LA RÉGLEMENTATION FINANCIÈRE PERMETTRA-T-ELLE DE CHANGER DE PARADIGME ?, par Mathilde Lemoine

Le texte que vous allez lire n’est pas récent : il a été publié dans la Revue de la CFDT en 2009 (N° 93, pages 24 à 29). Si j’ai demandé à son autrice (vous avez pu nous voir côte à côte sur le plateau de Ce soir (ou jamais !), le 24 mars) l’autorisation de le reproduire, c’est parce qu’il explique magistralement en une synthèse de six pages ce que je n’ai eu l’occasion d’expliquer que beaucoup plus longuement (La crise du capitaliste américain – 2007, L’implosion – 2008, La crise – 2008). Vous noterez j’en suis sûr, qu’alors qu’il existe aujourd’hui une multitude d’interprétations des origines de la crise, nous en offrons, Mathilde Lemoine et moi, la même exactement.

L’ampleur de la crise actuelle rend indispensable la mise en œuvre d’une nouvelle régulation financière et bancaire.

Mais elle ne suffira pas à limiter la « dérive monétaire » et les dysfonctionnements observés.

Bilan et perspectives d’action.

La crise financière est intervenue après une «période enchanteresse» caractérisée par une forte croissance, 4,3% en moyenne de 2000 à 2007, une faible inflation, 2,5% en moyenne par an, et par des taux d’intérêt longs très limités, 4,7% en moyenne. S’affranchissant du caractère instable de la croissance et des déséquilibres macro-économiques, certains pensaient que ce «monde merveilleux» était durable et que tous les salariés y auraient accès un jour.

Le réveil est douloureux. En réalité, c’était le crédit qui avait permis la construction de ce monde de croissance. Or « toutes les crises impliquent une dette devenue, d’une façon ou d’une autre, dangereusement disproportionnée aux moyens de paiements sous-jacents » disait déjà J.K Galbraith [1]. La vérité a donc fini par éclater. L’accès au crédit est alors devenu plus difficile, précipitant le désendettement des ménages et des entreprises. L’investissement a cessé, la demande s’est repliée, ce qui a entraîné une diminution brutale de l’utilisation des capacités de production. Le taux de chômage a commencé à remonter, limitant encore la demande et retardant le moment où les entreprises se mettront à réinvestir et à augmenter leurs capacités de production.

Cet enchaînement à la hausse comme à la baisse est bien connu puisqu’il a engendré de nombreuses crises bancaires et financières. Laeven et Valencia (2008) [2] en ont dénombré 124 depuis 1970 et seules celles ayant nécessité une recapitalisation quasi générale des banques sont comptabilisées. Les plus emblématiques sont celles subies par les pays émergents (pays asiatiques ou d’Amérique latine). Les pays développés ne sont pas en reste: la Finlande, la Suède, la Norvège, l’Espagne, le Japon et les États-Unis, mais aussi la France en 1994-1995 ont eux aussi connu ce genre de crises.

Néanmoins, le déclencheur et l’ampleur de la crise actuelle diffèrent, ce qui rend nécessaire la mise en œuvre d’une nouvelle réglementation financière et bancaire. Elle ne permettra toutefois pas de limiter la « dérive monétaire » ni l’instabilité de la croissance. L’enregistrement des transactions de gré à gré améliorera incontestablement la transparence. Le contrôle du fonctionnement des agences de notation, de la liquidité réelle des produits financiers et du lien entre les fonds propres des banques et les crédits permettra une meilleure évaluation du risque. Mais cela n’éloignera pas suffisamment la tentation du « dopage monétaire ». Quand la croissance du pouvoir d’achat est trop faible, il est plus facile de faire appel au crédit que de modifier les règles de détermination du partage de la richesse créée chaque année. De 2002 à 2007, période pourtant «enchanteresse», les salariés américains ayant une rémunération moyenne l’ont vue croître de 0,3 % seulement par an, et les Français de 0,1 %. Nous ne devons donc pas nous focaliser sur les seuls amplificateurs financiers de la crise. Il faut également limiter l’ampleur des « booms économiques » en améliorant le partage des richesses. L’économie de sortie de crise doit être différente du «monde merveilleux» dopé au crédit de ces dernières années mais demande de changer de paradigme de croissance.

