L’actualité de la crise: les banques centrales, dernier ressort, par François Leclerc

Billet invité.

LES BANQUES CENTRALES, DERNIER RESSORT

La BCE a fait ce qu’il fallait jeudi dernier pour que le remboursement des 442 milliards d’euros qu’elle attendait se passe au mieux. Elle a offert en substitution de nouvelles facilités à trois mois, afin de permettre aux banques de rouler leur dette, et si possible de l’éteindre progressivement. Il a en effet été discrètement annoncé que ces émissions illimitées de liquidités à plus court terme allaient se succéder sans interruption d’ici à la fin de l’année. On respire.

Il n’y avait donc pas de quoi s’alarmer, mais ce non événement donne matière à analyse. Une fois constaté que, dans le cours de cette crise, les catastrophes n’arrivent jamais où et quand on les attend. A croire même, cette fois-ci, que l’alerte était feinte pour mieux triompher.

Si l’on raisonne en net, en effet, un remboursement partiel de la BCE est tout de même intervenu au final. Ce qui tendrait à prouver, encore une fois, que c’est avant tout une crise de solvabilité – et non de liquidité – que le système bancaire connaît : sinon, il se serait intégralement refinancé. Suite à l’assèchement partiel des liquidités qui en a résulté, les tensions sur l’Euribor (le taux en vigueur sur le marché interbancaire) ont encore augmenté, sans atteindre les sommets de 2008. Ce qui démontre, sans discussion possible, que c’est la confiance qui fait d’abord défaut. La sous-capitalisation notoire des banques européennes aggravant leur cas.

Cette contraction risque de générer par la suite de nouvelles tensions sur le marché obligataire, les banques y investissant moins tandis que la demande augmente. Autre conséquence en chaîne, et non des moindres, ces dernières ne seront plus en mesure de reconstituer leurs marges au même rythme que précédemment, disposant de moins de liquidités, alors qu’il va leur être demandé de renforcer leurs fonds propres.

Évidement, il y a banque et banque et les moyennes sont dans ce domaine comme dans les autres toujours trompeuses. Très hétérogène, le système bancaire européen est en train de le devenir davantage. Certaines banques sont dans une mauvaise passe, d’autres affectent de ne pas l’être ; mais, au bout du compte, l’initiative prise par la BCE de ne pas renouveler ses opérations de prêt à un an ne va-t-elle pas accentuer encore ces disparités de situation ? Fragilisant globalement le système bancaire, en raison de son étroite interconnexion, en accentuant le pourcentage déjà important de ses financements à court terme ? A l’appui de cette analyse, il est possible de relever que les établissements espagnols et allemands auraient tenté de faire revenir la BCE sur sa décision.

Au prétexte de lutter contre l’addiction des banques à ses liquidités abondantes, et de les obliger à renforcer leurs fonds propres pour qu’elles soient plus vaillantes, la BCE risque d’obtenir l’effet contraire à celui qui est recherché. A court terme, les inquiétudes qu’a suscité l’échéance de son remboursement n’étaient pas justifiées, mais elles pourraient le devenir à moyen terme.

Il en est de même pour les épisodes prochains et prévisibles de la crise de la dette publique européenne, comme l’émission obligataire grecque de ce mois. Elle sera selon toute vraisemblance couverte, un taux très élevé devant être consenti, quitte à ce que la BCE finance à cet effet les banques grecques, avant d’intervenir ensuite sur le second marché pour leur racheter les obligations acquises. Mais les achats répétés au fil des semaines d’obligations souveraines de la BCE ne font au mieux que stabiliser leur taux, qui reste prohibitif pour les pays déstabilisés par le marché. Le marché de la dette souveraine reste tendu, profitant aux pays à moindre risque et désavantageant les autres. Là aussi, les disparités de traitement et de situation s’accroissent.

Le jeu qui est actuellement mené est pour partie à visage découvert, pour partie masqué, mais toujours dans l’improvisation. La BCE y joue un rôle de plus en plus prédominant, elle y est même scotchée, pourrait-on penser, malgré ses efforts pour se dégager. Également menée à se renier, par certains aspects.

De fait, l’implication des banques centrales dans le fonctionnement du système financier international est de plus en plus importante. Si l’on se tourne vers la Fed et la Banque d’Angleterre (BoE), il est prévu dans le premier cas, et acquis dans le second, qu’il va leur être confié une nouvelle mission d’importance dans le domaine de la régulation financière. Au Royaume-Uni, le FSA qui en était chargé a été dépouillé de ses prérogatives, avec prise d’effet en 2012. Aux Etats-Unis, la Fed va se voir attribuer un rôle majeur à cet égard dans le cadre de la nouvelle loi : elle va dominer de tout son poids l’empilage de toute la myriade de structures déjà existantes, quasiment au grand complet.

Il est également significatif que le président de la Fed de New York, plus spécialement chargée du suivi de Wall Street, ne sera finalement par nommé par le président des Etats-Unis, comme l’administration Obama a tenté de l’obtenir du Congrès, au prétexte de ne pas politiser ce poste. Le projet de loi – le Dodd-Barney Act, comme il devrait être appelé une fois adopté – confiant par ailleurs aux régulateurs de nombreuses questions laissées en blanc malgré son impressionnant volume, on ne peut que constater par avance l’opacité accrue dans laquelle le système financier mondial va fonctionner.

Avec des variantes, une même tendance générale s’affirme : les banques centrales, indépendantes et n’ayant théoriquement de comptes à rendre à personne, vont plus que jamais occuper des positions stratégiques. Soit en raison d’un calcul, soit parce que nécessité fait loi.

La description de leur rôle montant ne s’arrête pas là. Si l’on devait s’étonner de la création aussi limitée de structures de défaisance, en regard de la masse d’actifs toxiques gangrenant le système financier, on devrait aussitôt remarquer que les banques centrales en font très largement office. En acceptant de prendre en pension d’énormes quantités d’actifs déposés par les banques, quitte à leur faire subir une modeste décote, elles ont permis à celles-ci de se délester. Sans être nécessairement trop regardantes sur leur qualité, la notation des agences faisant foi…

Dans le cas de la Fed, cette dernière a été jusqu’à créer trois structures spéciales, dénommées Maiden Lane I, II et III, pour y abriter les titres qu’elle avait récupéré, de Bear Stearns pour Maiden Lane I, afin d’en faciliter le sauvetage sous la forme du rachat par JP. Morgan en mars 2008, et d’AIG pour Maiden Lane II et III, lors de la saisie de la compagnie d’assurance par le gouvernement américain en septembre de la même année. Des entités qu’elle continue de farouchement préserver de la curiosité des médias.

Pour corser l’affaire, des révélations en provenance du Royaume-Uni, relayées par le Financial Times, ont fait état d’une situation encore plus douteuse. Des « valeurs fantômes » (« Phantom securities »), c’est à dire non testées par le marché, auraient été créées de toutes pièces par les banques pour les mettre en pension en très grandes quantités auprès de la BoE, leur évaluation étant dans ces conditions particulièrement sujette à caution. Jusqu’où ira la créativité des génies de la finance ?

Les banques centrales n’ont pas dans leurs statuts la mission de jouer les bad banks. Elles ont pourtant accepté de le faire et continueront ainsi, tant qu’elles poursuivront leur politique d’injections de liquidités à bas prix dans le système financier. Parmi les raisons qui peuvent être trouvées à la poursuite – sans date butoir annoncée – de ces facilités, la difficile situation dans laquelle les banques se trouveraient si elles devaient récupérer ces titres figure en bonne place. Car leur prise en pension par les banques centrales en garantie des prêts consentis est un transfert de propriété qui est réversible.

L’idée était au départ de soulager les bilans des banques en attendant que ces actifs toxiques redeviennent liquides (puissent trouver acheteur) à des prix supportables par celles-ci ; elles les récupéreraient alors. Mais cette perspective s’éloigne et les banques centrales les gardent dans leurs livres. La Fed a bien annoncé vouloir commencer à s’en dessaisir en les vendant directement sur le marché, mais elle en est restée au stade des intentions…

Les missions s’accumulent donc, tandis qu’un autre sujet de sollicitation se fait jour. De tous côtés s’élèvent des voix autorisées pour proclamer l’urgence et l’importance de la reprise du marché de la titrisation. José Manuel Gonzalez-Paramo, membre du directoire de la BCE, y consacrait à la mi-juin, un long discours à Londres : « La reprise du marché de la titrisation est cruciale » a-t-il dit, afin de soutenir le besoin de refinancement des banques et par voie de conséquence l’allocation de crédit à l’économie réelle.

D’ici à fin 2012, les 20 plus grands établissements bancaires de la zone euro vont devoir refinancer environ 800 milliards d’euros de dettes à long terme, soit plus de la moitié de leurs dettes d’une maturité supérieure à un an. Ceci dans un contexte où il va être demandé aux banques d’accroître leur financement à long terme pour renforcer leurs fonds propres, mais également d’accroître ceux-ci, augmentant encore plus ou moins considérablement l’addition selon ce qui sera finalement arrêté par le Comité de Bâle.

Or, le marché de la titrisation, qui consiste à transformer des créances en titres financiers émis sur le marché des capitaux, s’est effondré en 2007. Ce sont les banques centrales qui l’ont maintenu en vie, en acceptant les Asset-Back-Securities (ABS) en garantie de leurs prêts. Sans en connaître les montants, on sait que la BCE est en Europe le principal détenteur des ABS, nous y revoilà.

Redonner vie à ce marché est vital et mobilise beaucoup d’attentions. L’idée est de développer de nouveaux titres transparents, comparables et simples, adossés à des actifs avec des critères de qualité élevés, afin d’attirer les investisseurs. Rien de plus simple sur le papier. Dans la pratique, il est envisagé que les banques centrales fassent – si les circonstances le permettent, toute la question est là – preuve de plus d’exigence sur la qualité des collatéraux qu’elles acceptent.

