BFM Radio, lundi 25 janvier à 10h46

Une fois n’est pas coutume : je vais évoquer aujourd’hui l’actualité « chaude » de la Bourse. Je prépare généralement mon billet le samedi ou le dimanche et j’évoque alors le plus souvent un sujet qui m’est suggéré par l’actualité de la semaine écoulée, ou bien un sujet beaucoup plus général, qui provient d’une rumination personnelle, mais il y a des moments où même un « chroniqueur qui prend de l’altitude » a envie de parler de l’actualité qui se déroule sous ses yeux, en direct. Et les rebondissements de la semaine passée aux États-Unis : « À ma gauche, la finance américaine, à ma droite le Président des États-Unis » font qu’il se passe nécessairement des choses sur les marchés boursiers le lundi matin et qu’il faut que je sois là, moi aussi, sur la brèche, au charbon, monté au front, comme mes petits camarades qui ne peuvent pas se permettre eux de « prendre de l’altitude » !

Alors, la Bourse ? Eh bien, on avait l’habitude de voir dans la Bourse le baromètre de l’économie, mais là, l’année 2009 nous a obligés à voir les choses autrement : en 2009, la Bourse n’a pas été le baromètre de l’économie. Vous vous souvenez de Corneille et de Racine – là, je reprends un tout petit peu d’altitude – « Corneille représente les choses comme elles sont, Racine, comme on les voudrait être ». Eh bien en 2009, la Bourse a représenté l’économie comme on voudrait qu’elle soit.

Ceci étant dit, la Bourse est quand même un baromètre, mais de quoi exactement ? Proudhon, le penseur anarchiste ou socialiste, c’est comme on veut, a écrit en 1857, dans son Manuel du spéculateur à la Bourse, à propos de la Bourse justement : « C’est là que les réformateurs modernes devraient aller s’instruire, et apprendre leur métier de révolutionnaires ». Parce qu’elle constitue, selon lui, le baromètre de l’histoire. À propos de Waterloo, Proudhon écrivait : « Certes, ce n’est pas la Bourse de Paris qui a fait perdre la bataille de Waterloo ; mais on peut dire qu’elle a donné cœur à l’ennemi. C’est elle qui lui a révélé que si le soldat, l’ouvrier, le fonctionnaire étaient pour l’empereur – le capital, l’industrie, le commerce, la propriété, la spéculation, la bourgeoisie étaient contre lui ». Et Proudhon a raison : la Bourse est la caisse de résonance de l’histoire en marche. Voyez vendredi : Mr. Obama vient de perdre sa majorité qualifiée au Sénat et il dit au monde de la finance : « Je suis fâché pour de bon ! » Eh bien la Bourse baisse : il est devenu comme Napoléon : « le capital, l’industrie, le commerce » ont cessé de l’aimer.

Et par rapport à la Bourse ce matin ? Tokyo a clôturé en baisse de 0,7%, et le CAC 40 ne connaît en ce moment qu’une petite baisse de 0,3 %. Ce n’est pas bon mais c’est minime : la Bourse ne donne à Mr. Obama qu’une petite chance de l’emporter sur Wall Street : on s’achemine vers une victoire aux points.

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37 réflexions sur « BFM Radio, lundi 25 janvier à 10h46 »

  1. votre ton devient plus modéré et la bourse ne vous porte pas chance lorsqu’elle persiste envers et contre tous à afficher une bonne santé. Elle serait donc l’humeur d’un contre pouvoir…
    de toutes façons on vient pas sur ce blog pour des conseils financiers, mais en général, avec la bourse, c’est pas facile (je vous l’avais déjà suggéré), c’est un pari, une prise de risque pouvant nuire à votre crédibilité, qui reste intacte pour moi !
    cordialement

  2. « la Bourse ne donne à Mr. Obama qu’une petite chance de l’emporter sur Wall Street : on s’achemine vers une victoire aux points »

    probablement pcq cette réforme (nécessaire dans sa forme) semble être une réponse à la perte du siège de Kennedy et pas une solution aux problèmes, pcq les « règles Volcker » sont imprécises pour l’heure, pcq « le trading pour compte propre est un terme flou…. Obama me donne l’impression de vouloir donner des gages à son peuple (qui, il faut le noter, est dépassé par la technicité de la situation et donc se braque sur des points secondaires) pour des raisons politiques sans vouloir vraiment mettre en péril son système financier.

