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144 réflexions sur « L’actualité de la crise : LA DETTE N’EST PAS SOLUBLE DANS L’EAU, par François Leclerc »

  1. Tout à fait.
    Personnellement une bonne grosse crise européenne est la bienvenue.
    L’avenir est plein de promesses, pour ceux qui sauront y faire face.

    1. Kerjean.
      Le « national-socialisme », ça ne dit peut-être rien mais j’en ai vu les conséquences sur mon grand-père et aussi sur mon père qui ne l’avait même pas vécu…
      Par contre, changer les traités européens pour influer sur l’importation ainsi que la monnaie seraient judicieux.
      Puisque tous les pays du monde le font.
      Maintenant, si tu veux faire du « national-socialisme », ne te gène pas : les dirigeants ainsi que les adhérents ont des fins généralement rapides et cruelles.

      Le court-termisme a ses revers.

    2. @Yvan

      je suis consterné.

      Tu m’avais habitué à plus d’intelligence et de nuance.

      Paf, le vernis craque et on voit une espèce d’hystérie en forme de syllogisme diabolisateur qui ravale bêtement l’amour d’une nation(la mienne en l’occurrence, fille de la révolution Française) au nazisme.

      Stupide, grotesque et qui ne peut que fomenter ce que tu redoutes.

      Dans le « Roman d’un Tricheur » Guitry fait dire en introduction:
      « la meilleure manière de faire un tricheur d’un honnête homme est de le traiter de tricheur ».

      Traite tous ceux qui aiment leur nation et son histoire de nazi, insulte les, crache leur dessus, fais comme tous les européistes qui veulent s’affranchir des peuples et des nations à la schlagge au nom soi du profit, soi de terreurs enfantine comme la tienne(et je gage que cette dernière n’est pas la moindre)et il n’y a aucun doute, tu fera ressurgir les hordes brunes.

      Quelle désillusion. Comme quoi on peut être très fort sur certains point et carrément nul sur d’autres.

    3. @Yvan(suite et fin)

      je me permets de te conseiller de lire ou relire Marc Bloch, et particulièrement « Une Etrange Défaite ».

      Lui aussi a tout eu à craindre et souffrir du nazisme. Il l’a combattu, a été torturé puis exécuté ou plutôt assassiné par les nazis.

      Lis ce bouquin toujours très actuel, et tu te réconciliera sûrement avec la république française, indissociable de sa nation et qu’il a aimé jusqu’au dernier souffle.

      Bonne lecture. Des automatismes comme ceux que tu montres plus haut sont indignes de toi.

    4. Tu as tout à fait raison, Kerjean. Même plus que tu ne penses.
      Je deviens, vu la situation, plus que paranoïaque.
      Et je voudrais m’en justifier.

      D’abord, merci de me trouver de l’intelligence et de la nuance. Je n’en suis pas trop convaincu mais l’on est, comme toujours et c’est bien normal, le plus mauvais juge de soi-même.
      La peur est mauvaise conseillère, dirait notre bon apôtre Jérémie. Passons.

      J’ai très tôt fait parti du monde associatif. Officiellement à 10 ans mais plus tôt encore en amicale laïque.
      Et pendant mon adolescence, dans un milieu agréable d’entre-aide spontanée et complétement désintéressée, je ne me suis pas rendu compte de la sphère particulière qui a vu arriver un adhérent d’extrême-droite à ma majorité.
      J’étais trop jeune à l’époque pour être intéressé à la politique. Et, SURTOUT, ne savais pas le danger potentiel.
      Ce gars est arrivé en cachant toute opinion , est entré au comité de l’association, et l’a détruite.
      Plus tard, j’ai suivi le peu d’informations du FN et ai bien compris tout le vice caché dans cette idéologie qui va détourner (récupérer) CHAQUE mot exprimant des valeurs humaines de vie en société afin d’utiliser le populisme à (justement) son extrême. Le sophisme est leur religion première.
      Je connais donc ainsi le danger et, en tant que spécialiste des antagonismes tant complémentaires que destructeurs (voir le mot : critique), je reconnais les craindre.

      Eeet… la situation actuelle semble me donner raison : l’Autriche, les Pays-Bas, la Flandre, l’Italie, les US…

      Merci à toi de cette réponse franche, massive et sans ambiguïté à un soupçon qui n’a pas lieu d’être.
      Et, surtout, excuses-moi.

    5. Complément :
      Je suis encore mal à l’aise dans mes antagonismes car, nous ne valons que ce que nos ennemis valent.
      Je vaux donc très peu…

    6. Ah l’Europe, qui serait meilleure que les nations (qui mènent forcément au national socialisme!!! attention les mots ont un sens)

      Bref lors de ma vie professionnelle, j’ai travaillé pendant quelques années (2002 à 2008) à la mise en oeuvre d’un programme de coopération transnational européen dans le cadre des programmes Interreg (http://ec.europa.eu/regional_policy/interreg3/index_fr.htm) qui avaient pour objectif de développer la coopération entre partenaires de différents états membres (publics le plus souvent ) en finançant des projets ayant une dimension transnationale dans le domaine des transports, du développement durable, etc

      Eh bien, moi qui était un pro européen convaincu, cela a contribuer à déciller mes yeux.

      Je n’ai pas vu beaucoup de coopération, mais beaucoup de chacun pour soi, d’hypocrisie et de peaux de bananes jetées pour le plus grand bien du voisin….
      Bref, je n’ai pas l’attention de concourir pour les points godwin mais je suis convaincu d’une chose, c’est que l’Europe est tout sauf un rempart à la connerie humaine mais qu’elle s’est organisée pour être un rempart au pleine exercice de la citoyenneté, celle-ci ne pouvant s’exercer pleinement qu’au niveau national.

    7. @Yvan

      tout d’abord, merci de la qualité de ta réponse. Mais pour tout dire, comme dirai quelqu’un de ma connaissance , j’aurai parier toute une choucroute et même une bière la dessus.

      Je partage ta paranoïa. Qui n’en n’est pas vraiment une. Surtout quand on considère que dans le rapport public de conseil américain du renseignement sur la perspective du monde à 15 ans(Le Nouveau Rapport de la CIA-titre stupide j’en conviens, trouvable dans toutes les librairies, éviter la préface néocon). En effet, sur 240 pages, on ne parle que trois pages de l’UE.
      Et la conclusion est de dire que si l’UE morcellée ou pas, tend à faire émerger des régimes de droite nationaliste dure, ce n’est pas grave, car, je cite « si ces régimes sont généralement interventionnistes au niveau économique ce n’est jamais pour des raisons de régulation fiscales sociales ou environnementales préjudiciables à la bonne marche des affaires ».
      Tel quel.

      Mais ce nationalisme dévoyé et malfaisant ne peut intervenir que si, d’une part, les classes dirigeantes sont convaincues qu’il constitue le régime le plus favorable à ses intérêts et en même temps, si on a piétiné en permanence un peuple et qu’on l’a privé de sa dignité collective. Ce fut le mélange détonnant de l’Italie, de l’Allemagne, du Japon des années 20 et 30. Ce fut aussi celui de la Chine dans les années 40.50, de tous les décolonisés puis, plus récemment, de la Serbie. Même si les classes dirigeantes n’étaient là plus une bourgeoisie mais un ramassis d’apparatchiks.

      Depuis 30 ans, on viole les peuples d’Europe et on s’étonne qu’ils deviennent méchants. Se contentant de les insulter et de les diaboliser. C’est que les classes dominantes en pinçaient pour le mondialisme et avaient convaincu les anciennes gloires de gauche qu’elles trouveraient là matière à assouvir leur internationalisme.

      Sus à l’état, sus à la nation, sus à la république.

      Or, et je te conseille vraiment de lire Bloch, c’est trop actuel, trop lucide, trop intelligent, et il s’agit d’un martyr de la république, il démontre parfaitement que la démocratie ne peut QUE s’inscrire dans le cadre d’une nation.
      Ancien fédéraliste acharné moi même, j’étais persuadé qu’il y avait une nation Européenne avec tellement d’histoire commune et que nous grandirions dans ce nouvel espace national.

      Or, en lieu et place d’une nation, on nous inflige un marché, en lieu et place d’une fédération on nous invente la supranationalité, en lieu et place de la démocratie on nous inflige la technocratie.

      Et on s’étonne que confusément, le citoyen de base refuse d’être dépouillé de son dernier(et premier) espace de protection?????

      Donc, la première condition existe, il y a des peuples furieux, humiliés, en colère.

      Pour l’instant, les classes dominantes envisage encore le Freedomland comme meilleur vecteur de leurs confort.

      Alors, pour désamorcer ce cauchemar qui sort du brouillard, je crois qu’il y a deux solutions:
      D’abord s’organiser pour contrôler les classes dominantes…ou en changer. On a connu ça en France en 1789, en 1830, en 1870, en 1944.
      Mais aussi, guérir les plaies des peuples à vif.

      Et ça, ça ne se fait ni par la diabolisation, ni le mépris, ni l’arrogance.

      Dernier point si tu le permets:
      tu parles des salops totalitaires qui finissent mal. Hélas, voilà encore une vue que j’oserai dire « naïve » de la justice immanente.
      Petit calcul:
      il y avait 40 000 miliciens en 44. Combien d’exécuté ou emprisonnés effectivement à plus de 5 ans: moins de 2000. ça fait 38000 fumiers dans la nature.
      Il y a eu des dizaines de milliers de flics et gendarmes qui ont, avec zèle, arrêté des Français juifs pour les remettre aux SS. Qui ont arrêté des centaines de milliers de jeunes pour le STO, qui ont arrêté, détenu des dizaines de milliers de résistants. Combien de condamnation sérieuses dans la police et la gendarmerie: moins de 10.
      La deuxième section des RG était une bande de prés de 100 salopards qui ont fait la chasse aux MOI , les ont arrêté, torturés, et même exécutés en douce: 1 seule condamnation à mort effecitve. La plupart des chassés de la police ont été réintégré et ont fini avec la légion d’honneur.
      Combien de centaine de magistrats fascisant? Combien de sanction contre les magistrats? 0.

