149 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 8 janvier 2010 »

  1. Hello Paul
    Merci pour ce « c’est vendredi ».

    Pouvez-vous exclure la possibilité que les dirigeants qui « bluffent » veulent faire croire qu’ils sont aussi « puissants » que leurs commanditaires (lobbies) financiers?
    Ces derniers auraient pu sciemment créer les conditions actuelles ,et se tromper (impasse momentanée du mondialisme), sans toutefois s’exposer à la vindicte populaire.
    Certes il y a des bluffeurs mais ils sont sous la coupe de plus discrets qu’eux.
    C’est une thèse conspirationniste …mais la FED n’est pas claire depuis 1913.
    Par ailleurs le bluff est à classer dans l’ensemble « mensonge »; c’est le mensonge par vanité.

    1. Paul,

      Tu dis donc que les Américains qui s’insurgent contre l’oppression de Wall Street sont « de droite », et même d' »extrême droite ».

      J’ai une question importante :

      Qu’est-ce que signifient précisément, pour toi, « droite » et « extrême droite » ?

      Qu’est-ce qui te conduit à coller à quelqu’un cette étiquette ?

      C’est quoi, les critères ?

      Étienne.

    2. En France, on dirait « poujadiste ».

      The New York Times, January 5, 2010
      OP-ED COLUMNIST
      The Tea Party Teens
      By DAVID BROOKS

      [PJ : revision en diagonale d’une traduction automatique Google]

      […]

      Troisièmement, la nouvelle administration n’a pas galvanisé une majorité populaire. Dans presque toutes les sphères de l’opinion publique, les Américains se détournent de l’administration Obama, plutôt que se tourner vers elle. Un sondage Ipsos / McClatchy a demandé aux électeurs quel est le parti le mieux à même de traiter une gamme de 13 questions. Au cours de la première année de l’administration Obama, les républicains ont gagné du terrain sur les 13 points.

      L’opinion publique n’a pas seulement glissé de la gauche vers la droite. Chacune des opinions associées à la classe instruite est devenus plus impopulaire au cours de l’année écoulée.

      La classe instruite croit au réchauffement climatique, le scepticisme du public envers le réchauffement climatique est en hausse. La classe instruite soutient le droit à l’avortement, l’opinion publique s’y oppose désormais. La classe instruite veut contrôler les armes à feu, l’opposition au contrôle des armes à feu monte.
      La même chose vaut en matière de politique extérieure. La classe instruite est internationaliste, du coup le sentiment isolationniste atteint maintenant un niveau record, selon une étude du Pew Research Center. La classe instruite croit en l’action multilatérale, le nombre d’Américains qui croient que nous devrions « aller de notre côté » a fortement augmenté.

      Il y a un an, les partisans d’Obama étaient les plus passionnés. Ce sont maintenant, les brigades du Tea Party.

      Le Tea Party est une grande confédération hargneuse d’Américains qui se définissent par ce qu’ils sont contre. Ils sont contre le pouvoir concentré de la classe instruite. Ils considèrent que le gouvernement, les grandes entreprises, les grands média et les professions libérales se sont coalisés pour former une oligarchie centrée sur elle-même – avec une administration pléthorique, des déficits insoutenables, des impôts élevés et une réglementation envahissante.

      Le mouvement du Tea Party est surtout célèbre pour sa frange flamboyante. Mais il est désormais plus populaire que l’un des principaux partis. Selon un sondage NBC / Wall Street Journal, 41 pour cent des Américains ont une opinion positive du mouvement Tea Party. Seulement 35 pour cent des Américains ont une opinion favorable des démocrates et 28 pour cent seulement ont une opinion positive du parti républicain.

      […]

      À court terme, le courant Tea Party va dominer le Parti républicain. Ce qui pourrait signifier la perte de ce parti, le poussant dans une direction hargneuse que les électeurs des quartiers périphériques (la classe moyenne) rejeteront pas. Mais ne sous-estimez pas le profond dégoût de l’opinion publique. S’il devait y avoir une récession en W, une longue période de stagnation, une crise fiscale, une attaque terroriste ou tout autre grand scandale ou événement, le pays pourrait exiger un changement complet, créant un vide que seul le Tea Party et ses héritiers seraient en mesure de combler.

      […]

    3. Qui est « de droite », de la classe des loisirs ou du peuple qui résiste comme il peut ?

      Bonsoir Paul.

      Merci pour la traduction. J’aurais préféré ton sentiment personnel, mais bon…

      Cet article (de Brooks dans le NYT) que tu prends en référence me gêne. J’y retrouve les médisances françaises habituelles (les mêmes que pendant la campagne référendaire de 2005) qui accusent de « populisme » et qui amalgament même aux partis « xénophobes » toutes les résistances crédibles à l’oppression, je veux dire autre chose que les résistants en peau de lapin qui se battent pour ou contre le mariage homosexuel, pour ou contre l’avortement libre, pour ou contre le nucléaire, pour ou contre les sans papiers, ou pour ou contre la peine de mort, épouvantails éculés —de vraies questions mais secondaires— bien commodes pour esquiver les principaux problèmes de société.

      Ceux qui s’en prennent aux choses sérieuses, qui dénoncent les multinationales et leur lobbying scandaleux contre l’intérêt général, ceux qui condamnent les assassins financiers et leur piège démoniaque de la dette odieuse contre les pays pauvres, ceux qui refusent l’abandon par les États de la création monétaire aux banques privées, ceux qui cherchent une alternative à la servitude éternelle liée aux intérêts composés, ceux qui dénoncent l’idéologie libre-échangiste des privilégiés qui rêvent d’empire et de NAIRU et qui n’aiment les salaires que misérables, ceux qui refusent la prétendue « gouvernance » qui écarte, en fait, toutes les procédures démocratiques républicaines au profit du pouvoir des firmes et de leurs professionnels de l’influence (avec l’OMC et son redoutable « Organe de Règlement des Différends », avec l’AGCS et son scandaleux « mode 4 », avec l’Union Européenne et ses institutions armes de guerre contre les Républiques, etc.), tous ces résistants-là, un tant soi peu dangereux pour l’oligarchie du moment, sont amalgamés à une « extrême quelque chose », on le voit à nouveau dans cet article.

      Alors que, sur le fond, est-ce que ceux que vise cet article méritent d’être méprisés ? Les objectifs qu’ils défendent sont-ils effectivement marqués « à droite » ?

      Je ne trouve pas ; voyons-les dans l’ordre d’apparition dans l’article de Brooks :

      Ils se retournent vers les Républicains en constatant que l’administration Obama les déçoit cruellement (les trahit même de façon stupéfiante en donnant carrément les rênes à leur bourreaux précédents !) depuis un an ? La belle affaire ! On rappelle que les électeurs mécontents des Démocrates n’ont pas d’autre choix que de se reporter sur les Républicains, puisque qu’il ne reste que deux partis (identiques) —autant dire un parti unique— dans ce pays prétendument démocratique.

      Que pourraient-ils donc faire, d’après toi, ces citoyens en colère, pour montrer leur révolte sans encourir les foudres des éditorialistes-poseurs-d’étiquette-« poujadiste » ?

      Ils sont mécontent des classes instruites qui les dirigent ? Mais ce n’est pas une pensée de droite, ça : c’est une pensée de gauche, Paul. Non ?

      Ils ne croient pas au réchauffement climatique ? Qu’est-ce que ça vient faire dans le positionnement politique gauche-droite ou poujadiste ?

      Et d’ailleurs, on peut aisément les comprendre —et même les suivre— sans se déconsidérer, il me semble. Je suis moi-même dans le plus grand doute à ce sujet, comme à propos de la prétendue « pandémie grippale », ou de la thèse officielle du « complot islamiste » sur le 11 septembre, etc. Et alors ? Est-il donc interdit de douter des thèses officielles dans les démocraties que les éditorialistes accrédités appellent de leurs vœux, sous peine d’être étiqueté « poujadiste réactionnaire » ?

      Ils refusent le droit à l’avortement ? Et alors ? Pour moi, ce thème est un leurre : on nous distrait avec des micro-sujets de société pour ne pas parler des méga-problèmes de société : sur tous ces sujets ordinaires, organisons des référendums, et cessons de diviser les citoyens en camps irréconciliables FACTICES alors qu’ils devraient (et pourraient facilement) s’unir sur l’essentiel pour instituer une meilleure justice sociale.

      Ils veulent rester armés ? Mais on les comprend, figurez-vous, et la thématique du ‘désarmement du peuple dangereux’ est bien plus de droite que de gauche (la vraie) : je vous invite à lire un des plus grands discours de Robespierre qui appelait l’Assemblée à instituer des Gardes Nationales pour ne surtout pas désarmer le peuple au profit d’un corps qui aurait le privilège d’être le seul armé, signe le plus sûr d’une prochaine tyrannie.

      Est-ce que c’est être « de droite » que de préférer rester armé pour résister éventuellement à une oppression, toujours à craindre ? Lecteur assidu de George Orwell et redoutant Big Brother plus que tout, je ne le pense pas. Les Suisses sont tous, constitutionnellement, armés jusqu’aux dents et ne pataugent pas dans un bain de sang. Vouloir rester prêt à résister à l’oppression, c’est plus proche de la gauche révolutionnaire que de l’ordre conservateur de droite, je trouve. Je dis ça avec l’optimisme de quelqu’un qui n’a jamais eu d’arme à la maison 🙂

      Ils ne veulent plus du libre-échange « internationaliste » qui détruit leurs emplois à coups de concurrence déloyale et ils préfèrent un protectionnisme élémentaire, exactement comme une cellule a besoin de sa MEMBRANE pour survivre (une membrane naturelle échange évidemment avec l’extérieur quand il le faut, mais pas n’importe comment : elle protège la cellule quand c’est nécessaire ; et une cellule privée de membrane meurt rapidement, un couillon le devine), protectionnisme intelligent minutieusement décrit et ardemment défendu par Frédéric List et ici malhonnêtement déconsidéré par Monsieur Brooks sous l’étiquette infamante et déformante d' »isolationisme »…

      Mais, un peuple qui veut une puissance publique qui protège raisonnablement, et pas un État qui démissionne et l’abandonne, c’est bien une révolte de gauche, ça, pas de droite.

      « La classe instruite croit en l’action multilatérale »… Hum, tu parles… Je vous conseille de voir cette terrifiante confession d’un assassin financier, un vrai, en chair et en os, qui balance : vous verrez comment la « classe instruite » tord le bras à ses « partenaires », méthodiquement endettés au préalable, pour obtenir d’un « multilatéralisme » de façade les mêmes résultats prédateurs que l’unilatéralisme de papa (le livre de Perkins est simplement révoltant).

      Les électeurs voudraient donc que leur gouvernement s’occupe plutôt de leur pays ? Bon. Ce n’est pas particulièrement altruiste, OK. Mais qualifier ça de droite ou d’extrême droite, non.

      • Et Brooks continue : « Ils se définissent par ce qu’ils sont contre »… C’est ça, on nous le dit aussi, ici : ils sont contre tout, ils ne sont pas positifs, ils sont « repliés sur eux-mêmes », pas « modernes », ils sont « ringards » et incapables d’envisager les nécessaires « réformes »… On connaît ce refrain, il peut être chanté par la droite la plus dure.

      En fait, comme en France, les Américains commencent peut-être à comprendre que le mot « réforme » pour la « classe instruite » signifie « grave régression » et, effectivement, ils sont résolument contre toutes les régressions (ce qui en fait, c’est vrai, un paquet en ce moment).

      Mais les traiter de réactionnaires (ou de poujadistes ou de populistes) pour ça, c’est simplement malhonnête.

      « Ils sont contre le pouvoir concentré de la classe instruite. »

      Et bien, moi aussi…

      Pas vous ?

      TOUT pouvoir concentré, quel qu’il soit, est une malédiction pour l’intérêt général, et d’abord pour les plus faibles.

      Mais c’est une position de gauche, ça, pas de droite !
      C’est même d’extrême gauche, pour certains…

      « Ils considèrent que le gouvernement, les grandes entreprises, les grands média et les professions libérales se sont coalisés pour former une oligarchie centrée sur elle-même – avec une administration pléthorique, des déficits insoutenables, des impôts élevés et une réglementation envahissante. »

      Et bien, moi aussi… Je trouve même que ça crève les yeux… Toujours faute de contre-pouvoirs, d’ailleurs, à cause d’une mauvaise Constitution qui ne fixe pas bien les limites.

      Et les hommes, comme toute force de la nature, vont jusqu’à ce qu’ils trouvent une limite. Toutes les solutions aux divers abus sont alors dans les limites : mais, QUI fixe les limites ? Et QUI fait respecter les limites ?

      Est-ce donc « de droite » de se révolter contre une indécente oligarchie qui se goinfre sous notre nez, encore et encore, au plus fort de la crise qu’elle a déclenchée et dont elle ne souffre aucunement ?

      ______

      Donc, je ne suis pas d’accord avec cette façon de présenter comme des réactionnaires de droite les résistants à Wall Street, Paul.

      Je ne sais pas qui est Brooks, je ne connais pas Tea Party non plus, mais je regimbe contre ces amalgames déshonorants.

      C’est d’ailleurs bizarre que tu fasses écho à ces médisances, toi qui dis pis que pendre de ces cyniques prédateurs. Tu serais donc, toi aussi, un de ces « poujadistes » ?

      Mais non.

      Allez, bonne nuit.

      Étienne.

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      Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

      Albert Einstein.
      _________________

    4. @Etienne Chouard

      «Le droit à l’avortement, micro-sujet de société» : bien sûr. Comme le mariage homosexuel, les violences domestiques, les questions sur la récidive des mineurs ou la peine de mort… Vous avez raison, le sexe, le corps, sont des questions terriblement mineures, et pas du tout fondatrices de la Gauche — où diable suis-je allée pêchée pareille idée foucaldienne ?

      Magnifique nouveau monde où les questions de société ne devraient plus diviser qu’à la marge ou de biais, trouvant leur immédiate résolution dans la pratique magique du référendum ; et où, par la même occasion, les défenseurs de la démocratie ne sont plus trop regardants quant aux motivations ambigües des sympathisants à la cause : Rendez-nous le pouvoir confisqué.

      Au moins je suis certaine que Marine trouvera captivante votre redéfinition du poujadisme.

    5. @E.Chouard

      comme je l’ai déjà précisé dans un certain nombres de posts ici (ou là), le problème qui se pose de plus en plus est de savoir comment accueillir la détresse d’une partie de plus en plus importante des populations , pour construire un mouvement politique efficace , qui puisse permettre de remédier , tant faire soit peu , aux causes à l’origine de cette situation .
      des officines politiques de tout bord vont donc essayer de faire coïncider leurs thèses de fond à ce mouvement social inorganisé .
      il s’agit de ne pas confondre la légitimé des nombreuses revendications qui s’expriment et la façon dont elles sont « exploitées » par ces groupes politiques.

      c’est là que les concepts de conspirationisme , thèse du complot, voir « paranoïa » …. interviennent.
      essaye-t-on de stigmatiser pour disqualifier en utilisant ces signifiants ?
      ou sont-ils justifiés ?

      devenir le mauvais objet du mauvais objet est-ce pour autant devenir le bon objet?

      il est donc possible de décliner toute les étiquettes politiques et voir quels arguments chacune pourra mettre en avant pour attirer chez elle les suffrages.

      mais si d’aventure , il n’y a avait qu’une seule sensibilité politique audible , elle « raflerait » la mise (le père Adolf s’est retrouvé chancelier en 1933)
      les autres sensibilités politiques ont une sacré responsabilité+++

      -considérer qu’il existe un dessein délibéré , construit par une minorité afin de sauvegarder ses seuls intérêts est une erreur.(ce serait d’ailleurs leur faire beaucoup d’honneur que de les croire capables d’un tel prodige)

      -considérer qu’il n’existe pas d’arrangements entre une myriade de groupes humains partageants un certain nombres d’intérêts , mais continuant à avoir des désaccords , gérables dans le temps , dans l’espace ,pouvant aboutir à des contrats non-écrits ou écrits dans un jargon juridique inaccessible à la majorité , est aussi une erreur.
      l’image qui me vient là est celle du mille-feuille : chaque strate s’arrangeant avec celle du dessus et du dessous….etc..

