178 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 10 septembre 2010 »

  1. A propos de la Hongrie, évidemment que c’est l’Europe qui est en première ligne par rapport au FMI. Le Fmi n’a pas besoin de faire de zèle particulier avec ce pays, contrairement a ce qu’il fait ou a fait avec des nations isolées, puisque la Hongrie est dorénavant engagée dans un processus d’intégration européenne, et soumise donc politiquement aux pressions des institutions communautaires ou desEtats européens qui défendent tous les intérêts des banques créancières allemandes, autrichiennes, suédoises ou françaises. Le FMI n’a pas à se salir les mains. Même si pour ses mesures drastiques imposées en 2008/2009, il n’a eu besoin de personne pour les imposer, certes avec l’appui probable de la Commission et des pays membres concernés, mais seulement en arrière-plan.

    Ce que je constate c’est que les européens marchent sur des œufs dans ce dossier. Car il est difficile de ne pas voir le lien entre l’incroyable poussée de l’extrême droite hyper-radicale, anti-roms, antisémite et violente (milice para-militaire de 3000 hommes) et anti-Europe du Jobbik aux élections législatives d’avril dernier (16% des voix et plus de 50 députés) et la soudaine volte-face anti-FMI du parti de droite au pouvoir, le Fidesz, qui a fourni au Jobbik ces premiers militants dès 2003 et une partie de ses électeurs de 2010.

    Remarquons également que depuis ces manœuvres anti-FMI de cet été, le Jobbik tend à voir ses scores dans les sondages nettement s’éroder… (17 août 2010 «Le Fidesz a réussi à affaiblir le Jobbik : les sondages montrent l’érosion du soutien de l’extrême droite» Libération.fr) Instrumentalisation? Apprentis-sorciers?

    En tout cas, pour l’instant, la menace populiste d’extrême droite semble une arme efficace contre les diktats des financiers, de la commission européenne ou du FMI.
    Pour l’instant…

    Scénario à répétition? Qui pour le prochain remake?

    Misère de misère. L’histoire se répète! C’est à pleurer de rage…

    1. La question qui mérite d’être posée, et qui est posée, est de savoir ce qui peut défendre les peuples contre la mondialisation : le nationalisme et le protectionnisme, sans aucun doute.
      Le problème est que cette défense n’en est pas véritablement une.
      Pour que ce type de réponse soit une « vraie » réponse il faut en même temps faire la critique de la valeur, du travail aliéné, de la marchandise (tout cela est équivalent) et donc de l’appropiation privative des ressources et de leur emploi au profit d’un petit nombre.
      C’est toujours la même histoire qui revient avec ses deux faces : la révolution et la réaction.
      Nous n’avons pas avancé depuis deux siècles.
      Il serait bon de revenir aux idéaux de la Première Internationale : vérité, morale, justice.
      A condition que ces mots aient encore un sens .

    2. Non, l’histoire ne se répète jamais.
      Les circonstances sont toujours différentes, les leçons aussi.

      Très vite dit, dans les années 30, le vide politique a été comblé par le fascisme
      à cause du stalinisme qui a émasculé le mouvement ouvrier
      et à cause des défaites de plusieurs révolutions, à commencer par l’Allemagne.

      Aujourd’hui, le danger, c’est le vide hérité du réformisme
      fruit du stalinisme et du régime de l’Etat providence.
      Le premier est à peu près dépassé.
      Le second s’effondre dans la concurrence entre territoires d’accueil du capital.

      Mais le réformisme (l’incapacité à proposer une alternative au capital)
      est toujours là, gonflé par les illusions électorales de 2012.
      Dans la Grande Crise en cours, si la perspective d’une vrai alternative,
      autrement dit d’une vraie démocratie, d’une révolution socialiste,
      ne grandit pas, c’est l’alternative fasciste qui l’emportera.

      La seule façon de faire grandir cette perspective, c’est frapper tous ensemble
      dès maintenant, contre le capital, pour empêcher le démontage des retraites.
      De bonnes vidéos à ce propos du meeting à Paris:
      http://exigences-citoyennes-retraites.net/

    3. @charlesA

      L’histoire ne se répète jamais. OK. Sauf quant elle se répète. Quant un faisceau de conditions objectives, politiques, économiques, nationales et internationales se reconstitue dans une configuration proche d’une antérieure, et malgré les particularités propres à notre présent, la probabilité que les mêmes causes produisent les mêmes effets, juste nuancés de ces mêmes particularités, est objectivement élevé. Inéluctable, bien sûr que non.

      Juste un peu de politique fiction pour illustrer :

      Imaginons que le FMI, ou qui que ce soit d’autre, impose à la France ne serait-ce que la moitié des mesures imposées à la Hongrie depuis 2008. Mesures mises en œuvre en Hongrie sous un gvt d’abord social-démocrate, ensuite renversé par les conservateurs. Conservateurs salués à l’époque par l’agence FITCH, (toujours aussi clairvoyante…) qui estime que son parti, le Fidesz, obtenant la majorité nécessaire pour modifier la Constitution,  » représente une opportunité pour introduire des réformes structurelles « . Fidesz qui accusait les sociaux-démocrates au pouvoir d’avoir fait du pays  » une colonie du FMI »… Fidesz qui arrive au pouvoir avec un parti ultra-nationaliste Jobbik à 16.6% des votes aux législatives 2010.

      A combien d’intentions de vote réelles serait notre FN au bout de seulement 1 an de demi-régime maigreur magyar, en partant d’un noyau qu’on peut estimer à 15% mini aujourd’hui? Combien?

      Ok, scrutin majoritaire chez nous et on est pas le pays des Huns et d’Attila. M’enfin…
      Heureusement on a Sarközy de Nagy-Bocsa…

      Je vais vous faire une confidence. Moi c’est pas Mardi que j’ai défilé. C’est Samedi… On était moins nombreux…

    4. @ Vigneron :
      Même pas besoin de régime sans sel (de cheval).
      2ème tour de l’élection présidentielle de 2002 :
      FN : 17,79%
      Si on va plus loin dans la Kata, on peut aller jusqu’au pleins pouvoirs le 10 juillet 1940 à Pétain par une très grande majorité des députés (présents).
      Comme quoi, on a de la ‘ressource’ en France et il serait effectivement bon qu’on ait moins de morgue quand on se mouche dans le mouchoir des autres.
      Ce qui n’empêche pas nez-en-moins d’indiquer, poliment, à son interlocuteur de se laver les mains (qu’il a fort sales) avant que la lui serrer, de main.
      A condition que l’on se soit également laver les siennes au préalable.

    5. @Vigneron !
      Dans votre texte vous avez utilisé l’expression « intégration européenne »
      Et si cette expression était par nécessité un leurre ?
      Le peuple aurait-il l’air d’un con ?

    6. @ Vigneron qui écrit « Je vais vous faire une confidence. Moi c’est pas Mardi que j’ai défilé. C’est Samedi… On était moins nombreux… »
      Je reçois 5 sur 5…
      Mais c’est en contestant le capital qu’on combattra l’alternative raciste et fasciste.

      Disons le franchement: l’histoire ne se répète pas, mais toujours, partout,
      quand le capital a besoin de la force pour maintenir sa domination, il a recours au fascisme.
      Et nous n’en sommes pas loin…

      Pour éviter la barbarie, dans la Grande Crise en cours, il faut une alternative.
      Aucun démocrate authentique ne peut dire qu’il dispose d’un modèle tout fait, tout pensé.
      Il doit simplement affirmer qu’il faut de débarasser de la dictature du capital.

      Et à partir de là, commencent dans la liberté les vrais débats démocratiques.

    7. « Mais c’est en contestant le capital qu’on combattra l’alternative raciste et fasciste. »

      Certes, mais « à la marge » seulement, puisqu’il faut que le capital s’attaque aux maigres droits sociaux résiduels pour faire descendre 2 millions de français dans la rue, quant ils étaient 10 fois moins pour dénoncer ses méthodes extrémistes pour ce maintenir coute que coute en exacerbant son recours systématique aux techniques de division des classes populaires par la discrimination et la stigmatisation raciste, xénophobe et « sécuritariste ».

      Or je prétends que le capitalisme est fondamentalement appuyé, préservé, par une division permanente et universelle, non seulement du travail, mais de tous vis à vis de tous, sur tous critères nécessaires et suffisants à sa perpétuation en tant que système de pouvoir économique et politique.Et ce malgré, ou derrière, le faux nez du discours illusionniste néo-libéral de l’universalisme, et donc à priori fondamentalement égalitariste, des droits de la personne et du caractère sacré de sa liberté par sa propriété. Liberté et propriété qui ne sont que prétextes à la marchandisation de tout et de tous jusqu’à la légalisation/légitimation de tous les trafics ouverts à la concurrence et « régulés », « optimisés » par elle et seulement elle (corps, organes, descendance, gènes, savoirs, croyances, drogues, sécurité, sexualité etc).

      Les syndicats, dans leur façon d’agir « à la marge » pour défendre les sans papiers, les SDF, les sans emploi, les sans statuts, les sans droits, les sans représentants, les sans adhésion, les sans voix, les sans importance pour ce contenter de leur rôles de défenseurs d’une illusoire « majorité travaillante » et de gestionnaires zélés des organismes paritaires sont complices de cette discrimination de fait, sont des garants objectifs de cette guerre du tous contre tous, de « celui qui a contre celui qui n’a pas », de « celui qui est contre celui qui n’est pas », de celui qui gagne contre celui qui perd.
      Ils participent complaisamment à l’entreprise de victimisation de l’exclu qui instrumentalise la peur et, dès lors, ne peuvent plus rien contre sa suite inévitable lorsque les affaires se corsent : la culpabilisation de l’exclu et l’instrumentalisation de la haine.

      Toute entreprise de lutte politique ou économique qui ne s’attelle pas d’abord à la défense exclusive du plus faible, de l’exclu, du refoulé, du victimisé, du culpabilisé est une escroquerie, une béquille utile et nécessaire au maintien ad vitam aeternam des équilibres fondamentaux du système de domination sociale. C’est à la marge que les choses se jouent. pas dans le ventre mou et flasque de la majorité démocratique.

      De même que l’idéologie néo-libérale, comme libérale jadis, s’attache à préserver d’abord les intérêts des 1% de l’upper-upper-class, les anti-libéraux ou anti-capitalistes ne peuvent être légitimes et efficaces qu’en défendant les 1% de la lower-lower-class. C’est là qu’il faut porter le fer.

      J’en conviens, difficile de faire descendre des millions de gens dans la rue pour ça! Alors laissons cette »lie » aux églises et aux ONG…

    8. Je suis d’accord: plus que jamais, la division et l’exclusion sont les armes de la bourgeoisie.
      Se battre prioritairement pour ceux qui votent par exemple,
      comme le conçoivent les dirigeants syndicaux liés à la Gauche Plus Rien,
      c’est contribuer à la défaite aujourd’hui des Roms, demain des sans-papiers,
      puis des chômeurs et des exclus, puis des plus mal payés,
      et enfin de l’ensemble des travailleurs, du fait d’infinies division.

      Il faut rassembler la France d’en bas contre toute forme d’exploitation et de la discrimination,
      sur des revendications non pas anti-libérales, mais anticapitalistes,
      en expliquant sans cesse que la société capitaliste conduit désormais à la barbarie.

  2. Mr. Jorion,
    Merci encore une fois pour votre Blog toujours très intéressant.
    Votre commentaire sur l’action négative de la CE vis à vis de la tentative de la Hongrie de taxer les entreprises financières confirme que nous sommes, nous les européens, sous la coupe d’une mafia néolibérale qui ne désarme pas.
    Mais que font nos députés européens de « Gauche » ou d’ « Europe Ecologie » ? A part quelques interventions de D. Cohn Bendit qui ont le mérite de secouer la torpeur de ce parlement si peu entreprenant, qu’attendent les Mélenchon, Eva Joly, etc…pour dynamiter cette institution ? Ils ont pourtant de beaux bureaux et de bonnes indemnités pour cibler Barroso et les divers commissaires non élus….

    1. Il faut savoir que les lobbys du milieu financier sont fortement représentés à Bruxelles (UE), et même des chefs d’état, comme Madame Merkel, se sont inclinés devant les exigences de ces lobbys, anglo-saxons la plupart. Leur influence et puissance sont considérables. Les mouvements contestataires que vous citez (il y en a d’autres) n’ont pratiquement aucune chance pour changer quoi qu’il soit. Leur contribution consisterait à informer le public et à ranimer des débats, c’est tout.

    2. Ah ! Celle la elle est facile. S’attaquer a la minorité (avec le couplet ‘’profiteur’’ en plus) manque pas de toupet sui-la ! La gauche GUD compte combien de député ? Minuscule ! — ‘’Europe Ecologie’’ pro marché Cohn bandit, y rêve ou quoi , et qui qui a porté une large majorité de droite ou kif au dit parlement, sinon les électeurs ? Balayons devant notre (votre) porte SVP

      L’Europe plus néolibérale que le FMI ! Ben, ce n’est pas une révélation, ou peut être pour certain adeptes ouiouistes indécrottables (don EE) Bien pire également que les USA qui prône mais n’applique que ce qui les arrangent.
      L’Europe, la commission et tous chef d’état ou de gouvernement, quasiment les adeptes d’une secte de la déréglementation –tout aux copains les bénefs- au public –contribuable- les pertes. Ça fait 40 ans que ça se pratique et certain sont encore a se poser des questions – quoi faire ? Surtout ne pas changer de ‘’politique’’ en éliminant ceux qui nous ont mit dans cette gabegie UMP S et un gros noyau de EE, des fois que ce soit moins pire voir mieux !?!?!,

    3. La « cible » n’est vraiment pas la bonne !!
      JL Mélenchon est, que je sache, le premier, après son élection comme Parlementaire européen, à avoir expliqué clairement l’organisation réelle de celui-ci !
      Je n’ai pas souvenir au fil des âges, avoir entendu un quelconque député, vendre la mêche …mais bien hurler avec les loups ( j’entends encore D.Cohn-Bendit )contre les « nonistes » [ j’avais voté oui, car la tête bien lavée, comme beaucoup ]…
      Les écailles me sont tombées des yeux …
      L’UE n’a rien de démocratique ! La coquille est vide ! une illusion ! juste l’apparence d’un Parlement
      Chaque parlementaire a une minute pour parler d’un sujet, pas plus …et, l’inénarrable Barroso se doit d’assister à la séance, sans jamais avoir à répondre à une quelconque interpellation …
      D’ailleurs, je dois reconnaitre qu’il fait trés bien ce qu' »on » lui demande, càd le vide !…
      Plus système importé en direct des USA, qui n’était pas dans la culture politique de nos Pays : le lobbying à outrance …tout est tenu par les financiers !

  3. Bravo Mr Jorion, pour votre comparaison quand vous dites : « nous avons l’impression de parler à des machines »
    Think tanks et autres…
    Nous en sommes là, tout ce beau monde parle en fonction du beurre sur sa tartine (excusez l’expression mais elle est purement alimentaire) et plus du tout en fonction d’une logique ou d’une conviction peronnelle qui répondrait à un problème.
    Idem pour toute cette commision européenne qui fonctionne de la même façon. Pauvre monde!

    Conclusion, continuez à nous informer et nous éclairer.

  4. JPaul

    ‘avais regardé les paramètres qui entrent dans le classement des pays quant à leur compétitivité économique. La Suède a bien du mérite à être montée en deuxième position car elle a des scores très bas en matière de facilités de licenciement, taxation et autres avancées sociales. En effet, pour les économistes classiques qui établissent ce classement, toutes les dispositions de protection sociale sont des handicaps dans la logique de la compétitivité néo-libérale.
    Si on enlevait ces paramètres antisociaux et ceux qui concernent la protection par contre très appréciée des gains des investisseurs, les Etats-Unis seraient encore bien plus bas dans le classement et les Etats sociaux-démocrates d’Europe bien plus haut.
    Ce classement néo-libéral est donc à prendre cum grano salis.