      En Espagne, depuis la fin de Franco, combien d’ancien tortionnaires phalangiste ont ils été inquiété: 0
      Au Portugal: 0
      Combien de fachistes ont-ils été jugés(en tant que fachiste, pas en tant que collabos avec les Allemands et le rép de Salo.)?: 0
      En Allemagne, combien de nazis dénazifiés? moins de 5000. Aujourd’hui encore, les anciens SS ont leur diner annuel.
      Combien de tortionnaires Khmers Rouges?
      Les Gardes Rouges Chinois qui humilèrent, torturèrent, assassinèrent les vénérables père de la révolution? Ils sont tous au commande maintenant.

      Effectivement, de quoi être parano.

    1. Zebu,

      Dans le whisky je ne sais pas, mais je tiens de source sûre qu’elle l’est assurément dans le cognac au moins le temps d’un verre ou deux. 🙂 Et puis c’est tellement meilleur, ‘s pas ?

  2. Bonjour,

    Vous êtes un horrible défaitiste François Leclerc…
    Selon le Figaro aujourd’hui, 15 heures, le Premier Ministre portugais José Socrates a déclaré que son pays « n’a besoin d’aucune aide pour surmonter ses difficultés financières » et « qu’il n’y a aucun rapport entre l’Irlande et le Portugal ».De même, la Ministre de l’Economie Espagnole Elena Selgado a déclaré que son pays « n’a absolument pas besoin d’un plan d’aide de la zone euro » ajoutant : « Quand on compare avec l’Irlande, le principal élément est que notre secteur financier est solide. Non seulement les stress tests l’ont montré, mais nous avons créé un fonds pour permettre la fusion des caisses d’épargne, duquel seulement 11 milliards d’euros ont été pris ».
    Si avec cela vous n’êtes pas rassuré, je me demande vraiment ce qu’il vous faut !

    1. C’est vrai qu’il y a peu de rapports entre l’Irlande et le Portugal. La dette privée portugaise, que José Socrates a oublié de mentionner, n’est que 295% du PIB (selon Deutsche Bank, repris par Ambrose Evans-Pritchard).

    2. Hehe 🙂

      Some geographical and economic clarifications from politicians, officials and commentators:
      1. Spain is not Greece – Elena Salgado, Spanish Finance Minister, ~February, 2010.
      2. Portugal is not Greece – The Economist, 22nd April, 2010.
      3. Greece is not Ireland – George Papaconstantinou, Greek Finance Minister, 8th November 2010.
      4. Spain is neither Ireland nor Portugal – Elena Salgado, Spanish Finance Minister, 16th November, 2010.
      5. Neither Spain nor Portugal is Ireland – Angel Gurria, secretary-general of the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD), 18th November, 2010.
      6. Ireland is not Greece Vanessa Rossi, senior research fellow in international economics at Chatham House in London, 18th November, 2010.
      Glad that’s straightened out. Still to be determined: whether Belgium is Belgium.

    3. Wladimir

      « – Et maintenant voici ce que tu dois croire, toi : j’ai exactement cent un ans, cinq mois, et un jour.
      – Je ne peux pas croire cela ! s’exclama Alice.
      – Vraiment ? dit la Reine d’un ton de pitié. Essaie de nouveau : respire profondément et ferme les yeux.
      Alice se mit à rire.
      – Inutile d’essayer, répondit-elle : on ne peut pas croire des choses impossibles.
      – Je suppose que tu manques d’entraînement. Quand j’avais ton âge, je m’exerçais à cela une demi-heure par jour. Il m’est arrivé quelquefois de croire jusqu’à six choses impossibles avant le petit déjeuner. » Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir

      C’est ce qu’on peu appeler un mensonge d’état. Banquiers (centraux ou non) comme autorités se doivent de rassurer la population, ils ne peuvent tout simplement pas révéler la situation au public, ce serait une faute professionelle car elle provoquerait alors imanquablement une panique. Quelques exemples plus ou moins récents, de mensonges d’état :

      « Nous avons touché le fond et sommes sur la reprise. » James J. Davis, Secrétaire d’Etat au Travail, 12 septembre 1930.

      « les banques belges n’ont aucun problème de solvabilité, ni de liquidité » Jean-Paul Servais, président de la Commission bancaire belge (CBFA), 21 septembre 2008 (une semaine avant le sauvetage en catastrophe de Fortis).

      « Il y a plus de chances que le ciel nous tombe sur la tête que de voir un problème quelconque de solvabilité dans une banque belge » Didier Reynders, ministre belge des finances, émission Mise au point (RTBF), 21 septembre 2008 (une semaine avant le sauvetage en catastrophe de Fortis).

    4. Peut-être sommes-nous victimes de cette dépression saisonnière dont on nous rebat les oreilles, mais il faut bien avouer que nous avons, en ce moment, une fâcheuse tendance à voir l’économie en noir. Il est vrai aussi que la réalité y aide un peu.

      Pierre-Antoine Delhommais

      PLUS DE DELHOMMAIS EN SUIVANT :

      L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) l’a confirmé cette semaine, il faudra des années pour que les Etats-Unis purgent leurs excès d’endettement privé, les condamnant durablement à une croissance molle et à un chômage élevé. L’économie américaine n’est plus ce qu’elle était.

      Quant au miracle économique chinois, le voilà brusquement menacé par une poussée inflationniste. Et comme il est beaucoup plus facile de contrôler les dissidents que les prix, de censurer Internet que de « faire rentrer la pâte dentifrice dans le tube », selon la définition de l’inflation qu’avait donnée un patron de la Bundesbank, tout le monde s’inquiète. Le dernier grand régime communiste chutant à cause d’une flambée des cours du gingembre, aucun de nos grands stratèges géopolitiques n’y avait songé.

      Enfin, la vieille Europe semble, à plus ou moins brève échéance, condamnée à connaître un sort qu’on croyait réservé à l’Afrique ou à l’Amérique latine. Voir un de ses Etats faire défaut, partiel ou complet, sur sa dette. Avec la crise des subprimes, la fiction devient réalité. Plus rien n’est inconcevable. Surtout après avoir lu le livre des économistes Carmen M. Reinhart et Kenneth S. Rogoff, Cette fois, c’est différent (éditions Pearson, 470 pages, 35 euros). Ce n’est certes pas un ouvrage fait pour remonter le moral et sortir de la dite dépression saisonnière, puisqu’il retrace huit siècles de folie financière, mais il est bien pratique pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui.

      Que disent Reinhart et Rogoff ? Que la période récente – les années 2000 – où les Etats ont globalement honoré leur dette constitue une sorte d’heureuse exception, d’accalmie très passagère dans l’histoire financière mondiale. Le défaut de paiement est la norme, intemporelle et universelle.

      Avec ses champions, au premier rang desquels l’Espagne, avec treize défauts sur sa dette souveraine depuis 1800. Personne n’a fait mieux. La France était pourtant bien partie, avec huit répudiations de sa dette entre 1500 et 1800. Ce qui avait fait dire à l’abbé Terray, contrôleur général des finances du royaume de 1768 à 1774, que « la banqueroute est nécessaire une fois tous les siècles, afin de mettre l’Etat au pair ». Mais la France a ensuite baissé de régime.

      A l’inverse d’une Grèce qui, depuis son indépendance, a passé plus de la moitié de son temps en situation de défaut sur sa dette. Seuls l’Equateur, le Honduras et l’Angola la battent dans ce domaine. Au cours du XXe siècle, le Nigeria s’est lui aussi distingué avec pas moins de cinq défauts sur sa dette extérieure depuis sa création en 1960, performance inégalée. Au total, seul un petit groupe de pays a toujours payé rubis sur l’ongle ses créanciers étrangers : Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Corée du Sud, Danemark, Thaïlande, Taïwan, Malaisie, Singapour, Norvège, Belgique, Suède, Etats-Unis. Il se dit que ce club très sélect des « irréprochables » pourrait perdre prochainement quelques-uns de ses membres.

      Mais tous les pays ne sont pas égaux devant la dette. Certains montrent une grande « intolérance à la dette », pour parler comme les spécialistes, d’autres pas. Selon le grand critère dette/produit intérieur brut (PIB), il y a bien longtemps que le Japon (près de 200 %) aurait dû faire défaut, alors que le Mexique s’est retrouvé en banqueroute, en 1982, avec un ratio de seulement 47 %.

      C’est que la décision de faire défaut n’est pas seulement financière, elle est aussi politique. Jusqu’où un gouvernement est-il prêt à assommer d’impôts ses citoyens ou à vendre les bijoux de famille pour payer ses créanciers étrangers ?

      Le dictateur roumain Nicolae Ceausescu préféra ainsi ruiner son pays, dans les années 1980, plutôt que de se déshonorer à renégocier une dette extérieure de neuf milliards de dollars.

      Un moyen astucieux pour justifier une répudiation de dette souveraine, c’est d’accuser les prêteurs d’hier de tous les maux d’aujourd’hui. C’est la doctrine de la « dette odieuse » qui s’applique généralement aux Etats corrompus ou sanguinaires : « Vous avez financé un génocide, tant pis pour vous. » La chancelière allemande, Angela Merkel, en propose aujourd’hui une version inattendue. Selon elle, les investisseurs qui ont gagné beaucoup d’argent en prêtant à des pays comme l’Irlande ou l’Espagne ont favorisé la formation de bulles immobilières dans ces pays. Ils sont donc coresponsables de la catastrophe qui s’en est suivie et il est « moral » qu’ils ne soient pas intégralement remboursés de ces « dettes odieuses ». Du travail en perspective pour les juristes et les avocats d’affaires.