Parallèlement, un groupe de 10 des plus grandes banques européennes, appelé le « Groupe Potomac » et créé à l’initiative de l’italienne Unicredit, tentent de mettre en place une opération commune. Il s’agirait de créer un nouveau type de titre attractif, du type covered bond, destiné aux fonds de pension et aux hedge funds.

Mais le retour de la crédibilité reste la question centrale et la conjoncture ne s’y prête pas particulièrement. Un autre écueil se dresse sur le chemin : il va non seulement falloir recréer la confiance, mais aussi mieux rétribuer le risque, augmentant les coûts de leur financement pour les banques, qui vont aussi devoir montrer l’exemple en gardant un pourcentage notable des titres émis dans leurs livres. On parle de 5%.

Aux Etats-Unis, la Fed a partagé le travail avec Fannie Mae et Freddie Mac. 96,5% des prêts immobiliers sont désormais assurés par les soins de ces dernières, avec la garantie de l’Etat. En Europe, un soutien public serait nécessaire afin d’aider les banques à réunir les fonds dont elles vont avoir besoin. Par exemple sous forme de garanties. Mais la conjoncture, là encore, ne s’y prête pas.

La créativité financière n’étant jamais prise en défaut, il est proposé par des experts de la Banque d’Italie, à titre personnel, de créer de nouveaux instruments afin de contourner ses difficultés pour l’instant insurmontables. Il s’agirait de créer, à destination des banques d’un côté et des investisseurs de l’autre, ce qu’ils ont appelé des ROOFS (des toits en Anglais), pour Roll-Over Option facilities (littéralement, des instruments de roulement optionnels). Ces titres auraient la particularité d’avoir une maturité optionnellement prolongée par la banque émettrice au cas où son indice de liquidité descendrait en dessous d’un certain seuil. La rétribution de l’investisseur serait alors augmentée.

En attendant que ce genre de construction puisse se concrétiser, si c’est le cas, les banques centrales (et les agences gouvernementales aux Etats-Unis) sont collées sous une forme ou sous une autre à des énormes paquets de titres résultant d’une titrisation dont les grandes heures appartiennent au passé. Sans que sa relance dépasse à ce jour le cap des pieuses intentions.

Dernier aspect du dossier des banques centrales : la crise de la dette publique. L’une des fuites en avant possible est en effet qu’elles s’engagent – ou se réengagent encore plus résolument qu’aujourd’hui – dans l’achat d’obligations souveraines. Les programmes de la Fed et de la BoE sont pour l’instant suspendus, ceux de la BoJ comme de la BCE en activité (sur le second marché, ce qui revient au même pratiquement).

La probabilité que cette option de derniers recours soit choisie grandit alors que l’impasse se précise. Notamment aux Etats-Unis où les signes d’essoufflement de la reprise se multiplient, alors que les effets des plans de simulation publique de l’économie s’éteignent et qu’il devient crucial d’engager une politique de diminution du déficit de l’Etat. Coup sur coup, deux mesures de soutien viennent ou vont être prorogées à la demande de l’administration Obama, en faveur des chômeurs en fin de droit et de l’accession à la primo-propriété, qui ne vont pas dans ce sens mais sont vitales.

Subsitera comme ultime solution la planche à billets, une fois que on aura tout essayé. Le Nein allemand pourra-t-il alors résister à son éventuelle remise en marche par les Américains, vu le rôle et le poids du dollar ?

Pour boucler ce panorama, il reste bien un dernier domaine où l’intervention salvatrice des banques centrales pourrait être recherchée. Mais où elles ne veulent pas s’engager. Il est significatif que Jose Manuel Gonzales-Paramo, décidément sur tous les fronts, ait cru nécessaire d’intervenir catégoriquement en déclarant, pressé de questions, que la BCE ne fournirait « absolument pas » des capitaux aux banques si le résultat des stress tests en cours nécessitait de renforcer leurs fonds propres…

Il n’est pas nécessaire que ce reniement supplémentaire intervienne pour que les banques centrales soient solidement installées dans leurs nouvelles missions implicites. De régulateur monétaire, et prêteur en dernier ressort dans les cas d’urgence, elles sont devenues des rouages essentiels à la périlleuse stabilisation du capitalisme financier, dont il ne parvient plus à se passer.

Au début de la crise, on a parlé de retour de l’Etat, lorsque les Américains et les Britanniques, peu suspects de complaisance à son égard, ont résolument engagé les leurs dans des opérations de sauvetage capitalistique. Les banques centrales y ont contribué à leur façon et accroissent leur intervention, alors que les Etats eux-mêmes sont désormais en situation de grande faiblesse. Elles se révèlent bien être le dernier recours du capitalisme financier.

Mais il y a des limites à leur intervention et au déséquilibre de leurs bilans. Les ressorts se tendent, pouvant à un moment imprévisible casser. L’analogie s’arrête avant, bien entendu.

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112 réflexions sur « L’actualité de la crise: les banques centrales, dernier ressort, par François Leclerc »

  1. Au début de la crise, les banques et milieux financiers parlaient d’un retour de l’Etat, au moment où elles demandaient l’aide des Etats. On pouvait légitimement penser qu’un tant soit peu de régulation efficace serait installée dans les milieux financiers, dans cette perspective philosophique nouvelle, où leurs chutes témoignaient de leurs incapacités à s’auto-organiser. Mais dès que l’argent fut donné pour la « relance » des banques (seulement), celles-ci ont mordu la main de qui venait de les nourrir. Mais cela n’a échappé à personne.

    1. @Claire,

      Les banques agissant ainsi sont-elles vraiment respectueuses du droit le plus élémentaire, le respect éthique que l’on doit à ses partenaires d’affaires et créanciers ?

      Si tel n’est plus le cas, les citoyens du monde entier ont-ils encore besoin de banques prédatrices ?

      Si la réponse est non, les citoyens doivent-ils exiger de leur gouvernement la création de banques publiques ?

      Doivent-ils créer leur propre système bancaire, pour défendre leus intérêts ?

  2. M.Auerback analysait hier la ‘dérive’de la BCE, pointant entre autres sur la possibilité que la BCE, dans le cadre de ses achats obligations souveraines, en de son role ‘quasi fiscal’ en vienne par exemple à ‘sanctionner’un pays ‘déviant’ et exerce de ce fait un role d’arbitre politique en matière de décisions fiscales prises par les pays membres de l’eurozone, suggérant par ailleurs la présence de la planche à billet et le pouvoir politique croissant de la BCE, par défaut

    Auerback: the ECB is the new united states of Europe

    Evidemment cette analyse vient d’outre-Atlantique, mais ce type de lecture ne peut qu’etre renforcé par les propos de Jürgen Stark,économiste en chef de la BCE, à Vienne

    ECB’Stark urges intense work on new EU budget rules

    1. Jürgen Stark ne fait que reprendre un document de la BCE, Jean-Claude Trichet ayant prudemment glissé sur cet aspect de celui-ci lors de son audition devant la commission du Parlement Européen lundi dernier.

      L’idée est qu’un organisme spécial, distinct du pouvoir politique, soit chargé de surveiller la bonne application des règles de déficit des Etats de la zone euro. Il n’était tout de même pas possible de la confier à la BCE directement !

      Par ailleurs, je suggère de lire l’article de Marshall Auerback (en Anglais) que vous signalez, qui conforte mon sentiment.

    2. « L’idée est qu’un organisme spécial, distinct du pouvoir politique, soit chargé de surveiller la bonne application des règles de déficit des Etats de la zone euro.  »
      La levée de l’impot ainsi que son utilisation est un élément fondamental du pouvoir politique. Certains spécialistes en géo-politique affirment même que c’est de là que vient la création de l’Etat. Si une telle structure avait un pouvoir de controle, voire de veto, que resterait-il des Etats ?

    3. On est là dans le plus pur délire ordo-libéral! On se demande franchement qui ses tenants, en pleine déni pseudo-opportuniste et franchement pathologique, comptent impressionner avec de telles imprécations, tant elles sont dénuées de tout réalisme politique, à moins d’un véritable putsh supranational…

      Hypothèse tout aussi aberrante malgré le pouvoir nécessairement démiurgique de la BCE en ces temps cataclysmiques qui lui offrent son heure d’apothéose, en forme de chant du cygne…

    4. Auerback souligne effectivement comme François le pouvoir croissant de la BCE. Sans aucun contrôle démocratique, puisqu’elle est indépendante de tout pouvoir, sauf de la source de tout pouvoir dans le capitalisme, celui des « marchés », autrement dit du capital.

      Finalement, la concentration du pouvoir dans la BCE, aussi scandaleux soit-elle, ne fera que contribuer à ouvrir les yeux de ceux, encore très nombreux, que dis-je, reconnaissons-le, très majoritaire, qui croient que les parlements nationaux ou le parlement européen exerce un pouvoir démocratique.

      Les parlements, et les gouvernements qu’ils désignent, ne sont que des émanations de ces même intérêts capitalistes. Les partis du système et la soit disante démocratie représentative ne servent qu’à entretenir l’illusion.

    5. @Chartes A
      Attention! Malgré tout mon scepticisme parlementaire, par ex sur le projet Swift c’est bien le parlement européen qui a bloqué des dispositions léonines et liberticides soutenues par la commission, les US, certains pays européens et la BCE.
      Dont acte!

    6. @ Vigneron
      C’est exact, et fait partie de la comédie parlementaire. On pourrait en citer des tonnes. Le Parlement européen, comme tout autre, doit donner le change.

      Mais le cas SWIFT va au delà de la comédie. Le parlement européen, avec SWIFT, manifeste que le capital a encore besoin d’Etats nationaux pour assurer son accumulation. Que l’Etat US contrôle toutes les transactions commerciales européennes sans contrepartie, déclinaison économique de l’OTAN, crée un handicap pour le capital européen.