  3. Une question que je me pose depuis plusieurs mois: Combien de temps le virtualisme peut-il durer ? Réponse de Fernand Raynaud: « Un certain temps ». Pas facile pour les extensions d’Elliott ! Surtout sur la durée. 🙂

    Ce qui m’a étonné, ces derniers jours, c’est l’ampleur de la chute, sur une simple roulade de menton du Sarkosi US, montrant l’extrême fragilité d’un virtualisme qui, paradoxalement, est totalement insensible aux ouragans que tout un chacun entend bien garder sous silence (comme le rééquilibrage Chine-Russie-Iran).

    1. « Une question que je me pose depuis plusieurs mois: Combien de temps le virtualisme peut-il durer ? Réponse de Fernand Raynaud: « Un certain temps » »

      … Like the paratrooper student who asked his instructor, « How long do I have to open the chute? » – « The rest of your life, son. »

  4. Toujours plus critiques :
    Une décennie perdue, Michel Santi, http://www.gestionsuisse.com/ArticleDetail.asp?id=651
    Dans sa configuration actuelle, le système bancaire – de moins en moins productif et de plus en plus parasite – est un facteur majeur dans la destruction des richesses, la réduction des P.I.B. et dans l’appauvrissement de la classe moyenne.

    Si Ben Bernanke dirigeait la Banque centrale chinoise… Philippe Béchade
    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100125-2445.html
    Le masque de béatitude boursière est soudain tombé vendredi. L’argument d’une hausse de Wall Street justifiée par la « reprise » apparaît soudain pour ce qu’il est : une imposture.

  5. dans la continuité des ressentis par rapport au « cancer que représente la finance : http://www.gestionsuisse.com/ArticleDetail.asp?id=651

    je crains, comme le constate Paul, que Wall Street se foute complètement des élucubration d’OBAMA (le CAC est positif en ce moment !!!!)

    aura t’il le courage d’aller jusqu’au bout, en aura t’il la permission ?

    à suivre

    1. N’ayant pas d’actions en Bourse – sous une forme ou une autre – elle n’est pour moi qu’un baromètre. Entre autres choses qui ne me font pas peur se trouvent les baromètres.

    2. Mais… finalement, Paul, les mouvement boursiers n’étant rien d’autre que le reflet des opinions, quand ça va vraiment plonger, ce sera… de votre faute ! 🙂

    3. il faudrait introduire le blog en bourse, pour mieux comprendre les choix d’Obama… et l’influence des capitaux (ou « comment taire » la vérité).
      ou bien mutualiser le blog, un homme, un commentaire…

    4. « Entre autres choses qui ne me font pas peur se trouvent les baromètres. » : sans doute parce que vous n’avez jamais été victime d’un attentat au baromètre piégé…

  6. « Proudhon, le penseur anarchiste ou socialiste ». C’est le père de l’anarchisme, opposé à Marx. Du coup les anarchistes ont été expulsés de l’Internationale ouvrière. On parle de socialisme libertaire, et les anarchistes qualifient celui de Marx de socialisme autoritaire (pas du tout scientifique). Les deux courants ont été présent en France jusqu’avant la première guerre mondiale. La création de la CGT en 1895 est dû aux anarcho-syndicalistes. Evidemment, après la Grande Guerre elle sera dominée par les marxistes.

  7. @ LAMBERT FRANCIS : je vois que les bonnes références et les bon sites sont partagés, transmettons à un maximum de personne et tâchons d’ouvrir les yeux à l’ensemble de nos concitoyens !!!!!

  8. @olivier
    j’ai aussi posté une référence au site de Claremont (en anglais, des copains de Dick Cheney), emballant dans le style voltigeant de Rumsfeld les « arguments des autres »: notamment ceux de John Taylor, qui n’est pas n’importe qui, et ne semble pas référencé ici, ça m’étonne. Mais l’exercice rencontre peu de succès, il n’est d’ailleurs pas essentiel.
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=7086#comments
    Is Deregulation to Blame? La première citation semble sans écho malgré sa cocasserie.

  9. Et si la « bourse est le baromètre de l’Histoire », quelles conclusions pouvons-nous tirer de ses vicissitudes passées (et probablement à venir)? Le combat qu’Obama prétend mener contre les banques présage-t-il sa défaite face aux forces hostiles de Wall Street? Ainsi que la ruine de l’Empire (politique) américain? Si oui, je vais rentrer dans ma coquille et me demander si Paul Jorion n’exige pas de nous l’impossible.