      Les choses étaient tellement plus simples avant. Il fallait d’abord être bien audacieux, ou inconscient, quand on était un créancier du roi de France, pour aller lui réclamer son dû si celui-ci faisait défaut. Ce n’est pas tout à fait un hasard si l’on parlait de « saignées » à propos de ces restructurations radicales de dette. A l’inverse, au XIXe siècle, les grandes puissances, devenues prêteuses, n’hésitaient pas à attaquer militairement les pays qui ne remboursaient pas leurs emprunts. Ce fut le cas de la Grande-Bretagne en Turquie et en Egypte au cours des années 1870-1880, ou des Etats-Unis au Venezuela une décennie plus tard. C’est aussi pour un problème de dette non réglée que Terre-Neuve perdit son indépendance au début des années 1930 et fut rattachée au Canada.

      Quand on sait que les Chinois et les Japonais détiennent respectivement 883 et 865 milliards de dollars de bons du Trésor américains, on n’ose à peine imaginer ce qu’il resterait de la paix mondiale si les Etats-Unis faisaient défaut sur leur dette. Ou la réaction des investisseurs étrangers qui possèdent 70 % de la dette publique française si celle-ci n’était plus remboursée. On se sentait déjà un peu irlandais ou grecs. On se sent un peu terre-neuviens aussi.

      http://lupus1.wordpress.com/2010/11/21/trappe-a-dettes-nous-sommes-tous-des-terre-neuviens-par-pierre-antoine-delhommais/

  3. On dirait que « les marchés » n’ont pas eu leur « dose d’argent » aujourd’hui : à lire dans l’écho :Les principaux indices européens repartaient à la baisse en début d’après-midi, les investisseurs estimant qu’il ne s’agit pour l’Irlande que d’une solution de court terme. En outre, les opérateurs commencaient à s’inquiéter pour le Portugal…
    Et c’est reparti !!!

  4. Évidemment, je suis pour la troisième solution.
    Et nous y viendrons sauf à faire tourner la planche à billets comme tous les autres pays de la planète.
    La planche serait d’ailleurs une facilité pour pas mal de politiques qui pourraient accuser la spéculation… Sans en avoir l’air, bien sûr.
    Tant qu’ils reçoivent leur paie.

  5. Dominique Strauss-Khan hier, lors de l’European Banking Congress, aux côtés de Trichet et d’un Ben Bernanke :

    « Le système de pression des pairs n’a pas très bien servi l’Europe. Il est temps de changer d’orientation. Le centre doit s’emparer des initiatives dans tous les domaines, notamment en matière de politique financière, économique et sociale. Les pays membres doivent accepter de conférer une plus grande autorité aux institutions centrales (…) la solution la plus ambitieuse serait de créer une autorité budgétaire centralisée avec un indépendance politique comparable à celle de la Banque centrale européenne. Cette autorité établirait pour chaque pays sa politique budgétaire et allouerait des ressources à partir d’un budget central. (…) [il faudrait] enlever au Conseil européen [qui réunit les exécutifs de chaque Etat-membre] la responsabilité de veiller à la discipline budgétaire des pays membres. Ce qui aurait l’avantage de réduire le risque d’interférence des intérêts nationaux. A la place, la Commission européenne, en tant que gardienne des traités, pourrait jouer ce rôle. Une institution séparée et indépendante pourrait aussi fonctionner (…) Cela veut dire d’aller au delà du budget européen tel qu’il est réalisé aujourd’hui et de créer, par exemple, des ressources communautaires plus larges à l’instar d’une TVA européenne ou d’une taxe carbone. »

    1. DSK est clair: oublions ces formalités contraignantes que sont les élections européennes avec leur centaines de Députés incontrôlables et confions les manettes aux fonctionnaires de la Commission. Enfin, ainsi viendra le règne de la technocratie…

    2. D$K se révèle une fois de plus, comme si l’adoubement du FMI n’avait pas suffi,
      comme un pion de l’accumulation du capital, au mépris de toute autre préocupation.

    3. @Pierre
      Avez vous les références de ce discours de « haute tenue », ça peut toujours servir.

      La situation est surréaliste, d’un coté les gouvernements élus des différents pays européens font dans l’ensemble à peu prés n’importe quoi (dans le meilleur des cas, en fait c’est peut-être parfaitement réfléchi) et de l’autre on nous propose gentiment une technocratie libérale qui veillera « au respect des traités » qui comme chacun sait, sont un modèle de choix démocratique.

      Ca commence à craindre sérieusement.

    4. D.S.K plaisante-t-il? est-il sérieux? Donner des pouvoirs supplémentaires à des gens qui n’ont aucune légitimité? Et les peuples , ils n’auraient pas de temps en temps leur mot à dire?
      D.S.K. est décidément un grand démocrate!!!!

    5. Bonjour,

      Il y a aussi une autre solution : confier les finances européennes (sic) directement à l’administration financière américaine : cela aurait le mérite de la clarté ! et on se passerait de l’intermédiaire onéreux qu’est la commission européenne.

      Y aura-t-il une réaction effective à ce beau programme de DSK (= Director of Secret Kaiser) ?

    6. DSK toujours et encore, cette fois ci au STERN : Apocalypse Now : LA FIN C’ EST 2012….
      L’a des actions subliminales à Hollywood le Maya du FMI ?
      Plus prosaïquement Aphatie en conclut qu’il n’est pas candidat à la présidence. De quoi déjà ?

      Stern: Parlons avec franchise. Vous êtes estimé comme l’un des politiques les plus populaires en France. Nous devons vous poser la même question que tout le monde vous pose: allez-vous vous présenter contre Sarkozy à la prochaine élection présidentielle?
      Strauss-Kahn: Je vais vous répondre ce que je réponds à tout le monde. Je vais assurer ma fonction de directeur général du FMI jusqu’à la fin. Et la fin, c’est 2012.

  6. Et, dommage pour l’oligarchie, mais les citoyens ne sont pas QUE cons.

    Je suis impressionné de la rage exprimée sur tous les forums de gauche comme de droite, de Libé, comme du Figaro et, plus étonnant, du Monde.

    La faillite morale est totale.
    Les éditorialistes disent toujours que le régime Chinois ne tient que parce qu’entre contre-partie de sa dictature, il apporte l’enrichissement personnel d’une certaine masse.
    Mais nous, Européens, n’avons nous pas accepté (de force) le néocapitalisme que pour les mêmes raisons?

    La lutte des classes avait repris depuis 1980, à l’avantage du capital, mais uniquement parce que les prolos n’étaient pas au courant, puis, parce que les mercenaires de la clericature ont fait leur(sale) boulot de propagande.

    Mais aujourd’hui, la faillite est patente. Il n’y a plus aucune logique ni morale à cette domination de la finance. La collusion est devenue évidente entre les politiques, le mur est tombé et nos yeux ébahis surprennent ce beau monde en pleine partouze alcoolisée.

    L’Euro est mort mais l’UE est morte aujourd’hui. Ce n’est qu’une question de temps.

    Je frémis en pensant à tous ceux qui vont canaliser ou récupérer cette colossale colère qui monte.

    1. De la morale dans le libéralisme ? Où ça ? Quand ? Comment ? Je suis très curieux de voir ça. Je demande quand même que ce soit libéral et pas une pièce rapportée d’une religion ou d’une autre philosophie.

  7. Et le FMI parvient toujours a récupérer les intérêts de ses créances ? comment il se débrouille celui-la pour toujours prêter ? quitte à ruiner le pays… est-ce à dire que si le pays est ruiné, et le FMI enrichit … ??? on se croirai dans un bon vieux scénario mafieu :
    « je paye tes dettes, mais tu me devra un service le jour ou je te le demanderai »

    moi j’aimerai bien en savoir plus sur ce fameux FMI et son président socialiste qui aime la femelle …

    1. Je me suis mal exprimé, je voulais dire : comment les pays font pour rembourser le FMI quand il sont ruinés par les politiques que celui ci demande à mettre en place ???

  8. Michel Houellebecq, « la plume » de la nouvelle culture Française va être publié dans 30 pays et c’est déjà vendu à 300 000 exemplaires……

    « Je ne suis pas un citoyen et je ne veux pas le devenir. Le devoir par rapport à son pays ça n’existe pas, il faut le dire aux gens, aucun. On est des individus. Je ne me sens aucun devoir à l’égard de la France. Pour moi, elle est un hôtel, rien de plus. »

    Et Marianne une mère maquerelle et son passeport le guide Michelin peut-être ?

    1. D’autant plus que « pays » ne veut plus rien dire dans la mondialisation !
      Les dirigeants s’en vantent même … ceux de la BCE ou Von Rompuy parlent de la disparition des états nations ces « notions obsolètes ».
      Mais bon, DSK à tout prévu est veut instaurer une taxe européenne …

      http://www.levraidebat.com/article-la-bce-prepare-les-bases-juridiques-de-la-rupture-d-un-pays-avec-l-euro–43374239.html
      —-
      Ainsi, alors que rien dans les Traités européens ne le prévoient, la BCE précise que la sortie de la zone euro signifierait l’expulsion immédiate de l’Union européenne…
      Elle affirme que « 50 ans de construction européenne » ont créé « un nouvel ordre juridique » qui transcende « le concept largement obsolète de souveraineté » et imposent une « limitation permanente du droit des Etats ». Oui, vous avez bien lu, la Banque européenne avoue explicitement que le concept de souveraineté, fondement de nos démocraties depuis deux siècles, est « largement obsolète » et que les Etats doivent sans cesse restreindre leur droit (donc leur liberté, au détriment bien évidemment de la démocratie et du libre choix des peuples).

    2. Les livres, comme toutes les autres marchandises, ne sont pas fabriqués et distribués pour leurs qualités mais sont publiés pour l’argent qu’ils peuvent rapporter aux maisons d’éditions.
      Que certaines de ces maisons, et aussi quelques autres, appelées « petits éditeurs », « éditeurs artisans », etc. publient encore des livres pour les idées qu’ils contiennent et qu’ils ont pour mission de soumettre à la critique et de transmettre, ne garantit pas que ces livres pourront toujours exister, sutout sur la forme conservatrice du livre papier.
      L’idée de l’individu « nomade » sans attache ni foyer est une idée « progressiste » ou « moderne ».
      Dans cette optique, Attali et Houellebecq se ressemblent et le livre « sans papier » sera leur créature favorite quand leurs éditeurs auront trouvé comment faire, c’est-à-dire très bientôt.

