LA SITUATION A FUKUSHIMA (V), par François Leclerc

Mise à jour n°129 (jeudi 19h47)

La situation n’est en rien stabilisée. Il se confirme que la centrale contamine très gravement son environnement, sans que rien puisse être fait pour le stopper, l’origine des fuites n’étant pas décelée.

La présence d’iode 131 à un taux 10.000 fois supérieur à la normale a été mesuré dans une nappe d’eau phréatique sous la centrale. Aucun des nouveaux expédients qui ont été envisagés – stockage de l’eau contaminée dans un tanker, bâchage des réacteurs et projection de résine sur le sol et les débris des explosions – n’a encore pu être mis en place.

Ces mesures ne régleraient en rien les ruissellements d’eau contaminée, qui continuent d’être alimentés par les injections d’eau dans les réacteurs.

Rien n’est par ailleurs dit sur la présence encore plus inquiétante d’autres radio-éléments, dont le césium 137 (période de 30 ans).

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Mise à jour n°128 (jeudi 08h05)

Un taux d’iode radioactif 4.385 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans la mer, à 300 mètres du rivage de la centrale, signe d’une forte accentuation de la contamination de celle-ci.

Cent cinquante-cinq Marines américains spécialisés dans les situations d’urgence sont envoyés au Japon. Ils fourniront « une expertise radiologique aux responsables sur le terrain et si besoin aux forces militaires japonaises, dans les domaines du médical, de la logistique et des matières dangereuses, chimiques, biologiques, nucléaires ».

Les autorités japonaises n’envisagent pas d’étendre la zone d’évacuation de 20 kms autour de la centrale, en dépit de l’annonce par l’AIEA de la découverte d’une contamination radioactive supérieure à la normale dans un village situé à 40 kms de celle-ci.

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Mise à jour n°127 (mercredi 18h28)

L’AIEA, du haut de son autorité d’agence de l’ONU, vient de confirmer que des niveaux de radiation dépassant les niveaux recommandés ont été mesurés dans un village à 40 km de la centrale, justifiant son évacuation.

Soupçonné de dissimuler l’ampleur de la contamination, le gouvernement japonais se voit sommé de réagir.

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Mise à jour n°126 (mercredi 14h16)

Il est envisagé d’asperger les nombreux débris radioactifs épars sur le site et résultant des explosions d’hydrogène avec une résine (utilisée pour fixer la poussière sur les routes).

L’utilisation de tankers pour stocker les eaux contaminées reste à l’étude, ces bateaux n’étant pas conçus pour transporter des liquides radioactifs.

Etant donné la distance qui les séparerait des sous-sols des réacteurs, cela imposerait d’utiliser des citernes intermédiaires, multipliant les opérations et les risques de contamination pour les techniciens.

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Mise à jour n°125 (mercredi 13h54)

On peut à bon droit s’interroger pour savoir si les autorités japonaises ne traitent pas la population aussi mal que Tepco ne le fait de ses techniciens.

Des mesures de la radioactivité ambiante effectuées par Greenpeace au-delà de la zone d’évacuation d’un rayon de 20 kms autour de la centrale confirment une contamination par taches en « peau de léopard ». Des relevés à 40 kms de celle-ci en témoignent.

Greenpeace estime que la zone d’évacuation obligatoire devrait être étendue de 10 kms (il n’est que « recommandé » de la quitter) et que les femmes enceintes et les enfants devraient évacués au-delà.

La ville de Fukushima est à soixante kms de la centrale.

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Mise à jour n°124 (mercredi 13h37)

Dix neuf jours après le séisme et le tsunami qui ont ravagé le Japon et enclenché la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Meti (Ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie) vient d’ordonner aux neuf compagnies d’électricité qui se partagent le marché un contrôle des réacteurs de l’archipel (une cinquantaine).

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Mise à jour n°123 (mercredi 07h30)

Une forte augmentation de la radioactivité a été mesurée à l’occasion d’un prélèvement d’eau de mer effectué à 300 mètres du rivage de la centrale. Un taux d’iode radioactif 3.355 fois supérieur à la norme légale a été mesuré, dont l’origine – dégagements gazeux ou infiltrations dans le sol et ruissellements dans la mer – n’a pas été identifiée.

Tepco envisage désormais d’utiliser un tanker, amarré devant la centrale, afin de stocker l’eau contaminée des sous-sols et tranchées des réacteurs. Il restera à trouver comment pomper l’eau très contaminée.

Il est aussi étudié la possibilité de couvrir de gigantesques bâches – d’une matière non précisée – les 4 réacteurs, afin de limiter la propagation des fuites radioactives, ce qui aurait pour effet de les concentrer en contrepartie.

Enfin, il pourrait être déployé des systèmes d’aération destinés à éviter l’accumulation de gaz et de nouvelles explosions dans les bâtiments des réacteurs. La question suivante sera de savoir quoi faire des gaz contaminés.

L’opérateur cherche à s’installer dans la durée en multipliant le déploiement de moyens de fortune.

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Mise à jour n°122 (mardi 09h29)

Les travaux de pompage de l’eau des sous-sols du réacteur n°1 se poursuivent ; ils n’ont toujours pas pu débuter pour les réacteurs n°2 et 3, en raison du manque de lieux de stockage persistant.