    1. Détrompez vous. Je ne connais pas les critères du classement évoqué par Paul, mais s’ils sont d’inspiration libérale comme probable, et contrairement aux poncifs habituels, alors les critères de flexibilité de l’emploi n’ont guère dû désavantager la Suède, ni la Suisse!

      La Suisse est toujours très mal placé (bien dans une perspective de concurrence européenne…), aussi bien pour les critères concernant l’emploi à temps plein, temporaire, à durée déterminée ou en intérim. Avec les derniers de la classe européenne des 15, anglais et irlandais.

      Quant à la Suède, elle ne cesse pas depuis sa crise des années 90 de précariser l’emploi (« socio-flexibilité »…), pour se retrouver plutôt en bas de tableau des 15, loin de la France ou de la Grèce,..
      jusque là… Les mythes ont la vie dure!

      Voir le rapport OCDE Political Economy of two-tier reforms of employment in europe :

      http://www.politiquessociales.net/IMG/pdf/cesifo1_wp2461.pdf

      A voir aussi, puisqu’on parle boulot et « organe d’appareil » , l’intéressante interview de Yves Clot à propos de son bouquin passionnant « Le travail à cœur. Pour en finir avec les risques psychosociaux » :

      http://metiseurope.eu/yves-clot-le-travail-souffre-c-est-lui-qu-il-faut-soigner_fr_70_art_28903.html

    2. @ Eddie Treille,

      « Pour Yves Clot, le plaisir du « travail bien fait » est la meilleure prévention contre le « stress » : il n’y a pas de « bien-être » sans « bien faire ».

      Je plussois, et en rajoute trois couches…

    3. Oui, l’oeuvre des équipes de Psychologie du Travail du CNAM est trés intéressante …Merci pour le titre du bouquin d’Yves Clot !
      On a appliqué une OST industrielle aux Entreprises tertiaires notamment , mais cela gagne le secteur social, l’hôpital ,tous les champs de la Société gérée désormais comme une Entreprise …avec appel de consultants externes fort bien rémunérés (je veux rester correcte dans mon expression), ne connaissant ni l’alpha, ni l’omega des métiers cost-killés, et réalisant ainsi une casse humaine considérable, en s’en lavant les mains …les méthodes exportées souvent de cabinets anglo-saxons sans aucune adaptation, sont ensuite appliquées froidement, sans dialogue préalable avec les Représentants des salariés : communication verticale descendante …
      Ainsi, les « ayant un savoir-faire et un savoir-être » peaufinés au fil du temps et des échanges professionnels et humains, se retrouvent dépossédés (= prolétarisés, selon B.Stiegler) et transformés en exécutants(aux cadences infernales, au nom de la trés sainte concurrence, et surtout des gros et gras dividendes dus aux actionnaires) ne trouvant plus aucun sens à ce qu’ils font, intelligence niée et donc en friche …=) et, nous arrivons donc aux robots ! CQFD

    4. petite suite funèbre …

      au même titre que Carthage en son temps, ceux qui résistent seront détruits …
      zarriveront pas ,tout cassés sont-ils, aux 67 ans requis …seront pas de riches centenaires !
      ô pardon, je m’égare ….

    5. @vigneron
      merci pour l’article article d’yves clot, je partage complètement et ça soulage que certains professionnels le disent

    6. Vigneron a raison: la Suède est montée au podium car sa bourgeoisie, là comme ailleurs,
      à alterné enchainé coup gauche et coup droite pour démonter les avantages sociaux.

      L’indice de compétitivité du World Economic Forum, comme les deux autres indices réputés,
      Doing Business (BM/SFI) et Index of Economic Freedom (Heritage Foundation, WSJ)
      mesurent une gamme différente de facteurs mais ont en commun la compétitivité,
      donc la valorisation de tout recul du travail face au capital.

      Pour ceux que cela intéresse:
      1. The World Bank Doing Business Report
      http://www.doingbusiness.org/
      2. The Global Competitiveness Report;
      http://www.weforum.org/en/initiatives/gcp/Global%20Competitiveness%20Report/index.htm

      3. The Index of Economic Freedom Report
      http://www.heritage.org/index/

  5. Bonjour,

    dans Le temps qu’il fait du 3 septembre dernier, il était question d’idées de format:
    de la BD, du théâtre, et aussi du dessin animé, en particulier « d’une main qui dessine très rapidement ce qui est en train d’être dit ».
    Voilà un dessinateur qui propose notamment dans ses activités, de dessiner « en direct » lors de conférences; sa démarche n’est pas très éloignée de l’idée, non? Peut-être serait-il intéressant de le contacter?
    http://barrosendirect.free.fr/
    http://baractu.canalblog.com/

  6. Paul,
    ne trouvez vous pas qu’avec l’effort de rationalisation de l’économie (entre autre), et la venue de l’informatique et d’internet, il y a tout simplement une « robotisation » de l’homme qui est en cours à grande échelle, et ce n’est pas un simple hasard si les discours sont robotisés au plus hauts niveaux de l’état.
    Ca fait un peu Matrix ce que je dis, j’en suis conscient, mais je trouve que la question mérite d’être posée a l’heure ou un mouvement de « désobéissance éthique » s’amplifie face à une gouvernance et un monde entrepreneurial qui pousse les hommes à devenir de plus en plus froids et calculateurs… comme des ordinateurs, et à agir contre ce que leur dicte leur conscience et leur coeur.

    Il semblerait que notre invention (l’informatique) ait une influence en retour sur nous qui n’est peut-être pas vraiment à notre avantage au long terme.

    1. Aussi opaque que le destin dans la tragédie antique, l’évolution qui a enfanté la gestion de tout est un rouleau compresseur. Il casse, il concasse les civilisations affaiblies ou rebelles. Il aplatit le matériau humain pour en gérer les fragments.
      PIERRE LEGENDRE. Dominium Mundi.

    2. Le commentaire de paul dans un post précédent sur le rôle de la conscience, qui serait en fait plus un élément de la mémorisation que de la prise de décisions premet d’approfondir cette question.

      Le cerveau est un réseau de neurones, qui, comme un automate, a des Inputs, des Outputs, et certainement une « consigne » (VIVRE!). Ce réseau remplit à la fois la fonction de mémorisation et de prise de décisions par des mécanismes de changement de pondération des connexions entre neurones, un peu comme des aiguillages, qui va orienter le « flux » vers un chemin plutot qu’un autre jusqu’à amener à la réalisation d’une action.

      C’est exactement comme un programme informatique, qui s’execute en fonction de ses Inputs, de sa mémoire et de sa structure initiale.

      La biosphère dans son ensemble fonctionne comme cela, comme un immense programme alimenté par l’énergie solaire.

      On peut penser que l’apparition des media de masse, puis celle des media interactifs changent radicalement la donne en terme de vitesse de propagation de l’information.

      La discussion sur ce blog va vraiment trés loin car elle aborde désormais les sujtes de la propriété et du libre-arbitre. Des conceptes qui sont à la racine de notre civilisation occidentale.

      Jusqu’où cela nous menera-t-il?

    3. Hhmm… J’ai encore besoin de vous donner mon point de vue…
      Un ordinateur est un outil. Nous l’utilisons donc comme bon nous semble.
      Certains pour consulter les cours de la bourse, d’autres pour les résultats des matchs de foot.

      Ce qui « formate » le discours est beaucoup plus la finalité, soit : gagner du fric avec plus ou moins de passion.

    4. Vous pouvez lire Bernard Stiegler, qui explicite les liens entre supports de mémoire et « vie symbolique » d’une société. Un peu jargonnant (support de mémoire = « hypomnémata »), mais plein d’intuitions très vraies. La plus instructive pour moi a été la définition du prolétaire comme personne privée de son savoir-faire, ce qui nous concerne de l’ouvrier au cadre supérieur (and beyond), indépendamment de la paupérisation pécuniaire, c’est une « paupérisation symbolique », ou encore une « misère symbolique » qui nous guette ainsi.

      Contre elle : l »otium » (« l’oisiveté », en fait un nouvel amatorat)

    5. Le libéralisme, sous son apparence démocratique, se présente explicitement comme le moins mauvais des mondes possibles : l’empire du moindre mal.

      Nous sommes loin des idéaux de vérité, morale et justice.

  7. Très intéressant le thème des gens qui ne savent plus exprimer que leur fonction, qui parlent « comme des robots ». On le doit à la spécialisation des tâches qui fait de chacun de nous l’équivalent humain d’un cheval de labour, à cause des œillères qu’on leur mettait sur la tête pour qu’ils ne soient pas distraits et tentés de prendre le mord aux dents. On ne voit plus, on ne sait plus que le boulot pour lequel on est payé. Le plus souvent un boulot de DEBILE MENTAL, même celui des informaticiens, parce que les débiles mentaux sont connus pour faire toujours la même chose. Le travail exige des tâches répétitives mais, au lieu de les concentrer sur les mêmes personnes, on pourrait fort bien les répartir sur l’ensemble du personnel. A faire toutes sortes de tâches, chacun se rendrait mieux compte de ce qu’est la vie au travail, connaîtrait plus de gens dans son entreprise, connaîtrait mieux les problèmes, ne serait pas obnubilé par ceux qu’on lui confie principalement, apprendrait beaucoup plus de choses, pourrait s’adapter plus facilement à de nouvelles situations, etc.

    1. Ouais c’est ça, et puis ils commenceraient à réfléchir et à contester les décisions des supérieurs au lieu d’obéir. Gauchiste, va!

    2. etc. : se rendrait compte que son travail n’existe que pour lui donner un salaire qui lui permettra de consommer et donc de créer un emploi qui permettra à un autre d’avoir un salaire, etc.

      Ça occupe, mais au bout d’un moment (pour l’homme il faut tout de même compter en siècles) ça saoule : survient alors une crise, de civilisation.

    3. « A faire toutes sortes de tâches, chacun se rendrait mieux compte de ce qu’est la vie au travail, connaîtrait plus de gens dans son entreprise, connaîtrait mieux les problèmes, ne serait pas obnubilé par ceux qu’on lui confie principalement, apprendrait beaucoup plus de choses, pourrait s’adapter plus facilement à de nouvelles situations, etc. »

      Dernièrement, je suis allé visiter l’usine Viessman en Allemagne (je ne sais si je peux citer ce nom, mais le modérateur biffera les mentions interdites), nous avons pu voir des robots à l’oeuvre (magasins et production de corps de chaudière) ainsi qu’une chaîne de montage de chaudière à condensation au gaz.
      Avant cela nous avons visité le très intéressant musée et surtout l’exposition de la motivation des travailleurs où on nous expliquait que chaque travailleur est amené à présenter ses idées dans le but d’améliorer la productivité (avec prime en supplément de salaire)
      Dans la chaîne de montage les ouvriers sont en équipe et ils s’organisent comme il le veulent pourvu que le quota soit réaliser voir dépasser.
      Nous ne sommes plus tout à fait dans les temps modernes où c’était un staff qui décidait pour tout le monde, mais nous n’avons pas encore de prise sur la nature de la richesse que nous devons construire.

      Le stade suivant est au citoyen de savoir et d’imposer au système l’espèce de richesse que nous devrons produire. (de préférence pour répondre aux besoins essentiels de 7 millards d’hommes sans bousiller la planète)

      Après avoir vu cela, je comprends que l’Allemagne est très efficace, mais si les 70% du marché Belge du chauffage est Allemand, c’est au détriment de l’activité des entreprises belges qui ont du fermer en entrainant du chômage qui annule les possibilités de marché.

      L’efficacité n’à pas que des vertus, il lui faut la résilience.
      http://ploutopia.over-blog.com/article-democratiser-la-monnaie-55885445.html
      C’est ce que vous voulez démontrer

    4. Quatre grandes tendances émergent chez les salariés : la suprématie du moi,celle de la vie personnelle sur la vie professionnelle, la remise en cause de l’autorité managériale et celle de l’information descendante.L’avenir des « robots » est tout tracé, la casse des vieilles prérogatives!

  8. Cher Paul Jorion,
    pour rebondir sur le fait que l’Europe ai été plus active que le FMI pour empêcher les hongrois de taxer leurs banques: il faut savoir que la plus grosse banque d’investissement du pays est française …. le groupe BNP (dixit son propre site):
    « BNP Paribas se positionne comme l’une des premières banques d’investissement étrangères du pays où elle a reçu en 2004, 2006 et 2007 le prix Euromoney ‘Best Debt House in Hungary’ (meilleur établissement pour l’émission de dettes).
     »
    Cette taxe aurait certes entrainé une légère baisse des revenus de certains cadres financiers hongrois, mais également et surtout une baisse des revenus de la maison mère française BNP. De là à accuser le géant financier français d’être intervenu, il n’y a qu’un pas que je me garderais bien de franchir. Mais on peut se poser la question de l’importance et du rôle grandissants dans l’économie, et pourquoi pas la politique intérieur, d’autres pays que le notre (entre autres Hongrie, Turquie, Maroc, …).

    1. Je déconseillerais à priori la BNP, c’est une banque compliquée, vraiment pas douée pour créditer dans les délais, les virements automatiques des comptes de ses clients étrangers,….
      Et surtout, tous les prétextes sont bons, pour faire trainer, trainer, trainer : les jours ferriés, bien évidemment, mais aussi la grande poésie, l’âge du capitaine et co, ..
      Et c’est, que pendant ce temps, entre une à deux bonnes semaines d’attente, c’est que c’est pas tout mais pour le dit étranger, c’est pas évident de vivre en France, au bout d’un certain temps carrément sans argent, en attendant son argent, parce que la BNP, la BNP , la BNP …

  9. « L’AIE baisse sa prévision de hausse de la demande de pétrole »

    Traduction;l’AIE hausse sa prévision de baisse de la demande de pétrole.
    Faut s’accrocher!

    1. Comme l’explique très bien Stoneleigh (The Automatic Earth), c’est la finance qui est le conducteur de la décroissance à court terme avant que la pénurie ne prenne le relais dans quelques années et ceci parce que la finance est ce qui porte sur la plus petite unité de temps.

      J’ai l’impression que nous sommes encore sous le choc de la pénurie relative (manque d’offre par rapport à la demande) que nous avons connu de la fin 2004 à 2008. Le cycle de destruction de la demande (réponse adaptée du système) anticipe encore et toujours la manque de croissance de l’offre.

    2. La finance s’en fout de la pollution, elle fera son fric sur la dépollution, …
      (Pour la finance, la pollution, c’est exactement comme la guerre, c’est super, le coup double :
      il y a d’abord l’argent de la destruction-
      -la guerre ou la pollution ou ..,
      puis l’argent de la reconstruction
      -…, …. )

    3. @ Alainloreal
      « on peut dire avec une certitude de 95% que les réserves de la région arctique constituent 90 milliards de barils de pétrole »

      Cela représente milles jours (environ 3 ans) de consommation mondiale, Le risque en vaut-il la peine?

  10. L’homme moderne est un robot, il accepte sa condition pour de l’argent.
    La Suède reste stable, ce sont les autres qui descendent : TOUS en Laponie « suèdoise », il y a le Père Noël ; c’est un pro, il vit, il danse !

    1. Les articles d’AgoraVox sont le plus souvent désagréables à lire et blablateurs. S’occuper des vieux au lieu de leur payer une retraite ? Je n’ai rien contre, mais si je ne prends que mon cas en exemple, je m’imagine mal héberger ma vieille mère dans un minuscule appartement que je partage avec ma légitime. Alors, quand je vois des mots tels que « société résiliente », je souris… De plus, si l’on a pu financer les retraites par répartition, ce n’est pas peut-être pas grâce au pétrole à 1$ le baril, mais parce qu’on a ponctionné les revenus, tout simplement, ce dont les néolibéraux ne veulent plus entendre parler.

