Le temps qu’il fait, le 14 mai 2010

Le billet auquel je renvoie dans la vidéo est le précédent : L’instinct de survie des peuples.

Carmen M. Reinhart & Kenneth S. Rogoff, This Time Is Different. Eight Centuries of Financial Folly, Princeton : Princeton University Press, 2009

Michael Lewis, The Big Short. Inside the Doomsday Machine, London : Allen Lane, 2010

Naomi Klein, The Shock Doctrine (La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre), 2007

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177 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 14 mai 2010 »

  1. Bonjour à Paul et à tous,

    Je ne suis pas économiste et lit votre blog depuis peu. Je souscris à votre analyse de la finance prédatrice, même si elle a permit à beaucoup d’entre nous, en maintenant des illusions, de ne pas trop se poser de questions ces dernières années.
    Mais il ne faut pas éluder un autre point du problème. Le niveau de vie atteint dans les sociétés occidentales n’a pu s’atteindre que par:
    – l’exploitation des autres pays (colonialisme)
    – une avance technologique considérable.
    Aucune de ces conditions ne se trouve satisfaites maintenant. Quand on voit le nombre d’ingénieurs que forment les pays émergents et le nombre de brevets qu’ils déposent, il y a vraiment des questions à se poser. Aussi, il faut considérer le système et les solutions préconisées en interactions avec cette réalité et avec le fait que le monde devient de plus en plus fini et donc de plus en plus concurentiel.
    Par exemple quand vous dites : « il faut distribuer du pouvoir d’achat », il faut préciser à qui, aux européens, aux chinois, au deux?
    En fait, la finance n’est-elle pas la dernière solution qu’ont trouvé les élites pour éviter un recul de l’occident?

    1. Votre dernière question n’est pas sans fondement .On peut aussi faire un parrallèle avec l’arsenal nucléaire .

      Mais l’avance des autres est-elle à concevoir comme un recul pour nous ?

      C’est d’ailleurs vraisemblablement notre enrichissement commun dans des conditions de vie pas trop éloignées qui peut être la solution au vrai désarmement nucléaire et à la non militarisation de l’espace .

      Mais bonsoir que c’est dur , quand on note les noms d’oiseaux qui ont volé et volent encore , entre l’Allemagne et la Grèce .

      Le G 20 peut il accoucher ce cette marche concertée , là où l’Europe bataille encore ?

    2. « Mais l’avance des autres est-elle à concevoir comme un recul pour nous ? »

      C’est bien la question et elle est plus générale que la stricte question financière. Je suis assez pessimiste sur la réponse à cette question dans l’univers de plus en plus fini qui est le notre (limitation des ressources énergétiques, circulation de l’information, …) conduisant à une compétition acrue pour l’accés à des modes de vie « meilleurs ».
      Je ne vois qu’une avancée technologique majeure pour adoucir les évolutions dans le moyen terme.

  2. Tant de choses qui sont encore bien dites mais où allons donc tous comme ça ?

    A tous ceux qui parlent de trop changer le visage de notre société, nous vous disons : commencez par donner l’exemple et on vous suivra si vous avez raison, ce qui pourrait déjà laisser sous-entendre que vous ne donnez guère mieux de bonnes choses en raison comme en prudence.

    Comme si la raison était toujours une question « d’avoir », les premières techniciennes de surface ne produisent pas toujours non plus des raisonnements sans fondement plus coûteux aussi à la prétention d’être plus « utiles » et indispensables que d’autres.

    Il n’y a pas non plus que le spatial, la lune, la biologie et surtout le médical marchand sonnant et trébuchant dans la vie, pourquoi vouloir continuellement pousser les gens à une certaine forme de chantage de plus en société, commencez d’abord par répondre à nos attentes et puis après nous vous écouterons.

    Rassurez-vous Paul vous ne serez bientôt plus du tout le seul à prêcher dans le désert j’attends d’ailleurs la résurrection des morts et le grand retour d’Elie et d’Enoch et cela malgré tout ce que vous faire à travers votre propre vocabulaire d’expression sur la crise, là croyez-moi nos élites l’auront bien plus en travers de la gorge et oui je crains fort que nous n’ayons pas encore tout vu.

    Quelle grande faillite morale surtout celle des grands pays riches de ceux qui auront surtout préférés d’abord élevés en principe de fausses valeurs de vie et de liberté pour le plus grand nombre en préférant même mieux vivre à l’écart des petits dans leurs banquets mais qui, dans leur continuel désir de pouvoir, de flatterie et de paraître auront bien employés tous les moyens supplémentaires pour mieux arriver à leur fin.

    N’êtes-vous parfois durement frappé, écœuré, indigné fort peu surpris de remarquer la même ressemblance de conduite à travers un bon nombre de nos dirigeants, aussi inimaginable et impensable tout cela ne pourra pas durer c’est évident surtout au rythme où vont les choses.

    C’est le mouvement, l’éducation, la norme, la tendance, l’emballement, le marketing, le mercantilisme à outrance, polluer les océans comme les esprits il n’y a d’ailleurs plus que cela qui compte de nos jours mais non rien de bien grave, dormez, dormez, encore et encore.

    C’est surtout la liberté d’un plus grand nombre de renards dans le poulailler en commencant et finissant bien par les premiers signes précurseurs de la Grèce et aux autres tremblements de terre sociaux bien plus inévitables à conjurer et des sociétés entières qui se mettent soudainement à vivre dans la peur de tout perdre du jour au lendemain. La tranquillité de l’esprit et des coeurs !

    Mais non je n’invente rien messieurs, il suffit simplement d’ouvrir les yeux ni même de ne plus rechercher à avoir raison sur autrui à la folie même d’une plus grande spéculation sur d’autres
    matières premières de plus mais quelle grande folie humaine.

    Comme tout ce sang répondu en plus pour un plus grand trafic d’armes sur terre, sommes-nous bien encore des Hommes ou des Bêtes, des Anges ou plutôt alors des Démons, l’aspect même physique des choses en sera naturellement changé, déformé c’est d’ailleurs très nettement visible partout sous le poids même d’une plus grande montagne d’iniquités.

    On ne peut pas bien évidemment continuellement faire entendre le même vocabulaire marchand
    aux êtres sans en être tôt ou tard bien affecter, surtout lorsque cela en devient de plus en plus infernal à supporter et à suivre pour beaucoup, n’arrivant d’ailleurs même plus à vous comprendre et à suivre sur les marchés, et une humanité bien plus pris au piège comment fait-on alors dans ces moments là pour mieux y échapper ?