      Le parlement européen en s’y opposant représente bien le capital européen, au besoin en concurrence avec d’autres fractions du capital, alors que Barosso et autres commissionés ne représentent que les prébendes de leur fonction. Mais ce parlement ne représente pas les peuples européens.

    7. Vigneron.
      Les institutions Européennes sont AUSSI tenues par les accords AGCS de privatisation. Soit, quelques soient les institutions démocratiques, elles sont pilotées par ceux qui ont le pouvoir de l’argent.
      Et il ne s’agirait pas de leur déplaire…

    8. Zêtes bien gentils les aminches mais j’ai vraiment besoin de personne pour les leçons d’euro-pessimisme. J’ai des réserves de désespoir concentré en tube plein les placards.
      Mais quand le parlement s’oppose à tous, et aux ricains en premiers, dût ce être pour des raisons de prébendes bien défendues selon CharlesA, je suis forcé de constater qu’il y a là un pouvoir démocratique, embryonnaire certes, mais réel. Je grimpe pas aux rideaux pour autant! D’autant que sur le tracteur où je me trouve en ce moment, ça ferait mauvais genre…

    9. « pouvoir démocratique, embryonnaire certes »: oui, si on n’oublie pas que l’embryon est mort depuis longtemps et avorté au moins depuis l’aval du coup de force UMPS pour installer l’Europe du fric contre la volonté exprimée démocratiquement par les français, et quelques autres.

  3. Et la limite c’est le refinancement des banques centrales par des états déjà miné par les déficits.
    Elle n’est pas belle la vie ?
    Expliquez cela à un passant lambda dans la rue qu’il mettra en doute ce que vous lui dites : une nouvelle note à payer arrive et nous n’en sommes pour ce faire qu’au début de la rigueur.
    Pendant ce temps, heureusement certains ont le bouclier fiscal.

    En 2006 sur la plage, je lisais à titre préventif « Histoire mondiale de la spéculation financière » de Charles Kindleberger, mon ami me prenait pour une folle quand je lui disais que nous allions vers une crise majeure.

    Il se termine sur des dangers du statu quo :

     » Après vous mon cher Alphonse,
    pas du, mon cher Gaston, après vous »

    Au niveau international, il n’y a ni gouvernement mondial, ni banque mondiale suffisamment puissante pour agir comme un prêteur en dernier ressort, bien que certains assurent que le FMI soit capable depuis Bretton Woods en 1944, d’assurer ce rôle.

    « Les jusqu’aux-boutistes du laissez-faire conduits par le secrétaire du trésor Mellon…pensent que le gouvernement doit rester en dehors de tout ça et laisser le marasme se liquider de lui-même.
    Monsieur Mellon n’a qu’une formule : liquider l’emploi, liquider les actions, liquider les fermiers, liquider l’immobilier » Quand les gens souffrent d’une hémorragie inflationniste, il suffit pour les en débarrasser, de laisser retomber la pression. Selon lui, la panique, en elle-même n’est pas forcément une mauvaise chose. Elle purgerait le système de la pourriture qui le ronge. Les coûts et le niveau de vie s’ajusteraient à la baisse. Les gens travailleraient plus, mèneraient une vie plus normale. Les valeurs se rétabliraient et les hommes entreprenants renaîtraient sur les décombres laissés par les moins compétents »

  4. C’est quoi au juste les limites des bilans des banques centrales ? c’est e rapprot avec le patrimoine de la zone couverte ? on est encore loin de cette limite ?
    quelle limite a la création monétaire aussi ? ?
    vous seriez bien aimable de nous éclairer sur ces points cruciaux !

    1. Les banques centrales sont des sociétés un peu particulières, mais qui ont des actionnaires et un capital. Leur bilan est sensé être équilibré, faute de quoi elles doivent faire appel à leurs actionnaires pour être recapitalisée.

      Dans le cas de la BCE, les actionnaires sont les 16 Etats de la zone euro, via leurs banques centrales nationales (par exemple, la banque de France ou la Bundesbank).

      La création monétaire n’a pas d’autre limite que ses effets !

    1. Pas du tout! Les banques vous vendent, toujours trop cher, un service devenu quasi obligatoire par la vertu de la Loi, au même titre que les sociétés d’assurances, service par ailleurs toujours très mal rendu…C’est tout!
      Bizarrement, dans le cas d’une banque « mutualiste », c’est lorsque vous empruntez que vous bénéficiez de parts sociales constituant des titres de participation au capital social de votre banque…
      Bref, autant de raisons en elles mêmes suffisantes pour considérer qu’un vaste service public bancaire et assuranciel me paraîtrait découler de la simple logique de bon sens.
      J’irais même radicalement jusqu’à un monopole public sur tout ce secteur banquassurance, entre autres…
      Avec bien sur nationalisation générale par expropriation pure et simple des actionnaires (maintes fois défaillants et secourus).

    2. Vigneron a cent fois raison de parler de « simple bon sens ». Les services financiers sont des services publics indispensables qui doivent passer en propriété et gestion démocratique, et non pas au bénéfice de l’accumulation du capital.

      Et bien sûr, pas question de payer les actionnaires, largement rémunérés pendant des décennies, comme l’a fait et le ferait encore la gôche de carnaval électoral.

      L’expropriation, c’est aussi le bon sens, avec bien entendu la distinction entre petits et grands, entre celui qui s’enrichit en dormant, et celui qui épargne. La limite resterait à discuter, démocratiquement encore. Perso, je proposerais pas plus de dix ans de SMIC, disons 150 000 €.

      Evidemment, puisque l’on approche la « fin du capitalisme », la proposition vaut pour tous les grands moyens de production.

    3. Coté France, nous aurions tout intérêt à garder la banque postale. Tant qu’elle est encore semi-publique.
      Car elle intéresse fortement les amis du pouvoir en place.

      C’est la banque qui a le plus d’agence. Qui a encore un peu de notion de service public. Ou il ne serait pas difficile de séparer les guichets courrier et banque histoire de moins faire la queue…
      si elle redevient complètement nationale avec directeur élu par les déposants, bien sûr.

      Toutes les autres banques peuvent être supprimée sans aucun inconvénient.

    4. Relis-moi et reviens me dire, Vigneron.

      Une banque communautaire, en effet, tu ne sais même pas depuis que tes parents sont nés que ça pouvait exister.
      Comme le monde sans télé, notes…

    5. @yvan
      bien sur que je suis pour les banques communautaires. Mais quand on voit comment ont évolué les banques et assurances authentiquement mutualistes au départ… Démarrer dans l’esprit, pas de soucis, surtout quand les conditions sont favorables, maintenir l’esprit dans la durée…

    6. c’est surprenant tant de bon sens parmi les intervenants, mais aucune action dans ce (bon) sens de la part des gouvernants, pardon des marionnettes du pouvoir réel.

      la tentation doit être grande de ne pas s’en laisser compter par la rue en haut lieu.

      non que ça changerait grand chose, actionnaire ou haut fonctionnaire, les diplômes la somme de travail fournie et les privilèges ne doivent guère différer au final, mais lorsque l’on est assis sur un siège et un système extrêmement confortable c’est normal de vouloir le conserver. on dit bien conseil d’administration, d’ailleurs.

      vous les avez vu les c.r.s aujourd’hui?

      bardés de plaques de kevlar articulées ressemblant à ‘robocop’, armement anti-émeute dernier cri, formés par des instructeurs ayant fait leurs classes au kosovo en israël et en irak?

      http://www.gizmodo.fr/wp-content/uploads/2008/02/14.jpg

      et les caméras partout dans les rues? et les milliers de sociétés de sécurité? et les grilles métalliques des bâtiments et résidences de luxe? et les micros dans chaque ordinateurs?

      faisons un petit topo à présent sur la population citadine française, hormis les citoyens de seconde zone des banlieues:
      des bobos, des vieillards, des femmes et des enfants, des obèses, des dépressifs, des geeks, des toxicos, des no-lifes, des yéyés, des écolos, des fashion-victims, ect… et quelques travailleurs fatigués amateurs de foot.

      peut-on encore raisonnablement croire en la révolution en europe?

      ne serait-elle pas qu’une vaste mascarade médiatique, pas de robespierre, hop direct un barras et un fouché… et de barras à l’empereur évidemment? non, décidément je n’y crois pas à la reprise en main publique, je crois à l’empire et sa caste d’administrateurs libéraux pérennisée.

      le seul ‘espoir’ d’échapper à l’empire c’est la guerre civile aux états-unis car là-bas la populations est armés…, ce qui fait d’eux des citoyens que l’on peut prendre au sérieux alors que nous sommes des… sujets, insignifiants.

    7. Il faut donc se battre pour sauvegarder la banque postale pour les dépôts et les crédits sauf que malheureusement le loup est déjà dans la bergerie, c’est la société générale à travers Franfinance qui soustraite de crédit conso de la poste. ET concernant les placements il y a eu pour les « bons pères de famille » quelques soucis par le passé pas si lointain de miroir aux alouettes devenu belle perte.

