Quel temps fait-il ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Et quel temps va-t-il faire ? Eh bien, consultons le baromètre !

Grèce 2 ans : le 6 mai 14,906 % – hier 7,532 %

Portugal 2 ans : le 6 mai 5,509 % – hier 2,951 %

Espagne 2 ans : le 6 mai 2,61 % – hier 1,938 %

Bon, touchons du bois, si ça reste comme cela, on peut dire que la situation s’arrange.

Taux grec 2 ans

© Bloomberg

Taux portugais 2 ans

© Bloomberg

Taux espagnol 2 ans

© Bloomberg

Passons à autre chose : le VIX. La volatilité des options sur l’indice boursier américain S&P 500, un bon thermomètre de la nervosité des marchés. Un peu calmé lui aussi.

VIX

© Bloomberg

Passons au TED. Qu’est-ce que le TED? C’est le Treasury-Bill – Euro Dollar : la différence entre le taux qui s’applique aux bons du Trésor américains à trois mois et le taux que les banques exigent l’une de l’autre pour un prêt à trois mois. C’est le baromètre de la « confiance » qui règne entre elles : moins elles se font confiance, plus grande est la prime de risque qu’elles incluent dans le taux d’intérêt qu’elles exigent l’une de l’autre.

Aïe ! le TED était monté en flèche la semaine dernière, il a fléchi un petit peu hier, mais la « confiance » n’est manifestement pas encore au rendez-vous.

TED

© Bloomberg

Enfin, l’euro, puisque c’est quand même lui qu’il s’agissait de sauver avant-hier dimanche. On va s’intéresser à la matinée qui s’achève, à la mi-séance comme on dit. Dix jours sont représentés sur le graphique.

Ouille ! Sévère rechute ! Le pic à 1,309 dollar pour un euro a été atteint hier dans la matinée (l’« euphorie », comme on disait alors), on est retombé à 1,269, soit une baisse de 3%.

Tout cela n’aurait donc servi à rien pour l’euro lui-même ? Il va malheureusement falloir inventer autre chose. Mais quoi ?

€ vs. US$

© Dow Jones

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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167 réflexions sur « Quel temps fait-il ? »

  1. Sans se perdre dans le maquis foisonnant des indices, Bloomberg donne aussi des chiffres sur le marché interbancaire. On y parle notamment du spread du LIBOR-OIS à trois mois, qui ne va pas fort, ce qui témoigne d’une aversion grandissante au risque de contrepartie. En clair, les banques ne se font pas confiance entre elles.

    1. Le nouveau « Char » Leclerc .. mais lui se vend mieux et tire à canon mouchté … (beaucoup plus intéressant à vrai dire)

    2. « les hauts taux font les totaux … »
      il est temps de vous rejoindre dans le maquis, c’est un lieu de résistance ! 😉

  2. L’offre et la demande étant le sacro saint dogme du marché. Ont achéte toujous a la baisse pour revendre a la hausse. Se qui est valable aussi pour les monnaie 😉

    1. La réponse usuelle à votre observation est que l’acheteur sait que ça va monter. Il est mieux informé que le vendeur. Cela est naturellement observé après coup et quand l’acheteur a eu raison. Cette idée reste valable quand le vendeur a eu raison. Il était mieux informé.

      Résultat aberrant des courses, le Marché a toujours raison. Ceux qui perdent se sont mal informés. Pour en avoir la preuve, voir ci-dessus. Une grande aide dans cette aberration est la confiance en soi des traders. S’ils ont eu raison, c’est parce qu’ils sont supérieurs à la moyenne des gens, pas parce qu’ils ont eu de la chance ou parce qu’ils ont bénéficié d’informations privilégiées. (NB. Le délit d’initié est ici incroyablement tentant). Une illustration de cette idée est donnée par le laisser-faire.

      Un bel exemple m’a été donné quand des assureurs suisses ont « arrangé » leurs comptes aux dépends de leurs assurés. Un éditorial expliquait fort doctement que c’était la faute de tous les Suisses. Ils n’avaient pas fait leur travail d’assurés. Ils n’avaient pas su percevoir les magouilles et les trucages. Les réviseurs de comptes, la police financière, les comptables, les actionnaires, les banquiers et j’ai oublié encore quelle catégorie de professionnels de la finance avaient été officiellement abusés. Ce n’était pas leur faute. C’était ma faute. Selon cet éditorialiste, je devais être capable de surveiller ces assureurs mieux que tous les gens ayant accès aux comptes ou ayant une meilleure formation que moi dans ce domaine. Le Marché (après coup) a toujours raison. Selon cette théorie, si j’en suis de ma poche, c’est que je n’ai pas fait mon travail d’assuré, d’actionnaire ou d’autre chose.

      En passant, je dois en plus veiller à ne pas fausser la concurrence par une surveillance trop étroite. Si je surveille, je ne dois pas profiter des informations dont je dispose. Si je dispose d’informations, je dois en profiter pour en faire une bonne affaire. Le pire dans tout cela est que c’est officiellement cohérent, sans contradictions et même rationnel.

      Logique, je pense ne même pas avoir entamé les contradictions de toute cette histoire.

  3. humour : un plan B : notre président bien aimé va annoncer qu’il va doubler l’aide on ne parle plus de 750 milliards mais de 1500 milliards!

    plus sérieusement l’annonce de ce week-end m’a fait penser à mes vieux cours d’économie et les explications sur la cavalerie …. qu’une façon de se sortir de cette dernière : le dépôt de bilan pur et simple, avec identification des créances et créanciers puis règlement à l’amiable.

    Toute autre solution ne sera qu’une escroquerie.

    J’accuse les politiques de complicité, j’accuse le traité de Maastricht puis celui de Lisbonne, j’accuse l’irresponsabilité de nos gouvernements d’avoir laissé faire… La banqueroute c’est tout ce que l’on récolte, dégout et consternation.

    C’est triste une République qui se meurt…

    Monsieur Jorion et Leclerc à quand une pétition, un mouvement?

  4. Paul,

    François Krug vous cite (prétendument) dans un papier publié sur rue89.com. A mon avis, la citation est tronquée car vous parlez rarement des spéculateurs sans ajouter dans la foulée qu’il faut interdire les paris sur les fluctuations de prix.

    1. Vos idées sont aussi beaucoup citées (quoi qu’il vous nome pas réellement) sur le blog de loic Abadie.
      Par contre, celui ci les rejettent avec véhémence (bancor, meilleure répartition des revenus etc…)

      Je dirais même qu’il a une sacrée dent contre vous! Que lui avez-vous donc fait?

      NB : Pourtant, certaines idées sont reprises comme le revenu minimum d’existence! Comme quoi.

      1. Le revenu minimum d’existence est une proposition plutôt libertarienne/néo-libérale. En France, l’historien récemment disparu Jacques Marseille en était un des fers de lance.

        Je crois que Loïc Abadie et Paul Jorion ont pu partagé à un moment un constat sur ce qui ne fonctionnait pas, mais que les leçons tirées de ce constat et la façon d’y répondre a mis en lumière l’inconciliabilité des positions qui ont été largement discutées ici il y a quelques temps.

      2. Bonjour Julien Alexandre,

        Je ne sais pas si la théorie du revenu minimum d’existence tient la route, je n’ai pas suivi les débats sur le sujet et s’il y a débat, c’est probablement que la réponse n’est pas évidente.

        L’idée est certes séduisante, mais quand on voit que des indemnités de chômages approchant le salaire minimum conduit un certain nombre de personnes à ne plus chercher à travailler et à se contenter de ces indemnités…

        Que faut-il en conclure ?

        Une société où ne travailleront que ceux qui en ont envie est-elle envisageable ?

        Et techniquement, d’un point de vue monnaie,valeur de l’argent, inflation…. Est-ce possible ?

      3. Bonjour Serge Demoulin,

        J’aimerais beaucoup que l’on puisse se poser la question dans ces termes, à savoir un « luxe » de choisir de travailler ou pas, selon son envie. La réalité, c’est que notamment en raison de gains de productivité sans précédent, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment occuper les gens et leur permettre de survivre avec 10, 15 ou 20% de chômage, sans remettre en question le temps de travail, la création de richesse et le partage de la valeur ajoutée.

        L’antienne des « assistés » qui préfèrent ne pas travailler fait partie des poncifs les plus utilisés pour justifier les réformes les moins justes : on oppose les travailleurs / les assistés. Savez-vous quelle est la durée d’indemnisation du chômage en France aujourd’hui? Suffisamment court pour que nul ne puisse en faire un plan de carrière.

        Pour ce qui me concerne, le débat sur le revenu minimum d’existence est tranché, et je n’y suis pas favorable. Pas par idéologie, parce qu’il faudrait être contre tout ce qui vient de la droite néo-libérale, mais parce que pragmatiquement, cela ressemble à un sparadrap sur une jambe de bois. Cela évite de poser la question qui fâche de la répartition des richesses, et c’est là où le bât blesse. Cette mesure permet simplement de calmer artificiellement les revendications de justice sociale à peu de frais.

