L’actualité de la crise: la dette, un cadavre dont on ne peut se débarrasser comme ça, par François Leclerc

Bilet invité.

LA DETTE, UN CADAVRE DONT ON NE PEUT SE DÉBARRASSER COMME ÇA

La série à suspens grecque a focalisé ces dernières semaines toute l’attention, faisant presque oublier que la crise de la dette publique était globale et touchait potentiellement tous les pays occidentaux.

L’Europe, et plus particulièrement la zone euro, était et reste sur le devant de la scène, faisant passer au second plan des situations tout aussi préoccupantes (pour manier la litote) mais pas encore arrivées à maturité : celles du Japon et des Etats-Unis. Les deux premières puissances occidentales où ont été émises les plus grandes masses de dette publique, ce qui mérite d’être rappelé.

Le Japon, plus que jamais condamné à une déflation dont il ne parvient pas à sortir, est dans une situation à force inextricable. On dit souvent, pour décrire le financement de son énorme dette publique, qu’il provient de l’épargne intérieure, à la différence de celui des Etats-Unis. Ce qui est exact mais omet de préciser qu’une grande partie de la dette japonaise est en réalité achetée par les banques du pays, qui se financent auprès de la Bank of Japan où elles déposent en garantie les obligations souveraines qu’elles ont acquises.

L’épargne des ménages joue parallèlement son rôle, mais elle parvient de moins en moins à éponger les nouvelles émissions, tandis que le bilan des banques – et de la BoJ – continuent de gonfler. Par voie de conséquence, le Japon commence à se tourner vers les marchés financiers internationaux, ce qui ne va pas être sans conséquences pour les autres pays.

Les Etats-Unis n’en sont, pour leur part, qu’aux prémices d’une réflexion publique sur la manière d’entamer la réduction de leur déficit abyssal, dont le montant officiel est par ailleurs sujet à forte caution, vu tous les engagements qu’il affecte d’ignorer. De ce point de vue, l’Etat s’inscrit dans une tradition bien ancrée qui, des banques commerciales à la Fed, veut que l’on pratique aux Etats-Unis avec constance et à grande échelle l’art consommé du hors bilan.

Dans un pays où tous les jours on découvre de nouveaux trous financiers, et où la santé des banques dites régionales comme des Etats et des municipalités est de plus en plus chancelante, menaçant les programmes sociaux et atteignant les services de l’éducation, de la justice et de la police, restreindre les dépenses budgétaires ne va pas être chose aisée, puisque sabrer dans les crédits militaires semble impensable.

C’est pourquoi on étudie discrètement, entre autres mesures, l’introduction d’une taxe à la valeur ajoutée (TVA) sur le mode européen, absente ou très modique aux Etats-Unis selon les Etats. Voilà qui ne ferait pas l’affaire de la relance de la consommation, moteur grippé de la croissance américaine, alors que le crédit n’est plus ce qu’il était et la titrisation est au point mort quand elle n’est pas garantie par la FDIC.

A l’arrivée, on peut s’interroger sur la capacité des Etats-Unis à contenir et résorber leur dette publique. Car dans ce pays où la crise est la plus aiguë, ses conséquences ne vont pas se limiter à la poursuite d’innombrables saisie des maisons ou à un chômage qui semble installé : le ciment même d’une société ne se retrouvant plus dans ses valeurs peut en venir à se désagréger. Seule la dépense publique pourra, comme c’est actuellement le cas, contribuer à la faire tenir debout. C’est en tout cas le dilemme dans lequel se trouve l’administration Obama quand il parle de réduire le déficit.

Si l’on revient à l’Europe, on ne peut qu’être frappé par la multiplication renouvelée de sombres pronostics à propos de la Grèce – pour laquelle rien n’est du tout réglé – et de l’incertitude persistante concernant les autres maillons faibles de la région. L’Irlande, en lançant un colossal plan de sauvetage de son système bancaire, vient à la fois de donner la mesure de l’état désastreux dans lequel celui-ci se trouve – justifiant de qualifier ses banques de zombies – et l’étendue des besoins de recapitalisation de celles-ci, auquel l’Etat va devoir pour l’essentiel faire face. Un seul chiffre : la structure de défaisance publique mise en place (NAMA) va acheter aux banques leurs actifs toxiques avec une décote de 47%. Ce qui donne une idée de l’ordre de grandeur des dévalorisations qui pourraient devoir encore intervenir dans d’autres pays.

On ne peut qu’être frappé par le contraste saisissant existant entre les intensives palabres gouvernementales qui nous sont rapportées, et qui ne débouchent que sur des déclarations de principe inapplicables, avec les déséquilibres économiques et financiers pour lesquels aucun plan d’action d’ensemble n’est toujours élaboré. Difficile, dans ces conditions, de croire à un sursaut de la zone euro, car celui-ci impliquerait non seulement la reconfiguration de son pacte fondateur mais également l’adoption d’une politique économique commune, tâche qui semble plus que toute autre aujourd’hui insurmontable.