    3. Comme je le disais hier, ce personnage est abject, et ses écrits comme cet extrait ne sont mis en avant que parce qu’ils prêchent la démission et l’individualisme, ce qui explique l’accueil enthousiaste de la Plutocratie qui reconnaît là l’avantage qu’elle peut en tirer.

    4. Nous n’avons pas les mêmes valeurs!
      22-11-2010

      Le scénario décrit par certaines mauvaises augures selon lesquelles l’Euro cessera simplement d’exister est tout à la fois extrême et fort peu crédible. En revanche, il est quasiment acquis que la fragmentation de la zone Euro sera admise, voire – pourquoi pas? – formalisée d’une manière ou d’une autre. En comment ne pas reconnaître une telle dichotomie entre un noyau « dur » de pays à l’économie florissante et des nations dites « périphériques » … et condamnées à le rester! Les statistiques économiques Allemandes publiées la semaine à venir (P.I.B., indices de confiance…) achèveront ainsi d’attester de la robustesse du Nord par rapport à une frange de pays au sort peu enviable. Ce qui sépare en effet ces deux blocs est nettement plus déterminant que ce qui les unit! Et tant pis pour l’union monétaire, pour les liens institutionnels et autres vœux pieux de solidarité…

      Il faut dire que ces douze derniers mois ont été extrêmement chargés pour la zone Euro en terme de tourmentes et, de fait, la sécurité et la stabilité d’un bloc monétaire n’ayant cessé de défrayer la chronique en termes négatifs ne sont plus aujourd’hui qu’illusion. Le rêve Allemand d’un bloc aux taux d’intérêts bas (justifiés par la frugalité des pays du Nord) a sombré. L’alliance entre des peuples industrieux et peu consommateurs et des pays ayant dû affronter une bulle immobilière et spéculative pour n’avoir pas su profiter des liquidités mises à leur disposition en vue d’améliorer productivité et investissements à long terme s’est révélée contre nature. Cette alliance a accouché aujourd’hui d’un monstre de divergences, de déséquilibres et de rancœurs entre un Nord qui ne tolère plus de financer les excès de la périphérie.

      L’année prochaine, qui verra l’élection du successeur de Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE, sacralisera cette ligne de partage entre Nord et PIIGS étant entendu que le troisième Président de la BCE héritera d’une Union en crise, au moins sur le plan institutionnel. Candidats tour à tour évoqués comme favoris, Axel Weber, Président de la Bundesbank, et Mario Draghi, Gouverneur de la Banca d’Italia, auront – s’ils succèdent à Trichet – à faire face à des défis monumentaux … même s’il est très probable qu’aucun des deux ne parviendra à ce poste majeur. Comment confier les clés de la politique monétaire Européenne à un chantre Allemand de la lutte inflationniste alors même que cette stratégie est en partie responsable des déboires du Sud? Quant à introniser un ancien haut responsable de Goldman Sachs (en la personne de Draghi), autant cautionner un système Anglo-Saxon ayant poussé l’appât du gain jusqu’à la caricature… En fait, la nomination du futur patron de la BCE sera au cœur des enjeux et des luttes intestines parfois peu reluisantes de l’Union Européenne.

      Michel Santi Gestion suisse

  9. « Le pire est-il toujours sur ? »

    Nous sommes déjà sur le chemin du pire. Nombreux sont celles et ceux qui morflaient
    déjà à cause de ce système délirant. Plus nombreux encore à venir, car cela va
    en empirant. Honte sur les magouilleurs et les « beaux parleurs ». Et je ne parle même pas
    de l’état de la biodiversité dans son ensemble. J’espère être témoin de sursauts des peuples
    et de distributions historiques de coups de pieds aux derches !

    Investissons massivement les champs politiques !

  10. Cet après-midi, la Bourse Madrid a perdu jusqu’à 2,81%. De toute évidence, les spéculateurs qui sont derrière « le marché » pensent comme vous, François, l’Espagne est dans le collimateur…

  11. Aus: Rainer Maria Rilke, Die Gedichte 1922 bis 1926

    Solang du Selbstgeworfnes fängst, ist alles
    Geschicklichkeit und läßlicher Gewinn -;
    erst wenn du plötzlich Fänger wirst des Balles,
    den eine ewige Mit-Spielerin
    dir zuwarf, deiner Mitte, in genau
    gekonntem Schwung, in einem jener Bögen
    aus Gottes großem Brücken-Bau:
    erst dann ist Fangen-Können ein Vermögen, –
    nicht deines, einer Welt. (..)

    traduction :

    ================================================

    Capturer ce que tu lances toi-même, est
    Adresse, et gain oiseux -;
    Dès lors que tu deviens soudainement attrapeur de la balle,
    Qu’une partenaire éternelle
    Te renvois, en ton milieu, en un exact
    élan, dans l’un de ces arcs
    issus des constructions pontiques de Dieu:
    Alors seulement le savoir intercepter est un pouvoir, –
    non le tiens, celui d’un monde.

    Cité par Hans-Georg Gadamer

  12. Pour 70 % des Français, le gros de la crise reste à venir

    http://www.lemonde.fr/idees/artcccicle/2010/11/22/pour-70-des-francais-le-gros-de-la-crise-reste-a-venir_1443158_3232.html

    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/11/22/plan-de-sauvetage-les-geants-du-web-font-pression-sur-l-irlande_1443182_651865.html#ens_id=1437169

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/11/22/apres-l-irlande-le-portugal-de-nouveau-en-premiere-ligne_1443553_3234.html

    En résumé le ‘bail out’ Irlandais est complètement raté !!La confusion est totale.
    L’Europe et son ‘soviet’ improvisent comme pour la Grèce….ils ont l’air perdus et dépassés
    par les évènements.

  13. Les politiques n’ont pas compris que lorsqu’ils fermaient la porte à la spéculation sur la dette d’un pays en annonçant la protection des autres eh bien automatiquement les fonds cherchent à retrouver un autre endroit , fermez demain au Portugal et Mercredi vous aurez le report en Espagne , fermez Jeudi l’Espagne , Vendredi les fonds spéculatifs seront sur La france.
    Tout çà c’est du cinéma , il est impossible pour un malade de soigner son prochain.
    C’est le systeme qui doit être revu.

    1. Il faut taper sur les créanciers pour arrêter la spirale, tant qu’ils ne s’y résoudront pas ces partisans du marché libre protecteur du créancier, la situation ne sera pas stabilisé et tous les milliards seront engloutis dans un gouffre sans fond.
      Il est temps de faire payer les prêteurs qui ont fait n’importe quoi car demain les défauts seront encore plus au rendez vous, ce n’est pas avec l’austérité à tout va que quoi que ce soit va être remboursé, qu’ils s’en aillent tous…

    2. Mais « les prêteurs » c’est pour beaucoup le Peuple de l’assurance-vie.
      Le Peuple qui ignore qu’il est créancier de ses frères …ici ou ailleurs.

    3. Les assurés vies paieront vous verrez, d’ailleurs aujourd’hui si vous donnez en garantie d’un prêt votre placement en assurance vie, on vous prête 70% de la valeur, ce qui veut déjà dire que les banques ont intégré les pertes à venir.
      En fait cette situation me fait penser à l’Algérie française et à cette guerre « pour rien » sinon pour donner l’illusion que les jeux n’étaient pas déjà fait depuis Yalta depuis 1945.
      On donne aujourd’hui l’illusion que les créanciers n’auront pas à payer mais il le faudra bien.
      Il n’y a aucune sortie possible sans son % de faillite.

    4. Ne pas confondre les petits épargants , par assurances-vie et autres Plans d’épargne,
      et l’extraordinaire concentration du capîtal entre les mains de quelques millions
      face à des milliards dont les revenus ne dépendent pas du sommeil…
      L’appropriation sociale du capital est justement la seule façon aujourd’hui,
      au XXIème siècle, pas au XIXème où vivent encore les rêveurs d’un capitalisme progressiste,
      de garantir les besoins de tous, de tous ages, de tous continents.

  14. Nous y arrivons au pied du mur, celui du choix à trancher entre le bien des peuples et celui de la finance sauvage:

    Avec la menace des entreprises WEB de quitter l’Irlande au cas où le gouvernement décidait à relever ses taxes sur les sociétés, le pays des celtes est devenu le symbole cette fois concret d’une mondialisation des intérêts néo-libéraux menaçant indirectement les instances politiques et bruxelloises qui elles, souhaitent niveler les politiques fiscales dans la zone Euro.

    Le politique ou le spéculateur, l’un ou l’autre.

    1. Je rappelle: l’Irlande, avec son 12,5 % d’imposition des bénéfices,
      n’a fait qu’appliquer la « best practise  » enseignée depuis 30 ans par le FMI et ses rejetons:
      – « baissez le taux, et vous augmenterez l’assiette », autrement dit,
      concernant les produits irlandais qui rentrent librement sur le plus grand marché (l’UE),
      alimentez le budget par le dumping fiscal, aux dépens des partenaires.