Les produits de dopage de la croissance économique : la titrisation…

La croissance par habitant, c’est-à-dire notre niveau de vie moyen, dépend de notre capacité productive. Au fur et à mesure que la population augmente, il faut produire plus en économisant les ressources naturelles. L’efficacité productive est améliorée grâce au progrès technique mais toutes les générations rêvent de s’affranchir du «mur de la rareté» en recourant à des produits «dopant» la croissance. Récemment, la plupart des pays ont ainsi utilisé à cette fin la masse monétaire et le crédit. Les gouvernements américains ont facilité l’accession à la propriété des moins riches sans attendre que leur salaire augmente. Les autorités chinoises ont, par la sous-évaluation de leur monnaie, accéléré le développement économique sans avoir à réformer leur système financier et leur système social. Les Européens ont ainsi pu répondre en partie à des citoyens qui revendiquaient des augmentations de pouvoir d’achat alors que la croissance de la productivité était faible.

Le recours au crédit a en conséquence été massif dans les trois continents, le faible coût de l’emprunt permis par la titrisation ayant encore facilité le processus d’endettement. La titrisation consistait à céder des créances comme les dettes hypothécaires à une institution spécifique. Cette dernière les finançait en émettant des titres échangeables. Les établissements bancaires n’avaient donc pas à provisionner de fonds propres en fonction des risques de ces produits puisqu’ils cédaient les créances pour qu’elles soient vendues sous forme de titres. La traçabilité des produits financiers est alors devenue plus difficile. Cette opacité a amplifié la crise financière.

En août 2007, la réévaluation du risque a abouti à la baisse de la valeur de ces produits. Les fonds monétaires ont été réticents à renouveler le financement des institutions spécifiques ayant pour objet de détenir le portefeuille d’actifs sous-jacents et d’émettre des titres représentatifs de ce portefeuille. La titrisation s’est arrêtée. La progression des taux de défaut des ménages américains ayant emprunté grâce aux prêts subprime a entraîné un accroissement de l’incertitude qui s’est rapidement diffusée à tous les produits financiers. Il était devenu impossible de localiser les produits gagés sur ces créances hypothécaires car elles avaient été titrisées puis mélangées à d’autres créances.

Les subprimes ont été les déclencheurs de la crise mais c’est la sous-appréciation du risque qui en a été l’amplificateur. Les vendeurs de titres gagés sur les crédits immobiliers ont sous-estimé le risque en supposant que les prix immobiliers grimperaient indefiniment. Par ailleurs, la faiblesse des taux d’intérêt a conduit à sous-estimer le risque et à rechercher de meilleurs rendements. La faiblesse des taux d’emprunt n’était donc que le reflet resteraient d’une sous-évaluation du risque générant des déséquilibres macroéconomiques et non pas la conséquence du meilleur fonctionnement des marchés financiers. Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour l’admettre ? D’une part, le développement des marchés de gré à gré où s’échangeaient certains produits titrisés a rendu moins identifiables les gages du crédit et donc les risques. D’autre part, les règles mises en place pour limiter l’expansion du crédit ont été contournées grâce à la titrisation. Ainsi, la hausse des fonds propres n’était plus indispensable en cas de progression des crédits car les banques ne gardaient pas le crédit qu’elles avaient accordé. Par ailleurs, la liquidité des produits était considérée comme automatique même quand ils n’étaient pas échangés sur un marché organisé. Le risque de liquidité était alors clairement sous-évalué. Enfin, certains opérateurs comme les banques d’investissement n’étaient pas soumis à la même réglementation alors qu’ils faisaient peser un risque systémique. Au final, l’endettement a explosé.

Les réformes doivent donc permettre une meilleure évaluation du risque et une surveillance de l’évolution de l’endettement. Plusieurs ont d’ores et déjà été mises en œuvre aux États-Unis et en Europe comme l’enregistrement des transactions de gré à gré par une chambre de compensation. D’autres sont plus longues à intervenir comme la réforme des agences de notation qui ont été dénoncées pour avoir mal évalué les risques liés aux produits titrisés. Pourtant, la France ou l’Europe pourrait tout à fait créer une telle agence. Les investisseurs qui paieraient pour obtenir ces évaluations disposeraient ainsi de plusieurs analyses, ce qui limiterait le risque d’interprétation.