        Sachez néanmoins que dans les projets libertariens/ néo-libéraux, l’existence et l’attribution du revenu minimum d’existence est suspendue à l’abrogation de toutes les autres formes de redistribution sociale ou de service public : plus d’assurance maladie, plus de sécurité sociale, plus d’indemnisation du chômage, plus de services publics, etc. Un revenu et vous vous débrouillez. J’ai la conviction que l’on n’y gagnerait pas au change.

      4. Je partage (euh, la conviction).
        D’autant plus que ce type de ‘revenu’ ne fait pas mystère de son ‘égalitarisme’ (ce qui très intéressant pour un libertarien) : le même revenu, fixe, à chacun. Que vous soyez : malade, vieux, jeune, avec 15 enfants ou pas, …
        Ce sont les mêmes qui en règle générale demande l’abrogation de l’impôt sur le revenu pour instaurer une ‘flat tax’, chère à Maggy …
        ‘L’égalitarisme’ à ce prix et provenant des libertariens, c’est du jus de raisin vendu comme du vin, au prix du saint émilion : de l’arnaque (et en plus, c’est du raisin OGM).

      5. @Julien-Alexandre, vous allez trop vite en besogne ou je vous lis mal. Le RMI a des effets paradoxaux, mais son invention est tout de même un effet après-coup des luttes historiques visant à maintenir une solidarité entre « exploités ». Cette ancienne solidarité horizontale bat de l’aile dans la promotion de l’individualisme concurrentiel, et la relève prend d’autres formes plus ambigües, indirectes, dans leurs effets – notamment celui d’attendre et de revendiquer une aide gouvernementale dans une position d’assistance identifiable à la reconduction de celle que les enfants attendent de leurs parents. Les dits-parents étant parfois eux-mêmes dans la même galère sociale et improductifs à assurer le soutien économique de leur progéniture. Il n’est plus rare que cette invention de « l’adolescence », perdure au-delà de la trentaine y compris dans les classes moyennes qui peuvent elles soutenir économiquement. Le « I » de insertion est le cadeau bonux du sigle, au vu du travail réel offert. Pour remettre en question « le temps de travail, la création de richesse et le partage de la valeur ajoutée » il faudrait au moins une révolution…et je ne vois rien venir…

      6. @ pvin
        Le revenu minimum d’existence n’a pas grand-chose à voir avec le RMI, ni dans son fondement, ni dans ses motivations, ni dans ses conséquences comme je l’explique plus haut. Dans l’état actuel, les transferts sociaux sont une nécessité pour maintenir un semblant de justice sociale. La mise en place telle qu’elle est prônée par les courants néo-libéraux du revenu minimum d’existence impose l’abandon pur et simple de tous les autres dispositifs de transferts sociaux ou de service public.

      7. Julien Alexandre.

        Vous semblez être bon par ce coté de ne pas vouloir qu’un humain soit tellement pris par la pauvreté qu’il faille le sauver absolument.
        Je suis un peu comme vous, j’ai horreur de voir les gens mourir. Peut-être pour l’avoir vécu un peu trop souvent. Et on ne s’habitue jamais.
        La preuve : la mort est aussi refusée par le libéralisme qui en fait une cause politique publicitaire.

        Mais… je vais vous choquer et c’est FAIT POUR CA.

        L’aumône…
        Vous croyez que c’est mieux…???

      8. Ce revenu d’existence flaire le piège à plein nez:
        1) Il permet d’éviter le rôle redistributeur de l’Etat.
        2) Soit il n’aura rien d’un revenu minimum d’existence REEL puisque les prix s’y adapteront automatiquement (baisse de revenu relative pour ceux qui bénéficient actuellement des aides sociales), soit il représentera une diminution du revenu absolu pour ceux qui bénéficient actuellement de multiples aides sociales (et donc aussi une baisse de revenu relative puisque les autres toucheront aussi ce revenu d’existence).

        C’est simple, on prend la somme de la répartition actuelle dont seuls certains bénéficient (« les assistés » selon les beaufs) et on la répartit sur tout le monde. C’est à ça que ça se résume me semble-t-il.

      9. à Julien Alexandre, OK, alors c’est le « E » de existence qui devient le cadeau bonux. Poser la question du travail comme je viens de le lire sur le site Tropical bear daté du 06/02/09 en termes charitables, vital, et de coût du travail, censure l’aspect lien social essentiel dont bénéficie celui qui travaille. Personne n’a pensé à taxer les plaisirs des liens sociaux dont profite celui qui travaille ?

      10. Bernard Stiegler distingue l’existence et la subsistance.
        Il essaye de décrire les ressorts fondamentaux qui lient les pulsions dans un société et ainsi les « subliment ».

        La subsistance, qui ne permet plus de lier les pulsions, s’accompagne aussi de « misère symbolique », perte de savoir-faire, y compris socialisations si on veut.

        L’ex-istence, cela inclut la capacité d’aller au-delà de ce qu’on est, sans devenir un surhomme ou rien de tout ça, juste avoir la possibilité de développer sa singularité propre, que ce soit dans ses modes de travail, ou dans le reste des activités humaines.

      11. … celui d’attendre et de revendiquer une aide gouvernementale dans une position d’assistance identifiable à la reconduction de celle que les enfants attendent de leurs parents….

        Parlez vous des banques ou des « exploités » ?

      12. J’ai l’impression contraire. Evidemment il faut en discuter.

        Pourquoi ne pas lier le « revenu de base » avec un plafonnement de, par exemple, 15 fois celui-ci pour les hauts salaires ?

        Ceux qui voudront augmenter leur salaire pour s’offrir des Porsche en carbone surcompensé (ou des Turner, c’est pareil: à force d’avoir la même chose sans cesse sous les yeux, il en faut toujours d’autres) devront s’arranger pour augmenter le revenu de base en conséquence.

        Ceux qui ne savent que faire de leur argent en trop sur-consomment et/ou achètent des machins financiers sans autre intérêt que de faire gonfler des bulles – je le sais, je l’ai lu sur le site de rencontre de l’Auberge du Trader Repenti! 🙂

        Trop d’argent = pouvoir de nuisance décuplé !

        Soyons taquins, désenrichissons les riches

      13. @ Taotaquin
        Mon propos n’est pas de mettre le couvercle sur toutes les idées de revenu de redistribution, simplement une critique d’une proposition bien précise, le « revenu minimum d’existence » tel qu’il est proposé par les néo-libéraux. Ni plus ni moins. Toutes les autres idées méritent considération certainement.

      14. @ Julien Alexandre

        Je vous remercie, je suis certain que cette discussion sur un « revenu-de-base », basé précisément sur une meilleure répartition des richesses pourrait aboutir à une évolution sociétale aussi importante que l’instauration des congés payés.

      15. Bonsoir Julien Alexandre,

        Je suis belge et résident espagnol, je ne connais donc pas très bien la situation en France, mais en Belgique, un peu oui et je peux vous dire qu’ils sont nombreux à avoir intérêt financièrement parlant à ne pas travailler et se contenter des indemnités de chômages qui n’ont pas de limites de durée dans le temps.

        En Espagne c’est un peu différent : ils arrêtent de travailler parce qu’ils estiment avoir droit à leurs mois de chômages (enfin c’était comme cela il y a quelques mois ici à Tenerife. Ça a peut-être un peu changé ces derniers mois)

      16. J’ignorais que la Belgique était le paradis des chomeurs.
        Vous avez des sources confirmant vos assertions?

      17. @ Serge
        Je ne suis pas belge, mais j’habite à Bruxelles. Ce que vous dites sur les « chômeurs volontaires » belges, je l’entend surtout dans la bouche des flamands indépendantistes pour dénoncer les transferts de solidarité et justifier le séparatisme.

        Voici ce qu’en dit une plume que j’apprécie, Jean-Claude Guillebaud :

        Le chômage est le signe d’un échec qui déborde largement le cadre de l’économie. Il trahit une absence de volonté collective, de générosité. Cette question devrait être au centre du débat sur l’avenir de l’Europe… Au-delà des souffrances immédiates qu’il génère, ce chômage massif produit sur la cohésion de nos sociétés des effets plus dévastateurs qu’on ne l’imagine… Il fragmente l’espace commun, mine les solidarités essentielles, détruit l’optimisme minimal dont toute société a besoin, ouvre des fractures profondes, etc. Il place les salariés eux- mêmes – ceux qui ont la chance d’avoir un emploi – dans une situation d’infériorité et de vulnérabilité particulière. Un sous-emploi durable modifie en effet le rapport des forces au détriment des salariés. Il tire les salaires vers le bas et le profit vers le haut. C’est un mal systémique

      18. Décidément, @Serge nous empile tous les poncifs…
        Les « riches » ont travaillés durs et méritent leurs dividendes et leur instruction. La masse est oisive, inculte et inutile. Mais, un simple exemple, connait-il le nombre de DEA (ex), master 2, IUT, thése etc. dont les auteurs sont toujours sur le carreau ?
        Beaucoup ont financé ces cursus par des petits boulots, en dehors des cours dispensés (cqfd) ; soit en soirée, la nuit, les week-end et les vacances. Le chômage ou Rmi à la clé, c’est enfin un peu de repos bien mérité !!!
        Alors, la méritocratie avancée comme un des fondements naturels de la création de richesses. Dans un monde rêvé oui…

      19. @ Serge Demoulin, votre PC et connection Internet à Ténériffe, et votre auto-« entreprise » au service de BullionVault

        Vos litanies contre les chômeurs volontaires et bienheureux commencent à lasser.
        Mais peut-être que la grande utilité sociale et économique de vendre quelques grammes d’or alloués dans une banque suisse vous autorise une telle arrogance?

