscient) est passé par là… Après, vogue la galère, même en étant dans le « système », tant pis pour la connaissance… À ce train là, elle risque de rester pour longtemps empuantie des scories humaines.

    La gauche caviar qui dirige? Et en plus aux USA! Là aussi on peut le dire?! Mais c’est une évidence depuis longtemps. Était-il « dangereux » de le dire il y a encore peu de temps? Ainsi: l’éthique bourgeoise protestante de l’essence du capitalisme (voir bien sûr Max Weber) ce qui débouche sur l’autojustification des attitudes, des pensées, des actes, la prédestination, le nombrilisme omphalolâtre (j’adore mon nombril et que les autres aussi adorent mon nombril) déterminant les pratiques contre nature du monde financier. Ceci ne se passe jamais sous les feux de la rampe (réservés aux marionnettes) mais toujours en arrière plan, mixturé des « valeurs » libérales alimentant la langue de bois. Voilà ce qui forme la mixture politique économique et sociale qui aura déterminé le monde presque en entier depuis au mois 60 ans à partir de l’axe anglo-américain sur le monde. Aujourd’hui, tout ceci partirait en lambeaux. Bientôt enfin de l’air frais?

    Vu les développements actuels et, de proche en proche, de la situation économique et sociale du monde (encore) contemporain, l’on s’aperçoit que la Sainte Église catholique apostolique et romaine enseignait des choses, des valeurs et des principes qui furent facilement détruits par les dialecticiens politiques de « métier » qui ont pullulés en Occident dans l’histoire des deux derniers siècles. Hélas, l’Église n’arma pas intellectuellement ses fidèles, à l’image, très souvent, des parents envoyés promenés par leurs enfants quand ils deviennent des adolescents « tourmentés ». Vu la position historique politique de l’Église, elle ne pouvait certainement pas y penser. Mais à présent (1) il est archi clair que nos « dialecticiens professionnels » nous ont emmenés dans des impasses, qui si nous n’en sortons pas, ou ne rebroussons pas chemin, deviennent rapidement létales. En principe, les générations qui nous suivent (à plus forte raison celles encore à naître) ne seront pas plus jeunes que nous (c’est nous qui sommes plus jeunes), mais plus anciennes que nous, plus mâtures et adultes, ayant des expériences vécues comme autant de « réponses » aux attitudes du passé, même s’il devait y avoir des régréssions épouventables, ce qui risque bien sûr.

    Enfin pour terminer je recommande comme un apport nouveau et hyper fécond sur tous les plans, une approche saine et structurée des structurations de l’univers grand et petit et son prolongement dans les domaines les plus divers, l’étude de l’épistémologue Stéphane LUPASCO (1900-1988). Certains disent, je crois à juste titre, que c’est un néo rationaliste, il est vrai que Lupasco demande instamment de revisiter à fond le rationalisme. Ses substrats scientitifiques sont irréprochables à comparer à l’ensemble des chercheurs scientifiques et philosophiques (et des plus grands) de son temps (encore récent). La logique fondamentale mise au jour par Lupasco, qui est une logique de l’univers, et non pas seulement la logique de Lupasco, ce qui n’aurait aucun sens. Cette logique, donc trouvée par Lupasco est le grand complément, pour ne pas dire le pendant qui manque absolument à la seule logique de l’identité, de la non contradiction et du tiers exclu. Cette logique omnipotente et omnisciente, qui, pour être une logique indispensable utilisée couramment, nous colle tellement à la peau, plutôt au cerveau, que nous ne nous en aperçevons même pas, et elle en arrive à nous faire « piétiner » stérilement en nous faisant faire du sur place. Nous n’avons plus de recul vis à vis de cette logique de l’identité, de la non contradiction et du tiers exclu (2). Pour prendre une image, c’est comme quand nous somme aux pieds, tout près d’une immense affiche, grande comme la façade d’un grand immeuble, il nous faut reculer notablement pour pouvoir lire clairement cette affiche, sans quoi nous restons déterminés par son contenu.
    Voici un petit passage au sujet de Lupasco qui peut inciter à comprendre pourquoi l’on peut, en l’absence de tout apprentissage, tel des chamans pouvant guérir selon de méthode totalement éloignées des méthodes dite rationnelles, faire des actes plus essentiels que ce qu’on croit, plus savants que ce qu’on imagine:

    « La potentialisation n’est pas une disparition. D’abord parce qu’à partir du moment où la potentialisation est un dynamisme, elle n’est jamais totale, non plus que l’actualisation. Ensuite, parce que Lupasco donne à ce dynamisme, qui ne se confond pas avec le possible, un statut ontologique, et c’est la découverte décisive: ce qui se potentialise est la « conscience élémentaire » de ce qui s’actualise. La « conscience élémentaire » au sens où l’arbre « sait » ce que ses racines doivent puiser dans le sol, au sens où la cellule « sait » quelles substances peuvent traverser sa membrane. Une conscience élémentaire qui n’est évidemment pas consciente d’elle-même. Chaque actualisation dans l’univers est logiquement liée à une potentialisation du terme antagoniste »

    on peut voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Lupasco

    Oh, je sais bien! Pourquoi écouter particulièrement un quidam (Rumbo) plutôt qu’un autre? Mais il y a des choses dont on est sûr, qui sont déterminantes en maints domaines, et qui se révèlent vraies dans les faits, mais l’on reste à mains nues. Souvent les circonstances et les faits se chargent de faire la communication à votre place. C’est toujours ça, après les longues frustrations habituelles.

    (1) espérons que l’époque historique adolescente que nos sociétés ont traversée en Occident depuis la Réforme et les Révolutions anglaises et françaises (1689 et 1789) touche enfin à sa fin.

    (2) cela se perçoit très bien dans des débats et les débats scientifiques ayant lieu sur ce blog. La logique trouvée par Lupasco manque cruellement. Personnellement, j’associe cette logique à la logique chinoise, mais c’est là une réflexion toute personnelle, mais vraiment féconde, j’en témoigne.

  17. Bonjour à tous,

    Au sujet de la suppression de l’argent en URSS, je ne sais pas, mais toujours est-il que l’expérience a été tentée dans l’Espagne Anarchiste au début de la guerre civile. C’est peut-être l’expérience la plus intéressante qui ce soit déroulé sur le sol Européen au 20ème siècle. Cela n’a malheureusement duré que 2 mois (les communistes sont venus mettre leurs grains de sel comme l’on sait). Tout cela peut se voir dans un très bon documentaire appelé : « vivre l’utopie »

    Pour ceux que ça intéresse, c’est par là : http://video.google.fr/videoplay?docid=-6236239516470072435#

    Bon week end à tous

    1. Bonjour,
      Au sujet de l’artcle de Keynes sur la disparition de l’argent en URSS, je ne sais pas si cela a été tenté, et, si théoriquement le communsme est un monde sans argent, les bolchéviques, une fois au pouvoiren ont vite perdu l’idée. Par contre, effectivement, en espagne révolutionnaire de 36, des espériences de vie différentes (suppression de l’argent, répartition différentes) ont pu avoir lieu sur une relative grande échelle et ont laissé, chez ceux qui y ont participé, un souvenirinoubliable. Ces expériences sont elles condamnées à ne faire parties que des orgasme de l’histoire ?
      Un lien avec des exemples précis : http://www.cnt-f.org/spip.php?article469

  18. Bonjour Paul,je suis nouveau contributeur,et vous remercie pour l’intelligence de votre blog.En réponse à « ce que pensent les gauches caviars européennes et étasuniennes des » prolétaires » »,ne serait-il pas bon de se rappeler ce que La Boetie nous a enseigné par son « discours de la servitude volontaire »,d’autant plus pertinent me semble-t-il dans nos sociétés démocratiques?
    Par exemple,en ce qui concerne le « populisme »,pourquoi la seule responsabilité des hommes politiques est-elle toujours mise en avant,puisque ce sont quand même les peuples qui, au final, glissent le bulletin dans l’urne…?
    je connais déjà le fameux argument que certains vont me rétorquer: »les gens n’ont pas l’énergie d’ouvrir un bouquin à la suite d’une dure journée de travail »,ce à quoi je me permettrai de répondre que,souvent ,il n’en ont plutôt pas le désir,et qu’il nourrissent même un certain mépris pour la connaissance(je me permet de le dire car je connais beaucoup de gens comme ça!).
    pourquoi,cet « angle d’attaque » intellectuel n’est-il jamais pris?les politiciens, economistes,financiers agissent forcement en connaissance de cause,et les peuples subissent toujours?
    pourquoi la responsabilité des peuples est-elle tabou?pourquoi les laisser se complaire dans cette posture victimaire?
    peuples du monde,psychanalysez-vous!
    peut-être avez-vous une réponse d’anthropologue à tout ça..