Le niveau de l’eau dans les tranchées qui se dirigent vers la mer reste stable, d’après l’autorité de sûreté nucléaire japonaise. A titre préventif, la tranchée qui sort du réacteur n°1, ou le niveau d’eau est inférieur de 10 cm au niveau du sol, est bordée de sacs de sable.

La température au sein du réacteur n°1, dont l’élévation donne régulièrement des signes d’inquiétude, a dépassé 320° C, conduisant l’opérateur à une nouvelle fois augmenter le débit de l’eau injectée dans le réacteur.

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Mise à jour n°121 (mardi 08h48)

Une nouvelle nationalisation des pertes est en perspective, cette fois-ci dans l’industrie nucléaire japonaise. Le sort de Tepco est indécis, sa valeur en bourse a chuté des deux tiers, tandis qu’elle se trouve placée devant la perspective de devoir verser de très important dédommagements. Standard & Poor’s et Moody’s ont déjà dégradé l’appréciation portée sur l’endettement et les capacités de Tepco à rembourser ses créanciers.

Tepco est la première compagnie d’électricité japonaise et dessert notamment la mégapole de Tokyo.

Il sera toujours possible pour le gouvernement de réaliser cette opération – qui n’est pour l’instant qu’une option éloignée, vu les urgences – sous couvert d’améliorer la sécurité des installations nucléaires ; ce qui n’est pas vraisemblable, en raison de l’interpénétration de l’industrie nucléaire privée et de l’administration de l’Etat.

C’est l’ensemble qui devrait être démantelé, comme une centrale ! Posant le problème de la nature de ce qui devrait lui être substitué.

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Mise à jour n°120 (mardi 08h28)

Pas de nouvelles informations tangibles ce mardi. L’analyse des traces de plutonium identifiées a cinq endroits a fait apparaître la présence de trois isotopes : Pu-238, 239 et 240. Au minimum deux de ces traces résultent de fuites du réacteur n°3, chargé au Mox, les autres pouvant provenir de dépôts atmosphériques. Cela confirme que ses barrières de confinement ont été rompues, signifiant que cette pollution va se poursuivre.

La nouvelle urgence est de vider les milliers de mètres cube d’eau contaminée des sous-sols et des tranchées où elle a été découverte, mais aucune information n’est actuellement disponible à ce propos.

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Mise à jour n°119 (lundi 17h31)

Du plutonium a été détecté dans le sol à cinq endroits de la centrale, selon Tepco rapporté par l’agence Kyodo.

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Mise à jour n°118 (lundi 15h26)

Les autorités tentent de minorer par divers moyens l’origine et l’impact de récentes découvertes d’eau hautement contaminée hors des bâtiments de trois réacteurs.

Dans un premier temps, Tepco n’a pas rendu public pendant une journée l’information. Il est maintenant affirmé – car « aucune donnée ne le prouve » – que des fissures ou trous dans la cuve d’un réacteur ne pourraient être à l’origine de cette radioactivité. Si l’élargissement de la zone contaminée est reconnue comme étant très préoccupante, rien n’est dit à propos des sols dans lesquels la pollution a déjà du ou pourrait progressivement pénétrer.

En poursuivant des injections d’eau qu’il ne peut interrompre, l’opérateur risque d’étendre la pollution plus vite qu’il ne parvient à la contenir en pompant l’eau pour la stocker dans des réservoirs dont la contenance est par ailleurs limitée.

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Mise à jour n°117 (lundi 14h32)

Lentement et inexorablement semble-t-il, la situation continue de se détériorer sur le site. La découverte d’importantes quantités d’eau contaminée en dehors des bâtiments des réacteurs, dans des tranchées utilisées pour des passages de câbles ou de tuyaux – un mètre de hauteur d’eau dans un cas déterminé – va accentuer la dangerosité des travaux sur le site de la centrale.

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389 réflexions sur « LA SITUATION A FUKUSHIMA (V), par François Leclerc »

  1. NEWS ADVISORY: Japan to review its energy policy following nuclear crisis: Kan (18:17)
    NEWS ADVISORY: New int’l nuclear safety standards being eyed: Sarkozy (18:04)
    NEWS ADVISORY: Sarkozy vows more help for Japan to deal with nuclear crisis: Kan (18:00)

    1. La securité nucleaire selon Sarkosy consiste certainement à remplacer tous les reacteurs existants dans le monde par des EPR français…
      EPR sur lequel on n’a aucun recul…,aucune experience,juste des promesses de technico commerciaux.

      1. D’après ce que je sait les EPR quadruple les systèmes de sécurité Mais comme on l’a vu à Fukushima quand tu es inondé plus d’électricité tous les système de sauvegarde sont en panne et tu a le chaudron nucléaire qui continue de bouillir. Il ne reste plus que saut d’eau pour refroidir le réacteur car il faut savoir pour arrêter une centrale nucléaire il faut un mois avec des systèmes de refroidissement adéquat. Tu peut mettre 1 million de système de sécurité, en thermes de probabilité on peut espérer qu’un fonctionne mais quand se qui les alimentent à disparu tous ces système s’ effondre. il nous reste la croyance et la prière.

  2. Pour Toshinori Sato, qui a reçu l’ordre d’évacuer sans qu’on lui dise où aller, c’est aussi le manque d’information et des mesures d’évacuation inadaptées qui ont « fait monter l’inquiétude ».

    « Les gens disent que trop d’informations crée la confusion, mais ne pas donner suffisamment d’informations a un impact bien plus grand », assure-t-il.