    Beaucoup de peuples n’ont plus guère le cœur à la fête, qui achète encore du champagne de nos jours et des femmes et des mères qui se mettent-elles aussi à courir et à se prostituer toutes comme des folles, pauvres enfants déjà bien sacrifiés de ce monde pensons surtout d’abord à nos vieux jours à nos greniers bien remplis, mais non ils refuseront toujours de se repentir et que préfèrent-ils nous dire encore avec beaucoup de contradictions :

    « A tous ceux qui parlent de changer la société, je dis: commencez par donner l’exemple vous-même et on vous suivra si vous avez raison. Sinon vos paroles ne sont pas en accord avec vos actes et vous êtes des tartuffes ! « 

    A toi aussi le Soleil dans ton nouveau cycle de conduite n’en finit pas trop faire de l’ombre aux
    marchés qui s’affolent à la moindre petite pièce de monnaie de perdu aussi. Ce n’est pas non
    plus que j’aime beaucoup prêché le catastrophisme par pure amour de faire du mal aux gens
    du marché, mais faut bien parfois se rendre à l’évidence surtout au regard d’un bon nombre d’autistes, soyons-en sur cela va très mal finir, mais qui sont donc les plus grands faiseurs de catastrophe en série dans ce monde on ne peut pas plus continuellement nuire aux être et aux espèces comme ça, sans en subir tôt ou tard un plus grand nombre de conséquences dramatiques.

    Comment préfére-t-on encore payer et traiter de l’autre de nos jours, et on remplace encore et encore du jour au lendemain bien évidemment l’homme qui ne vous ressemble guère en conduite, oui je me demande parfois qui coutent vraiment le plus cher de nos jours et pour une collectivité.

    Le marché et surtout bien plus estimable à nos yeux que la propre raison d’un autre aussi peu ou plus religieux qu’un autre peu importe d’ailleurs son propre vocabulaire de penser ou d’expression sur la crise comme sur nos propres pratiques auto-suicidaires.

    Buvons et mangeons d’abord les meilleurs plats du monde et laissons encore bien des gens et des enfants de plus crever de faim et de soif, voilà donc surtout comment nous préférons mieux concevoir le bonheur des êtres en société, quelle bien étrange conception quand même de la réussite humaine en société, comme à travers une autre marque de plus à l’esprit.

    L’argent ne libère guère mieux le monde, à quoi servira-t-il à l’homme de gagner le monde ou mieux encore de vendre davantage son pays à d’autres gens s’il ne voit plus guère mieux l’homme et les choses en conscience.

    Je pense que ceux qui dirigent bien durement les autres de nos jours seront même sévèrement réprimandés demain voire même avec une extrême RIGUEUR de plus. A chacun sa propre marque, que les dirigeants du monde ne se glorifient pas trop quand même de leur position.

    Je ne pense pas non plus que les autres pommades cosmétiques de plus et à base de fœtus humain n’arrangeront les choses, évidemment à force un plus grand nombre en finiront par tomber malade surtout à la vue d’une autre grande marée noire; et des grandes villes, des empires entiers construit surtout du sable comme autrefois avec Babylone.

    C’est donc cela leur si noble idéaux de liberté et de raison sur les peuples et bien dis donc à quoi ressemblerait le monde sans eux c’est comme ça et pas autrement, comme il en sera toujours ainsi comment voulez-vous alors que les gens vous suivent plus longtemps et s’expriment plus différemment de vous, oui vraiment aucune rédemption possible pour certaines personnes
    comme ils sont bien habiles les dirigeants de la terre.

    Comme c’est tellement mieux inscrit sur le visage de beaucoup de gens.

    Allez encore et encore.

  3. Paul nous l’a annoncé dès mars 2009: ce capitalisme est mort. Son cadavre nous empuante depuis, et dès avant d’ailleurs, malgré les vains efforts des grands illusionnistes thanatopracteurs, politiques ou economistes, zélés serviteurs des charognards financiers et des hyènes ventrues et dominantes qui s’en disputent les entrailles goûteuses.
    On est entré dans la phase sociale et surtout politique. La résistance de tous va être mise à l’épreuve. Les derniers masques vont tomber. Le dernier acte imposera à chacun de jouer son rôle. Plus de spectateur distants. Plus de commentaires ironiques et neutres. C’est de vraie politique dont il s’agit, c’est à dire de poser des actes qui engagent un peu plus qu’un bulletin de vote. Demandez à l’avant garde grecque…
    Résister et se battre.

  4. @Paul Jorion

    Je vous sens quelque peu désemparé aujourd’hui, et frustré eu égard à l’absence de vision du personnel politique en place et à la non prise en compte de vos idées. Je pense que la barre était placée un peu haut : Henry Kissinger – que je suppose très apprécié sur ce blog – a dit en substance que le responsable politique, une fois au pouvoir, en était réduit à dépenser le capital intellectuel accumulé au long des années. Par charité, nous ne développerons pas les exemples qui nous viennent à l’esprit …

    Les grands caractères ne se manifestent que sur les crises matures. C’est encore un peu tôt, songeons aux exemples que vous avez cités ces derniers temps : Robespierre à l’été 93, De Gaulle en juin 40 (j’aurais pu dire juin 68, mais vous n’êtes pas d’humeur). Témoins passionnés, ils n’étaient pas en charge, et ont appris jusqu’au dernier moment. La poire n’est pas encore mûre. Continuez vos billets, continuez vos visites du soir (élargissez-les autant que possible).
    Et puis ce soir, la rumeur du monde est encore à de nouveaux vertiges. La peur du vide viendra, il faudra bien alors avoir des idées. Certains viendront vous voir….

    1. Je suppose que vous ironisiez quant à notre affection pour le bon Kissinger…
      De tous les mauvais coups de l’administration US pendant toute sa longue carrière (remember Allende et les Chicago boys à Santiago?) , il est pour moi le pendant à l’extérieur d’un Hedgar Hoover à l’intérieur. Il se permet de s’inviter encore au Bildenberg, ce vieux renard. Effectivement, quand à la naïveté des dirigeants, il a pu constater et en profiter…sans trop leur ouvrir les yeux! Espérons juste qu’il vivra assez pour apprécier le spectacle de la chute de son empire! On pourrait pt’et même le traduire avec sa clique devant la Cour Pénale Internationale de La Haye le pôv vieux… Dommage les US ont pas reconnu la CPI… Pas fous!
      Quant à l’humeur de Paul, je vois mal comment elle pourrait être plus rose ou moins morose devant l’immense gâchis contre lequel il ne peut plus rien. Le grand cheval de bois est entré dans la ville, avec les loups, « très chère Elvire », mon cher François. Depuis 6 ans Paul sonne le tocsin. Pour rien. Si ce n’est le bonheur consolateur -pour nous en tout cas si ce n’est pour lui- de nous éclairer et nous rendre témoins de son combat.
      Il sait que le seuil critique dans la dynamique de rétroaction implosive du système est dépassé. La réaction en chaîne est devenue inéluctable. Nulle interdiction des paris sur les prix ne serait agissante maintenant. Je j’ai dit plus haut, c’est bien de pure politique de guerre dont nous avons besoin. À la limite un Robespierre comme vous dites. Mais je ne crois pas qu’ils s’enquèrirait des lumières de Paul dans l’immédiat. Plutôt après, pour une constituante « Jorrionène » voire même, soyons fous, « Jorrioniste »!
      Voilà deux ans que je consulte ce blog de façon systématique et même compulsive, sans jamais commenter, mais je sens une urgence…
      Cordialement.

