281 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 12 NOVEMBRE 2010 »

  1. J’ai l’impression au visionnage de votre vidéo M. Jorion qu’enfin vous commencez à réaliser l’étendue des dégâts. Pas tant au niveau de la situation en elle même que de l’absence de toute réelle volonté politique de prendre (enfin !) les décisions nécessaires que vous avez maintes fois mentionnez sur ce blog.
    J’ai l’impression donc qu’enfin vous réalisez le manque de volonté de nos élites dirigeantes. Je me souviens que vous nous donniez rendez vous à la sortie de ce G20 pour définir votre position quant à l’utilité de cette élite dirigeante et de votre mode d’action.
    J’ai donc l’impression qu’aujourd’hui vos illusions s’estompent.

    Je suis enchanté de vous entendre dire qu’à un moment donné on ne pourra plus se contenter de simples chroniques.
    Dieu sait que j’ai été de nombreuses fois « modéré », pour ne pas utiliser un terme plus en adéquation avec ma pensée (mais j’aimerai tellement que ce post ci soit publié…), pour avoir écrit des choses apparemment dérangeantes sur l’état de notre monde.
    J’ose espérer maintenant que vos illusions disparaissent que vous aurez un regard beaucoup plus lucide sur ce monde. C’est exactement le même cheminement qu’aura suivi M. Pierre Jovanovic. Crédule et voulant y continuer à croire dans le système. Au fur et à mesure il a dû se rendre à l’évidence: il y a vraiment quelque chose de pourri dans ce monde.
    Peut être maintenant à votre tour vous êtes prêt à faire le grand saut. C’est peut être cela qui semble vous terrasser. Cela revient à vous avouer l’inimaginable. En ce sens la seule bonne question qui devrait se poser à vous serait: pourquoi l’élite dirigeante continue t-elle à dans cette stratégie à priori suicidaire vu les « troubles » (oh le bel euphémisme) qui ne manqueront pas de résulter dans un avenir proche.

    Votre angle de vue sur les sujets qui nous intéressent ici, votre façon de les traiter et d’y apporter des solutions font que je vous admire M. Jorion. Par contre j’ai toujours été déçu qu’un visionnaire comme vous soit aussi aveugle concernant les dessous des cartes. En particulier sur les motivations qui sous tendent l’action de ceux qui sont censé apporter des solutions à la situation actuelle.

    Le premier acte de résistance est à mon sens la prise de conscience. Quelque chose me dit que vous venez de franchir ce premier cap. Ce qui me réjouit. Car le mouvement de résistance qui s’organise a un grand besoin de talents tel que le vôtre.

    Merci du fond du coeur pour la qualité de votre travail et votre engagement citoyen. Il est effectivement temps de passer à une autre forme d’action militante. Maintenant franchir le Rubicon signifie un grand nombre d’inconvénients (beaucoup moins d’invitations et d’exposition médiatique mainstream par exemple). Y êtes vous prêt ? Pour ma part je le pense car je vous pense être un honnête homme.
    Will see.

    1. @grandghana: j’allais répondre à peu près ce que vous dites déjà dans votre commentaire. Je m’abstiens donc.

      Concernant cette phrase « pourquoi l’élite dirigeante continue t-elle à dans cette stratégie à priori suicidaire vu les « troubles » (oh le bel euphémisme) qui ne manqueront pas de résulter dans un avenir proche. », je ne vois pas quel mystère il y a là. Thucydide disait déjà il y a quelques centaines d’années: « Tout homme tend à aller jusqu’au bout de son pouvoir. » Et Spinoza disait il y a longtemps déjà: « Chaque chose tend à persévérer dans son être. ». Autrement dit, l’élite continuera à faire ce qu’elle fait tant qu’elle ne rencontrera pas sa limite, c’est-à-dire une résistance assez forte.

      Ce qui est étonnant, c’est plutôt que la résistance rencontrée soit encore aussi faible. Qu’on leur cherche depuis des années des excuses et que l’on fonde encore quelque espoir qu’ils changeront, c’est cela qui me laisse pantois.

    2. Surtout quand on est un analyste aussi fin tant des légendes financières que des légendes urbaines !
      Ce n’est bien sur ni un Busch ni un Sarkozy qui ont la matière intellectuelle pour vous manipuler……
      Qui sont donc les gardiens du temple de cette logique mortifaire ?
      Qui prône et théorise le chaos et pousse au massacre des masses populaires Paul ?
      Il n’y aurait plus de pilote dans l’avion de ce voyage « organisé » ?
      Alors qui a fabriqué le pilote automatique ? J’aurai quelques questions « techniques » à lui poser.
      Pas vous ?

    3. @grandghana : « J’ai l’impression au visionnage de votre vidéo M. Jorion qu’enfin vous commencez à réaliser l’étendue des dégâts. » : cela signifie clairement que : « moi, grandghana, j’avais depuis longtemps une conscience plus exacte, plus perspicace, de l’étendue des dégâts ». Qu’est-ce qui vous autorise à dire ça ? Vous avez survolé la zone depuis un hélicoptère ? Vous voyez dans l’avenir avec une longue-vue ? Vous dînez avec des pontes de la haute finance ? Vos actifs ont fondu comme neige au soleil ? Vous partagez le quotidien des chômeurs ? Chômeur vous-mêmes peut-être ?

      Je réagis ainsi parce que l’idée-même d’avoir conscience de la crise et de ses effets est pour le moins litigieuse. Je dirais même plus : elle ne veut rien dire du tout. Pour beaucoup de gens dans le monde, il n’y a pas de crise. (Lire ceci.) L’estimation de l’étendue des dégâts, comme vous dites, dépend de sa propre situation. Exemple avec les proprios expulsés : elle est réduite mais intense pour celui qui perd sa propre maison, elle est étendue mais d’intensité nulle pour le téléspectateur sous le nez duquel on agite des chiffres. Alors, s’il vous plaît, ne venez pas trop vous vanter de mesurer mieux que les autres « l’étendue des dégâts ».

    4. @ Crapaud Rouge

      « moi, grandghana, j’avais depuis longtemps une conscience plus exacte, plus perspicace, de l’étendue des dégâts ». Qu’est-ce qui vous autorise à dire ça ? Vous avez survolé la zone depuis un hélicoptère ? Vous voyez dans l’avenir avec une longue-vue ? Vous dînez avec des pontes de la haute finance ? Vos actifs ont fondu comme neige au soleil ? Vous partagez le quotidien des chômeurs ? Chômeur vous-mêmes peut-être ?

      Je pense que vous vous méprenez sur mes intentions et sur mon soit disant égocentrisme que je discerne sous votre plume.
      Pour répondre brièvement à votre salve de questions: peut être parce que contrairement à Paul je m’efforce d’éviter une certaine vision binaire dans le choix de mes sources d’informations. Ce qui aura pu être considéré comme l’expression de thèses dites « conspirationnistes » (quoi de mieux pour disqualifier que déjà de les qualifier ainsi ?) pourra peut être un jour être considéré comme ce qui se rapproche le plus de la vérité pour nous permettre d’éclairer certaines décisions qui paraissent aberrantes de prime abord.
      Néanmoins je me suis peut être mal exprimé dans la phrase qui semble t-il vous a fait sursauté. Je voulais simplement signifier, et je m’en suis longuement expliqué dans certains posts qui n’ont pas passé (hélas) le stade de la modération, que regarder la situation en évacuant quelques angles de vue ne permet certainement pas de comprendre l’ensemble des tenants et des aboutissants. Je ne peux pas ici vous faire une démonstration car je sais que je tomberai sous le coup de la censure (appelons un chat un chat). Or j’en ai marre de prendre du temps à écrire des posts pour m’apercevoir que, en fonction d’un certain parti pris, mes contibutions sont ignorées.
      En substance la question que j’ai toujours posé à M. Paul Jorion est: comment être efficace dans la dénonciation et l’apport de solution lorsqu’on a volontairement décidé d’éluder un grand nombre des causes originelles possibles à ce désastre ? Ce qui sous entend aussi par la même que je n’ai jamais compris pourquoi il comptait sur les membres de l’élite dirigeante pour changer les choses… Pour être plus précis je ne pense pas, par exemple, qu’un Attali travaille dans l’optique d’améliorer le sort des peuples. Bien au contraire. Je n’en rajoute pas plus histoire de ne pas franchir la ligne jaune que je respecte néanmoins en tant qu’invité sur ce blog.

      En espérant avoir été un peu plus clair sur ce point. Ne vous méprenez pas cher collègue assidu de ce blog. Comme je l’ai indiqué dans mon commentaire précédent. Je sais pourquoi malgré tout ce blog est une référence dans le choix de mes sources pour mieux comprendre et tenter d’anticiper le monde. D’où mon admiration exprimée pour M. Jorion. D’où aussi une certaine frustration.

      J’en profite pour vous remercier pour vos interventions que j’ai coutume de lire avec beaucoup d’attention tout comme celles de Yvan ou Vigneron pour citer quelques uns de ceux qui me paraissent être les plus lucides sur les sujets qui sont traités ici. Et qui plus est toujours avec une bonne dose d’humour. Ce qui ne gâche rien vu la morosité ambiante. A ce titre je souhaite vivement que Yvan puisse continuer à contribuer à l’alimentation de ce blog. Sa « disparition » me rendrait vraiment triste.
      Merci à Moi (Toi comme écrirait Yvan ;-): il est agréable certaines fois de se sentir moins seul.

      Amicalement

    5. @grandghana

      777 !!!
      Haaaaa.. Pierre Jovanovic.

      Qu’est ce que votre ange gardien pense du troisième secret de Fatima, de Ron Paul, « le seul sénateur non corrompu par les banques de Wall Street« , du prix de l’once d’or dans 18 mois et « du mensonge universel » ? Uh !
      Ah faut lire (et acheter !) la daube infâme de cet escroc patenté plaqué or, dur des durs des conspirationnistes toutout azimut !

      777 !!!
      May you be touched by His Noodely Appendage !
      ramen.

    6. @grandghana : je vois très bien de quoi vous voulez parler. Vrai que les « thèses conspirationnistes » ne passent pas, parfois je le regrette un peu, mais elles entraîneraient le blog et ses débats dans une toute autre direction. Leur grand défaut est de mêler des vérités avérées à des thèses piochées dans des domaines hyper-techniques dont le citoyen lambda n’a aucune idée de leur plausibilité. Du coup, on passe son temps à se demander si c’est du lard ou du cochon, et toutes les fantaisies sont possibles. Sincèrement, je n’ai pas envie de me plonger dans ce monde-là, où les affabulateurs grouillent comme espions dans une ambassade. De toute façon, les élites qui nous gouvernent n’ont pas besoin de fomenter des complots, (seulement de sales coups de pouce à grands renforts de services secrets), car leurs intérêts convergent d’eux-mêmes en vertu de la loi du profit. Si donc vous mesurez l’étendue des dégâts à l’aune de conspirations, alors oui, évidemment, on ne trouve pas le même chiffre à l’arrivée. C’est comme avec la matière sombre et l’énergie noire de l’univers… 🙂

    7. @Crapaud: « De toute façon, les élites qui nous gouvernent n’ont pas besoin de fomenter des complots, (seulement de sales coups de pouce à grands renforts de services secrets), car leurs intérêts convergent d’eux-mêmes en vertu de la loi du profit. »

      Complot : « Entente secrète entre plusieurs personnes qui préparent une action contre quelqu’un, contre une institution. »

      Il n’y a effectivement pas complot. C’est public, pas caché. Mais ça change quoi?