La question de l’effet de levier et du «surendettement» est plus difficile à régler tant pour les entreprises que pour les particuliers, car leur niveau d’équilibre dépend des évolutions futures de l’activité ou de revenu, qui par définition ne sont pas connues. Limiter le recours à l’endettement peut tout aussi bien casser la croissance ou permettre d’éviter une crise financière mais également générer des inégalités. Par exemple, réduire l’effet de levier dans le cas des prêts immobiliers implique que l’emprunteur ait un niveau de revenu relativement élevé. Les autres sont écartés et ne peuvent ajuster leur consommation à leurs revenus futurs. Quelle est alors la solution ? Supprimer tout effet de levier ou différencier les taux d’emprunt en fonction du risque ? Chacun exprimera un point de vue en fonction de sa situation mais quel est l’intérêt général : ne prendre aucun risque ou un risque limité ? Et comment définir ce dernier alors que chaque individu a une aversion au risque différente ? La solution pourrait consister à rétablir, parallèlement aux réformes de transparence, la règle liant l’augmentation du crédit et des fonds propres tout en laissant une liberté d’appréciation des situations personnelles sans oublier le rôle que peuvent jouer les banques centrales.

…mais aussi la politique monétaire

Les pistes évoquées ci-avant sont des réponses aux insuffisances et aux dysfonctionnements mis en lumière par la crise financière actuelle. Mais l’instabilité financière dépasse le seul problème de la réglementation bancaire et financière dans la mesure où elle est aussi déterminée par la conduite de la politique monétaire. Les crises de surendettement se préparent quand tout va bien. Les faibles taux d’intérêt directeurs ont facilité l’endettement des ménages comme des entreprises, dans un contexte de reprise de la croissance après la bulle technologique et les événements du 11 septembre 2001. Les ménages américains, mais aussi européens, ont alors emprunté pour finaliser leurs projets immobiliers, et les entreprises ont pu racheter des actions ou s’endetter, leur valorisation boursière étant record. Au total, la masse monétaire des pays développés, des pays émergents et des pays pétroliers a augmenté de plus de 13 000 milliards de dollars entre 2002 et fin 2007, soit de 66%. Si les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) et les pays pétroliers ont contribué à hauteur de 41% à cette hausse, les États-Unis, la zone euro, le Royaume-Uni et le japon y ont participé à hauteur de 59%. Et la zone euro n’a rien à envier aux États-Unis.

Habituellement, l’utilisation de ce produit de dopage qu’est le crédit, contrepartie de la masse monétaire, est limitée par l’apparition de l’inflation qui engendre un resserrement de la politique monétaire, une hausse des taux d’intérêt et un refroidissement de l’économie. Mais cette fois-ci, l’alerte n’a pas fonctionné puisque les tensions se sont d’abord portées sur les prix des actifs, actions, matières premières, immobilier. La Banque centrale européenne aurait dû être la plus réactive car elle a pour objectif de suivre la stabilité des prix, mais aussi M3, c’est-à-dire la croissance de la masse monétaire. Or, cette dernière a augmenté jusqu’à 12% par an quand sa croissance d’équilibre est de 4,5% ! Il est vrai qu’une action unilatérale européenne aurait généré une forte appréciation de l’euro difficilement supportable.

Les banques centrales ont donc tardé à remonter leur taux de refi-nancement et à briser cette «croissance enchanteresse». La flambée des prix immobiliers aurait pu servir d’avertisseur mais elle était justifiée par les observateurs par une forte demande alors même que les salaires augmentaient peu, que les mises en chantier étaient très élevées et que les loyers progressaient faiblement ! Quant à la hausse des prix des matières premières, elle était due à la Chine dont l’activité ne cesserait de croître à un rythme effréné.

