Un « Greenpeace de la finance »

Vous êtes deux (Paskov, FreeDem) à mentionner un appel aujourd’hui à la constitution d’un « Greenpeace de la finance », émanant d’un groupe de parlementaires européens à Bruxelles.

D’une certaine manière, c’est bien ce que nous faisons ici de facto depuis début 2007. Nous ne le faisons qu’avec de tous petits moyens : notre budget, ce sont les 2.000 € environ que vous offrez en dons mensuels. Tout le reste, c’est du bénévolat.

Le principal regret c’est qu’avec les moyens dont nous disposons, nous ne pouvons couvrir que l’univers francophone. Ceci dit, il ne tient qu’à nous d’attirer l’attention des initiateurs du projet sur le fait que nous constituons d’ores et déjà l’embryon du « contre-lobby » financier dans le cadre européen qu’ils appellent de leurs vœux pour briser un « contexte de forte proximité entre élites politiques et financières ».

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117 réflexions sur « Un « Greenpeace de la finance » »

    1. Je m’aperçois que l’hexagone est en zone Nord.J’ai eu chaud je croyais qu’il allait nous refaire le coup de la ligne de démarcation,un peu comme en Belgique.
      On va pouvoir jouer les super-euros!

    2. Il est drôle de constater que la france est en zone épargnée.
      Comme si le fait d’initier le projet protégeait de la vérité.
      Sarkozy a pillé la France et il voudrait maintenant que l’on étouffe l’affaire.
      Plus le temps avance, plus les réalités de sa présidence, sa gouvernance devrais-je se fait jour.
      Cigale avec l’argent des autres ne devient pas fourmi quand l’occasion s’en fait sentir.
      Les fables d’antan sont toujours d’actualité.
      Surtout dans la société spectaculaire que nous traversons.
      Je dis bien que nous traversons car cela n’est pas fait pour durer, à nous de faire du profit communautaire avec les petites choses qui nous entourent.
      Le bois d’un arbre que l’on coupe pour satisfaire un tiers, les ordures que l’on mélange avec ce qui a de la valeur, à nous de les mettre de côté, notre merde qui va engraisser les multinationales de l’eau au détriment des agriculteurs, à nous de nous en charger, le coup de main que l’on donne pour le petit qui a du mal en maths ou pour l’ordinateur familial, devenu indispensable dans le monde actuel.
      Autant d’échanges qui échappent à l’impôt centralisé, et qui donnent de l’air à la société !!!

    3. Bon moi, dans ces conditions, je fais sécession! Je suis du Sud, point barre!

      Ça fait des siècles qu’on se fade les pauvres (d’esprit) du Nord, et maintenant faut abandonner les potes du Sud! Là ça marche plus le bazar! Moi je veux rester avec les riches (d’esprit) du Sud! Que le Nord créve seul dans sa vacuité spirituelle et dans la froidure de ses philosophes teutons ou saxons!

      On vous laisse Kant, Kierkegaard, Locke et Heidegger et nous on garde Cervantes, Buzzati, Rabelais et Bobby Lapointe ! Ah si on vous débarrasse de Schopenhauer et Nietzsche pour rigoler le dimanche après les matchs.

      Non mais des fois!

    1. C’est que laisse penser l’affaire Woerth en France où on constate la collusion des intérêts entre pouvoir politique et grandes fortunes.

      En même temps, il y a un élément positif : parmi les signataires de l’appel figure un membre du PPE.

  1. Un CMR de la finance aurait été mieux venu comme nom!
    L’absence presque totale de Greenpeace dans la presque totalité des manifestions concernant les événements du golf du Mexique devrait pour le moins nous interpeler.
    Cela ne faisait encore hier même pas la une de leur site. Actuellement ils chassent le pêcheur de thon rouge……
    Si paix verte peut rimer avec finance……..????!!!!!
    Il n’a plus de sushis à se faire, CIA rime avec blabla.

    1. Les hommes sont décidément de drôles d’oiseux migrateurs….. En l’espèce oubliés.
      Sauvons le crapaud buffle du Mississipi, mais ignorons le prince qui y sommeille!

      Les « guerriers de l’arc en ciel » de base, sont pourtant des gens sincères, engagés et courageux. Qu’attendent-ils pour virer leur encadrement d’évidence parfaitement noyauté, comme leur ancien président co-fondateur démissionnaire nous l’avait expliqué en son temps?
      Pourquoi les structures sont toujours plus fortes que les idées et les hommes qui les animent?

  2. Il ne vous reste plus qu’à vous enchaîner aux grilles de Wall Street …

    Vous avez, Paul, un compatriote très connu pour entarter certaines célébrités (BHL est sa cible préférée). Ce pourrait être un mode d’action envisageable. Les cibles ne manqueraient pas

  3. IL est déplorable d’en venir là. Si les journalistes faisaient correctement leur boulot, une telle initiative serait inutile.

    1. Si les journaux n’étaient pas imprimés grâce les billets des investisseurs.
      Si les journaux n’étaient pas détenus pas deux ou trois grands groupes.
      Si les journaux n’étaient pas en France où règne un culte de l’opacité.

      Trop rares les journaux avec des fonds propres hors pub.
      Trop cher le travail d’investigation.
      Trop désespérant de voir ses papiers rejetés ou de s’autocensurer (si l’on s’en rend compte)

      De toutes manières, le journaliste montre, l’action appartient à d’autres (le plus possible, de préférence)

      Pour tout cela, agir est nécessaire…

    2. Et si les lecteurs variaient un peu leurs lectures et plutôt que de lire ce qui les rassure ouvraient leur horizons.
      Encore que, faites l’inventaire des sites des grands médias nationaux et régionaux qui ont cités Paul, Frédéric, M Wolff, Roubini, Todd et quelques autres ces 2 dernières années.
      Ce serait une cause nationale de faire un journal gratuit subventionné par la redevance et dans lequel pourraient s’exprimer librement des opinions contradictoires filtrées en fonction de leur rigueur et honnêteté intellectuelle, rêvons un peu.
      C’est pour l’instant ce que le Monde, La Croix, Alternatives éco. et quelques rares autres ou sites Internet s’efforcent de faire. Vivement les radios libres numériques.

    3. Télégramme de Randolph Hearst (Citizen Kane de Welles), avant la Seconde Guerre mondiale, à une de ses reporters qui se plaignait de l’absence d’intérêt de son journal pour le pays où il travaillait :

      « Fournissez les reportages, je fournirai la guerre. »

      Cité par Rocard dans une lettre dans Le Point en 2008 où il dénonçait la vacuité du débat de fond dans les « grands » médias et leur gout malfaisant pour la guerre…

    4. @Papimam

      D’accord avec vous. Et pour ne rien arranger du tout, la situation économique du Monde est catastrophique, au point où ils risquent d’être rachetés en grande partie, je leur souhaite de pouvoir conserver une ligne éditoriale de la qualité qu’on lui connait…

      Le développement du « blogging » a néanmoins amené un apport tout à fait bénéfique à l’information entre personnes ; issue, mais altéré, du modèle économique Google (la gratuité pour l’utilisateur). Altéré, car le travail (conséquent) fournit est sur la base du volontariat (on revient à l’initiative personnelle !) et de la donation, et non pas sur les revenus engendrés par la publicité.
      C’est à mes yeux assez significatif ; c’est une alternative tout à fait réelle au sein même d’Internet (Which is the biggest market in the World !!!), hier, réservée au monde du Hack et du Warez ou au monde du « jeracontemavieetonsenfout ».

      Les petits blogs font les grands flux 🙂

  4. Je veux bien bénévolement faire le barrage à l’entrée :

    – je ne laisse passer que les politiciens qui sont REELLEMENT enclins à penser à leur pays.

    Soit, peu…

    1. Choucroute tenue, Monsieur Jorion…???

      Car ce mouvement montre tout de même une certaine volonté face aux événements, non..???

    2. Honnêtement, j’ai perdu le fil de votre choucroute « marinière » : il y a tellement de conditions et de sous-conditions, un petit rappel serait le bienvenu (un texte de moins de 5 pages simple interligne est souhaité).

    3. Juste 5 phrases me paraissent nécessaires…
      J’avais parié avec BA une choucroute à la Taverne Paillette au Havre que la zone Euro ne s’effondrait pas…
      Hors, il se trouve que la zone euro veut résister, quitte à souffrir un peu quand-même…
      Et que le système BCE, parlement européen, pays constituant et consort devraient copier l’hypocrisie américaine.