  2. Angleterre, adieu les pierres qui roulent .Bonjour les pierres qui pleuvent comme dirait Ken Loach et il pleut tous les jours.En attendant la version anglaise du temps des cerises facon Sex Pistols ou Clash?

    1. Quand la république britannique sera proclamée, alors il faudra commencer à s’inquiéter sérieusement pour la France !

  3. Bonsoir Paul,
    De toute façon, tant qu’il y aura un lien entre le travail et le salaire, le vers sera dans le fruit.
    Quand le bébé nait, il a besoin d’air pour respirer. Il a besoin d’air en tant qu’il est un membre du règne de la Nature. Mais il a aussi besoin d’argent, en tant qu’il est un membre du règne humain. Ainsi, tout être humain, né libre et égal en droit, a besoin d’argent pour vivre sur la Terre. L’argent n’est pas un mal en soi, pas plus que l’air que nous respirons.
    Nous parlons « d’Etat Providence » mais ce terme est issu de notre culture, la culture du siècle des Lumières et de la Révolution Française. En réalité, nous avons besoin de recevoir et de donner de l’argent, en tant que moyen pour recevoir et donner des marchandises, des biens et des services. Dans la société du futur, celle qui aura brisé l’antique malédiction de l’équivalence travail-salaire (issu de la Genèse) l’argent circulera comme le sang circule entre les organes de notre corps.
    Comment nous pouvons arriver à cela ? Pour commencer, nous devons abandonner l’égoïsme et comprendre que nous existons grâce aux autres.

    1. @alfe
      « Comment nous pouvons arriver à cela ? »
      Le vouloir sans le pouvoir, n’est que vélléité. Abandonner l’égoîsme et comprendre que nous existons grâce aux autres. Certes. Mais cela ne suffit pas. La seule réforme qui puisse réellement changer tout cela c’est une réforme monétaire.
      Car c’est là que le bât blesse ; l’argent !
      Avoir recours à une « monnaie de consommation » gagée sur la production et non plus sur des réserves d’or ou de devises, permettrait de tout remettre à plat.
      L’argent doit être replacé à son rôle d’échange et de mesure de valeurs, il doit donc circuler au lieu d’être épargné. Pour ne plus être épargné, il doit être distribué sous forme de revenu garanti inconditionnel. Pour être distribué, l’argent ne doit plus être inextricablement lié à un revenu salarié. Le droit au travail inscrit dans la constitution doit être remplacé par un droit au revenu.
      http://www.youtube.com/watch?v=vhu08omooNU

  4. Je viens de me  » taper « , M; Jorion , les 115 commentaires ci-dessus . A quelques exceptions près, hors-sujet .
    Peut-être n’ai-je moi même rien compris à votre causerie quand je la résume ainsi :
    -Le G 20 a raté la dernière chance qui lui était donnée de sauver ce qui pouvait encore l’être.
    -Une révolution sanglante couve en Angleterre et ne saurait tarder.
    – Si l’on se réfère à 1848 et 1870 , un bain de sang et un carnage devrait suivre .
    -Les pays du sud ne seront pas épargnes.

    Vos facultés d’analyse vous avaient permis de prévoir la crise des subprimes et la crise tout court qui a suivi : des milliers de gens privés de leurs maisons , des retraités ruinés ,des pauvres plus pauvres encore et plus nombreux ,des banques en faillite . (Quoique peu de banquiers se soient jetés par la fenêtre !)
    Bref , si une fois encore vous avez raison …je trouve vos commentateurs habituels bien rigolards ,qui dansent pendant que Rome brule !
    Juste une dernière chose : Certains historiens estiment que la Commune aurait pu avoir une tout autre fin si les communards s’étaient emparés de la Banque de France ….
    Ou est la banque de france des anglais ? Et puisqu’il est désormais virtuel ce symbole , comment s’en emparer ?

    1. Les îles Caïman sont gardées par la cinquième flotte Américaine réactivée il y a trois ans.
      Auguste, c’est pas la loyal navy qui mène le cirque…..
      Mais peut-être qu’en s’alliant avec Mélenchon et Chavez ? Nous aurons une place classe tourisme à Guantanamo.

    2. Bref , si une fois encore vous avez raison …je trouve vos commentateurs habituels bien rigolards ,qui dansent pendant que Rome brule

      Ciel réjouis-moi, et apprends moi à mieux me détacher de la mentalité de celui ou celle qui voudrait encore vivre plus longtemps selon les seules valeurs marchandes et obligatoires de ce monde ! Et vous, les premiers touchés de la crise, les malsains, les mauvais, les vauriens, les pestiférés, les estropiés, les esclaves, devriez-vous aussi en porter davantage la charge douloureuse sur notre dos, lamentez-vous donc vous aussi, vous les premiers dévoyés de
      ce monde, d’avoir voulu trop pousser les êtres dans l’empressement à ne vouloir principalement reposer l’existence d’une civilisation que sur tout ceci et cela, pire même en persévérant encore un peu plus aujourd’hui dans la même bétise du dirigisme actuel ! Et vous, les sages, les prudents, et les oubliés, réjouissez-vous aussi ! Car il n’est pas non plus certain qu’ils puissent toujours mieux se la faire envers les êtres, bon je sais ça fait encore grincer des dents de voir encore un autre pauvre de plus se réjouir face à un autre riche en train d’en perdre de plus en plus la face, mais faut pas être aussi blème comme ça mon cher monsieur, c’est pas mieux non plus pour votre foie, qui paye mal ne paye pas mieux une autre brigade de pompiers …. On se demande parfois en toute conscience qui sont réellement quand même
      les premiers destructeurs de ce monde, de la nature, de la morale, de l’éthique, du bon sens civisme, de l’intérêt général, de la paix sociale sans doute encore les pauvres gens de plus.

    3. @auguste : « je trouve vos commentateurs habituels bien rigolards ,qui dansent pendant que Rome brule ! » : et que voudriez-vous qu’ils fassent, les « commentateurs habituels bien rigolards » ? Que par solidarité envers les victimes, ou pour susciter un effroi salvateur, ils se jettent à leur tour dans les flammes ?

  5. Comme au Royaume-Uni, la France va subir la mort de l’Etat-providence ? Et ensuite, il ne restera que le capitalisme tout seul, nu, à l’état pur ?

    Oui, c’est peut-être ce qui va se passer.

    Mais peut-être que nos dirigeants politiques voudront être élus (ou ré-élus).

    Peut-être que nos dirigeants politiques ne voudront pas être sanctionnés par les électeurs français.

    Peut-être que nos dirigeants politiques auront peur de la défaite électorale.

    Par exemple, concrètement, en France.

    2011 : la charge de la dette sera de 45 milliards 382 millions d’euros.
    2012 : la charge de la dette sera de 50 milliards 510 millions d’euros.
    2013 : la charge de la dette sera de 55 milliards 190 millions d’euros.

    C’est à la page 20 :

    http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2011/politiques_publiques.pdf

    Donc il y a plusieurs possibilités pour les années qui viennent en France :

    1- Les dirigeants politiques français détruisent l’Etat-providence pour pouvoir rembourser les créanciers. Conséquence : ces dirigeants politiques français sont grillés. Leur carrière politique est terminée. Ils partent faire fortune dans le secteur privé.

    2- Ou alors les dirigeants politiques français détruisent les créanciers pour pouvoir conserver l’Etat-providence. Concrètement : les dirigeants politiques français annoncent que la France est incapable de payer ses dettes. La France se déclare en défaut de paiement.

    3- Ou alors les dirigeants politiques français parviennent à convaincre les autres dirigeants des autres Etats surendettés de faire défaut. Concrètement : à la fin d’un futur G20, les dirigeants des 19 Etats et de l’UE annoncent que l’économie mondiale est au bord de la faillite (c’est exactement ce que vient de déclarer Lula).

    A la fin de ce G20, dans le communiqué final, les grands dirigeants des grands Etats annoncent des défauts de paiement coordonnés, simultanés, pour remettre les compteurs à zéro.

    4- Ou alors les dirigeants politiques français subissent une cinquième révolution (après 1789, 1792, 1830, 1848). Le peuple français fait la révolution.

    1. C’est assez bien mis en déclinaison .

      C’est peut être beaucoup miser sur la clarté et l’unanimité ( ou la majorité) de la perception globale des phénomènes ( sinon des concepts) en compétition , par le peuple français .

      Compte tenu de la montagne à renverser et des échéances internationales et nationales ( qui ont des points de convergence en 2012 ) , on peut ausi imaginer que 2011 sera consacrée à la dégradation accélérée de la situation ( par exemple , les syndicats anglais et le labour semblent plutôt fourbir leurs armes pour mars 2011 après un très british wait and see ).

      Les maturations électorales qui auront à tirer les conclusions de l’éventuelle lâcheté persistante de nos élus actuels , seront alors nourries par les révoltes petites ou grandes qui se multiplieront un peu partout dans le monde . Une grosse partie de l’exaspération  » de trop » potentielle reposant selon moi sur le coût des produits alimentaires et des services  » de première nécessité  » , avec ou sans état-providence .

      A moins que le capitalisme ne fasse la part du feu dans cette période pour éviter l’embrasement incontrôlable ,qui le balaiera avec ou sans solution de substitution .

  6. L’état providence a aussi pour but d’assurer pour chacun les bases de la pyramide des besoins de Maslow .
    « Par exemple, il est préférable de rechercher à satisfaire les besoins physiologiques avant les besoins de sécurité : c’est pour cela que dans une situation où notre survie serait en jeu, nous serions prêts à prendre des risques ». wikipédia – La pyramide des besoins de Maslow .

  7. Le mode de production capitaliste a besoin du travail donc le mode de production capitaliste veut se débarasser du travail, c’est tout le problème.

    Nous serons satisfaits uniquement de ce que nous aurons bricolé nous-mêmes : Guy DEBORD

    1. « Le mode de production capitaliste est fondé sur le travail.
      Quand le capitalisme veut se débarasser des travailleurs, c’est de son suicide qu’il s’agit. »
      Karl Marx.

  8. Bonsoir Paul,

    Tristesse, lassitude…, amertume vis à vis des politiques…, déception vis à vis du G20 ?
    Bien difficile de se faire une opinion sur votre état d’esprit réel ce soir.
    Profitez tout de même du week-end pour vous reposer car cette crise ne vous, ne nous lâchera pas de sitôt. Il faudra tenir sur la distance. Au moins 10 ans à mon sens.

    A propos de votre commentaire :
    Je partage votre avis lorsque vous dites qu’en Angleterre un test est en cours.
    Il s’agit las-bas de tester la capacité d’acceptation des peuples, les moyens à mettre en oeuvre pour qu’ils renoncent. Opposer les catégories les unes aux autres.
    Bon courage à nos amis anglais. Ils devront probablement en payer le prix s’ils veulent inverser le cours de l’histoire qui leur est concoctée.

