207 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 8 octobre 2010 »

  1. Sur Kerviel : la décision est plus que « malheureuse », elle est proprement scandaleuse, et à plus d’un titre. Certes, Kerviel a commis des « faux et usage de faux », mais il s’agirait justement de s’interroger sur leur usage. D’après ma mémoire et ce qui avait passé dans les journaux au début de l’affaire, on lui reprochait des « positions » qui n’étaient pas « couvertes » comme il aurait fallu. J’en conclus que l’usage de ses « faux » visaient à faire croire que ses « positions » étaient normalement « couvertes ». En ce sens, la banque a bel et bien été victime d’un « abus de confiance ».

    Cependant, on racontait aussi que Kerviel n’avait jamais été explicitement autorisé à prendre des positions pour 50 milliards, que celles-ci fussent « couvertes » ou non. Kerviel était un « petit trader » qui voulait devenir grand, et là, la banque l’a laissé faire. Kerviel a trompé la banque sur la qualité de ses opérations, mais certainement pas sur leur volume. Et c’est bien l’euphorie de la banque constatant ces volumes qui explique qu’elle s’est laissée berner.

    La décision est scandaleuse aussi du fait qu’elle condamne l’inculpé à rembourser plusieurs milliards avec leurs intérêts, ce qui est bien sûr IMPOSSIBLE. Maître Eolas considère que c’est normal, le remboursement intégral du préjudice étant inscrit dans les textes de loi. Mais si un juge a le droit de condamner quelqu’un à quelque chose d’impossible, alors pourquoi ne pas condamner les assassins à RESSUSCITER leurs victimes ? On sait qu’ils ne le feraient pas, mais qu’importe : ce genre de « réparation » pourrait, DEVRAIT être inscrite dans les textes.

    De plus, les conséquences ne sont pas négligeables, loin s’en faut. En condamnant Kerviel à des réparations impossibles, la justice le place sous la COUPE de la SG qui peut, en vertu de cette décision, exiger TOUT CE QU’ELLE VEUT du condamné. A commencer par prélever ses droits d’auteur, mais aussi, pourquoi pas, prélever ce qu’elle veut sur ses revenus. Ces prélèvements devraient sans doute, du moins je l’espère, être contrôlés par un juge, mais il n’empêche : ils pourraient se poursuivre à vie car, tant que la SG agit pour obtenir réparation, ses droits à réparation restent valables. Là, il apparaît clairement que la « punition » est trop lourde.

    1. Pour dire les choses plus simplement, cette condamnation fait mentir le principe selon lequel A L’IMPOSSIBLE NUL N’EST TENU. Un principe qu’on applique pourtant quand il s’agit d’estimer les préjudices moraux ou physiques dans de nombreuses autres affaires.

    2. Et si le but du jugement était de lui imposer le silence?
      Un énorme chantage à 5 milliards pèse sur lui, désormais : « Tu la boucle, sinon on te pressure ta vie durant ».

    3. @Crapaud Rouge

      « Mais si un juge a le droit de condamner quelqu’un à quelque chose d’impossible, alors pourquoi ne pas condamner les assassins à RESSUSCITER leurs victimes ? On sait qu’ils ne le feraient pas, mais qu’importe : ce genre de « réparation » pourrait, DEVRAIT être inscrite dans les textes. »

      Argument IMPARABLE auquel je n’avais pas pensé.
      [Est-ce que je peux m’en servir ou il faut que je vois avec Louise pour le © ? :-)]

    4. @Crapaud: votre exemple ne marche pas. En condamnant à 5 milliards, la banque est sûre de pouvoir prendre tout ce que Kerviel gagnerait au cours de sa vie. Lorsque quelqu’un est mort, on ne peut pas rendre une partie.
      C’est ainsi que dans certains pays, il y a des condamnations à 150 ans de prison, etc. Même avec les remises de peine, le condamné est ainsi quasi sûr de finir sa vie en prison.
      Autrement dit, une condamnation à 150 ans de prison c’est comme une condamnation à la prison à vie. Une condamnation à devoir rembourser 5 milliards, c’est comme une condamnation au remboursement à vie.

    5. En condamnant Kerviel à des réparations impossibles, la justice le place sous la COUPE de la SG qui peut, en vertu de cette décision, exiger TOUT CE QU’ELLE VEUT du condamné.

      Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec ce qui se passe aujourd’hui mais à l’échelle de tout un monde. On n’est plus à un petit chantage près de nos jours sur l’homme ou l’humanité, il faut bien faire fonctionner la matrice jusqu’au bout Mr Thomas A. Anderson dit Néo.

      Nous préférons tellement les pousser à prendre des risques, pour des bonus et des primes encore et encore, que lorsqu’ils se font d’abord attraper à la place des généraux nous préférons avant tout dire qu’ils se sont montrés moins prudents que nous, c’est pourquoi nous exigeons grande réparation morale Mr le Juge. Oui j’ai quand même un peu de mal à me satisfaire de la version officielle dans les médias, enfin que voulez-vous c’est souvent la même une dans les esprits.

    6. @Moi : si « dans certains pays, il y a des condamnations à 150 ans de prison« , eh bien ma foi, dans ces pays la justice est aussi débile que dans le cas Kerviel. Ce n’est pas à la SG de décider du niveau EFFECTIF des réparations. A quoi rime des règles de droit sans rapport avec la réalité ? La question déborde largement le cas Kerviel. Enfin, dernier point, des réparations payables à vie sont CONTRAIRE AU DROIT A L’OUBLI. Faut-il vous rappeler que les vrais délits financiers sont, quant à eux, comme protégés par des délais de prescription EXTREMEMENT COURTS ? Nous sommes face à une justice à deux vitesses.