      Devinez qui va gagner…??? 😉

    4. Au fait, Monsieur Jorion. Juste comme ça.

      Je trouve presque étrange que nous connaissions nos réactions réciproques de manière si naturelles.
      (Réactions que vous voulez ignorer de mon coté.)
      Sauf si l’on tient compte d’un héritage génétique que ni vous ni moi ne pouvons renier… Et, plus que génétique, une éducation centrée sur le matériel. Comme tout bon Hollandais.

      Les Frères Ennemis étaient de remarquables philosophes sur la vie commune…

    5. Je vous ai écrit que la date de rencontre possible à Vannes était trop éloignée.
      Rencontrons-nous dans mon fief de Rennes et invitons des participants du blog à cette rencontre. A moins que vous vouliez une rencontre d’homme à homme.

      Je connais de bons restaurants où tout participant régulier au blog ainsi que vous-même serait invité et nous permettrait de débattre librement sans passer par ce virtuel internet.

      Oserez-vous?

    6. Oui, évidemment il faut un peu plus d’argent au moins pour se déplacer. Mais au fait comment se finance Green Peace ? J’ai quand même du mal à croire que l’organisation ne fait que collecter des dons. Qui a des infos sur cette question ?

      http://www.eco-citoyen.org/interview-eric-burgstahler-paris-greenpeace-t2264.html

      Je propose un nom Gold Peace ou pourquoi pas Jorion tout simplement, mes compétences ( 30 ans de tribulations expertes dans l’univers de l’information financière et bancaire) ainsi que ma prochaine disponibilité.

      Yvan a raison, rencontrons nous cet été. Il faut faire un pas raisonnable en avant qui ne soit pas politicien.

  5. Pour que ces contre-lobbies puissent exercer correctement leur contre-expertise, encore faudrait-il que les élus européens en charge de la réglementation financière et bancaire, ayant lancé l’appel en question, rendent publiques (du moins, à l’adresse desdits contre-lobbies) tous les documents reçus des lobbies financiers et bancaires ainsi que les conversations qu’ils ont eues avec leurs représentants.

  6. Cette idée-là, elle m’en touche une sans faire bouger l’autre.

    Quand on voit le silence SUSPECT des associations écologiques face à la marée noire du golfe du Mexique (voire, par exemple, le WWF avec ses administration composée de deux directeurs de chez Goldman Sacks), on peut quand même se demander si un Greenpeace de la Finance ne servirait pas seulement à emmerder les uns sans emmerder les autres.

    1. Le silence n’est pas suspect, il est révélateur.

      Même avec une cuillère avec un long manche il ne faut jamais s’asseoir à la table du diable.

    2. Ce sont pourtant des écologistes convaincus qui ont fondés WWF tels que Monsieur Luc Hoffman toujours militant à 87 ans et héritier d’un grand laboratoire pharmaceutique, Hoffmann-La Roche.
      Un article éloquent du Monde du 5 juin intitulé « Luc Hoffmann : « Je préfère la négociation à l’affrontement » » nous révèle un visionnaire du développement durable. Extraits ;
      « Depuis plus de soixante ans, vous travaillez à la préservation de la nature et, avant ces entretiens avec l’écrivain Jil Silberstein, « L’homme qui s’obstine à préserver la terre » (Phébus, 220 p., 13 euros), vous avez toujours refusé de parler. Pourquoi tant de discrétion ? »
      « En 1961, vous participez à la création du World Wildlife Fund (WWF), dont vous êtes vice-président jusqu’en 1988. Souvent, vous le financez anonymement ».
      « La stratégie du WWF a toujours été opposée à celle de Greenpeace, qui privilégie les actions spectaculaires ».

      Aujourd’hui il finance l’association Mava. Il est nucléo-sceptique et ne voit pas l’intérêt des OGM.
      Conclusion : il faut que l’on trouve un mécène.

  7. Réponse à Krugman…
    http://market-ticker.denninger.net/archives/2432-Spend-Now,-Save-Never.html

    pendant ce temps 9ème hausse consécutive du cac40 et de WS ..aucun logique le système est devenu fou..la baisse n’est plus une option(court circuits à la baisse,etc)faux stress tests ..la bulle recommence,le suicide collectif sans notre autorisation….on va même se remettre à construire en Espagne (alors qu’il y a un million de logements vides…no comment)…c’est génial tout va bien dans le monde merveilleux de Mickey…Madame Lagarde ‘voit’ (madame soleil?)2.5 pct de croissance en 2011…pourquoi pas 4 ou 5 pct cela ferait plus joli je trouve?
    Les Chinois font semblant de dévaluer leur yuang, tout le monde y croit …super…

    J’adore ce communiqué méthode coué:

    UE : « pas de surprise » attendue des tests de résistance des banques

    lundi 21 juin 2010, 18:37
    Les tests de solvabilité des banques européennes destinés à rendre compte de leur capacité de résistance face à des conditions économiques extrêmes, ne devraient receler « aucune surprise », a estimé lundi un membre espagnol de la Banque centrale européenne (BCE). « Tout pays a ses forces et faiblesses mais je ne m’attends à aucune surprise de la publication des tests de résistance », a déclaré José Manuel Gonzalez-Paramo, membre espagnol du directoire de la BCE, à des journalistes à Bilbao. M. Gonzalez-Paramo a ajouté qu’il estimait que les taux d’intérêts étaient « appropriés pour la situation actuelle ». Les dirigeants des pays de l’UE sont tombés d’accord jeudi dernier pour publier les résultats des tests de solvabilité de leurs banques, afin de rassurer les marchés.

    Donc on fait des ‘faux stress tests’ des banques..qui (dixit)doivent ‘rassurer’ les marchés…Me lagarde d’ailleurs connaissait leurs résultats avant leur début ….tout cela n’est que de la poudre aux yeux…en sont ils conscients ou y croient ils vraiment??Et pensent ils une seule seconde que une seule personne au monde va encore croire (trust)la moindre initiative venant du politique ou de la BCE et ou d’autres ‘institutions’ du genre?

    J’ai chaque jour un peu plus l’impression de vivre dans un monde irréel….je ne regarde même plus les informations à la télévision (je sais d’avance que tout est faux ou que l’on va me parler de foot ou de faits divers)….
    A quelle heure le départ pour une autre galaxie?

    1. Tu viens de louper le départ…

      Fitch vient de dégrader la note de la BNP de AA à AA-.

      S’il reste ici quelqu’un qui ne comprend pas que les US veulent couler l’Europe pour faire diversion sur leurs propres ennuis, là, je ne comprendrais plus moi-même…

    2. @ yvan

      l’attaque contre l’euro pour tenter de sauver le dollar, même l’ignorant en économie et géostratégie que je suis l’a perçu dès appliquée la délicate appellation des PIGS.

      cela devient passionnant, car le dollar survivra-t-il à la disparition de l’euro? et si tel est le cas, combien de temps?
      dans ce truc muche « mondialisé » avec de si nombreux noeuds d’interdépendance qu’une pelote n’y trouverait pas ses chats!

    3. Il y a quelque chose de pourri dans l’ensemble ou bien est-ce âge qui avance ? Il y a 10 ans les choses me paraissaient moins compromises. L’Etre et le néant, comment pouvait-ils comprendre le néant, avant maintenant. Le néant d’étant, de l’être, maintenant nous l’avons en face de nous, sans intercesseurs, sans maitres, sans shamanes et sans fard.

    4. @astarte

      « cela devient passionnant, car le dollar survivra-t-il à la disparition de l’euro? »

      Vous avez des passions très surprenantes…
      A la limite parier sa maison sur le temps que ça mettra! J’veux bien! Mais là…

  8. Comme des élus européens étant responsables de règlements financiers et bancaires, nous invitons donc à la société civile (des ONG(des organisations non gouvernementales), des syndicats, des chercheurs universitaires, des groupes de réflexion …) à organiser pour créer un (ou plus) l’organisation (s) non gouvernementale capable de développer une contre-expertise sur des activités effectuées sur des marchés financiers par les opérateurs majeurs (des banques, des compagnies d’assurance, des fonds de placement à risque, etc …) et transmettre efficacement(effectivement) cette analyse aux médias.

