L’actualité de la crise: quand tout patine… par François Leclerc

Billet invité.

QUAND TOUT PATINE…

La Banque des règlements internationaux (BRI), souvent présentée comme le saint des saints du système financier, a enfin trouvé la solution à la crise, ainsi qu’elle vient de l’exposer dans son rapport annuel. Devant le danger que représente l’existence simultanée de déficits publics grandissants et d’une nouvelle bulle d’actifs en voie de formation, elle propose de dégonfler les deux en même temps. Il fallait y penser !

La BRI vient en effet d’endosser ce qu’elle présente comme l’habit de la raison pour préconiser une vigoureuse action de réduction des déficits publics, tout en avertissant de la nécessité de restreindre les facilités monétaires des banques centrales. Les mesures de stimulus dans l’un et l’autre des domaines doivent selon elle avoir une fin, en raison de leurs effets ; le temps est donc venu de réfléchir à la manière de les arrêter. Elle précise même qu’il ne saurait être question d’attendre la reprise de la croissance pour agir, c’est à dire de tirer ces deux tapis de dessous les pieds des uns comme des autres  !

Cette prise de position remarquée de la BRI ne va pas contribuer à éclaircir une situation déjà passablement confuse à propos de la réduction des déficits publics, dont les chefs d’Etat et de gouvernement ont pris acte à Toronto en décidant pratiquement que chacun faisait comme il l’entendait (ou le pouvait). Car elle contredit les récentes prises de position du FMI, qui, sans être d’une excessive clarté dans l’expression, vont dans le sens opposé. Dominique Strauss Kahn, son directeur général, affirmant pour une fois clairement, au sortir du G20, qu’ « il serait catastrophique que tous les pays resserrent leur politique, cela pourrait détruire totalement la relance ».

La situation n’est pas plus claire en ce qui concerne le soutien financier des banques. Celles-ci ont profité des liquidités prêtées généreusement et à bas prix par les banques centrales pour notamment acheter en masse de la dette souveraine à long terme. Elles s’en mordent maintenant les doigts en raison des risques qui s’annoncent grandissant sur le marché obligataire public, alors qu’elles se sont endettées à court terme pour y investir et rencontrent des difficultés à faire rouler leur endettement. Si les banques centrales devaient commencer à restreindre leur soutien dans ce domaine, comme la BCE avait commencé à le faire avant d’être obligée de revenir en arrière, que se passerait-il  ?

Le monde financier est partagé par de nombreuses inquiétudes contradictoires. Cela reflète l’extension de la crise de confiance qui le traverse. Elle s’est d’abord manifestée au sein du monde bancaire, où elle grippe le marché interbancaire qui permet au système de trouver son équilibre au jour le jour en temps normal ; elle s’est maintenant étendue au marché obligataire, en raison de la crise de la dette publique.

L’annonce que vient de faire Moody’s, qui envisage une « possible dégradation » de la note de l’Espagne en raison de la faiblesse de ses perspectives de croissance, illustre à la fois la spirale descendante dans laquelle les pays européens à risque se trouvent et les risques que cela crée pour les banques : baisse de la valeur des obligations dans un premier temps, décote négociée dans un second. On continue de plus en plus d’en parler à propos de la Grèce, d’ici un ou deux ans peut-être, alors qu’elle se prépare à se présenter sur le marché obligataire pour s’y faire massacrer.

L’échéance, demain jeudi, du remboursement des facilités à un an accordées par la BCE à un millier de banques européennes, pour un montant de 442 milliards d’euros, vient de créer de nouvelles tensions boursières en raison de la nouvelle baisse brutale des valeurs financières. Les interrogations ne portant pas sur le risque d’un défaut, dont la BCE s’était prémunie en donnant les moyens aux banques de se refinancer à trois mois au préalable, si nécessaire, mais sur le risque d’assèchement d’un marché déjà bien mal en point. La crainte que s’ajoute à la crise de solvabilité (toujours autant dissimulée) une nouvelle crise de liquidité. Le danger est donc sournois, il n’en est pas moins redouté par ses effets.