      A noter que d’autres Etats de l’UE, de la nouvelle Europe
      (dominée par des cadres « communistes » devenus en une nuit propriétaires…)
      font pire que l »Irlande, et que , sur l’ensemble des pays de l’OCDE,
      la « révolution fiscale » a depuis 30 ans, déplacé l’impositon du bénéfice
      vers la consommation, autrement dit, sur vous et moi…

    2. Depuis le temps que je vous lis, il me semble que le mur a effectivement des pieds. Les marathoniens de le finance vont peut-être enfin s’essouffler, mais j’ai comme l’impression qu’ils se dopent au miracle une nouvelle substance non homologuée issus d’une souche de monnaie croisée avec du papier toilette. J’ai hâte comme beaucoup d’entre nous de voir enfin la photo des gagnants sur le dopium avant de partir en fumée. Attention ! les murs ont aussi des oreilles et selon une vieille croyance : La politique des sourds au pied du mur entraîne une absence de sens qui donne cette impression fugitive que les marathoniens tournent en rond. Ne vous inquiétez pas ! Ils invoquent les esprits du soleil, afin que le chaudron de la cité d’or ressuscite. Hélas pour l’instant il n’y a que des zombies…

    1. Dans la bible il est dit qu’un jour ou l’autre les marchands de la terre s’en mordront davantage les doigts, je me demande encore en quoi aujourd’hui sans trop retarder non plus spirituellement si grand patatrac financier mondial vous imaginez le tableau, oui mieux vaut pas y penser.

    1. Quand il y aura eu un peu plus de victimes et de dommages collatéraux un peu partout, bien sur là ce n’est pas encore bien visible à l’antenne, les premières émeutes de la faim d’un monde, ça reste même encore à prouver pour beaucoup de nos élites mondiales, on dit encore que plus nos élites vivent dans le confort et plus ils vivent dans le plus concret du réel, on est content monsieur de servir la société,

  15. L’économiste libéral Jean-Jacques Rosa et Philippe Villin ont publié dans le Figaro du 21 février 2010 un article intéressant, où la question de l’euro est concrétement posée à partir des problèmes grecs et espagnols.

    « Il ne fait aucun doute que le pays est piètrement géré. (…) Il faut même espérer que le gouvernement d’Athènes aura l’énergie nécessaire pour refuser la potion germanique de M. Trichet et Mme Merkel, qui assurerait à la Grèce de mourir guérie, mais toujours dans l’euro. Car le problème de la Grèce est d’abord et avant tout un problème de compétitivité. »

    Avec un euro cher et une activité exportatrice limitée, ce pays est « incapable de vendre ses produits et ses services aux consommateurs extérieurs ». Inexorablement, les comptes extérieurs se dégradent … et les mesures d’austérité de la BCE ne résoudront rien à ce sujet.

    « Le cas grec montre bien que la valeur extérieur de la monnaie de la maison Europe, qui convient à une Allemagne qui l’impose aux autres partenaires (…) est totalement inadaptée à une économie aux caractéristiques très différentes, comme celle de la Grèce. »

    Le cas de l’Espagne est beaucoup plus grave, eu égard à sa taille économique et financière dans l’Europe. Ce pays est en dépression profonde : 20 % de la population active au chômage, avec des banques aux comptes douteux (Cf. leurs engagements dans le financement de l’immobilier). Or le « socialiste » Zapatero a décidé de mettre en oeuvre le traitement médecinal Trichet – Merkel : « (…) l’économie espagnole s’enfoncera dans une dépression aggravée, générant licenciements supplémentaires, faillites d’entreprises industrielles et commerciales et, in fine, probablement bancaires … »

    Seule une dévaluation de l’ordre de 30 à 50 % permettrait l’ajustement à un moindre coût, précipitant la reprise notamment en réactivant le marché immobilier. Dans l’autre cas, si l’Espagne s’effondre économiquement, c’est l’Europe qui est touchée.

    Comment sortir de ce scénario noir ? Selon Rosa et Villin, il existe 2 options.

    « La première consiste à reconnaître l’échec patent de l’euro. », parce que, par exemple, il a « contraint les pays qui l’ont choisi à s’ajuster sur une croissance inférieure à celle des autres pays européens restés en dehors de l’union monétaire ». Avec un taux de change surévalué, non seulement l’Allemagne peut exporter ses biens manufacturés hors Europe, forte de ses positionnements « produits » sur le marché mondial, mais encore elle gagne inexorablement des parts de marché dans le commerce intra-européen pour ses produits courants, puisque la concurrence a disparu du fait de la suppression de l’ajustement des changes. « Cet avantage compétitif structurel (et inéquitable) dont bénéficie l’Allemagne, conduit à la délocalisation progressive, hors zone euro, des industries qui faisaient la fierté de pays comme la France et l’Italie. »

    L’aggravation des crises grecques et espagnoles peut être l’occasion de mettre un terme à cette construction de guingois : l’euro.

    Vive le retour aux monnaies nationales dans une union douanière réaffirmée !

    « Cette option est radicale, mais c’est probablement la plus sérieuse et la plus réaliste si l’on ne veut pas que l’Europe de demain ressemble au rêve allemand des années 1930 : une zone industrielle autour du Rhin s’étendant de Rotterdam aux Alpes bavaroises, et s’appuyant sur un Hinterland de sous-traitance à bas coût dans les pays de l’Est, débouchant à l’ouest et au sud sur des régions agricoles, ou aujourd’hui touristiques – une zone Med en somme -, dont les travailleurs se contenteraient d’un faible pouvoir d’achat. »

    La seconde option est moins radicale, moins efficace.

    Après avoir placé Mutti Merkel devant ce choix (abandon de l’euro ou sortie de l’Allemagne de l’euro / révision en profondeur des conditions de gestion de l’euro), l’Allemagne accepterait une modification du pacte de stabilité dans le sens de la souplesse, de même qu’une modification importante du mandat de la BCE (instaurer l’équilibre des objectifs entre croissance et emploi / stabilité des prix), tout en donnant beaucoup de temps (10 à 15 ans) aux pays pour résorber leurs déficits.

    Dans la foulée, inspirée par le nouveau paradigme, Mutti Merkel déciderait des mesures de relance en Allemagne qui jouerait ainsi « le rôle contracyclique que la plus grande des économies européennes se doit de tenir, si elle est sincèrement attachée à la perspective d’une Europe solidaire. »

    Dans ces conditions, tout en restant un instrument discutable et contestable, l’euro permettrait d’éviter le pire dans l’immédiat.

    En conclusion, les auteurs nous assurent que faute d’un tel aggiornamento les niveaux de vie des Européens seraient sacrifiés au profit de la seule Allemagne.

    Alexandre Anizy

  16. Pour analyser le problème, il faut des visions radicales

    Celle-ci mérite l’attention:

    Le sauvetage irlandais est un pansement adhésif coûteux By Gerald Holtham ( Financial Times )

    Dédicace personnelle à l’Abbé Tricher / Le présent de l’avenir est l’attente-St Augustin

    « Il n’y a que deux voies de sortie de la crise irlandaise: La première, celle qui est la plus susceptible de se produire: faisant suite à l’accord du Ministres des Finances irlandais
    de solliciter un bail-out dimanche soir, les Etats européens ramassent la facture pour
    ‘bailout’ les banques irlandaises, et laisser le désordre aileurs pour un autre jour.
    Mais ceci est injuste pour les contribuables européens, conduisant au hasard moral, et
    hautement impobalble que cela puisse résoudre le problème sous-jacent

    L’autre meilleure option est de confronter le problème des banques européennes
    dans son ensemble. Pour ce faire, une analyse impitoyable des bilans des banques
    européennes est requis-la seule façon de déterminer la valeur de leurs actifs, suvi
    d’un plan de sauvetage européen

    Les politiciens européens ne veulent pas la coonsidérer. Comme ils imposé un bail-out à l’ Irlande, les pauvres Irlandais ont protesté qu’ils ne sont pas comme la Grèce. Et ils
    ne le furent pas; leur gouvernement n’a pas suivi une politique fiscale dépensière, dans
    les dernières années elle a éte draconienne

    Mais l’Irlande est comme l’Islande. Ses banques se sont engagées dans des opérations
    de spéculation immobilières risquées.Le gouvernement irlandais savait qu’il devait ‘bail out’
    ses banques. Mais leurs bilans étaient devenus trop gros vis-à-vis du P.I.B ( ndr: 440% )-
    le même dilemne que l’islande

    Les Irlandais savent que si leurs banques échouentt, leurs passifs tombent sur les autres
    banques, tout particulièrement en Allemagne et au Royaume-Uni. Une réaction en chaine
    et la panique sur les marchés monétaies et obligataires pourraient facily garantir un autre Lehman brothers

    Les politiciens allemands et les contribuables ont raison d’être inquiets’. Ils ne souhaitent
    pas combler tous les trous dans les bilans de toutes les banques d’Europe. Et donc ils se sont
    accordés sur le fait que l’ultime solution est que la douleur doit être partagée par les investisseurs. C’est une position raisonnable, mais qui a causé les soucis du marché, quand énoncés par Mme Merkel, et elle dut faire marche arrière

    Le problème est que vous ne pouvez pas contraindre les investisseurs à prendre en charge
    une partie des pertes, un pays à la fois. Un accord avec les banques irdandaises qui laisseraient leurs détenteurs d’obligations (i.e. des banques ) aurait pour effet une fuite
    des sécurités de l’ ensemble des insituttions financières européennnes

    Au lieu de cela, une solution à l’échelle de l’Europe est nécessaire.Le processus verrait
    un nouveau stress test à l’échelle de l’Europe. Un fonds européen pourrait fournir une partie
    de la décote sur chaque banque, en échange de participations au capital dans les entités
    bancaires concernées, diluant les actionnaures. Le reste serait affronté via une restucturation
    de la dette aux dépens des créanciers.

    Avec l’accord entier annoncé comme un package, l’incertitude serait ainsi minimisée.
    Cela serait trop tard pour que les investisseurs s’enfuissent et il n’y auraif nulle part en Europe
    où fuir.La BCE peut fournir la liquiidité le temps que l’accord soit finalisé.La contagion pourrait se répandre à d’autres banques en dehors de l’UE, ainsi que des pays comme la Suisse
    ou la Norvège devraient être invités à participer

    Déterminer les valeurs et les justes proportions du bail-out et de la restructuration de la dette
    sera une épeuve politique. Les plus gros contributeurs à un tel fonds, avec des pays aux banques saines, réclameraient moins de ‘subventions’. Il n’est également pas clair si l’UE
    élargie pourrait réussir une telle épreuve et la coordination politique en un temps raisonnable. »

    Donc nombreux seront ceux à conclure que l’UE n’y est pas disposée, et ils pourraient bien avoir raison. Mais l’altenative est un pansement adhésif onéreux sur une blessure qui ne guérit pas. »

    1. Charles.
      Tu mérites le respect, mais…

      Si tu bases la moindre analyse de la zone euro sur le monde anglo-saxon, il est clair que la zone euro a intérêt à éclater tout de suite.

