Cronos dévorant l’un de ses enfants, BFM Radio, lundi 8 février à 10h46

Cronos dévorant l’un de ses enfants

Le tableau de Goya, « Cronos dévorant l’un de ses enfants » m’est venu à l’esprit la semaine dernière quand on a commencé à parler des déboires de la Grèce d’abord, puis du Portugal et de l’Espagne.

Les noms de Bear Stearns, Lehman Brothers et Merrill Lynch vous rappellent peut-être quelque chose. Elles furent autrefois – jusqu’en 2008 –, les fleurons de Wall Street : trois des cinq grandes banques d’investissement qui faisaient sa gloire. Les deux autres, Goldman Sachs et Morgan Stanley existent toujours mais elles ont eu chaud : le 17 septembre 2008 le cours de Goldman Sachs perdait 20 % de sa valeur, celui de Morgan Stanley, 28 %. Elles se sont alors transformées précipitamment en banques commerciales pour pouvoir bénéficier des fonds de sauvetage distribués par la Federal Reserve.

Ce n’est plus un mystère aujourd’hui qu’elles ont chacune parié des sommes colossales sur la chute de leurs concurrentes. Le moyen qu’elles utilisèrent furent les fameux CDS, les Credit-Default Swaps. Je rappelle en deux mots que les CDS jouent pour quelqu’un qui détient un instrument de dette, le rôle d’une assurance, en lui garantissant que toute perte qu’il pourrait subir en raison du défaut de l’emprunteur lui sera remboursée. Mais le CDS permet aussi – et c’est là que la bombe à retardement se niche – à quelqu’un qui n’est pas exposé à un risque particulier de « s’assurer quand même ». Dans ce cas-là, le CDS équivaut à un simple pari pris sur la chute de celui qui fait l’objet du contrat.

Pourquoi est-ce que le fait de prendre un CDS sur un émetteur de dette peut précipiter sa chute ? Parce que la prime (de risque) du CDS est considérée par le marché comme une évaluation objective du risque de non-remboursement et que le taux qui est exigé de l’emprunteur va s’y ajuster. Si une foule d’acheteurs de CDS apparaît, elle peut provoquer la perte d’un emprunteur. En principe, le mécanisme n’a rien d’automatique. Mais on a affaire ici au même phénomène que sur les marchés à terme : il n’y a aucune raison pour que les prix spot s’alignent sur les prix à terme mais c’est pourtant ce qui se passe. Tout simplement parce que les opérateurs sur ces marchés considèrent que le prix à terme est une évaluation objective du prix futur et qu’il est plus prudent de s’aligner immédiatement sur lui.

Alors, les firmes de Wall Street se sont mangées les unes les autres parce que, comme pour Cronos et ses fils, il valait mieux dévorer qu’être dévoré soi-même. Comme il n’en reste plus beaucoup, elles s’en prennent maintenant, avec l’aide des hedge funds, aux États. Certaines de ces firmes s’assurent contre un risque qu’elles courent réellement si elles possèdent de la dette souveraine de la Grèce, du Portugal ou de l’Espagne. Mais d’autres ont une position « nue » sur des CDS et parient cyniquement sur leur perte. Elles ne s’arrêteront pas là : la Grande-Bretagne et les Etats-Unis suivront. Ces pays connaîtront le sort que Mr. George Soros avait fait subir en 1992 à la livre sterling.

Seulement, les États ne sont pas de simples firmes, et si les banques et compagnie, entrent en guerre avec eux, ils ne se laisseront peut-être pas faire. Une telle guerre serait alors sans merci.

Cronos dévorant ses enfants

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72 réflexions sur « Cronos dévorant l’un de ses enfants, BFM Radio, lundi 8 février à 10h46 »

  1. Mr Jorion, Mr Leclerc,

    Je joins une proposition d’un libéral sur une proposition pour contrer la crise.
    même si tout n’est pas parfait (coté humanisme), on retrouve pas mal de propositions vus sur ce site (revenu minimal, séparation banque de dépôt).

    Le seul point ou j’ai du mal à suivre c’est comment peut on controler l’inflation et déflation pour les annuler toutes deux???!!!!!!!!

    Merci de vos commentaires

    http://tropicalbear.over-blog.com/article-quelques-propositions-globales-en-reponse-a-la-crise-44410258.html

    1. la T2E[dNP] propose une solution en devenir à la critique de la valeur de mr jappe,et également la phase de transition

    2. pas encore lu votre proposition, mais en voici une autre:

      « – Comment faire, dans un marché financier largement mondialisé ?
      Il faudrait faire la différence entre les crédits selon leur finalité. Il y a ainsi des crédits qui financent l’activité réelle, de nouveaux actifs ou des investissements, qui débouchent sur de la croissance ; le remboursement s’effectue au moyen du cash-flow créé par l’activité nouvelle. Et d’autres financent le rachat d’actifs existants – les crédits pour l’immobilier, pour les LBO ou rachats d’entreprise – avec un endettement élevé, où ce sont les plus-values qui financent le coût du crédit. Ce sont deux formes de prêts très différentes, il n’y a pas de raison de limiter les premiers, alors que les autres n’ont pas toujours d’utilité sociale, ils peuvent même être dangereux. Et lorsqu’on relève les taux d’intérêt, on pénalise indifféremment les deux, on frappe même davantage l’activité réelle, alors que l’on récompense les spéculateurs : le resserrement de la politique monétaire se traduit souvent par une montée du taux de change, qui augmente la plus-value. On n’a pas assez réfléchi à cela, notamment au Royaume-Uni, à cause de l’idéologie ambiante qui était contre une telle distinction. Nous étions aveuglés par la crainte de voir resurgir l’interventionnisme et ses travers. »

    3. @Cédric,

      Loïc Abadie part du principe de la neutralité de l’Etat dans la création monétaire. Lorsqu’il écrit « L’état se doit d’être neutre et n’a pas à nous « inciter » à quoi que ce soit en matière de comportement économique », il précise plus loin qu’il faut abandonner la réserve fractionnaire pour la couverture totale des dépôts. Mais ce qu’il omet de souligner dans son raisonnement, est que la quantité de monnaie détenue par les banques à réserves pleines est considérée comme « optimale » (raisonnement Rothbardien) pour le fonctionnement de SA société.

      Et décréter comme l’a fait Rothbard que la quantité de monnaie est toujours optimale à un moment donné relève d’un raisonnement biaisé, un monde de bisounours sans faux-monnayeurs.

    4. Ni les gouvernements ni les BC ne savent controler l’inflation ou la déflation dans une économie mondialisée.
      Le seul pouvoir que l’on peut éventuellement accorder aux banques centrales est celui de mettre les économies à genoux en montant les taux.

      La période dans laquelle on se situe est inédite (sauf dans une certaine mesure les années 30 mais le niveau d’endettement est sans commune mesure), c’est une période de deflation quasi mondialisé.

      Le capitalisme d’endettement récent n’est tout simplement pas viable en période de déflation généralisée, la valeur ajoutée n’est plus à même d’honorer et le service de la dette et la croissance. Au niveau macro un élève de lycée pourrait le comprendre.

      A titre d’exemple le Japon ne s’en est « bien » sorti que parce qu’il pouvait exporter, si il avait été seul le système se serait effondré.
      Tous les pays riche sont aujourd’hui plus ou moins dans la situation du Japon des années 90, mais comme par définition tous le monde ne peut pas avoir une balance commerciale excédentaire le système n’est qu’en sursis. Cela dit la médecine urgentiste a fait des progrès le malade en phase terminal a peut être encore 5 belles années de chute de PIB devant lui avant que le docteur ne prenne acte du décès.

      Il n’y a pas de plan B sauf une très hypothétique concertation à l’échelle planétaire pour augmenter tout les salaires et réabonder la base de la pyramide (et encore je ne sais pas si cela suffirait).

    5. Cher Paul,

      Vous conseillez la lecture du texte d’Anselm Jappe  » Crédit à mort « . Vous l’avez déjà certainement croisé dans vos réflexions, cet auteur est un théoricien allemand qui vit aujourd’hui en France, on le connait souvent parce qu’il a écrit notamment un livre remarqué (y compris par le principal intéressé) sur  » Guy Debord  » où il ramène le concept critique de  » spectacle  » à la notion d’abstraction réelle dont parle l’épistémologue Sohn-Rethel, pour parler de la  » forme sociale totale  » qu’est la valeur. Il s’inscrit dans le courant que l’on appelle en Allemagne la  » wertkritik « (critique de la valeur), impulsé à la fin des années 1980, par la revue allemande  » Krisis  » (qui s’est fait connaitre par son bouquin  » Manifeste contre le travail « ) et aujourd’hui aussi les revues germanophones  » Exit !  » et  » Streifzuge « . Les auteurs dans ce courant, sont par exemple l’ouvrage de l’historien américain Moishe Postone,  » Temps, travail et domination sociale « , Mille et une nuits, 2009, ou encore le livre de Jappe,  » Les Aventures de la marchandise. Pour une critique de la valeur « , Denoël, 2003. Le philosophe français Jean-Marie Vincent décédé en 2004, est par certains côté proche de cette critique de la valeur, surtout dans son livre  » Critique du travail. Le faire et l’agir « , PUF, 1987. http://palim-psao.over-blog.fr/article-integralite-du-livre-critique-du-travail-le-faire-et-l-agir-de-jean-marie-vincent–43952714.html

      Voilà, si à l’occasion de vos lectures vous croisez ces ouvrages, je serai bien curieux et intéressé par vos remarques, critiques au regard de vos propres thèses. Des passerelles et un dialogue me semblent possibles. Et vous savez que Jappe n’est pas étranger à la réflexion qui a lieu dans le MAUSS et aux apports des anthropologues.