      Et pour ce qui est de l’argument : « Lorsque quelqu’un est mort, on ne peut pas rendre une partie » , il est faux, car la famille de la victime récupère la dépouille, (au moins quand on la retrouve), et cette dépouille est « une partie » non négligeable, très importante pour le deuil.

      L’argument de Maître Eolas est que, dans le cas d’un préjudice financier, le préjudice peut être chiffré exactement et donc réparer exactement, et que la justice ne peut pas choisir une fraction, car elle serait arbitraire. Mais, dans les cas où le préjudice n’est pas chiffrable, on peut toujours dire que le préjudice estimé est une fraction. Alors, pourquoi n’avoir pas fait pareil pour Kerviel ?

      @Martine : vous pouvez, Martine, vous pouvez. Mon « imparable » argument est un « argument presslib’ » 🙂

    7. L’opinion de l’intéressé, c’est que le but était de blanchir la banque, sa mondiale réputation étant en jeu. Et dans cette interview, (ce soir sur je ne sais plus quelle chaîne), on apprend que la SG a explicitement demandé la « réparation » des 5 milliards. Donc en sachant que cette réparation serait de toute façon impossible : le but était bien de faire dire à la justice que la SG n’y était pour rien dans cette perte. J’appelle ça une instrumentalisation.

    8. @Crapaud: « Nous sommes face à une justice à deux vitesses. »

      Nous sommes tout à fait d’accord. C’est indéniable.

  2. Pour Paul Jorion.

    Vous n’arrivez même plus à être pessimiste… Mais c’est vrai qu’il devient difficile de l’être concernant le passé. Si on rajoute les trous de ver spatio-temporels du blog, la situation devient complexe.

  3. M. Jorion,
    Vous dites à propos de Kerviel (et je pense que tout le monde est d’accord) que la totalité de la hiérarchie de la banque était composée de gens incompétents qui ne connaissent rien à ce qui se passe dans les salles de marché (quelques soient les milliards auxquels on touche).

    Doit-on comprendre qu’il en va de même pour le G20 qui doit s’occuper de la catastrophe à venir sur le plan monétaire? Et qu’au plus haut niveau de leur hiérarchie ,ils sont « complètement incompétents sur la monnaie?

    Vous ne l’affirmez pas mais le parallèle saute aux yeux!
    Amicalement

    1. Aucun jeune n’a plus guère le droit à l’erreur, n’a plus guère le droit de se montrer plus incompétent que nos ainés et les notables les mieux établis de ce monde. C’est comment dire mieux vouloir toujours garder les meilleurs plats de la vie pour soi et ses ami(e)s d’abord, au Diable le reste …

  4. Question de beotien sans doute mais tant pis… pourquoi les americains demandent-ils une reevaluation du Yuan de 20 % ? Remboursement de la dette ? Favoriser les marches nationaux et les exportations US? Soit, mais ne craint-on pas une hausse du prix des matieres premieres, des lors que la Chine pourrait les acquerir a meilleur compte ?

  5. Affaire Société Générale :

    Passons sur la peine de prison, si le délit est constitué.

    Mais en ce qui concerne l’amende, elle reproduit très exactement le résultat du débouclage réalisé dans l’urgence par la société générale.

    Toutefois, si l’affaire avait été éventée plus tôt, par exemple au moment où ces positions étaient bénéficiaires (il y eut de tels moments, semble-t-il). Le délit n’en était pas moins constitué. Mais qu’aurait-il fallu faire du bénéfice (en supposant que la banque ait souhaité poursuivre l’action en justice)? l’accorder au prévenu?

  6. Bonjour Paul,
    « la hiérarchie qui ne comprend rien ou est incompétente » dites-vous.
    Est-elle là pour cela ou pour faire obstacle ou parapluie à la contestation de la base?
    Vous connaissez tout comme moi le principe de Peter, je l’ai même revitalisé récemment.
    Un nouveau Bretton Woods? Yes. But with who on board?
    On a créé l’OMC, mais on n’a pas créé l’OMH, alors que de plus en plus on considère que l’homme est une ressource (RH) comme l’est n’importe quelle marchandise.

  7. @ Antoine dit : 9 octobre 2010 à 09:05

    « Cela me pousse à souligner ici le fait que Kerviel est « un parvenu » dans cette salle, fils de famille quelconque. Hors, les traders sont majoritairement issus des grandes écoles, centrale, polytechnique (qui a une formation spéciale à cet effet) et, pourquoi pas normal sup. Ces personnes issues de grandes écoles sont certes intelligents, mais aussi ont bien souvent un cadre familial tout autre que celui de Kerviel. Je ne serais pas étonné d’apprendre que, finalement, les positions de Kerviel étaient également prises par d’autres de ces collègues, qui eux, ont la chance de ne pas avoir été choisi pour trinquer dans la mesure ou leur environnement familial aurait pu actionner des leviers de représailles à l’égard de la banque. » dites-vous.