    1. La plupart des « hommes de l’état » prennnent des décisions ou décident de ne pas agir en se disant que lorsque les fruits de leurs choix apparaitront comme pourris ils ne seront plus au pouvoir en butte à la vindicte populaire.

    2. Je me permets d’avoir une réponse de technico-commercial-scientifique-incroyant.

      Si vous vous rendez compte qu’un humain a hérité d’un cerveau à la naissance, sans vraiment savoir quels ennuis il pouvait lui procurer, il est tout de même notable que ce cerveau a des capacités immenses qui lui permettent même de croire que ce qui est blanc peut être noir.
      De là à les exploiter… Mais, toute la propagande ainsi que les messages discrets qui nous sont lancés tous les jours permettent de se rendre compte qu’il peut être facile de les exploiter. Ainsi en est-il décidé par ceux qui dirigent de façon visible ou discrète le monde.

      Et encore. Il semble que nous ayons une certaine chance dans le sens où des groupes de pouvoir se font de la concurrence.
      Ainsi, et le petit retournement de conjoncture actuel nous est en cela bénéfique, nous comprenons les mouvements de chacun par différentiel.
      La relation dominé-dominant est mise à mal.

      Autre chose amusante, la montée des haines de « différences ». Même principe : il est toujours plus facile de dire que c’est de la faute de l’autre…
      (différences de sexe, religion, statut dans la société, entre pays pauvres et riches, entre pays voisins… L’humain, quoi 😉 Dire que mon dicton préféré est : « de la diversité nait la richesse »…)

    3. Et pour cerner plus votre point culture, remarquez bien les dérives de la télévision. Elles sont particulièrement révélatrices sur l’axe de réflexion de ceux qui dirigent : que le peuple réfléchisse le moins possible.
      Et, de plus, l’accés à la culture demande des moyens financiers…
      La boucle est bouclée.

    4. Les peuples ont certainement une responsabilité , mais surtout ils sont seuls légitimes puisque ce sont eux qui paient l’addition et qui sont propriétaires des lieux .Ils sont à la fois actionnaires et salariés . Les gouvernants dignes de ce nom devraient en faire leur ligne de conduite et ce contenter de manager . On appelle ça un homme d’état . Il n’y en a ,de par le monde, qu’une dizaine par siècle .

      Le problème de ces dernières vingt années , c’est que c’est le capital ( l’argent fou et les fous d’argent) qui tue toutes les responsabilités .

    5. yvan dit :
      11 décembre 2009 à 14:33

      « Et pour cerner plus votre point culture, remarquez bien les dérives de la télévision. Elles sont particulièrement révélatrices sur l’axe de réflexion de ceux qui dirigent : que le peuple réfléchisse le moins possible.
      Et, de plus, l’accés à la culture demande des moyens financiers…
      La boucle est bouclée. »

      merci de vos réponses Yvan,mais en ce qui concerne le cout de la culture,je ne suis pas d’accord.Je suis originaire d’une ville en province dans laquelle vous avez accès à une énorme médiathèque pour 30 euros par an ou gratuitement si chômeur;profusion de films,DVD, musique,livres ce qui ,en prix représente 1/30 d’ecran plasma !

    6. Ce renversement de responsabilité ne me parait pas très pertinent.Il y aurait le peuple abruti d’un côté et une élite éclairée de l’autre.En réalité le savoir est très fragmenté ,chacun d’entre nous connait une petite partie du tout ,c’est ce qu’on appelle la spécialisation voir l’hyper-spécialisation.Dans ces conditions ,il est très difficile de faire une analyse pertinente,le champs de la connaissance est trop vaste et il devient presque malhonnête d’essayer de faire une synthèse.Les prétendues élites sont aussi à la peine…Amicalement.