    Pour lui, la responsabilité du gouvernement est en partie engagée, dans la mesure où il ne s’est pas assuré que Tepco exploitait la centrale à l’abri de tout danger.

    Alors que beaucoup d’évacués ont abandonné l’idée de rentrer un jour chez eux, la famille Sato elle n’y a pas renoncé. « Une fois que tout sera réglé, nous voulons rentrer », assure Tomoko Sato, dont l’entreprise lui a garanti de retrouver son emploi.

    « Nous ne savons pas quand mais nous voulons acheter une nouvelle maison », explique-t-elle. « Mais elle devra se trouver loin de la mer et de la centrale nucléaire ».

    Source Nouvel Obs du 31 mars 2011

    1. à regarder de près ces clichés, on ne comprend pas le silence de ces dernières heures sur l’état des piscines. Comment croire qu’elles n’aient que « des problèmes d’étanchéité » ? Que sont devenus les combustibles ? sont-ils réellement immergés et refroidis ?

      1. il est vrai que sur au moins un récateur on se demande où se retrouve la piscine !
        surtout quand on voit le schéma de principe du diaporama d’Areva allemagne :
        http://www.scribd.com/doc/51665683/Le-document-d-Areva-sur-Fukushima
        récupéré de : http://sciencepourvousetmoi.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/03/27/fukushima-suite-20-mais-que-se-passe-t-il-dans-le-reacteur-n.html

        d’autre part comparer la page 4 du diaporama avec une des photos où l’on voit un dôme jaune !

        très clairement depuis l’explosion de ce réacteur ( je ne sais pas lequel ) il n’y a plus d’enceinte de confinement béton == > donc on nous a menti pendant plusieurs jours!

        et pas un petit trou, toute l’enceinte de confinement en béton supérieur a disparue !!!

        ce dôme est très visible aussi dans ce film en date du 27 mars : à 2 ‘ 48″
        http://www.youtube.com/watch?v=Wd7tq5_xYm4&feature=player_embedded#at=154

        sur cet autre film en date du 23 mars à 2’15 » on apercoit la même structure verte que sur l’autre film. même si le réacteur n’est pas visible on peut raisonnablement penser que l’enceint béton est déjà explosée !!
        http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ZKFGavZ_rf4#at=161

      2. @J.gorban
        Je ne comprends pas. En regardant attentivement les diapos 6 et 7 du pwt Areva, il semble que le dôme jaune – apperçu sur le réacteur 4 – corresponde au bouchon de l’enceinte de confinement, et non à celui de la cuve. Si tel est le cas, l’enceinte n’a pas « disparue ». A fortiori, pour l’ U4, le réacteur était vide, en maintenance au 11/03. Ce qui y pose problème ce sont les piscines chargées.
        Par contre, pour l’U3, hormis la difficulté d’accès à la piscine (cf blog S Huet) avec enchevêtrement métallique – il semble d’ailleurs que la grue de maintenance ce soit affaissée très tôt, amplifiant la difficulté – on ne voit rien de l’enceinte ou de la cuve.

  3. [quote]S’il se produisait cette explosion au contact de l’eau, pour avoir un ordre de grandeur, quelle serait la quantité de radiations durables et moins durables qui seraient émises par rapport à celles des explosions nucléaires qui se sont produites antérieurement dans le monde[/quote]
    Il est impossible de répondre à cette question. Ca dépend d’énormément de paramètres.
    Déjà, il s’agirait d’une explosion sous-terraine alors que les bombes atomiques explosent à quelques dizaines ou centaines de mètres du sol pour accentuer leurs effets.
    De plus, les éléments radio-actifs ne sont pas comparables. Dans une bombe, il n’y a que du Pu ou de l’U
    On peut juste se faire une idée (qui vaut ce qu’elle vaut) en sachant que dans une bombe atomique au plutonium, il y a une dizaine de kilos de PU (la masse critique du PU = 10 kgs).
    Dans la centrale de Fukushima, le PU se compte en tonnes ou dizaines de tonnes et les combustibles (tout confondu U, PU, Oxydes PU et U, réacteurs + piscines), en centaines de tonnes (environ 1700 officiellement).
    En ce qui concerne une telle explosion, on ne dispose que d’une seule modélisation et étude : Tchernobyl, qui comptait environ 30 m3 d’eau, un corium de 30 à 40 tonnes et 180 tonnes au total de combustible neuf et usagé.
    La nappe se situait juste sous la dalle (pas dans le sol à proprement parler). La résistance du confinement aurait donc été relativement « faible » puisque les gaz retenus juste par cette dalle qui faisait « bouchon ».

    Pour se faire une idée du cas Fukushima, en supposant que le corium traverse la dalle et rencontre de l’eau, il faudrait connaitre au minimum la quantité d’eau, la nature et la profondeur du confinement.
    On partirait alors d’un corium fondu à 70% soit environ 65 tonnes.

    1. dans ce cas de figure, les « experts » fondent beaucoup d’espoir dans l’épaisseur de la dalle béton qui ferait 8 mètres d’épaisseur …………………..