    2. Une interview récente de Joseph Tainter (The collapse of complex societies). Il explique comment la complexité peut être intéressante jusqu’à un certain point à partir duquel elle devient contre productive. Il aborde l’avenir des retraites, de la sécurité sociale, du renouvèlement des infrastructures, des taxes, de la ressource énergétique. Il considère qu’il n’y a pas de discussion ADULTE au sujet de l’énergie dans nos sociétés alors que l’approvisionnement énergétique est la clé de la plupart de nos problèmes. Selon lui la durabilité ne se réduit pas à l’idée comme quoi il faut consommer moins, c’est surtout la capacité de la société à résoudre des problèmes et cela dépend des marges (ressources, énergie, capital) que la société a à sa disposition pour opérer une transition vers autre chose.

      http://www.financialsense.com/financial-sense-newshour/in-depth/joseph-tainter-phd/the-collapse-of-complex-societies

    3. @Crapaud Rouge.
      Je suis pour la retraite par repartition et je n’ai aucun problème à travailler le temps qu’il faudra pour peu que l’on évite de creuser les déficits. Je suis pour vivre de nos moyens. Cela dit, j’ai 37 ans, et je ne crois pas une seconde que le système sera à même de me payer une retraite quand j’en aurai 60, et encore moins quand j’en aurai 70 (si tant est que je vive aussi vieux). La relocalisation de l’économie et la fin de l’hyper individualisme est inévitable, il est dommage que l’on anticipe pas cette lame de fond.

    4. à Peak Oil
      Moi, j’en ai ras la carafe, vraiment, absiolument …
      au point ou j’en suis, je fais la grève du patient, je ne veux pas de retraite, je suis partie pour refuser de refaire ma carte d’identité, si c’est trop biométriquement sophistiquée, donc à priori, d’ici peu, je serais en plus sans-papier, …
      là où j’en suis, je sens que, c’est le métro que je vais devoir boycoter …
      (il faut des puces pour suivre nos déplacements, …….
      la tendance va vers
      -soit le ticket solo au prix fort,
      -soit la carte personnelle, photo scannée, et co…-soit disant à cause des terroristes, ..
      donc, je me permets d’anticiper, mais la prospective est d’investir la puce, la biométrie, les nanos … ????
      aussi bein pour les puces, que pour les nanos, et même la biométrie …
      c’est qu’il faut en outre des matières premières, pas mal d’énergie…
      et en plus encore, il faut de l’eau, et pas qu’un peu d’eau, beaucoup d’eau ..
      bref le ticket de métro, impersonnel, à tarif vaguement réduit pour 5 ou 10 voyages est dans le collimateur …
      un rapport avec la pollution ??? )

    5. les retraites ne seront plus un problème à partir du moment où on arrêtera de vouloir les financer par le travail .
      L’homo-capitalus oublie de se demander QUI crée la richesse ?

      Si demain , l’essentiel de la richesse provient de la technologie , alors il y aura une majorité d’hommes pauvres dans un monde potentiellement riche : une énormité de plus dans un monde débile ou la plupart crèvent de faim .

    6. @Peak.Oil.2008 : Evidemment que la différence diminue, c’est en $ de 2008.
      J’ai vu le graphe depuis 1861 et je ne constate aucune peak oil. Si je passe sur les prix élevés du début, les prix sont assez bas et constants autour de 40$ depuis un siècle mis à part le pic atteint en 1981 (causes géopolitiques) et l’autre pic atteint en 2008 (causes clairement spéculatives).
      Je ne dis pas qu’il n’y a pas peak oil, je dis juste que les prix du pétrole ne le reflètent pas du tout jusqu’ici et n’ont aucun rapport avec un problème d’offre (sauf peut-être le pic de 1981).

    7. Ah, les retraites ! Vaste sujet…La retraite c’est un peu comme la cerise sur le gâteau de la vie salariée…en la défendant on défend le salariat de nos enfants !

      Ce qui donne à notre civilisation une perspective de libération, de spiritualité que les Shadoks doivent nous envier.

    8. @ Fab :

      Excellent !
      Nous rejoignons votre point de vue. J’irai même plus loin : Soit nous sommes fou, soit nous sommes au milieu des conditionnés….
      Une vaste fumisterie… en effet ! Comme dit un collègue :  » Ca fait courir le monde …! Et moi je regarde..et je me marre ! ».
      Faudra tout de même vraiment penser à rassembler ce troupeau … Y’a personne qui, en tant qu’investisseur, souhaiterait se lancer d

    9. @ FAB ( suite..)

      .. se lancer dans la production de clapiers à humains …. On en a vraiment besoin !!!
      Et on pourra les observer durant leurs ébats, débats, combats, …
      Allez … Bonne soirée !!!

  11. Edgar Morin nous livre un mot d’encouragement emballé dans une tournure miroir dont il a le secret:
    « Ce n’est pas parce que nous avons renoncé au meilleur des mondes qu’il nous faut renoncer à un monde meilleur ».

    1. Pourquoi changer? Les européens sont heureux et les français encore plus. En tout cas à en croire un sondage CSA de janvier 2010 pour… Coca!

      Intro de « l’étude » :

      Des Européens heureux malgré le contexte.
      « Diriez-vous que vous êtes heureux ? » Invités à répondre à cette question, les Européens interrogés dans le baromètre CSA/Coca-Cola répondent par l’affirmative. Malgré le contexte économique et social difficile, 86% des Européens se disent en effet très ou plutôt heureux.
      La crise économique, les inquiétudes écologiques, les incertitudes relatives à l’égard de l’avenir n’ont pas non plus conduit les Européens à avoir le sentiment qu’ils sont aujourd’hui moins heureux qu’ils ne l’étaient l’an dernier. Un Européen sur deux (53%) affirme être aussi heureux cette année que l’an dernier.
      Les jeunes Européens et les actifs sont plus souvent satisfaits de leur sort que leurs aînés. Notons que cet écart entre générations est assez prononcé dans les anciens pays communistes (Roumanie, Bulgarie), les changements politiques et sociaux ayant davantage ouvert d’opportunités aux jeunes citoyens qu’à la génération plus âgée.
      Ce niveau de bonheur est d’ailleurs globalement plus élevé dans les pays de l’Ouest de l’Europe que dans les pays de l’Est, exception fait de l’Italie. Sa composante démographique (moyenne d’âge la plus élevée des pays interrogés) jouant légèrement en sa défaveur.
      Les Français, comme souvent dans ces enquêtes européennes, se distinguent. Ils rencontrent plus de difficultés que les habitants des autres pays occidentaux à affirmer qu’ils sont plus heureux qu’il y a quelques années. L’indéfectible côté « râleur » se traduit par une plus grande difficulté de leur part à se déclarer optimistes à l’égard de l’avenir.

      http://www.csa.eu/dataset/data2009/opi20091215-happiness-barometer-international-survey.pdf

      A voir aussi cette rigolote étude sur le même thème mais en novembre 2008 et juste pour les français. Marrant car les réponses sont divisés en 2 colonnes CSP+ et CSP-! 🙂

      http://www.csa-fr.com/dataset/data2008/opi20081113-les-francais-et-le-bonheur.htm

  12. Quand je vois votre video, elle a sur moi le même effet que « la chanson du dimanche »: elle me donne « La Pêche! ».

    Merci,

    Continuez

  13. Merci Paul j’ai bien aimé ton regard ‘des coulisses’ de forum Krynica et aussi un peut de toi même.

    Ce que tu renconte sur ‘les machines’ ‘pré-enrigistrer’ j’ai resenti très fort avec l’interview que tu as eu avec Les M. Colombani et Cassanova sur France culture fin l’année dernier au début cette année.

    C’était interessant et terrible à la même temps! Je comprends bien pourquoi tu parle ‘des machines’ et de ‘pré-enrigistrer’. A l’époque j’ai senti que tu parlé avec l’ordre établi, le mur de soi-disant pouvoir. Ils ont beaucoup à perdre si ils vont vraiment à l’encontre de l’autre j’ai l’imprssion?

    Aucun échange, peut dialogue et peut de curiosité de se rencontrer.

    Le libre marché, le libre rencontre, le vraiment libre échange sont aujourd’hui pas vraiment au rendez vous, et très difficile a établir, non?

    Peter

  14. J’ai mis en ligne la video de la séance plénière avec Paul, et signalé le vide des propos
    (robots, organes d’institutions comme l’explique Paul).

    Mais Paul a raison: sa participation à ce genre de messe est utile, pour deux raisons:
    recueillir des informations et semer le doute dans quelques esprits.
    La Grande Crise est propice aux questionnement, au delà des appartenances de classe.

    De plus, je suspecte Paul a prendre plaisir à jouer le mouton noir,
    ce que je partage, donc comprends très bien et approuve…

  15. La remarque de Paul Jorion sur son impression d’avoir rencontré des humains « se comportant comme des robots » est encourageante.

    En effet, jusqu’à un passé récent, les robots étaient limitées dans leurs fonctions à des tâches répétitives de type industriel, en remplacement des travailleurs humains (dans plusieurs langues slaves, la racine « robot » siginifie serf ou travailleur, le mot ayant semble-t-il été consacré par un écrivain tchèque des années 20).
    On a eu l’occasion de souligner récemment des applications possibles des robots pour répondre à des besoins sociaux (au Japon, notamment, et par extension aux pays riches et à faible démographie).
    On entrevoit ici la possibilité que les robots puissent aussi se consacrer à des tâches d’organisation et d’encadrement à haute responsabilité. Plus encourageant encore, cette substitution semble revêtir un aspect volontaire, puisque les interlocuteurs « se comportent comme » des robots (à l’inverse des travailleurs de l’industrie qui accueillaient mal les robots venus les remplacer).

    On en tirera la conclusion que les robots sont en train de gravir l’échelle sociale. Un intervenant de ce blog a récemment suggéré que les robots soient rémunérés, ce qui les ferait passer du statut de serf à celui de salarié. A ce stade, je mesure mal quelles seraient les conséquences économiques de tout ceci. Mais de toute évidence, les possibilités sont immenses, notamment celle de revenir à une nouvelle phase d’accumulation illimitée du capital.

    1. J’ai toujours eu ce sentiment de personne qui n’écoutait pas pour radoter de choses inculquées, apprises …
      (peut-être même moi, parfois je peux donner cette impression là, je ne sais pas ??? )

      En tout cas, il n’en ait pas que dans la finance, la politique, la religion … (ce n’est peut-être pas si évident de garder simplement, naturellement, tranquillement, rationnelement, efficacement … son cerveau en « éveil » … il ne s’agit pas non plus de déclarer une paranoïa, ou autres types d’infammations de l’esprit)

      Bref, ce qui est grave, c’est qu’il s’agit de nos élites, et que nous sommes tous assez d’accord sur le constat .. (et que pire encore, …. si même parmi les élites .. certains sentent bien que ..

    2. « Un intervenant de ce blog a récemment suggéré que les robots soient rémunérés, ce qui les ferait passer du statut de serf à celui de salarié. A ce stade, je mesure mal quelles seraient les conséquences économiques de tout ceci. » : observez, regardez autour de vous et mesurez !

      L’ultime version sera celle du robot vivant notre vie à notre place ! A ce stade nous en sommes à la version qui travaille à notre place…et nous pendant ce temps-là, on fait quoi ?

    3. Je préconiserais donc de répartitionner cette rémunération vers la sécurité sociale et la nouvelle caisse à créer d’investissement (qui courtcircuite les financier, à l’inspiration de Bernard Friot ..)

      Soit imaginons
      l’obligation aux employeurs d’ une telle rémunération
      -simple sur les caméras de surveillance (machine à surveiller), les park-mètres (machine à tickets) , …
      -un peu augmentée sur les péages d’autoroute (machine à ticket et robot-portier ), les pompes à carburants jour/nuit ( machine à tickets, néo-pompiste) ….
      -voire encore plus élevée …
      laquelle obligation suivie de l’obligation de reverser immédiatement cette rémunération (à priori mensuellement … ) dans une caisse gérée par répartition (surtout pas capitalisation …)
      et de là réfléchissons …..

    4. @cecile

      Si vous repassez par ce fil : je pense que l’auteur initial (Ybabel en l’occurrence, qui s’est cru incompris sur le moment) devait penser à quelque chose comme cela : la réintroduction des « coûts cachés » ou « externalisés » à la charge de l’employeur, pour remettre en équilibre coûts et bénéfices sociaux.
      Ceci dit, la réponse ne coule pas de source : il me semble que selon les modes de production, la pénibilité et la répétitivité du travail, le passage à la mécanisation peut aussi être un bienfait. Quiconque a vu un jour l’outil primordial à l’oeuvre en agriculture (traction animale + araire), encore présente sur cette terre en de nombreux endroits, la peine et la pauvreté qui en résultent, ne peut se prononcer absolument contre la mécanisation. Entre s’arracher à la glèbe et dérober le feu aux dieux : où est l’équilibre?

    5. de trois fois rien notre cerveau qu’on domestique et devenu maître: mal-être alarmé d’être ainsi pris d’assaut, alertant gesticulant au secours, rameutent les pires d’entre eux… course folle à ne pas se résoudre qu’un robot, en bilan chiffré au regard du nôtre, occupe la place d’un éclat de glace, et nous de trop… espace illimité et vain

      hommage à Lhasa De Sela
      http://www.youtube.com/watch?v=woQN6n_2EtM
      « le 31 décembre 1999… j’étais dans un port militaires, dans toute la ville ils préparaient la fête, feux d’artifices, musique décorations et dans le port y avait des bateaux de guerre à perte de vue…
      live Quebec My Name

      Why don’t you ask me
      How long I’ve been waiting
      Set down on the road
      With the gunshots exploding
      I’m waiting for you
      In the gloom and the blazing
      I’m waiting for you

      (…)
      My name, my nam
      Nothing is the same
      I won’t go back
      The way I came

    6. à François le Sombre
      je suis bien d’accord, …
      sinon il me semble que les machines agricoles des petites exploitations agricoles ont encore des progrès à faire pour travailler vraiment vraiment seules,
      peut-être que dans les usines à viande, les machines arrivent à être assez sophistiquées pour cela, je ne sais pas, mais si c’est le cas …

    1. En introduction de son audition, Jean-Pierre Jouyet explique que même pour le commun des mortels, comme pour le spéculateur, il est logique de toujours vouloir toujours vendre plus cher que l’on a pu acheter

      Ce dire m’a laissé perplexe,
      il suggère d’un monde dans lequel le temps est comme suspendu, figé, dans une éternité où rien ne vit:
      par exemple
      dans le cas d’une maison neuve, cette maison reste toujours indemne des intempéries, elle ne vieillit pas, rien n’en est à entretenir, …
      dans le cas d’une vieille masure délabrée, le fait de l’avoir retapée ou de ne pas l’avoir retapée, ne fait strictement aucune différence, ….

    2. @cecile et sounion
      Interessant.
      Soyons bon, et ne mettons pas en doute l’honnêteté de M. Jouyet, quand on voit la complexité des débats, et l’importance des zones d’ombres dans un pays donné et qu’on imagine une réunion à 20 états, sur ce même thème, en prenant en compte la divergence des pratiques nationales (sans parler de culture), en rajoutant une grosse couche de langue de bois et de protection d’intérêts nationaux, on imagine assez facilement que le G20 patine dans la semoule sur la régulation financière.

  16. A quoi bon parler , à qui , comment ? Quels changements provoquer et comment ?
    Sur quel mode communiquer par rapport aux discours universitaires n aux discours courants et machinaux ?
    Ces interrogations reviennent souvent dans le Temps qu’il fait , le Temps qui passe malgré les efforts de clarté dans la confusion .