A ce propos, l’échec des mesures de « stérilisation » prises par la BCE, n’est pas pour rassurer – les banques n’ont que partiellement répondu à l’appel de la banque centrale européenne de placer 55 milliards d’euros auprès d’elle, une somme permettant d’équilibrer ses achats d’obligations souveraines. La bonne nouvelle d’une demande plus faible qu’anticipée dans le cadre de l’émission de liquidités à trois mois ne venant pas contrebalancer ce raté, attendons la suite.

Les épisodes se suivent à un rythme soutenu dans le monde bancaire. Des fuites publiées sur un blog du Wall Street Journal à propos des stress tests des banques – destinées à rassurer à propos de l’état réel des banques européennes – ne vont toutefois pas y contribuer. Il aurait certes été décidé d’étendre les tests à 60 ou même 120 banques, mais il n’est pas formellement acquis, en dépit de recommandations d’experts travaillant sur le sujet, qu’ils vont prendre en compte les risques liés à la détention d’obligations souveraines. A moins d’un mois de la date annoncée de leurs résultats, l’absence de mécanisme soutenant si besoin les banques n’étant toujours pas réglé.

Par ailleurs, une offensive des Ländesbanken se développe en Allemagne, afin d’éviter la publication intégrale des résultats des tests, qui les concernent maintenant aussi, et qui pourraient les rendre très vulnérables. Tandis que les Espagnols maintiennent pour leur part leur cap, en indiquant être déterminés à en publier les résultats, alors qu’ils annoncent la fin de la restructuration de leurs caisses d’épargne. La confusion ne se dissipe toujours pas, comment le pourrait-elle dans un tel écheveau de contradictions ?

Aux Etats-Unis, une réunion en urgence de la Conférence destinée à finaliser le projet de loi de régulation financière aurait abouti à la suppression de la taxe bancaire, dont le produit sur cinq ans était estimé à 19 milliards de dollars. Le refus de dernière heure d’un sénateur républicain de voter la loi, si cette disposition était maintenue, serait à l’origine de cette volte-face. Les Européens réaffirmant de leur côté, par la bouche de Michel Barnier, commissaire européen, que le trio formé par les Allemands, les Britanniques et les Français était pour sa part décidé à instaurer une taxe au niveau européen. Le caractère cosmétique de l’opération n’échappant à personne, en ces temps où les mesures symboliques aux effets limités font office de politique.

La faible limitation des bonus des banquiers et des traders qui devrait être confirmée par le Parlement européen ne dépare pas de ce point de vue. Présentée comme devant mettre fin aux prises de risque excessives, elle souligne au contraire l’absence de mesures conséquentes sur les instruments financiers qui en sont la véritable cause. La Fédération bancaire européenne s’élevant néanmoins contre la mesure et le désavantage compétitif qui va être instauré vis à vis des Américains….

La crise des banques a ravi la vedette à celle de la dette publique, comme dans un numéro de duettistes. En préconisant de faire face à la double addiction des banques aux liquidités des banques centrales et des Etats aux déficits, la Banque des règlement internationaux ne peut que précipiter un rebondissement que certains analystes croient pouvoir déjà annoncer : l’entrée en récession des économies suivie d’une relance de la politique de création monétaire à grande échelle des banques centrales, la BCE plus que jamais à la croisée des chemins après tant de renoncements…

La fameuse « trappe à liquidité » de Keynes, déjà à l’oeuvre au Japon, pourra alors trouver de nouveaux terrains d’élection. La zone euro sera quant à elle arrivée au fond de l’impasse dans laquelle elle s’est engagée.

Partager :

142 réflexions sur « L’actualité de la crise: quand tout patine… par François Leclerc »

    1. « hausse inattendue  »
      C’est ça qui fait leur force. Ils n’attendent pas. Toujours dans l’action, l’expectative, le désir de se projeter (au chômage).
      Nous devrions en prendre de la graine, nous qui restons trop immobiles.
      Quel pays de fonceurs, toujours prêts à se tromper. Quelle abnégation et que de force de caractère pour se tromper ainsi en permanence. Pour un peu, on pourrait inventer pour eux le mot « fausseurs », tant est faible celui de faussaires.
      En vérité, je vous le dis, ils n’ont pas de vérité.
      Le pragmatisme à toute épreuve, y’a que ça de vrai. Vive l’Amérique, et vive l’Amérique LIIIBRE !!!