    7. Bien vu, Piotr.

      De là à reconnaître un pouvoir à un collège d’humains supérieurs à la moyenne car reconnus par tous pour leur savoir, leur impartialité, leur pertinence, leur différence de formation qui ferait un gouvernement qui pourrait être idéal…
      Et au nombre impair pour pouvoir néanmoins prendre des décisions.

      En gros, le schéma presque parfait.

      Tout le monde sur le blog, quelque part.

    8. @Yvan
      « Et, de plus, l’accés à la culture demande des moyens financiers… »
      L’accès à la culture, en tous cas à la connaissance nécessite certainement moins de moyens que l’accès à l’inculture.
      Dans un cas : une radio bientôt numérique, un abonnement dans une bibliothèque, en prime un PC & un abonnement pour l’accès au réseau, dans l’autre cas pas de limites : voiture, activités diverses, sorties

    9. @labelle rivière
      je partage votre sentiment, monsieur,
      Je dirai même plus : je suis inquiet de la permanence du discours sur le bon peuple manipulé par les mauvais dirigeants.
      Si le peuple les a élus – et les a élus au grand dam d’une grande partie des intellectuels, c’est qu’il y a des raisons qu’il faudrait mieux creuser
      amicalement

  19. puisque personne ne veut le dire, je me sacrifie pour la communauté;
    le singe ne descend pas de l’homme, où d’ailleurs il n’a rien à faire;
    non; mais on m’a toujours dit que le singe descend de l’arbre;
    n’oublions pas que c’est bientôt Noël;

    1. Il manquait le quatrième larron que je suis…

      Si Auspitz me demande de grinper au sapin de noël, non, désolé, ça pique trop…

      Piotr.. quel est ton avis..???

    2. Les cinq Larrons sont là.

      Tout autant que nous sommes parfois pertinents tant que maladroits tant connaissant ou désirant ne plus être ignorant, nous pouvons nous unir dans le monde réel comme nous le faisons ici.

      Proposition malhonnête? Allons.. nous nous connaissons tous suffisamment. Messieurs Jorion et Leclerc, veuillez nous mettre en relation avec nos adresses mails, peut-être que cette simple association pourra vous servir par sa force tout en vous reconnaissant.

    3. Si l’un de nous cinq voit une quelconque objection à cette proposition, il peut naturellement refuser, bien sur.

      L’objectif doit être la démocratie. Qui nous manque cruellement.

    4. tartar, pablo, yvan et piotr,
      le virtuel, c’est déjà bien, très bien pour un début; le contact humain, c’est mieux;
      le centre de ma région est Lyon; pour moi, c’est assez difficile d’aller passer la soirée à Pau, et de rentrer le soir;
      mais si Lyon peut convenir à quelques uns, on pourrait former  » le cercle des amis de Paul », et se retrouver de temps en temps autour d’un verre;
      je l’ai déjà écrit à Paul, et il m’a dit que pour le moment, personne ne l’avait invité à Lyon; mais si nous sommes assez nombreux, nous pourrions l’inviter à venir nous rencontrer;
      nous savons l’état de surmenage de Paul; il ne faut pas que ce soit juste pour s’amuser; il faut donc que cela ait une utilité pour la cause que nous soutenons;
      ceux qui utilisent paypal peuvent lui laisser un message en ce sens; c’est lui qui décidera ;

    5. Je lançais cette idée dans le sens où il serait sympathique d’échanger des idées parfois hors sujet entre nous.
      Ceci dit, créer un groupe informel hors blog, et je l’ai vu par ailleurs, fait une différence de statut entre intervenants…
      Et ça, ce n’est peut-être pas souhaitable.

      Auspitz : j’habite à coté de chez Paul..