    J’ai évoqué dans un commentaire au précédent « Temps qu’il fait » , tant que d’autres n’imaginent pas de solutions , le « Peuple contre Wall Street » , un « simulacre » cinglant de procès écrit en 1932 par William Floyd.
    Je viens de lire dans « le Temps » , journal du temps qu’il fait en Suisse , qu’un film va sortir le 15 septembre sur une ville des US qui a entamé un procès contre les banques , c’est  » Cleveland versus Wall Street » par le cinéaste Bron qui s’en explique et donne quelques détails ici :
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/706bb276-b9f6-11df-9ea7-6791aedb1a60|0

    Le mode de l’imaginaire rejoint bien le réel quand le virtuel dépasse l’entendement

  17. Je viens de suivre une émission sur l’écologie sur FR.C avec Y Cochet malheureusement la page de FC est trop lourde pour ma connection, mais j’ai trouvé cette émission particulièrement énervante. Nous pourrions éventuellement rediscuter ici cette idée de taxe carbone ???

    Pour le trancher tout net,
    l’ami d’yves Cochet n’est point du tout mon fait !

    Il n’a cessé de me culpabiliser en disant que je consomme 1000 W en moyenne à tout instant, en tant que français et que si l’on inclus l’industrie c’est 10 fois plus.

    Il a dit que l’afrique était immense en oubliant de mentionner qu’il existe un énorme désert, le Sahara qui n’est pas habitable, donc l’empreinte écologique d’un africain est à rapporter à l’Afrique MOINS ce désert déjà.

    D’autre part au cours de cette émission personne n’a évoqué l’idée simple et géniale d’interdire tout véhicule automobile dans Paris. Pour des gens soit disant intelligents, on pouvait s’attendre à plus de perspicacité. Qu’en pense peak Oil 2008 ?

    Personne n’a évoqué le fait d’utiliser l’énergie solaire à grande échelle. Nos écologistes sont décidément très limités !

    De plus je fais déjà tout pour économiser de l’électricité… toutes mes lampes sont fuocompactes ou led parfois j’utilise la lampe de poche.

    Une autre idée est de munir tout véhicule d’un bridage de puissance qui se mettrait en marche en Ville.

    Yves Cochet souhaite abandonner la politique de natalité au profit d’une politique neutre en cette matière sans dire ce qu’il entendait par là ? Parce qu’un petit européen consomme 640 allés-retour Pari NY en moyenne… ! déjà qu’il n’y a pas tellement d’enfants, tout juste ce qu’il faut pour renouveler les générations ? Il est tombé sur la tête ? Le présentateur a évité de continuer le sujet pour permettre à Cochet d’être réélu !

    Il faudrait déjà voir qui fait trop d’enfants ….

    Moi je veux qu’on interdise la voiture dans toutes les villes, au profits de parkings périphériques. Les villes doivent être rendues à la voix humaine, pour l’instant l’espace public qu’est une ville est détruit par ce passage continuel et assommant, les appels incohérents de la mécanique (Céline), la grande marmelade des hommes dans la ville ! S’il y a une chose qui me dégoute et qui est le symptôme de l’anéantissement de l’homme, de la confiscation de son espace c’est la voiture. Impossible de parler, de respirer, d’entendre les autres, de les voir, il faut circuler toujours, se ranger. Assommés par le bruit il est impossible de réfléchir !

    Imaginez une ville calme, ou sous les platanes de Paris on entendrait enfin le murmure des conversations !! La ville serait ouverte pour le langage, le bruit des mots, l’entre soi ! tandis que maintenant il faut pas se leurrer la voiture c’est le Terminator auditif, la tympanisation systématique par le bruit, le bruit !

    Écologistes comme mes bottes ! En 68 on avait plus d’idées que maintenant.

    1. Juste pour vous taquiner.
      Avant les véhicules automobiles, il y avait les hippomobiles. Vous n’imaginez pas le bruit que faisait cette circulation, entre le claquement des fers des chevaux et le raclement des roues sur le pavé… et les invectives des cochets (pas Yves).
      Par contre, coté odeur, on a perdu celle délicieuse du crotin (enfin, question de goût).

    2. À lisztfr

      Complètement d’accord avec vous . Concernant Lez villes. Concernant la taxe carbone, à vrai dire, j’ai hâte qu’il n’y ai plus de pétrole.

    3. @lisztfr

      je vous en conjure cessez d’écouter ces balivernes d’écolo des villes. le monsieur en question est un petit prédicateur discount pour bourgeois bohèmes bien éduqués qui se voudraient fâchés. comme ils n’ont aucune prise sur le grand capital, le vrai pollueur, ils se vengent sur les ouailles.

      personnellement je roule à la chinoise, avec une petite 125cm3, j’ai mis deux sacoches et j’ai retrouvé le plaisir de vivre en ville (insupportable la circulation à lyon) tout en baissant ma consommation et en faisant de conséquentes économies. celui qui m’interdirait ma moto je le traiterais de fasciste!

      franchement n’écoutez pas ces fariboles millénaristes: c’est toxique! prenez vous un bain de tant en tant c’est pas cela qui va changer la face du monde 😉

    4. @lisztfr
      Apparemment vous avez du mal à voir la réalité en face et ne pensez qu’a conserver, voire augmenter vos petits privilèges. C’est pas tout à fait l’esprit du site, je crois. Si vous voulez du calme, allez vivre à la campagne. L’Ile-de-France est une zone d’activité et les personnes qui se déplacent en voiture n’on souvent pas le choix, ils le font pour leur travail. Mais parfois, c’est vrai, pour sortir de leur quartier ou vous ne mettriez pas un pied, il viennent passer le samedi soir à Paris, là ou une bonne partie de ceux qui les exploitent vivent… A n’en pas douter, vous souhaiteriez un Paris à la mode Londonienne, inabordable pour les pauvres… Cultivez-vous un peu et vous verrez que les problèmes sont bien ailleurs que les petits tracas qui dérangent votre petit confort bourgeois parisien.

    5. @ lisztfr

      Mon vieux.
      Vous permettez que je vous appelle affectueusement mon vieux?
      Si je peux oser un conseil: Laissez tomber la lampe de poche. Passez tout de suite à la lampe frontale… en lieu et place de votre troisième oeil.

    6. Il y a un village de montagne en Suisse, où la voiture individuelle est interdite, (sauf cas exceptionnel, nécessité oblige, type déménagement, ambulance….), il y a bien une navette, et aussi un parking périphérique et …

    7. Sur cette idée de la taxe carbone, nous avons déjà (au moins dans notre pays, en France) une taxe spécifiques sur les produits pétroliers, (Taxe Intérieur sur les Produits Pétroliers ) …
      Il y aurait donc une étude à faire sur l’efficacité mais aussi des effets secondaires (dans la durée ) de cette pseudo-taxe-carbone en rapport à son incidence sur la consommation de produits pétroliers

      Bref, il m’étonne que les partisans de la taxe carbone, soient aussi discrets sur la bonne incidence de cette TIPP en rapport à nos importations de pétrole, nécessaires pour satisfaire la consommation sur notre sol national de produits pétroliers ???

    8. @Arkao, Noux, Carl, La menuise

      L’esprit du blog ce n’est pas non plus de débarquer avec sa suite de pseudos ridicules et de décrier l’analyse d’un intervenant régulier sous prétexte que sa critique des automobiles en ville ne peut être que le fait d’un parisien bobo. Parce qu’entendons-nous bien messieurs les « on ne fait pas ce qu’on veut dans la vie », si les pauvres n’ont pas le choix (robot-fonction numéro un) et les riches non plus (robot-fonction numéro deux), autant dire tout de suite que tout le monde a le droit d’emmerder tout le monde puisque c’est une obligation, et clore tout de suite le débat. Ça nous gagnera au moins un peu de temps.

    9. La bagnole en ville, quel beau sujet qui mériterait un billet dédié. L’imagination fait défaut à notre civilisation me semble-t-il. A oui j’oubliais, la robotisation de l’esprit n’aide pas à l’imagination.

    10. @ Mme Mounier.

      Pourquoi j’suis dans le panier moi?
      et puis mon pseudo n’est pas ridicule, c’est comme cela que les personnes qui me connaissent on choisit de m’appeler. c’est même po moi qui ai choisi..:(

    11. @ la martine mounier

      … Parce qu’entendons-nous bien messieurs les « on ne fait pas ce qu’on veut dans la vie », si les pauvres n’ont pas le choix (robot-fonction numéro un) et les riches non plus (robot-fonction numéro deux), autant dire tout de suite que tout le monde a le droit d’emmerder tout le monde puisque c’est une obligation, et clore tout de suite le débat. Ça nous gagnera au moins un peu de temps…

      Je ne vous ai pas demandé la permission, mais j’ai fait le choix, en ville de privilégier mon usage du vélo.
      Il est vrai que, par choix aussi, je ne suis ni riche ni pauvre,
      juste plus libre que d’autres de mes choix de vie, par choix toujours.
      Et donc j’espère plus responsable, même, et surtout si, je me trompe.

      P.S
      C’est votre métier de gagner du temps?

    12. Un peu d’humour russe.

      Il faut aimer les piétons / Пешеходов надо любить

      Les piétons ont créé le monde […] C’est eux qui ont diffusé la culture dans le monde entier, inventé l’imprimerie, inventé la poudre, jeté des ponts sur les fleuves, déchiffré les hiéroglyphes égyptiens, introduit l’emploi du rasoir de sûreté, supprimé le commerce des esclaves […]

      Et lorsque tout fut prêt, lorsque la planète natale eut l’air relativement bien aménagée, les automobilistes sont apparus. Il faut remarquer que l’automobiliste fut aussi inventée par les piétons. Mais cela, les automobilistes l’ont oublié tout de suite. Ils se sont mis à écraser les piétons doux et intelligents. Les rues créées par les piétons, sont passées au pouvoir des automobilistes. Les chaussées sont devenues deux fois plus larges, les trottoirs ont rétréci jusqu’à la dimension d’une bande pour paquet de tabac. Et les piétons ont commencé à se serrer peureusement contre les murs des maisons.

      Dans une grande ville, les piétons mènent une vie de martyr. On a établi pour eux une espèce de ghetto du transport. On leur permet de traverser la rue seulement aux carrefours, c’est-à-dire précisément aux endroits où la circulation est la plus intense et où le fil, au bout duquel pend généralement la vie du piéton, est le plus facile à couper.

      Dans notre immense pays, une automobile ordinaire, qui est destinée, comme le pensent les piétons, à un transport pacifique de gens et de charges, a pris la configuration terrifiante d’un obus fratricide. Elle met hors de service des rangs entiers de membres des syndicats et leur famille. Et si le piétons réussit parfois à échapper à la gueule argentée de la voiture, la police lui inflige une amende pour infraction aux règles du catéchisme routier.

      Ilf et Petrov, Le veau d’or, 1929 / Ильф и Петров, Золотой телёнок, 1929

    13. La notion de « gagner » du temps est à rapprocher de celle de « gagner » sa vie.

      Le temps est une construction humaine.
      On peut en gagner combien ?
      Une nanoseconde ou une année lumière ?

    14. Le déplacement le moins chère est celui qu’on ne fait pas d’où prosommation et relocalisation.
      Faut taper ces deux mots dans un moteur de recherche.

    15. @Martine Mounier
      Votre post est incompréhensible.
      Essayez d’être plus clair et je me ferai un plaisir de vous répondre.
      Au plaisir de vous lire,
      Carl, n’en vous déplaise.

    16. @Carl

      Répondre à quelqu’un qui réfléchit tout haut à un mieux vivre ensemble en ville, que « s’il veut du calme, il n’a qu’à aller vivre à la campagne », c’est exactement comme affirmer : la ville est bruyante et polluée ; c’est comme ça, on y peut rien. C’est-comme-ça-On-y-peut-rien étant la fonction de base des robots, et Paul ayant fait référence dans un précédent billet aux salariés-fonction qui récitent et appliquent leur programme, ne voyant pas du tout comment changer un (soi-disant) état de fait, je faisais tout bêtement le lien.

      Quand, d’autres part, vous laissez entendre, avec cette pointe de mépris, que le fait de vouloir une ville plus douce ne peut émaner que d’un bobo parisien, je vous invite à remarquer, puisque vous l’évoquiez vous-même au début de votre commentaire, que l’esprit du blog de Paul consiste davantage à défendre une position qu’à mépriser la position adverse, sous prétexte d’utopie et de boboïtude fantasmée.

      Comme enfin, La menuise avait, à deux commentaires du votre, une identique et toute mignonne petite façon d’aller dans votre sens, j’ai eu soudain un accès de paranoïa internautique et me suis demandée si vous ne partagiez pas une seule et même identité.

      Mais me voilà rassurée ! Finalement, tout le monde est sorti du lot ! C’est merveilleux ! Je n’ai donc plus qu’à espérer que chacun fasse de même dans la vie et adoptent le « programme » ouvert L’impossible-n’existe-pas.

      @La menuise
      « La » martine mounier avec son boulot l’a pas trop le temps de répondre à des questions surréalistes. Suis sûre que vous comprenez.

  18. et çà c’est le temps suivant..
    Hypo Real Estate obtient 40mds €
    AFP
    10/09/2010 | Mise à jour : 21:24 Réagir
    La banque allemande Hypo Real Estate, nationalisée l’an dernier pour éviter la faillite, a demandé d’urgence 40 milliards d’euros de garanties publiques supplémentaires, selon le site internet de l’hebdomadaire Stern. Cette demande a été satisfaite, a annoncé le fonds fédéral de soutien au secteur bancaire (Soffin).

    Cette aide d’urgence permettra à HRE d’éviter une cessation de paiement qui pourrait survenir dès le 22 septembre dans le pire des scénarios, précise encore le site internet. La baisse des taux d’intérêt, l’évolution du dollar et l’exposition aux emprunts des pays de la zone euro en crise seraient à l’origine de ce risque financier. HRE a déjà bénéficié de plus de 100 milliards d’euros de garanties et d’une injection directe de huit milliards de l’Etat fédéral pour l’acheter et la renflouer l’an dernier.

    Hypo Real Estate a été la seule banque allemande a échouer aux tests de résistance européens le mois dernier. Ce n’était pas une surprise, étant donné que l’établissement n’a jamais caché avoir encore besoin d’une injection de capital d’environ deuc milliards d’euros de la part de l’Etat fédéral, son seul actionnaire qui pilote sa restructuration.

    1. Oui, HRE, c’est du sérieux.
      Lol …
      Comme Northern Bank ou Anglo Irish Bank : avec des structures de type ‘bad bank’ (celle d’HRE s’apelle ‘FMS Wertmanagement’).
      Sauf que le cas allemand est au niveau allemand : grosssss !!
      210 milliards à transférer (!!), 55% de l’actif.
      http://www.agefi.fr/articles/Hypo-Real-reste-maillon-faible-systeme-bancaire-allemand-1147060.html
      AIB à côté, c’est de la roupie de sansonnet (et pourtant) …

      Autre ‘dimension’ (après la 4ème dimension, no limits) : HRE est la banque allemande la plus exposée aux risques liés aux pays ‘périphériques’, notamment la Grèce, car elle détient près de 8 milliards d’euros d’obligations grecques, devant la BNP et la Soc Gen :
      http://www.bloomberg.com/news/2010-08-20/hypo-real-estate-bnp-socgen-have-largest-shares-of-greek-sovereign-debt.html
      Et c’est sans compter les obligations portugaises, espagnoles et irlandaises (tiens, on a fait la boucle avec AIB .. ?).