      Bien cordialement
      Pom

    6. Quand j’ai lu cet article récent d’Anselm Jappe, j’ai pensé que j’en avais déjà fait une critique implicite dans certains textes que j’ai écrits de mon côté. Je vais essayer de rassembler les éléments dans une « réponse à Anselm Jappe ».

    7. Dans le texte de Jappe, il y a quelques approximations.

      En particulier, il ne cerne pas le problème sur le tour lorsqu’il dit ; « la transformation du travail en valeur est vouée historiquement à l’épuisement à cause des technologies qui remplacent le travail. »

      C’est sans doute vrai, mais il n’introduit pas la variable « énergie ».

      L’énergie brut, pouvant être transformée en dentelle grâce à l’intervention de l’homme capable de concentrer la sienne dans ce but … ce qui aboutit d’ailleurs à l’efficacité des technologies.

      Mais sans énergie brut accessible au départ, on est encore à passer son temps à ramasser du bois en l’espérant pas trop humide de novembre à mars ( hémisphère nord ), ou alors, on serait retourné vite fait en Afrique.

  2. Il me semble que ces firmes ne faisant qu’un avec l’etat US, c’est plutot un declaration de guerre finaciere des USA
    envers le reste du monde. Ce qui ne fait que rendre explicite aux yeux de tous et en particulier des petites gens
    que depuis toujours les USA sont les ennemis du reste du monde. Un historien dans la salle ??

    1. Sans être historien, il semble que l’histoire actuelle montre que les USA comme vous dites ont quelques problèmes avec leurs américains… aussi.

  3. Crise de la dette : pas de risque de « contagion » au reste de la zone euro (Fitch)

    « Selon lui [Marc Ladreit de Lacharrière], des pays comme la France et l’Allemagne disposent de suffisamment de « crédibilité » auprès des investisseurs, qui « décident et sont les maîtres du jeu ». « En France et en Allemagne, nous avons la chance d’avoir deux pilotes dans l’avion », a-t-il souligné. »

    Fort avec les faibles, faible avec les forts, comme tout commercial qui se respecte. La force ne reposant plus que sur la « crédibilité ». Cela va en rassurer plus d’un…

    «  »Est-ce que la Grèce était en mesure de prendre des dispositions favorables à un redressement du pays? », a esquissé M. Ladreit de Lacharrière. « On en doutait parce qu’il faut savoir que la Grèce n’a jamais véritablement suivi toutes les directives venant de l’Europe. Ils n’ont pas respecté le pacte de stabilité monétaire, ni le pacte de stabilité économique », a-t-il argué. »

    Bientôt, il faudra remercier les agences de notation pour avoir sauvé la zone euro.

  4. C’est effectivement bien de guerre qu’il s’agit et il est grand temps que les états mettent à l’instar des banques centrales des moyens « non conventionnels » de lutte contre le cynisme et l’arrogance de la finance.

    Comme jadis le pouvoir civil à fait rentrer les militaires dans leurs casernes il convient de faire rentrer les banquiers dans leur métier. Ce qui se pratique aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec le métier de base et la plupart des grandes banques tiennent plus de l’officine mafieuse que de l’entreprise de collecte de dépôt et de de service de prêts.

    Je parie que d’ici peu nous entendrons moins parler de G20 que de Mi5 et de M16.

  5. Paul, pouvez-vous m’expliquer comment Goldman Sachs pourrait parier sur la chute des USA alors que ce sont eux qui décident à Washington et en tirent grand profit? Pourquoi se tireraient-ils une balle dans le pied?

    1. Parce qu’ils sont court thermistes cupides et apatrides. Et qu’ils joueront ensuite l’inverse parce que si les Usa s’écroulent le reste suivra et ils pourront jouer alors dans l’autre sens.

    2. @ Liervol

      Et vous pensez vraiment que le pouvoir américain (les politiques et surtout les militaires) vont regarder les financiers faire ça sans bouger?

      Il faut arrêter de croire naïvement à l’omnipuissance de la Finance, à la théorie du complot de la Mafia Financière Universelle. Ouvrez des livres d’histoire et regardez comment ça s’est passé au XXe siècle à chaque fois que quelqu’un a voulu instaurer des « dictatures globales ».

  6. Messieurs Jorion, Leclerc ou Roche

    Pouvez vous éclairer ceux qui ne sont pas des historiens de la Finance et cela de la manière la plus exhaustive possible: à quelle époque, sur quels marchés, dans quel but, selon quelles logiques, les « crédits défault swaps » ont été ouverts à ceux qui n’étaient pas concernés par l’obligation de prendre une assurance sur les risques de crédit vis à vis d’un agent économique donné, et à quels opérateurs ces « produits » étaient ils destinés?

    L’historique est peut-être éclairant sur les intentions « cachées »

    Merci pour votre (vos) réponses expertes.