D’autant que si l’on se tourne à l’extérieur de celle-ci vers un grand malade de l’Europe, le Royaume-Uni, un flou total y règne à propos de ce qu’il convient de faire, dont on ne sait s’il résulte de simples calculs électoraux ou, plus vraisemblablement, d’une parfaite et profonde indécision. Naviguant à vue, les gouvernements européens ne savent plus où se trouve la terre, ni où donner de la tête.

Nul ne sait donc quel va être le prochain épisode de la crise sur le vieux continent, mais certains prédisent déjà que les détenteurs de la dette grecque, au premier rang d’entre eux des banques allemandes et françaises, pourraient se trouver prochainement dans l’obligation de négocier une décote sur les obligations souveraines qu’elles détiennent (pour un montant de 120 milliards d’euros), dans le cadre d’un règlement global sous les auspices du FMI. A charge pour les gouvernements de ces deux pays de les soutenir en retour ensuite, face à ce nouveau trou potentiel de quelques dizaines de milliards d’euros. Sinon, faute de prêts préférentiels ou de restructuration de la dette, il ne restera plus à la Grèce qu’à faire défaut, afin de ne pas être entraînée dans une spirale déflationniste sans fin.

Ce ne sont pour l’instant que des scénarios sur le papier, mais l’un d’entre eux va inévitablement être tourné dans au plus tard quelques mois, car le statu quo est impossible. La stratégie préconisée par les Allemands ne mène la zone euro qu’à une dégringolade dans la déflation, une fois supprimées les mesures de relance publiques pour cause de réduction des déficits. Aux dernières nouvelles, selon le Financial Times, le gouvernement allemand refuserait que des éventuels prêts à la Grèce, en application du plan européen, soient consentis en dessous de 6% d’intérêt, ce qui est contradictoire avec l’objet même du plan : permettre un accès à des refinancements à un coût moindre que celui du marché.

S’il n’est pas non plus possible de prédire la suite des événements à l’échelle occidentale en général, deux des principales caractéristiques de la crise de la dette publique globale se précisent néanmoins assez bien. Elle est d’abord destinée à durer et à se déplacer, entrecoupée de paroxysmes, ainsi qu’à s’installer. Comme cela avait pu être déjà remarqué lors d’un précédent épisode, elle devient en quelque sorte permanente. Il va falloir apprendre à vivre avec elle, la question du comment restant sans réponse. Seconde donnée, elle va se traduire par un effet de ciseaux de plus en plus prononcé, entre une demande de financement public qui va continuer de croître et une offre devenant plus onéreuse.

Ce surenchérissement va résulter à la fois de l’addition des nouveaux déficits qui vont être enregistrés au fil du temps ainsi que des besoins de refinancement de la dette accumulée à des taux plus élevés qu’initialement contractés. Ce coût va alors peser davantage sur les budgets nationaux, assimilant à un grand écart le périlleux exercice d’équilibriste qu’il va falloir poursuivre entre nécessaire maintien de mesures de relance et réduction du déficit. Si cette séquence se confirme, le risque est grand d’entrer dans une spirale déflationniste. Après avoir pris, en pesant fortement sur les dépenses ou en augmentant la pression fiscale, deux types de mesures politiquement difficiles à assumer et pas spécialement favorables à la consommation, et donc à la croissance.

L’augmentation des taux obligataires, déjà constatée aux Etats-Unis, devrait donc se poursuivre. En premier lieu parce que les obligations souveraines ne sont plus ce qu’elles étaient : des valeurs refuge et sûres pour le système financier. La possibilité que certains Etats occidentaux puissent faire défaut ne va plus être une hypothèse impensable. Cela va avoir des conséquences importantes pour les établissements financiers, prochainement sommés d’accroître leurs fonds propres, et qui utilisaient largement à cet usage des titres souverains. La nouvelle situation qui en découle représente, pour le monde financier, un énorme changement de décor dans lequel il va lui falloir trouver ses marques et de nouveaux appuis.

En second lieu, parce qu’il va y avoir foule sur le marché obligataire, et que les Etats vont s’y trouver en sévère concurrence avec les grandes entreprises, qui ne peuvent plus compter comme auparavant sur les banques… et les établissements financiers eux-mêmes, placés dans le cadre de nouvelles contraintes réglementaires. Ils cherchent d’ailleurs à les minimiser actuellement, en discutant le bout de gras avec le Comité de Bâle.

Il faut citer à ce propos Pierre Nanterme, le président de la commission économique du Medef : « Notre angoisse, c’est que les taux d’intérêt remontent, tirés par des besoins toujours plus importants pour financer la dette des Etats ». Ajoutant à propos de Solvency, qui établit les normes prudentielles pour les compagnies d’assurances, grands investisseurs sur le marché des actions des entreprises : « Ces normes, en discussion, sont très défavorables aux investissements en actions des assureurs, ce qui risque d’assécher le financement des entreprises ». Tout est en effet étroitement lié.