      Bref, un ‘pétard’ comme ça ne PEUT PAS exploser : à ce niveau, c’est de la barre chocolatée.
      😉

    2. Tiens, il parait (France-Info hier soir) que Deutschbank doit lancer une émission de recapitalisation à hauteur de 8 Mrds d’euros la semaine prochaine.

      Premier servi? Ou premier SOS avant saturation des ondes?

    3. La même Deutshbank dont François Leclerc disait que des rumeurs la pressentaient comme reprenant la Postbank en Allemagne …
      Comme en Grèce d’ailleurs.
      Et comme un ‘malheur’ n’arrive jamais seul, on demande parfois à ceux-là même qui ont initié ce malheur (Deutschbank aurait ‘trempée’ dans le ‘crime’ grec) de ‘sauver’ leurs victimes.
      Un drame, un vrai, beau comme une tragédie. Grecque.
      On en arrivera presque à oublier notre poste à nous, elle aussi bientôt sur les rails du progrès.

    4. AIB Irish n’est pas de la roupie de sansonnet , rapporté à la population active c’est 35000 €/actif l’équivalent de l’actif financier de chaque frenchi , possiblement tous les français verraient leur épargne avalée par une seule banque , sans même parler de la dette du pays qui est au moins équivalente et des dettes des banques françaises. Ramenez les dettes à l’actif financier de chacun vous filerez de suite à la banque.
      Je ne vois plus qu’une solution que chacun retire ses fonds du circuit , que le systeme soit obligé de constater la faillite , que les derniers sortis encaissent la défaisance et que le monde crée une nouvelle structure de bienfaisance. Le délai n’est pas dans un an ou autre………c’est maintenant que tout ce décide.sinon c’est l’esclavage de la dette pour des années.

  19. L’imaginaire est toujours devant,
    il ne nous appartient pas de prédire l’avenir,
    (nous ne sommes Dieu, pas omniscient et tout et tout ….)
    mais l’anticipation est le devoir biologique des hommes …
    (nous avançons le souffle du passé dans le dos, le regard tourné vers l’avenir …)

  20. @ Paul Jorion :
    Le gars avec qui vous avez discuté, le conseiller économique du premier ministre hongrois, en ‘off’, il le savait que vous alliez retransmettre ces infos sur le blog ?
    Je veux dire, il savait que vous avez un blog, 1er blog économique en France ?
    Si oui, il vous a utilisé pour ‘faire passer son message’ concernant la Commission européenne car c’est bien la première fois que j’entends ce type d’explication, complètement inverse de la version officielle (the bad FMI and the good UE), genre « UE, kiss my XXX »
    Dans le cas contraire, il est ‘grillé’ si c’est lui qui est en contact avec le FMI et la Commission européenne !! 🙂

    1. Allons zébu, tout le monde (par monde je veux bien dire « terre débitrice » entière) a compris depuis longtemps que le FMI n’était que l’agence de recouvrement et puissamment coercitive supra-nationale des créanciers mondialisés contre les États débiteurs précarisés!

      La commission et les pays européens créanciers riches, autour de l’Allemagne et de la France,se chargent du boulot « désagréable » à l’intérieur de l’UE, point.

    2. Zebu,

      Je ne peux pas dire ce qui en est du FMI, mais eun tout cas, pour la commission européenne, elle est loin d’être monolithique dans ses approches des differents sujets dépendant de sa compétence. L’organisation avec laquelle je travaille :la Plate-forme Sociale Europennne, regroupant plus de 40 associations européennes ayant elles mêmes comme membres des associations nationales du secteur social dans les 27 pays de l’UE. (Couvrant les domaines du Handicap, du vieillissement, de la grande pauvreté, du droit des enfants, du droit au logement, de la lutte contre toutes formes de discriminations) est en rapport assez fréquent avec la direction Générale de l’emploi et des affaires sociales de la Commission européenne. Cette direction emploi et affaires sociales a des positions très différentes de la plupart des autres directions et en particulier de celles de la direction générale Marché intérieur et concurrence… La première étant globalement en faveurs de l’Europe Sociale, la seconde presque systématiquement opposée à toute reglementation des marchés ou de l’industrie et des commerces dans lesquelles cette direction générale Marché intérieur et concurrence voit immédiatement un frein à la libre expression des forces du marché…

      Pour donner un exemple concret, la direction Générale de l’emploi et des affaires sociales de la Commission européenne a fait adopter un texte intitulé « Le coût de ne pas avoir de politique sociale…
      La Plate-forme Sociale est consultée sur pratiquement tous les textes en préparation rédigés par la direction Générale de l’emploi et des affaires sociales de la Commission européenne. Mieux les membres de la Plate-forme Sociale arrivent souvent à faire évoluer les textes originaux de façon à ce que ces textes soient plus conformes aux besoins exprimés par leurs membres à la base.

      En revanche il est très difficiled’avoir des échanges fructueux avec d’autres directions générales de la Commission Européenne nettement plus marquées par l’idéologie du libéralisme économique.

    3. @ Vigneron :
      On aurait élu alors de vulgaires hommes de main, à l’insu de notre plein gré ?

      @ Paul Tréhin :
      oui, aucune organisation n’est monolithique. Mais même la délégation sociale n’a pas pu empêcher la stratégie de Lisbonne, alors que cela relevait de sa compétence …
      Sans compte, que ceux qui décident sont tous au Conseil européen ou à l’Ecofin.
      Le reste, c’est du papier cadeaux, ou la surprise de bonux pour vendre la lessive.
      Je sais, je sais, faut pas être monolitihique dans ses avis, certaines choses se font quand même …
      Mais à quel vitesse et à quel prix ?

    4. @Paul TREHIN, il y a plus on monte de très beaux placards avec très beaux tiroirs, même dans les chambres fortes consacrées au passé, remises quelque part dans le nouvel aménagement, et des couloirs qui s’allongent et par lesquels on revient se poser à son bureau, ouvrir fermer les portes de son placard.

    5. Ce que décrit Paul Tréhin n’est pas surprenant.
      La Commission sert d’autant mieux le capital qu’elle n’est pas monolitique.
      Elle sait répartir les tâches.
      Celle d’Econfin n’est pas celle de la Direction de l’Emploi et des Affaires Sociales.
      Cette dernière a visiblement du mou pour ballader la Plate-forme Sociale Européenne,
      et encore plus de capacités pour ensuquer la CES, totalement vendue au capital.
      Le jeu de rôle est parfait.

  21. Le sujet de l’impact des ordinateurs sur nos vies a été un peu évoqué dans cette discussion, pour celles et ceux que ç intéresserait, voici une chronique de Brunot Frappat dand « La Croix » citée ce matin même dans Le Kiosque d’Ivan Levaï de ce jour: samedi 11 septembre 2010
    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/lekiosque/
    Super il y avait la transcription de cette chronique en texte lisible:

    « Bruno Frappat dans LA CROIX, ne se demande pas si Dieu est de gauche, de droite ou du centre. Mais il peste contre les machines destructrices de l’emploi des hommes et inhumaines.
    Insérez votre carte, tapez votre code, n’oubliez pas le ticket. Retirez le reçu. Voulez-vous effectuer une autre opération… Confirmez, validez. Vous serez facturé au tarif local.
    Partout, écrit Frappat, téléphone, administrations, services public, stations-service, banques et bientôt caissières… croiser un regard, discuter, échanger, expliquer, rire devient impossible.
    Les machines n’ont pas le sens de l’humour. Et c’est ainsi que les emplois, insidieusement sont supprimés.
    Et le chroniqueur d’en venir aux questions sociales du moment, avec cette question qui taraude les experts… Comment éviter la galère du chômage ? Et les autorités qui serinent aux Français. « Il va falloir travailler plus et plus longtemps ».
    Mais où, demande faussement candide, le chroniqueur de LA CROIX, avant de répondre à la façon de Boris Vian… Il y a quelque chose qui choque là-dedans. J’y retourne immédiatement.
    Au passage, Frappat d’écrire ce que pourrait reprendre mot pour mot, Pierre Laurent à la Fête de l’Humanité : la dénonciation parano de cet empêcheur de marcher en rond qu’est le salarié.
    Extrait :
    « Le salarié est l’ennemi de la rentabilité : il coûte, il râle, il fait grève, il veut des augmentations, il prend des congés, il ne travaille pas aisément jour et nuit, il se syndique, il veut la retraite à soixante ans, il a des états d’âme. Pas la machine. Elle se détraque de temps en temps, certes, mais pas autant que les travailleurs avec leurs satanés arrêts de travail et congés maladie. Elles ne font jamais d’enfants, les machines, donc pas de congés maternité.
    C’est quand même formidable de penser qu’un jour, peut-être, on pourra se passer complètement de la présence humaine et de l’activité des gens dans la quasi-totalité du système industriel, commercial, médical, touristique, culturel. Et d’envisager une humanité entière se tournant les pouces tandis que ronronneront les écrans, cliquetteront les cliquets, résonneront les bips de toutes sortes. Chaplin l’avait déjà montré dans sa célèbre et monstrueuse machine des Temps modernes crachotant un petit bout de métal devant un ouvrier attentif ».

    Ivan Levaï citait aussi:
    journal LA MARSEILLAISE, « ce sont les plus vulnérables qui payent, la solidarité est en souffrance ».

    C’est le message que je martelle dans le blog De Paul Jorion mais aussi à la Plate-forme Sociale Européenne, qui regroupe plus de 40 associations européennes de défense des droits sociaux catégoriels (Personnes âgées, enfants, personnes handicapées, femmes, lutte contre la pauvreté, contre le racisme, défénse des services publics et des services d’intérêt général non lucratifs, etc.)
    Rine ne pourra évoluer tant que la cupidité guidra une grande partie des êtres humains voir le livre du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz « Le triomphe de la cupidité », critique acerbe du capitalisme débridé et de l’économie de marché fonctionnant de manière sauvage et cruelle. Dommage que ce soit un gouvernement et un président de droite qui lui ait demandé de faire un rapport sur une autre manière de voir l’économie et la richesse… Peu de chances que ce gouvernement et ce président de droite ne tire les conséquences de cet excellent rapport…

    1. On ne saura jamais, Paul a quitté précipitamment la Pologne dans les valises d’un orchestre Rom.
      Fatigué par les économistes, il préfère désormais jouer du pipeau.

  22. Une chanson de Bob Marley que mon fils est en train de jouer sur sa guitare et dont les paroles sont particulièrement bien assorties à l’esprit de ce blog. Je ne savais pas où la caser. Donc je l’ai glissé là. Un petit entr’acte musical bien agréable pour moi. J’espère que vous l’apprécierez aussi
    Amicalement à vous tous

    http://www.youtube.com/watch?v=FmwbhZEA0zk

  23. Le pouvoir des choses sur les hommes et celui des hommes sur les choses. Et le plus important, le pouvoir de l’homme sur lui-même?. On se rappelle les idées de Gurdjieff sur ce qu’il appelait l' »homme machine », cet empilement de couches successives de reflexes conditionnés, y compris et surtout intellectuelles, et de la très grande difficulté d’y échapper.

  24. Zebu dit: « Sans compter, que ceux qui décident sont tous au Conseil européen ou à l’Ecofin. »

    Cela est exact en effet, le Commission Européenne n’a pas de pouvoir législatif. C’est le Conseil Européen qui réunit les états membres à travers leurs représentants membres de leurs gouvernements qui ont ce pouvoir, en partage avec le Parlement Européen. L’ECOFIN est de même nature bien qu’ayant des compétences moins étendues: limitées aux décisions en matière économique et financière, là encore en partage avec le Parlement Européen. »
    Zebu dit: « Le reste, c’est du papier cadeaux, ou la surprise de bonux pour vendre la lessive. »
    Je pense que les pires ennemis des institutions européennes sont les états membres jaloux de leurs prérogatives, en particulier quand une réglementation sociale européenne est plus sociale que celle existant dans le pays membre (et oui, il y en a) Là les états font jouer le « principe de subsidiarité qui leur permet de ne pas appliquer cette réglementation européenne en vertu que cela fait partie de la compétence réservée des états… J’ai souvent exprimé que ce principe de subsidiarité devrait pouvoir être contesté par la société civile quand justement, une réglementation européenne serait plus favorable aux personnes vulnérables d’un pays que la loi existante dans ce pays… Mais il n’y a pas de moyen institutionnel pour faire appel face à l’invocation du principe de subsidiarité par les états membres de l’Union Européenne…

    Par ailleurs dans un monde de « communication » les gouvernements des états membres ne se privent pas de dire que « si ça va mal dans leur pays, c’est la faute à l’Europe » et si ça va bien », c’est grâce à leurs actions nationales.

    Zebu dit: « Je sais, je sais, faut pas être monolitihique dans ses avis, certaines choses se font quand même …
    Mais à quel vitesse et à quel prix ?

    Je sais bien que c’est difficile et que c’est souvent long. Mais où peut-on obtenir des résultats sans faire de gros efforts? C’est par une mobilisation populaire massive qu’on arrive à faire bouger les choses. Par exemple le Forum Européen des Personnes handicapées est arrivé à recueillir pas loin de 1,5 millions de signatures pour la protection des droits des personnes handicapées. Le résultat ne s’est pas fait attendre : la Commission a proposé des changements législatifs favorables aux personnes handicapées que le parlement européen a entérinés. Mais c’est ensuite aux organisations nationales de personnes handicapées de faire pression sur leurs gouvernements nationaux pour que les états membres appliquent ces nouvelles lois européennes. En période de «rigueur budgétaire c’est malheureusement sur ces populations les plus vulnérables que les gouvernements ont souvent tendance à faire des économies.

    Nous avons aussi vu la semaine dernière tout le cas qu’a fait le gouvernement français d’un vote au parlement européen concernant l’expulsion de Roms… Ils s’en moquent complètement. La France a fait de même pour certaines directives européennes concernant les conditions d’emprisonnement exécrables dans certains établissements pénitenciers sur notre territoire…

    Remarquez que nous avons peut-être l’Europe que nous méritons quand on voit le faible taux de participation aux scrutins européens mais aussi le peu d’intérêt des politiques eux même à proposer des projets européens porteurs d’un espoir européen ou pour évoquer une vision européenne des choses en particulier au niveau social.

    Pour avoir vécu plus de 5 ans aux USA je peux dire qu’il y a bien une spécificité européenne dans les approches des sujets de société, spécificité qui est assez différente de celle des USA ou même du Canada. Sur les sujets de société, je me sentais plus proche des Italiens des Espagnols, des Allemands des Suédois et des hollandais, etc que des américains pour lesquels j’ai tout de même du respect, ayant appris à mieux les connaître en travaillant jour après jour avec eux. Je pourrais donner des exemples en matière de respect des femmes au travail, de soutien aux personnes handicapées et même de protection de l’environnement u niveau de la population où à la base nous pourrions apprendre pas mal des comportements des américains.
    Mais mon message est déjà trop long…

    Bien à vous.

    Paul

    1. La « Commission Européenne n’a pas de pouvoir législatif », mais elle a un pouvoir, et c’est énorme, d’initiative législative.

    2. Et Monsanto, qui a autorisé les OGM ? les individus, européens mais sans avoir vraiment le droit d’exprimer leurs opinions, ne veulent pas des OGM, les représentants votent pourtant oui en leur nom. Le peuple a peur des représailles et/ou des effets collatéraux négatif d’une éventuelle action massive…
      J’ai bien peur que l’UE que nous connaissons ne soit pas du tout celle des peuples européens.

    3. Les OGM, ce ne sont pas les oeuvres du seul Monsnato.
      Il y a aussi des entreprises européennes et la participation massive des gouvernants et de « syndicalistes. »

    4. @ Marlowe dit :

      « Les OGM, ce ne sont pas les oeuvres du seul Monsnato.
      Il y a aussi des entreprises européennes et la participation massive des gouvernants et de « syndicalistes. »
      =>
      Justement, ces gens qui s’arrogent, ou pire à qui on délègue institutionnellement, le droit de parler au nom des autres n’ont aucune légitimité à le faire ; c’est bien là que la bât blesse.