      1. A mon avis, il faut être très « circonspect » avec cet espoir.
        La température d’un corium est comprise entre 2500 et 4000° (de l’ordre de 3200/3300 généralement)
        La température de fusion du béton est en moyenne 1600° (1400 à 1800, variable suivant agrégats : http://ud.ceram.pagesperso-orange.fr/Donn/diagra.htm#sica)
        Quoi qu’il en soit, la fusion du béton est nettement inférieure à celle d’un corium et donc, l’épaisseur de la dalle, qu’elle quelle soit, n’a en définitive que peu d’importance.
        Au mieux, elle ralentira le corium.
        Pendant un temps, on a pu espérer que l’épaisseur soit suffisante pour dissiper suffisamment d’énergie pour éteindre le corium mais depuis qu’on est quasi certain d’une reprise de la criticité, celà n’a plus vraiment d’intérêt !
        Maintenant, l’espoir vient plutôt des sols, en espérant que le choix des arrosages « à outrance » n’ait pas été une erreur !

      2. Ils préfèreront polluer la mer que de monter à plus de 3000 °C.

        Sauf qu’il y a un détail qui me gène. Léger.

        Une galette d’uranium ou de mélange avec plutonium peut-elle être chaude à coeur et relativement tempérée en surface…???

        Vous le saurez dans le prochain épisode : Gouwy et les métaux lourds, disponible en podcast review-after-all replay ipod pad au prix modique d’un nom à particule de césium payable par pay-pale.

  4. Un autre ordre d’idée.
    Il a été relevé 3.7 Mbq/m2 à 40 km de Fukushima hier.
    Pour info, c’est presque le double de la valeur qui avait justifié de l’évacuation totale de la zone des 30 kms à Tchernobyl puisque la limite avait été fixée à 2 Mbq/m2 !

    1. Et pendant ce temps-là, La Croix publie sur son site cet article, daté du 30 mars au soir : « Le Japon met en oeuvre une série de solutions pour limiter les dégâts« , qui se termine ainsi :

      La seule chose qui pourrait renverser cette tendance serait un nouveau séisme, ou de fortes répliques. À l’IRSN, on considère donc que l’on est dans une « phase post-accidentelle d’enlisement sans aggravation. Le pire est derrière nous : les gaz rares se sont échappés, l’iode 131 est déjà huit fois moins radioactif qu’il y a trois semaines », poursuit l’ingénieur en radioprotection.

      Noter comment le journaliste se retranche derrière l’IRSN, et sans commentaire critique, évidemment.

      1. Gouwy.

        A l’occas, tu me diras quel est ton métier exact.

        Sinon, les ricains qui vont oser poser le pied au Japon resteront à 80 Kms des centrales.

        Pour ma part, je considère que :
        Sachant que la pollution atmosphérique a été détectée en Corée du Sud ainsi qu’en Chine, TOUTE la chaîne alimentaire japonaise est contaminée.
        Les bateaux des grands armateurs ne s’aventurent plus déjà dans une zone de 250 Kms autour des centrales, zone incluant les deux ports d’où sortent 30% de leurs produits exportés.
        Tous les produits venant du Japon vont avoir le bénéfice d’une quarantaine digne de ce qu’imposait la « Grande »-Bretagne et encore si l’autorisation de mouillage des bateaux est accordée.

        Economiquement, ils sont … morts.

        Alors le fait de déterminer s’ils sont face à 1 ou 2 Tchernobyl, tu parles que ça devient vachement accessoire…

      2. Les britichs.
        Bon sujet, par ailleurs.

        La quarantaine, vous ne l’avez pas vécu. Et n’oubliez-pas que ce sont eux qui nous ont refilé la tremblante du mouton et la vache folle.

        Soit, c’est NOUS qui aurions dû mettre en place une quarantaine avec ce qui arrivait de chez eux.

    2. Où avez-vous trouvé cette valeur de 3.7Mbq/m² et celle de 2.

      Je m’étonne car cela correspond à 3 mSievert/h et 1.5 mSievert/h qui sont des niveaux énormes.

      Je pense que pour Tchernobyl c’était 0.2 qui correspond à 0.15 mSievert/h. Déjà bien comme niveau !!!

      Encore des facteurs 10 qui trainent.

      J’aime pas ça du tout.

    1. La radioactivité est régulièrement utilisée pour « rafraichir » (tuer tout germe et microbe) dans la nourriture que nous ingurgitons.

      1. Ca tue, ce style de remarque, non..??

        Manque de chance, physiquement, le gamma nous sert en alimentation et le X nous diagnostique.

        Ce qu’il faut bien comprendre est que la privatisation vient de nous prouver ses limites.

        Et j’aimerai sincèrement ne pas finir par être obligé de faire du soleil vert.

  5. @Gouwy (entre autres !)

    Je reste assez circonspect sur la chronologie des événements… D’après ce qui a été précédemment écrit un corium « perce » rapidement toutes les enceintes de confinement y compris une dalle en béton (on parlait de 1m/24h…)… Or déjà 20 jours se sont écoulés… Bien sur, de nombreux paramètres interviennent mais voilà mes questions :

    Peut-on considérer que les explosions ayant eu lieu dans les 4 bâtiments-réacteurs, 3 à 4 jours après le tsunami, soient dues à la rencontre entre les coriums et des masses d’eau ?

    Peut-on considérer que ces explosions aient éparpillé les coriums dans les enceintes de confinement (ou ce qu’il en reste) ?

    Peut-on considérer que les corium ainsi « éparpillés » dans les enceintes perdent de leur intensité et que ces « morceaux » de corium n’aient plus l’énergie suffisante pour atteindre les sous-sols ?

