LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 25 MARS 2011

« Le capitalisme à l’agonie » (Fayard 2011)

Rassembler dans un livre les idées qui s’élaborent sur le blog
Aller les défendre ensuite à l’occasion de sa parution
… ce qui crée l’ébauche du livre suivant
Inventer un monde nouveau contre celui qu’on a essayé de nous vendre
L’auteur lui joue un rôle de catalyseur

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245 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 25 MARS 2011 »

  1. tout à fait d’accord, notamment le fait que Paul Jorion soit un catalyseur, pas un chef de secte.
    je me souviens avoir fait une allusion à ce sujet dans un commentaire qui n’est jamais passé (sous le billet de Ce soir ou Jamais), mais comme cet humour était mal formulé, je ne regrette pas d’avoir été zappé, l’important c’est de constater que Paul Jorion a l’art de condenser les idées et les phrases qui s’échangent sur ce blog;
    …. sur FR3 c’était moins convaincant.

  2. Pas très sympa de déstabiliser les aficionados en enregistrant et diffusant la vidéo du vendredi le jeudi.Vous me direz ,il y ses derniers temps comme une accélération de l’histoire et il vaut mieux prendre un peu d’avance.Bon week-end.

    1. toujours à la même heure, c’est ennuyeux !

      là, c’est trés bien ! la surprise est plaisante ! le contenu aussi …

  3. Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie
    Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir.

    Alexis de Tocqueville, extrait de De la Démocratie en Amérique

    1. Citation connue mais toujours bienvenue. L’on vérifie que le capitalisme infantilise au fait qu’il ne laisse aucun pouvoir à l’individu, (sinon celui de gagner sa croûte), et aucun à « la société civile » : assertion qui fera sans doute bondir M. AntoineY…

      1. Le capitalisme comme un système de pouvoir au despotisme « régulier, prévoyant et doux » ? J’ai peur qu’il y ait confusion entre ce qu’entrevoyait Tocqueville du sort des sociétés occidentales à partir de sa connaissance de la démocratie et de la société américaine de son temps et ce que l’on connait aujourd’hui et maintenant du système capitaliste sous emprise idéologique ultra-libérale. On connait la hantise première de Tocqueville, comme sa dénonciation en tant que risque fondamental pour les sociétés démocratiques (et particulièrement pour la France d’après lui) : l’égalitarisme.
        Quand Marx, à la même époque, dénonçait l’empire que le capital prenait et allait étendre sur les sociétés occidentales, Tocqueville s’alarmait et alertait de l’émergence de celui de l’égalité. Et Crapaud voudrait que ces pôles antinomiques se donnassent la main dans une improbable anticipation conjointe ?
        Perso, j’aime assez le paradoxe de Tocqueville, intellectuellement s’entend et parce qu’il peut constituer un argument de poids si on l’utilise à bon escient dans un cadre élargi, mais difficile de ne pas constater qu’il constitue, d’abord et avant tout, dans le sens restreint que lui donna son géniteur, une sorte de quintessence réactionnaire, une arme de destruction massive aux mains des tenants de la réaction.
        Écoute les, Crapaud, ces fidèles Tocquevilliens : « L’egalité ? Mais à quoi bon la rechercher, puisqu’elle sera toujours perçue comme insuffisante. Et ce avec d’autant de cruauté plus qu’elle sera pourtant de plus en plus présente ! Croyez moi, une quête bien vaine que voilà ! Et il y a bien plus de raisons de la craindre que de la chérir et de combattre ses zélateurs que de les soutenir puisqu’elle s’impose chaque jour un peu plus, telle une mécanique triste et toujours décevante, jamais rassasiée, inéluctablement, démocratiquement… »
        PS : Je mets un © plus un ® en prime sur le paragraphe entre guillemets, Jduc est capable sinon de les reprendre à l’œil ! 😉

      2. @ vigneron dit : 25 mars 2011 à 11:46

        Comme c’est doux de se sentir présent dans les pensées de son frère. Voila pourquoi il ne faut désespérer de rien, ni de personne.

        Oui, depuis longtemps ici et ailleurs, je dis et répète qu’il n’est pas indispensable, pour vivre heureux, d’être à égalité avec les autres, notamment en termes de richesse financière. Paul Jorion, dans « le capitalisme à l’agonie » que j’ai commencé à lire, dit en l’occurrence, et à juste titre, que la violence de l’argent à remplacé la violence féodale. En fait les deux ne sont que l’expression de la force. Or la force, la puissance, peuvent s’exercer sous diverses formes. Il n’y a pas que les forces physiques et de l’argent qui peuvent conduire le monde des humains.

        Depuis la nuit des temps, (je sais que vous n’aimez pas cette expression, mais je vous sais maintenant plus tolérant pour l’accepter), et encore plus de nos jours, grâce aux moyens modernes de communication, une autre force très redoutable, capable du meilleur comme du pire, la force des idées, est à l’œuvre.

        Or, les idées peuvent s’implanter dans l’esprit des foules à partir de ce que disent les plus « forts » dans ce domaine.

        Les plus forts, sont ceux qui ont fait profession de mettre en forme et de diffuser leurs idées, ce qui n’est le privilège que de quelques uns. Ceux qui enseignent aux jeunes gens ou qui font œuvre de vulgarisation de leurs idées. Les journalistes et hommes politiques qui vivent de cela.

        Ces gens là n’ont-ils que de bonnes idées ?
        Faudrait-il-il que l’Etat intervienne pour réguler ce secteur et éviter que cela entraîne des dérives conduisant à l’agonie du système ?

        Tous les hommes sont ils égaux, disposent-ils du même pouvoir de mise en oeuvre de cette force qui peut soulever les peuples ? N’y a-t-il pas comme dans le domaine financier, des produits toxiques, des produits qui jouent sur la force des idées qu’on implante dans l’esprit des plus faibles en employant des arguments séducteurs ?

        Où est l’égalité dans ce domaine comme dans les autres ?

        Pour rivaliser et s’imposer à égalité à faire valoir ses idées, il faudrait être à égalité de connaissance, d’expérience, d’aptitude à manier les mots, la langue, l’abstraction, l’analyse, la synthèse. Où voyez-vous cela possible ?

        Si le capital financier est un moyen d’asservir les plus faibles, qu’en est-il du capital intellectuel et culturel ?

        Quelle solution préconisez-vous pour mettre chaque individu à égalité avec les autres dans ce domaine ?

      3. @ Peter Hoopman dit : 3 avril 2011 à 15:08

        Capitalisme = un levier comptable/bureaucratique

        N’est-ce pas donner, par une telle définition, un rôle trop modeste, trop passif au capitalisme ?

        Le capitalisme me semble largement dépasser les tâches d’enregistrement et de consignation que vous suggérez.

        Il comporte beaucoup d’activités faisant appel à des analyses, des choix, des initiatives, des stratégies, pour assurer la survie du capital (sous toutes ses formes) qui est essentiel à la vie et à sa perpétuation. Ce qui fait sa force c’est d’œuvrer dans le présent en ne perdant jamais de vue le futur.

        Pour moi, la définition qui conviendrait le mieux au CAPITALISME serait d’être une activité consistant à GERER LE CAPITAL. J’en ai dressé quelques traits ici :
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=22709#comment-164777

    2. Superbe texte de Tocqueville, merci. Tout y est, BigBrother, les bisounours, la foule des « individualismes anonymes », les communautarismes « citoyens », un monde orwellien à deux vitesses…
      Mais peut-on qualifier, avec P Jorion, notre organisation sociale de « féodale » ? cela suppose essentiellement dans la caste dirigeante une hiérarchie très formalisée, par jeux d’allégeance ordonnées selon la loi du plus fort. La base économique, le servage, repose également sur la violence.
      Monsieur Bernays, merci tonton, nous a concocté une cage dorée, de façon autrement plus subtile. En sortir supposera autre chose que de mettre fin à la violence par la violence, comme en 1789. Il faudra se faire violence à soi-même, ce qu’annoncent à leur manière les décroissantistes. Mais c’est un sport un peu passé de mode, bien sûr.
      Invoquer alors la démocratie, sans plus se poser de questions ? Les élections ne faisant que refléter les électeurs, le système démocratique étant structurellement une em>surenchère à la facilité par la démagogie électorale, les bisounours (parce qu’on leur dit que voter c’est bien) donnent mandat à un professionnel et s’en retournent à leurs jeux video ou à la télé.
      Il est vrai que l’évolution des techniques et l’interconnection généralisée ont fait apparaître une complexité du monde telle que personne ne peut prétendre l’appréhender et lui donner une signification ou un sens. Y compris la science économique, qui prétendait trouver des lois dans le mouvement purement brownien des acteurs. Sans parler des philosophes…
      Alors en quoi la démocratie, qui ne fait que la sommation des avis non moins browniens d’ électeurs fort peu éclairés, aurait-elle une légitimité proprio motu ?
      La provocation peut-être une hygiène de pensée.

      1. HARD ROC

        Mais, justement, nous ne sommes plus en démocratie, idée jamais atteinte, mais vers laquelle il faudrait tendre .
        Car, une oligarchie aux manettes en interdit quasiment toute manifestation. Pas par la violence physique en soi, mais on sent quelques mauvaises idées dans l’atmosphère ambiante ; une forme de violence symbolique, trés destructrice, est à l’oeuvre, car les idées véhiculées par le gouvernement en place ne sont guère celles de l’ensemble de la population. Elles tirent les personnes vers le bas de l’humain, sa partie la plus glauque
        ( que nous avons tous ). Or un gouvernement, représentant du Peuple devrait faire l’inverse, en montrant une certaine exemplarité.
        Il y a donc divorce entre la population et l’oligarchie.
        Le moyen utilisé est encore plus délétère, et vous avez raison de le souligner.

        Quoique l’alphabétisation soit en cours, d’où un certain affaiblissement du pouvoir absolu en place, il régnait encore beaucoup d’ignorance et de superstitions, par le biais du clergé – souvent du côté de l’ordre établi : Dieu étant un Principe masculin, dans les monothéismes, pour les femmes, principalement. Néanmoins, un mouvement était en marche. La Révolution française a permis d’augmenter le taux d’alphabétisation, les débats …avec une accélération notoire, par la suite, avec les « hussards noirs de la République », dans les provinces les plus reculées, et qui résistaient encore.
        Dans certaines régions, ex. Hérault, dès la Révolution – archives – on voit des actes de mariage et de naissance signés, au début maladroitement, par les hommes – agriculteurs – et trés vite par les femmes …l’instituteur signe souvent comme témoin. Parmi les nombreux fils des agriculteurs, la plupart deviennent artisans, et là, tous, y compris les femmes savent écrire : signatures affirmées…les actes sont signés par beaucoup de monde, amis, cousins, voisins : on sent une grande fierté !

        Bon, actuellement, feue la démocratie s’est transformée subrepticement en oligarchie, mais comme vous le suggériez, de façon sournoise (pas vous, l’oligarchie) …par moyen manipulatoire exportée des USA – Bernays, et ses successeurs [ je ne confondrais pas l’oncle et le neveu …quoique j’ai horreur des dogmatiques de l’oncle, qui, de mon modeste point de vue, font erreur …en effet, l’oncle était plutôt un chercheur, tentant de soigner tel et tel individu …] le neveu a totalement dévoyé le travail de l’oncle, puisqu’il a utilisé une « technique » qui n’en est pas une, pour abrutir et abêtir une foule, une masse, et transformer une population en veaux – consommateurs, inconscients de la nouvelle servitude ainsi créée. Sans en avoir pris conscience, comment s’en dépêtrer ? comment, lorsqu’abreuvé malgré soi, par un bombardement de messages publicitaires jouant soit sur la séduction ( un des derniers en date, initié par la Commission européenne étant un chef d’oeuvre du genre – ça a dû coûter bonbon ! – pour inciter à manger des champignons de Paris ! ) , soit sur l’infantilisation …à devenir gâteux avant l’âge !
        Cette façon de faire est beaucoup plus vicieuse.
        Il faut donc développer chez les enfants un esprit critique. Cela prendra probablement une génération.

    3. Texte de De Tocqueville toujours aussi lumineux quand on voit le décalage entre le train de vie nos gouvernants, qui vivent entre riches et qui ne songent qu’à placer leurs enfants , même les plus paresseux, à des postes de pouvoir, et la réalité que vit le peuple.

      Je garde encore le souvenir d’une dame ministre, venue donner la bonne parole, lors de la fermeture de plusieurs grosses entreprises de Saint-Etienne, à des ménagères en détresse . Elle leur avait dit que l’on pouvait très bien vivre avec peu d’argent et conseillé, par exemple, de « ne plus acheter de foie de veau mais du foie de génisse nettement moins cher . » Elle avait failli se faire écharper par un groupe de ménagères révoltées qui lui hurlaient dans les oreilles que de toute leur vie elles n’avaient jamais connu le goût du foie de veau.
      J’avais aussitôt pensé à la brioche de Marie-Antoinette .

      Rien n’a changé depuis De Tocqueville .

    4. La démocratie dans nos sociétés occidentales est un mythe accomodant pour ceux qui détiennent le vrai pouvoir, le pouvoir de l’argent.Si le banquier a l’argent, il a le pouvoir entre ses mains. Ça demeure un mythe accomodant en ce sens qu’il donne à l’individu le sentiment d’être en possession de son destin alors qu’il n’en est rien.Le fait de déposer son bulletin de vote périodiquement donne l’impression d’être à la barre, mais la barre n’est qu’un leurre et n’est reliée à aucun gouvernail.
      À ma connaissance, aucun pays, à sauce démocratique ou non, n’échappe à cette réalité du pouvoir par l’argent. Et, comme l’argent rend fou, ceux qui sont aux commandes sont fous. Je sais que ça frise le syllogisme méchant, mais c’est tout ce que je peux voir à travers la fenêtre embuée de l’Histoire.
      Tout est à ré-inventer,( même l’amour, dirait Rimbaud)

      1. … » De ce point de vue, je pense réellement que l’amour, dans le monde tel qu’il est, est pris dans cette étreinte, dans cet encerclement, et qu’il est, à ce titre, menacé. Et je crois que c’est une tâche philosophique, parmi d’autres, de le défendre. Ce qui suppose, probablement, comme le disait le poète Rimbaud, qu’il faille le réinventer aussi.ça ne peut pas être une défensive par la simple conservation des choses. Le monde est en effet rempli de nouveautés et l’amour doit être pris dans cette novation. Il faut réinventer le risque et l’aventure, contre la sécurité et le confort. »
        Alain badiou avec Nicolas Truong  » Eloge de l’amour »/ Ed° Café Voltaire

         » La conviction est aujourd’hui largement répandue que chacun ne suit que son propre intérêt.
        Alors l’amour est une contre-épreuve.
        L’amour est cette confiance faite au hasard. »

    1. L’homme invisible ou prit par « le pouvoir » prend la place de l’homme.

      L’homme n’a pas pris sa place, trop dirigé par ces peurs et conditionnement.

      1. Très intéressant, votre point de vue est à creuser sérieusement…
        Je me permet de tisser sur votre idée:
        Et si tout ce que crée l’homme était le miroir de son monde intérieur?
        Et si on imaginait que l’homme, au lieu de craindre « l’autre », s’envisageait et envisageait l’autre en tant que créateur d’un rêve intérieur basé sur un conditionnement, et donc une réalité virtuelle.
        La relativité de ce nouveau point de vue ouvre un champs de compréhension immense. La mise en perspective de la réalité en somme. Et la possibilité d’être actif (sur soi) au lieu d’être réactif (aux autres).
        Ce « pouvoir » indépendant est en fait alimenté par une énergie noire, résultant des effets générés par les causes inconsciences de notre rêve collectif (somme et compromis de nos rêves individuels).

      2. J’ai du abréger tout à l’heure…
        Pour conclure :
        J’ai la conviction intime que les dysfonctionnements de l’humanité résultent du manque général de conscience des êtres humains. De leurs peurs, des conditionnements très profondément inscrit dans leur structuration mentale.
        En réalité, nous ne sommes pas ce mental auquel nous nous identifions, nous sommes une forme de « regard », qui s’il ne s’identifie pas à cette idée de la réalité qu’est le mental, voit en fait clairement la réalité.
        Comprendre et appliquer cela est un pré-requis fondamental pour transcender l’humain dans sa version transitoire, c’est le seul moyen pour qu’une humanité éclairée voient le jour.

        L’homme est une corde tendue entre la bête et le surhomme – une corde au dessus d’un abîme. Dangereux à traverser, dangereux à parcourir, dangereux si l’on se retourne, dangereux si l’on frissonne et dangereux si l’on s’arrête. La grandeur de l’homme vient du fait qu’il est un pont, et non une impasse : on peut aimer le fait qu’il soit une ouverture et un devenir. J’aime ceux qui ne savent pas comment vivre, car ce sont ceux qui traversent. Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra »

        Si on oublie notre simple existence individuelle (ce que permet le dépassement du mental) Il est simple de se placer à l’exacte place qui nous revient pour participer au devenir de l’humanité.
        Cette fois, de façon saine et non plus morbide. Plus il y a d’humain qui tendent à ce but et plus l’équilibre régnera.
        Certains pessimistes diront qu’on est trop loin de ce but. Je rejette ce genre d’idée car c’est contre productif. Si chacun attend que les autres évoluent pour évoluer…
        Le combat est à mener en chacun d’entre nous, une simple évolution individuelle vaut mieux que toutes les paroles. On ne change pas les autres, on ne change que sois même. Et puis seulement on peut inspirer les autres par l’exemple qu’est notre vie. En plus, cadeau bonus, cela rend très heureux et épanoui.
        Ce qui est amusant, c’est que l’humanité avance inexorablement vers cela, c’est sont sens métaphysique en fait, mais cela reste pour le moment inconscient.
        SI je devait résumer le sens de l’existence, je dirais que c’est tout simplement l’existence se créant les conditions d’avoir conscience d’elle même. Nous sommes potentiellement l’expérience de l’existence prenant pleinement conscience d’elle même.

      3. Bonjour B.S.

        Le « pouvoir » en soi dans l’abstrait est quelque chose neutre, ni noir ni blanc. La grande challenge est d’intégrer le pouvoir humaine dans la société. Ca veut dire l’utilité et neccesité d’un être humain dans la société.

        Surtout par nos peurs nous avons inconsciencement isolé « le pouvoir ».

        Les « trois grands » Monterquieu, Smith et Marx ont chacun a leur façon essayer de brisser cette isolation de pouvoir. Par un interprétation dogmatique par exemple de Montesquie et l’importance des séparations des pouvoirs, nous avons réussi d’isolé encore à nouveau le pouvait étatique avec toutes les conséquences qui vont avec.

        Et oui c’est comme tu dit une réalité virtuelle!

        Nous sommes des Don Quichottes qui bats contre les moulins à vent. 😉

      4. Merci pour cet échange Peter. 🙂

        Mon idée depuis longtemps, est que pour instaurer un pouvoir représentatif efficace, il faudrait intégrer la composante de « sagesse » lors des processus de désignation de représentants.
        L’outil fondamental du peuple à cette fin est selon moi l’intégrité. Et pas une intégrité basée sur une morale commune, mais une intégrité vis à vis de soi-même, basée sur une conscience éclairée de la réalité.
        D’où mon intervention précédente sur le rôle fondamental d’un travail de prise de conscience, et d’une distinction entre notre vision relative et la réalité.
        Si je ne me compromet pas dans mes choix, je n’alimente pas le pouvoir de représentant qui sont déviant.
        Cela rejoint ce temps qu’il fait. Nous nous regroupons par soif de vérité, nous défendons avec sincérité notre volonté d’établir un système plus vrai. Ce faisant, nous produisons un énergie convergente vers des pistes de solution.
        Cela est possible grâce à notre intégrité.
        Mr Jorion n’est pas corrompu par le système en place, il a également le courage de s’affirmer tel qu’il est, et il agit selon ce que sa conscience lui indique.
        Voila l’intégrité à l’œuvre, et le degré de cette intégrité s’observe par l’altruisme. Pas un altruisme sacrificiel mais un altruisme conscient de l’ensemble. Nous sommes tous lié, comme les différents organes d’un même corps.