      Cdt,

  25. Cher lisztfr,

    A propos des cages en métal. Je vous suis totalement sur l’idée de limiter l’usage de la voiture en ville et particulièrement dans les centres villes. Je vous suis aussi sur l’idée brider les véhicules pour en finir avec le marketing de la vitesse non autorisée qui est une vraie hypocrisie. Depuis fort longtemps je rêve d’un recadrage de la voiture car je considère que la voiture porte atteinte à la qualité de vie en ville et en banlieue. J’aimerais donc que l’on rende la rue aux êtres humains pour plus d’humanité entre eux (plus de contacts), pour plus de sécurité dans la cité (moins d’espaces morts), et en fin de compte pour une meilleure qualité de vie.

    Je vis à Bruxelles où l’espace a entièrement été dédié à la voiture et quand je compare avec les villes flamandes dont le cœur est principalement piétonnier, j’ai mal à ma ville. On nous dit que les commerçants vont perdre leurs clients mais moi je dis que c’est l’inverse qui va se produire car la qualité de vie va rendre ces espaces à nouveau attractifs, il n’y a qu’à voir le villes où les piétons peuvent réinvestir l’espace publique pour voir toute une vie sociale reprendre le dessus (terrasses, marchés, brocantes, balle pelote, fêtes de quartiers, flâner dans les rues). La mère d’un ami m’expliquait qu’il y a quelques décennies, le dimanche, bien des gens plantaient une petite table devant la pas de leur porte pour partager l’après-midi avec leurs voisins. Je n’ai jamais connu cela mais j’ai la nostalgie de mon enfance (j’ai 37 ans) où en balieue bruxelloise je passais des après-midi entières à vélo avec mes copains. Est-ce que les jeunes d’aujourd’hui ont encore droit à cette forme d’émancipation des plus banales ? Que nenni ! Ceux qui s’intéressent au tissu social devraient davantage prendre en compte les effets dévastateurs qu’ont eu à la fois la TV et la voiture sur l’espace publique et sur nos comportements. Il faut réhabiliter la caisse de résonance de la société qu’est la « la place du village ».

    A la fonction utilitaire qu’a indéniablement l’automobile la culture du moteur à combustion a attribué d’autres fonctions ; une fonction ludique, une fonction d’évasion liée au sentiment de liberté qu’offre le véhicule solo, un moyen d’expression qui va jusqu’à être le symbole d’appertenance à un statut social. Il y en a qui sont accros à la vitesse. Il y en a qui en arrrivent à prendre leur voiture pour fuir les voitures un peu comme les bagpackers ne cessent de fuir les zones touristiques préalablement débroussaillées par des bagbackers (le paradis c’est là où ceux qui font comme moi ne sont pas). Il y en a même qui en sont arrivés à considérer leur véhicule comme un élément indissociable de leur personnalité, un véritable moyen d’expression, un prolongement du moi voire du chez moi (ma bulle), je pense par exemple à ceux qui font des tours en bagnole pour montrer qu’ils existent (c’est la frime). Notre drame est qu’une majorité (des plus pauvres aux plus riches) considère maintenant la voiture comme une liberté fondamentale et que cette liberté va leur être retirée de gré ou de force. Je crains que leur désilusion ne se transforme en colère quand on sera confronté au fait accompli.

    En moins d’un siècle l’auto a complètement éclaté l’espace au point de le redéfinir totalement. Du logis au travail en passant par le supermarché il n’y a plus qu’un pas solitaire. La boucle de l’hyper individulisme est bouclée. Et que dire des échanges internationnaux, de la mondialisation, du libre échange, du week-end à l’autre bout de la Terre ? C’est le pétrole par son intensité énergétique et sa transportabilité (fuel) qui rend tout cela possible, les batteries ne compenseront jamais cela. Cette dépendance dans laquelle nous nous sommes installés en toute connaissance de cause et qui a stucturé nos espaces et nos comportements va maintenant nous revenir en pleine tronche et nous confronter à notre irresponsabilité. La non-anticipation de la décroissance de l’offre pétrolière va fondemantalement remettre en cause ce qui a été bati (les infrastructures, les autoroutes, les aéroports, les supermarchés, la banlieue) et bien de valeurs que nous ont été imposées (le consumérisme, l’individualisme). La question qui compte est de savoir comment on va faire pour maintenir quelque chose de viable en place et cela de façon équitable pour tous. Il est trop tard pour un prolongement du modèle auto solo, nous n’avons plus le temps de la subsitution et encore moins les ressources en suffisance pour le faire. La rupture est inévitable en espérant que les crises géopolitiques à venir ne nous imposeront pas une décroissance trop drastique qui nous empêche de nous addapter. Il faut prendre conscience du défi qui est le nôtre et le prendre à bras le corps pour s’organiser différemment tant qu’on en a encore les moyens. Pour redonner du sens aux véhicules évaluons la part vitale du transport pour maintenir le système viable. Il est urgent de responsabiliser les gens sinon le rationnement sera subi qu’il soit ordonné (les TEQs) ou chaotique (effondrement économique). Le temps de la réflexion est presque passé.

    J’aime à dire que j’ai le luxe de ne pas avoir de voiture car pour moi c’est davantage une contrainte que quoique ce soit d’autre (coût, parking, embouteillage, stress, engin de mort). Par contre je crains une désillusion de la plupart des gens quand ils seront privés de cette forme de liberté qu’ils considérent comme acquise. Je crains beaucoup de colère et de déspoir ouvrant la porte à une perte de contrôle totale.

    L’homme est un marcheur, faut-il le rappeler, et c’est quelque chose que nous allons redécouvrir aux XXIème siècle. Cela peut être vu comme une opportunité, les plus grands sages qu’ait connu l’humanité n’étaient-ils pas des marcheurs ?

    Stupeflip – Les cages en métal (top single)
    http://www.youtube.com/watch?v=ABUG5htc_ck

    – A propos d’Yves Cochet, je dois dire qu’il me plaît. Il n’est pas politiquement correct comme la plupart des écolos car il ose aborder les questions qui fâchent, il est le seul à aborder la question mathusienne. Si je voulais devenir ermite en Belgique en aurai-je la possibilité ? Non il n’y plus de place pour cela et cela fait des siècles que c’est la cas. Pourquoi les européens sont allés exterminer les peuples premiers d’Amérique du nord ? C’est simple, à cause de la surpopulation européenne. Pour ces raisons je me sens néo-malthusien car je suis profondément anti-impérialiste et je suis pour apprendre à vivre de ses moyens. Je ressens que nous sommes trop en Europe donc je me batterai pour ne pas avoir d’enfant mais si un enfant arrive je accueilerai ce ptit miracle à bras ouvert. Je ne veux pas être dogmatique là-dessus mais le tabou à ce sujet me gène énormément. Je pense que ne nier ce débat c’est la porte ouverte aux extrêmes car nier le débat démographique c’est accepter l’idée que l’on se dirige vers la faillite et la famine.

    1. Mouais…

      Pas de voiture dans les villes et espaces de vie, ok. On peut imaginer des moyen de transport plus « light » : skate, roller, vélo, trucs électriques, tapis roulant, navette, tram,etc, la liste est longue et sacrément évolutive.

      Concernant le moteur à combustion : Ok, le pétrole c’est tout pourri.

      Mais là où je ne vous rejoins pas, c’est sur le fait que vous ne puissiez imaginer un véhicule propre.
      Le problème n’étant pas qu’il n’existe pas, mais bien que pour l’instant il n’est pas « rentable », ah quel joli mot.
      Croyez moi il existe bien plus de sources d’énergie que vous ne pouvez l’imaginer. L’histoire de batteries ne tient pas la route 😉
      Il suffit de voir que l’on peut faire voler un avion jour et nuit sur la simple source énergétique solaire.
      Pour en revenir à la combustion, j’ai testé de rouler 2 ans avec de l’huile de colza à 100% acheté directement chez l’agriculteur, le problème n’étant pas que cela ne marche pas, mais ce que ca implique sur le plan agriculture pour les bouches à nourrir. Je tiens à préciser que je vis en Alsace, dans un coin paumé, (depuis tout petit je suis habitué à faire une heure de transport avant d’arriver à la civilisation.)
      bref si je vis ici c’est par choix, là n’est pas le débat

      Donc les « bio-énergies »(les vrais : éthanol, huile, le 100% végétal) c’est définitivement non.

      Par contre chers Français, savez vous comment fonctionnent les centrales nulcléaires?

      Comme une centrale à charbon : On chauffe de l’eau pour créer de la vapeur sous pression qui fait tourner une turbine puis un générateur électrique.
      On imagine toujours le nucléaire comme un système complexe.
      Bref, tout ca pour dire que la centrale N. produit de la chaleur en masse, et qu’une grande partie de cette chaleur est rejetée dans l’atmosphère, sans servir à rien. (c’est ces grosses cheminées)

      Savez vous français, qu’en utilisant l’énergie calorique/ifique rejetée des centrales Nicolas, il existe le moyen de fabriquer à grande échelle un carburant très énergétique et non polluant qu’est l’hydrogène.

      Pour aller plus loin il y a de l’énergie libre dans le soleil (on peut allumer un feu avec loupe, faire tourner un moteur stirling, etc..) il y l’énergie magnétique terrestre, ainsi qu’un paquets d’autres, on ne va pas rentrer dans des détails quantiques afin d’expliquer le générateur n+1 de Mr Tesla et autres inventions.
      Tout se crée, rien ne se perd, croyez moi, on est pas loin d’être surpris.

      Tout ca pour dire qu’on ne vit pas tous en ville, qu’on se chauffe pas tous au fuel, et que faire une croix sur les moyen de transports et d’évasions, j’entends par la des véhicules respectueux des Hommes et de la planète, c’est faire une croix sur tout ce qui suit: Le rêve, la découverte, l’invention, l’envie.

      A se demander si le but de l’homme c’est de « squatter » la planète, en se créant ses philosophies de vie sans rien connaître du lieu où il vit (au sens large), et en se contentant de s’inventer une petite dinette qui va l’occuper le TEMPS que ca passe.
      Ou si au contraire il a envie d’aller voir plus loin, vers le savoir, la recherche.

      Pour ma part la deuxième est la seule à me motiver.
      Si les gens préfèrent la première, alors il n’y a plus de règle en soit. Chacun sera libre de développer ses pathologies intellectuelles, je dirais même que le bien et le mal n’auront plus de valeur.

    2. @ Noux.

      Nous n’avons jamais autant consommé le fuel le plus concentré que nous connaissons et bien que nous soyons dans ces conditions favorables certains crêvent de faim et les autres sont prêts à défier le pouvoir pour qu’il ne revienne pas sur leurs acquis. Le problème que pose le pic pétrolier est celui de l’ordre de grandeur et de la nature du produit concerné et de la dépendance de notre système par rapport à cet état de fait.

      – L’ordre de grandeur : pour que notre système de transport se maintienne en l’état nous devons consommer l’équivalent de 85 millions de barils par jour, ce qui est une quantité d’énergie inimaginable.

      – La nature du produit : le pétrole est avant tout un fuel ce que n’est pas l’électricité. Il s’agit d’un fuel durablement stockable et facilement transportable. On refait un plein en quelques secondes. Nous pouvons produire d’autres fuels tels que les biofuels ou l’hydrogène. Concernant l’hydrogène, sa densité énergétique (énergie par litre) est 5 fois inférieure à celle du pétrole et en plus il est extrêmement instable et se produit à perte. Pour ce qui est des biofuels ils ne se produisent pas à perte mais la plupart des productions demande presque autant de pétrole pour le produire que ce qu’on en obtient en retour (cfr. Eroei).

      Le problème est que quand la pénurie de pétrole se fera sentir, l’accessibilité du produit va chuter durablement, par le prix, par le chute de pouvoir d’achat (lisez l’effondrement économique) et le pénurie (l’irrégularité des approvisionnements). Quelles seront alors nos marges de manœuvre sachant que la situation ne fera que se détériorer et que tout le monde en sera conscient ? Détruire de la demande à coup de bombe nucléaire ???

      Quand le pétrole viendra à manquer (quand les surplus de capacité de l’OPEP auront définitivement disparu), nous serons en faillite avérée (l’économie ne peut plus supporter de hausse des prix), la production des biofuels va flamber (car elle nécessite du pétrole pour être produite), la production de nouveaux types de véhicules va aussi flamber (il faut beaucoup de pétrole pour fabriquer ne fut ce qu’un pneu), entretenir les infrastructures va flamber, fabriquer des centrales nucléaire va flamber, fabriquer des éoliennes va flamber, faire du ciment va flamber, l’asphalt nécessaire à l’entretien des routes (d’une durée de vie très courte) va flamber … Nous n’aurons plus assez de pouvoir d’achat que pour opérer une production de masse (avec économie d’échelles) et la voiture du future restera le privilège des plus aisés.

      Quand le pic sera se fera vraiment sentir (car pour moi il se fait déjà sentir) nous n’aurons plus vraiment d’autre marge de manœuvre que d’utiliser moins ce que nous avons déjà … à savoir des moteurs à combustion conventionnels.

      On peut aussi parler de la durée de vie des batteries …

    3. C’est un discours plutôt réactionnaire je trouve.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/BMW_Hydrogen_7

      200km d’autonomie sur un moteur à combustion 1er génération. Les phases 2 avec moteur rotatif sont à l’essaie. (ceci dit les moteurs actuels vont connaitre une belle embellie pendant la période où les ingénieurs seront payé à se tordre le ciboulot parce que les prix s’envolent)

      Je tiens à préciser que si ils ont mis un réservoir d’essence, c’est bien entendu parce qu’on ne trouve pas d’hydrogène liquide chez le brocanteur du coin. 500km au sans plomb = 40 litres. ils pourraient remplacer celui-ci pour emmener le véhicule à 400km d’autonomie, additionner un toit solaire, un moteur électrique de 100kw et le tour et joué. Rien de tout ceci n’est de la fiction, et la liste n’est pas exhaustive.

      On peut aller plus loin, une serie7 ca pèse, 2.5 tonnes, imaginez une Twingolf de quelques 980 kg…
      En réfléchissant bien les industriels sont capables de nous pondre un véhicule Hybride (hydrogène/solaire) autant voir plus performant que ce qui se fait aujourd’hui.

      Dire qu’il faut du pétrole pour concevoir des générateurs verts de tous types, c’est une évidence et c’est simplement lié au fait qu’aujourd’hui le pétrole est l’élément énergétique de base. Il est le leader de la production, il est normal qu’il soit le papa d’autres énergies, pour le moment. La transition va se faire irrémédiablement petit à petit, les centres de productions passant petit à petit du brun au vert.
      C’est ce qui se passe en ce moment, 4000Mw de centrale solaire en France en 2009 (les contres arguments ne sont que blabla comptables) mais c’est indéniable: Peak.Oil = augmentation des coûts de prod., et donc le soleil devient rentable, la production va migrer du fossile/minéral vers le Photonique, pour qu’en finalité, le solaire fabrique du solaire. (solaire ou autres)

      Sinon j’ai un cheval. c’est pas mal le cheval.

      Ayant déjà lu pas mal de vos posts Peak.Oil.2008, et vous trouvant toujours perspicace sur la plupart de vos réactions et de vos liens, qui m’intéressent d’autant plus, qu’auriez vous comme solutions à proposer après et pendant le Peak.oil.201? ?

    4. J’ai bien compris que votre analyse résume ce qui est fort probable au lendemain, jour pour jour, d’un sévère crash/k économique systémique.