    2. Ils sont vraiment incultes, ces Américains. Comme ils ne lisent pas Lénine ils ne savent pas que « les faits sont têtus »…

    3. « les faits sont têtus » et les têtes sont fétus aussi quelquefois, comme en une époque héroïque de notre histoire…

  1. Petit exercice simple :

    Soit 5 millions de fonctionnaires (20 % des salariés), qui auront une augmentation de 0 % en 2011. Cela entraine donc, avec une inflation de 2 %, une baisse de 2 % de leur pouvoir d’achat, soit 0,4 points de croissance en moins en 2011, auquel s’ajoutera une baisse due à l’épargne de précaution…

    Si l’inflation était de 5 %, de combien serait la baisse de la croissance, le nombre de chomeurs en plus et le déficit public généré ?

    1. le problème est que vous calculez le PIB en y incorporant la consommation or le principe de la consommation est qu’il s’agit de destruction de richesses… la richesse d’une nation ne se calcule pas par sa consommation mais au contraire par son épargne nette, la somme de ses investissements, la valeur de son outil productif.

      La consommation c’est ce qu’il est nécessaire de réduire au maximum afin de maximiser ses profits…
      Il faut avoir la même logique qu’un entreprise dans sa vie de tous les jours, idem pour l’état…

      Il n’y a pas trois sortes d’économie politique :
      – une pour l’état (il faut dépenser à qui mieux mieux, faire vivre les copains, subventionner…)
      – une pour les particuliers il faut s’endetter, consommer …
      – une pour les entreprises (maximiser l’utilisation du capital, réduire la consommation de matières dans le cycle de production,…)

      Il n’y a qu’une seule économie politique…. et ce qui est vrai et souhaitable pour l’un… l’est aussi pour les autres.

    2. @feve

      « La consommation c’est ce qu’il est nécessaire de réduire au maximum afin de maximiser ses profits… »

      Et mourir ignare d’inanition mais riche…

      D’ailleurs, encourageons le suicide collectif. Épargnons nous de vivre et maximisons nos profits…

    3. Pour l’inflation, je ne sais pas (encore) mais l’INSEE vient de répondre pour les produits manufacturés:
      plutôt que du +2%, c’est bien du +4,3% sur un an …
      http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=25&date=20100701

      En y regardant de plus près, on observe 2 choses intéressantes :
      1/ « En mai, les prix des produits industriels à l’importation sont stables : exceptés les prix d’achat du pétrole brut et des produits du raffinage, les prix des autres produits progressent en lien avec la baisse de l’euro. » C’est bien la première fois que je vois sur un document indiquer que plus la baisse de l’euro est effective et plus le prix des autres produits IMPORTES (manufacturés notamment) augmente.
      En clair, contrairement à ce que l’on veut bien nous ‘vendre’ politiquement sur les avantages d’une baisse de l’euro à l’export nos produits industriels, on oublie de préciser que ceci engendre une hausse des prix à l’import !! Où est dès lors l’avantage ‘comparatif’ (si chère aux libéraux), si on gagne d’un côté ce que l’on perd de l’autre ?
      2/ Sur les ‘Indices de prix d’importation des produits industriels’, justement, on constate bien l’effet de l’inflation ‘importée’ … sur les produits manufacturés : +4,1% sur un an et +0,5% sur le mois (et +2% sur un an et +1% sur le mois pour les denrées alimentaires etc.).

      Exportons, exportons, avec l’euro faible, il en restera toujours quelque chose ! (euh, la note à payer en France, c’est ça la réponse ?).

  2. Hhmm.. on a peut-être oublié un détail :

    Le crédit bancaire à court terme de la BCE a atteint un record (provisoire) à 900 milliards d’Euros.

    Je vase-communique, tu vase-communiques, il..

  3. je suis confus, excusez-moi! mon post du 1 juillet 2010 à 16:54 s’adressait en fait en réponse au commentaire de
    Charles A. dit :
    1 juillet 2010 à 03:41 …
    merci de corriger!