    Notre société s’engage, à mon avis, dans une très mauvaise dérive. Votre hypothèse concernant les possibilités d’évitement données aux autres collègues de Jérome Kerviel, issus d’une extraction sociale plus relevée, sont tout à fait envisageables, mais ne justifient pas qu’on les invoque pour le blanchir.
    En arriver à de telles arrières pensées pour toute sorte de problèmes au-delà du cas Kerviel, me semble révéler la gravité d’un mal profond auquel la communauté nationale, tous courants confondus, devrait s’attaquer de façon urgente. Cela rejoint le sujet évoqué avec PYD ici : http://www.pauljorion.com/blog/?p=16698#comment-113810

    Avant d’aborder ce sujet bien plus vaste, on peut poser froidement l’examen du cas Kerviel de la façon suivante.

    Les règles à la SG devaient être respectées et JK a reconnu ne pas les avoir respectées, il est donc coupable. Ce non respect ayant eu des conséquences graves, bien au-delà de sa banque, doit être sanctionné à la hauteur des désordres provoqués, lesquels n’étaient pas que financiers. Même le sommet de l’état a dû consacrer une partie de son temps à traiter de ce problème.

    Au-delà des règles professionnelles transgressées, il a triché pour masquer ses agissements et en cela il a contrevenu aux règles morales de portée générale et universelle. Celles en vigueur dans notre communauté d’appartenance. Cela m’étonnerait beaucoup que ses parents ou ses enseignants au titre de sa formation morale, l’aient incité à tricher dans la conduite de sa vie.
    Il est donc coupable à ce titre, d’avoir porté atteinte à la dignité de la communauté des humains, et à notre image nationale, en donnant un retentissement mondial à une affaire infamante pour son pays. Il est donc normal qu’il soit condamné.

    Imaginons qu’à l’issue de son procès en appel Jérome Kerviel soit condamné comme on a tout lieu de le penser.

    Faudrait-il en rester là ?

    Certainement pas, car des manquements ou des insuffisances imputables à la SG semblent manifestes. C’est à elle, sous le contrôle de ses dirigeants et de ses autorités de tutelles de tirer profit de ce sinistre pour mettre en place les actions correctives qui, de toute évidence, s’imposent indépendamment des actions en justice.

    Dans les propos de Paul Jorion, je relève depuis longtemps son intention d’agir pour que les choses aillent mieux. « Tenons bon ! Nous sommes nombreux à nous rallier aux idées développées sur le blog ! Je sens que nous allons bientôt entrer en action ! » Voilà en substance les messages que j’entends, même s’il ne les exprime pas tout à fait comme cela.

    Derrière de tels messages, chacun peut y voir l’expression de ses propres souhaits, lesquels peuvent couvrir un très large spectre, allant jusqu’à mettre des têtes sur des piques, comme certains l’écrivent sans gêne aucune.

    Sans aller jusqu’à des actions de type révolutionnaire, que je condamne, on peut penser que l’affaire Kerviel, pourrait être exploitée pour permettre aux volontés d’action évoquées par l’hôte de ce lieu de se concrétiser.
    Attention, il ne s’agirait pas de monter un comité de soutien à Jérome Kerviel afin de peser sur son jugement en appel, ce qui serait à mon avis une erreur morale et stratégique, mais en partant de ce cas, à résonnance internationale, d’entrer dans une action d’assainissement des pratiques dans les milieux financiers.

    En s’appuyant sur les compétences spécialisées en matière financière qui gravitent autour de ce blog, il serait à mon avis possible d’agir concrètement et de manière concertée auprès des parlementaires et autres hommes (femmes) politiques de tous bords. Une lettre type pourrait être mise au point (je ne me sens pas spécialement compétent pour l’élaborer) disant à peu près ceci.

    M……
    La justice traitant de l’affaire Kerviel-Société Générale vient de statuer.
    Comme de nombreuses autres personnes, notamment celles qui s’expriment sur le blog de Paul Jorion, je suis persuadé que sans les manquements ou graves insuffisances dans les pratiques, les organisations, et les réglementations imposées aux établissements financiers, une telle affaire aurait pu être évitée.

    Etant donné le retentissement que cette affaire a eue dans l’opinion et de son impact négatif pour l’image de notre pays au niveau international, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir me faire connaître les actions que vous avez engagées à votre niveau pour éviter son renouvellement.

    En particulier, je suis intéressé de connaître les améliorations qui ont été apportées à la réglementation applicable aux établissements financiers.

    Veuillez agréer……

    Ça n’est qu’une idée parmi d’autres.

    1. Lisez bien le commentaire de François le sombre du 9 octobre à 16 h 43 :
      comme il le remarque, si la faute de Kerviel avait été révélée alors qu’il avait des gains records, que ce serait-il passé ?
      Kerviel aurait-il été dénoncé par la banque ?
      Aurait-il été condamné et à quoi ?
      Qu’aurait fait la banque de tout cet argent ?
      Dans ces moments de gains records personne ne s’est aperçu de rien ? Vraiment ?
      Alors qu’il eût été plus judicieux de crever l’abcès en période de gains, quitte à en abandonner une partie !