    Ici également nous avons eu un test, ne l’oublions pas. La réforme des retraites a mis environ 2 millions de personnes dans la rue (selon les sources) soit, sur une base de 42 millions d’électeurs moins de … 5% des électeurs. Effrayant ce chiffre, ne croyez vous pas ?

    Quant au nombre de grévistes, ils étaient quelques dizaines voire centaines de milliers ce qui représente par rapport au salariat …. Le pourcentage m’effraie, je ne parviens pas à le calculer, cela doit être une erreur …Permettez moi de le passer sous silence.

    Le résultat ne s’est pas fait attendre, un boxeur sait toujours profiter d’un ventre un peu trop mou. Test concluant.
    NS a ainsi annoncé une poursuite des réformes.
    Traduction ? Inutile, je crois que nous savons tous dans quel sens les réformes vont pencher.

    Ainsi par exemple, une proposition de réforme pourrait voir le jour suite à la grève des éboueurs à Marseille.
    Pour des raisons de santé publique, un responsable UMP soutenu par Mr Gaudin, appuyé par des responsables PS, envisage de proposer l’extension du service minimum à ce secteur. Tout ceci avec l’approbation enthousiaste de la population locale.

    L’extension du service minimum à des secteurs clés mais également et surtout les plus combatifs a pour corolaire une capacité minimale du salariat à s’opposer au démantélement de l’Etat providence. La voie est ainsi libre pour toujours plus de reculs sociaux.

    Tristesse, lassitude, amertume vis à vis des politiques ?
    Moi pas. Aucune amertume vis à vis des politiques car, depuis que le traité Européen nous fut imposé alors que le peuple s’était prononcé contre à 55%, je ne me faisais plus d’illusion sur l’état réel de notre démocratie. Je n’attends plus rien d’eux. Du moins de ceux-là.
    Ils ont choisi leur camp, le camp de la finance. Inutile de rappeler la collusion entre le politique et la finance n’est-ce pas. Ils le démontrent quotidiennement.

    Non, en ce qui me concerne, comme beaucoup de grévistes, je suis en rage contre … mes concitoyens.
    Contre tous ceux qui ne veulent pas voir ou feignent de ne pas voir, contre tous ceux qui pensent s’en sortir seuls, qui pensent que là où ils sont ils ne risquent pas grand chose, la majeure partie de la purge ayant été faite. Contre tous ceux qui ne voient pas le piège se tendre et lentement se refermer.
    En rage contre leur manque de courage, de dignité, leur refus de dire NON.

    En 1936, si le service minimum avait été instauré, les congés payés n’auraient probablement jamais vu le jour. Peut-être n’aurions nous eu qu’une semaine de congés voire deux comme au Japon.

    Le gouvernement a habilement mené toute cette affaire en mettant en place … sur la demande de l’électorat un service minimum qui aura vocation à s’étendre afin de museler le salariat qui est habilement divisé.

    En 1936 le salariat était solidaire. Il ne faut surtout pas qu’il le redevienne pour les tenants du status-quo politoco-financier.
    La solidarité, c’est cela qui manque aujourd’hui pour imposer d’autres solutions.

    Chacun pour soi et la misère pour tous. Ici comme là-bas.
    Tout simplement rageant.

    1. @jeanpaulmichel

      Même constat.
      Tout de même, il fut un temps où 1 million de personnes dans la rue c´était énorme et de nature à faire reculer un gouvernement. Cette fois nous avons eu 8 fois entre 1,5 et 3,5 million de personnes. Ainsi qu´un soutien massif de la population… Enfin jusqu´à ce que la sacro sainte automobile soit touchée…
      À mon sens, la responsabilité des têtes des syndicats est énorme, mais mon pseudo l´indique.
      Sans une poussée massive de la base et une détermination sans faille, le mouvement se serait arrêté bien vite. L´appel à la dernière manifestation est emblématique, comment peut- on appeler à manifester tout en disant que c´est plié et que l´on va devoir rapidement passer à d´autres sujets et dans le même temps se dire « leader » syndical ?
      Il semble bien que seule une grève générale serait de nature à nous permettre d´embrayer vers les sujets de fond. Si cet appel avait été lancé je pense vraiment qu´il y avait de bonnes chances qu´il soit suivi.
      Mais je reste optimiste, la rage est toujours là, de nombreux contacts à la base ont pu se nouer, nous n´avons pas dit notre dernier mot.

    2. Définancialisation, Démondialisation, Relocalisation
      Par Dmitry Orlov

      La nécessité d’évoluer
      Il y a un énorme spurplus «d’humains élevés en batterie» et pénurie «d’humains de plein air»
      – Les humains élevés en batterie sont dodus mais dociles et sans défense, une race en danger
      – L’héritage de l’impérialisme et du rasisme occidental a appauvri la population d’hommes libres, causant l’extinction de nombreux groupes
      – La population en général a perdu les instincts et compétences de survie à cause d’une vie rangée et de l’agriculture facile
      – Les groupes maintenant marginalisés referont surface

      Entretien de Cornelius Castoriadis avec Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis (Novembre 1996)

      D.M. – Difficile liberté ?
      C.C. – Ah oui ! La liberté, c’est très difficile.
      D.M. – Difficile démocratie ?
      C.C. – Démocratie difficile parce que liberté, et liberté difficile parce que démocratie, oui, absolument. Parce que c’est très facile de se laisser aller, l’homme est un animal paresseux, on l’a dit. Là encore je reviens à mes ancêtres, il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : «Il faut choisir : se reposer ou être libre». Je crois que c’est Périclès qui dit ça aux Athéniens. Si vous voulez être libres, il faut travailler. Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. La liberté, ce n’est pas seulement l’âne de Buridan qui choisit entre deux tas de foin. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est-à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est ça le grand problème, pour moi, de la démocratie et de l’individualisme.

  9. Et bien moi je ne vous sens pas du tout déprimé, plutôt admiratif.

    Vous rendez un bien bel hommage au peuple Anglais, qui pourrait bien mériter plus d’éloges d’ici peu en effet.

    Quel radeau, demandent certains qui imaginent peut-être des fusées spatiales de luxe : Mais non, en voici un exemple. Fait de la même pacotille que leur finance, illusoire comme tout le reste.

  10. Quel bonheur cette semaine Monsieur Jorion …..Ainsi Marx et Engels auront eu raison même si c’est tardivement. C’est de l’Angleterre d’où peut encore venir la future révolution mettant fin au capitalisme. Ce n’est certainement pas impossible et vous nous redonnez courage.
    Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi vos lecteurs vous trouvent fatigué ou amer . A mon humble avis votre témérité les effraient .Et personnellment je vous trouve au contraire très en forme et goguenard à souhait. Je ne suis pas loin d’être d’accord grandghana, vous nous avez souvent fait peur mais ce vendredi que du caviar. Enfin le capitalisme va être contesté là où il a pris naissance
    Lacan aussi a raison – quelle semaine ! – l’Angleterre est une nation de pirates c’est profondément vrai si l’on pense que cette cette nation qui inventa l’économie , idéologie de pillage du monde s’il en fut.
    Et puis vous nous apprenez que l’état est une forme d’organisation qui humanise l’horreur économique et qu’il faudra aussi peut-être expérimenter autrechose. Marx en 187O en admirant la détermination du prolétariat parisien avait suggéré que les formes populaires d’organisation de cette lutte armée étaient peut être les formes d’organisation de la future société. Et en effet l’Etat n’est certainement que l’héritier de l’Eglise qui elle même copia son modèle d’organisation sur l’état romain esclavagiste. L’état est certainement un mode d’organisation dont la finalité est la police des esclaves. Le message chrétienne ne fit qu’atténuer cette réalité sans la faire bien au contraire disparaitre.
    Il est ainsi facile de comprendre pourquoi l’état démocratique reste insensible à la société et ne défend en fait qu’une classe celle des bourgeois. Monsieur Buffet a raison il n’y a dans cette société qu’une classe c’est celle des gens comme lui les autres ne sont qu’une masse car la classe est un mode d’existence sociale et les salariés ne peuvent prétendre à la moindre existence.

    1. Ainsi Marx et Engels auront eu raison même si c’est tardivement.

      Il n’y a pas que ces gens là qui ont prédits et prophétisés cela, faites donc d’autres recherches de votre coté, la raison, l’esprit de prudence, de sagesse, de lucidité n’appartient à personne
      pas même à la fois aux gens du capitalisme et du socialisme mondial.

      C’est de l’Angleterre d’où peut encore venir la future révolution mettant fin au capitalisme.

      Et bien si je devais encore attendre après les autres afin de pouvoir mieux révolutionner
      ma façon de voir la vie, les choses, la crise, le monde en sera certainement au même
      stade d’attente pour demain. Viens on va planter un autre arbre dans le jardin, non je
      préfère encore attendre que l’autre se décide enfin à le faire dans son propre pays,

      Et puis vous nous apprenez que l’état est une forme d’organisation qui humanise l’horreur économique et qu’il faudra aussi peut-être expérimenter autrechose.

      Je crains la prochaine expérimentation de plus dans un tel monde, le désir révolutionnaire et de plus en plus pressant de vouloir moins souffrir en commun ne suffit pas toujours à moins faire souffrir l’esprit de l’homme.

      Marx en 187O en admirant la détermination du prolétariat parisien avait suggéré que les formes populaires d’organisation de cette lutte armée étaient peut être les formes d’organisation de la future société.

      Et bien ça promet,

      Et en effet l’Etat n’est certainement que l’héritier de l’Eglise qui elle même copia son modèle d’organisation sur l’état romain esclavagiste.

      L’Etat n’est pas que le produit de l’Eglise institutionnalisé hérité d’hier, il est encore bien aujourd’hui et à la fois le produit rêvé d’un meilleur idéal socialiste bureaucratique, les excès n’entrainent que les excès, il faut bien parfois en passer par la mise en place d’un modèle d’organisation le plus sécurisant possible. Au temps des premiers apôtres je vous assure
      ils ne recherchaient pas autant à avoir le pouvoir, le dessus sur autrui, c’est hélas au fil du temps comme d’ailleurs dans la plupart de tous les systèmes de penser et de conduite, que les choses se gâtent, au début le fruit est bon, mais c’est après une fois après  » avoir  » bien touché le sol, qu’il commence alors à pourrir sur place, tout se dégrade dans la vie même les meilleurs figuiers de l’histoire humaine.

      L’état est certainement un mode d’organisation dont la finalité est la police des esclaves.

      Ce n’est pas parce que vous dites cela aujourd’hui, que vous pourriez mieux empêcher
      les êtres demain de moins vivre dans un plus grand Etat mondial totalitaire,

      Le message chrétienne ne fit qu’atténuer cette réalité sans la faire bien au contraire disparaitre.