  4. Les bancaires, françaises cette fois, prennent chaud (c’est la canicule) aujourd’hui :
    BNP : -3,62%
    Crédit Agricole : -4,78%
    Société Générale : -5,17%
    Natixis : -5,39%
    Crédit Agricole et SG se prennent -30% depuis le 01/01/10 et même -6,93% sur un an pour la SG.
    Faut vraiment les refinancer là, Jean-Claude, y a surchauffe …

  5. Hausse des salaires de 33 pct …vous ne rêvez pas mais c’est en Chine

    http://www.businessweek.com/news/2010-07-01/china-provinces-raise-minimum-wages-to-curb-disputes.html

    At least nine Chinese provinces and cities will raise minimum wages from today by as much as a third after Premier Wen Jiabao called for measures to head off growing worker unrest in the world’s third-largest economy.

    Beijing is increasing the lowest monthly salary employers may pay in the Chinese capital to 960 yuan ($142) from 800 yuan, according to the city government’s website. Central China’s Henan, the nation’s most populous province with almost 100 million residents, is raising its minimum wage by 33 percent to 600 yuan, the local government said on its website.

    1. Y’en a qui ont voulu la mondialisance, qu’ils assument.

      Car il n’y aura bientôt plus d’île pour se réfugier.

  6. L’Euro à 1.25 ..que passa ??

    An ongoing topic discussed recently is the slash and burn ongoing in Europe as banking counterparties have exactly zero confidence (and less with each passing day) in their counterparties. The backstop by the ECB of everything (for now) is the only thing keeping the system from collapsing. Yet with the ECB now at over $1 trillion in backstop funding for European banks, there will be a point beyond which not even the central bank’s « credibility » will be enough. Today, we are seeing a spike not only in Libor and Euribor (both EUR denominated), but most notably in the 30 Day Repo rate. The result is a scramble to fund EUR positions. Whether the catalyst was this morning’s 6 Day ECB liquidity providing market operation at this point is immaterial: the outcome is one of the biggest surges in the EURUSD in the history of the pair, which at last check was fast approaching $1.25.

    http://www.zerohedge.com/article/eur-surging-banks-scramble-cover-liquidity-needs-30-day-euro-repos-hitting-one-year-highs

  7. Fin de la bulle chinoise ?

    As if one needed additional fears about the Chinese bubble popping, with overnight reports that various Chinese provinces are rising minimum wages to quell social unrest, following last night’s surprising decline in the China PMI, here comes CEBM with a very scary outlook on China trade in general, and exports in particular. Well, if nothing else it will sure help the US push its world’s worst trade deficit a little higher now that it will have much less to import. From the report: « Our CEBM China export leading indicator has already peaked, indicating that China’s exports are likely to peak soon. Our export model suggests that China’s exports may decelerate from 3Q due to weakening domestic and foreign demand. » And here are some bad news for Obama’s plan to double US exports in the next 5 years: « As the government has unofficially adopted normalization strategy away from the stimulus we are likely to see property, infrastructure, and manufacturing investments lose steam in the second half. The deceleration of FAI may put downward pressure on China’s imports. » Have no fear – with its record budget spending, NASA will soon discover intelligent and wealth life on Mars, which will be more than glad to import all of America’s financial innovation and three other things we export.

    http://www.zerohedge.com/article/cebm-warns-china-exports-and-imports-decelerate-q3-and-onward

    En France les vagues de licenciements massifs reprennent à cause d’une chute de la demande ….

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/01/teleperformance-va-reduire-ses-effectifs-de-15_1381881_3234.html

    Le groupe explique ces mauvais résultats par « un ralentissement de la demande de ses marchés clefs » et par « la perte de contrats commerciaux significatifs pendant l’année 2009 ».

    Teleperformance, leader mondial des sociétés de centres d’appels, a annoncé jeudi 1er juillet un important plan de restructuration en France avec 830 suppressions de postes et un passage de 22 à 14 sites, soit une réduction d’effectif d’environ 15 %. Le groupe va supprimer les centres de Marseille (25 postes), Pantin (149), Rennes (194) et Tours (51).