    2. Comme le disait Piotr « c’est terrifiant » moi aussi j’ai répondu dans le passé à un commentaire du futur !

    3. Je ne nie pas le fait que Kerviel ait mal agi, dans le sens où il n’a pas respecté les règles et a abusé de la confiance de son entourage… Mais je dis plutôt punir lui plus qu’un autre…

      Et d’ailleurs, la notion de mal pourrait être discutable, dans le sens où l’intention de nuire n’est pas avérée. Comme dit Gimini Criquet dans le Pinochio de Walt Disney, ce pouvait très bien être un mal pour un bien

      Dans mon travail, ou le népotisme et le copinage ont toujours été rois, le seuil de tolérance d’erreur ou de fainéantise est variable selon la qualité des parents du salarié. Vu le délitement du marché du travail ces dernières années, je me trompe de peu en affirmant que ses rois ont étendu leur territoire.

      Autre fait: l’organisation des entreprises poussent à la désobéissance… Pour revenir à Kerviel, plus il fait gagner à sa banque, plus il gagne… Et plus les expositions sont gagnantes sur le marché, plus on ramasse. Dire que ce n’est pas tentant, c’est être de mauvaise foi. Lui qui est un parvenu, qui dans le cadre des règles avait déjà ramassé un max auparavant, quelle pouvait être la prochaine étape?

      Et c’est vrai dans tout secteur d’activité… Mon amie travaille dans la certification à l’export. Il s’agit d’inspecter les marchandises exportées afin de vérifier leur conformité à la législation du pays importateur. La rémunération est proportionnelle à la quantité de marchandise exportée. Plus le client est gros exportateur, plus il rapporte, et plus la tentation pour l’équipe chargée des inspections est d’être conciliant avec ces boîtes… Car perte de contrat si problème, et perte de chiffres d’affaire. Donc, il arrive que certains produits exportés ne soient pas inspectés mais quand même certifiés…

    4. @ louise dit : 10 octobre 2010 à 11:11 et 10 octobre 2010 à 12:22

      Je n’ai pas oublié que nous sommes frères, ce qui devrait normalement nous aider à bien nous comprendre.
      Pourtant, je n’ai pas bien saisi ce que vous avez voulu dire dans vos deux commentaires.
      Sans vous obliger à passer du temps pour les expliciter davantage, pouvez-vous me dire si vous êtes favorable ou opposée à l’action que je propose d’engager.

      Et, si vous n’y êtes pas favorable, pourquoi ?

      Bien fraternellement vôtre.

    5. @ Antoine dit : 10 octobre 2010 à 15:41

      « ce pouvait très bien être un mal pour un bien » dites-vous.

      Je partage votre avis, mais pas pour la même raison.

      JK a reconnu avoir triché ce qui a provoqué un accident gravissime, pas seulement en termes financiers, il doit donc être condamné.

      Mais, comme cette affaire peut être une formidable occasion de faire engager des actions correctives dans le monde financier, JK peut, sans l’avoir voulu, devenir celui qui aura permis de déclencher des modifications dans les conditions d’exercice des activités financières, pour les rendre moins critiques.

      Je vois là une occasion d’engager concrètement et démocratiquement, les citoyens dans une action visant à empêcher d’autres accidents du même type.

      Si en final, des améliorations sont apportées au fonctionnement des activités financières, la condamnation de JK n’aura plus la même signification et tout le monde s’en félicitera, y compris peut-être même lui. Ne pas oublier qu’après être passées par la prison, certaines personnes ont connu la gloire dans leur pays et au-delà.

      Pourquoi vous ne vous exprimez pas sur ma suggestion. Y êtes-vous opposé ?

    6. @Jducac

      Je relève depuis longtemps dans les propos de Paul Jorion son intention d’agir pour que les choses aillent mieux.

      Je ne me lasse pas de tomber en pâmoison devant les preuves sidérantes, et noir sur blanc, de l’infinie puissance de votre perspicacité !
      Je vous baise les pieds, vénéré Maître.

      PS : relisez vous néanmoins, je vous en conjure. Il en va de votre image immaculée et donc de l’avenir du monde indéfectiblément relié à votre lumineuse personne.
      Prenez une petite laine ,mon étoile, ma lumière, mon phare, le temps fraichit.

    7. @ vigneron dit : 10 octobre 2010 à 23:38

      Je confirme et de plus, il soutient ma proposition d’action concrète, positive et démocratique.

      De mon temps, avec peu de moyens, on formait des hommes fiers de l’être et armés pour se conduire positivement dans la vie. Ils avaient du cœur et étaient prêts à soutenir leur prochain au lieu de rêver de l’éliminer. http://www.victor-hugo.info/poemes/407.html

      Ils n’étaient pas jaloux des bonnes idées des autres et s’employaient à en proposer d’encore meilleures, conscients d’œuvrer ainsi pour le bien de tous. http://www.victor-hugo.info/poemes/158.html

    8. J’ai bien lu votre idée d’adresser une missive à différentes autorités financières pour assainir les choses, sur fondement de l’affaire KERVIEL.

      Non pas que je trouve l’idée mauvaise, mais je pense que le travail de Paul JORION et son équipe fait très bien son office en la matière.

      Je note à cet égard que M JORION a une dimension médiatique plutôt croissante depuis l’éclatement de la crise (et pour cause d’ailleurs), même si parfois, il est vrai, la fréquentation du blog retombe.

    9. @ Antoine dit : 11 octobre 2010 à 17:21
      Merci d’avoir répondu, mais je crois que vous m’avez mal lu.