  20. Les soit-disant fanatiques du boson font juste remarquer que l’article sur la dualité des exlications de la gravité se base sur une hypothèse très forte sur l’étendue de la validité *et* de l’objet de chacune des deux théories concernées. Etendue qui pose deux problèmes. Le premier: cette étendue de la validité est factuellement questionnable dans le sens où il existe une théorie relativiste valide de la gravitation, tandis qu’il n’existe pas aujourd’hui de théorique quantique valide de la gravitation. Donc les comparer n’a qu’un sens et un intérêt limités (je reste poli). Deuxième problème: l’hypothèse dit précisément qu’il peut exister deux discours valides sur la même portion de réalité. Cette hypothèse est également questionnable dans le domaine des sciences naturelles, mais passons. En revanche, traduite dans un contexte non pas physique mais social, elle permet à tout le monde, dans les commentaires d’un blog, de proposer des théories alternatives basée au mieux sur une légère méconnaissance de ce qui existe déjà, au pire sur des erreurs mathématiques de débutant. Toute l’ambiguïté de Paul Jorion tient probablement à ça: reconnu pour la finesse de ses analyses sur l’économie (au sens large), comment se pourrait-il qu’il se fourvoie en philosophie des sciences? Alors qu’il s’y intéresse depuis 30 ans! Sous couvert d’ouverture d’esprit, il y a néanmoins derrière cela, caché, un petit morceau d’un argument bien connu qu’on appelle argument d’autorité, dont les auteurs des théories farfelues sus-mentionnées n’ont pas manqué d’utiliser, pour, eux aussi, se protéger derrière le grand bouclier de l’ouverture d’esprit, alors que la solitude intellectuelle doit certainement les étreindre dans la vraie vie. Après, on peut accuser les uns de pinaillage, voire de fanatisme, de votre part, ça ne me fait personellement ni chaud ni froid. En fait, l’expression fanatique du boson me plaît beaucoup.

    1. Je suis votre petite polémique , c’est très intéressant, j’appris plein de choses.
       »En revanche, traduite dans un contexte non pas physique mais social, elle permet à tout le monde, dans les commentaires d’un blog, de proposer des théories alternatives basée au mieux sur une légère méconnaissance de ce qui existe déjà, au pire sur des erreurs mathématiques de débutant ».
      Pourquoi c’est grave ?
      Vous avez des résultats pour vous en plus.

    2. La théorie relativiste de la gravitation n’explique pas l’accélération de l’éloignement des galaxies lointaines, ce que certains appellent la force noire il me semble. Ces galaxies ne décélèrent pas, les observation sur les supernovas, chandelles cosmiques, ont permis de le montrer. Elle n’est donc pas du tout valide, c’est juste une étape au delà de Newton.

      Le reste je suis d’accord a savoir qu’il n’y a pas d’explications alternatives en sciences, sauf au moment où selon Kuhn, l’on change de paradigme (période instable). La notion de paradigme souligne bien l’idée qu’il n’existe qu’un discours dominant au temps t.

    3. @ Cédric: « l’expression fanatique du boson me plaît beaucoup ».

      Quand vous parlez Physique ne perdez jamais de vue son histoire. Vos bosons seront un jour aussi valables que les atomes de Démocrite aujourd’hui.

      Lequel, d’ailleurs, était bien plus lucide que les scientifiques de notre époque:

      « Nous ne connaissons en réalité rien de certain, mais seulement ce qui change selon la disposition de notre corps, et selon ce qui pénètre en lui ou ce qui lui résiste. […] Il a été démontré qu’en réalité nous ne savons pas ce que chaque chose est ou n’est pas. […] Il est impossible de connaître la nature réelle de chaque chose. » (Démocrite. Cité par Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VII, 135)

      «En réalité, nous ne savons rien, car la vérité est au fond du puits» (Démocrite).

  21. Pour la Grèce ce qui est des plus édifiant c’est que l’on lui conseille vivement la médication (des efforts budgetaires) qui ne peut s’appliquer, sois-disant, à nous sous peine de compromettre notre « sortie de crise ». Serait-ce un subit accès de lucidité ou un « tucomprendpascestpaspareil » ?

    1. C’est un « tucomprendspasc’estpaspareil »

      La Grèce a menti sur l’état de ses finances par deux fois. Ca la « fout » mal. Pardon de l’expression. En gros, l’Europe veut utiliser les outils habituels de « redressement » économique que le FMI applique : privatisation complète afin de mieux exploiter la population.
      Les Grecs ne semblent d’ailleurs pas trop chauds pour cette option. Enfin, si, ils sont chauds dans la réaction. C’est le pouvoir en place qui n’est pas tiède. Ou trop.
      Situation délicate.. personne n’accepte d’avoir un thermomêtre dans le c.. dans le f.. notez, je les comprends aussi.