  8. Et Obama viendra encore nous vanter sa ‘reprise’ très virtuelle….

    http://www.zerohedge.com/article/biggest-monthly-pending-home-sales-drop-record-ism-manufacturing-index-misses-big

    Another big leg down into the recognition that i) the recession was really a depression all along and ii) we are smack back in it. The ISM Manufacturing index came at 56.2 on expectations of 59, previous was 59.7. And the stunner – the prices paid index came in at 57 on expectations of 70, with a previous read of 77.5. The crash in margins will be surreal and companies will have no choice but to raise prices. And just so there are no mistakes that the Great Depression 2.0 is here, pending homes sales plunged a massive 30% on expectations of -14.2, and a previous read of 6%. This was the biggest MoM drop on record. Deflation is here, as is a full blown economic contraction, coupled with the complete pull out of the US consumer, who, absent government subsidies, will contain purchases solely to the iPad. Ben Bernanke has no choice but to print money now, or it is game over.

    1.  » Et Obama viendra encore nous vanter sa ‘reprise’ très virtuelle…. »

      Quel beau baratineur de première celui-là, vous aurez peut-être remarqué son très beau port de tête en arrière pour mieux faire ressortir son menton de fierté à l’image, je me demande d’ailleurs s’il ne serait pas trop enraîné jusqu’au croupion, faudrait quand même penser à lui dire de temps en temps à l’oreille, sans doute que l’humanité n’a pas encore vu le meilleur aussi en matière de baratinage de plus à l’antenne.

  9.  » La crise des banques a ravi la vedette à celle de la dette publique, comme dans un numéro de duettistes.  »

    Ah ça non alors je n’échangerais pas du tout la saine raison des gens du marché contre la leur, comme lorsqu’on recherche continuellement à faire porter le chapeau sur les autres, à chacun sa mémoire quand bien même certains faits se seraient déroulés il n’y a pas si longtemps.

    Qui contrôle le monde, les médias comme les premières sources d’informations ne jugule, n’arrête n’endigue, ne freine pas mieux le mal du monde, ne permet pas mieux non plus d’établir une meilleure responsabilité individuelle de conduite en société, c’est aussi un peu ce qui se passe de l’autre coté de l’Atlantique et sur d’autres cahiers de registre, et cela se répand hélas toujours et encore comme à l’égard des gouvernants tournant de plus en plus de l’oeil.

    Il est bien connu qu’au dela du marché il n’y a pas de meilleure source à trouver si l’on préfère surtout creuser et se dévoyer plus longtemps pour les seules valeurs de l’argent et de tout ça.

    Un bien présent peut être dans l’avenir la source inspiratrice d’un plus grand mal [Denis Diderot]

    Je ne peux m’empêcher parfois et entre certains sujets de faire le parallèle et pourquoi ont-ils voulu davantage creuser plus vite et en profondeur par rapport aux Russes, sans doute dans la folle idée de pouvoir mieux inonder plus longtemps le monde de toutes ces choses.

     » Par ailleurs, une offensive des Ländesbanken se développe en Allemagne, afin d’éviter la publication intégrale des résultats des tests, qui les concernent maintenant aussi, et qui pourraient les rendre très vulnérables  »

    C’est aussi pas mal à suivre le bon exemple Allemand, afin d’éviter la publication intégrale des véritables chiffres qui démangent et donnent de nouveau de l’urticaire.

    Je me demande d’ailleurs qu’est-ce qui tourmentent le plus les gens de nos jours à force de vouloir surtout cacher les choses et cela sur un bon nombre de sujets de plus !

  10. Ponzi, fraudes,trucages aig …wall street n’est plus qu’une vaste fraude

    http://finance.yahoo.com/tech-ticker/a-gigantic-ponzi-scheme-lies-and-fraud-howard-davidowitz-on-wall-street-514236.html?tickers=XLF,AIG,GS,JPM,BAC,C,FNM

    « It was a massive fraud… a gigantic Ponzi Scheme, a lie and a fraud, » Davidowitz says of Wall Street circa 2007. « The whole thing was a fraud and it gets back to the accountants valuing the assets incorrectly. »

    Because accountants and auditors allowed Wall Street firms to carry assets at « completely fraudulent » valuations, he says the industry looked hugely profitable and was able to use borrowed funds to make leveraged bets on all sorts of esoteric instruments. « Their bonuses were based on profits they never made and the leverage they never could have gotten if the numbers were right – no one would’ve given them the money in their right mind, » Davidowitz says.