      Il ne s’agit pas d’écrire à des financiers, mais d’écrire à nos représentants, les députés et sénateurs qui ont des comptes à nous rendre et qui viennent régulièrement solliciter nos suffrages pour se faire réélire.
      Par expérience professionnelle, c’est très efficace d’exploiter un disfonctionnement pour faire bouger les choses et apporter des actions correctives, surtout quand l’affaire a un très grand retentissement. Il faut agir vite et fort pour ne pas laisser tomber l’emballement et au contraire contribuer à lui donner de l’ampleur.

      D’autre part, si vous aviez bien lu ma proposition, vous auriez vu qu’une telle action, loin de réduire la dimension médiatique de Paul Jorion, l’aurait au contraire démultipliée auprès d’acteurs qui comptent dans la vie politique. Je vous assure que si tous les députés et tous les sénateurs recevaient une lettre de ce type faisant, comme je le propose, référence à son blog, la marque Paul Jorion n’y perdrait pas.

      Quant aux blogueurs qui, dans l’ensemble, sont très partisans de « yaquas faucons » dans leurs interventions, je constate qu’ils sont moins va-t-en guerre quand on les place face à une possibilité d’action concrète et tout à fait démocratique, laquelle,par avance, a l’accord de Paul Jorion.

    10. Autant pour moi… J’ai tendance à lire un peu trop rapidement en ce moment.
      A ma décharge: un enfant de deux ans et un bébé de quelques jours.

      Profiter de l’affaire Kerviel pour faire bouger le politique est certainement une bonne idée.

      J’attends de lire la lettre tyoe avant de l’adresser au député de mon coin, si l’initiative prend graine.

      Maintenant, autant j’apprécie le travail de M JORION et son équipe, autant je n’adhère pas forcément à toutes ses idées (suppression de la spéculation financière, constitutionnaliser l’économie…). Donc, si la missive pouvait ne pas être trop partisane…

    11. @jducac, en effet, il faudrait agir d’une façon ou d’une autre, et pas seulement à l’échelle nationale, mais également européenne. Ce qui se passe ici n’est pas triste non plus… Il faudrait en fait, ce que j’ai d’ailleurs proposé à Paul lors d’un petit échange mail en off, de réunir la communauté bloguesque ainsi que des acteurs politiques et médiatiques. Le blablabla, c’est bien, mais où cela nous mène-t-il si le concret ne suit pas? Mais est-ce que cela intéresserait réellement Paul et les blogueurs, là est la question? Paul a lancé ce blog pour décrire la crise, mais où il souhaite aller reste assez flou… Chaque jour, je suis ce qui se dit, chaque jour, je me demande ce qu’on va bien pouvoir se dire, des choses très/trop compliquées sont dites, d’autres moins, et puis – je parle pour moi – l’inspiration me vient… Pour cela, je remercie cet espace qui fait « travailler » ma tête et mes livres… Enfin, ce blog peut toujours servir de boîte à idées pour politiques, journalistes et autres en manque d’inspiration en attendant la transition… J’en profite pour ajouter que lorsque je lis dans un autre billet que Paul cherche à ressusciter Greenspan, je me dis, franchement, mais qu’est-ce qu’il va encore chercher… Je n’y peux rien mais le seul nom de Greenspan me donne de l’urticaire…

      @Antoine, avec toutes mes félicitations, profitez-en bien!

    12. @ Antoine dit : 11 octobre 2010 à 22:10

      Bravo pour avoir pensé au futur il y a 9 mois et aussi 2ans plus tôt. Mais il faut aussi penser à agir dans le présent pour mieux assurer l’avenir de ceux qui hériteront de nous et des conséquences de nos actions.

      Concernant la suggestion de lettre, je me suis appliqué, dans la première esquisse, à la rendre neutre afin qu’elle puisse atterrir un peu partout, sans que tel ou tel camp se sente spécialement mis en cause et que de ce fait ils soient tous mis en compétition pour agir. Ensuite, si l’idée prend racine, et si Paul Jorion et son équipe accrochent, il pourrait être dressé un tableau donnant la liste des députés et sénateurs contactés et leurs réponses.

      Quant aux idées émises sur ce blog par l’hôte des lieux, son équipe, et tous ceux qui s’expriment par des billets et des interventions, elles sont très diverses. Il en résulte cependant une orientation générale assez marquée avec laquelle je ne suis pas toujours en accord. D’ailleurs cela me vaut parfois d’être apostrophé sans ménagement. Le fait qu’il n’y a pas de réaction enthousiaste à ma proposition s’explique probablement en partie à cause de cela. Je ne me fais pas d’illusion, pour germer la graine a besoin d’être arrosée par le jardinier. Certaines graines restées sèches peuvent être portées par le vent et faire une belle carrière ailleurs. Qui sait où et quand? Je l’ai livrée au vent au dessus d’un jardin labouré en tous sens pour être fertile, nous verrons bien.

      @ Anne dit : 12 octobre 2010 à 10:01

      « Il faudrait agir d’une façon ou d’une autre, et pas seulement à l’échelle nationale, mais également européenne » dites-vous.

      Je suis tout à fait d’accord, mais s’agissant d’une banque française, je crois qu’on aurait intérêt à faire jouer le fait que cette affaire n’est pas glorieuse pour notre pays. Elle implique donc des insuffisances au niveau des acteurs politiques d’hier ou d’aujourd’hui qui n’ont pas su prendre les dispositions législatives et réglementaires de nature à prévenir ce qui est arrivé. Si maintenant ils ne font rien pour y faire remédier, quelle que soit leur position dans l’exercice du pouvoir, ils sont condamnables et ne méritent pas que l’on vote pour eux. Le fait de leur demander des comptes est destiné à les faire agir avant les prochaines élections où là ils seront tous en position de demandeurs.
      Bien évidemment, cela n’empêche pas de mener des actions similaires et coordonnées avec d’autres pays européens, il suffirait de changer un peut le texte, tout en faisant malgré tout référence à cette affaire qui est certainement commentée dans d’autre pays.