    Merci pour vos réponses !

    1. D’apres ce que j’ai pu lire,l’hydrogene viendrait de la reduction de l’eau par le zirconium à 1800 °
      avec formation d’oxyde de zirconium.(reaction imprevue decouverte à Tchernobyl.Comme quoi il existe un tas de surprises possible)

      Ce qui ne serait pas encore un signe de fusion importante ,et encore moins de fusion de la cuve.
      simplement du au fait d’une partie des barres non immergées.

      Ensuite ce qui se passe depuis reste un mystere
      La vitesse de progression de la fusion n’est pas clairement parametrable.

    2. Non….
      Les premières explosions (les 13 et 14 mars) sont dues à une réaction chimique entre le zirconium et l’eau.
      Au delà de 700° environ, le zirconium s’oxyde au contact de la vapeur d’eau et produit du dihydrogène (Zr + 2H2O -> ZrO2 + 2H2). La surpression dans la cuve a été évacuée automatiquement ou manuellement pour éviter son explosion.
      L’H2 s’est emmagasiné d’abord dans l’enceinte de confinement puis dans le bâtiment. En contact avec l’air, il a explosé.
      A ce moment là, le zirconium n’est pas encore en fusion puisque son point de fusion est d’environ 1800°.

      Petit à petit, la température a continué à monter, déformant les barres et endommageant le zirconium (très mince puisqu’il fait moins de 1 mm d’épaisseur).
      A ce moment là, le zirconium n’assure plus son « effet protecteur » et le combustible « en cubes » se retrouve directement en contact avec l’eau.
      Les réactions de fission s’intensifient du fait de l’effet modérateur de l’eau. La température monte jusqu’à arriver à la fusion du combustible.
      L’uranium fond vers 1100 ° environ alors que les oxydes d’uranium et de plutonium contenus dans le mox fondent vers 2200/2400°.
      Par contre, le plutonium « pur » issu de la recapture neutronique fond lui beaucoup plus bas, vers 650°.
      Le corium se forme donc régulièrement, d’abord en petite quantité (plutonium) puis l’uranium puis les oxydes (pour le réacteur 3).
      De plus, comme les réactions diminuent au fur et à mesure que le volume du coeur diminue, le volume fusionné qui tombe en fond de cuve, ralentit également.
      Les modélisations montrent que la fusion peut devenir contrôlable par un refroidissement extérieur quand ce volume restant arrive vers 25 tonnes (soit environ 70% du coeur des réacteurs de Fukushima, chargés à 94 tonnes).

      On ne sait pas exactement quand a débuté la fusion des coeurs mais on peut estimer que la cuve a été atteinte quand les réacteurs ont relâchés de la fumée noire.

      Ensuite, on est dans l’inconnu le plus total.
      On estime que le béton peut fondre à raison d’un mètre par 24 heures mais ce n’est qu’une estimation. Les tonnes d’eau ont pu ralentir la fusion.
      Par contre, la reprise de criticité a pu (du) l’accélérer sur le réacteur 3 et peut-être, 2.
      A partir de là, donc disons depuis peut-être une semaine, tout peut arriver d’un moment à l’autre ou rien n’arrivera peut-être (sauf des rejets majeurs et durables mais ça c’est acquis).
      ca peut aussi « mettre du temps » si par exemple, le corium ne rencontre pas d’humidité avant une certaine profondeur.
      Il est également possible que les sols soient fragmentés (c’est un sol ébranlé par les séismes depuis des siècles) et que des rejets gazeux émanent à des kilomètres ou des dizaines de kms (un peu comme des geysers).

      On ne peut pas parler de « morceaux de corium » 🙂
      Un corium est un magma très dense et très chaud (quelque chose comme des dizaines de tonnes sous un volume de moins d’1 m3, porté entre 3000 et 4000°).

      1. Putain, c’est passionnant de te lire, de quoi me faire regretter de m’être vautré dans le sex, drug and rock’n roll plutôt que de bosser mes cours. Haaa que n’eussè-je travailler…

      2. « Par contre, le plutonium « pur » issu de la recapture neutronique fond lui beaucoup plus bas, vers 650°. »

        Hypothèse: Sa densité étant trés grande il va couler au fond de la cuve avant tout les autres éléments à cause de son point de fusion bas et lorsque les 6kg (masse critique du PU pur) seront atteint dans …je sais pas combien de temps, cela pourra exploser comme une bombe atomique si pendant la réaction en chaine du PU celui ci est confiné assez longtemps dans un espace très réduit.

      3. Dans le cas du plutonium, la masse critique, qui est de 11 kg environ lorsqu’il est dans une phase métallurgique favorable, peut être abaissée à 5 kg avec un bon réflecteur type Uranium.

        J’ai pas de supercalculateur à la maison tu penses bien, alors si quelqu’un sait?

        Que se passerait-il si, dans la logique où le Pu se regroupe en premier, par gravité et ordre de fusion, au fond d’une cuve, suivit de l’uranium qui en coulant dessus formerait un « miroir » neutronique ?

        N’est-il pas possible que le corium ne se positionne de cette façon, prenant en compte la super-criticité générée par la pression en milieu confiné?

        Mais depuis le temps, et vu le niveau de contamination de l’eau à 300 mètres du rivage, j’aurais tendance à dire qu’il y a de grande « chance »(bad) que le corium ait rencontré une source d’eau douce qui coule tout droit vers la mer.