      -considérer qu’un « effet de structure » du psychisme humain est seul à l’oeuvre dans l’enracinement de ce que l’on dénomme le « capitalisme » me parait être la seule voie possible permettant de comprendre puis d’organiser pour que notre espèce puisse avoir un avenir.
      il est pourtant toujours très difficile d’orienter le débat dans ce sens…ça résiste , non de non..
      telle une vis sans fin arrivée à sa butée , les solutions « académiques » que chacun semble vouloir reproposer , ne fonctionnent plus depuis longtemps aboutissant de façon récurrentes à des crises de plus en plus violentes .
      par solutions académiques , j’entends la démocratie « expertale »..: on « délègue  » à des représentants du peuple qui « délègue » à des experts….

      il est difficile d’appréhender facilement cette état de chose dans la mesure où nous vivons dans une « grande caserne » (explosion des contrôles en tout genre , perte du contrôle de la qualités de l’information entraînant la diffusion de peurs non-fondées ( santé , écologie..) , culpabilisation à tout va du citoyen lambda (cf. la violence au travail))

  2. Pour ne pas nommer ou plutôt dénoncer une tendance extrême-droite porteuse aux US , celle de LAROUCHE s’initie comme un véritable garde-manger pour les plus populistes et nationalistes et naïfs d’entre eux. Chez lui, les analyses semblent justes à priori , mais ses réels objectifs sont anti-européens pour mieux préserver l’hégémonie anglo-saxonne. Une taupe des faucons américains.

    1. @ Coucou

      LaRouche et ses supporters ne représentent strictement rien sur l’échiquier politique américain (ça fait longtemps qu’ils essaient, sans succès), car leur approche « intellectualisante » est suspecte aux yeux de la plupart des Américains. Ce ne sont pas des populistes. C’est une secte (on dirait en anglais « a cult ») entièrement au service de son gourou, qui est un opportuniste charlatanesque (il agite sans cesse des idées mais sans jamais les approfondir, ce qui le conduit à des contresens énormes) avec une immense dose de mégalomanie. Ca fait 4 décennies qu’il affirme que la nouvelle révolution américaine se fera sous sa direction, et c’est bien là que le bât blesse, car les vrais populistes/nationalistes ne sont pas prêts à se rallier à lui. Certains l’ont côtoyé pendant un temps et se sont éloignés de lui pour cette raison.

      La secte LaRouche n’est pas anti-européenne, bien au contraire. LaRouche lui-même est marié à une Allemande (Helga Zepp), et il maintient des liens étroits avec Jacques Cheminade, ancien candidat à la présidence française, qui a « adapté » le programme de LaRouche en France. Tapez le nom Cheminade sur Google et vous verrez. Par conséquent, les objectifs de LaRouche ne sont pas anti-européens, mais ANTI-BRITANNIQUES (nuance!) depuis toujours. Sa cible préférée est la City et la monarchie anglaise, mais cela n’est pas le fuit d’une analyse « juste a priori »: c’est la conséquence assez folle du gigantesque ego du gourou, qui se verrait bien en leader bienveillant d’une république néo-platonicienne. Donc, rien de commun avec le Tea Party.

  3. Petit à petit, la vérité émerge, comme le remarque Paul.

    Hier, il se confirmait que la Fed de New York (en charge de Wall Street), avait dissimulé un gros secret devenu de polichinelle: le nom des bénéficiaires indirects du renflouement d’AIG.

    On apprend ce matin que la Société Générale allait regrouper dans une structure unique la valeur comptable de 35 milliards d’actifs toxiques « illiquides » (invendables).

    Les termes mêmes qui sont employés par un porte-parole de la banque montrent que l’on est pas encore au bout des révélations: ce montant représenterait l’essentiel de ces valeurs illiquides, hors produits dérivés. Il est aussi précisé que ces valeurs étaient auparavant gérés dans différentes localités, sans plus de détail sur celles-ci, notamment sur le fait qu’elles soient ou non situées hors de France.

    Il résulte de cette information que la banque avait bien jusqu’à maintenant dissimulé d’énormes pertes (puisque les 35 milliards représentent une valeur comptable, a priori avant dépréciation), et que son opération vérité a pour but de déduire de son bénéfice imposable, une fois qu’elle aura été réalisée, les pertes qu’elle va constater. A noter qu’il n’est pas précisé si de premières dépréciations relatives à ces actifs ont déjà été portées au bilan.

    Deux questions se posent : est-ce que la Soc Gen ne serait pas en train de monter sans le proclamer une bad bank; quelles normes comptables va-t-elle appliquer pour pratiquer les dépréciations ?

    1. N’étant pas banquier ni économiste … pouvez-vous m’eclairer: déclarer officiellement à ce jour 35 Milliards d’actifs toxiques, ce qui me parait énorme .. n’est-ce pas une « bombe » pour les tendances boursières à venir et l’ambiance générale ?

    2. Il faudrait peut être voir comme il y a 4500 ans, les banques effectuent une transmutation des valeurs toxiques. Malheureusement pour nous, les déchets deviennent les contribuables.C’est comme un apprenti sorcier artificiel très égoïste et incompatible à la science du macro …

    3. 35 milliards… une paille. Si nous devions soulever tout le tapis, la poussière devrait occuper quelques camions-bennes.(Bernanke)
      N’était-ce pas le rôle des banques centrales d’acceuillir chaleureusement les « actifs devenus subitement toxiques »..??

      Le souci, avec AIG, est que cela va jeter encore plus que 30% d’Américains dans les droits de l’extrème-droite.
      (je serai d’ailleurs assez intéressé par les vues du « tea-party » vis-à-vis des Noirs..)

      Un article qui intéressera tout le monde dans le sens où il faudra bien peut-être un jour refuser le statut de colonaliste :
      http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2946
      « Krugman a tort de diaboliser la Chine, par Henry Liu »

      Ou changer de colonaliste, me direz-vous 😉

    4. Je dois corriger partiellement ce que j’ai écris sur la foi d’informations incomplètes. Les 35 milliards d’euros comptables d’actifs toxiques correspondraient à 45 milliards d’euros en valeur nominale. Les dépréciations déjà passées étant donc de 10 milliards d’euros.

      La Soc Gen suit en réalité les traces de Natixis et du Crédit Agricole, qui ont procédé, chacune à leur manière, à la création de telles structures internes de cantonnement.

      Ces bad bank internes, peut-il être remarqué, ne sont pas le gage de la plus grande transparence en matière de valorisation. Elles ont l’avantage de mieux gérer d’éventuelles ventes d’actifs qui y sont cantonnées et de fiscalement utiliser au mieux les nouvelles pertes qui devront être constatées. On peut penser que Bercy fera preuve de mansuétude, dans la discrétion…

    5. Gloups… veuillez lire « bras » et non pas « droits » de l’extrême-droite dans mon commentaire ci-desus.

      Monsieur Leclerc, avec l’abandon du mark-to-market, la « valeur » « comptable » aurait tout aussi bien pu être de 55 ou 65 milliards. Voir plus si affinité et roulage possible de clients par assurance par l’état contre pertes éventuelles. (comme aux US)

      Virtuel est ainsi le père de deux enfants dont l’un est prénommé Vol, et l’autre, AssociationDeMalfaiteurs.

  4. Je suis entièrement d’accord avec vous, y compris sur la question du réchauffement climatique, et je dois dire que c’est troublant de voir cette convergence de point de vue. Je suis persuadé que nous sommes beaucoup plus nombreux que nous ne le pensons.

  5. Je pense que si les gens se raccrochent à une « théorie du complot » c’est pour se rassurer quelque part.
    On a des modèles là dessus « Le meilleur des mondes » et autres.
    On peut se faire une idée de la chose.
    Mais le fait de se rendre compte que des « élites » des gens qui ont étudié, qui ont élaboré toutes ces théories, n’avaient en fait aucune idée de ce qu’ils faisaient, parce qu’ils n’avaient pas, comme vous le dites pris en compte tous les paramètres, est tout à fait déstabilisant.
    On se dit que si on avait mis « l’idiot du village » à leur place ça n’aurait pas été pire!
    On peut envisager de se battre contre un complot, mais que peut-on faire contre l’absence de compétence?
    Que peut-on faire lorsque l’on se rend compte que : ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, ils ne savent pas ce qu’ils font, et surtout ils ne savent pas ce qu’il faut faire ????

    1. On peut très bien renverser cet argument par l’exact opposé : les gens qui refusent le complet le font pour se rassurer et ne pas se battre.
      La vérité c’est qu’on ne peut pas statuer. Il faut « croire » ou bien « décider » arbitrairement de la réponse. Et ca, c’est encore plus flippant ! lol

    2. @ simplesanstete.

      « une quête de sens et de liens( la religion toujours). »

      Pour la quête de liens, je peux être d’accord. Pour la quête de sens, je suis plus que dubitatif.

      Quand j’étais petit et que je ne comprenais pas l’incompréhensible, voire le franchement nuisible, on m’évoquait le mystère de la foi pour me le faire accepter et qu’accessoirement je verse mon obole à la quête, pour que le pape puisse aller à la recherche de nouveaux pigeons. A 500 000 € par jour de frais de déplacement, il a des besoins, le pauvre. Et puis j’ai grandi, et j’ai cherché du sens ailleurs.
      Quant aux liens que j’ai perdu au sein de la communauté chrétienne, je l’ai reconstruit au sein de la communauté humaine sans notion de race, de religion ou de niveau socio-culturel. Il me semble que c’est plus sain.
      Les gens pouvaient bien croire ce qu’ils voulaient lorsque ça ne risquait pas de porter préjudice à l’humanité dans son ensemble. Ecorcher une vierge pour qu’il pleuve, ou immoler un hérétique pour le spectacle, c’est embêtant pour eux, mais c’est sans grande conséquence pour l’ensemble de l’humanité. Les moyens humains étant aujourd’hui ce qu’ils sont, une remonté en force de la religion pourraient créer des dégâts bien plus considérables.
      Rassurez-vous, je respecte les croyants. Quand on voit que Conrad Lorentz (un éthologue) arrivait à faire croire à ses oies que ses bottes étaient leur mère, ou encore que l’on considère les pouvoirs de l’hypnose (qui permet de réaliser des opérations sans anesthésie), on ne peut pas rendre les croyants responsables de leurs conditionnements. En revanche, il me semble qu’il faudrait arrêter de dire sur tous les tons qu’il faut respecter les croyances. On ne sait pas jusqu’à quel point elles peuvent engendrer de désolation.
      Un petit échange de point de vue entre bon musulmans et bon chrétiens ou bon juifs à coup de bombes nucléaires pour montrer qui a le plus raison pourrait engendrer quelques conséquences néfastes, éventuellement irréversibles. Est-ce que ça vaut le coup ? Je ne le pense pas.
      Il me semble que les croyances (qui ne devrait être qu’un aveu de non-connaissance) qu’elles soient religieuses, économiques, politiques, écologiques, ou quoi que ce soit d’autre, si elles sont érigées en principes intangibles, font parti des pires fléaux qui pèsent sur l’humanité en dehors peut être du risque qu’un géo croiseur percute la terre.
      Quand on croit, c’est qu’on ne sait pas, et quand on ne sait pas, et bien on ne sait pas. On n’essaye pas d’imposer aux autres de croire ce que l’on croit.

    3. @ simplesanstete.

      « j’aime servir a quelqu’un pas a quelque chose, »

      Et pourtant si ce quelque chose est remarquable, sauf catastrophe, il vous survivra. Pas ce quelqu’un.
      Pour ma part, j’essaye d »équilibrer les deux. Parfois, en aidant quelqu’un à servir à quelque chose.

  6. Et pendant ce temps-là…

    « Ils vivent uniquement grâce aux bons d’alimentation », titre encore le New York Times. Aux Etats-Unis, ils sont 39 millions — un chiffre record — à recevoir des bons d’alimentation. Pour certains, il n’y a rien d’autre. Ils sont arrivés au bout de leurs indemnités chômage. Ils ont dépensé toute leur épargne. Ils ont épuisé leurs parents et amis. Il ne leur reste plus que le gouvernement américain.

    (Bill Bonner)
    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100107-2402.html

  7. Hello,

    Je vous trouve un peu léger lorsque vous comparez l’économie, science qui se voudrait exacte en faisant fi de tout ce qui fait que les hommes sont des hommes, et la climatlogie, qui est quand même beaucoup plus factuelle, et dont les modèles mathématiques me paraissent plus rigoureux.
    Le problème existe quand les scientifiques ne retiennent que ce qui valide leurs hypothèses, j’en conviens.

    1. Dans les deux cas beaucoup de variables et des modèles mathématiques qui valent ce qu’ils valent.Il ‘s’agit ni plus ni moins que de prédire l’avenir,ce qui ne manque pas d’ambition.

    2. Rigoureux, le modèle prédictif mathématique du « consensus » des membres du GIEC? Selon celui-ci, la température moyenne du globe augmenterait de 1,6° à 6,4° (soit un rapport de 1 à 4, vous parlez d’une précision!) en moins d’un siècle « si rien n’est fait… ». De toute manière, toujours selon le GIEC, on n’empêchera pas une augmentation de la température dans les 30 ans qui viennent… si l’on accepte la continuité linéaire de leur graphe. Mais de quel graphe s’agit-il, au juste? Entre 1,6° et 6,4°, il y a la marge qui différencie la vie et un trépas assuré.

      Cela dit, on a multiplié les mesures, c’est vrai — mais pas plus qu’en économie. Les anti-GIEC ne nient pas que la terre se soit réchauffée progressivement depuis deux siècles, avec une nette accélération après 1970. Le GIEC prétend que la cause est anthropique; ses adversaires affirment le contraire, ou, dans le meilleur des cas, que l’on ne sait pas. Certains océanographes non membres du GIEC arguent que le problème tient aux effets du phénomène El Niño/La Niña dans le Pacifique sud, des astrophysiciens parlent du réchauffement solaire, etc. Je laisse de côté les géophysiciens qui refusent d’admettre des prédictions possibles sur moins de milliers d’années.

    1. Charles, je m’excuse, mais… 100 milliards est de la petite monnaie pour les plus puissants actuels.
      Il est même étonnant qu’ils laissent des Buffet ou Gates avec autant d’argent…
      Quoique…
      Ca fournit une « excuse », quelque part.

      L’Excuse. Pièce importante dans le Tarot. Principe du Tarot : même si vous avez un piètre jeu : prenez.
      A condition d’être intelligent, de bien construire votre chien et de deviner les avantages de votre partenaire…

      Et si la finance se résumer à cela, finalement..???

  8. Autre sujet : hier, les gros titres de Bloomberg étaient : Savings rate are negative !

    La courbe étant la pire depuis 1929;

    Savings rate : le rapport entre épargne et revenu, en pourcentage.