En troisième lieu, enfin, parce que des arbitrages vont être rendus par les investisseurs, toujours à la recherche de l’optimisation des rendements : même en tenant compte de rendements accrus sur le marché de la dette souveraine, ils vont comparer ceux-ci avec ceux qu’ils peuvent attendre d’autres marchés.

Dans cette situation, faute d’autre levier disponible, les meilleurs espoirs résident pour les gouvernements dans un redémarrage de la croissance, qui aiderait à plus facilement résoudre l’équation de la réduction du déficit grâce à une augmentation des recettes fiscales. Une relance de l’économie occidentale grâce à la croissance des pays émergents, longtemps évoquée comme panacée, n’est plus claironnée avec autant de conviction. Ne serait-ce que parce qu’il est apparu que le principal moteur de celle-ci, la Chine, est confrontée à un sérieux problème de bulle financière alimentée par son gigantesque plan de relance. Les gouvernements ont donc changé leur fusil d’épaule. Ils n’évoquent plus l’accroissement de la demande chinoise, mais invoquent celle des exportations occidentales. Un angle pas nécessairement plus crédible, quand on y regarde de plus près. A commencer par le fait que tout le monde ne peut pas être exportateur net en même temps !

Un article paru dans le dernier numéro de The Economist, temple s’il en est de la pensée libérale en économie, fait le point sur ce sujet pour les Etats-Unis, le pays dont la croissance tirait celle des autres. Il dresse méticuleusement la liste des secteurs qui, selon l’hebdomadaire, pourraient tirer la croissance américaine dans l’avenir grâce à l’exportation, une fois admis que rien n’est à attendre de miraculeux de la consommation intérieure, plongée en léthargie profonde et durable pour cause de baisse de pouvoir d’achat et de restriction du crédit.  Il s’agit ni plus ni moins que des industries pharmaceutique, de matériel médical et du logiciel, de l’ingénierie, du cinéma, de l’architecture et de la publicité. Si ces secteurs doivent être à eux seuls à l’origine de la future croissance américaine, il est à craindre que le compte n’y soit pas, si l’on considère le déclin des autres !

La stratégie qui repose sur une réévaluation négociée avec les Chinois du yuan – dont résulterait le rééquilibrage du commerce extérieur américain ainsi que l’amélioration de la balance des payements et la résorption du déficit public – est quant à elle de plus en plus considérée comme une opération à dominante politique aux effets économiques douteux. Sans parler du discours anti-Chinois qui se propage aux Etats-Unis et qui alimente des campagnes elles carrément douteuses. De nombreux commentateurs expriment en effet leur scepticisme profond à propos de ce problématique rééquilibrage, ne voyant pas les Américains se mettre à produire ce qu’ils achètent aux Chinois, en tout cas aux mêmes conditions, alors que d’autres pays émergents pourront proposer les mêmes produits à bas prix en substitution des Chinois. En réalité, la seule solution serait une chute du dollar, monnaie des transactions commerciales !

A court terme, il faut plus que jamais prendre avec des pincettes les chiffres optimistes de temps en temps livrés en pâture, qui demandent à être analysés et décortiqués. Les derniers font état de créations d’emplois largement provisoires dans le cas américain, résultant notamment d’embauches gouvernementales pour effectuer le recensement, et de pourcentages de croissance qui demandent à être confirmés et intègrent les résultats mirobolants de l’industrie financière.

Pour ne pas s’en tenir aux Etats-Unis, si l’on prend le cas de l’Allemagne, première puissance européenne, il est clair que les exportations de cette dernière étant réalisées d’abord en Europe, où leurs perspectives de croissance sont limitées, vu la faiblesse et la grande fragilité de la relance, il n’y a pas non plus de miracles à en espérer. Les attentes à propos de la croissance doivent donc être relativisées, car celle-ci suppose des moteurs introuvables de quelque côté que l’on se tourne. Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, vient de déclarer en Jordanie: « On observe une reprise de la croissance un peu partout, mais presque partout, les chiffres de la croissance sont liés au soutien public et la demande privée reste plutôt faible et insuffisante ». Toute la question est là.

Les gouvernements occidentaux sont de fait renvoyés à la résolution de l’équation du déficit dans les termes précédents, sans plus de cérémonie. Cela devrait les amener à entrer prochainement de plain-pied dans la prochaine étape : celle la crise monétaire proprement dite.

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92 réflexions sur « L’actualité de la crise: la dette, un cadavre dont on ne peut se débarrasser comme ça, par François Leclerc »

  1. (afp) – A 17H00 (15H00 GMT), le rendement de l’obligation d’Etat grecque était à 7,021%, contre 6,529% jeudi soir, soit une hausse de près de 50 points de base. Le marché obligataire européen était fermé vendredi et lundi, pour cause de week-end pascal.

    Tout baigne

    1. L’ensemble des taux se sont tendus, pas uniquement ceux des Grecs, mais y compris ceux des Allemands, Britanniques et Français.