      20. « L’antienne des « assistés » qui préfèrent ne pas travailler fait partie des poncifs les plus utilisés pour justifier les réformes les moins justes. »
        Quitte à passer pour le facho de service,il y a quand même dans nos pays une frange de glandouilleurs professionnels qui préfèrent vivoter au frais( je ne dis pas de la princesse ) ,mais de gens modestes qui se lèvent pour aller travailler.Ne voyez pas dans se lever tôt, une quelconque allégeance à des gens en place .Je respecte par ailleurs la qualité de vos interventions.

      21. oui , Piotr, y’a des magouilleurs partout.
        mais la realité, c’est le rapport de la CAF qui a été rendu public recemment et qui dit que les fraudes CAF, RMI , Assedic reprentent « QUE » 500 millions d’euros. Donc, beaucoup moins que ce que beaucoup craignaient ou feignaient de croire.

        La CAF relativise l’ampleur des fraudes aux prestations sociales
        http://www.liberation.fr/societe/0101632772-la-caf-relativise-l-ampleur-des-fraudes-aux-prestations-sociales

        Par contre, la fraude fiscale notamment des ets, le travail au noir, et la fameuse et tres lucrative fraude à la TVA des employeurs coutent des dizaine de milliards tous les ans au tresor français.

        Pourquoi parle t-on si souvent dans la presse de la fraudes aux allocations qualifiées de « MODESTE » par la CAF et si peu des fraudes GIGANTESQUES des entreprises et des plus riches.

        hein ? a quoi sert cette petite musique bien rabachée par les medias et bien installée dans la tête de beaucoup d’entre nous ?

      22. Clémence @
        « Par contre, la fraude fiscale notamment des ets, le travail au noir, et la fameuse et très lucrative fraude à la TVA des employeurs coutent des dizaine de milliards tous les ans au trésor français. »

        C’est dans les grandes entreprises nationalisées que j’ai vu au cours de ma modeste carrière les plus importants redressements fiscaux. Chacun sait que l’état est le plus mauvais des employeurs à tous les points de vue.
        En conséquence, il faut purement et simplement supprimer TOUTES les entreprises.
        Comme je l’ai déjà démontré, le travail salarié est très dangereux, il tue même bien souvent dans un parcours domicile-travail.
        Se coucher n’est pas une solution puisque plus de 85 % des humains en Europe meurent dans un lit. Le lit est statistiquement hyper-dangereux.
        Je ne vois comme solution immédiate que de dormir éveillé debout !

      23. @ Julien
        C’est pourquoi il existe 2 versions de l’allocation universelle.

        L’allocation universelle fait partie du package de base du citoyen dans une démocratie bien ordonnée, et elle est fondée sur des raisons sans rapport aucun avec le produit des conquêtes des différentes luttes sociales.

        Comme n’importe quel droit/devoir associé à l’exercice d’une citoyenneté pleine et entière, elle ne saurait être instrumentalisée (sans quoi il y a « commodification » du lien civique(!), ce qui revient à remettre en question la nature même de la communauté politique).

        Le risque de l’instrumentalisation de la justice n’est pas une raison suffisante pour refuser de la rendre.

      24. @serge demoulin
        un petit salut d’une personne qui tous les jours rencontrent et aident des demandeurs d’emploi qui se demenent pour trouver un emploi et n’en trouve pas tant le marché de l’emploi est mauvais comme il ne l’a jamais été.

        On ne revele pas la moitié de ce qui se passe sur la dureté du marché de l’emploi actuel pour pas affoler le populo. et je ne vous parle pas du declassement et de la baisse de salaire subient par ceux qui en retrouvent.

        de grace , epargnez nous vos clichés de personne qui a certainement du boulot ou qui en a toujours eu ou en a toujours retrouvé rapidement et ne s’est jamais retrouvé confronté à la dureté exeptionnelle du moment.

        accompagner les demandeurs d’emploi est un de mes métiers. pour la premiere fois mon impuissance recurrente depuis des mois à les aider m’a contraint derniérement à un arret de maladie. j’en suis malade d’impuissance, et aussi de colére quand on voit l’argent qui se brasse par ailleurs et qui a provoqué cette crise dramatique

      25. Bonsoir Clemence Dardenne

        Il m’est arrivé d’avoir 6 mois de loyer de retard et pas de quoi me payer un café…

        Je ne pense pas que ce que j’écris soit un cliché puisque ça correspond à des expériences et des gens que j’ai connu.

        Je ne doute pas qu’il y ait des gens qui soient en ce moment en difficultés et aient des problèmes à trouver un emploi.

        Mon emploi actuel je me le suis créé tout seul en me formant et apprenant à gagner de l’argent avec seulement un pc et une connexion Internet. Beaucoup pourraient en faire autant…
        Mais à force d’être assisté on a plus le goût de l’effort. Et ça, vous aurez beau vous rendre malade, vous ne pourrez rien y changer.

        Je vous conseille de changer votre vision des choses, ou d’emploi.

      26. @ Serge Demoulin

        Le goût de l’effort ? Ou comment acheter des lingots d’or ? C’est un trait d’humour ?

        Pouvez-vous imaginer tous ces gens (dont par chance je ne fais pas partie) qui sont lessivés dans cette société du « toujours plus » ? Même ceux qui ont un emploi n’en peuvent plus: rendement maximum et stress de perdre son emploi à chaque instant. Travail intérim (on vous téléphone le matin même), contrats précaires, emplois sous-payés- « travailleurs pauvres » et j’en passe.

        Tout ça pendant qu’une minorité s’enrichit de façon scandaleuse (il est anormal qu’une personne gagne 20 fois le salaire d’un chirurgien ou 30 fois celui d’un ouvrier spécialisé, quelles que soient ses compétences)

        Serge, vous avez créé votre emploi et celui-ci vous satisfait, j’en suis très heureux pour vous. Mais de là à conseiller à Clémence (pardon Clémence, permettez que je vous appelle Clémence ? 🙂 ) de changer de travail parce que sa grande sensibilité la plonge dans le désarroi face à la misère, je trouve que vous poussez un peu fort…

        Il faut inventer la société future, dans laquelle le revenu ne sera plus associé à la souffrance (Tripalium/Travail j’aime le rappeler) et désacraliser le « goût de l’effort », terme qui ne sert qu’à tenter d’humilier ceux qui n’ont pas réussi à trouver leur voie dans la dominance sociale.(Betov, revenez, je vous cherche)

        Une société apaisée permettra à chacun d’assouvir ses besoins fondamentaux sans contrepartie. Et malgré mon scepticisme je reste persuadé que nous y arriverons à (très) long terme.

        Vous rêvez! me dit-on. « On » avait dit la même chose à mon aïeul lorsqu’il évoquait son désir de « congés payés »…

        Cordialementao à tous

      27. « Mon emploi actuel je me le suis créé tout seul en me formant et apprenant à gagner de l’argent avec seulement un pc et une connexion Internet. Beaucoup pourraient en faire autant… »

        Ce qui est faux.

        Vous vous êtes créé votre emploi actuel:
        – en bénéficiant de la stabilité politique qu’offre un Etat puissant.
        – en bénéficiant des conditions qui en résultent pour l’exercice et le développement de vos capacités personnelles, depuis votre prime enfance jusqu’à l’âge adulte.
        – en bénéficiant d’institutions qui vous permettent de gagner par l’exercice de ces mêmes facultés (il ne s’agit pas d’une société d’ordre ou de corporations).
        – en bénéficiant de la distribution sociale des talents, qui est elle même le produit de la coopération sociale (au sens ou le violoniste comme n’importe n’importe quel autre membre de l’orchestre bénéficie du talent du talent individuel et de la combinaison des talents individuels de chaque musicien). Sans cette distribution globale des talents vous ne pourriez même pas trouver le moyen d’utiliser les vôtres.

        Il n’y a pas de « self made man ». Il n’y a pas d’autodidacte. Personne ne créé soi même sa propre chance (parce qu’ou bien on se la crée tout entière ou bien on ne se l’ait pas crée du tout, ce n’est pas divisible). C’est de ça dont chacun d’entre nous sommes comptables.