    1. Je crois que tout simplement il y a un vide juridique là dessus ainsi c’est ouvert à tous, ceci d’autant que plus il y a de parieurs plus il y a de commissions sur les ventes de paris.

  7. Est-ce bien Lénine qui a dit que les capitaliste vendraient jusqu’à la corde qui les pendraient.????

    Cela étant, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

    Ayant suivi le débat de « ce soir ou jamais », ce qui est navrant, ce n’est pas tant que Le brave Eric et P Jorion ne soient pas sur la même longueur d’onde….cela se comprend.

    C’est plutôt le fait que, dans une situation de crise telle que celle que nous traversons, nos « dirigeants » se figent sur des certitudes d’un autre age. Pourquoi se sentent-ils obligés de ramener le débat au niveau du plancher quand l’un des intervenants tente d’élever ce même débat. Ce ne sont même plus les idées défendues qui m’interpellent, (on peut avoir des idées différentes, c’est le b.a.ba de la liberté) c’est cette sorte de « malhonnéteté intellectuelle qui détourne les citoyens de base de leur…..élus.

    Cincinatus.

  8. A ne pas montrer à tous les petits enfants ce tableau.

    C’est vraiment pas croyable ce que vous nous décrivez, c’est vraiment du cannibalisme nous sommes vraiment revenus à l’Age de pierre et des cavernes, de la violence et de la brutalité sans nom et sans visage avec ces gens là.

    Mais les zombis et les morts-vivants se mangent-ils vraiment entre-eux pour de la chair fraiche ?
    http://www.ecrans.fr/Comment-les-zombies-savent-ils-qu,8574.html

    1. Keynes et le cannibalisme
      Déjà signalé il y a quelque temps sur ce même forum ; sauf erreur, Keynes n’a pas fait de comparaison entre le capitalisme ultra-libéral et le cannibalisme. Le cannibalisme financier est une tautologie. Le cannibalisme alimentaire a été une coutume dans certaines cultures primitives, mais il est « tabou » dans les sociétés avancées qui conduisent au désastre écologique. « Bouffer » du haut fonctionnaire bien nourri ou du banquier bien gras comme solution au réchauffement climatique et comme lutte contre la pollution ? Certain rétorquera comme dab : rigolo ! Sauf que ce qui est rigolo aujourd’hui peut le devenir moins demain, surtout pour lui !

    2. @ albin

      C’était rigolo aussi autrefois pour les banquiers, les financiers, et certains économistes de première, de manger d’abord du curé, du chrétien, des bonnes sœurs, des philosophes, des intellos, des penseurs, des prophètes, des saints, des justes, du spirituel comme du religieux, surtout pour eux, et puis après on s’étonne bien naivement du tout marchand sur terre maintenant, il y a vraiment quand même beaucoup d’hypocrites de première dans ce bas monde. et tous ceux encore petits et grands et bien d’autres oubliés de plus encore, complétement meurtris, écœurés, dépités, bien abimés, et tous ceux encore que l’on préfère de nouveau égorgés, tuer, mener à l’abattoir, faire taire la voie sur terre, leur monde d’abord et avant tout leur monde, car dans leur monde, il ne faut bien sur plus guère de gens différents pour faire un monde, un monde de banquiers de marchands et financiers par dessus toutes choses de plus, oui versons beaucoup de larmes, de lamentations et de pleurs au sujet de tous ces gens là.

  9. Concis et précis. Que dire de plus ? Sinon se demander pourquoi nos éclairés dirigeants tolèrent de telles magouilles ? Faut-il vraiment que tout s’effondre avant qu’ils ne mesurent la monstruosité de ce qui se passe ?

    1. Pourquoi, ils tolèrent parce qu’ils ne savent pas comment annuler les paris à découvert déjà pris qui doivent encombrer les bilans de part et d’autres.

  10. « Seulement, les États ne sont pas de simples firmes, et si les banques et compagnie entrent en guerre avec eux, ils ne se laisseront peut-être pas faire. Une telle guerre serait alors sans merci. »

    Une apparence de guerre peut-être, car il me semble, l’Etat et les firmes sont liés dans un « pas de deux » nécessaire à la distributrion du Gaz. De cette apparence de guerre, chacun aura prouvé sa virilité, l’un au regard de ses actionnaires, l’autre au regard du peuple.

    Ces mégas firmes ont besoin de l’État pour faire respecter les lois sans lesquelles elles ne peuvent se légitimer et se maintenir. Et puis bon , « l’État » a davantage l’habitude de servir les riches plutôt que les pauvres. Pour faire image, je ne crois pas que la City puisse d’ores et déjà rapatrier « Black Water », avec pour nouvelle mission de nous faire payer le gaz, même si Goldman Sach International a déjà un pied dedans.