    S’il est négatif, la dépense est plus élevée que l’épargne, dans cette épargne figurant aussi le remboursement des dettes, autrement dit l’Etat US (selon nathan) dépense l’argent plus vite que le contribuable n’en met de côté…

    Est-ce que ce paramètre à un sens, pour ma part je n’avais entendus parlé jusqu’ici que de la balance commerciale et autres entré/sortie de devises…

    ===================

    Adam Smith, « la richesse des nations »
    Thatcher : « il n’y a pas de société, il n’y a que des individus »

    Il semble y avoir une contradiction dans l’individualisme, on ne s’intéresse pas du tout à l’individu dans un premier temps puisque la richesse globale, celle de la nation, importe seule…

    Cet individualisme est une négation des individus concrets, dans la théorie libérale on sacrifie allègrement les individus, sans remords. Cet individualisme n’en est pas un, au contraire, l’individu est biffé…

    Il y a 2 faces de l’individu, celui qui est sacrifié sans remords, et l’autre jouissant de ses libertés; L’un au prix de l’autre. Tous ne sont pas égaux.

    Il n’y a que des individus certes, mais on ne s’intéresse qu’à la richesse globale, non au sort des individus, de tous… étonnant non ? les individualistes détournent les yeux de ce qu’ils mettent au centre, pour survoler les sociétés globalement et en tirer argument, alors que la société n’existe pas (j’espère ne pas m’égarer…)

    1. Il y a quelque chose qui me gène néanmoins.
      Je connais trés bien des organisations d’humains telles que les entreprises. Des organisations d’humains telles que des communes. Telles que des associations à but en principe non lucratif.
      Prenons le cas d’une entreprise, car un pays pourrait s’en approcher d’assez près dans la guerre économique des dernières décennies.
      Il est clair qu’un dirigeant d’entreprise doit essayer de prendre 2/3 de bonnes décisions et faire en sorte d’avoir les meilleurs soldats possibles.
      Lorsque j’ai écrit 2/3 de bonnes décisions, ce n’est pas innocent. En effet, même s’il est sencé connaître à peu près son univers interne, il ne connaît que très peu son univers externe. D’où l’importance de l’espionnage. Passons.

      Dire que les dirigeants ne peuvent à priori pas prendre de bonnes décisions car ils n’ont pas assez d’informations, n’est-ce pas un peu facile..???
      J’écris ça, mais…
      Look at the US : coté espionnage, ils sont passés Maître au Monde.
      Que leurs informations/décisions soient polluées par le lobbying, serait pour moi déjà un peu révélateur. (exactement comme en entreprise)(voir chapitre « pouvoirs occultes des organisations humaines, chapitre 15, aliéna 3)

      Mais de là à les exonérer de toute responsabilité….

    2. Lisztfr : ce devait être une réponse générale. Mais qui est venue se coller dans une autre fenêtre. Pardon.

    3. Et donc, je livre la réponse à cette ignorance que doit avoir tout humain.

      En fait, et comme l’avait le dic.. dirigeant chinois en sortant de la première réunion G20, « le monde est un bateau où chacun a son gouvernail. »
      Et donc, le boxson (pardon du terme) ambiant est juste dû au fait que plusieurs groupes de pouvoir ont des intérêts divergents (et je suis loin de penser à des gouvernements de pays…)
      Ainsi, actuellement, la lutte de pouvoir consiste à faire en sorte qu’un autre groupe de gros possédants s’écroule afin de pouvoir lui racheter une partie de la planète.

      Jusqu’à un pouvoir mondial…???
      Nous le saurons au prochain épisode d’une saga bien meurtrière d’où, j’espère, les peuples ne se laisseront pas diriger bétement vers une guerre.
      Une révolution serait déjà pas mal.

  9. Y a aussi ca qu’il va falloir expliquer (venant du blog de Jovanovitch) :
    La bourse qui va vien ? lol

    http://www.marketwatch.com/story/time-for-fed-to-disprove-ppt-conspiracy-theory-2010-01-05
    WASHINGTON (MarketWatch) — The massive stock-market rally in the past nine months is mostly due to secret government buying of stock-index futures, a respected stock-market analyst said Tuesday.

    Charles Biderman, chief executive of TrimTabs Investment Research, is the latest and most credible person to charge that the Federal Reserve and the Treasury (in league with top Wall Street firms) is rigging the stock market on a daily basis.

    In a special report released Tuesday, Biderman said the $6 trillion increase in U.S. stock-market capitalization since March can’t be explained by the usual sources of funds flowing into the market — such as mutual funds, direct retail investment, pension funds, hedge funds or foreign purchases. Read more about Biderman’s theory.

    The only logical explanation for the extent of the rally, he suggested, is secret buying by a government committee known colloquially as the Plunge Protection Team. It’s like the dark matter that astrophysicists conjecture must be there, even if we can’t detect it.

    The PPT was established by President Ronald Reagan in 1988 after the 1987 stock crash to coordinate the government’s response to market meltdowns. It consists of the Fed chairman, the Treasury secretary, the head of the Securities and Exchange Commission and the head of the Commodity Futures Trading Commission.

    Biderman acknowledged that he had no direct evidence that the Fed and other agencies have intervened in the stock market. But he worried about what will happen to the market if the PPT has been buying and suddenly stops.

    The Fed, of course, is a major player in the fixed-income markets, buying and selling billions in Treasurys, agency bonds and mortgage-backed securities. It’s taken on hundreds of billions in assets from Bear Stearns, American International Group Inc. /quotes/comstock/13*!aig/quotes/nls/aig (AIG 28.58, -0.56, -1.92%) and many unnamed banks to which it’s lent money. Presumably, all of those positions are duly reported by the central bank each week.

    But the Fed has never said it is buying equities or equity futures. Doing so would likely violate the Federal Reserve’s investment policies, and could violate federal law if not disclosed properly.

    Aside from the legal issues, the PPT would have operational constraints. It’s hard to believe that the Fed could keep such a conspiracy a secret for 20 years or more. An operation big enough to manipulate markets for months on end would be big enough to develop leaks.

    With so much money at stake, anyone with direct knowledge of the conspiracy (such as a $30,000-a-year administrative aide) would be highly tempted to blow the whistle.

    Yet Biderman’s accusation of PPT market manipulation is another argument in favor of a complete public audit of the Fed’s books. As any casual reader of this site’s community boards knows, there is a widespread belief that the PPT does manipulate stock prices on a daily basis to enrich its pals and screw individual investors.

    It would be useful to prove them wrong. And if they are right, the PPT should be put out of business.

    1. @Alexis&Jean Louis

      Vincent Courtillot :

      Membre de l’Académie des Sciences Prix Gay, Académie des Sciences (1981) Premier prix Franco-Britannique (Académie des Sciences et Royal Society, 1985) Fellow, American Geophysical Union (1990) Chevalier, Ordre National du Mérite (1990) Médaille d’argent du Centre National de la Recherche Scientifique (1993) Fairchild Distinguished Scholar (Cal Tech, 1994) Membre, Academia Europaea (1994) Chevalier, Légion d’honneur (1994) Gerald Stanton Ford Lecturer (University of Minnesota, 1996) Professeur, Institut Universitaire de France (1996) Associate, Royal Astronomical Society (1997) Officier, Ordre National du Mérite (1997) Commandeur, Ordre National des Palmes Académiques (1997) Prix Dolomieu, Académie des Sciences (2001) Moore Distinguished Fellow (CalTech, 2001) 2002 Louis Clark Vanuxem Lecturer (Princeton, 2002) Premier “Bullard Lecturer”, American Geophysical Union (2002) Scientifiquement, on sort d’une ère glaciaire.

    2. La constatation de Paul est qu’on bluffe des DEUX COTES, pas que les sceptiques (dont Courtillot) ont raison.
      On saura dans 100 ans si on avait raison de vouloir eviter la catastrophe.
      Mais s’ils s’écharpent sur les causes anthropiques du réchauffement. Tout le monde sse retrouvera pour arrêter la déforestation!
      Ouf on est sauvés
      Par ailleurs voir le lien de Marc ci-dessous, Vostok ice core, Petit et al. 2002. ça ne fait pas un pli sur le risque causal entre augmentation du CO2 et rechauffement (Durée 50000 ans quand même).

    3. @ARNAUD

      SCEPTIQUE :Qui professe le scepticisme.Relatif à la suspensiondu jugement que préconise le scepticisme.

  10. @ Paul

    Je suis d’accord avec vous pour déplorer le développement du mouvement Tea Party. Mais ce n’est pas uniquement un mouvement d’extrême-droite, c’est un « hodge podge » avec des tendances diverses, même si elles sont unies (sans doute temporairement) par une hostilité commune à Wall Street. Il y a en son sein des anti-Obama de la première heure, racistes et revanchards à souhait, comme en Caroline du Sud, mais aussi des Républicains de droite (pas trop intelligents) et pas mal d’indépendants exaspérés. Le site dedefensa.org suit ce mouvement de près, et note, en citant un observateur américain de gauche, que le danger réside surtout dans le fait que Wall Street peut parfaitement s’accommoder d’une éventuelle victoire électorale de Tea Party (quand même problématique à ce stade), uisque ce mouvement n’appelle à AUCUNE réforme de la

    1. Si je peux me permettre, un mélange de vrais extrémistes racistes et d’idiots qui y cherchent de mauvaises réponses à leurs malaises correspond assez bien à la définition que je me fais de l’extrême droite en général. Non ?

      Au demeurant, je suis inquiet pour la période actuelle concernant une possible remontée de ce type d’extrémisme un peu partout dans le monde.

      Un discours de réflexion profonde, hélas, ne fait pas toujours le poids face à ces agitateurs des souffrances.

      C’est pour cela entre autre que je me refuse à simplement dénoncer ce qui va mal sans être prêt à étayer par des explications raisonnées et des pistes de solutions. Je trouve cela à la fois « facile » et dangereux.

  11. Bonjour Paul,
    Pour un billet du vendredi, c’est un billet qui dépasse un vendredi.
    Comme l’autre Vendredi, celui de Robinson, c’est l’île inconnue.
    Sur ces futurologues, j’ai eu mon billet que j’ai appelé « Futurologues en goguette »
    http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2009/01/03/futurologues-en-folie.html
    Au départ, il s’appelait « … en folie » qui correspondait beaucoup mieux à mon idée.
    Il faut dire que c’est un job qui rapporte aujourd’hui.
    Il suffit de voir quels sont les bouquins qui sortent aujourd’hui en librairie.
    Ils vont dans toutes les directions.

    Au sujet de Séguin, vous avez raison, il faut des gens qui ne suivent pas le flux de la pensée et dérogent du sillon suivi.
    Qui voyez-vous dans cette fonction en France?

  12. Monsieur Jorion,
    A propos de Gaullisme social, Monsieur Jacques Delors faisait partie lui aussi de ce courant car il a été collaborateur direct de Jacques Chaban-Delmas dans son projet de « Nouvelle Société »(1969)
    Mais il y a plus intéressant, c’est le cas de Herman Van Rompuy, promu président de l’Europe, on ne peut ignorer qu’il est issu d’une famille politique promouvant des concepts proches de ceux de J. Delors; de plus, il est issu d’une famille d’économistes, économiste lui-même (K.U.L)
    Il serait intéressant qu’il nous dévoile sa vision d’avenir de l’Europe, ses projets concrets, les moyens d’y parvenir.
    Le concept « dorénavant tout sera comme avant », dans ce domaine de l’économie et des finances, doit être bousculé !
    De Gaulle était dans le vrai, il a été l’un des grand présidents de la France (pas seulement du fait de sa taille….)

    1. Delors s’est peut-être réclamé dans les années 60 de la nouvelle société, hélas dans les faits il a surtout contribué au recul social en Europe : la libre circulation des capitaux a ouvert la voie aux délocalisations, à la désindustrialisation, à la déflation salariale.
      Delors ne peut pas non plus être associé au gaullisme social pour la bonne raison que de Gaulle était contre l’eurocratie, tout ce qui pouvait conduire à une perte de souveraineté, y compris dans le domaine économique. L’économie mixte à la française n’aurait pas été possible dans le cadre de l’Union après l’acte unique et l’ouverture des services publics à la concurrence.

      Delors, peut-être à son corps défendant, en tout cas à cause de TINA ( le « there is no alternative » de Margaret Tchatcher) a été emporté par la vague néo-libérale qui déferla sur l’Europe dans les années 80. Bien entendu à l’arrivée de cette vague idéolique peu de socialistes se montrèrent rétifs. Au sortir des années 70 le keynesianisme ayant montré ses limites, et aucune théorie alternative n’ayant alors émergé, on se précipita vers les recettes libérales. En tant que président de la commission européenne Delors a participé directement au mouvement de dérégulation du capitalisme qui a enclenché un processus qui in fine à conduit à la situation actuelle.

      Delors, encore dans ses interviews récentes, n’a pas renié son action à la tête de la commission, prétendant au contraire avoir fait tout ce qu’il pouvait faire en faveur du social. Il oublie de dire qu’àlors la plus grande partie des dirigeants européens étaient sociaux-démocrates, un boulevard s’était ouvert devant eux pour faire une autre politique. Il est vrai l’Union soviétique pouvait encore servir de repoussoir au yeux d’une partie de l’opinion publique, ce qui incitait la gauche à ne se démarquer de la droite que sur la question de la redistribution des surplus capitalistes.

      Aujourd’hui la donne n’est plus la même, le mur de Berlin est tombé et le capitalisme est en crise aggravée, j’espère que les partis qui se réclament du social reconnaîtront enfin l’économie pour ce qu’elle est : le résultat d’une politique économique qui selon les cas prend nettement parti en faveur des investisseurs, et dans l’autre affirme la nécessité de rétablir le rapport de forces en faveur des entrepreneurs (ceux qui produisent vraiment des choses substantielles et socialement utiles) et des salariés, interdisant de casino tout capitaliste. Tout parti qui ne prend pas position clairement sur ce thème, de façon crédible, ne peut plus décemment se déclarer social.
      Or il faut bien le dire, ni à droite ni à gauche, au niveau des « grands » partis, des voix s’élèvent pour affirmer haut et fort cette position, conditionnant toute avancée sociale à cette analyse.

  13. [faute de frappe, désolé!]

    @ Paul (suite)

    … puisque ce mouvement n’appelle à AUCUNE réforme de la finance, qu’il s’agisse de régulation, d’un éventuel retour au Glass-Steagall Act, d’imposition des transactions financières, etc. La conclusion est claire: la gauche Démocrate, piégée par son soutien à Obama, n’a mis en avant aucune proposition critique du président, ce qui explique sa déshérence actuelle. C’est elle qui aurait dû réclamer un nouveau New Deal, mais elle ne l’a pas fait, alors que c’est cette même tendance politique qui a poussé Roosevelt à appliquer le programme que l’on sait dans les années 30.

    On retrouve une nouvelle fois ce que l’on a pu connaître dans d’autres pays: quand la gauche ne constitue pas une alternative en temps de crise, c’est l’extrême-droite qui se substitue à elle. Cela dit, le Tea Party n’est qu’un mouvement très peu structuré, et il n’y a pas de parti ouvertement fasciste organisé dissimulé en son sein, du moins pour le moment.