        Pour le reste, je ne vois pas ce que votre expérience personnelle change à la donne.
        Qu’il y ait des gens qui « abusent du système » censé réaliser tels ou tels principes ne remet nullement en question ces principes ou le système lui-même.
        La seule chose qui est remise en question c’est le niveau de protection contre ceux qui prennent un ticket gratuit!!!!
        Dans la même logique on a « il y a des fraudes électorales donc abandonnons l’idée de gouvernement démocratique plutôt que de faire respecter le droit ».

        J’ aimerais qu’on tape un peu plus sur les banquiers et la Finance dans la presse économique, et un peu moins sur les chômeurs, précaires, travailleurs pauvres victimes des premiers. Non pas pour une question de justice sociale, mais simplement parce qu’ils ruinent l’économie du pays. Pour des raisons d’efficience pure donc, tant dans l’allocation du capital que des capacités productives gâchées.
        Combien les chômeurs nous coutent-ils? Combien le système financier tel qu’il est conçu nous coute-il? Qui joue le passager clandestin? Qui prend un ticket gratuit? Qui joue le rôle de parasite du système productif?

        La question de la remise en cause du « système d’aides » se pose plutôt en ces termes, et je cite là Nozick lui-même, de nombreuses années après Etat, Anarchie et Utopie, dans un ouvrage intitulé « Invariances: The structure of the objective world ».

        « Car une norme qui facilite la coordination en vue d’un bénéfice mutuel affectera souvent la part de ces bénéfices que chacune des parties recevra. Si l’amélioration s’était faite d’une manière différente, les parts respectives des parties auraient été différentes. D’un autre côté, une norme spécifiant comment les bénéfices devraient être assignés ou divisés contribuera à faciliter la coopération en vue d’un bénéfice mutuel, car une telle coopération ne se réalisera pas (ou du moins aura moins de chance de se réaliser) en l’absence d’une norme ou autre spécifiant l’assignation et la division des bénéfices.  » (p286)

        Partez de là, et en particulier de la dernière phrase, ce sera plus intéressant pour vous, et pour vos lecteurs aussi.

        PS:
        Je rappelle que les aides servent surtout à empêcher que les 35 pourcents d’exclus divers et variés ne réalisent leur propre condition et que, faute d’avoir quelque chose à perdre, ils ne s’en prennent au système lui-même: ces aides ne sont pas des mesures de justice sociale ou des mesures qui compensent une désutilité: elles maintiennent la paix, ni plus ni moins- celle-là même qui assure le cadre qui vous a permis de vous réaliser dans votre travail, et que vous devriez protéger).

      28. @ serge demoulin

         » Mais à force d’être assisté on a plus le goût de l’effort.  »

        Quelle grande confiance en l’homme vous avez trouvé cela tout seul où cela vient-il d’abord de la pensée d’un autre préférant aussi d’abord travailler comme vous ?

        Evidemment à force de vouloir continuellement colporter ce même genre de propos et d’idées reçus sur les gens je vois mal en effet comment vous pourriez leur redonner un meilleur gout à l’effort comme au dépassemement personnel ou autre, sinon cela vous arrive-t-il de fournir un meilleur effort de penser l’autre, je l’espère en tous cas pour vous et sinon vos petites affaires commerciales sur le net est-ce bien réellement utile et honnête envers les gens ?

        Au commencement vous vous êtes peut-être fait aussi tout seul In utero, décidément qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre de si habituel de nos jours, oui avant de vouloir continuellement donner des leçons de travail aux autres commencez donc par changer votre « propre » façon de voir les gens mon cher monsieur, ce n’est pas non plus ceux qui prétendent le plus travailler qui travaillent le mieux aussi, vous me rappelez tellement de personnes à travers vos propos, quelle belle mentalité aussi à suivre plus longtemps en société.

        http://www.youtube.com/watch?v=V1vDQEIHT0E

        Oui croyez-moi il y a des gens dans ce monde et dans cette société qui fournissent peut-être bien plus d’efforts et d’énergie que vous pour s’en sortir, pour pouvoir encore garder la tête en dehors de l’eau, tout le monde n’a pas non plus le même talent précieux et commercial que vous mon cher monsieur mais ça bien sur on s’en garde de mieux le redire aux gens, alors arrêtez s’il vous plait de vouloir continuellement faire la leçon de travail aux autres car si ça se trouve vous ne valez peut-être guère mieux que d’autres en matière de travail ou d’effort personnel, mais ça on ne vous l’a peut-être pas encore dit de la sorte …

      29. Pourquoi ces guichets d’humiliation, cette bureaucratie tatillonne, cette idéologie du « coach » pour foncer avec trois-quatre heures de déplacement non défrayé et remporter une demi-journée de travail très mal payé que l’on ne peut refuser ? À quoi rime cette culpabilisation de l’individu responsable de ne pas trouver de travail. Quelle est la fonction de cette mise en scène de terreur, à quoi servent les poles-emploi, sinon comme expérience de Milgram, non pas comme dispositif d’insertion, mais pour conforter l’esprit de soumission à l’autorité parmi la classe des « redistributeurs », car ce ne sont pas tant les déclassés qu’il s’agit d’asservir, mais bien les consciences de ceux qui distribuent l’aumône au guichet.

      30. Je comprends votre colère, mais ne croyez- vous pas qu’au lieu de trouver un emploi (illusoire) à tout prix aux chercheurs d’emploi on pourrait pour une fois à leur apprendre à répondre eux mêms à leurs besoins???

      31. S’il y a bien des  »assistés » sur terre depuis 2 ans ce sont bien ..les banques ..je crois que le holdp up doit dépasser 2500 ans de chomage de 100 pct de la population d’au moins une centaine de pays non?Privatiser les gains et socialiser les pertes..tiens au fait vous faites quoi à Ténérife??Rentier ?Bankster?

      32. Le travail en France est particulièrement dangereux: il tue.
        C’est pourquoi on a mis en place en France une médecine du travail qui coûte à l’entreprise 140 euros par an pour une visite obligatoire de 10 minutes chaque 2 ans….. Détecter la mort due au travail et la faire régresser repose en premier lieu sur la diminution à 35 heures du temps de travail.
        C’est parce que le travail est très dangereux que la France a favorisé la redistribution des revenus par des allocs diverses et les indemnités de chômage qui sont des revenus de non travail.
        Vous trouvez que cet humour est déplacé ? Allez donc voir s’il existe des pôles du travail ou des pôles emploi !
        Et pour bien vous convaincre, observez qu’un fonctionnaire ne travaille pas, il est en service et pour cela il reçoit un bon traitement. Pas un salaire !
        Vous voulez encore un témoignage:
        http://www.youtube.com/watch?v=3jIofWwupLA&feature=related

      33. @Demoulin: « conduit un certain nombre de personnes à ne plus chercher à travailler et à se contenter de ces indemnités » : et pourquoi pas, monsieur Serge Demoulin ? Que les uns se la coulent douce pendant que les autres triment ne serait jamais qu’un déséquilibre parmi tant d’autres. La question est de savoir pourquoi celui-là serait plus gênant pour la société, ou plus handicapant pour l’économie, ou pourquoi il devrait être corrigé avant les autres. On peut aussi se demander si le fait de supprimer les allocs chômage créerait du travail, ou encore si, comme en Allemagne, le fait d’être payé 2 euros de l’heure ça s’appelle encore être payé.

      34. @ Crapaud Rouge

        Exactement. Parfaitement. Indubitablement.

        Mais j’ajoute: comment se fait-il qu’il soit devenu impossible de répondre directement à un commentaire , comme dans le « bon vieux temps » ?

      35. @ Serge Demoulin,

        Quand je lis ce genre de commentaires je comprends mieux pourquoi certaine personnes de nos jours rencontrent autant de barrières et de gens peut-être bien plus difficiles qu’eux au quotidien, mais cela me t’étonne pas au regard des mêmes idées reçus que l’on préfère continuellement colporter et mettre dans la tête des gens merci encore à nos petits politiciens de droite comme de gauche.

        A quand le cv parfait et l’employeur parfait aussi dans ce monde bien hypocrite et toujours et encore le même orgeuil de conduite de celui en gagne plus que l’autre, si vous saviez comme j’en ai bien rencontré des gens bien plus difficiles que moi dans mes recherches encore dernièrement si si je vous assure mais ça bien sur ça ne compte pas pour des gens comme vous, comme pour beaucoup de gens préférant encore porter le même petit jugement facile sur un bon nombre de gens, comme une grande généralité de conduite aussi pendant qu’on y est oui encore faut-il avoir bien vécu certaines choses de près pour mieux s’en rendre compte au quotidien.

        Contrairement à vous, j’aimerais tant parfois rendre un meilleur hommage à l’égard de tous ces gens de plus en plus stigmatisés et bien mis au banc de la société aussi, pire même encore aujourd’hui et cela faute d’argent ou d’emploi. Décidément il y a bien des gens dans ce monde
        qui préfèrent continuellement juger les autres que de rechercher avant tout à mieux voir l’autre autrement et cela d’ailleurs dans n’importe quel endroit.