Il me semble donc inefficace de limiter les réformes au seul système bancaire et financier, il faut également redéfinir le rôle de la politique monétaire. Tout d’abord, elle doit assurer la stabilité des prix. Cela passe bien sûr par la surveillance de l’inflation mais aussi des prix des actifs. Le suivi de la progression des prix à la consommation ne suffit pas puisque les prix des matières premières, de l’immobilier ou des autres actifs réagissent avant d’influer sur les prix à la consommation et donc le pouvoir d’achat. Il faudrait donc ajouter le suivi de la masse moné-taire et des crédits au secteur privé. Une récente étude publiée dans la série «Research bulletin» de la BCE montre d’ailleurs que l’évolution des crédits bancaires au secteur privé est un bon indicateur avancé d’une crise financière. Les banques centrales pourraient prendre exemple sur la BCE et avoir pour objectif de suivre la masse monétaire. Sa croissance pourrait être limitée par une fourchette haute plutôt que par le chiffre de 4,5% comme c’est le cas actuellement. Cette limite serait déterminée par la progression potentielle du PIB nominal de chaque pays. Ensuite, il faut accepter que la politique monétaire ne soit qu’un volet de la politique économique et non plus sa pierre angulaire. Son objet n’est pas de pallier le manque de croissance tendancielle d’une économie ni de suppléer à la stagnation du pouvoir d’achat. Le seul moyen de s’enrichir sans manipuler les taux d’intérêt consiste à produire plus en économisant les facteurs de production et à améliorer la redistribution des richesses. Une telle politique nécessite d’accepter un rendement de son épargne plus faible quand le risque est limité et d’inciter à l’investissement en éducation, formation, innovation plutôt qu’au rachat d’actions.

Réglementation financière, mais aussi discipline monétaire

La crise financière est le résultat de la sous-évaluation des risques liée à la titrisation et à la possibilité pour les institutions bancaires de générer des crédits sans lien avec leurs fonds propres. Le développement des marchés de gré à gré n’a fait qu’amplifier l’opacité et la difficulté à évaluer les risques. Il est donc bien sûr nécessaire de mettre en place rapidement des chambres de compensation afin d’enregistrer les transactions ayant lieu auparavant sur des marchés de gré à gré pour plus de transparence et pour limiter l’incertitude. Par ailleurs, les fonds d’investissement doivent être surveillés par les autorités compétentes car ils influencent la stabilité finan-cière. En ce qui concerne les agences de notation, il serait possible de changer les choses rapidement en créant une agence européenne. Les compétences existent et il serait utile d’avoir une autre analyse des risques. Quant au caractère procyclique du crédit, il est toujours envisageable de faire en sorte que l’offre de crédit des banques soit plus fortement contrainte par leurs besoins en fonds propres mais il faut également que les objectifs des politiques monétaires soient complétés par le suivi de la masse monétaire et des crédits au secteur privé. La politique monétaire ne doit pas être utilisée pour doper la croissance.

Mais mettre fin à la dérive monétaire impliquera un ajustement de la consommation et du niveau de vie aux salaires. Le roi sera alors nu. Il faut donc, parallèlement à la mise en place d’une réglementation et d’une surveillance financière et monétaire plus strictes, accepter de réduire la rentabilité des placements et des investissements sans risque pour accroître l’incitation à l’investissement productif ou en capital humain. Il est également nécessaire de former les salariés à un autre métier avant même que l’entreprise soit en situation difficile. L’amélioration de l’investissement en période de croissance, et donc de la productivité, pourrait justifier de rétablir l’interdiction du rachat par les entreprises de leurs actions propres, sauf cas particuliers.

La crise économique va probablement être longue et profonde mais elle ne peut se résoudre par un simple retour en arrière. Les déséquilibres macroéconomiques sont aussi importants que le manque de réglementation financière dans la genèse de la crise des subprimes, mais ils sont beaucoup plus difficiles à résorber. En effet, ils demandent de ne plus utiliser la politique monétaire comme une pierre angulaire de la politique économique mais comme un outil auxiliaire au service de l’investissement productif et humain. Le pouvoir d’achat de demain en dépend mais c’est plus difficile à mettre en place que de réformer les agences de notation.