    8. @méthode

      d’abord sur le ton général de vos posts, je sens comme une parenté célinienne, à la fois dans la hargne, le désenchantement, et la verve. La complexité du bon dr Destouches était à l’image de son style, flamboyant, viscéral et disproportionné, pour ne pas dire franchement hors limites…

      Pour le reste, d’accord bien sûr pour la puissance persistante encore des forces ultra-conservatrices, comment le nier, ainsi qu’avec votre diagnostic de « l’excellence française » pour ce qui concerne l’appareil répressif et de contrôle. Les révolutions du XIXème complétées par les guerres anti-insurrectionnelles coloniales au XXème nous ont donné un certain avantage compétitif…

      Demandez à monsieur Bauer, le criminologue ancien grand maître du GOF, ancien supplétif du Pentagone et actuel conseiller de l’Elysée pour la sécurité intérieure…

      Par contre je ne suis pas sûr que le signal insurrectionnel viendra plus d’une population américaine, armée certes, mais plus lobotomisisée et obèse encore que la gauloise… Quelques adeptes des tea-partys ou quelques extrémistes néo-faf et groupusculaires du fin fond du Mid-West me paraissent anecdotiques quant à l’imminence de la Grande Confrontation…

    9. @ Methode
      Tout à fait d’accord avec vous. Les moyens de répression sont trop sophistiqués, la population trop apathique, US et Europe confondus. C’est parti pour au moins 2 siècles comme cela. La prochaine « révolution » aura lieu à un niveau de confrontation technologique inimaginable aujourd’hui, et ce sera une révolution d’inspiration « spirituelle » contre « les forces du mal » : nulle niaiserie science-fictionnesque dans ce tableau, la finesse de pensée politique et les concepts socio-philosophiques auxquels nous ont habitués 500 ans de pensée moderne ( entre autres la « raison ») vont disparaître à vitesse grand V au fur et à mesure de la complexification et de la sophistication des technologies bio-mécaniques et de la dégénérescence croissante des êtres humains et de leur cadre de vie.

    10. @nol : Je ne suis pas du tout d’accord avec vous !

      Le jour où les soldats auront été remplacés par des drones autonomes commandés à distance par le pouvoir ; et en considérant que les protocoles qui servent à les diriger ne soient jamais « crackés » par les technophiles, à la rigueur ok… mais je doute que ce jour arrive vraiment !

      Savez-vous également qu’il existe bien d’autres moyens que ceux physiques pour mener à bien une lutte ? C’est pourtant dans l’ère du temps, les batailles rangées c’est à reléguer aux chevaliers, les combattants de demain demeurent dans l’ombre, bien loin des champs de bataille ; et frappent sans se mettre à découvert.

      Par ailleurs je ne pense pas non plus qu’une nouvelle fusillade sur le champ de mars laisserait la population (pas que les citoyens) indifférente…
      Il est vrai qu’on peut penser assister à un « endormissement des masses », cependant je doute qu’il soit très pertinent d’être si catégorique vu l’évolution rapide et profonde de notre société sur les 2 derniers siècles et les innombrables changements que ceux-ci ont/vont occasionner (à terme variable)…

      A titre personnel, j’image très bien la constitution du net comme espace de réflexion/résistance, et je suis convaincu que celui-ci risque de jouer un rôle incontournable dans la mise en place d’une résistance…il ne faut guère être fin observateur pour observer qu’il monte en puissance de par l’espace d’expression et de rassemblement qu’il constitue.

      Peut-être que certains d’entre vous ont vu le film « 8th Wonderland ».
      Ce n’est pas encore mon cas, et à ce qu’il parait la réalisation est décevante mais le principe de « démocratie virtuelle » laisse entrevoir une réflexion très contemporaine sur les problèmes actuels que rencontre la citoyenneté (son expression ou son écoute, je ne sais pas trop)…

      Il ne fait aucun doute que nous n’avons pas encore saisi la mesure des changements que les NTIC vont occasionner sur bien des pans de nos vies et de notre/nos systèmes.
      Mais, encore faut-il que la neutralité du réseau ayant actuellement cours sur le net que nous connaissons perdure. Hors rien n’est moins sur quand on sais l’orientation choisie par les politiques mondiales sur le sujet (ACTA. Hadopi, etc…).

      Profitez bien de votre anonymat ô internautes, car nous sommes très certainement les hippies 68ards de ce fantastique média !

  5. Petite réflexion qui n’a pas de lien direct avec l’article : je me demande dans quelle mesure le gigantisme des dettes ne pourrait pas conduire à une remise en cause du pilier du capitalisme : le principe du profit. En effet, on pourrait voir une dette comme une perte anticipée d’argent. Or, les dettes étant tolérées, et même encouragées et profitables pour certains, cela veut dire que le capitalisme tolère, encourage et profite aussi des pertes. Donc que le principe capitaliste qui récuse toute perte est implicitement contesté : l’on peut donc imaginer un capitalisme où des entreprises faisant des pertes pourraient être considérées, (mais sur d’autres critères), comme étant aussi « saines » que celles faisant des profits. Ca veut simplement dire que rien ne contraint le critère profits/pertes à être le critère fondamental de l’économie.

    L’idée suppose une petite révolution. Selon « lalangue », on ne peut être que dans le vrai ou le faux, mais pas dans les deux en même temps. Mais, en pratique, une proposition n’est jamais vraiment vraie ni vraiment fausse, comme cette phrase, par exemple, dont il serait difficile de dire si elle est vraie ou fausse. C’est pourquoi j’imagine le vrai et le faux comme les deux versants d’une crête que constitue un discours, et ne donc pouvant y apparaître explicitement que de façon accidentelle, comme lorsque l’on tombe d’une crête en trébuchant sur un caillou.

    Ce préliminaire pour introduire un parallèle avec les pertes et profits qui n’apparaissent qu’en bas des bilans : ce sont les deux versants comptables de l’activité économique. Si l’on juge celle-ci sur des critères non financiers, (et surtout non binaires pour ne pas retomber dans le même travers), le fait qu’une entreprise fasse des pertes ou des profits devient arbitraire, ce qui pourrait changer bien des choses. Bon, j’en dis pas plus, c’est déjà assez fumeux comme ça.

    1. Les pertes des uns sont toujours les profits des autres sinon le jeu serait à somme nulle et le capitalisme n’existerait pas.

      Un énorme exemple :
      Regardons les déficits des Etats Unis sans « ces pertes d’état » pas de jeu de planche à billet avec le reste du monde commençant par les pétrodollars puis les chinodollars pas de développement pour la chine pas de profit pour elle. C’est bien les pertes de l’état américain qui ont financé la croissance chinoise.

    2. « Lalangue » économique est de naissance falsifiée et partiale puisque toujours d’essence idéologique.

      L’exemple classique est celui de la terminologie utilisée pour les balances du commerce extérieur ou des paiements.

      L’à priori mercantiliste puissamment installé fait nommer les soldes « excédents » ou « déficits ».
      Comme si l’acheteur était systématiquement le perdant et le vendeur le gagnant. Comme si le pays profitant massivement de sa rente pétrolière, ou le pays africain misant tout sur l’exportation de matières premières agricoles, ou un pays européen jouant tout sur la déflation compétitive, la casse de la redistribution sociale ou la dévaluation compétitive étaient sur la voie glorieuse de la richesse durable, de l’abondance joyeuse…

    3. @ Crapaud rouge de saine colère
      Pas si confus: en résumé « passer le capitalisme par pertes et profits »

    4. @Charles A. : « passer le capitalisme par pertes et profits » : vous avez très bien compris l’idée. Je pense qu’on peut rendre les profits inutiles (et les pertes non rédhibitoires) en les concevant de façon totalement symétriques. Ce sera gagné quand la seule différence sera celle du signe, plus ou moins.

    5. Vous avez raison Kermit rubiconde.

      Stoppons la dictature manichéenne de l’alternative positif-négatif et élargissons au delà de la chose économique pour révolutionner jusqu’à notre langage!

      Bannissons en toutes ces affirmations et négations par trop abusives et trompeuses!
      Pt’et ben qu’oui pt’et ben que non me paraît nettement plus approprié à toutes nos interrogations au quotidien comme aux plus ontologiques!

      Et quand mon banquier me demandera mon résultat prévisionnel compte tenu de la grêle que je pourrais bien encaisser demain, je pourrai lui répondre au choix: on s’en fout, bof bof, ça va ça vient, ou qui vivra verra…

      Ouais, on est pas rendu, comme dit ma vigneronne préférée. Ou aussi les poules auront des dents et les mouches des bretelles…

    6. @vigneron : merci pour votre sympa post et surtout pour cette délicieuse expression dont j’ignorais l’existence : les poules auront des dents et les mouches des bretelles !

    7. @Réfèrent bondissant amphibie et cramoisi (boudi, ça devient dur de faire neuf!)

      De rien, le cri nocturne du crapaud m’inspire parfois, et en tout cas me tient éveillé bien souvent!

  6. Merci encore pour cet excellent billet !
    Je pense que le monde financier, incluant les nations elles-mêmes, ne sait plus très bien où aller. N’assiste-t-on pas aux dernier soubresauts d’un mourant ? Car la chute est imminente, à moins qu’un conflit majeur apparaisse et vienne tout remettre en ordre. Sans prétendre être un analyste compétent, on ne peut nier que les politiques souhaitent un conflit pour « faire repartir la machine » qui, de toute évidence, peine à repartir. Il y a une douzaine d’années, j’écrivais mes mémoires à titre strictement personnel, perdu dans la brousse du Vanuatu, et je prévoyais une guerre presque mondiale vers 2015 et la disparition de l’humanité vers 2070. Port-Vila offrait le spectacle effrayant de l’archétype du paradis fiscal : offices de paris en tous genres pour recycler par dizaines de millions de dollars quotidiennement d’ un argent venu d’on ne sait où, plus de 300 offices de banques enregistrées dans des cabinets d’avocats plus que douteux (même la banque du Vatican a un bureau au Vanuatu) pour effectuer des opérations opaques en relation avec la galaxie des paradis fiscaux de la planète, étalage éhonté de fortunes gigantesques (spéculateurs, trafiquants d’armes, anciennes vedettes du show-biz,…) en somme une caricature de ce qui est le quotidien caché des banques, des grandes multinationales, des Etats, de quelques individus privilégiés et même des institutions internationales : le pouvoir de l’argent.
    Aujourd’hui, la finance a atteint un point de non retour, une impasse insurmontable à moins d’un conflit armé majeur et on pense tout de suite à l’Iran.
    J’ose espérer que mes visions ne se réaliseront pas de mon vivant !