  5. @ P. Jorion

    […] « Le luxe à l’échelle totale ne représente pas grand-chose » […]

    .
    Ce dire me surprend puisque vous parlez « d’échelle totale » j’entends donc planétaire.
    À cette échelle là, le luxe est l’eau potable, un toit digne de ce nom, l’électricité, et un repas calorique, l’éducation, la santé, plus la solidarité des aléas de la vie. Bref tout ce qui est « classé » dans l’ordre du « primaire » dans nos contrées de luxe.
    Mais à l’échelle des 25 de l’OCDE, ce qui est « luxe » ne me parait pas pour autant anodin. Trancher une définition du « luxe »détachée de la fabrique mainstream de l’offre comme de la demande, serait-il un projet utopiste, luxueux ou de nécessiteux ?

    Autre chose

    […] « Ce qui fait critiquer, ce n’est pas l’envie » […]

    .
    Ah bon ! Il y aurait donc autre chose ? Pas simple d’interroger la perte et le manque quand presque tout est construit pour y parer !

    […] « Les décideurs ont décidé d’ignorer ce qui se dit là » […] Qu’ils ne viennent sas s’étonner des réactions que ça peut susciter parce que ces réactions sont liées à l’inanité, la stupidité, l’incompréhension, l’ignorance, la brutalité des décisions […]

    .
    Je doute qu’une mère ait congelé son bébé avant qu’il y ait eu des embryons congelés. Les actes sont liés à l’ambiance technologique et sociale (Hiroshima ou le Rwanda). La 5ème attaque d’enfants dans des écoles en Chine peut être lue comme une réaction folle mais raisonnée et ciblée à l’endroit de la vitrine qu’elle lézarde. Le droit à un seul enfant, des écoles réservées aux privilégiés locaux, désignent ces enfants comme icônes. À rapprocher des destructions des effigies lors des jacqueries moyenâgeuses et aux déprédations sur les symboles publics dans les banlieues. Pour l’instant quelques-uns retournent contre eux la violence qui leur est faite (les suicides), ça pourrait bien s’inverser et se retourner contre l’envoyeur, à condition qu’il soit plus visible : c’est loin d’être le K ! il manque l’adresse et le mode d’emploi.
    Merci d’y concourir, ça fait un peu d’air frais.

    1. Votre sagacité et la rigueur de votre analyse critique est impeccable. Mais un tantinet injuste puisqu’appliquée à une intervention improvisée de Paul plus soucieux de transmettre l’émotion d’un moment que de se tracasser du caractère ambigu du concept de luxe suivant son cadre référant, ou de développer une approche pseudo-situ pour aborder la problématique critique/envie/jouir impératif/révolte dans un cadre de société de marché néo-libérale agrémentée d’un état policier…
      Non dénué d’une certaine mauvaise foi qui plus est, puisque vous savez finalement, sans trop m’avancer, qu’il serait probablement d’accord sur le fond de vos remarques.
      D’accord en tous points sur votre dernier §. La violence symboliques, chère à Bourdieu, peut se retourner sur les symboles. Comme sur ceux qui la produisent et croient innocemment en profiter pour maintenir leur pouvoir. À ce sujet le pouvoir s’apprête à pénaliser toute atteinte au drapeau et à l’hymne national… Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre..
      Cordialement.

    2. @vigneron, merci de vos remarques mais : 1/ je n’ignore pas que P. Jorion a d’autres priorités que de répondre à ce qui lui semble adressé, même s’il témoigne qu’il le lit et que ça peut contribuer à sa réflexion. 2/ le public du blog semble occuper la fonction de la dritte person à l’exclusion des envois de Jorion Leclerc et quelques autres ; je n’ignore pas qu’il existe un au-delà de l’adresse explicite. J’ignore la comptabilité réelle (elle existe ?) du « luxe » dans le pnb mondial mais entendre que ça représente pas grand-chose, m’a surpris. Lire de « l’injuste » ou m’imputer « une mauvaise foi » vous établit en porte parole de P. Jorion et si je conçois que vous savez son dire mieux que moi, j’ai peine à croire que mieux que lui. Mon fournisseur n’est pas Bourdieu mais du coté des élèves et épigones de Lacan et Freud. Oui, le pouvoir va rater l’affaire avec les atteintes aux symboles mais laisser faire impunément auraient quelles conséquences ? Pour l’État policier, vous exagérez !

    3. @pvin
      Je conçois d’avoir, avec légèreté, et abusivement, endossé l’habit du disciple volant au secours de P.Jorion. Et cela simplement pour manifester l’agacerie que constituait pour moi votre « pas de coté » et votre intransigeance, finalement lacanienne, que vous y exprimiez si finement. Dont acte. J’en bats ma coulpe…
      Cordialement;

    4. @vigneron : le « pas de coté » est ce qu’on peut espérer dans un débat pour en déplacer les coordonnées et en renouveler les termes. Le style Jorion ne prête pas au culte de la personnalité, mais il existe une demande. Le compromis n’est pas ma tasse de thé mais comme tout le monde, je ne cesse d’en faire pour vivre avec les autres, mais il y a des parasites pour lesquels j’attends de l’intransigeance : la bouse ou la vie : ni l’un, ni l’autre…je ne corrige pas le lapsus clavieri. Pour l’adjectif lacanienne, bof ici n’est pas le lieu pour ce clochemerle là. Pour les compliments, je m’en fait peu, idem aux autres qui en souffrent parfois, et ceux que je reçois m’embarrassent ! Cordialement

  6. Bonjour M. Jorion, ouf vous existez !
    dans ces temps de morosité, aujourd’hui je suis heureuse : non seulement j’ai découvert un blog génial, un intervenant de qualité (ça nous change des hommes-politiques-imbus-de-pouvoir-banquiers-véreux-financiers-se-foutant-de-notre-g.-et-ceux-qui-colportent-profitent-médiocrité-cupidité, etc…), mais en plus c’est mon fils qui m’a envoyé votre intervention du 14 mai en me disant qu’il fallait lire et faire circuler. Non seulement je vais lui obéir, et faire circuler à toutes les personnes que j’ai dans mon carnet d’adresses mais rajouter mon grain de sel, ou de sable, en espérant simplement qu’à un moment donné cette quantité de sable en mouvance fera bouger l’histoire qui en a besoin. Par contre, j’ai bien peur que l’animal bascule dans ce sable mouvant, et j’ai encore plus peur que les parasites s’en tirent à bon compte.
    Aujourd’hui je suis une « femme-animale » et au nom de la crise (des crises) j’ai perdu mon boulot : votre logique est infernale et je me rends compte que je suis infestée par la vermine.
    C’est quoi le vermifuge radical qu’il faut que j’ingurgite pour me débarrasser des parasites, c’est où (à part votre blog) que tous les animaux doivent aller pour l’avaler et se donner la patte, pardon le mot.
    Je deviens une adepte du temps qu’il fait : good news !

