149 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 8 janvier 2010 »

  1. Chapeau Mr Jorion pour cette allocution pleine de bon sens et de sagesse.
    Vrai, il n’y a pas de complot (global) mis au point par les hommes.

    Paul défend l’idée d’une interdiction du pari sur les fluctuations de prix,
    quelqu’un d’autre (pardon, j’ai oublié son pseudo) défend l’idée d’une monnaie fondante,
    J’ose soutenir l’idée suivante :
    Et si on redéfinissait complètement les règles de la “propriété privée” ?

    Il devrait y avoir une “limite” aux possessions d’un seul individu.

    Est-il normal d’appliquer la même règle
    à une brosse à dents
    à une fortune aussi grosse que le budget d’un état ?

  2. Je vous plusse SST.
    Soral et De Gaulle, pas le même genre mais semblable doctrine.
    Economie mixte bien balancée par un CNR composé de quelques… communistes?

  3. C’est pas mal d’entendre ici Paul Jorion dire, à son tour, que Wall-Street et le gouvernement américain c’est kif-kif. Mais aussi les gvts européens, de même la pseudo “Europe” brussello-strasbourgeoise, branche du mondialisme actif, avec un président totalement inconnu sorti du cénacle de Bilderberg, mais quand je parlais de ces “phénomènes” discrets ou secret, personne ne m’écoutait, y compris dans certains forums et blog, haussements d’épaules, etc. Quand je disais que Obama était l’homme des milliardaires américains, pas d’écho bien sûr. Une gauche au service de Wall-Street? Pourquoi cette question sur ce qui est une évidence depuis des dizaines d’années? Ainsi depuis des générations, ne voit-on pas que des présidents ou des ministres bleus, rouges, roses, gris, marrons, verts, à présent jaunes (parce maintenant ils rient jaunes…) vont chez les banquiers sans couleurs pour signer des reconnaissances de dettes sans fin, dettes tueuses pour la société!
    S’il est bien certain, je l’ai dit ici, et je le redis que vous Paul êtes parmis ceux qui connaissent le mieux l’ “intimité” des rouages du fonctionnement des mécanismes bancaires qui ont mené à la crise financière ayant commencé à se manifester en s’extériorisant à partir de février 2007, mais que, toutes choses égales par ailleurs, l’essence de la monnaie, son mode d’apparition et certains de ses traitements clé ne sont pas élucidés dans leur essence, sinon claquemurés et sauf à multiplier ou diviser des poireaux par des bananes, etc. Ceci signifie plus que clairement que les milieux politiques, main dans la main avec les milieux financiers en cette combinatoire hyper toxique États-banques ne peut pas, ne peut plus entraîner la moindre confiance. Les bénis-oui-oui, eux, pensent que les “autorités” “savent” ce qu’elles ont à faire, mais sont perpétuellement cocus et semblent ne pas s’en aperçevoir. C’est pourquoi il n’est plus temps de s’accrocher aux lambeaux de la politique et aux silences des financiers et vain d’attendre que ces deux-là “veuillent bien” admettre leurs erreurs pour nous nous en remettre à un personnel neuf, vrais techniciens, qui ne soient plus mandatés implicitment pour cultiver et adorer des fétiches qui sont des intérêts anti-sociaux sous les étiquettes politiques fantoches.

    Le drame actuel se situe dans la sphère politique, chargée à présent du financier, ici toutes les traitrises et tous les renoncements sont au rendez-vous. La difficulté suprême pour les sociétés est et sera de pouvoir agir presque par surprise? En déjouant les attitudes déjà aux aguets de ceux, vieux routiers du système, qui “veillent au grain” n’est-ce pas? Pour “occuper le terrain” quoiqu’il arrive. Pour tant et tant de politiciens (il n’y a plus d’homme politique) l’enjeu est trop “grave” pour le laisser à ceux qui sont honnêtes…

    Avant, dans le système d’information, ce qui était annoncé penchait, de peu, mais penchait vers un peu de vrai, on se trompait un peu moins en croyant l’information annoncée qu’en y croyant pas. À présent, dans le sytème d’information, il n’y a qu’à penser que c’est le contraire de ce qui est annoncé qui est vrai, et l’on est sûr de moins se tromper ainsi.

    Par exemple, outre François Leclerc qui fouille si bien dans tout ces faux indices, réunions et d’attitudes affectées, incantations de reprise économique, momeries sans fins et vexations pour tous.
    Il y a aussi, par exemple Philippe Béchade qui, je trouve, fait très bien écho au travail de François Leclerc dans sa chronique quotidienne:

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100108-2404.html

  4. Paul soulève là un point absolument essentiel: l’importance pour un groupe de croire que ceux qui les dirigent ont le Savoir nécessaire à l’exercice de leur pouvoir, et l’importance pour ces mêmes dirigeants de maintenir cette croyance pour rester en place et assurer la stabilité de la société.

    Ce constat permet de regarder avec une profonde lucidité l’Histoire de l’Etat, de la Religion et, d’une manière générale, des Idéologies officielles.

    Combien de fois nombre d’entre nous se seront demandés comment des êtres humains, en masse, ont pu croire aux dieux, aux Esprits, aux Nations, au bien fondé d’une idéologie politique ?

    Comment a-t-on pu croire à des choses aussi bancales ? Aussi irrationnelles ? Et comment des personnes intelligentes, sans mauvaises intentions parfois, avec le souci de faire ce qu’ils avaient à faire pour le bien de leurs frères humains souvent, ont pu défendre des systèmes idéologiques présentant autant d’aberrations ?

    Cette réflexion permet de toucher un point essentiel de la Nature Humaine :

    On considère généralement que l’être humain est rationnel, et qu’il prend ses décisions en fonction des fruits de sa réflexion, en connaissance de causes. Cette idée est fondamentale ne serait-ce que dans le cadre de l’exercice de la Justice : pour qu’il y ait un coupable il faut qu’il y ait responsabilité, et pour qu’il y ait responsabilité il faut qu’il y ait connaissance de causes.

    Hors, si l’humain est bel et bien capable de rechercher une certaine cohérence dans le fonctionnement du monde, le fait d’être rationnel n’est en rien vital pour lui.

    Ce qui est vital pour un individu est de prendre une décision qui assure sa survie. Peut importe qu’elle soit ou non rationnelle.