    En ce qui concerne Philippe Séguin, je trouve comme vous que c’était un homme honorable et respectable. Mais son « gaullisme social » n’a jamais été que celui de la parole. Comme ministre des Affaires Sociales de Chirac, il n’a pas appliqué les préceptes de cette tendance (qui, théoriquement, voulait précisément instaurer la participation aux bénéfices que souhaitait De Gaulle à l’origine, programme que vous ne renieriez sans doute pas). En ce sens, le gaullisme social (incarné par qui, désormais?) s’est retrouvé pieds et poings liés à une majorité de droite qui ne partage pas du tout ses vues, tout comme les Démocrates progressistes aux USA sont piégés par leur soutien récent à Obama. Et il n’y a pas d’héritier gaulliste social aujourd’hui, le seul député français s’inscrivant dans cette tradition étant Nicolas Dupont-Aignan, qui n’a pas cassé trois pattes à un canard, et qui se limite, comme Séguin de son vivant, à une critique parfois assez radicale de la droite majoritaire. Il ne faut donc pas fonder de faux espoirs sur un éventuel regain du gaullisme social. Ce serait différent si les membres de cette tendance n’étaient pas allergiques à la gauche social-démocrate. La réciproque est vraie aussi: personne au PS français ne lorgne du côté de quelconques gaullistes de progrès pour en faire des alliés. Le pire, dans tout ça, c’est le vide programmatique de cette gauche et de ses alliés potentiels, qui n’ont pour l’instant aucune alternative à proposer. A mon avis, la crise devant perdurer, il est tout à fait possible que l’on se retrouve sous peu en France face à un Front National renaissant, ou en tout cas, à une tendance populiste proto-fasciste pouvant s’y substituer. En bref, ce n’est pas très gai! Il vous/nous reste à continuer à dire la vérité sur ce qui nous entoure, et à ne pas nous faire d’illusions quant aux forces politiques en présence. Un jour ou l’autre, certains membres de la majorité actuelle reconnaîtront peut-être leurs erreurs, mais ce serait vraiment un phénomène nouveau, que je n’anticipe pas personnellement. Croyez bien que j’aimerais que certaines « figures » encore crédibles entament une réflexion analogue à celle du Conseil National de la Résistance (républicain et nourri de multiples tendances différentes), et qu’ils fondent une formation entièrement nouvelle susceptible de recueillir le soutien d’une majorité de la population. Mais un voeu pieux reste un voeu pieux!

    1. Paul, uns fois de plus, met le doigt où ça fait mal, sur ce que nous nous efforçons de ne pas voir, de ne pas y penser;
      le fascisme a disparu d’Europe, même si ça fait plaisir à quelques pseudos résistants de se désigner de nouveaux adversaires; et l’antisémitisme n’a plus de grain à moudre, du fait de ce que nous savons ;
      mais aux usa, il y a effectivement, aujourd’hui, tous les ingrédients pour faire prendre une bonne mayonnaise; la recette existe, la voie est libre; il nous manque juste la menace soviétique; si la Chine peut faire l’affaire ?
      j’imaginais la Hongrie candidate à la fonction, mais ce n’est donc pas sûr;
      quand on pense qu’on parle du champion universel des droits de l’Homme, de la Démocratie et de la Liberté, une fois de plus, l’Histoire nous prépare un magistral pied-de-nez ;

  14. Les mots gaullisme et social vont très bien ensemble (demandez à Paul Mc Cartney). Le gaullisme a toujours été social, c’est une « troisième voie » entre le laisser faire ultralibéral et la prise en charge de toutes les affaires par l’Etat comme le communisme.
    Finalement le gaullisme n’aura duré que du temps où De Gaulle était aux commandes. Après, les rapaces ont accouru pour dépecer la proie bien dodue qu’était la France que ce soit sous l’étiquette gaulliste, centriste ,socialiste, vert…
    Et ça continue encore et encore !
    C’est que le début ?

    1. Le Général avait , en bon militaire stratège , bien repèré le danger (  » la politique ne se fait pas à la corbeille  » , idée de participation – piège à cons?- des travailleurs …) . Il n’avait pas les outils pour terrasser la bête mondiale , et son parcours est la démonstration que seules des circonstances historiques lourdes et violentes , peuvent aider les peuples à porter au pouvoir des hommes ou femmes dignes de la fonction et d’avancées progressistes .Pour incarner et résoudre le problème du moment .

      Tolstoï , dans guerre et paix , ne dit pas autre chose .

    2. Le gaullisme social n’a même pas duré le temps du mandat de Michel Debré comme premier ministre (le gouvernement de l’époque, si ma mémoire est bonne, comprenait Capitant et Wallon, deux tenants du gaullisme social)… Et c’est Pompidou, banquier de son état, une fois devenu président, qui a « dépecé » la France le premier en invitant le Royaume-Uni à se joindre à l’Europe pour faire pendant — croyait-il — à l’Ostpolitik de Willy Brandt. Le gaullisme social a été tué dans l’oeuf, passant de l’UDT alliée à l’UNR, à une absorption pure et simple dans l’UDR, devenue ensuite RPR, puis UMP. Par ailleurs, j’aimerais vraiment savoir comment les Verts ont participé au dépeçage. De par leur alliance avec le PS?

  15. A propos des élus , des élites et de la capacité à appréhender tous les paramètres ( bien au delà de quatre ) :

     » A-t-on jamais ouï opéra sans solistes , composé uniquement pour choeurs? Avez vous jamais lu , vu ou parcouru films, émissions de télé ou bandes dessinées sans vedette , brillante ou vulgaire? L’ancienne culture consomme des personnages « .

     » Il n’y a plus d’histoire , mais l’universalité de l’espace-temps et des personnes humaines .. »

    Mais ça nous fait une belle jambe , et comme déjà dit à Le Marin , pour ma part je cale . Je vais boire et rigoler un coup , ça je maîtrise .

    PS :

    1- Effet peut être de l’appel à contribution d’un gaulliste social , j’ai remarqué que vous évitez dorénavant de tourner la tête à gauche en fin d’enregistrement .

    2- la clé de voûte Jorion , interdiction de pari sur les fluctuation de prix , c’est du bluff ?

    1. juan nessy,
      quand on est allé boire et rigoler; il vaut mieux attendre un peu avant de se remettre à écrire;
      c’est une blague ?

    2. @Auspitz :

      Si « c’est une blague? » vise ma propre dernière question , je précise qu’en fait j’ai eu comme une angoisse en me disant que la clé Jorion avait une ambition révolutionnaire ,qui aux yeux de certains et peut être de lui même , est LA façon d’aider les politiques à vraiment maîtriser leur sujet , et donc à sortir du bluff .

      Mais comme par ailleurs il me semblait affirmer que les politiques étaient par nature et irrémédiablement bluffeurs , je me disais qu’il bluffait en prétendant leur offrir cette clé .

      Pour résoudre l’impasse , je ne vois que deux issues :

      – ou il ne souhaite pas offrir cette clé aux élus qu’il prend pour des nuls inutiles

      – ou sa clé est un bluff .

      Mais je reconnais que la journée a été dure par ailleurs . Je vais dormir pour me refaire une santé .

  16. Mauvais chiffres pour l’emploi aux USA qui bouclent une année noire.

    Les Etats-Unis ont conclu sur une note morose une année 2009 terrible pour l’emploi, le mois de décembre ayant été marqué par des licenciements nets pour le vingt-quatrième mois d’affilée et en hausse bien plus forte que prévu, selon les chiffres officiels publiés vendredi.

    La première économie mondiale a détruit 85.000 emplois en décembre (données corrigées des variations saisonnières), après seulement 4.000 en novembre (chiffre révisé), indique le rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail américain.

    Cette détérioration est bien pire que ne l’attendaient les analystes, qui ne tablaient, selon leur consensus médian, sur aucune création ou destruction nettes d’emplois en décembre.

    Les chiffres du ministère révèlent par ailleurs que l’emploi a baissé de 3,0 % aux Etats-Unis en 2009, du jamais vu depuis 1949.

    En valeur absolue, le nombre des emplois détruits pendant l’année (4,6 millions) est le plus élevé dans les annales du département du Travail, qui remontent à 1939.

    Malgré la hausse des destructions d’emplois, le taux de chômage américain est resté stable à 10,0 % en décembre.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=2ed947db65d41bb7e8f0145c6f14b2ae

  17. On essaye, souvent avec succès, de vendre au public l’idée selon laquelle l’économie est une science, obéissante à des règles supérieurs et inéluctables, opaque pour le profane. En vérité, elle ne propose qu’un éventail d’outils d’observation. Des bluffeurs, il y en aura toujours (pouvez-vous vous imaginer la politique ou l’économie sans bluff?), mais je pense qu’il faut combattre cette conception en apprenant au public que l’économie est un ensemble fractal, constamment mouvant, le contraire de la symétrie et composé d’influences psychologiques avant tout.

    1. Le public va être ravi de l’apprendre .Mêm s’il est un peu héberlué .

      Dans la rubrique des bluffs sous tendu par un schema capitaliste , je citerais aussi volontiers l’olympisme et le sport professionnel .

      Mais je ne sais pas si c’est fractal et anti-symétrique .

    2. En effet, monsieur ou madame Germanicus, l’économie n’est pas une science, mais pas plus un éventail d’outils, pour comprendre ce qu’est la science économique il faut penser politique. Economie politique.
      Des bluffeurs, il y en aura toujours : cela dépend de quels types de bluff l’on parle, c’est la différence.
      Vous pensez faire comprendre « au public » aux spectateurs que nous sommes qu’il s’agit de fractales et d’asymétrie, pourquoi pas de dynamique chaotique? C’est vraiment gentil à vous de nous tenir informé. Mais, au fait pourquoi faire : le public doit-il applaudir, ou enfin s’en aller, le spectacle de sa propre vie lui a été expliqué.
      Et surtout la psychologie, bien sûr :il y aura toujours la psychologie( Vous imaginez un monde sans psychologie)…
      Germanicus, allons

  18. A propos de réchauffement climatique.
    Attention tout de même ! si l’évolution du Gulf Stream n’est que difficilement modélisable pour plusieurs raisons, les responsabilités humaines dans le réchauffement ne sont pas elles aussi vagues que vous le laissez entendre, malheureusement.
    Les deux derniers rapports du GIEC (celui de 2001 et celui de 2007) enfoncent le clou :
    1- il y a réchauffement global
    2- l’augmentation des GES (CO2, CH4, NO2 pour l’essentiel) en est la cause principale
    3- les activités humaines en sont à l’origine.
    Chose exceptionnelle en science, il y a consensus sur ces trois éléments.

    Une question pour lever le doute devrait venir à l’esprit : A qui profite le crime ?

    Personne n’a d’intérêt dans ce réchauffement ultra rapide de notre atmosphère : en quoi quelques milliers de scientifiques (dit « climatologues » pour simplifier) ou écolos (ces méchants écolos !) auraient intérêt à voir le niveau des océans monter, les côtes dévastées, la bio diversité et in fine l’espèce humaine mise en péril ?

    En revanche, nier la responsabilité humaine en général et industrielle en particulier est économiquement nuisible à la grande industrie, comme l’on été les campagnes anti tabacs pour les fabricants de cigarettes. Ceux là même qui n’ont cessé, via lobbies interposés de discriminer toute étude épidémiologique montrant le lien entre maladies pulmonaires (cancer en particulier) et tabac ! Mêmes raisons, mêmes méthodes ! mêmes intérêts, mêmes acteurs !

    Sincèrement, il serait temps que les médias cessent à leur tour de cultiver artificiellement le doute sur les trois éléments cités plus haut. Lorsqu’on sait pour qui « roulent » ces médias, le doute quant à leurs intérêts n’est plus permis. TF1 = Bouygues par exemple. Inutiles d’établir de liste plus longue, la collusion entre médias, économie et finance est bien connue.
    Évidemment, mettre face à face un scientifique du GIEC et un communicateur professionnel (un quelconque vendeur de savonnettes fut-il scientifique lui même mais dans une autres spécialité) est fatal pour le premier.

    Je pourrais faire un constat similaire avec les ressources naturelles en général et fossiles en particulier. Si, à la marge, certains commencent à accepter l’idée d’un pic de production proche, ils sont visiblement peu nombreux à alerter quant aux conséquences de ces pics. Et pourtant, après le pic pétrolier, fini la croissance !
    Or sans croissance… quid du capitalisme ?

    1. Chose exceptionnelle en science, il y a consensus sur ces trois éléments.

      Mais non, il n’y a pas consensus entre scientifiques sur l’origine anthropique du réchauffement climatique. Si vous voulez dire qu’il y a consensus au sein du GIEC, votre remarque n’a pas grande portée : il y a par définition consensus entre gens qui disent la même chose, c’est ça la définition du mot consensus.

    2. désolé Mr Jorion , un « consensus » est aussi trouver un compromis entre des gens qui ne disent pas la même chose … C’est la démarche et la conclusion d’une négociation entre des opinions différents et aboutissant sur un « choix collectif » au travers de ce qui peut-être un compromis… on parle alors de « trouver un consensus »

    3. Wikipédia: Giec

      « Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, en anglais Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) « a pour mission d’évaluer, sans parti-pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue »[1]. Le GIEC est une organisation crée au sein de l’ONU dont les membres sont désignés par les Etats. Le GIEC, organisation politique, est composée essentiellement de diplomates et d’une minorité de climatologues (quelques centaines). »

      On est donc en présence d’un groupement politique dépendant de l’ONU constitué essentiellement de diplomates.
      L’hypothèse de base du GIEC est que les changements climatiques sont d’origine humaine.
      Les scientifiques qui n’étaient pas dans le courant du ‘consensus’ de base ont été progressivement, au fil des ans, poussés vers la sortie.

      Moi je n’appelle pas ça de la science.

      La seul discours tenable serait le principe de précaution.

      D’autre part le fait de dire qu’il n’y aucun intérêts dans ce réchauffement ‘anthropique’ est tout à fait faux.
      – Green business
      – Création d’un marché et bourse du carbone (merci Al Gore)
      – Maintenir les pays du tiers monde ou émergents dans la pauvreté
      – Taxes CO2
      – …
      Vous pensez qu’ils ont parlé de l’avenir de la planète à Copenhague (je parle des ministres et présidents)? Ils ont plutôt discuté business, quotas, subsides, taxes.

  19. Concernant le taux de CO2 dans l’athmosphère, il semble y avoir un consensus très fort sur son origine anthropique.

    Quelle que soit la position qu’il « affiche » » par ailleurs, Claude Allègre souligne qu’on peut indubitablement relier ce taux au phénomène d’acidification des océans, dont les conséquences préoccupantes sont bien plus évidentes que les effets climatiques en général.

    En conclusion, quelle que soit la position des scientifiques en terme d’impact de ce taux sur le climat, il faut quoi qu’il arrive réduire drastiquement les émissions de CO2.

    1. Bien que de nombreuses recherches semblent établir une corrélation entre le taux de CO² et les divers « réchauffements » …aucune ne dit avec certitude si le CO² est la cause ou la conséquence dudit réchauffement.
      D’autre part nous manquions de camions et de Boeing et de porte- 10000-conteneurs il y a 450000 ans pour comparer.

      Par ailleurs un des plus gros contributeurs planétaire en CO² est absent des stats « le Pentagone ».
      Pourquoi cette discrétion?

      « Au terme de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique – qui a rassemblé plus de 15 000 participants issus de 192 pays, dont une centaine de chefs d’Etat, ainsi que 100 000 manifestants – une question s’impose : Comment se peut-il que le plus gros pollueur de la planète, qu’il s’agisse de dioxyde de carbone ou d’autres émissions toxiques, n’ait fait l’objet d’aucune discussion ni d’aucune proposition de restriction ?