  10. La bourse est-elle le baromètre de l’économie dans son ensemble, ou le baromètre de sa propre santé?
    D’un coté, elle chute anticipant une baisse de l’activité économique ou des gains de production, de l’autre elle craint une mise au régime du secteur financier et une baisse des gains découlant de l’activité boursière.
    Je sais pas si je me fait bien comprendre 😀

  11. Tout va très bien

    Forte hausse pour l’indice CS/Tremont des hedge funds :

    (NEWSManagers.com) – Finalement, la hausse de l’indice Credit Suisse/Tremont des hedge funds pour décembre est ressortie à 0,88 % (l’indice s’est situé à 416,28), alors que l’estimation provisoire la situait à 0,39 %. Elle était ressortie à 2,11 % en novembre. Sur l’ensemble de l’année, la performance moyenne atteint 18,57 %, ce qui est le meilleur résultat depuis dix ans.

    Sur un an, deux stratégies seulement sur treize sont dans le rouge pour 2009 : dedicated short bias, avec une perte de 25,03 % et managed futures avec un recul de 6,57 %. Comme dans les autres indices de hedge funds, les deux stratégies ayant affiché les meilleurs résultats sont l’arbitrage de convertibles (+ 47,35 %) et les marchés émergents (+ 30,03 %).

    info NEWSManagers

  12. Une note optimiste….
    La Glass-Steagall Act a été introduit depuis 1933 (période aussi du New Deal) : j’ai voulu connaître son impact sur l’emploi et la bourse pour la période 1933-1940.
    La bourse (1933/40) était stable (Dow Jones 1/1/1933 61$=>1/1/1940 145$)
    http://www.data360.org/dataset.aspx?Data_Set_Id=393
    L’emploi : une très forte amélioration, -36.7% du chômage
    the pre-WWII New Deal era from 1933-1940 – even including the much-hyped recession of 1937-38 – saw the single biggest drop in the unemployment rate in American
    ROOSEVELT PRE-WWII NEW DEAL
    1932 Unemployment Rate: 23.6% (12.8 million total unemployed)
    1940 Unemployment Rate: 14.6% (8.1 million total unemployed)
    Unemployment Rate Change: -9.0
    Total unemployment percentage change: -36.7%
    By David Sirota (forgotten math)

    1. Une autre bonne note d’optimisme.

      L’autre que je ne voyais même plus hier dans la rue, aujourd’hui je commence à le regarder autrement et je me dis si ça se trouve nous ne valons guère mieux que lui sur le fond mais ça bien sur cela reste encore à vérifier sur les cours de la Bourse .

  13. à chacun son barometre(depression,anti-cyclone) ou plutot thermometre,car la bourse ne mesure que le futur en l’occurence d’un mort encore chaud,tres chaud avec tout ce qu’on lui fait avaler (çà peut durrer,donc)(personne s’est encore aperçu qu’il était mort,ah ces experts)
    pour ma part,c’est ce genre d’info

    rein à vendre (france lorraine)

    Ajoutée le: Lundi, 07 Décembre, 2009 08:55
    IP address: xxxxxxxxx

    Nation annonceur: France

    Répondre à : (Caché)

    je suis un jeune homme de 27 ans sans problèmes de santé en bonne forme physique, vends mon rein (O+) donneur universel.Prix 85 000 euros négociables. me contacter par mail xxxxxxxxx@xxxxxx.fr

    pas sérieux s’abstenir.

    L’utilisateur accepte de se faire contacter par des entreprises.

    qui me fait frisonner d’horreur et fait office de thermometre!
    donc on y est au bas du bas de l’integrité,il n’y en a pu!
    mais dans quelle galerre,on s’est mis ou qu’ils nous ont mis!
    on peut me repprocher d’etre radical,mais là ce n’est meme pas assez fort

  14. on parle de Proudhon … »la propriété privée c’est du vol » disait il .

    le captialisme aboutit toujours à l’accumulation de rentes donc d’argent privatisé,de capital immobilisé et toujours croissant au profit des mêmes individus : l’inflation en volume ressemble à de la boulimie : une obésité morbide qui ne semble pas effrayer plus que cela .

    une inflation en valeur aurait une vertu ,les flux seraint toujours les mêmes mais « moins caloriques » !

    le rinmimbi ,le dollar et l’euro sont quasiment à parité fixe ,cela maintient en valeur les fortunes mais il n’y a plus de convection ,d’écoulement (pas de difference de potentiel ) : il n’y a plus d’échanges ni de transformation ,juste un stockage comme les lipides .

    une solution monétaire serait d’avoir une monnaie unique mondiale (mais quand on voit l’échec de l’euro et son dumping social induit ) ce n’est pas la solution !