    Souvent même, la rapidité et la détermination qu’il mettra à entreprendre une action qui doit assurer sa survie seront bien plus déterminantes que le niveau de rationalité de celle-ci.

    Bien entendu si la solution est rationnelle, prenant en compte la cohérence du monde tel qu’il est, la solution prise ne pourra en être que plus adaptée.

    Mais dans l’ordre d’importance des qualités d’une décision, la vitesse d’exécution et la détermination dans l’action seront bien plus importante que le degrés de rationalité.

    Pour des leaders, désignés par le groupe, ou au moins acceptés par celui-ci, dont la fonction est de prendre des décisions affectant tout le monde, la problématique est la même : l’important sera qu’ils prennent des décisions à temps et qu’ils mettent la détermination nécessaire à leurs applications. Peut importe que ce soit les meilleurs décisions ou les plus rationnelles.

    Les leaders agissent donc selon les circonstances, comme ils peuvent, dans la limite de leur moyens, avec le souci permanent que leur décisions soient respectés.

    Et c’est la que les idéologies officielles entre en jeux.

    Les idéologies officielles ne sont pas de simples idéologies sensées donner une vision, plus ou moins rationnelle, de comment le monde fonctionne et de comment la société devrait fonctionner.

    Si cela peut être l’origine d’une idéologie nouvelle, le fait qu’elle soit capable de devenir Idéologie officielle dépendra de sa faculté à être adaptée pour justifier les décisions prises par les leaders, et par extension, de justifier leur pouvoir, et d’être rassurante et acceptable pour les masses.

    Les grandes idéologies remplissent donc cette fonction de lien entre les élites et leurs masses, et leur qualité première n’est pas tant d’être rationnelle ou cohérente, mais d’être rassurante et efficace pour assurer la continuité du système.

    La Science économique dominante a donc rempli ce rôle au cours des 60 dernières années, plus rationnellement que les dogmes chrétiens ou musulmans très certainement, mais de façon limitée tout de même.

    Et actuellement ses limites apparaissent au grand jour.

    Combien de temps les idéologies en vigueur seront-elles encore capables d’assurer la cohésion sociale ? Réussiront elles un aggiornamento ? Peut être ne sont elle pas si mauvaises et sauront elles se satisfaire de quelques ajustements pour repartir pour un tour. Peut être sont elles définitivement cramées dans un monde ou l’illusion d’abondance n’est plus tenable. Ne risquent-elles pas de laisser leur place, pour un certain temps, à des idéologies plus simplistes et plus radicales, aux accents de mobilisation générale pour la survie du groupe? Ne risque-t-on pas un retour aux fondamentaux travail-famille-patrie, sans oser même penser à ceux qui nous parleront de « la terre et le sang » ?

    Quand une idéologie, toujours bancale car construite pour justifier le pouvoir, qui s’est efforcée de faire croire que, sans forcément l’être, elle était raisonnable, laisse apparaitre ses incohérences au grand jour, ne provoquant d’autre réaction que la fuite en avant, le réveil est souvent brutal.

    Continuons donc sur ce blog notre travail de raison, car nous participons à créer ces quelques ilots qui sauront résister à la tempête, et qui seront peut être les fondations de la prochaine idéologie officielle, dont on ne peut que souhaiter qu’elle soit plus raisonnable que l’actuelle.

    1. Je ne nous savais pas investis d’une aussi angoissante mission .

      Votre énoncé des fondamentaux me parait rapide , historiquement très restreint , et anthropologiquement inexact ( Paul Jorion confrmera peut être ).

      Quitte à en passer par une idéologie ( trois pages et demie dans le dictionnaire culturel ) je préfère qu’elle soit officielle car ça me permet de savoir où elle est pour éventuellement la combattre et la changer .

      Mais si on en reste à idéologie = science des idées , j’avoue ne pas bien voir comment on peut s’en dispenser comme il me semble que certains ici ou ailleurs le proposent ( c’est au moins leur ….idée )

      A moi Pascal ! à mon secours encore !: “l’homme est un roseau , le plus faible des roseaux , mais c’est un roseau pensant ” .

  5. C’est vendredi, mon émission préféré.

    La théorie du complot existe car rien n’arrive jamais totalement par hasard, ceux qui ne croient aux complots n’ont certainement jamais accédé au pouvoir et ceux qui y sont parvenu ne vont certainement pas vous dire la vérité.

    Il parait que mars, jupiter, neptune aussi se réchauffent mais le grand problème c’est que les scientifiques ont réponses à tout.

    Toto club des pessimistes.

  6. Lorsqu’une petite élite de gens très précieux, méconnus ou pas du grand public décident de se réunir souvent à l’insu des peuples et dans le plus grand secret afin de pouvoir mieux agir plus longtemps comme bon leur semble, qu’appelle t-on alors cela ?

    Bluff politico-médiatique, sens : Attitude qui cherche à rassurer le plus grand nombre en faisant illusion.

    Manigancer, sens : Préparer des manœuvres secrètes dans le but de tromper plus de monde.

    Ruse, sens : Stratagème utilisé afin de mieux tromper l’opinion publique, dormez, dormez encore.

    Cacher, sens : Soustraire à la vue, à la conscience, à la justice, aux lois davantage d’informations trop gênantes.

    Masquer, sens : Cacher, maquiller l’apparence d’un livre de compte à l’aide de nouvelles lois plus calamiteuses.

    Abuser, sens : Faire usage excessif de sa position. Profiter avec exagération d’une situation de banqueroute.

    Berner, sens : Tromper, profiter de la confiance et de la bonne foi de l’opinion en lui faisant croire des sornettes.

    Frauder, sens : Commettre une fraude, frauder sur le poids comme sur d’autres chiffres tout va si vite.

    Tricher, sens : Resquiller, Enfreindre les règles agir d’une manière déloyale pour mieux garder le pouvoir.

    Pourriture, sens : Le fait de sentir une plus grande odeur de poissons pourris sur les marchés viciés à la criée.

    Et l’on entendra bientôt chez eux plus aucun artisan d’un métier quelconque, c’est en cours suffit d’être patient.

    Parce que ces gens là, ces gens très terre à terre veulent continuellement être au dessus de leur monde.