        Si je manifeste mon point de vue, c’est pour contribuer à la création d’un paradigme dans lequel j’atteindrais la pleine réalisation de mon être. Car en attendant, je suis encore obligé de faire des compromis, et donc de me compromettre un minimum. Et cela suppose que je dois renier certains de mes idéaux, faute d’être au sein d’un système qui y corresponde…
        Heureusement, j’ai foi en l’homme! 🙂
        Portez vous bien.

      5. ……., il faudrait intégrer la composante de « sagesse » lors des processus de désignation de représentants.

        Par la « concurrence réciproque » et en conséquence la chasse au profit, tue la raison et la potentialité de sagesse qui en germe est en tout personne.

        Si je ne me compromet pas dans mes choix, je n’alimente pas le pouvoir de représentant qui sont déviant.

        Tu es un rebelle, anarchist, conservatricé, libérale, socialist …………………… et democrate 😉

        Voila l’intégrité à l’œuvre, et le degré de cette intégrité s’observe par l’altruisme. Pas un altruisme sacrificiel mais un altruisme conscient de l’ensemble. Nous sommes tous lié, comme les différents organes d’un même corps.

        Si les économistes pouvais voir (comprendre) celà!!!!

      6. Haha merci Peter, je suis d’accord… j’avais bien pensé en lisant votre message initial que nous nous comprendrions. Et cela me fait beaucoup de bien!
        Bonne route à vous et au plaisir d’échanger à nouveau avec vous. 🙂

    2. le peuple et la classe moyenne alliés….y a-t-il des précédents ? En Amérique Latine, il me semble.
      Cette alliance existe déjà à la base, dans les associations de parents d’élèves, les amicales de locataires, les comités de quartier écolos ou pas…etc…elle existait dans la rue cet automne.
      Avanti popolo, Crapuldo Rosso !
      Cordialement

    3. C’est à Bruxelles que la doctrine Européenne décide.
      A quoi sert des élections en France comme alieurs si c’est l’Europe à la botte ses USA qui décide de vous faire ingérer de Force des OGM ,de vampiriser vos ressources vitales et de vous vendre?
      Les marionnettes politiques jouent leur jeu..

      Pour ceux qui écoutent jusqu’à la fin?
      cela vaut le coup

      http://mai68.org/spip/spip.php?article1060

      Aucuns Partis Politique ne remet en question l’Europe de la Finance ..

      1. Merci d’être un peut la.
        Vous remercie car si tous ici on vous écoute c’est que c’est vous qui exprimez le mieux notre désarois devant l’incompréhension et la bêtise..
        Faut pas croire que le Capitalisme vas MAL svp,c’est juste que cela existe depuis toujours,une forme d’émotion primaire,liée à la survie de l’espèce par l’argent,pour l’argent ,mais qui pour certains obsessionnels reste une forme liée au cac 40 ou caca…Freud qui le dis ,pas longtemps que je le lis..
        Bref,le système Millénaire de l’accaparation de biens à travers l’argent des autres est et reste la corruption sublime et inaliénable de la structure de ces abonnées de naissance ..
        Pas de chance pour eux,c’est juste mon avis..
        Donc il faut arrêter de dire que le Capitalisme vas mal quand c’est NOUS qui sommes malades.
        merci,vais me sortir par Julien,mais tant pis..
        vous ai trouver sincère c’est pas un scoop,mais surtout proche de nous cher Mr Jorion.
        Parler nous de l’Europe et comment ils nous pigeonne ..
        respectueusement
        rego

      2. Je répète qu’aucuns partis Politique ne met en doute votre volonté de faire l’Europe et je parie que c’est censuré?
        Le vote contre n’existe PAS.
        et je parie que cela ne serra pas accepter car ICI on parle JAMAIS de l’Europe ,on fais semblant de croire que c’est des gents qui n’existent Pas..
        Par contre l’accent est mis sur des détails de fric.
        Vous savez que au Portugal etc etc..
        On s’en fout.
        Bientot vous serez simplement ridicule devant votre distributeur de billets.
        et ils diront c’est votre FAUTE.
        Même le PAPE vous excommunieras,,
        Vivre sans distributeurs de billets seras horrible .

        La MENACE EST LA..

        SAUVONS le BANK CONTACT ,c’est une PRIORITÉ..

    4. @ Crapaud rouge
      Ce n’est pas tout à fait vrai, consultez la liste des membres du Jockey club et celle de l’interaillié…..et lisez les livres de Pinçon et Pinçon-Charlot, l’Aristocratie est toujours là, elle a fait juste un peu de place aux grands bourgeois avant de se mélanger avec certains.

      1. à kerema 29

        OUI
        je connais les diner de famille ou c’est tout à fait EXACT..
        Notre vénérable cuissarde rouge croasse,croit mais est des fois Pince sans rire..

        une louche …de caviar ma chère?

    5. @Crapaud rouge

      « la ??? prend la place de la bourgeoisie ?  » : 80 à 90% de la population française !

  4. Y’a plus qu’à, comme vous dites, Paul.

    Il est une croyance qui dit que la nature a horreur du vide.
    Forts de cette croyance, les financiers ont rempli ce vide avec n’importe quoi. Ca les a rassuré.
    Mais cet espace occupé s’avère tout aussi vide qu’avant car le n’importe quoi se consume de l’intérieur. Il faut donc remplir à nouveau, etc.

    C’est dommage que les financiers/marchands n’aient pas compris que la nature a besoin du vide tout autant que
    – la musique a besoin de…silence,
    – la peinture a besoin… d’espace non peint,
    – le plat a besoin… d’espace entre les aliments, respectés pour ce qu’ils sont.

    Sinon, c’est du bruit. Sinon, c’est un gribouillage infantile. Sinon c’est un infâme gloubiboulga.

    Moi, je n’ai pas peur du vide. Il m’inspire. Sans lui (un peu), j’étouffe (beaucoup).
    Apprenons à vivre le vide et tout ira mieux. 🙂
    Bonsoir.

  5. Il est souriant M.Jorion de vous écouter parler, d’entendre vos propos aigus tout en apercevant dans le coin de ce qui ressemble à une chambre d’Hôtel, la reproduction d’un tableau d’Albers ou la reproduction « post-modernisée » d’un pseudo Malévitch. Au delà d’une icone op ‘art d’Ikéa désubstancialisée, l’esprit est bien dans la pièce – bien heureusement oui, vous nous parlez d’un au delà du « pur économisme » qui irradie la cité de Fukuyama à Fukushima. Au cœur du néant vous enjambez le pont. Au présent et sans plus de plan sur la comète, il semblerait que l’on ne saurait plus rien envisager d’autre qu’une raison pacifiée parcourue d’émotions pures et vivante.

     » Dans l’œuvre de Malevitch, la quatrième dimension fusionne le temps et l’espace : ces deux éléments permettent aux formes d’évoluer librement. Le sujet d’une œuvre suprématiste est la capture d’un moment de l’évolution des formes dans les dimensions. C’est au sein de cet univers infini où flottent, montent et chutent des formes géométriques que Malevitch remet la responsabilité au spectateur de la compréhension de ses compositions  » …

  6. Votre présence au monde ainsi que votre pensée pour le monde vivant est remarquable. Je vous soutiens comme je peux. Amicalement.
    octobre = Olivier Martin.

  7. Le temps qu’il fait où … ? Car au pôle nord c’est toujours pareil.

    D’ailleurs qui fait le temps ? Le « Il » impersonnel. « Il » fait.

    Tout cela pour dire que je vois d’ici le Portugal se couvrir d’usines, et arracher des parts de marché à la terre entière. Et rembourser ses dettes mais oui ! C’est prévu. Des usines et plus de dette. Toyota va produire au Portugal, Samsung etc. Tout le monde, le gotha technologique… Le Portugal c’est l’avenir ! Grâce au plan d’austérité ! Sinon pourquoi croyez-vous qu’on fabrique ces plans, pour amuser les gens ? Eh bien pas à ma connaissance, le plan donc c’est, au travers de cette austérité difficile à avaler, bon, et pas très juste, mais … ensuite le Portugal va devenir le tigre celtique si j’ai bien compris.

    Qui ne croit pas que le Portugal va se couvrir d’usines .. ? tant de mauvaise foi ?

    Et sinon, bonne chance pour suite, c’est à dire la flotte, la baille, l’eau quoi…

  8. Décidément Le Boucher s’est trompé.
    Je résume ce que j’ai entendu : P.J. recueille les « idées » des bloggeurs qui les produisent (par un travail). Il les exploite en tant que cata-liseur puis les vend dans ses livres. Il ajoute qu’il offre la valeur ajoutée aux acheteurs.
    Il s’y connait en capitalisme.

    1. Il me semble que la démarche est un tantinet différente : c’est Paul qui confronte ses idées avec le cerveau collectif du blog.

      1. En l’occurrence mike, après auto-consultation et à l’unanimité de moi-même, je peux vous confirmer que vos apports jusqu’à présent sont évalués à 0 sur une échelle de 1 à 10. Seul le juge guatémaltèque vous a donné un 13, mais c’est parce qu’il n’a pas compris la question.

        Encore merci, et vous me voyez désolé de vous savoir autant floué 😉

      2. Nous sommes à quelques uns à bien voir que certains avis, ou certaines remarques, ne sont plus acceptés sur le blog.
        Le projet révolutionnaire sous toutes ses formes est maintenant banni comme étant une impasse comme le sont certains sujets considérés comme trop sensibles.
        La ligne de démarcation entre les idées, les réflexions et les critiques devient une ligne rouge (ou jaune pour les conducteurs).
        le problème est que, dans l’histoire moderne, aucune réforme n’a pu aboutir, ni même être clairement envisagée, sans le soutien d’un généreux élan révolutionnaire.

      3. Détective Marlowe, il n’y a eu aucune évolution au niveau des règles de modération. Les mêmes prévalent depuis le début : ce qui n’était pas accepté ne l’est pas davantage aujourd’hui, et ce qui n’est pas accepté aujourd’hui ne l’était pas davantage hier.

      4. @Marlowe

        Eh oui, l’Impasse c’est l’Impasse… Pas vraiment l’endroit idéal pour doubler en franchissant la ligne jaune, sauf à tenir à être le premier dans le mur. Le bon sens, c’est marche arrière et après on r’garde le plan… Ou on descend de la bagnole et on enfile ses ailes d’ange, ou d’Icare, ou de qui Marlowe voudra bien. Sinon, plus prosaïque, chiant quoi, ya la marche à pied.
        PS: va mieux le poisson rose ?

      5. @ Julien Alexandre 25 mars 2011 à 09:10
        D’abord à ce que j’ai lu sur un autre fil, bravo pour l’engagement dans la paternité, c’est une expérience débordante qui prend une vie. À ce sujet vous verrez que les « idées » des enfants ne sont pas étrangères à celle de leurs parents. Ils les reproduisent ou en prennent le contrepied avec toute une gamme d’intensité intermédiaire mais quelque chose vient toujours brouiller dans l’échange le pur ciel des idées – s’il existe ! J’en doute. Votre remarque sérieuse me fait vous répondre sérieusement. Il m’est arrivé sur ce blog d’évoquer la propriété intellectuelle notamment d’inciter à la lecture du cours de M. Compagnon que PJ a croisé sur une tribune. J’y disais que si la notion de plagiat était présente à Rome, la notion actuelle de propriété des idées semble avoir pris au 19ème, une nouvelle consistance, comme en témoigne l’irruption du vol d’idées qui a fait cogiter les juristes comme les psychiatres.
        Donc vous me précisez en caractères gras « ses » idées à propos de celles énoncées par PJ dans ses livres. Ce possessif tranché à l’inconvénient de renforcer l’opinion qu’existent des possesseurs d’idées, alors qu’il est difficilement contestable que des « idées » aussi possèdent… disons des individus.
        On entend de nos jours des gens dire que ce n’est pas eux qui font tel ou tel acte mais que c’est leur cerveau qui les commande. Pour d’autres, c’est Dieu, ce qui de mon point de vue reste voisin comme le diable qui a aussi eut ses heures de gloire.
        L’époque vante « la libre circulation des idées » comme des marchandises. On sait qu’il existe des moyens d’empêcher la diffusion des idées, mais que ça finit toujours par se répandre. De ce point de vue, la métaphore du cerveau collectif mondial est tenable et donc la métonymie d’un cerveau collectif du blog aussi. Lacan donne une définition de l’intelligence genre : l’effet d’un arrangement des signifiants. Ça donne peu de place à la gonflette du génie génial. L’IA exclut les corps siège de la jouissance (même si les mystiques témoignent qu’ils ne savent pas d’où vient ce qu’ils éprouvent). En entrant dans un programme informatique tout le lexique d’une langue, on peut publier toutes les anagrammes possibles. On peut faire aussi faire un logiciel de traduction. Mais si on veut traduire toutes les anagrammes qu’une Unica Zürn a produit, ça marchera mal quelques soient les options majeures prises, soit du coté de la traduction, soit de la translittération. Mais quel programme a fabriqué dans le cerveau d’Unica Zürn, ses anagrammes plutôt que d’autres est un redoutable abyme. Vous avez fondé une famille, bien. Imaginons qu’un jour vous appreniez que votre paternel a eu une histoire d’amour qui a tourné court, avant de rencontrer votre mère. Imaginons que vous apprenez le nom patronymique de la personne, et puis imaginons que vous faites un rêve dans lequel votre épouse est présente. Au réveil, imaginons que vous vous apercevez que le prénom de votre épouse est une anagramme du patronyme de l’histoire d’amour déçue de votre père. Vous conviendrez qu’un ordinateur n’en sera pas troublé, mais que vous si. Qui est le possesseur de cette idée d’épouser votre femme avec son prénom ?
        Du coup, je suis privé de déjeuner !

      6. à Julien,

        Permettez donc au détective de tenter quelques expériences pour vérifier s’il ne se trompe pas.
        S’il s’avérait que le vieux Marlowe s’est trompé, il vous serait redevable.

      7. Marlowe, je précise à toutes fins utiles que la période de référence sur laquelle j’appuie mes dires concerne ma « prise de fonction » sur le blog. Auparavant, dans un temps reculé et une galaxie lointaine, certains débats mettant en exergue le questionnement systématique et le doute absolu stoïcien ont été tolérés. Malheureusement, leur propension naturelle à éclipser toutes les offres formes d’expression ont poussé le taulier à reconsidérer négativement le bien-fondé de leur présence.

    2. Rosebud1871,

      Vous accusez Paul Jorion d’être un exploiteur des idées émises dans les commentaires et les articles invités. Vous entrez dans cette logique très libérale qui dit que tout homme est mauvais, que cela est naturel et qu’il faut faire avec. Avec cette idée, le régime qui s’effondre maintenant est une nécessité. Il est le seul à être capable de limiter les dégâts. Si vous voulez plus de détails, je vous renvoie à « L’empire du moindre mal » de JC Michea. J’y ai trouvé là une description, que je juge pertinente, du monde actuel.
      Votre commentaire me fait penser que vous vomissez le capitalisme. En même temps, vous pratiquez ce que vous vomissez. Une façon d’en sortir selon Michea (je trouve l’idée fort bonne) est d’accepter que les êtres humains peuvent faire des bonnes choses. Ma façon de le dire est de ne pas juger une personne. Les actes par contre, s’ils sont mauvais, ils doivent être dénoncés.
      Prenez Khadafi, s’il passe devant un peloton d’exécution, je trouverais cela tout à fait correct. Mais si ce dernier fait un truc du genre « Oups, je me suis trompé » et fait son possible pour réparer le mal qu’il a fait, il serait juste de collaborer avec lui pour ces réparations. Elles inclueront naturellement un jugement pour ce qu’il commet maintenant. La mort ne devrait pas être au bout du jugement car il aurait réussi là une chose très difficile et incroyablement rare. Il prouverait que cela est possible. Là, c’est nous qui serions en dette envers lui. Dans votre monde, selon vos accusations, ce que je dis là est rigoureusement impossible. Dans le mien, ça l’est.
      Nos « zélites » et les financiers en particuliers sauraient qu’une vie est possible après ce monde. Ce serait un coup terrible à leur cohésion. Ce serait une atteinte tout aussi terrible à leur vision du monde. Ce serait infirmer la nécessité du primat de l’économie. Ce serait ridiculiser la vision du monde du très fameux Hayek. Cela serait possible si les actes deviennent des erreurs et que leur auteur ait la possibilité de les réparer dans la mesure du possible.
      Cette idée a deux faiblesses. Elle heurte votre vision de « tous des salauds » (c’est la plus faible) et elle est chrétienne (ça je pense que ça me discrédite à vos yeux). J’oublie également la possibilité de regarder une personne au delà de ses actes, d’y voir quelque chose de plus que ses actes. Là, je pense que, selon la vision libérale du monde, je suis fou.
      J’aime ça.

      1. rosebud1871,
        Moi pas. Ce que j’ai dit reste vrai.
        Vous étiez au niveau des républicains US ou des membres du Tea Party ou des représentants d’autres groupes analogues, l’institut Molinari me vient à l’esprit. Eux ne font pas d’humour, ils font des lois, de la politique, des affaires. Vous comprenez donc mieux que moi ces gens. Vous savez à quel niveau ils fonctionnent. Vous avez compris comment leurs idées se font. Vous avez vu ce qu’est un préjugé et comment il permet d’organiser des faits observés et avérés. Vous avez vu comment ces interprétations permettent à leurs auteurs de confirmer leurs interprétations. Votre ironie a pour moi le goût de ces politiciens qui se font reprocher une déclaration et qui y répondent en disant « Vous m’avez mal compris » ou encore ceux qui disent « Qu’il faut recadrer sa déclaration pour la comprendre » ou encore ceux qui déclarent « Ce truc n’est pas le vrai libéralisme ». Ils peuvent être sincères comme GW Bush l’était avec les fameuses armes de destruction massive de Saddam Hussein. A moins qu’ils ne fassent de l’ironie ? Vous êtes l’expert. Vous tranchez. Vous maitrisez l’ironie. Moi pas.

      2. @DidierF 25 mars 2011 à 15:57
        À votre décharge, l’ironie comme toute forme d’humour suppose d’être dans le coup sinon elle prête à mal-entendu. Donc vous n’avez pas lu contrairement à Crapaud d’autres messages que j’ai pu écrire sur ce blog. Je reste furieux des propos de Le Boucher, au sens où comme je répondais à quelqu’un il y a quelques mois qui me posait la question « vous êtes communiste ? » j’ai répondu : « si ça peut vous faire plaisir ou vous mettre en colère, oui ». À part ça, j’ignore ce que ce classement signifie sinon un débat. Quand aux neo-cons dont vous me parlez, le translangue tombe à point pour ce que j’ai à en dire.

  9. Comme vous le dites, « la fiscalité, c’est venir après la bataille, c’est, comment dire, réparer le mal après qu’il ait eu lieu… » Donc, le changement doit être plus profond qu’un simple rééquilibrage fiscal, contrairement à ce que j’aurais pu croire il y a un certain temps…

    Nous devons réfléchir (réflexion : retour de la pensée sur elle-même en vue d’examiner plus à fond une idée, une situation, un problème) aux relations entre le travail, le revenu, la propriété (nous avons permis que certains monopolisent le bien commun : idée malsaine entre toutes), les moyens d’utiliser le monde (parce que nous respirons, nous buvons, nous mangeons, nous construisons des artefacts pour nous servir). Nul ne sait ce qu’il adviendra, mais il faut bien réfléchir…

    Le changement ne pourra qu’être radical, car, si après une ou des crises, le capitalisme se révèle inapte et incongru, la propriété et le bien commun (et le rapport entre le travail et le revenu) devront retourner aux sources de la justice. Le système qui en résultera sera bien loin de ce que nous connaissons aujourd’hui. Peut-être vivons-nous actuellement, dans une accélération des temps, la préhistoire cataclysmique d’un monde meilleur ? Je le souhaite et je l’espère. Mais verrai-je ce changement ?