      Comprenez que mes commentaires ne vont pas à l’encontre des vôtres, bien au contraire.
      La vision que j’apporte se placerait certainement bien après une grande période d’instabilité, comme vous l’anticipez. Disons que nous n’étions pas accordés sur les dates 🙂

      Ps : la seule et unique question que je vous retourne c’est, quel pays ou lieu de la planète me conseillez vous pendant qu’ils font péter leurs bombes? 🙂

    5. @ Noux,

      Je m’incruste dans la conversation que vous avez avec Peak.Oil.2008.

      Je me suis arrêté à votre réflexions sur le nombre important de sources d’énergie qui existent pour remplacer le pétrole, et a votre exemple de « faire voler un avion jour et nuit sur la simple source énergétique solaire ».

      Ce problème est qu’il faut des ressources fossiles pour transformer les sources d’énergie renouvelables en objets et en énergie utilisable.

      Imaginons (dans un avenir plus ou moins lointain, peu importe) qu’il n’y ait plus sur Terre de pétrole, de charbon ou de gaz. Il reste donc l’eau, le soleil et le vent. Heureusement l’homme prévoyant (!) a fabriqué des centrales hydrauliques, des centrales solaires et des centrales éoliennes, et surtout des milliards de véhicules (voitures, trains, avions) et de machines (machines outils, ordinateurs) fonctionnant avec ces énergies.
      Ces centrales et véhicules devenant vétustes, vient le temps de les remplacer.
      Problème :
      100 % des composants des centrales, des véhicules ou des machines fonctionnant aux énergies renouvelables, sont issus du pétrole, ou nécessitent obligatoirement du pétrole pour être extraits ou transformés selon les caractéristiques actuelles.

      Jancovici rappelle souvent que de faire voler un avion à l’énergie solaire est tout à fait possible (encore faut-il qu’il n’y ait pas plus d’une ou deux personnes à bord et pas de fret), mais que de FABRIQUER un avion avec de l’énergie solaire est impossible.
      Après avoir miraculeusement fabriqué l’ensemble des composants des avions sans utiliser de pétrole (!) grâce à des centaines d’éoliennes off-shore qui rendent les côtes littorales si romantiques, chaque usine aura besoin d’un champ de panneaux solaires grand comme un département français pour assembler continuellement les pièces. Et bien sûr, les éoliennes et les panneaux solaires n’auront pas nécessité de pétrole pour leur fabrication, mais seulement des hectares d’éoliennes et de panneaux solaires …fabriqués eux-aussi grâce à des centaines d’hectares d’éoliennes et de panneaux solaires …fabriqués grâce à des centaines d’hect… etc. (rappelons à toutes fins utiles que les énergies renouvelables ne sont pas stockables et nécessites d’être produites en permanence…).

      Ségolène Royal a vanté la « génialitude » de la voiture électrique, et les impôts des citoyens de la région Poitou-Charentes ont arrosé trois sociétés pour qu’elles puissent développer ces « concepts ». Quelqu’un pourrait-il lui expliquer, ainsi qu’à tous les thuriféraires des énergies renouvelables à grande échelle, que, s’il est bien possible de faire rouler des millions de véhicules à l’électricité nucléaire (l’hydraulique, le solaire ou l’éolien n’en sont pas capables en flux constant), il est impossible de FABRIQUER des millions d’automobiles sans pétrole… (sans parler de l’impossibilité de fabriquer des millions de kilomètres de routes sans pétrole, ha ha !)

      Le problème de la fin du pétrole n’est pas seulement une question d’énergie.
      Les ressources Terrestres en pétrole sont mathématiquement de l’ordre du fini, peu importe la date de cette fin (et quant à l’idée des frères Bogdanoff ou de Claude Allègre d’aller les chercher sur une autre planète, ils ne nous ont toujours pas expliqué comment ont y allait à pied vers ces autres planètes).
      Le problème est que, quand il n’y aura plus de pétrole sur Terre, …il n’y aura plus la matière première pour fabriquer les immeubles, les routes, les ordinateurs, les voitures, les avions, les fusées inter-planétaires, etc.

      (Pas grave, on continuera à lire Paul Jorion sur des ordinateurs en bois qui fonctionneront à la bougie.)

    6. – L’ordre de grandeur : pour que notre système de transport se maintienne en l’état nous devons consommer l’équivalent de 85 millions de barils par jour, ce qui est une quantité d’énergie inimaginable.

      J’ai fait le calcul, cela fait la longueur de la côte Belge sur 10 km de large et 2cm d’épaisseur.
      Tous les jours cela part en fumée.
      Celui qui viendra encore me dire qu’il n’y a pas de problème je le traite de doux rêveur….. et d’inconscient.

    7. Enfin bref, le déplacement qui coûte le moins cher en matière première et énergie est celui qu’on ne doit pas effectué: d’où relocalisation et prosommation.
      Je ne sais pas combien de fois j’ai cité le mot de « prosommation » sur ce blog, mais c’est drôle, il n’y a que moi qui en parle. Je me sens si seul.. si seul sans toi!!

      @ Jean Luc
      Je suis tout à fait d’accord avec vous.
      Et oui, ce fameux EROEI!!!!!
      On pourrait techniquement parlant remplacer le plastique par du plastique (ou quelque chose d’approchant) végétale mais on ne s’imagine pas les étendues qu’il faudrait cultiver, faut qu’on bouffe quand même.
      Mais rassurer vous, nous ne l’aurons jamais complètement ce pétrole, il en restera toujours et si surtout il nous prend un malain plaisir de vouloir l’extraire à trop grande vitesse.
      Le problème actuel est l’abscence de croisance de production pétrolière qui ne permet plus la croissance économique (encore qu’il faudrait revoir nos indicateurs économiques)

      @Noux
      Méfiez vous de la technologie, elle peut vous jouer de vilains tours, j’ai 40 ans de bouteille en tant que technicien en électomécanique.
      Heureusement, je suis fils d’agriculteur, j’ai vécu mon enfance à la campagne (école buissonière) et cela c’est une autre dimension.
      Dimension que je voudrais transmettre à mes petits enfants.

      @ Peak.Oil.2000

      Je ne pense pas que les prix vont flamber, je pense que c’est le pouvoir d’achat qui va diminuer, les plus riches vont s’arranger pour faire payer les plus pauvres.
      Ces pauvres ne participeront plus à la consommation et le prix du pétrole restera stable et c’est la demande qui baissera.
      C’est d’ailleurs ce qui se passe aujourd’hui.

      Malthus, j’y crois pas trop, il suffit de voir les prises de mesures des Chinois en matière de dénatalité (un enfant par famille), ce n’est pas cela qui a emplêché l’envolée de la consommation d’énergie de la chine par tête d’habitants.
      http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/020675101604-la-chine-devient-le-plus-gros-consommateur-d-energie-au-monde.htm
      http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7102921.html

      Je pense comme Tim Jackson qu’il nous faut une Prospérité sans expansion matérielle.
      C’est celle-là même qui pourra nous affranchir de la croissance matérielle et démographique.
      Elle ne dépent que de notre immagination de notre savoir et créativité

    8. à Jean-Luc

      Je comprends bien que dans l’état actuel des choses, il sera impossible de remplacer l’équivalent journalier de consommation énergétique terrestre, pour tout le monde.

      C’est clair et net, je voudrais juste garder espoir quant à la recherche et au développement.

      Aujourd’hui cette consommation sert en grande partie à créer de l’inutile, aux déplacements de masses qui travaillent, se nourrir(tomates d’Espagn, faire des routes, du plastique, etc…
      La base est la relocalisation de l’agriculture, ce qui servira à nourrir les peuple sans qu’on arrive à une patate = 2 litres de brut.
      Les routes, à vrai dire on en à pas besoin, une piste de sable convient très bien. (il faut pouvoir imaginer le véhicule adapté)
      Je travail sur des projets de centrales photovoltaïques, sur des toits agricoles/Usines et particuliers. une surface de 1000m² = à 150-200 kwcrête de production avec la technologie actuelle. On dispose de suffisamment de surfaces privées (toits) pour créer l’énergie nécessaire total à la consommation domestique en France.
      La Nanotechnologie est capable (prototypes) de produire des surface de panneaux à moindres coût et très rapidement (source Arte).
      On ne maîtrise pas la fission à des fins énergétiques, ce qui multiplierait par 10, 100, 1000? la durée de vie de nos stock d’uranium.
      bref le problème n’étant pas l’évolution future de nos technologies, mais que l’homme consomme beaucoup trop d’énergie aujourd’hui, par gâchis, aberration, compétition, promenade, mal isolé, SUV, compétitivité chinoise,moteurs gourmands, ignorance, ….
      Il ne faut pas se baser sur ce que nous consommons aujourd’hui, mais sur ce que nous consommerons demain.
      Voilà je viens de la campagne aussi, des montagnes plutôt, et j’ai appris les choses de la vie, les vrais, chez mon grand-père et ma grand-mère, qui avaient des forêts, des animaux, des fusils pour chasser, un jardin, un ruisseau qu’il défendaient dans son amont, du foin pour l’hiver, une scierie(il était charpentier) avec une turbine qui puisait l’énergie de l’étang situé plus haut, un alambique pour distiller les fruits et autres dérivés carburants pour les moteurs hybrides « du temps » (du gazon = éthanol), bref il vivaient en quasi autarcie, avec un bon niveau de confort.

      C’est sûr et bien sûr que la crise pétrolière va changer bien des coutumes pour monsieur mcDonald.

      Beaucoup de projets scientifiques sont tenus secrets à l’égard du grand public, dans l’intérêt des lobbys pétroliers.

      Les plus invisibles sont les « générateurs sur-unitaire » dont le premier le plus complexe à été inventé par Nicolas Tesla.

      Il y a trois ans on ne pensait pas pouvoir créer un appareil électrique sans câble d’alimentation. c’est chose faite (merci Tesla encore une fois).

      Cela dit, il y a un problème de taille, pas sans solution je l’espère.
      Le pétrole à engendré un boom démographique mondial.

      L’autarcie, la relocalisation, ok , mais comment on fait pour les villes? Les zones de population dense, par manque de place, il est très difficile de fonctionner ainsi. Le problème ne trouvera pas de réponse parce-que de toutes façons les politiques sont aveugles.

      On aura peut-être l’occasion de jouer un rôle dans Mad Max 4, qui sait.

      Si quelqu’un se sent l’âme et trouve l’utilité de faire un billet concernant les énergies et générateurs énergétique dont on dispose aujourd’hui, ceux dont on a entendu parler , ceux dont on rêve la nuit, ceux qui auraient le mérite d’être connus et autres moyens d’économiser tout ca(on peu aller jusqu’à l’isolation, comment fonctionnent les animaux, etc c’est open). Y a pas un Peak.Uranium.2015 dans la salle?
      Il me semble que l’énergie est le point centrale de toutes les théories qu’on avances sur ce site.
      Si on ne trouve pas de solution au pétrole, sachant qu’il faut diviser notre consommation par 2, 3, 4 fois minimum, alors le commerce de poneys et de schnaps va devenir très lucratif .

    9. @ Noux,

      Merci de m’avoir fait découvrir Nikola Tesla. Je retient le destin qu’il donnait à l’être humain : mettre en harmonie ses techniques énergétiques avec les grands rouages de la nature.
      Grâce à Michel Lambotte (et à Peak.Oil.2008, plus haut …je n’aurai pas fait le déplacement ici pour rien !), je découvre aussi une chose : le EROEI (Energy Returned On Energy Invested -en français : TRE – Taux de Retour Energétique). Si j’ai bien compris, il s’agit de calculer le ratio à partir duquel une « source » d’énergie primaire – en continu – se transforme en « puits » – menacé d’épuisement.

      Se baser sur les rouages de la nature et non plus sur ses réserves, voilà qui devrait devenir l’alpha et l’oméga de toutes recherches.

    10. Merci à tous pour alimenter la réflexion.

      @ Noux.

      – Quelques solutions. 1. Prise de conscience collective pour éviter une désillusion ingérable. 2. Faire le part des choses entre ce qui a de l’avenir et ce qui n’en a pas . Ce qui en a (micro-production d’énergie, agriculture à taille humaine et relativement autosuffisante, formation des jeunes aux jobs du futurs, recherche, artisanats, recyclage, troc, communication tournée vers l’éveil et l’éducation). Ce qui n’en a pas (marketing, biens obsolètes, le jetable, moteurs à combustion – ils sont aboutis, communication tournée vers l’oubli de soi). 3. Vivre de nos moyens. 4. Taxer le gaspi pour investir dans notre futur. Arrêter de renflouer notre passé. 4. Donner du sens aux jeunes pour éviter qu’ils ne sombrent dans le syndrome no future.

      – Les pays qui ont tourné le dos à la mondialisation. Le Laos ou le Bouthan n’ont par exemple rien à craindre (en interne) du passage du pic pétrolier et il doit y en avoir d’autre. Cela dit, assumons la situation dans laquelle nous nous sommes mis. La France à toutes ses chances, en Belgique cela sera plus dur (350 hab/km2).

      – L’alternateur et le moteur de Nikola Tesla sont des inventions qui ont de l’avenir, c’est sûr. Vous avez raison d’insister là-dessus. L’enjeu va être d’en produire en masse dans un contexte de raréfaction généralisée tout en se donnant les moyens de les recycler. Ne perdons pas de vue qu’il faut de l’énergie pour recycler. Apprenons à fabriquer des alternateurs avec les ressources présentes en abondance quitte à réinventer les inventions de Tesla. Je crois qu’il faut investir dans la micro production de masse (micro éoliènne et micro barrrages) en intégrant le recyclage. Il y a aussi une guerre à merner contre l’obsolescence. On peut aussi envisager un grand retour des ressorts (énergie potentielle mécanique). Les SREC et STEP (Stations de transfert d’énergie par pompage) sont des exemples de stockage mécanique de l’énergie.

      @ Jean-Luc. Vous avez raison de mettre en évidence la différence à faire entre non-renouvelable, renouvelable issu du non-renouvelable (éolien, PV, biofuel), et renouvelable pure (ex. production de méthane pour les gazinière en chine avec les latrines des habitations, et éventuellement biofuel). Trop de gens perdent tout cela de vue quand ils disent qu’ils n’attendent que la fin du pétrole afin que le renouvelable prenne enfin le dessus, ils ne voient pas que le développement du renouvelable risque paradoxalement de pâtir de la fin du pétrole.

      @ michel lambotte. – Merci de ma faire découvrir le concept magnifique de la prosommation. A faire connaître, définitivement ! Cela ne m’avait pas tapé dans l’œil dans vos posts précédents. – Concernant l’inflation et la chute du pouvoir d’achat, vous avez raison. Je devrais dire que toutes ces choses que nous prenons pour acquises vont flamber relativement à notre pouvoir d’achat. En fin de compte c’est l’accessibilité qui est la résultante des deux qui va chuter et particulièrement pour nous qui avons un pouvoir d’achat très dépendant du pétrole.

    11. @ Peak.Oil.2008,

      Clair et net. Plus que des solutions aux problèmes des matières premières et de l’énergie, vous rappelez les bases solides nécessaires pour les penser et en parler sérieusement.

      Je viens d’apprendre aujourd’hui, par le hasard d’un « click » sur Internet, la mort d’Arthur, alias Henri Montant, le 18 juillet dernier. Si j’avais un blog, je ferais pour lui ce que fait Paul Jorion lorsqu’une personnalité importante de son univers personnel décède. Je ferais une page titrée : « Arthur (Henri Montant) : 1939 – 2010 » , et puis je dirais tout ce que la pensée écologiste en France lui doit, ainsi qu’au précurseur Pierre Fournier et à toute la bande de « La Gueule Ouverte – le journal qui annonce la fin du monde » (1972 – 1980). Voilà un homme qui, sans esprit de sérieux, parlait sérieusement de l’avenir de la Terre et de ses hôtes.