      Le Pentagone est sans conteste l’institution la plus gourmande en produits pétroliers et, de manière général, en énergie. Toutefois, il bénéficie d’une exemption générale dans tous les accords internationaux. »
      …/…

      http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16843

      …/…

      Selon Steve Kretzmann, directeur d’Oil Change International [2], « la guerre d’Irak a produit au moins 141 millions de tonnes équivalent dioxyde de carbone (MMTCO2e) entre mars 2003 et décembre 2007. (…) La guerre dégage plus d’émissions que 60 % des pays du monde. (…) Cette information n’est pas disponible comme telle car les émanations provoquées par l’armée en dehors des USA ne sont pas soumises à la législation américaine en matière d’obligations nationales de déclaration, ni à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques » (www.naomiklein.org, 10 décembre 2009). La plupart des scientifiques s’accordent à dire que le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre et qu’il participe au changement climatique. »

    2. 100% anthropique ? Vraiment ? C’est cette proportion qui est la question. Car lorsque que l’homme n’était pas aussi actif, et qu’il faisait plus chaud, d’où cela venait t-il ? Et quand il faisait plus froid ?
      Reste que l’homme brûle de la chaîne carbonée pour en récupérer une partie de l’énergie libérée, et que le résidu de combustion va bien quelque part …

      Un chien n’est pas plus intelligent qu’un chien. Bon, y-a quelques génies, mais malgré tout, c’est pas un chien qui a inventé les boites de conserve pour chien. Le fait que ce ne soit pas savoureux est un autre problème, je sais pas si vous avez eu l’aventureuse idée de goûter, juste pour voir

  20. @Paul,
    Vous dites qu’il manque trop de données pour savoir si le changement climatique est d’origine anthropique ou non, en prenant appui sur un exemple, le renversement du Gulf Stream. Il y a un doute important pour le Gulf Stream, mais un doute faible sur la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. Ce sont deux points distincts.
    De plus, je trouve un peu léger de votre part d’accorder un même poids aux arguments des climato-sceptiques et des climatologues. Les premiers font feu de tout bois et leurs arguments sont pour le moins hétéroclites. Ils ont décidé que l’homme n’était pas responsable et cherchent toutes les explications possibles et imaginables pour justifier leur position. De plus la plupart d’entre eux sont financés par des groupes de pression ayant un intérêt économique (et idéologique sans doute) à nier l’origine anthropique du changement climatique (voir le dossier de contreinfo concernant Fred Singer par exemple).
    Il me semble qu’ils jouent le même rôle que les tenants de l’intelligent design lorsqu’ils critiquent la théorie de l’évolution. Ils manquent de crédibilité car leurs théories ne tiennent pas la route scientifiquement.
    Alors d’accord avec vous pour dire qu’il n’y a un doute (pas de certitude) concernant la responsabilité humaine dans le changement climatique. Par contre les données et les études montrent qu’il est très probable que l’espèce humaine modifie de façon significative le climat. Pourquoi ne pas le dire ?

    1. J’ai posté dans un autre thread l’explication, basée sur des sources faciles à trouver, montrant pourquoi en leur très grandes majorités les climatologues estimaient que le dioxyde de carbone était responsable de la bascule des climats…

      Je me demande à quoi cela peut servir de faire un quelconque travail de vulgarisation si les gens ne le lisent pas ou refusent de le comprendre, parce qu’ils s’estiment plus malins qu’ils ne sont réellement…

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=5499#comment-43792

      D’ailleurs ce post venait aussi démonter les âneries que racontent Courtillot.

  21. Parler d’extrême droite ou de gauche au sujet des USA, est illogique. Un américain, même à « l’extrême gauche » de cette population, est, par définition, loin à la droite de ce que nous appelons ici, extrême droite.

    Né dans une société donnée, l’homme, comme tout animal, subit « l’imprégnation ». Notion fondamentale de l’éthologie. L’imprégnation américaine est claire. C’est la culture de la bêtise, visible jusque dans les mimiques, la compétition, avec la violence physique comme base, le crime religieux, la liste sans fin des crimes contre l’humanité, le sado-masochisme social, le sport, la religion, l’idéologie du mérite, etc…

    Dans ces conditions, parler d’extrême droite, laisse rêveur. Encore plus pour nous, à l’heure où l’extrême droite est à l’Elysée, où la boutique nationaliste, affublée de ce repoussoir, ne sert plus que de modèle d’application pour la technique médiatique de diabolisation, si chère à notre système de propagande, et à l’heure où la droite réelle se nomme… « gauche » !

    Non, il ne peut pas y avoir d’extrême droite aux USA, puisqu’ils en sont tous, sans exception. Noam Chomsky et d’autres semblent échapper à la règle, mais demandez-vous ce qui fait qu’ils restent au USA. Voyez, par exemple, la page personnelle de Richard Stallman, le leader du mouvement alternatif GPL, pour les logiciels:

    http://stallman.org/

    « America means civil liberties »
    « Patriotism means protecting them ».

    Tout est dit.

  22. Monsieur Jorion,
    Vous vous servez à plusieurs reprises dans cet enregistrements des termes : spontané, ou spontanément ; naîf(s) ; anarchiste de droite ou individualistes.
    Le mouvement, ou les groupes qui participent au « Tea parties » seraient des groupements « spontanés » virant à l’extrême-droite ; je ne l’entends pas tout à fait de cette oreille. Je suppose que le parti Républicain t divers lobbies animent cette « spontanéité ». Il faut dire que la démocratie comprend, ou contient, le » populisme » et la « démagogie » ( Tocqueville l’avait bien vu). Les démocraties contiennent la possibilité du populisme et du fascisme, l’histoire l’a démontré ; il ne s’agit pas d’une dérive, il s’agit d’une essence, celle des démocraties, où l’état est incontournable, et l’état est l’instrument d’une classe en vue de son maintient et du maintient de l’économie politique dans son ensemble( reproduction d’ensemble du mode d’extraction et de valorisation propre à une certaine zone).
    Naïfs dites-vous, je pencherais plutôt pour : Pusillanimité, car naïveté par sa racine( son…radical) se rattache à nouveau, neuf (NOVO), et il n’est pas question de « jeunesse » dans le jugement porté par des individus sur leur dirigeants, ou alors d’éternelle jeunesse, c’est aussi la démocratie (dont le paradigme est les U.S.A.) qui veut cela, une espèce d’irresponsabilité par la délégation aux spécialistes des affaires humaines. Bien sûr, ils sont intelligents, ont fait des études, etc… et surtout ils nous représentent, ce sont des représentants, presque des héros, des demi-dieux…
    Pusillanimité, donc… Et pas qu »aux U.S.A., bien sûr…
    Anarchiste de droite, individualistes?
    Les anars sont contre toute forme d’autorité et de hiérarchie, pas uniquement contre Washington, et les politiciens-banquiers. Certes il y a des points de ressemblance, mais plus encore de discordance, puis même individualistes les anarchistes sont communautaires, des individualistes organisés…
    D’autre part, j’ai pu lire que selon vous « le capitalisme est un système de redistribution », or( sic), il n’en est rien : un mode de production de l’ensemble des rapports humains, y compris rapports avec la nature. De toute manière, pour distribuer, il faut que cela soit produit, et ce n’est pas au niveau de la » distribution » que cela cloche, mais cela cloche au niveau de la distribution (par exemple) parce que cela est produit dans son ensemble de cette manière. Le but du mode de production capitaliste est le mode de production capitaliste lui-même : auto-présupposition. Bien sûr comme le pointait votre contradicteur l’accumulation est un moment indispensable à cette auto-présupposition qui est le caractère automatique de la reproduction classiste du mode actuel.
    L’état, les classes, l’argent : des rapports sociaux à dépasser.
    Salutations

    1. Moi je crois que tout ça est plutôt fractal et anti-symétrique . Enfin , c’est ce que prétend Germanicus .

  23. Chapeau Mr Jorion pour cette allocution pleine de bon sens et de sagesse.
    Vrai, il n’y a pas de complot (global) mis au point par les hommes.

    Paul défend l’idée d’une interdiction du pari sur les fluctuations de prix,
    quelqu’un d’autre (pardon, j’ai oublié son pseudo) défend l’idée d’une monnaie fondante,
    J’ose soutenir l’idée suivante :
    Et si on redéfinissait complètement les règles de la « propriété privée » ?

    Il devrait y avoir une « limite » aux possessions d’un seul individu.

    Est-il normal d’appliquer la même règle
    à une brosse à dents
    à une fortune aussi grosse que le budget d’un état ?

  24. Je vous plusse SST.
    Soral et De Gaulle, pas le même genre mais semblable doctrine.
    Economie mixte bien balancée par un CNR composé de quelques… communistes?

  25. C’est pas mal d’entendre ici Paul Jorion dire, à son tour, que Wall-Street et le gouvernement américain c’est kif-kif. Mais aussi les gvts européens, de même la pseudo « Europe » brussello-strasbourgeoise, branche du mondialisme actif, avec un président totalement inconnu sorti du cénacle de Bilderberg, mais quand je parlais de ces « phénomènes » discrets ou secret, personne ne m’écoutait, y compris dans certains forums et blog, haussements d’épaules, etc. Quand je disais que Obama était l’homme des milliardaires américains, pas d’écho bien sûr. Une gauche au service de Wall-Street? Pourquoi cette question sur ce qui est une évidence depuis des dizaines d’années? Ainsi depuis des générations, ne voit-on pas que des présidents ou des ministres bleus, rouges, roses, gris, marrons, verts, à présent jaunes (parce maintenant ils rient jaunes…) vont chez les banquiers sans couleurs pour signer des reconnaissances de dettes sans fin, dettes tueuses pour la société!
    S’il est bien certain, je l’ai dit ici, et je le redis que vous Paul êtes parmis ceux qui connaissent le mieux l’ « intimité » des rouages du fonctionnement des mécanismes bancaires qui ont mené à la crise financière ayant commencé à se manifester en s’extériorisant à partir de février 2007, mais que, toutes choses égales par ailleurs, l’essence de la monnaie, son mode d’apparition et certains de ses traitements clé ne sont pas élucidés dans leur essence, sinon claquemurés et sauf à multiplier ou diviser des poireaux par des bananes, etc. Ceci signifie plus que clairement que les milieux politiques, main dans la main avec les milieux financiers en cette combinatoire hyper toxique États-banques ne peut pas, ne peut plus entraîner la moindre confiance. Les bénis-oui-oui, eux, pensent que les « autorités » « savent » ce qu’elles ont à faire, mais sont perpétuellement cocus et semblent ne pas s’en aperçevoir. C’est pourquoi il n’est plus temps de s’accrocher aux lambeaux de la politique et aux silences des financiers et vain d’attendre que ces deux-là « veuillent bien » admettre leurs erreurs pour nous nous en remettre à un personnel neuf, vrais techniciens, qui ne soient plus mandatés implicitment pour cultiver et adorer des fétiches qui sont des intérêts anti-sociaux sous les étiquettes politiques fantoches.

    Le drame actuel se situe dans la sphère politique, chargée à présent du financier, ici toutes les traitrises et tous les renoncements sont au rendez-vous. La difficulté suprême pour les sociétés est et sera de pouvoir agir presque par surprise? En déjouant les attitudes déjà aux aguets de ceux, vieux routiers du système, qui « veillent au grain » n’est-ce pas? Pour « occuper le terrain » quoiqu’il arrive. Pour tant et tant de politiciens (il n’y a plus d’homme politique) l’enjeu est trop « grave » pour le laisser à ceux qui sont honnêtes…

    Avant, dans le système d’information, ce qui était annoncé penchait, de peu, mais penchait vers un peu de vrai, on se trompait un peu moins en croyant l’information annoncée qu’en y croyant pas. À présent, dans le sytème d’information, il n’y a qu’à penser que c’est le contraire de ce qui est annoncé qui est vrai, et l’on est sûr de moins se tromper ainsi.

    Par exemple, outre François Leclerc qui fouille si bien dans tout ces faux indices, réunions et d’attitudes affectées, incantations de reprise économique, momeries sans fins et vexations pour tous.
    Il y a aussi, par exemple Philippe Béchade qui, je trouve, fait très bien écho au travail de François Leclerc dans sa chronique quotidienne:

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100108-2404.html

  26. Paul soulève là un point absolument essentiel: l’importance pour un groupe de croire que ceux qui les dirigent ont le Savoir nécessaire à l’exercice de leur pouvoir, et l’importance pour ces mêmes dirigeants de maintenir cette croyance pour rester en place et assurer la stabilité de la société.

    Ce constat permet de regarder avec une profonde lucidité l’Histoire de l’Etat, de la Religion et, d’une manière générale, des Idéologies officielles.

    Combien de fois nombre d’entre nous se seront demandés comment des êtres humains, en masse, ont pu croire aux dieux, aux Esprits, aux Nations, au bien fondé d’une idéologie politique ?

    Comment a-t-on pu croire à des choses aussi bancales ? Aussi irrationnelles ? Et comment des personnes intelligentes, sans mauvaises intentions parfois, avec le souci de faire ce qu’ils avaient à faire pour le bien de leurs frères humains souvent, ont pu défendre des systèmes idéologiques présentant autant d’aberrations ?

    Cette réflexion permet de toucher un point essentiel de la Nature Humaine :

    On considère généralement que l’être humain est rationnel, et qu’il prend ses décisions en fonction des fruits de sa réflexion, en connaissance de causes. Cette idée est fondamentale ne serait-ce que dans le cadre de l’exercice de la Justice : pour qu’il y ait un coupable il faut qu’il y ait responsabilité, et pour qu’il y ait responsabilité il faut qu’il y ait connaissance de causes.

    Hors, si l’humain est bel et bien capable de rechercher une certaine cohérence dans le fonctionnement du monde, le fait d’être rationnel n’est en rien vital pour lui.

    Ce qui est vital pour un individu est de prendre une décision qui assure sa survie. Peut importe qu’elle soit ou non rationnelle.

    Souvent même, la rapidité et la détermination qu’il mettra à entreprendre une action qui doit assurer sa survie seront bien plus déterminantes que le niveau de rationalité de celle-ci.

    Bien entendu si la solution est rationnelle, prenant en compte la cohérence du monde tel qu’il est, la solution prise ne pourra en être que plus adaptée.

    Mais dans l’ordre d’importance des qualités d’une décision, la vitesse d’exécution et la détermination dans l’action seront bien plus importante que le degrés de rationalité.

    Pour des leaders, désignés par le groupe, ou au moins acceptés par celui-ci, dont la fonction est de prendre des décisions affectant tout le monde, la problématique est la même : l’important sera qu’ils prennent des décisions à temps et qu’ils mettent la détermination nécessaire à leurs applications. Peut importe que ce soit les meilleurs décisions ou les plus rationnelles.

    Les leaders agissent donc selon les circonstances, comme ils peuvent, dans la limite de leur moyens, avec le souci permanent que leur décisions soient respectés.

    Et c’est la que les idéologies officielles entre en jeux.

    Les idéologies officielles ne sont pas de simples idéologies sensées donner une vision, plus ou moins rationnelle, de comment le monde fonctionne et de comment la société devrait fonctionner.

    Si cela peut être l’origine d’une idéologie nouvelle, le fait qu’elle soit capable de devenir Idéologie officielle dépendra de sa faculté à être adaptée pour justifier les décisions prises par les leaders, et par extension, de justifier leur pouvoir, et d’être rassurante et acceptable pour les masses.

    Les grandes idéologies remplissent donc cette fonction de lien entre les élites et leurs masses, et leur qualité première n’est pas tant d’être rationnelle ou cohérente, mais d’être rassurante et efficace pour assurer la continuité du système.

    La Science économique dominante a donc rempli ce rôle au cours des 60 dernières années, plus rationnellement que les dogmes chrétiens ou musulmans très certainement, mais de façon limitée tout de même.