  10. Bonjour Monsieur Jorion
    Ici a Oman il nest toujours pas possible de vous recevoir en raison de la sensure sur daily motion
    Pouvez vous trouver une solution pour y
    Merci

    1. Depuis deux semaines, je n’ai plus les images de la vidéo « le temps qu’il fait »,
      mais si je clique au hasard dans l’espace laissé blanc, je peux écouter « le temps qu’il fait » mais toujours sans image, ….
      Je n’habite ni en Chine, ni à Oman, ni en Lybie….

      Parfois, je subie le même phénomène avec les vidéos de Youtube, mais pas pour toutes, exactement comme avec Dailymotion, …
      Je ne comprends d’autant moins cette disparition de l’image, et du cadre de l’image de la vidéo « le temps qu’il fait »,
      que sur ce même blog, je peux visionner avec les images, le dessin animé japonais,
      et que si je clique deux fois dans mon espace blanc, une fenêtre s’ouvre
      sur ce lien
      http://www.dailymotion.com/video/xhsr2e_paul-jorion-le-temps-qu-il-fait-le-25-mars-2011_news#from=embediframe
      dans cette nouvelle fenêtre, je peux visionner cette même vidéo « le temps qu’il fait », avec son cadre, le son, et même les images

      Comme la semaine dernière, j’avais en plus, sur cet autre lien, 10 ou 20 seconde de PUB, avant le démarrage de ma vidéo, j’accusais la PUB,
      mais cette semaine, je ne suis même pas sûre qu’il y avait la PUB, je sais seulement que s’il y en avait eu, par vengance ou par principe, de toute façon, je réfléchis multes tactiques de ne pas avoir à la regarder

      1. Bonjour Cécile,
        Moi aussi la pub m’horripile ! J’utilise un cache et je coupe le son. Les trucs qui gigotent dans tous les sens sur le côté sont aussi pénibles .
        Peut-être qu’il faudrait une mise à jour à votre lecteur. Daily Motion n’est pas configuré de la même façon que le blog, donc votre flash player ou le logiciel que vous avez le lit encore.
        Un jour il y a 2 ou 3 ans brusquement je ne pouvais plus écouter la radio en différé…rien à faire, j’ai tout essayé, installer des barrettes pour augmenter la capacité et pouvoir télécharger des mises à jour..finalement un technicien de la FNAC m’a expliqué le topo, les changements de paramètres incessants qui nous obligent à renouveler notre matériel…il m’a fait rembourser les barrettes, j’ai renoncé temporairement à écouter la radio en différé, et l’année dernière j’ai acheté un nouvel ordi…
        Pour la mise à jour, si votre ordi a la capacité vous pouvez la télé charger, il y a des sites spécilisés, comme télécharger.com Bonne chance !

      2. à blandine keller

        Sur certain site il est impossible de diminuer le son car la barre d’outil est absente pour la pub..
        Sont pas cons quand même..

        Signe ostentatoire de manipulation ,la pub vous aime..

      3. @Cécile et Blandine: Pour surfer internet sans voir de pubs c’est très simple: 1) Installer Firefox comme navigateur; 2) aller sur Google; chercher « adblock plus 1.3.5 » (ou bien ici:)
        https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/adblock-plus/
        Il faut choisir ensuite une liste selon le pays ou la zone où on est (cette liste contient les principaux « fournisseurs de pub » et les bloquent à l’affichage).

  11. Promotion (suite à arrivage massif) : Journée de l’humanisme enfin révélé aux peuples, 200% de produit en plus !

    Y’a eu Antoine avant moi, y’a eu Dylan après lui, après moi qui viendra ? Après moi c’est pas fini… La démocratie c’est maintenant, aujourd’hui, et pas demain ou nos enfants. Un cerveau collectif qui écarte des idées a priori est capitaliste. Il n’est pas démocratique. La structure actuelle attache plus d’importance à son lien unique qu’à ses sommets : elle n’est pas humaniste. Une structure multivaluée ça semble bien difficile mais c’est bien plus beau qu’une structure mono. La structure monovaluée n’est pas démocratique, elle n’est pas humaniste, elle est capitaliste. Le capitalisme est vieux comme le monde, comme les poulpes (http://www.podcastscience.fm/tag/ethologie/ et http://www.apo33.org/poulpe/doku.php?id=du_leviathan_au_poulpe) !

    Bon, j’arrête. Ou alors faudrait que je tienne un blog, ou que j’écrive un livre : chacun y ferait pareil dans son coin et après on inventerait un système pour mettre en commun tout ce que les mémoires papier et numérique auront enregistré, on l’appellerait Supranet, qui laverait encore plus blanc que blanc. Paul, la sortie d’un livre ce doit être enivrant : on y parle de votre cosmogonie (Pierre, Martine : c’est quand vous voulez !). Je me trompe ?

    Bonne journée

  12. Bonjour Paul, vous portez la chemise blanche…Faites attention on pourrait vous prendre pour un aristocrate…Cela dit il existe actuellement de vrais aristocrates au coeur pur et généreux. Allez vive le roi Paul Jorion.

    1. paul, je vous ai trouvé plus serein dans l’expression chez taddeï l’autre soir, un bon point pour vous. noubliez pas que le bâton du pèlerin peut servir à fracasser, qu’une main de fer s’accomode bien d’un gant de velour. ne lâchez rien.

  13. Spinoza, mon guide, car pour moi le philosophe le plus pénétrant depuis les grecs, nous dit qu’il ne peut pas y avoir dans le futur, de système de gouvernance des peuples (politique) qui n’ait déjà existé dans le passé et que la démocratie est le meilleur d’entre eux.
    Il ne nous dit rien du meilleur système économique mais, comme l’affect majeur de l’homme est selon lui le désir, il semble dire que le système de l’offre et de la demande (le marché) doit être la base des échanges (de biens et services) entre les hommes.
    Il est difficile de contester Spinoza, philosophe et anthropologue rationaliste absolu.
    Aujourd’hui, on associe marché et capitalisme. Or, le système du marché n’est pas nécessairement de nature capitaliste. Il peut s’articuler avec le mutualisme, l’autogestion, l’ entreprise publique ou un mixe de ces systèmes.
    C’est sans doute pour une application de cette voie, déjà connue mais jamais instituée en système global que nous devrions militer

    1. L’économie mixte à la française, revisitée, perfectionnée, me semble être une bonne base de départ…Travaillons déjà à la promouvoir à l’échelle européenne, là où précisément on n’a cessé de la ringardiser et d’imposer le modèle anglo-saxon, avec la réussite que l’on sait…

      1. Bonne idée! Et pour commencer avec les bonnes idées françaises, virons de l’Europe ceux qui ont un monarque, prince ou grand duc à leur tête.

      2. @Jeanne

        Je crois qu’il y a plus urgent, à savoir s’occuper de la nouvelle aristocratie issue de la finance au sens large, non pas en la menant à l’échafaud (une petite claque au passage tout de même) mais en ne lui permettant plus ses activités. Il faut donc restructurer le secteur financier, revenir à l’intérêt général avec des secteurs stratégiques préservés du marché, redonner des marges de manoeuvre à l’Etat et aux politiques. L’interdiction des paris sur les prix de notre hôte, ou le slam de Lordon peuvent être des solutions efficaces. Mais il faudra auparavant renouveler complètement les élites dont il est totalement illusoire de penser des actuelles qu’elles vont pencher vers la raison. Nous pourrions ainsi repartir pour un cycle progressiste d’une cinquantaine d’années, avant de remettre l’ouvrage sur le métier. La vie est un cycle…

  14. Mr. Jorion votre exposé est clair sur ce qu’il nous reste à faire.
    Il faut préciser que les dignitaires actuels de cette aristocratie de marchands qui tiennent le monde, et nous par ailleurs, ne sont pas disposés à nous laisser faire. C’est une partie de la population qui est unis par des intérêts et une volonté commune de maintenir leur statut de gouvernant et d’exploitant. Donc l’ensemble est lié par une conscience d’eux-mêmes, de leur statut, mais aussi de leurs ressources et donc de leurs intérêts réciproques. Le despotisme démocratique de Tocqueville et la pensée marxiste sont reconnus mais j’ai aussi lu dans un billet de Crapaud Rouge ceci : « C’est le peuple qui s’assujettit et se coupe la gorge : qui, pouvant choisir d’être sujet ou d’être libre, repousse la liberté et prend le joug, qui consent, qui consent à son mal ou plutôt le pourchasse. » Vous avez bien lu : « c’est le peuple qui s’assujettit », son tyran n’est jamais que le serviteur en chef de la servitude générale. Face à cela nous ne disposons pas (encore) de la clairvoyance nécessaire à la prise de conscience massive de ce phénomène dangereux. Dangereux du fait que la pitié est exempte du mode de pensée des gouvernants, c’est à dire que le nombre de victimes que fait la préservation de leur suprématie n’a aucune importance. Ils seront prêt à tout, que l’on ne se leurre pas.
    Pourquoi ce commentaire ? Pour clarifier la situation et entamer notre prise de conscience collective à ma portée, en commençant sur le blog qui réunis un ensemble de connaissances enrichissantes et précieuses. Mais aussi pour rappeler que cette fin « d’un » monde qui s’approche inexorablement ne se fera pas sans victimes. La Révolution a fait tomber un système et les têtes à son commandement. A nous de voir si celles des trente mille qui dirigent celui-ci seront préférées à celles de trois milliards de gens.

    1. dans un billet de Crapaud Rouge ceci : « C’est le peuple qui s’assujettit et se coupe la gorge : qui, pouvant choisir d’être sujet ou d’être libre, repousse la liberté et prend le joug, qui consent, qui consent à son mal ou plutôt le pourchasse. » Vous avez bien lu : « c’est le peuple qui s’assujettit », son tyran n’est jamais que le serviteur en chef de la servitude générale.

      Peut-être pas toujours.
      Je m’étais posé un jour la question, concernant la double nationalité . La France fait des histoires à une Française de souche , née en France de parents français aussi loin que l’on puisse remonter, mais habitant au Maroc et ayant pris également la nationalité de son époux marocain pour leurs enfants, donc une Française à double nationalité . La France exige qu’au bout d’une vingtaine d’années cette Française de souche renonce à sa double nationalité, sinon elle perdra sa nationalité française .

      Par contre, si un étranger, par exemple l’époux marocain de cette Française ainsii maltraitée par son propre pays , prend la nationalité française, il a une double nationalité et la France ne lui demandera jamais d’opter un jour pour l’une des deux nationalités et ne le menacera pas de perdre sa nationalité française. Il peut garder sa double nationalité toute sa vie .

      J’avais demandé un jour à l’ambassade de France la raison de cette injustice et il m’avait été répondu :  » Parce que le Marocain , quoi qu’il fasse et où qu’il aille, restera toute sa vie « un sujet de Sa Majesté » .

      Toute sa vie un sujet de Sa Majesté le roi du Maroc ! C’est vrai , c’est dur à entendre et la France a toujours été complice . Cela explique d’autant mieux l’assassinat en France du « sujet » rebelle Ben Barka avec la complicité des autorités françaises.

      Qu’on ne parle pas dans ce cas de servitude consentie quand la force armée n’est pas du côté du malheureux sujet .

      En réalité, la réponse de l’Ambassade de France masquait le fait que la Française de souche est TOUJOURS menacée de perdre sa nationalité française si elle veut conserver aussi une double nationalité, quelle que soit la nationalité de son époux étranger, même s’il n’est le « sujet » de personne .
      Par contre, un étranger naturalisé français peut garder toute sa vie sa nationalité française ainsi que sa nationalité d’origine, sans aucune menace de la France .

      La France est le pays qui défavorise le plus ses propres ressortissants .

    1. Non, la Bourse ne se porte pas bien…
      Elle fait semblant…Pour mieux vous faire les poches…
      Là aussi, tout est pipeau…Renseignez-vous.

      Paul a d’aiileurs consacré un récent « Vendredi » à ces pratiques carrément délinquantes (et très répandues!) qui consistent à utiliser des algorithmes informatiques passant plusieurs milliers d’ordres d’achat-vente a la seconde, de manière à manipuler discrètement les cours…
      Très instructif.

  15. Bonjour monsieur Jorion,

    Vous avez raison, absolument raison, de dire que la fiscalité ne résoudra rien de nos problèmes qui sont beaucoup trop larges pour se contenter d’un cautère sur une jambe de bois.
    Il faut revenir à la structure essentielle des institutions dont on veut se doter et sous lesquelles on veut vivre ensemble.

    Cdt.,

      1. @ Michel Martin,

        Certes, mais la fiscalité soit ne fera rien soit aggravera les problèmes tant que la problématique de l’évasion fiscale ne sera pas clairement prise en considération et politiquement contrée. Ce ne sont pas de vaines paroles, tout ce système « financiariste » repose sur la question des paradis fiscaux, qui sont à la fois son point fort et son point faible ; comme l’énergie est le point fort et le point faible de notre civilisation.

        Très cordialement,

    1. VB, pour une fois je serai mauvaise langue. Quand il s’agit d’une idée de Paul, l’interdiction des paris, c’est fondamental, vital, crucial, nécessaire. Quand c’est une idée d’un autre, refonte de la fiscalité, c’est pas fondamental, pas vital, pas crucial, pas nécessaire. Sur ce coup, je suis désolé, mais le taulier se plante, parce que la fiscalité c’est, d’abord et avant tout, la circulation de l’argent : c’est aussi crucial que son usage.

      1. Crapaud Rouge, la distinction entre fondamental et pas fondamental n’est pas une dichotomie opérée sur la base d’une échelle de valeur mais plutôt de rationalité temporelle. La fiscalité, c’est pour corriger les conséquences du dysfonctionnement, donc c’est ex post. L’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, c’est pour empêcher le dysfonctionnement, donc c’est ex ante.

      2. VB, puisque je ne suis pas d’accord avec vous et que Julien n’est pas d’accord avec moi, alors Julien est d’accord avec vous et réciproquement. Ce n’était pas la peine de l’écrire.

      3. Je suis d’accord Crapaud. Mais tout le monde avait compris que VB était d’accord avec moi, donc ce n’était pas la peine de l’écrire 😉

      4. Si Paul se donnait la même peine d’étudier la fiscalité comme la monnaie et les transactions financières, il aboutirait probablement à autre chose qu’à ce rejet prématuré. Elle ne sert pas seulement à « corriger les dysfonctionnements », mais aussi à développer et maintenir une armée et des infrastructures, et à orienter l’action privée par ses choix de financement, ce qui me semble sauter aux yeux avec les vaccinations, qui sont largement promues, (grippe), quand elles n’ont pas été rendues obligatoires. Dire qu’elle ne sert qu’à « corriger les dysfonctionnements » c’est valider le pire capitalisme qui s’efforce de tout privatiser. Impossible d’en faire un argument de poids sur ce blog.

        L’existence des paradis fiscaux entrave par avance tout système fiscal, (là je suis d’accord avec VB), mais ce n’est pas une raison de s’interdire de dire ce que la fiscalité devrait être : une norme aussi importante, sinon plus, que celle de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.

      5. Julien et VB,
        Le jour où on aura trouvé le système ex ante qui ne nécessite aucune correction ex post n’est pas pour demain, en tout cas je le souhaite, parce que c’est qu’on sera tous morts.
        Et puis, la fiscalité, on peut s’en occuper efficacement aujourd’hui, alors que le système parfait ne nécessitant aucune correction, dans lequel il n’y aurait aucu paradis fiscal, où les paris sur la fluctuation des prix serait bannie etc etc, c’est peut-être pas encore pour demain.

        Pour les évasions fiscales on dispose déjà d’armes atomiques législatives, encore faudrait-il s’en servir.

      6. @ Michel Martin,

        Il est parfaitement faux de dire que les lois auxquelles vous faites allusion ne sont pas appliquées.
        Aussi, je ne vous parle pas de ces lois mais des multiples possibilités légales d’optimisation fiscales qui finissent toutes, d’une façon ou d’une autre, à un moment où à un autre, au paradis.
        Vous me renvoyez à de la petite délinquance (ceux qui n’ont pas les moyens de comprendre les règles avec lesquelles ils jouent) alors que je vous parle moi de choses sérieuses, des fabricants et bénéficiaires du système légal de la mondialisation.

        Cdt.,

      7. @ Michel Martin,

        suite :

        Il y a en effet des cas de redressements fiscaux sur les fondements des articles que vous mentionnez (même pour les grosses boîtes qui de temps en temps se font piéger), mais l’essentiel n’est pas là.
        Le mêmes multinationales qui font du lobbying pour imposer des textes profitent de ces textes. Sur les problèmes générés par le lobbying, voir ceci : http://www.pauljorion.com/blog/?p=22362#comment-161087
        Et puis, si vous saviez à quel point la notion de prix est manipulable par ceux qui ont les moyens de s’occuper de la question…
        Mais le plus drôle est qu’une bonne partie des « génis » (la plupart) de la manipulation du prix (comme beaucoup d’experts en manipulations de tout poil) sont à classer dans la catégorie des compétents intègres en ce qu’ils ne remettent pas une seule seconde leur rôle en perspective (certains, pas tous car il y a aussi un bon lot de sinistres cyniques, travaillent sérieusement, consciencieusement et en toute inconscience à la décrépitude de l’ensemble de leur environnement), leur conscience n’y a d’ailleurs aucunement intérêt. C’est assurément ce contre quoi il est le plus difficile de lutter : la bonne foi des acteurs du problème.

        Cdt.,

      8. Tout à fait d’accord avec Crapaud Rouge, la correction des inégalités peut être gérée par l’impôt sur les revenus (tous les revenus).

        Ce n’est qu’un des volets de la fiscalité, comme il le souligne. L’autre volet sert à conduire des politiques de production/consommation (par exemple pour favoriser une économie durable). On peut le faire efficacement au moyen de la TVA plutôt qu’au moyen des niches fiscales qui compliquent le système sans vraiment apporter d’efficacité, mais à condition d’opérer un transfert des prélèvements faites aujourd’hui sur le travail sur cette TVA. Je soutiens la proposition d’un système TVA-CICU (Crédit d’Impôt sur la consommation universel) qui permettrait de rendre la TVA progressive très simplement.

      9. @ Julien Alexandre

        Vous dites :  » La fiscalité, c’est pour corriger les conséquences du dysfonctionnement, donc c’est ex post. L’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, c’est pour empêcher le dysfonctionnement, donc c’est ex ante « .

        Je verrais les choses autrement. L’interdiction des paris sur les fluctuations de prix est destinée à mettre fin à la spéculation qui déstabilise tous les marchés. Mais après, vous aurez, si je ne m’abuse, toujours cet argent en trop que ceux qui le possède, faute de le faire « fructifier »dans la spéculation, en feront quoi (hors l’achat de biens de plus en plus luxueux : il n’y a aucune limite à cela!)): de plein gré, l’investir dans la production de biens socialement utiles ? Dans la création de fondations humanitaires, culturelles ? De plein gré, augmenter le salaire de leur travailleurs ? Etc

        Et s’ils ne veulent rien de tout cela , qu’est-ce qu’on fait ??

      10. @ André

        Pour continuer à en gagner – beaucoup – de l’argent, ils seront obligés en effet d’augmenter les salaires, afin que les gens puissent consommer. Il ne sera pas nécessaire de forcer les choses, elles se feront naturellement, puisque il y aura pas d’autres alternatives à l’investissement.

    2. Valérie, le problème est délicat. Soit, le capitalisme.

      Jorion a raison de vouloir traiter le problème a la base.
      Si une imposition juste est nécessaire, c’est que certains gagnent trop.
      Et comme tu le dis, les paradis sont à tuer sur place. Même pas besoin de jugement. Coupable mais pas responsable.