      Un plus grand message anti-chrétien adressé au monde, ne permettra pas mieux aux êtres
      de passer à autre chose de moins institutionnalisé et bureaucratisé partout, vous pouvez bien sur encore essayer, si par exemple la crise du capitalisme vous fait de plus en plus mal, mais vous verrez, l’esprit de l’homme ne s’en portera pas mieux …

    2. @kabouli : « Le message chrétienne ne fit qu’atténuer cette réalité sans la faire bien au contraire disparaitre. » : non, le « message chrétienne » ne fait que soutenir cette réalité en refusant de la contester. Rappelons les faits : tant que les chrétiens n’étaient qu’une minorité dans l’empire romain, ils étaient de farouches contestataires de l’ordre établi. Mais, avec la conversion de Constantin, ils en sont devenus les principaux soutiens. Pour les chrétiens, il n’y a pas à changer la réalité, seul compte notre avenir dans l’au-delà, que l’on trouve dans son assiette des lentilles ou du caviar. Dès lors, on comprend bien pourquoi certains ont plus de raisons que d’autres de louer Dieu…

    3. @ Crapaup rouge

      Pour les chrétiens, il n’y a pas à changer la réalité

      Vous voulez plutôt dire que pour les premiers chrétiens bien établis confortablement dans
      ce monde, il y a pas du tout en effet à bousculer de trop l’ordre bien institutionnalisé marchand,

      Qu’est-ce que la réalité, qu’est-ce que la réalité commune ou individuelle de l’homme riche ou pauvre, qu’est-ce encore un pseudo-chrétien ou pas de nos jours, lorsqu’un autre encore vivant recherche encore à faire voir et entendre à son prochain que la vie humaine ce n’est pas non plus que le tout terrestre, surtout en plus en période de forte crise mondiale, spirituelle, qu’est-ce encore un chrétien de nos jours et qui par son esprit, sa foi, son témoignage plus ou moins mal adressé à son prochain, comme dans sa modeste condition de vie ou pas, essaye encore bien malgré lui de rendre le monde un peu moins lourd et pesant, beaucoup d’associations chrétiennes oeuvrent bien encore charitablement envers les autres n’ayant plus rien.

      seul compte notre avenir dans l’au-delà,

      Tous les chrétiens ne sont pas que des adorateurs de l’au-delà, du royaume des morts,
      comme de ce qu’en jugent, moi par exemple qui ne se préoccupent pas du tout des choses
      du ciel en intégralité ou à moitié,, surtout pour moins me sentir mal dans la vie, dans mon quotidien, comment se fait-il que cela n’apporte pas mieux le changement de l’état d’esprit
      du monde, de la multitude, ne change pas mieux la réalité de plus en plus souffrante de l’homme au travail ou sans travail, seul compte en fait le souci principal de toutes ces choses, qui sont en vérité et en réalité beaucoup plus concontes à témoigner et à constater partout,
      et puis les choses de l’esprit ça passera bien après tout, pas même pour le dessert et c’est dommage d’ailleurs, n’est-ce pas surtout ce qui fait beaucoup le jeu du politique et du populisme mondial à l’image, rendons surtout gloire et louange à tous ces gens là.
      Se laisser conduire davantage aux enfers et sans rien dire de plus résistant aussi, comme on adore encore bien ça de nos jours,

      Dès lors, on comprend bien pourquoi certains ont plus de raisons que d’autres de louer Dieu…

      Dès lors, on peut mieux comprendre pourquoi l’on préfère bien encore s’en prendre principalement à Dieu et aux chrétiens comme un peu partout dans les pays du Moyen O,
      d’avoir autant abandonner les êtres à leur triste sort capitaliste de plus, oui si le monde se porte de plus en plus mal, c’est bien aussi parce que Dieu ou les Anges du Ciel n’existent
      pas du tout, sinon si Dieu existerait vraiment, il se conduirait certainement d’une meilleure manière visible et publicitaire aussi pour mieux faire le tout bien social de l’humanité en souffrance, en nous laissant par exemple beaucoup moins le libre arbitre de s’en passer
      au quotidien, pour mieux paraît-il changer le réel du monde avec efficacité.

      Quellle délicatesse mon ami comme tu es si bon avec moi,

    4. @Jérémie : en parlant des chrétiens en général, et en évoquant ceux qui furent témoins de la conversion de Constantin, je ne pensais pas du tout aux individus, et moins encore à ceux qui prennent pour idéal la spiritualité, d’origine chrétienne ou non. Je pensais plutôt à la religion chrétienne instituée, celle qui a marqué les esprits en profondeur, et dont les traditionalistes témoignent encore de l’existence. Cette religion-là prône la soumission à l’ordre établi, je ne pense pas que ce soit contestable, et ce n’est pas une charge contre les personnes.

      Bien cordialement

    5. @ Crapaud Rouge

      Merci tu fais bien de le préciser, J’ai l’impression parfois qu’une plus grande religion institué
      à la lettre ne permet pas toujours mieux à l’esprit de souffler où il veut, sans doute que la foi
      en quelque chose que l’on soit d’ailleurs croyant ou pas n’a pas tant besoin d’être organisé,
      si ça se trouve ce n’est pas tant la diversité des êtres, des esprits, des coeurs, des peuples, des cultures qui cause le ravage, la tristesse, la pauvreté, mais bien le dogmatisme, idéologique, politique, religieux, la grande certitude d’avoir raison, quand on est réellement spirituel, religieux, ouvert d’esprit, moins fanatique et obnibulé par sa religion native.

      La religion bureaucratisé n’est peut-être pas autant nécessaire que cela dans le coeur et l’esprit des gens. La plainte d’un évèque de nos jours: Partout où Jésus passait, il y a avait une réelle révolution d’amour et de charité dans les coeurs, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas, partout où je préche les gens s’endorment, soupirent à l’église, se montrent même de plus en plus radins, parfois je me demande même, sans trop non plus penser à mal qu’est-ce que cela rapporte en plus la contribution d’un plus grand intellectuel libéral à la religion, une plus grande sécurité religieuse pour le fidèle ?

      Dieu tenu hors de l’église, comme Allah de l’Islam :
      Un pêcheur public fut excommunié et on lui défendit d’entrer dans l’église. Il rapporta ses malheurs à Dieu :  » Ils ne laissent pas entrer, Seigneur, parce que je suis Pêcheur, parce que je n’ai pas encore le même esprit qu’eux en matière de religion, je ne connais pas tout bien par coeur, comme en théologie savante aussi  »

      Dieu dans un grand soupir répondit :  » De quoi te plains-tu ? Demanda Dieu, moi non ils ne
      me laissent pas rentrer, depuis fort longtemps d’ailleurs, voire depuis le temps des marchands du temple à Jérusalem. La religion trop savante et riche a aussi ses limites,
      voir l’islam socialiste des muftis de plus en plus fanatisé envers le judaisme libéral religieux … De toutes les façons les prophètes comme Jérémie n’ont jamais bien été reçus hier comme aujourd’hui, que je ne te prenne surtout pas à prier alors plus différemment de moi crapaud rouge sinon j’irais alors le rapporter au grand prêtre, au grand rabbin, au grand mufti.

  11. @ Roland

     » État Providence » / ÉTAT SOCIAL OU DÉMOCRATIE SOCIALE OU RÉPUBLIQUE SOCIALE : Que c’est bon de vous lire !

    @ Crapaud Rouge

    Vous incriminez trop Roland pour le coup, car si vous avez raison de dire que le terme  » État Providence  » cette résurgence emprunte de religiosité du  » camp des détracteurs » est là pour mieux brouiller les pistes et lobotomiser les mémoires populaires et par ruse est un terme qui joue parfaitement sur deux  » vibratos  » :

    1 / Le vibrato cynico -post-Nietzschéen du « dieu est mort  » donc  » la Providence  » AUSSI
    donc =  » va te faire foutre !  » ( dixit les riches & les inconscients )
    2 / Le vibrato résiduel positiviste relooké subliminal =  » aide toi & le putain de ciel ( qui n’existe plus connard ) t’aidera » … en gros =  » va te faire foutre ! … car nous les riches aux milliards de privilèges on s’en tape le coquillard que tu crèves dans la rue après nous avoir enrichi toute ta putain de sainte journée et toute ta vie de merde » …

    Donc…je vous trouve sévère avec Roland qui a bien raison de lever le lièvre et de nous rappeler que  » l’État Social  » comme  » Messieurs – Les Marchés- Financiers  » sont des créations humaines et d’abord oui, aussi des MOTS. Mais il n’est plus sûr qu’à jouer à ce petit jeu là,  » les détracteurs  » de l’ État Social qu’ils ont rebaptisé par ruse déconstructiviste  » Etat Providence  » – pour mieux faire croire en bons seigneurs qu’ils sont, que c’est une obole lancée au peuple comme hier quelques Louis d’or jetés par un roi quelconque à une foule de déshérités, déshérité par le roi lui – même .. – oui, que tous ces menteurs ne gagneront plus à ce petit jeu là très longtemps au vu de ce qui vient :

    Car on risque en masse de leur renvoyer la pareille , la même parole qu’eux :  » Allez vous faire foutre ! Car maintenant, on s’organisera de nous -mêmes pour nous mêmes par nous mêmes  » . Nous n’avons plus les moyens d’empiffrer les riches qui nous coûtent décidément trop cher et augmentent comme par le passé les risques de déflagration mondiale. Les riches décidément c’est trop risqué, il s’agit d’en finir avec ce  » régime spécial d’humanité  » et tous ces privilèges qui mettent en péril l’humanité toute entière.

    Et pour en revenir à la fin de votre commentaire  » Crapaud Rouge « , je suis abasourdi que vous ne sachiez pas ce que serait le capitalisme sans l’ État Social forgé de haute lutte par les citoyens après la seconde guerre mondiale !

    Vraiment vous ne savez pas ? Vous ne savez pas ce qui s’est passé avant sa création ? Vous voulez qu’ un enfant vous fasse un dessin ? Même s’il est encore de ce monde, l’enfant que j’imagine, doit être aujourd’hui bien âgé ; sans doute est -il très certainement ce survivant des anciens âges des ténèbres.

    Amicale observation… en passant.

    Bon après on peut aussi se renseigner en faisant un saut vers le  » rétro-futur  » :

    Oui, à voir la photo ça a l’air d’être super hilarant (mais pas quand on lit l’article ) :
    http://www.lepost.fr/article/2010/11/08/2297271_la-retraite-vue-des-usa.html

    1. @H2 : « Et pour en revenir à la fin de votre commentaire » Crapaud Rouge « , je suis abasourdi que vous ne sachiez pas ce que serait le capitalisme sans l’ État Social forgé de haute lutte par les citoyens après la seconde guerre mondiale ! » : il y a de quoi être abasourdi, en effet, lorsqu’une personne, que l’on croyait normalement intelligente et cultivée, se révèle subitement n’être qu’un idiot ou un inculte. Merci du compliment, H2.

    2. @H2, suite : « (Rien de la providence) » écrit Roland en caractères gras. Evidemment, la providence n’explique rien et, s’agissant de critiquer une quelconque réalité, il convient, pour être crédible, d’être aussi réaliste que possible. Mais, s’agissant de l’avenir qui, par définition, n’existe pas, on ne voit pas en quoi le mot « social » serait plus « juste », « efficace », « pertinent » ou « utile », que le mot « providence ». C’est à cette démonstration-là que vous eussiez dû vous atteler, H2, au lieu de multiplier les mots vulgaires pour me montrer ce que vous vouliez me signifier. Il commence mal, votre état social…

    3. @crapaud R
      « Mais, s’agissant de l’avenir qui, par définition, n’existe pas, .. »

      Ben non, Il semblerait qe d’après la relativité d’Einstein justement le futur existe.