  7. En biologie, un parasite est un organisme vivant qui se nourrit, s’abrite ou se reproduit en établissant une interaction durable avec un autre organisme (l’hôte). Parmi les parasites sont classés les mutualistes, qui ont une relation de profit mutuel. La relation hôte/parasite n’est pas nécessairement délétère pour l’hôte, comme dans le cas du commensalisme.

    Le commensalisme (du latin co-, « avec » et mensa, « table », e.g. « compagnon de table ») est un type d’interaction biologique naturelle et fréquente ou systématique entre deux êtres vivants dans laquelle l’hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal : il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier (le bénéfice de cette relation n’est pas réciproque).

    Un organisme est dit saprophyte (σαπρός – sapros: décomposé, φῠτόν – phuton: plante) s’il est capable de se nourrir de matière organique en décomposition.

    Le capitalisme est donc très sûrement condamné à muter de sa forme parasitaire commensaliste à la forme saprophyte…. Ah! Les mots et leur musique!

    1. Cette approche du parasitisme en biologie est récente et – à mon humble avis – introduit de la confusion. Pour que les choses soient plus claires, il convient de préciser que le « parasitisme mutualiste » est ce qu’on appelait autrefois le phénomène de symbiose.

    2. @dissonance
      Le terme symbiose fut proposé par le botaniste allemand Anton de Bary en 1879, et décrivait alors la vie en association de différents organismes. Cette définition incluait donc le parasitisme. Aujourd’hui, la notion de symbiose est à tort restreinte aux associations à bénéfice mutuel et, dans son sens strict, de type obligatoire ; les symbiotes ne pouvant survivre séparément.

      En ce sens, la symbiose n’est pas une association à bénéfices réciproques (« gagnant et gagnant ») comme habituellement énoncé. Elle l’est dans le sens où « survivre c’est transformer les inconvénients en avantages et éviter que les avantages deviennent des inconvénients », pour éventuellement se survivre.

      Selon la biologiste Lynn Margulis, célèbre pour son travail sur l’endosymbiose, la symbiose est un facteur clé de l’évolution des espèces. Elle considère que la théorie darwinienne, axée sur la compétition, est incomplète, et affirme qu’au contraire, l’évolution est orientée par des phénomènes de coopération, d‘interaction et de dépendance mutuelle entre organismes vivants[.

      À tous les niveaux d’organisation du vivant, seuls survivent, et se survivent, les associations à avantages et inconvénients réciproques et partagés.
      Source : Wikipédia

    3. Certainement selon Wiki et merci pour votre intéressant billet :

      Le fait que la mitochondrie possède son ADN propre, comme les chloroplastes, indique une origine exogène : il est maintenant admis que les mitochondries proviennent de l’endosymbiose d’une α-protéobactérie il y a environ 2 milliards d’années. La théorie endosymbiotique de l’origine des mitochondries, a été développée et argumentée par Lynn Margulis dès 1966, puis a été appuyée par la découverte de l’ADN spécifique des mitochondries en 1980. Il semble qu’au cours de l’évolution l’ADN originel de la bactérie ait subi diverses évolutions, perdu un grand nombres de gènes, parfois transféré dans l’ADN de la cellule hôte. Parallèlement à ce report de la synthèse de certaines protéines vers l’hôte, ce dernier a développé un arsenal de translocases, enzymes permettant le transfert de ces protéines vers la matrice mitochondriale.

  8. Arrêt sur images aujourd’hui : « Nationaliser les banques ? Bonne idée… »
    Frédéric Lordon et Nicolas Cori (Libé) sur le plateau.

    Il est question de M. Jorion.
    N’étant pas économiste ou journaliste spécialiste des questions économiques – en analysant les propos peu fulgurants et imprécis de M. Cori, on se dit quand même qu’on pourrait aisément être journaliste à Libé -, on peut à la fois dire du bien de MM. Jorion et Lordon. Et le brillant M. Lordon a du mal…

  9. Bonsoir,

    Finalement c’est un problème de répartition des revenus, cette fois-ci ce sont ceux des financiers (qui étant moins nombreux seront certainement isolés puis proscrits comme parasites), demain les retraités (avez-vous noté que le retraité moyen gagne mieux sa vie que l’actif moyen en France, je vous épargne l’analyse fiscale ensuite), ensuite les fonctionnaires ou les professions de santé.
    Finalement nous tous nous essayons de nous trouver une niche sur laquelle nous pensons gagner plus que les autres à terme.
    La répartition des revenus c’est un problème souvent abordé dans la démocratie et nos politiques en parlent toujours (actuellement c’est le CARE qui tient la corde).
    Mais alors il y a une chose que je ne comprend pas. La crise actuelle c’est une crise de la dette (dont profite les méchants financiers aujourd’hui). Qui a décidé que la Grèce (et demain la France) s’endette à ce point ? N’est-ce pas le système démocratique avec des élus qui ne peuvent gouverner avec un programme rigoureux mais avec toujours plus de pension, de prime, de protection sociale… et donc de dépendance par rapport à l’état qui est endetté pour nous satisfaire tous. Alors maintenant j’ai plutôt l’impression que l’on va passer à la caisse ce qui n’empêche pas que votre analyse soit judicieuse concernant les parasites… mais au final il y a parasite parce que peut-être au départ on laisse certaine plaie ouverte pour qu’ils en profitent ?
    Imaginons que nous supprimions les parasites… est-ce que le problème de la dette destinée à payer les charges courantes est résolu ? Est ce que moi je trouverai toujours que la répartition des revenus est correcte ? J’ai l’impression que l’on a un peu abusé du système… et que depuis un certain temps on a oublié de travailler.
    Merci dans tous les cas pour votre avis éclairé.

    1. Non, on n’a pas oublié de travailler. Demandez dans votre entourage, s’il y en a, si ceux qui ont perdu leur emploi avaient oublié de travailler ?

      Sans protection sociale, parce que la productivité a beaucoup augmenté (révolution numérique) le plein emploi ne serait de toutes façons pas un objectif atteignable si on raisonne au niveau mondial. Il y a bien quelques pays avant la crise dont les taux de chômage étaient faibles, mais à quel prix ? Au prix du chômage et de la déflation salariale ailleurs et / de la paupérisation de couches sociales chez eux. Avec le système financier qui s’est développé de façon hypertrophié depuis quelques décennies le système fonctionne sur un mode inégalitaire.