    D’une traduction automatique

    La société civile ne les a certainement pas attendu, elle est en route dans tous les domaines mais ce n’est pas visible pour la plupart des gens étant donné comme le dit très bien A. dit « Les masses média ne font pas leur boulot »
    Sans la détermination de société civile, le monde occidental aurait déjà explosé dans des guerres civiles depuis longtemps.
    Au delà de l’inconséquence des masses médias n’y a t il pas une autre manière de penser qu’il faut établir? Un autre paradigme?
    Par exemple qui connais en Belgique la Resolution pic du pétrole de la Région Wallonne???
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=13059#comment-88764

  9. Bonjour,

    On nous propose de faire du « contre-lobbying », mais pourquoi ne pas réinventer des institutions imperméables au lobbying, ce qui existait en France il n’y a encore pas si longtemps, c’est-à-dire rendre à la politique ses lettres de noblesses ?

    Ne vaudrait-il pas mieux repenser les institutions et transformer l’Europe du commerce en Europe politique plutôt que rafistoler l’Europe du commerce en rééquilibrant le lobbying par du contre lobbying, par ailleurs sujet à détournement comme l’a fait remarquer Petit-Boutien par exemple ?

    Mais une Europe politique est-elle possible ? C’est-à-dire les dirigeants européens sont-ils prêts à sacrifier leur pouvoir et la souveraineté de leur État ? Ça ne me semble pas acquis ; d’autant moins pour les peuples qui ont conquis récemment et de haute lutte cette souveraineté (voir par exemple la Pologne) ? Et les Français, les Allemands, les Espagnols, les Italiens, les Anglais, les Autrichiens et les autres, les croyez-vous vraiment prêts à cela ? Cela me semble plus que douteux…
    Il est à craindre que seuls peut-être les États du Benelux soient prêts pour ce faire, et encore…

    Cordialement,

    1. Benelux… presque.
      La Hollande vient de passer à l’extrême-droite…

      S’il faut être facho pour refuser de se faire acheter, je sens que je vais sortir de mes gonds.

    2. @ Yvan,

      Oui, pardon, c’est raté pour la Hollande, et peut-être aussi pour la Belgique, reste le malheureux Luxembourg, mais tant qu’il est encore à l’abri derrière ses banques …
      Non, décidément, on ne peut plus compter sur le Benelux 😉

    3. @VB

      Je suis comme vous un peu surpris de cette proposition un peu alambiquée, Pascal CANFIN, l’initiateur a tout d’un honnête homme, mais cette proposition est pour moi, à priori, un énorme aveu d’impuissance politique. Je pense qu’étant issu des verts il cherche à appliquer les même méthodes que pour l’environnement, cependant, d’une part, les évolutions positives environnementales sont très lentes et très confuses, d’autre part le sujet de la finance me semble plus du ressort de la politique.
      Toutefois, il ne sert à rien de regretter le bon temps ou nous avions des politiques responsables, je crois qu’il faut continuer à espérer et à agir pour que ça change, tout en y croyant pas trop à court terme, donc en résumé, la proposition de Pascal CANFIN n’est peut-être pas mauvaise, et comme le dit Paul, ce blog peut-être un bon début, vous m’avez l’air assez calée, ça ne vous tente pas de transformer avec Paul ce blog en outil de « lobbying » ?

    4. Hema, (j’ai pas osé vous demander si votre nom de famille était Phodite, mais je suis timide)

      Si je vous sors, comme ça, sans prévenir, que l’écologie est comme le social, soit des conséquences de l’argent, vous me dites quoi..??
      Et récupérés par le politique, vous me dites quoi d’autre..??

    5. @yvan

       » Si je vous sors, comme ça, sans prévenir, que l’écologie est comme le social, soit des conséquences de l’argent, vous me dites quoi..?? »
      Si vous voulez dire que la mauvais état de l’environnement et des relations sociales sont une conséquence des délires financiers de certains et la cupidité de beaucoup d’autres et ce depuis qqs dizaines d’années pour pas remonter trop loin , je suis d’accord.

      « Et récupérés par le politique, vous me dites quoi d’autre..?? »
      L’environnement, est effectivement récupéré plus ou moins mal par qqs partis, le social au sens ou je l’entends, je ne vois pas bien qui propose un système un peu sexy (qui fait rêver) et viable économiquement (durable comme on dit), quand à la finance, à part sur ce blog et dans un cercle restreint de « sachants », c’est le trou noir. Actuellement sur ce dernier sujet et en France, seul JL Mélenchon semble avoir compris qqchose et semble vouloir agir si …, d’autres cherchent à comprendre en découvrant l’étendue du « bazar », et d’autres passent leur temps à nous peindre les lunettes.

      A part ça, je vous savais pas si timide, ce n’est pas « phodite », vous avec encore droit à 2 essais.

      Cordialement

  10. Les eurodéputés s’opposent aux lobbies financiers
    Par Benoît Menou le 21/06/2010
    Cet article est extrait de

    Pour le découvrir, cliquez ICI
    Une vingtaine de députés européens de toutes tendances, dont Pervenche Bérès et Jean-Paul Gauzès, lancent aujourd’hui un appel contre le lobbying des acteurs financiers. Les signataires de cet appel, qui sera mis en ligne sur le site http://www.finance-watch.org, entendent attirer l’attention sur «un véritable risque pour la qualité de la démocratie» résultant de «l’asymétrie» entre ce lobbying auprès des institutions européennes et «l’absence de véritable contre-expertise de la société civile». Les signataires veulent encourager la création d’une ONG qui serait un «Greenpeace de la finance».

  11. Comme l’ont déjà fait remarqué certains, la mention de Greenpeace est plutôt ironique au moment où l’on se dit partout qu’ils reçoivent de l’argent des pétroliers.

    1. la carence des informations sur « BP »
      ou des quelques autres informations qui bizarement n’émergent pas…..
      aussi bien sociales, qu’écologiques, que ….
      (parfois plongent plus sensiblement que d’autres vers le cela : en image
      http://www.cafenware.com/la-rache/index.php?z=8 )
      c’est avant tout ce que l’on appelle aujourd’hui chez nous « la liberté des médias »
      (rien de vraiment nouveau, pas de quoi tomber non plus à bras raccourci sur GreenPeace …)

  12. En parlant de sous, il y a longtemps que j’avais proposé de monter la barre de financement à l’équipe PJ et FL pour qu’elle s’étoffe et puisse financer une action plus large, en anglais par exemple. C’est bien de voir pauvre mais cela limite terriblement la capacité d’influence.
    L’avantage de ce modèle (PJ) c’est l’indépendance. Le peuple contribue pour s’informer et informer.
    Si nous avons des médias pourris, c’est de notre faute. On ne veut pas payer pour qu’ils vivent indépendants. Donc les puissants les rachètent pour distiller leurs messages.

    1. Pouvons nous avoir une idée du budget nécessaire pour permettre la mise en place d’une version anglaise du site ?

  13. L ‘appel à des spécialistes bénévoles pour contrer les lobies
    bancaires montrent que ces derniers menacent les bases non écrites
    de la démocratie. L’appel d’Obama aux citoyens US à alimenter un compte destiné à contrer Wall-Street est très semblable: misère de la démocratie réelle
    et triomphe apparent du pognon.

    Nous vivons des temps dangereux: la corruption ouverte est démoralisante. Pour les français, il y a comme un air de déja vu.