    12. à peak.oil

      « On peut aussi envisager un grand retour des ressorts (énergie potentielle mécanique). Les SREC et STEP (Stations de transfert d’énergie par pompage) sont des exemples de stockage mécanique de l’énergie. »

      Vous m’ouvrez l’esprit concernant le stockage d’énergie, par pressurisation (ressorts, gravité, compression magnétique par bobinage).

      Je connaissais la compression gazeuse, mais mécanique/électromagnétique quelle belle trouvaille et si logique en soit.

      Joli merci

    13. Pour tout vous dire, je suis technicien en chauffage et je travaille dans une PME http://www.stic.be/ (c’est pas de la pub, c’est pour l’exemple) qui installe des pompes à chaleur, et qui va bientôt installer des turboliennes domestiques, elles poduisent de l’énergie électrique.
      3,2 kwh par heure en plein vent pour un piods de 280 kg, à placer sur des plateformes ou des mats de 10m.
      La pompe à chaleur est communément le frigo à l’envers, on refroidi l’extérieur de la maison (air, eau, sol) pour réchauffer l’intérieur. (voir le site)
      La PAC a un coeficient de performance COP (un peu le EROEI) qui détermine le rapport entre l’énergie calorifique transportée de la source froide vers la source chaude et l’énergie électrique consommée.
      Ce rapport se situe entre 3 et 5 suivant les cas et dépend surtout de la différence de température entre la source chaude et la source froide.
      Ce que je regrette amèrement aujourd’hui, c’est de mettre mes compétences au service de riches Ne voyez aucun mépris de ma part à leur égard, s’ils sont riche c’est gràce (ou à cause) au système que nous dénonçons sur ce blog. J’ai réalisé des installations composées de 2 pompes à chaleur et d’une chaudière de 45 kw pour chauffer 700 m2 avec piscine couverte, certaine famille possède 2 voitures et un 4×4. (voir certaines villas du site)
      Le système exclusivement basé sur le marché voit dans ces technologies un plan pour réaliser du business, encore une fois je n’en veux à personne, c’est comme cela, les techniques renouvelables ne seront jamais accessiblesaux plus démunis dans une économie exclusivement basée sur le marché.
      Il faudrait que je fasse encore cette étude, mais je pense sans trop me tromper que c’est encore une fois à cause de ce fameux EROEI.
      Une civilisation qui mettera ce rapport en évidence sera une authentique civilisation.
      Quand on fait le compte de la totalité de l’énergie demandée pour produire tous ces dispositifs, énergétiquement parlant il n’est pas certain que, dans une économie exclusivement basée sur le marché, le jeu en vaut la chandèle.
      En regardant ceci on peut se le demander.
      http://video.google.com/videoplay?docid=-6351825321073919380#
      Dans son fort intérieur un guêpard expérimenté va calculer l’énergie qu’il va récupérer de sa proie par rapport à l’énergie qu’il va devoir dépenser pour s’en accaparer.
      Pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’homme?
      Parceque grâce à son intelligence il a pu s’accaparer des ressources abondantes, condensées et facilement exploitables qu’il a consommé à sa guise pour répondre à ce mythe capitaliste de l’expansion économique éternel.
      Revenons sur terre et voyons que l’ère industrielle nous a donné la technologie qu’on peut utiliser autrement, tout comme l’argent.
      Aujourd’hui à 62 ans, je parcours 40000km par an en camionette, ce qui fait trois mois de travail au volant.
      Ne croyez vous pas que je pourrais revaloriser ces trois mois de manière beaucoup plus efficace dans une économie relocalisée (quartier) à base de prosommation (une manière de voir ce qui a de l’avenir et ce qui n’en a pas).
      C’est ce que je compte réaliser dans ma dernière ligne droite.
      Je fais aussi partie d’un cercle horticole et coins de terre avec des jardiniers amateurs nous cultivons pour le loisir 3000m2 de terrain qui nous sont attribués gracieusement par la ville.
      Nous avons la chance de rencontrer un projet intéressant en Wallonie et à Bruxelles qui consiste à mettre en réseau les jardins communautaire. http://www.haricots.org/mrjc
      L’étude est financée par la région et il faut en profiter pour mettre la relocalisation en exergue.
      Je n’hisiterai pas non plus à mettre ceci http://users.cybernet.be/Michel.Lambotte/ en évidence.
      Ce qu’il nous faut, c’est une alternative à l’économie exclusive de marché qui puisse par des techniques simples dans une économie relocalisée et prosomationnelle ( oufti) arriver à répondre aux besoins essentiels de tous les hommes sans bousiller la planète.
      Cela ne se fera pas en deux coups de cuillère à pot, mais je pense qu’une telle discussion si elle est lue peut y contribuer.
      Bon maintenant je vais faire un tour chez Tesla.
      Ah oui j’oubliais il y a encore ceci:
      http://quanthomme.free.fr/
      http://www.onpeutlefaire.com/articles/a-pantone2.php
      Ceci dit, avant de vouloir produire de l’énergie, il faut tout d’abord imaginer la meilleure façon de l’utiliser.

      Se baser sur les rouages de la nature et non plus sur ses réserves, voilà qui devrait devenir l’alpha et l’oméga de toutes recherches. Jean-Luc

      A écrire en lettres d’or dans tous les ateliers, labos ou bureaux de recherche….et chez le prosommateur.

    14. @ michel lambotte,

      Bonne chance pour tous vos projets. Puissent-ils, dans les années qui viennent, vous permettre de relocaliser aussi la camionnette 😉 . Vous nous tiendrez informés je l’espère.

      Le blog de Paul Jorion permet à des gens comme vous, qui ont une expérience à transmettre, et des informations à diffuser, de trouver un espace pour le faire (et, de plus, à travers les frontières !). Merci à Paul Jorion. Merci à vous.

    15. à Michel Lambotte

      Merci pour les liens. Je transmets à mon frère (notamment le système Pantone + l’aérateur de sol). Très bricoleur, je pense qu’il va approfondir.
      Cdlt

    16. @ Jean luc
      Merci pour ces encouragements, mais je ne m’inquiète pas pour mes projets, j’ai 8 petits enfants , le problème est de les leurs transmettre.
      Mais bon, ne dit on pas que les petits enfants aiment écouter raconter les histoires par leurs grands parents.
      Je n’ai pas eu la chance de côtoyer longtemps mes grands parents.
      Je vous tiendrez informé, de toutes façons c’est une évolution qui a commencé il y a à peu près 30 ans et qui prend une allure exponentielle.
      Et c’est pas Sarko et son allongement de la carrière qui va me faire reculer.
      Je veux travailler jusqu’à ma mort à mon rythme pour réaliser ce qu’il faut réaliser en sortant du salariat. C’est cela l’objectif. Comment, je n’en sais encore rien, à chaque jour suffit sa peine.

      Ps: Si je relocalise la camionette, je relocalise mon activité, c’est ce que j’espère.

      Encore merci à vous et à Paul Jorion de pouvoir m’exprimer.

      @ octobre
      Merci et en ce qui concerne l’aérateur de sol il est compatible avec le BRF
      http://www.aggra.org/

    17. Attention avec le réacteur pentone, il est prouvé son efficacité sur des moteurs à charge constante ou le régime moteur et les flux sortie/entrées n’ont pas de grande amplitude (Tracteur, camion, tondeuse, générateurs, …)

      En application sur une voiture cela nécessite une adaptation telle, que pour chaque moteur, sans bureau d’étude et de procédés complexes « d’adaptation du système » à chaque régime moteur en fonction de sa charge d’utilisation (on peut être à 3000tr/min pied au plancher, et à 6000tr/min à moitié gaz, autrement dit on peut consommer 4l/100km à 200km/h, et 10l/100km à 70km/h, tout dépend de si la véhicule est en phase d’accélération ou en « vitesse de croisière »).
      Il faut rappeler que le pentone fonctionne exclusivement avec les moteurs à explosions utilisant comme carburant uniquement les dérivés organique diester/HVB/pétrole.
      Donc à vrai dire, connaissant des personnes qui s’y sont attelé depuis bien longtemps, avec des moyens honorables, il va de soit que, si ce n’est pas les industriels qui s’y mettent, vous perdrez votre temps et le jour ou ca marchera il n’y aura plus de pétrole…

      Préférez tester les générateurs HHO. Bien plus simple à construire, voir Stanley Meyer.

      Sinon, les générateurs magnétiques, avec la technique de polarisation/dépolarisation sont des moyens de produire de l’énergie grâce au procédé de « surgénération de force mécanique inertielle par accélération magnétiques. La plupart n’incluant pas d’éléments tel que l’effet levier inertiel afin de « shunter » les polarités en répulsion, qui sans ce « shunt » ne peuvent pas marcher. On en trouve beaucoup sur Quanthomme , qui ne sont à vrai dire que des « Fake », alimentant les rumeurs d’impossibilités dans le domaine.
      On en trouve aussi d’autres, sur ce site, qui sont parfaitement viables.
      Exemple : http://www.youtube.com/watch?v=u_vTR440-Bk&feature=related

      Bien entendu ces procédés offerts aux « bricoleurs » sont bien loin des possibilités à grande échelles qu’offrent des procédés sur-unitaires de type centrales.

      Pour comprendre qui était Tesla :
      http://www.youtube.com/watch?v=fewrvaPeDQo&feature=related

      http://www.youtube.com/watch?v=5Jv0e_7Kaus&feature=related

      http://www.youtube.com/watch?v=7NiwIv3HdWY&feature=related

      http://www.youtube.com/watch?v=U682NNkl7ow&feature=related

      http://www.youtube.com/watch?v=twrCSrid9Es&feature=related

      http://www.neotrouve.com/?p=261

      en musique : http://www.youtube.com/watch?v=TJ2RPv2lxYc&feature=related

      le neutrino, Tesla Vs Einstein : http://www.youtube.com/watch?v=wbvN-5saWuc&feature=related

      Générateur HHO Stanley Meyer : http://www.turbo.fr/video-du-web/nikola-tesla-l-energie-libre/iLyROoafJxLc.html#

      Haarp : http://www.youtube.com/watch?v=Vk62y2tEKKA

      Pour le plaisir : http://www.dailymotion.com/video/x7t2lw_essai-du-tesla-roadster-by-turbo-m6_auto

      Peut servire, je suis tombé dessus par hasard :
      http://www.rencontres-int-geneve.ch/volumes_pdf/rig01.pdf

    18. @ Noux
      Merci pour tous ces liens que j’ai regardé avec beaucoup d’attention.
      C’est très vraissemblable que l’univers n’est qu’énergie que l’homme n’a fait qu’effleurer.
      Les fossiles n’étant que la conséquence lointaine de ce gigantesque potentiel.
      Il me semble qu’il reste quand même un problème à résoudre en ce qui concerne la biomasse sans laquelle nous ne pourrons survrire.
      Jusqu’à preuve du contraire on ne peut remplacer l’énergie de la nourriture par des HHO

    19. Merci Michel car vous vous participez tout autant à la prise de conscience pour une responsabilisation salutaire. Et merci à tous qui ceux qui s’intéressent à l’enjeu de civilisation qu’est l’énergie, j’ai l’impression que la reconnaissance des limites progresse doucement.

      Je vais aujourd’hui profiter du dimanche sans voiture à Bxl, un beau cadeau pour les amateurs de vélo de marche à pied.

  26. Ha! L’histoire! Ex post, comme dit l’autre, elle permet de repérer les visionnaires et les escrocs.

    Et, justement, à propos de l’Europe, j’ai retrouvé le discours du 18 janvier 1957, de Pierre Mendès France, ancien président du Conseil des ministres français, qui intervient à l’Assemblée nationale française contre le projet de Marché commun, et contre le traité de Rome. Extraits…

    (…) Enfin, pour en revenir au fond, le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté ou, tout au moins, tel qu’on nous le laisse connaître, est basé sur le libéralisme classique du XIXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes.

    Dix crises graves, tant de souffrances endurées, les faillites et le chômage périodique nous ont montré le caractère de cette théorie classique de résignation. En fait, la concurrence qui s’instaurera dans le cadre du traité tel qu’il est aujourd’hui — mais je veux croire qu’il est encore perfectible — n’assurera pas le triomphe de celui qui a, intrinsèquement, la meilleure productivité, mais de ceux qui détiennent les matières premières ou les produits nécessaires aux autres, des moyens financiers importants, des productions concentrées et intégrées verticalement, de vastes réseaux commerciaux et de transport, de ceux aussi qui ont les moindres charges sociales, militaires et autres. (…)

    L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale.

    1957! Mendès n’a jamais plus ensuite approché le pouvoir…

    http://www.ena.lu/

    On trouve également sur le site les textes de FO qui, évidemment, est tout à fait favorable au Marché commun…

    (…) Le Marché commun, c’est aussi l’intérêt des travailleurs français, car l’harmonisation des charges sociales, la durée du travail, des congés, l’égalité des salaires, la sécurité sociale appliquée sur le régime le plus favorable doivent permettre de nouvelles conquêtes sociales.

    La CGT communiste ne veut pas de cette Europe-là, car ce ne serait pas une Europe asservie au bloc soviétique.

    Mais devant les perspectives qui s’ouvrent, les travailleurs conscients ne peuvent que soutenir, avec le syndicalisme libre et la CGT-Force ouvrière, la lutte pour plus de bien-être et plus de liberté.

    Et Force ouvrière existe encore! Si si…

    1. Dès le départ, Washington appuyait le marché commun, comme la direction de FO, créature de la CIA…
      L’un et l’autre savaient où allait le monstre, en fait d’harmonisation sociale par le haut…

  27. Merci pour ce texte ignoré ( de moi) de Mendès-France …
    Stupéfiant de lucidité ! et d’honnêteté intellectuelle. Et, voyant loin .
    Encore n’avait-il pas pu prévoir la démence totale qui frapperait les circuits financiers aux mains de mathématiciens fous.

  28. Oups j’ai oublié :

    Concernant l’hydrogène, sa densité énergétique (énergie par litre) est 5 fois inférieure à celle du pétrole et en plus il est extrêmement instable et se produit à perte.

    Ok c’est instable, mais bon… le sp aussi c’est instable, le GPL aussi, et le nucléaire alors. Tout est instable dès lors qu’on lui en donne la possibilité.

    « Se produit à perte » en Euros courant? 😀

    Les islandais ne produisent pas à perte….

    Einstein disait, il y a assez d’énergie dans une tasse d’eau pour évaporer tous les océans de la terre… à méditer.

    Bien à vous cher Peak.oil.2008

  29. (permettez moi de m’étendre un peu ici)

    Je profite du post du 10/7/10 pour mettre en avant certaines sources que j’ai trouvé aujourd’hui.

    A la vue de ces documents, je fais mieux le lien entre chaque aspect problématique d’aujourd’hui:

    Crise économique, Crise énergétique, pseudo « j’m’enfoutisme » américain, occultisme, robotisme d’esprit, réchauffement climatique.
    Essayez de faire un lien entre les dépressions chez Orange, le leader français de la télécommunication, fabriquant d’électromagnétisme à grande échèle, et le projet Haarp militaire.(ceci n’est que spéculation de ma part ;))

    1er lien : http://www.conspiration.cc/sujets/arme/HAARP.htm (les possibilités que donnait Tesla à ce projet dépassent le commun du mortel de 2010).

    2ieme lien : http://www.youtube.com/watch?v=zsiSirIq4SA&feature=related (il est avéré par beaucoup de scientifiques que la thèse du missile désintégré dans l’ionosphère est une marionnette)

    Je conseil à tous de se documenter sur la vie de Tesla et de ces liens avec entre autres JP Morgan, le pourquoi du comment , ou devrais-je dire commun.

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