  11. Siemens crée sa banque afin de pouvoir placer ses liquidités auprès de la BCE plutôt que des banques traditionnelles.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/29/siemens-cree-sa-banque-afin-de-s-affranchir-des-etablissements-traditionnels_1380459_3234.html

    Se préparant à une vague de défauts qui mettrait à bas le système bancaire, le gouvernement allemand a préparé un projet de loi fondé sur le principe clé de la loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt : l’Etat est responsable du maintien des activités bancaires normales (dépôts, crédits, comptes courants) quoi qu’il arrive mais ne doit rien aux banques d’investissement et aux spéculateurs.

    http://www.zeit.de/wirtschaft/2010-06/banken-insolvenzverfahren

  12. Le problème avec l’Espagne, c’est qu’elle est aujourd’hui dans une situation économique et sociale catastrophique.

    Aujourd’hui, son déficit public est de 11,2 % du PIB, son taux de chômage officiel est de 20 %, etc.

    L’Espagne est coincée dans un cercle vicieux : plus l’Espagne va mal, plus les agences de notation dégradent sa note, plus elle doit emprunter à des taux d’intérêt exorbitants … et donc plus l’Espagne va mal.

    Taux d’intérêt à 5 ans : aujourd’hui, l’Espagne a dû payer 3,657 % de taux d’intérêt

    (pour comparer, l’Allemagne doit payer 1,48 %, la France doit payer 1,96 %).

    1.  » L’Espagne est coincée dans un cercle vicieux : plus l’Espagne va mal, plus les agences de notation dégradent sa note, plus elle doit emprunter à des taux d’intérêt exorbitants … et donc plus l’Espagne va mal.  »

      C’est sacrément Diabolique, très malsain même.

      C’est bien le Diable qui doit davantage s’enfler et s’en frotter les mains dans sa tanière.

      La belle pensée libérale du tout laisser-faire dans le privé, sauf bien sur pour les Etats de plus en plus contraints et obligés de suivre ces vaines valeurs de liberté et de responsabilité, c’est surtout en fait un plus grand chantage de la raison marchande excercé sur un autre peuple de plus.

      Laissez-moi surtout budgétiser, dicter, niveller, uniformiser, formater le monde comme je l’entends d’abord chez moi. Ce n’est bien sur guère tenable sur la durée surtout lorsque cela fait de plus en plus mal au nom même d’une plus grande liberté marchande sur terre. Le seul et même esprit budgéraire en fait pour tout le monde, sans non plus aucune exception d’y échapper.

      Et dire qu’il y a des libéraux qui cautionnent encore sans aucune gène ce genre de choses.

  13.  » La BRI vient en effet d’endosser ce qu’elle présente comme l’habit de la raison pour préconiser une vigoureuse action de réduction des déficits publics, tout en avertissant de la nécessité de restreindre les facilités monétaires des banques centrales. »

    Il était temps mais entre les deux pour qui mon coeur balance le plus,

    Ce n’est pas non plus à l’institut Montaigne que je pourrais encore être mieux informé de certaines pratiques un peu trop malsaines à mon gout.

    La bonne « expérience » catastrophique des gens du privé sur les autres, ça les empèche pas en effet de raconter les mêmes histoires à dormir debout. Mais c’est bien normal, la raison des gens du marché à toujours mieux éclairé l’espèce humaine encore plus si le contexte actuel ne les empeche pas trop de dormir ?

    Ces gens là se croient libres, riches et tout permis, car ils n’ont toujours connus en fait que de longues périodes de prospérité, de vanité et donc de raison absolue sur les autres dans leur vie,
    ils ne sont alors pas du tout complétement pauvres, misérables, aveugles et nus, ça vient certainement de leurs beaux costumes.

  14. @Yvan 1juillet 17h18
    Merci de pointer l’AGCS. « l’ouverture du marché est une bonne chose pour tous le monde, même pour ceux qui perdent leur emploi à cause de cette ouverture ». Qui a dit cela ? Un ami de DSK (voir l’express de cette semaine) ou réponse dans un le livre l’AGCS Quand les Etats abdiquent face aux multinationales. J’apprécie vos interventions.

Les commentaires sont fermés.