    Par contre, les Megas firme et l’ État vont peser l’un et l’autre le risque de tout perdre dans d’une « guerre sociale », et nous le peuple, nous évaluerons le risque de ne plus avoir de gaz en y allant trop fort dans la casse. Plutôt que d’envisager la « guerre sans merci », n’aurions-nous pas intérêt à suivre ceux qui chercheront à tirer leur épingle du jeu en proposant leurs services, tant aux Mega firmes qu’à l’Etat, et dans le but pour d’arrondir les angles ?

    1. @ Hervey

      « Guerres civiles » entre qui et qui? D’un côté quelques milliers de financiers et de l’autre 300 millions d’américains aux USA, par exemple? Les guerres civiles (et je suis bien placé pour le savoir, étant Espagnol) c’est quand un pays et surtout une armée sont divisés. Je vois mal les financiers sortir dans la rue combattre « le peuple en colère », si les choses se passent mal. À mon avis les barricades autour de Wall Street ne tiendraient pas longtemps… 😉

  11. Bonjour,

    Il me paraît nécessaire de mettre au pas la finance mondiale et ce combat là les Etats et les citoyens n’ont pas intérêt à le perdre faute de quoi, travailler plus pour gagner soi-disant plus reviendra à : Travailler plus pour payer leurs bonus.

    1. Il n’y a qu’un seul moyen de mettre la finance mondiale au pas, faire sauter le statut du dollar, car même la city en dépend.

    2. @ jeanpaulmichel, merci : « travailler plus pour gagner soi-disant plus reviendra à : Travailler plus pour payer leurs bonus. » … eh ! SUPER bien taillé pour devenir un futur clairon du réveil citoyen :

       » TRAVAILLER PLUS POUR LEURS BONUS ! « 

  12. Bonjour mr jorion,

    Toujours la même question, qui a encore les épaules pour vendre des CDS ?
    Cette histoire de CDS ne serait-elle pas juste un moyen de communication de la sphère financière afin d’arriver à ses fins : obliger la BCE à voler au secours des pays auxquels les banques sont (sur)exposés (merci Marin et son post sur Boursorama) ?

    PS: je ne vous suis pas sur la mise à genoux de l’angleterre et surtout des états unis, les états unis à genoux auprès de qui ces banques se refinanceraient-elles ?

  13. « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts. »
    « Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort. »

    François Mitterrand
    Commentaire fait lors d’un entretien privé à la fin de sa vie(cité dans Courrier International du 13 Avril 2000)

  14. J’ai une réminiscence de la crise de l’Asie du Sud Est. Une histoire de spéculation où au moins un Etat avait violé les règles du jeu financier pour se défendre. Les spéculateurs avaient parié que cette règle ne serait pas violée. Il y a eu plainte à l’OMC ou au GATT. Je ne sais plus. Les Etats ont perdu face aux spéculateurs et la crise a éclaté.

    Le pouvoir de l’OMC me semble renforcé depuis. Les règles du jeu financier international me semblent plus protégées qu’à l’époque. Les gouvernements sont donc mal partis pour se lancer dans une guerre.

    Actuellement, les tergiversations, les inactions et les silences face aux opérations spéculatives contre les « PIIGS » ressemblent beaucoup à celles de l’époque face à un pays comme la Corée du Sud. À ce moment, les « Marchés » ont eu le dessus. Pourquoi, et surtout avec l’inaction des gouvernements, en serait – il autrement pour la Grèce ?

  15. « Ces pays connaîtront le sort que Mr. George Soros avait fait subir en 1992 à la livre sterling. »

    je comprends mieux pourquoi il y a quelques années Georges Soros a transformer sa fortune en dollars en rinmimbis …

    la spéculaton est instantanée mais se prépare de longue date !

  16. Du blog de George Washington, un des plus lucides et incisifs face au corporatisme et au ‘cow-boy capitalism’ made in U.S.A, édifiant

    ‘From the highly regarded economist Michael Hudson: «  »You have to realize that what they’re trying to do is to roll back the Enlightenment, roll back the moral philosophy and social values of classical political economy and its culmination in Progressive Era legislation, as well as the New Deal institutions. They’re not trying to make the economy more equal, and they’re not trying to share power. Their greed is (as Aristotle noted) infinite. So what you find to be a violation of traditional values is a re-assertion of pre-industrial, feudal values. The economy is being set back on the road to debt peonage. The Road to Serfdom is not government sponsorship of economic progress and rising living standards, it’s the dismantling of government, the dissolution of regulatory agencies, to create a new feudal-type elite. »
    And Foreign Policy magazine ran an article entitled « The Next Big Thing: Neomedievalism », arguing that the power of nations is declining, and being replaced by corporations, wealthy individuals, the sovereign wealth funds of monarchs, and city-regions. »

    other-reason-that-us-is-not-regulating

  17. Chronos émascule son tyran de père. Sympathique !

    Fatale projection, il craint que ses propres enfants lui fassent subir le même sort. Quelle idée !

    Principe de précaution oblige, préventivement, ils dévorent les 5 premiers. Ben voyons, c’est si simple !