      A noter également que l’agence Moody’s vient d’abaisser sa perspective à propos de la note de l’Islande, faute d’avancée dans l’affaire Icesave qui l’oppose au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, qui porte sur le remboursement de 3,9 milliards d’euros.

      Elle a baissée de « stable » à « négative » celle-ci, qui est Baa3, la note en dessous signifiant « spéculative » ou « pourrie ». La raison invoquée est que l’Islande pourrait ne pas être en mesure de faire face à ses prochaines exigences de refinancement de sa dette, la seconde tranche d’un prêt du FMI de 2,1 milliards de dollars étant bloquée par ce contentieux.

  2. N’y a-t-il pas un risque que les politiciens européens, après avoir endetté leurs pays respectifs, ne se décident à endetter l’Union Européenne, laquelle, à ma connaissance, n’a pas encore eu recours à cette pratique à grande échelle ?
    Cela leur permettrait un n-ième renflouage du système qui tiendrait alors suffisamment longtemps pour réussir aux prochaines élections, puisque c’est la seule motivation qui sous-tend leurs décisions politiques.
    Pardonnez-ma question si elle vous apparait naïve, je n’ai pas fait d’études en économie.

    1. L’émission d’euro-obligations supposerait un consensus qui fait défaut. Les Allemands, en particulier, y sont opposés.

  3. Mardi 6 avril 2010 :

    Le différentiel entre l’emprunt grec et le Bund 10 ans, l’emprunt allemand qui est la référence sur le marché obligataire européen, a atteint 391 points de base, soit un plus haut depuis fin janvier.

    Romandie

    Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
    Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
    Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
    Jeudi 1er avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.
    Mardi 6 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,976 %.

  4. Une grande confusion est en train de s’installer par rapport à la Grèce.

    L’arrivée annoncée d’une délégation du FMI est l’objet d’interprétations contradictoires, le gouvernement Grec niant que celui-ci voudrait lui imposer des conditions draconiennes et essayant de calmer le jeu. Des rumeurs insistantes circulent assurant que de nombreux dépôts auraient été transférés des banques grecques aux filiales de banques étrangères, en vue d’exporter les capitaux. Des commentaires d’analystes financiers justifient les réactions des marchés et la hausse des taux par le fait que le plan de redressement grec n’est pas crédible car trop ambitieux, un argument qui en dit long sur l’absence de maitrise des Européens par rapport à la crise, qui les amènent à suivre la ligne de plus grande pente imposée par les Allemands.

    La crise est en train de s’accélérer, laissant peu d’espoir à ceux qui voudraient gagner du temps. Elle va devoir être réglée à chaud, mais comment ?

    1. « justifient les réactions des marchés et la hausse des taux par le fait que le plan de redressement grec n’est pas crédible car trop ambitieux » : s’il n’avait pas été trop ambitieux, on l’aurait dit trop peu ambitieux, donc pas crédible non plus. Y a longtemps qu’on connaît l’air et la musique.

  5. Les scénarios envisagés par Simon Johnson à propos de la dette grecque. Il est difficile d’imaginer pire… Le désastreux précédent argentin est fréquemment évoqué.

    Nota: Johnson a l’air de prendre l’intention de DSK de faire acte de candidature à la présidence française en 2012 pour de l’argent comptant. Selon lui, DSK laisserait enfler la dette grecque et s’abstiendrait d’imposer au gouvernement Papandréou les mesures fiscales drastiques nécessaires jusqu’à son départ du FMI à la fin 2011 pour entrer en campagne en France sans avoir la réputation d’un « tueur ». Ce serait donc son successeur qui se chargerait de plonger la Grèce dans l’abime…

    L’analyse donne froid dans le dos, mais quoi de nouveau sous le soleil?

    http://www.huffingtonpost.com/simon-johnson/greece-and-the-fatal-flaw_b_527677.html

    1. Le FMI n’a pas d’armée : il n’impose rien. Il propose des « deals » litéralement purgatif assortis de conditions exorbitantes. J’aurai applaudit si les « états » en avait fait de même quand ils on sauvé les banques.

    2. L’analyse de Simon Johnson est particulièremènt lucide, celle de M. El Erian n’est guère plus encourageante: : Pourquoi le sauvetage de la Grèce ne fonctionne pas comme prévu » / FT:

      « Cela devrait etre apparent pour tout le monde maintenant: en dépit de la rétorique en provenance de certaines capitales européennes, le sauvetage de la Grèce ne se passe pas comme prévu. Le triomphal accord sur la grèce annoncé il y a enviton deux semaines n’ a pas calmé les marchés, et n’ a non plus contribué à baisser les couts de financement de la Grèce. De fait, les signaux de la part de marchés sur le risque signale aujourd’hui plus de préoccupation aujourd’hui qu’avant l’annonce de l’accord.
      Pendant ce temps, les inquiétudes sur la santé du système bancaire grec, soulevant la possibilité
      de retraits de fonds et de dépots. La société grecque manifestement ne croit pas en le plan de rigueur de gouvernement. Et le paquet de financement externe de la part de l’UE et du FMI manque de la clareté opérationnele qui est requise dans ces circonstances.