      Les richesses produites sont concentrées en quelques lieux, sur quelques classes sociales. C’est là que se trouve le noeux du problème. Comme l’a très bien expliqué Paul dans sa vidéo du jour l’endettement provient du fait qu’il a fallu trouver un mécanisme pour compenser les manques à gagner salariaux causés par la prédation des entrepreneurs et des investisseurs opérée sur le groupe des salariés, et ce mécanisme c’est le crédit à la consommation puis toutes les techniques financières qui se sont greffées dessus, principalement celles qui concernent le marché très lucratif de la dette, comme la tritisation des dettes, laquelle consiste à diluer le risque à l’échelle du système globalisé tout entier, avec au final un risque systèmique. Et nous voilà dans la crise la plus aigüe depuis 1929 ! Cette crise est désormais en passe de dépasser la précédente par son ampleur et ses conséquences, puisque c’est la survie du système qui est en jeu.

      La protection sociale qui selon vous serait trop élevée et à laquelle vous attribuez la faute initiale n’est franchement pas le problème. Au contraire, comme Sarkozy et d’autres à droite l’on reconnu au début de la crise (pour vite l’oublier ! ) c’est parce que certains pays disposent d’un système de protection sociale développé que les effets de la crise ont pu être atténués dans un premier temps.
      La protection sociale ne fait donc que compenser quelque peu — pas assez donc — baisse ou stagnation des salaires. Sans la protection sociale, le niveau de la consommation baisserait. IL faut cesser d’analyser les dépenses de l’Etat, j’entends les dépenses productives et redistributives, comme simplement des dépenses. Toutes ces sommes sont réinjectées dans l’économie, elles donnent du pouvoir d’achat à des catégories de population (pauvres, chômeurs, malades) qui sinon seraient dans la panade. Elle participent donc à la création de la richesse nationale. Les étiquettes que l’on met sur les choses ont aussi leur importance.

      Il faut donc distinguer très clairement ces dépenses utiles des dépenses contreproductives qui sont celles notamment dévolues à la charge de la dette, autrement dit les intérêts à payer aux banques, lesquelles banques se refinancent auprès de la banque centrale à un coût modique, achevant de soumettre les Etats à la logique des marchés.

    2. à Pierre-Yves

      Je ne dis pas qu’il faut supprimer votre assistance sociale… je dis simplement que nous ne pouvons plus la financer par la dette pure (désolé si vous en profitez). Concernant l’emploi il est juste que nous devons solutionner le problème, je ne le nie pas mais de grâce la ritournelle de la dépense utile qui amortie mais n’est pas financée… cela va simplement s’arrêter. Désolé d’être aussi simpliste !

  10. @ Paul Jorion
    Vous avez mille fois raison, il est temps de leur rappeler que la paix sociale à un prix. Que feront ils de leur argent tous ces parasites quand ils ne pourront plus faire un pas dans la rue, quand les magasins seront vides et qu’ils étoufferont sous leurs ordures ménagères? Il y a hélas une autre « solution » que tout le monde connait : la guerre. Et encore hélas, ils sont loin de l’ignorer celle là nos dirigeants. En ces temps propices à la révolte pour ne pas dire révolution, souvenons nous de Gandhi, la non coopération passive et non violente est la seule alternative digne pour un peuple acculé à la rébellion. Préparons nous non à la lutte mais au jeûne ; une grève générale au niveau de la zone euro serait un bon coup de semonce, même pas de manif, rien, tout le monde reste chez soi aller ! 48 h pour commencer!!! On verra bien comment ils supportent l’hypoglycémie nos parasites!

  11. Consumérisme
    (Faire l’Autruche, Avertissement)
    extraits de l’ouvrage de Bernard Stiegler « pour une nouvelle critique de l’économie politique », Galilée 2009.

    {Tandis qu’} ont lieu des débats économiques et politiques dans les pays du monde entier à propos de « plan de relance » qu’il convient d’engager pour limiter les effets destructeurs de la première crise économique planétaire des sociétés industrielles capitalistes. Or lorsque, dans ces débats, on oppose « relance par l’investissement » et « relance par la consommation », on confond deux questions tout à fait distinctes, qu’il faut traitre simultanément mais sur deux échelles de temps différente, ce qui est d’autant plus difficile que la crise présente signe la fin du modèle consumériste

    La fin du consumérisme est ce dont les partisans d’une relance par la consommation ne veulent pas entendre parler. Mais le gouvernement français, qui prône une relance par l’investissement, n’envisage pas plus que les partisans de la relance par la consommation de remettre en cause le modèle industriel consumériste. La « relance par l’investissement » à la française (…) argumente que la meilleure manière desauver la consommation c’est d’investir — c’est à dire de reconstituer de la « profitabilité », et par là même un dynamisme entrepreneurial lui-même fondé sur le consumérisme et son pendant, le productivisme piloté par le marché.

    Autrement dit, cet « investissement » ne propose aucune vision à long terme qui tirerait les leçons de l’effondrement du modèle industriel fondé sur l’automobile, le pétrole, l’aménagement du territoire basé sur les réseaux autoroutiers et les réseaux hertziens des industries culturelles — ensemble qui formait la base du consumérisme, mais qui est devenu caduc, comme c’est apparu au cours de l’automne 2008. Autrement dit cet « investissement » n’est pas un investissement, c’est au contraire un désinvestissement — une démission , et qui consiste à faire l’autruche .

    (…) une idéologie agonisante(…) maintient sous perfusion un modèle devenu autodestructeur (…) en déniant que ce modèle consumériste est désormais massivement toxique (bien au-delà des « actifs toxiques ») parce qu’il est arrivé à ses limites. Il s’agit de le dénier pour maintenir les profits colossaux qu’il rapporte encore à ceux qui l’exploitent.

    Le modèle consumériste est arrivé à ses limites parce qu’il est massivement court-termise

    , parce qu’il engendre du même coup une bêtise systémique qui empêche structurellement la reconstitution d’un horizon de long terme .
    (…) [cela vise à ] renouveler le parc industriel amorti sans rien modifer (…) ce qui permettra (…) de reconduire des rentes (…).
    On l’espère mais ce sont là des espoirs d’autruche. Le véritable objet du débat (..) est le dépassement du court-termisme auquel a conduit le consumérisme intrinsèquement destructeur de tout investissement véritable — c’est à dire investissment dans le futur — ce qui s’est traduit systémiquement et non accidentellement, par la décomposition des investissements en spéculations.

    Qu’il faille, pour éviter une catastrophe (…) relancer la consommation et la machine économique telle qu’elle est encore , c’est une question aussi urgente que légitime, pour autant cependant qu’elle ne consiste pas à aggraver la situation à coup de milliers de milliards d’euros ou de dollars, et en dissimulant une vraie question, qui est de produire une vision et une volonté politique capables de progressivement sortirdu complexe économico-politique de la consommation pour entrer dans le complexe d’un nouveau type d’investissement , qui doit être un investissement social et politique, un investissement du désir commun autrement dit , c’est à dire de ce qu’Aristote appelait la philia (…).