  7. quiconque a joué au monopoly sait qu’il, suffdit de créer indéfiniement de la monnaie pour continuer à faire des tours de piste, quand bien même tous, sauf un, sont en faillite!
    Il suffit de se « refinancer » indéfiniement auprès de la banque, équipée d’une imprimerie, d’encre et et de papier.
    nous en sommes là!
    Cela a de quoi laisser perplexe, d’autant que la faillite est ainsi empêchée.
    ceci dit, un rééquilibrage ou un recul de la dette ne viendra pas ainsi, bien au contraire, la totalité des injections nouvelles et aussi ce qui est obtenu par d’autres transactions finira par gaver les créanciers!
    Ce n’est plus une « monnaie circulante » mais une « monnaie linéaire » allant directement de l’imprimerie dans les cofffre-forts des milliardaires!

    1. Il y a une limite à tout ça, la limite c’est quand la monnaie créée à partir d’actifs bidons ne vaut plus rien sur le marché des changes.
      Les banques centrales ne peuvent maintenir la valeur d’une monnaie et donc maîtriser l’inflation que si elles sont en capacité à tout moment de récupérer leur monnaie qu’elles ont ainsi créée. Ceci n’est possible qu’à la condition de pouvoir vendre au moins au prix d’achat les actifs correspondant à cette création monétaire (ce qui suppose que les actifs ne soient pas bidons) sinon c’est le début de l’hyper inflation à la Weimar … Bref si le bilan des banques centrales gonfle avec de bons actifs c’est ok sinon c’est la catastrophe assurée.

    2. exact, et je dis que les banques centrales ne maîtrisent plus guère grand’chose -ceci dit, l’hyperinflation se déclenchera seulement quand les désordres sociaux auront atteint certains sommets.
      Je rappelle pour l’hyperinflation allemande entre 1923 et 1924:
      Le gouvernement allemand appelait les ouvriers de la Ruhr à cesser le travail après l’occupation militaire par les français de la principale région industrielle de l’allemagne!
      devant payer les salaires (contre rien en échange!) l’allemagne a volontairement ruiné sa monnaie!

    3. Oui mais aujourd’hui j’ai l’impression que les principales banques centrales du monde ont passé un deal pour que leur monnaie ne s’écroule pas par le biais des swaps entre BC (‘échange temporaire de liquidités entre BC). Ce qui équivaut à créer une BC mondiale virtuelle garantissant une certaine stabilité de façade des principales monnaies sur le marché des changes.
      Je ne sais pas si cela va pouvoir continuer longtemps.

    4. le « deal » que je vois, ce sont des retraits massifs au fur et à mesure que les liquidités sont émises, moyennant quoi, la masse monétaire circulante n’augmente guère.
      Il faut effectivement distinguer la masse émise de la masse circulante, car plus de 90% de la masse émise n’est pas circulante, tendance croissante.

  8. L’entêtement et le dégoût se suivent de près. [Jean de La Bruyère]

    Il y a des passages dans l’histoire qui méritent parfois d’être recités plusieurs fois à l’école.

     » on ne peut que constater par avance l’opacité accrue dans laquelle le système financier mondial va fonctionner. Avec des variantes, une même tendance générale s’affirme : les banques centrales, indépendantes et n’ayant théoriquement de comptes à rendre à personne, vont plus que jamais occuper des positions stratégiques. Soit en raison d’un calcul, soit parce que nécessité fait loi. »

    C’est effrayant.

    Un jour viendra ou on en finira par mieux comprendre les lamentations de Jérémie.

     » Des « valeurs fantômes » (« Phantom securities »), c’est à dire non testées par le marché, auraient été créées de toutes pièces par les banques pour les mettre en pension en très grandes quantités auprès de la BoE, leur évaluation étant dans ces conditions particulièrement sujette à caution. Jusqu’où ira la créativité des génies de la finance ?  »

    Qui veut vendre un cheval aveugle en vante les pattes. [Proverbe allemand]

    Chicaneur. Personne qui vient nous critiquer notre ouvrage. [Ambrose Bierce]

    Homme de loi. Personne habile dans le détournement de la loi. [Ambrose Bierce]

    La raison et la logique ne peuvent rien contre l’entêtement et la sottise. [Sacha Guitry]

    Les hommes sont conduits plutôt par le désir aveugle que par la raison. [Baruch Spinoza]

    Rien n’est pire au monde qu’un ouvrage médiocre, qui fait semblant d’être excellent.[Joseph Joubert]

    Il faut se demander ce qui porte le plus gravement atteinte à l’âme des hommes d’aujourd’hui : leur passion aveuglante de l’argent ou leur hâte fébrile ? [Konrad Lorenz]

    La fortune est une créature fantasque, toujours ivre, et aveugle par-dessus le marché : aussi, ne voit-elle point ce qu’elle fait et ne sait-elle ni qui elle abat, ni qui elle élève. [Miguel de Cervantès]

    L’illusion est un effet nécessaire des passions, dont la force se mesure presque toujours au degré d’aveuglement où elles nous plongent. [Claude Adrien Helvétius]

    Si l’oeil pouvait voir les démons qui peuplent l’univers, l’existence serait impossible.[Le Talmud]

    L’un des pires démons de la civilisation technologique est la soif de croissance. [René Dubos]

    La brillance conceptuelle ne rend pas les lois de la physique aveugles. [Norman Augustine]

    Quand le navire doit sombrer, les rats sont les premiers à le quitter. [Fiodor Dostoïevski]

    Évidence. Vous aveugle, quand elle ne crève pas les yeux. [Gustave Flaubert]

    Au pays des sourds, les aveugles s’entendent bien. [Philippe Geluck]

    Impunité. Prospérité. [Ambrose Bierce]

    1. Hé hé hé…
      Mieux que l’arbre qui cache la forêt planté dans l’oeil du voisin dont il vaut mieux dire du mal que de son con de beau-frère qui gagne plus que moi, çameplaitbien.

      Une idée était venue à quelqu’un ici disant que nous devions nous battre avec les mêmes armes que l’adversaire…
      Comme ses deux seules armes sont le fric et la propagande, je vous propose un oximore révélateur non pas cette fois de duplicité, mais de découverte de LEUR « vérité »..

      Je commence, mais je compte sur vous pour continuer…

      Impunité prospère,
      Rentabilité impunissable,

    2. prospère malice,

      O liberté ! Que de crimes on commet en ton nom ! [Madame Roland]

      Au banquet de la corruption, l’or vaut plus que la foi ! [Jacques Brillant]

      Un crime n’est véritablement un chef-d’oeuvre que si l’auteur reste impuni. [Jean Richepin]

      Vite vite dépéchons de gagner de l’argent afin que tout le monde ferme de nouveau les yeux et sur tant de nos méfaits comme auparavant.

      Il n’y a pas de crime parfait, il n’y a que des crimes impunis, ceux dont l’imperfection n’a pas été découverte. [Alain Demouzon]

  9. Un article bref et dense de Jean Batou, qui a toute sa place dans nos réflexions:
    http://www.solidarites.ch/journal/index.php3?action=2&id=4334&num=169&db_version=2

    Conclusion:
    « Comme système, le capitalisme est prisonnier d’une tension insoluble entre la nécessité de garantir à la fois des taux de profit suffisants et des débouchés solvables pour les biens et services produits. Si les Trente Glorieuses (1945-1974) ont permis l’expansion des marchés grâce à la hausse des salaires réels et des investissements productifs, cela a fini par provoquer une détérioration des marges de profits. Au contraire, le modèle néolibéral a suscité une hausse des profits par la compression des salaires, mais en vendant de plus en plus à crédit et en détournant une part croissante des investissements vers des activités spéculatives.

    Hyman Minsky, qui défendait une vision « tragique » (sans alternative) du capitalisme, ne concevait pas de solution durable à une telle contradiction, hormis la gestion politique acrobatique des déséquilibres : un constat amplement confirmé par l’histoire de ces deux derniers siècles. Aujourd’hui, les coûts sociaux et écologiques d’une telle impasse menacent la civilisation humaine. C’est pourquoi, il est urgent de passer d’une production généralisée de marchandises à une production de biens et services socialement utiles, décidée démocratiquement, dans le respect des équilibres naturels. Il n’y a pas d’alternative : il faut sortir du capitalisme ! »

    1. Juste rendre impossible une trop grande concentration de richesse est la solution la plus simple.
      Pas la peine de se faire des noeuds au cerveau…

    2. Déconcentrer et possible et certaines sociétés le feront, à leur choix, dans des certains domaines, par exemple retour à la petite production agricole.
      Mais la majorité des biens et service impliquent la concentration de « grands moyens de production », conséquence des progrès scientifiques et techniques. Voyage aérien, TV ou production de papier ne peuvent relever de 1000 ou 10 000 producteurs.
      La socialisation des moyens de production n’est pas d’abord une préférence éthique, même si elle permettra de reconstituer le lien social, elle est avant tout le bon sens qu’exige l’évolution des sciences et des techniques, donc des capacités de production.

    3. Les grands investissements les plus rentables ont toujours été faits par les états :
      – meilleurs réseaux routiers en Allemagne et France,
      – meilleur réseaux téléphonique en France, (merci De Giscard)
      – meilleur enseignement en France (sauf qu’il se fait privatiser)
      – meilleure médecine en France (sauf idem ci-dessus)(et par mise en commun des soins)
      – meilleure protection du littoral (surtout en Corse par les bombes)
      – Meilleure retraite (par mise en commun et NON CAPITALISATION)

      Hé oui…
      Mais il ne faut pas oublier que nous avions une expérience de révolution et d’invasion nazique… puis capitaliste…
      Ca marque, un peu…

  10. @Liervol
    Les pertes des uns sont toujours les profits des autres sinon le jeu serait à somme nulle et le capitalisme n’existerait pas.  »

    moi j’aurais dit:
    Les pertes des uns sont toujours les profits des autres sinon le jeu NE serait PAS à somme nulle et le capitalisme n’existerait pas.