      Et là est le malaise.Car il faut alors inverser la propagande actuelle au bénéfice du travail plutôt que l’argent.
      Hors, la deuxième conséquence collatérale est que l’humain devient aussi magiquement intelligent lorsqu’il s’agit de ne rien foutre.

      Soit, une contradiction flagrante dont nous gratifie l’intelligence.

      Ceci dit, avec les pollutions de plus en plus nombreuses par de la radio-activité, l’intelligence va vite devenir un souvenir parmi les délires des parents cancéreux…

      1. Autre remarque toute aussi bête…

        En participant à la conception et à la réalisation du laboratoire automatisé du contrôle de la fabrication du MOX à Marcoule, je pensai sincèrement que toute la chaine nucléaire bénéficierait d’un progrès dans la maîtrise de la production d’énergie…

        Je te laisse imaginer mon malaise actuel…

      2. Yvan,
        toute recherche, par essence, ne sait pas où elle va aboutir exactement : sinon, je suppose que pas de bombe atomique …
        dans la recherche médicale (nouvelles molécules), le processus, avant AMM, durait une 10 aine d’années (test sur personnes non malades et volontaires, puis sur un groupe de patients en double-aveugle versus placebo, puis sur un groupe de patients beaucoup plus important, avec relevé des effets secondaires ou pires à chaque groupe…[ trés sérieux ], et continuait ensuite sur de plus grands groupes de population, enrichissant le fameux VIDAL…
        ce processus a été raccourci, dans certains domaines, à la demande des patients, en particulier atteints du HIV, à l’époque où la mort était au rendez-vous trés rapidement ( en France, encore doute sur cette maladie en 1983 : non nommée, non reconnue, il y avait doute – 1981 aux USA ) ..je me souviens de m’être crue, en 1986, de nouveau en réanimation pédiatrique, en soulevant un malade de 60 ans en fin de vie, tant la cachexie était importante.Les tri-thérapies, trés pénibles à suivre, ont été mises en place en 1986-87 :les malades ne mourraient plus, mais à quel prix ( trés nombreuses prises de médicaments, à heures fixes, avec effets secondaires considérables, et difficulté à ne pas lâcher en cours de route …)…donc ces patients avaient demandé de raccourcir les études cliniques avant AMM =) cela s’est appelé « protocole compassionnel »…
        Maintenant, les lobbies pharmaceutiques étant tout-puissants, et le bizness étant le bizness, il faudrait pouvoir remettre de l’ordre dans tout cela : affaires récentes …
        Je déborde, mais, en fait, chaque jour, même pour un médicament mis sur le marché après études cliniques respectant les bonnes pratiques, il peut apparaître au fil du temps des effets négatifs, non immédiatement apparents …bref, c’est compliqué…on peut, en toute bonne foi, faire erreur, ne pas tout imaginer …le principal étant de le reconnaître , et de ne pas hésiter à faire machine arrière, quelque soit l’argent mis en jeu ! =) c’est là le problème majeur actuellement : les personnes qui continuent à nous faire foncer dans le mur, par orgueil et goût du lucre !

      3. NON, M.

        Absolument pas.

        Tu rejoins ainsi un certain Jorion qui mélange science exacte et science humaine.

        « toute recherche, par essence, ne sait pas où elle va aboutir exactement : sinon, je suppose que pas de bombe atomique … »

        Einstein a écrit au Président américain de l’époque pour lui dire que les avancées sur le nucléaire ne DEVAIENT pas être utilisées à des fins militaires.
        Pourquoi penses-tu que les brevets soient d’abord captés par les militaires avant de devenir des applications civiles..??????????????????????????

        Pourquoi est-ce je souffre autant de la situation actuelle..??
        J’y ai participé au niveau « civil ».
        Et tu as le résultat au Japon…

      4. J’y ai participé au niveau “civil”.

        Yvan,
        oui, et c’est bien dans une application civile – après une double catastrophe naturelle – qu’un accident est apparu …et non militaire, dans ce cas …
        cela rejoint bien ce que je dis : trés difficile, à un moment donné, de voir les tenants et les aboutissants : est-ce que quelqu’un a la vision d’ensemble ? ne sommes-nous pas largement manipulés par les puissances financières ?
        ex. quelqu’un dit « tout est sous contrôle », avec une grande assurance …quelqu’un qui a du poids …celui ou celle, qui n’a qu’une vision parcellaire dit OK, pour ce qui concerne ma partie, c’est OK : c’est une amélioration pour telle et telle raison …
        C’est terrible, mais je persiste à dire que le problème majeur actuellement, est, non pas de faire, éventuellement , des erreurs, mais de ne pas les reconnaître, et de refuser de faire machine arrière.( à cause de l’argent en jeux : c’est exactement ce qui se passe au niveau financier …et cela entraîne un nombre trés important d’êtres humains dans la misère).
        A partir du moment où on se sent responsable d’une situation, c’est difficile, mais cela veut dire que l’on est pleinement un humain.
        C’est ce que je reproche aux dirigeants actuels, c’est qu’ils ont oublié toute notion de responsabilité, se réfugiant dans le cynisme.

      5. erratum

        Les tri-thérapies, trés pénibles à suivre, ont été mises en place

        en 1986-87 :

        non, évidemment, en 1996-97.

  16. L’agonie va s’éterniser, pour une raison bien simple : sans les capitalistes, il n’y a plus d’investissements. Or, l’on ne dispose pas de modèle qui fonctionne sans investissements (rentables of course). L’on me dira qu’il y a la solution où tout le capital est transféré à l’État : c’est jouable et ce fut joué, mais ça pose le gros problème de savoir qui peut décider de l’usage du capital.

    Pour sortir de l’impasse, (ie faire vraiment crever le capitalisme), il faut trouver un système où la rentabilité du capital ne se pose plus en termes financiers. Autrement dit : tout argent utilisé est de l’argent dépensé, consommé ou perdu, mais surtout pas « placé ». Ou alors, « placé » sans pouvoir être repris, comme une pierre au jeu de go, et contrairement au jeu d’échecs où les pièces vont de place en place.

      1. « Pourquoi le capital ne peut-il être autogéré? » : parce qu’un capital qui n’appartient pas à un propriétaire ce n’est plus un capital mais un OFNI : Objet Financier Non Identifié.

      2. Ben non, c’est pas un OFNI, je travaille dans une entreprise de plus de 1000 personnes à capital autogéré qui investit et se développe. Elle n’est pas dans la lignée autogestionnaire habituelle parce qu’elle a su préserver ses outils de prises de décisions (y compris gestion des conflits), mais elle est quand même autogestionnaire.

      3. VIVE LES SCOOP !!!!!!!!!!!!!!!!!!

        Michel, tu ne travaillerais pas en Bretagne, par hasard..???

        N.B. : la seule SCOOP de grande distribution se trouve en ANGLETERRE !!!
        Tous ne sont pas à jeter.
        Et a reversé 2 mois de salaires de bénéfice à ses SALARIES !!

        Autre scoop : les saving écossaises.

        Comme quoi, lorsque l’on est dans un système horrible, le ré-équilibrage naturel peut survivre.

        Vive le Hacking, viva el Revolution.
        Le Ché.

        Ch’uis t’ché de pas trop haut. Tutti va bene.

      4. Yvan,
        non, ce n’est pas en Bretagne. Mais les SCOP ont souvent des problèmes de gestion des conflits et de prise de décision en général, ce n’est pas un SCOOP, qu’en dis-tu? Certaines aussi se mettent à végéter quand les fondateurs, dont c’était le bébé, ne sont plus là. Beaucoup des coopératives laitières de Bretagne se sont faites « bouffer » par les grands de l’agro-alimentaire. Mais ils ne connaissaient pas Paul Jorion qui leur aurait fait comprendre que le rapport de forces allait leur jouer des tours et que ce serait bientôt eux (enfin nous tous via les aides) qui seraient contraints de travailler à perte.
        Menace sur les coopératives en 1967
        ANDROS (NOVANDIE)ramasse la mise en 1988

    1. Justement non, l’agonie ne va pas s’éterniser….

      Le système est *** instable ***, et en rupture de charge. Ca va assez vite en fait, la dégradation, regardez autour de vous. Chaque jour apporte sa « Hiobsbotschaft », les éléments qu’on croyait réservés à un avenir arrivent si vite : exemple, le fait de ne plus pouvoir effectuer certains actes en chirurgie (avec des délais raisonnables) faute de moyens ! les prix d’EDF, des céréales que l’on veut augmenter etc.

      Nous avons la chance de ne pas être en première ligne. En fait nous pouvons observer comment cela se passera dans les PIIGS, après la faillite. Ces pays vont devoir s’adapter à une vie sans Etat solvable, et sans crédit…

      1. dans le service de Santé en France, cela se voit déjà trés bien ! …Hôpital public tenu de renvoyer sur le privé (concurrence, blabla …) …etc…etc….où dépassement d’honoraires en veux-tu en voilà ! marchandisation de la santé, notre bien commun !
        quand on n’a pas d’argent, walou !
        et, il ne s’agit que de la petite classe moyenne …pas des gens sous le seuil de pauvreté …

        Les pathologies non prises à temps s’aggravant , et demandant des soins longs et coûteux …
        =) ne pas demander à un « cost-killer » de comprendre cela ! il lui manque la bonne connection !

    2. « Le capitalisme à l’agonie » est un oxymore comme « la servitude volontaire », parce que le capitalisme est un modèle : c’est seulement son application qui est à l’agonie en Occident. (Confusion entre les niveaux « normatif » et « descriptif » dirait AntoineY si j’ai bien retenu sa leçon.) La classe des capitalistes ayant beaucoup trop tiré sur la corde, elle va casser, mais après l’on ne saura rien faire d’autre qu’une épissure pour s’en servir à nouveau. Surtout qu’en face y’a le reste du monde où la compétition fait rage. D’où mon triste mais réaliste diagnostic : le capitalisme n’agonisera que le jour où il n’y aura plus ni pétrole ni matières premières pour alimenter les usines et rentabiliser les investissements.

      Reste que, à l’instar de « la servitude volontaire », « l’agonie du capitalisme » est un titre « porteur », qui « interpelle » : l’on ne demande rien de plus à un titre de livre.

      1. Trop compliqué pour moi. En réthorique, le capitalisme à l’agonie n’est pas vraiment un oxymore, mais je vois ce que vous voulez dire, c’est une image, comme le Golem qui ne peut pas mourir.

        Le reste du monde, peu importe !

        Il faut imaginer un pays périphérique qui fait faillite. L’Etat ne peut plus payer ses fonctionnaires, police, armée, écoles, tribunaux, toute la fonction publique s’effondre. L’assistance humanitaire prend le relais, les gens vivent dans des camps, comme un peu aux USA, sous des tentes. On peut en effet penser que cela peut durer.

        Mais ce que je me tue a dire ici c’est que le problème est celui de la demande elle même tributaire du salariat.

        Donc a moyen terme, l’ensemble du capitalisme est condamné, car même si l’on trouve une façon de remplacer le crédit par autre chose ce ne sera plus du capitalisme. Il faudra légiférer sur la « valeur ».

        Donc, la capitalisme agonisera très bientôt avant la fin du pétrole, ça n’a rien à voir, d’ailleurs 1930 c’était déjà avant la fin des ressources. Il agonise de son évolution technologique (matérialisme historique) et de l’atonie définitive de la demande inférieure à l’offre « pour toujours » comme dirait Céline, l’offre devant décliner en fonction d’une demande solvable déclinante, il y aura une rupture de charge lorsque les résultats des entreprises seront si mauvais que le pessimisme sera généralisé.

      2. D’accord avec votre réalisme…
        J’y ajoute même une couche: le Capitalisme est le système guerrier le plus efficace qui ait jamais existé…
        Et l’homme n’a qu’un seul vrai besoin, il semblerait: Faire, toutes affaires cessantes, la guerre à son prochain.
        Pas par méchanceté…Simplement parce que c’est sa seule chance de survie.
        Dans notre Monde, les peuples pacifiques n’ont aucun avenir. (Hélas!…)

      3. @Lisztfr : faire le distinguo entre le modèle et ses applications n’est pourtant pas si compliqué. Vous avez par exemple le modèle du moteur à 4 temps, utilisé pour quasiment toutes les bagnoles, et des moteurs à 4 temps qui sont + ou – efficaces, + ou – perfectionnés, + ou – ceci ou cela. Sur la base de ce distinguo, on peut dire que le capitalisme existera tant qu’un autre modèle ne sera pas venu le remplacer, au moins en partie, parce qu’on ne peut rien faire en économie sans obéir à un certain modèle. C’est comme pour écrire ou parler : vous êtes obligé de choisir une langue.

    3. Il me semble que les SCOP agissent déjà dans ce sens non ?

      Je crois qu’il y en a 200 en France, ce qui est naturellement dérisoire, mais ne sont-elles pas une ouverture ?

      1. Mais oui, bien sûr, il existe déjà des entreprises cogérées, etc. mais c’est l’exception qui confirme la règle. Comme ce n’est pas le cas général, on ne peut pas savoir comment l’autogestion fonctionnerait à grande échelle.

    4. @ Crapaud Rouge,

      Il y a le système proposé par Bernard Friot : supprimer les investisseurs et les dividendes qui leur sont versés. Créer à la place une cotisation économique dont les montants seraient répartis pour une part pour l’autofinancement de chaque entreprise, et pour partie entre des caisses régionales et nationales, gérées comme les caisses sécu, on sait faire, et qui redistribueraient, selon les besoins, sans intérêt.
      Avantages : maîtrise démocratique des investissements dans l’économie réelle, et de leurs montants 30% du pib nécessaires, au lieu des 20% actuels nettement insuffisants.
      Inconvénient : ça décoiffe un peu, mais en y réfléchissant, le système des cotisations marche très bien pour la sécu et pour les retraites, pourquoi pas pour l’investissement.

      1. « supprimer les investisseurs et les dividendes qui leur sont versés » : oui, logiquement il n’y a pas d’autre solution, et cela implique de financer tout investissement « à fonds perdus », soit par la fiscalité, (ce que vous appelez cotisations), soit par l’initiative privée qui n’en serait récompensée que de façon honorifique.

    1. Parfois je me demande,

      Malgré les meilleures préférences de lecture des uns et des autres, qui a vraiment commencé à caricaturer l’autre en société ?

      Le riche ou le pauvre ? Le libéral ou le socialiste ? Tout ce qu’on aime pas voir chez l’autre est forcément systématiquement caricaturé en proportion.

      Comment se fait-il que tant de livres écrits sur l’économie, le libre échange, le social, la justice, la liberté, le progrès, etc, nous amène souvent en fait à faire le même constat des choses.

      Pourquoi les êtres pour exister, pour pouvoir encore se sentir utile à quelque chose recherchent-ils constamment à ne mettre d’abord en avant que les défauts de conduite ou
      de penser chez les autres.

      Comme si d’ailleurs tous les meilleurs livres économiques ou social de l’histoire, ne pourraient plus guère nous permettre d’envisager le progrès de l’homme autrement, c’est peut-être un peu ce que je me suis aperçu à un certain moment de ma vie.

      Le temps et la vie passe déjà si vite, aujourd’hui j’ai pourtant passé une autre bonne journée,
      hélas il y a toujours ce quelque chose qui revient parfois attristé, parfois c’est dur, et puis parfois je me dis que c’est peut-être encore possible pour certains, hélas à chaque fois c’est souvent bien plus fort que moi, alors je me vois également faire comme l’autre, je tourne la tête, je n’y pense même plus, à vous peut-être aussi dans le même temps.

      Peut-être bien parce que la plupart des gens n’en peuvent plus à la fois, n’avez vous jamais éprouvé de temps en temps cette impression dans votre vie. Mais quelle importance, je ne suis en fait qu’une autre sous-variable insignifiante pour la plupart de nos élites mondiales, marchandes ou sociales, comment d’ailleurs pourrais-je réellement changer les choses, tant de familles, tant d’enfants, tant de gens petits et grands, mais où va d’abord le monde à force
      et dans l’empressement ?

      A votre avis est-ce vraiment bien le changement ?

    2. Ch. XVI, par. 3. La chimère d’un état parfait de l’humanité

      Les doctrines ayant cherché à découvrir dans le cours de l’histoire humaine une tendance bien déterminée dans l’enchaînement des changements ont eu des désaccords, à propos du passé, sur les faits historiquement établis et ont été démenties de manière spectaculaire par les événements ultérieurs quand elles ont essayé de prédire l’avenir.

      La plupart de ces doctrines se caractérisaient par la référence à un état de perfection des affaires humaines.

  17. Bonjour Paul ! On est vendredi !

    Pourquoi ne pas écrire et décrire dans un livre l’histoire d’un ou de plusieurs être humains à différents points du globe depuis leur naissance jusqu’à leur mort en détaillant ce que serait leurs vies et leurs environnements « à détailler » dans un autre ou plusieurs systèmes « à inventer » suivant les idées émisent sur ce blog ?

    Oui, effectivement, il faut tout remettre à plat et il faut continuer de le faire. En détail. C’est long, je sais, mais c’est bon pour la terre et sa biodiversité dont nous faisons partie. Surtout pour les prochaines générations. Nous le pouvons. Alors prenons le temps qu’il faut.

    Papillon

    1. Cela fait des années que cet idée de livre me trotte dans la tête. Réunissant des possibles dans un livre…

    2. Robert Silverberg, auteur de S.F., a fait des tentatives dans ce sens, comme dans ses nouvelles réunies sous le titre « Le nez de Cléopâtre » Folio SF, Denoël, 1994.
      Sinon, parlez-en à l’écrivain Bernard Werber, je suis sûr qu’il aurait envie de relever le défi (il est sensible à l’univers des possibles)

    3.  » Du passé faisons table rase
      Foule esclave, debout ! debout !
      Le monde va changer de base :  »

      tabula rasa. Qui d’autre voulait faire du passé table rase..

      Je pense que là nous allons vers des délires du genre Utopie de Moore ou phalanstère de fourrier.

      En fait nous n’avons pas d’idées ? eh bien il faudra improviser.

      Le problème est que la société humaine doit être structurée d’une certaine façon pour éviter des phénomènes de types mafieux ou autre prises de pouvoir intempestives, ce qui rend un système trop anarchiste ***vulnérable***

      Une société telle un corps, doit pouvoir se défendre ce qui implique une organisation centralisée et forte. Donc cela implique en effet des idées et une organisation cohérente de l’ensemble. Donc, nous ne pouvons pas nous passé de système. La philosophie a pu évacuer l’idée de système, mais nous ne le pouvons pas !

      En fait comment je vois les choses c’est à l’image de ce qui se passe au Maghreb, les gens ne sont pas organisés en hiérarchies, avec des chefs et comme P Jorion refuse aussi de jouer ce rôle ce qui le rend sympathique… C’est un dépassement des anciennes formes de pouvoir, ce qui ouvre une porte vers un nouveau monde.

      C’est difficile. Un pouvoir fort et révolutionnaire fait défaut au moment où il serait requis.

      1. François Marie Charles Fourier, né le 7 avril 1772 à Besançon (Doubs) et mort le
        10 octobre 1837 à Paris

      2. Tout est en un (Abraham)
        Tout est amour (Jésus-Christ)
        Tout est économique (Karl Marx)
        Tout est sexuel (Sigmund Freud)
        Tout est relatif (Albert Einstein)
        Tout est à réinventer (Papillon)

        Avec un élan révolutionnaire, comme je le conçois.

      3. « Les révolutions Tunisiennes et Egyptienne ont soulevé un immense espoir. Dans les pays
        voisins et au-delà les peuples se sont reconnus dans les exigences pour « le travail, la
        liberté, la dignité ».