        S’il vous plaît Mr Jorion, Mr Leclerc, permettez-moi rien qu’une seule fois et sur votre blog la possibilité de pouvoir poster un jour un billet spécialement destiné à tous les mauvais chômeurs de plus de ce pays …

        Tellement plus facile de voir la bassesse d’une conduite et la fénéantise chez les autres qu’en soi même, comme je pourrais poursuivre mon propos sur autre chose mais à quoi bon.

      36. Je suis d’accord que ces indemnités sont quelquepart démotivantes, mais que représentent-elles par rapport aux dividentes d’Albert Frère ou Maurice Lippens? (Moi aussi je suis Belge et je ne m’offusque pas de voir des chômeurs avec des indemnités à vie)
        Rien, si ce n’est le fait que ces gens se laissent vivre sans aucunes perspectives d’avenir!!!
        Si nous pouvions les motiver à répondre eux mêmes à leur besoins dans une relocalisation de l’économie, nous pourrions facilement multiplier leurs indemnités par trois.
        Je fais partie d’un jardin communautaire et un avocat au chômage y a trouvé une occasion d’y retrouver un certain équilibre…., il nous manque des moyens d’aller plus en avant.
        Ce n’est qu’un exemple.

    2. Jorion : c’est tout de même du mensonge par omission…

      Le tronquage d’information en ne prenant qu’un élément en le sortant du contexte est une « cochonnerie » faite par les politiques et les journalistes, me direz-vous.
      Mais est-ce que toute habitude de tromperie est bonne à prendre, néanmoins..???

    3. Mr Jorion,

      Vous avez de l’humour. Résumer 10 minutes de dialogue en une phrase et appeler cela déperdition est faire preuve d’humour. J’aime bien.

  5. Les banques ne se font pas confiance entre elles ?
    Qui a confiance en qui en ce moment ?
    Peut-on avoir confiance aux politiques après toute cette mise en scène ?
    Rigueur, pas rigueur…et j’en passe.

    Mon spread personnel : jeanpaulmichel_libor-OIS à 3 mois comme à 5 ans ne va pas fort du tout…
    Et le vôtre ?

  6. Par contre l’or lui reprends sa hausse à 30811 euros le kg en ce moment.
    Les investisseurs se méfieraient ils de la génération spontanée de 750 milliards d’euros ?
    L’assouplissement de la BCE n’est sans doute pas bien vu par tout le monde…

    1. Oui manifestement la confiance n’est toujours pas au rendez-vous.

      Beaucoup ne croient pas en l’efficacité du plan et préfèrent la « relique barbare » 🙂

      Once d’or à :
      1222.45 $
      961,11 euros

    2. Exact et pas qu’un peu : il est en train de tester la résistance ‘haute’ en ce moment et va sûrement battre son ‘record’ aujourd’hui.
      Le pire est qu’il le fait en € (normal, l’€ chute) mais … aussi en dollar, ce qui est une peu moins ‘normal’ : preuve s’il en est qu’y compris le dollar (et pas seulement l’euro) les monnaies commencent à se ‘dévaluer’ quelque peu par rapport à l’or. C’est aussi valable pour les autres monnaies de référence : livre, dollar canadien, dollar australien, franc suisse. Il n’y a que le yen qui progresse pas autant (2 fois moins que le dollar ou l’euro).

      Quand l’or augmente contre toutes les monnaies, c’est que les investisseurs n’ont aucune confiance dans le système monétaire.

      Il est grand temps d’en changer.

    3. Bien vu, Zébu.

      Il y a un truc dont j’avais entendu parler.. : Y’perd un flation.
      Je ne peux dire si perdre un flation est grave, car j’ignore ce que c’est.

      Quelqu’un peut me renseigner..??

  7. Question de béotien : comme s’explique la baisse spectaculaire du TED en pleine crise grecque (à une époque ou l’indécision politique européenne sur le sujet est le grain moulu au jour le jour par François Leclerc) ?

    1. A priori, les banques ont comprises que personne ne laissera tomber personne : les états ne laisseront pas tomber les banques et les banques ne laisseront pas tomber les états.
      A voir le TED sur 3 ans, la crise grec l’a à peine fait varier ces derniers jours.

  8. Au lieu de faire défaut cette semaine, les Grecs feront défaut demain. Quel soulagement ! Même avec des taux de 5% comme ceux qui ont été consentis pour prêter aux Grecs, ils n’ariveront pas à rembourser.

    Les recettes de l’Etat vont fondre car la cure d’austérité budgétaire va provoquer une déflation qui accroîtrera le poids de la dette grecque. La seule solution consisterait, comme le proposent Blanchard et Krugman dans une politique inflationniste. Comme c’est loin d’être à l’ordre du jour …

    1. la BCE peut acheter des obligation d’état IE : Faire tourner la planche à billet comme on dit (Quantitative easing est le terme à la mode…)
      Tout dépend des quantité mais c’est toujours par là que débute une politique inflationniste

    2. Si les Grecs font défaut … pourquoi pas d’abord la Grande Bretagne ?
      (Ses 200 milliards de livres de son plan de rachats d’actifs financiers(229 milliards d’euros pour un PIB équivalent à la France) ont déjà été dépensés ! Dites le à Moody’s …)

      N’importe le premier, la débandade suivra … £, €, $ etc.
      Faisons tout ce qui est possible pour amortir cela … effectivement le temps est un élément s’il est utilisé dans le bon sens.

      Quand même :
      une dette souveraine aussi grande pour une puissance pétrolière : bravo les Anglais !
      (Imaginez autant de royalties, depuis aussi longtemps … en France: quel cadeau !)

      2010/04/26 Brutal choices over British deficit, Chris Giles, Alex Barker and Nicholas Timmins http://www.ft.com/cms/s/0/c95e4d10-50ad-11df-bc86-00144feab49a.html
      2010/04/22 Real U.K. Unemployment is 5.5 million, the Jobless Economic Recovery? Nadeem_Walayat http://www.marketoracle.co.uk/Article18838.html
      2010/04/1 NHS Bankrupts Britain, Nadeem_Walayat http://www.marketoracle.co.uk/Article18562.html
      etc. etc.

    3. Question que je pose :

      Pour qu’il y ait inflation, il faut que les capacités productives soient utilisées à plein. Ce qui ne semble pas être le cas puisque l’écart entre les capacités utilisées et les capacités potentielles semble être important.
      Par conséquent, quelle quantité de monnaie faut-il créer pour relancer l’inflation à 3-4% ?

    4. Il n’y aura pas d’inflation dans un contexte de crédit crunch même si la planche à billet tourne jour et nuit. Les banques ne prêteront pas à des agents économiques devenus insolvables et l’Etat a décidé de geler ses dépenses.

    5. Autre méthode pour faire remonter l’inflation en Europe : la hausse du dollar et si possible des matières premières ( bien qu’ils évoluent rarement dans le même sens, il n’est pas interdit d’espérer). A ce titre, la baisse de l’euro ne fait donc pas que des malheureux.

      L’euro est parti pour baisser tout seul peut-être ? Et pourquoi pas après tout, l’équivalent d’une dévaluation compétitive mais pour toute la zone euro ?
      Tout cela finira-t-il par des hausses de salaires décrétées, Mitterand l’avait bien fait en 1981, + 20 % ? C’était le taux, je ne m’en souviens plus très bien ?

    6. Autre solution : Augmenter les salaires.
      C’est un remède miracle pour générer de l’inflation…

  9. Shock and Uh? (Paul Krugman)
    OK, big plan from Europe. What will it do? What won’t it do? Some initial thoughts, probably a bit heavy on jargon (I don’t have the time to do a full translation into English.)

    So, let’s consider a generic cohesion country – call it Speece, or Grain. It had 7 fat years after the creation of the euro, experiencing large capital inflows and relatively high inflation. Now the bubble has burst, government revenue has collapsed, and pain looms.

    What the country must do, regardless of how it’s accomplished, is achieve relative deflation – reduce its costs and prices compared with Germany and France, regaining competitiveness. With German inflation low, this means an extended period of deflation, with high costs in employment and output. It also means fiscal difficulties, requiring spending cuts and tax increases that deepen the slump.

    The immediate crisis risk is that of a self-fulfilling loss of confidence by bond investors, who fear default and therefore demand interest rates so high that they force default, even if the country is willing and able to endure a lot of pain. Hence the loan guarantees: by providing money at not-so-punitive rates, the idea is to buy time for adjustment.

    By itself, however, this wasn’t enough for Greece: people looked at the program, saw that it would probably lead to rising, not falling, debt as a percentage of GDP, and concluded that it wasn’t any kind of solution. And the crisis rolled on, with contagion to Portugal and Spain.

    Now comes yesterday’s announcements. Announcement #1, from the EU ministers, basically offered a larger version of the failing Greek plan. This, by itself, wouldn’t do much for Greece. Arguably, it might help Portugal and especially Spain, which are not in quite as bad shape and might (just possibly) be able and willing to endure years of deflation and fiscal austerity as long as they can avoid speculative attack. But that’s kind of a marginal thing. When the first announcement came, my reaction was to say that the EU was making the classic mistake, treating a solvency problem as if it were a liquidity problem.