      Faut arrêter de rigoler, là. Ils veulent le beurre ET l’ ARGENT du beurre.
      Si tu veux jouer la crémière, c’est sans moi.

    2. @Yvan: ta remarque serait valable si je soumettais une analyse d’un europhobe comme
      Amrose Pierce-Richard ( la dette pivée du Portugal est chiffrée dans El Pais à 220$ pas les
      295% annoncés par Ambeose Pierce-Ritchard ) et par ailleurs cette analyse pointe sur la ‘zone grise’ de l’escamotage; si, aux Etats-Unis les banques ont ‘bénéficié’de la modification de la règle comptable 157 de la F.A.S.B pour dissimuler les ‘dégats’ ( le total de prêts de divers natures aux Etats-Unis, incluant les Agences est estimé par certains à 15 trillions de $ ) sous l’injonction de Geither et Bernanke, les ‘stress-test’s ont
      été truqués de la même façon que les stess-tests européens, par l’infâme duo Geithner-Summers, pourquoi crois tu que la FEd vient d’ordonner uen deuxième batterie de tests ? L
      La BCE et les régulateurs nationaux sont parfaitement au courant- un seul pays a fait le nettoyage ‘ordonné’par la Banque d’Espagne. Curieuse conception du hasard moral, alors que cette analyse me semble énoncer l’evidence: un château de cartes su un aute château de cartes

    3. Ok, Charles. Désolé mais j’avais besoin d’explications complémentaires.
      Cela VA maintenant passer sur un volet bien plus politique.

      HORS, vu minimum 2, voire 3 dirigeants de pays européens, c’est pas gagné d’avance.

      Laissez-moi un espoir, les gars… 😉

      (de dieu, quand on voit qu’on en est réduit à espérer… 🙁 )

  17. Taoiseach Brian Cowen to maintain position until the new year

    22 November 2010 19:08

    Taoiseach Brian Cowen addressed the country at government builidngs tonight, maintaining that he will stay in his position, and will bring through a four year fiscal plan, a Budget and complete negotiations with the EU and IMF.

    The Taoiseach said the government will publish its four year plan next Wednesday, and will complete a Budget to be announced on December 7th.

    The Taoiseach said that the Dail will be dissolved in the new year, following this budgetary and fiscal plan.

    http://www.businessandfinance.ie/news/taoiseachbriancowentomaintainpositionuntilthenewyear

  18. Pourriez-vous m’expliquer pourquoi l’Allemagne est réticente à l’idée que la BCE finance la dette des états ? L’Allemagne n’a pourtant aucun intérêt à voir la zone euro imploser dans la mesure où la plupart de ses exportations se font vers les pays de cette zone. De plus, le défaut d’un pays membre exposerait dangereusement les banques allemandes déjà bien fragiles.
    Merci.

    1. Hhmm..
      Différentiel entre politiques (Merkel pas forcément à l’aise) et peuple à qui elle a promis qu’en se serrant la ceinture, ça irait mieux ensuite.
      Tous les pays exportateurs font la même chose. (notamment un petit pays presque inconnu appelé Chaine ou Chuine ou un truc comme ça).

    2. C’est à cette condition, assortie de quelques autres, que l’Allemagne a accepté la création de la zone euro.

      La doxa germanique s’alimente également de l’hyperinflation des années 30 que le pays a connu…avec les conséquences que l’on sait.

      Les connaisseurs de l’Allemagne, dont je ne suis pas, considèrent parfois que le monde politique n’y fait pas preuve d’une forte culture économique collective.

    3. Gribouille…
      L’Allemagne semble, au contraire, avoir gardé une haine tout à fait justifiée des conditions qui ont profité à l’arrivée du nazisme…
      Et, de ce fait, « on » en récupère l’inverse au niveau des ennuis.

      Kapitalisme vs nazisme…
      Michéa tout craché. Sauf qu’il se plante :
      Car Hitler a été soutenu par les banques américaines. Mais bon… se servir de son ennemi quand on ne l’a pas sur son sol permet de conquérir les autres territoires.
      Bien vu, finalement.

    4. Le mythe le plus absurde,et savamment entretenu depuis ( il suffit de lire la réponse de Yvan et celle de Mr Leclerc, typiques de ce malentendu) est que l’hyperinflation a amené Hitler au pouvoir ( images-chocs de brouettes remplies de papier-monnaie pour faire ses courses chez le boulanger).
      L’hyperinflation, c’est 1923. Punkt. ( Hitler a commencé son ascension politique en 1929-30. Avant les nazis étaient non-existants en tant que force électorale).
      Par après la république de Weimar a effectué un rétablissement remarquable, si bien que l’Allemagne de la fin des années 20 était considérée comme une zone favorable d’investissement, y compris et pour une large part pour les banques américaines. Ce qui a coulé l’Allemagne c’est la grande crise de 1930-33, où elle s’est retrouvée à devoir prendre des mesures draconiennes d’austérité pour pouvoir honorer ses dettes ( toute coïncidence avec la période actuelle ne peut être que fortuite…), et avec un chômage passant de 600.000 personnes en 1928, à plus de 6 millions en 1933. Mais il n’y avait pas d’hyperinflation.
      6 millions de chômeurs, et une économie tournée toute entière vers l’intégration au marché mondial se prenant de plein fouet la crise, voilà ce qui a permis à Hitler de prendre le pouvoir, et encore les nazis n’ont jamais obtenu une majorité au Reichstag, Hitler a obtenu le poste de chancelier suite à une basse intrigue de palais. Hitler au niveau économique a obtenu un franc succès en parlant d’autarcie et du désengagement de l’Allemagne de la mondialisation d’alors. Si aujourd’hui les « nationalistes  » récupèrent le mécontentement populaire face à une Europe qui non seulement ne protège pas mais semble être ouverte à tous les vents, ce n’est pas en agitant le spectre d’Adolf qu’on s’en sortira. Mais la classe politique dominante ( socio-démocrates et droite) et les bonnes âmes de ce blog ne semblent pas encore avoir compris ça. Tant pis pour eux.

    5. @ nol

      Dont acte à propos de la chronologie (et de la République de Weimar ainsi que de la suite). L’inconscient collectif est capable de bien des télescopages quand il s’agit de l’histoire. Qu’en pensent les germanistes ?

    6. @ Nol,
      vous ne pouvez pas nier que l’hyperinflation a été l’un des moteurs pour la montée en puissance du parti nazi, elle a dû être un argument de choc pour convaincre et faire adhérer aux idées du « national socialisme », lui permettre d’exister comme force politique.
      Lorsque finalement Hitler obtint le pouvoir, il a aussi bénéficié des retombées et des résultats induits par l’équipe précédente. Il ne faut pas l’oublier.

    7. @François Leclerc (mardi 23 novembre 2010 17:13)

      Les Allemands eux-mêmes s’y trompent volontiers. Cela dit l’hyperinflation de 1923 est suffisamment légitimement détestable en soi pour se suffire à elle-même sans qu’il soit nécessaire d’y associer l’ascension des nazis.

      Il faut également rappeler que l’hyperinflation est liée au remboursement des dommages de guerre de 14-18 ce qui dans le cadre général du « diktat de Versailles » a effectivement servi d’argument fort à Hitler. On peut encore ajouter à cela la responsabilité réelle ou supposée de la république de Weimar dans cette hyperinflation de 1923, la détestation qui en résulte d’une démocratie considérée corrompue plus la nostalgie du régime de Guillaume II et vous réunissez à peu près tous les ingrédients pour l’explosion nazie. Et si Weimar ne suffit pas encore à faire un bouc-émissaire suffisamment efficace, ajoutez y encore le banquier, juif, comme de bien entendu.

      Il reste malgré tout que l’hyperinflation de 23 n’est pas liée à la crise de 29 et n’a aucun rapport avec elle contrairement à l’idée reçue souvent véhiculée. Nol a tout à fait raison là-dessus.

    8. Pour être tout à fait complet, il faudrait bien sûr évoquer également la peur du communisme mais cet argument-là s’adressait plutôt à l’élite possédante et aux industriels qu’à la classe ouvrière.

  19. La création de l’euro sans simultanément mettre au monde un état fédéral (européen) était une erreur, une erreur hypothéquée d’énormes risques, d’autant plus que la zone euro ne se limite plus aux pays fondateurs du « marché commun ».
    Les pays membres seront obligés de payer, contraints de faire des coups forcés (comme au jeux d’échecs) pour éviter l’effondrement du château de cartes. L’attention des spéculateurs se focalisera maintenant sur le Portugal, puis l’Espagne………

    1. @ liervol dit :

      « Et les pays de l’est intégrés à l’Europe, on n’en parle plus ? »

      La Hongrie vient de dire « merde » au FMI, elle vient de se débarrasser d’un gouvernement menteur et corrompu, elle a sa propre monnaie (le forint), tout va bien pour elle, merci.

  20. Il faut dire et répéter que cette crise a pour origine l’euro dont on nous a tant vanté les mérites.Cette monnaie unique était une absurdité.

    1. vous allez un peu vite dans votre raisonnement cher Coligny !
      L’euro nous a rendu plus fort a plus d’un titre: pour emprunter de l’argent, pour commercer entre nous, pour nous premunir de guerres monetaires intra-europeennes et de certaines speculations.