        Dans la foulée, la population libyenne s’est soulevée contre Kadhafi. Elle fait face à un
        déchainement de violence meurtrière. Pris de peur le dictateur voudrait noyer la révolte
        dans un bain de sang. Notre solidarité pleine et entière va au peuple libyen auquel il
        faudrait donner les moyens de se défendre, les armes dont il a besoin pour chasser le
        dictateur, conquérir la liberté et la démocratie. Le soutien réel ce serait aussi, l’accueil de
        tous les réfugiés et la fin de l’Europe forteresse de Schengen, la saisie et la restitution au
        peuple libyen de tous les avoirs de Kadhafi à l’étranger…

        Menteur et hypocrite !

        Sarkozy prétend intervenir « pour permettre au peuple libyen de choisir lui-même son
        destin » Menteur et hypocrite ! Il n’a manifesté aucune solidarité avec les soulèvements
        populaires dans les pays du Maghreb et du Machrek. Et il recevait en grande pompe il y a
        peu son ami Kadhafi. La France a été pendant des années un des principaux vendeurs
        d’armes au dictateur.

        La liste est longue des interventions de l’impérialisme qui sous des prétextes humanitaires
        n’ont fait qu’aggraver les situations locales. La coalition internationale invoque la
        démocratie et le droit des peuples comme elle l’a fait pour justifier la guerre contre l’Irak ou
        en Afghanistan.

        C’est bien une guerre qui est engagée en Libye après le vote par le conseil de sécurité de
        l’ONU, le 17 mars, de la résolution 1973 qui autorise « une zone d’exclusion aérienne ». En
        clair, l’ONU a donné son feu vert à l’intervention militaire des grandes puissances qui ont
        toute latitude pour bombarder le pays.

        Les USA, la France, l’Angleterre… ont saisi l’opportunité ouverte par la guerre civile
        déclenchée par Kadhafi pour tenter de reprendre la main sur la Libye comme sur
        l’ensemble de la région où sont concentrées les plus grandes réserves pétrolières du
        monde. D’ailleurs, ni les grandes puissances ni l’ONU n’ont eu le moindre mot de
        protestation quand les troupes de la monarchie moyenâgeuse d’Arabie saoudite sont
        entrées au Bahreïn pour venir au secours du roi face à la contestation populaire. Il y a bien
        une offensive globale pour sauvegarder la stabilité de la région, canaliser, maîtriser le
        processus révolutionnaire, préserver les intérêts des trusts pétroliers et de ceux qui les
        servent, une offensive contre la révolte des travailleurs et des peuples.

        Non, cette guerre n’est pas la nôtre, ni celle du peuple libyen, loin de défendre le droit
        des peuples, elle le brise. L’avenir, ce sont les révolutions en cours qui le porte, contre la
        domination impérialiste et contre les dictateurs. »

        NPA

      4. euh oui mais non…
        ça fait maintenant quelques temps qu’on s’est rendu compte que seuls les systèmes chaotiquo-anarchico-instables sont capables de durer

        … même dans le cerveau !
        Si une trop belle synchronisation s’installe, c’est la crise d’épilepsie assurée !

      5. Moi je soutiens plutôt notre intervention en Libye

        1) Tout ce que fait Sarkozy n’est pas mauvais ipso facto, par ce que c’est Sarkozy.
        2) NPA et d’autres critiquent à bon compte
        3) Nous ne pouvions pas laisse massacrer des civils à nos portes.

        4) Oui ce sont nos dictature clientes, et c’est d’autant plus louable de ne pas continuer en Libye.

        5) khadafi était déjà client de l’Occident.

        6) Il faut par conséquent admettre qu’outre le fait de faire oublier l’aventure de MAM en Tunisie, il s’agit véritablement d’un acte moral bien sûr non désintéressé mais aussi un acte correct en soi.

      6. @Lisztfr Bonjour.
        Pourquoi ne pas vous lancer comme Leader du groupe…Voir chef de la révolution in France…Si si ça le fait…Allez un peu de courage…Vous n’en manquez pas pour remettre les pendules à l’heure officielle française…Je ne me moque pas…Alors surtout ne le prenez pas de travers. (Merci de me corriger, cette fois vos efforts ne sont plus vains).
        Bon dimanche.

  18. Bonjour Paul,
    La semaine dernière, on parlait de l’analogique face à le rupture numérique.
    Où se trouve le problème de celui qui pense en analogique?
    Il y voit un intérêt personnel ou pour le groupe dans lequel il vit ou travaille, société, parti…
    Une machine n’a pas de sentiment, pas d’intérêt si ce n’est que répondre aux instruction d’un programme. Elle se fout du prix, de la fiscalité
    Réfléchir avec une logique numérique avec des artéfacts fonctionnels me parait une chose à creuser. Des données à traiter avec un processus intégré pour obtenir un résultat.
    Du polymorphisme pour étendre les processus à des cas particuliers.
    Si quelqu’un connait java, il saura de quoi je parle.
    Qu’est-ce qui ne va toujours pas et qui se trouvait dans votre précédent « C’est vendredi », c’est le fait que l’analogique intervient et interprète toujours à son image le traitement de l’information.
    Vous qui avez une formation anthropologique opposée à l’IA, devriez voir là où le bas blesse.
    Le jour où un programme s’auto-programmera, je voudrais bien voir le résultat.
    Je ne suis pas sûr que ce soit encore de la science fiction dans peu de temps.

    1. Je sors du sujet pour y entrer après.
      Tout dernièrement, le journaliste Michel Collon, qui a fait partie d’un « Ce soir ou jamais », faisait un article pour donner les « règles de la propagande de guerre »
      Il citait cacher les intérêts, diaboliser, pas d’histoire, organiser l’amnésie.

      Je suis retourné au mot « guerre » dans wikipedia.
      Là j’ai trouvé une définition anthropologique qui me paraissait intéressante :

      « Selon Marvin Harris, au sujet de la guerre, il s’agirait d’un point de vue simple et simpliste qui nous lave de toute responsabilité dans notre conduite envers autrui. Si la guerre était naturelle, il n’y aurait pas besoin de tant d’efforts de propagande pour dresser les uns et les autres à s’entretuer. Le dressage ici se rapporte à ce que l’Anglais nomme par « basic training » dès l’enfance dans la famille, la parenté, l’école, le milieu social et à travers les jeux et les divertissements apparemment les plus inoffensifs, le rejet et le déni de l’autre, la compétition et la coopération.
      Il répertorie quatre théories, selon lui les plus communes sur l’origine de la guerre :
      la guerre comme solidarité,
      la guerre comme jeu,
      la guerre comme nature humaine
      la guerre comme continuation de la politique .
      Dans cette perspective et en couvrant à la fois les sociétés non-étatiques et les sociétés étatiques, la guerre apparaît comme la forme et le moment de violence extrême d’un vol organisé dont l’objet peut être physique, imaginaire ou symbolique. »

      L’intérêt personnel existe dans toutes entreprises humaines comme chez tous les êtres vivants. C’est une règle du vivant.
      Ce qui prouverait que l’analogique est prêt à toutes les bassesses pour arriver à ses fins.

      1. Barjavel la voit comme le moyen ultime* qu’utilise l’espèce pour s’auto-réguler… à la manière des poules ou des cochons qui s’entre-bouffent dans les enclos trop étroits (in « La faim du tigre ») Sa reflexion tient tout autant la route, il me semble. Mais c’est vrai qu’il est si basique… :d :d
        A la suite, il éclaire son « pourquoi est-il inévitable que l’espèce humaine se mage le mur » qui est maintenat devant nous

        * ‘fin ! Ultime… Avant perfectionnement dont l’atome qu’il entrevoit comme nouvelle possibilité, et au moment où il écrit, il est encore loin d’avoir vu ce qu’on a inventé depuis

  19. Avec quoi paye-t-on sa subsistance ? Avec son travail productif, avec sa rente, avec ses allocations sociales.
    Plus il y a de terriens, plus il faut de travail pour : 1) produire les biens indispensables comme la nourriture, l’habitat, les soins ; 2) assurer une croissance économique donc accumuler du capital et investir dans de nouvelles « industries ». Sans croissance, nous dit-on, pas de richesses, stagnation ou perte de pouvoir d’achat, misère à l’horizon tant que la population augmente.
    Ne peut-on se limiter au 1), c’est-à-dire se contenter de produire les biens indispensables sans recherche de profits financiers supérieurs aux besoins de l’investissement ? Dès lors, il faudrait dissocier le travail : a) de la production car la productivité tend à s’améliorer ; b) du revenu personnel ou de la rente… donc valoriser les allocations sociales. Tout nationaliser, tout « assujettir», tout subventionner avec les risques que l’on connait de créer un état tout puissant à la merci de chefs mégalo, cf URSS ? Il y a de quoi hésiter.
    Faute de meilleure compréhension de la complexité par nos concitoyens et faute de levier politique on en viendra là, à cette gouvernance totalitaire, sinon nous disparaitrons tous le ventre creux sous les nuages radioactifs, les virus et les révolutions.
    Je crains de plus que nous n’ayons pas les moyens de résister aux forces qui nous entrainent et de choisir entre le chaos ou l’enfer. Retour à la sélection naturelle après son éclipse apparente sous l’effet du savoir et de la culture qui exerceraient un « effet réversif de l’évolution » selon Darwin (in La filiation de l’homme présentée par Philipe Tort).

    1. Dans tous les cas on se heurte toujours au même Mur de la folie égotiste présente en chacun de nous…

  20. Bonjour

    Intervention très intéressante. J’apprécie en particulier le rappel du but de ce site, réfléchir, une bonne boîte à outil et par forcément être la réponse à tout. Je dois préciser à titre personnel que je ne vous considère pas comme un chef de secte, mais il est bon de le rappeler parfois.
    J’ai dit autre part que je vous trouvais un peu réductionniste. Il me semble que mon analyse était erronée, désolé. A mon avis, je n’ai pas assez suivi ce blog, et c’est mon opinion qui était réductionniste/

  21. On parlait de politiciens aujourd’hui.
    Un article qui me parait intéressant et qui pourrait donner les raisons pour laquelle nous n’avons toujours pas de gouvernement en Belgique.
    « Bart De Wever, l’ironie au service de l’image »
    Ce n’est plus le contenu qui importe, mais l’image du contenant.
    C’est ça qui mène le monde pour lequel certains seraient près à se mortifier.
    Tous les dictateurs de la Terre, le savent très bien.

    1. C’est donc bien là un mystère, comment la Belgique, pourtant sans gouvernement, a-t-elle bien pu voter OUI, pour la résolution de l’intervention en Lybie ???

      1. Bonne question Cécile,

        La Belgique qui prétend être un pays démocratique et de droit : le ministre de la défense et ceux qui l’ont aider à faire passer cette décision devraient être traduits en justice pour leurs crimes éventuels.

        Attendons de voir…

        @++

      2. le mystère n’est peut-être pas si épais… Nous avons un gouvernement faisant fonction qui gère les affaires courantes (notion qui a été étendue au budget et quelques autres choses). Les démissionnaires ne peuvent pas partir en laissant un bureau en friche derrière eux. Ils restent en place tant que leurs remplaçants ne sont pas désignés.
        En plus, ce gouvernement semble travailler mieux depuis qu’il est loin des projecteurs… Ce serait peut-être ça la clef : des administratifs qui peuvent se concentrer sur la gestion, sans devoir se préoccuper avant tout d’être ré-élus.

        http://www.lesoir.be/debats/cartes_blanches/2011-03-24/oui-le-modele-social-belge-est-euro-compatible-830244.php

        même qu’ils ont réussi à trouver des fonds pour augmenter les pensions en 2011, dites donc !

      3. Martine,
        Vous oubliez cet article de Marcel
        Comme Bidouille dit, nous avons un gouvernement même si cela parait étrange.
        C’est dans notre Constitution d’avoir un suivi.
        Comme je le disais dans un article de Marcel, le problème est tout à fait le même au Canada.
        Deux communautés mais avec une Constitution qui n’est même pas nécessaire d’avoir signée en 1982.
        Chez nous, c’est du tout ou rien. Accord sur tout ou accord sur rien.
        C’est cette dichotomie qui devrait évoluer dans la Constitution belge.

  22. Les possédants…possèdent.
    Ils ont l’argent, la puissance, les Polices, les armées, la capacité de nuire…

    Nous, les gens ordinaires, n’avons que notre indignation, même pas d’idées bien précises sur une éventuelle marche à suivre.
    La partie s’annonce très inégale, donc…

    Et pourtant, à la fin, c’est nous qui allons gagner ! … »Bon, papy, c’est l’heure de ta tisane… » (on peut toujours rêver, non?)

  23. Bonjour Paul, merci pour votre travail de réflexion. Pour qu’il ne soit pas entaché de suspicion et après la vidéo du jour il serait bon que vous clarifiez l’aspect financier de votre production littéraire. En déclarant que c’est un travail de l’intelligence collective, en questionnant la notion de propriété, il me semble important de publier ce que rapportent vos livres et de mettre au clair la notion de « droits d’auteurs » dans ce monde nouveau auquel nous aspirons.
    Merci pour votre réponse,
    christian Valls

  24. Oui le capitalisme est à l’agonie. Pourtant on ne sait toujours pas par quoi ou comment le remplacer.

    C’est tout notre contrat social qu’il faut revoir.

    Allons au bout des choses comme les peuples arabes et ne nous contentons pas des élections de 2012 pour essayer de changer les choses.

    Il faut une assemblée constituante à ce pays.
    Et l’idée commence à être travaillée en profondeur: la preuve…

    —> htpp://assembleeconstituante.fr

  25. Une vraie bouffée d’oxygène qui sent bon le printemps dans cette vidéo pleine de sagesse.

    Après avoir fait du monde une marchandise l’homme serait en train de se payer la tête du monde. Mais Comment soigner ce malade mental qu’est devenu l’homme ? Commençons par interdire la pub et puis valorisons ce qui ne coute rien ou presque en termes énergétique et financier:

    Le temps pour vivre à la lumière du jour et au rythme des saisons
    La marche pour soigner nos corps et nos esprits
    Les thermes pour prendre soin de nos corps
    Les massages pour assouplir et détendre nos corps
    Le sport pour équilibrer les énergies de nos corps
    L’affection pour redécouvrir l’amour
    Faire l’amour pour aimer nos corps
    Le travail pour apporter plus que puiser
    La lecture pour découvrir le monde
    L’écriture pour structurer la pensée
    L’agora pour construire ensemble

    Pour cela il nous faudrait un cadre ou l’homme pourrait se déployer sans empiéter sur l’espace commun à l’homme, aux hommes et à la nature. Et puis il faudrait en finir avec toutes ces bulles d’inclusion-exclusion qui colonisent l’espace et qui nous déshumanisent.

    1. Il y a eu des tentatives dans un lointain passé.
      Ces tentatives de « démocratie des maîtres » étaient fondées sur la dialectique maître-esclave.
      Cette histoire, probable fondement de l’histoire de la démocratie, semble un peu dépassée.
      Où devons nous y revenir ?
      Quels seront alors les maîtres et les esclaves ?
      Pour ceux qui rêvent d’un monde sans maître et sans esclave, la question est d’importance.
      Il faudra alors se débarrasser des dieux qui ont permis, pour un temps assez court au regard du temps historique, qu’une poignée d’hommes règnent sur la masse.
      Les mêmes dieux ont permis aux hommes de croire, et de faire croire, que la nature était à leur disposition, et qu’elle était, durablement, consentante.

  26. Monsieur Jorion,

    Vous introduisez deux idées très importantes. Vous affirmez (je suis totalement d’accord) que ce régime a pillé les ressources de la planète. Vous affirmez aussi que nous avons un rôle dans la construction de ce qui va venir après le capitalisme. Le reste n’est pas négligeable. Mais vous venez de faire deux sauts importants et qui me réjouissent dans la construction de cet « après ». Vous faites votre part avec vos outils. Je vous en remercie.

    Vous me mettez devant ma responsabilité de faire la mienne avec mes outils. Je vous en remercie aussi.

  27. Ce n’est plus le contenu qui importe, mais l’image du contenant.

    C’est sans doute pour cela que de plus en plus d’acteurs, d’actrices de second ordre y compris de films X , de Miss ceci ou cela, de sportifs célèbres, de personnalités du show-biz sans compétences autres qu’une image, se font élire en politique .

    Quand Reagan, acteur de mauvais westerns et mannequin dans des publicités pour des chemises à carreaux, fut élu président des Etats-Unis, je n’y croyais pas .
    Depuis nous avons vu Schwarzenegger (acteur), Sarah Palin ( Miss ), La Ciciolina, (films X) , Elodie Gossuin ( Miss France) et des journalistes-présentateurs de télévision gravir les échelons de la politique .

    L’image, toujours l’image, le contenant est devenu plus important en politique que le contenu pour des électeurs abrutis par la télévision . Et qui , sinon l’oligarchie mondiale, agite ces images devant nos yeux ?

  28. UN MONDE NOUVEAU ?

    Pour Xavier EMMANUELLI les temps sont apocalyptiques. Pour les malheureux mortels vivant en certains endroits de la planète l’apocalypse est une cruelle réalité. L’apocalyse a frappé Haïti il y a peu. Elle accable aujourd’hui le Japon. Elle pourrait frapper même au delà…le cancer nucléaire restant une menace permanente pour l’humanité entière…
    Mais l’auteur de « Prélude à la symphonie du nouveau monde » ne donne pas au mot apocalypse le sens populaire d’une fin du monde cataclysmique.
    Le 15/6/1998 l’ancien secrétaire d’état à l’action humanitaire d’urgence du gouvernement Juppé (et fondateur du samu social accordait une interview à Jean Luc HESS (Synergie, France Inter) et parlait de l’apocalypse en ces termes :
    « … c’est quelque chose qui était tenu secret et qui tout d’un coup est porté à la connaissance, c’est le voile qui se soulève et on comprend…Mais c’est quand même la fin d’un mode de pensée qui n’est plus efficace, qui n’est plus pertinent, pour arriver à un autre mode de raisonnement, de signification, de sens…(…) c’est complètement déroutant et c’est ce qui est en train de se passer pour nous tous, au plan collectif,… nos modes anciens ne peuvent plus fonctionner précisément parce qu’on a une globalité de l’humanité, on a une vue globale…on ne peut plus faire comme si on était chacun dans son petit pré-carré. »
    Pour le cofondateur de Médecins sans Frontières l’anomie caractérisant notre époque est cause d’une vraie souffrance… car « on a pas de point d’appui, de point de référence, de point de repaire… »
    Dix ans plus tard le philosophe espagnol Daniel Innenarity fait le même constat dans El Pais dans un article reproduit par Courrier International (n° 937, du 10 au 16/10/2008) et intitulé : « Les certitudes c’est bien fini. » :
    « …rares sont ceux qui se rendent compte que ce qui a pris fin (avec la crise financière) c’est (…) l’art d’avoir toujours raison. » écrit-il. La crise ébranle le savoir qui n’est plus si savant et le pouvoir qui ne peut plus grand chose…..Et le philosophe reste dans l’expectative quant à la suite des événements …
    Xavier Emmanuelli s’était montré plus audacieux sur France Inter en annonçant l’émergence d’un monde nouveau..
    Mais nous devons attendre encore un peu cependant, car si nous avons perdu nos repaires, nous n’avons pas encore atteint l’apostasie : « c’est à dire … il y a encore des petits monticules de sens du monde ancien, et il faut qu’ils soient balayés avant de voir émerger le monde nouveau »
    Hélas, le visage que pourra prendre ce monde nouveau est resté un mystère. Et Jean Luc HESS (aujourd’hui directeur de Radio France) qui était visiblement peu en phase avec les propos de l’ancien ministre n’a pas cherché à lui en faire dire plus….

    L’APOCALYPSE POUR DANS LES TÊTES…?