  12. j’entendais à une récente émission C dans l’air la sociologue Pinçon Charlot souligner que la grande force du pouvoir en place (politique, économique) était leur grande cohésion de classe.

    Ne sommes nous pas arrivés sur ce blog à ce tournant où il nous faudrait nous affirmer comme une classe, et réfléchir – encore un peu avec les Friot, Jorion, Lordon – mais surtout agir pour ébrécher, éroder, fendre ce système ravageur et nous y installer pour le dévorer de l’intérieur?

    Je me sens à la fois, comme consommatrice, toute puissante et dénuée des moyens pour activer cette puissance. Exemple de modeste action pour nourrir cette puissance : suite à une émission « Terre à Terre » (le samedi à 7h du matin sur France Culture), provoquer dans mon quartier habité de multiples maisons particulières et jardinets, une solidarité entre les habitants pour partager tous les produits de ces jardinets prolifiques (mon figuier, mon abricotier, mon pêcher donnent, des fruits délicieux sans aucun traitement, et quand ils le veulent et je compte installer une ruche) Ca pourrait servir d’exemple et d’éducation vers des cheminements plus globaux sur notre territoire

    Bon, je reviens à cette classe du blog dont je rêve, et qui pourrait à mon humble avis, se constituer en collectif pour élaborer des actions : sélectionner les produits de consommation, favoriser certaines banques, infléchir nos modes de déplacements etc, abreuver et nourrir Paul de vitamines, il m’a l’air d’en avoir besoin pour l’instant.

    .

    .

    1. @ Jacqueline,

      Bravo !!!
      C’est exactement cela lorsque je parle de prise de conscience.

      Je rappelle pour ceux qui auraient loupé l’épisode la délcaration de Warren Buffet (2ème ou 3ème fortune mondiale, on s’y perd…):
      « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter » (warren buffet http://fr.wikipedia.org/wiki/Warren_Buffett)

      On ne peut pas être plus clair n’est ce pas. Et ce n’est pas de la théorie du complot. Simplement l’expression d’une certaine réalité.

      Il est temps effectivement que le Peuple arrête de tomber dans le piège des divisions savamment entretenu via la propagande (contre les musulmans, contre les fonctionnaires, contre les chômeurs, contre les terroristes, blablabla…) pour commencer à remporter des batailles afin de redonner l’espoir de pouvoir gagner cette guerre. Notez bien l’emploi du mot « guerre » et non pas « lutte ». Ils savent que c’est maintenant que tout se joue.

      Wouah ! Je bénis cette « météo du vendredi ». Elle aura permis, lorsque je lis un grand nombre de commentaires, d’ouvrir LE sujet de fond: nous devons nous unir coûte que coûte, comme surent le faire les résistants de tous bords lors de la 2nd guerre mondiale, pour gagner la guerre des classes. Je me délecte à la lecture des posts de JeanPaulMichel (superbe) ou encore Autogestion (oui il faut garder l’espoir !) ou encore Fujisan (merci pour les liens). Cela fait longtemps que j’attendais cette sortie du bois.
      Merci !

    2. Ne pensez pas que votre initiative à l’échelle de votre quartier soit négligeable. Elle relève de ce qui a été pensé comme micropolitique par Gilles Deleuze et Félix Guattari, et qui est magistralement expliqué à mon sens par un penseur comme Miguel Benasayag . En agissant ainsi vous rendez désirable le bien politique, au lieu de vous contenter de critiquer/stigmatiser ce qui est condamnable (il ne sort rien du négatif, adieu Hegel). Votre initiative est pleinement et complètement politique, elle participe à résoudre le problème de l’organe central, du parti et consorts qui a été le grand point d’achoppement de la pensée émancipatrice dans les années 70. Travaillez à faire essaimer cette micropolitique, même si la colère du moment nous donne des pulsions organisationnelles du type soulèvement de masse / des masses. Je ne doute pas d’ailleurs qu’au moment historique présent une telle forme de mobilisation ne soit nécessaire, mais leur devenir politique est encore de l’ordre de ce qui est à penser. Pour l’efficacité immédiate, on ne dépassera pas la conception léniniste, ce qui est une chose inquiétante. Sans une telle forme d’organisation, la probabilité pour qu’un gouvernement quelconque de UE balaie toute contestation radicale est très forte. Voilà l’aporie (A Mr Jorion : je n’accorde aucun crédit à votre souhait raisonnable d’une conversion platonicienne des élites politique au bien, ni à la force de la diffusion de la connaissance -disons plutôt de l’information, même fondée sur la compréhension des mécanismes-. Ce problème a été définitivement réglé je le crains par Spinoza : la connaissance de l’illusion comme illusion ne la dissipe pas : nous savons, beaucoup savent tout ce qui est nécessaire pour éclairer une décision qui ne se prendra que « contraint et forcé » (faillite du système bancaire, émeutes qui s’en suivront). Ici comme en toute chose, c’est de nécessité qu’on fera -peut-être- vertu (le basculement à droite lors des élections de mi-mandat m’a corrigé d’une de mes récentes naïvetés).

    3. Mr Jorion, je sais bien que rien dans vos analyses économique n’est de type platonicien, je ne vous confond pas avec notre récent ami Pierre (il me fait plutôt penser à Lévi-strauss et à Kant), je pense à la raison d’être de la diffusion de votre travail. Il est vrai que pour la plupart nous vous lisons, ce qui accrédite l’idée d’un effort d’influence par la communication du savoir -d’où Socrate et Platon : on ne peut pas connaître le bien sans le vouloir, bien juger suffit à bien agir etc. On ne vous voit pas agir, ni vivre d’ailleurs. Mais à travers le reproche erroné que je vous ai adressé, se pose (à nouveau) la question de la finalité dernière de ce blog, ou de ses usages possibles. Parce que je ne crois pas que vous ayez du tout pour ambition de rivaliser avec Cassandre. S’il ne s’agit donc pas de convertir l’élite politique (il est vrai que vous vous adressez à tout un chacun : au citoyen, à l’honnête homme), s’il ne s’agit pas de fonder un mouvement, si on n’ignore pas non plus que l’action politique est une action collective (ni seul ni tous-ensemble-mais-chacun-dans-son-coin), alors que faire de ce savoir et de cette prévision? Difficile de ne pas vibrer d’indignation devant une situation qui relève, -on est bien d’accord je pense là-dessus- d’un pur et simple gangstérisme à l’échelle du monde, et qui prélude à une catastrophe majeure (une évolution de type fascisante, à la Pinochet : des droits individuels, pas de droit sociaux et politiques. Auquel cas le Chili de Pinochet aura bien été le laboratoire politique du néolibéralisme). A qui s’adresse donc vos analyses, vos dévoilements plutôt : au citoyen qui va voter (qui y croit encore?), à l’enragé qui veut en découdre, à l’intellectuel éthéré -mais qui se tient informé des misères du monde?

      Nb : ce sont des questions que je me pose, qui relève un peu du soliloque, elles n’ont rien de comminatoire.

    4. @jicé

      A qui s’adressent donc vos analyses, vos dévoilements plutôt : au citoyen qui va voter (qui y croit encore?), à l’enragé qui veut en découdre, à l’intellectuel éthéré -mais qui se tient informé des misères du monde?

      Quelle drôle de question ! « Qui est votre prochain » ? Les adresses me paraissent multiples en ce lieu et contenir la votre. Me trompé-je ? Et puis franchement, Jorion (sauf son respect), c’est pas exactement que le bon samaritain, ni Jésus ou le docteur de la foi, plutôt la Samaritaine, non ? 🙂

      Mais le docteur de la Loi, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu de brigands qui, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ; il le vit et passa outre. Pareillement un lévite, survenant en ce lieu, le vit et passa outre. Mais un samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. Il s’approcha, banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin, puis le chargea sur sa propre monture, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l’hôtelier, en disant : « Prends soin de lui, et ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai, moi, à mon retour. » Lequel de ces trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands ? » Il dit : « Celui-là qui a exercé la miséricorde envers lui. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même »

      (Le prêtre et ses servants (le lévite), selon la torah, ne pouvaient pas toucher le « demi mort » ou simplement son sang.)

      L’interprétation d’Illich :

      Cette dimension morale dissimule ce que la parabole avait de radical et nouveau à l’époque, et fait qu’elle le garde encore aujourd’hui. Illich propose de la comprendre en imaginant le samaritain comme un palestinien prenant soin d’un juif blessé. Non seulement il dépasse sa préférence ethnique pour prendre soin de son semblable, mais en plus il commet une sorte de trahison en s’occupant de son ennemi. En faisant cela il exprime sa liberté de choix, répondant ainsi à la question « qui est mon prochain ? » non par l’expression d’un devoir, mais par un don librement offert. Il ne s’agit plus selon Illich de règle ou de morale, mais plutôt d’établir une relation par un choix arbitraire, en s’affranchissant justement des catégories imposées par l’éthique. C’est une réponse libre à un appel..

    5. Il s’agit de décliner les étapes d’une crise.
      1) Aspect toxique de l’état actuel par envahissement de l’état précédént par des techniques nouvelles
      (psycho techniques, noo techniques, de internet à twitter, et bonne vieiiles techniques, extraction du charbon en Chine, tout ce tient, et elles donnent toutes l’impression d’envahir, d’être toxique comme les actifs banquaires.
      2) Tentatives d’adaptation (libérales, néo-libérales, libertariennes, écologistes, Bernankienne), sans guère de succès.

      3) Si nous ne sommes pas très foutu par le court-termisme et ses conséquences (dans l’ordre chronolgiques, csq sociétale = bêtise systémique, berlusconisme généralisé, puis csq climatique/géolphysique, eau, air et terre + ou – « contaminés ») la porte de sortie est la digestion, forcément lente, de tout cela, pour une forme d’ADOPTION des techniques nouvelles, plus exactement pour des pratiques nouvelles permettant d’adopter et de dompter ces techniques, comme on a dompté ici et là des choses toxiques pour les logiques (paradigmes si on veut) précédentes : la coca, et là le langage logique (du temps des grecs, ça a pris de Socrate au Moyen âge en gros) ou encore le livre et l’imprimerie, ou encore le «  »grammatiseur » de force » qu’a été Microsoft (qui a demandé à tous une lourde dime d’adaptation) qui finit par être soluble dans le logiciel libre (monde de l’ADOPTION, monde des pratiques réciproques, de l’amatorat, de la « philia ».

      Tout ceci emprunté tant mal que bien à Bernard Stiegler, dont j’apprécie qu’il remonte à Leroi-Gourhan pour embrasser les rôles de le techniques. On peut ne pas aimer son jargon (« épokhé, pharmakon, épimélétai,…) mais certaines assertions sont des perles, notamment la prolétarisation généralisée comme perte du savoir-faire ou du savoir-vivre, et que je n’ai aucun mal à ressentir en direct live devant le rayon d’un hyper marché sommé de choisir quelque provende « aimable », digne de soin…

    6. @ Hafidi Jacqueline :

      Bonsoir !

      Je vous rejoins pour ce qui concerne la création d’un collectif . Je suis partant ! Un de plus !
      Toutefois, je m’interroge :
      – Ce collectif doit disposer de son propre site.