    Announcement #2, from the ECB, changes things somewhat. It now seems that Trichet has been dragged kicking and screaming into becoming at least a semi-Bernanke, engaging in much more expansionary policies than before. (Yes, the ECB says that they’re only liquidity operations, and will be sterilized, yada yada – we can only hope that they don’t really mean it.)

    A more expansionary monetary policy could make a real difference – especially if the ECB ends up accepting somewhat higher inflation. Suppose that Speece or Grain need to get relative prices down 15 percent over the next five years. If the eurozone has 1 percent inflation, that’s 10 percent deflation in the periphery. If the eurozone has 3 percent inflation, all you need is stable prices. Also, a stronger overall eurozone economy means higher GDP and hence higher revenue, making the fiscal slog less grim.

    So there’s something substantive here; it’s not just a matter of buying time during which nothing good will happen.

    That said, I wonder about magnitudes. I’m sure that the ECB has no intention, even now, of letting inflation rise 200 basis points (even though it should welcome that development.) And Greece, still the epicenter of the crisis, doesn’t gain much from the credit lines. So does a drop of more than 500 basis points in the yield on Greek 10-years make sense? I don’t think so.

    The good news here is that for the first time in this crisis, European policy makers have gotten ahead of the curve, acting more strongly than almost anyone expected. That’s a shock, and it has awed the markets. But I still don’t think it’s nearly enough.

  10. A propos des achats de dette souveraine par la BCE sur le marché secondaire et des risques d’inflation en conséquence, il est question parfois (voir l’émission « C dans l’air » d’hier par exemple) de moyens de neutraliser la masse monétaire induite. quelqu’un peut-il expliquer de quoi il s’agit ?

    merci

    1. Bonjour Voisin.
      Les banques centrales rachètent alors leurs obligations. Qui étaient considérées comme « liquidités » à venir…
      Le surnom de ce type d’opération est la « trappe à liquidités ».

    2. Il me semble que les statuts de la BCE autorisent celle-ci à récupérer l’excèdent de liquidité des banques créditrices en proposant des rémunérations attractives.

  11. Pour le « sursaut » de l’Euro c’est un effet réflexe. Le temps retour au point de départ correspond au temps de réflexion (bizarre cette juxtaposition réflexe-reflexion …).

    Sauf compétition dans la dévaluation, il est normal que l’euro se dévalue. Cà peut même être une chance si les Les pays fourmis veulement bien se donner un peu d’aise (d’infla, et les pays cigale resserer les boulons plus « facilement » (de façon supportable).

    PS : je ne crois pas un instant que ce que je viens d’écrire ait une chance de correspondre à une réalité.

  12. hmm, pas convaincu.

    Déjà, le TED, malgré sa hausse récente, est encore très bas et à des niveaux similaires d’avant la crise de mi-2007. Pas étonnant vu que les banques sont abreuvées par les autorités monétaires. On s’en rend compte sur un graphe à 5 ans.

    Ensuite, l’évolution de l’eurodollar n’est plus à relier avec le plan de sauvetage. Le marché a intégré que le différentiel en terme de perspectives économiques entre la zone euro et les USA va croissant. Les américains créent de nouveau des emplois et auront une croissance plus forte dans les prochains trimestres. La baisse panique de l’euro a été « cassée » mais il subsiste la tendance de fond, celle qui nous dit que le plan européen ne résout rien à moyen terme car il ne fait que décaler la restructuration de la dette de la Grèce et peut-être des autres pays des PIGS. Maintenant, il faudra poser les bases d’une véritable gouvernance économique pour que l’euro retrouve son lustre.

    1. Homard, vous venez de résumer ce que j’ai découvert depuis longtemps : il faudra truander autant que les anglo-saxons.

      Cachons tous nos chiffres, inventons une croissance de « PIB » artificiel, empêchons les bourses de chuter, et surtout, surtout, achetons de l’acier et du ciment bien au-delà de nos besoins comme la Chine.
      On sait jamais, ça peut servir.

    2. Bonjour,

      @ Yvan :

      Je vous cite : « « Désormais, la corruption ne devra se faire que selon les lois » a déclaré solennellement le président français.
      Espérons qu’il soit entendu. »

      Est-ce- une plaisanterie cet appel à « la corruption légale » ; donc, selon vous : vive les lois scélérates généralisant la « corruption légale ». N’importe quoi…

    3. Bonjour,

      @ Yvan,

      C’est pas faux, mais inutile d’en rajouter…
      Pourquoi ne prêcherions nous pas un certain retour à des réalités plus communément partagées ainsi, pourquoi pas, qu’un retour à des lois dignes de ce nom = celles qui permettent la vie en commun et l’élaboration d’une société ; comme l’a très justement dit (un jour) quelqu’un de ma connaissance « le droit n’aurait jamais dû cesser d’être du droit » !

      Cordialement,

    1. Dissy. Remercier un esclave ou un domestique… vous n’y pensez pas…
      Il pourrait avoir une trop bonne opinion de lui…

  13. Face c’est le marché qui gagne.
    Pile c’est le peuple qui perd.

    A quoi bon regarder la santé du marché ? Si le marché se redresse, c’est que les profits vont mieux et que le fossé des inégalités se creuses, et donc que le peuple va mal.
    Si le marché est malade, alors, c’est que la situation est « mauvaise » ? lol

    Dans les 2 cas … c’est pas bon.

  14. Tout devient marée, les émergents surchauffent et ploient sous les vagues de capitaux, les autres font tourner les rotatives, inflation par ci, stagflation par là, tant que la monnaie restera la seule mesure de la vie « réussie », les déséquilibres dureront… et trébucheront.

    1. Hé oui, Dolmen.
      Le flux et le reflux ne fait plus marer, car ils ont réussi à assécher la mer de liquidités.

      Sinon. Vous habitez dans les alentours de Carnac?
      (je me renseigne pour mon plan choucroute)

    2. la choucroute, c’est pas l’alsace ???, et puis aussi un truc qui se mange quand il fait froid, vers des époques où on tue le cochon, février, mars, mardi gras ???

    3. Cécile, va falloir que je vous fasse une ré-éducation de papilles gustatives.

      La choucroute n’est nullement une spécialité d’Alsace, mais un concours de circonstances.
      Entre le chou et la cochonnaille. (cochonnaille dont je suis friand autant que les cochoneries)

      Ainsi, les meilleures restaurants de choucroutes sont-ils tenus par des … créoles. Surprenant, non..??
      Tout simplement car ils ont un don inné dans la façon de cuire le chou.

      Vous ne me croyez pas..?? Très bien, j’accepte. Et allez manger une choucroute au jarret à la taverne Paillette au Havre.
      Je n’ai pas d’actions chez eux, j’ai juste expérimenté. Et ils sont créoles d’origine.

      Si vous restez vivante après être passée par le risque de morte de bonheur par gourmandise, on en reparle.

      L’humain est faible, quand on y pense…

    4. Ha que non, Louise. Et je peux vous prouver le contraire.

      Ainsi, je fais des plats bretons et normands qui sont appréciés quelque soit le convive.

      Si j’ai gouté une choucroute dont je parle, c’est qu’elle a eu ce don de plaire qu’il est rare de trouver de ma part, étant excessivement critique car… difficile.

      Mon job est de juger… Et, en règle générale, je fais très mal. Mais c’est pour un bien.

    5. @Cécile
      La choucroute c’est l’Alsace et les cochonailles aussi, elles se déroulent dans nos fermes-auberges où vous serez accueillis en automne pour un repas pantagruellique de près de 4 heures, très peu pour moi ou plutôt bien trop.
      Une choucroute honnête doit être accompagnée des saucisses et de la viande fumée que l’on ne trouve qu’en Alsace, donc à bientot.

    6. Dommage Yvan, moi ça serait plutôt bouille et p’tits rougets. Alors ça fait du chemin ! Merci pour la choucroute, plat international que je préfère accompagné de flons-flons bien frais servis sérieux et bien mousseux !

    7. Hmm, oui avec les cochonailles et les saucisses fumees c’est tres bon, mais figurez-vous que j’ai un jour commande une choucroute au poisson… en me disant que je faisais une heresie. Eh bien peut-etre mais il n’empeche que c’etait vraiment bon, et que je n’ai rien regrette.

      Ah, les couts et les gouleurs… oui enfin le contraire.

  15. Bonjour à tous

    Je me contente de renvoyer ici à un billet copié sur zero hedge.com, sans avoir les connaissances permettant de juger de sa pertinence. J’espère que les « learned bloggers » pourront donner leur avis.
    merci à Paul et à François.

    European Banks Now Feverishly Betting Against Euro, As Bailout Fails, Gold Surges

    Si c’est vrai, il ne reste plus qu’à ressortir le grand « coupe-cigare » de 1789!
    Cordialement.

    1. Sur cette question des banques jouant contre leur propre devise : Grèce : ça va très mal finir, mon billet en date du 8 avril. Un mois déjà !