      Les vétérans de crises de dette souveriaine dans le passé ne devraient pas etre particulièrement surpris par le cours des évènements. Comme démontré au Mexique en 1995 et en Corée en 1997, parmi d’autres, des paquets de sauvetage souvent doivent etre re-ouverts. Dans le cas de la Russie en 1998-1999 et de l’Argentine en 2001, les programmes ne parvinrent jamais à freiner la dynamique de la dette en détérioration. Malheureusement, il semble clair que les choses vont empirer en Grèce avant qu’elles ne s’améliorent. Les derniers entrants vendront des actifs grecs plutot que d’en acheter, ajoutant à la pressio sur la capacité du gouvernement de lever des fonds
      suffisants pour ses échéances de maturité de dette au mois de Mai.

      Avec cette toile de fond, nous devons nous attendre à une intensification du jeu européen de
      ‘ cherchez le coupable’ dans les prochaines semaines. La Grèce se plaindra du manque de support significatif de la part de ses voisins européens, qui, à leur tour, réagiront en rappelant le besoin urgent d’un plan d’austérité grec.Et le FMI sera tiré dans toutes directions, incluant ceux qui pensent que l’institution peut accomplir une reprise immaculée pour la Grèce. De facon ironique, les problèmes majeurs dans ce cas complexe peut se résumer en une simple observation: la solution aux problèmes de la Grèce est minée par l’incapacité des parties d’appliquer de façon crédible le haut niveau de coordination et de confiance requis.
      Le gouvernement grec rencontre des difficultés dans sa capacité de communiquer à ses citoyens la grandeur de la taille des problèmes du pays et les ajustements internes requis.Le résultat est que la Grèce est incapable de fournir les assurances nécessaires à ses preteurs, complicant ainsi explicitement une situation déjà difficile.Ceci contribue à accentuer les hésitations de financiers de
      derniers recours comme l’Állemagne qui s’opposent à devoir payer la facture. Et, sans un financement extra-ordinaire, le gouvernement grec trouve de plus en plus difficile de s’embarquer dans un programme d’austérité qui s’appuie seulement sur un instrument- l’austérité fiscale.
      C’e st une erreur classique de co-ordination dans la théorie du jeu. Celui qui bouge le premier verra sa situation empirer.Effectivement, il est dans l’interet d’une partie d’attendre que les autres bougent.
      Le résultat, aucun progrès effectif n’est accompli, les problèmes s’accroissent et les risques d’un résultat désordonné augmentent. Encouragés par une reprise cyclique, les marchés internationaux doivent encore reconnaitre la complexité de la situation. Quand ils en prendront conscience, il deviendra apparent que la Grèce fait partie d’une phénomène plus large et sans précédent historique-celui de la disruption simultanée et très importante des bilans de nombreux pays industrialisés. Attachez vos ceintures. »

  6. On ne joue pas avec le feu.

    Contrairement aux prévisions optimistes, qui n’ont pas manqué de fleurir aux lendemains de l’adoption du soi-disant plan de sauvetage financier de la Grèce, les taux obligataires grecs continuent de monter, dévalorisant d’autant la valeur des obligations détenues par les banques.

    Ils dépassent cet après-midi de mercredi les 7% pour les obligations à 10 ans et crèvent les plafonds pour celles à maturité courte, signal d’alarme qui signifie qu’un dénouement est proche.

    Le spread avec le Bund allemand (mesurant l’écart entre les obligations allemandes et grecques) est désormais de 400, ce qui signifie que les grecs doivent emprunter à un taux supérieur de 4% aux Allemands.

    Cette situation est intenable et ruine par avance tous les efforts budgétaires entrepris par ailleurs. La mission réelle de la délégation du FMI qui vient d’arriver à Athènes fait pour sa part l’objet de nombreuses supputations. Les gouvernements de la zone euro vont être vite placés devant leurs responsabilités, alors que de nouvelles données font état de la forte exposition au risque grec des banques Allemandes et Françaises. La BCE et le FMI se taisent, signe que des négociations sont en cours

    Parallèlement, l’euro continue de perdre du terrain sur les marchés, vis à vis du dollar et même du yen, signal des perturbations en chaîne auxquelles les marchés s’attendent. Seule la libre britannique descendait par rapport à l’euro, confirmant que le Royaume-Uni faisait l’objet d’incertitudes au moins aussi grandes que la zone euro.

    Eurostat vient de rendre public ses dernières estimations de l’activité économique dans la zone euro, revoyant à la baisse ses précédents chiffres. L’activité économique dans la zone euro a stagné au quatrième trimestre 2009, elle a connu une croissance de +0,1%, en net ralentissement par rapport au troisième trimestre (+0,4%), date de la sortie de récession. La contraction du PIB de la zone aura été de -4,9% en 2009.