    « … le monde nouveau hurle sous les douleurs de l’enfantement… » déclarait le philosophe Michel SERRES dans une interview (avant la crise) accordée au quotidien Sud Ouest. Mais ses propos étaient terriblement surplombant et si évasifs que le lecteur restait sur sa faim..
    Avec Benjamin Creme par contre les choses sont plus nettement dites et on peut dire qu’elles se corsent… Mais ce conférencier britannique reste un OMNI (objet médiatique non identifié) pour le grand public . Le silence recouvre les sujets qui fâchent.
    Bien sûr il y a internet (www.partageinternational.org)
    « J’aimerais aider mes semblables à se faire à l’idée d’un mouvement ouvert de la réflexion. Ce mouvement n’a rien à dissimuler, rien à craindre. Il est vrai que les résultats de la pensée sont bizarrement liés à des épreuves de rivalité. Nul ne peut disjoindre entièrement ce qu’il pense de l’autorité réelle qu’en aura l’expression. et l’autorité s’acquiert au cours de jeux dont les règles traditionnelles, un peu arbitraires, engagent celui qui s’exprime à donner de sa pensée l’idée d’une opération sans défaut et définitive. C’est une comédie bien excusable, mais elle isole la pensée dans des parades d’oiseaux qui n’ont plus rien à voir avec une démarche réelle, forcément douloureuse et ouverte, toujours en quête d’aide et jamais d’admiration. »
    (Georges BATAILLE, cité dans un livre de GUILLEBAUD)
    Après cette piqûre de rappel voici (grosso modo) le « scénario » des « événements historiques » qui selon Benjamin creme se déroulent à notre époque.
    La voie dans laquelle nous sommes engagés mène au chaos social et à la dévastation de l’environnement . Si nous persistons dans cette course aux armements, cette compétition pour s’accaparer les matières premières et les terres cultivables, tout en laissant des millions d’êtres humains mourir de faim dans un monde d’abondance,… un nouveau conflit ne manquera pas d’éclater, conflit qui sera nucléaire.
    Fin de l’aventure humaine sur la planète terre…
    Mais il existe une autre alternative, heureuse celle la, bien qu’inattendue.
    La crise actuelle est en réalité une crise spirituelle.
    En tant qu’être humain nous ne savons pas qui nous sommes…
    La crise devra, cela va sans dire, trouver une résolution dans les domaines où elle est focalisée, politique et économique.
    Mais il s’agit avant tout d’une crise spirituelle… les hommes doivent aujourd’hui se reconnaître pour ce qu’ils sont en réalité, des êtres spirituels faisant tous partie d’une seule et même humanité.
    L’humanité n’est pas livrée à elle-même pour effectuer cette prise de conscience.
    Selon les traditions un Sage de l’envergure d’un Bouddha ou d’un Christ doit un jour revenir dans le monde.
    .En fait ce Sage est déjà parmi nous. Il a pour nom Maitreya. Il n’est pas un chef religieux mais un Instructeur au sens le plus large.
    Dès que les conditions pour cela seront réunies Il s’adressera à l’humanité entière. Cela provoquera une prise de conscience collective d’une telle ampleur (sur la nécessité du partage et de la coopération) que nous entreprendrons les transformations qui s’imposent pour surmonter la crise actuelle.
    L’apparition des médias modernes est quelque chose de récent dans l’histoire humaine.
    Ils ont un rôle essentiel à jouer dans le déroulement de ces événements .
    Ils sont « le moyen par lequel l’humanité se montre et se parle à elle-même » et sont considérés comme les « représentants » de l’humanité.
    C’est pourquoi il leur revient d’inviter Maitreya à « présenter ses lettres de créances » afin qu’il puisse entrer au grand jour dans la vie du monde sans enfreindre le libre arbitre de l’humanité qui est sacro-saint.
    Même l’Instructeur mondial ne peut enfreindre la grande Loi du libre arbitre.
    Voilà, c’est un peu en désordre (et sommaire bien sûr) mais je ne pense pas avoir déformé l’essentiel des « informations » délivrées par Benjamin Creme au cours de ses conférences. Chacun est d’ailleurs renvoyé à sa propre curiosité pour le vérifier par lui-même.
    Que dire d’une telle « histoire » ?
    Que penser déjà du silence observé par les médias à ce sujet, et qui dure depuis plus d’un quart de siècle, quand , prenant connaissance du dossier, on réalise que les activités et les dires du citoyen britannique Benjamin Creme constituent un FAIT qui n’a aujourd’hui plus rien d’anodin ?
    (« Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres. »)
    Qu’attendent les médias pour mettre le public en garde si tout « ceci » relève de l’illusion ou d’un canular (ou de quoi que ce soit d’autre) ?
    Mais s’agit-il d’un canular ?
    Se souvenir de DESCARTES qui nous recommandait d’éviter toute forme de préjugé et tout excès de précipitation ?
    À la suite de SARTRE (le maître à penser d’après guerre) nous avons grandi dans l’idée que l’homme était « seul et sans appui » et seul maître de son destin…
    Et voilà que si nous voulons poursuivre notre aventure sur terre « on » nous dit que nous n’avons d’autre alternative que d’accepter le principe du partage et de
    coopérer pour reconstruire un monde où la satisfaction des besoins fondamentaux (nourriture, logement, éducation, soins médicaux) de chaque être humain sera enfin assurée.
    Paul JORION (dans son billet du 18/2/11) rappelait les 4 postures (ou scénarios de sortie de crise) définies par Jean Maxence GRANIER.
    (  » État D. Le système existant initialement ne survit pas à la crise qui accouche d’un modèle
    radicalement nouveau ou du chaos. La rupture est paradigmatique et s’inscrit dans une
    solution de continuité radicale par rapport à l’état initial. »)
    Se concevoir comme étant un individu unique et original tout en étant l’humanité entière ( cette dernière étant un organisme en quelque sorte) est assurément une « rupture paradigmatique » …
    L’écrivain et journaliste syrien Yassine AL-HAJ SALEH écrit dans Al-Hayat (Courrier International du 10 au 16 mars) qu’avec les révolutions tunisienne et égyptienne le monde arabe a brisé ses carcans mentaux…
    Le monde occidental va t-il devoir en faire autant ?…
    « Un nouveau concept ça fend les crânes » disait DELEUZE.
    Autant vérifier que notre armoire à pharmacie est pourvue en efferalgan, advil ou autre dolipran…

    1. Pfff… Votre trop long com’ commence pas trop mal mais s’embourbe dans les marécages. Votre Maitreya n’est qu’un messie qui, par définition, ne peut être qu’attendu, dans une plus ou moins grande fébrilité. Le messie dont on redouterait la venue n’a pas encore été inventé, mais ça viendra peut-être.

      1. Le messie dont on redouterait la venue est bel et bien attendu.
        Son nom n’est ni jamais le même, ni tout a fait autre.
        Son nom est demain.

      2. CRAPAUD ROUGE

        « Votre Maitreya n’est qu’un messie…(…) dont on redouterait la venue… » dites vous.
        1) ce n’est pas le mien. (il me revient qu’en des temps anciens les messagers porteurs de mauvaises nouvelles étaient parfois mis à mort.)
        2) l’EXISTENCE des « informations » diffusées par Benjamin CREME est un FAIT. Et vu la diffusion mondiale de ces dites informations, ce FAIT appelle une réponse…
        « Nous n’avons pas besoin d’espoir, nous avons besoin de vérité. » disait CAMUS.
        Mais force est de constater que nos amis journalistes pour l’instant ne se bousculent pas au portillon…
        3) Sans vouloir vous offenser, ce que vous pensez de cette histoire (comme ce que j’en pense) est une question secondaire. (qui vient en second)
        La seule question qui vaille étant de savoir si une telle histoire a quelques chances (ou non ) d’être fondée…
        4) Pourquoi devrait-on redouter quelque chose ?

      3. @objectionvotrehonneur

        Quelque chose m’échappe: Comment en vient-on à envisager le moindre lien entre le boulot de Paul Jorion et les gesticulations d’une n-ième secte ésotérique piochant à l’envie dans les symboliques des différentes religions monothéistes et autres mythologies?

      4. @Objection ma crème anglaise

        Un bon conseil, allez vendre votre soupe refroidie ailleurs. Si je devais jamais croire à un seul fait émanant de votre (très) évanescente éminence, Maitre Yoyo, que dieu m’tripote si j’écorche son nom ! eh bé j’en verrais qu’un : que vous ayez eu l’incommensurable bénédiction de soumettre votre pathétique contribution le jour précis où le nouvel état de paternité de notre Grand Modérateur à tous vous aura permis de profiter d’un de ses rarissimes états de grande fatigue, de béate distraction, ou, plus probablement, d’humeur facétieuse, pour nous en affliger. C’est grand miracle que voilà, croyez en un expert – pas en miracles, en sur-modération – mais n’y revenez plus; je crois que ce ne serait pas bon pour la cause du Yoyogaga que vous dites ne pas défendre spécialement, mais dont vous prenez le soin de ne pas écrire le nom en majuscules, tout comme son attaché de presse à la crème pâtissière et ce contrairement à l’illustre aréopage que vous ne manquez pas d’adjoindre à votre communication qui fleure bon le disciple discipliné : DESCARTES, BATAILLE, SARTRE, SERRES, DELEUZE, GUILLEBAUD, GRANIER, EMMANUELLI; JORION, HEES, AL-HAJ SALEH, et même CAMUS, qui n’en peut mais, en deuxième couche, ou en apprêt final. Ah c’est sûr que là vous ratissez large ! et pi vous mettez du poids majusculaire sur un post qui serait bien minusculaire sans cette compagnie; tout comme sur son seul et unique objet central : votre très démonétisé prophètilcule yoyotesque et syncrétinissime.
        Bonjour chez vous numéro 6.

        Benjamin Creme
        Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

        Benjamin Creme (né en 1922 à Glasgow) est un auteur New Age écossais dont la prophétie au sujet de la seconde venue du Christ sous la forme de Maitreya l’a rendu populaire, à la suite d’un certain battage médiatique, Creme prétendant qu’il était déjà arrivé à Londres depuis le 19 juillet 1977, puis qu’il s’était présenté à la télévision américaine en 2010, impliquant involontairement l’écrivain économiste Raj Patel dans le buzz créé à cette occasion.
        Maitreya
        Creme commença à donner des conférences publiques en mai 1975 à Londres pour annoncer l’existence d’un groupe de maîtres de sagesse, selon l’appellation inspirée de la théosophie, qui viendraient pour guider l’humanité vers la nouvelle ère du Verseau. À la tête de ce groupe, se trouverait Maitreya, l’« instructeur mondial » attendu, selon lui, par toutes les religions.

        En 1982, il publia des annonces dans plusieurs journaux dans le monde déclarant « Le Christ est ici ». Selon Creme, le Christ/Maitreya, devait annoncer son existence à télévision le 21 juin 1982.

        Le 14 mai, Creme donna une conférence à Los Angeles devant 90 représentants des médias. Il déclara que le Christ résidait dans le quartier de Brick Lane à Londres. Il proposa alors un défi aux médias : s’ils recherchaient activement Maitreya, ce dernier se manifesterait à eux. Il réitéra à cette occasion son affirmation selon laquelle Maitreya apparaîtrait à la télévision en même temps qu’il établirait un lien télépathique avec toute l’humanité. À la date prévue, il ne se passa rien. En 1997, Creme fit la même prédiction. Les médias étaient moins présents.

        Le 14 janvier 2010, Creme annonça que Maitreya avait donné sa première interview sur une télévision américaine. À la suite de cette nouvelle annonce, un buzz fut généré et plusieurs sources déclarèrent que la personne désignée par Creme était l’écrivain économiste Raj Patel. L’histoire fit le tour du monde et Raj Patel dut se défendre d’être Maitreya. Creme finit par déclarer également que ce n’était pas lui.

        De nombreux sceptiques ont commenté de manière ironique les prédictions de Creme. Creme fut également critiqué par des chrétiens évangéliques qui l’accusèrent d’être l’antéchrist.

      5. @ Vigneron

        Simple facétie cher ami. Il faut se ménager des pauses « rire », il parait que c’est bon pour la santé.

      6. @Julien

        Ah ! tu me sauves ! Facétieux ! Bordel de Maîtreyayo ! C’est le p’tain de mot qu’avait déserté ma mémoire lexicale ! Chez moi le mot facétieux est vraiment facétieux. J’t’autorise (et même je te prie à genoux, juré ! j’enverrai plus d’insanités facétieuses foutrement modérables…) à le mettre dans le post à la place d’espiègle qu’est vraiment dégueu.

      7. Aaaaah ! Par tous les Maîtreyaka ! Le bonheur ! La félicité ! Le nirvana ! Merci cher Saint Pierre ! (Voilà en plus mon post comme contre-signé par le vénérable homme aux clefs.) 😉

      8. « Tout le monde y pue, y sent la charogne,
        Ya qu’le GRAND BAABU qui sent l’eau de cologne… »

        (Pierre Dac/Francis Blanche)

      1. « Monticules de sens derniers remparts des concept-zombie…
        La déglingue… »
        Désolé, je ne suis pas certain de comprendre.

    2. Apocalypse… Révélation… En d’autres termes, la vérité venue « d’en haut ». Gare au torticolis, ou que le ciel ne vous tombe sur la tête…

      1. Vous avez le vin mauvais Vigneron !
        Si l’histoire de crème anglaise relève de l’imposture et bien puisque rien n’existe, il ne se passe rien, et cette histoire ne mange pas de pain.
        Vous n’avez pas besoin de vous mettre dans un état pareil…

        Dissonance
        Le lien entre le boulot de Paul Jorion et « les gesticulations d’une n-ième secte ésotérique » ?
        Hum ? La revue Share International (mensuelle, depuis 1982) souligne régulièrement l’urgence qu’il y a à secourir les millions qui meurent de faim dans un monde d’abondance, dénonce la domination et l’exploitation des pays du sud par les pays développés du nord, met l’accent sur la nécessité d’en finir avec la compétition économique, sur la nécessité d’un partage plus équitable des ressources entre les peuples, et la nécessité de la coopération.
        Si Paul Jorion doit sa notoriété au fait d’avoir été l’un et des rares à prédire l’éclatement de la crise des subprimes, cette revue annonce depuis 1988, un effondrement boursier mondial, devant commencer par le Japon, comme étant inévitable.
        En 1989 l’indice Nikkei s’effondrait.
        Vous direz que tout ça ne prouve rien et je suis d’accord.

      2. A propos de tout le fatras Boudhisto-Néo-pagano-Théosophico-New-Age, même si l’on peut trouver des critiques beaucoup plus radicales et assassines encore, j’aime bien en revenir à l’analyse qu’avait tirée Slavoj Žižek dans le Diplo d’une critique de l’épisode « La Revanche des Sith » de la saga La Guerre de Étoiles et de toute la mythologie suspecte qu’il trimballait. Conclusion de l’article de 2005 de Žižek dans le Diplo, « La Guerre des Étoiles, épisode 3. Une revanche de la Finance mondiale » :

        S’il fallait chercher un pendant à l’épisode 3 de La Guerre des étoiles, on serait tenté de proposer le documentaire d’Alexander Oey, Sandcastles. Buddhism and Global Finance (« Châteaux de sable. Le bouddhisme et la finance mondiale », 2005), indicateur merveilleusement ambigu de la difficulté de notre situation idéologique, qui entremêle les commentaires de l’économiste Arnoud Boot, de la sociologue Saskia Sassen et de l’enseignant bouddhiste tibétain Dzongzar Khyentse Rinpoche.

        Saskia Sassen et Arnoud Boot discutent de l’étendue, du pouvoir et des effets de la finance mondiale. Les marchés des capitaux peuvent, en quelques heures, faire monter ou anéantir la valeur de sociétés ou d’économies entières. Khyentse Rinpoche leur oppose des considérations sur la nature de la perception humaine : « Libérez-vous de vos attaches à ce qui n’est qu’une perception et n’existe pas en réalité », déclare-t-il. De son côté, Saskia Sassen affirme : « La finance mondiale est essentiellement un ensemble de mouvements continus. Cela disparaît et réapparaît. »

        Dans la vision du bouddhiste, l’exubérance de la richesse financière mondiale est illusoire, coupée de la réalité objective : la souffrance humaine engendrée par les transactions qui s’opèrent dans les salles des marchés et des conseils d’administration invisibles à la plupart d’entre nous. Quelle meilleure preuve peut-il y avoir du caractère non substantiel de la réalité qu’une gigantesque fortune pouvant se réduire à rien en quelques heures ? Pourquoi déplorer que les spéculations sur les marchés à terme soient « coupées de la réalité objective » alors que le principe fondamental de l’ontologie bouddhiste énonce qu’il n’y a pas de « réalité objective » ?

        Ce documentaire fournit ainsi la clé de La Revanche des Sith. La leçon critique à retenir, c’est que nous ne devons pas nous engager corps et âme dans le jeu capitaliste, mais que nous pouvons le faire… en gardant une distance intérieure. Car le capitalisme nous confronte au fait que la cause de notre asservissement n’est pas la réalité objective en tant que telle (qui n’existe pas), mais notre désir, notre avidité pour les choses matérielles et l’attachement excessif que nous leur portons. Par conséquent, ce qui nous reste à faire est de renoncer à notre désir pour adopter une attitude de paix intérieure…

        Pas étonnant qu’un tel bouddhisme-taoïsme puisse fonctionner comme complément idéologique de la globalisation libérale : il nous permet d’y participer tout en gardant une distance intérieure… Capitalistes oui, mais détachés, zen…

        Alors ? Jorion comme l’un des « Masters of Wisdom » ? Huh ? Tant qu’on y est… J’me marre…

      3. @ le très tarte à la Creme

        Au fait, j’ai pas le vin mauvais, mon chou à la Creme, je suis juste méchant, à jeun. Pas à jeun, suis plutôt une Crème d’homme, mais plutôt aussi de celle qui garnit les tartes aéroportées dédiées aux atterrissages nasaux sans intervention de la Nasa.

    3. Je suis en train de relire la marche vers l’éveil de Shantideva,
      outre le fait que cela soit un guide d’une sagesse extraordinaire
      c’est une merveille qui touche et qui montre la chance que l’on a.
      Une inspiration pour tous Maitreya potentiels …

      Shantideva’s Bodhisattva Way of Life (Bodhicaryavatara): Buddhist Chant of India
      http://www.youtube.com/watch?v=bCmgl8vzkvQ

    4. Le cofondateur de Médecins sans Frontières souffrait sans doute d’une absence de point de repère plutôt que de point de repaire ( …de brigands ?) ..
      Trêve de plaisanterie .

      ( ” État D. Le système existant initialement ne survit pas à la crise qui accouche d’un modèle
      radicalement nouveau ou du chaos. La rupture est paradigmatique et s’inscrit dans une
      solution de continuité radicale par rapport à l’état initial.”)
      Se concevoir comme étant un individu unique et original tout en étant l’humanité entière ( cette dernière étant un organisme en quelque sorte) est assurément une “rupture paradigmatique” …
      L’écrivain et journaliste syrien Yassine AL-HAJ SALEH écrit dans Al-Hayat (Courrier International du 10 au 16 mars) qu’avec les révolutions tunisienne et égyptienne le monde arabe a brisé ses carcans mentaux…Le monde occidental va t-il devoir en faire autant ?…
      “Un nouveau concept ça fend les crânes” disait DELEUZE.

      Et c’est une « rupture paradigmatique » encore plus grande si l’on en vient enfin à considérer que l’ Etre Humain, peu importe son origine géographique, n’est pas plus important que les autres mammifères qui ne sont pas plus importants que les autres espèces animales qui ne sont pas plus importantes que les espèces végétales ni que le minéral .
      Bref, que c’est la survie de la planète qui importe et de tous ses composants non hiérarchisés .

      On y pense d’autant plus avec cette nouvelle catastrophe nucléaire .