    Et actuellement ses limites apparaissent au grand jour.

    Combien de temps les idéologies en vigueur seront-elles encore capables d’assurer la cohésion sociale ? Réussiront elles un aggiornamento ? Peut être ne sont elle pas si mauvaises et sauront elles se satisfaire de quelques ajustements pour repartir pour un tour. Peut être sont elles définitivement cramées dans un monde ou l’illusion d’abondance n’est plus tenable. Ne risquent-elles pas de laisser leur place, pour un certain temps, à des idéologies plus simplistes et plus radicales, aux accents de mobilisation générale pour la survie du groupe? Ne risque-t-on pas un retour aux fondamentaux travail-famille-patrie, sans oser même penser à ceux qui nous parleront de « la terre et le sang » ?

    Quand une idéologie, toujours bancale car construite pour justifier le pouvoir, qui s’est efforcée de faire croire que, sans forcément l’être, elle était raisonnable, laisse apparaitre ses incohérences au grand jour, ne provoquant d’autre réaction que la fuite en avant, le réveil est souvent brutal.

    Continuons donc sur ce blog notre travail de raison, car nous participons à créer ces quelques ilots qui sauront résister à la tempête, et qui seront peut être les fondations de la prochaine idéologie officielle, dont on ne peut que souhaiter qu’elle soit plus raisonnable que l’actuelle.

    1. Je ne nous savais pas investis d’une aussi angoissante mission .

      Votre énoncé des fondamentaux me parait rapide , historiquement très restreint , et anthropologiquement inexact ( Paul Jorion confrmera peut être ).

      Quitte à en passer par une idéologie ( trois pages et demie dans le dictionnaire culturel ) je préfère qu’elle soit officielle car ça me permet de savoir où elle est pour éventuellement la combattre et la changer .

      Mais si on en reste à idéologie = science des idées , j’avoue ne pas bien voir comment on peut s’en dispenser comme il me semble que certains ici ou ailleurs le proposent ( c’est au moins leur ….idée )

      A moi Pascal ! à mon secours encore !: « l’homme est un roseau , le plus faible des roseaux , mais c’est un roseau pensant  » .

  27. C’est vendredi, mon émission préféré.

    La théorie du complot existe car rien n’arrive jamais totalement par hasard, ceux qui ne croient aux complots n’ont certainement jamais accédé au pouvoir et ceux qui y sont parvenu ne vont certainement pas vous dire la vérité.

    Il parait que mars, jupiter, neptune aussi se réchauffent mais le grand problème c’est que les scientifiques ont réponses à tout.

    Toto club des pessimistes.

  28. Lorsqu’une petite élite de gens très précieux, méconnus ou pas du grand public décident de se réunir souvent à l’insu des peuples et dans le plus grand secret afin de pouvoir mieux agir plus longtemps comme bon leur semble, qu’appelle t-on alors cela ?

    Bluff politico-médiatique, sens : Attitude qui cherche à rassurer le plus grand nombre en faisant illusion.

    Manigancer, sens : Préparer des manœuvres secrètes dans le but de tromper plus de monde.

    Ruse, sens : Stratagème utilisé afin de mieux tromper l’opinion publique, dormez, dormez encore.

    Cacher, sens : Soustraire à la vue, à la conscience, à la justice, aux lois davantage d’informations trop gênantes.

    Masquer, sens : Cacher, maquiller l’apparence d’un livre de compte à l’aide de nouvelles lois plus calamiteuses.

    Abuser, sens : Faire usage excessif de sa position. Profiter avec exagération d’une situation de banqueroute.

    Berner, sens : Tromper, profiter de la confiance et de la bonne foi de l’opinion en lui faisant croire des sornettes.

    Frauder, sens : Commettre une fraude, frauder sur le poids comme sur d’autres chiffres tout va si vite.

    Tricher, sens : Resquiller, Enfreindre les règles agir d’une manière déloyale pour mieux garder le pouvoir.

    Pourriture, sens : Le fait de sentir une plus grande odeur de poissons pourris sur les marchés viciés à la criée.

    Et l’on entendra bientôt chez eux plus aucun artisan d’un métier quelconque, c’est en cours suffit d’être patient.

    Parce que ces gens là, ces gens très terre à terre veulent continuellement être au dessus de leur monde.

    Ils adorent le pouvoir, ce monde en pleine faillite décomposition morale.

    Soyez rassuré braves gens ce grand film d’horreur de catastrophe vient tout juste de commencer.

    1. >louise
       » ça fini quand ? C’est pour savoir combien je dois prévoir de popcorn. »

      Prenez en quelques kilos de réserve on ne sait jamais, il y a encore beaucoup de gens qui rêvent de changer les choses en passant à la télévision, le dernier en date il me semble que c’est Obama j’attends le prochain.

      L’homme moderne adore beaucoup souffrir et s’illusionner aussi, mon petit doigt me dit que le plus grand nombre ne se montre pas réellement prêt à se remettre en question, on ne balaie pas comme ça d’un seul revers de main toute une longue tradition humaine d’écrivains économiques ou pas. Quel est encore principalement le langage du monde aujourd’hui au regard de la crise du capitalisme. Le conditionnement du monde est très largement répandu mais pas seulement hélas chez les gens de la finance et les banquiers mais aussi autre part.

  29. Et si les gens de la finance mondiale n’étaient guère peu différents que d’autres gens ne voulant par exemple que compter sur leurs propres forces pour s’en sortir, en quoi donc alors serions nous plus différents que ces gens la ?
    Oui pourquoi le monde n’est guère mieux inspiré de nos jours et en provenance du ciel quand bien même notre propos concernerait principalement et obsessionnellement la seule crise du capitalisme à longueur de temps ?

    Je m’interroge quand même … A toute occasion supplémentaire Adieu alors le ciel, la sagesse, le bon sens, comptons encore que sur nous mêmes et notre seule raison humaine, moderne pour mieux paraît-il faire encore oeuvre de remplacement et de salut au genre humain en cas de coup dur.

    C’est bien évidement à chaque fois la même chose qui se produit, décidément on n’arrête pas comme ça du jour au lendemain le petit manège enchanté …

  30. Votre modérateur n’a pas permis que mon billet sur l imposture du réchauffement climatique soit pris en compte.
    Ce réchauffement qui a duré une vingtaine d’années est sans objet depuis 1998. Ce sont des mesures officielles de températures qui l’indiquent . etc
    Monsieur Jorion , vous ne pouvez par renvoyez dos à dos les climatologues , d’un coté les solaristes pour simplifier et d’autre part les falsificateurs du Giec.
    Jean Martin ,climatologue dont le site est :La pensée unique pour les scientifiques montre de multiples manières en quoi les pseudo-*scientifiques du GIEC se trompent.Voir en quoi ils sont liés au néo-malthusiens dont l’objectif est de réduire drastiquement la population du globe.
    Oui,il existe des écologistes génocidaires, du reste ils ont un monument appelé Guidestones en Georgie ,aux Usa, dont le premier commandement demande à ce que la population soit réduite à 500 000 000 de personnes. Le sommet de Coppenhague est une réussite pour ceux qui veulent échapper à une écolodictature.
    Selon que ce petit billet soit publié ou non je vérifierai en quoi vous êtes ouvert sur la notion de débats sans lequel la connaissance scientifique ne peut évoluer.
    De nombreux climatologues annoncent un refroidissement qui s’amorce déjà; ceci permettra de faire le tri entre les fumistes et les scientifiques sérieux.

    1. Les fumistes seront congelés .

      Les scientifiques sérieux simplement rafraîchis .

      La connaissance scientifique , on ne sait pas .

      Le débat scientifique ou tout-court , n’aura plus lieu d’être .

      Le monde nouveau sera advenu .

    2. Et puis, ils doivent avoir raison, il fait froid en ce moment. Si c’est pas une preuve définitive et irréfutable ça !!!!!
      (Juste au cas où, à lire en prenant en compte la possibilité d’une certaine ironie, je précise, parce qu’il semble que certains ont vite fait de prendre des informations un peu vite).

    3. 2 preuves irréfutables :
      Groenland signifie pays vert
      Le titre de C dans l’air de ce jour « coup de froid sur le réchauffement » avec un météorologiste aux anges, l’autre moins (j’ai arrêté au bout de 5′)

    4. Nous pourrions presque écrire que des milliards de tonnes de CO2 n’ont jamais été lâchées dans l’atmosphère par une montée énorme de l’industrialisation que je connais bien…
      Et que pendant ce temps-là, sachant que la déforestation est gigantesque, les poumons de la planète ne sont plus suffisants pour absorber la différence.
      Refusons aussi de constater que les glaces des pôles et glaciers fondent de façon notable.

      Oui, il fait froid. Et les petites variations de températures qui ne sont que cycliques ne doivent pas empêcher de prendre du recul sur une tendance qui est bien là.
      Maintenant, et exactement comme pour la météo qui reste une science inexacte car trop complexe pour être complètement mesurée, ce n’est pas parce qu’un scientifique ne pourra pas vous dire PRECISEMENT ce qui va se passer le lendemain, ce n’est pas une raison pour dire que toutes ses données sont fausses.

      D’autres exemples : un analyste économique ou un médecin à qui ont demande l’espérance de vie d’un malade du cancer…

  31. A propos du gulf stream , un scientifique américain a mis en évidence que celui-ci n’est pas l’unique responsable de la douceur du climat européen . Un arrêt du gulf stream ne provoquerait un réel refroidissement qu’au delà de la latitude de 60 . Une étude publiée en 2002 par Richard Seager (climatologue de l’Université Columbia) étaye par des modèles l’hypothèse que l’effet du Gulf Stream est nettement moins important que l’effet des mouvements atmosphériques. Les simulations de Richard Seager laissent penser que l’écart hivernal de température moyenne observé entre l’est des États-Unis et l’ouest européen (à l’exception notable de la Norvège) n’est que peu lié au Gulf Stream, mais plutôt aux sens des vents dominants qui diffèrent : La présence des montagnes Rocheuses et la configuration géographique expliqueraient mieux les écarts de température, le vent à l’est des États-Unis venant du nord, tandis que le vent à l’ouest de l’Europe vient de l’ouest. Le Gulf Stream aurait dans les différents modèles testés par R. Seager un effet nettement plus faible, et son arrêt ne changerait rien au fait que l’Amérique du Nord resterait plus froide que l’Europe en hiver. Ses modèles suggèrent un refroidissement de l’ordre de 4,5 à 6 °C aux latitudes moyennes, et de l’ordre de 20 °C en Norvège, en cas d’arrêt du transport de chaleur océanique, mais également réparti de part et d’autre de l’Atlantique. Cet effet ne ferait alors, aux latitudes moyennes, que compenser le réchauffement global

  32. @blob
    Merci d’avoir rappelé ce post que je ne trouvais plus …

    Je crois que si les gens refusent de lire ou de comprendre votre post, c’est qu’ils ont la flemme de se creuser les méninges, ou tout simplement parce qu’ils « connaissent » la réponse avant de lire ce type de document.
    Les raisonnements sont du style :
    – l’establishment (représenté par le GIEC = ONU =raccourci saisissant ) nous manipule et défend ses intérêts, donc ces études ne sont pas fiables
    – l’utilisation politique de ces études faite par certain nous dérange, donc ces études sont fausses
    – aller au fond de ces questions est compliqué, je suis méfiant des idées majoritaires (le changement climatique est d’origine anthropique) véhiculées par les médias, je préfère donc l’opinion de ceux qui les critiquent

    La sincérité des personnes qui tiennent ce type de raisonnement n’est nullement en cause, simplement il me semble que leur instinct politique pèse plus lourd que leur rigueur scientifique. Or qu’on le veuille ou non, pour établir les faits dans cette affaire il faut de la rigueur scientifique.
    La réponse politique ne doit intervenir que dans un 2° temps.

    1. >lemar

      Je vous remercie de vos encouragements: au moins ce post aura été éclairant pour une personne.

      En lisant les commentaires de ce blog, j’ai pensé à la fois à ce que disait Pierre Bourdieu, quand il écrivait « Il faut se souvenir qu’avant tout Marat était un mauvais physicien » mais aussi à la colère de George Orwell dans Le quai de Wigan à l’encontre des excentriques qui, selon lui, discréditaient le socialisme.

      C’est une quasi-constante que les groupes ayant des idées non conformistes attirent aussi tout les excentriques pouvant s’estimer marginalisés. Des fois la sociologie ça marche…

  33. Merci pour cette analyse. Vous etes certainement un des sites les plus onteressant que je connaisse.
    Vous avez raison, les certitudes sont souvent source de probleme

    1. Oui mais les certitudes servent l’Action. Et sans actions, point de salut.
      Au final c’est souvent celui qui a des certitudes qui s’impose.

  34. Merci maître, j’ai écouté avec délectation votre démonstration qui ne fait que conforter mes intuitions et aussi un certain vécu de terrain.
    Un vendredi plus que riche que les autres qui a commencé avec l’interview ce matin de Pascal Lamy sur France Culture où il abordait plusieurs thèmes traités sur votre blog : protectionnisme, lobbies US, monnaies & taux change, Chine, taxe carbone et surtout l’abandon du programme alimentaire (1 Ma d’affamés + 2 Ma souffrant de carences alimentaires selon B Badie – La Croix 30/12) .
    http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=80301
    Conclusions retenues: le capitalisme, marché aux limites anthropologiques qui n’offre pas de conditions justes aux hommes, le besoin effréné de consommation détruit, prédation.
    Ajouter à cela les comments qui accompagnent votre intervention et où j’apprends que 34 Ma $ = 45 Ma d’euros + le catastrophisme de Simon Johnson + la vision alarmiste d’Hubert Reeves pour lequel j’ai une immense admiration car il marie l’intelligence de l’astro-physicien au respect profond de la nature et de sa bio-diversité.
    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iCU4SDMc4dlZeFFDfoqFU_CtDaxg
    Heureusement que je relisais ce matin encore l’article incontournable & rationnel de M Rocard publié par le Nouvel Obs et qui se termine par une note d’espoir et surtout une solution : la sociale-démocratie (rappel).
    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2355/articles/a415588-.html?xtmc=rocard&xtcr=14
    Encore faut il trouver le messie ou plus simplement l’homme modeste, intègre, visionnaire, …. sachant fédérer tous les talents au service d’une ambition collective. Pour le dénicher il faudra se préoccuper du « carburant » qui le nourrit.
    Il semblerait qu’il y a urgence.

    1. Complément, l’extrait signalé par la 12:15 du Monde de ce jour :
      « On a sans doute touché le fond de la piscine mais la vitesse de remontée n’est pas évidente. En inondant les systèmes économique et financier d’argent public on a aussi créé des bulles qu’il faudra résorber. »
      Déclaration de Pascal Lamy, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce
      (OMC), invité vendredi de France Culture. Pascal Lamy a ainsi estimé que la sortie de crise « n’est pas garantie » en 2010. Selon lui, la crise a « révélé qu’il y a trois catégories de pays dans le monde : les riches, ceux qui sont en train de le devenir et ceux qui restent pauvres ».
      Il a par ailleurs souligné que le dynamisme des pays émergents (Chine, Brésil, Inde, Afrique du Sud…) est l’une des raisons pour lesquelles leur croissance a moins été touchée.