    L’OCDE s’est intéressée au 1er trimestre 2010 et a publié de son côté ses prévisions. Le PIB des Etats-Unis devrait augmenter de +2,4% en rythme annuel au premier trimestre, en décélération prononcée par rapport au dernier trimestre 2009 (+5,6%). Au Japon, également passant de +3,8% au 4éme trimestre 2009 à +1,1% pour le premier trimestre 2010. Le Canada faisant exception, son PIB augmentant pour les mêmes périodes de +5% à +6,2%.

    En Europe, le PIB l’Allemagne reculerait (-0,4%), ceux des autres pays progressant aux alentours de +1%. Le Royaume-Uni connaîtrait la meilleure progression, +2%, à rapprocher du fort impact dans son PIB de l’activité financière.

    Pier Carlo Padoan, le chef économiste de l’OCDE a toutefois estimé que la reprise demeurait « fragile » et a mis en garde contre « les vents contraires qui pourraient provenir des marchés de capitaux », ce qui confirme bien l’importante contribution de l’industrie financière à ses chiffres. « La fin d’une partie des mesures de relance budgétaire » devrait notamment peser sur l’activité », a-t-il également ajouté.

    1. Il serait d’ailleurs tout à fait intéressant de connaitre le poids de l’industrie financière dans le calcul du PIB car toutes les analyses reposent sur ce fameux PIB qui semble assez peu représentatif des réalités ressenties par le commun des mortels.

      Une autre question : Est-ce que la BEI ne pourrait pas jouer aux pompiers tout en permettant aux pays donateurs (et en particulier l’Allemagne) de sauver la face politiquement ?

    2. L’épisode suivant est donc (de ce que j’ai compris) : les banques allemandes et françaises étant très exposées devront à nouveau faire la manche devant leurs gouvernements respectifs et là comme on ne refuse jamais rien aux banques, soit l’Allemagne et la France s’endettent à nouveau, soit on commence pour la première fois dans l’histoire de la construction européenne à faire tourner la planche à billets…et là, je crois que ça va régaler…c’est pour quand l'(hyper)inflation ?

    3. Pour la livre : elle a commencé a remonter par rapport à l’euro en passant de 1.09 à 1.14 sur la semaine dernière. Sinon est il possible que le FMI conseille le gouvernement grec sur les moyens de limiter l’économie parallèle et l’évasion fiscale qui semblent être importante dans ce pays? J’ai lu des articles vantant le savoir-faire du FMI dans ce domaine vis à vis des oligarchies économiques. qu’en est il vraiment?

    4. Damien B.
      Veuillez, tout comme François Leclerc, écrire les mots industrie et financière en italique tout comme il le fait.
      Car, tel que vous l’écrivez, vous insultez l’industrie.
      Je vous remercie par avance.

      Monsieur Leclerc.
      Dans la série de la course à l’échalote, qui devrait couler en premier..???
      La GB ou la Grèce…??
      Car, dans l’absolu, la zone Euro ne peut pas se permettre de laisser couler un morceau de la mosaïque.
      Par contre, les Rosbifs qui n’ont qu’une industrie virtuelle, peuvent s’effondrer en 24 heures.

        1. Non, Monsieur Jorion.

          Je refuse absolument que l’on fasse un quelconque mélange de la création de richesse par le travail et du pompage de celle-ci par un abus de position dominante.

          Et ne me dites pas que vous ne savez pas de quoi je parle.

          Faire « travailler » de l’argent, n’importe quel âne peut le faire. A condition d’avoir beaucoup.
          Faire travailler ses neurones et ses muscles, là, par contre, le sens de l’effort et la fierté d’un travail accompli devrait revenir à l’esprit de certains.
          Et ceci sans chercher aucune gloriole par ailleurs… Les « vedettes », on en a pas besoin, y’a a trop déjà.

  7. Mercredi 7 avril 2010 :

    A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans, était à 7,161 %, contre 6,976 % la veille à la même heure.

    Romandie

    Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
    Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
    Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
    Jeudi 1er avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.
    Mardi 6 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,976 %.
    Mercredi 7 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 7,161 %.

    1. A quand les 10% ? Ou bien existe-t-il pour les taux obligataires une constante universelle, comme la vitesse de la lumière, qui serait une limite infranchissable ? 🙂

    2. Ce qui est effrayant c’est qu’à cette vitesse ils sont à 8% à la fin de la semaine prochaine et à 10% début mai. Même un banquier n’oserait pas proposer de tels taux à quelqu’un qui emprunte pour acheter un logement. Jusqu’où ça ira ???

        1. Heu, j’ai raté un épisode.
          Je cherche dans le fil et ne trouve pas : qui a 48 h pour faire quoi svp ??

          1. Ce jeudi matin, le taux de l’obligation grecque à dix ans continue de grimper, elle était à 09h55 à 7,322%.

            Les marchés veulent du sang et montrer qui est le maître. Le reste n’est que littérature.

            On attend par ailleurs cet après-midi des précisions sur le projet de la BCE d’augmentation de la décote avec laquelle elle va continuer d’accepter en garantie les titres mal notée et la date d’application de ces mesures.

