APPEL POUR FAIRE PASSER LES CITOYENS AVANT LES CREANCIERS DES BANQUES, PAR DENIS DUPRÉ

Billet invité. Banc d’essai pour une éventuelle pétition. Qu’en pensez-vous ?

La tragédie est décrite chaque jour par Paul Jorion et d’autres analystes qui nous donnent par avance les photos de l’accident à venir. Film noir, tragique. Inéluctable ?

Que faire ? Le découragement gagne.

Sonne l’heure de choisir : qui épongera les pertes ? Les citoyens ou les investisseurs ?

Nous proposons la signature d’un appel aux citoyens, un appel qui acte un certain nombre de réalités et demande à notre gouvernement de voter les décisions qui suivent.

Nous actons que :

1. Les pays d’Europe, l’Allemagne refusant de faire marcher la planche à billet, vont l’un après l’autre vers un endettement insupportable conduisant inéluctablement à une faillite ou une insurrection.

2. La valeur réelle de l’ensemble des banques, cachée par des règles comptables, est probablement déjà négative alors que la crise est devant nous.

3. Les financiers et conseillers écoutés des politiques, aux commandes avant la crise, le sont toujours.

4. Etrangement, la crise ne semble pas changer leurs discours et leurs croyances. Soit leur idéologie les porte à croire que le « business as usual » sera de nouveau possible, soit leur cupidité les pousse à amasser avant la catastrophe et donc empêcher les réformes de fonds.

5. Leur objectif est de protéger les actionnaires. Pour preuve, en pleine crise, tout en recevant les aides de l’état, les banques ont largement continué à distribuer des dividendes.

6. Leur objectif est de faire porter les factures sur les citoyens en transférant les dettes bancaires vers les états.

7. Ils font croire qu’il est plus simple de gérer les faillites des états que les faillites des banques. Ainsi la garantie par l’état de l’ensemble du passif des banques (actionnaires, déposants et créanciers), comme en Irlande, est la voie choisie par l’Europe.

8. L’effet domino que l’on veut éviter pour la faillite des banques sera remplacé par un effet domino sur la faillite des états.

Nous proposons ci-dessous une loi d’urgence financière, amortisseur de l’effet domino puisqu’il permettra suffisamment de marge de manœuvre au cas par cas pour faire reprendre partiellement et de façon différenciée le passif des banques :

1. L’état enclenche, dès que possible, une procédure de restructuration dans laquelle l’état est le liquidateur. A ce titre, il valorise les actifs de la banque. En fonction de cela, il détermine sa stratégie au cas par cas pour le passif. Les dépôts peuvent être garantis intégralement voir transférés dans une banque d’état avec le montant d’actifs correspondant. Les actionnaires n’ont théoriquement le droit à rien puisque la faillite correspond au point où les actifs ne suffisent plus à rembourser les créances.

2. Soit l’état fixe une décote pour les créances qui correspond à la valeur réelle des actifs restant et impose aux actionnaires une valeur proche de zéro pour leurs actions. Il peut apporter alors de l’argent sous forme d’augmentation de capital. Il devient ainsi actionnaire ultra-majoritaire de la banque. Il revendra ses actions éventuellement plus tard et touchera ainsi les justes bénéfices des risques assumés pour secourir la banque. Soit l’état impose de transformer une partie des créances en actions ce qui permettra à la banque d’avoir de nouveau un ratio de capitalisation suffisant pour absorber les risques.

3. L’Etat peut décider de verser, à partir du budget de l’état, dans une procédure à part, une prime différenciée pour compenser les pertes de certains actionnaires ou créanciers qu’elle souhaite préserver jusqu’à un certain montant.

4. L’état doit poser de façon transparente la procédure, accessible à chaque citoyen. Des représentants, spécialistes financiers indépendants, doivent être désignés par la société civile pour représenter les citoyens dans les négociations.

La pression des citoyens peut encore faire éviter le pire.

Il faut vous engager et signer.

Cet appel sera donné au Président de la République, à la ministre de l’Economie à chacun des députés pour qu’ils initient cette loi d’urgence financière.

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294 réflexions sur « APPEL POUR FAIRE PASSER LES CITOYENS AVANT LES CREANCIERS DES BANQUES, PAR DENIS DUPRÉ »

  1. Crise de la zone euro : l’Elysée dément que la France soit menacée
    L’Elysée a catégoriquement démenti dimanche après-midi que la France était menacée par la crise de la zone euro provoquée la dégradation de la situation financière de l’Irlande, indiquant que les marchés ne l’avaient « pas sanctionnée ces dernières semaines ». afp

    1. Depuis 2007 et la nouvelle présidence, il a souvent été donné de constater que les paroles correspondaient à l’inverse de la situation en cours ou projetée.
      La conclusion est donc que … les prochaines semaines seront mouvementées pour la dette française. Le fait que l’Allemagne n’ait pas pu placer l’intégralité de ses emprunts la semaine dernière m’apparait être un signe avant coureur de la tendance générale à venir.

    1. Bien sur M.Dupré,

      Mais si ces méchanismes continue de créer la nessescité « des experts ». Est ce que ça ne veur pas dire qu’on continue de parler façon parler un chino-économique?

      Je ne dit pas pas être méchant, parce que je voit très vos intentions sont bien!!!

      Mais est que on n’a pas besoin de créer une base économique ou les spécialistes, les politiciens et les artisans/entrepreneurs peuvent se retrouver?

      Votre demarche veut garder le côté « technocrate » in tact, pour continuer de dominer ou de partager?

      Aujourd’hui une dominance « sauvage »

      demain une dominance « moraliser »?

      Encore pas pour être méchant mais pour élargir l’approche économie « transformative » ou façon parler tout le monde peut se retrouver.

    2. @ Denis Dupre,

      Des représentants, spécialistes financiers indépendants, doivent être désignés par la société civile

      =>
      Il faut en finir avec ces experts indépendants autoproclamés censés représenter la société civile, là est le problème. Vous préconisez des choses relativement acceptables mais toujours avec cette idée que vous et les vôtres (banquiers avisés ayant enrichi la collectivité grâce à la merveilleuse titrisation : ou comment faire de l’argent avec des dettes) allez rétablir l’ordre et remettre l’argent à sa bonne place alors que c’est justement grâce à vous (et les vôtres) que cette montagne de dettes s’est encore accrue. Comment osez-vous prendre encore la parole ? La moindre des choses serait de demander pardon. Il faut en finir avec les évaluateurs de tout poils, donneurs de leçons à temps perdu, et fossoyeurs pour le reste de leur précieux temps.
      Sur le fond, il est certain que la collectivité doit réagir, mais peut-etre pas, comme vous le préconisez encore, comme un prétendu homme averti, en légiférant, toujours dans l’urgence bien entendu. Ne voyez-vous pas que la société est en train de « crever » de la frénésie législative ? Le pouvoir politique (exécutif) n’a qu’à prendre ses responsabilités, des décrets devraient largement suffire à la tâches, mais peut-être est-ce ce que vous entendez par légiférer ?
      Je regrette d’avoir à vous dire cela, mais il est temps que les yeux se dessillent : pas de salut dans l’aveuglement.

      Cordialement,

  2. Crise financière: La France menacée

    Réunion d’urgence à Bruxelles. Les ministres des Finances vont lancer le plan de sauvetage de l’Irlande. La contagion guette le Portugal et l’Espagne. Pourquoi la France n’est pas à l’abri.

    http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/La-France-est-elle-menacee-par-la-crise-financiere-236729/

    « L’euro nous entraîne dans une espèce de chaos »

    Selon Philippe Simonnot, auteur du Jour où la France sortira de l’euro*, la monnaie unique est un boulet.

    http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/L-euro-aggrave-t-il-la-crise-financiere-interview-236724/

    1. Merci Steve. Super.

      A la l’examen des chiffres, la dette italienne, si j’étais capitaliste, serait la meilleure pour prendre des risques de gros profits, avec un taux dette/PIB seulement dépassé par la Grèce.
      Mais je n’ai pas la compétence d’un parasite…
      Quid de ce morceau de choix, l’Italie, dans la farandole des dominos?

  3. si l’Elysée dément « catégoriquement » alors la situation est vraiment grave.

    en ce qui concerne la pétition : le texte me plait bien !! comment fait-on ?
    est-ce qu’un mouvement politique ou u syndicat est susceptible de faire « caisse de résonance » ?

    1. « Est-ce qu’un mouvement politique ou u syndicat est susceptible de faire « caisse de résonance ? »
      Certainement pas. Soyons réalistes et lucides. Ils sont tous dépassés depuis longtemps.

  4. Ce que j’en pense ? Mais c’est une excellente initiative ! Je ne puis en juger chaque terme faute de compétence en la matière, mais il serait temps que nos politiques prennent conscience que, nulle part en Europe, les honnêtes et modestes citoyens ne veulent payer les pots cassés. Surtout ceux d’une politique qui se fait depuis 30 ans dans leur dos et à leurs frais.

    1. Petit rappel : « les honnêtes et modestes citoyens » votent depuis trente ans pour ceux qui les ont amené dans ce désastre.

    2. @ Marlowe

      D’accord, mais ils ont aussi été bien lobotomisés par les médias et par les partis se prétendant « de gauche »;

    3. Depuis 30 ans « There is no alternative »…..Aucun parti ne nous propose autre chose que le néolibéralisme. Les partis de gauche ont du être lobotomisés les premiers pour ensuite joindre leurs voix à la meute.

    4. @Alain M-B
      Jean-Luc Mélenchon fait une très bonne analyse de l’évolution de la Gauche dans son livre « En quête de Gauche » (2007). Et donc de ce qui l’a conduit a créer le Parti de Gauche.

      J’invite tout ceux qui ne l’ont pas déjà fait à rejoindre un parti qui compose le Front de Gauche en plus de signer des pétitions. Nous avons besoin de volontaires pour aider à (re-)politiser les citoyens sur le terrain. De plus, nous devons montrer que nous sommes nombreux, déterminés et unis. Vous pouvez également rejoindre le NPA et essayer de militer pour qu’il rejoigne le Front de Gauche, où il a toute sa place.

      Syndiquez-vous, entrez dans les « comités de résistance », encartez-vous et militez !

      http://programme.lepartidegauche.fr/

    5. Marlowe,

      Ne généralisez pas !! Il y a une part importante de citoyens qui ne votent plus depuis longtemps, n’oubliez pas que ceux ci ne sont pas comptabilisés dans les résultats des votes.
      En ce qui me concerne, je suis une citoyenne « de base », salariée mais à bas salaire, pauvre, et je ne vote plus depuis 30 ans justement. Longtemps avant la déconfiture générale je n’avais plus aucune confiance dans le monde politique, bancaire, enfin les « grandes institutions ». Et j’invite régulièrement, dès qu’il m’est possible, à lire ce blog de nécessité publique. Mais je reconnais que mes concitoyens sont de gros dinosaures bien difficiles à faire réagir.
      Je signe aussi, de la main droite, de la main gauche………….. Je signe !!

    6. Ce n’est pas le lieu, sur un blog de cette qualité, de faire la promotion d’un parti…
      Par contre oui, de partager des données et des analyses.

      A ce propos, non, la France d’en bas n’est pas lobotomisée.
      Elle ne croit plus dans l’avenir sur mesure, dans les chefs et sans conflit.
      Et encore moins dans les promesses de politiciens de droite et de « gauche »
      qui se terminent dans les places et le caviar.
      C’est la leçon du XXème siècle et un immense progrès.

      Donc elle s’abstient de plus en plus, et la jeunesse dans sa majorité.
      Elle sait bien que les politiciens professionnels, PS ou hors PS
      termineront dans les ministères du système, comme toujours, en France, comme ailleurs.

      Beaucoup de cette France, avec un peu de formation historique,
      sait aussi qu’il n’y a pas un seul exemple de « révolution par les urnes »…

      Par contre, cette France s’empare des moyens qui apparaissent pour se défendre.
      Dans les luttes quotidiennes, petites et grandes, locales, nationales, internationales.
      Elle cherche l’unité dans la lutte, pour résister, puis pour abattre le système,
      pas pour mettre en selle des candidats aux ors de la République.

      Elle peut, dans la crise, finir par s’imposer, et construire de l’inédit, de l’impensé,
      loin des idéologies clé en main et des politiciens professionnels
      qui la conduissent régulièrement à l’abattoir électoral.

  5. Re

    Je livre à votre réflexion certaines pistes de travail de membres du CAE :

    » … Transformons les dettes privées excessives en fonds propres et restructurons intelligemment les dettes publiques excessives, afin de sortir vite et bien de la crise qui mine la zone euro, plombe notre croissance et menace nos Démocraties.
    L’Europe sort de la plus grande bulle de crédit de l’Histoire. Trop de dette partout. Vouloir tout rembourser nous condamne à la déflation par la dette, à la stagnation et aux risques d’extrémisme politique. Dans les pays périphériques (Espagne, Grèce, Irlande, Portugal), ce désendettement massif devrait se réaliser alors même que les coûts et salaires doivent baisser de 15 à 30% pour restaurer la compétitivité : économiquement impossible et démocratiquement suicidaire ! Ensuite, la zone euro n’allègera pas ses dettes excessives par l’inflation : le Traité de Maastricht l’interdit et les Allemands n’en voudront jamais (ils ont raison, car la taxe d’inflation est à très injuste et très inefficace).
    La seule solution est la restructuration des dettes excessives. Le fardeau doit être porté par ceux qui ont pris les risques, tout en permettant à ces pays de renouer vite avec la croissance. C’est la logique des procédures de faillite aux États-Unis (Chapter 11) : transformer les anciennes créances en fonds propres (debt equity swap), en écrasant les actionnaires historiques (qui ont pris les mauvaises décisions), puis donner une séniorité forte aux nouveaux créanciers. Appliquons cela aux banques des pays périphériques : à leur passif, les fonds propres actuels seraient écrasés jusqu’à absorber les pertes des actifs toxiques. Si c’est insuffisant, les pertes devraient être absorbées par la dette subordonnée, voire (cf. Irlande) par une partie de la dette senior des banques, l’État ne garantissant que les dépôts à vue. En pratique, on ne mesure pas aujourd’hui l’ampleur des pertes des banques. La solution : le régulateur doit imposer de couper les banques en difficulté en deux.
    1) La mauvaise banque, avec les actifs les plus pourris et, au passif, les fonds propres (actions), la dette subordonnée et une partie de la dette senior de l’ancienne banque.
    2) La bonne banque, avec les actifs les moins risqués et, au passif, les dépôts à vue et le reste de la dette senior de l’ancienne banque, dont une partie serait transformée en fonds propres et dette subordonnée de la nouvelle banque. Au besoin, l’État injecterait des fonds dans la bonne banque. L’État éviterait ainsi la crise systémique bancaire, créerait de bonnes banques finançant l’économie, sans assumer les pertes des banques. C’est le seul moyen efficace et démocratiquement acceptable de régler la crise bancaire. Pour éviter les réactions en chaîne dans le reste de l’Europe, utilisons des airbags en chaîne : les banques créancières trop affaiblies par ces debt equity swaps devraient se voir imposer elles-mêmes des debt equity swaps. Pour les autres, les régulateurs bancaires devraient imposer l’émission de fonds propres supplémentaires.
    Pour la dette souveraine des États périphériques, la restructuration va venir vite. D’abord, ces dettes sont insoutenables (et les marchés le savent), sauf à ce que l’Allemagne paye (ce qu’elle refuse -à raison). Ensuite, les pays européens ont annoncé au G20 de Séoul une participation des créanciers à la restructuration des dettes souveraines émises à partir de mi-2013. Mais les investisseurs, sachant que les pays périphériques ne pourront plus accéder aux marchés de dette après 2013 (trop grand risque de restructuration alors), ne vont évidemment pas aujourd’hui prêter à ces mêmes États sur des maturités postérieures à mi-2013. L’annonce de Séoul rend donc impossible dès aujourd’hui l’accès des États périphériques au marché de dette. Certes, ces États pourront, en 2011-13, recourir au FMI et au Fonds Européen, mais ceci ne règlera pas la question de leur stock de dette.
    2011 sera donc l’année de la restructuration des dettes souveraines périphériques en Europe. Chaque État diviserait sa dette en une dette senior jusqu’à 60% du PIB et une dette junior au-delà. Les dettes séniors seraient fusionnées avec une garantie conjointe et solidaire de tous et des conditions drastiques sur les finances publiques, créant une dette super-sûre. Pour les États périphériques, la dette excessive actuelle serait transformée en dette juniors, avec un taux proche de zéro, remboursable dans 10 ou 20 ans, une fois que les réformes structurelles auront porté leurs fruits.
    Certains croient encore que les restructurations de dettes bancaires et publiques doivent être évitées à tout prix. C’est oublier la séquence des années 1930, dernière bulle de crédit comparable : la déflation par la dette engendra la Dépression, puis un chômage vertigineux, suivis des crises des Démocraties, du fascisme et enfin de la Guerre.

    C’est oublier aussi qu’après 1945, nombre de pays Européens (à commencer par l’Allemagne et la France) ont de facto fait défaut sur leur dette souveraine en la réduisant par l’inflation. L’argument que les grands pays européens n’ont jamais fait défaut depuis la Guerre est économiquement faux. À partir du moment où nous avons (avec raison) renoncé à l’inflation au sein de la zone euro, le seul mode crédible de régulation des dettes excessives est la restructuration ordonnée, surtout au sortir de la plus grande crise de dette de l’Histoire de l’humanité… »

    Extraits Delpla 25/11/2010.

    1. le seul mode crédible de régulation des dettes excessives est la restructuration ordonnée, surtout au sortir de la plus grande crise de dette de l’Histoire de l’humanité… »

      Dit autrement « euthanasier les rentiers ». Tous les rentiers. Ratiboiser. Remettre à plat. On égalise la coupe. 30 à 90 % d’hair-cut sur les créances constituées de titres de dettes publiques proportionnellement à leur taille. Grosse créance individuelle (par foyer) coupe drastique, petite créance petit éclaircissage.
      Sur le reste de la dette, on diminue le rendement réel en allongeant la maturité, qui la dissoudra dans l’inflation.

      Jacques Delpla : De juin 1995 à juin 1997, il est conseiller technique au cabinet des ministres des Finances Hervé Gaymard, Jean Arthuis puis Yves Galland.
      En avril 1998, il est chef économiste de Barclays Capital Paris, puis de mai à novembre 2004 conseiller économique auprès de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie et des Finances. Depuis juin 2005, il est économiste et conseiller sur le marché des capitaux à la BNP Paribas – Banque de Financement et d’Investissement.
      Membre de la commission Attali.

      Sa grande idée (au moi de mai 2010) qu’il tente de recycler ici, c’était le concept de dette de dette publique bleue et rouge… Plus d’actualité. Trop tard. Maintenant c’est RESTRUCTURER ! Annihiler la dette publique rouge (au delà de 60% du PIB) en fait.

      La dette bleue serait constituée des premiers 60 % de PIB de chaque pays (moins pour les pays les moins crédibles de la zone euro). Elle serait la partie la plus sûre des impôts levés en Europe, elle pourrait être notée AAAA si cette notation existait. Le reste de la dette publique, au-delà des 60 % du PIB, serait rouge et concentrerait le risque de défaut de chaque pays. La participation à ce mécanisme serait volontaire. La novation de notre proposition est de fusionner l’ensemble des dettes publiques bleues (seniors) au sein de la zone euro, tout en gardant les dettes rouges (juniors) au niveau national. Pour que cette dette bleue fusionnée soit considérée par les investisseurs comme aussi bonne que la dette allemande actuelle, elle serait assortie d’une clause juridique de responsabilité conjointe et solidaire : chaque pays participant garantirait l’ensemble de la dette publique bleue des autres pays émise l’année suivante, avec chaque année un vote de ces garanties par l’ensemble des Parlements. Une agence de la dette de la zone euro (ou un consortium des agences nationales de la dette) émettrait cette dette bleue fusionnée et rétrocéderait les fonds levés selon une clef de répartition connue de tous. Les marchés achèteraient de la « dette bleue zone euro » sans pouvoir distinguer ce qui revient à l’Allemagne ou à l’Italie.

      Cette immense dette bleue fusionnée constituerait, en 2012, un marché de 6.000 milliards d’euros, équivalent en taille, en qualité et en liquidité au marché de la dette publique américaine. Les différentes dettes rouges nationales seraient beaucoup moins liquides (au total 3.000 milliards en 2012). La dette bleue deviendrait alors la rivale du marché de la dette publique américaine auprès des larges investisseurs mondiaux (banques centrales asiatiques notamment). La dette bleue permettrait à la zone euro de contester (et de partager) le privilège actuel du dollar en tant que monnaie de réserve internationale. Cette demande renforcée depuis l’Asie devrait faire baisser les taux sur la dette bleue pour tous les pays, y compris l’Allemagne (dans son cas de 0,30 %, selon nos estimations), ce qui devrait inciter celle-ci à participer au système même si sa dette actuelle (le Bund) est la référence en Europe. La liquidité accrue de la dette publique bleue serait par ailleurs très utile aux petits pays à dette faible ou modérée, qui pâtissent aujourd’hui de l’absence de liquidité sur leur propre dette.

    2. Merci pour l’information. Le Conseil d’Analyse Économique soutient des idées très proches… c’est excellent car il comprend tous les économistes connus (Artus, Cohen, Lorenzi…). Nous les contacterons en espérant qu’ils signent.

    3. Merci pour l’information. Le Conseil d’Analyse Économique soutient des idées très proches… c’est excellent car il comprend tous les économistes connus (Artus, Cohen, Lorenzi…). Nous les contacterons en espérant qu’ils signent.

    4. Dupre.

      Sans préjuger de la suite, peut être que le premier contact pourrait se faire avec C.De Boissieu, président du CAE.
      Je pense que le plus simple pour le toucher est la Sorbonne puisqu’il y dirige le Master Banque Finance, « le De Boissieu ».

      Sinon allez aussi faire un tour du côté d’Elie Cohen, actuel directeur de recherche au CNRS, militant actif d’une économie régulée et d’une réelle gouvernance européenne, qui dirige un master équivalent à Dauphine, « le 224 ».

    5. ah non, pas Elie Cohen, pitié… Un administrateur de la société générale de 2003 à 2008 (pour services rendus à la privatisation) pour lutter contre les banques, quelle blague…

  6. Les créanciers, ce sont de « bons citoyens français », à travers les banques certes, mais aussi et surtout les sociétés d’assurance, par actions ou mutuelles, au travers des réserves techniques, sociétés d’assurance que vous oubliez dans votre pétition bien malencontreusement.
    Je reproduis d’autorité le post que j’avais transmis en réponse à Joan le 26/11 et l’idée, « sotte et grenue » et provocatrice je vous l’accorde, de « pétition solidaire » qu’il prétendait promouvoir. Mais enfin, quand même ! Cessons au moins cette tartufferie, svp !

    Le gouvernant de droite vous impose une politique d’austérité et vous fait un bras d’honneur. Le gouvernant de gauche vous impose une politique d’austérité et rase les murs. De sorte que si un gouvernant se disant de gauche ne rase pas les murs après vous avoir imposé une politique d’austérité, c’est qu’en réalité il est de droite.

    Le gouvernement, de gauche ou de droite, est déterminé par la part d’électorat non captive qui lui donne le pouvoir. La clientèle cœur de cible des campagnes du PS ou de l’UMP. Cette clientèle décisive est à droite car la France est à droite, sociologiquement, et la triangulation politique amène la « gauche de gouvernement » à récupérer un discours de droite non seulement au second tour des présidentielles, mais même dès le premier tour (Royal), voire à refuser le combat si le leader potentiel est trop honnête et un chouïa trop au centre gauche (Delors en 95) et à rejeter les réformateurs jugés dangereux (Rocard, Emmanuelli en 95 encore).
    L’électorat « mobile » commande; les bourgeois-citoyens-rentiers commandent dans ce pays dans la stabulation libérale à veaux qu’est devenu ce pays depuis au moins 20 ans..
    Même l’extrême gauche de service (et d’astreinte…) refuse de s’en prendre ouvertement aujourd’hui, pour simplement bénéficier d’une audience minimale dans les grands médias, aux véritables coupables politiques que sont ces amoureux de l’ordre moral – ces spéculateurs ennemis du risque qui dorment sur leurs deux oreilles et sous le duvet de la bonne conscience – et préfère dénoncer le grand capital, les financiers, les méchants spéculateurs, les très grandes fortunes, les 0,01 % des plus hauts revenus et patrimoines, les 6000 « plus aisés » de l’INSEE, plutôt que les 20 à 30 % de la population qui détiennent tout dans ce pays et qui font et défont les carrières de leurs entrepreneurs politiques judicieusement mis en concurrence et alliés objectifs et complices des très grandes fortunes qui les engraissent.
    Et, plus généralement, qui est défendu par les banques françaises, les assurances françaises, le gouvernement français, les technocrates, les « libéraux », la Commission européenne, le Parlement européen, la BCE, le FMI, si ce n’est, entre autres, les possesseurs des 3500 Milliards d’euros de patrimoine financier français ?
    Qui a permis à des millions de français de s’enrichir à ce point depuis 1990, si ce n’est le FMI, la BCE, la Commission européenne, les technocrates, les « libéraux, le Parlement européen, les gouvernements français successifs, les banques et assurances française ? La globalisation et la libéralisation financière capitaliste – et nécessaire à sa survie provisoire – quoi.
    Et quel brave épargnant français éploré et inquiété par les plans de campagne de paupérisation imposés par ses alliés objectifs en Europe est prêt à abandonner sa part dans la créance française sur les dettes souveraines des pays de la zone euro ? 580 Milliards $ au bas mot (10 000 $ par tête de veau de nanti français ! )…
    Ah, c’est pas dur de beugler comme un goret ou de se formaliser comme une marquise outragée et diaphane contre les méchants spéculateurs et les banksters, mais passer à la caisse et reverser une partie seulement des énormes plus-values encaissées depuis 20 ans, être simplement vraiment solidaire, macash walou !