    2. Dans la même veine, je vous rappelle un soupçon d’histoire contemporaine :
      Le Royaume-« Uni » avait une situation économique tellement catastrophique avant de l’arrivée de Madame Tatcher qu’il dût faire appel au FMI…
      Madame Tatcher en a profité pour arriver au pouvoir et lancer toutes les privatisations et créer l’expansion de la City.. passons.
      Juste en cette période noire des grands bretons d’avant Tatcher furent négociés les accords de la PAC…
      Le pays était économiquement dans une situation catastrophique et cela lui permit d’obtenir des aides agricoles plus que généreuses.
      Hors il se trouve que les Britichs n’ont jamais accepté une quelconque renégociation des avantages obtenus…

      Le principal bénéficiaire des versements de la PAC reste donc un pays hors zone Euro. Cherchez l’erreur.

  22. Bonjour Paul,
    A propos de la physique quantique, j’attends comme tout le monde l’éventuelle découverte du boson de Higgs (source génératrice des masses) par le CERN. Ce serait en effet une découverte majeure qui bouleverserait la physique. Il faut avouer que la physique fondamentale est un peu en « panne » actuellement : il y a peu de recherches et d’avancées dans des théories comme celle des cordes …
    En ce qui concerne l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix, j’ai juste une petite remarque à faire. Dans beaucoup de cas, il ne s’agit pas vraiment de paris en tant que tels dans le sens où, souvent, des personnes ont des informations de première main (délit d’initiés en quelque sorte) de politiciens, dirigeants,… etc et peuvent ainsi prévoir la variation des cours de monnaie à leur diffusion au grand public… Le hasard intervient donc très peu dans leurs transactions ! Et c’est aussi valable pour leurs autres investissements…
    Bon rétablissement !

    1. Informations de « première main ».. vous faites bien d’en parler.

      L’achat à terme fut pourtant l’outil utilisé pour faire couler Lehman Brother..
      Et fut interdit de façon ponctuelle pour protèger des « protégés » dans plusieurs pays.

      Dans les « tendances financières », je vais vous citer un mot qui peut être révélateur de beaucoup de choses…

      Auto réalisateur.

      Ainsi, effectivement, l’humain est à la tête de tout. Pour son meilleur comme son pire.

    2. « Too big to fail » our simplement stratégiques? Ces sociétés financières ne seraient elles pas aussi des outils de l’impérialisme Américain? Un univers culturel et de relations qui permet d’influencer la planète finance, peser sur les cours et de jouer au casino en tirant les ficelles. Comprenant cela, les petits et petites organisations seraient les dindons de la farce. Ils en redemandent, c’est donc qu’ils en profitent aussi. Qui perd?

    3. @JFF

      Qui perd?…Les particuliers, les petites banques ou sociétés qui veulent « jouer » comme les grands mais qui ne disposent pas des mêmes « atouts »(informations) .Il faut dire que ces « petits » ont parfois de la chance, comme au lotto… Mais pendant la crise, on voit bien que ce sont eux qui perdent tout ou qui disparaissent…

    4. Vous semblez, Jff , vous inquiéter sur qui perd…

      Regardez-moi dans les yeux de votre écran et dites-moi franchement :
      – ce que vous avez peur de perdre.
      – Si ce que vous allez perdre peut vraiment vous manquer.

      Le Marin, il semble que vous ne vouliez pas jouer… Anarchiste, va.. 😉

  23. je ne sais pas pourquoi
    c’est peut-être pour essayer de lier, (de Copenhague, à la mécanique quantique, en passant par l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix ou même les virus ),
    mais voilà, je me pose la question de la propagation des effets (attendus ou inattendus ) à partir des mesures qui peuvent être prises, (taxe carbone, interdiction paris formation des prix …)
    La propagation de l’effet d’une mesure est-il plutôt à envisager du côté de la mécanique ( par ex : quantique ???, ondulatoire ??, …) ou à moins que, plus biologique, ( ex:plus proche de la dynamique d’une propagation virale ?? )

    1. Pour des raisons personnelles ,Cécile est est un prénom qui me parle et je me permet de vous dire Cécile ,cessons de nous torturer!
      « Tout est dans tout, et réciproquement » Pierre Dac

  24. 1 – Je veux bien , pour rembourser ma dette à Aristote ,me saigner pour sauver la Grèce et les grecs , mais pas forcément les familles qui se partagent le pouvoir là bas depuis un demi-siècle . Que Dubaï , Obama et la reine d’Angleterre se débrouillent sans moi . Pour Les Anglais je veux bien cependant entrer en négociation , mais ils ont du chemin à parcourir ( déjà renoncer à la royauté ).