            Cette décision pourrait bloquer, ou au moins restreindre, le refinancement des banques grecques auprès de la BCE et les empêcher d’acheter des obligations d’Etat, ainsi que de faire face aux retraits massifs enregistrés sur les dépôts, à propos desquels on attend des données pour mars. La crise atteindrait alors son paroxysme, s’il était besoin d’en rajouter.

  8. Cet endettement des etats dont on parle depuis que j’existe (30 ans) est, a mes yeux, l’entêtement d’un peuple et d’une elite a conserver sans intelligence un modele sociale qui ne fonctionne pas. Nous allons bientot, il semble, toucher le fond. Qui, ici, aurait la perspective historique, sociale et economique pour decrire ce a quoi, au quotidien, ressemble un pays en faillite?
    Merci

    1. entettement des peuples , sans intelligence , modele social qui ne fonctionne pas … c’est trés severe , et peut etre sans nuance . le seul entetement que je connaisse au peuple est celui qui concerne sa passivité , surtout pour ce qui est de defendre son modele social , qui si je ne m’abuse a quelque peu volé en eclat en a peine deux decennies . le code du travail a ete revu de facon considerable , les contrats CPE et CNE jugés illegaux par le bureau international du travail , le systeme pole emploi qui reduit ceux qui y travaillent et ceux qui y passent a l’etat de choses numerotés . ou est il notre modele social ? etait il trop luxueux ? ou bien dix pour cent de pib a t’il changé de main ? .

      en tout cas , merci pour le travail et les contributions de ce site , qui me captive et m’interroge de plus en plus .

    2. Ma foi, nous avons malheureusement déjà eu dans l’histoire récente des états en grande difficulté financière. Par exemple, l’Argentine de 1999 à 2002 et la Russie de 1998 à 2000.

      Je ne connais pas le cas de l’Argentine plus que ce que j’ai pu en voir à la télévision. Mais cela n’était pas très réjouissant: attaque de supermarchés par la population qui n’arrivait plus à acheter les produits, pillage des appartements et maisons laissées vides (après saisie), explosion du taux de chômage, …

      Par contre, je connais nettement mieux le cas russe:
      * chute des retraites à 35€ alors qu’à l’époque le minimum vital était de 110 à 120€. Je rappele qu’il n’y avait pas et il n’y a toujours pas de resto du cœur ou équivalent en Russie. Dans ce cas sans soutien des enfants: on meurt en 6 à 8 mois de ce que les médecins appèlent une avitaminose sévère et qui n’est rien d’autre que le scorbut dû à une alimentation basée exclusivement de pommes de terre gelées (car les moins chères) et de riz au charançon (pour les mêmes raisons). Résultat: 4 Millions de morts en 3 ans. Avouez que c’est autre chose que le mois d’Août 2003 et ses 15 00 morts! Du coup espérance de vie pour un homme en 2003: 58 ans (pas de problème du régime des retraites en Russie)! Elle était de 69 ans en 1991 à la chute de l’Union Soviétique et cela tenait compte des républiques du sud (Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan, Kazakhstan. Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie) qui faisaient beaucoup baisser la moyenne.

      * explosion de la petite criminalité (en 1999 la Russie avait le record mondial

      * arrêt de la chute de la grande criminalité qui a culminé en 1996 soit 2 ans avant la crise mais n’a fortement baissé qu’à partir de 2003. Les meurtres et attaque à main armée sont restés relativement stables et ont même légèrement baissé. Par contre, les enlèvements ont beaucoup augmenté. A cette époque de nombreux russes ont disparu et leur appartement (seul bien acquis par les citoyens lors de la chute de l’Union Soviétique) a mystérieusement changé de propriétaire: plus de 10 000 cas rien que sur Moscou!

      On pourrait continuer longtemps la litanie de ce que les russes ont supporté à cette époque… Ceci dit, loin de moi l’idée de dire que leur sort actuel soit enviable mais honnêtement cela n’a plus rien à voir!

      Bref, lorsque les commentateurs de la télévision occidentale interrogent des russes pour savoir pourquoi ils regrettent l’Union Soviétique, il serait bon qu’ils aient cela en tête. Cela leur éviterait de dire des âneries du genre: « ils regrettent l’époque du communisme et de la facilité… » Il y a un niveau à partir de laquelle la bêtise est un crime.

    3. Autre exemple Russe : A Volgograd on ne dialisait pas les malade après 35 ans par manque de reins artificiels (de source indirecte mais fiable).

    4. @Bernique
      Effectivement le monde de la santé a été très touché ayant à affronter trois problèmes simultanés:
      – la privatisation à marche forcée du système de santé,
      – la privatisation sur le même rythme du système de protection sociale,
      – l’effondrement, voire suppression quasi totale dans certains domaines, des crédits alloués au système étatique.