    Après mise en transparence des institutions financières, la part des placements des ménages allouée au financement des administrations publiques françaises et des autres pays de la zone euro s’accroît de manière très significative, passant d’un niveau
    négligeable (14 milliards d’euros, soit 1 %), à près d’un tiers (1 093 milliards d’euros, soit 31 %).En effet, pour 1 euro placé auprès des sociétés d’assurance et des OPCVM monétaires, respectivement 54 et 51 centimes sont réinvestis en titres publics.

    Bulletin de la Banque de France • N° 167 • Novembre 2007

    Qui va se mettre en premier sur la liste des pétitionnaires sur ce blog ?

    « Nous refusons d’être remboursés dans de telles condition d’inhumanité par les classes populaires grecques, irlandaises, portugaises, espagnoles (etc), et nous abandonnons tous nos actifs financiers constitués de créances appuyées dans nos placements bancaires et d’assurance (OPCVM, FCP, assurances-vie, etc) sur les dettes publiques de la zone euro (pour commencer…). »

    Yark yark yark ! On trouvera plus d’offensés de la dette ignoble que de la créance ignoble, j’en ai bien peur.
    Et pi moi j’ai le beau rôle, j’ai que des dettes. 🙂 Mais ai toujours refusé tout placement rémunéré, quel qu’il soit. C’est criminel, juste criminel, pour moi.

    1. bon, les citoyens sont pour une bonne part les créanciers.., tout le monde ici le sait depuis belle lurette, que proposez-vous concrétement ?

    2. Les citoyens sont pour une bonne part les créanciers. Soit ! Mais la mauvaise part ? Comment toucher le moins possible les plus pauvres ? Telle est la question. Dans le cas de figure actuelle, pour les PIGS déjà fortement endettés, reprendre l’intégralité de la dette des banques….c’est beaucoup de nouveaux pauvres aux soupes populaires. Le but est donc que l’état puisse faire payer une partie de la facture aux actionnaires et obligataires qui ne soient pas les plus pauvres. D’où le point 3 :
      3. L’Etat peut décider de verser, à partir du budget de l’état, dans une procédure à part, une prime différenciée pour compenser les pertes de certains actionnaires ou créanciers qu’elle souhaite préserver jusqu’à un certain montant.

    3. 3. L’Etat peut décider de verser, à partir du budget de l’état, dans une procédure à part, une prime différenciée pour compenser les pertes de certains actionnaires ou créanciers qu’elle souhaite préserver jusqu’à un certain montant.

      Hors de question, inacceptable, Monsieur le Professeur de finance éthique et durable. Point.

    4. Ils ont joué, ils ont perdu. Seul la faillite efface les dettes. Le premier créancier remboursé, c’est l’ètat . Les autres s’assoient dessus. A l’ouest, rien de nouveau.
      Nous refusons d’être remboursés dans de telles condition d’inhumanité par les classes populaires grecques, irlandaises, portugaises, espagnoles et de tout les « nouveaux mondes », et nous abandonnons tous nos actifs financiers constitués de créances appuyées dans nos placements bancaires et d’assurance (OPCVM, FCP, assurances-vie, etc) sur les dettes publiques globales de la zone « Terre »

    5. Quitte à finir, « à poil », autant le faire avec élégance face au reste du monde.
      Comme pour l’éducation, seul l’exemplarité est efficace.

    6. Vigneron,

      La pilule peut sembler très amère, mais le problème ce n’est pas ces classes possédantes, petits ou gros détenteurs d’actifs financiers.
      Ce qui importe c’est le soutien populaire qui serait acquis dès lors qu’un nouveau contrat social serait opposé à cette logique des gains faciles. Bref, pas de quoi déclencher une contre-révolution ! Il suffit de programmer une hausse des salaires. Attali et Fitoussi qui ne sont pas d’extrême gauche, loin s’en faut, sont pour ! Bien entendu il faudra beaucoup de courage politique, et beaucoup de pression populaire pour être entendu !!

      Bref, il faut mettre la balle dans dans le camp des gouvernants. D’où l’utilité de cette pétition, que je signe des deux mains. Cette pétition, à la faveur de la crise, oppose un démenti cinglant au discours de rigueur et sécuritaire qui anesthésie l’opinion publique depuis trop longtemps.

    7. @ Vigneron: faisait un temps que je t’avais point lu.
      D’abord, on dit ‘nacash walou’.
      Ensuite, ta pétition, je veux bien la signer.
      Sachant qu’en plus, toute pétition a les mêmes chances, égales, qu’un papier wc a de finir dans les toilettes.
      Suffit de demander à La Poste. Par exemple.
      J’ai moi aussi versé dans le pétitionnisme, vu que j’en ai même fait une de pétition (qui a quand même récolté 19 signatures, on se demande bien pourquoi), avant que de me rendre compte très rapidement de mon ‘ingénuité’, pour être correc’.

      Je veux bien signer ta pétition mais sous conditions :
      1/ tout parti politique qui sera en accord avec la pétition devra intégrer les mesures dans son programme politique pour les élections à venir s’il est dans l’opposition ou dans son programme législatif s’il est au pouvoir
      2/ tout parti politique qui respectera l’engagement 1/ aura ma voix, aux prochaines élections
      3/ mais tout parti politique devra auparavant avoir intégré la possibilité de mettre en place un référendum d’initiative populaire digne de ce nom et une possibilité de révoquer les élus sur référendum (d’initiative populaire)
      4/ tout signataire de cette pétition devra indiquer, en cochant une case ‘j’ai lu et j’approuve’, « être conscient de sa responsabilité personnelle pour avoir participé à tout ce grand bordel en ayant rechercher la maximisation maximum à chaque fois que cela lui était possible, avec ses différents placements financiers qui lui proposaient de s’enrichir rapidement ou sinon lentement mais sûrement, et qu’à partir d’aujourd’hui, c’est fini (capri), il mettra tous ses sous dans des organismes solidaires, si possible coopératives, où le ‘rendement financier’ (intérêt) sera inférieur à 1% »
      [je peux fournir l’adresse si nécessaire, je la connais personnellement]

      Et là, forcément, ta belle pétition, elle aura tout l’air d’un vieille radasse édentée qu’aurait pas vu le soleil depuis Napoléon (le grand, pas badinguet) et qu’on rigolerait bien à compter sur nos doigts si on atteint le bout du bout …
      🙂

    8. @vigneron

      « C’est écrit en gras. Savez pas lire ou quoi ? »

      je croyais que c’était du second degré..votre solution peut marcher mais uniquement dans le monde des bisounours.

    9. @CHR

      Le monde des bisounours, c’est surtout celui des pauvres nazes qui croient que les Etats et les institutions européennes et financières vont pouvoir continuer longtemps à sécuriser leurs créances sur le dos des plus pauvres qu’eux et qui vont plonger avec leurs titres, leurs illusions et mes meilleurs sentiments de commisération presque sincère.
      Pour tout vous dire, le monde en général je m’en tape pas mal le coquillard, vu que j’ai pas vraiment la ou les dimensions nécessaires à la tâche.
      C’est surtout le petit monde du blog Jorion qu’il m’intéressait de tester. Juste cette petite échelle, ce petit échantillonnage sélectionné de gens de bonne volonté et de grande inquiétude, si pleins de sollicitude…

    10. @zébu

      Il ne s’agit pas vraiment d’une pétition, que je ne signe plus d’ailleurs que par lassitude amusée, mais bien plutôt d’un manifeste, d’un engagement public de solidarité par abandon spontané de créance.
      Et, comme dit Pierre, perdu pour perdu, ça aurait plus de gueule et éviterait peut-être d’ouvrir quelques plaies européennes bien plus graves que ces plaies d’argent superfétatoires, lesquelles, comme chacun sait, ne seraient pas mortelles.

    11. Pour le fond, je signe Vigneron.
      (Pour la forme aussi, c’est moins sérieux, mais j’aime le style!)
      Justement, sur le fond, mettons-nous d’accord:
      comme souvent proposé: un salaire universel, modeste,
      donc qui limite la destruction de la planète par surconsommation.
      Ceci dit, pas besoin d’être capitaliste pour avoir besoin de mettre des sous à la banque.
      Faudra garantir un minimum. Mais c’est pas ma prérogative, ni à personne ici…
      A discuter, démocratiquement.

      Mais pour ça, mince, faut des assemblées démocratiques, comme une constituante,
      pas sous la pression- corruption du capital.
      Faut un soulèvement contre leur Etat!

    12. @ Zebu (28 novembre 2010, 21:46, Post 9) : « … organismes solidaires, si possible coopératives, où le ‘rendement financier’ (intérêt) sera inférieur à 1 % » [je peux fournir l’adresse si nécessaire, je la connais personnellement]  »

      Je veux bien l’adresse, SVP. Merci.

    13. Vigneron, il y a un temps pour la colère et un autre pour la vinification, ne sommes-nous pas aux portes du temps de la vinification ?

      in vino veritas

    14. Dupré dit « Le but est donc que l’état puisse faire payer une partie de la facture aux actionnaires et obligataires qui ne soient pas les plus pauvres. »

      Vous en connaissez beaucoup des « plus pauvres » qui sont « actionnaires et obligataires » ? Des plus pauvres que vous et moi, oui; mais des plus pauvres que ces plus pauvres là ?

      vigneron dit « Et pi moi j’ai le beau rôle, j’ai que des dettes. »

      « Ces sacrés bon Dieu d’Okies sont des voleurs. Tout leur est bon. Ils n’ont pas le sens de la propriété.

      Et cette dernière assertion était vraie, car comment un homme qui ne possède rien pourrait-il comprendre les angoisses des propriétaires?
      (…)
      Les petits employés qui faisaient du maniement d’armes la nuit n’avaient rien à eux, les petits boutiquiers ne possédaient qu’un plein tiroir de dettes, mais une dette c’est encore quelque chose à soi, et une bonne place c’est quelque chose à quoi on tient. L’employé se disait : je gagne quinze dollars par semaine. Si jamais un de ces sacrés Okies accepte de travailler pour douze dollars, je serai frais; et le petit boutiquier se disait : jamais je ne pourrais lutter contre un homme qui ne serait pas endetté. » John Steinbeck, Les raisins de la colère

    15. @Fujisan

      Autant que je me rappelle Steinbeck, Ford et ce « dear great Henry F. / Tom Joad », le okie, comme le « arkie », c’était d’abord un petit farmer, le plus souvent endetté, ruiné par le dust-bowl et la crise de 29, devenu un moins que rien en Californie, moins qu’un bracero chicano aujourd’hui.
      Ces dizaines de milliers de petits farmers du nord-ouest de l’Oklahoma ont été les cocus de ces derniers « land-runs » de la fin du XIXème qui avaient déjà spolié les amérindiens parqués là dans des réserves. Les pions grugés, « sooners comme « laters », du mythe pionnier US, du « Ponzy scheme » de l’appropriation lockienne par le premier arrivant des dernières « promised lands ». Retour à la case départ : émigrés de l’intérieur. Raisons de colère.

      Woody Guthrie

      Bruce Springsteen – The Ghost of Tom Joad. 1995… dèja.

    16. vigneron,

      C’est pas faux.

      La société est de forme pyramidale. C’est la société hiérarchique « à la Platon ». Ce type d’appel à la réflexion favorise dans le meilleur des cas une redistribution des cartes au sein de la structure mais ne permet pas de remettre en cause la structure. Une hiérarchie fera suite à l’agitation. Veut-on s’en satisfaire ? Il semblerait que oui.

      « Les financiers et conseillers écoutés des politiques » mettent leurs propres valeurs dans leurs actions, et il en va de même à tous les étages. A aucun moment on ne se demande si leurs valeurs sont les nôtres. C’est une démocratie pyramidale qui marche sur la tête. Vu de loin c’est assez joli à observer. En pratique c’est assez complexe. On se demande si les chefs sont élus pour porter nos valeurs ou pour approuver les leurres. On se demande s’ils sont élus pour favoriser nos rêves, ou pour nous décharger d’avoir à rêver. Plus exactement on ne se demande pas.

      Et on voudrait que ça change ! Le temps de cerveau disponible (http://www.sciforma.com/fr-fr/page?id=839), on n’a pas le temps d’y penser. On en bave, on s’y fait, on s’éclate, mais on n’a pas le temps d’y penser. Et on voudrait que ça change ?

      « Mais enfin, quand même ! Cessons au moins cette tartufferie, svp ! »

  7. Bonjour,
    je pense qu’il est grand temps de se secouer les puces, par pétition ou par tout autre moyen, pour que nos dirigeants arrêtent de faire n’importe quoi à propos de cette crise financière. Et surtout qu’ils cessent d’obéir le doigt sur la couture au monde financier. Une première mesure à prendre serait de séparer, comme c’était le cas jusqu’au début des années 1970, les banques de dépôt des banques d’affaire. Au moins, les simples épargants ne courraient plus le risque de perdre leurs économies. Seuls les amateurs de banque casino prendraient ce risque.

    1. « Et surtout qu’ils cessent d’obéir le doigt sur la couture au monde financier. »

      Vous rêvez.. C’est impossible. Ils sont tous liés et, voient le monde de la même manière, ils appartiennent aux mêmes cercles. Les politiciens n’obéissent pas aux financiers : des collusions existent entre les uns et les autres en raison des relations qu’ils entretiennent et de la solidarité qui en découle entre individus issus des mêmes milieux. Il suffit pour s’en rendre bien compte d’observer la manière dont le roi Nicolas a favorisé ses amis. Quant à la séparation des banques: je suggère d’interdire la spéculation, ce qui règlera le problème beaucoup plus simplement.

  8. Une question bête mais si quelqu’un a la réponse…

    Lorsqu’on a un compte dans une banque,à fortiori un prêt, en est-on actionnaire de fait ?
    Évidement, en cas de faillite de celle-ci, il y a d’autres question qui me vienne.

    1. non, si vous avez un compte vous êtes un client. Si en plus vous avez un prêt, vous êtes un client débiteur. Les actionnaires sont de l’autre côté du bureau.

    2. « Évidement, en cas de faillite de celle-ci, il y a d’autres question qui me vienne. »

      Du style est-ce que mon prêt disparait avec la faillite? Non, il faudra continuer à payer mais à quelqu’un d’autre..

    3. non, si vous avez un compte vous êtes un client.

      Non si vous avez un compte créditeur vous êtes un créancier de votre banque. Nuance. Et un client de ses services financiers.

    4. Les dettes c’est ce qu’il y a de + dur au monde actuellement, plus dur que le diamant et l’or, dont le prix varie tout le temps et qui ne rapporte rien, plus solide que les actions, que l’immobilier ou les matières premières. Tout est fait pour la conserver parfaitement intacte, alors que les prix de tout le tangible chute. Elle est la seule à croître. La seule à rapporter des intérêts parfaitement réguliers et sûrs. C’est le trésor des banquiers, qui se soucient peu que des peuples entiers soient broyés par leur énorme machine et ses gardiens.

      Les états peuvent bien imprimer de + en + de billets, de + en + vite pour l’alimenter, viendra forcément un moment où quelque chose craquera. Quand le pétrole n’arrivera plus aux raffineries, par exemple.

      Les grecs ni les irlandais n’ont réussi à changer le cours des choses, peut-être d’autres? J’en doute, les gardiens de la dette sont trop puissants.
      Aucune chance de ne pas payer ses dettes, sauf à casser la machine après avoir chassé ses gardiens. On sait bien que ça finira ainsi, il n’y a pas d’autre sortie. C’est déjà écrit.
      Faudrait sans doute essayer de quitter le navire avant d’être broyé aussi, mais comment?
      En s’organisant pour ne plus dépendre de l’état et de ses maîtres?

  9. Mes respects Monsieur Jorion,

    Votre appel que je signerai avec empressement me fait toutefois un peur : Nous sommes donc cette fois ci vraiment au bord du précipice hein ?

    Mais en tant que citoyen lucide, il nous faut prendre nos responsabilités et agir, puisque nos présumés chefs sont incapables de le faire.

    1. Nous sommes donc cette fois ci vraiment au bord du précipice hein ?

      Pas si grave, non, nous sommes seulement auprès du porc qui pisse

    2. « Mais en tant que citoyen lucide, il nous faut prendre nos responsabilités et agir, puisque nos présumés chefs sont incapables de le faire. »

      Voilà qui est pensé.

  10. 15 réactions en moins d’une heure: c’est un bon début.
    Mais pour être efficace, il faut trouver des alliés (associatifs, citoyens ou autres…), prendre le temps de les contacter, de les convaincre et d’accepter les amendements qu’ils ne manqueront pas de demander même si votre texte vous paraît le meilleur…
    Ainsi, pour ma part, je séparerais le texte en deux : les arguments et motivations d’un côté et les dispositions à prendre proprement dites d’un autre. Sur les justifications vous pouvez accepter beaucoup d’ajouts mais par contre essayer de réduire à l’essentiel pour le dispositif lui-même.
    Bon courage…

  11. Bonjour,
    Idée très intéressante, seulement le droit de l’union européenne interdit par une quelconque façon les aides d’Etats (que ce soit augmentation de capital ou autre). C’est ainsi que l’on a ruiné nos services publics.
    Plus globalement, l’Europe institutionnelle s’est enfermée dans un carcan dont elle n’arrive pas à sortir. Je trouve l’idée très belle, nécessaire, mais cependant nos dirigeants n’ont ni la volonté ni, on va dire la réflexion nécessaire pour subvertir leurs idées, et ainsi se départir de leur réflexes pavloviens néolibéraux.
    Cordialement

    1. Le droit de l’Onion Rupéenne? Ca existe encore ?
      Même après le viol du référendum de 2005.
      Mort, tout ça, pour les gens qui se respectent!

  12. J.P Fitoussi vient de déclarer sur FR.C que la politique de rigueur décrétée en Europe est une déclaration de guerre aux autres régions économiques, qui n’étant liées par aucune règle, vont simplement baisser la valeur de leur monnaie pour compenser. Donc l’effet sera nul !

    Il a confirmé également que cela accroîtra les inégalités en Europe, qui sont précisément la cause de la crise, depuis 30 ans. Il est inadmissible a t-il dit qu’on laisse les jeunes au chômage pendant de longue périodes et qu’on sacrifie ainsi des générations entières. Il note aussi que le plein emploi ne fait même plus parti des objectifs politiques avoués !

  13. @ mérou
    il me semble que ce sont les détenteurs d’actions
    et d’obligations subordonnés qui subiraient
    des pertes en cas de faillite d’ une banque.
    les avoirs en france sur les produits simples
    sont garantis par l’état à hauteur de 100 000 euros.
    quand aux prêts, ils sont toujours dus
    et gérés par une autre banque.
    ceci restant à confirmer.
    cordialement.

    1. Merci. Krugman explique :

      Sur l’Islande : « Sa crise économique ne fut pas pire que celle de l’Irlande, ses pertes d’emplois moins sévères, et elle semble en meilleure posture pour une reprise. En fait, les investisseurs semblent considérer aujourd’hui que la dette islandaise est plus sûre que la dette irlandaise. Comment une telle chose est-elle possible ?
      Une partie de la réponse réside dans le fait que l’Islande a laissé les créanciers étrangers des banques qui s’étaient emballées payer le prix de leur propre manque de jugeotte plutôt que d’obliger ses propres contribuables à garantir de mauvaises dettes privées. « 

  14. Excellente idée. Je suis disposé à signer et à relayer cette pétition.
    Pour la petite histoire, ceux qui sont derrière les guichets d’un établissement bancaire ne sont en rien responsables de cette situation et sont, comme vous, comme nous, soumis par la dictature du ROE (il y a 3 ans, c’était du 21%, aujourdhui, les actionnaires se contenteraient de 12%). Taux de rendement des capitaux immobilisés à mettre en rapport avec celui du Livret A par exemple.
    Ce sont des salariés qui ont payé, paient et paieront la note, en Irlande comme en Grèce.
    La crise d’illiquidité, le refi à 0,5% et les crédits à 4,2% ne sont pas de leur fait.

    1. « La crise d’illiquidité »

      Bin, ça vous fait pas mal aux parties d’écrire ça ?
      Punaise, des lustres qu’on explique que l’illiquidité, c’est au sahara, pas dans le système financier …

  15. Je signe… quand on m’aura dit où ! Néanmoins, pour toucher un plus large public, il conviendrait de traduire ceci dans un langage plus simple et compréhensible par tout un chacun. Un exemple parmi d’autres : allez dans un troquet et parlez aux gens de « business as usual » : je serais bien étonné qu’ils comprennent…

    1. Je confirme que la lecture de ce blog n’est pas facile, j’en comprend le fond, mais quant au jargon il reste pour moi de l’hébreu et j’ai bien du mal à essayer de transmettre à mon entourage cette conviction qui m’anime à vous lire. Alors oui, rendez – vous compréhensible pour ceux et ceusse qui n’ont qu’un tout petit petit bagage scolaire, mais n’en sont pas moins concernés par vos analyses et qui ont la volonté de parvenir à comprendre. merci à tous.

  16. Navré si c’est hors sujet, mais ca mériterait un billet en soi, enfin une annonce je pense.

    Wikileaks diffuse à 22h30 plus de 250000 documents issus des réseaux diplomatiques US (entre autres) postérieurs à 2004. Bien entendu les corps diplomatiques (US en particulier) paniquent.
    Les premiers éléments ayant « fuités » sont déjà d’une importance géopolitique considérable (ceux ayant trait à l’Iran et à la Turquie). Evidemment ceux qui ne dorment pas sont les haut fonctionnaires corrompus ayant livré certains marchés publics et autres agents de renseignement et d’influence dont la couverture éventuelle ou les opérations en cours sont sans doute menacées.
    Bien sûr, une instrumentalisation par les services est toujours envisageable.

    Dans une vidéo-conférence de presse cet après-midi Julian Assange a annoncé que les révélations des “StateLogs” traiteraient “toutes les questions majeures, des assassinats au Timor oriental aux agissements des banques privées américaines”

    Le lien:
    http://owni.fr/2010/11/27/wikileaks-statelogs-live-application-assange-diplomatie/

    1. bonsoir
      dans un premier temps je passe le lien accepté par le Nouvel Obs,j’en suis PAF. mais pas longtemps car mon message n’apparait plus,bref ,dénigrement du site ASSANGE général sur les infos publics.
      je suis radié à vie je pense sur LIBE pour avoir écrit qu’un quotidien qui a un banquier propriétaire des infos me semble douteux..

      1info sur 3 sur le N obs et encore ,car des fois ils publient et effacent par après..
      Maintient le cap cher Mr Jorion,un pauvre plouc comme moi à difficile alors pour vous???
      amitié à tous

    2. AVERTISSEMENT
      « Le conseiller juridique du département d’Etat. M. Koh affirme que la diffusion des documents de Wikileaks auront de « graves conséquences » et mettront en danger la vie « d’innombrables personnes innocentes », des journalistes aux militants des droits de l’homme, des blogueurs aux soldats. »
      Merci Julien de nous avoir protégé……..
      Intelligence « économique », après la récente interdiction du boycott, voilà un nouveau délit pour bientôt, dans la panoplie de la « gestion de crise. !
      http://www.lemonde.fr/depeches/2010/11/28/washington-rejette-toute-negociation-avec-wikileaks-et-l-accuse-de-violer-la-loi_3236_58_43935892.html

  17. Le peuple Irlandais passe une 3ème fois à la caisse !!Pire on saisit 17.5 milliards de son fond de réserve de pensions!!!

    Olli Rehn: No Haircuts For Senior Bondholders

    So here is the Irish bailout in a nutshell: senior bondholders impairment: zero; Irish pensioners impairment: about 100%. Olli Rehn just confirmed during the press conference that senior bondholders will not be impaired. Irish taxpayers and pensioners to be overjoyed. Additionally, the maturity of the Irish IMF loan will be 7.5 years. This also means that the maturity of the Greek loans will likely be extended. Club Med will now exist indefinitely on life support, or until the euro is dissolved, whichever comes first. Lastly the pathologically lying sociopath just said that Europe will rerun its stress tests again next year… And as many times as needed until faith in Europe is restored, and 300 million austere Europeans finally believe their corrupt, thieving, fat ass politicians.

    http://www.zerohedge.com/article/olli-rehn-no-haircuts-senior-bondholders

  18. Certes.

    Je viens d’embaucher dix Chinois armés pour faire la révolution en France. J’espère qu’ils seront efficaces, car il faut préserver MES privilèges.

    1. Certement bien vu, Marlowe.

      La Suisse sera détruite lorsque les pays périphériques seront beaucoup plus pauvres qu’elle.

      Déjà, une île est un refuge précaire. Te dire lorsque l’on ne l’est pas…

  19. Posez-vous les bonnes questions :

    1- Quelles sont les règles du jeu.
    2- Qui tire les ficèles
    3-Quels sont leurs objectifs.