        Le saviez-vous :
        De très faibles doses peuvent vous rendre stérile. Il est vérifié qu’en général elles ne s’en privent pas.

      4. @ Noux :
        connaissez vous aussi l’effet favorable « d’hormésis », vérifié involontairement sur des milliers d’habitants d’une série d’ immeubles à Taiwan ou du C60 avait été recyclé dans l’acier par erreur ?

        Suivant les sources : Kervasdoué dit que le taux de cancer a été 230 au lieu de 237 attendu sur la cohorte au standard taiwanais et au lieu de 300 et quelques attendus avec le modèle de dosage linéaire, largement battu en brèche ici (écart-type = 15 ou 20).

        Suivant l’article de revue médical original(lien ci-dessous), il semble que l’effet soit carrément énorme, seuls 7 cancers auraient été observés, au lieu de 230 attendus sans rayonnements, violant la prédiction de 15 écart-types. Les auteurs prennent moultes précautions oratoires devant leur résultat. Il semble qu’ils n’ait pas bien normalisé, la population de la cohorte étant trop jeune par rapport à la référence, et je n’ai pas pris connaissance de la version corrigée qui remet en partie en cause cela.

        Voir Ref 34 35 de cet article de wiki englishe
        Et évidemment, ne me faites pas dire ce que j’ai pas dit :
        1) On ne comprend rien de l’état des réacteurs de Fukushima
        2) On ne sait pas vraiment quel est l’effet de faibles doses régulières, mais un principe de précaution s’applique évidemment.

      5. @ timiota

        Oui j’ai découvert cet effet il y a quelques jours, j’ai posté un lien sur le blog d’ailleurs.
        Pourquoi pas après tout. Mais ne parle-t-on pas d’un rayonnement gamma dans ce cas?
        Il me semble que le problème posé ici ne rentre pas dans ce cadre, en effet les particules sont nocives une foi ingérées dans le corps.

      1. TOKYO (AP) – Une contamination radioactive 10.000 fois supérieure à la normale a été détectée dans une nappe phréatique sous la centrale nucléaire endommagée de Fukushima Daiichi, dans le nord-est du Japon, ont annoncé jeudi des responsables de la société Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur du site.

        Tepco ne pense pas qu’un quelconque réseau d’approvisionnement en eau potable soit affecté par la contamination, a précisé Naoyuki Matsumo, un porte-parole de l’entreprise.

        Selon M. Matsumo, des taux d’iode 131 10.000 fois supérieurs à la normale ont été découverts dans une nappe phréatique à 15 mètres de profondeur sous l’un des six réacteurs de la centrale.

        De l’eau contaminée s’est accumulée dans la centrale depuis qu’elle a été endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars. Des fuites se sont déjà produites dans l’océan Pacifique. AP

        http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110331.FAP7126/une-nappe-phreatique-contaminee-sous-la-centrale-de-fukushima.html

  6. @Gouwy ou Yvan ou Leclerc-San

    Alors, si j’m’ai pas trop gourré, mais arrêtez moi si que j’déraille, nous avons donc trois hypothèses de « pire » dans l’ordre croissant suivant:
    1; le corium entre en contact avec la flotte accumulée sous les réacteurs mais pas coincée, et là nous avons droit à un gros pssschiiiit assez musclé qui enverrait paître des centaines de tonnes de produits fluos dans l’atmosphère. Là , l’Asie et l’ouest américain deviennent inhabitables pour 4 générations.

    2; le corium entre en contact avec une nappe phréatique toute coincée et là, effet cocotte minute, explosion non nucléaire mais à la puissance pouvant dépassant les 2MT(10 fois Hiroshima-c’est fou comme le nucléaire aime les « shima », île en japonnais) et ça envoie encore plus de merde dans le ciel, sans compter que la surpression de l’explosion pourrait faire réagir violemment les 1700T qui végètent. Là, c’est carrément l’hémisphère nord qui est tricard.

    3. Le corium s’écoule jusqu’à la mer, et là, l’inépuisabilité des masses d’eau environnantes recréé les conditions d’une vraie explosion nucléaire. Et là, on peut dire qu’on entre dans un hiver nucléaire et à moins de se transformer en scorpion ou en fourmi, on est mal barré en tant qu’espèce.

    J’ai bien compris ou il faut que je reprenne un (une barre complète) de lexomil?

    1. @Kerjean

      Il me semble avoir lu quelque part que Fukushima voulait dire île du bonheur, ou de la bonne fortune en japonais…

    2. 1) et 2), pourquoi pas, m’enfin c’est pas forcément si horrible (franchement j’en sais trop rien). 3), non : à Hawaï les plongeurs vont observer les coulées de lave sous l’eau à quelques mètres de distance. La mer est un fluide caloporteur formidable, elle refroidirait probablement tout aussi bien une coulée de lave nucléaire, et la pollution, finalement, serait très locale.