      Les conséquences de l’effondrement des ressources de l’état à cette époque ont été catastrophiques. Sur l’instant, sur le moyen terme et le long terme. Elles sont toujours encore présentes dans la société russe:
      – corruption omniprésente et ne touchant pas que les élites mais toutes les couches de la société. Du plus petit fonctionnaire municipal, aux ministres de républiques (la corruption des ministres fédéraux a souvent fait débat jusqu’à 2002 en parlant de l’époque Eltsin mais aujourd’hui il va de soit que tous les ministres fédéraux sont intègres), en passant par la milice (l’équivalent de notre police), le FSB (ex-KGB) et les universités d’état (on peut s’acheter un authentique diplôme des meilleures universités russes sans même y avoir été inscrit).
      – règne du m’as-tu-vu même lorsqu’on n’a pas le sou, alors je vous laisse imaginer les débordements des « nouveaux russes » (nom que c’est elle même donnée la « haute » société russe). Tout le monde veut jouer les riches. La pauvreté est vécu comme une honte.
      – abandon des enfants par leurs parents. La presse locale russe regorge de ces histoires…

      On pourrait continuer longtemps comme cela.

      Bref, c’est toute une société qui s’est effondrée. Elle s’est effondrée une première fois à la chute de l’Union Soviétique (1991) et une seconde fois en 1998. Et elle ne s’est toujours pas relevée de cette époque même si en moyenne les choses se sont améliorées (on a parfois du mal a le croire tellement la situation est chaotique en Russie). Le soutien des Russes à Poutin n’a pas d’autres explications…

      La reconnaissance du ventre diront certains. Effectivement, il s’agit bien de cela. Cela fait fermer les yeux sur beaucoup d’autres points. Mais comment les blâmer? Qui sait ce que nous ferions à leur place?

    1. Ce qui est regrettable, c’est que Greenspan ne veut pas prendre sa part de responsabilité dans cette crise mais l’administration Bush a une très grosse responsabilité…rien qu’un exemple stupide : quand on mène une guerre (en fait deux…), on lève des impôts ? On a même crée l’impôt sur les revenus en 1914 plus ou moins pour financer la guerre qui se faisait de plus en plus certaine…Cette administration, pour ne pas se mettre à dos le peuple américain, s’y est refusé, quitte à s’endetter davantage, à émettre à tort et à travers des bons du trésor…G.W.Bush devrait être au TPI (Greenspan devrait au moins présenter des excuses publiques à genoux, les mains croisés)

  9. Oui, avec la déflation, la crise monétaire massive et généralisée me semble inéluctable.
    Déflation signifie que le meilleur placement, le plus rémunérateur, ce sera le repli liquide chaque fois que cela deviendra possible aux investisseurs. Les quantités que les banques centrales seront amenées à émettre pour contrer les mouvements déflationnistes (qui gonflent le poids des dettes) laissent rêveur.
    Or, un renfloument central, seule possibilité et pourtant facteur majeur d’autres bulles, porrait, un moment donné, virer à l’hyperinflation.
    A mon sens, seule l’émission concertée de signes monétaires nouveaux, marqués par le temps, en lieu et place des signes actuels, permettrait le maintien d’un véritable circuit monétaire « circulant ». Le fait est que la monnaie actuelle a tendance à circuler de moins en moins.

  10. Vendredi 9 avril 2010 :

    L’agence de notation Fitch a abaissé de deux crans la note de la dette à long terme de la Grèce, de BBB + à BBB -, invoquant l’accroissement des « défis budgétaires » auxquels le gouvernement grec doit faire face, a-t-elle indiqué dans un communiqué reçu vendredi à Paris.

    Fitch avait été la première des agences financières à rétrograder la note de la Grèce, le 8 décembre, donnant le signal d’une crise financière dans laquelle le gouvernement d’Athènes n’a pas cessé de se débattre.

    « La forte hausse des taux d’intérêt à laquelle doit faire face le gouvernement grec va rendre plus difficile pour le gouvernement d’atteindre son objectif budgétaire de réduction du déficit à 8,7 % du PIB cette année », estime l’agence de notation.

  11. Eponger la dette, une seule solution et elle est française.

    Prendre un crayon rouge et entourer un zone en indiquant qu’il s’agit d’une zone de danger extrême. A l’intérieur de cette zone tout détruire.

    Ainsi disparait la dette contractée auprès de la banque, le risque assuré aussi puisque vous ne pouvez pas reconstruire. L’état « couvre l’indemnisation amiable » ce qui permet d’éviter toutes poursuites ou contestation ultérieures. Tout ce qui est à l’extérieur du trait est sain. En plus c’est vite fait et le problème est réglé en deux coup de cuillères à pot.

    Il suffit donc d’entourer en Europe les zones où il y a un risque extrême de faillite, d’assurer une bonne indemnisation médiatique et le tour est joué. Seuls les esprit chagrins trouveront à redire à de telles méthodes.

    Prévenir, anticiper, prévoir la prochaine fois … Mais non, il faut agir énergiquement et le faire savoir.

    Vite un crayon de couleur et la vie est plus belle.

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