    2- J’attendais un jugement sur ce que la gauche caviar française n’avait pas compris ou permis ( pour une fois que ce sont les américains qui sont en retard sur nous ) mais rien . Alain Minc ,que j’ai déjà évoqué , était plus pertineet que vous sur le sujet en 1990 .

    3- Même si je commence à mieux percevoir ce qui sous-tend votre grande et unique idée pour en revenir à un capitalisme …..utile , j’ai un peu le sentiment que ce sont vos anciennes tribulations qui vous font concentrer le tir sur ce maillon là . Comme projet politique cela risque de faire figure de solution « d’initié » encore à l’intérieur d’un système qu’il dit attaquer , sans avoir clairement remis à plat la totalité des points critiques de ce même système .

    Peut on vraiment prétendre mettre le hola à l’enrichissement obscène sans aller légiférer dans la répartition de la richesse créée , lors du partage du gâteau entre puissance publique , actionnaires , entreprises et salariés .

    Et dans le même temps s’ssurer que le retour sous forme salariale ,est à niveau nécessaire et suffisant .

    4- A propos des russes et de la suppression de l’argent , ça ne m’évoque rien mais je fouille dans mes étagères . J’espère que cette quête sera plus fructueuse que celle du boson de Higgs .Peut être que Keynes devenait un peu gaga ou était-il victime d’une fatigue grippale ?Peut on d’ailleurs savoir pourquoi ce point d’histoire vous excite autant ?

    5- A propos de tous ces virus et de leur pourcentage dans le corps humain , je préfère l’histoire de ce laborantin qui siffle d’admiration au passage d’une pulpeuse laborantine . Son patron lui dit : vous savez, ça n’est jamais que 20 % de matières solides et 80% d’eau !

    Ce à quoi il rétorque : certes …mais quelle tension superficielle !

    Comme quoi , les forces faibles …..

  25. @ Cécile : On va demander à Paul Jorion une  » étude d’impact » des mesures qu’il préconise .Il me smeble d’ailleurs que c’est une obligation faite ( et jamais respectée ) à chaque projet de loi qui arrive devant le parlement en France . Je ne suis pas allé vérifier dans le traité de Lisbonne pour ce qui concerne l’Europe .

    @ Paul Jorion : A propos des russes en 1925 , je sèche . Pour moi cette période évoque la NEP et en 1929 la rupture entre Staline et le groupe de Boukharine . A l’époque c’est surtout l’économie paysanne qui était dans le collimateur et qui allait être collectivisée . Revoir à ce sujet  » Sovkoz, Kolkhoz , ou le problématique communisme » de René Dumont ( Edition du seuil , 1964 , collections esprit – frontière ouverte ).

    Sur les idées de Boukharine , les ouvrages ne manquent pas , et peut être y trouve-t-on des fossiles de ce que vous cherchez .

  26. Votre avis sur l’action d’Obama est très mesuré. Trop, en fait.
    Avec ou sans caviar, le terme de gauche appliqué,d’une part, à ce qu’il fait ou laisse faire au profit de Wall-Street, et d’autre part à ce qu’il ne fait pas en faveur des appauvris par la crise me semble inapproprié.
    Un déplacement en Californie pour alimenter les caisses du parti Démocrat le suggère fortement :
    En chemin, il s’est arrêté à la Nouvelle-Orléans; il a été pris à parti par la municipalité et les victimes ultimes de Katrina, encore logées de façon précaire. Il a admis qu’il était très difficile de débloquer des fonds de secours. La somme en jeu est très modeste ( 1 milliard, je crois) et les victimes non aidées très nombreuse (50 000 à 100 000 environ).
    En Californie, but réel du déplacement, il a rencontré des directeurs financiers et de hedge-fund, des banquiers, et d’autres qui font dans le béton. Tout ce beau monde a payé très cher le droit
    de casser une croute avec lui, et ce dans l’ordre des préséances déterminées par le pognon
    au profit du parti. La durée à la Nouvelle-Orléans a été mesurée- ( 1h30mn, je crois) contrairement à la vraie raison du raout.
    On voit bien où le portent ses centres d’intérêt; ce ne sont pas les nécessiteux.
    Et on constate aisément que sortir des caisses, après 4 ans de délai, une somme modeste
    est bien plus difficile que sortir en urgence plusieurs centaines de milliard au profit d’un très petit
    nombre – et tenter en passant d’organiser l’impunité des responsables.
    C’est une petite histoire mais un bon symbole.