    Son 6eme enfant échappe à sa barbarie.et met un terme à cette lignée de parricide et d’infanticide. Ouf !

    Il devient ZEUS, le Dieu des Dieux, mature, juste et justicier, sécurisant, salvateur, bienveillant. Ça existe ?

    Tout ça pour dire qu’après que les Cronos, les Ouranos de la finance, blindés de testostérone avariée, auront fini de s’entredévorer, peut-être verront nous apparaître un Zeus providentiel qui mettra un terme aux agissements de ces barbares et les renverra jouer dans leur cour.

    Y ‘a t-il un Zeus quelquepart ?

    1. Un zeste, peut-être, de Zeus sécherait quelque part… en cherchant bien.
      Mais des Pyrrhus, en revanche, on en a à la pelle !

    1. Aig devrait être en faillite et elle est toujours là, elle a juste changer de nom et c’est le contribuable qui a payé, pourquoi ne continuerait il pas ? quelque un a interdit la vente de cds ne serait ce qu’aux positions nues ?

  18. Question: A supposer que la volonté politique existe (après tout Roosevelt a fait des réformes importantes en son temps) comment les Etats pourraient règlementer les C.D.S. que j’essaie de traduire, selon ce que j’ai compris, par Assurances Spéculatives de Défaut de Crédit, les deux premiers termes étant à terme antagonistes?
    N.B.: L’ utilisation de termes le plus souvent anglophones dans la finance correspond-elle à une volonté d’accroitre l’opacité oligopoliste?

  19. Extraordinaire cette peinture de Goya !
    Cronos dévorant l’un de ses enfants semble surpris en pleine action, en flagrant délit
    de voracité criminelle, et mériterait bien une comparution immédiate ; mais il est difficile
    de décider à coup sûr s’il dévore en même temps qu’il vomit, ou s’il ingurgite ou s’il extirpe
    l’enfant dont il s’est emparé, en même temps qu’il s’y accroche.
    Son regard hanté par la sauvagerie concupiscente et l’angoisse, l’absence de dents dans sa bouche,
    donnent de lui l’impression d’une bien pitoyable créature, occupée à une bien funeste besogne.

  20. Sur Yahoo Alerte info :

    « La progression du dollar pénalise le brut à New York »

    http://fr.news.yahoo.com/4/20100205/tbs-petrole-cloture-7318940.html

    « Le raffermissement du billet vert et les inquiétudes quant à la santé de l’économie dans la zone euro, conjugués au recul des marchés d’actions, sont une combinaison extrêmement négative pour le pétrole, soulignent des opérateurs de marché. Les cours ont toutefois été soutenus par les déclarations d’un fonds spéculatif qui a démenti être à l’origine de la volatilité de ces derniers jours. »

    D’après mon petit doigt, la remontée du dollar et la volatilité du cours du brut viennent de l’alliance du BRIC. Et vous allez voir que la Grèce va s’en sortir, soutenue in extrémis par …

    Nous verrons bien dans une semaine

  21. Très bon billet!

    Pour mieux comprendre la folie des CDS nus (et autres « paris purs »), on peut les comparer à quelqu’un qui contracte une assurance incendie pour une maison qui ne lui appartient pas et située de l’autre côté de la planète, disons en Australie. Si cette maison brûle, il ne courre objectivement ausun risque, mais par contre il touche le pactole. Et dans cette histoire, il y a aussi des pompiers pyromanes qui lancent des rumeurs, provoquent sciement de l’inquiétude afin de faire chuter les cours et donc toucher le pactole. Vive les « innovations » financières et la finance casino 😉

  22. S’il doit y avoir une guerre entre banques et états, alors allons-y ! Car il me semble que les états ont toutes les chances de gagner.

  23. Le site France3 de cette émission utilise le plugin « Silverslight » de Microsoft qui n’est évidemment pas disponible pour linux que j’utilise. (et sans doute pas non plus pour Mac) Il existe pourtant d’autres choix possibles pour des vidéos en ligne. Je peux regarder les émissions de France5 sans problème par exemple.

    Il est scandaleux qu’un site d’une chaine publique s’accoquine ainsi avec Microsoft participant de fait à sa position de monople.
    De plus ce genre de pratiques est incompatible avec la notion de service public qui doit être universel.

  24. MR Jorion vous avez des lecteurs chez force ouvrière (et tant mieux).

    Crise de la dette : une manoeuvre pour faire passer une cure d’austérité.

    Force Ouvrière a appelé lundi à ne pas être dupe de la panique boursière au sujet de l’endettement public, destinée à « persuader l’opinion de la nécessité d’une cure d’austérité d’une envergure exceptionnelle », alors que ce serait « suicidaire » selon la confédération.

  25. L’austérité de l’état devrait être la norme, l’état n’a pas vocation de distribuer des nougats à tout le monde (ça c’est le travail du père Noël).