    Assez d’actualité, non ? la suite est un peu chère (17 euros).
    Voyant l’évolution des constats sur ce blog, je ne peux que conseiller à ceux qui n’ont pas trop peur de difficulté dans la phraséologie (devenues bénignes dans cet opuscule) d’aller-z-y voir.

    1. @timiota
      Je crois que je vais investir 17 €. Ca fait un bon moment que ce débat entre relance par la « consommation » versus « par l’investissement », m’énerve, et je ne vois pas, chez ceux qui devraient en avoir, des idées claires pour en sortir (je pense ici à l’écologie politique).
      Alors pourquoi pas la philosophie, Paul Jorion a ouvert récemment une brèche en moi (et je l’en remercie), autant en profiter.

      Cordialement,

    2. « consommation » versus « par l’investissement », l’écologie politique
      Pourquoi pas les trois???
      On peu consommer des ressources afin d’investir dans une productivité des ressourcesproductivité des ressources tout en allnt vers les idées de l’écologie politique (tant que ce n’est pas seulement une relance industrielle verte)

  12. Citation de l’extrait de la vidéo du 14 mai 2010 par Mr Paul Jorion :
    <>.

    -Ce sont des imbéciles ?
    -Il s’agit d’un plan ?

    Citations :
    cincinatus dit :
    14 mai 2010 à 11:51

    Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nos dirigeants restent dans un autisme borné:
    « 1) Leur culture est une culture de soumission avant tout. »

    Soumission envers qui, envers quoi ? (l’argent ? une position ?)

    « 2) Dépendant du niveau décisionnel où ils sont, ils jouent ce qu’ils croient être la sécurité pour leur job. »

    Cela est fort probable.

    « 3) Ils sont convaincus qu’il n’y a pas d’autre issue. »

    On peut se tromper, 1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, d’accord ? 40 ans ? Nos dirigeants peuvent-ils se tromper pendant tant d’années ? Non.

    « 4) S’ils croient à une autre issue, c’est peut-être au niveau individuel mais en aucun cas collectif. »

    Oui, c’est aussi probable, et cela rejoint la seconde possibilité.

    5) A cause de ce qui précède, c’est toujours à la dernière minute que les décisions sont prises…….à minima.

    Pourquoi continuer à faire les mêmes erreurs ? Que peut-on dire à un enfant qui rend ses devoirs toujours en retard ? « Tu n’avais qu’a prévoir », comme le dit Mr Paul Jorion, les informations sont disponibles. On peut les dégoter fraichement dans de petites librairies.

    « 6) Enfin, nous savons tous, confusément, que la fin du monde n’est pas pour demain. De ce fait, les décisions ….à minima ne changeront pas grand chose…sauf à court terme…or c’est le court terme qui les intéresses (Ne dit-on pas : Après nous le déluge). »

    La logique du « court-terme » est intéressante pour ceux qui n’ont aucune responsabilité. Qui tire la couverture trop près de soi ?

    Alors, si nos chers et tendres dirigeants ne sont pas stupides, ce qui va de soi ! Si ils ne prennent pas la peine d’appliquer les notions les plus basiques de l’économie pour réorganiser ce foutoir. Que peut-on en déduire ?

    L’objectif, la finalité c’est donc l’argent, mais quant est-il lorsque l’on en possède comme Picsou ? Plus d’argent pourquoi ? L’argent n’est pas une finalité, le pouvoir oui. Le pouvoir s’organise moins coercitivement que la violence financière, mais il se planifie, il se construit.

    Le pouvoir, c’est ca ! Le reste n’est qu’un jeu, le dow jones est un jeu.

    L’Europe a un nouvel œil.

    1. @Dontgiveup

      Bonjour,

      Plutôt « qu’en est il », ça passe mieux à l’oreille.
      A part ça, je ne suis pas loin de partager votre approche de la réalité.

      Cordialement

  13. En ces temps de malheur,

    Plus je prends le temps d’écouter la mer et de regarder le ciel comme de compter de temps en temps les petits trèfles à quatre feuilles et plus cela repose mon corps et mon esprit avons-nous bien encore le temps de nos jours de mieux vivre au raz des paquerettes, afin de pouvoir faire attention aux autres signes qui nous sont adressés gratuitement par Dame nature avant que ….

    Pourquoi irais-je encore écouter le même genre de propos des grands dirigeants de ce monde on
    ne change pas mieux les choses dans un vocabulaire et un costume guère peu différent de l’autre à l’antenne pilule rouge ou pilule bleue et puis après en sommes-nous toujours bien récompensés par des ronds de cuir. Quand bien même vous rechercheriez à entreprendre modestement quelque chose.

    Pourquoi vouloir faire travailler davantage les gens dans la rigueur de plus mais qui donc peut encore s’offrir le luxe d’aller au restaurant avec ses enfants et sa belle mère, consommer pour être plus heureux et se sentir mieux en société soit, mais comment à force d’être de plus en plus mal payé et traité quelle bien étrance conception du travail et du marché à faire aimer aux autres.

    Vite, vite dépéchons-nous surtout de faire travailler d’autres nations de plus dans la rigueur sinon ce sera alors un plus grand plouf systèmique. Et si j’apprennais déjà la perspective de mieux vivre sans toutes ces choses superflus peut-être alors que cela me touchera moins lorsque tout cela s’écroulera à Babylone et plus tôt sera le mieux je pense si bien sur le compte y est.

    La vérité c’est que nous avons tous trop peur de nos jours de ne plus pouvoir payer les factures, vous comme moi alors bien évidemment plus personne ne trouve réellement le courage spirituel de s’arrêter, de dire stop cela suffit maintenant on n’est pas non plus tous des bêtes, pour les marchands du temple.

    C’est aussi un très grand nombre d’hommes maintenant sur terre ayant peur de plus pouvoir payer une plus grande facture d’eau salée. surtout avant un certain age vous n’avez plus guère le droit de l’ouvrir pour les déranger, buvons bien amèrement la tasse.

  14. Bonjour,

    La raison pour laquelle les mesures qui permettraient de rééquilibrer la distribution des richesses au profit des salaires ne sont pas prises me semble simple: aucun pays ne pourrait prendre de telles mesures seul. Cela équivaudrait en effet à un suicide dans l’état actuel des choses: les capitaux fuiraient immédiatement vers les pays n’ayant pas pris de telles mesures. La finance attaquerait directement ce pays en faisant monter les taux d’intérêt de celui-ci etc…

    En effet, le capital est un élément mobile (certes, parce qu’on a créé les régles de cette mobilité, mais aujourd’hui les choses sont ainsi). Celui-ci tendra donc toujours à se positionner là où sa rentabilité est maximum.

    Il est donc impossible aujourd’hui pour un état de décider d’augmenter les salaires.

    En ce qui concerne le second volet de mesures visant à récupérer la richesse déjà captée par une tranche limitée de la population, là encore la mobilité des agents qui la possèdent rendrait inefficace toute tentative. Concrêtement, c’est l’effet Johnny en Suisse. L’Etat augmente l’ISF ? Inacceptable, je vais vivre en Suisse. Les riches déménagent plus facilement que les Smicards.