      Quand a mettre cette crise sur le dos de l’euro (comme on le trouve dans de nombreux posts), en voila une belle absurdite. Demontrez vos verites avant de les placer au rang de dogme.
      La crise me semble etre due a une dereglementation du systeme financier, et a la derive de ce dernier durant ces 20 dernieres annees. Pas besoin de chercher midi a quatorze heures et d’impliquer l’euro dans tout ca. La perte de l’euro fera peut-etre parti des consequences de la crise, mais rien de plus.

    2. incarnation du gaullisme social, homme du « non » au traité européen de Maastricht, Philippe Séguin s’est éteint jeudi à 66 ans, après une carrière de plus de 40 ans au service d’une certaine idée de la France. En 1992, en s’engageant pour le « non », à rebours de son parti, le RPR, il avait accepté de débattre face au président socialiste François Mitterrand, partisan du « oui » lors d’un face-à-face télévisé entré dans la légende politique française.

      A l’époque député-maire RPR d’Epinal, Philippe Séguin avait invoqué les fondamentaux du gaullisme et le respect de la souveraineté nationale. Il refusait que la France perde le contrôle de sa politique monétaire. Avec Charles Pasqua et Philippe de Villiers, il devait alors défier ouvertement le président du rassemblement gaulliste, Jacques Chirac, lequel affirmera dans ses mémoires parues fin 2009 n’avoir « pas hésité à prendre parti pour la ratification ».

      Un étrange débat avec Mitterrand

      Le contexte était passionné. Dans les semaines qui avaient précédé le référendum du 20 septembre, la France s’était enflammée pour le débat sur la ratification du traité de Maastricht, signé aux Pays-Bas par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Europe des 12 le 7 février. Le traité prévoyait entre autres le passage à l’Union économique et monétaire à partir de 1999. Le texte prévoyait aussi les fameux critères de convergence vers l’euro (maîtrise de l’inflation, de la dette publique, des déficits, stabilité des taux de change), le tout sous l’autorité de la banque centrale européenne dont l’indépendance était inscrite dans le traité.

      C’est précisément ces critères de convergence et ce rôle de la BCE qui avaient convaincu Philippe Séguin d’opter pour le « non ». Au point de fustiger, du haut de la tribune de l’Assemblée, en mai 1992 : « 1992 est littéralement l’anti-1789 ! », en dénonçant « l’engrenage économique et politique », « un fédéralisme au rabais fondamentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique ». Et démontant un par un les arguments du camp adverse, il accusait : « L’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution ».

      Consacré dans son rôle de chef de file des souverainistes, il était alors invité à débattre avec le président de la République lors d’une émission télévisée début septembre. Animée par Guillaume Durand, l’émission se déroulait dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. A la pause, le président, malade, et qui devait être opéré quelques jours plus tard par le professeur Bernard Debré, aurait reçu dans les loges des soins sous les yeux de Philippe Séguin, qui aurait été déstabilisé, d’après l’animateur de l’émission. Mise en scène calculée par François Mitterrand pour désarmer son contradicteur ? Quoi qu’il en soit, le tonitruant partisan du « non » devait se montrer particulièrement déférent envers le président, lors d’un débat courtois et souvent émaillé d’humour. Sur le fond, les deux hommes campaient sur leurs positions. Et le 20 septembre, le « oui » l’emportait. De justesse, avec un peu plus de 51% des voix.

    3. En fait il y a une faute de frappe – volontaire, disent les mauvaises langues – dans le traité fondateur de l’Euro. Il fallait lire « monnaie inique ».
      On s’est bien fait avoir !

    4. @ Romain « pour commercer entre nous, pour nous premunir de guerres monetaires intra-europeennes et de certaines speculations. »

      Reprenons par ordre:

      – pour emprunter de l’argent pas cher, vous voulez dire avec les risques de spéculation et de mauvaise allocation que cela entraîne ? Comme on l’a vu.

      – vous confondez l’union monétaire et le marché commun. Quant aux coûts liés aux conversions de devises, elles n’ont jamais nui aux relations commerciales entre les états.

      – il n’y a jamais eu de « guerre monétaire » mais des réajustements nécessaires des parités pour rééquilibrer les balances commerciales et les comptes des nations.

      – certaines spéculation certes peut-être, mais d’autres solutions à ce problème étaient envisageables et les problèmes que pose l’euro au moins dans sa forme actuelle sinon dans son concept lui-même sont peut-être autrement plus pregnants !

  21. L’Allemagne. Et si la crise irlandaise faisait chuter le « bon élève européen » du moment ? Certes, l’Allemagne, avec près de 3 % de croissance, semble actuellement être le seul pays européen à tirer son épingle du jeu, mais, comme pour l’Irlande, son secteur bancaire est loin d’être tiré d’affaire. Au sein de la zone euro, l’Allemagne est le pays qui, après l’Irlande, a injecté, en 2008, le plus d’argent dans ces banques en difficulté avec 180,94 milliards d’euros.

    Le « Financial Times » a estimé, en septembre, que le système bancaire le plus menacé n’était ni portugais ni espagnol mais bel et bien allemand. « Il est dans son ensemble presque insolvable et le gouvernement doit se résoudre à sacrifier plusieurs établissements sous peine de faire face à de graves problèmes », écrit le célèbre quotidien économique britannique. La chute de la maison irlandaise rend le problème d’autant plus urgent que les banques allemandes détiennent 205 milliards de dollars d’actifs irlandais… Un record au sein de la zone euro.

    1. @Liervol; c’est même plus, 220 mds de $ devant l’Angleterre, au 30 mars 2010, comme l’a vérifié un journaliste du Wall Street Journal épluchant les documents de la B.I.S.

      Der Spiegel donne lui ce montant du ‘gâteau’ à 114.7 mds d’euros source Bundesbank Aôut 2010. De toute évidence, les ‘maquillages’continuent, la plus ‘réussie’ est celle de BNP-Paribas
      communiquée hier par le Financial Times: Faites vos jeux !

      http://av.r.ftdata.co.uk/files/2010/11/Irish-exposure.jpg

      http://www.spiegel.de/images/image-154282-galleryV9-sjcj.jpg

  22. Bon les USA ont fait un bail out des banques avant la planche à billet, nous en sommes au bail out, ensuite viendra le temps de la planche à billet.
    Mais qu’elle est belle cette bureaucratie orthodoxe, qui n’a rien voulu voir venir…
    Comment se fait il qu’il n’y ait à ce jour aucun chômeur parmi eux, pourtant s’il y en a qui mérite de perdre leur emploi c’est bien ces gens là.

  23. Que de pessimisme ,que de defaitisme antieuropéen dans la pluspart des commentaires.La solution est de créer une europe fédérale , véritable fédération démocratique d états -nations ,Dans des convulsions ,elle se crée presque naturellement devant nos yeux .Que deviendrait la FRANCE toute seule face aux titans que sont la chine ,l inde ou les états unis, L union fait la force,comme toujours ,la solidarité peut vaincre cette grave crise.SI L EURO est détruit,la compétition économique et la déflation protectionniste détruiront tout;meme si comparaison n est pas raison,qui aurait pu croire que l état federal yougoslave éclaterait.Il n est écrit nulle part qu une nouvelle guerre franco allemande est utopique,Défaire l euro,défaire l europe,soit, si c est ce que vous vouler,mais alors je devrais ,comme tous citoyens me défendre et défendre les intérets de la FRANCE ,contre ceux de l allemagne ,notre principale concurent ou d autres concurrents et cela par tous les moyens.L EUROPE est précieuse,l euro aussi.

    1. A quoi sert une monnaie forte sinon à faciliter les délocalisations
      L’Europe des peuples on l’attend encore, nos sociales démocraties sont entrain de disparaître,
      Je me souviens de la RFA, et je peux vous dire qu’à cette époque le peuple allemand vivait mieux donc la croissance de l’Allemagne ce n’est certainement pas le peuple allemand qui en a profité.

    2. Edmont Théry, a écrit dans « le péril jaune » :

      Il ne restera donc plus que pour nous défendre, que la question de la distance, c’est à dire la question des frais de transport ; mais on oublie trop dans le monde du libre échange, que l’emploi de l’électricité et de la vapeur l’a presque supprimée et que, en ce qui concerne spécialement l’Extrême Orient, le canal de Suez, les grands steamers à marche rapide et la concurrence des frets ont décuplé la vitesse de circulation des marchandises, assuré à leur livraison une régularité presque mathématique et réduit les frais de transport dans des proportions telles que leur prix de revient, surtout lorsqu’il s’agit de produits manufacturés, n’en peut plus être sensiblement affecté.
      Le péril jaune qui menace l’Europe peut donc se définir de la manière suivante : rupture violente de l’équilibre international sur lequel le régime social des grandes nations industrielles de l’Europe est actuellement établi, rupture provoquée par la brusque concurrence anormale, et illimitée d’un immence pays nouveau.

      Edmont Théry, 1901

      Alors l’Europe fédérale, seule rempart en 2010 contre la Chine ou toutes les futures grandes puissances émergents, ça fait un peu sourire.

  24. Lionel écrit : « L’union fait la force, comme toujours ».

    C’est la devise de l’Union Européenne : « L’union fait la force ».

    Mais attention ! N’oubliez pas de compléter la devise de l’Union Européenne :

    « L’union fait la force … des classes sociales les plus riches ».

    La construction européenne n’a été bénéfique que pour les classes sociales les plus riches.

    Quant aux classes populaires et aux classes moyennes, elles ont vu ce que donne toujours plus d’Europe :

    – toujours plus d’Europe, c’est toujours plus d’appauvrissement pour les classes populaires ;

    – toujours plus d’Europe, c’est toujours plus d’appauvrissement pour les classes moyennes.