    « les déficits des Etats Unis sans « ces pertes d’état » pas de jeu de planche à billet avec le reste du monde  »
    Je crois que vous ne comprenez pas bien comment tout cela fonctionne. Il n’est pas question (en temps normal) de planche à billet, il est question de réutiliser les dollars gagnés par les chinois en emettant des bons du trésor US que les chinois acheteront en echange de leurs dollars.

    1. Sauf que ces dollars ne reposent sur rien sauf la cavalerie financière, comme De Gaulle l’avait si bien dénoncé, c’est pour cela que je parle de planche à billet, car la monnaie en circulation ne reflète pas la croissance réelle, elle est de loin supérieure. Les subprimes sont de la planche à billet pour ceux qui ont reçu l’argent de ces ventes immobilières car les acheteurs étaient insolvables, ceci est un exemple.

    2. « Sauf que ces dollars ne reposent sur rien sauf la cavalerie financière »

      Non les dollars créés reposent sur les actifs situés dans le bilan de la FED, quand vous faites tourner la planche à billet vous gonflez le bilan en faisant tourner la planche à billet avec des actifs bidons et cela a pour conséquence de détruire la valeur de la monnaie.
      En faisant circuler la monnaie vous maintenez la valeur de cette monnaie (le bilan de la BC ne gonfle pas ou alors uniquement avec de bons actifs en période de croissance économique).
      Les subprimes n’étaient pas de la planche à billet tant que les titres correspondant valaient quelque chose dans le bilan des banques centrales (pour celles qui en possèdent).

    3. @ CHR .Sauf qu’on savait dès le départ qu’ils ne valaient rien mais on comptait sur la tritisation pour en minimiser les dégats. D’ailleurs on ne s’est pas prié de parier à la baisse dessus.

      CHR sur le principe je suis d’accord avec vous, sur les faits pas du tout.

      C’est comme une entreprise qui gonfle son bilan avec un post client qui finira tôt au tard en client douteux.

  11. Je doute que nos enfants veuillent un jour payer cette chienlit.
    Et les dettes seront tellement au-delà de ce que peut supporter la raison humain, qu’un simple revers de main suffira à les effacer. Basta!

    1.  » Je doute que nos enfants veuillent un jour payer cette chienlit. »

      A moins que l’on leur lave pareillement le cerveau pour rassurer tout le monde.

  12. L’argent, versé aux banques européennes pour faire face à leur manque de fonds propres « notoire », ne serait-il pas mieux employé s’il servait à finacer des banques d’Etat ? Au moins l’investisseur (nous en l’occurence) serait-il maître de A à Z de l’usage de cet argent, l’orientant au mieux des besoins des entreprises et des particuliers.
    Où se trouve l’erreur de ce raisonnement ?
    Jérôme Grynpas

    1. Jérôme, tu aurais dû penser à cela il y a deux ans ! À l’époque, il restait un peu d’argent. Maintenant, il n’y en a plus : ta bonne idée vient trop tard !

    2. Aucune erreur Jérôme. Toute la gamme des mesures de contrôle, jusqu’à la socialisation de tout le secteur financier ont été proposée sur ce blog et ailleurs.
      Contrairement à ce que pensent bcp encore, ILS ne sont pas ignorants, ILS ont pas tous truqué leur CV comme Sarko…
      Ne faisons pas les innocents. On sait bien pourquoi ils veulent en profiter un max, même et surtout au bord du précipice.

    3. Quand en 2008, un groupe de petits actionnaires a essayé de faire barrage à la revente (bradée) de Fortis à BNP Paribas, le gouvernement belge a fait bloc pour mettre à bas ces actionnaires, en se compromettant même puisqu’il est tombé sur base de preuves concrètes de son interventionnisme auprès d’un des juges saisis de l’affaire. De nombreux belges, gavés de la propagande médiatique, ont considéré ces petits actionnaires comme des crapules voulant défendre leur rente à tout prix. L’idée de leurs avocats était pourtant de privilégier une petite structure belgo-belge au détriment du passage sous la coupe d’un grand groupe international. D’accord, il ne s’agissait pas d’une banque publique. Mais l’esprit du gouvernement d’alors était symptomatique de cette position dogmatique : on ne veut PAS de petites structure bancaires et surtout pas de banques étatiques. Trop cher et… trop concurrentiel par rapport au banques privées. Le gouvernement belge comme tous les gouvernement européens est donc définitvement VENDU aux grandes entreprises internationales. Jamais il n’aurait repris ses billes pour créer une petite structure belge au sein de laquelle il aurait eu son mot à dire. C’est triste mais cet épisode m’a persuadé que JAMAIS PLUS nous n’aurions des banques publiques qui se contenteraient de gérer nos dépôts et nons de jouer avec ceux-ci.

  13. Plus ils recherchent à cacher et plus cela sent bon,

    Qui glorifie la titrisation ne change pas mieux les choses.

    Les nouveaux montages s’accumulent même jusqu’au ciel,

    Au poker, ce qui compte, ce n’est pas le jeu que tu as en main mais
    le jeu que ton adversaire se figure que tu as. [Bernard Werber]

    A force de se couvrir et de renforcer leur fond propre par beaucoup
    de choses foireuses le banquier n’en devient pas moins frileux et nocif.

    N’ayant plus de compte à rendre à personne qui pourra encore nous soigner.

    Comme c’est fort dommage qu’il n’y ait pas plus de personnes pouvant comprendre
    votre texte à propos de toutes ces nouvelles structures, tant mieux c’est le but recherché.

    Si vous êtes à une table de poker et que vous n’arrivez pas à savoir lequel de vos adversaires
    va être le pigeon de la soirée, c’est qu’il y a de bonnes chances que ce soit vous. [Paul Newman]

    S’il vous plaît laissez-nous faire plus longtemps la tritisation, c’est devenu tellement plus vital
    et essentiel notre principal métier sur terre, pour l’économie réelle bien évidemment.

    « Mr le vendeur c’est miraculeux, mais comment peut-on développer de nouveaux titres transparents alors que tout cela repose sur beaucoup de choses pas très claires et saines ? »

    « Rien de plus simple sur le papier Mr Pigeon, il suffit par exemple que je vous expose en vitesse notre nouvel argumentaire de vente à la noix, pour vous rassurer voilà tout. Et puis vous savez c’est le nouveau produit attractif, pourquoi hésiter soyez confiant, de plus vous savez les gens de la finance ont beaucoup changés depuis hier, la preuve c’est tout nouveau comme la lessive .»

    Quelle grande malice quand même que de vouloir se dessaisir de certaines choses mais si ça se trouve c’est déjà fait sur les marchés, et envers les gens les plus naïfs

  14. Vis caché. [Néocles]

    Je crée finance pour mieux aimer cacher.

    Plus il y a des tanières et plus il y a des renards.

    Un loup est mieux caché parmi d’autres loups. [Andrée Maillet]

    Les secrets ne sont bien cachés que s’ils ont un seul gardien. [Abu Shakour]

    Un pays riche est une nation qui a réussi à cacher ses pauvres. [Philippe Bouvard]

    J’essaie de perfectionner mes points forts et de cacher mes faiblesses. [Billie Jean King]

    C’est une grande habileté que de savoir cacher son habileté. [François de La Rochefoucauld]

    Pour cacher les désordres, on ouvre des comptes spéciaux ; on les appelle des comptes d’ordre. [Auguste Detoeuf]

    Certains dirigeants sont comme les chats dans une litière. Instinctivement ils remuent tout pour cacher ce qu’ils ont fait. [Scott Adams]

    Plus on se cache, ( à faire des montages financiers ) plus il est désagréable d’être surpris. [Sören Kierkegaard]

    Vous pouvez cacher aux autres une action répréhensible, mais jamais à vous-même. [Socrate]

    On ne peut pas résoudre les difficultés en jouant à cache-cache avec elles. [Taslima Nasreen]

    Pauvres gens de la finance on en finirait même par les prendre davantage en pitié de perdre

    Je me méfie des gens trop fiers : ils doivent avoir des choses à cacher.[Johnny Hallyday]

    Le soleil se cache : quelles sont les horreurs qu’il refuse d’éclairer ? [Alphonse Karr]

    On dort mieux quand on essaie pas de cacher quelque chose.[Mary Higgins Clark]

    Qui cache ses fautes est, à la fin, trahi par sa conscience. [William Shakespeare]

    Il y a des gens qui réussissent à cacher même leur hypocrisie.[Paul Claudel]

    Cacher d’abord sa faillite pour mieux en entraîner un autre avec vous.

    Les années ne peuvent se cacher dans un sac. [Proverbe touareg]

    Qui cache ses fautes en veut faire encore. [Proverbe chinois]

    On ignore ce qui se cache dans l’obscurité. [David Lynch]

    Cacher son mal pour mieux l’ignorer. [André Mathieu]

    1. J’ai en effet essayé de lui couper l’élan avec « si ma tante… », mais il a dû louper le coche…

      Ceci dit et koikil en soie, même si on arrive pas à penser par soi-même, il faut tout de même remarquer que « si vis pacem, para bellum » ne date pas d’hier…
      Et « medice curate ipsum », je ne t’en parle même pas.

      Ce qui vient rebétonner ce que je répète 15 fois par jour : l’humain a gagné en connaissance mais rien en intelligence.
      Et j’en suis une preuve encore vivante à ce jour.

    2. @ Yvan

      Je t’en remercie Yvan mais hier c’était plus fort que moi mais ça peut se comprendre, la patience de l’homme a en effet ses limites.

      Rassure-toi c’est pas tout le temps que je poste à l’affilé mais qui n’a jamais fait un peu de même
      et à certains moments peu importe d’ailleurs la forme et que cela vienne de moi ou pas l’essentiel c’est le contenu.