    Ils adorent le pouvoir, ce monde en pleine faillite décomposition morale.

    Soyez rassuré braves gens ce grand film d’horreur de catastrophe vient tout juste de commencer.

    1. >louise
      ” ça fini quand ? C’est pour savoir combien je dois prévoir de popcorn.”

      Prenez en quelques kilos de réserve on ne sait jamais, il y a encore beaucoup de gens qui rêvent de changer les choses en passant à la télévision, le dernier en date il me semble que c’est Obama j’attends le prochain.

      L’homme moderne adore beaucoup souffrir et s’illusionner aussi, mon petit doigt me dit que le plus grand nombre ne se montre pas réellement prêt à se remettre en question, on ne balaie pas comme ça d’un seul revers de main toute une longue tradition humaine d’écrivains économiques ou pas. Quel est encore principalement le langage du monde aujourd’hui au regard de la crise du capitalisme. Le conditionnement du monde est très largement répandu mais pas seulement hélas chez les gens de la finance et les banquiers mais aussi autre part.

  7. Et si les gens de la finance mondiale n’étaient guère peu différents que d’autres gens ne voulant par exemple que compter sur leurs propres forces pour s’en sortir, en quoi donc alors serions nous plus différents que ces gens la ?
    Oui pourquoi le monde n’est guère mieux inspiré de nos jours et en provenance du ciel quand bien même notre propos concernerait principalement et obsessionnellement la seule crise du capitalisme à longueur de temps ?

    Je m’interroge quand même … A toute occasion supplémentaire Adieu alors le ciel, la sagesse, le bon sens, comptons encore que sur nous mêmes et notre seule raison humaine, moderne pour mieux paraît-il faire encore oeuvre de remplacement et de salut au genre humain en cas de coup dur.

    C’est bien évidement à chaque fois la même chose qui se produit, décidément on n’arrête pas comme ça du jour au lendemain le petit manège enchanté …

  8. Votre modérateur n’a pas permis que mon billet sur l imposture du réchauffement climatique soit pris en compte.
    Ce réchauffement qui a duré une vingtaine d’années est sans objet depuis 1998. Ce sont des mesures officielles de températures qui l’indiquent . etc
    Monsieur Jorion , vous ne pouvez par renvoyez dos à dos les climatologues , d’un coté les solaristes pour simplifier et d’autre part les falsificateurs du Giec.
    Jean Martin ,climatologue dont le site est :La pensée unique pour les scientifiques montre de multiples manières en quoi les pseudo-*scientifiques du GIEC se trompent.Voir en quoi ils sont liés au néo-malthusiens dont l’objectif est de réduire drastiquement la population du globe.
    Oui,il existe des écologistes génocidaires, du reste ils ont un monument appelé Guidestones en Georgie ,aux Usa, dont le premier commandement demande à ce que la population soit réduite à 500 000 000 de personnes. Le sommet de Coppenhague est une réussite pour ceux qui veulent échapper à une écolodictature.
    Selon que ce petit billet soit publié ou non je vérifierai en quoi vous êtes ouvert sur la notion de débats sans lequel la connaissance scientifique ne peut évoluer.
    De nombreux climatologues annoncent un refroidissement qui s’amorce déjà; ceci permettra de faire le tri entre les fumistes et les scientifiques sérieux.

    1. Les fumistes seront congelés .

      Les scientifiques sérieux simplement rafraîchis .

      La connaissance scientifique , on ne sait pas .

      Le débat scientifique ou tout-court , n’aura plus lieu d’être .

      Le monde nouveau sera advenu .

    2. Et puis, ils doivent avoir raison, il fait froid en ce moment. Si c’est pas une preuve définitive et irréfutable ça !!!!!
      (Juste au cas où, à lire en prenant en compte la possibilité d’une certaine ironie, je précise, parce qu’il semble que certains ont vite fait de prendre des informations un peu vite).

    3. 2 preuves irréfutables :
      Groenland signifie pays vert
      Le titre de C dans l’air de ce jour “coup de froid sur le réchauffement” avec un météorologiste aux anges, l’autre moins (j’ai arrêté au bout de 5′)

    4. Nous pourrions presque écrire que des milliards de tonnes de CO2 n’ont jamais été lâchées dans l’atmosphère par une montée énorme de l’industrialisation que je connais bien…
      Et que pendant ce temps-là, sachant que la déforestation est gigantesque, les poumons de la planète ne sont plus suffisants pour absorber la différence.
      Refusons aussi de constater que les glaces des pôles et glaciers fondent de façon notable.

      Oui, il fait froid. Et les petites variations de températures qui ne sont que cycliques ne doivent pas empêcher de prendre du recul sur une tendance qui est bien là.
      Maintenant, et exactement comme pour la météo qui reste une science inexacte car trop complexe pour être complètement mesurée, ce n’est pas parce qu’un scientifique ne pourra pas vous dire PRECISEMENT ce qui va se passer le lendemain, ce n’est pas une raison pour dire que toutes ses données sont fausses.

      D’autres exemples : un analyste économique ou un médecin à qui ont demande l’espérance de vie d’un malade du cancer…

  9. A propos du gulf stream , un scientifique américain a mis en évidence que celui-ci n’est pas l’unique responsable de la douceur du climat européen . Un arrêt du gulf stream ne provoquerait un réel refroidissement qu’au delà de la latitude de 60 . Une étude publiée en 2002 par Richard Seager (climatologue de l’Université Columbia) étaye par des modèles l’hypothèse que l’effet du Gulf Stream est nettement moins important que l’effet des mouvements atmosphériques. Les simulations de Richard Seager laissent penser que l’écart hivernal de température moyenne observé entre l’est des États-Unis et l’ouest européen (à l’exception notable de la Norvège) n’est que peu lié au Gulf Stream, mais plutôt aux sens des vents dominants qui diffèrent : La présence des montagnes Rocheuses et la configuration géographique expliqueraient mieux les écarts de température, le vent à l’est des États-Unis venant du nord, tandis que le vent à l’ouest de l’Europe vient de l’ouest. Le Gulf Stream aurait dans les différents modèles testés par R. Seager un effet nettement plus faible, et son arrêt ne changerait rien au fait que l’Amérique du Nord resterait plus froide que l’Europe en hiver. Ses modèles suggèrent un refroidissement de l’ordre de 4,5 à 6 °C aux latitudes moyennes, et de l’ordre de 20 °C en Norvège, en cas d’arrêt du transport de chaleur océanique, mais également réparti de part et d’autre de l’Atlantique. Cet effet ne ferait alors, aux latitudes moyennes, que compenser le réchauffement global