    2. @ simplesanstête
      Merci pour le rappel à la réalité, je vais tacher de m’améliorer, si je suis atomisé, que sont donc tous ceux qui s’abreuvent de médias encore plus in. Heureusement que je compense par les infos de ce blog, du Monde, de F Culture, ……. et même de Politis sans compter l’essentiel, de saines lectures de bouquins.
      Etant frontalier je peux aussi être à l’écoute d’autres nombrils, d’autres horizons.
      Je m’excuse de mon peu de criticité car il n’y a que peu de temps que je suis devenu oisif et peu m’intéresser de plus près aux joyeusetés de ce monde, avant c’était boulot, boulot ou presque.
      Bref, Rome ne s’est pas fait en un jour et je vous garanti que pour en convaincre suffisamment il va falloir ramer, synthétiser et vulgariser.
      Pour finir, le Nouvel Obs a ses défauts mais il reste quelques journalistes/reporters dans sa rédaction.
      Sans rancune et à la prochaine

  35. http://economicedge.blogspot.com/

    In month over month terms, things look pretty bad. The number of employed people dropped by 1.1 MILLION from November to December. The number of people who dropped out of the labor force (not looking for work any more) increased by 1 million.

    Voir le tableau au-dessus, quand les chiffres ne sont pas corrigés des variations saisonnières ! Par rapport à décembre 2008…

    Ah non mais là, lorsqu’on regarde un peu plus en profondeur les statistiques, c’est assez affolant…

    D’ailleurs je fais part pour une fois de mon sentiment personnel de… d’être « relativement » terrorisé. Car, l’incertitude est franchement maximale ; du chambardement qui vient, tout peut résulter, mais de toute façon, les systèmes suivants répugneront à l’Homme qui veut avoir une destinée plutôt que rien, plutôt qu’une vie dans un zoo… Nous sommes faits pour lutter, comme le chat pour attraper des souris. De plus le communisme efface les identités, ou les menace gravement en alignant les rétributions (égalitarisme).

    Le communisme inquiète aussi en remplaçant un système économique reçu comme loi de la Nature par un arbitraire, dont le sens n’est plus assuré, donc instable… Nous avons horreur de la fin de l’Histoire, y compris de la « bonne ».

    Il faudrait étudier les systèmes communistes en Inde, ou le Venezuela pour avoir une idée d’expériences récentes qui fonctionnent, qui plus est. TINA !

  36. http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2009/11/mish-unemployment-projections-through.html

    Je suis tombé par hasard sur cette page qui montre le parallèle en termes de pertes d’emplois entre 2001 et 2009;

    * At the height of the internet bubble with a nonsensical Y2K scare on top of that, the economy managed to gain 264,000 jobs a month.
    * At the height of the housing bubble in 2005, the economy added 212,000 jobs a month.
    * At the height of the commercial real estate bubble with massive store expansion, the economy added somewhere between 96,000 and 178,000 jobs per month depending on where you mark the peak.

    Neither the housing boom, nor the commercial real estate boom is coming back. Nor is there going to be another internet revolution. If anything, outsourcing of internet jobs to Asia is likely to remain intense.

    De plus sur la page de nathan’s edge, qui a posté une nouvelle série de graphiques, on s’aperçoit que les crises sont de plus en plus longues – à rapprocher du fait que au sommet des bulles, on crée moins d’emplois…

  37. Pendant qu’on parle principalement de la crise du capitalisme, du temps qu’il fait en bourse, dans notre portefeuille, du réchauffement climatique ou pas, pour pouvoir encore exister, nourrir sa famille, payer les factures, aller au cinéma pour se faire d’autres frayeurs de plus, hélas tout homme moderne ne devrait pas toujours se sentir blanc comme neige surtout au regard du monde actuel des événements en cours, car si aujourd’hui nous en voulons aux gens de la finance, aux banquiers, après qui nous nous en prendrions demain et aussi sur la liste des gens qui sont de plus en plus fichés et surveillés en société ? C’est important d’en prendre conscience et de mieux faire attention je trouve, pourquoi l’homme moderne recherche-t-il continuellement à se faire l’ennemi de l’autre comme par exemple au nom de la seule raison supérieure d’Heddegger sur Socrate, et puis après que voyons nous de mieux ensuite ?

    Et si le fait de vouloir continuellement inciter les hommes à se méfier du capitalisme, du libéralisme, du socialisme, du communisme, ne les amenait pas toujours paradoxalement à mieux s’en défaire, aurions nous alors la réelle honnêteté intellectuelle de le reconnaître en nous et devant autrui ? Oui avez-vous déjà entendu un homme moderne vous dire qu’il ne pensait pas toujours correctement, que ce soit d’ailleurs untel ou untel et après lui ?

    Hélas j’ai bien peur que cela reparte comme en 14, cette histoire qui nous dérange tellement, car si demain l’humanité passait réellement à autre chose qui pourrait encore parler de l’homme moderne, de son intellectualisme, de ses écrits, de sa raison ? Esprit collectif de l’homme moderne continuellement oblige !

    Car si la crise du monde perdure ce n’est peut-être pas non plus qu’à cause des gens de la finance.

  38. Paul,

    Vous dites qu’on a complexifié les produits financiers parce qu’on avait les ordinateurs pour faire les calculs. Vu sous cet angle il est évident que l’économie est complexe à un point qu’elle ne peut être comprise dans sa totalité, surtout par nos dirigeants qui ont d’autres chats à fouetter.

    Il est possible de voir les choses différemment : on a complexifié les produits financiers, le jeu économique, parce qu’on n’a rien de mieux à faire et que c’est la seule occupation fédératrice dont nous disposions à ce stade de notre évolution. Vu sous cet angle il me semble également évident que le fait d’appuyer là où ça fait mal, sur l’économie, ne fait que conforter le rôle et l’importance du jeu économique. Ce qui, j’espère que vous en conviendrez, ne laisse aucune chance à l’émergence d’une réflexion sur nouvelle forme de société, cette réflexion étant dès son apparition considérée dans le meilleur des cas comme une utopie et les intellectuels, les dirigeants, les puissances financières en apportant la preuve par la focalisation de leur réflexion sur l’économie !

    Vous parlez des Compagnons de la Marjolaine : « Ne vous inquiétez pas bon peuple, votre avenir est en de bonnes mains…Peuple dormez en paix, les chevaliers du guet sont en train de faire le tour des remparts et vous assurent qu’il ne se passera rien pendant que vous dormez. », n’est-ce pas également valable pour décrire l’omniprésence de l’économie et de ceux qui lui donnent son importance ?
    « Tout va bien se passer, c’est un problème d’économie, nous nous en occupons. » http://www.youtube.com/watch?v=9H_s6v0kSSg&feature=related

    1. Fab,

      Changer l’économie n’est-ce pas justement une façon — certes parmi d’autres — de changer la société ?
      Laisser l’économie à elle-même c’est ce qui a été fait depuis des lustres. En d’autres termes l’économie n’est-elle pas une affaire trop sérieuse pour être laissée aux seuls économistes patentés ?
      De plus quand une personne se propose de déplacer le champ qui enclos le domaine de définition de la discipline n’est-ce pas la preuve que l’on ne se focalise pas sur elle seule, qu’à travers elle on vise d’autres objectifs, beaucoup plus ambitieux que ceux, par exemple, de la croissance ? Que l’on vise d’affecter au travail, à la production, à la création d’autres contenus que ceux qui prévalent aujourd’hui en redéfinissant des qualités avant de parler quantités ?

      A vous lire on pourrait croire que l’économie se situe en dehors du champ social, or la démarche de Paul c’est tout l’inverse.
      Ce qui peut prêter à confusion c’est sans doute le fait que Paul ne fait pas abstraction de l’histoire de la pensée économique, qu’il reprend à nouveaux frais des problématiques anciennes, que les termes qu’il utilise sont connus pour la plupart. Pourtant il introduit de nouveaux concepts et les anciens prennent une nouvelle valeur dans le nouveau modèle qui émerge de sa réflexion et de ses raisonnements.

      Paul part de l’existant et cherche les points d’application les plus pertinents dans cet existant pour le modifier. Par exemple avec sa proposition de l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix. Voilà une proposition très concrète, qui une fois appliquée aurait des conséquences énormes, y compris sociales, y compris celle de modifier la représentation commune que nous avons de l’économie puisque cette mesure implique, par définition, une autre conception de l’économie que celle qui prévaut aujourd’hui.

      Pourquoi faites-vous de l’économie ce monolithe dont il faudrait s’éloigner absolument, afin de parler d’autre chose ?
      La démarche la plus judicieuse si l’on veut la remettre en cause telle qu’elle est pensée et se pratique ne consiste-t-elle pas au contraire à l’objectiver si bien qu’elle perdrait de la belle superbe qu’elle affecte forte de ses présupposés qui tiennent plus de la foi que de l’observation et de la modélisation d’une réalité ?

      L’objectivation des phénomènes sociaux, y compris économiques, ne doit pas être confondue avec la réification du réel.
      Cette réification du réel c’est ce qui nous guette quand l’économie demeure quantitativiste et oublie ses fondements, y compris philosophiques. Or c’est ce contre quoi s’oppose Paul, l’économie coupée de ses fondements. Sans fondements explicites, questionnées l’économie du moment se pose comme unique réalité possible. Comme Paul le dit lui-même il y a un rapport entre ses réflexions sur l’économie et ses réflexions sur la philosophie des sciences. A ce propos je suis tout de même surpris qu’il en fasse la constatation seulement a postériori.

      Ce n’est donc pas en se tenant à distance de l’objet économique qu’on diminue l’importance de l’économie, une importance tenue aujourd’hui — à raison — pour néfaste, point sur lequeli nous sommes d’accord. C’est au contraire en démontant les mécanismes à l’oeuvre dans l’économie existante que, premièrement, on apprend à mieux les expliquer, et qu’ensuite on en perçoit mieux les limites, ce qui est la condition nécessaire pour inventer un nouveau rapport de l’économie à la société et au politique.

      Je ne vois pas d’autre manière de procéder sauf à prendre le parti de la tabula rasa. De tout miser sur un renouveau spirituel, de nouveaux comportements individuels ou mêmes collectifs qui à eux seuls induiraient une nouvelle société et partant une nouvelle économie.

      Les comportement individuels comptent évidemment — c’est le versant éthique de toute transformation sociale — mais sans nouveaux concepts à même de fournir une nouvelle explication du monde économie, social dans son ensemble, l’action individuelle ou même collective est vouée à être récupérée par des groupes dont la motivation est plus le pouvoir économique, religieux, politique, que le souci d’enrichir l’humanité en termes de connaissances et de nouvelles capacités d’action.

    2. Pierre-Yves D. bonjour 🙂

      Si je me place dans votre cadre, dans celui de Paul, alors à votre message je ne peux que répondre OUI et applaudir pour la qualité de l’explication et également pour la méthode décrite. Merci donc pour cette explication de texte. Quant à la « constatation a posteriori » : on pressent le rapport mais il est difficile de prédire où les courbes se coupent et si elles en restent là…ou plus si affinités.

      Je me place ailleurs. Ah, avant d’oublier, les messages de deux p’tits gars qui ont l’air pas mal du tout 🙂 :

      Imagine : j’espère qu’un jour vous vous joindrez à nous, http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/CAB90038879/lennon-lennon.fr.htm

      et,

      (proposé par Tigue dans « El proteccionismo »), http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/09/eloge-de-la-metamorphose-par-edgar-morin_1289625_3232.html, extraits… :

      « Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n’en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s’agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier, et de les conjuguer en une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la voie nouvelle, laquelle nous mènerait vers l’encore invisible et inconcevable métamorphose. Pour élaborer les voies qui se rejoindront dans la Voie, il nous faut nous dégager d’alternatives bornées, auxquelles nous contraint le monde de connaissance et de pensée hégémoniques. Ainsi il faut à la fois mondialiser et démondialiser, croître et décroître, développer et envelopper. » Reconnaître, recenser, collationner, répertorier, conjuguer…hégémoniques.
      Et « L’espérance vraie sait qu’elle n’est pas certitude. C’est l’espérance non pas au meilleur des mondes, mais en un monde meilleur. L’origine est devant nous, disait Heidegger [ne faites pas attention au nom : ce doit être un philosophe de ses amis]. La métamorphose […] serait effectivement une nouvelle origine. »

      Faisons table rase : l’économie dont vous parlez, dont nous parlons, n’existe que par et pour les inégalités : il me semble donc vain de vouloir la corriger en espérant que son essence changera. Nous, hommes modernes, occidentaux bien entrés comme il faut dans l’histoire, fuyons le temps par anticipation : nous anticipons nos lendemains et perdons par la force des choses -nous n’avons pas le don d’ubiquité- la capacité d’apprécier ce que le présent nous apporte, de garder un oeil sur notre passé. Je prends l’image suivante : nous sommes constamment tournés vers l’avenir alors qu’il serait plus sage d’avancer le dos tourné. Ça pour dire que l’économie que nous critiquons dans son état actuel est le refuge que nous avons trouvé, le seul qui soit suffisamment répandu, pour nous cacher les peurs que nous ne manquons pas de voir dans le futur. Ce refuge, certains l’ont trouvé dans le passé, dans la cause, et lui ont parfois donné le nom de Dieu, pardon. Ce refuge-Dieu a explosé et s’est reconstitué en l’économie moderne : une fuite en avant a au moins le mérite de l’action. Alors oui il nous faut nous éloigner à grand pas non pas du monolithe qu’est l’économie mais du monolithe qu’est le refuge que nous trouvons dans l’économie : c’est une question d’état d’esprit. Il ne faut pas nous surestimer : la sécurité et l’occupation suffisent à notre bien-être, pour l’instant.

      C’est donc un état d’esprit qu’il nous faut mettre en avant, et non pas imposer comme aurait tendance à le dire certaine langue taquine agissant en ce lieu. Pourquoi ne pas laisser s’exprimer cet état d’esprit. Vous connaissez le principe des médias : ce sont ceux qui crient le plus fort qu’il faut retransmettre ; or actuellement, sans viser personne en particulier, ceux qui « parlent le plus fort » sont ceux qui parlent d’économie, ou, comme une réponse tarde ceux qui sont classés à l’extrême droite.

      S’il y en a qui abusent du système, pensez-vous sérieusement qu’en les en empêchant le problème sera réglé ? Il apparaîtra ailleurs ou sous une autre forme ou avec d’autres profiteurs…puisque le système actuel ne vit que par et pour les inégalités !

      Si j’étais un troll de mauvaise foi plein de ressentiment, je dirais que l’analyse et la critique de l’économie apportent une satisfaction intellectuelle et qu’elles définissent une nouvelle élite ! Mais je ne suis pas un troll…, aussi comprenez que je m’interroge : pourquoi ne pas laisser la place au ressentiment de millions voire de milliards de personnes ? Surtout que le but recherché est le même…la preuve :

       » Et si nous nous réveillons un matin dans un monde sans argent ?  »

       » Et si l’on reprenait la question dans l’autre sens ? En partant plutôt du fait qu’il faudrait que les gens soient heureux. Et en déduisant tout le reste à partir de là : le travail, l’argent, etc. Juste pour voir !  »

       » Il n’y est lui [l’argent] pour rien, c’est notre système de société qui est à revoir.  »

      J’ai lu l’explication de texte d’EC sur la qualification de la droite ou de l’extrême droite (http://www.pauljorion.com/blog/?p=6548#comment-48838). Ne pensez-vous pas que les deux approches, économique et extrémiste, pourraient se retrouver en acceptant le fait que l’homme « mondial » a autant d’attirance pour l’extrémisme que pour l’économie, et que ce n’est qu’en cas de crise qu’il se tourne vers l’une ou l’autre ?

      « Ce n’est pas une crise économique, c’est beaucoup plus : la façon de vivre les uns avec les autres est remise en question. », Albert Jacquard.

      « Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous. », « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. » aurait dit Gandhi…

      Une bonne piste, non ? Si je suis extrémiste, serai-je heureux de vivre dans un monde « extrême » ? Si je suis économiste…

      Bien à vous et merci, sincèrement, de consacrer du temps à un « enfant » (http://www.pauljorion.com/blog/?p=6489#comment-48385).

    3. Si j’étais un troll de mauvaise foi plein de ressentiment, je dirais que l’analyse et la critique de l’économie apportent une satisfaction intellectuelle et qu’elles définissent une nouvelle élite ! Mais je ne suis pas un troll…

      Ah ! vous êtes comme nous à la lecture de vos commentaires toujours sur la ligne de crête du trollisme, vous avez un doute : déni, dénégation ?

    4. Paul,

      Soit. Va pour ces qualificatifs. Ça a le mérite d’être clair.

      Pourquoi ne pas laisser la chance à un discours différent de se présenter, le fait que la bonne bouille de Mohandas Karamchand Gandhi se retrouve sur tous les billets de banque indiens ne vous incite-t-il pas à penser que nous poursuivons le même but, sans nécessairement tenir compte d’un hypothétique déficit de neurotransmetteurs ?

      Plus polémique : imaginons que j’adhère sans réserve à votre proposition d’interdiction des paris sur la fluctuation des prix (IPFP). Quelle serait la portée d’une telle mesure si elle était appliquée ? Economique ? Je n’en doute pas. Mais après ? Au-delà ? Comment expliquez-vous l’influence qu’elle pourrait avoir sur une évolution positive de nos sociétés ? Si l’argent se retrouvait davantage là où il saurait ou pourrait se rendre utile, pensez-vous d’une part que ce nouvel « équilibre » serait viable, et d’autre part qu’il pourrait induire de nouveaux comportements de consommation, de respect de la Pachamama*, et, surtout, qu’il nous pousserait à nous accepter tels que je pense que nous sommes : des êtres perturbés par notre incompréhension de l’existence, « afin » que nous puissions envisager un avenir non nécessairement lié à une occupation collective destructrice ?

      * http://fr.wikipedia.org/wiki/Pachamama : ah les cons ?

  39. Concernant le CO2 comme partout et toujours il y a actifs et passifs . Si nous savions tous les secrets de nos amies les bactéries et comment elles agissent , de toutes façons elles seront victorieuses …
    http://ecolonews.blog.fr/2010/01/06/transformer-le-co2-en-methane-pour-lutter-contre-l-effet-de-serre-7703380/

    Concernant l’astronomie et l’économie humaine , la contemplation d’abord puis l’étude du « ciel » donnent au moins l’approche humble des échelles des dimensions . Les « milliards de milliards  » sont d’une autre musique .
    Les  » nébuleuses » n’y sont pas financières , si elles nous y renvoient , le microscope n’y trouvera qu’un misérable petit tas de secrets de « supposés savoirs » sources des illusions et de feux d’artifices qui rivalisent avec les vraies « stars » .
    Et ça marche .
    Pour la recherche de l’autre de Philippe Seguin , j’ai vu Diogène et sa lanterne cherchant un homme …

    1. Ciurieuse facon de lutter contre le réchauffement climatique ! Le méthane est un gaz àn effet de serre plus puissant que le CO2 ! Et si on le brûle, le méthane est à nouveau transformé en CO2. Pas très sérieux …

    2. Judicieuse remarque Lemar, mais « l’économique » est ainsi faite, à croire au mouvement perpétuel… et à ne lire dans la thermodynamique ou le darwinisme que la fraction qui les intéresse en oubliant totalement le contexte :
      – conservation des masses et des énergies = croissance infinie dans un système fini !
      – adaptabilité des espèces = loi du plus fort !

      C’est beau comme le père Noël !

  40. Simplesanstete écrit : » Les anars sont tous de gros cons etc… »
    Fier à bras, devant son clavier, cliquer n’est pas risquer.
    comment vous permettez-vous, monsieur simple, vraiment sans tête, d’insulter les anarchistes, tous les anarchistes, et vous citez Siné, que connaissez-vous réellement du mouvement ?
    Vous êtes du côté du ridicule gaullisme-social, du Soralisme faisandé, ou de je ne sais quel proto-réformisme usé jusqu’à la trame, continuez cela vous va bien, assurément, mais ne vous déplaise : ne faites pas semblant de connaître ce, et ceux et celles, que vous ignorez.
    Je ne vous salue pas,
    et pourquoi pas » casse-toi, etc »

    1. « La connerie rassemble plus qu’elle ne divise: les cons , en effet , sont tellement persuadés d’avoir raison qu’ils n’écoutent jamais ce que vous dites. Ce qui leur permet d’être toujours d’accord avec vous . »

      J’avais aussi :  » la connerie absolue est aussi rare que la sainteté . »

  41. Sur ce coup-ci, Paul me paraît bien imprudent. Dire que personne ne sait si le Gulf Stream pourrait s’arrêter ou pas à cause de la fonte des glaces et de l’apport d’eau douce dans l’Atlantique est une réalité puisque trop de paramètres inconnus entrent en ligne de compte. Mais évidemment, les sceptiques basculant très facilement dans le complotisme ont compris « On n’est sur de rien quant au changement climatique d’origine anthropique », ce qui est faux. Prudence, prudence: une fausseté s’énonce en une phrase mais la vérité prend des heures à se démontrer…

  42. simple constat:
    lorsqu’il y a bénéfice on s’arrange pour le faire dans des paradis fiscaux ( si si ils en existe encore quoiqu’on dise!)
    lorsqu’il y a perte on rapatrie pour ne pas payer d’impots
    devinez qui paiera les bonus au final ?!!

  43. Mr Seguin adorait le foot et les westerns.Aujourd’hui, les codes et les lois du genre western ont disparu. On pendait les voleurs de bétail dans tout bon western. Geithner participe au vol de bétail des ranchs Lehman et Aig .Il sera nommé ministre et c’est les employés, les cow-boys de Lehman qu’on enverra se faire pendre.Paulson et la FED font des braquages de banque à l’envers, Butch Cassidy se gratte la nuque.Oh Gaby…..ils ont mis le feuilleton financier à la place.
    Meme P.Jorion , dans la bande annonce du temps « qi’il fait » ( comprendre  » KILL FED » ), se livre à un réglement de compte à Wall Street .Reward spéculateurs , comme Joss Randall dans « Au nom de la loi ».

  44. @ lemar

    méthane et sérieux ?

    Contributions approximatives à l’effet de serre des principaux gaz :
    * vapeur d’eau : 60 %
    * dioxyde de carbone : 26 %
    * ozone : 8 %
    * méthane et oxyde nitreux : 6 %

    Voir Wiki

    ou recherche candidat parfait , boiteux et handicapés divers s’abstenir

    1. Il y a plus de CO2 dans l’atmosphère que de méthane, d’ou la contribution plus importante du CO2 dans vos chiffres. Cependant, pour un volume équivalent de gaz, le méthane provoque un effet de serre beaucoup plus important (mais de plus courte durée) que le CO2.
      Or dans l’étude que vous mentionnez, il s’agit de transformer N molécules de CO2 en N molécules de méthane. L’effet global sur le climat est donc défavorable.

    2. A 100 ans, à volume égal, le CH4 est 25 fois plus efficace que le CO2, à 10 ans, 9O fois !
      La vapeur d’eau est bien entendu le principal gaz à effet de serre. L’équateur et les tropiques en sont globalement saturés, il y fait chaud et il y pleut pour faire simple. Aux pôles la vapeur d’eau est absente : les températures inférieures à zéro gèlent la vapeur d’eau et la font tomber, l’air y est sec !
      Pourquoi les températures augmentent-elles plus aux pôles qu’à l’équateur ? L’augmentation du CO2 et du CH4 en sont à l’origine.

  45. Merci du point sur ce qui se passe au niveau de l’opinion publique américaine…
    Je sens que le FN va faire plus de 10% dans plusieurs régions au régionales. Les paris sont ouverts.

  46. Paul Jorion
    Vous citez plus haut ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=6548#comment-48809 ) The New York Times, January 5, 2010

    Ils [ Le Tea Party ] considèrent que le gouvernement, les grandes entreprises, les grands média et les professions libérales se sont coalisés pour former une oligarchie centrée sur elle-même

    Et vous, vous pensez que ce n’est pas le cas ?

    1. Bien sûr que non : c’est structurel. Penser qu’il y a collusion, c’est de la paranoïa. Et la paranoïa, c’est bien connu, est conservatrice : « Ils se sont tous mis d’accord, donc il n’y a rien à faire ! ». Or, c’est un château de cartes.

    2. Oui.
      A propos du Tea Party, je voudrais souligner qu’ il y a aux Etats-Unis quelque chose de spécifique dans le sentiment anti-élites, qui est un certain mépris de l’intellectuel.
      Paul Jorion me corrigera si je me trompe, mais on n’a jamais vu 2 millions d’américains suivre le corbillard d’un intellectuel, comme ce fut le cas chez nous pour V. Hugo ou J.P. Sartre. Si dans une fratrie l’un est chef d’entreprise, l’autre champion de base-ball, un autre capitaine de marines, et le dernier, professeur d’université, c’est lui qui sera le raté…
      J’imagine que c’est lié à la religion?

  47. Et comment s’est mise en place la structure si ce n’est par la volonté de ceux qui sont cités ? C’est bien beau de les dédouaner maintenant…

    1. La Loi est une structure qui résulte d’une volonté. Les structures de la parenté, non. C’est ça le complotisme : voir une volonté partout où il y a une structure. Le sommet en la matière, c’est bien sûr, le dessein intelligent.

    2. C’est votre droit d’être incroyant, mais certain(e)s ne le sont pas…
      Le créationnisme est une des croyances fondamentales du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

      Ne confondez pas le dessein intelligent et le créationnisme biblique de l’amérique profonde.

  48. Pour en revenir (encore) au réchauffement climatique, un petit livre à lire en complément de la référence faite plus haut à un autre livre de ce même auteur : « Le réchauffement climatique expliqué à ma fille » de JM Jancovici ou bien (une fois de plus, je sais…) un lien vers une conférence très didactique du même bonhomme chez SPIE en 2008 :
    http://storage02.brainsonic.com/customers2/entrecom/20080227_Spie/session_1_fr_new/files/index.html (1h30 environ)

    Du factuel, rien que du factuel !

  49. @ Paul,

    Vous parlez d’anarchisme de base (qu’est-ce donc ?) et d’anarchisme de droite. Ce dernier n’a pas vraiment de signification car les deux termes « droite  » et « anarchisme » sont antinomiques. Thierry Maricourt l’explique dans : Les Nouvelles Passerelles de l’extrême-droite : idées et mouvements passerelles entre la gauche et l’extrême droite (essai), éd. Manya, Levallois-Perret, 1993 ; rééd., revue et augmentée, Syllepse, Paris, 1997.
    En effet, il ne suffit pas d’être contre l’Etat ou contre tout gouvernement pour être anarchiste. Si on n’est pas contre l’exploitation et la domination, on a rien d’anarchiste. Concernant les libéraux et les conservateurs, je vous suit tout à fait. Quant au gaullisme social, vous dites en avoir besoin dans la salle. Qu’est-ce donc que cette bête là ? Jacques Prévert a écrit dans Spectacle :

    Toutes les opinions sont respectables. Bon. C’est vous qui le dites. Moi je dis le contraire. C’est mon opinion : respectez-la donc !

  50. Bonne année à la famille Jorion, Paul, Adriana et Théodore,
    A Francois Leclerc,
    Aux lecteurs du blog.

    Que 2010 soit aussi passionnant que l’année écoulée en terme d’événements, d’analyses et d’échanges de points de vue sur ce site.

    Le commencement de la sagesse consiste bien à reconnaître que nous ne comprenons pas grande chose aux phénomènes qui nous entourent. Seule cette attitude humble permet le véritable dialogue, d’interroger sans fard les faits et de découvrir de nouveaux horizons lumineux.

  51. A propos des gouvernants, je vous rejoins sur la question du bluff. Si on regarde la réaction des Français à la vaccination, on verra qu’ils ont fait une fameuse cuti vis à vis de la vaccination : 5 millions de vaccinés seulement.
    Probablement que le peuple a senti le bluff qu’il y avait derrière toute cette opération : dramatisation de l’ OMS, communication et organisation désastreuses du gouvernement, intérêt des firmes pharmaceutiques. Ce serait peut-être bien une résistance au bluff plutôt qu’une opposition au vaccin. On a très bien resenti dans cette question que le Pouvoir ne savait pas dire où il allait et on sentait bien que la santé n’était pas au coeur de la question mais le bluff politique servant des intérets principalement privés.

  52. Trouvé quelque part:
    Aux USA , les Démocratres sont devenus Républicains, les Républicains
    sont passés à l’extrême droite et l’extrême droite est à l’asile d’aliénés.

    Comme def. dynamique de « extrême droite », cela me suffit. Surtout, pas de théorie !

    L’expression « j’me maâare » n’est pas de Jean Yann mais Coluche.
    La diction, difficile à reproduire, fait partie du copyright Coluche

  53. Sur la bourse qui monte qui monte :
    « Si un tel phénomène se répète trois ou quatre fois d’affilée, il peut s’agir d’un hasard. Si cela se produit 10 fois sur 12, comme nous le constatons depuis le 2 novembre, cela devient une méthode de gestion de la tendance. Il s’agit d’une systématisation de la stratégie consistant à tirer les cours le jour de la semaine où les transactions sont les plus creuses.

    Une autre manie à Wall Street — plus récente — consiste à tirer les indices au cours du dernier quart d’heure, voire à la dernière minute, de façon à obtenir un enchaînement de clôtures positives et de nouveaux records annuels. Cela induit alors un pronostic chartiste invariablement haussier.

    Les preuves s’accumulent au fil des semaines et au fil des mois : ce n’est plus la psychologie qui détermine l’évolution des courbes, c’est le savant façonnage des courbes qui détermine la psychologie du marché. Bref, c’est la queue qui remue le chien. Et lorsqu’un marché ne traduit plus la psychologie des opérateurs, de quoi constitue-t-il le reflet ? La manipulation des indices par tous les moyens techniques et médiatiques est devenue une sorte d’industrie qui mobilise les meilleurs cerveaux.

    Nous ne faisons pas preuve d’une audace intellectuelle hors norme en faisant l’affirmation suivante : la hausse de Wall Street constitue le moyen par lequel le gouvernement américain, la Fed et ses puissants relais dans le secteur bancaire tentent de faire croire à l’opinion que les gigantesques ombres boursières qui dansent au fond de la caverne sont une manifestation grandeur nature des signaux de reprise économiques. Mais il ne s’agit hélas que de l’animation de minuscules figurines éclairées par le projecteur surpuissant de la création monétaire à taux zéro. »

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100112-2413.html

  54. @ étienne chouard : c’est pas déshonorant de dire « droite », même si je vous accorde que ce mot n’a plus beaucoup de sens par les temps qui courent. Selon moi (dites-moi si je me trompe), par « droite » on peut entendre « droite de marché » (c’est l’idée de la compétition économique comme principal instrument de coopération sociale) ou droite conservatrice (c’est l’idée selon laquelle il faudrait défendre les principes traditionnels d’organisation sociale). On peut être l’un et l’autre, l’un ou l’autre ou ni l’un ni l’autre. Vous, étienne, vous êtes qqun de plutôt conservateur, je me trompe… tendance poujadiste (no offense)

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