  8. @ Paul,

    Bonjour,

    Bon dimanche. Homéogène 9, 1 comprimé par heure d’éveil sur 2 jours au plus, le sirop pour matoux moderne..

    Côté petite monnaie des mêne-âge, banques et assurances US franchissent le rubicond de la loi avec entrain et allégresse, faux et usage de faux en masse robotisés en high speed fausse signature, la mesure de cette valse aux voleurs s’endiable en rock déjanté, avant parfum de déplacement de la ligne juridique?

    1. C’est absolument incroyable ! C’est tellement gros qu’on se demande si c’est vrai. Est-il possible que des banques puissent organiser ce genre d’arnaque ? Les lois sont injustes certes, et permettent de plumer les plus faibles, mais manifestement ca ne va pas assez vite pour les banques. Comme le dit Paul, ils vident la caisse avant de fermer la boutique; et c’est un homme politique américain, en place mais impuissant, qui déplore cette fraude.

  9. petit extrait du » Prophète » de Khalil Gibran, un poète qui gagne à être lu et relu, aux différents âges de la vie :

    « De l’achat et de la Vente

    Et un marchand dit, Parle-nous de l’Achat et de la Vente.
    Il répondit en disant:
    La terre vous donne ses fruits, et vous ne serez pas dans le
    besoin, à condition de savoir remplir vos mains.
    C’est en échangeant les dons de la terre que vous trouverez
    abondance et satisfaction.
    Cependant, l’échange, s’il se fait sans amour ni sens de justice,
    conduira certains vers la cupidité et d’autres vers la faim.
    ….
    Et ne tolérez pas que ceux aux mains stériles prennent part à
    vos transactions, car ils veulent vendre leurs paroles contre
    votre travail.
    ….
    Car le maître-esprit de la terre ne dormira pas en paix sur les
    ailes du vent tant que les besoins du plus modeste parmi vous
    n’auront été comblés. « 

  10. Je suis scandalisé par le traitement médiatique indigne de la déduction d’impôts massive dont la SG va bénéficier. Qu’en pensez-vous ?

    « La Société générale a récupéré 1,7 milliard d’euros »… (les journaux.) Récupérer ? La SG avait en réalité joué 5 milliards en la personne de son trader, dans le but, effectivement, d’en « récupérer » beaucoup plus. L’argent a été perdu pour elle mais pas pour les bénéficiaires dispersés dans la nature. Qui rend aujourd’hui les 1,9 milliard à la SG à la suite de cette perte au jeu ? L’Etat français, c’est-à-dire nous, les 28 millions d’actifs à raison de 70 euros par personne. « Récupérer », quel cynisme !

    D’après les journaux, cette réduction est l’application « transparente » de la loi : «Toute entreprise déduit ses pertes et coûts de ses revenus pour calculer le montant de ses bénéfices et donc de ses impôts ». Une escroquerie passée en jugement est donc considérée en toute « transparence » comme une « perte » normale d’exercice. Si vous voulez « optimiser » votre déclaration fiscale pour payer moins d’impôts, essayez de déclarer que vous avez perdu beaucoup d’argent au poker, vous le récupérerez certainement, il fallait y penser.

    Il est de la responsabilité de nos médias pétris de libertés et de bonnes pratiques démocratiques d’établir la vérité au lieu de nous gruger avec des « récupérations transparentes » alors que des milliards sont soustraits sans cesse aux dépenses sociales.

    Proposition : que chacun déduise 70 euros de sa déclaration d’impôts pour « perte au jeu », motif jurisprudence SG-Kerviel.

    1. effectivement je rejoins exactement votre propos que je n’avais pas lu !
      Si d’aucuns appartiennent ici à une organisation, ils pourraient l’inciter à protester contre cette ponction de 3 x bouclier fiscal. A suivre, et merci à vous et à tous pour le travail fait sur ce blog.

  11. Pour en revenir à l’affaire Kerviel.

    Le problème de l’élite reste très intéressant. Pourquoi, justement pendant la décennie des années 80, les écoles de gestions, commerce, grandes écoles et MBA sont-ils ainsi montés en puissance? Comment et pourquoi, au moyen d’une sélection draconienne, ont-ils réussi à sélectionner, trier, les esprits les plus aptes à la compétition et les plus ambitieux? Etait-ce afin d’en soudoyer un certain nombre d’entre eux au monde de la finance qui allait se développer en les assurant d’une réussite professionnelle sans égale?…

    Voilà donc ce à quoi auront peut-être été utilisées les dernières générations: à un siphonnage cynique des intelligences à des fins bassement utilitaires. Exploiter pour tirer le maximum de profit. Bravo, pour les manipulateurs, mais triste constat trente ans plus tard… En analysant les années 80 avec un peu de recul, et les crises financière et morale qui en ont résulté, ne pourrait-on pas avancer, qu’à partir de cette époque, de mauvais génies se sont mis à l’oeuvre, pensant trouver dans la jeunesse une proie facile, des esprits malléables à souhait, peu enclins à la critique puisque commençant à être gavés par les dictats d’une société de consommation tonitruante, la société de l’hyperconsommation?