  10. @blob
    Merci d’avoir rappelé ce post que je ne trouvais plus …

    Je crois que si les gens refusent de lire ou de comprendre votre post, c’est qu’ils ont la flemme de se creuser les méninges, ou tout simplement parce qu’ils “connaissent” la réponse avant de lire ce type de document.
    Les raisonnements sont du style :
    – l’establishment (représenté par le GIEC = ONU =raccourci saisissant ) nous manipule et défend ses intérêts, donc ces études ne sont pas fiables
    – l’utilisation politique de ces études faite par certain nous dérange, donc ces études sont fausses
    – aller au fond de ces questions est compliqué, je suis méfiant des idées majoritaires (le changement climatique est d’origine anthropique) véhiculées par les médias, je préfère donc l’opinion de ceux qui les critiquent

    La sincérité des personnes qui tiennent ce type de raisonnement n’est nullement en cause, simplement il me semble que leur instinct politique pèse plus lourd que leur rigueur scientifique. Or qu’on le veuille ou non, pour établir les faits dans cette affaire il faut de la rigueur scientifique.
    La réponse politique ne doit intervenir que dans un 2° temps.

    1. >lemar

      Je vous remercie de vos encouragements: au moins ce post aura été éclairant pour une personne.

      En lisant les commentaires de ce blog, j’ai pensé à la fois à ce que disait Pierre Bourdieu, quand il écrivait “Il faut se souvenir qu’avant tout Marat était un mauvais physicien” mais aussi à la colère de George Orwell dans Le quai de Wigan à l’encontre des excentriques qui, selon lui, discréditaient le socialisme.

      C’est une quasi-constante que les groupes ayant des idées non conformistes attirent aussi tout les excentriques pouvant s’estimer marginalisés. Des fois la sociologie ça marche…

  11. Merci pour cette analyse. Vous etes certainement un des sites les plus onteressant que je connaisse.
    Vous avez raison, les certitudes sont souvent source de probleme

    1. Oui mais les certitudes servent l’Action. Et sans actions, point de salut.
      Au final c’est souvent celui qui a des certitudes qui s’impose.

  12. Merci maître, j’ai écouté avec délectation votre démonstration qui ne fait que conforter mes intuitions et aussi un certain vécu de terrain.
    Un vendredi plus que riche que les autres qui a commencé avec l’interview ce matin de Pascal Lamy sur France Culture où il abordait plusieurs thèmes traités sur votre blog : protectionnisme, lobbies US, monnaies & taux change, Chine, taxe carbone et surtout l’abandon du programme alimentaire (1 Ma d’affamés + 2 Ma souffrant de carences alimentaires selon B Badie – La Croix 30/12) .
    http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=80301
    Conclusions retenues: le capitalisme, marché aux limites anthropologiques qui n’offre pas de conditions justes aux hommes, le besoin effréné de consommation détruit, prédation.
    Ajouter à cela les comments qui accompagnent votre intervention et où j’apprends que 34 Ma $ = 45 Ma d’euros + le catastrophisme de Simon Johnson + la vision alarmiste d’Hubert Reeves pour lequel j’ai une immense admiration car il marie l’intelligence de l’astro-physicien au respect profond de la nature et de sa bio-diversité.
    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iCU4SDMc4dlZeFFDfoqFU_CtDaxg
    Heureusement que je relisais ce matin encore l’article incontournable & rationnel de M Rocard publié par le Nouvel Obs et qui se termine par une note d’espoir et surtout une solution : la sociale-démocratie (rappel).
    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2355/articles/a415588-.html?xtmc=rocard&xtcr=14
    Encore faut il trouver le messie ou plus simplement l’homme modeste, intègre, visionnaire, …. sachant fédérer tous les talents au service d’une ambition collective. Pour le dénicher il faudra se préoccuper du “carburant” qui le nourrit.
    Il semblerait qu’il y a urgence.

    1. Complément, l’extrait signalé par la 12:15 du Monde de ce jour :
      “On a sans doute touché le fond de la piscine mais la vitesse de remontée n’est pas évidente. En inondant les systèmes économique et financier d’argent public on a aussi créé des bulles qu’il faudra résorber.”
      Déclaration de Pascal Lamy, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce
      (OMC), invité vendredi de France Culture. Pascal Lamy a ainsi estimé que la sortie de crise “n’est pas garantie” en 2010. Selon lui, la crise a “révélé qu’il y a trois catégories de pays dans le monde : les riches, ceux qui sont en train de le devenir et ceux qui restent pauvres”.
      Il a par ailleurs souligné que le dynamisme des pays émergents (Chine, Brésil, Inde, Afrique du Sud…) est l’une des raisons pour lesquelles leur croissance a moins été touchée.

    2. @ simplesanstête
      Merci pour le rappel à la réalité, je vais tacher de m’améliorer, si je suis atomisé, que sont donc tous ceux qui s’abreuvent de médias encore plus in. Heureusement que je compense par les infos de ce blog, du Monde, de F Culture, ……. et même de Politis sans compter l’essentiel, de saines lectures de bouquins.
      Etant frontalier je peux aussi être à l’écoute d’autres nombrils, d’autres horizons.
      Je m’excuse de mon peu de criticité car il n’y a que peu de temps que je suis devenu oisif et peu m’intéresser de plus près aux joyeusetés de ce monde, avant c’était boulot, boulot ou presque.
      Bref, Rome ne s’est pas fait en un jour et je vous garanti que pour en convaincre suffisamment il va falloir ramer, synthétiser et vulgariser.
      Pour finir, le Nouvel Obs a ses défauts mais il reste quelques journalistes/reporters dans sa rédaction.
      Sans rancune et à la prochaine

  13. http://economicedge.blogspot.com/

    In month over month terms, things look pretty bad. The number of employed people dropped by 1.1 MILLION from November to December. The number of people who dropped out of the labor force (not looking for work any more) increased by 1 million.