    il faut revenir à des fluctuations forcées artificiellement : (on pourrait créer des oscillateurs basés sur un calendrier : les variations monétaires remplaçant les fêtes paysannes indispensables à la structuration des sociétés agricoles) .

    creer un revenu minimum d’existence ,limiter les hauts salaires ,des erreurs similaires à la stabilité monétaire ,tout s’erode ,il faut des ajustements continus ; toutes les solutions financieres se basent sur une sorte de pseudo taux capé qui permet toutes les interprétations en utilisant une imagination financiere sans tabou ,or le poltique c’est ce qui préciement dit ce qui est tabou et ce qui ne l’est pas .

    des ajustements continus implique l’abandon du systeme differentiel et des calculs sériels fait pour maximiser le profit à chaque n+1 (dérivé premiere la croissance ,derivé seconde le taux de croissance ,série de suramortissement ) .

    l’économie doit passer litteralement d’un modèle « 2D » (des fractales planes en régime laminaire ) à un modèle « 3D » du chaos renormalisé -la dimension humaine en plus et non un tour de passe-passe comme le CO2 comme variable !

    1. »la propriété privée c’est du vol » disait il .

      Au début. Après il a changé d’avis et est devenu favorable à la propriété privée.

  15. La future victime expiatoire du ‘marché’ : on remplace le ‘fils du marché’ (Bernanke) par un mouton trouvé dans un buisson ardent (AIG) :

    @ P. Jorion : concernant la bourse, le même journal parlait dans un article récent des effets collatéraux des pressions exercées par l’administration d’Obama et de ‘Main Street’ sur les ‘TBTF’, à savoir l’augmentation de la plus-value financière pour les actionnaires, notamment Goldman Sachs.

    En réduisant les primes, GS aurait ainsi mécaniquement augmenté … la valeur des actions pour les actionnaires. Et réduit le produit des taxations pour l’Etat, donc les contribuables.
    Sauf que comme il n’y a pas eu de valorisation des dividendes, les dits actionnaires n’en verront pas la couleur : augmentation des réserves, donc consolidation des actifs, donc meilleur prise en compte des paramètres … de la réforme financière (augmentation des capitaux propres et consolidation des actifs).

    Sauf que … cet article n’intègre pas non plus la baisse du cours de la bourse ces derniers jours, notamment de GS, en réaction à la déclaration d’Obama jeudi sur son projet de réforme financière, ce qui mécaniquement fait baisser la dite plus-value pour les dits actionnaires, qui baissera encore plus si tant est que la dite réforme voit ses chances de se matérialiser progressivement se réaliser.
    Or, le coeur même du capitalisme américain réside justement dans l’actionnariat, que ce soit en tant que salarié-‘épargnant’ ou en tant que retraité/futur retraité-‘fond de pension’. On voit bien tout l’antagonisme existant dans cette tension : quelle direction prendre pour un salarié dont le job est indirectement touché par l’activité financière des ‘TBTF’ (sans compter le contribuable, qui rembourse de sa poche leurs conséquences) mais qui possèderait AUSSI des actions de ces mêmes ‘TBTF’ et dont, comme tout actionnaire qui se respecte, son but est de les voir se valoriser à l’extrême ?

    En clair, le risque systémique s’est aussi introduit ‘au sein’ des individus, en lui faisant porter sur lui seul tous les antagonismes et les contradictions d’un système culturel en déliquescence.

    Le temps du choix, pour Geithner, les sénateurs, les électeurs, les contribuables, les actionnaires, Obama est donc venu. Mais il risque ‘d’amputer’ culturellement toutes ces personnes, qui peuvent être toute la même personne (électeur, contribuable, salarié, retraité ou futur retraité, élu, actionnaire, …).

    C’est véritablement un choix anthropologique, ne pensez-vous pas ?

    1. Il est vrai que la plupart des salariés ignorent que leurs retraites privées en font des actionnaires ou des détenteurs d’obligs.
      Des « capitalistes » qui s’ignorent ,avec toute la schizophrénie induite lorsqu’ils se découvrent écartelés entre la révolte contre le système et le fait de devoir le sauver pour sauver leur retraite…

    2. Le terme « anthropologique » me parait tout à fait pertinent!
      Mais pour moi, il s’agit moins d’un choix que d’un constat: celui qui succombe à l’attrait de l’argent (actionnaire indirect via les fonds de pension) voit la violence symbolique ainsi véhiculée se retourner contre lui (pression salariale et chômage). Cela me rappelle quelque chose: qui vit par le glaive périra…
      Ce qui est intéressant, dans la crise actuelle, c’est qu’elle touche chacun, à titre personnel, sans qu’on puisse vraiment y échapper. Celui qui investit dans un fond de pension a t’il vraiment le choix?
      Moi-même qui n’ai jamais acheté aucune action de ma vie, y compris de l’entreprise dans laquelle je travaille, j’en possède car elles m’ont été attribuées d’office, au titre de je ne sais quelle prime. Difficile de résister au système!