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1> Cité par André lcard in L’Année des professions financières, p. 33, vol 4, Centre des professions financières, 2009.

2> Base de données « Systemic Banking Crisis: a new database », Site
du FMI (Fonds monétaire international)

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68 réflexions sur « LA RÉGLEMENTATION FINANCIÈRE PERMETTRA-T-ELLE DE CHANGER DE PARADIGME ?, par Mathilde Lemoine »

  1. refelemele : 1*2=2 acheté à crédit 30 ans = 6 , dévalué de moitié = 0,5………..l’écart est de 12 fois.
    12*30 = 360 ans.
    Chérie j’ai eu le crédit à la banque j’ai hypothéqué nos descendants jusqu’en 2371………………
    Si les chiffres et les engagements ne changent pas c’est bien 360 ans pour résoudre ce surplus d’endettement.

  2. Bonjour Me Lemoine.

    Lors d’une récente intervention sur LCI au journal de l’éco, en compagnie de Marc Fiorentino et d’un prof d’HEC, vous expliquiez être convaincu des effet de la spéculation sur les prix des MP et en particulier du brut en vous référant aux différences des cours du brut en fonction des places de cotation. Ca semble en effet assez évident sur le brut.
    Mais concernant les prix alimentaires !
    Avez-vous chez HSBC décortiqué cette analyse de Scott Irwin et Dwight Sanders pour l’OCDE qui met le doute sur le rôle de la spéculation dans l’évolution du prix des matières alimentaires :
    http://www.oecd.org/dataoecd/16/59/45534528.pdf

  3. Une bête question, sans doute : est-ce que cette croissance de la masse monétaire plus ou moins stable se rapproche du monétarisme friedmannien ?

  4. Merci Paul d’avoir obtenu que ce texte de Mme LEMOINE apparaisse sur votre blog .

    Nous sommes débordés .. ça regorge d’idées ..

    En survolant, j’ai sélectionné une phrase, à propos de l’augmentation de la masse monétaire :
    «  » Si les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) et les pays pétroliers ont contribué à hauteur de 41% à cette hausse, les États-Unis, la zone euro, le Royaume-Uni et le japon y ont participé à hauteur de 59%. Et la zone euro n’a rien à envier aux États-Unis.  »
    Dit on les BRIC, les BRICS, les BRIICS ( avec 2 x I ça inclue indonésie ??)

    Le S c’est Singapour ??
    Pour Singapour, je crois qu’il fait partie des
    CIVETS
    c Colombie ?, ou Chili ?,
    V Vietnam
    E comme ?,
    T ?, Thailande ?,
    S = SOUTH AFRICA ( ça oui .. c’est ça

    Ce terme  » CIVETS » l’ai cherché mentalement .. assez longtemps récemment .;

    Promis je vais lire cet article sérieux
    Mme LEMOINE : j’ai déjà lu analyses assez précises de sa part

  5. La patience des jeunes générations sacrifiés en plus a ses limites, le meilleur moyen aussi pour conduire plus de monde à l’écoeurement, après bien sur il sera trop tard pour venir pleurer auprès du bon Dieu.

    Ce soir encore on se remplissait beaucoup la panse dans les meilleurs restaurants et les plus belles terrasses des villes …

    Et on se plaint encore par derrière des jeunes gens de couleur ou pas à l’age qu’on a, mais quel pays de vieux schnocks, le plus grave c’est que ces gens là sont encore bien placés pour mieux faire la leçon aux autres, jamais bien sur contents de quoi que ce soit à leur age.

  6. si je puis me permettre, cette phrase est incomplete:
    « Les vendeurs de titres gagés sur les crédits immobiliers ont sous-estimé le risque en supposant que les prix immobiliers. »

    … grimperaient indefiniment.

    1. Pourront-ils persévérer dans cette voie :
      on menace de les poursuivre en justice
      pour que persiste le système
      où certains empochent les profits
      et tous les autres payent les pertes !

  7. « La crise économique va probablement être longue et profonde… »

    Pensez-vous…

    « La politique monétaire ne doit pas être utilisée pour doper la croissance »

    La politique monétaire EST la croissance, sans quoi c’est l’arrêt cardiaque immédiat, notamment aux USA.