    Vous etes érudits et pourtant tout porte à croire que vous ne portez pas les bonnes lunettes pour voir correctement.

  20. Voici suite à l’accord sur l’Irlande, l’habituelle propagande pro Europe de J Quatremer correspondant Bruxelles de Libération (la nelle Pravda?) :

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/11/zone-euro-berlin-renonce-%C3%A0-une-restructuration-automatique-des-dettes-publiques.html

    La pensée unique dans toute sa splendeur et son ridicule surtout quand on relit les écrits du sieur Quatremer du 13 octobre….no comment.

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/10/pourquoi-lirlande-na-pas-d%C3%A9clench%C3%A9-une-nouvelle-crise-de-la-zone-euro.html#more

    1. Je ne vous en veux même pas d’avoir censuré la suite de mon message; le type d’initiative décrit étant voué à se multiplier avec ou sans votre aide.
      En attendant, j’apprécie votre engagement.
      Puisse-t-il secouer le joug bancaire qui nous entrave tous.

  21. Bonjour,
    je me pose une question très simple. Tous autant que nous sommes, nous avons ici bien analysé que la politique monétaire menée actuellement ne protège que les créancier en faisant payer aux contribuables les prix des errements passés. Cette analyse, je ne doute pas un seul instant que nos responsables politiques nationaux et européens l’ont bien compris.
    Or, leur actions devraient conduire à la protection de l’intérêt collectifs et des peuples. Alors pourquoi un tel entêtement ????
    Si quelqu’un peut me répondre, merci

    1. Parce que nos dirigeants superposent systématiquement « l’intérêt collectif des peuples » avec l’intérêt des citoyens-épargnants-électeurs, et donc, aujourd’hui, avec les intérêts de la finance. Très rationnellement, pensent-ils…

    2. Cornelius Catoriadis a dit qu’un citoyen c’est quelqu’un aussi bien capable de gouverner que d’être gouverné.
      Si il n’y a pas assez de citoyens, il n’y a pas de défense des bien collectifs (l’eau,…mais ici le partage d’un fardeau).
      Par contre, les intérêts individuels restent comme vous le soulignez.

    3. « Or, leur actions devraient conduire à la protection de l’intérêt collectifs et des peuples. Alors pourquoi un tel entêtement ???? »
      Or ?
      un tel entêtement à croire que leurs actions protègent l’intérêt etc… c’est quoi ? vous souscririez à un budget de la NASA pour un igloo sur Mars ?

    4. En complément de celle de Vigneron , j’émets aussi l’hypothèse que , n’y voyant plus très clair non plus , et dans le meilleur des cas aussi prudents que Jducac pour ne pas déclencher une machine infernale dont ils ne maîtrisent pas les effets ( le seul effet qu’ils peuvent facilement évaluer étant de méchantes secousses sur leurs sièges ) , ils jouent le « wait and see » que même les forces syndicales jouent en évitant de sortir du bois , en attendant éventuellement des pistes assez sensées ( et pourquoi pas révolutionnaires) pondues par assez de gens pas trop débiles , comprises et acceptées par suffisamment d’électeurs/citoyens ( éventuellement débarassés en partie de leur nounours épargne) pour qu’ils puissent en faire un cheval de bataille gagnant .

      C’était pour rendre Paul Jorion moins pessimiste , et l’encourager à continuer à travailler quelques « grands dossiers  » comme l’interdiction de … », la fiscalité , la relation banques / représentation nationale , la difficile expression démocratique ( comment introduire de la réalité dans les vérités ) , l’éducation , la conscience politique , les grands équilibres biologiques , l’énergie ….

      On n’a pas fini de cotiser …..

  22. Deux ans que je répète sans aucun succès :
    Mise en faillite organisée du système financier ! « Glass-Steagal » imposant une stricte séparation des activités de banques de dépôt, banques d’affaires et assurances.
    Et incidemment interdiction des « paris sur les fluctuations de prix », qui n’apparaissent pas dans cette pétition……

    1. Il faut que le choc Friedmanien remonte dans le bras de celui qui tient le marteau.
      Vive le Tchernobyl financier Marlowe, il tache moins que l’autre…….!

    2. Oui il faut absolument ajouter interdiction des paris sur les fluctuations de prix, sinon cette pétition ne servira qu’à gagner du temps, sans s’attaquer au problème de fond.

  23. Premiers docs wikileaks releasés sur l’Islande, en suivant le lien donné plus haut:
    http://statelogs.owni.fr/index.php/memo/2010/11/28/looking-for-alternatives-to-an-icesave-referendum-15/

    Intéressant point de vue sur la façon dont la perspective d’un référendum sur la dette est alors envisagée… les islandais apprécieront sûrement!
    « 7. (C) Comment: It is quickly becoming clear that very few of the
    involved parties are comfortable with the Icesave issue being put to
    a vote in a national referendum. Both the ruling coalition and the
    opposition appear to understand that they must present a united front
    for there to be any possibility of discussing alternative solutions with
    the British and Dutch. »

    Hate de voir ceux concernant la Suisse, certains paradis fiscaux, et quelques grands établissements de crédit. Ca pourrait être intéressant, finalement…

    1. en ce qui concerne la politique des puissances ce que je crains c’est la vengeance des faux-naïfs, on le sait bien assez, mais pour les infos banque ça vise au cœur de nos petits sous, et ça c’est réjouissant

  24. Puisqu’il s’agit d’un banc dessai ….

    – A quel état s’adresse-t-on ?

    – 1 : je signe
    – 2 : je signe
    – 3 : je ne signe pas
    – 4 : je ne signe pas
    – 5 : est ce vraiment tout ?
    – 6 : à soumettre à des experts fonctionnaires amis .
    – 7 : soumettre aussi en banc d’essai à la totalité des parlementaires au moins français et européens ; 15 jours pour rendre réponse sinon à considérer comme non signataires .

  25. Je signe, bien sûr.
    Meme si on attend tjs le referendum d’initiative populaire, qui changerait bien des choses…

    1. Bin mon ‘toine, t’es pas près d’en voir la couleur, quand bien même il existerait, ton volapuk …
      Punaise …

    2. @ AntoineY et Zébu,

      Sûr !
      Le référendum d’initiative populaire sans conditions (sans les gardes-fous que souhaite y mettre notre gouvernement) arrivera en France lorsque les poules auront des caries dentaires.
      D’autant plus que nos députés, de gauche et de droite, sont, comme le dit juan nessy , rendus prudents par ce qui se passe en Suisse. Tout comme Anne-Sophie Mercier (journaliste de Charlie Hebdo) et Joseph Macé-Scaron (animateur de France Culture) – que j’ai entendu hier sur RTL commenter la décision du peuple suisse d’interdire à certains étrangers criminels de séjourner dans leur pays -, la majorité de nos députés français et européens sont d’accord que la « populace » (dixit Mercier et Macé-Scaron dans un bel ensemble) pense mal. S’il leur fallait une preuve supplémentaire après le « non » populaire au TCE, la voilà. Quand j’étais jeune, le conservatisme bourgeois bien-pensant était cantonné à la droite. La gauche est semble-t-il aujourd’hui son plus fervent soutien.
      Pas facile, la démocratie …Salaud de peuple !

    1. Il vaudrait mieux être sur …..

      Sinon j’ai un autre chèque en blanc à vous faire signer .

      Mais c’est vrai que si le chèque est en bois ou la banque en faillite …..

    1. @ Julien

      Non, c’est une autre version que celle à laquelle vous faites référence…
      Je ne sais pas comment la qualifier mais elle n’est pas libertarienne.

      Cordialement,

    2. Nikademus

      Les incrustations en français (version libertarienne, hyperlibérale, appelez-là comme vous voulez) n’ont rien à voir avec ce qui est dit effectivement en chinois mandarin dans cette vidéo de la télévision chinoise CCTV qui évoque notamment l’exposition universelle de Shanghai et la nécessité pour la chine de proposer à l’exportation des produits utiles à la collectivité. Pas une seconde il n’y est question de la France.
      J’avais posté sur le blog une traduction de cet interview. C’est bien la version dont parle Alexandre.

    3. Cette saloperie de fake a fait des dégâts incroyables, je peux en témoigner pour l’avoir entendue évoquée ou carrément relayée très sérieusement par des personnes très diverses. Et ça continue à tourner…
      La bêtise et l’ignorance m’évoquent irrésistiblement un sentiment d’océanité éternelle et universelle… Un capital, une ressource inépuisable.

    4. merci d’informer!
      J’avais moi même vu cette vidéo et me suis fait avoir.
      Pourquoi ces fakes capable de dévaster un opinion ne sont pas traduits par youtube et marqués comme fake si la traduction ne correspond pas. C’est grave, c’est eux les modérateurs.

    5. @ tous

      Ni hao!

      Pierre-Yves, vous faites bien de préciser, cela me paraissait sottement évident, toutes les versions qui circulent sont des faux ! Et merci de nous dire de quoi il est finalement question dans ce reportage (j’avais manqué votre traduction)…

      Je voulais seulement signaler qu’il existe au moins deux versions.

      L’une libertarienne: ici
      Qui feint donc de faire moquer une fiscalité aberrante, vieille antienne libertarienne.

      L’autre non, celle signalée plus haut (censée venir du Japon !!), qui bien que fantasque sur l’origine de la dette, parle de pillage par les rentiers, dénonce le saccage des services publics, et fait référence à la nuit du 4 août.

      Et je n’en défends aucune ! Il me semble en fait que l’adhésion, ou le rejet, qu’elles peuvent susciter signalent surtout des fantasmes préexistants.

      Gageons qu’après s’être fait avoir une fois, deux fois, trois fois, se constituera une conscience critique… Par exemple de ne pas prendre pour argent comptant des sous-titres dans une langue que l’on ne comprend pas, ou que l’on prend pour du japonais…

      Bien cordialement,

      P.S.: Profitons-en pour signaler leur ancêtre à tous, à l’époque où l’on ne parlait pas de « fake » mais de détournement: « La dialectique peut-elle casser des briques ? ».

  26. Voilà que nous approchons des choses sérieuses,
    comme proposé depuis longtemps sur ce blog,
    et souhaité par la majorité déjà du peuple irlandais, selon sondage cité sur ce blog.

    Cette pétition comme la proposition de Delpla va dans le bon sens :
    l’expropriation des banksters et la création d’un service bancaire public.
    Il est quelquefois question de revendre re-privatiser plus tard …
    Ce serait un erreur, recommencer à terme.
    Peut-importe, commençons par l’urgence, se débarasser des banksters.

    Le point 1 de la pétition affirme que le risque en cours c’est faillite ou insurrection.
    Pour mettre en œuvre la pétition de bon sens, il faudra en fait cette insurrection.
    On a jamais vu, nulle part le cœur de la classe capitaliste
    prendre en compte la moindre pétition,
    ou le moindre vote majoritaire qui menace sa domination

    1. ni la moindre pétition, ni les référendum en 2005. à partir de là conjecturer démocratie avec des gens dont la mission est d’en vider la substance…

  27. Je vois sur le site de Denis Dupré : Finance, Ethique, Développement Durable.

    Quelqu’un peut-il expliquer en quoi la morale et la finance peuvent cohabiter ?
    Et aussi, qui peut croire encore à l’oxymore « développement durable » qui voudrait donner quelques limites à une croissance infinie dans un monde fini.
    Qui peut expliquer par quelle « éthique » les banques nationalisées feront « de justes bénéfices » ?
    Le pire ne peut pas être évité, le pire est déjà là, et pas seulement depuis trois ans.

    Que doit-on criandre le plus : la faillite ? nous y sommes déjà.

    Alors ce qu’il faut craindre, c’est la révolte des opprimés ? et le mouvement qui abolit les conditions existantes, ce fameux « communisme » qui fait tellement peur aux possédants et à ceux qui les servent.

    Dites le clairement.

    1. L’éthique pour Spinoza c’est l’art pour les humains de bien vivre ensemble.
      Effectivement la finance et l’éthique ne cohabite plus aujourd’hui. Quand j’ai écrit dans Libération en 1998 un article intitulé  » L’économie Titanic a-t-elle assez de canots de sauvetage ? », un professeur réputé de finance regrettait que je sois juste titularisé et qu’on ne puisse pas me virer.
      Donc 12 ans que je me bat pour mettre de l’éthique …très souvent seul, peut être en vain et occasionnellement découragé .
      Heureusement, il y a aujourd’hui des Paul Jorion, Paul Dembinski (revue Finance et Bien Commun) pour essayer de réparer le cœur du réacteur en revenant à la bifurcation d’erreur (pour la banque abandon du Glass-Steagal Act, désintérêt des sociétaires dans leurs banques coopératives, ….).
      Si l’on met du sens partout sauf dans la finance, c’est comme si on soignait chaque organe du corps, sans soigner , comme le fait la médecine chinoise, les flux d’énergie.
      Il faut à mon sens beaucoup plus de financiers s’intéressant à l’éthique. Or, tout est fait pour que ce soit contraire à la carrière et qu’ils n’existent pas.

    2. « pour la banque abandon du Glass-Steagal Act »
      Aaaahhhh!!!!! Enfin une touche !!!!!!
      J’en conclue que votre pétition manque d’éthique et de coopération mutuelle………
      Allez, un petit effort ! 🙂

  28. quelle différence peut-on faire entre « actionnaires » d’une banque et « citoyens »?
    Je rappelle que toute personne ayant un peu d’épargne est actionnaire, la plupart du temps « à l’insu de son plein gré ».
    En effet, les banques placent nécessairement tous les avoirs et dépôts des particuliers dans des produits financiers divers, y compris des portefeuilles d’actions, des obligations, etc.
    « Faire payer les seules banques ou les seules actionnaires » n’a strictement aucun sens concret. Le « bon père de famille », au même titre que les milliardaires, en sera de sa poche.
    Sauf à faire tourner la planche à billets à l’américaine, ce qui n’occasionne que le repli liquide massif et le blocage économique.
    Alors, c’est foutu de toute façon.
    Pour ma part, je pense que la BCE avalera son chapeau et fera comme les autres banques centrales: elle émettra autant de monnaie nouvelle que nécessaire pour éviter des déflations violentes. Les allemands vont protester pour la forme, mais l’épargnant allemand sera aussi content que l’épargnant français de voir ainsi son épargne provisoirement protégée.
    A l’arrivée, il n’est pas impossible que des investisseurs asiatiques (chinois) et des pays pétroliers achèteront, pour des raisons en partie politiques, une bonne part de la dette européenne, comme ils l’ont fait aux USA. Cela prouve que ces investisseurs font néanmoins plus confiance dans les capacités de l’Europe et des USA qu’en leurs capacités dans leurs pays totalement corrompus.
    Il n’empêche, cette mécanique n’apportera aucun équilibre, car les intérêts des intérêts du capital feront que les créances croîtront aussi inéluctablement que les dettes en face.
    La paupérisation dans nos pays va s’étendre sans apporter véritablement la « richesse » ailleurs, car les richesses sont confisquées par les rentiers, asiatiques ou européens ou américains, qu’est-ce que cela change pour l’immense majorité?

    1. @ Johannes
      « Je rappelle que toute personne ayant un peu d’épargne est actionnaire, la plupart du temps « à l’insu de son plein gré ». »
      Vous racontez un peu n’importe quoi la !!

      « « Faire payer les seules banques ou les seules actionnaires » n’a strictement aucun sens concret. Le « bon père de famille », au même titre que les milliardaires, en sera de sa poche. »
      Oui c’est exact, excepte que dans l’affaire: le millardaire et le bon pere de famille y perdront tous les 2 une partie de leur capital.
      Mais si on ne restructure pas les dettes, l’etat, en renflouant les banques, sera affaibli et devra augmenter les impots (devinez qui sera preferenciellement ponctionne … le millardaire ou le bon pere de famille ??), se passer de qqes services publiques (que le bon pere de famille ne pourra par remplacer par le seul fait de son capital, contrairement au millardaire), et sera dans l’incapacite de promouvoir une quelconque politique.

      Alors le bon pere de famille y perdra egalement, c’est certain, mais il y perdrait encore plus si on ne faisait rien

    2. Effectivement quand ils ne pourront plus ponctionner le peuple sans créer une révolution, ils monétiseront la dette et puis terminé.

  29. Je suis tout à fait favorable à cette initiative. Et, comme on est pas à quelques jours près, cela vaut la peine que les commentaires et discussions sur ce blog servent à finaliser un texte qui outre le fond devrait être un peu plus pédagogique.
    ( Il faudrait également un volontaire pour demander à Cantona de faire l’opération de relation publique)

  30. Cher Denis,
    en voila une excellente initiative !!
    Faudrait toutefois indiquer ou signer. 😉

    Je tique toutefois sur le preambule, le « nous actons que », qui me semble etre parfois un chouille agressif. Je me permet qqes humbles suggestions (dans le cas ou votre petition ne serait pas deja lancee):

    1. Il n’y a pas que l’Allemagne dans ce cas: je ne me rappelle pas avoir entendant nos politiques promouvoir cette option. Si vous voulez garder ce paragraphe, je vous recommanderais d’attribuer ce refus de la planche a billets a l’ensemble de la classe politique europeenne. Inutile de viser nos voisins comme vous le faites.

    2. j’enleverais « alors que la crise est devant nous. » … on y est deja. 😉

    3. Je virerais ce paragraphe: inutile d’attaquer les conseillers, certains sont tres certainement tres brillants. Par ailleurs vous y faites allusion aux points 4 et 5. Peut-etre le remplacer par une allusion au lobby bancaire-financier qui influence la classe politique.

    bien a vous

    1. je viens de l’ecouter sur Deezer … je viens de comprendre. 😉
      allez zou, on vire aussi le mot « banque », split.

    2. en fait, concernant le point 1, j’ecrierais: refusant A JUSTE TITRE de faire marcher la planche a billet, …

      creer de la monnaie c’est donner du carburant a la speculation
      restructurer les dettes c’est affaiblir la speculation

  31. « 3. L’Etat peut décider de verser, à partir du budget de l’état, dans une procédure à part, une prime différenciée pour compenser les pertes de certains actionnaires ou créanciers qu’elle souhaite préserver jusqu’à un certain montant. »

    Bonjour l’arbitraire. Gageons que «certains actionnaires ou créanciers » seront plus égaux que d’autres…

    « 4. L’état doit poser de façon transparente la procédure, accessible à chaque citoyen. Des représentants, spécialistes financiers indépendants, doivent être désignés par la société civile pour représenter les citoyens dans les négociations. »

    Vous croyez vraiment ce que vous écrivez ? Gageons que ce sera un niet catégorique. L’élite auto-proclamée à l’égo surdimentionné ne supporte pas qu’on fourre son nez dans leurs sales petites combines.

    Vous nous servez du «citoyen» à tout bout de champs. Mais comme le disait Cornelius Castoriadis @ Là-bas si j’y suis en Novembre 1996 :
    « Il y a la merveilleuse phrase d’Aristote : « Qui est citoyen ? Est citoyen quelqu’un qui est capable de gouverner et d’être gouverné ». Est-ce qu’il y a 40 millions de citoyens en France en ce moment? Question! »

    1. Merci. Super!
      Cet entretien, en dehors que quelques égarés serviteurs du capital, est passionnant pour tous les participants à ce blog

  32. « 4. L’état doit poser de façon transparente la procédure, accessible à chaque citoyen. Des représentants, spécialistes financiers indépendants, doivent être désignés par la société civile pour représenter les citoyens dans les négociations. »

    Bin, vous feriez mieux de dire directement à nos dirigeants bien aimés qu’on leur demande de se faire hara-kiri, ce sera plus rapide et plus explicite …

    ‘tain, en plein délire là, …

    Complètement du même avis que Vigneron : pourquoi pas obliger chaque ‘épargnants’ ayant de manière forcenée cherchr à maximaliser leur pognon pendant des années à mater ‘Dupont la joie’ avant que de signer la pétition, non plus ?!!
    DUPONT LAJOIEenvoyé par cjibe13. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

    1. Bin, cher Marlowe, j’y avais pensé aussi, mais j’ai pensé aussi que Paul ne prendrait pas l’insulte à la légère, même pour rire …

  33. Il y a quelque chose de kafkaïen à apprendre que la Cour de Justice européenne vient de donner raison aux fonctionnaires européens pour imposer une augmentation de leur traitement de 3.7% l’an prochain. Parallèlement, la Commission Européenne se bat avec les Etats pour obtenir une augmentation de son budget de près de 6% alors que les Etats membres veulent la plafonner à 2.9%. Si c’est la crise pour les Etats qui doivent tailler dans leur budget, ça ne l’est pas pour cette Europe !

    Quelle indécence révoltante de constater que les mêmes fonctionnaires (déjà très bien payés) qui imposent aux Etats un cocktail amer de baisses de salaires et de hausses d’impôts peuvent employer de tels moyens pour augmenter encore leur traitement alors que tout le continent se sert la ceinture. En signe de solidarité, ils devraient avoir la décence de faire un geste de solidarité vis-à-vis de tous ces peuples qu’ils font souffrir. Mais non, les efforts ne valent que pour les autres et surtout pas pour eux.

    http://www.marianne2.fr/De-l-indecence-europeenne-en-pleine-crise_a200091.html

    1. J’en connais un qui m’a fait visiter son apart dans un’ tour, immense, avec grande terrasse au dessus du pacifique, piscine au dernier étage, asenceur d’accès direct dans l’apart, etc.
      – Combien?
      – 3200 $ le mois
      – ça les vaut!-
      – j’ai une idemnité de 3500, mais j’ai pas trouvé miieux plus cher…

  34. Cet appel m’amène à en énoncer un corollaire, qui paraîtra peut-être farfelu, mais qu’importe : citoyens d’Europe, pourquoi ne nous doterions pas nous-mêmes d’une carte (symbolique) d’identité européenne ? Nos gouvernants n’ont pas l’air bien pressés, pourtant nous sommes le peuple (européen) ! Même sans autre usage que symbolique, je serais heureux de pouvoir glisser dans mon porte-feuille une carte, format carte de visite standard par exemple, aux couleurs de l’Europe, avec mon nom et mon adresse et ma photo dessus. Un simple site internet pourrait peut-être permettre de faire cela commodément, façon pétition électronique, en plusieurs langues, à l’échelle européenne, sans compter que d’autres symboles pourraient s’y adjoindre : badges, autocollants, images à intégrer dans nos sites ou nos blogs, etc.

    1. Ouais , Ouais …!

      Avec un secrètaire , un trésorier , une commission exécutive , des secrétaires départementaux , des timbres d’adhésion , des élections internes , un siège à Paris et à Bruxelles et des parkings réservés .

  35. Je signe
    comme l’a suggéré qq un plus haut, faire circuler une pétition oui, mais pour en augmenter l’ampleur, il est sans doute indispensable de le faire en bonne intelligence avec des porte-voix, je pense notamment (et chacun ici aura ses propres idées de relais …) à : CCFD / http://www.aidonslargent.org/ , les économistes atterrés http://atterres.org/ , le collectif (CCFD, CFDT, Attac, CGT, Oxam ….) http://www.stopparadisfiscaux.org/ et sans doute beaucoup d’autres,
    ce qui revient à réfléchir à une coordination, du vrai boulot de lobbying !! qui peut faire tout ce travail ainsi à distance, puisque c’est bien là notre situation de fidèles de ce blog

  36. Denis Dupré, votre CV indique :

    1989-1993 : responsable de la mise en place de la gestion des opérations de titrisation à la Caisse Autonome de Refinancement puis directeur-adjoint à la création de la société de gestion Eurotitrisation (filiale de CDC-BNP-Indosuez).

    1985-1989 : Crédit Foncier de France : responsable-adjoint dans l’équipe de direction du développement de la titrisation (première à réaliser en France une opération de titrisation sur des prêts hypothécaires). Responsable-adjoint au service informatique de la gestion des prêts mensuels.

    Fin de citation.

    Enfin un spécialiste de la titrisation intervient pour nous dire ce qu’il faut faire !

    Mais, dans la lutte pour neutraliser la créature, est-ce que le docteur Frankenstein peut être efficace ?

    La réponse est : oui.

    Le docteur Frankenstein a participé à la mise en place de la titrisation, ou si vous préférez : le docteur Frankenstein a participé à la mise en place d’une créature.

    Aujourd’hui, nous constatons que sa créature a provoqué des dégâts gigantesques.

    Qui peut aider à neutraliser la créature et à limiter ses dégâts ?

    Réponse : le docteur Frankenstein peut aider.

    Mais il y a un problème.

    Problème : aujourd’hui, qui fait confiance au docteur Frankenstein ?

    Pas moi.

    Je ne fais plus aucune confiance aux docteurs Frankenstein.

    1. BA, procès d’intention ? Vous avez lu l’appel ? Qu’est-ce qui vous semble ne pas aller dans le bon sens ? Il est certainement perfectible, aussi n’hésitez pas à donner du votre !

    2. Ce qui me semble ne pas aller dans le bon sens, c’est qu’à aucun moment, Denis Dupré ne se pose la question 1 :

      « Est-ce que, pour se financer, l’Etat doit emprunter sur les marchés internationaux ? »

      A aucun moment, Denis Dupré ne se pose la question 2 :

      « Est-ce que, DE TOUTE FACON, le système de la monnaie unique européenne n’est pas voué à l’explosion, quoi que nous fassions ? »

      A aucun moment, Denis Dupré n’évoque ces deux points fondamentaux.

      A partir de là, je ne signe pas.