      Il faut quand même un peu d’intelligence pour pouvoir penser cela par soi-même, tu ne crois pas et puis quand je rebétonne trop la terre les petites fleurs ne repoussent plus.

      Si je cite, je trie, c’est pour économiser mes forces et ma santé et ainsi je dure plus longtemps à déranger mon monde, bon c’est vrai j’ai tendance à trop gaver quand j’invite à la maison.

      Veuillez m’excuser alors je tacherais de moins citer les autres.

  15. Cachons au mieux les valeurs les plus toxiques.

    Cachons jusqu’au bout la faillite morale de notre monde.

    Cachons ce pauvre que nous ne saurions mieux accepter.

    Cachons tous ces autres chômeurs de plus au golf du mexique.

    Cachons plus longtemps aux êtres les nombreux méfaits de la finance.

    Cachons à l’acheteur les autres vis caché de notre argumentaire de vente.

    Cachons plus longtemps aux êtres les comptes de ceux les plus intouchables à l’antenne.

    Cachons et tuons tout de suite sans aucun état d’Ame tous les autres petits animaux gazoutés
    de plus faudrait pas non plus que cela nous coute plus cher au nettoyage et que cela se sache.

    Ce qu’il y a de bien avec tout ce qui se passe, c’est que, quand on va au supermarché avec vingt dollars, on en ressort plus vite qu’il y a un an. [Alda Cammarota]

    Et je pourrais poursuivre tant tout cela écœure et indigne de plus en plus le monde.

  16. « Dette : et si on augmentait les salaires et dévaluait l’euro?

    Un petit peu de lecture “fiction” pour le week-end. Fiction ? C’est le service de recherche économique de la banque Natixis lui-même qui ne cache pas que l’on se situe dans ce domaine avec l’étude qu’il vient de publier le 1er juillet et qui propose d’“accroître de manière autoritaire les salaires de 20 % dans les pays de la zone euro” et de donner à la Banque centrale européenne (BCE) “la consigne de déprécier l’euro de 20 %”. »

    http://bercy.blog.lemonde.fr/2010/07/03/dette-et-si-on-augmentait-les-salaires-et-devaluait-leuro/#xtor=RSS-32280322

    1. Là on est vraiment dans la fiction ou plus exactement dans la chirurgie de guerre! On dégage le blessé de sous l’amoncellement de dettes, mais en lui coupant la jambe sans ménagement.

      Faudra penser à aseptiser le champ opératoire avant! Taxation massive de l’or, contrôle des capitaux, contrôle des prix…

      Là on aurait peut être un résultat satisfaisant pour les salariés et les États avec une bonne purge pour les rentiers de tout poil!

      Mais on reste dans des manip bien d’un autre âge, même si politiquement incorrectes, et sûrement pas à la hauteur des enjeux qui nous sont imposés.

      Artus commence à partir en vrille…! Tout va bien!

  17. @henry38
    Une guerre … la disparition de l’humanité …

    Je n’y crois pas une seconde.
    Une guerre : Oui , possible
    La disparition de l’humanité : Non.
    La disparition de notre mode de vie, l’occident, nos valeurs, probablement.

    Mais il restera quelque part des hommes (papous, inuits, pigmées …), quelques tribus  »sous développées » qui seront épargnées à partir desquelles l’histoire, l’aventure humaine continuera.

    1. 🙂
      Nos valeurs … matérielles…???
      Pauvre colonialiste. Les retours de fortune, ça fait mal… Le pire est que j’en suis un. Parmi d’autres.

      Peut-être y-a-t’il une valeur … humaine qui existe, non..??
      De mon coté, à priori, ça a l’air de passer assez bien avec l’ensemble des Africains (je me suis marié aussi à l’Africaine) et avec les Asiatiques (accepté comme non « territoire conquis », question de respect)

      Où est le problème, dans ce cas..????

  18. @yvan et vigneron

    Attention la banque postale n’est plus ce qu’elle était.
    J’ai fait cloturer son compte à ma fille en urgence.
    Alors qu’elle n’a aucun revenu, elle s’est vu octroyer un découvert de 100€ sans rien avoir demandé !
    Résultat 50€ sortis de la poche de maman pour renflouer ce compte.
    Merci la poste, idéal pour habituer les jeunes à l’endettement !!!

    1. Louise. Toi aussi, sans vouloir t’obliger, relis-moi.

      J’ai ainsi écrit qu’il fallait profiter que cette banque était SEMI-publique…
      Mais, je te rassure, ils ont essayé de me vendre tellement de trucs, que j’ai été obligé de les envoyer .. dans le mur.
      Certes, je ne suis pas en difficulté financière, et on dirait presque que ça les gène.
      Bon, ils essaient de profiter de mon argent, comme tout banquier… dans les « placements » et « assurances »…

      Mais ce sont les moins pires tant ils sont grossiers dans leurs démarches.
      Si je te parlais du CA ou d’autres, tu serais scandalisée.
      Et je n’ai aucun intérêt à les défendre : je constate juste.

    2. Ou inversement! Péché véniel de la banque pour péché véniel de votre fille et bonne « leçon de choses » bancaire à peu de frais… Cela dit, c’est vrai, ils se sont rapprochés à grands pas des méthodes des réseaux lambda.

  19. les conditions du Grand Arbitrage se mettent tranquillement en place, les gagnants de la Restructuration en seront quitte pour changer de nomenclature… mais ils seront toujours en place et leurs biens pérennisés.

    ainsi créeraient ils le service bancassurance publique dans lequel ils s’empresseront de regrouper les vainqueurs (les places seront chères), les autres, les perdants du new deal démocratique, plus ou moins nombreux selon l’intensité des jacqueries, étant simplement expropriés.

    on troque la cravate pour le col mao, un petit écrémage et on recommence, ce n’est pas la chine qui va nous jeter la pierre. surtout ne pas se faire de soucis, à la tête de l’état comme à la tête de la bce, ce sont les mêmes familles avec plus ou moins de marges de manœuvre (ce que nous appelons contrôle démocratique).

    désolé mais ça ne prend plus pour ma part: je jugerai à la vélocité de l’ascenseur social et sur la réforme du droit électoral.

    c’est une affaire… une affaire de famille…

    1. Plus le vocabulaire du monde de la finance devient complexe, sophistiqué, précieux, obscur, peu clair, raffiné, travaillé et moins le monde comprend vers quoi ou ils nous dirigent leur notion de la liberté.

  20. Une réalité qui nous attend. L’Etat d’Illinois cesse de payer les factures.Cinq Milliards de dollars, c’est ce que l’Etat doit aux écoles, aux centres de réadaptation,aux services de soins infantiles et à l’université d’Etat.Le conseil de LA met à pieds des employés d’Etat.Le gouverneur de Californie veut payer au salaire minimum 200000 employés d’Etat.D’après les gourous de la Bourse, nous sommes dans la meme situation qu’en Décembre 2007 avant le grand plongeon.Alors nationaliser des banques pour se retrouver avec des actifs pourris et recapitaliser avec de l’argent que personne( sauf le contribuable) ne nous pretera, cela revient à se faire dégrader par les agences de notation et faire une entrée en fanfare dans le club PIGS.

    1. Le FMI est effectivement le dernier étage de la fusée et a engagé des réflexions à propos du rôle élargi qu’il pourrait jouer.

      Dans un premier temps, il l’a lié à une évolution du système monétaire international, ce qui était nécessairement ambitieux.

      Afin que cela soit moins lointain, vu l’urgence, le FMI cherche une issue plus facile à négocier. Il a tenu une réunion de brain storming à Genève, dont rien de conséquent n’a filtré. Et cela continue dans la discrétion, condition de la réussite semble-t-il, à moins que cela ne soit nécessaire en raison des résistances.

      Mais il est peu probable qu’il soit possible de dissocier le nouveau rôle qu’il voudrait jouer (redistributeur sous condition des surplus financiers) sans faire intervenir une autre redistribution: celle des cartes !

      Car les pays qui disposent de ces surplus ne les prêteront pas, sous une forme ou sous une autre, sans de très sérieuses garanties. Il s’agit donc de remodeler l’ensemble du dispositif, FMI compris, et cela se fera très difficilement sans que soit au moins clairement engagé une réforme du système monétaire international.

      Celui-là, tout le monde y pense, (presque) personne n’en parle !

    2. Ils n’ont qu’ oser prendre des Paul Jorion, ce n’est pourtant pas difficile à condition de le vouloir au lieu de nous dire que c’est trop complexe, d’ailleurs Daniel Bouton savait il lui même ce qu’il faisait à la SG ? quand on connait la suite on peut se permettre d’en douter.
      La finance n’est pas plus complexe qu’autre chose, il faut arrêter de noyer le poisson en disant que c’est incompréhensible parce que c’est faux, c’est juste histoire de rester entre eux qu’ils disent cela.

    1. Pourvu que le gouvernement le plus inique de la terre n’en montre pas mieux avec succès l’exemple aux autres.

  21. En Irlande à cause du plan de rigueur sans aucune relance, les plans sociaux se poursuivent de plus belle
    – 2000 emplois chez Eircom

    http://www.independent.ie/business/irish/nightmare-for-jobs-as-eircom-to-shed-2000-2245555.html

    Pour rappel 455.000 irlandais sont au chômage en ce moment sans compter les chômeurs sans plus de droit soit un total proche des 490.000 selon la presse

    Ce qui donne un taux de chômage réel de + de 15 pct …du jamais vu dans ce pays depuis 30 ans

  22. Les plus grandes banques de ce monde ont tout-à-fait le droit de vivre plus longtemps « AU-DESSUS DE LEURS MOYENS ET DE LEURS PRATIQUES  » mais plus du tout les pays ayant encore une petite fibre sociale à l’égard d’autrui quelle grande gratitude. Comment feront-ils demain ?