    5. Faut être sérieux deux minutes.
      Vous me parlez d’informations, mais les faits sont les faits.

      Il prévoit le retour du Christ en 1980, il ne se passe rien.
      20 ans plus tard il annonce la venue de Maitreya, toujours rien. (source Wikipédia)
      Ce Benjamin Creme est un mythomane.
      Le monde se transforme, et va encore se transformer, mais nul besoin d’avoir étudié les théosophes ou d’avoir été contacté par un « grand maître » pour le savoir, pour en avoir même la certitude.

      Disposer d’un cerveau, d’un corps, d’une sensibilité, être simplement curieux et avoir de la suite dans les idées, suffisent amplement pour faire le même diagnostic. La spiritualité ne se trouve pas ailleurs. Franchement les papes du new age et autres prophètes peuvent aller se rhabiller avec leur esprit prêt-à porter . 😉

      Je connais des incroyants très spirituels et à l’inverse des religieux qui ne le sont point ou si peu.
      La spiritualité n’est pas un lieu, ne nécessite pas l’adhésion à un quelconque enseignement, doctrine, gnose ou religion, c’est simplement l’usage des ressources du monde visible et invisible, connues ou jusqu’ici inconnues. Ceux qui inventèrent les religions et autres gnoses ne firent pas exception mais ils sont loin d’être les seuls à disposer d’esprit. Ils se distinguent seulement d’en avoir fait un pouvoir, une institution, par définition dépositaire d’une conception limitée de l’esprit. Ils font ou s’inscrivent dans une tradition, laquelle peut dans le meilleur des cas donner à l’esprit un espace où se mouvoir — par exemple dans le cas de la tradition scolastique qui prospère avec et contre le dogme –, mais la tradition est bien incapable de circonscrire, d’épuiser tout l’esprit inhérent au monde, au fait même d’être en vie et de vivre.

    6. « Je vais dire une prophétie avant de partir :

      Quand les prêtres seront plus verbeux que savants,
      Quand les brasseurs gâteront leur bière avec de l’eau,
      Quand les nobles enseigneront le goût à leur tailleur,
      Qu’il n’en cuira plus aux hérétiques, mais seulement aux coureurs de filles,
      Quand tous les procès seront dûment jugés,
      Quand il n’y aura plus d’écuyer endetté ni de chevalier pauvre,
      Quand la calomnie n’aura plus de langue où se poser,
      Que les coupe-bourses ne viendront plus dans les foules,
      Quand les usuriers compteront leur or en plein champ,
      Que maquereaux et putains bâtiront des églises,
      Alors le royaume d’Albion
      Tombera en grande confusion,
      Alors viendra le temps où qui vivra verra
      Les gens marcher sur leurs pieds.

      Voilà la prophétie que Merlin fera un jour ; car je vis avant son temps. »
      William Shakespeare, Le Roi Lear

  29. Chiffres du chômage de février : Un trompe l’oeil pervers !
    Si Xavier Bertrand avance timidement que les chiffres du chômage sont encourageants, la réalité est plus sombre. En effet, le nombre de chômeurs seniors et de longue durée augmentent et la durée des offres d’emploi diminue !

    http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/Chiffres-du-chomage-de-fevrier-Un-trompe-l-oeil-pervers-_a209.html

    http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/dessin-du-jour/article/la-verite-sur-la-baisse-du-chomage-91242

    Vrais chiffres chômage Février 2011 – 8 millions de demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres intermittents.

    Vrais Chiffres Chômage Février 2011, 301 500 radiations

    8 MILLIONS environ de demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres et précaires, intermitents

    301 500 RADIATIONS en Février (soit – 11 900 par rapport au mois précédent ) juste pour :

    – défaut actualisation – 2,2 % (+ 3,2 % sur 1 an), – radiation administrative – 4,3 % ( – 6,6% sur 1 an), – et mystérieuse rubrique « autre cas » – 3,7 % ( +0,3 sur 1 an) , ces 3 seuls motifs de sorties représentent à eux seuls 63,5% du total des sorties des listes des demandeurs d’emploi, ce mois ci.

    Les radiations pour maladie, maternité, retraite 36 300 – 8,1 % (+ 0,3 % sur 1 an) 7,7 % des sorties totales.

    Quant aux sorties des listes pour « reprise d’emploi déclaré », – 2,7 % ( – 4,6 % sur 1 an) et ne représentent que 21,8 % des sorties.

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-fevrier-91216

    1. Personne ne sait comment et par quel moyen traiter ce problème. L’exclusion des plus de 50 ans est devenue une sorte d’idéologie contre laquelle il est diffcile de lutter. Le nombre global du chômage restera donc élevé, malgré les tricheries. Les employeurs défendent l’idée selon laquelle la vie professionnelle d’un salarié se déroule en moyenne entre 20/25 et 35/40 ans.

  30. Salut,

    Loin de moi, l’envie d’être défaitiste mais ne serait-il pas venu le temps de faire un constat final de ce qui nous sert de système politico-médiatico-financier ?

    A un moment les crimes à toutes les échelles de décisions (hommes politiques, dirigeants, …) et ceux qui les ont aidés activement (médias, intellectuels, …) ou passivement (population) devront rendre des comptes ?

    Sinon quelle société sans perspective de Justice ? Le passé (et le présent) nous donne quelques exemples de sociétés sans Justice pour nous faire une idée de ce qui nous attends.

    @++

    1. ou passivement (population)

      La population n’est pas passive, mais elle se retrouve avec des amendes , ou tabassée ou emprisonnée dès qu’elle ne se soumet pas .
      Les forces de l’ordre et l’armée sont encore du côté des privilégiés .
      Mais le vent peut tourner …

  31. Cette vidéo est placé sur le comment apporter sa brique au nouvel édifice.
    Je voudrais préciser ce que j’attends de Paul Jorion et de la communauté autour de sa personne.

    On voit que le modéle de société a pu un temps nous permettre de créer un société qui a apporté des bienfaits. Même si c’est pas parfait, il y a eu des progrés, il ne faut pas les nier.
    Or ce modéle de société (economique essentiellement) a atteint ces limites. Il faut donc inventer le modéle suivant. Voila en résumé ce que j’ai compris comme étant l’apport de Paul Jorion.

    On a besoin d’un modéle qui puisse prendre la reléve de l’ancien . Cela se fait en deux phases: une transision ancien nouveau puis un état stable (l’étape de transistion est surement le plus dur a définir).
    Le nouveau modéle n’as pas besoin d’être plus parfait que celui d’aujourd’hui, il a besoin d’être adapté à la société qui arrive aujourd’hui.
    Mais parfois j’ai l’impression que Paul se perd a essayer de resoudre des problèmes déja présents chez Marx voir chez Aristote dans la quête du modéle parfait. Et donc qu’il y a toujours un petit truc qui cloche.
    J’ai la conviction que le modéle qui serait établit ensuite ne sera pas parfait et qu’il y aura des trucs qui clochent mais c’est pas rédibitoire. Ce n’est qu’une étape de plus.

    Ensuite concrétement….. c’est moins évident. Si on part de comment on répartit les richesses , l’étape de transisition (ancien=>nouveau) serat difficle. Si on définit comment les créations de richesse se répartissent c’est peut-être plus facile.

  32. Matin

    N’eus-je pas une fois une jeunesse aimable, héroïque, fabuleuse, à écrire sur des feuilles d’or, – trop de chance ! Par quel crime, par quelle erreur, ai-je mérité ma faiblesse actuelle ? Vous qui prétendez que des bêtes poussent des sanglots de chagrin, que des malades désespèrent, que des morts rêvent mal, tâchez de raconter ma chute et mon sommeil. Moi, je ne puis pas plus m’expliquer que le mendiant avec ses continuels Pater et Ave Maria. Je ne sais plus parler !
    Pourtant, aujourd’hui, je crois avoir fini la relation de mon enfer. C’était bien l’enfer ; l’ancien, celui dont le fils de l’homme ouvrit les portes.
    Du même désert, à la même nuit, toujours mes yeux las se réveillent à l’étoile d’argent, toujours, sans que s’émeuvent les Rois de la vie, les trois mages, le coeur l’âme, l’esprit. Quand irons-nous, par delà les grèves et les monts, saluer la naissance du travail nouveau, la sagesse nouvelle, la fuite des tyrans et des démons, la fin de la superstition, adorer – les premiers ! – Noël sur la terre !
    Le chant des cieux, la marche des peuples ! Esclaves, ne maudissons pas la vie.
    Arthur RIMBAUD (Une saison en enfer)

  33. De toute façon, dans une grosse tempête on met son voilier à la cape sèche.

    Comment échafauder quoi que ce soit, alors que l’on ne sait pas dans quel état se retrouveront le bateau et son équipage quand le calme sera revenu.

    Attendons et voyons ….

  34. Histoire d’eau
    (de Toulouse)
    « En 1990, la distribution et l’assainissement de l’eau sont confiés à la Compagnie Générale des Eaux. L’entreprise paye 437 millions de francs de droits d’entrée à la mairie. Dominique Baudis, maire de la ville, s’enorgueillit alors d’avoir désendetté la ville de Toulouse. La CGE se rembourse alors sur la facture d’eau de ce qu’elle considère comme un emprunt. La facture d’eau à Toulouse est depuis un impôt déguisé. ….  »
    dans la vidéo de 20mm, ce sujet est traité vers le milieu, mode dessin animé
    http://tvbruits.org/spip.php?article222

    Cette manière de transférer la dette d’une commune sur le compte de chacun de ses citoyens n’est pas à proprement parlé de la fiscalité,
    elle se constitue plus probablement comme un montage financier,
    (crédit/emprunt avec taux d’intérêt de 12.5%)
    mais elle n’en est pas moins bel et bien ressentie et dénoncée comme un « impôt déguisé »
    (l’édition d’une nouvelle forme de taxe à la consommation)

    Les montages financiers , crédit/emprunts avec taux d’intérêts
    qui comportent des termes de conditionnalité, mesures de rigueur, braderie du service public, tels ceux proposés à la Grèce, ne réalisent-ils pas eux aussi quelque part cette même forme de transfert ????
    Ou encore comment s’opère le financement des chaines TV privées, le financement de la publicité, dont il faut bien à un moment que quelqu’un paye, pour que ces entreprises rentrent dans leur compte ???
    ( Veolia est né en 2003 suite au crash politico-financier de Vivendi Universal ! )
    Ou …. ???

    Je vous conseille de regarder sur Arte+7, le documentaire « water make money » parce qu’il est très éclairant de certaines pratiques financières
    « L’ingénierie financière est le savoir-faire le plus important
    En 2003, l’association citoyenne toulousaine „Eau Secours 31″ découvrit la véritable nature de ce qu’on appelait alors le „ticket d’entrée », celui que la Compagnie Générale des Eaux (aujourd’hui Veolia) a payé lors de la signature du contrat de concession avec Toulouse. Ces 473,5 millions de FF, Dominique Baudis, le maire de l’époque, les présentait comme une véritable prouesse dans le deal avec Veolia. Avec cette somme, la ville pouvait boucher les trous de son budget, subventionner la construction de quelques bâtiments publics et baisser les impôts locaux.
    Peu après, l’association « Eau Secours 31 » est tombée sur un passage resté secret du contrat de concession. Celui-ci prévoit une augmentation du prix de l’eau pour financer le droit d’entrée. Ce n’était plus Veolia mais bel et bien l’usager toulousain qui payait le ticket d’entrée. De sorte que, d’ici à la fin 2020, date prévue d’échéance du contrat, Veolia aura encaissé plus du triple de son prétendu « cadeau à la ville ».
    http://www.watermakesmoney.com/fr/le-film/themes-du-film-.html?start=3

    1. Histoire d’eau !

      Ne vaut-il pas mieux boire du vin, à condition qu’il soit plus propre que l’eau ?

      Plus sérieusement, et pour ne pas stagner dans les pesticides et autres poisons, toutes les histoires d’eau me conduisent à penser que l’accés aux ressources élémentaires doit être collectivisé et de ce fait ne plus être dans les mains des menteurs stipendiés.

      1. l’accés aux ressources élémentaires doit être collectivisé et de ce fait ne plus être dans les mains des menteurs stipendiés.

        oui.

        pas de joueurs de bonneteau
        pour les besoins fondamentaux!

  35. Il paraît en effet nécessaire d’approfondir les pistes lancées par M. Jorion dans son dernier ouvrage. Parmi celles-ci la réflexion sur la propriété privée me paraît particulièrement pertinente et après réflexion (un peu rapide sans doute) me semble même centrale. L’image de cette femme littéralement « agit » par les vitrines de la rue commerçante dans laquelle elle se promène est pour moi au coeur des contradictions qui nous traversent. Elle fait échos à une phrase de fabrice Nicolino entendu ce matin à l’antenne de France Inter et selon laquelle le système capitaliste introduit l’affrontement dans nos personnalités même (certains diraient dans nos âmes). Nous ne mesurons pas à quel point ces structures capitalistes nous contraignent quotidiennement et nous enferment dans la passivité et l’acceptation. Oh bien sûr, nous sommes conscients (spécialement ici), nous ne sommes pas dupe. mais en quoi cette conscience nous rend elle différent de lamasse de ceux qui ne cherchent même pas à savoir ? A quoi sommes nous prêt à renoncer individuellement pour faire changer les choses. Car j’ai beau retourner la situation dans tous les sens et bien que nous soyons en démocratie. Nous ne ferons pas l’économie de l’affrontement et cet affrontement ne se fera pas sans perte ni sans larme même si nous choisissons la non violence. je relisais récemment quelques pages sur l’action non violente de Gandhi en Afrique du Sud. Et je me demandais, suis je prêt à renoncer à mon confort, à mes proches… à lire ce blog, pour aller m’enchaîner aux grilles de l’assemblée et refuser de partir jusqu’à ce que l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix soit votée ? Suis-je prêt à aller en prison comme gandhi l’a fait ? N’est-ce pas cela qui au delà de toutes les réflexions que nous pouvons avoir ici ou ailleurs, fera finalement la différence ?
    Avec Spinoza, je me vis comme un être de désir agit plus qu’agissant et je vois chaque jour les barreaux de ma cage dorée restreindre le champs de ma révolte qui pourtant est bien présente. J’ai l’impression qu’avant de commencer à agir il me faut récupérer mon être et que cela passe par une longue ascèse. Mais suis je capable de mener à bien cette ascèse ? Sommes nous capable de nous arracher au culte des choses, au fétichisme de la marchandise, à l’enfermement dans la posture prométhéenne du sujet connaissant ? N’est-ce pas là que tout doit commencer ?

    1. L’image de cette femme littéralement « agit » par les vitrines de la rue commerçante dans laquelle elle se promène est pour moi au coeur des contradictions qui nous traversent.

      Vous avez complétement raison ,j’ai été emmené de force par ma femme à Knokke-Le-Zoute et je puis témoigné du fait que les vitrines sont terrifiantes.
      Ps:quand on entre dans le magasin ,c’est pire.
      J’attends le courrier courroucé des blogueuses…

      1. Je viens de m’arracher à la posture prométhéenne du sujet connaissant...
        J’entends les ricanements ,vu son niveau,et patati…patatère.

      2. en ce qui concerne la posture, il s’agit juste d’une allusion au bouquin de francois flahaut le crépuscule de prométhée qui nous dit en gros et pour faire court que depuis Descartes, nous les occidentaux nous avons une légère tendance à nous regarder le nombril en échafaudant des théories pour comprendre l’impact qu’il pourrait avoir sur l’univers. A vous lire, d’autres activités toutes aussi fines semblent également nous occuper.

      3. Piotr, vous êtes injuste envers gilles qui s’est quand même donné la peine d’écrire un beau texte. Que « le système capitaliste introdui[se] l’affrontement dans nos personnalités » me semble très vrai : chacun profite plus ou moins de ses bienfaits, mais il fait subir la culpabilité de savoir ce qu’il en coûte réellement.

      4. Quelque fois je me demande s’il ne vaudrait pas mieux être le gibbon charitable d’ un minable zoo ,vous faisant comprendre par ses facéties, que vous hominidé avait perdu beaucoup en souplesse et agilité.

      5. Mon mix des temps de transition :

        Du Bernard Stiegler (le « progrès » revu comme co-individuation), deux doigts de R Sennett (« Ce que sait la main »), un gros zeste de Bruno Latour (les choses, être moderne, technique et société), je mets le tout dans un millefeuille de Jorion (dont les étages sont anthropologique, linguistique, psychanalitique, et perhaps un étage d’économie politique)

        Pas trop de Lordon et de Généreux dans ma potion… Pourtant ils n’ont pas démérité.

  36. Comme très souvent , je n’ai pas les moyens d’écouter Paul le vendredi.
    ( Pas de reproduction du son, et l’idée d’aller à la Fnac est simplement
    impossible. Je préfère attendre une poubelle de bon aloi.)
    Et donc j’essaie de reconstituer les dires principaux de Paul.
    Il semble qu’il ai dit qu’ agir par le fiscalité n’est pas en rapport
    avec l’importance de l’enjeu.
    SI c’est bien la cas, c’est une idée démobilisatrice.
    Elle représente un coup bas porté contre la social-démocratie.
    C ‘est prêcher l’abandon à des jours meilleurs, gage d’immobilisme.
    On va en reprendre pour 100 ans.
    Je ne comprends pas cette soumission à l’existant, comme si
    il était irrévocable.

    Face aux problèmes de la Société, partout dans le monde dit développé,
    agir par l’impôt n’est qu’une composante parmi la multitude de
    solutions allant dans le bon sens. Elle n’est pas même la principale.
    Mais son rôle symbolique est extraordinairement puissant.
    Sa fonction pédagogique du « vivre ensemble » est directement
    perceptible par tout contributeur.
    La France se caractérise par une assiette de l’impôt anti-social.
    L’ évasion fiscale – « optimisation » pour les gens bien- est favorisée
    et vient encore renforcer un déséquilibre en faveur des puissants.
    Notre ministre l’avait évoqué comme une réalité allant de soit.
    J’ avais attiré l’attention sur sa petite démonstration, en donnant
    l’ adresse du Point ( en fait Julien l’avait fait à ma place.)
    C ‘est dire que pour les puissants qui nous gouvernent, faire
    échapper à un impôt progressif les puissants dont ils sont les
    mandataires est une mission prioritaire. J’insiste sur prioritaire,
    confirmé par un entretien sur F.C. un matin où notre ministre
    a montré sa détermination à ne rien changer en faveur
    des « petits », sur qui pèsent la majorité des rentrées fiscales
    de l’Etat.

    Agir sur la fiscalité est une prérogative d’un gouvernement responsable,
    crise ou pas crise. Le Monde s’effondrerait-il irrémissiblement qu’il faudrait
    encore qu’un gouvernement à tendance sociale s’en préoccupât.
    A plus forte raison quand ce Monde est dans une crise rendue possible
    par des montagnes de capitaux fous, libérés par des impôts iniques.
    Car c’est une réalité: le déficit des Etats n’est que la contre-partie
    d’impôts beaucoup trop faibles pour les riches et puissants.
    Tarir les sources et assècher les flux – les faire rentrer dans un lit
    80% plus petit- passera aussi par une fiscalité ciblée en faveur
    de l’économie matérielle.

    Paul, je comprends bien que dans une perspective de Crise
    agir sur la fiscalité est insuffisant. Mais ce que vous avez dit, soustrait
    de son contexte pourrait être exploité à notre détriment à tous.
    Paul, je vous en prie, précisez vos dires ou souligner le contexte.
    Merci.

  37. d’accord avec l’idée que les économistes doivent produire quelque chose d’utilisable, ce qu’ils n’ont pas fait depuis 150 ans!

  38. « la fiscalité, c’est venir après la bataille, c’est, comment dire, réparer le mal après qu’il ait eu lieu… »

    La fiscalité est selon moi beaucoup plus centrale. On oublie souvent que bien des révolutions et notamment la Révolution française et l’américaine ont eu un déclencheur fiscal. La démocratie n’existe que parce que des contribuables ont décidé de contrôler ce que l’exécutif faisait avec leur argent. Le fait que les Etats occidentaux se financent de plus en plus par l’emprunt change leur « constituency »: les banques plus que les contribuables.