      Cette pétition vise à coller une petite rustine sur la coque du Titanic.

    3. Le docteur Frankenstein n’interdit pas les paris sur les fluctuations de prix du « matériel humain » premier……

    4. Vous êtes très fin BA et vos questions sont sans doute justifiées…

      Mais de grâce, faites des propositions alors…….

      Vous sentez quand même bien que l’esprit de la chose est d’ être ENSEMBLE pour faire face,non?

      Modifiez, nuancez, changez tout mais manifestons-nous…….

      Idem pour tous ceux et celles qui ont des objections. MERCI

    5. @ BA,

      Oui : des doutes, des doutes et encore des doutes, comment leurs faire encore confiance ? Difficile d’imaginer ensuite, des lendemains qui changent et qui chantent.

      Cdt.,

  37. Et l’agence REUTERS en remet déja une couche..puis on viendra encore dire que tout cela n’est pas prémédité depuis longtemps?

    ANALYSIS-Portugal, Spain in crosshairs as Ireland bailed out

    28 November 2010 21:29

    (Reuters) – The European Union’s bailout of Ireland is unlikely to halt expectations that the euro zone debt crisis will spread to Portugal, or provide reassurance that a firewall can be built around Spain.

    http://www.businessandfinance.ie/news/analysisportugalspainincrosshairsasirelandbailedout

  38. Je ne signe pas. Ces propositions sont faites sous l’analyse qu’il y aurait des valeurs identifiées.

    Je nie le pouvoir de quiconque de décider pour autrui de ce qui est valeur ou pas.

    La monnaie se doit d’être créée sur la base des individus. Ni des Etats, ni des Banques, ni sur aucune définition de ce qui est valeur ou pas, au détriment de la liberté de choix individuelle.

    Une monnaie équitable se doit d’être créée sur la base d’un Revenu Universel individuel Citoyen.

    Toute autre proposition est une proposition inacceptable, et constitue une violation du principe Constitutionnel de Liberté d’Egalité et de Fraternité, au bénéfice de concepts anticonstitutionnels.

    1. Dans le fond c’est très juste. Mais il faudrait mettre tout le monde à 0 avant de redistribuer… c’est chaud comme pilule.

  39. salut
    je désire exprimer que j’adore Michel Houellebecq ..
    merci de votre compréhension.
    pas de Nation,pas de respect pour ceux qu’on veut pas ,un savoir vivre en dehors de cette liberté empoisonnée.merci Mr Michel Houellebecq ,je vous adore sans avoir lus,mais juste entendus grâce à un de nos merveilleux intervenant..

  40. J’ai une grande angoisse .

    A part l’incertitude pou Lau , il me semble qu’il n’y a aucune réaction de citoyenne sur ce banc d’essai.

    Dans mon ancien boulot , je retournais sur mes fourneaux dès que les femmes se désintéressaient de l’objet de mes interrogations .

    1. @ Karluss

      Je ne crois pas à l’efficacité des pétitions. C’est un mode d’action qui me donne une sensation d’impuissance totale. Je peux ?

    2. @ Martine Mounier,
      bonjour,

      cette pétition est une FORME de mobilisation collective…

      D’autres formes sont sans doute envisageables après pendant, que sais-je??

      Etre ensemble, ca fait du bien… Non?

    3. la pétition signe un aveu d’impuissance, sirène d’un coq qui cuit déjà. une pétition est recevable dans le cas où si elle ne l’était pas le risque serait trop grand que ça barde. là on rigole.

    4. @ Laurence

      Il y a selon moi quelque chose de muet dans une pétition, quelque chose de passif.
      Tout se passe comme si nous comptions sur un nombre important de signataires mais qu’au final le nombre ne fasse jamais poids, simplement parce que signer une pétition est un acte facile — il faut quoi pour signer une pétition ? une, deux secondes — un acte qui n’engage pas beaucoup.
      Du coup, la pétition me semble la forme d’action la plus facile à disqualifier. Et, d’une certaine manière, par la réduction qu’elle opère de l’expression personnelle à une pauvre signature au milieu d’une liste d’anonymes — à l’exception des personnalités que l’on prend grand grand soin de placer tout en haut de la liste, parce qu’elles ont, contrairement à vous, du crédit d’avance —, celle qui renvoie tout un chacun à sa solitude.

    5. @ Martine Mounier,

      Tiens, je vais faire court pour une fois :
      Je suis d’accord avec vous sur toute la ligne.
      Je ne suis pas non plus de la race des signeurs, pour les raisons que vous dites (et deux ou trois autres raisons, mais j’ai promis de faire court).

      —————

      @ Laurence,

      Content de vous relire ici. De passage ?

      —————

      @ octobre,

      OCTOOOOBRE ? Octooobre ? …vous êtes là ?
      Z’avez vu ?!! … Laurence est de retour dans les parages !

    6. à Jean-Luc

      Bien sûr que j’ai remarqué. Lau, c’est un fluide.
      Laurence est revenue. Anne ne vient plus… ( et Mathilde ? : allez tiens, par plaisir, avec la voix de Nougaro
      Au fait, Jean-Luc, tu peux me tutoyer, et moi, je peux tutoyer toi ?

    7. @ octobre,

      Merci de me proposer le tutoiement, octobre, ça me touche.
      Vous (tu vas comprendre) connaissez sûrement ces mots du poème « Barbara » de Jacques Prévert :
      « Et ne m’en veux pas si je te tutoie
      Je dis tu a tous ceux que j’aime
      Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
      Je dis tu a tous ceux qui s’aiment
      Même si je ne les connais pas »

      A vrai dire, j’ai un attachement à l’élégante politesse que procure au discours le vouvoiement (ou voussoiement en langage vieilli). Dans les lieux ou le tutoiement se répand sans retenue – ce n’est pas le cas chez Jorion ! – j’ai le même sentiment que décrit Kundera dans « La plaisanterie » :
      « J’avoue ressentir, depuis, une aversion pour le tutoiement ; à l’origine, il doit traduire une intimité confiante, mais si les gens qui se tutoient ne sont pas intimes, il prend subitement une signification opposée, il est l’expression de la grossièreté, de sorte que le monde où le tutoiement est d’usage commun n’est pas un monde d’amitié générale, mais un monde d’omniprésent irrespect. »

      Je t’ai écrit « tu » il y a quelques jours sans réfléchir et c’est très bien. Le mot que tu as envoyé ce jour-là, à l’adresse de monsieur Jorion, m’a touché et remis en mémoire un moment difficile pour moi, où tu avais su m’envoyer le signe qu’il fallait. Le « tu » est venu de là, de ce sentiment soudain d’amitié. As-tu noté également ce « tu » de Paul Jorion il y a quelques semaines, à l’adresse de vigneron, lorsque ce dernier a annoncé vouloir quitter notre agora ? C’était un « tu » pour exprimer bien plus que « Restez, vigneron ».
      Le « tu » est donc arrivé entre nous, mais j’ai le sentiment que le « vous » n’est pas définitivement chassé pour autant. Pour la simple raison qu’il permet de mieux exprimer certaines choses, en nous mettant pour un bref moment à distance de parole, à distance respectueuse de parole (c’est un rôle qui manque il me semble dans le discours des anglo-américains. « Omniprésent irrespect », dit Kundera ?). Certains mots ou paroles ont absolument besoin de cette distance, de cet air autour d’eux, pour prendre leur place. Un peu comme ce qui se passe lorsque, pour dire certaines choses à un proche, on a besoin de lâcher sa main, de se décoller de lui. J’ai fait une expérience il y a peu avec un interlocuteur sur Internet, qui me fait comprendre la valeur du « vous » : Nous échangions très complètement sur différents thèmes lorsque nous nous disions « vous », et depuis que le « tu » s’est imposé sans retour possible, nous n’abordons plus certains sujets, car ils paraissent grotesques et malvenus au regard de cette nouvelle intimité. C’est dommage.
      (Tu comprends maintenant la raison de mon « vous » de début, nécessaire pour que la citation de Prévert ne verse pas dans le grotesque.)
      Je crois donc que le « vous » peut encore servir entre nous parfois, n’est-ce pas, octobre ? On fera ça au jugé, tu es d’accord ?

      PS: Laurence (qui revient faire un tour par ici), et Lau (avec qui Pablo et moi avons eu l’occasion d’échanger dimanche sur un autre fil) sont deux interlocutrices différentes ! …Deux fois plus de possibilités d’échanges 😉

    8. Jean-Luc

      Oui d’accord, je comprends. Ce qui compte étant plutôt l’intensité de l’échange et la sincérité de l’échange : voici la « bonne règle » à mes yeux. Parfois ça passe mieux avec le vouvoiement d’autres fois le tutoiement conviendrait mieux. Alors je vous dis faisons comme avant sans ridicule ni tartufferie.
      Mince, comment ai-je pu confondre Laurence avec Lau ?
      Toutes mes excuses à elles et à vous 🙂

  41. Johannes Finckh dit :
    28 novembre 2010 à 21:19
    quelle différence peut-on faire entre « actionnaires » d’une banque et « citoyens »?
    Je rappelle que toute personne ayant un peu d’épargne est actionnaire, la plupart du temps « à l’insu de son plein gré ».

    Tout à fait, de plus, quiquonque côtise à une caisse retraite complémentaire, ou prend simplement uns assurance vie, est aussi un actionnaire indirect.

    Je l’ai déjà cité mais pourquoi pas une seconde fois Henri Louis Mencken
    Ecrivain américain 1880-1950
    «Pour chaque problème il y a une solution qui est simple, claire et fausse.»

    Je pense que l’économie privée et publique est depuis quelques années aux mains des financiers, que je distingue des capitalistes au sens classique. Les financiers sont avant tout des technocrates formés dans les grandes écoles et université qui sont en fait des salariés (même bien payés, par des capitalistes) Ces derniers ne comprennent souvent même plus de quoi leur parlent les financiers. Les visées à très court terme des financiers, lesquels sont très myopes économiquement parlant, viennent de plus en plus transformer la direction d’une entreprise privée ou publique en une mécanique réglée par des rations comptables. Or la gestion d’une entreprise provée ou publique, centralisée ou décentralisée implique que des centaines de paramètres soient pris en compte pas seulement le taux de profit à court terme.

    Par exemple, à court terme, une entreprise peut augmenter ses profits en fermant tous ses laboratoires de recherche développement, mais qu’en sera-t-il des profits à moyen et à long terme. En gros les financiers en privilégiant le court terme tuent le profit à long terme.

    Cependant, les financiers constatant que les capitalistes n’étaient le plus souvent pas capable de suivre leurs raisonnement en ont profité pour obtenir des conditions de rémunération exorbitantes dont ils vont essayer de profiter tant qu’il y aura encore quelque chose à gratter dans les tiroirs…
    Même le plus zélés des défenseurs du capitalisme et de l’économie de marché considéraient que le profit sans le risque de l’entrepreneur était immoral. Or c’est exactement ce à quoi nous assistons avec la prise en main des entreprises par les financiers.
    Ce qui est encore plus grave c’est qu’ils appliquent des théories économiques guidées par une idéologie dépassée tout droit issue des pensées mécanistes de Walras et Pareto.

    J’entendais Joseph Stieglitz (prix Nobel d’économie très critique du libéralisme économique incontrôlé) dire qu’il y avait eu un petit progrès dans les universités américaines et que les plus jeunes étudiants commençaient à entendre d’autres théories économiques moins simplistes que l’équilibre de l’économie de marché fondée sur l’addition de comportements des agents économiques sensés agir dans leurs intérêts individuels avec une rationalité économique infaillible… Théories dont les financiers au pouvoir en ce moment restent encore pour la plupart très attachés.
    Or les agents économiques ont des motivations bien plus complexes que de maximiser leurs avantages exprimés en valeur monétaire et de minimiser leurs inconvénients exprimés dans les mêmes termes.

    Je pense sincèrement que dans une pétition telle que celle dont on parle et qui a mes faveurs, on doit aussi s’adresser à celles et ceux qui dirigent réellement l’économie, qu’elle soit privée ou publique. Essayer de les convaincre intellectuellement que les théories qu’on leur a appris sont dépassées…
    On pourrait les prendre au mot, par exemple quand ils disent qu’il faut réduire les déficits publics afin de ne pas faire supporter ces déficits par les générations futures… Que penser alors de la dette sociale que devront payer les générations futures suite aux restrictions dans l’éducation la santé publique et les investissements d’infrastructures sans lesquels aucune économie ne peut fonctionner? Les générations futures devront bien les payer aussi et sans doute plus cher qu’une dette monétaire comme celle que laisserait des déficits publics qui au moins devraient permettre le maintien des investissements éducatifs en équipements et en personnel ainsi que celui des investissements de santé en équipements et en personnel ainsi que celui aussi des infrastructures publiques indispensables au fonctionnement de l’économie, quelle qu’en soit la forme. Tels qu’on voit se profiler les choses, les générations futures devront non seulement payer pour rétablir éducation, santé et infrastructures, mais elles devront le faire avec des personnes moins bien éduquées et sans doute en moins bonne santé et avec des infrastructures en grande partie en ruine… Bel héritage que les politiques d « rigueur » vont laisser derrière elles…

    Il y a un autre domaine où les politiques libérales du marché et de l’entreprise privée sont totalement inefficaces et ce domaine me tient particulièrement à cœur : il s’agir des services et investissements destinés aux personnes les plus vulnérables de nos sociétés, personnes malades et ou handicapées ou encore personnes très âgées ou en situation de très grande pauvreté. La mise en concurrence de services adaptés ou d’équipements tels que le logement ne peut fonctionner car ces personnes vulnérables n’ont pas les moyens, au sen large du terme de faire jouer la concurrence : les décisions à prendre sont trop complexes, même s’il y avait une totale transparence des informations sur les prix et la qualité des services rendus et les actions à entreprendre en cas de décision de changement de « fournisseur de service ou de logement » seraient trop lourdes à assumer déjà sur le plan matériel (je ne parle même pas de coûts monétaires, mais de tracas et de fatigues que ce genre de changements induisent et encore plus pour des personnes déjà vulnérables. Mais aussi sur le plan affectif : changer de « fournisseur de service ou de logement » implique des pertes de repères, tant au niveau des lieux et installations qu’au niveau des intervenants des services et aussi des liens affectifs ou simplement amicaux établis dans le voisinage. Il est donc vraiment très peu probable qu’une situation de concurrence dans ces domaines aboutisse à une quelconque amélioration de la situation de ces personnes et même du point de vue strictement économique vu par les financier à une meilleure efficacité des services ni à des réductions de dépenses à moyen et long terme…

    A mon vis il faudrait que les dirigeants publics, privés et même gouvernementaux se remettent à vraiment prendre de vraies décisions rigoureuses, je m’amuse ici avec ce terme de rigueur tellement mal employé quant on le transforme en restrictions budgétaires. La vraie rigueur serait de vraiment prendre en compte toutes les variables et tous les paramètres essentiels à la bonne marche d’une entreprise humaine : les questions de personnes, les questions techniques, les questions de répartition des biens et services et les questions financières.

    Dernier commentaire à propos de la pétition, si elle devait rester au plan national français elle n’aurait que peu de chances d’aboutir à des résultats. Il me semblerait nécessaire qu’elle atteigne au strict minimum le niveau européen, niveau où je pourrais essayer de pousser pour la faire transmettre. J’ai déjà signalé que rien que pour ce qui concernait les droits des personnes handicapées, nous étions arrivés à obtenir près d’un million cinq cent mille signatures en quelques mois au niveau européen. Mais il ne faut pas se cacher qu’il faut mobiliser des réseaux de terrain pour arriver à ces résultats… Les citoyens ne signent ce genre de pétition que s’ils ont réellement compris la portée qu’elle peut avoir ou qu’ils font confiance aux personnes qui ont-elles même compris cette portée.
    Divers mouvements européens sont en mesure de propager une pétition allant dans le sens de ce projet, les associations européennes du secteur social, Plate Forme Sociale Européenne, les organisations syndicales européennes également ETUC et probablement les associations écologiques (bureau européen de l’environnement).

    Par ailleurs il faut que le message soit accessible à des lecteurs non versés dans les mécanismes bancaires ou financiers et les jargons techniques qui les accompagnent… Mais l’accessibilité des arguments ne peut se faire au détriment d’une grande rigueur intellectuelle faute de quoi, les adversaires ont tôt fait de dénigrer le contenu de la pétition ainsi que ses auteurs.

    On peut aussi s’inspirer du « Manifeste des économistes atterrés », que j’ai par ailleurs signé.
    http://www.assoeconomiepolitique.org/?article140

    Bien cordialement.

    Paul

  42. « 1. L’état enclenche, dès que possible, une procédure de restructuration dans laquelle l’état est le liquidateur. A ce titre, il valorise les actifs de la banque. »

    Combien d’années avant de tenter de comprendre le sac de noeuds qui se cache derrière tous ces actifs les plus compliqués et entremêlés les uns que les autres ?

    Ce qui me semble manquer à votre proposition, c’est un engagement formel à poursuivre ceux qui sont partis avec la caisse, à savoir revenir X années en arrière sur les agissements des dirigeants qui ont provoqué la faillite frauduleuse de leur établissement financier en distribuant des bonus, et dividendes astronomiques, évasion de bénéfices, SPV et autres joyeusetés…

  43. « 3. L’Etat peut décider de verser, à partir du budget de l’état, dans une procédure à part, une prime différenciée pour compenser les pertes de certains actionnaires ou créanciers qu’elle souhaite préserver jusqu’à un certain montant. »

    Lesquels ?
    Jusqu’à quel montant ?

    Si vous me répondez, comme répondit Sarkozy en 2008, tous les déposants dont les avoirs sont au plus de 70 000 €, je réponds : ‘ben merde’.

    Parce que cette prime sera versée à un multitude de cochons qui se son engraissés, certes petits (au regard de ceux qui, évidemment, sont des baleines à bosses en comparaison) et qui tirent légitimité, justement, qu’ils sont ‘petits’ pour devoir être sauvé, eux qui hier encore, devant l’adversité, cherchaient le ‘+5%’ en PEA ou en Assurance-vie, ou qui plaçaient à qui mieux mieux à la bourse, dans le fol espoir de se faire des ‘couilles en or’, pour, enfin, partir à la Bourboule cet été avec les plus-values, que merde, ouida, l’Etat, l’outrecuidant, vient nous charger velu avec ses cotisations et ses impôts et devinez qui sonne à la porte, quand la bise fut venue avec la dégringolade de la Grèce puis de l’Irlande, sentant venir le vent mauvais, celui qui vous ratiboise tout y compris votre épargne ???, hein ? : ‘l’épargnant’, le ‘petit’, celui qui n’a pas plus qu’un patrimoine de 70 000 € et pas plus d’un neurone quand on lui parle ‘gain’, profit’, ‘lucrativité’, ‘sans péril’, ‘garantie de l’Etat’, le même qui vomit comme un forcené quand on vient lui taxer le minima, pour l’impôt progressif et les cotisations, piliers d’un système en voie de disparition bien ébranlé, le même qui re-vomit que les services publics, c’est plus ce que c’était, le même qui re-re-vomit que les grèves et les manif, c’est bien joli, mais ça commence à bien faire, vu que les vacances à La Bourboule, avec le peu que l’Etat nous laisse de nos plus-values mobilières, ça va être compliqué avec les pénuries d’essence, si c’est pas une misère, hein, le même encore qu’a souillé sa culotte en appelant ‘Maman-Etat’ !

    ‘Le petit’ …
    Celui qui possède à peine quelques dizaines de milliers d’euros sur un PEA ou que sais-je.
    Sois quelques années de salaires d’un smicard.

    Cela me fait pensé à la BO d’un excellent film de ‘comics’ : ‘The Watchmen’ :
    ‘Sauvez-nous !’. ‘Et dans un murmure, je dirais … non’.
    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18869893&cfilm=57769.html

    Car évidemment, ce sera sur le budget de l’Etat que les dites primes’ seront versées aux dits ‘petits’, au-delà d’un certain montant (ou d’un montant certain, montant que la grande majorité de français sont incapables ‘d’accumuler’, pour parler ‘capitaliste’).
    Soit, TOUS les contribuables.
    Y compris, et surtout, tous ceux qui n’ont, ni de près, ni de loin, été concerné par le fait d’avoir participé à ce genre de délire, quand bien même l’auraient-ils voulu parfois, parce qu’ils n’avaient tout simplement pas suffisamment de salaire pour pouvoir suffisamment épargner pour pouvoir jouer au grand jeu du capitalisme boursier.

    Alors, dans un murmure, je dirais … ‘allez voir chez les grecs ce qu’il en est’.

    Car voyez-vous, c’est bien ça qui m’énerve au plus haut point : d’un coup d’un seul, depuis, que, cayest, c’est fait, l’Irlande, c’est out, next one, c’est Portugal, c’est sûr, ils l’ont dit à la radio, et pis après, c’est l’Espagne, bin, bobonne, c’est chaud pour nos fesses, faudrait penser non pas à faire nos valises et partir en Bulgarie, mais quand même, allez, faire une pétition pour demander à se qu’on nous sauve les miches, parce que l’Etat, hein, c’est nous quand même et pis on a le droit de vote, hein, on va leur faire comprendre ‘quic’estquicommandeicite’, à tous ce rammassis de faiblards politiques, tous vendus, mais bon, on n’a plus le choix, faut se refaire, se garantir et c’est le principal.

    ça, ça pue le ‘Dupont la joie qu’a réussi dans la vie’ et cette France rance peut bien crever : elle aura pas un euro de ma bourse.

    Ben re-merde.

    1. Ca pue pour sarko ET dsk en 2012 ….second tour le pen/mélenchon? (rires)
      Si les Français sont ruinés,Fmisés ou que sais je d’ici la?

    2. Eh ouais Zébu, une génération française, en tout cas 25 ans, de spéculateurs-citoyens par millions, de petits capitalistes béats et populaires, de bâtards balladuriens, plus deux millions de millionnaires en dollars nés de l’opération du Saint Esprit (je veux dire sans nulle intervention des vilains banksters…), ben ça se rince pas d’un coup de spontex. Ça fait sa p’tite Crise de nerfs ! Ça s’indigne ! Ca s’laisse pas faire ! Et ça dénonce et ça hurle ! Et ça parle d’éthique et de responsabilité de l’Etat ! Et ça redécouvre les vertus de la Nation et des frontières !
      Et ça me fait gerber.

    3. Zébu a raison, cette pétition est un peu trop réac à mon goût.
      Avoir quelques sous de placer sur un compte épargne, c’est déjà être rentier, c’est profiter du système que l’on dénonce…pas très moral, tout ça !
      Comment pouvez-vous désirer un changement si vous mêmes êtes incapables de vous réformer ? Cela vous paraîtra extrême, mais l’avenir ne l’est-il pas ?
      Le monde doit changer, radicalement.

    4. Je dirais même plus (comme les dupont-dupond) il n’y a rien là dedans pour ceux qui n’ayant pas de revenus suffisants pour participer à la course aux rendements se sont faits et se font toujours littéralement plumer par les bankters, à grands coups de frais bancaires illégaux !
      Et ceci, non pas pour « vivre au dessus de leurs moyens » comme le dirait Jducac, mais pour vivre tout simplement !
      Pour réparer l’épave qui sert de voiture pour aller au boulot (et pas à La Bourboule)
      Pour changer la dite épave contre une autre à peine moins décatie
      Pour payer l’edf ou le gaz qui vient d’augmenter
      Pour payer le dentiste parce que pas assez riche pour une bonne mutuelle mais trop riche pour la cmu
      Et qui se retrouvent dans le rouge à la fin du mois avec des agios et des ceci cela à payer au banquier, ce qui obère de plus en plus leur maigre revenu, de mois en mois, d’année en année, amputé par des frais qui ne rentrent pas dans les charges déductibles, ce qui fait qu’ils en sont à payer des frais bancaires et des impôts sur ces mêmes frais.
      A tous ceux ceux là, combien leur rembourse-t-on ???

    5. Et qui se retrouvent dans le rouge à la fin du mois avec des agios et des ceci cela à payer au banquier, ce qui obère de plus en plus leur maigre revenu, de mois en mois, d’année en année, amputé par des frais qui ne rentrent pas dans les charges déductibles, ce qui fait qu’ils en sont à payer des frais bancaires et des impôts sur ces mêmes frais.
      A tous ceux ceux là, combien leur rembourse-t-on ???

      @Louise
      Soyons sérieux Louise, on parle d’affaires entre citoyens de bon aloi, à la citoyenneté pleine et entière, dûment calibrée à l’aune du CPEPI (cépépi pour les intimes), Compte Patrimonial Excessivement Positif et Inaliénable.. Pas avec des sous-citoyens, quasi chômeurs même quelquefois, en instance de pré-délinquance débitrice avérée, récidivistes diplômés du découvert généreux pourtant bien laborieusement et de bien mauvaise grâce indemnisé (12 à 15 %c’est carrément charitable, quand même), et coutumiers bien souvent des pires incivilités (vidéo-sauvegardées ! merci M Bauer !) à l’encontre de ces délicieux et pimpants guichetiers dans nos aérées, propres et conviviales agences bancaires.
      Tant qu’on y est pourquoi pas faire voter (et palper du pécule citoyen aussi pardine ! ) Fleury-Mérogis et les SDF, tant qu’on y est ! Reprenez vous, je vous prie ! 😉

    6. @Louise
      Estimez vous heureuse.
      « Sans transitions » cette information ce matin sur France -Inter, m’a littéralement glacé au réveil :
      « Le gouvernement a donné la consigne de ne pas offrir d’hébergement aux sans-abris sans papiers ramassé la nuit par les maraudes ».
      Cette information nous était délivrée sans commentaires et sur un ton neutre……. effrayant.
      J’entendais hier Nicolas Sarkozy m’expliquer qu’il était fier d’avoir voté l’abolition de la peine de mort contre l’avis populaire !