    Voir le tableau au-dessus, quand les chiffres ne sont pas corrigés des variations saisonnières ! Par rapport à décembre 2008…

    Ah non mais là, lorsqu’on regarde un peu plus en profondeur les statistiques, c’est assez affolant…

    D’ailleurs je fais part pour une fois de mon sentiment personnel de… d’être “relativement” terrorisé. Car, l’incertitude est franchement maximale ; du chambardement qui vient, tout peut résulter, mais de toute façon, les systèmes suivants répugneront à l’Homme qui veut avoir une destinée plutôt que rien, plutôt qu’une vie dans un zoo… Nous sommes faits pour lutter, comme le chat pour attraper des souris. De plus le communisme efface les identités, ou les menace gravement en alignant les rétributions (égalitarisme).

    Le communisme inquiète aussi en remplaçant un système économique reçu comme loi de la Nature par un arbitraire, dont le sens n’est plus assuré, donc instable… Nous avons horreur de la fin de l’Histoire, y compris de la “bonne”.

    Il faudrait étudier les systèmes communistes en Inde, ou le Venezuela pour avoir une idée d’expériences récentes qui fonctionnent, qui plus est. TINA !

  14. http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2009/11/mish-unemployment-projections-through.html

    Je suis tombé par hasard sur cette page qui montre le parallèle en termes de pertes d’emplois entre 2001 et 2009;

    * At the height of the internet bubble with a nonsensical Y2K scare on top of that, the economy managed to gain 264,000 jobs a month.
    * At the height of the housing bubble in 2005, the economy added 212,000 jobs a month.
    * At the height of the commercial real estate bubble with massive store expansion, the economy added somewhere between 96,000 and 178,000 jobs per month depending on where you mark the peak.

    Neither the housing boom, nor the commercial real estate boom is coming back. Nor is there going to be another internet revolution. If anything, outsourcing of internet jobs to Asia is likely to remain intense.

    De plus sur la page de nathan’s edge, qui a posté une nouvelle série de graphiques, on s’aperçoit que les crises sont de plus en plus longues – à rapprocher du fait que au sommet des bulles, on crée moins d’emplois…

  15. Pendant qu’on parle principalement de la crise du capitalisme, du temps qu’il fait en bourse, dans notre portefeuille, du réchauffement climatique ou pas, pour pouvoir encore exister, nourrir sa famille, payer les factures, aller au cinéma pour se faire d’autres frayeurs de plus, hélas tout homme moderne ne devrait pas toujours se sentir blanc comme neige surtout au regard du monde actuel des événements en cours, car si aujourd’hui nous en voulons aux gens de la finance, aux banquiers, après qui nous nous en prendrions demain et aussi sur la liste des gens qui sont de plus en plus fichés et surveillés en société ? C’est important d’en prendre conscience et de mieux faire attention je trouve, pourquoi l’homme moderne recherche-t-il continuellement à se faire l’ennemi de l’autre comme par exemple au nom de la seule raison supérieure d’Heddegger sur Socrate, et puis après que voyons nous de mieux ensuite ?

    Et si le fait de vouloir continuellement inciter les hommes à se méfier du capitalisme, du libéralisme, du socialisme, du communisme, ne les amenait pas toujours paradoxalement à mieux s’en défaire, aurions nous alors la réelle honnêteté intellectuelle de le reconnaître en nous et devant autrui ? Oui avez-vous déjà entendu un homme moderne vous dire qu’il ne pensait pas toujours correctement, que ce soit d’ailleurs untel ou untel et après lui ?

    Hélas j’ai bien peur que cela reparte comme en 14, cette histoire qui nous dérange tellement, car si demain l’humanité passait réellement à autre chose qui pourrait encore parler de l’homme moderne, de son intellectualisme, de ses écrits, de sa raison ? Esprit collectif de l’homme moderne continuellement oblige !

    Car si la crise du monde perdure ce n’est peut-être pas non plus qu’à cause des gens de la finance.

  16. Paul,

    Vous dites qu’on a complexifié les produits financiers parce qu’on avait les ordinateurs pour faire les calculs. Vu sous cet angle il est évident que l’économie est complexe à un point qu’elle ne peut être comprise dans sa totalité, surtout par nos dirigeants qui ont d’autres chats à fouetter.

    Il est possible de voir les choses différemment : on a complexifié les produits financiers, le jeu économique, parce qu’on n’a rien de mieux à faire et que c’est la seule occupation fédératrice dont nous disposions à ce stade de notre évolution. Vu sous cet angle il me semble également évident que le fait d’appuyer là où ça fait mal, sur l’économie, ne fait que conforter le rôle et l’importance du jeu économique. Ce qui, j’espère que vous en conviendrez, ne laisse aucune chance à l’émergence d’une réflexion sur nouvelle forme de société, cette réflexion étant dès son apparition considérée dans le meilleur des cas comme une utopie et les intellectuels, les dirigeants, les puissances financières en apportant la preuve par la focalisation de leur réflexion sur l’économie !

    Vous parlez des Compagnons de la Marjolaine : “Ne vous inquiétez pas bon peuple, votre avenir est en de bonnes mains…Peuple dormez en paix, les chevaliers du guet sont en train de faire le tour des remparts et vous assurent qu’il ne se passera rien pendant que vous dormez.”, n’est-ce pas également valable pour décrire l’omniprésence de l’économie et de ceux qui lui donnent son importance ?
    “Tout va bien se passer, c’est un problème d’économie, nous nous en occupons.” http://www.youtube.com/watch?v=9H_s6v0kSSg&feature=related

    1. Fab,

      Changer l’économie n’est-ce pas justement une façon — certes parmi d’autres — de changer la société ?
      Laisser l’économie à elle-même c’est ce qui a été fait depuis des lustres. En d’autres termes l’économie n’est-elle pas une affaire trop sérieuse pour être laissée aux seuls économistes patentés ?
      De plus quand une personne se propose de déplacer le champ qui enclos le domaine de définition de la discipline n’est-ce pas la preuve que l’on ne se focalise pas sur elle seule, qu’à travers elle on vise d’autres objectifs, beaucoup plus ambitieux que ceux, par exemple, de la croissance ? Que l’on vise d’affecter au travail, à la production, à la création d’autres contenus que ceux qui prévalent aujourd’hui en redéfinissant des qualités avant de parler quantités ?