    1. « And Democrats have become born-again economic populists ».
      Le phénomène culturel ‘born again’ est très important aux USA. Bush en était un (ou s’y est intégré) et a profité pleinement de ce ‘mouvement culturel’.
      Obama s’est plongé dans le bain du ‘populisme’ et est devenu un ‘born again’ en matière économique. ça peut fonctionner mais il n’y a qu’un coup dans ce type de revolver. Bush l’avait compris.

  16. @ zebu

    J’ignore si Bush ait compris quoi que ce soit dans sa vie. La politique de Bush Jr était très simple : tout dans l’industrie de l’armement et du pétrole. Pour quels résultats ..?
    Obama fait peut-être du populisme, mais du populisme démocrate ! Moins dangereux que l’autre, et plus raisonnable d’un point de vue strictement politique à mon humble avis.

    1. Concernant Bush lui-même, je n’en sais rien. Bush ET les gens qui l’entouraient étaient de piètres dirigeants, à l’aune du traumatisme subi mais de fins tacticiens politiques. Si réellement Bush avait tout misé sur l’industrie de l’armement et sur le pétrole, il n’aurait pas tenu deux mandats. Il a su (lui et ceux de sa clique) ‘manager’ la peur engendrée et l’inscrire dans un contexte culturel pré-existant (conservatisme, néo-libéralisme, réactionnaire, …), pour lui donner sens, une orientation presque ‘civilisationnelle’ (‘choc des civilisations’, ‘occident’, etc.). Ainsi, « l’axe du mal » s’insère parfaitement en continuité avec celle de « l’empire du mal » de Reagan. La continuité (passé-présent-futur) est se qui permet d’assurer le pouvoir en période de crise en assurant le peuple de la permanence de leurs valeurs. Bush a du être un ‘born-again’ comme je suis ‘gorge profonde’ : peu importe au demeurant, l’essentiel est que les américains l’ait cru et intégré comme un des leurs, comme défenseur de leurs valeurs. L’élection du second mandat sinon n’est pas compréhensible me semble-t-il.
      En ce sens, bush est tout sauf un ‘populiste’ (au sens donné par P. Jorion) mais un vrai réactionnaire. Enfin, je crois que ce doit être un truc de ce genre.

  17. Le rappel de Proudhon est excellent, (la bouse, pardon la bourse donnant un « signal fort » à l’ennemi), mais la comparaison avec Obama est vraiment faible. D’abord parce que WS n’a sûrement jamais « aimé » ce président, ensuite parce que la baisse constatée n’est pas significative. N’importe quoi la fait fluctuer. En l’occurrence, elle n’a baissé que par principe, parce que des frileux ont interprété un peu vite les coups de menton du « locataire de la Maison Blanche ». Pas de quoi en faire un article. Mais Proudhon sauf la mise.

    1. Intéressant à lire, les gens commencent à mieux se rendre quand même en quoi les idéologies nous enferment continuellement dans les mêmes impasses et systèmes de penser enferrants tout homme de bon sens ne devrait pas systématiquement faire la seule critique du capitalisme.

  18. ah ah ah ah… La Bourse. qu’est ce? c’est comme le temps, ça se prévoit relativement bien parfois, sinon c’est très changeant. la bourse c’est un principe poussé à l’extrême, celui qui fait que le tout est plus que le somme des parties. très biologique comme principe.

    et si le problème n’était pas la bourse mais la propension des gens, dont les financiers ou les politiques, à croire au père-noël, voire attendre Le Messie. une sorte de conditionnement assez ancien. c’est à dire un type qui prétendrait comprendre et prévoir les mouvements de capitaux… de part le monde en-tier.

    plus philosophiquement, l’économie n’étant pas mon fort, on peut se demander, si un monde où La Bourse est assez stable donc prévisible ne risque pas l’excès de conformisme, tandis qu’un monde où La Bourse serait en crise systémique garantirait un peu plus de libertés civiles aux populations. à étudier. bien sûr ce dernier cas suppose que les risques soient plus directement assumés, les chiffres aussi en seraient plus fiables vous me suivez.

    to be or not to be… j’ai la réponse messieurs. l’époque est à ‘choisir’

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