    7. @ louise dit : 29 novembre 2010 à 13:11

      C’est bien de penser à jducac, mais ce serait mieux de penser à sa vielle mère qui paie la maison retraite, où vous travaillez, avec ses économies en complément de sa petite retraite.

      Si ce que vous applaudissez se réalisait, vous seriez probablement mise au chômage, le cas de ma mère étant identique à celui de la plupart de vos pensionnaires.

      Votre cas ne serait malheureusement pas unique car, avec « l’effet appauvrissement » qui serait déclenché, l’économie s’écroulerait dans tous les secteurs. L’effondrement qui ne profiterait certainement pas aux plus faibles s’installerait probablement pour laisser rapidement la place au chaos.

      J’espère que ceux qui nous managent ont une solution pour éviter cela. Par exemple une dévaluation de l’euro. Il y a de la marge avant de l’amener à parité avec le dollar comme il était à ses débuts.
      Je suis affligé de constater que de modestes travailleurs, ayant évité de dépenser le peu qu’ils ont gagné durant toute une vie, soient traités avec autant de mépris et de jalousie par des personnes de mêmes conditions qui, elles, ont tout consommé au fur et à mesure, accélérant ainsi l’épuisement des richesses non renouvelables, sans même penser à leurs enfants.

      La crise est avant tout énergétique, mais elle a aussi des racines dans la déliquescence morale qui s’est développée au lendemain de la seconde guerre mondiale dans toutes les couches de la société.

      Allez, Louise, souvenez-vous que nous sommes frères et que de ce fait, ma mère est aussi un peu la vôtre.
      Bien fraternellement.

    8. La crise est avant tout énergétique, mais elle a aussi des racines dans la déliquescence morale qui s’est développée au lendemain de la seconde guerre mondiale dans toutes les couches de la société.

      Avec le Conseil de la Résistance et de Gaulle donc. Et jusque là tout allait bien. Un p’tit cierge pour St Philippe siou plait… ?

      Vous m’en bouchez un coin là. Mais bon, entre nous – conservez cela par devers vous, comme d’habitude, oserais-je dire… , je gardais libre ce petit coin d’indignation à votre endroit pour ce moment là.

      BONSOIR monsieur.

    9. @ Vigneron :
      Ah, ouais …
      Forte quand même en couleur celle-là.
      Pas vu, pas prix, pardon, pris, le JDUCAC.
      clic-clac, merci Vigneron : flash ‘réactionnaire’ déclenché à 210.

      La pas-trouille l’attend à la sortie (de la bretelle) ?

    10. @Jducac
      Si je me retrouve au chomage, ce n’est pas moi qu’il faudra plaindre, mais votre vieille mère qui va voir le nombre de personnes chargées de s’occuper d’elle diminuer alors que le montant qu’elle devra verser à la structure dans laquelle elle vit augmentera !
      A l’heure actuelle toutes les structures d’accueil voient leurs budgets se restreindre inexorablement, qu’elles soient publiques ou privées.
      Le personnel est réduit au strict minimum même si cela doit engendrer des infractions au code du travail.
      Les plannings deviennent de plus en plus démentiels et le « turn over » s’accélère.
      (amplitudes horaires de 14 h, terminer son travail le soir à 21 h, reprendre le lendemain à 6 h 45, augmentation du nombre de résidents à prendre en charge dans un laps de temps qui lui, ne varie pas, travail à temps partiel imposé et heures supplémentaires « maquillées », il suffit de les faire passer sur la paie du mois suivant en heures complémentaires !).
      Je vois tous les jours des femmes, encore jeunes, même pas 40 ans, quasiment invalides pour cause de travail trop pénible.
      Une aide soignante qui avait arrété le métier pendant quelques années a voulu reprendre, elle n’a pas tenu une semaine !
      Il y a 3 ans on nous parlait de 20 mn pour faire une toilette complète (habillage compris), actuellement 15 mn c’est déjà trop long !
      Dans 3 ans ce sera combien ? 10 mn ? 8 mn ?
      On se croirait aux jeux olympiques !!!

    11. @ Pierre
      Mais je m’estime heureuse, ne vous méprenez pas !
      Ce que je veux dénoncer ce sont les pratiques illégales des banques vis à vis de leurs clients !
      Et en particulier les plus vulnérables d’entre eux.

    12. Belle sœur aide soignante dans un de ces beaux mouroirs à l’occidental – lieux d’une solitude qui se couvre la tête – encore quelques années avant la retraite. Dos cassé. Cassée et re-cassée à l’intérieur.

    13. @ vigneron dit : 30 novembre 2010 à 00:17
      Autant pour moi, j’aurais du écrire à la fin des années 60 au lieu du lendemain de la dernière guerre mondiale. Mieux, j’aurais pu être plus précis et donner 68 comme date repère. Car de cette époque date un nouvel état d’esprit avec des mots d’ordre ravageurs tels que :
      « Il est interdit d’interdire » « Jouissons sans entrave » « CRS SS » etc…. Tous slogans qui contribuèrent à donner les meilleurs atouts à une communauté pour survivre.

      C’est à partir de ces slogans que les mentalités se sont bâties sans aucune retenue dans les jeunes générations et dans toutes les couches de la société. Ces slogans qui visaient la libération sexuelle, ont été entendus et mis en application avec une portée bien plus large, dans la plupart des actes de la vie. Cela s’est étendu aux comportements dans la vie professionnelle et autres où s’est mis à régner une attitude générale visant au « chacun pour soi », au « pas vu pas pris » au « je me fous des autres » « après moi le déluge » « tant que je peux, j’en profite » etc….

      Cette mentalité du laisser aller sans se soucier des conséquences sur le futur, sont à l’opposé de l’esprit de responsabilité qui animait le CNR, de Gaulle et les générations nées antérieurement à la guerre. D’ailleurs vous savez très bien comment il a été chassé du pouvoir, ce sont ceux qui voulaient vivre et mettre en application l’idéal de 68 défendu par des agitateurs professionnels qui ont fait leur chemin pour beaucoup en politique, dans l’enseignement, le fonctionnariat, les affaires. Ils ont étés aux places idéales pour préparer le futur dont ils se fichaient pas mal car ce qui comptait pour eux c’était d’en profiter.

      Le temps a passé, et les baby boomers sont devenus des papy boomers qui, au lieu de faire le bilan de ce qu’ils ont fait d’une vie et de se sentir au moins un peu responsables de la situation qu’ils laissent à leurs suivants, cherchent à culpabiliser ceux qui, en travaillant beaucoup et consommant peu, ont cherché à suivre la voie qu’avait été empruntée par ces millions de travailleurs pauvres qui, non seulement ont ainsi pu améliorer leur situation, mais également, ont largement contribué à maintenir leur pays dans le groupe de tête des nations.

      Mais les 68ards ont des circonstances atténuantes parce que, s’ils sont nés à la vie sociale en 68, ils ont été conçus au lendemain d’une période très douloureuse, porteuse de malheurs, de stress et de privations, jusqu’à la fin des années 40 où la vie était encore bridée par le rationnement et les tickets.
      Leurs gènes se sont formés dans une période où les gens se sentaient enfin libérés de ce qui les empêchait de vivre. Ils ont ainsi été programmés génétiquement avec des sentiments correspondant à la sensation de l’époque. Ils ont été enfantés à un moment où tout repartait, rien ne semblait impossible, y compris de se passer des nations, de rêver au contraire, d’international.

      Aujourd’hui, la période qui s’annonce est moins riante que celle dont ils se sont bercé toute une vie consacrée à consommer le plus possible et travailler le moins possible, ce qui ne pouvait que conduire à une perte de potentiel. Cela touche la plupart des pays d’Europe de l’ouest lesquels sont ceux qui sont appelés à souffrir le plus, d’autant que l’esprit de chacun pour soi et d’opposition, développé au niveau individuel et qui règne toujours, s’étant au niveau des nations.

      Le plus navrant c’est qu’il se développe aussi au sein des communautés dont la force résulte d’une diversité d’approches et de points de vue.

      Certains éléments, pas les moins cultivés, cherchent à faire en sorte que les uns se montent et se liguent contre les autres en s’en prenant aux personnes plutôt qu’aux idées qu’elles expriment alors que leur prise en compte devrait pourtant être utile à tous.

      Ce processus est classique dans les bagarres de chiffonniers où tous les motifs sont bons pour se taper dessus, comme si cela pouvait améliorer leur situation.
      Voir que ce piètre réflexe pourrait aussi toucher le blog de Paul Jorion doit inciter chacun à la plus grande vigilance.
      Cordiales salutations.

    14. @Jducac

      La crise est avant tout énergétique, mais elle a aussi des racines dans la déliquescence morale qui s’est développée au lendemain de la seconde guerre mondiale dans toutes les couches de la société.

      Vous confondez décadence et déliquescence morale.
      Ou plutôt, vous avez à ce point le nez collé sur la question de la jouissance contre l’épargne et la transmission, que vous finissez par ne plus voir de différence entre les deux termes. Vous mettez ainsi volontairement sur le même plan d’égalité les membres qui composent une société avec les représentants des institutions qui devrait porter l’idéal et l’exemplarité. Et c’est bien là tout le problème. Vous accusez sans distinction. Sans établir aucune hiérarchie des devoirs et des responsabilités. Tous dans le même panier de la déliquescence personnelle, allez hop.

      Le fait que vous soyez à ce point accaparé par votre perception du privé et du capital, vous fait perdre de vue ce qui unit ensemble les citoyens et qui est une autre dimension de la morale : la Justice. La Justice est la donnée toujours perdante de votre entendement des choses, tant vous êtes obnubilé par le courage, le labeur et la valeur individuelle. Le hic, c’est que ce faisant vous entérinez sans même vous en rendre compte l’idéologie que vous prétendez par ailleurs si vivement dénoncer : l’individualisme. Et probablement que ce blog, ou plutôt Paul Jorion — tant il n’y a que lui que vous écoutez un tantinet ! — vous aide à entendre quelque chose de cette dimension qui passe par l’amont plutôt que par l’aval, par ce que peut offrir une société à ces membres et non l’inverse.

    15. @ Martine Mounier dit : 30 novembre 2010 à 11:42
      Quel plaisir de vous retrouver, même si votre entrée en matière est surprenante.

      Vous confondez décadence et déliquescence morale

      Sincèrement, quel sentiment vous anime quand d’amblée, vous vous adressez à votre interlocuteur en ces termes ? Voulez-vous encore rester la maitresse du jeu ? Est-ce bien juste de s’imposer ainsi en usant de ce qu’on croit être une force ?

      Voilà ce que donne le premier dictionnaire venu, trouvé sur le net :
      http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/deliquescence/
      Il y a peut-être possibilité d’affiner, mais à ce stade, accordez-moi que c’est probablement ergoter pour pas grand-chose. Une langue évolue parfois vite et, même les modernes peuvent se trouver dépassés.

      vous avez à ce point le nez collé sur la question de la jouissance contre l’épargne et la transmission, que vous finissez par ne plus voir de différence entre les deux termes

      Entrons donc dans le problème qui importe et au sujet duquel vous souhaitez que je m’explique.
      Je le fais bien volontiers, car je souhaite vous faire comprendre ma démarche de pensée, laquelle s’inscrit dans l’idée que je me fais des devoirs de tout être humain, suffisamment évolué.
      Se faire comprendre, pour mieux comprendre les autres s’inscrit en effet tout à fait dans le cadre du care. C’est ainsi, par un effort personnel, faire œuvre utile au profit du collectif en cherchant à faire se rapprocher les points de vue.

      Pour moi, la fonction première de l’être humain, sa raison d’être supérieure est de contribuer à la perpétuation de son espèce et de celle des êtres vivants auxquels il est associé.

      Tous les êtres humains n’ont pas cette vision et ne donnent donc pas la même portée aux actes auxquels ils consacrent leur vie. J’accroche ce premier objectif au mot « devoir »

      L’autre objectif, mais qui pour moi intervient en second, est plus individuel et plus personnel. Il consiste à jouir de sa vie, à se donner du bonheur, du bon temps, du plaisir, à se faire une vie belle et agréable. Pour cet objectif, la liste des slogans 68ards peut servir de guide. J’accroche ce second objectif au mot « droit »

      Bien évidemment, les deux objectifs peuvent être atteints simultanément, mais il se peut aussi qu’un des deux fasse l’objet de plus de soins, de plus d’attention, de plus de recherche et d’efforts pour l’atteindre, que l’autre.
      Pour être bref, on peut dire que les générations anciennes se sentent obligées d’accorder, autant par devoir que par raison, plus d’importance au premier objectif qu’au second, alors que c’est plutôt l’inverse pour les plus jeunes.

      Les uns, les anciens, accordent énormément de considération à cette mission première et y trouvent beaucoup de joie et de bonheur, ce qui leur permet jouir aussi d’une vie heureuse dans la durée. Cela les conduit à œuvrer de concert avec d’autres et en particulier avec un conjoint afin de faire naître des enfants et tirer beaucoup de satisfaction intimement partagée avec tous ceux qui concourent à cette opération de perpétuation.
      Ayant eu à connaître des conditions d’existence, parfois très difficiles (périodes des guerres, crise sévère des années 30) ces générations anciennes, en voie d’extinction, ont été marquées dans leur chair et leur esprit à des époques où il n’existait aucun système de protection sociale, pas de système collectif, de sorte qu’elles se sont installées dans la certitude que rien n’est acquis, que tout peut se défaire et que l’instinct de survie amène chacun, dans ces cas là, à devoir sauver sa peau avec ses propres moyens.

      C’est particulièrement vrai quand le droit, celui défendu par l’état, se trouve inexistant dès lors que l’état, l’autorité supérieure, n’existe plus.

      Les anciens, me donnent l’impression d’accorder plus d’importance aux temps futurs et à ce qui pourrait leur manquer. De ce fait, depuis toujours, ils cherchent à tirer parti des enseignements du passé pour agir au présent de telle façon à laisser des ressources directement disponibles pour le futur, le leur et celui de leurs suivants. Les efforts prolongés ne les ont jamais rebutés, les longues attentes avant de goûter l’instant tant désiré du partage où de la possession ne font, chez-eux, que prolonger le plaisir d’atteindre et d’avoir.
      La jouissance chez eux est certainement plus étalée, moins brève, moins fulgurante peut-être, mais tout autant savourée parce que longuement désirée et nourrie mentalement pendant longtemps.
      Les modernes, sont dans une toute autre disposition d’esprit étant donné qu’ils ont été épargnés de vivre dans des conditions difficiles. Ils pensent que la vie est faite de facilité, de pensées généreuses, de droit au bonheur pour tous, indépendamment des efforts à fournir pour y prétendre. Ils n’ont pas encore compris que la vie n’existe que par suite de la mise en œuvre d’un processus efficace qui consiste à dépenser moins d’énergie que celle que l’on consomme en en mettant en réserve sous forme de potentiel laissé aux suivants.

      Quand un individu ou une collectivité humaine, ne respecte pas ce critère essentiel, son existence est comptée. Les seules issues sont soit le retour à l’animalité par la voie de la barbarie, soit l’élimination accélérée par application de la loi de sélection naturelle et impitoyable qui gouverne la marche de l’humanité.

      Vous mettez ainsi volontairement sur le même plan d’égalité les membres qui composent une société avec les représentants des institutions qui devrait porter l’idéal et l’exemplarité

      Vous considérez que les anciens ne pensent pas assez collectif. Ils pensent trop en termes d’intérêt privé. Peut-être que comme beaucoup d’autres vous croyez qu’il suffit de collectiviser pour donner de la force et de la valeur. C’est là qu’est l’erreur.

      Ce qui fait la force d’une collectivité, c’est la force et la valeur de chaque individu. C’est le niveau d’exigence que chacun de ses membres est en mesure de s’appliquer à lui-même pour se hisser au top de ses possibilités qui fait la force ou la faiblesse d’une collectivité. C’est le maillon le plus faible, celui qui s’oblige le moins relativement à ses possibilités, qui détermine la force et la valeur de l’ensemble.

      Bien sûr, l’union fait la force, mais à condition qu’aucun individu de l’union en profite pour jouir abusivement de ce que procure l’effet de groupe. Or, avec le foisonnement à tous les niveaux de la société, d’aspirants à jouir, le plus possible, le plus vite possible et tant que c’est possible, les systèmes collectifs ne peuvent pas atteindre une haute valeur. Au contraire ils risquent de se révéler très fragiles et injustes à l’égard des membres qui eux se comportent bien.
      Un collectif qui se constitue à partir d’individus dépourvus de sens moral n’est pas viable. Il s’auto détruit miné par les abus ou par la lourdeur des moyens de réglementation, de surveillance et de coercition qui grève ses performances et le fait succomber par l’effet de la sélection naturelle.
      Car la morale quand elle est partagée, c’est l’ingrédient qui rend un collectif bien plus efficace que tout autre.
      En effet la morale place au cœur de chaque conscience, la volonté de s’autocontrôler afin de concourir à une collectivité harmonieuse sans faire usage d’égalitarisme et sans avoir besoin d’autres lois, d’autres policiers, d’autres juges et d’autres avocats, que soi-même. Vous voyez ainsi qu’elle est la puissance d’une société où les membres se sentent individuellement responsables.
      Certes, cela n’empêche pas de mettre des filets de secours collectifs pour donner aux moins performants, mais qui se comportent bien moralement à l’égard de la collectivité, les moyens de survivre dignement.
      Quant à mettre en cause les représentants des institutions plus que la société elle-même et par voie de conséquence plus que les concitoyens, je trouve que c’est irresponsable car c’est nous qui, en votant individuellement, les mettons en place. En cela, je suis en plein accord avec notre hôte quand il dit « nous sommes tous responsables »

      ce que peut offrir une société à ces membres et non l’inverse.

      Non, je suis en profond désaccord. C’est d’abord parce que chaque individu donne le meilleur de ce qu’il peut offrir, qu’il contribue à faire une société humaine. Pour cela, il lui faut travailler beaucoup et consommer peu, pour que son passage sur terre ait été bénéfique à la société humaine et à sa perpétuation.

    16. @ jducac

      Votre distinguo entre anciennes générations morales et jeunesses jouissives ne me semble pas pertinent pour expliquer la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

      Quand bien même les anciennes générations seraient-elles plus morales, plus enclines au plaisir différé, cela a-t-il empêché les décideurs qui furent aux commandes des Etats, des économies, des institutions clés, au tournant des années 80, de prendre les mesures qui allaient le plus contribuer à l’idéologie de la satisfaction immédiate ?

      En coupant toutes les entraves à la circulation des capitaux n’ont-ils pas libéré toutes les envies de gains faciles ? La véritable cause elle est là, pas dans les considérations de morale individuelle qui sont de bien peu de poids en regard des interdits qui furent levés par voies politique et juridique.

      Une morale individuelle ne peut faire effet que pour autant que la morale collective subsume toutes les actions humaines. Or, le domaine de l’économie était soustrait à toute moralité : les conséquences des actions individuelles dans le domaine de l’économie et de la finance étaient supposées bonnes en soi en vertu d’une loi économique fausse qui stipulait que la somme des actions individuelles fait nécessairement le bien commun.

      C’est bien plus sûrement leur formation intellectuelle, l’idéologie, qui peuvent donc expliquer leurs décisions. Et non pas leur éducation ni leur éthique personnelle d’obédience catholique ou protestante.

      Que je sache, les Giscard d’Estaing (né en 1926), Raymond Barre (né en 1924), François Mitterrand (né en 1916), Delors (né en 1925), Thatcher (née en 1925), tous nés avant la seconde guerre mondiale, sont peu soupçonnables d’avoir reçus des éducations laxistes, selon vos propres critères.

    17. En effet la morale place au cœur de chaque conscience, la volonté de s’autocontrôler afin de concourir à une collectivité harmonieuse sans faire usage d’égalitarisme et sans avoir besoin d’autres lois, d’autres policiers, d’autres juges et d’autres avocats, que soi-même. Vous voyez ainsi qu’elle est la puissance d’une société où les membres se sentent individuellement responsables.

      Ah pour ça, dans la société idéale de vos rêves les plus foufous, et à fortes connotations libertarienne sauce Hajeckienne, à la légendaire désormais « Morale » partielle et communautariste Jducacienne près, je ne me fais nul souci quant aux capacités d’auto-défense du grand-bâtonnier de votre barreau – chacun ici pourra en témoigner…, mais infiniment plus sur le régime draconien de votre police intérieure sans doute plus efficace et absorbée en de basses activités dans des juridictions extérieures déviantes qu’à l’encontre d’elle même, sans parler de la pâle vigueur vindicative et aux genoux flageolants de votre magistrature debout face au troublant laxisme des jugements sans appel de sa pendante moelleusement assise…

      Certes, cela n’empêche pas de mettre des filets de secours collectifs pour donner aux moins performants, mais qui se comportent bien moralement à l’égard de la collectivité, les moyens de survivre dignement.

      Et quant aux » moins performants, mais qui se comportent moins bien moralement à l’égard de la collectivité », je vois qu’il est inutile de les faire comparaitre devant une quelconque Haute Cour de Conscience Jducacienne, ou de même leur intimer l’ordre de s’auto-convoquer dare-dare, l’affaire est déjà dans le sac et les dès sont dèja jetés pour eux, votre police les a consciencieusement fichés et la sentence, parfaitement respectueuse des bons usages et des bonnes manières de votre petit paradis sur terre, est bibliquement limpide: Crève.

      Tout cela écrit par moi ce jour 01.12.2010, sous le sceau de la plus parfaite bonne Foi de mon Premier Président de ma Haute Cour de justice Vigneronne, contresigné par mon Procureur Général auprès de ma Cour d’Appel des Purs et Auto-proclamés Procès d’Intention.

    18. @Jducac :

      Je suis en accord avec le dernier commentaire de Pierre-Yves .D .

      Je suis en accord complet avec vous sur deux points :

      –  » pour moi , la fonction première …. »

      – votre tout dernier paragraphe .

      Je conçois qu’étant ( comme moi ) homme de devoir , vous soyez rétif dès que le terme de droit(s) est exprimé . Je n’en fais pas cependant ce qui m’apparait chez vous comme une fixation unique et trop facile , un motif à bouc-émissariser Mai 68 ( beaucoup pluis complexe et carrefour d’attentes plurielles ) , pour dédouaner ceux que cite Pierre-Yves .D , qui , avec pas mal d’autres par le monde ,ont conféré aux banquiers , au système financier et au grand capital tous les droits et aucun devoir .

      Ce système est tel que les hommes de bonne volonté ( et de devoir) sont condamnés à dépérir ou à engraisser , non pas ceux qui réclameraient des droits « indus » , mais ceux de plus en plus « riches » qui confisquent toutes productions de richesses .

      Ou qui inventent même des casinos tels qu’ils se sont tirés une balle dans le pied .

      Je note au passage que c’est d’ailleurs leurs excès , et l’envie de les poursuivre ,qui les ont conduits à imaginer et mettre en place toutes sortes de filets pour juste maintenir en vie le système qui les portent ( cf billet sur les SDF et le logement ).

      Je retiens de vos interventions la nécessité de revenir un jour sur la définition des droits .

      Ce point n’avait pas échappé aux rédacteurs de la DDH .

    19. jducac dit:
      « C’est d’abord parce que chaque individu donne le meilleur de ce qu’il peut offrir, qu’il contribue à faire une société humaine. Pour cela, il lui faut travailler beaucoup et consommer peu, pour que son passage sur terre ait été bénéfique à la société humaine et à sa perpétuation. »

      Et si vous alliez tenir ce discours devant les « chômeurs fainéants et profiteurs » de Pôle-Emploi ? (je vous conseille tout de même de prendre une trousse de 1er soins au cas où…)

      Le problème, c’est que la valeur «Travail» qui faisait l’identité sociale dans votre ancien régime s’effondre depuis des decenies. La société est une société d’exclusion, qui empêche ceux qui n’ont pas de travail d’y contribuer selon vos propres critères. Et en plus ce serait de leur faute !

      Un père qui dit à ses enfants « Si tu étudies bien à l’école, tu auras un bon diplôme et une bonne place bien rémunérée. Si tu donnes le meilleur de toi même, tu pourra t’élever de ta condition, monter dans la hiérarchie… » Durant les 30 glorieuses, ce message était encore audible plausible car le rapport de force employé-employeur le permettait encore. On manquait de main-d’oeuvre qualifiée : par. ex. un dessinateur industriel était engagé et payé pour faire le boulot d’un ingénieur technicien; un ingénieur technicien était engagé et payé pour faire le boulot d’un ingénieur civil… Et ils pouvaient rester dans la même boîte toute leur carrière s’ils le voulaient ou changer pour une meilleure place qu’ils n’avaient aucune difficulté à trouver. Mais cette dynamique s’est inversée depuis les années 1970 : un ingénieur civil est engagé et payé pour faire le boulot d’un ingénieur technicien; un ingénieur technicien est engagé et payé pour faire le boulot d’un dessinateur industriel ; lequel dessinateur industriel se retrouve au chômage où il est sommé d’accepter un boulot de m… pour un salaire de misère.