      A vous lire on pourrait croire que l’économie se situe en dehors du champ social, or la démarche de Paul c’est tout l’inverse.
      Ce qui peut prêter à confusion c’est sans doute le fait que Paul ne fait pas abstraction de l’histoire de la pensée économique, qu’il reprend à nouveaux frais des problématiques anciennes, que les termes qu’il utilise sont connus pour la plupart. Pourtant il introduit de nouveaux concepts et les anciens prennent une nouvelle valeur dans le nouveau modèle qui émerge de sa réflexion et de ses raisonnements.

      Paul part de l’existant et cherche les points d’application les plus pertinents dans cet existant pour le modifier. Par exemple avec sa proposition de l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix. Voilà une proposition très concrète, qui une fois appliquée aurait des conséquences énormes, y compris sociales, y compris celle de modifier la représentation commune que nous avons de l’économie puisque cette mesure implique, par définition, une autre conception de l’économie que celle qui prévaut aujourd’hui.

      Pourquoi faites-vous de l’économie ce monolithe dont il faudrait s’éloigner absolument, afin de parler d’autre chose ?
      La démarche la plus judicieuse si l’on veut la remettre en cause telle qu’elle est pensée et se pratique ne consiste-t-elle pas au contraire à l’objectiver si bien qu’elle perdrait de la belle superbe qu’elle affecte forte de ses présupposés qui tiennent plus de la foi que de l’observation et de la modélisation d’une réalité ?

      L’objectivation des phénomènes sociaux, y compris économiques, ne doit pas être confondue avec la réification du réel.
      Cette réification du réel c’est ce qui nous guette quand l’économie demeure quantitativiste et oublie ses fondements, y compris philosophiques. Or c’est ce contre quoi s’oppose Paul, l’économie coupée de ses fondements. Sans fondements explicites, questionnées l’économie du moment se pose comme unique réalité possible. Comme Paul le dit lui-même il y a un rapport entre ses réflexions sur l’économie et ses réflexions sur la philosophie des sciences. A ce propos je suis tout de même surpris qu’il en fasse la constatation seulement a postériori.

      Ce n’est donc pas en se tenant à distance de l’objet économique qu’on diminue l’importance de l’économie, une importance tenue aujourd’hui — à raison — pour néfaste, point sur lequeli nous sommes d’accord. C’est au contraire en démontant les mécanismes à l’oeuvre dans l’économie existante que, premièrement, on apprend à mieux les expliquer, et qu’ensuite on en perçoit mieux les limites, ce qui est la condition nécessaire pour inventer un nouveau rapport de l’économie à la société et au politique.

      Je ne vois pas d’autre manière de procéder sauf à prendre le parti de la tabula rasa. De tout miser sur un renouveau spirituel, de nouveaux comportements individuels ou mêmes collectifs qui à eux seuls induiraient une nouvelle société et partant une nouvelle économie.

      Les comportement individuels comptent évidemment — c’est le versant éthique de toute transformation sociale — mais sans nouveaux concepts à même de fournir une nouvelle explication du monde économie, social dans son ensemble, l’action individuelle ou même collective est vouée à être récupérée par des groupes dont la motivation est plus le pouvoir économique, religieux, politique, que le souci d’enrichir l’humanité en termes de connaissances et de nouvelles capacités d’action.

    2. Pierre-Yves D. bonjour 🙂

      Si je me place dans votre cadre, dans celui de Paul, alors à votre message je ne peux que répondre OUI et applaudir pour la qualité de l’explication et également pour la méthode décrite. Merci donc pour cette explication de texte. Quant à la “constatation a posteriori” : on pressent le rapport mais il est difficile de prédire où les courbes se coupent et si elles en restent là…ou plus si affinités.

      Je me place ailleurs. Ah, avant d’oublier, les messages de deux p’tits gars qui ont l’air pas mal du tout 🙂 :

      Imagine : j’espère qu’un jour vous vous joindrez à nous, http://www.ina.fr/politique/politique-internationale/video/CAB90038879/lennon-lennon.fr.htm

      et,

      (proposé par Tigue dans “El proteccionismo”), http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/09/eloge-de-la-metamorphose-par-edgar-morin_1289625_3232.html, extraits… :

      “Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n’en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s’agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier, et de les conjuguer en une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la voie nouvelle, laquelle nous mènerait vers l’encore invisible et inconcevable métamorphose. Pour élaborer les voies qui se rejoindront dans la Voie, il nous faut nous dégager d’alternatives bornées, auxquelles nous contraint le monde de connaissance et de pensée hégémoniques. Ainsi il faut à la fois mondialiser et démondialiser, croître et décroître, développer et envelopper.” Reconnaître, recenser, collationner, répertorier, conjuguer…hégémoniques.
      Et “L’espérance vraie sait qu’elle n’est pas certitude. C’est l’espérance non pas au meilleur des mondes, mais en un monde meilleur. L’origine est devant nous, disait Heidegger [ne faites pas attention au nom : ce doit être un philosophe de ses amis]. La métamorphose […] serait effectivement une nouvelle origine.”

      Faisons table rase : l’économie dont vous parlez, dont nous parlons, n’existe que par et pour les inégalités : il me semble donc vain de vouloir la corriger en espérant que son essence changera. Nous, hommes modernes, occidentaux bien entrés comme il faut dans l’histoire, fuyons le temps par anticipation : nous anticipons nos lendemains et perdons par la force des choses -nous n’avons pas le don d’ubiquité- la capacité d’apprécier ce que le présent nous apporte, de garder un oeil sur notre passé. Je prends l’image suivante : nous sommes constamment tournés vers l’avenir alors qu’il serait plus sage d’avancer le dos tourné. Ça pour dire que l’économie que nous critiquons dans son état actuel est le refuge que nous avons trouvé, le seul qui soit suffisamment répandu, pour nous cacher les peurs que nous ne manquons pas de voir dans le futur. Ce refuge, certains l’ont trouvé dans le passé, dans la cause, et lui ont parfois donné le nom de Dieu, pardon. Ce refuge-Dieu a explosé et s’est reconstitué en l’économie moderne : une fuite en avant a au moins le mérite de l’action. Alors oui il nous faut nous éloigner à grand pas non pas du monolithe qu’est l’économie mais du monolithe qu’est le refuge que nous trouvons dans l’économie : c’est une question d’état d’esprit. Il ne faut pas nous surestimer : la sécurité et l’occupation suffisent à notre bien-être, pour l’instant.