    L’indépendance et la compétence de Green Peace, et du WWF,sont absolument douteuses.Il n’y a pas d’autres explications de leur silence au désastre pétrolier
    dans le golfe du Mexique.
    Le thon rouge et la baleine ne sont que des caches misères bien commodes.
    Le « plus grand désastre écologique » les laisse quasi-muets.
    Alors que Bhopal ou Tchernobyl ont été des désastres humains, différence notable et si loin du centre du monde…

  14. Sarkozy et Merkel demandent une taxe bancaire et sur les transactions

    Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel souhaitent que le prochain G20, qui se réunira à Toronto les 26 et 27 juin, décide de la création d’une taxe sur les banques et d’une autre sur les transactions financières. Ces demandes, déjà évoquées par M. Sarkozy et Mme Merkel lors de leur conférence de presse commune à Berlin le 14 juin, sont formulées dans une lettre adressée lundi au Premier ministre canadien Stephen Harper, dont une copie a été remise aux agences de presse. « La France et l’Allemagne, conformément aux conclusions du Conseil Européen du 17 juin 2010, sont favorables à un accord international pour instaurer un prélèvement ou une taxe sur les institutions financières, afin d’assurer une contribution équitable et inciter à la prévention des risques systémiques », écrivent les deux responsables. Selon eux, « cette contribution devra s’inscrire dans un cadre renforcé de gestion des crises. Elle devra être basée sur les risques et réduire l’aléa moral posé par les institutions financières systémiques », ajoutent-ils. « Nous souhaitons également que nous travaillions sur un accord international sur une taxe mondiale sur les marchés financiers, telle que la taxe sur les transactions financières. Cette taxe constituerait un élément complémentaire de la contribution du secteur financier », poursuivent-ils.
    © BELGA

    1. Là-bas si j’y suis » mardi 22 juin 2010
      En route pour le G20 !
      Avant le G20, qui se tiendra du 25 au 27 juin prochain à Huntsville, Ontario, entretien avec Aurélie Trouvé, Dominique Plihon, Susan Georges et James Galbraith, sur les enjeux de ce G20, et autour de la proposition d’Attac : « Face à la crise, désarmons la finance »
      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1964

    2. @cécile
      J’ai entendu en partie Daniel et ses invités au retour de rando cet AM, un de mes passagers, novice et nullement lecteur du blog a compris l’essentiel, lumineux et en prime un premier contact avec Madame Susan Georges.

  15. Il est très difficile de nager contre le courant en France. Le système protège ceux qui en font partie, et ces gens se défendent contre ceux qui veulent y entrer ou qui ont quelque chose à faire valoir. D’ailleurs, on y voit invariablement les mêmes têtes établies sur les affiches, on entend toujours le même type de discours ou le même style. Mais des sites de résistance comme celui de Paul Jorion sont comme des gouttes d’eau qui creusent le rocher. Et les évolutions peuvent prendre une tournure dynamique, qui sait. Les gouv. actuels sont en réalité dans une position défensive et affaiblie, ils ne font que conserver un système révolu, ils l’essayent. C’est une chance……

  16. Lol!

    Lorsqu’on voit l’attitude actuelle de greenpeace face à la catastrophe du golfe du Mexique, on peut s’interroger sur son rôle de contre-pouvoir. Sous marin de la CIA serait plus juste.

    Tenez vous vraiment à vous identifier à cette organisation?

    Êtes-vous vous aussi un sous marin?

    Ce blog devient de plus en plus drôle. Continuez d’afficher vos sympathies, c’est très éclairant.

  17. Il est faux de dire que la société civile n’offre pas d’expertise sur les questions économiques et sociales. En voici une de plus:
    http://www.cadtm.org/Une-guerre-sociale-nouvelle-s

    En voici la conclusion:
    « Les mobilisations défensives unitaires – refus des coupes et rejet de la dette (avec une ouverture des livres de comptes publics et privés), un système d’impôt différent, etc. – sont décisives. Cela pour accumuler des forces et donner le sentiment d’une capacité de résistance et de contre-attaque. Ne pas subir « la politique du choc » qui assomme. Dans la foulée, des questions élémentaires et essentielles viendront sur l’avant-scène politique.

    On peut les formuler ainsi pour orienter l’investissement vers la production de biens et de services répondant aux besoins sociaux et écologiques, il est nécessaire de disposer d’une maîtrise par les salarié·e·s des ressources qu’ils produisent ; d’un service bancaire public contrôlé démocratiquement ; d’un contrôle sur le fonctionnement des entreprises, sur l’appropriation de la richesse comme sur sa répartition, et d’une réduction du temps de travail. Donc quelles sont les priorités que les sociétés européennes se donnent ?

    La difficulté de la situation ne doit pas conduire à renoncer à une perspective socialiste, au fond celle des Etats-Unis socialistes d’Europe.

    Une telle perspective s’enracine d’ailleurs dans les problèmes que les salarié·e·s rencontrent. Sans cela, un retournement de situation politique dramatique n’est pas à exclure, au bout d’un certain temps. »

    La vérité, c’est que le Parlement Européen, tout autant que les gouvernements européens et leur « Commission  » est dominé presque totalement par les partis du système, qu’ils se disent de droite ou de gauche. Qu’il s’agisse des questions économiques, sociales, écologiques, ou des libertés publiques plus que jamais menacées, le Parlement Européen ne sera d’aucune utilité, à moins d’un soulèvement des peuples d’Europe contre leurs « représentants » issus de la domination du capital.

    1. Oui je connaissais le site de du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, qui pourrait s’appeler maintenant CADM tout court!
      Effectivement leur expertise sur les systèmes de domination par la dette est remarquable et je recommande à tous d’aller jeter un œil sur cette page de leur site. Résumé historique complet en 5 actes de la chaine de la dette (dans tous les sens du terme) pour les pays surendettés du tiers monde, sachant que les derniers maillons sont déja posés sur les épaules, autour du cou et des jarrets de la plupart des pays des autres tiers de ce monde…

      http://www.cadtm.org/La-dette-du-Tiers-Monde

    2. Charles A @
      http://www.cadtm.org/Une-guerre-sociale-nouvelle-s
      Votre citation montre un graphe aux liaisons financières complexes traduisant l’endettement réciproque des différents pays.
      Je n’ai pas encore lu un calcul global montrant l’exposition nette globale soit individuelle soit d’une zone (par exemple euro) compte tenu des boucles financières.
      Pourtant, étant jeune doctorant, j’ai publié dans ma jeunesse en collaboration avec Michel Guérin ( ensuite professeur associé de stratégie financière) un article « Théorie des graphes participations circulaires ou réciproques et consolidation ». Ce qui a eu pour effet de définir le calcul exact des pourcentages d’intérêt en consolidation de groupes complexes. Méthode devenue la norme internationale. Innovation ignorée par Dauphine car ne provenant pas de la chapelle officielle !
      Je suis sidéré de constater que l’on ne donne pas l’exposition mathématiquement exacte de la situation dramatique des endettements .
      Question: DSK et autres hauts fonctionnaires ou banquiers de haut vol ignorent-ils les principes de la consolidation comptable ? Ont ils une seule fois dans leur vie mis en pratique le « Lefebvre consolidation » ?

    3. @ Jean Pouget

      En voilà une bonne question, histoire de nous éclairer une peu plus ouvertement…
      Peut-être n’est-il de l’intérêt de personne aux commandes de diffuser ce genre d’informations éclairantes ? Allez savoir…

      Cordialement,

    4. @ Jean Pouget

      Bonne proposition. Je me suis posé la question, mais n’étant pas spécialiste, n’ai pas la réponse. Comme vous dominez la technique, je suggère que vous envoyiez un mail, carrément à l’attention de Eric Toussaint, le président du CADTM.

  18. Greenpeace, WWF, mouais…

    J’crois que ça viendra plutôt des B…K Bl..ks. Et du message de Vatican 2:

    «In extrema necessitate omnia sunt communia, id est communicanda», «Dans la nécessité extrême, quiconque peut se procurer l’indispensable par les richesses d’autrui» [Concile Vatican II, Constitution sur l’Église dans le monde de ce temps, «Gaudium et Spes», § 69].

    1. Ah Greenpeace, ça ne suffira pas!

      Si cette info est juste- http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9638 – la razzia a commencé sous nos yeux avec cette guerre en Afghanistan et nous ne ne le voyions pas!

      On se scandalise parce que les banques sont renflouées avec nos impôts ,mais ce sont les approvisionnements des industries mondiales que les armées équipées avec nos deniers vont défendre, pas les libertés.

      Alors qu’est ce qui fait que cette fois -ci avec le sauvetage des banques nous avons vu la ficelle?

      Grâce à Paul et d’autres ?

      MAssoud a été tué, les parlementaires européens l’ont reçu mais n’ont pas pu le protéger.

      Le signal de l’attentat des tours a été donné et depuis qui contrôle?

      L’énergie que l’on nous vend nous coûte cher et va nous coûter davantage si nous ne changeons pas d’énergie: la vitalité des animateurs de ce blog est une ressource , il en faut d’autres en plus de celle d’user notre force motrice pour se déplacer en vélo et suivre les analyses fines disponibles ici.