      Pour explorer les pires possibles, je pense qu’il faut s’extraire du spectaculaire (debordien, l’explosion atomique et son champignon) et en rester au simplement « chiant ». Par exemple : Daiichi devenant hors limite aussi bien pour les opérateurs humains que robotiques (les meilleurs robots à électronique endurcie tiennent jusqu’à 10.000 grays à ma connaissance). Du coup, les 4 réacteurs vomissant encore et toujours leur radioactivité pendant des mois, les réacteurs 5 et 6 deviennent hors limite eux aussi, or ils ont tout de même besoin de refroidissement pendant quelques années. Leurs systèmes tombent en pannent les uns après les autres sous le coup des radiations, ils crèvent donc eux aussi, mettant du coup hors limite Daini avec ses 4 autres réacteurs, qui eux-mêmes disjonctent, mettant hors limites Onagawa et Tokai, et ainsi de suite, le tout sur peut-être un an ou deux, faisant le tour des installations nucléaires japonaises, donc du pays, nucléarisant tout l’hémisphère nord à petit feu…

      Ca, ce serait le pire du pire !

      1. du spectaculaire (debordien, …)

        Laissez Guy Debord en dehors de tout ça.
        je suppose que vous savez de quoi il est retourne pour le « spectacle « , mais vous le cachez très bien,
        1 avril, sans doute.

    3. Je ne prie pas beaucoup mais là, Kerjean, j’espère, je prie pour que rien de tout cela n’arrive… Je vais devoir convaincre ma femme de partir avec urgence vivre en Patagonie !

  7. Ha les canailloux. Les petits drôles de la commission européenne viennent de relever les taux d’admissibilité nucléaire sur les aliments pour trois mois.
    Ils ont multiplié par trois les niveau maxi en becquerel.
    Les racailles.

    1. Quelle irresponsabilité d’attendre encore plus longtemps ! La crise était finie il y eu longtemps et la radioactivité n’existe pas. Voilà. Ne pourrait-on pas le décréter?

  8. Je viens encore une fois de me dire « putaaainnn… » devant mon ordinateur :
    http://english.kyodonews.jp/news/2011/03/82348.html

    Or donc, des tordus ont visiblement réussi à pénétrer sur le site de la centrale de Daini (qui n’a pas encore officiellement explosé) à 12 km de Daiichi et ont fait un rodéo dedans pendant dix minutes !!!

    Mais y font quoi au juste, les japonais, là ???

    NB : je cherchais justement la distance entre Daiichi et Daini. 12 km c’est vraiment pas grand chose. Quelle est la proba que l’accès à Daini devienne impossible par augmentation de la radioactivité en provenance de sa grande soeur ?

  9. Au fur et à mesure une plus grande quantité se changera en hécatombe sur la terre

    Mais la qualité à ce moment là plus personne ne voudra même plus l’entendre et la rechercher d’abord,

    C’est pourquoi le Prophète Jérémie ne se fait guère plus d’illusions, lui non plus d’ailleurs ne recherche même plus à se conduire différemment et à sortir du lot,

    Car à quoi bon d’ailleurs, tous les blogs et autres flash infos de la terre ne changeront pas mieux les choses,

    Le monde ne court tout droit qu’à sa perte, à quoi et à qui ressemble surtout le plus le monde de nos jours, et bien tout simplement à une plus grande bande de commerciaux constammés rivés devant leur portable.

    Il ne suffit d’ailleurs qu’à vous figurer le même genre de choses à certains autres endroits de
    la terre pour vous restaurer c’est partout visible.

    1. une plus grande bande de commerciaux constamment rivés devant leur portable.

      Ca c’est vrai qu’on en voit un paquet costumés et cravatés dans les TGV et autres trains dont sont friands les cadres sup, protégés par des dossiers tellement haut qu’on est sûr de ne plus voir une tête qui dépasse dans la rangée. Ah ça ils sont tranquilles engoncés dans leurs sièges, pas une minute à perdre, time is money.

      Bref, surtout faut surtout pas avoir la tête en l’air et discuter avec son voisin. 😉 (clin d’oeil aux debordiens que j’aime bien quand même.)

      Ambiance XXI ème siècle !

      1. En effet je vous le fait pas dire PYD,

        Le monde se mettrait davantage à brûler tout autour d’eux ( un train d’enfer ) ils ne s’en apercevront même pas à force de bien faire ou de performer, ce sont comment dire les meilleurs commerciaux de la terre ou des marques,

        Personnellement je ne pense pas non plus que celui puisse éternellement perdurer comme ça sur la terre, le temps de la communication enfin c’est ce que tout le monde se dit.

  10. Autre info intéressante, certes floue, cette fois au Figaro (qu’on ne peut vraiment pas accuser de faire dans le sensationnalisme pour le coup !) :
    http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/30/01003-20110330ARTFIG00754-la-radioactivite-au-large-de-fukushima-augmente-encore.php

    On y apprend au sujet de la centrale d’Onagawa :
    « La société qui exploite la centrale, Tohoku Electric Power, assure aujourd’hui que ses trois réacteurs ne sont pas dangereux. La température du combustible est sous contrôle, affirme-t-elle, et le niveau des rayonnements est «relativement bas». »

    Si un spécialiste pouvait m’expliquer ce qu’on entend par « un niveau relativement bas de radioactivité autour d’une centrale »…

    1. Si on en parle, on peut se dire qu’il y a inquiétude aussi au sujet de cette centrale…
      Et Fukushima Daini aussi semble avoir des soucis 🙁

  11. Je recherchais sur internet, des informations sur le vécu des Japonais….. très difficiles à obtenir, car à part la bourse de tokyo qui remonte un peu, et le taux de radioactivité autour de la centrale, pas grand chose semble digne d’intérêt pour ces journalistes.