      PS : Très bien l’idée de maisonnettes, et des productions partagées, au sein d’un quartier.
      Excellent l’idée de l’implantation d' »une ruche.

      Dans le même genre :
      – certaines caves peuvent constituer des lieux de production légumières, et de stockage, en fonction des caractéristiques propre de chaque cave.
      – Certains greniers, disposant d’une aération convenable, et non humide, constituent des lieux idéals comme lieux de stockage et de sèchage ( produits aromatiques et médicinal).
      – Vous disposez, d’après ce que je vois, d’un lieu de connexion. Peut être disposer vous même d’un ordinateur , chez vous. Aussi , débarassez vous de votre TV + lecteur Dvd. Vous n’en avez plus besoin. Dans l’idéal, faites en sorte que ce vecteur ne nuise à personne d’autre ( donc —> le détruire). Dans le meilleur des cas, dépose devant les marches de la mairie ( 12 TV et Lecteurs DVD déposés la nuit, fait son effet au petit matin!!! ) A défaut , les porter au centre de collecte… C’est radical, mais très constructif…. Et le signal est fort …. fort mal apprécié par l’Etat, et les multinationales dont une partie de leur existence , dépend de ce vecteur.
      Qui plus est , C’est libérateur …. et on recouvre une sensation brutale, dans les premiers jours, mais puissante par la suite: UNE FORME DE LIBERTE retrouvée!

      Bonne soirée !

  13. Organisation Internationale du Travail

    C29 Convention sur le travail forcé, 1930 Ratifiée par Royaume-Uni le 03:06:1931
    Cette convention fondamentale interdit toute forme de travail forcé ou obligatoire qu’elle définit ainsi: « Tout travail ou service exigé d’un individu sous la menace d’une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s’est pas offert de plein gré ». Des exceptions sont prévues pour un travail exigé dans le cadre du service militaire obligatoire, faisant partie des obligations civiques normales ou résultant d’une condamnation prononcée par une décision judiciaire (à la condition que ce travail ou service soit exécuté sous la surveillance et le contrôle des autorités publiques et que l’individu ne soit pas engagé par des particuliers, compagnies ou personnes morales privées ou mis à leur disposition), dans les cas de force majeure ou pour de petits travaux de village exécutés dans l’intérêt direct de la collectivité par les membres de celle-ci. La convention précise également que le fait d’exiger illégalement un travail forcé ou obligatoire doit être passible de sanctions pénales et demande aux États qui ont ratifié la convention de faire en sorte que les sanctions pertinentes prévues par la loi soient appropriées et strictement appliquées.

    C105 Convention sur l’abolition du travail forcé, 1957 Ratifiée par Royaume-Uni le 30:12:1957
    Cette convention fondamentale interdit le travail forcé ou obligatoire en tant que mesure de coercition ou d’éducation politique ou en tant que sanction à l’égard de personnes qui ont ou expriment certaines opinions politiques ou manifestent leur opposition idéologique à l’ordre politique, social ou économique établi; en tant que méthode de mobilisation et d’utilisation de la main-d’œuvre à des fins de développement économique; en tant que mesure de discipline du travail; en tant que punition pour avoir participé à des grèves; et en tant que mesure de discrimination raciale, sociale, nationale ou religieuse.

    Déclaration universelle des droits de l’homme:
    Article 4
    Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
    Article 23
    1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
    Article 25
    1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

    1. En Belgique aussi, on a notre Ministre du Travail Obligatoire.

      Du travail avant la sanction pour les chômeurs

      André Antoine plaide pour que les chômeurs menacés de sanctions puissent faire des travaux d’intérêt public. Il propose aussi des sanctions plus graduelles.

      ne peut-on pas faire en sorte que les chômeurs sur le point d’être sanctionnés puissent exercer une prestation d’intérêt collectif au profit des communes ? Quelques heures de travail tout au plus.

    2. ça va finir par rappeler le S.T.O. de sinistre mémoire …

      UESA : société de la Norme !
      – ça va des tomates, aux fromages sans goût ( pourquoi déjà : par hygiène !! lait cru : danger ! =) mais pas danger OGM , hormones dans la viande, farines animales et pesticides :
      non, comme les lobbies « arrosent  » qui de droit, c’est clean ! : allez comprendre !)
      – chez nous, petits en couche culotte = graine de délinquants : à redresser …à quand les maisons de correction pour les Bébés ! ( ça ferait travailler le bâtiment, et quand le bâtiment va, tout va =) d’ailleurs, ya qu’à voir en Espagne …Bon, je m’égare ), oui, donc, les BéBés qui font pas leur nuit :
      à shooter ! la gnôle, c’est pas correct ! allez un petit psychotrope : ça va faire travailler les labos …
      et, ainsi de suite : qu’on arrête de dire que ces gens là ne sont pas responsables de leurs actes ! quelle hypocrisie ! c’est monstrueux !
      Il est temps de réétudier les mécanismes des systèmes totalitaires …
      un livre, par exemple : « La question humaine » de François Emmanuel.

  14. Bonjour,
    Entendu aujourd’hui sur France Info : Cameron veut supprimer les subventions de l’Etat pour le fonctionnement des remorqueurs de haute mer anglais dans la Manche. Cela est bien un symptôme de ce que vous disiez dans votre vidéo Paul. Economies de bouts de chandelles et grosses conséquences potentielles… En ce moment, le vent souffle à plus de 100 km/h dans le Channel. Imaginons ce qui pourrait arriver si un tanker ou un ferry rempli de passagers venait à tomber en panne de moteur….
    C’est vraiment n’importe quoi ! Et c’est comme ça pour tout, mais pas seulement en UK

    1. Entendu ça ce matin… Ça m’évoque la vieille histoire des pêcheurs, du phare et de la collectivité, l’État, qui trouve sa légitimité et son utilité en payant ce dernier par… l’impôt, bien sûr.
      Et puis aussi, les dérégulations/privatisations de Miss Maggie dans les années 80 qui avaient amené les services vétérinaires britishs à laisser-faire un chouïa de trop sur les procédures de fabrication et de chauffage des farines animales…

    2. Les phares sont souvent gardés par des naufrageurs.
      Pour les plus courageux, l’appel du large, c’est la piraterie.
      C’est le « syndrome des îles »…..
      La Lloyds va pouvoir substantiellement augmenter ses tarifs !

    3. La flibuste et les pirates sauveront le monde ! Ces forbans de pastafariens l’ont bien compris, dans leur vénérable sagesse.
      Les naufrageurs, ces rats de brume, seront pas de trop.

    4. « Et une bouteille de rhum sur le cercueil de l’homme mort ! » Jah Pastafari !
      Vigneron, vous tuez le métier, vous finirez pendu avec la corde de la cloche, à la plus haute vergue.
      Vous sous-traitez pour la Lloyds d’Élisabeth II ou quoi? De vieux restes des alliances d’Alienor ?
      Remarquez, en mer d’Oman, trois port-avions nucléaires et leurs soutiens sont sur zone, officiellement pour combattre parait-il la piraterie Somalienne…..
      Pour rassurer les assurances ?

    5. Entendu aujourd’hui sur France Info : Cameron veut supprimer les subventions de l’Etat pour le fonctionnement des remorqueurs de haute mer anglais dans la Manche.

      normal : petit boulot pépère, inutile pour la collectivité, et sans risques comme chacun peut s’en rendre compte ! d’ailleurs, d’après nos plus hautes zautorités, on se demande même s’il est nécessaire d’avoir un cerveau pour tous ces métiers !

      http://wn.com/remorquage_par_l%27abeille_bourbon

      « sourire de la vacuité » et « vénérable de l’immobilisme » gagnent combien déjà ? Evidemment, je reconnais qu’ils ont un risque d’attraper des escarres au séant !

      grosse colère!

  15. – fujisan

    Il est marrant comme ces sales types transforment la crème des citoyens en voyous potentiels tant ils les humilient. C’est bien à une destruction de la citoyenneté à laquelle ces gens s’attaquent. Ils réinventent l’esclavage et traitent une frange de la population de  » classe dangereuse  » – Mais ce sont eux qui la fabrique cette  » classe dangereuse  » – A force d’élargir cette  » classe dangereuse  » à coup de décrets à la dimension d’un peuple entier, il y a des risque que la logique se renverse. Ils vont finir à poil tous ces gens-là à force de griller leur dernière cartouche. Oui, oui, le futur existe mais ce ne sera pas le leur. Nous aussi on pensera à des  » sanctions plus graduelles  » à leur encontre.

    Rendez-vous compte : avec ce terme de  » sanctions graduelles  » ils viennent de transformer le chômeur broyé par le système, en délinquant à qui il faudrait appliquer des  » sanctions graduelles  » – Bonjour les mots ! La criminalisation des innocents avance rapidement. Restons vigilants et acteurs du réel.

    1. Pour l’esprit du riche juda dans ce monde, l’esprit du pauvre est encore un délit qu’il convient de dénoncer le plus tôt possible du doigt, un autre qu’il convient de juger et de réprimer le
      plus sévèrement possible, encore plus si le pauvre malheureux en finit au fil du temps et
      par dépit par mieux accepter calmement de porter sa croix, la douleur des coups et autes mauvais coups de plus qu’il reçoit pour le faire avancer plus vite encore, que ce soit d’ailleurs dans le privé ou le public à tour de rôle et à la fois, et cela malgré tous les beaux discours
      de ce monde à l’antenne, pour mieux paraît-il mieux faire des économies d’argent partout, n’est-ce pas un peu aussi le meilleur moyen qu’ils ont trouvés de nos jours afin de pouvoir mieux maintenir plus longtemps la peur dans l’esprit des êtres, trimant davantage Corps et Ames pour eux.

      Le monde c’est sur pourrait changer, malheureusement il y a encore beaucoup de gens bien établis de nos jours recherchant bien encore à retenir le plus de monde possible à ces seules valeurs de vie ou de mort, faut pas croire ce n’est pas toujours ceux qui se présentent comme les plus pressés à faire d’autres réformes économiques, qui amènent mieux les êtres à savoir mieux relativiser les divers moments plus catastrophiques, bien sur ça reste encore à vérifier et à constater de votre coté et dans le vécu de tout à chacun.

      Pourquoi agissent-ils surtout ainsi, tout simplement pour ne plus guère permettre aux êtres de trouver encore de l’espoir dans un autre chose, les faux bienfaiteurs de l’humanité.

  16. – Crapaud Rouge

    Je ne répondrais pas à vos mots blessants. Je vous renvoie le compliment que vous me faites en ce qui concernerait la supposée vulgarité de mon expression.
    Bonne journée cependant.

    1. @H2 : « la supposée vulgarité de mon expression » se trouve ici (c’est moi qui grasse) : « le putain de ciel ( qui n’existe plus connard ) t’aidera » … en gros = » va te faire foutre ! … (…) enrichi toute ta putain de sainte journée et toute ta vie de merde » … »

      Je n’ai pas dit que votre expression était vulgaire, seulement que vous n’aviez pas besoin de me montrer la vulgarité que vous attribuez aux riches : « au lieu de multiplier les mots vulgaires pour me montrer ce que vous vouliez me signifier » disais-je. Vous avez du mal avec la lecture, manifestement.