    Ce qui est suicidaire c’est que Force ouvrière existe encore et puisse encore avoir une capacité de nuisance.

    http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/indicateurs_economiques_20/principaux_indicateurs_142/du_budget_148/index.html

    Bah… mais avec la situation que l’on connait je ne fais pas de souci
    Situation mensuelle de Force ouvrière euh non de l’état :
    Niveau à fin décembre 2009 :
    Recettes : 237.25 Milliards d’€
    Depenses : 367.10 Milliards d’€

    Tout simplement ubuesque.

    Structure de l’endettement :

    Durée de vie moyenne des BTF 113 jours (214 milliards)
    Durée de vie moyenne des BTAN 2 ans et 11 jours (215 milliards)
    Durée de vie moyenne des OAT 9 ans et 350 jours (719 milliards d’€)

    Encours 1144 milliards d’€.

    Ce sont des fous qui s’occupent de la caisse…
    Mais c’est nous qui allons payer.

    1. « L’austérité de l’état devrait être la norme, l’état n’a pas vocation de distribuer des nougats à tout le monde (ça c’est le travail du père Noël). »
      Vous ne vous adressez pas à des enfants infantilisés à qui on fait croire ceci ou cela, Monsieur ou Madame Phev.

       » Ce qui est suicidaire c’est que Force ouvrière existe encore et puisse encore avoir une capacité de nuisance. »
      Vous êtes sûr(e) que vous raisonnez ?
      Moi non.

      La « capacité de nuisance » de tel ou tel syndicat de salariés me semble en tout état de cause avoir été nettement au-dessous de celle de libéraux, de votre acabit, aux manettes depuis des lustres ( au moins depuis 1980), quelque soit leur couleur politique puisqu’ayant abouti à cette crise financière et économique.
      En fait une crise de la relation salariale : baisse de la part salariale dans la composition organique du capital, développement du crédit pour pallier à cette baisse salariale (Subprime), ralentissement de la croissance étasunienne, avant le déclenchement de la crise des défauts sur ce type de crédit (cela : ralentissement croissance, expliquant ceci : défauts de paiement).
      Une sérieuse mise à jour de votre système s’avère indispensable, Monsieur ou Mdame Phev.
      Les salariés, même syndiqués FO, ne sont pas qui vous croyez….

  26. Paul Jorion écrit:

    «  »Seulement, les États ne sont pas de simples firmes, et si les banques et compagnie, entrent en guerre avec eux, ils ne se laisseront peut-être pas faire. Une telle guerre serait alors sans merci. » »

    Guerre monétaire en vue? Continuation « planétaire » de l’antagonisme historique, devenue enjeu universel, entre Hamilton et Jefferson qui, au bout de environ un siècle s’est soldé par la « victoire des hamiltoniens  » à la sauvette, en décembre 1913 pour la privatisation de la Federal Reserve, et nous y sommes toujours avec, Keynes aux orties, à nouveau, la montée des périls. Depuis cette victoire décisive, qui fut sans doute la moins spectaculaire de l’histoire, arrachée à la sauvette, dans l’indifférence générale et un hémicycle presque vide, ce 23 décembre 1913, la monnaie « fiduciaire » mondiale nommée dollar est dans des mains privées et est parvenue tout le long du siècle dernier à « faire la loi », SA loi sur le monde. Malgré les lois (elles sont là pour la forme? Plutôt pour la frime) l’actionnariat privé règne sur le monde où il y a eu: la fin des empires, le Tsariste, l’Ottoman, de l’Autriche-Hongrie (ce dernier regretté à peu près unanimement), l’empire britannique, l’empire français et l’empire portugais, 2 guerres mondiales, l’utilisation de la bombe atomique, le règne du communisme sur la moitié de la planètes pendant 73 ans et non vraiment terminé à ce jour. Voici la « mouture » du monde financier s’étant hissé frauduleusement en amont du politique maintenant déchu. Au slogan marxiste d’autrefois: « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! » répond aujourd’hui en écho ce slogan que j’invente pour la circonstance: « Riches du monde entier, vous êtes unis dans la république universelle de l’argent-roi, le monde est à vous! »…

    1. « Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner  » Warren Buffet

    2. Buffet confond la guerre avec une bataille. Et la guerre financière avec la vraie. Exactement comme les nazis en Allemagne et les communistes en Russie (en changeant « financière » par « idéologique »). On sait comment ça s’est fini.

  27. @communisation

    Où voyez vous de libéraux dans le monde où nous vivons c’est le syndicat des banquiers et des financiers qui a eu le dernier mot dans la crise que nous vivons. Il a les mêmes principes que le votre : IL DEFEND SES ADHERENTS PLUTOT QUE LA COMMUNAUTE et est aussi nuisible que le votre.

    1. Oui peut-être bien,

      Mais ou voyez vous des libéraux spirituels se soucient d’abord du tout commerce matériel sur terre ?