  39. Demain Samedi,

    Je me ferais peut-être alors le restant de mes crêpes pour me changer les idées,

    Mais que se dira encore cette pauvre femme ou pauvre homme de plus dans une société,

    C’est quoi ce monde qui en perd de plus en plus la santé, c’est quoi donc que le réel sens de la vie humaine dans notre temps.

    Et puis comme ils en ont bien de la chance tous ces autres qui ne dédaignent même plus
    nous adresser la parole.

    Un jour peut-être je rencontrerais la femme de ma vie, celle qui me fera tout de suite oublier la crise, les mêmes choses en fait que la plupart de nos élites mondiales veullent d’abord faire ressentir et subir avant tout en premier.

    Et puis il y a aussi tous ces autres gens ailleurs, qui sont-ils vraiment derrière leur clavier, sans doute d’autres gens comme vous et moi.

    Chacun s’évertuant même de plus en plus à vouloir être le supérieur d’autrui, quelle grande
    et meilleure sélection aussi de l’espèce humaine ces derniers temps.

    Oui ne rêvons pas trop longtemps quand même en société.

  40. Le fait de ne pas vous habiller en gourou vous honore, Monsieur Jorion. Je ne visiterais pas ce site si votre attitude serait celle d’un gourou ou d’un leader illuminé qui détient des récettes.
    Vous êtes bien à votre place, restez authentique.

    1. Vous êtes bien à votre place, restez authentique.

      Dans ma vie, j’avais vu et entendu tellement de choses et de gens, qu’à la fin je me suis même demandé si j’avais réellement bien été authentique et honnête à l’égard de tout à chacun, l’influence du monde est parfois si grande est indépassable dans l’esprit des êtres.

      J’aimerais bien parfois prendre un peu la place de Paul, pouvoir par exemple lui parler
      d’autre chose de la société et dans certains endroits, ces endroits ou plus guère personne
      ne veut aller et descendre, tout en bas, oui tout en bas dans ces Etats de conscience bureaucratique ou marchand ou plus guère personne ne peut y échapper à force.

      Vous connaissez Balavoine:
      http://www.youtube.com/watch?v=_fhXa9Bqz_w&feature=related

  41. « Le catalyseur, qui est en général en quantité beaucoup plus faible que les réactifs, n’est pas consommé et est retrouvé inchangé à la fin de la réaction. » (Wikipédia).

    « Un personnage mystérieux d’une étrange beauté s’immisce dans une riche famille milanaise et entretient des rapports sexuels avec chaque membre de la famille, changeant radicalement la vie de chacun. » (Théorème, de Pasolini).

    Pour moi, le plus beau des catalyseurs.

  42. La crise pousse hélas trop de gens au prévisible.

    Le silence permet de trouver son destin. [Lao-Tseu]

    Le silence est plus révolutionnaire et libérateur que tout

    Le silence est parfois une forme de résistance.[Lao She]

    Le silence des peuples est la leçon des rois ! [Mirabeau]

    Le silence est le meilleur avocat des morts.[Jules Supervielle]

    Le silence est la dernière joie des opprimés. [Alexandre Dumas]

    Celui qui dérange beaucoup est souvent réduit au silence. [Lao-Tseu]

    Dans les silences, on peut dire tant de choses plus saines. [Michelangelo Antonioni]

    Je me suis rendu compte que j’avais de moins en moins de choses à dire, jusqu’au moment où, finalement, je me suis tu. Dans le silence, j’ai découvert autre chose. [Sören Kierkegaard]

    L’homme heureux ne se sent bien que parce que les malheureux portent leur fardeau en silence. Sans ce silence, l’illusoir bonheur des élites ne serait pas possible.[Anton Tchekhov]

    Le silence est la seule chose en or que les femmes détestent.[Mary Wilson Little]

    La faillite de notre monde, c’est le bruit. Nous avons besoin d’espaces silencieux.
    [Jacques Folch-Ribas]

    Sans l’amour du silence et du réel repos de l’être comment les êtres pourraient-ils réellement faire preuve de changement avant de nouveau plus grand massacre sur terre ?

    Alors forcément à chaque fois elle m’en font même davantage le reproche d’un silence de plus.

    Le paradis, c’est d’être assis à la terrasse un soir d’été et d’écouter le silence. [A Guinness]

    Le bon silence est le sanctuaire de la prudence. [Baltasar Gracian Y Morales]

    Ils sont si rares les beaux silences, n’est-il pas vrai ?[Maryline Desbiolles]

    Le silence est fait de paroles que l’on n’a pas dites. [Marguerite Yourcenar

    Il y a des silences qui sont de dangereux explosifs ! [Daniel Pennac]

    Seul le silence est curatif, tout le reste est migraine. [Alfred de Vigny]

    Dans la colère rien ne convient mieux que le silence. [Sappho]

    Les misères de la vie enseignent l’art du silence. [Sénèque]

    Ne m’en voulez pas ça fait déjà si mal de vivre en ville.

    La plus grande révélation est le silence. [Lao-Tseu]

    Au désert je vois déjà mieux tomber les étoiles.

    Le silence n’a jamais trahi personne.[Rivarol]

    Le silence est un aveu.[Euripide]

    Faite bien attention à vous.

    1. « Les vraies paroles ne séduisent jamais. Les belles paroles ne sont pas vérité. Les bonnes paroles n’argumentent pas. Les arguments ne sont que discours. Celui qui sait n’a pas un grand savoir. Un grand savoir ne connaît rien. »,Lao-Tseu

      1. Ok monsieur l’enfoiré… Mais il n’est pas vrai davantage que les nuisibles soient dans l’obligation de l’ouvrir continuellement.

    2. Si lent cieux. (idle)…Bonjour Jérémie je me permets cette plaisanterie avec vous parce que je sais que vous ne m’en voudrez pas…Bon week-end.

      1. J’aime les bons mots de l’esprit, par contre les paroles les plus intellectuelles en matière de religion pas trop, vous voyez je ne suis pas toujours non plus de plus mauvaise foi et de rancune envers mon prochain.

        Rassurez-vous à chacun son heure …

    1. extrait de l’article ci-dessus :

      … »Shiller pense que certains signes montrent un intérêt renouvelé en faveur d’une ouverture des économistes vers d’autres champs de connaissance comme l’histoire, la psychologie et la sociologie et qu’il faut absolument encourager ce comportement.
      Car finalement, à quoi sert un économiste ? « Le véritable impératif pour les chercheurs est de redoubler d’efforts pour encourager les fécondations croisées et une pensée au spectre large, guidées par l’objectif moral général d’améliorer le bien être de l’Homme ». De quoi réconcilier les économistes avec la société…. »

      Que dire de mieux !
      c’est pour cela que le sous-vers-rien et ses acolytes, dont le marketeur béat loréalien et la duchesse des zuniversités prennent le contre-pied, de ce qui est resté longtemps dans notre archaïque Pays, plein de cossards rhédibitoires zé rêveurs, une sorte de marque de fabrique, jusqu’à ce qu’on décide de nous abrutir à qui mieux mieux !

  43. Bravo Mr Jorion pour cette intervention pamphlétaire magistrale. Emprunt d’un certain proudhonisme, elle nous rappelle que la démocratie à suffrage universel est un leurre. Il n’y a rien au-dessus du peuple. Ceci d’autant plus que la représentation politique est fondée sur la délégation des pouvoirs à des représentants individuels qui ne « représentent » en réalité la plupart du temps que leur propre opportunisme.

    1. Jorion pamphlétaire ?! Vous me voyez surpris, très cher ! Ou alors votre pamphlétographe est réglé beaucoup plus fin que le mien… Le verdict sur les politiques est définitif – enfin… – mais glacial bien plus qu’enflammé et les mots sont tenus, contenus, retenus, brides serrées. Mais en effet, le mors rigoriste semble cruel à ses mâchoires et cela semble avoir autorisé votre imagination (débridée, elle) à remplir quelques silences, reprises ou hésitations de termes moins amènes, de vitupérations qui n’auraient rien de jorionien.

  44. @jdudac
    la volonté de maîtrise est immense.
    Ce n’est pas une affaire d’égalité.

    La maîtrise de soi est difficile.
    On peut quand même reprocher au capitalisme par ses acteurs de canaliser dans l’entre-soi une certaine maitrise des choses dont les autres jusqu’aux états, et cela même si la déperdition de la maitrise de soi chez les autres augmente le nombre d’autres.
    Sinon, il faudrait simplement croire en un libéralisme béat, croire en l’Europe pour son prêche en révélées saines concurrences…

    La nuit par exemple porte conseil, hors quelconque Maîtrise, depuis la nuit des temps.

  45. Si un jour l’un d’entre vous devait écrire un billet ou un livre, n’oubliez pas d’y inclure un passage au sujet de tous ceux et toutes celles qui ne se sentent pas toujours mieux en mesure d’y faire face sur la durée surtout en matière de santé, comme à travers tous les gens
    les mieux installés confortablement ou intellectuellement dans un tel monde d’hypocrites.

    Et dire que je m’étais promis de garder davantage le silence en ville, bref l’autre jour je suis tombé sur un reportage fort intéressant et instructif, dans lequel on pouvait voir de quelle manière était sélectionnée les nouvelles jeunes recrues du G.I.G.N, c’était même très impressionnant à voir, ça forcait même le respect pour cette respectueuse institution, bien évidemment tout au long du reportage je me suis quand même posé certaines questions,
    par exemple sur les limites de l’homme face à certaines situations vécus sur le terrain.

    Non pas seulement non plus dans la manière dont les nouvelles recrues étaient systématiquement éprouvées mentalement ou physiquement en groupe, car ça peut
    se comprendre surtout dans le choix d’une telle vocation bien courageuse, mais dans l’observation d’avoir été un peu surpris d’entendre certains propos, concernant principalement la violence des hommes en société, comme pour mieux justifier de nouveau une certaine forme de propos plus facile à faire passer aux jeunes recrues en vitesse.

    C’est dommage j’aurais bien voulu avoir aussi mon propre mot à dire à l’égard de tous ces jeunes gens, je me suis quand même posé la question suivante à un moment donné tous ces gens super entraînés et qualifiés au G.I.G.N ou un peu partout ailleurs qui servent-ils donc le plus de nos jours ? Les lois ? Je ne peux bien sur que nuancer mon propos en disant également que nous avons encore bien de la chance d’avoir des gens sur-entraînés, mais voilà est-ce vraiment bien suffisant, ne faire appel en fait qu’à des gens super-entraînés et compétents à chaque fois pour mieux être toujours bien en mesure de faire passer des couleuvres aux gens et puis après ?

    Oui je me demande si les meilleurs membres du G.I.G.N pourront toujours réellement être
    en mesure de canaliser la violence du monde avec efficacité, surtout face au coût de plus en plus élevé des factures et des matières premières dans le monde, il est vrai que le fait d’avoir embrasser une carrière dans la gendarmerie y aide mieux les jeunes recrues à supporter la dureté des épreuves en groupe et cela sur quelques jours, mais voilà pour les gens un peu moins jeunes et qui ne peuvent plus faire autrement comme on fait pour mieux les préparer mentalement à cela ?

    Bref faut pas trop réfléchir sur ce que l’on préfère d’abord faire voir et entendre quotidiennement individuellement aux êtres, surtout au sujet de chaque nouveau forcené de plus, car s’il y a autant de violence, de chantage et de peur de nos jours et cela même à tous les degrés inimaginables de la société, ce n’est peut-être pas toujours non plus parce nos élites mondiales respectent bien toujours plus scrupuleusement les lois en premier.

    Comme on me dira mais enfin Jérémie, tu ne peux la fermer définitivement.

  46. « Il faut réfléchir au travail… et à la propriété » ! Vous le savez : ce n’est pas le gourou qui recrute ses adeptes mais les adeptes qui cherchent un gourou. Je ne parle presque que de ça, du travail salarié, et quoi ? Rien ! Essayez, vous verrez la différence : une fois que les adeptes se sont choisis un maître ils sont parvenus à leur but et attendent leur récompense, sa parole ! C’est tordant…

    Tenez, si vous n’avez pas d’idée : le salariat précède l’échange monétisé, et ainsi l’impose et produit une monnaie excédentaire. Or, paradoxe hilarant mais ô combien vital au système : cet excédent peut à lui seul tuer le salariat s’il n’est pas immobilisé à l’excès : c’est la propriété, privée ou pas, ce sont les ponctions qui la favorisent, … La monnaie ainsi matérialisée c’est le salariat qui l’est, figé. Trop fort, la boucle est bouclée : c’est la civilisation marchande, la civilisation de l’échange monétisé. La civilisation qui s’est construite des branches et des racines. Des racines et des ailes. Où féodalité et ce que vous appelez capitalisme ont la même structure.

    D’un point de vue humain, ce n’est pas la structure constituée et donc (désolé) prête à se défendre bec et ongles : « Si on a le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Voltaire ? Pas sûr ! Ca groove pas. », ce n’est donc pas la structure qui va se démonter : ça ne tient pas !

    Por favor : n’attendez pas la sortie d’un prochain livre pour en parler, de toute manière ce message est soumis aux droits d’auteur- moi- définis ici.

    Parle ; que tes lèvres divines
    Prononcent un mot seulement

    Martine

  47. @ objectionvotrehonneur

    En partage, bon c’est vrai j’arrive un peu tard ce week end pour le relever sur le fil,

    En fait ce Sage est déjà parmi nous. Il a pour nom Te La Mettra. Il n’est pas non plus un chef religieux mais un Instructeur au sens le plus large. Dès que les conditions seront réunies
    Il s’adressera à l’humanité entière ( oui vaudrait mieux pour faire plus d’audimat ). Cela provoquera une prise de conscience collective d’une telle ampleur sur la nécessité du partage et de la coopération) ( le contraire m’aurait étonné ). L’apparition des médias modernes est quelque chose de récent dans l’histoire humaine. Ils ont un rôle essentiel à jouer dans le déroulement de ces événements ( oui je vois ça ). Ils sont « le moyen par lequel l’humanité
    se montre et se parle à elle-même » et sont considérés comme les « représentants » de l’humanité ( ouais, enfin c’est pas toujours ça non plus avec le prompteur surtout en ce moment ou ils ont tous bien trop peur de perdre leur place ). C’est pourquoi il leur revient d’inviter Te La Mettra à « présenter ses lettres de créances » afin qu’il puisse entrer au grand jour dans la vie du monde sans enfreindre le libre arbitre de l’humanité qui est sacro-saint. ( en plus s’il y a plus grande panne de courant comment fera-t-on alors pour mieux entendre de nouveau Te La Mettra, et puis j’y pense à quoi servira encore le tout politique marchand sur terre ? )

    Oh merçi les ami(e)s avec de tels propos la crise est déjà beaucoup plus légère à traverser,
    il y aura même à un moment donné des signes dans le ciel et les étoiles, peut-être bien même autre chose prochainement qui en bousculera davantage plus.

    Ensuite,

    Mt 7:15- Méfiez-vous néanmoins des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont de vrais loups rapaces.

    Depuis le temps que je garde le silence à ce sujet, vous devez bien parfois ronger aussi votre frein de votre coté, mais faut pas au contraire lachez-vous, vous n’avez pas non plus à vouloir davantage me faire plaisir sur le blog parce que jusqu’à présent vous avez toujours bien voulu m’épargner aussi cela en plus dans le même temps.

    Un jour peut-être je prendrais davantage le temps de m’expliquer à ce sujet, mais en ce moment voyez-vous ça m’est déjà un peu difficile en semaine, mais peut-être que pour
    certains c’est déjà sufisamment assez clair et limpide à saisir.

    Quand je vous dis par exemple que les étoiles vont bientôt tomber du ciel, à qui pensez-vous surtout le plus mais pas seulement sur un seul pays ?

  48. Je propose une humanicratie où l’ensemble des avis pourraient être entendus ( le net est déjà un exemple du concert polyphonique de nos mots,à mon sens).Et ce, toujours dans l’optique d’un humaniarcat où l’humain est valorisé quel qu’il soit . Il n’est qu’ à écouter, par exemple, les témoignages des enfants rescapés des camps et ceux des guerres, qu’ils aient été, soient ou pas « enfants soldats », pour entendre que même à des âges fort peu considérés quant à la réelle écoute de leur parole, fort peu valorisés donc dans nos cultures, les avis ont leur intelligence, leur âme qui seraient bien utiles aux discussions,aux concertations d’ensemble.. Un autre monde en somme. 🙂

  49. Un vague concept et deux mots me sont revenu en visionnant cette video :

    Noogénèse et Noosphère

    Ça sonnait bien,

    un tour chez google et ça donne :

    Pierre Teilhard de Chardin

    Le link suivant pour ceux qui veulent en savoir plus (attention la religion revient souvent l’auteur était jésuite) :

    http://www.chaouqi.net/index.php?2006/01/11/32-pierre-teilhard-de-chardin-la-noosphere

    Je crois que le bouquin que j’ai lu s´appelait « l’avenir de l’homme » , c’était un peu dur de faire abstraction des références religieuses mais le concept de noosphère (et surtout le son du mot) m’avaient interpelés.

    De nos jours on parle de blogosphère, d’opinion publique internationale ….

    Moi j’aimais bien le coté curé cyberpunk du mot NOOsphère 😉

    « Noogénèse, du grec noos = psyché (âme, esprit, pensée, conscience) et génèse = origine (formation, création, comme «la création du monde »), c’est un mot qui indique l’acte de la création de quelque chose de psychique.

    Noosphère, aussi du grec noos = psyché (âme, esprit, pensée, conscience) et sphère (corps limité par une surface ronde), c’est un mot qui représente la nappe psychique née de la Noogénèse qui croît et enveloppe notre planète au-dessus de la Biosphère (masse d’êtres vivants qui couvre la surface du globe). « 

    1. Bernard Stiegler ( sans doute dans son côté foucaldien) peut vous parler aussi de l’âme noétique,
      de noo-technologie ou de noo-pouvoir…

      « S G D G », comme on dit

      1. Timiota vous semblez être un inconditionnel de Bernard Stiegler…Ce n’est pas la première fois que vous le citez… Je ne le connaissais pas mais grâce à vous c’est fait.

  50. Oui, j’assume, bien que n’étant pas philosophe de formation et j’admets à 200% qu’on puisse trouver dérangeant son côté très jargonnant (hypomnemata etc.).

    Il a cité Jorion dans son intervention au Sénat du 7 février (« Progrès blabla ») à plusieurs reprises. Pour moi, c’était l’autre polymathe de la salle, sans négliger les talents d’un Canfora sur d’autres plans.

    Tiens, pour revenir sur l’intervention de Jorion le matin au Sénat, vous avez tout compris de la pique à M. Casanova sur Rousseau (à 1h21 ou 1h27…) et qui sont les « sicaires de Robespierre »M. ? (ceux qui le tuent ou ceux par qui il tue etc . ?)

  51. La fiscalité n’agit pas seulement après coup elle a aussi une action dissuasive. C’est à dire qu’elle va empêcher que les déséquilibres se créent en amont.

    Si on taxe les bénéfices à 90%, le taux devient si dissuasif que les actionnaires se rendent bien compte qu’ils ne peuvent pas restaurer leurs marges mêmes en réduisant les salariés en esclavage. Dans ce cas ils n’ont d’autre choix pour ne plus payer d’impôt (à part l’évasion fiscale) que de ne plus faire de bénéfice et de trouver un autre moyen de se rémunérer, en tant que salarié par exemple. Et pour ne plus faire de bénéfice, on peut baisser les prix, ou augmenter les salaires justement.

    Et si on fixe le taux marginal de l’IRPP à 95% comme sous les USA de Roosevelt, alors de même les riches se rendent compte qu’il est vain de s’octroyer des salaires mirobolants car tout revient à l’État.

    Donc la fiscalité a donc bien une action d’abord normative et ensuite seulement une action de redistribution.

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