    Proie facile, donc, qui servirait les intérêts de certains à dévier le système de ce pour quoi il avait été conçu à l’origine: transformer le système financier en un vaste réseau de machines à sous qui participeraient à la création du plus grand casino au monde. Aboutissant ainsi au système le plus pervers qui soit: une spéculation à l’échelle planétaire incontrôlée, ordonnée par des systèmes d’une complexité telle qu’ils en dépassent finalement l’entendement humain, et surtout celui de la hierarchie…

    Et je cite Christopher Lasch dans son livre sur les élites, paru en 1995:

    « At a time when political debate consists largely of ideological slogans endlessly repeated to audiences composed mainly of the party faithful, fresh thinking is desperately needed. It is not likely to emerge, however, from those with a vested interest in the old orthodoxie.

    We need a « third way of thinking about moral obligation » […] one that locates moral obligation neither in the state nor in the market but in « common sense, ordinary emotions, and everyday life. » (p. 101)

    En résumé, l’accent doit être mis sur des liens humains de confiance et de solidarité pour échapper à une finance folle et à cette culture du travail qui sapent et détruisent les fondements moraux de la société. Comme Christopher Lasch le soulignait déjà à partir des années 70 (!)et comme beaucoup d’autres d’ailleurs le firent à cette époque et que l’on n’a pas voulu écouter, ce dont la démocratie a besoin c’est d’un débat public vigoureux, pas de l’information à tout va, et j’ajouterais pas d’endoctrinement non plus de soit disant maîtres à penser. Dommage, hélas que tant de dégâts aient déjà été causés…

    Comme le disait Pascal dans ses « Pensées », « travaillons d’abord à bien penser: voilà le principe de la morale ». Bien penser, avec beaucoup de bon sens donc. Amis blogueurs, je vous souhaite une bonne journée, et penser aux jeunes et au rôle de la hierarchie… Nous y reviendrons sans doute…

    1. Bonjour Anne Je suis bien d’accord avec vous pour le constat mais vers quoi voulons nous aller ? Nous ne débattrons ou ne « bien penserons » utilement que si nous ne le faisons pas de manière abstraite. L’immense dérapage actuel de la finance est assez inédit dans sa forme, mondialisée, informatisée… mais le fond de l’affaire est bien un problème de partage de richesse entre capital financier non productif et producteurs de richesse. Parmi ces derniers les ouvriers en tant que CSP avaient complètement disparu du paysage (0 % à l’assemblée Nationale française) ils sont quand même 30 %. Penser bien, c’est rétablir la justice sociale et le juste partage de la richesse. Bernard Friot propose des revenus de 2, 4, 6, 8000 euros/personne, point barre mais avec des justifications. Voilà une idée plaisante, n’est-ce pas ?

    2. @emmanuel, vous pouvez le voir comme ça, mais je pense que le problème est loin, très loin, de n’être qu’un problème de partage de richesse. Avec cette crise, nous nous apercevons bien que l’argent n’est pas LE seul problème. On voudrait bien concentrer le débat uniquement sur lui, mais le véritable enjeu sociétal ne se situe pas là.

      Il faut d’abord envisager une autre vision des choses, de nos relations les uns aux autres, au travail; comment voulons-nous vivre notre vie ensemble, comment concevons-nous la Vie, voilà des questions essentielles. Il faut maintenant chercher à re-définir les valeurs sur lesquelles nous voulons re-bâtir notre futur et celui de nos enfants. La grande transformation. La grande métamorphose. Un changement de paradigme. De nouvelles règles. Le débat social concernant le partage des richesses et la justice sociale n’est qu’un aspect de nos questionnements. Il faut maintenant oser le véritable débat d’idées, avec TOUS les acteurs de la société, et croyez-moi cela ne se réduit pas qu’aux seuls salariés… Il y a les forces invisibles, qui elles aussi font marcher la société, dans l’ombre… Pensez-y. Un début de réflexion pourrait être le rapport Stiglitz, on n’en parle pas assez. Nous devons complètement remettre à plat la notion de PIB et mieux prendre en compte la notion de bien-être d’une société. L’argent n’est pas tout, mais beaucoup ont intérêt à nous faire croire que là, et là seulement, est le problème. Nous avons besoin d’une autre perspective, du retour de VALEURS essentielles pour notre humanité. Là, et là seulement, se situe le débat, tant que nous ne l’aborderons pas, nous tournerons en boucle. Peut-être que certains ont d’ailleurs intérêt à nous faire tourner en rond…

    3. @ Anne

      Cela rejoint ma principale préoccupation du moment, sur les rapports humains, pas seulement l’accaparement de la richesse qui plombe tant l’esprit du monde, je partage ce propos Anne, sinon vous êtes libre ce soir ou demain soi pour diner avec moi ?

    4. @Anne et Emmanuel :

      Prix , salaire , monnaie , valeurs …Prix du temps ancien , actuel , à venir ….

      Votre échange est représentatif de pas mal de billets sur ce blog depuis deux ans .

      Le débat d’idée avec chacun ça s’appelle la démocratie .

      Les valeurs essentielles le sont elles pour tous , ici , en France et surtout au delà ?