    20. @ Jducac

      Vous ne m’avez pas répondu sur l’essentiel.
      Je vous posais en substance la question de l’exemplarité. Je vous repose donc la question.

      Que faites-vous de vos yeux quand il s’agit de voir les abus d’intérêts, les petits arrangements entre amis, les grandes évasions couvertes par les plus hautes instances de l’administration fiscale ? Que faites-vous de vos yeux quand il s’agit d’observer les arnaques sans limite et sans fin des banquiers, la spéculation vautour sur la dette, les actionnaires rapaces, les mensonges éhontés de nos gouvernants, le système de retraites généreusement préservé des élus tandis que la majorité des citoyens va trinquer — trinque ? Que faites-vous de vos yeux quand il s’agit de noter les rétro-commissions juteuses, les copinages divers et variés, la glandouille et le manque de probité à tous les étages de l’administration et du pouvoir ? Pourquoi ne vous entend-on jamais sur ces questions cruciales ? Seriez-vous handicapé de la rétine au point de ne jamais focaliser sur ce qu’il convient à présent de dénoncer ni plus ni moins comme du grand banditisme ? A moins évidemment que vous ne soyez, banalement, tristement, de ces gens qui préfèrent détourner leurs yeux de certaines immoralités et choisissent d’exercer principalement (ah les téméraires !) leur sens critique lorsqu’il s’agit de stigmatiser les plus faibles…

      Je m’interroge.

    21. @ fujisan dit : 1 décembre 2010 à 16:44

      Et si vous alliez tenir ce discours devant les « chômeurs fainéants et profiteurs » de Pôle-Emploi ? (je vous conseille tout de même de prendre une trousse de 1er soins au cas où…)

      Ces propos sont doublement incorrects. Ils sont falsificateurs.

      En vous exprimant ainsi, vous laissez entendre que j’ai pu prononcer ou écrire les propos placés entre guillemets dans la phase reproduite ci-dessus, laquelle est intégralement de votre cru et pas du mien.
      Je vous mets au défi de trouver sur ce blog ou ailleurs un quelconque propos similaire qui puisse m’être attribué. S’il s’agit de votre part, d’une maladresse que vous regrettez, veuillez l’exprimer, et nous pourrons poursuivre notre échange sur les autres sujets de votre post qui le méritent.

    22. @Jducac

      Là on a derechef un gros souci avec vous Jducac.
      Vous êtes, j’en suis persuadé, le seul à avoir pu imaginer que l’usage des guillemets par fujisan autour de l’expression chômeurs fainéants et profiteurs pût désigner autre chose que la dénonciation d’une vulgate stigmatisante explicitement ou implicitement émise sous nos cieux sarkoziens -comme dèja avant il est vrai mais en moins prégnant, moins affiché – et la démarcation nette qu’il traçait ainsi entre lui, Fujisan, et cette antienne réactionnaire. Ces guillemets, tout au plus, pouvaient-ils suggérer au lecteur une identité supposée (et donc accusatoire, abusive, pur procès d’intention) entre cette phrase et votre pensée jusqu’ici non-encore exprimée en ces termes brutaux.
      Que donc vous interprétiez uniquement ce bout de phrase « guillemété » de façon formaliste comme une citation mensongère de vos écrits et qu’en réponse vous défiez quiconque d’en trouver trace explicite nulle part dans vos texte, sans jamais nous faire la grâce dans votre réponse spontanée de dissiper les doutes qu’elle aurait pu faire naitre sur la nature de votre opinion des sans-emploi et l’ombre qu’elle portait sur votre respect sans partage de la dignité de tout demandeur d’emploi et qu’en sus vous suspendiez toute poursuite de l’échange aux excuses formelles de Fujisan, sans même évoquer une explication à venir sur le fond de l’affaire; que donc, disais-je, cette défense malvenue et hors de proportion à une « supposée » attaque bien anodine de Fujisan aura eu le mérite de lui donner un impact inespéré dans la mise à nu de votre nature profonde, au yeux de tous.
      Rassurez vous, je ne l’avais pas attendue pour forger mon intime conviction en la matière sur votre personne.

    23. @ Pierre-Yves D. dit : 1 décembre 2010 à 13:39

      Votre distinguo entre anciennes générations morales et jeunesses jouissives ne me semble pas pertinent pour expliquer la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

      C’est un élément parmi d’autres qu’il ne faut pas négliger. Il crée l’ambiance générale, le décor d’ensemble dans lequel les gens se trouvent entraînés par mimétisme. Les freins moraux ont été notablement amoindris du fait du déclin religieux et, pour ceux qui subsistaient, gravement endommagés par le courant de pensée né à la fin des années 60.

      Je ne dis pas qu’il faut être religieux, ni que tous les anciens avaient une conduite morale irréprochable, ni que tous les modernes sacrifient tout à la jouissance immédiate. Mais un observateur objectif qui à connu le comportement d’ensemble des anciennes générations et qui compare avec celui des générations d’aujourd’hui, ne peut manquer de noter les différences.
      Elles se caractérisent par une soif de consommation immédiate, bien plus que par une volonté d’épargne destinée à préparer le futur par investissement ou par couverture des risque ou les deux. Le recours au crédit par exemple, est sans comparaison.

      Une morale individuelle ne peut faire effet que pour autant que la morale collective subsume toutes les actions humaines.

      Je ne partage pas votre avis et pense qu’un individu du 21ème siècle, au sein de sociétés qui ont consacré énormément à l’éducation, a encore le pouvoir d’exercer son libre arbitre, son propre jugement, à moins que l’action enseignante comme on peut le redouter parfois, ait pré orienté les sujets qui lui ont été confiés.

      Le choix religieux en occident est libre et le respect de la morale qui l’accompagne aussi.

      C’est trop facile de se sentir par avance blanchi de toute faute dès lors qu’il est toujours possible de trouver un mauvais exemple parmi des gens placés socialement au dessus de soi. A ce compte là, comment expliquez-vous l’évolution de la civilisation ?

      Les médiats, pratiquement tous orientés de la même manière,jouent un rôle très négatifs sur ce plan.
      Ma mère, servante de ferme à 13 ans, à ces enfants qui citaient untel ou untel comme exemples de non respect des préceptes qu’elle enseignait, disait:

      « oui, mais eux ne sont pas dans la même situation que toi, si tu veux améliorer la tienne, fais ce que je te dis ».

      Je ne pense pas que beaucoup de parents et d’enseignants d’aujourd’hui, tiennent ce discours là, parce que beaucoup sont devenus des chantres de l’égalité proclamée et inatteignable.

      Ce faisant, ils contribuent à un alignement vers le bas alors que ma mère aidait à une ascension vers le haut au plan social, comme au plan moral.
      Faudrait-il envoyer toutes les mères à 13 ans et tous les enseignants faire leurs classes comme servantes de ferme ?

      C’est un peu ce qu’à fait Mao avec sa révolution culturelle et le retour à la terre. Il n’est pas impossible qu’un de ses successeurs l’impose un jour chez-nous. Ce serait un signal venant du haut, porté là aussi par un chantre de l’égalitarisme, du communisme même, pragmatiquement reconverti au capitalisme. Peu importe, c’est l’efficacité qui prime pour survivre.

      Que je sache, les Giscard d’Estaing (né en 1926), Raymond Barre (né en 1924), François Mitterrand (né en 1916), Delors (né en 1925), Thatcher (née en 1925), tous nés avant la seconde guerre mondiale, sont peu soupçonnables d’avoir reçus des éducations laxistes, selon vos propres critères.

      Ça n’est pas parce qu’ils appartenaient tous à une génération ancienne que tous avaient une morale irréprochable.
      La plupart de ceux que vous citez ont eu à se faire élire, comme ils n’étaient pas idiots, pour avoir des chances d’être portés aux postes de responsabilité, ils ont du plaire à leur électorat et leur tenir les discours qu’ils voulaient entendre, donc être en accord avec les aspirations des électeurs.
      De Gaulle qui lui, faisait passer l’intérêt supérieur du pays avant les aspirations montantes du peuple après 68, est resté en accord avec sa morale, et c’est pour cela qu’il est parti. Cela prouve bien que ce sont les peuples qui sont responsables.
      Si Barre, Delors et Thatcher ont mené des politiques de rigueur, j’imagine que c’est parce que déjà l’équilibre des finances qu’ils devaient gérer, n’était plus tenable. C’est bien le signe que les politiques menées conduisaient à plus dépenser qu’économiser. Avec Mitterrand on a aggravé encore le déséquilibre en travaillant moins (39>35 heures et 65>60ans).

      A l’échelle des pays, l’Allemagne et la Chine et probablement d’autres, appliquent le précepte « travailler beaucoup et consommer peu » alors que chez nous certains réclament du pouvoir d’achat, c’est-à-dire du pouvoir de consommer plus…. Est-ce bien raisonnable ?

    24. @ juan nessy dit : 1 décembre 2010 à 15:51

      Quelques points d’accord, c’est déjà un progrès, un encouragement.

      Pour ma part, je suis d’accord avec vous sur l’abus de délégation de pouvoir fait aux institutions bancaires.

      Que les banques aient bien gagné leur vie durant les phases de croissance devrait leur suffire mais rien n’a été conservé. Le problème est que là, comme ailleurs, les acteurs se renouvellent. Ceux qui sentent que leur fond de commerce devient moins florissant, voire même risque de ne plus valoir grand-chose en phase de récession et de décroissance, essaient d’engranger le plus possible en appliquant le principe « profitons-en tant qu’on peut » qui est à la mode plus que jamais un peu partout.
      Les pratiques de type subprimes sont de pures arnaques, des abus de confiance, les paris sur les prix et ventes à découverts sont des incitations aux effondrements avec profits pour certains, désastres pour d’autres. Le refus de faire baisser l’euro est à mon avis une grave erreur, même s’il nous permet de payer l’énergie et autres matières premières moins chères.

      J’en arrive à penser qu’il faudrait interdire le crédit autre que pour les investissements destinés à économiser l’énergie fossile. Cela conduirait à aller dans le sens des règles de la finance religieuse. Bizarre, après avoir utilisé un type de finance pour accompagner la croissance des consommations d’énergies fossiles, il conviendrait de s’appuyer maintenant sur les principes de la finance religieuse ?
      De plus en plus, je pressens une relation forte entre énergie et monnaies. Et si, au lieu d’avoir l’étalon or, nous avions l’étalon kWh, Tep, ou joule. Argent, travail, vie, tout ça marche à l’énergie ?

    25. @ Jducac

      Vous ne répondez pas sur le fond, à savoir à propos de l’articulation entre morale individuelle et cadre légal qui permet de réduire ou étendre le périmètre d’une morale publique qui en retour conditionne la morale individuelle.
      A vous lire, les choses fonctionnent toujours que dans un seul sens, du niveau individuel vers le niveau collectif. C’est là que le bât blesse dans votre vision des choses, unilatérale.

      Vous m’avez très mal lu, parce que vous n’avez pas suivi mon raisonnement.
      En citant les VGE, Mitterrand, Barre, Delord et Thatcher, ce n’est pas leurs politiques de rigueur que je visais, mais leur laxisme quand ils ont permis à la finance se développer hors de tout contrôle. Les politiques de rigueur ne furent que la conséquence de décisions politiques dont la portée était globale. Ce n’est donc pas de leur morale sexuelle dont je parlais, ni du caractère vertueux ou non en quelque domaine de leurs actes, mais du fait que des décisions qui furent prises par eux eurent pour effet de soustraire l’économie du champ de la moralité. Ils ont en somme été les acteurs d’un rétrécissement du domaine où s’exercent le jugement quant aux conséquences des actes qui ont lieu dans la sphère économique et financière. Pour le dire crument ils ont accouché d’un monstre juridique et politique qui donnait quitus au libre exercice de la cupidité.

    26. @ Martine Mounier dit : 1 décembre 2010 à 18:22

      Que faites vous de vos yeux….. Que faites vous de vos yeux….. Que faites vous de vos yeux….. Pourquoi ne vous entend-on jamais sur ces questions cruciales ? Seriez-vous handicapé de la rétine au point de ne jamais focaliser sur ce qu’il convient à présent de dénoncer ni plus ni moins comme du grand banditisme

      Vous avez en grande partie la réponse à votre question, dans la réponse faite à Pierre-Yves D. ci-dessus. Je partage votre indignation, mais je trouve que ça ne sert à rien d’en rajouter une couche sur ce que disent les médias de tous styles et les blogueurs de tous poils.

      Beaucoup incitent, sans le dire vraiment, à la haine, au lynchage, au désordre, au chaos, toutes actions qui ne feraient qu’accroître les difficultés auxquels nous sommes confrontés.
      Je suis partisan de rechercher les solutions pacifiques et intelligentes plutôt que d’amener les gens à la violence.
      C’est avant tout de prise de conscience dont il s’agit. Si des gens ayant un niveau culturel leur permettant de fréquenter ce blog, s’abaissent à prôner à mots couverts ou non, des actions violentes, qu’en serait-il des millions de personnes qui n’ont ni les moyens ni le minimum de possibilité de prendre du recul pour faire la moindre analyse dépassionnée et un peu objectivée.
      L’appel à un gouvernement d’union national afin de faire naître l’unité plutôt que les divisions, la condamnation des actions violentes, le rappel à la responsabilité de tous, la recherche de solutions humanistes et réalistes, plus que démagogiques et simplistes semblent être celles des actions qu’il faudrait susciter dans l’opinion et auprès de nos représentants au sein de notre démocratie.
      Il s’agit surtout de faire prendre conscience de la nécessité de changer notre marche collective, en partant d’une analyse objective du mécanisme qui nous a amené dans une impasse. Bien comprendre les mécanismes du dérèglement de notre civilisation me semble énormément plus important que de balancer le nom de quelques grands coupables qui ont été élus démocratiquement et qui probablement, pour la plupart, étaient animés de bonnes intentions. Je ne pense pas que le taux de délinquance soit nettement plus élevé dans les classes supérieures qu’ailleurs, même si les conséquences sont plus graves.
      Il faut aussi arriver à bien voir quel est le schéma de fonctionnement individuel, familial, communal, régional, national et mondial dans lequel chacun de nous est partie prenante à la fois en maître et en esclave, sous une multitudes d’aspects interdépendants ; économiques, philosophiques, moraux, politiques, sociaux, physiques etc..
      Un blog tel que celui de Paul Jorion et grâce aux concours et apports de beaucoup d’autres, m’aide personnellement à y voir plus clair. C’est d’autant mieux quand les échanges, même en divergence, se font de manière courtoise.

    27. @Jducac:

      Vos dernières propositions concernant le crédit strictement réservé aux actions visant à économiser de l’énergie fossile , dépassent et de loin par leur radicalisme tout ce que les appels et contre appels ici présentés ont pu mettre en avant ….

      Je n’ai pas compris ce que vous appelez la finance religieuse . S’il s’agit de la finance islamique , j’en étais plutôt resté au fait que son principal caractère est d’exclure l’intérêt .

      Nos points d’accord se résument actuellement aux deux prémisses que j’ai rappelé dans mon post précédent , mais visiblement il y a un bug dans notre syllogisme, car nous ne parvenons pas aux mêmes conclusions opérationnelles et en terme de relation à autrui .

      En particulier je n’éprouve pas le besoin d’imposer à mes congénères d’être en accord avec moi pour les convaincre de partager l’action . Sans doute parce que je n’ai pratiquement jamais d’idée arrêtée ou prédéfinie sur la meilleure action à conduire . Cette tare ,que je crois parfois être une qualité ( petite vanité personnelle) m’a permis souvent d’avancer dans mes métiers et de concilier à la fois la responsabilté hierarchique et le fonctionnement en réseau .Tout le monde s’en est bien porté .

      J’ai déjà cité ici les différents types de « réunions » auxquelles on pouvait être convié (d’information , de régulation ,de concertation ,de participation ,de négociation ,de décision ,de créativité ,de cohésion ,de réalisation … entre autres ) . J’avais indiqué à Paul Jorion que son blog me semblait nous conviés à une réunion de créativité .

      Lancer un « appel à » ou « écrire un manisfeste » relèvent soit de la concertataion , soit de la participation ,soit de la délégation , Certainement plus de la créativité .

      Les rôles , pouvoirs , droits , devoirs , responsabilités de chacun , meneur des échanges et « présents » autour de la table , y sont sensiblement différents .

      J’ai parfois l’instinct que vous partagez avec Vigneron et d’autres ,la fougue de la certitude .

      Cette force ( car s’en est une ) peut aussi être une faiblesse quand elle se ….fige .

      Je vais demander à Méphisto-Schizosophie ce qu’il en pense .

      Je commence à bien reconnaître votre mère , qui était sans doute un être sortant de l’ordinaire .

      Mais votre père ?

    28. @ louise dit : 30 novembre 2010 à 01:23
      Louise, ma sœur, pardonnez-moi d’avoir tardé à vous répondre.
      Ne vous faites pas de souci pour ma mère, si ses économies sont anéanties et si, de ce fait, elle ne peut financer sa maison de retraite, ce qui entraînerait des licenciements et peut-être le vôtre ; Ses enfants d’une manière ou d’une autre la prendraient en charge tout comme elle a pris en charge ses parents, mais à un âge moins avancé.

      Peut-être avez-vous suivi les messages sur la file. J’y expose ce qui, pour moi, doit être le premier objectif de l’homme (et de la femme) : assurer la perpétuation de son espèce et des autres espèces qui lui sont associées.
      Vous avez au moins une fille d’après ce que vous avez dit. Si, pour le choix des espèces associées, votre choix était difficile à faire, je vous suggère de visionner cette vidéo en espérant qu’elle vous procure 11 minutes de bonheur et même plus, en remerciement du mal que vous vous donnez pour apporter les meilleurs soins que vous pouvez aux personnes dont vous vous occupez. http://www.youtube.com/watch?v=Yfbchq0xQmQ

    29. @ Jducac

      Je partage votre indignation.

      Vous m’en voyez ravie. Cependant il me vient une autre question. Une question qui j’en suis certaine ne pourra manquer de plaire à l’homme concret que vous êtes : comment fait-on pour donner à son indignation une chance d’avoir quelque effet sur le réel si l’on se refuse à dénoncer dans le détail les actes, les comportements et les hommes ? Car enfin, si je vous suis bien, c’est la valeur individuelle qui prime. Comment se fait-il donc que concernant l’immoralité, le manque de probité et de sobriété des plus fortunés, vous préfériez vous en tenir au collectif ?
      Avouez que venant de vous ce raisonnement ne manque pas de sel.

    30. @ Pierre-Yves D. dit : 2 décembre 2010 à 13:42

      Vous ne répondez pas sur le fond, à savoir à propos de l’articulation entre morale individuelle et cadre légal qui permet de réduire ou étendre le périmètre d’une morale publique qui en retour conditionne la morale individuelle.

      Je croyais avoir répondu, mais puisque vous exprimez cette insatisfaction, je vais y revenir.

      Dans nos pays, si le pouvoir est en haut, la décision de mettre certaines personnes au pouvoir en tant que représentants du peuple émane du bas, par suite d’un choix démocratique.
      Pour être élus, nos futurs représentants tiennent des discours qui correspondent à ce qu’ils perçoivent dans les attentes, les souhaits, les aspirations de leurs électeurs incluant ce qui apparaît comme étant la tendance majoritaire des morales individuelles. Une fois élus, normalement, mais ça n’est pas toujours le cas, ils mettent en œuvre la politique pour laquelle ils ont été élus. Le cadre légal mis en place est donc le résultat de la volonté du peuple puisque défini, adopté et promulgué par les représentants du peuple.
      Si ce cadre légal autorise une morale publique plus relâchée que ce que souhaite le peuple, elle sera revue à l’occasion d’une prochaine élection puisque nous sommes en démocratie. A la prochaine, élection rien n’empêche les nouveaux représentants, si c’est le souhait du peuple, de resserrer le cadre légal pour mieux encadrer le périmètre de la morale publique afin de la mettre en accord avec la majorité des morales individuelles.

      Bien évidemment, le processus est lent, c’est ce qui handicape les démocraties.

      A vous lire, les choses fonctionnent toujours que dans un seul sens, du niveau individuel vers le niveau collectif. C’est là que le bât blesse dans votre vision des choses, unilatérale

      La réponse, que je viens de donner ci-dessus, me semble correspondre à ce qu’on m’a enseigné concernant le fonctionnement démocratique. Serais-je le seul à avoir cette vision unilatérale ? Les évolutions de notre constitution auraient-elles fait dévier les choses au point d’amener à restreindre la liberté de pensée, la liberté de conscience, la liberté d’élaboration de la morale individuelle, au profit d’un pouvoir seul habilité à façonner les consciences des citoyens ?
      Si c’était le cas cela deviendrait inquiétant. Le totalitarisme aurait la voie libre, ce dont peuvent rêver certains qui agissent ainsi à partir d’autres bases de pouvoir que celui issu de la démocratie.
      Merci de bien vouloir me montrer en quoi je fais erreur et éventuellement, me donner les références de textes qui le prouvent.

      Les politiques de rigueur ne furent que la conséquence de décisions politiques dont la portée était globale.

      Ces politiques conduisaient à trop dépenser comparativement à ce qu’on gagnait par notre travail, et donc conduisait à l’endettement privé et/ou public et ouvrait la voie à terme à la faillite qui nous guette maintenant. Les peuples sont tellement mal éclairés par ceux qui forment leur jugement, lesquels n’ont pas été servante de ferme à 13 ans, qu’ils ne s’en aperçoivent que quand c’est trop tard. Il faut qu’ils soient acculés et à deux doigts de ne pas pouvoir se remettre de leur chute pour commencer à entrevoir d’accepter éventuellement, d’entendre parler de rigueur, de sueur, d’effort, de sacrifices, nécessités par la correction des excès de laxisme dont ils se sont nourris pendant 40 ans, soit à peu près la durée productive d’un homme à notre époque.

      Pour le dire crument ils ont accouché d’un monstre juridique et politique qui donnait quitus au libre exercice de la cupidité.

      C’est possible, mais ce monstre que je ne soutiens pas, est quand même, reconnaissons-le, celui qui montre aux laxistes que nous sommes, la nécessité de nous ressaisir au plan économique si l’on veut avoir quelque espoir de survivre pour autant qu’il nous reste suffisamment de ressources pour investir dans notre reconversion énergico écologique.

      Ce monstre, par contre ne nous dit rien sur ce qui pourrait nous être fatal, notre auto destruction morale, par insuffisance de formation au tout départ de la vie d’un homme, c’est-à-dire à partir de la plus tendre enfance, là où doivent s’inculquer les valeurs morales individuelles qui permettent de vivre harmonieusement en société.

      La société commence dans la famille qui est très souvent maintenant, très déstructurée quand elle mérite encore le nom de famille. A voir le nombre de personnes SDF dans les rues on se demande où est la solidarité familiale, où est la famille ? L’état en fait-il moins qu’avant les années 70 dans les familles ? Non, bien au contraire !

      La société se poursuit à l’école, où les maîtres sont devenus esclaves de ceux qu’ils sont sensés former. N’avez-vous pas vu les films, c’est vrai très peu diffusés, tels « La journée de la jupe » ou le téléfilm « La fracture » ? Sont-ils le fait de ce monstre permissif économico financier international ?
      L’état en fait-il moins qu’avant dans les années 70 à l’école ? Non !

      Non, tout cela est le fait de nos responsabilités individuelles, je crois qu’il faut l’admettre au lieu de rechercher des responsabilités ailleurs qu’en nous-mêmes. Cela ramène au point de départ : http://www.pauljorion.com/blog/?p=18811#comment-127541

      Prouvez-moi en quoi j’ai tort ! Je vous remercie par avance.

    31. @Jducac

      J’abandonne l’herculéenne ambition – et vaine en tout état de cause dans sa fin ultime de l’éveil de votre conscience – de faire le relevé complet de vos contre-vérités, pétrifications définitives, énormités, aveuglements volontaires et non-volontaires, cécités chronique ou de circonstance, amalgames fautifs, considérations pré-diluviennes, tropismes pétainistes, obsessions recto-ressérantes et autres considérations vaso-constricteuses ou, pour le moins pire, involontairement zygomatico-stimulantes…

      Je ne vois plus qu’un recours quant à votre édification et plus qu’un seul, et dernier, conseil : daignez accepter de visionner Matrix. Ce film a été fait pour vous. Si, si, sérieusement…

      PS : pour moi ce film est une grosse daube de plus, mais nos avis divergent suffisamment en général pour qu’il ait l’incroyable heur de vous plaire…

    32. @ Martine Mounier dit : 2 décembre 2010 à 19:07

      Comment se fait-il donc que concernant l’immoralité, le manque de probité et de sobriété des plus fortunés, vous préfériez vous en tenir au collectif ?
      Avouez que venant de vous ce raisonnement ne manque pas de sel.

      Franchement, vous voudriez voir citer des noms ? Que tel ou tel soit condamné en l’attaquant sur tous les plans possibles ?

      Le faites-vous, vous-même?

      Ce serait aller à l’encontre de la morale qui m’a été enseignée, laquelle vise à faire évoluer chacun de façon à l’amener à se rapprocher des autres. L’objectif est de faire naître en chaque être, une envie personnelle de s’améliorer en mettant en évidence, le bienfait collectif et individuel qu’apporte un comportement attentif à la préservation des valeurs morales qui servent la collectivité.