    Je suis tout de même tombée sur un billet écrit par un Français vivant à Tokyo.
    Je l’ai trouvé particulièrement savoureux.

    J’ai vu Sarkozy à Tokyo : mais pourquoi est-il venu ici ?

    31/03/2011 à 17h11 – mis à jour le 31/03/2011 à 18h14
    http://www.lepost.fr/article/2011/03/31/2451968_sarkozy-a-tokyo-mais-pourquoi-est-il-venu-ici.html

    1. Pourquoi est-il venu ici ? : « on l’a laissé venir par politesse »
      Pourquoi est-il allé là bas ? : Pour dire aux français et aux françaises que : « Fishu d’ kama n’est pas en France mais bien au Japon et que la France est prop’ et possèd’ une technologie de pointe d’une valeur de plusieurs millions de rolex et qu’on va leur nettoyer leur truc au Kärcher, en attendant les élections. »

    1. Nota Bene.

      Si la Justice allemande est logique, elle posera la question : « pourquoi vous opposez-vous. »
      Les financiers : « parce que nos centrales sont sûres. »
      La Justice : « Prouvez-le. »
      RWE : « Heeeu. On peut retirer notre plainte…??? »

      Et dans le cas contraire, areva devra prouver le même niveau de sureté.
      On va rire…

  12. Pour ce qui est du couvre feu médiatique : j’ai tapé 2 mots clés (Radioactivité+actualité )sur le moteur de recherche de France culture c’est fascinant l’inculture du site susnommé

  13. Pour éviter de trop déprimer… j’imagine une solution (merci pour les avis de faisabilité).

    En préambule : connaissant des gens ayant bossé sur le sarcophage 2 de Tchernobyl, il est assez clair que cette solution n’est pas envisageable pour Daiichi (la plaine ukrainienne est très accessible, permet de bosser dans de bonnes conditions pour tout faire glisser sur des rails, et pourtant le projet est un merdier politico-ingéniérique).

    Par contre, on peut toujours manger la centrale… Imaginons des barges type FPSO Girassol en plus grand :
    http://www.offshore-technology.com/projects/girassol/girassol2.html
    dimensionnées à 100.000 tonnes, capacité d’emport de matériel 50.000 et contenance d’environ 1 millions de mètres cubes. On monte dessus des excavatrices type bagger 288 :
    http://www.darkroastedblend.com/2006/11/biggest-and-hungriest-machines.html
    machines de 45.000 tonnes capables de manger des bulldozers. On utilise ça pour croquer l’usine, tout charger à bord, puis remorquage et plouf, dans la faille de subduction au large… Comme on est sur une barge (ou dans une machine énorme), on n’aurait pas trop de limites pour le blindage anti-radiations, il suffirait de télécommander tout ça. Avantage : rien de science-fiction, toute la technique existe déjà. Suffit de mettre toute la planète sur le chantier, rapidement.

    On peut toujours rêver, non ?

    1. @Fredo : Girassol est juste un exemple, l’idée étant celle de la mégabarge avec de très gros outils dessus pour se tenir à distance et supporter la radioactivité. Concernant l’ingénierie, on peut faire les choses à l’emporte-pièce et là si on veut, ça peut aller très vite. Le problème sera très vite bêtement politique.
      @j.gorban : il s’agit d’un moindre mal ; évidemment, ce n’est pas très satisfaisant.

  14. Prokofiev – Alexandre Nevsky – Le champ des morts.

    Irina Arkhipova
    Ирина АРХИПОВА поет Песню Невесты из кантаты С Прокофьева « ÐÐ»ÐµÐºÑÐ°Ð½Ð´Ñ€ Невский ».

    http://www.youtube.com/watch?v=fNHpXKyUdpI&feature=related

  15. A Paul Jorion,

    je relisais le calcul de proba que vous y aviez fait à la suite d’un de vos bulletins du vendredi à propos du risque nucléaire.

    Or si on admet comme vous l’aviez fait que la probabilité d’un accident grave pour un réacteur donné est de 1 tous les 5000 ans c’est à dire dit autrement une proba de 0.02% par an.
    Vous aboutissiez au calcul que pour l’ensemble des 443 réacteurs dans le monde à une proba d’un accident de 8.4% par an.
    Là où je veux en venir et sauf erreur de ma part, cettre probabilité est peut-être plus explicitement parlante si on l’exprime de la façon suivante: 8.4% / an c’est aussi 8.4 accidents tous les siècles ! Vous confirmez ? Or nous sommes à 3 (Three Iles Island + Tchernobyl + Fukushima) en 50 d’existence du nucléaire (sachant par ailleurs qu’à l’époque de Three Miles Island, nous avions très peu de réacteurs dans le monde), il faut donc s’attendre à (nous avons probablement de « bonnes chances » de) vivre 5 autres accidents majeurs dans les 50 prochaines années.

    Quelqu’un souhaite-t-il discuter ce résultat ?

  16. Par ailleurs et pour prolonger un peu ma réflexion précédente: compte tenu du fait que le parc ncléaire français représente entre 1/7 et 1/8 du parc mondial, sur ces 5 prochains accidents majeurs à venir dans les 50 prochaines années pour 3 déjà vécus dans les 50 dernières années (et pour une proba de 8 accidents tous les 100 ans dans le monde), nous en aurons « probablement » 1 sur notre territoire.

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