  17. Je sors un peu du sujet pour partager ceci:

    Passionnant! http://www.agoravox.tv/actualites/technologies/article/l-exo-darwinisme-28343

    Et, selon moi, la crise actuelle est la crise de ceux qui veulent préserver la redondance (qui leur rapporte) et bloquer les créations qui risquent de les « déclasser ». En plus, cette redondance est l’idéal pour les cultures des pays dits émergents où l’égo est déjà plus ou moins gommé au contraire de nos cultures . Nous sommes dans une sorte de « mandarinat » .(Zébu, savez-vous comment bien vivre un mandarinat? Ca pourrait grandement aider. Merci, par avance pour votre réponse 🙂 )

    Toujours selon moi, la voie es toujours humaniarcale car qui va s’engager dans la création si il est déjà « déclassé » idéologiquement par la structure actuelle?

    1. En mangeant ses fruits.
      Car le mandarinat donne des mandarines, c’est bien connu.
      (attention, ceci est soit un vrai connerie, soit un réflexion philosophique).

  18. @ Crapaud rouge

    Je sais aussi qu’une minorité de riches se détachent de cette vulgarité. Je ne les mets pas tous dans le même sac. Je voudrais bien le préciser ici. Merci.

    Bon, après je conviens que ma prose était certes un peu triviale mais cette vulgarité n’est pas de mon fait, n’est-ce pas ?

    Je n’assassine personne, je n’envahis aucun pays, je ne bombarde aucune population civile, je ne brule aucun enfant à coup de bombe aux phosphore, je n’affame personne, je n’humilie pas mon prochain et pas même mon lointain, je ne pense pas qu’au pognon, je ne cherche pas à maximiser mes coûts sur le dos d’une personne ou d’un groupe, etc…

    La prochaine fois si vous n’aimez pas le principe épicé du monologue « littéraire » et les pensées prêtées à un personnage nihiliste vivant ou ayant vécu, changez de nom, appelez -vous  » Crapaud Buffle. »

    1. @H2 : « La prochaine fois si vous n’aimez pas le principe épicé du monologue « littéraire » et les pensées prêtées à un personnage nihiliste vivant ou ayant vécu… » : ne mêlez pas vos goûts littéraires à la conversation, s’il vous plaît, c’est trop facile. Et puis j’ai les miens, – dont vous me ferez l’honneur de croire qu’ils valent les vôtres -, et ce type de vulgarité n’en fait pas partie.

  19. M.Jorion

    Je ne vais pas rester plus longtemps sur votre blog ou alors ça sera comme l’autre soir, pour amener une petite pierre constructive et modeste. Faire une recherche s’il y a lieu, et la poster.
    Je serais dorénavant plus discret. Merci à vous de m’avoir permis de poster quelques messages. Votre lieu est bien trop précieux pour que je crispe plus longtemps vos commentateurs.

    Il serait bon que certains élargissent le cercle  » d’amis  » cependant – Pas pour faire joli mais pour étendre la portée comme il est des murs porteurs . Il m’a semblé que peu de monde répondait par exemple à E. Quilgars – Mais peut-être que je me trompe. Oui, ça doit être ça.

    Bonsoir. Bien à vous.
    [ Je le redis. Votre blog est un évènement au sens philosophique, quelque chose qui n’aurait pas du être et qui pourtant est ]

    1. La vulgarité, ce n’est pas dire des gros mots. C’est Patrick Sabatier qui fait semblant d’être apitoyé par le destin d’une matrone variqueuse dont il n’a rien à foutre, et qui lui offre une Fiat alors qu’elle ne sait pas conduire.

      Pierre Desproges.

      Appliquée aux riches, cela reviendrait à ce qu’un riche donne aux Restos du Coeur un pot de caviar.

    2. J’ai trouvé l’opinion de ces divers blogueurs pour continuer à alimenter le débat :
      Cohabiter, c’est le crie d’amour du Crapaud……. (Pierre Desproges)

      > Aucun crime n’est vulgaire, mais la vulgarité est un crime. La vulgarité, c’est ce que font les autres.
      [Oscar Wilde]

      > La vulgarité, ça ne s’improvise pas. On est vulgaire. On naît vulgaire. C’est une infirmité de l’âme.
      [Guy Bedos]

      > Le dégoût est une chose curieuse. Il fait prendre en grippe jusqu’à la raison et au bon sens, par antipathie pour la vulgarité.
      [Henri-Frédéric Amiel]

      > J’ai remarqué que le jugement le plus dépourvu de fondement, la plus sotte grossièreté prend du poids, du fait de l’influence magique de l’imprimerie.
      [Alexandre Pouchkine]

      > La faim est un nuage d’où il tombe une pluie de science et d’éloquence. La satiété est un autre nuage qui fait pleuvoir une pluie d’ignorance et de grossièreté.
      [Platon]

      > Le mensonge est une forme de talent, alors que le respect de la vérité, va de pair avec la grossièreté et la lourdeur.
      [Emil Michel Cioran]

      > La grossièreté vise à choquer ceux qui n’en rient pas pour faire rire deux fois plus les autres.
      La méchanceté et la grossièreté sont les armes de la simplicité.
      [Coluche]

      > La politesse est sage : la grossièreté, par conséquent, stupide. Se faire, sans nécessité et avec intention, des ennemis en commettant des impolitesses, c’est de la frénésie, tout comme de mettre le feu à sa maison.
      [Arthur Schopenhauer]

      > Les nations, comme les hommes, meurent d’imperceptibles impolitesses.
      [Jean Giraudoux]

    3. @ Pierre

      🙂

      Le langage est un ensemble de citations. [Jorge Luis Borges]

      Citation de citation de citation. Ainsi s’écrivent les livres. [Gilles Leroy]

      L’art de la citation est l’art de ne plus citer Les paroles du livre. [anonyme]

      Plus je cite celui qui commet la crise et moins je vois la bonne action du samaritain,

      Si un jour vous me voyez en train de citer, c’est parce je suis encore en vie,

      Pendant qu’un usurier commet le mal, un autre témoigne du bien,

  20. Voici ce que Montesquieu écrit au sujet des Anglais :
    (…) »Une marque que la nation angloise est folle, c’est que les Anglais ne font jamais bien que les grandes actions, et point les médiocres. Or, il n’y a que ceux qui font bien les grandes et les moindres qui soyent sages. »

    Ou encore : « Les Anglais sont trop occupés; ils n’ont pas le temps d’être polis. » (journée de la cosmopolitesse).

    Et une dernière très amusante :
    « Un gentilhomme anglois est un homme, le matin, habillé comme son valet de chambre; un gentilhomme françois est un homme qui a un valet de chambre habillé comme lui. »

  21. En tous cas, perso je vous remercie sur ce blog de comprendre au moins l’essentiel de l’économie du « don », ou de la « contribution », car pour l’instant on a du mal à entrevoir ce geste ailleurs..

    Ne serait-ce que la reconnaissance de l’éventualité d’une autre économie.

    Il serait temps que ceux qui font du « bénévolat valorisé » depuis des années puissent enfin vivre de leur travail. Je parle des informaticiens et des artistes du « Libre » en l’occurence. Et aussi des intermittents et de pas mal d’assos et d’ong qui vivent du don et qui créent leur propres réseaux et modes de fonctionement.

    On attend pas qu’on nous trouve un travail. Non seulement on le crée mais on crée l’économie qui va avec. Ils n’ont rien d’autre à faire que de nous soutenir.

    La mise en place d’un revenu de vie ou autre chose du genre devait faire la transition. C’est ce qu’on demandait. Il s’est fait attendre et le RMi devenu RSA est de plus en plus étroit et fragile.
    Et ils veulent nous faire faire des travaux d’intérêt général?

    C’est ce qu’on fait déjà, en ce qui nous concerne. !!! C’est notre seule chance de nous en sortir. Quels imbéciles dans ces gouvernements!

    Ils prennent toujours les pires décisions au pire des moments, et ça fait des années que ça dure, des années qu’on leur parle, qu’on tente d’entamer le dialogue, gentiment, en cherchant les occasions, . des années qu’on les prévient, qu’on explique ce qu’il risque de se passer si, etc, etc.. qu’on organise des conférences, des antennes à Bruxelles, qu’on se déplace.

    pff! Au bout d’un moment, ben… on en a marre et on se dit qu’il faut les virer. C’est normal. Ca n’a rien d’un comportement extrémiste.

    Et ils vont faire dans la punition en plus? Ils vont sévèrement en réprimer quelques-uns pour l’exemple? Internet existe depuis trop longtemps maintenant pour nous interdire la chanson de Craonne.

    Ca suffit l’autoritarisme débile. C’est passé de mode la classe « dirigeante ». On a pas besoin d’être dirigés, encore moins assistés, mais ils poussent le bouchon tellement loin qu’on finit par se demander s’ils ne détruisent pas tout pour que cette société évoluée n’existe jamais.

    Qu’ils n’aient jamais à se remettre en question. Surtout pas.

  22. @ Crapaud Rouge dit : 14 novembre 2010 à 19:41

    En revanche, l’on est nombreux à contester l’idéologie du travail que la droite et les capitalistes imposent.

    Il me semble que nous vivons dans des pays où chacun, dans certaines limites, est libre de conduire sa vie comme il l’entend. Franchement, cela ne vous gêne pas d’invoquer la droite et le capitalisme comme les partisans du travail imposé. Regardez un peu ce qu’ont fait la gauche et le communisme dans les pays de l’est ?

    Sincèrement, je pense que c’est régresser à l’époque du 21ème siècle que de ramener systématiquement nos problèmes à des formulations qui conduisent à des oppositions, des affrontements, des luttes de classes, des guerres civiles, tous comportements qui montrent de manière affligeante un retard de prise de conscience. Il ne touche pas, hélas, que les moins cultivés.
    Je vais même jusqu’à penser qu’un excès de culture peut conduire à s’enfermer dans des positions livrées clef en main par d’illustres personnes, mais dépassées ou carrément nuisibles comme celles qui laissent entendre que le travail et la morale sont mauvais parce que soutenues par la droite et le capitalisme.

    La valorisation du travail et de la morale n’existait-elle pas bien avant que naissent les notions de gauche, droite, capital, capitalisme, communauté, communisme et autres ?

    Cherchons à nous rattacher au fondamentaux de notre existence, soyons libres de nos pensées et de leur expression, voyons dans l’autre quelqu’un comme nous, de bien intentionné mais faillible et unissons nos réflexions sans a priori pour en faire naître de plus performantes et de plus fiables. Le pragmatisme dans ce domaine me semble de loin plus prometteur que l’idée révolutionnaire séduisante sous certains points de vue mais catastrophique quand elle passe outre des données fondamentales venant du fond des temps et validées par une infinité d’expériences tout au long des générations.

    Ainsi en France, à la fin des années 60 en matière d’éducation, on a introduit de nouveaux concepts qu’on a présentés comme plus modernes et de loin préférables aux anciennes méthodes.
    Plus de primauté donnée au maître d’école (pardonnez mon archaïsme volontaire) plus d’estrade pour lui, plus de monsieur ou madame pour le désigner, utilisation préférentielle du prénom à son égard quand ce n’était pas l’incitation au tutoiement. Résultat quelques décennies plus tard, les enseignants sont incapables de se faire respecter et l’école est devenue un problème là où un siècle plus tôt ne pas avoir d’école était un handicap.