      La stigmatisation et la mise à l’indexe ne pourraient que renforcer les réflexes d’autoprotection, de repli sur soi, de celui qui se sentirai directement mis en cause. Ce serait favoriser son isolement alors que l’objectif est de faire se fusionner les individualités de telle sorte que l’alliage ainsi obtenu aient des propriétés supérieures à celles de chacun des constituants, en sus de la force que procure une union.

      Pour arriver à souder, voire à fusionner les individualités, il est souhaitable de faire naître l’adhésion et l’attirance, même si, par petites touches et avec beaucoup de tact, il est aussi parfois utile d’user de la stimulation par un appel au devoir. Ce dernier point est de plus en plus difficile à mettre en œuvre tant la notion de devoir s’est étiolée au regard du droit à la liberté qui prime dans l’esprit individualiste hypertrophié des gens, depuis quelles décennies.

      Avez-vous eu la charge de constituer des équipes et de former des individus, pour m’interroger de la sorte ?

      Sans être un spécialiste du coaching , de l’endoctrinement, ou de la formation, je me permets tout simplement de vous faire part d’une expérience de responsable d’équipes constituées d’individus très divers et très loin d’être égaux en moyens et en situation. Elles comprenaient parfois des personnes allant du niveau OS au niveau doctorat, l’objectif était de faire en sorte que leur animation conduise à rendre l’équipe aussi performante que possible, tout en rendant chacun heureux de travailler en son sein, comme en famille.

      Mais contrairement à ce qui semble apparaître chez d’autres, cette expérience ne s’est pas construite de manière auto centrée, sans voir d’où venait l’énergie, donc les finances et derrière elles les « capitalistes » qui y engageaient leurs avoirs pour que cette famille, associées à beaucoup d’autres, dans la même entreprise, dans le pays et au-delà, assure son existence et en certaines circonstances sa survie.

      Parmi ces pourvoyeurs de capitaux, il y en avait certainement quelques uns de condamnables et que je condamne tout comme Paul Jorion. Sans pouvoir les nommer, ont peut penser par exemple à ceux qui vendaient à découvert des actions de l’entreprise lorsqu’elle entrait en phase de difficulté, aggravant encore ses difficultés et le risque de son effondrement, voire de sa disparition. Ce n’est pas une raison pour faire d’une partie, la totalité et partant de là condamner le capitalisme en bloc comme trop d’individus le laissent entendre.

      J’espère vous avoir aidé à mieux me comprendre en dépit du risque j’ai pris en osant parler à la fois de travail, de famille, de pays, de capitalisme ou autres données fondamentales de l’existence humaine, qui conduisent certains à la vue trop étroite, à se fourvoyer dans des jugements simplistes et médiocres visant à isoler les gens dans des catégories détestables quitte à leur prêter de mauvais sentiments afin d’armer des haines.

      Ces gens là, il faut à la fois les plaindre et les aider à sortir de l’ornière qu’ils creusent.

  44. J’ai un doute: les banques Irlandaises n’avaient’elles pas  »réussi » les fameux ‘stress tests’ (nous savons tous ici que ce n’était qu’une farce)?
    Si oui…la crédibilité de ces tests est donc égale à 0.0 !!
    Et ils vont remettre cela en mars aux dernières nouvelles.De qui se moque t’on ?

    1. Exact, Dissy, toutes ont passé le test sans problème.
      Une fois de plus, ni Paul, ni François et les autres ne s’étaient trompés
      en les décrivant comme des leurres.
      Encore un point pour ce blog!

    2. Ce sont les stress-tests qui sont cassés, du moins leur crédibilité… Le prochain sera du même tonneau, et tout aussi crédible.

      Toutes les simagrées, sauvetages, stress-tests et déclarations n’ont qu’un but et un seul : rassurer « les marchés » dont les états sont accros à cause de leur dette.
      Il n’y a aucune mesure de long terme destinée à renverser la situation, tout ce qui est entreprit ne sert qu’à prolonger l’agonie de quelques mois. Quitte à inventer un autre cache-misère le moment venu.
      Pendant ce temps, la dette gonfle, broyant les emplois, les projets et la santé des gens, les services publics, et surtout toutes les propositions de changement.
      Elle gonfle, toujours + vite à mesure que les taux d’intérêts de la dette augmente.
      Elle gonfle et devient toujours plus vorace et exigeante.
      Faudrait pas croire qu’elle va à un moment s’arrêter, repue, ou soucieuse des conséquences : c’est sa nature de gonfler, sans fin.
      Alors elle gonfle, peu importe que tout se fissure, elle gonfle encore, gonflera toujours… Jusqu’àààààààà?

  45. En lisant la proposition de pétition, seule la première proposition me paraissait correcte.

    Mais je ne signerai pas parce que entre autres :
    1/ Il n’est pas question de l’Islande qui montre la voie : refus de payer pour les actionnaires et les créanciers.
    2/ Séparer banques de dépôts et d’affaires n’est pas une question d’éthique, c’est une nécessité de politique économique citoyenne.
    3/ Les propositions sont trop défensives, il faut avancer autrement : créer un pôle financier public qui ait pour priorité de financer les besoins industriels et sociaux avec des taux différenciés selon les affectations.
    4/ Rien n’est dit de la BCE qui doit racheter les dettes publiques et financer à taux zéro.

  46. Quand la pétition est disponible, toute la famille signe et nous faisons de la pub autour de nous.
    Qui ne tente rien n’a rien.

  47. A qui exactement s’adresse cet appel ? si c’est « à tous les citoyens », il contient des termes techniques qu »il faudrait soit expliquer, soit remplacer. Je donne souvent des nouvelles de l’économie européenne à des amis postiers cégétistes, ils me disent ne rien lire par incompétence. Je ne pourrais pas leur faire signer cet appel (que j’approuve) tel quel.

    1. Nous testions au banc votre « super torpédo » à interdiction intégrée de paris sur les fluctuation sur les prix, ne reste qu’un petit vélo sans sel avec du mou dans le jarret. ….
      Et pour essayer de réparer le cœur du réacteur en revenant à la bifurcation d’erreur (pour la banque abandon du Glass-Steagal Act, désintérêt des sociétaires dans leurs banques coopératives, selon le commentaire de l’auteur lui même ….), les « ingénieurs » du blog se sont tous pour le moment fait porter pâles…….
      Il est indispensable que les « postiers cégétistes » sachent ce que c’est que le Glass-Steagal act !

  48. Je signe comme je l’ai fait en adhérant à la liste des
    économistes atterrés.
    Vite ,Monsieur Paul Jorion ,précisez texte et lieu pour concrétiser,vu l’urgence extrême (« le feu dans la maison » s’exclamait déjà J. Chirac en Afrique) et la foultitude des Noms à recueillir.
    ….Il est visible pour tous, à l’heure que nous partageons, que « le feu » a commis ses ravages !
    A nous tous ensemble de nous manifester autour d’Un Nom,de Quelques Noms,ici et ailleurs.
    Jean , Louis Bars

    1. Je redis que cette pétition doit être au minimum lancée au niveau européen, sinon les requins de la finance qui entourent notre pays vont encore se régaler sur notre dos… c’est en effet aussi par le dumping social et fiscal des des capitaux français sont allés s’expatrier au lieu de rester en france pour faire des investissements générateurs d’emplois. Si les réclamations justes de cette pétition sont seulement appliquables en France, ce jeu de duppes continuera et les plus faibles en seront les premières victimes.

      Je peux participer à la traduction de cette pétition en anglais si nous la portons au niveau européen. Le français et l’anglais sont les deux langues de travail le plus fréquentes à ce niveau, la traduction dans d’autres langues serait nécessaire mais il va falloir trouver des traducteurs qui non seulement connaissent le français mais qui comprendront les concepts tout de même assez pointus contenus dans cette pétition avant de les traduire dans leurs langues que peu d’entre nous connaissent et dont on ne pourrait pas s’assurer de l’intégrité du message transmis. L’idéal serait de trouver des traducteurs socialement motivés comme les participants à ce blog et qui feraient cette traduction avec passion pour la cause qu’elle défend. J’en connais quelques uns qui pourraient faire ce genre de traduction mais le voudraient ils?

      Tout comme jean louis senior, ,j’ai adhéré à la liste des économistes atterrés.
      Peut-être serait il utile de contacter ces économistes atterrés pour joindre nos efforts dans la finalisation de cette pétition et par la suite son soutienau niveau de la diffusion.

      Paul.

  49. Cher Monsieur Dupré,

    votre idée est excellente,
    mais le temps requis pour sa mise en oeuvre et son hypothétique succès relatif à l’inertie inhérente aux mobilisations citoyennes sont des éléments qui tuent le poussin dans l’oeuf.
    L’état français en est déjà à racketter les fonds de nos retraites (voir ci dessous, Steve connait déjà) à venir pour combler quelques trous de la passoire mouvante en extension, tout en noyant le citoyen dans un raz de marée mensongé distribué par les médias aux ordres, alors…..

    http://www.zerohedge.com/article/following-hungary-and-ireland-france-next-seize-pension-funds

    Notons combien trop souvent ce sont les sites étrangers qui nous informent sur les escroqueries de notre propre gouvernement!

    Bonne crise à tous (restons optimistes, pensons chinois = danger/opportunité)

    1. Notons combien trop souvent ce sont les sites étrangers qui nous informent sur les escroqueries de notre propre gouvernement!

      Vous voulez rire ! C’est vieux comme mes robes et parfaitement relayé par les médias français depuis 6 mois.
      EX : Le Point, le 16/06/2010 à 14:24, source Reuters
      Extrait :

      Créé en 1999, le FRR, dont les actifs à la fin 2009 s’élevaient à 33,3 milliard d’euros, était censé couvrir une partie des besoins de financement des régimes de retraite du secteur privé à partir de 2020 du fait de la cessation d’activité de la génération du « baby boom ».(…)
      Le gouvernement propose que les actifs du FRR et sa ressource (constituée d’une partie du prélèvement social de 2% sur les revenus du capital) soient transférés à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) qui pourra reprendre les déficits cumulés du régime général des retraites et les refinancer sur le marché obligataire.

      LE FRR CONTINUERA D’EXISTER

      Créée en 1996, la Cades a repris au total 134,6 milliards d’euros de déficits cumulés de la Sécurité sociale. Elle est financée par une ressource spécifique, la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), et, depuis 2009, par une partie du produit de la contribution sociale généralisée (CSG).

      S’il souhaite transférer de nouveaux déficits de la Sécurité sociale à la Cades, le gouvernement est tenu, par la loi, d’augmenter ses ressources, d’où la décision concernant le FRR.

      Dans un document décrivant le projet de réforme, le ministère du Travail précise que si la propriété des actifs du FRR et sa ressource seront transférés à la Cades, le fonds continuera à exister et gèrera ses actifs pour le compte de la Caisse.

      Le gouvernement estime que la solution FRR-Cades présente « deux avantages essentiels » : « elle allège la contrainte financière du régime général pendant la phase de montée en charge de la réforme » (2011-2018) et elle évite de faire peser une obligation de liquidation rapide des actifs du FRR.

      Comme pour les précédentes reprises de dette sociale, la Cades les finance par des émissions d’obligations sur les marchés qu’elle rembourse avec ses différentes ressources : CRDS, CSG et bientôt les ressources du FRR.

      « En l’absence de mobilisation du FRR, il aurait été nécessaire d’augmenter les impôts pour pouvoir financer les déficits accumulés par la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse), ce qui aurait nui à l’emploi et au pouvoir d’achat », explique le gouvernement dans le document.

      Sur les 134,6 milliards d’euros de dette sociale reprise, la Cades en a remboursé 42,7 milliards à la fin 2009 et l’encours de sa dette négociable était proche des 100 milliards. Elle prévoyait d’émettre en 2010 15 milliards d’euros (hors réforme des retraites).

      Raoul Sachs, édité par Jean-Baptiste Vey

  50. nous avons le devoir de signer, c’est un acte responsable et durable, l’appel de l’éthique et de l’équité.
    évidemment François Leclerc semble absent du débat, pour l’instant, mais les signes du triumvirat du blog laisse entrevoir avec fermeté la position à prendre.

    1. Je suis en déplacement et ne dispose que de connexions épisodiques !

      Mais mon engagement en faveur des good banks ne fait pas mystère. Ni le maintien en l’état, ni la nationalisation des pertes des bad banks n’est évidement souhaitable.

  51. Bonjour,
    Complètement d’accord avec cette pétition qu’il faudrait d’ailleurs généraliser aux autres pays en le traduisant en anglais, allemand, espagnol …par des relais comme ATTAC ou autres ONG qui sont hors de l’exagone.

    J’attends avec impatience le blog ou site qui permettra de signer

  52. Une action populaire est hautement souhaitable. La société civile est depuis trop longtemps écartée de toutes décisions et devenue le dindon de la farce.

    Excellente idée que cette pétition, rédigée en terme compréhensible pour tous et soutenue par l’ensemble des économistes critiques reconnus…et/ou atterrés !

    Face aux lobbys financiers et au dogme, seule l’union fait la force !

  53. « 1. L’état enclenche, dès que possible, une procédure de restructuration dans laquelle l’état est le liquidateur. »

    Le temps que ça soit discutaillé par « nos responsables », vous verrez un fuite de capitaux pas possible. Comment ne pas déclencher un krach obligataire et/ou sur les devises ?

    Et donc : gel des comptes, plafonnement des transactions au minimum vital le temps nécessaire à la restructuration, criminaliser toute tentative de fuite de capitaux…

    Mais, je sens déjà des relents bien puants de « préférence nationale », car voyez-vous mon bon moinsieur, les «citoyens» français sont ceux qui votent pour nous, mais les estrangères, eux…

  54. Lorsqu’un volcan se réveille et gronde, les villageois riverains se réunissent derrière le chef de village qui convoque le shaman pour un rituel d’apaisement. A une époque ils sacrifiaient une vierge, aujourd’hui d’autres sacrifient des poulets, des cochons, ils glissent quelques billets de papier monnaie dans une enveloppe qu’ils jètent dans le cratère.
    Lors des semailles, certains villageois se réunissent encore pour organiser des fêtes afin de s’allier les puissances naturelles en espérant qu’elles seront favorables à de bonnes récoltes.
    Lorsque des explorateurs étrangers s’aventurent dans des zones interdites aux peuples indigènes (et donc préservées), si un orage violent survient, un rite se chargera de calmer les esprits peuplant ces zones.

    Lorsque la planète finance craque, lorsque les marchés grondent, les présidents convoquent leurs ministres et conseillers pour un G20.

    Chaque fois que l’être humain se sent en proie aux aléas de puissances naturelles qu’ils ne peut maitriser, il organise des rites et fait des sacrifice en espérant les apaiser.

    Comment en est-on arriver à croire que les marchés sont tout puissants alors qu’en fait ils sont si peu naturelles ? Comment en est-on arriver à leur donner le pouvoir de régir nos vies ?

    Ce ne sont pas des phénomènes telluriques sur lesquels nous n’avons aucune prise. Nous avons faits les marchés et nous leur avons donné les armes pour qu’ils deviennent des puissances dévastatrices, pire encore, prédatrices.

    Il suffirait de leur retirer leur puissance et leur emprise.

    L’histoire se répète sur la base de nos croyances, de nos peurs et de nos superstitions. Au lieu de chercher à résoudre la crise, nos élites shamaniques ne cherchent qu’à apaiser les marchés. Ils se trompent, il n’y a pas de remède magique à une maladie purement fabriquée. Au lieu d’en supprimer les causes alors que nous en avons les moyens, nous ne faisons que la recréer et l’entretenir sans cesse.

    Sommes-nous à ce point ignorants, stupides et bornés ?…ou feignons-nous de l’être ? Dans quelques siécles, les rites autour de l’autel des marchés seront vus comme ceux des incas déversant le sang du haut de leurs pyramides. Nos élites politiques, économiques et financières sont les grands prêtes des temps modernes.
    Malgré des millénaires d’évolutions, quel dépit de constater que nous sommes toujours si peu évolués. Le seul changement notable: les mornes costumes trois-pièces et chapeaux melon de la city ont remplacé les tuniques bariolés et couvre-chefs en plume.

    Ha ha !

    Autant certains rites peuvent être respectables voire admirables lorsqu’ils font la réjouissance, lorsqu’ils provoquent la liesse de tous les villageois, autant ceux qui gravitent autour des marchés sont exécrables de part les sacrifices imposés et leurs conséquences pour le plus grand nombre.

    Je comprends mieux pourquoi paul jorion insiste, entre autre, pour interdire les paris sur les prix au lieu de continuer à sacrifier sans cesse des dizaines et centaines de milliards de papiers imprimés et titres numérisés.

    Avec internet, les pétitions sont devenus un rituel. Aussitôt signée, aussitôt oubliée…surtout avec un président qui écoute mais n’entend pas.

  55. Coucou,

    Mais quel etat ? qui à la tête de l’etat ? dans quel etat ? Aller d’un etat à un autre …

    Dans la mesure ou les décideurs de l’etat et des grandes banques sont les mêmes (transfert du conseiller du clown à la direction Banque pop-caisse d’epargne par exemple, societe générale et polytechnique -dauphine , noblion de « truc  » passé de bercy à la direction de cetelem etc et tutti quanti les exemples foisonnent), trouver des solutions hors l’etat me parait difficile !
    Contre l’etat actuel voulez vous dire, peut-etre ?
    On peut supposer que le noyau dur des décideurs de l’etat est peuplé en majorité d’hommes de bonne volonté qui ne pensent pas qu’à s’enrichir à n’importe quel prix en se construisant un carnet d’adresse de gens redevables, avant d’aller pantoufler dans les reserves à stock option, retraite chapeau, parachute doré et autres fontaine à dividende d’avance sur benef du prochain millénaire !!!
    Supposons. Avanti l’etat.
    L’art de la politique n’est il pas de nous laisser entendre ce que nous avons envie d’ecouter ? De feindre d’être l’instigateur d’evenements qui nous dépassent ?
    A mon humble niveau, je proclame que je m’engage à payer mes dettes, sous réserves de revenus adequats et de ne pas casser ma pipe avant l’echéance, au taux maximum de 3%, ce qui sur un emrunt de 126 000 euro, soit 135000 au total dont 6000 € pour le Notaire et 9000 euro pour l’etat, fait que je laisserai à la banque, ses salariés, ses patrons, ses actionnaires, la modique somme de 45000 € sur 15 ans, ce qui n’est pas totalement inconfortable, mais me permets d’acheter immédiatement une maison que j’aurais du construire pierre par pierre en d’autres temps.

    Bon treve de plasanterie, je suis d’accord qu’il faut mettre un peu de bon sens dans le Bordel. Dire aux créanciers que nous sommes tous (même si je n’ai pas un kopek), qu’il faut gagner moins, et pour certains beaucoup moins et surtout eviter de gagner contre les autres, aux débiteurs de tenir autant que faire se peut leurs engagements, et puis vivre jouir créer travailler depenser gagner perdre .

    La phrase à méditer du jour:
    Il n’y a pas de début ni de fin à l’échelle de la vie, surtout quand on est dans la mouise.

    Bonne journée

    Stéphane

    1. Le Fils de l’homme n’a pas de parti, de bibliothèque, de système, de frontière, de limitation, ni
      de grande maison et fauteuil pour reposer sa tête, je suis comme un étranger dans ce monde
      car mon choix ne correspond pas à celui de la majorité, réclamant toujours plus de sécurité matérielle et de contrôle de plus sur les êtres dissidents, je ne suis en fait qu’un modeste nomade sur terre, je me considére comme un étranger de passage dans ce monde, rien ne dure tout passe.

      Aujourd’hui je me trouve dans une auberge, et ou j’entends les gens parlaient de ceci et cela, parfois je participe au bar, mais parfois je me dirige tout près du feu afin de pouvoir mieux me réchauffer les mains, car je sais qu’un jour où l’autre c’est endroit sera lui aussi fermé par la police de la penser, c’est pourquoi je préfère en prévenir le plus grand nombre avant le jour d’après,

    2. à Jérémie

      – Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
      – Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
      – Tes amis ?
      – Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
      – Ta patrie ?
      – J’ignore sous quelle latitude elle est située.
      – La beauté ?
      – Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
      – L’or ?
      – Je le hais comme vous haïssez Dieu.
      – Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
      – J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !

      L’Étranger de C. Baudelaire

  56. A la question, Qui épongera les pertes ? Les citoyens ou les investisseurs ?

    En fin de compte ce seront toujours les travailleurs qui en produisant donneront aux investisseurs les deux choses qui leur permettront d’éponger les pertes:
    1/ leur travail qui est la source de leurs richesse
    2/leurs consommation qui achète les produits des entreprises et commerces dans lesquelles les investisseurs ont placé leurs avoirs…

    Mais là je suis trop opimiste car malheureusement de moins en moins d’investissements vont vers des activités productives et ou commerciales, la plupart vont vers des activités purement spéculatives qui ne créent ni richesses réelles, ni emplois.

    Au risque de me répêter: les investisseurs et les dirigeants d’entreprise ont abandonné leur pouvoir de décision à des financiers technocrates qui ont perdu le contact avec le réel et incapables de voir que leurs stratégies de profit à court terme les conduit à la ruine, y compris leur propre ruine.
    Il me semble que la pétition doit s’adresser au moins autant à ces financiers technocrates qu’aux dirigeants politiques car en fin de compte ce sont eux les véritables dirigeants des économies, les politiques aussi ont abandonné leur pouvoir de décision àdes technocrates de la finance. Si diriger un paysne demandait que des décisions technocratiques, il n’y aurait même pas besoin d’élections… Pareil pour les dirigeants d’entreprises, les décisions prises avec des ratios financiers pourraient aussi bien être prises par des modèles informatiques… Ca coûterait moins cher que la rémunération de ces dirigeants 🙂 Il est dramatique de voir que la même phénomène se passe dans les entreprises publiques et les services publics où les financiers sont devenus de facto les décideurs… Je fais là aussi peut-être un peu trop d’honneurs au financiers en leur attribuant ce rôle de décideurs… Le plus souvent ils se réfugient eux mêmes derrière les résultats de modèles informatiques conçus sur les bases de théories néolibérales dont toutes les analyses récentes montrent au mieux les imperfections et le plus souvent l’inadaptation.
    Les financiers aussi risquent de perdre leurs emplois…
    C’est peut-être en montrant aux investisseurs, au dirigeants d’entreprises privées ou publiques ainsi qu’aux financiers eux mêmes qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis qu’on pourra arriver à faire changer les comportements: ces gens là ne feront jamais rien à moins qu’ils n’y voient leur intérêt… Il faudrait donc leur montrer qu’il en va de leur propre intérêt de changer de comportement…
    Je rappelle la référence au texte de la direction Générale Emploi et affaires sociales de la Commission Européenne intitulé: « le coût de ne pas avoir de politique sociale » …
    COSTS OF NON-SOCIAL POLICY: TOWARDS AN ECONOMIC FRAMEWORK OF QUALITY SOCIAL POLICIES – AND THE COSTS OF NOT HAVING THEM
    http://www.ucc.ie/social_policy/EU-docs-socpol/Fouarge_costofnonsoc_final_en.pdf

    Seule la myopie de toutes ces catégories dirigeantes et financières les empêchent de voir qu’ils sont sure une planche inclinée en train de glisser vers un abîme et les seules solutions qu’ils envisagent sont de rajouter due l’huile sur la planche inclinée…

    Paul

  57. bonjour,
    Je suis indécis, signer la pétition ne peut pas faire de mal, mais ne fera pas de bien non plus.
    En l’état elle contient des propositions contestables : »L’Etat peut décider de verser, à partir du budget de l’état, dans une procédure à part, une prime différenciée pour compenser les pertes de certains actionnaires ou créanciers qu’elle souhaite préserver jusqu’à un certain montant.  »
    D’autres plus haut on déjà réagi en y décelant un parfum d’arbitraire et de « copinage » fort peu ragoutant.
    Le « volapük financier » qui lui sert de langue de rédaction n’est pas mobilisateur et est trop abscons et obscur pour tout « citoyen » manifestant peu d’enthousiasme aux grandes questions financières.(même et surtout qu’en fin de chaine il reste toujours le « cochon » de payeur, mais bien sûr plus celle-ci est longue moins il en voit l’autre bout).
    Il me semble surtout que l’ambition affichée dans le texte est de commencer à tenter d’essayer d’égratigner le véritable pouvoir de la finance.
    Comme l’écrivaient parfois certains de mes professeurs: « des idées, mais c’est mal dit. »
    En l’état ce texte sera, comme bien d’autre gentiment ignoré, ou dégommé par les roquets de service.

  58. Salut cher Paul, c’est un idéaliste qui s’adresse à un autre idéaliste.
    Je mène une réflexion depuis 5 ans sur un concept, un outil individuel et universel de partage éthique des fruits de l’activité humaine.Je le nome LATERRECO pour Localisation d’Alternatives de Transition Economique en Réseaux Relationnel Ecologique à Contacts Opérants.Je t’invite en toute humilité à découvrir les objectifs et les modalités de ce concept sur mon blog (voir lien).J’en profite pour t’informer de la tenu ce WE à pari d’un Barcamp sur les « green innovation » ou j’animerai un atelier sur mon travail.Amitiés Optimiste, Patrick Renald JOSSET;

  59. Je ne comprends pas qu’on ne dise pas 2 choses essentielles:

    -que les agences de notation pour les états soient radiées à tout jamais
    -que les états n’empruntent pas aux banques privées

    çà me parait élémentaire ! Et ne comprends donc pas que le texte prposé n’en parle pas !