    Toutes les idées qui triomphent courent à leur perte. [André Breton]

    Perdre un ennemi est une grande perte. [Christine de Suède]

    Rien ne s’oublie aussi vite que le Bien. [Amélie Nothomb]

  23. La « ri-lance »

    C’est le nouveau terme à la mode et qui consiste à faire croire que cela vient d’abord de vous en toute indépendance d’esprit, alors qu’en vérité vous ne faites que vous coucher davantage devant le seul dictat des banquiers, enfin il faut bien servir encore à quelque chose, encore plus si c’est présenté et dit au nom de l’innovation et de l’investissement.

    La « ri-lance »

    Là ou il n’y a plus guère de choix de résoudre la crise autrement, il n’y a donc plus de
    liberté ni de retour en arrière possible.

    La « ri-lance »

    C’est surtout agir dans la fierté d’une conduite qui rendra la chose et le moment beaucoup moins douloureux à vivre pour les gens de la finance, c’est-à-dire nos et nos ami(e)s les plus chers à cotoyer et à fréquenter d’abord en société.

    La « ri-lance »

    C’est surtout la folle idée que la relance viendra toujours des mêmes pratiques bancaires.

    La « ri-lance »

    On se sert parfois des sommets afin de pouvoir mieux faire passer la grosse couleuvre aux peuples, tu as vu ma chérie ils se sont encore réunis pour mieux nous pondre le bien.

    La « ri-lance »

    C’est aussi la folle idée dogmatique qu’il faut mieux consolider le capital des banques par l’argent qu’on prendra davantage dans la poche des gens, ainsi nous pourrons toujours prouver aux agences de notations que les banques en Europe sont très solides et en bonne santé, oui mais jusqu’à quand à quel coût moral et de santé de plus pour la collectivité ?

    La « ri-lance »

    C’est aussi l’idéee que seul le capital pourra nous permettre de sortir de la mouisse, même si d’ailleurs ce capital ne circule pas mieux dans l’économie réelle ensuite.

    1. Bonjour à tous,

      Elle a bien raison Christine Lagarde !
      Sauf qu’il faut l’austérité & la rigueur…
      Pour les oligarques et la relance pour le peuple…

      Cette crise sans fin… (?)
      est le résultat d’une mauvaise répartition des richesses! (POINT)

      Les oligarques ont TOUT et en TROP TROP TROP…
      Ils ne savent même plus où le dissimuler!

      Cordialement,
      Ordjoun

  24. Dimanche 4 juillet, Christine Lagarde a parlé … et ça n’a pas été triste !

    Lisez cet article :

    Entre rigueur et relance, Christine Lagarde choisit la « ri-lance ».

    La ministre de l’Economie Christine Lagarde a affirmé dimanche que la politique française de sortie de crise était un mélange de « rigueur » et de « relance », qu’elle a résumé par le néologisme « ri-lance ».
    « Relance ou rigueur, ce n’est pas un choix, ce n’est pas un noeud gordien pour moi », a-t-elle expliqué lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, organisées chaque année par le Cercle des économistes.
    « La politique économique que nous menons en France actuellement, c’est une politique de ri-lance », a-t-elle ajouté.
    Pour définir ce terme, elle a décrit un « subtil dosage qui consiste en réalité à réduire la dépense publique là où ce sera le moins douloureux pour la perspective de relance de l’activité économique ».

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=6e6c7cfd079a4afb70fe6e9014ee87fe

    1. Si j’ai tout compris, la rigueur pour un smicard (comme moi) ça devient un ri-card???
      Lagarde se meurt et ne se rend pas…compte de son ri-dicule!

  25. « L’économie mondiale n’est pas à l’abri d’une rechute, affirment des économistes au terme d’une semaine qui a vu cette crainte ressurgir sur les marchés, mais le principal risque qui guette la planète est celui d’une croissance durablement molle.

    « Nous sommes au bord d’une déflation planétaire comme on n’en a jamais vu depuis un siècle et demi », a lancé samedi l’essayiste français Jacques Attali lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (sud de la France).

    Interrogé par l’AFP sur les craintes de voir le monde retomber dans la récession dont il vient de sortir, il précise: « les risques sont là, si on ne change pas de politiques, on va dans le mur ».  »

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=e09d54ce08038ed388accb33e8b0f60f

    1. « les risques sont là, si on ne change pas de politiques, on va dans le mur ». »

      Qui a déjà vu un politique se repentir le premier à cause de la mauvaise odeur de ses pieds et changer de conduite ou de chaussures à l’antenne ? Non le sens premier du politique c’est de vouloir continuellement s’opposer et lutter contre la position adverse, savoir mieux défendre, adorer, auréoler, déifier, vanter et glorifier l’amour propre des gens de son parti sinon le mal progresserait davantage, c’est sûr tous ces gens là nous conduisent pas du tout à la fois dans le mur. Gloire et honneur alors seulement au politique sur terre !

    1. J’aime bien votre petit motif graphique, les gens du système montrent trop rarement la porte de sortie aux autres.

  26. Attali a peut-être raison, et les banques centrales essayent effectivement d’empêcher cela, mais y parviendront-elles?
    Si les BC se décidaient à émettre des SMT (signes monétaires marqués par le temps), il n’y aurait plus de risque de déflation. La totalité de la nouvelle monnaie émise circulerait d’une façon très satisfaisante.

  27. Bonjour a tous,
    Quelques reflexions imagees sur ma perception des discussions dans les commentaires :

    1) Syndrome du Titanic : je suis un peu surpris de la tournure que prend la discussion autour des peripeties financieres de notre tres complexe civilisation industrielle: j’ai le sentiment que nous perdons le cap de l’essentiel pour nous enfoncer dans le detail technique de l’imbroglio financier actuel (ce qui est exactement le but des politiques et des banquiers pour gagner du temps et eviter une revolte)
    C’est comme ci a bord du Titanic nous discutions des procedures de preparation de la nourriture en cuisine alors que le navire a deja percute l’iceberg !

    2) L’illusion de puissance et le vertige de la complexite :
    Nous sommes capable d’aller sur la lune, de reduire plusieurs fois en cendre notre planete, nous transportons dans tous les sens nuit et jours des milliards de tonnes de marchandises, de fantastiques ordinateurs et reseaux nous permettent d’ un double click gauche d’abolir temps et espace, et hop d’un petit coup de voiture vers le centre commercial nous nous affranchissons des regles de la nature… Nous sommes les maitres du monde en resume !!!
    Tout ceci n’est que pure vanite et utilisation de notre intelligence a mauvais escient : derriere les mecanismes financiers et monetaires, derriere les miracles technologiques se cachent une realite triviale :
    celle de l’utilisation des ressources elementaires qui permettent la vie:
    -eau nourriture, materiaux et ENERGIE,
    Le fonctionnement de notre societe technique et surtout a notre epoque ce qui donne la possibilite a 7 Milliards d’etrs humains de vivre sur cette planete,c’est la formidable puissance que nous donnent les energies fossiles via les machines pour piller les ressources de la terre a un rythme effrene sans precedent …et…sans avenir
    Tout notre monde moderne n’est possible que parce que des machines alimentees par des energies fossiles nous approvisionnent, malheureusement cela se fait au depend des equilibres de la planete, clela ne pourra pas duree faute de source illimitee d’energie et d’une croissance exponentielle de la population

    C’est donc l’ensemble du fonctionnement de notre societe qu’il faut d’urgence revoir avant que la realite ne se rappelle a nous…

    quelques petits liens pour illustrer :
    http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html
    http://www.lifeaftertheoilcrash.net
    http://www.peakoilandhumanity.com/FR_table_des_matieres.htm

    1. « C’est donc l’ensemble du fonctionnement de notre société qu’il faut d’urgence revoir… »

      Je crains que vous ne partagiez le travers de certains intervenants ici : après avoir insisté sur le fait qu’il faut s’intéresser à l’ensemble (ce qui est vraiment ce que nous faisons ici), ils ne parlent plus que d’une seule chose : des énergies fossiles.

    2. @ Paul

      Je n’ose parfois jamais contre-dire la grande sagacité d’esprit et clair-voyance du grand Strumph à la barbe blanche de peur de perdre son respect des autres, j’ai déjà si peu d’ami(e)s dans ma pauvreté, je suis déjà si peu convenable pour les gens du marché.

      Vous reconnaitrez quand même que c’est une pensée beaucoup moins fossile que celle de la pensée fossile de nos élites mondiales qui ne parlent pas du tout de la même rigueur budgétaire aux gens, on ne rappelle jamais aux gens que le temps des dinos et des carnassiers n’a pas toujours duré dans l’histoire.

      Certains jours ma plus grande proccupation à moi c’est parfois ceci ou cela, selon ce qui me semble être parfois la plus grande priorité du moment mais ça peut se comprendre, parfois c’est la nature, le ciel, les océans, l’environnement, le golf du mexique, la marée noire, le pétrole, la mouette, le pélican, le dauphin, le crabe, la crevette, la pêche, l’emploi, la croissance, l’économie,
      la consommation, le profit, la rentabilité, l’énergie, la pollution, le gaspillage, le social, la santé, les hopitaux, les prisons, la retraite, la police, la sécurité déjà en californie, la gouvernance, les lois, les mesures, les marchés, la finance, le politique, l’information, la démocratie, les lois, la justice,
      la culture, l’agriculture, la médecine, la marchandisation, le sport, la compétition, la concurrence, l’échange, la corruption, les moeurs, la faim, la soif, le libéralisme, le socialisme, la bureaucratie,
      et peut-être même un doublon dans toute cette liste de choses, et les nouveaux moyens paiements obligatoires pour tous petits et grands pour bientôt c’est-à-dire tout le vocabulaire du monde en fait.

  28. Les agioteurs et les accapareurs continuent pour l’instant de mener la danse entrainant l’état vers sa chute…

    Cependant le brouillard se lève…

    Il ne reste qu’à espérer qu’il ne soit pas le seul.

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