      C’est donc un état d’esprit qu’il nous faut mettre en avant, et non pas imposer comme aurait tendance à le dire certaine langue taquine agissant en ce lieu. Pourquoi ne pas laisser s’exprimer cet état d’esprit. Vous connaissez le principe des médias : ce sont ceux qui crient le plus fort qu’il faut retransmettre ; or actuellement, sans viser personne en particulier, ceux qui “parlent le plus fort” sont ceux qui parlent d’économie, ou, comme une réponse tarde ceux qui sont classés à l’extrême droite.

      S’il y en a qui abusent du système, pensez-vous sérieusement qu’en les en empêchant le problème sera réglé ? Il apparaîtra ailleurs ou sous une autre forme ou avec d’autres profiteurs…puisque le système actuel ne vit que par et pour les inégalités !

      Si j’étais un troll de mauvaise foi plein de ressentiment, je dirais que l’analyse et la critique de l’économie apportent une satisfaction intellectuelle et qu’elles définissent une nouvelle élite ! Mais je ne suis pas un troll…, aussi comprenez que je m’interroge : pourquoi ne pas laisser la place au ressentiment de millions voire de milliards de personnes ? Surtout que le but recherché est le même…la preuve :

      ” Et si nous nous réveillons un matin dans un monde sans argent ? ”

      ” Et si l’on reprenait la question dans l’autre sens ? En partant plutôt du fait qu’il faudrait que les gens soient heureux. Et en déduisant tout le reste à partir de là : le travail, l’argent, etc. Juste pour voir ! ”

      ” Il n’y est lui [l’argent] pour rien, c’est notre système de société qui est à revoir. ”

      J’ai lu l’explication de texte d’EC sur la qualification de la droite ou de l’extrême droite (http://www.pauljorion.com/blog/?p=6548#comment-48838). Ne pensez-vous pas que les deux approches, économique et extrémiste, pourraient se retrouver en acceptant le fait que l’homme “mondial” a autant d’attirance pour l’extrémisme que pour l’économie, et que ce n’est qu’en cas de crise qu’il se tourne vers l’une ou l’autre ?

      “Ce n’est pas une crise économique, c’est beaucoup plus : la façon de vivre les uns avec les autres est remise en question.”, Albert Jacquard.

      “Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous.”, “Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.” aurait dit Gandhi…

      Une bonne piste, non ? Si je suis extrémiste, serai-je heureux de vivre dans un monde “extrême” ? Si je suis économiste…

      Bien à vous et merci, sincèrement, de consacrer du temps à un “enfant” (http://www.pauljorion.com/blog/?p=6489#comment-48385).

    3. Si j’étais un troll de mauvaise foi plein de ressentiment, je dirais que l’analyse et la critique de l’économie apportent une satisfaction intellectuelle et qu’elles définissent une nouvelle élite ! Mais je ne suis pas un troll…

      Ah ! vous êtes comme nous à la lecture de vos commentaires toujours sur la ligne de crête du trollisme, vous avez un doute : déni, dénégation ?

    4. Paul,

      Soit. Va pour ces qualificatifs. Ça a le mérite d’être clair.

      Pourquoi ne pas laisser la chance à un discours différent de se présenter, le fait que la bonne bouille de Mohandas Karamchand Gandhi se retrouve sur tous les billets de banque indiens ne vous incite-t-il pas à penser que nous poursuivons le même but, sans nécessairement tenir compte d’un hypothétique déficit de neurotransmetteurs ?

      Plus polémique : imaginons que j’adhère sans réserve à votre proposition d’interdiction des paris sur la fluctuation des prix (IPFP). Quelle serait la portée d’une telle mesure si elle était appliquée ? Economique ? Je n’en doute pas. Mais après ? Au-delà ? Comment expliquez-vous l’influence qu’elle pourrait avoir sur une évolution positive de nos sociétés ? Si l’argent se retrouvait davantage là où il saurait ou pourrait se rendre utile, pensez-vous d’une part que ce nouvel “équilibre” serait viable, et d’autre part qu’il pourrait induire de nouveaux comportements de consommation, de respect de la Pachamama*, et, surtout, qu’il nous pousserait à nous accepter tels que je pense que nous sommes : des êtres perturbés par notre incompréhension de l’existence, “afin” que nous puissions envisager un avenir non nécessairement lié à une occupation collective destructrice ?

      * http://fr.wikipedia.org/wiki/Pachamama : ah les cons ?

  17. Concernant le CO2 comme partout et toujours il y a actifs et passifs . Si nous savions tous les secrets de nos amies les bactéries et comment elles agissent , de toutes façons elles seront victorieuses …
    http://ecolonews.blog.fr/2010/01/06/transformer-le-co2-en-methane-pour-lutter-contre-l-effet-de-serre-7703380/

    Concernant l’astronomie et l’économie humaine , la contemplation d’abord puis l’étude du “ciel” donnent au moins l’approche humble des échelles des dimensions . Les “milliards de milliards ” sont d’une autre musique .
    Les ” nébuleuses” n’y sont pas financières , si elles nous y renvoient , le microscope n’y trouvera qu’un misérable petit tas de secrets de “supposés savoirs” sources des illusions et de feux d’artifices qui rivalisent avec les vraies “stars” .
    Et ça marche .
    Pour la recherche de l’autre de Philippe Seguin , j’ai vu Diogène et sa lanterne cherchant un homme …

    1. Ciurieuse facon de lutter contre le réchauffement climatique ! Le méthane est un gaz àn effet de serre plus puissant que le CO2 ! Et si on le brûle, le méthane est à nouveau transformé en CO2. Pas très sérieux …

    2. Judicieuse remarque Lemar, mais “l’économique” est ainsi faite, à croire au mouvement perpétuel… et à ne lire dans la thermodynamique ou le darwinisme que la fraction qui les intéresse en oubliant totalement le contexte :
      – conservation des masses et des énergies = croissance infinie dans un système fini !
      – adaptabilité des espèces = loi du plus fort !

      C’est beau comme le père Noël !