      Quand la paix monétaire viendra avec le bancor, alors l’approvisionnement en énergie sera lui aussi pacifié. (ne parlons pas de la ressource agricole, on en cauchemarde)

      Peut-être une découverte scientifique va changer la donne ( et déclasser le charbon pétrole l’uranium et le lithium) et la prédation ne sera plus qu’un réflexe de vieillards angoissés ou d’enfants mal humanisés. I have a dream…

      Acheter local, user moins permet de repousser la catastrophe, continuons.

      Cette fois je vais lire le programme du CNR, après la liste de Paul JORION. A vous lire ,

      Dalio

  19. Paul, vous voulez mettre à la rue environ 80%
    du personnel employé par la finance.
    ( A mon avis 80% est un minimum: par chez moi
    quand un commerce ferme, il est remplacé par une
    petite succursale bancaire. Cette charge immobilière
    va devenir insupportable par des banques ramenées
    à leur strict rôle d’utilité sociale.)

    Imaginez-vous les drames humains en persepective ?
    Le déversement de la finance vers le marché du travail
    sera ingérable. Il faut prévoir quelque chose.
    Ou bien procéder lentement, si c’est possible.

    1. Daniel,

      Le secteur financier emploie 619.000 salariés, dont 200.000 emplois indirects, soit 2,5% de la population active. Réduction de 80% des activités, donc de 80% à 90% du personnel fait 500.000 à 550.000 chômeurs en France…

      Mais puisqu’on aime les nombres ici +34.000.000 de sans-abris dans le monde entre 2007 et 2009 et +8.000.000 de chômeurs dans les pays de l’OCDE entre 2007 et 2010…

      Cher Daniel, mais où se trouve le drame humain ?!

    2. @ eliot

      Je voulais la jouer ironique.
      Cette question a été évoquée au moins deux fois.
      (je me souviens avoir fait de la pub pour cet
      organisme remarquable qu’est l’AFPA.)

      En fait, je prend prétexte de cet aspect social sans
      nouveauté pour soulever une question parallèle:
      le monde croule sous des masses d’argent.
      Ces capitaux cherchent à tout prix à s’investir
      quelque part. Tous ces petites mains de la banque,
      ( et l' »encadrement supérieur », naturellement),sont là
      pour répondre à cette demande.
      Ils sont consacrés et dévoués à ce culte.
      Ils n’est pas possible de dresser des plans
      entrainant une réorientation socialement utile,
      et un dégonflement des effectifs, tant que l’objet
      du culte demeure. Les projets devraient assurer un
      amoindrissement des flux et un tarissement des sources.

      En comparant d’une part l’origine et la taille des déficits,
      et d’autre part, la taille des capitaux errants et
      la très forte disparité dans la distribution des revenus,
      on voit facilement que toute proposition doit s’accompagner
      d’une hausse progressive (opposé à proportionnelle)
      des prélèvements de toutes natures.

      Sous une forme ironique, je disais: vous ne pouvez
      pas dégonfler la taille de l’appareil manipulant
      l’ argent ( banque, bourse, hedge-fund) car les problèmes
      sociaux seraient dramatiques.
      Sérieusement, je dis : vous ne pouvez
      pas dégonfler la taille du système sans prévoir un
      accompagnement, un dégonflement,semblable dans la taille
      des masses disponibles et manipulées.
      Cette façon de voir revient à dire que les solutions
      ne sont pas exclusivement de technique financière
      mais politiques; politique, dans la mesure où les taux
      de prélèvement assurant la justice et
      l’èquilibre des comptes relèvent de la démocratie.

      Il faudrait aussi prévoir des cours de désintoxication,
      d’insensibilisation et substitution pour tous ces malades
      du pognon. Mais restons-en à l’aspect matériel.
      Le reste devrait suivre…

    3. Pour rire …

      Si les 600.000 salariés de la finance arrêtent de travailler … cela fera 10 à 15 % du PIB qui ne sera plus absorbé par ces mêmes personnes et aussi les spéculateurs qui les emploient.

      Si ces 10 à 15 % de PIB sont réinvestis dans l’outil de production, cela peut faire du bien à notre économie … mais …

      Ces 600.000 personnes ne voudront jamais un emploi de production, je le crains. Et parmi ces 600.000 personnes il y a sûrement beaucoup d’enfants de parents moralement irréprochables !

    4. Mes excuses, Daniel, mais j’ai manqué de sens, tant il est vrai que toute tentative de sortie abrupte emporterait son corollaire de drame.

      Il ne s’agit pas de pessimisme que d’avouer mon incrédulité quant à voir nos politiques négocier d’eux-mêmes le virage qui nous fera bifurquer vers une option qui est, ou sera, la volonté d’un peuple. Non que la collusion des élites politiques et financières soit une corruption, mais pour la seule raison qu’elle est une normalité ; à l’exemple d’une IVe république – qui n’était pas dénuée de faiblesses structurelles – qui reproduit le schéma de la précédente, et entraine une instabilité gouvernementale chronique, dès lors que les mêmes personnes occupent les mêmes fonctions.

      Si l’initiative de M. Canfin est tout à fait honorable et mérite, je l’estime, notre attention. En revanche, quoi penser lorsque M. Obama avoue son impuissance, même à demi-mot, devant l’influence qu’exercent les lobbys sur la conduite de la politique (lobbys très présents à Bruxelles, par ailleurs), mais également de la dissonance de tons entre dirigeants européens, une harmonie qui est pourtant essentielle à la mise en œuvre de quelque entreprise que ce soit, à dessein de libérer la richesse accaparée par monde virtuel pour le plus grand bien du monde réel. Cette carence ne pouvant entrainer que la ruine du pays qui prendrait de telles initiatives ; je suis perplexe quant à la faisabilité d’une telle politique de manière raisonnable sans concorde entre décideurs, quand bien même ces idées convergeraient au sein des peuples.

  20. Pathétique.

    Pourquoi pas bientôt le parrainage de députés européens non corrompus, afin de les préserver de l’extinction par la finance, façon ‘WWF’ ?!!

    Que des députés européens en viennent à appeler les citoyens à constituer un ‘greenpeace de la finance’ est tout bonnement révélateur de l’impuissance phénoménale du politique.

    Ne resteraient dès lors que les ‘mouvements’ et les associations …

    Dès lors, pourquoi rester ? Pourquoi ne pas démissionner ? Pourquoi continuer à cautionner (indirectement) un système entièrement vérolé, où l’absence ou la présence même d’opposition est tout simplement … ‘accessoire’ (puisque le principal est que les amendements, essentiels, soient écrits par les banques) ?

    ‘Accessoire’ : Adj. Qui est regardé comme la dépendance de quelque chose de principal. Dans notre projet, cela n’est qu’accessoire. « J’ai dit qu’un grand État devenu accessoire d’un autre s’affaiblissait ». [Montesquieu, L’esprit des lois]

    Mmes Berès et Joly seraient plus ‘utiles’, en France.

    1. Vous dites ‘accessoire’ et c’est bien trouvé. Avec le Baron de Secondat en prime, parfait!
      D’autant que lorsqu’on emprunte, on s’engage à rembourser « capital, frais ET accessoires »!

      J’aurais peut-être rajouté décorative, ou superfétatoire et cosmétique…

      Le cosmétique étant légalement défini par: substance inoffensive, n’ayant qu’une action limitée à la couche superficielle des tissus de la peau. D’où le rituel des réactions épidermiques de la dite opposition, sans action en profondeur sur le tissu législatif! Ex: Dany KB

    1. Oui mais 4ème vendeur d’armes, derrière les US, la Russie, l’Allemagne et devant la GB et Israël…
      Ah ça, le savoir faire industriel français, c’est quand même quelque chose!

  21. Greenpeace, les Verts, et puis quoi encore ?

    C’est désespérant. Tous ces gens sont en fait les premiers défenseurs du capitalisme puisqu’ils ne remettent à aucun moment en cause l’idée-même de l’utilité sociale de la production-consommation. C’est une école de « pensée » destructrice de l’humanité, de notre humanité : cette vie vouée à la consommation est par eux, à force d’éluder la question, « présentée » comme une caractéristique humaine, animale même ! Regardez bien ce qu’ils nous font avaler : la production-consommation (et tout l’attirail nécessaire…) est à l’homme ce que la photosynthèse est au règne végétal !!!
    Pour sûr, nous ne sommes pas sortis du christianisme, et pour eux Dieu n’est mort que pour les cours de philo. Triste.