    Emploi abusif du futur dans votre texte, pour un système qui n’en a pas.

    On ne peut pas continuer à distribuer le revenu selon le seul travail (ou la rente pour d’autres).

  8. Désolé d’interrompre de façon inhabituelle les débats sur ce papier, je viens juste de tomber sur ça à propose de Fukushima : ça

    Et après, la presse semble annoncer le relèvement par le Japon de 5 à 7 (sur 7) le niveau d’alerte, soit le même niveau que Tchernobyl: ici

    Et voilà, nous y sommes. Triste soirée.

    1. Mon amie polonaise se souvient de Tchernobyle, que les médias n’arrêtaient pas de se vouloir rassurants, et puis après, « c’était le panique ».

      Je persiste à croire qu’on aurait pu faire des centrales plus sûres, plus petites, etc mais qu’il est trop tard, moralement. Les EPR ne sont pas les seuls types de réacteurs, il y en avait avec des circuits primaires au sodium, puis secondaires à l’eau. Autrement dit le combustible ne baignait pas dans de l’eau, dont la densité est bien faible, densité de 1, la capacité thermique de l’eau est élevée pour son poids mais comme elle ne pèse pas lourd, elle n’est pas le meilleur caloriporteur possible.

      SI l’azote avait été là dès le début, on aurait pu éviter les explosions à l’hydrogène. L’acide borique aurait du être a disposition dés le début également..

      C’est l’impéritie des pouvoirs publics japonais qui est à blâmer….

  9. A propos de la crise, il y a ceux qui s’enfoncent, la Grèce, le Portugal, l’Irlande… (et nous aussi mais chut ! …, pas avant juin 2012, après les élections) , et ceux qui essaient de tenir tête: L’ISLANDE !!!
    Nouvelle dont apparemment les radios françaises, la presse papier et encore plus la TV se foutent totalement ! (y a bien qu’ici, en fait, je crois…)

    Sur euronews, l’Afp, Romandie-news ou Reuteurs vous pourrez voir que les islandais ont refusé de payer pour leurs banques par référendum ce samedi 9 avril 2011.

    Voici quelques extraits des articles, ci dessous.

    « Le Royaume Uni et les Pays Bas pourraient amener l’Islande devant la justice après le rejet des Islandais de l’accord Icesave. Samedi, près de 60% des électeurs ont dit non à l’accord d’indemnisation élaboré par Reykjavik, Londres et Amsterdam pour tenter de mettre fin à ce litige qui dure depuis la faillite, en 2008, de la banque islandaise en ligne Icesave . » (Euronews)

    « Déjà en mars 2010 les Islandais avaient massivement rejeté, à 93%, une première version de cet accord qui était moins favorable pour l’Islande.
    Laborieusement négocié par Reykjavik avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas, l’accord Icesave visait à structurer le remboursement convenu avec ces deux pays qui ont dû indemniser les victimes.
    L’économiste et professeur à l’Université d’Islande Gudmundur Olafsson, a prédit qu’une victoire du « non » portera le conflit devant l’AELE (Association européenne de libre-échange) et les Islandais ont très gros à perdre. « Les conséquences seront considérables », dit-il. » (AFP)

    « Pour les partisans du « non », sur leur site http://www.advice.is, « il n’y a jamais eu d’obligation légale pour les citoyens islandais d’assumer les pertes d’une banque privée. » (AFP)

    « Le président Olafur Ragnar Grimsson, s’appuyant sur des pétitions de dizaines de milliers de signataires contre l’accord, a refusé à deux reprises de promulguer la loi Icesave. Les deux fois elle avait pourtant été adoptée par les députés.
    Le nouvel accord permettrait à l’Islande d’étaler ses paiements jusqu’en 2046 à un taux de 3% pour le 1,3 milliard d’euros dû à la Haye et de 3,3% pour les 2,6 milliards dus à Londres.
    A l’échelle des habitants de cette île de l’Atlantique nord, l’accord représente près de 12.200 euros par tête, hors intérêts.Mais l’Islande espère rembourser une large partie avec des actifs de la banque faillie Landsbanki, maison mère d’Icesave, ce qui pourrait réduire la facture. » (AFP)

    Enfin, on apprend que Le FMI et L’UE estiment que ce résultat ne change rien à l’engagement de rembourser pris par les différents gouvernements islandais.
    Autrement dit, FMI et UE veulent les faire plonger comme ils le font pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

    Alors, WHO’S NEXT ?