      Le prix ( 2/4/6/8/…1000/ ….) est un thermomètre plus ou moins juste , précis , sensible , fidèle , des appréciations plus ou moins collectives du  » bon temps . C’est un thermomètre encore très ethnocentrique . Paradoxalement je ne pense pas que les paramètres à mesurer , jusque là omis ( dont la note « environnement  » et réversibilté des ressources naturelles ) , soient bien difficile à  » évaluer » .

      Le plus dur est sans doute de dire qui ( au singulier ou au pluriel ) fait la lecture du thermomètre .

    5. Je corrige : le prix n’est pas le thermomètre , c’est l’unité de mesure de la température .

      Le problème devient alors : où mettre le thermomètre ? qu’est ce qui contribue à la température de façon définie , comprise , acceptée ? qui est finalement chargé d’exécuter la pose du thermomètre et de valider la lecture ? Qui suit la courbe de température et propose des commentaires et évolutions ultérieures ?

      La démocratie et la prudence voudraient que ce soit le patient ( étendu à la nature sujet de droit chère à Michel Serres ) qui fasse ou contrôle tout ça .

      Les droits du patient dans le contexte de notre mèdecine civilisée , sont finalement assez illustratifs des droits du citoyen et du combat entre démocratie et oligarchie .

      Transmis à la LDH .

    6. Une contribution au questionnement en cours du « comment faire autrement » et reprendre le controle du partage des richesses (l’argent, le temps, la nature, nos liens familiaux , nos liens poltiques nos capacités à nouer des liens, ques sais-je Amartya SEN est beaucoup plus ckair que moi quand il invente la notion de capabilités) : voilà….. y’en a qui ont commencé comme ça :

      http://carfree.free.fr/index.php/2010/09/01/segonzac-premiere-ville-lente-de-france/

      http://carfree.free.fr/index.php/2008/03/04/cittaslow-les-villes-lentes-contre-la-frenesie-automobile/

      je me précipite à Segonzac dès que possible!

      La majorité que nous cherchons à atteindre collectivement passe forcément par une réduction de la sélection par la vitesse:
      les rampes pour handicapés font du bien à tout le monde à commencer par les bébés en poussette,
      les vélos en ville font du bien à tout le monde y compris aux voitures dans un trafic plus fluide,
      les contraintes réglementaires de prudence et de proportionnalité des fonds propres des banques feront du bien à tout le monde à commencer par les actionnaires des banques protégés du risque systémique

      Choisir une voie politique pas trop violente est possible si un « nous » émerge et fasse cesser le jeu de la spéculation: faire un nous avec les dirigeants de la Chine est il possible? ou avec les conseillers d’OBAMA moi je ne sais pas le faire mais le ferment de la démocratie si difficile à défendre depuis la fin de la guerre froide et l’avidité des investisseurs se trouve dans la chimie de synthèse du « nous ».

      ce ne sont pas les financiers ou les comptables qui décident d’un sentiment d’appartenance, la certitude d’un lien (la famille bettencourt est très riche mais qui envient leur fêtes d’anniversaire?): le prix nobel à l’ami LIU est une fantastique nouvelle.
      La théorie des jeu connaît l’histoire des deux prisonniers qui s’entraident pour tenter l’évasion plutôt que de se dénoncer l’un l’autre contre une réduction de peine.
      Je me fabrique un tee shirt à son effigie cette fin de semaine, je vais lui ajouter un peu de rose au joue et je crois que sa compagne sera aussi collée sur mon dos.

      la course à l’argent pourrait être le signe d’une dépression, qui se soigne.

      Je viendrais vous le montrer, mon tee shirt . Merci pour vos commentaires: qu’est ce qu’on rit chez Paul!!
      Dalio

  12. @Anne je crois aussi aux valeurs, et je pense que la justice sociale en est une essentielle, cette valeur se construit au cours de l’Histoire au prix de luttes et est détruite dans des périodes comme celle-ci par l’accaparement de la richesse par un petit nombre.
    Dans la crise actuelle en France 8% du PIB soit 200 milliards d’euros sont passé du capital (Bettencourt, fonds de pension) au travail, en qq années. Dire cela ce n’est pas « croire au PIB » comme valeur suprême ou penser que seule la richesse compte mais dire que la justice sociale est essentielle car elle signifie l’accès aux besoins essentiels (soigner son enfant, le loger, l’éduquer) qui ne sont plus couverts alors que l’Argent s’étale partout (voir Hervé Kempf). De plus en plus de gens considèrent que les grandes crise du capitalisme de 29 ou actuelle partent d’un dérapage des inégalités et finalement d’une simple lutte de classe. Un débat d’idées (qui existe quand même !) doit partir de choses aussi simples que ça.

    1. Oui, mais pour moi, « lutte des classes » a une résonance un peu obsolète. Je crois que nous n’en sommes plus là. Il faut de tout pour faire un monde. Par contre il faut de la justice, de l’équité, du désintéressement, de l’honnêteté, de la compassion, de l’empathie, un esprit libre et je n’ai pas dit un esprit fort ou libertin (La Bruyère), un esprit critique, il faut être confiant, être simple et avoir du bon sens, savoir s’autolimiter, prendre soin des mots et des siens, être respectueux, aller à l’essentiel, etc… Après tout cela, la lutte des classes fait un peu démodé, on entre dans un autre registre, on revient à quelque chose que l’on pensait avoir laissé loin derrière nous… Pour cela je suis optimiste, je crois en la capacité que peut avoir une certaine partie de l’humanité à se redresser, à se relever…

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