    Exemple de dogme : http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation#Une_.C3.A9tape_de_d.C3.A9veloppement_technique_ou_politique

    Contre-exemple :
    « La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement. C’est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres. Il faut un minimum de bien-être et de confort ; mais, passé cette limite, ce qui devait nous aider devient source de gêne. Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n’est que poursuivre du vent. Ce faux idéal n’est qu’un traquenard. Il faut savoir imposer une limite à ses propres besoins, physiques et même intellectuels, sinon la nécessité de les satisfaire devient recherche de la volupté. Nous devons nous arranger pour que nos conditions de vie, sur le plan matériel et culturel, ne nous empêchent pas de servir l’humanité, mission qui doit mobiliser toute notre énergie. » Gandhi

    Non, décidément, c’est trop facile et ça commence à bien faire cette idée-force que notre société c’est l’humanité, l’espèce humaine !

    1. Fab,

      Je ne suis pas affilié aux Verts, ni à aucun autre d’ailleurs, mais force est de constater que son discours est pour le moins rétif à la société de consommation. Si ne serait-ce qu’un quart du programme des verts était appliqué nous ferions déjà un grand pas. Je vous concède que les Verts parlent peu de culture et d’éducation.

      D’aucuns aussi associent systématiquement les Verts aux bourgeois bohème, c’est également tout à fait caricatural. Je préfère voir les bobos chez les Verts qu’avec DSK. Avec la motion 6 on est très loin du néo-libéralisme sauce FMI !

      C’est une caractéristique de l’écologie française qu’elle soit très politisée, donc consciente des enjeux sociaux, à la différence d’une écologie d’inspiration plus anglo-saxonne comme Greenpeace ou le WWF qui s’attaquent aux symptômes des méfaits de la société de consommation mais pas au système inégalitaire qui en est la cause.
      Entre parenthèses, j’approuve bien entendu l’initiative des députés européens, qui exprime une réelle prise de conscience. La référence à Greenpeace est surtout là en l’occurrence pour signifier l’urgence du problème.

      Savoir s’imposer des limites à ses propres besoins intellectuels, dites-vous.

      Non, il n’y a pas à s’imposer de limites car c’est alors la voie ouverte à l’obscurantisme.
      Pourquoi s’imposer des limites, et selon quels critères ? La pensée s’exerce sans limites a priori, ou alors
      ce n’est plus de la pensée.
      Vous-même portez un regard très critique sur le travail, n’est-ce pas justement pour libérer du temps pour la réflexion ? Si le travail salarié disparaît à quel usage destinerez-vous vos facultés intellectuelles ? A leur non usage ?

      C’est l’usage social des produits de l’intelligence qui peut poser problème, mais alors ce n’est plus une question de besoins, mais une question politique, donc de débat démocratique. Or tout débat démocratique digne de ce nom se constitue par l’échange et la confrontation des arguments. Je vous laisse imaginer dans quel état serait ce débat démocratique si certains des interlocuteurs limitaient volontairement leurs besoins intellectuels. Notre société souffre au contraire du rabaissement des prétentions de l’intelligence, et c’est une des causes de la crise de civilisation que nous traversons.

      Les puissances de l’argent se repaissent voire provoquent la diminution des besoins intellectuels des masses en les détournant vers moult dérivatifs pour désamorcer toute révolte.
      Dernier exemple en date : la recherche de boucs-émissaires pour expliquer la défaite de l’équipe de France de football alors qu’il s’agit en réalité d’un problème beaucoup plus grave : l’existence d’un système foot-spectacle-business, système que l’on se garde bien de remettre en cause radicalement car le critiquer sur le fond reviendrait à critiquer le système global dont il est partie intégrante.

      Ceci dit l’intelligence n’est pas tout, il y a aussi la création artistique, à laquelle est accordée une place négligeable dans l’éducation. Peut-être pensiez-vous à ce nécessaire rééquilibrage entre les activités intellectuelles liées au calcul et celles relatives à la création, liées directement au fait même d’être en vie et qui à ce titre nous procurent cet excès de vie nécessaire pour simplement vivre notre condition humaine.
      Un livre vraiment passionnant, et ce qui ne gâche rien, écrit dans un style limpide, vient de paraître à ce sujet :

      Créer, introduction à l’esth/éthique, Paul Audi, Ed. Verdier.

      Je pense qu’il vous plairait.
      A propos de l’intelligence toujours cet auteur — à la suite de Nietzsche, fait une réflexion tout à fait intéressante quand il écrit que le philosophe n’est pas celui qui crée des concepts comme le pensait Deleuze, mais celui qui d’emblée celui crée des vérités qui ont une valeur qui n’est jugée qu’au regard de la vie, non pas la vie biologique, objective, mais la vie réellement vécue.

    2. Didier,

      Me rassurer ? Rien qu’à l’idée de tout lire je suis déjà vert ! Ils sont forts, très forts !
      Merci.

      Pierre-Yves,

      « les Verts parlent peu de culture et d’éducation. » : ce ne sont pas les seuls ! Pourquoi ? Pas fous, ils ne veulent pas tuer la vache à lait : « L’homme est immature : le groupe doit lui dicter sa conduite. D’où l’intérêt du parti et de la politique actuelle : CQFD ! « .
      Trop forts.
      Pour le coup, je me demande pourquoi Crapaud Rouge ne s’en prend pas aux partis politiques ou autres religions qui se posent comme supérieurs à l’homme et lui dictent sa vie.

      C’est une attitude qui ne date pas d’hier : pointez un dysfonctionnement avec insistance et vous finirez par convaincre le plus grand nombre (le plus grand nombre : le principal allié du groupe !), vous inclus, que tous les problèmes viennent de là. Il y a peu c’était la sécurité. Puis l’écologie. Et aujourd’hui l’économie. Cette méthode présente l’avantage ne pas avoir à se remettre en question : « non, ce n’est pas l’homme qui va de travers mais le système !  »

      Vous posez le système inégalitaire comme la cause des méfaits de la société de consommation, mais il s’agit de la même chose. Supprimez les inégalités et le système disparaît, d’où l’intérêt d’envisager le monde qui suivra. Mais nous avons tellement disséminé notre modèle que nous sommes maintenant convaincus qu’il n’en a jamais existé d’autres…et qu’il ne peut en exister d’autre.

      Une autre caractéristique de notre système est qu’il demande une adhésion massive (ce n’est pas un hasard si les anarchistes sont combattus comme des terroristes, on se débrouille même pour en fabriquer s’il en manque !). Et cette adhésion massive est assurée dès la plus tendre enfance…mais ceci est une autre histoire pour beaucoup semble-t-il.

      Ce n’est pas le système qu’il faut changer, mais l’homme. Plus exactement il faut donner la chance au Surhomme de se faire entendre. Et ce surhomme, pour rassurer Crapaud Rouge, n’est pas nécessairement grand-blond-aux yeux bleus. Ce Surhomme c’est lui, vous, moi : tous ceux qui se rendent compte que le monde marche sur la tête. Il suffit d’atteindre un seuil dans cette prise de conscience pour que le capitalisme meure, parce qu’il ne sera plus alimenté. Et les problèmes que soulèvent entre-autres les Verts trouveront leur solution naturellement, logiquement.

      Ça me semble tout à fait réalisable : prendre conscience de ne pas être maître de sa vie mais dépendant, esclave du système, ne doit pas être plus « difficile » que de convaincre un drogué qu’il serait bon pour lui et pour ses congénères de se passer de son opium. C’est contagieux ! Mais il est clair que si l’on propage partout le message que le plus grand problème que l’homme rencontre est économique ou écologique ou religieux ou l’autre ou…, il risque de le croire : ça l’arrange puisque ça lui permet de justifier à sa « conscience » son accoutumance. Surtout s’il y a toujours quelqu’un pour s’occuper des problèmes, pour le materner !

      Oui Pierre-Yves, ça me paraît aussi simple que ça.