    On a fait de l’argent un parasite extrêmement mobile. Hors, les lois des Etats ne s’exercent que sur le territoire de ces Etats. Elles sont donc inefficaces pour combattre le parasite: celui-ci migrera instantanément vers l’environnement le plus profitable.

    Alors que faire ?

    Les décisions doivent se prendre au niveau Européen. De plus, l’Europe doit aussi préalablement contrôler les échanges de capitaux avec son extérieur.

    Mais pour ce faire, il faut un gouvernement Européen, car ces décisions ne peuvent être prises que par un processus démocratique: ce n’est pas l’élite qui profite de la situation actuelle qui va se faire harakiri.

    Hors, il n’y a pas de Nation Européenne. De Gaulle l’avait bien dit, démocratie et nation se confondent. La démocratie, c’est accepter le choix de la majorité car nous avons le sentiment de faire partie d’un même peuple.

    Cela ne veut pas dire que les Nations Européennes n’ont rien en commun: elles ont au contraire en commun, et c’est ce qui les distinguent des Etats Unis, le fait de vouloir partager un certains nombres de dépenses ensemble, ce que l’on appelle un modèle social ou l’Etat providence. Ils existent des sécurités sociales (ou équivalent) partout en Europe, l’enseignement y est gratuit ou presque, l’assurance chômage est gérée par la communauté… Il existe un domaine restreint de l’économie (restreint car ce n’est pas le communisme) pour lequel « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».

    Il faudrait pouvoir faire prendre conscience aux peuples d’Europe que c’est cette base commune qui est actuellement menacée. Et que lorsqu’un bien commun est menacé, il faut y apporter des réponses communes.

  15. Il y a une question que je pose de manière récurrente sur ce blog : comment nous débarrasser démocratiquement d’une classe politique sourde, aveugle, sans imagination ? Je pense qu’aujourd’hui une des principales problématiques est là.

    Peut-être devrions nous non seulement réfléchir à une alternative au système actuel, mais aussi à la stratégie qui nous permettra de la mettre en oeuvre. Faute de quoi nous allons prescrire des remèdes sans jamais les administrer.

  16. Je ne partage pas l’avis de M. Jorion qui préconise une augmentation des salaires. En pratiquant ainsi, nous perdrions de la compétitivité. Or, nous avons besoin de compétitivité pour pouvoir exporter et stopper l’hémorragie de notre balance des paiements. En revanche, les Français ont besoin de pouvoir d’achat, ce qui n’est pas la même chose. Le meilleur moyen, pour y parvenir, est de baisser les impôts, contrairement à ce que font tous les états qui instaurent des plans d’austérité. Par la baisse des impôts, nous redonnons du pouvoir d’achat aux citoyens tout en conservant notre productivité. Avec plus de pouvoir d’achat, l’on relancera la consommation, et donc, l’état aura plus de recettes fiscales. C’est un paradoxe, mais c’est ainsi que cela se passe. Si, parallèlement, l’état diminue ses dépenses, alors l’on a une chance de revenir à l’équilibre budgétaire, à termes. La cure d’amaigrissement doit venir de l’état pléthorique et non pas des citoyens déjà fort amaigris.

    1. Non monsieur.

      Les baisses d’impôts ne profitent qu’à ceux qui en payent, et parmi ceux-là le surplus de ressources ainsi dégagé ne sera pas nécessairement ré-injecté dans l’économie, il pourra être épargné (ou thésaurisé plutôt), particulièrement pour les tranches d’imposition les plus hautes. Même l’UMP qui est pourtant viscéralement attachée à la baisse d’impôts s’interroge aujourd’hui sur la pertinence du paquet fiscal consenti en début de mandature. C’est un signe.

      Au contraire, une hausse des rémunérations (les plus basses) serait sans le moindre doute ré-injecté dans l’économie, car dans ces strates de population tous les besoins ne sont pas déjà satisfaits. Par ailleurs, une telle hausse augmenterait la proportion de personnes assujetties à l’impôt, et donc les recettes de l’État.

    2. Oui Dissonance vous avez raison mais il faut aussi trouver un moyen pour rééquilibrer la balance commerciale sinon l’augmentation des salaires ne servira à rien.
      Comment faire puisque les dévaluations competitives ne sont plus possibles dans la zone euro?

    3. Sur le fromage offert avec la feuille d’IRPP la TVA a la part belle. Impôt injuste. Ce que consomment les millions de français évoluant autour du RMI et du SMIC ne me paraît pas de nature à déséquilibrer la balance commerciale. À ratiociner et rationnaliser avec les arguments classiques vous ne produirez que ce qui est déjà là.

    4. L’augmentation des salaires venant de la bouche des petits comme c’est toujours plus dérangeant à entendre par contre lorsqu’on préfère d’abord fortement s’augmenter soi-même et cela à une échelle qui dépasse l’entendement et le déshonneur de plus en terme de morale là c’est beaucoup moins dérangeant en terme de compétitivité et de raison.

      En pratiquant ainsi peut-être que nous incitons guère mieux les gens à se saigner et à se mouiller davantage la chemise plus vous. Alors pour éviter cela on en finit par faire appel à d’autres petits jeunes coqs pubère de la politique pour nous représenter à l’antenne quel beau spectacle de plus en Angletterre à quand les autres petits coups de fourche de plus aussi pour la rigueur.

      Or, pour pouvoir toujours justifier nos plus hauts salaires sur les plus incapables il faut bien encore faire principalement la leçon de raison et d’amaigrissement aux Etats et si le seul credo de la compétitivité ne suffisait pas toujours à arranger les choses mais pas seulement en France mais partout ailleurs. Et des nations de plus en plus privatisés et vendus au rabais pour Mammon, notre nouveau Dieu personnifié aussi sur terre de l’argent et de la richesse, gloire surtout à Mammon.

      Ah si seulement la cure d’amaigrissement pouvait toujours venir des Etats se sentant continuellement obligés devant la grande cupidité des hommes de devoir payer les pots cassés à notre place, comme on se soucie bien plus de nos jours de l’économisme que de la propre santé de l’homme et de la paix sociale ou civile comme autrefois avec la grande prêtresse du Marché.

      Pourvu quand même que je puisse en réchapper demain si le monde sombre de nouveau dans le chaos et la guerre économique, qui prendra encore ma défense pour sauver ma vie vous Mr Mélenchon ? vous Mr Généreux ? vous Mr Crapaud Rouge ? vous mr Jorion ?

      Car si demain le monde sombre de nouveau dans le chaos et la guerre civile aurais-je encore bien le droit de prier le ciel sans non plus avoir une coupe d’or à la main ?

      Et ils viendront de nouveau me chercher pour mieux tuer ma foi en le veau d’or et plus personne en finira par mieux faire le distingo, tel est bien encore le dessein de l’avenir qui pourrait s’abattre sur le monde tant je vois de plus en plus de gens suivre le chemin de la vengeance.