      Mais quel est donc le livre de chevet de ces gens là, certainement pas les vieilles bondieuseries inutiles venant de la Bible hein Don Camillo, hein Fernandel ? Et dire qu’il y en a qui perdent encore le temps et leur vie à méditer les saintes écritures autrement sans la permission des grands prêtres du commerce et des sacrifices humains de plus, mais quelle perte de temps et d’argent pour la société vous ne croyez pas.

  28. Pas uniquement en Grèce grande machination infernale,

     » Vous ne pouvez servir la justice et l’Argent  »

     » Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur  » (Luc 16,9)

     » Vendre, acheter le pauvre pour une paire de sandales  » (2,6 ; 8,6)

     » Voici tes dieux, Israël, qui t’ont fait monter de la terre d’Égypte  » (Exode 32,4)

     » C’est ma force et la puissance de ma main qui m’ont procuré toute cette richesse » (v.17)

     » Gardez-vous de toute cupidité : si quelqu’un a du surplus, sa vie n’est pas tirée de ses biens » (Luc 12,15)

     » Il suffira d’une seule heure… Le fruit que désirait ton âme s’en est allé loin de toi. Tout ce qui est raffinement et splendeur est perdu pour toi. Jamais plus on ne le retrouvera » (v.14)

    Au cœur de cette grande mascarade humaine, c’est le pauvre et l’opprimé lui-même qui est considéré
    davantage comme une marchandise de peu de poids, de peu de valeur, esclave d’un monde si désenchanté !

     » Aaron prit l’or de leurs mains et le façonna au burin, et il en fit un veau de métal fondu. Ils dirent alors : ‘Voici tes dieux, Israël, qui t’ont fait monter de la terre d’Égypte » (Exode 32,4)

     » Leur argent est devenu de l’écume, leur meilleur vin est coupé d’eau. Tes chefs sont des rebelles, complices des voleurs. Tous, ils aiment les présents, ils courent après les gratifications et les flatteries. Ils ne rendent pas justice à l’orphelin, et la cause de la veuve n’arrive pas jusqu’à eux  » (1,21-23)

    Les vaines valeurs marchandes masquent en réalité une grande fragilité, elles ne peuvent se maintenir sans faire régner davantage l’hypocrite, le tromperie, le mensonge, la violence, la brutalité, l’iniquité, la malice, la mort.

    La puissance mensongère des richesses marchandes accumulées détruit, avilit, achète, trompe et endort
    beaucoup trop de monde, grande ruine visible qui se prépare …

    1. « Les vaines valeurs marchandes masquent en réalité une grande fragilité, elles ne peuvent se maintenir sans faire régner davantage l’hypocrite, le tromperie, le mensonge, la violence, la brutalité, l’iniquité, la malice, la mort »

      C’est justement les postulats économiques de Friedman et consorts. L’homme est une sorte de bête fauve pour qui l’altruisme est plus absent que chez une troupe de requins. A cette liste d’adjectifs, on peut ajouter ce qui me semble la principale perversion: le cynisme.

      La finance devrait relire la bible. Les adorateurs du veau d’or finissent en général en exil à Babylone, malgré les prophètes (Jorion) qui les ont mis en garde!

  29. le 2 mars 2009 à 21:41 j’écrivai ce commentaire sur ce blog.

    « Dans la mythologie crétoise, on raconte qu’il fallait tous les 7 ans fournir à l’ogre “Minotaure” qui vivait au centre de l’île dans les montagnes, une belle quantité de chair fraîche sous forme de jeunes gens garçons et filles qu’on lui donnait en pâture pour apaiser sa goinfrerie et sa colère. Ce sacrifice et cette offrande faits, la vie reprenait alors “normalement” son cour.
    Aujourd’hui, à vous lire, il semble que le “Minotaure” soit devenu boulimique au point de vouloir avaler tout le monde… ce qui est une menace gravissime pour le moins puisque c’est le mot fin qui se profile.
    Je propose donc, de tuer le « Minotaure » car de toute façon il est appelé à mourir de faim.
    Point final.
    Général Jorion, dés demain matin les commentaires sont en ordre de bataille. »

    Il n’est jamais plaisant de se citer mais … ce moulin là (le blog) j’ai plaisir à le faire tourner… avec vous tous.

  30. Merci pour se très bon billet qui se veut pédagogue pour les non initiés comme moi. Cependant, Mr Jorion , il y a quand même un point que je ne comprend pas: Comment est fixé le montant du remboursement d’un CDS nu en cas de faillite de l’emprunteur ? Sur une assurance normale cela depend evidemment du montant qui a été investit, mais dans ce cas précis il n’y pas d’investissement ? La nature de ce remboursement peut-elle inciter des propriétaires de ce genre de produits financiers à acheter encore plus massivement afin de provoquer la faillite de l’emprunteur et du coup d’empocher un vrai pactole ??

  31. Une dernière question: L’emeteur de CDS, donc l’assureur si j’ai bien compris, peut-il lui même faire faillite s’il ne peut pas rembourser tout ses clients? Qu’est ce que cela impliquerai ?

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