    1. L’Etat empruntait à la Banque de France jusqu’en 1973.
      Depuis, les politiciens de droite comme de gauche, couchés devant le capital,
      ont fait que l’Etat, qui exonère de plus en plus le capital,
      engraisse ce même capital en empruntant aux banques…
      On comprend qu’ils aient besoin de dépenser des sommes folles
      pour nous convaincre de voter….

  60. Je suis prêt à signer cette petition et à en faire la publicité autour de moi.

    Mais à mon avis il faut faire les calculs.
    Car il faudrait peûtetre quand même que l’on dise la vérité aux français. C’est à dire que l’ensemble des pertes du systême financier vont s’élever au minimum à 100% du PIB, au minimum 2000 milliards d’euros. Donc la question c’est comment répartit on cette perte sur la richesse des français.

    Dans tous les pays de l’OCDE, y compris la France, les plus part des actifs sont surévalués d’au moins 35%. C’est à dire les maisons, les locaux commerciaux, les actifs et actions d’entreprises, les dettes.
    Dans tous les pays de l’OCDE l’ensemble des dettes financiéres (des institutions publiques, governements, régions, municipalités, securité sociale, fonds de pensions, des institutions privées, banques, shadow banks, entreprises, et des ménages, hypothèques, crédit à la consommation) représentent entre 320 et 450% du PIB selon les pays. Si les actifs sont surévalués, les dettes ne sont pas adéquatement collatérisées. Cela veut dire que selon les pays environ 35% de ces dettes vont devoir être liquidées car elle ne pourront être remboursées. Cela veut dire entre 110% et 150% du PIB en valeur de dettes devront être liquidées. D’où les pertes d’au minimum 2000 milliards d’euros pour le système financier en France.

    Premièrement les actionnaires des banques doivent perdre toute la valeur de leurs actions. Les banques sont en faillite, donc il n’y a aucune raison qu’ils ne perdent pas tout. Mais le capital des banques ne représente même pas 100 milliards d’euros. Donc il reste au minimum 1900 milliards à répartir entre tous les créanciers des banques.

    Pour effectuer une répartition socialement juste il va falloir que ce soient ceux qui ont le plus profité du système, c’est à dire de la création artificielle de richesses virtuelles car richesse papier engendrée par des dettes non remboursables, qui paient le plus.

    Cela va être difficile à réaliser. Il y aura forcément beaucoup de gens qui ne trouveront cela pas juste.

    L’histoire qui nous est racontée par nos politiciens véreux et irrésponsables soumis aux bottes des banquiers et autres architectes du système financier, comme quoi on va toujours pouvoir repousser la liquidation de ces dettes grace à la croissance (avec une politique d’austérité !) : mais c’est du n’importe quoi. Personne ne peux plus y croire hormis ceux qui vivent dans un monde vrtuel, ceux qui écouttent la télé et croient ce qui s’y dit, les foutaises de nos politiciens et autres économistes de pacotille. Qui leur font croire que leurs maisons valent beaucoup plus que ce qu’elles finiront par valoir. Qui maintiennent les valeurs des actifs financiers, actions, obligations, titres, matières premières à des niveaux artificiellement hauts grace à des dettes qui seront impossible à rembourser.
    Plus pour trés longtemps. Ils ont intérêt à arrêter cette politique irresponsable. Car elle nous mènera à notre perte. Et à la perte de leurs têtes.

    Il faut arreter cela. Le plus vite possible de façon démocratique car sinon ce sera la violence qui s’en chargera.

    1. Un comité national de répudiation des avoirs financiers et de rééchelonnement des dettes, sur le principe du comité national de la résistance. Va y avoir du travail, suffit d’embaucher les chômeurs.

  61. 1. Sur la forme
    Ce type de pétition c’est un peu « comme pisser dans un violon ». On a pu observer un peu partout en Europe que l’oligarchie résiste aux manifestations et aux pressions de la rue, alors une pétition ?
    Avec une pétition, on risque de les faire rigoler à l’hôtel Crillon, au diner du siècle.

    2. Sur le fond
    Pourquoi ne pas nationaliser tout simplement les banques et payer les actionnaires en monnaie de singe avec la planche à billets. Ce serait une façon de faire un reset sur les dettes, dévaluer la valeur de l’Euro, retrouver de la compétitivité.
    Cette action salutaire, associée à un contrôle du libre échange (en cohérence avec la charte de la havane en 1948), nous permettrait de retrouver le chemin de la prospérité et de « l’état providence ». Mais ce n’est pas avec une pétition qu’on va y arriver, seul l’engagement politique permettra de changer de cap. Ce blog n’est sans doute pas le lieu pour analyser les différentes offres politiques, mais il appartient à chacun de le faire par ailleurs, afin de faire les bons choix en 2012.

  62. N’y a t-il pas un rapport de force, voire une guerre entre pouvoir politique et pouvoir financier, dont les citoyens seraient les victimes collatérales ?

    D’un coté, les banques et ses investisseurs, prouvent par la captation des richesses produites par les citoyens, qu’elles sont au centre d’un système qui broie, sans vraiment y prêter attention, une énorme proportion de la population.

    De l’autre coté, nos élu bien au courant des problèmes de société, semblent en fait n’avoir aucun pouvoir, et sont priés de montrer patte blanche aux agences de notation.

    Btw, je signe la pétition.

    1. Aucune guerre. Ils sont du même côté.
      On a vu tous les politiciens pro actuellement en lice aux affaires.
      Rien de moins rance, mais rien de moins clair.

  63. Merci pour tous les commentaires constructifs.

    Je retiens le réseau important de nombre d’entre vous et vous remercie de vos propositions de relayer cet appel (vous pouvez relayer déjà leurs commentaires pour les intégrer avant l’appel définitif qui ne pourra plus alors être modifié car il ne faut pas que le premier signataire voit sa signature apposée sur un autre texte).

    Je retiens un appel plus lisible par tout publique.

    Je retiens la nécessité de préciser que ce n’est pas une réforme du système mais une prise d’aïkidos possible ( car déjà réalisée ) contre les coups brutaux que nous allons recevoir et dont nous connaissons la technique (avec les exemples Grecs et Irlandais).

    Je retiens que la procédure d’aide par l’état doit être clarifiée. A vérifier la validité juridique (l’Article 87 permet cependant d’accorder : Des aides à caractère sociale octroyées aux consommateurs individuelles ; Des aides pour remédier à une perturbation grave de l’économie)

    Nous profitons de toutes vos réactions pour décider du lancement de l’appel et pour réaliser un texte définitif dans les 10 jours.

    Des commentaires précis d’ajout ou de remarques sur le texte sont donc toujours vivement appréciés.

    1. Un oeil attentif de style conseil constitutionnel n’est aussi sans doute pas superflu ( je pense en particulier à l’égalité des individus dans leurs droits et devoirs / discrimination par strates dans la population ).

  64. Je ne sais pas si les suisses ,quand ils votent par referendum d’initiative populaire , sont un bon banc d’essai , mais le résultat de la dernière votation a de quoi finir de rendre prudents nos parlementaires :

    Double peine systématique pour les  » criminels étrangers  » d’un côté , mais les grandes fortunes restent toujours bien accueillies .

    Il y a eu en effet rejet à 58 % de la proposition consistant en une légère hausse de l’imposition des plus riches ( seuil minimum de 22% d’impôt sur la tranche de revenu imposable net dépassant 250 000F .CH – 187 000 €- pour une persionne seule , et 0,5% supplémentaire sur les grandes fortunes – > 2 millions F .CH ) de façon à éviter la concurrence fiscale entre les 26 cantons de la confédération , qui comme l’Irlande tirent chacun vers le bas l’imposition sur les plus grosses fortunes pour les attirer chez eux .

    Remarque encourageante , les cantons francophones romans ( sauf les Vaudois) ont voté à l’encontre du résultat final , tant pour la criminalité étrangère que pour la fiscalité .à l’inverse des cantons alémaniques ( sauf Bâle) qui ont voté massivement dans le sens que l’on sait .

    1. Boycottez Nestlé, Swatch, le chocolat Lindt , le gruyère suisse, le picrate suisse, les banques suisses, le saucisson vaudois, la viande séchée du Valais, la viande des Grisons, l’Ovomaltine, les coucous suisses, etc.

    2. Oui, je sais, c’est (v)ignoble… La solidarité professionnelle est un terme inconnu du vocabulaire viticole, commun comme affecté. Par principe. C’est comme ça, point. 🙂
      En plus je tire sur l’ambulance… Maintenant le coup de pied de l’âne :

      Un article de la désencyclopédie.

      Fendant :
      Le fendant est un poison mortel à 99%. Seul un peuple tribal des montagnes entre la Suisse et l’Italie semble y survivre.
      Origines :
      Le fendant est le résultat d’un concours de circonstances incroyables. En effet, au XIIe siècle, une bouteille de vin blanc fut tout bonnement oubliée ouverte pendant deux minutes, chose incroyable en Valais où le vin entre rarement en contact avec l’air une fois sorti de la bouteille. S’ensuivit une monstre bagarre générale pour l’accès au délicieux breuvage, et le vin ainsi disputé, appelé Fendant en mémoire des diverses blessures infligées aux participants (et cautérisées avec ledit vin), venait de naître.
      Utilisation :
      Le Fendant est omniprésent en Valais, où il peut être utilisé:

      * pour déboucher les cagouintz (Toilettes)
      * en apéritif ;
      * pour accompagner la raclette ;
      * en digestif ;
      * en remplacement peu onéreux du lait pour bébés ;
      * en intraveineuse pour les grands brûlés qui sinon ne pourraient participer à l’hebdomadaire fête des vendanges ;
      * pour désinfecter les plaies ;
      * pour nettoyer sa voiture ;
      * pour se battre dans la rue, lors d’un mariage, d’une votation ou simplement entre amis ;
      * le fendant est un élément constitutif de l’eau de javel.

  65. Nous travaillons pour que le texte soit moins technique tout en restant précis.
    Je vous donnerai sous peu la façon de signer la pétition pour ceux qui veulent la diffuser autour d’eux.
    Merci !

  66. (je préfère laisser plusieurs commentaires pour ne pas se perdre dans les réponses )
    point7:
    ne vaut-il pas mieux parler de banqueroute (qui est la forme financière de faillite). Il semble que la faillite des états soit déjà une réalité ( cf: les nb de chomeurs, de SDFs, de travailleurs pauvres ); même si elle n’est pas encore financière

  67. Premier bilan de l’appel

    Pétition mise en ligne le 3 décembre 2010.
    ·Nombre de signataires le 7 décembre 2010 : 82
    ·Les députés, sénateurs, ministres : 0
    ·Les hommes politiques : 0
    ·Les personnalités du monde de l’économie et de la finance : 0
    ·Les autres personnalités : 0

    Ceux qui l’ont signé sont en grande partie des personnes qui me connaissent et effectivement le texte est difficile d’accès. Les financiers, même quand ils sont d’accord, n’osent pas le signer pour éviter les ennuis.

    Je continue à chercher des pistes et des conseils. Les premiers sont de faire une version amusante jeune, se rallier à un projet plus vaste et des groupes structurés (ATTAC…)….

    J’ai été interviewé par téléphone par le Dauphiné de Grenoble sur Cantonna. Avec quelques erreurs le discours à été bien repris (d’autant que le journaliste ne connait rien en finance). J’ai indiqué que, pour moi, la proposition Cantona serait cohérente si elle était couplée avec l’ouverture d’un compte dans une banque qui accepterait de s’engager sur la proposition de Paul Jorion (avec un raccourci journalistique un peu malheureux pour économiser deux mots en oubliant fluctuations de prix)

    A suivre au prochain bilan ….

  68. Deuxième bilan de l’appel : merci a ceux qui ont relayé l’appel qui passe brutalement à 720 signatures.
    Le plan maintenant est d’attendre 3000 signatures pour le relayer par un journal ( je connais le journal Réforme qui a eu le courage de me publier sur un sujet délicat que je vais recontacter).
    Si certains d’entre vous connaissent des journalistes et/ou souhaitent participer à la communication, qu’ils n’hésitent pas à me contacter.
    Merci à ceux qui continuent à relayer le projet.

    Pétition mise en ligne le 3 décembre 2010.
    •Nombre de signataires le 9 décembre 2010 : 720
    •Les députés, sénateurs, ministres : 0
    •Les hommes politiques : 0
    •Les personnalités du monde de l’économie et de la finance : 0
    •Les autres personnalités : 0

  69. pour répondre à totoro et pour info il y a 2 elie cohen économiste l’une est mort en 2008 était administrateur à la société générale, l’autre et le plus connu (« penser la crise ») est professeur au cnrs et autre et n’a pas travailler dans les banques

  70. « Qui épongera les pertes ? Les citoyens ou les investisseurs ?  »
    La réponse me semble évidente. Il suffit de se souvenir de la manière dont les banquiers ont été sauvés.

  71. Troisième bilan de l’appel : 1 900 signatures

    Merci à ceux qui continuent à relayer le projet.

    Bonne année à tous !!!

    Pétition mise en ligne le 3 décembre 2010.
    •Nombre de signataires le 30 décembre 2010 : 1 900
    •Les députés, sénateurs, ministres : 0
    •Les hommes politiques : 0
    •Les personnalités du monde de l’économie et de la finance : 0
    •Les autres personnalités : 0

    1. Pas mal Dupré !
      Ps : Pour équilibrer un peu votre total, mettez donc Zébu dans les Zautres personnalités, ça mange pas de pain et ça lui fera plaisir…

  72. Bien que d’une façon générale je suis d’accord sur la culpabilité des banquiers et notamment sur cette notion de fonds « propres » des banques qui me parait des plus « sales » : si au nom des bons résultats les gestionnaires peuvent s’auto-octroyer des bonus qui en fait sont issus de l’effet mayonnaise (ça monte) du mélange toxique de l’économie réelle et de la pseudo-économie (je parle de celle que l’on appelle virtuelle) ces mêmes gestionnaires ne devraient-ils pas restituer les bonus perçus lorsque l’économie se casse la figure ?
    C’est trop facile de se servir lorsque ça monte et de ne pas assumer l’effet inverse.
    S’il y avait un malus pour équilibrer ces bonus, les banquiers y réfléchiraient à 2 fois avant de faire n’importe quoi. Ces bonus sont iniques et de mon point de vue relèvent de la pure escroquerie. Il y a urgence à en interdire le principe même.
    Concernant cette pétition je ne peux hélas la signer car elle met en cause les actionnaires et là vous vous trompez de cible. Quand je parle des actionnaires je pense aux millions de petits porteurs comme moi qui ont placé quelques fonds sur des entreprises. L’actionnariat est un principe sain et utile et il est normal que ceux qui acceptent de prendre le risque de la réussite ou de l’échec des entreprises retirent un certain profit des progrès auxquels par leurs prêts de fonds participent. Là où vous vous trompez gravement c’est lorsque que vous croyez que ces petits porteurs, je ne parle pas des petits spéculateurs, ont gagné de l’argent. J’ai pour ma part un portefeuille depuis 12 ans avec versement mensuel et capitalisation des « bénéfices ». Eh bien ce portefeuille vaut moins aujourd’hui douze ans plus tard que la somme de tous les versements que j’ai effectués depuis ma souscription !!!
    La vérité c’est que ces petits porteurs actionnaires dont je fais partie ont encore plus que tout autre citoyen été grugés par ce système bancaire.
    Cest très grave car l’actionnariat est un élément vital de l’Economie, la vraie (celle du progrès durable).
    En fait ce ne sont pas seulement les citoyens mais aussi les actionnaires et les entreprises qui ont été spoliés par les banquiers. Mais est-ce si surprenant dans la mesure où les banquiers sont les intermédiaires obligatoires de toute l’économie et qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent dans le silence de leur succursales ?
    La confiance s ‘est enfuie et c’est très grave.
    Je reconnais que je suis très pessimiste sur l’avenir de nos pays dits « développés » au bord de l’effondrement économique et l’éclatement social.
    J’espère qu’une autre pétition sur le même thème mais plus au point (moins simpliste) me permettra de signer car il y a vraiment urgence à donner un coup de pied dans cette mauvaise marmite de mauvais sorciers.

  73. Bilan de l’appel FAIRE PASSER LES CITOYENS AVANT LES CREANCIERS DES BANQUES :
    2033 signataires de l’appel.
    Comme prévu, je l’envoie actuellement à tous les députés dans le but que l’un au moins d’entre eux dépose un projet de loi. Voici le mail adressé à chaque député.
    Vous pouvez, si vous soutenez l’appel, le proposer à votre député.
    A suivre….

    Monsieur le Député,
    L’exemple des choix du gouvernement irlandais risque d’être suivi par la France.
    Dans ce cas, la France paierait longtemps une erreur stratégique que l’Islande, elle, n’a pas commise.
    Nous appelons à « Faire payer les créanciers des banques avant les citoyens ».
    Ce principe préalable à toute orientation économique peut faire consensus.
    Vous, même seul, avez le pouvoir de déposer un projet de loi.
    Notre groupe comprend des spécialistes de la finance prêts à vous aider à rédiger cette loi d’urgence économique.
    Les 2033 signataires de l’appel
    Contact :
    Denis DUPRÉ
    Professeur de Finance et d’Ethique

    Université de Grenoble
    CERAG – 150 rue de la chimie 38040 GRENOBLE Cedex 9 – FRANCE
    Tél : +33 (0) 4 76 63 53 70 – Fax : +33 (0) 4 76 54 60 68
    http://pagesperso-orange.fr/denis.dupre/

    L’appel se trouve ici :
    Appel pour « Sauver les citoyens avant les créanciers des banques »
    (Préambule éclairant l’appel ci-dessous et rédigé le 15 janvier)
    La France va être frappée par les effets de la crise financière. Notre gouvernement, à l’exemple de l’Irlande, va être tenté de défendre les intérêts privés au détriment de notre collectivité nationale et de l’ensemble des citoyens. Les islandais aujourd’hui, comme les finlandais hier, ont imposé à leur gouvernement la défense de l’intérêt collectif des citoyens. Chacun d’entre nous peut signer l’appel que nous vous proposons, et inciter son député à le signer et à initier une loi économique qui nous protégera.

    L’Islande a nationalisé ses trois principales banques sans honorer toutes leurs dettes. Poussé par l’Union européenne, en échange de son adhésion, le gouvernement a fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement par l’Etat. Mais le président de la République a refusé de ratifier la loi, dont le texte a alors été soumis à un référendum. À plus de 93 %, les Islandais ont voté contre le remboursement de la dette.
    Si l’Islande a été aux yeux de certains économistes, « non économiquement correcte », c’est qu’elle a suivi la préconisation de Paul Krugmann, économiste américain « tendance sociale » de laisser les banques faire faillite avant de les nationaliser.
    Le FMI, lui-même, reconnait que l’Islande a obtenu de très bons résultats car elle a réduit sa dette extérieure et les écarts de taux avec l’Allemagne pour ses emprunts ont chuté de 10% à 3%.

    Par contre, l’Irlande a été qualifiée « d’orthodoxe et de responsable » en garantissant toutes les dettes et en s’engageant dans une cure d’austérité drastique pour payer le coût de ces garanties. Paul Jorion affirme qu’en Irlande il fallait choisir entre sauver les citoyens ou les créanciers…..or, agissant subrepticement, le gouvernement a choisi les créanciers. Même Jeffrey Sachs, économiste américain « tendance libérale » avoue le 6 janvier dans le Figaro que « dans le cas de l’Irlande, où le poids de la dette privée est important, les garanties publiques accordées aux banques ont été trop généreuses à mes yeux ».

    La comparaison Islande-Irlande est sans appel : La facture de l’Islande sera moins catastrophique pour ses citoyens et les générations futures.

    La France va, elle aussi, devoir faire face très probablement à la défaillance des principales sociétés financières implantées sur son territoire.
    Le choix que fera alors le gouvernement français pour « sauver les banques », engagera notre mode de vie collective pour des dizaines d’années.

    Il s’agira de savoir qui supportera la facture entre les créanciers des banques et l’Etat s’il décide d’en prendre une partie à sa charge. Or, on doit rappeler ici que le banquier fixe le taux de son prêt en incluant une prime de risque. La banque a donc normalement mis en réserve les ressources nécessaires sauf si celles-ci ont été distribuées en dividendes à ses actionnaires ou hauts salaires, primes et stocks options à ses dirigeants et traders.
    La question que nous sommes en droit de nous poser est « Que va faire le président de notre République qui est conseillé par des banquiers, à la fois juges et partie, très conscients de leurs intérêts… et qui prôneront donc une solution à l’Irlandaise ? » Si nous préférons la solution islandaise, il faut rapidement engager une action.

    Il convient de mobiliser les citoyens de toutes tendances politiques pour empêcher que ces dettes soient reportées de façon injustes et injustifiables sur l’Etat et donc sur l’impôt et la protection sociale de chacun.

    Cet appel n’est pas une proposition globale de réforme. C’est une proposition volontairement ciblée. Il s’agit de regrouper le plus de signataires possible sur un point qui peut faire consensus. Nous demanderons aux députés de signer le texte et d’initier une loi d’urgence économique simple. Les noms des députés signataires de ce texte et travaillant à proposer cette loi d’urgence seront affichés.

    TEXTE DE L’APPEL déposé sur le site le 3 décembre 2010 :
    Sauver les citoyens avant les créanciers des banques
    La Finlande a connu en 1991 une grave crise. Elle a refusé, sous la pression citoyenne, de prendre en charge tous les actifs non performants des banques. En 2010, l’Irlande a accepté ce simple transfert de richesses du gouvernement aux banques. Quand arrivera la lourde facture française
    serons-nous finlandais ou Irlandais ? Qui paiera ? Quels citoyens ? Quels investisseurs ?
    La tragédie est décrite chaque jour par Paul Jorion et d’autres analystes qui nous donnent par avance les photos de l’accident à venir. Film noir, tragique. Inéluctable ? Aujourd’hui nous pouvons agir sur un point précis pour décider du partage de la facture.
    1. Conscients que les pays d’Europe, refusant de faire marcher la planche à billet, vont l’un après l’autre vers un endettement insupportable conduisant inéluctablement à une faillite ou une insurrection.
    2. Conscients que la valeur réelle de l’ensemble des banques, cachée par des règles comptables, est probablement déjà négative alors que le pire de la crise est devant nous.
    3. Conscients que certains financiers écoutés des politiques, aux commandes avant la crise, le sont toujours. Étrangement, la crise ne semble pas changer leurs discours et leurs croyances. Soit leur idéologie les porte à croire que tout reviendra comme avant, soit leur cupidité les pousse à amasser avant la catastrophe et donc empêcher les réformes de fonds.
    4. Conscients que leur objectif est de protéger les actionnaires. Pour exemple, en pleine crise, tout en recevant les aides de l’état, les banques ont largement continué à distribuer des dividendes. Pour ce faire ils choisissent de porter les factures sur les citoyens en transférant les dettes bancaires vers les états.
    5. Conscients que leur volonté de faire croire qu’il est plus simple de gérer les faillites des états que les faillites des banques, est déjà démentie par les faits. Les faillites en cascade des banques seront remplacées par celles des États.
    6. Conscients que la garantie par l’état de l’ensemble du passif des banques, comme en Irlande, est la voie choisie par l’Europe. Cependant, l’intérêt des citoyens est de partager la facture en garantissant totalement les dépôts à vue (vos comptes en banque par exemple), faisant payer les actionnaires et partiellement les créanciers.
    Nous, citoyens :
    Décidons et demandons à notre gouvernement de voter, dès février 2011, la loi d’urgence financière suivante :
    1. L’État engage une procédure de restructuration des organismes bancaires le nécessitant, en en devenant le liquidateur.
    2. L’État devra alors valoriser le passif au niveau des actifs : imposer une valorisation des actions (proche de zéro), imposer une décote aux créances et garantir les dépôts à vue. L’État peut décider, dans une procédure à part, de verser une prime différenciée, éventuellement sous forme d’actions, pour compenser les pertes de certains actionnaires ou créanciers qu’il souhaite préserver jusqu’à un certain montant.
    3. Ensuite, il devra soit:
    – Réaliser un apport en capital, pour devenir actionnaire ultra-majoritaire de la banque. L’État, ultérieurement, ne deviendra minoritaire dans le capital que lorsque l’ensemble, à minima, de sa capitalisation aura été deux fois remboursé ou valorisable et compensable en tenant compte de l’inflation .
    – Transformer les créances, en tout ou partie, en actions, afin d’obtenir le ratio suffisant de capitalisation requis.
    4. L’État avec les sommes économisées grâce à un coût moindre de la technique à la finlandaise par rapport à celle à l’irlandaise, pourra consacrer ce budget pour des mesures sociales d’urgence envers les plus pauvres.
    5. Les éventuelles négociations avec l’Europe et le FMI seront dirigées par une commission de parlementaires assurant la transparence de la procédure et l’accessibilité de l’information à tous.
    Il faut vous engager et signer.
    Cet appel sera remis fin janvier au Président de la République, à la ministre de l’Économie à chacun des députés et des sénateurs pour qu’ils le signent et qu’ils initient cette loi d’urgence financière.

    Signez cet appel : sauver les citoyens avant les créanciers des banques sur le site mesopinions.com
    Diffusez- le autour de vous.
    Sollicitez votre député !

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