      Bien sûr quand la dynamique en arrive là : quand la prime de risque réclamée des obligations d’une nation passe à la verticale, les dés sont jetés, parce que ce ne sont plus uniquement les spéculateurs qui poussent alors à la faute, ce sont tous ceux qui ont quelque chose à perdre : y compris les banques-mêmes du pays en question qui cherchent à se couvrir dans la débandade générale. Rien de neuf sous le soleil : on se souviendra que durant la crise obligataire de 1994, les banques françaises ont joué contre la France, confrontées au même problème que tout le monde : sauver les meubles dans une situation de sauve qui peut. Quand on en arrive là, le patriotisme ne fait plus partie de la donne, et ce sont les banques grecques elles-mêmes qui apportent depuis quelques jours leur propre eau au moulin.

  16. Bonjour encore

    Lu à l’instant sur Business Insider:

    If CDS Spreads Are Right, Then Europe’s Bailout Fund Is A Giant Failure

    Vincent Fernando, CFA | May. 11, 2010, 2:23 AM

    Cordialement.

  17. Que pensez-vous Paul, Jorion, François Leclerc et vous tous les commentateurs du discours de Mirabeau à l’assemblée constituante en 1789 face à la crise sans précédent que connaissait l’état ?

    « Il faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien ! Voici la liste des propriétaires français. Choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de citoyens ; mais choisissez ; car ne faut-il pas qu’un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple ? Allons, ces deux mille notables possèdent de quoi combler le déficit. Ramenez l’ordre dans vos finances, la paix et la prospérité dans le royaume (…). Vous reculez d’horreur… Hommes inconséquents ! Hommes pusillanimes ! Et ne voyez-vous pas qu’en décrétant la banqueroute, vous vous souillez d’un acte mille fois plus criminel ? (…) Croyez-vous que les milliers, les millions d’hommes qui perdront en un instant, par l’explosion terrible ou par ses contrecoups, tout ce qui faisait la consolation de leur vie, et peut-être leur unique moyen de la sustenter, vous laisseront paisiblement jouir de votre crime ? Contemplateurs stoïques des maux incalculables que cette catastrophe vomira sur la France, impassibles égoïstes, êtes-vous bien sûrs que tant d’hommes sans pain vous laisseront tranquillement savourer les mets dont vous n’avez voulu diminuer ni le nombre ni la délicatesse ? Non : vous périrez. »

    L’idée de confisquer un quart des grandes fortunes pour résorber la dette me plait beaucoup.

    1. Merci.
      On n’est plus très loin de ça. Les plans d’austérité nous y conduisent inexorablement, sachant qu’ils ne sont que le prélude a la banqueroute … (ou l’inflation, ou la guerre ou les 3) puisque le fossé riche/pauvre se creuse de jour en jour, et grâce aux plans de sauvegarde, va s’accélérer.

    2. Bonjour Parpalhol

      Mirabeau a-t-il été écouté ?

      Il ne faut pas oublier que les lois sont faites par les politiques pour favoriser les riches.
      C’est comme ça et ce n’est pas près de changer…

      D’autre part, est-il logique et honnête de confisquer les richesses aux riches dont un certain nombre le sont devenus au prix de nombreux efforts et prises de risques durant toute leur vie ?

      Si on confisque les richesses, les entrepreneurs s’en iront dans d’autres pays et ne créeront plus d’emploi.

      Le communisme n’est pas non plus la solution, on a vu ce que ça donnait.

      Donc la solution idéale est encore à inventer.

    3. la guillotine fiscale nous changerait un peu du bouclier fiscal et co …. (les marchés je ne sais pas, mais c’est une bête extrèmement mal-élevée, très égoïste, capricieuse et qui pleure pour rien, vu qu’il faut toujours la rassuer, et la rassurer, en plus elle est versatile, instable, cynique, ….. )

    4. @ Serge Demoulin 11 mai 2010 à 17:20

      Tout votre texte est à graver dans le marbre.
      Que les générations futures ne puissent l’oublier, et à jamais.
      A vous lire, on se dit que le bon sens, le courage
      et la volonté de faire bouger les choses, sont encore bien vivant
      dans notre pays.

      « C’est comme ça et ce n’est pas près de changer… »
      est une forte phrase. Nous sommes si petits
      devant ces évènements qui nous dépassent,
      nous qui avons la prétention de faire bouger un grain
      de sable.
      Mais je m’ attacherai particulièrement à ceci (extraits):
      « …est-il logique et honnête de confisquer les richesses
      aux riches… ».
      Vous soulever là une question fondamentale et réaliste.
      Je crois pouvoir dire, d’après des informations éparses,
      que cette fausse solution est envisagée par qui vous savez.
      Ce n’est pas sûr, on ne peut exclure un ballon d’essai
      mais l’idée affreuse de facilité est lancée. Bien malin
      qui pourra le retenir. Ils disent: « faire payer les riches »
      mais nous savons bien qu’une fois la planche savonnée,
      ils vont tout prendre.
      Aussi, selon un dicton montagnard qui veut que
      « trop fort n’a jamais manqué », je pense fermement
      aux précations à prendre.
      Il faut agir.
      Je soumets à votre intention une proposition.
      En précisant bien je ne suis pas à votre place
      ( pas de patrimoine, rien qui vaille plus qu’une bagnole
      presque pourrie.CT OK , merci),
      mais si j’y étais, je retirerais vite fait tout le pognon
      confié aux bons soins d’une banque, avant la grande confiscation.
      C ‘est une question de principes moraux:
      inviter les incompétents à se voter
      des baisses de salaires et sabrer les bonus
      et les pauses café à 10h.
      ( 10h est une heure indue, je le maintiens)
      Je retirerais tout mon avoir et je le jouerais en bourse.
      La bourse est actuellement le moyen le plus sûr et le plus
      rapide pour perdre. Vous perdez, mais au moins
      vous le faites dans la liberté. Rien à voir
      avec l’ opacité irresponsable d’une banque,
      Et vous avez en prime l’excitation du jeu;
      Mettre à l’épreuve une malchance certaine,
      reconnaissons qu’il y faut des tripes.

      Ma grand’mère- une montagnarde de choc- me l’a toujours dit:
      soit prévoyant, garde la moitié de ton pain pour demain.

    5. Logique « progressiste » :

      Si (vous êtes riches) alors {vous avez pris des risques honnêtement};

      Si (vous taxez les honnêtes riches) alors {ils iront entreprendre, recruter et consommer ailleurs};

      Si (vous êtes communiste) alors {vous êtes idéologiquement liberticide et sanguinaire};

      Si (vous êtes démocrate) alors {vous avez choisi la moins mauvaise des solutions};

      Si (vous êtes ultra-libéral) alors {vous êtes économiquement lucide ET pragmatique};

      Si (vous pontifiez) alors {vous êtes le problème, pas la solution};

      etc…

    6. @serge demoulin
      « Si on confisque les richesses, les entrepreneurs s’en iront dans d’autres pays et ne créeront plus d’emploi ».
      Refrain éculé… Pourquoi assener, avec une telle conjoncture, de telles platitudes ?

      Le communisme n’est pas non plus la solution, on a vu ce que ça donnait.
      leninisme ? stalinisme ? « khmerisme » ? certes. Mais le marxisme pur, dites mois où !!! je serai friand d’en étudier les résultats.

    7. Les mesures prises le week-end dernier, sont en train de sauver les rentiers, ni plus ni moins.

      On n’avait pas trouvé un euro dans les caisses de l’Europe pour sauver l’emploi, l’économie, les entreprises, en 2008 et 2009, rien pour un plan de soutien, souvenez-vous.

      Pour sauver les banques et l’argent des épargnants avant même de parler de la dette des Etats, en une nuit on a trouvé 750 milliards. Bravo !

      Quant à la BCE, on s’interrogera peut-être un jour sur son rôle le 11 mai dans la redistribution des richesses.
      Elle a rachèté hier des obligations grecques, portugaises au prix fort. Lundi, celles-ci avaient regagné respectivement 37 % et 14 %. C’est donc par rapport à Vendredi dernier, 37 % et 14 % de plus qui vont aller arroser les bilans des banques, les fonds monétaires qui s’en étaient gavés pour dopper leurs perfs ou encore les actifs des compagnies d’assurance ( plutôt les contrats qu’elles vendent). Pas très éthique tout ça.

      Sans compter que personne ne nous dit combien, quoi, comment à qui la BCE a racheté, à qui la BCE a-t-elle choisi de faire ce cadeau.
      Sous prétexte de sauvetage, c’est plutôt un grand arrosage. Aux Etats-Unis, on demande des comptes à la FED pour savoir comment elle aide l’Europe. Et nous rien !
      La BCE qui a renâclé à financer les Etats quand ils en avaient besoin pour sauver l’économie, distribue maintenant ses milliards, nos milliards pour sauver le système financier. On rêve !