    Simon Johnson décrivait le lien, l’interpénétration et le va-et-vient des hommes entre Wall-Street et le gouvernement US. Il qualifiait la chose et les gens en cause d’oligarchie. Cela ne me semble pas contestable. [ « Le coup d’Etat feutré » est bien plus riche que ce simple point.]
    Matt Taibibi -si j’ai bien traduit, ce qui est incertain- s’attache au personnel qui entoure Obama
    et qui a été choisi par lui. Il relève cette chose extraordinaire que tous ou presque tous sont
    pognon-centré et d’origine, ou de formation GS. C’est normal, le meilleur recrute et forme
    les meilleurs.
    On retrouve son décorticage de GS dans ‘la machine à bulle’.
    Il n’y a pas opposition entre les deux, ou bien enlevons les qualificatifs mais gardons
    la réalité accablante décrite par deux auteurs informés et talentueux.
    Cette réalité a un nom: corruption intellectuelle et morale.

    Obama a affaire à une opinion publique très polarisée et capable d’extrémisme
    déraisonnable. Un article dans Time sur la sécurité sociale, projet d’Obama, montrait
    une seule manifestation favorable : à Londres, devant l’embassade US, par des expatriés agés.
    Il semble que cet évenement était improbable sur le territoire US.
    Cela, l’extrémisme idéologique manipulé, ne facilite pas sa tâche mais il y a une trop grande différence entre ses projets et le chemin, qu’il choisit, pour les mener à bien.

    Remarquons que les lecteurs de ce blog avaient été prévenus par un article pénétrant
    (de vous, bien sûr). Pour ceux qui ont manqué l’épisode : le thême était ‘ Obama, le choix de Wall-Street’.

    [mes chiffres la Nouvelle-Orléans et fund raising Californie sont approximatifs , justes pour donner une idée- Google devrait permettre d’affiner]

  27. Bon rétablissement en buvant d’un trait car le comble de l’écrivain est de boire d’un trait.

    Au sujet du climat, faites un petit tour du coté du site de Jean Martin , chercheur au CNRS en retraite.
    Le sésame à taper sur le clavier: La pensée unique pour les scientifiques.

    Trente rubriques qui correspondent à un cours universitaire sur le climat; un site coopératif aux informations actualisées dont la recherche de l’intégrité respectueuse d’autrui est à l’unisson de la bienséance requise pour faire progresser les connaissances scientifiques.

    Le comble du physicien étant d’extraire une racine cubique d’un champ magnétique.

    Pour les personnes éprises de physique quantique, prière de visiter le site :Quanthomme.

    Ce simple sésame avec certains mot-clefs comme Grebbenikov par exemple, entomologiste Russe, ou bien encore , les carnets de René, ouvrent des horizons sur l’avenir de la Connaissance.

    La réceptivité supra-sensorielle permet au chercheur de dépasser les limites de la connaissance liée à l’intellect.
    Comme exemples , deux personnes, Polonaises toutes deux: Stefan OSSOWIECKI, clairvoyant , tragiquement disparu à Varsovie durant la 2 eme guerre mondiale.
    Ensuite Christophe JACKOWSKI, quelqu’un de contemporain qui utilise ses facultés à la résolution d’énigmes criminelles par exemple.Ses anticipations concernant l’économie , l’Europe et le Monde sont sévères.

    Pour envisager l’avenir, l’humour est le meilleur dopant sans effet secondaire.
    Conserver une âme d’entrepreneur ,de constructeur dans cette ambiance de décadence et de luttes mesquines.

    Le comble de l’épargnant est d’être en grippe avec son banquier pour être sorti à découvert!

    Recevez mes hommages du soir. LG.

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