    1. BA, il est facile de taper sur l’europe quand ca va mal et de lui attribuer tous les maux de la terre. Mais bon, quand meme faut pas pousser …

      L’UE est loin d’etre parfaite, mais la rendre responsable de la crise et de l’appauvrissement des classes moyennes et populaires est un peu fort de cafe. Cet appauvrissement est du au capitalisme qui a concentre les capitaux entre les mains de qqes uns. Il est le fait du vent neo-liberal qui souffle sur le monde en general, et de l’asservissement des politiciens nationaux a ces idees en particulier. Ou placez vous l’UE dans tout ca ?

    2. Dans les traités européens.

      Dans le traité de Lisbonne.

      Par exemple, le traité de Lisbonne grave dans le marbre le libre-échange mondial généralisé (article 206). Quelles sont les classes sociales qui profitent du libre-échange mondial ?

      Et en revanche, quelles sont les classes sociales qui sont les victimes du libre-échange mondial ?

    3. « le traité de Lisbonne grave dans le marbre le libre-échange mondial généralisé »

      Mais BA, les accords de libre-échange mondial ont ete signes bien avant cela entre les differents etats via l’OMC. Le traite de Lisbonne, via l’article 206, ne fait qu’enoncer un principe adopte precedement par les differents etats !! Je crois que tu te trompes de cible cher BA …

    4. Je ne me trompe pas de cible : ma cible, ce sont les ouistes.

      Ma cible, ce sont les ouistes qui appliquent leur politique depuis 1983 : « La priorité, c’est la construction européenne. »

      Ma cible, ce sont les ouistes qui ont préféré la construction européenne à la justice sociale.

      Ma cible, ce sont les ouistes qui ont voté l’Acte Unique en 1986.

      Ma cible, ce sont les ouistes qui nous ont expliqué en 1992 qu’il fallait voter oui.

      Ma cible, ce sont les ouistes qui nous ont expliqué en 2005 qu’il fallait voter oui.

      Ma cible, ce sont les ouistes qui nous ont trahis en 2008 avec l’adoption du traité de Lisbonne par le Parlement (et non en consultant le peuple).

      Ma cible, ce sont les ouistes qui nous ont fait des belles promesses depuis 1983 jusqu’à aujourd’hui : « Vous verrez : plus on fera l’Europe, mieux ce sera. »

      Vingt-sept années de belles promesses : 1983-2010.

      Vingt-sept années de trahison.

      Je n’ai rien oublié.

      Je sais quelle est ma cible.

  25. La corporate tax passerait en Irlande de 12.5 pct à 18 pct à la demande de l’Allemagne et de la France (source journal belge De Standaard) édition de demain mardi.Si c’est le cas Google a déja mencé de quitter Dublin.

    C’est en Néerlandais désolé.
    (Volgens sommige bronnen zouden Parijs en Berlijn die vennootschapsbelasting op termijn graag opgetrokken zien worden tot 18procent. De Amerikaanse multinational Google lieten gisteren al verstaan dat ze daaruit haar conclusies zou trekken.)

    http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=5132JP5R

  26. «  » »juan nessy dit : 22 novembre 2010 à 18:42

    » …être témoin … »

    Courageux mais pas téméraire ? » » »

    C’est à dire « de mon vivant ».

    Je vous rassure, je milite depuis mon plus jeune âge. Loin des indignes qui
    clament que la politiques « c’est nul ».

  27. Mardi 23 novembre 2010 :

    Grèce : Europe et FMI demandent plus d’efforts de rigueur.

    « Le programme de redressement de l’économie grecque a atteint les objectifs prévus jusque-là, le danger principal actuellement est lié à la possibilité de faire avancer les réformes stucturelles » en matière de politique fiscale et du marché de travail, a souligné Poul Thomsen, le représentant du FMI lors d’une conférence de presse conjointe à Athènes.

    S’il a affirmé sa « confiance » dans les efforts de redressement grecs, M. Thomsen n’a pas exclu si nécessaire l’octroi futur au pays d’un nouveau prêt ou d’un délai pour rembourser celui en cours, comme déjà évoqué depuis des semaines par des responsables grecs et du FMI.

    « Savoir si la Grèce sera en mesure de rembourser dans les deux années prévues de 2014 et 2015 ce prêt de 110 milliards d’euros est effectivement une question », a-t-il affirmé.

    « Nous avons plusieurs options pour régler celà, des options pour permettre une plus longue période de remboursement ou pour accorder un prêt de suivi », a-t-il ajouté.

    « Nous sommes confiant que la Grèce sera capable de retourner sur les marchés avant la fin du prêt (d’ici fin 2013, afin de pouvoir assurer le service de sa dette antérieure, NDLR), et nous espérons qu’il n’y ait pas de problème pour qu’elle rembourse les 110 milliards », a-t-il ajouté.

    Boursorama

    1. A défaut d’envisager un remboursement dans les délais, on préfère encore empiler de la dette sur de la dette. Ce qui n’est jamais qu’une illustration de plus du principe : « Tout, plutôt que le défaut ». Mais c’est ce « tout » qui conduit au défaut.

  28. @Mr F Leclerc:
    Vous dites: 3/ Restructurer celle-ci afin de s’attaquer à la dette privée supportée par les banques.

    Il va de soi que cette dernière option, celle qui s’imposerait, sera la première a être écartée. Mais ne faudra-t-il pas y venir ?s: »

    Il y a une quatrième option déjà souvent utilisée dans l’histoire: spolier les créanciers et les fusiller s’ils renâclent (variantes régionales: pendaison ou guillotine..)

    Bon, je plaisante…

    Quoique….

  29. L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.

    Plus les jours passent, plus l’Espagne emprunte à des taux exorbitants.

    Plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette.

    Mardi 16 novembre 2010 :

    L’Espagne a émis mardi pour 4,975 milliards d’euros de bons à 12 et 18 mois, dans la fourchette de ce qu’elle souhaitait vendre, mais les taux qu’elle a dû concéder sont en nette hausse, a annoncé le Trésor espagnol, reflet des tensions sur les pays périphériques en zone euro. Au total, le Trésor voulait écouler entre 4,5 et 5,5 milliards d’euros.

    Les bons à 12 mois ont entraîné une forte demande (7,1 milliards), pour un montant final de 3,7 milliards d’euros, au taux moyen de 2,363%, bien au-dessus du taux de la précédente émission similaire (1,842%), le 19 octobre, et du taux de même échéance à la clôture de lundi (1,250%).

    Pour l’émission à 18 mois, la demande a atteint 4,6 milliards, pour un montant final de 1,2 milliard d’euros, au taux moyen de 2,664%, là encore supérieur au taux de la précédente émission similaire (2,009%), le 19 octobre, et à celui de même échéance lundi soir (1,700%).

    Le Figaro

    Jeudi 18 novembre 2010 :

    L’Espagne a vendu jeudi 3,654 milliards d’euros d’obligations à long terme, mais a dû assortir ces dernières d’un taux plus élevé qu’il y a deux mois.

    Le Trésor espagnol a mis en vente de 3 à 4 milliards d’euros d’emprunts d’Etat à maturité en octobre 2020 assortis d’un taux de 4,85% et de titres à maturité en juilllet 2041 assortis d’un taux de 4,70%.

    Le Trésor a payé un rendement moyen de 4,615% sur les obligations à 10 ans, contre 4,144% lors de sa précédente adjudication le 16 septembre 2010, et un rendement moyen de 5,488% sur les obligations à 30 ans, contre 5,077%.

    Easybourse

  30. Le DOW JONES ouvrira sans doute dans le rouge suivant l’Europe et ses évènements. Un point significatif de la nouvelle faiblesse américaine après que fut la locomotive de Wall Street, appuyé sur sa seule économie et orientant à l’occasion toutes les bourses pendant 3 décennies.

  31. INCROYABLE !

    J’ai vraiment l’impression en lisant les commentaires de vivre en direct la minable gestion du budget d’un ménage surendetté.
    Sauf que, ici, il n’y a pas de commission pour faire entendre raison au malade !
    N’y a-t-il donc personne dans ce monde pour intervenir ?
    Doit-on attendre de percuter le mur ?
    Ca va faire mal !

  32. Mardi 23 novembre 2010 :

    L’Espagne emprunte et les taux doublent.

    Le Trésor espagnol a émis mardi pour 3,256 milliards d’euros de bons à 3 et six mois, mais les taux qu’il a dû concéder ont été presque multipliés par deux par rapport à la dernière émission de ce type, signe d’un regain de tension après le plan de sauvetage irlandais.

    Les taux moyens ont été de 1,743% pour les bons à 3 mois et 2,111% pour ceux à 6 mois, presque le double de ceux concédés lors de l’émission du 26 octobre, 0,951% et 1,285% respectivement.

    Ces taux sont également supérieurs à ceux de la clôture du lundi 22 novembre : 0,950% pour les bons à 3 mois et 1,150% pour ceux à 6 mois.

    Dépêche AFP

  33. « Mais une constante s’est manifestée depuis le début de la crise, qui ne se dément toujours pas : les bonnes solutions ont été systématiquement écartées au profit des mauvaises »

    C’est la loi de Gresham appliquée aux politiques économiques (ou ce qui en tient lieu): les mauvaises solutions chassent les bonnes (qui sont thésaurisées, n’en doutons pas). 🙂

  34. Juste une question: et si on adoptait une 4-ième solution: laisser les banques couler. Si l’Irlande, au lieu de sauver ses 3 banques majeurs, ne faisait rien pour elles, et que celles-ci subissaient un bank-run, avec faillite à la clef ?

    Hein ?

    Elles seraient mises en liquidation judiciaire, les créanciers perdraient tout leur argent sauf pour 50k€ par compte (ou par personne, je ne sais pas).

    Et puis après ? Le Terre ne s’arrêterait pas de tourner, non ? Bon, les banques allemandes et brittaniques feraient faillite aussi, du coup les banques françaises aussi, ce qui annulerait la dette publique de la Grèce (on va pas leur faire la guerre quand-même). Les pensionnaires US seront dans la mouise, dommage pour eux.

    Et après ? Après, ce sera le printemps 2011, et on repartira d’un nouveau pied.

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