    Même problème avec le changement de mode d’apprentissage de la lecture. Avant on apprenait à lire en 2 trimestres alors que maintenant il faut 2 ans et en plus le nombre d’illettrés augmente au point qu’il est nécessaire de faire des séances de remises à niveau à l’entrée à l’université ou des grandes écoles.

    Inutile d’en attribuer l’erreur à la droite ou à la gauche, le problème est gravissime et l’attitude à mon avis la plus intelligente à adopter est de s’attaquer au problème en reconnaissant que cela a été une erreur de changer radicalement de principe de formation des enfants en voulant faire usages de méthodes révolutionnaires qui se sont révélées régressives.

    vous allez finir par lasser

    Les blogs ont un immense avantage, on n’écoute les messages émis que si on le souhaite, puisque le pseudo des émetteurs est donné d’entrée. Rien ne vous oblige à lire les messages de ceux qui vous semblent a priori sans intérêt.
    Non, le vrai problème et le malheur pour ceux qui ont des idées totalitaires, que d’ailleurs ils reprochent aux autres, c’est qu’ils voudraient surtout empêcher ceux qui ne pensent pas comme eux de se faire entendre. C’est une pratique courante sous certains régimes, encore de nos jours.

    Le blog de Paul Jorion ne tombe pas dans ce travers, parce qu’il est ouvert et non sectaire, c’est sa grande force.

    Puisque vous m’avez amené à parler de notre hôte et puisque vous avez cru bon de souligner le fait qu’il travaille énormément, je dois vous préciser que je n’ai jamais prétendu le contraire. D’ailleurs, le petit soutien financier que je lui apporte systématiquement le premier jour de chaque mois depuis presque 2 ans, est bien le signe que je l’approuve dans son action, même si je ne partage pas toutes ses idées. Il s’est créé son propre emploi qui complète son métier d’écrivain et qui, de plus, joue un très grand rôle social. Il peut être cité en exemple à l’attention des jeunes qui ont de la peine à trouver un emploi. Je l’ai fait personnellement.

    Que vous ayez eu la chance, vous, de tomber dans un cycle économique favorable ne devrait pas vous empêcher de PENSER AUX AUTRES

    Qu’est-ce qui vous permet de douter de mes sentiments ? Ils ont été mis en germe au plus profond de mon « Être » par mes parents grâce à leurs préceptes moraux, il y a bien longtemps à une époque que vous n’avez peut-être pas connue, où c’était difficile pour tout le monde et où il valait mieux se donner de la peine pour s’en sortir que d’attendre en gémissant même si certains affichaient, comme c’est toujours d’usage, un apitoiement de bon alois, aux effets parfois dévastateurs.

    Où sont vos nobles sentiments ?

    Êtes-vous bien certain de servir votre cause et de mettre en valeur ce que vous avez de meilleur à offrir en vous en prenant à l’âge d’un blogueur à « l’univers momifié »?

    Voyez, de mon temps, on enseignait aux enfants le respect des personnes âgées parce qu’on les amenait à mesurer ce qu’on leur devait et en premier, le fait même d’exister.

    1. @Jducac

      Plus de primauté donnée au maître d’école (pardonnez mon archaïsme volontaire) plus d’estrade pour lui, plus de monsieur ou madame pour le désigner, utilisation préférentielle du prénom à son égard quand ce n’était pas l’incitation au tutoiement.
      (…) Même problème avec le changement de mode d’apprentissage de la lecture. Avant on apprenait à lire en 2 trimestres alors que maintenant il faut 2 ans et en plus le nombre d’illettrés augmente au point qu’il est nécessaire de faire des séances de remises à niveau à l’entrée à l’université ou des grandes écoles.

      Ahhhh ! l’illettrisme, l’autorité du Maître…

      http://anlci.gouv.fr/fileadmin/Medias/PDF/EDITIONS/ivq_4pages.pdf
      Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme. Décembre 2008 :

      S’agissant de la mesure de l’illettrisme qui qualifie la situation de personnes qui ont été scolarisées en France mais ne maîtrisent pas la lecture, l’écriture, le calcul, les compétences de base pour être autonomes dans des situations simples de la vie quotidienne, l’exploitation de l’enquête par l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme a
      évidemment porté sur ceux qui ont déclaré avoir été scolarisés en France, soit 90% des personnes interrogées.
      Pour ce qui concerne les jeunes de moins de 18 ans, nous disposons d’une source d’informations, les chiffres de la Journée d’Appel de Préparation à la Défense : 4,9 % des jeunes de 17 ans sont en situation d’illettrisme
      (JAPD 2007, Ministère de la Défense).

      3 100 000 personnes, soit 9 % de la population âgée de 18 à 65 ans résidant
      en France métropolitaine et ayant été scolarisée en France, est en
      situation d’illettrisme.
      Si l’on considère les 3 100 000 personnes concernées :
      9 % sont âgées de 18 à 25 ans
      15 % sont âgées de 26 à 35 ans
      23 % sont âgées de 36 à 45 ans
      30 % sont âgées de 46 à 55 ans
      23 % sont âgées de 56 à 65 ans
      Plus de la moitié des personnes
      en situation d’illettrisme ont plus de 45 ans.

      Si l’on considère les groupes d’âge,
      4,5 % des 18 – 25 ans
      6 % des 26 – 35 ans
      9 % des 36 – 45 ans
      13 % des 46 – 55 ans
      14 % des 56 – 65 ans
      La proportion de personnes en situation d’illettrisme est
      plus forte pour les groupes d’âge les plus élevés.

      Illettrisme : hommes ou femmes ?
      Sur les 3,1 millions de personnes concernées,
      59 % sont des hommes,
      41 % sont des femmes.
      Sur l’ensemble de la population sur laquelle a porté l’exploitation de l’enquête,
      les hommes 11 % sont plus souvent en situation d’illettrisme que les femmes 8 %.
      Les résultats d’IVQ confirment les observations de PISA et de la JAPD qui vont dans le même sens. Mais en calcul les hommes se débrouillent un peu mieux que les femmes à tous les âges de la vie.

      La moitié des personnes en situation d’illettrisme
      vit dans des zones faiblement peuplées :
      28 % dans les zones rurales,
      21 % dans des villes de moins de 20 000 habitants.
      L’autre moitié vit dans des zones urbaines :
      17 % dans les villes de plus de 20 000 habitants,
      24 % dans les villes de plus de 100 000 habitants,
      10 % en région parisienne.
      Et les quartiers difficiles ?
      10 % des personnes en situation d’illettrisme
      vivent dans les ZUS .
      Mais attention : dans les Zones Urbaines Sensibles le pourcentage d’illettrés est deux fois plus élevé que dans la population sur laquelle a porté l’exploitation de l’enquête (18 % au lieu de 9 %).
      Plus de la moitié des personnes en situation
      d’illettrisme ont un emploi.
      57 % des personnes en situation d’illettrisme sont dans l’emploi
      11 % sont au chômage
      14 % sont retraités
      10 % en formation ou en inactivité
      8 % sont au foyer
      26 % des allocataires du RMI sont en situation
      d’illettrisme.
      Parmi les personnes allocataires du RMI la proportion des personnes en situation d’illettrisme est donc trois fois plus élevée que dans l’ensemble de la population concernée.
      74 % des personnes en situation d’illettrisme utilisaient exclusivement le Français à la maison à l’âge de 5 ans.
      On note globalement que 8 % des personnes qui utilisaient exclusivement le Français à la maison à 5 ans sont en situation d’illettrisme contre 20 % de celles qui utilisaient une langue étrangère ou régionale au même âge.

      Je garde un souvenir ému de ma brave institutrice de CP, de ses coups de règle distribués – d’autant plus judicieusement qu’ils n’étaient pas les miens ! – à la pointes de doigts indociles de petits malappris, et de ces fessées culs-nus vouées tout autant au redressement des « propriétaires fessiers » – récipiendaires bienheureux de ces salutaires petites rectifications laïques, obligatoires, gratuites et républicaines – qu’à l’édification de ceux des paires d’yeux témoins obligés de ces scènes roboratives…
      Je te rends grâce, petite hussarde dévouée, toute pleine d’abnégation et de sens du devoir. Éternelle ma reconnaissance. C’est à ton sacerdoce que je dois de pouvoir m’adresser aujourd’hui à maître jducuc.
      Nostalgies, nostalgies…

    2. C’est à ton sacerdoce que je dois de pouvoir m’adresser aujourd’hui à maître jducuc

      .

      Honteux et confus, et fort marri, croyez bien que je suis de cet affreux lapsus clavis !
      Voilà bien terrible avanie que de voir détournés, et avilis en somme, toute la déférence et les humbles hommages que je voulais chanter devant ce pseudonyme et l’être qu’il abrite, blason pudique en somme et titre de noblesse de celui qui, ardent, défend le dur labeur comme la belle ouvrage : JduCAC !

      Je vous prie d’ici-bas de ne point accepter si rampantes excuses. Dites « ce ne fut pas ! », et je serai alors le plus heureux des hommes !

    3. @ Vigneron

      J’aurais pu corriger ton commentaire ni vu ni connu, mais il eut été dommage – et je m’en serais voulu – de ne pas laisser lire ta prose.

  23. La révolution en allemagne, c’était pas 17 M. Jorion, c’était 1918-1920/21. Et je ne sais pas ce que vous avez appelé un échec, mais si elle a été un échec pour les communistes et les anarchistes qui se sont fait massacrés par les sociaux-démocrates qui ont pris le pouvoir et qui voulaient une monarchie constitutionnelle ou une république bourgeoise, elle a tout de même provoqué un changement de régime, et la première république allemande de constitution démocratique.

  24. Pour compléter ce que dit Paul sur la psychologie des Anglais. Interview de Tariq Ali dans Médiapart aujourd’ui:

    « Question (Médiapart): Est-ce pour cette raison que David Cameron a réussi à faire passer son plan d’austérité particulièrement dur, sans que cela ne déclenche de grands mouvements de protestation ?

    Réponse (Tariq Ali): Il y a eu des manifestations de la part des étudiants. Mais vous avez raison, assez faibles. Les Anglais ont toujours été comme cela. Vous connaissez l’auteur D. H. Lawrence ? Il est notamment l’auteur d’un livre, Women in love. Lors d’un dialogue entre deux femmes, l’une d’entre elles proteste que les Anglais sont «terribles, passifs, morts, dépourvus de toute passion». Ce à quoi sa voisine répond : «Ce n’est pas qu’il leur manque la passion, c’est qu’ils mettent beaucoup de temps à l’atteindre.» En France, les mouvements se sont produits en 1968, en Italie, en 1969…. En Angleterre, il a fallu attendre les années 1970. Il y aura un mouvement par rapport à ces mesures d’austérité en Grande-Bretagne. Et l’une de ces manifestations, ce sera peut-être la volonté exprimée par les Ecossais de rompre l’unité avec l’Angleterre, de briser l’unité de l’Etat britannique en demandant à former un Etat tout à fait indépendant au sein de l’Union européenne. C’est déjà quelque chose dont ils parlent. »

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