      « Savoir s’imposer des limites à ses propres besoins intellectuels, dites-vous. » : appelez-moi Gandhi !!! Je comprends bien vos remarques, mais…c’est un peu comme l’alcool : c’est l’abus qui est dangereux (Docteur, peut-on trop boire ?). Je ne vais pas ressortir une de ses autres citations pour vous répondre sinon ça risque de durer longtemps et j’irais à l’encontre de cette « vérité » !
      – Si vous laissez les besoins de votre intelligence vous envahir, vous perdez de la place pour l’amour – de l’autre et de votre environnement-, les Quatre Incommensurables.
      – « Les puissances de l’argent se repaissent voire provoquent la diminution des besoins intellectuels des masses en les détournant vers moult dérivatifs pour désamorcer toute révolte. ». Certes. Mais que penser de ceux qui, à l’école ou dans leur vie professionnelle cherchent à ce point à combler leurs besoins intellectuels qu’ils en arrivent à ne plus être conscients du monde dans lequel ils vivent, et « finissent » comme les « masses » : prisonniers de leurs besoins !?

      « Ceci dit l’intelligence n’est pas tout… » : ah !

      Merci pour le conseil de lecture. Et pour le reste !

       » Rêver de la vie, c’est justement ce que j’appelle : « être éveillé » « , Nietzsche (mais on s’en fout !)

       » Car enfin le trait le plus visible dans l’homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres et de gouverner seulement lui-même. Cela décide tout. Autant dire que les pires gouverneront. « , Alain (même remarque).

  22. Dans 100 ans, nous serons tous morts et nos descendants peut être aussi.

    Circulez, il n’ y a plus rien à voir.

    1. Verdict (optimiste) du détective Marlowe matinal!

      Bon profitons en pour rigoler et nous goinfrer!

    2. C’est tout ce que vous vous souhaitez!?

      Je dirais:dans 100 ans, c’est maintenant! Qu’est-ce qu’on fait?

  23. Cher Paul,

    creer un nouveau think tank ou une nouvelle ONG a Bruxelles n’est pas difficile en soi. Le challenge est de se trouver une place dans la galaxie des representations d’interet qui gravitant autour des institutions. Avec le soutien des deputes europeens, je suis plutot optimiste.
    Les lobbies financiers (qui surveillent egalement votre blog chaque jour, j’en suis persuade) vont certainement essayer de tuer dans l’oeuf cette initiative.

    Cette initiative des trois deputes n’est certainement pas venue de nulle part. Je ne serais pas surpris que certaines organisations tentent actuellement de mettre en place ce « greenpeace de la finance », mais cherchent encore des soutiens, et surtout des financements. La cle est d’avoir le soutien de la Commission Europeenne, en constante recherche d’expertise. Je pense que Michel Barnier pourrait etre sensible a cet appel.
    En tout cas, si vous contactez les deputes que vous connaissez et que vous avez plus d’info, n’hesitez pas a nous en faire part!

  24. Si vous souhaitez lancer une version du site en anglais, je suis prêt à traduire bénévolement une partie de vos textes. Surement pas tous, étant travailleur salarié à plein temps je n’aurais sûrement pas la capacité de suivre le rythme imposé par F. Leclerc, mais au moins une partie. Il suffirait alors de quelques personnes comme moi pour se répartir la charge de travail (telle personne traduit les textes du lundi et jeudi, telle autre mardi et vendredi, etc.).

    Je ne suis pas un traducteur professionnel, mais j’ai un très bon niveau d’anglais, (notamment à l’écrit) étant marié à une américaine. N’hésitez pas à me contacter en cas de besoin, j’imagine que vous pouvez voir mon adresse email par l’admin du blog.

    1. je serai très heureux de vous aider par mes quelques compétences (programmation web / administration de serveurs web, développement …).
      Je dispose également de quelques ressources serveurs qui peuvent être utiles pour un site mirroir ou de sauvegardes.
      N’hésitez pas à me contacter par email.

    1. L’article s’ouvre en parlant de son livre « La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance » : mais l’abondance capitaliste n’est pas un mythe, c’est malheureusement une réalité. La dernière en date est celle de la bande passante sur Internet : au départ chichement mesurée en kilobits, Free a débarqué en comptant par mégas et en temps illimités, le tout en étant moins cher que ses concurrents. (Qui ont été obligés de s’aligner.) La « rareté » ne vient qu’après, quand il apparaît que l’abondance capitaliste ne peut pas être universelle, c’est-à-dire qu’elle fait des exclus. Mais, pour ceux de l’intérieur, c’est bien l’abondance qui règne.

  25. « nous constituons d’ores et déjà l’embryon du « contre-lobby » financier dans le cadre européen qu’ils appellent de leurs vœux« , certes, mais un embryon n’est jamais qu’un embryon, il lui reste à voir le jour pour de bon. Mais pas sur le modèle de Greenpeace qui vise le spectaculaire, plutôt sur celui du criirad, un « laboratoire agréé spécialisé dans les mesures de radioactivité » qui fait mon admiration. Ses fondateurs n’y connaissaient, ils se sont formés sur le tas, mais sont rapidement devenus une référence incontestable.

    1. Le problème général avec les experts, qu’ils soient individuels ou non, dépendants ou non d’un gouvernement, est assez simple : soit ils sont honnêtes et efficaces et se font alors rapidement étouffer, soit ils sont connus et compromis, et ne produisent que de l’expertise lénifiante. J’ai cité le criirad car il me semble avoir exemplairement échappé à ce dilemme.

    2. @ Batracien écarlate,

      Le fait politique est en effet indépassable ; le fait technique, comme le fait partisan (en référence aux partis politiques) doivent en revanche être « dépassables ».

    3. @Marlowe : je ne crois pas que les ONG comme WWF ou Greenpeace soient malhonnêtes, seulement enclines à faire des « compromis ». Pour défendre leurs causes, elles en sacrifient d’autres. Il semblerait qu’elles reçoivent des « dons », mais uniquement de grosses multinationales qui font du… mécénat ? On va le dire comme ça…

    1. « Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil »

  26. Sur le site dédié à cet « appel »

    http://financewatch.free.fr/signatories.htm

    on constate que le nombre de signatures, de députés européens soutenant la démarche, n’augmente que très lentement
    De 22 lors du lancement de l’opération, hier, on n’en est aujourd’hui qu’à 39.

    Comme je l’ai lu hier sur un forum qui relayait l’information dès 13h50 :

    « il sera intéressant de regarder ceux des députés qui signent rapidement la pétition et ceux qui s’abstiennent.

    c’est le moment de contacter massivement nos élus pour les prévenir qu’on les observe et qu’on les jugera sur leurs actes ».

    Il serait également intéressant de connaître les raisons de ceux qui ne souhaitent pas soutenir l’appel.
    Après tout, ils ont peut-être de bons arguments à opposer.

    Mais si ce n’était pas le cas, leur non-participation devrait jeter le doute sur leur éventuel asservissement à des intérêts non compatibles avec leur mandat.

    1. Oui d’autant que les « contrats » politiques, par essence, ne sont pas soumis aux vertus « cardinales » des contrats commerciaux (vertus, en ce domaine, discutables par ailleurs, mais autre sujet)!

    2. @ Marlowe
      « Ceux qui signent, et même le premier d’entre eux, ne sont pas blanchis pour autant. »

      Bien entendu. Les résistants de dernières minutes (cf. 1945) peuvent avoir été les pires collabos au cours des années précédentes.

      C’est juste une question de priorité.

      La question n’est pas que soient blanchis les 1ers
      mais que soient noircis (décrédibilisés) les autres,
      ceux qui ne se joignent pas aux voix qui, enfin, alertent l’opinion sur le danger pour la démocratie que fait peser la trop grande puissance des lobbys du secteur financier.
      Qu’ils sachent que nous les regardons et saurons nous souvenir de qui s’est tourné vers la démocratie et qui s’est aplati sous l’oligarchie.

      Ce dont nous avons besoin, en 1er lieu, est que le vent tourne.

      Le traitement de la trahison des élites
      (discerner qui a trahi et avec quelle gravité)
      devient un objectif secondaire qui ne doit pas générer des aspérités susceptibles de freiner l’atteinte de l’objectif n°1
      = modifier le rapport de force pour renverser la vapeur.

      Dans ce jeu de tire à la corde, on a d’abord besoin du maximum de bras pour espérer ébranler le camp adverse.

      La gravité de l’enjeu s’impose comme raison suffisante pour mobiliser son énergie sur le jeu, sans regarder par dessus son épaule quelle tête a celui qui tire derrière soi.

  27. à FreeDem,

    Ce qui nous sépare est que vous pensez que nous vivons, ou que, en corrigeant quelques excès, nous pourrions vivre dans une démocratie.