      Vite spéculons d’abord pour le Veau d’or avant que tout cela ne se reproduise de nouveau.

    5. Compétitivité, production, consommation, pouvoir d’achat. La messe est dite.
      Combien d’êtres humains va t-il falloir encore sacrifier pour alimenter le broyeur infernal ? Quelles nations tireront leur épingle du jeu et à quel prix ? Sans parler du saccage sur toute la surface de la terre : jusqu’ à la dernière goûte de pétrole et jusqu’à la dernière goûte de sang ?
      Quand je vois ces tonnes de marchandises qui ne se vendront jamais : à qui cela profite t-il ?

      Apprenons plutôt à cultiver notre jardin ( dans tous les sens du terme.)

      « METTONS FIN AU TROP.
      Devenons créatifs – nous avons besoin pour notre avenir d’êtres humains créatifs »
      Gottfried Honegger

  17. Bonjour Monsieur Jorion,

    Je voulais vous signaler un livre très intéressant de James K. GALBRAITH, le fils du célèbre économiste intitulé « L’Etat prédateur. « Comment la Droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en aire autant »(Seuil). Il se prononce contre la fascination et la catastrophe du marché libre absolu, qui pourtant n’est fait que de cupidité et d’ irrationalité. Il est pour l’impôt progressif comme vous et dénonce la baisse des impôts pour les ploutocrates. L’impôt élevé contraignait le dirigeant à investir dans l’entreprise plutôt que dans son portefeuille. Il montre la mystification du déficit budgétaire équilibré qui est un leur dans le monde financier actuel et qui est produit par le consensus de Washington qui n’a amené que de la misère et peu d’investissement. Il est encolère face à la gauche qui par souci de légitimité s’accroche à l’équilibre budgétaire alors que la droite y renonce quant il s’agit de rincer les membres de la ploutocratie. Etq ue penser d’un DSK qui vante auprès des américains le libre échangisme absolu, est ce du cynisme de gauche ou est-ce la preuve de l’incompétence notable d’un homme qui est tant attendu par les français alors que c’est l’homme préféré du système. Il a été nommé par l’ensemble des dirigeants mondiaux avant même Sarkozy.

    Merci encore pour vos analyses, votre intelligence et lucidité,

    Matthieu

  18. Merci Monsieur Jorion pour votre site et vos interventions .
    Je me demande aussi pourquoi nous subissons toujours à quelques exceptions près les mêmes discours des politiques . Les explications déjà évoquées ne peuvent pas expliquer à mon avis une telle constance, il y a autre chose …
    Je serais curieux de savoir à quel moment dans leur carrière ils sont « briefés », par qui et par quels moyens ils sont tenus par la suite de ne pas s’écarter des dogmes . Une piqûre de rappel mensuelle ? Une séance d’hypnose obligatoire par semaine ? Leur vie serait-elle menacée ?! Où bien « le projet » est-il bien trop bizarre, trop complexe ou trop inacceptable pour pouvoir être révélé aux peuples ?!
    Bien sûr que les auteurs que vous citez sont à présent très connus et ne peuvent plus en théorie être ignorés par nos décideurs, si ces idées de bon sens ne sont pas écoutées c’est je pense parce qu’elles étaient pour eux d’une certaine façon prévisibles, attendues et donc sans importance ?
    Quelle proportion de la population s’octroie le temps de la réflexion ? Combien sommes-nous à fuir la télévision, à ne pas considérer une rencontre sportive programmée comme vitale ?
    Je pense que des experts en psychologie maitrisent parfaitement la situation via le conditionnement médiatique afin que rien ne bouge . C’est un premier verrou . Le deuxième consiste à rendre la vie des gens impossible par une précarisation croissante, programmée et anxiogène . C’est « la stratégie du choc » .
    J’ai devant moi, comme beaucoup ici je pense, quelques pièces d’un puzzle compliqué et inquiétant . L’une de ces pièces est cette crise financière que nous vivons, il y en a d’autres comme par exemple ce qu’on laisse regarder à nos enfants via la multitude d’écrans . C’est un vrai boulot que d’éviter à un enfant de tomber « par hasard » sur un jeu de guerre hyper réaliste consistant à tuer sans discernement, en toute banalité !

  19. Ce que je ne comprends pas, c’est comment maintenir un pouvoir d’achat au-dessus du supportable pour la planète. Avec la raréfaction de l’énergie, une démographie galoppante, pourriez-vous m’expliquer comment maintenir en occident le même niveau de vie.
    Comment interprétez-vous que les centres de tri, les décharges, regorgent de matériels quasi neufs, facile à remettre en état? Une civilisation du consommer pour exister, du gaspillage que je déplore et rejette personnellement.

    Il y a longtemps, dans un autre commentaire, je disais que nous (les occidentaux) irons vers la décroissance non pas de façon choisie mais a « coup de pied au cul ». Désolé, je n’ai pas trouvé une meilleure expression.

  20. Concernant les dirigeants, « soit ils sont idiots, soit ils sont complices ». Je ne crois pas du tout qu’ils soient idots.

  21. He bien voilà un Paul Jorion qui ne mâche pas ses mots !

    Avec raison, je suis d’accord.

    Tout est tenté par nos dirigeants avant de prendre les décisions qui s’imposent.
    C’est comme la gangrène, on hésite et on essaye de soigner la jambe malade avant de se résoudre à la couper, mais finalement on sera obligé d’appliquer une solution radicale, c’est juste une question de temps.

    L’euro va continuer à être attaqué et de jolis profits vont être faits sur les bourses, mais aussi de grosses pertes !

    Une lame de fond est en train de se préparer, un tsunami financier sans précédent qui va bouleverser complètement le monde financier, l’économie et beaucoup de choses dans notre vie quotidienne, notre travail, nos sociétés.

    C’est juste une question de temps, quelques mois ou 2 ou 3 ans je ne sais pas, mais nous abordons une période très difficile pour certains.

    La politique de rigueur n’est certainement pas la bonne solution. Espérons que nos dirigeants le comprenne vite car ils sont sur des sièges éjectables et les gens descendront dans la rue si on tire trop sur la corde.

  22. Dirigeants idiots , complices ?… peut-être simplement au service des « marchés « , des banques ,… et s »efforçant de leur offrir les meilleures conditions de « prospérité  » , cette prospérité étant censée se diffuser ensuite vers tous ?
    Cette diffusion ne se faisant pas , bien évidemment , car cette construction intellectuelle ne tient pas compte en particulier de la recherche effrénée de gains croissants .
    Jared Diamond , dans son livre « Effondrement » , attribue certains effondrements de sociétés aux élites dirigeantes , incapables de prendre en compte l’intérêt de leurs peuples , et donc de changer de paradigme , s’obstinant dans la sauvegarde de leurs privilèges jusqu’à la destruction de leurs sociétés . En sommes nous là ?

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