  18. Simplesanstete écrit :” Les anars sont tous de gros cons etc…”
    Fier à bras, devant son clavier, cliquer n’est pas risquer.
    comment vous permettez-vous, monsieur simple, vraiment sans tête, d’insulter les anarchistes, tous les anarchistes, et vous citez Siné, que connaissez-vous réellement du mouvement ?
    Vous êtes du côté du ridicule gaullisme-social, du Soralisme faisandé, ou de je ne sais quel proto-réformisme usé jusqu’à la trame, continuez cela vous va bien, assurément, mais ne vous déplaise : ne faites pas semblant de connaître ce, et ceux et celles, que vous ignorez.
    Je ne vous salue pas,
    et pourquoi pas” casse-toi, etc”

    1. “La connerie rassemble plus qu’elle ne divise: les cons , en effet , sont tellement persuadés d’avoir raison qu’ils n’écoutent jamais ce que vous dites. Ce qui leur permet d’être toujours d’accord avec vous .”

      J’avais aussi : ” la connerie absolue est aussi rare que la sainteté .”

  19. Sur ce coup-ci, Paul me paraît bien imprudent. Dire que personne ne sait si le Gulf Stream pourrait s’arrêter ou pas à cause de la fonte des glaces et de l’apport d’eau douce dans l’Atlantique est une réalité puisque trop de paramètres inconnus entrent en ligne de compte. Mais évidemment, les sceptiques basculant très facilement dans le complotisme ont compris “On n’est sur de rien quant au changement climatique d’origine anthropique”, ce qui est faux. Prudence, prudence: une fausseté s’énonce en une phrase mais la vérité prend des heures à se démontrer…

  20. simple constat:
    lorsqu’il y a bénéfice on s’arrange pour le faire dans des paradis fiscaux ( si si ils en existe encore quoiqu’on dise!)
    lorsqu’il y a perte on rapatrie pour ne pas payer d’impots
    devinez qui paiera les bonus au final ?!!

  21. Mr Seguin adorait le foot et les westerns.Aujourd’hui, les codes et les lois du genre western ont disparu. On pendait les voleurs de bétail dans tout bon western. Geithner participe au vol de bétail des ranchs Lehman et Aig .Il sera nommé ministre et c’est les employés, les cow-boys de Lehman qu’on enverra se faire pendre.Paulson et la FED font des braquages de banque à l’envers, Butch Cassidy se gratte la nuque.Oh Gaby…..ils ont mis le feuilleton financier à la place.
    Meme P.Jorion , dans la bande annonce du temps “qi’il fait” ( comprendre ” KILL FED” ), se livre à un réglement de compte à Wall Street .Reward spéculateurs , comme Joss Randall dans “Au nom de la loi”.

  22. @ lemar

    méthane et sérieux ?

    Contributions approximatives à l’effet de serre des principaux gaz :
    * vapeur d’eau : 60 %
    * dioxyde de carbone : 26 %
    * ozone : 8 %
    * méthane et oxyde nitreux : 6 %

    Voir Wiki

    ou recherche candidat parfait , boiteux et handicapés divers s’abstenir

    1. Il y a plus de CO2 dans l’atmosphère que de méthane, d’ou la contribution plus importante du CO2 dans vos chiffres. Cependant, pour un volume équivalent de gaz, le méthane provoque un effet de serre beaucoup plus important (mais de plus courte durée) que le CO2.
      Or dans l’étude que vous mentionnez, il s’agit de transformer N molécules de CO2 en N molécules de méthane. L’effet global sur le climat est donc défavorable.

    2. A 100 ans, à volume égal, le CH4 est 25 fois plus efficace que le CO2, à 10 ans, 9O fois !
      La vapeur d’eau est bien entendu le principal gaz à effet de serre. L’équateur et les tropiques en sont globalement saturés, il y fait chaud et il y pleut pour faire simple. Aux pôles la vapeur d’eau est absente : les températures inférieures à zéro gèlent la vapeur d’eau et la font tomber, l’air y est sec !
      Pourquoi les températures augmentent-elles plus aux pôles qu’à l’équateur ? L’augmentation du CO2 et du CH4 en sont à l’origine.

  23. Merci du point sur ce qui se passe au niveau de l’opinion publique américaine…
    Je sens que le FN va faire plus de 10% dans plusieurs régions au régionales. Les paris sont ouverts.

  24. Paul Jorion
    Vous citez plus haut ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=6548#comment-48809 ) The New York Times, January 5, 2010

    Ils [ Le Tea Party ] considèrent que le gouvernement, les grandes entreprises, les grands média et les professions libérales se sont coalisés pour former une oligarchie centrée sur elle-même

    Et vous, vous pensez que ce n’est pas le cas ?

    1. Bien sûr que non : c’est structurel. Penser qu’il y a collusion, c’est de la paranoïa. Et la paranoïa, c’est bien connu, est conservatrice : « Ils se sont tous mis d’accord, donc il n’y a rien à faire ! ». Or, c’est un château de cartes.

    2. Oui.
      A propos du Tea Party, je voudrais souligner qu’ il y a aux Etats-Unis quelque chose de spécifique dans le sentiment anti-élites, qui est un certain mépris de l’intellectuel.
      Paul Jorion me corrigera si je me trompe, mais on n’a jamais vu 2 millions d’américains suivre le corbillard d’un intellectuel, comme ce fut le cas chez nous pour V. Hugo ou J.P. Sartre. Si dans une fratrie l’un est chef d’entreprise, l’autre champion de base-ball, un autre capitaine de marines, et le dernier, professeur d’université, c’est lui qui sera le raté…
      J’imagine que c’est lié à la religion?

  25. Et comment s’est mise en place la structure si ce n’est par la volonté de ceux qui sont cités ? C’est bien beau de les dédouaner maintenant…

    1. La Loi est une structure qui résulte d’une volonté. Les structures de la parenté, non. C’est ça le complotisme : voir une volonté partout où il y a une structure. Le sommet en la matière, c’est bien sûr, le dessein intelligent.

    2. C’est votre droit d’être incroyant, mais certain(e)s ne le sont pas…
      Le créationnisme est une des croyances fondamentales du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

      Ne confondez pas le dessein intelligent et le créationnisme biblique de l’amérique profonde.

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