    Je pense que nous ne vivons pas dans une démocratie et que le système actuel, mais pas si nouveau, est une illusion de démocratie : j’en tiens pour preuves que l’électeur n’est jamais consulté sur les grands choix et que les spécialistes de la politique, de droite et de gauche pour reprendre la formule consacrée, ne veulent surtout pas que cela change.
    Que pourrait par exemple faire comme référendum d’initiative populaire un gouvernement composé d’élus qui se sont raliés sans discussion à l’économie de marché ?
    C’est bien pour toutes ses raisons qu’on parle de plus en plus de gouvernance ; le concept de démocratie étant un peu usé.

  28. à zébu,

    Et les rêves sont les gardiens du sommeil.

    Dans une chanson de 1968, détournée d’une scie de Dutronc, il est dit : « Il est cinq heuers, Paris s’éveille et nous n’aurons plus jamais sommeil. »

    Dans le recueil : « Pour en finir avec le travail. »

  29. à Crapaud Rouge, à propos des multinationales de l’économie.

    Je crois que ces multinationales mangent à tous les rateliers et aussi qu’elles pratiquent le racket.

    Allez donc voir de près comment fonctionne, c’est à dire à quel prix, la chaîne de certification FSC.

  30. Pour moi greenpeace fait parti de la fameuse « proximité » de la politique et de la finance évoquée dans le nouvel article publié ce jour.
    Alors méfiance. Je n’ai, d’une manière générale, aucune confiance dans les « verts » en général et encore moins dans les verts de gris. Ils sont beaucoup trop liés au système et le défende en final.

  31. Qui ne tente rien n’a rien.

    Qui peut me donner l’adresse de contact des députés impliqués dans cette démarche ???

    Merci à tous!

  32. Sorry ce qui suit est un peu long… Mais j’espère que ceci est une piste pour passer de la réflexion, à l’action

    ————————-

    Je ne suis qu’un homme, c’est-à-dire ni banquier ni membre d’une élite ou classe dominante. Si certaines situations m’interpellent, il n’en reste pas moins probable que je ne suis qu’un grand naïf… Mais ça ne m’empêche d’espérer faire bouger les choses, mais comment ?

    Le fait qui jusqu’ici me révolte probablement le plus est la spéculation sur les denrées alimentaires.

    S’il est réel que la spéculation (J’entends, par là, autant les gens qui jouent sur ce marché que les intermédiaires qui participent ou rendent ces opérations possibles), peut faire varier à la hausse ou à la baisse le prix des denrées alimentaires de base. Cela signifie qu’elle peut sur quelques « clics » rendre l’accès à l’alimentation difficile, voire impossible, pour des millions de gens.

    Nous ne parlons pas de savoir si un « bobo » d’ici ou d’ailleurs aura ou n’aura pas ça troisième tranche de foie gras, ce soir, ou plus tard… parce que le prix augmente ! Non, nous parlons de nourriture de base et donc d’un droit élémentaire !

    Selon l’article 25 de la déclaration universelle des droits de l’Homme, se nourrir est un droit fondamental pour tout Homme.

    « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. »

    Pour la plus grande partie de l’Humanité, l’alimentation est le plus gros poste du budget familiale et une augmentation des prix de cette alimentation est synonyme au moins de réduction des droits fondamentaux évoqués dans l’article 25 cité précédemment, mais dans bien des cas, ce résultat est la malnutrition, la faim voire même la mort (au moins de faim ou de maladie par défaut de moyen pour se soigner, mais il y a aussi les guerres et les révoltes engendrées par les problèmes d’alimentation) !

    Alors je voudrai pousser la réflexion plus loin :

    Dans mon petit pays (la Belgique pour ne pas le citer) comme dans tous les pays occidentaux et dit « civilisés », laisser mourir un citoyen de faim est passable de poursuites pénales. Si on peut prouver que vous avez refusé de « porter assistance à une personne en danger », ou qu’il y a « défaut de prévoyance », vous serez condamnés. Je ne suis pas juriste. Je vous prie par avance d’excuser l’imprécision probable de ces formules qui diffèrent sans doute aussi d’un pays à l’autre.

    Indéniablement, nous sommes tous au courant de la faim dans le monde. Nous savons tous que +/- toutes les 5 secondes un être humain meure de faim ! Nous savons aussi que bien plus encore meurent des « dégâts collatéraux de la faim »…

    Lorsque dans un conflit, le droit de la guerre est enfreint « ponctuellement » et sur quelques personnes donc, on parle de crime de guerre. Lorsque dans ce même contexte, ce type de crime est systématique, qu’il porte sur un grand nombre de personnes, on parle de « crime contre l’Humanité ». Le « record man » de l’horreur a fait entre 55 et 60 millions de morts entre 1933 et 1945 ! Je n’irais pas plus loin dans l’arithmétique de l’horreur. Vous l’avez compris : la faim tue plus encore.

    Cela peut paraître abstrait, mais la spéculation tuent, blessent, créent des dommages de manière systématique à une bonne partie du milliard d’individu qui souffrent de la faim ! En fait les variations des cours des denrées alimentaires impactent le niveau de vie de près de la moitié de l’Humanité !

    Loin de moi l’idée de vouloir jouer la provocation facile, d’un Zorro de pacotille, mais je m’interroge toute de même sur la limite de l’impunité de la spéculation.

    A l’examen de ces faits et au vu de l’ampleur de ceux-ci, ma conscience me dicte de considérer la spéculation sur les denrées alimentaires comme un crime contre l’Humanité ! Peut-on décemment penser autre chose ?

    Par extension, spéculer sur d’autres marchés et appauvrir l’ensemble de l’humanité au point de faire augmenter la faim et la mort des plus faibles, pourrait donc aussi être considérer comme un crime contre l’humanité.

    Que les banquiers se le tiennent pour dit, je ne suis pas le seul à penser cela !

    Mais revenons dans le concret : Contre qui et où déposer plainte ?

    A l’analyse du système en place, ma conscience ne semble pas peser lourd :

    Au prétexte qu’il n’y a pas d’actes directs et délibérés d’un spéculateur sur même une seule des victimes, il n’y a pas de faute ou d’infraction à une quelconque loi !

    En est-il de même pour la main invisible ? Je veux dire le marché, l’institution qui permet à la spéculation d’exister. L’institution a beau jeu de dire qu’elle n’est coupable de rien puisque ce n’est pas elle qui spécule !

    Donc dans ce monde merveilleux, personne au titre de « personne physique ou morale » ne serait coupable ! Au contraire, ils se vantent même de scrupuleusement respecter la « loi du marché ». La bonne affaire ! (C’est le cas de le dire !)

    Alors non je ne renonce pas ! Un problème a nécessairement une solution !

    Si pour faire un exercice cher à Paul, nous changions juste un petit peu le paradigme actuel ?

    Au lieu de considérer la responsabilité éventuelle d’une partie, ne pourrions-nous pas examiner la responsabilité de l’ensemble ?

    Ce ne serait qu’une manière de compléter l’arsenal des types de plaintes collectives que de considérer l’ensemble d’un secteur/groupement comme « accusé » et d’en faire le « procès ».

    Je précise de suite que dans ce cadre, il n’est à envisager aucune sanction individuelle ! Ca n’aurait pas de sens. Si une activité collective est reconnue « responsable » de dommage sur une partie de notre Humanité, il faut « adapter » cette activité pour qu’elle ne puisse plus nuire. Supprimer les marchés à terme ne tuerait personne !

    Je rejoins donc la proposition lue sur ce blog de supprimer la spéculation sur les denrées alimentaires.

    Et pour ce faire, je propose que nous commencions par sensibiliser nos proches, les organisations politiques, syndical, associatifs, etc. au travers d’une pétition pour commencer, mais avec bien sûr comme objectif de pousser plus loin

    Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement

  33. Bonjour,
    La création de finance-watch est évoquée dans l’article suivant :
    ecologie.blogs.liberation.fr/euro-ecolos/2011/02/le-greenpeace-de-la-finance-verra-le-jour-au-printemps

    Le site de l’organisation : finance-watch.org

    L’article de Libération précisait

    Et dès janvier 2012, Finance Watch espère bénéficier d’un budget de 2 millions d’euros pour une équipe d’une dizaine de personnes, installée à Bruxelles. La moitié du financement pourrait être apportée par la Commission européenne.

    Alors, « Greenpeace de la finance », réel espoir, ou récupération ?

    Bien à vous

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