      Tout ce qu’on sait, c’est que l’économie réelle – Arlette aurait dit « les travailleurs »- les petits, les endettés, ceux qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de moi, ceux qui consomment tout ce qu’ils gagnent, vont, eux, devoir rembourser leurs dettes et se serrer la ceinture sans broncher . Alors si en plus, on leur demande de travailler plus longtemps, le bouchon risque bien de sauter.

      Vous croyez vraiment, vous, que les « petits » vont avaler ça sans broncher ?

    8. Parpalhol @
      Si cette citation provient d’un « parpaillot », je comprends l’erreur.
      Car l’histoire à donné tort à Mirabeau.
      C’est l’évêque d’Autun, ce diable boiteux de Talleyrand-Périgord -dépossédé par sa famille au profit de son frère – qui apportant la solution: La fixation de l’endettement de la couronne sur le rachat des biens de l’église. Et au passage une nouvelle louchée d’argent frais en provenance des banques hollandaises et de la Hanse.
      Le pouvoir politique du second état (le clergé) était quasiment nul, alors que la bourgeoisie commerçante et les laboureurs se disputaient la suprématie politique pour cause de lettrisme lié aux « lumières ».
      Et aujourd’hui c’est tout comme.
      Qui est le premier état, la noblesse qui s’accroche à ses privilèges ? Les nations d’occident
      Qui est la force politico-économique montante ? Les pays émergeant (Chine, Inde, Brésil, pays de l’est) dont le niveau éducatif concurrence maintenant les pays occidentaux.
      Sur quoi fixer la dette ? sur l’or
      Mais rassurez-vous, Napoléon a institué une nouvelle noblesse celle d’empire.
      Donc il y aura une nouvelle caste de privilégiés qui va émerger du coté de ces nouvelles puissances économiques.
      Les oligarques russes, cela vous dit-il quelque chose ?
      Parlez-moi donc de leur solidarité avec le peuple russe !
      Sans parler des potentats africains !
      En tout cas l’or à 30.000 euros le kg est 15 fois sous évalué !

    9. Bonjour,

      @ Parpalhol :

      « L’idée de confisquer un quart des grandes fortunes pour résorber la dette me plait beaucoup. »

      Sauf que vous avez 220 ans de retard et que les grandes fortunes sont
      – soit françaises mais majoritairement pas domiciliées en France,
      – soit pas françaises et éventuellement domiciliées (très partiellement) en France.

      Alors : vous faites comment ? Quelle est votre solution miracle ?

    10. Penser qu’il faut prendre aux riches parce qu’ils se sont enrichis aux dépens des pauvres est une erreur pour au moins 2 raisons :

      – Beaucoup de riches ne se sont pas enrichis aux dépens des pauvres mais parce qu’ils ont appris à s’enrichir et qu’ils ont eu le courage d’entreprendre. Il faut donc du courage et s’instruire pour s’enrichir.

      – Les très riches ne sont pas très nombreux. Si vous les taxer ou les privez de leur richesse vous devrez le faire aussi pour les rares entrepreneurs qui ont réussi à faire croître leur entreprise. (regardez le nombre d’entreprises qui font faillite les 3 ou 4 premières années d’existence).
      Si vous faites cela c’est toute l’économie que vous détruisez car plus personne ne voudra prendre le risque de créer une entreprise pour se voir confisquer le fruit de ses efforts.
      S’il n’y a plus d’entrepreneurs, il n’y aura plus de création d’emploi, à moins que vous n’envisagiez que tout le monde soit fonctionnaire… Mais ne sommes-nous pas dans une tendance à réduire le nombre de fonctionnaires pour réduire les déficits ?

    11. les spéculateurs aiment à être traités  »d’investisseurs » voire entrepreneurs..ben voyons…..ils en sont pour la plupart convaincus…

    12. Bonsoir,

      Parler de « riches » ne veut rien dire, ou pas grand chose. Dans une société saine, un ascenseur social existe et les gens ont la possibilité de s’enrichir dignement. Dans une société corrodée, à bout de souffle, l’ascenseur social n’existe plus et les « riches » deviennent, finissent par devenir, sans discernement, les sujets de l’ire collective.

      Je vous propose de reconsidérer la réalité qui se cache vraiment derrière le mot « riche ».

      Aujourd’hui, il existe en effet, mais de moins en moins il faut l’avouer, des gens qui se sont enrichis à la sueur de leur front (ils ont par ailleurs fait des sacrifices), patrons de PME, et qui continuent à porter le système à bout de bras. Ces patrons là n’ont majoritairement pas délocalisé leur fortune et sont taxés plein pot sur tout, absolument tous leurs avoirs ; sans compter les milliers de contraintes administratives et paperassières qu’ils doivent assumer et supporter.
      Les taxer encore plus (il n’y à aucune limite théorique, mais très sincèrement le taux cumulé de 60% de leurs revenus n’est pas loin d’être confiscatoire => indépendamment du niveau de revenus et sincèrement : qui aimerait, de bon coeur, reverser à l’Etat plus de 60 % de ce qu’il gagne, alors surtout que l’on peut constater le sage usage qui est fait par les Etats de l’argent public ?) est à la fois humainement très injuste, très contreproductifs en terme économique et très peu à même de résoudre le problème de l’inégale répartition des richesses ; en quelques mots : ces gens là ne sont ni la cause ni la solution des problèmes actuels.

      En revanche, il existe une caste de dirigeants (politiques ?) de très grosses entreprises multinationales et de banques, exclusivement cooptés, que l’on peut qualifier « d’apatrides » (dans une nouvelle acception du terme) qui se sont considérablement enrichis ces dernières décennies (grâce à l’avènement de la financiarisation de la société ; avènement des stocks options entre autre) et dont la fortune n’est pas ou prou localisée en France mais dans des paradis fiscaux. Ces individus prétendent devoir leur argent à leur « immense » talent, talent au demeurant tout entier tourné et mû par la « nécessité » d’acquérir toujours plus de richesses en toujours moins de temps ; on n’est pas loin du trouble psychique, pourtant érigé en modèle par nos sociétés dites « développées ».
      Ces dirigeants là sont servis par toute une catégorie de personnels serviles, aussi dociles que leurs bonus et autres primes sont élevés, pour qui le mot « conscience » est très surfait.
      Il sont également servis par un système éducatif (mondialisé) à la mesure du peu d’esprit critique qui sera demandé à leurs exécutants dans l’exercice servile de leurs futures fonctions professionnelles ; l’essentiel de leur savoir étant que les lois ne sont faites que pour être contournées –> le sens originel de la norme (= ce qui permet de vivre ensemble, qui est constitutif d’une Société) a disparu de leur esprit, de leur vocabulaire et surtout de leur conscience profonde. D’où, après quelques décennies, le sentiment généralement partagé que la Société n’existe tout simplement plus, que le règne du chacun pour soi est arrivé et que l’argent est devenu le plus sûr protecteur social (pas la loi).

      Cordialement,

    13. @Serge Demoulin
      La phrase qui suit n’est pas tirée d’un classique mais c’est néanmoins très vrai.

      Parce que le milliardaire n’a pas récolté sans peine, il s’imagine qu’il a semé.

  18. Pour rester poli « les enfoirés » n’ont pas de patrie, il va donc nous faire valoir ce manque d’ingratitude envers la République, par un conseil national de la « résistance financière ». La question étant:

    par quelle grâce avez-vous obtenu et accaparé tous ces billets. Le solde des billets ainsi récupérés venant comblé les dettes.

    La monnaie étant d’état, nationalisons la monnaie, puis redistribuons là suivant ce principe: toute monnaie acquise honnétement à la sueur de son front étant redonnée a son heureux possesseur.

    Une loi intérêt nationale sera prise dans ce but, démocratiquement, descendons dans la rue pour l’exiger, gentiment par le nombre par de multiples rassemblement sur tout le territoire (chef lieu de canton).

    Comme le dit fort justement Paul, « ça va très mal finir.

    Citoyennement votre à tous.

  19. l argent decide a ce point de tout qu il n y a plus de politique,meme plus de politique de l argent.
    Et c est un cercle infernal.Dont on ne sortira pas sans sortir de tout ce qui fait horreur.Sansopposer a ce qui fait horreur la violence qui permettra d en sortir.La violence la plus grande.La politique a,a ce point,disparu qu il n y aura pas meme lieu de dire que cette violence sera si peu que ce soit revolutionnaire.
    Extrait de L ARGENT La ruine de la politique de michel Surya ,sublime opuscule de 110 pages,qui_ plus est,ecrit en 2000.
    Validation du propos demain a Athenes….

  20. Ce qui n’a plus fonctionné c’est le dollar.
    La crise a été et reste celle du dollar avant tout .
    Le dollar en tant que monnaie des échanges internationaux doit être remplacé .
    « Carthago delenda est , Caton prononçait cette formule à chaque fois qu’il commençait ou terminait un discours devant le Sénat Rome quel qu’en soit le sujet » .

  21. Bonjour,

    Ca serait possible d’avoir un graphique équivalent pour les taux « Français » à 2 ans ? Ca nous permettrait de comparer aussi où la France en est …

    Merci en tout cas.

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