    1. Enfin, on apprend que Le FMI et L’UE estiment que ce résultat ne change rien à l’engagement de rembourser pris par les différents gouvernements islandais.

      DSK considère-t-il que les décisions des peuples ne sont valables que quand elles vont dans le sens de l’oligarchie ?

      les peuples sont souverains ! la dette russe, tous les rentiers ont pu bouffé leurs papiers-titres quand les russes ont dit non après 1917

      la terre s’est arrêté de tourner ?

      nous pouvons dire NON aux dettes.

    1. Très intéressante la première video, mais cela ne marchera pas quand même. Il a beau être chef économiste de je ne sais quoi, il pense qu’une fois que les entreprises auront assainies leur finances (balance sheet), l’Etat pourra cesser son stimulus et se mettre éventuellement à rembourser ses propres dettes, mais qu’il est impossible de conduire une politique de rigueur alors que les entreprises sont endettées et n’empruntent pas, même à des taux quasi nuls.

      Un discours que ne désavouerait pas Krugman sans doute. Ce sont de belles histoires et des comptes pour enfants, qu’on raconte aussi aux Allemands : Si vous faites tout comme il se doit, alors peut être à la fin des temps, la dette sera remboursée.

      De la part d’un économiste japonais dont le pays est endetté à 200% du PIB.

      1. Lisztfr, qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans le fait que l’État est l’émetteur en monopole de la monnaie?
        Que « l’emprunt » n’en est pas, que c’est un abus de langage? Vous ne voyez pas l’absurdité de vos propos?

        L’État n’a pas besoin d’émettre de dette pour couvrir son déficit.
        La dette publique n’est pas de la dette! C’est de la monnaie!!!!!!

        Un état souverain dans sa monnaie peut émettre autant de dette qu’il le souhaite ou non. Ça ne change pas sa capacité fiscal.
        Il faut bien comprendre que les déficits correspondent aux capital/quantité de monnaie présent dans l’économie.
        Le secteur privé n’a pas d’argent tant que l’état ne l’a pas dépensé (émis).
        Et c’est le problème du secteur privé en ce moment, qui repaye sa dette et a donc besoin d’expansion monétaire pour éviter de sombrer dans la faillite.

        Un État souverain n’est pas une entreprise ou un ménage. Il ÉMET la monnaie.
        La dette et l’épargne sont exactement la MÊME chose.
        La dette représente la quantité de monnaie émise et épargnée. La dette d’un état sont des actifs financiers NET sans passif.
        Un gouvernement souverain dans sa monnaie n’est jamais contraint financièrement parce qu’il est l’émetteur en monopole de la monnaie. Il n’a ni besoin de taxer ou besoin d’emprunter pour dépenser et logiquement, il doit dépenser avant de pouvoir collecter les taxes ou emprunter des fonds.

        Et le Japon est endette a 200% avec un taux d’intérêt a 1% sur cette même « dette ». Et alors? Ou est le problème?
        Rembourser la « dette » prendra exactement 1 seconde, le temps d’appuyer sur une touche d’ordinateur pour faire l’échange. C’est comme un transfert de dépôt d’un compte épargne a un compte courant. Ça a l’air vraiment dur d’accepter que la terre est ronde et non pas plate.

        Même Hayek est d’accord avec Koo, c’est pour dire:

        « Dans un entretien en 1975, Hayek pris acte du fait que » l’inhérente instabilité du crédit » pouvait tourner une récession avec un fort taux de chômage, en une contraction déflationniste qui s’auto-alimente.
        Il remarqua (Hayek 1975, p. 5): Je suis le dernier a nier — ou plutôt je suis aujourd’hui le dernier a nier — que, dans ces circonstances, la contraction monétaire, les tentatives délibérées de maintenir le flux de monnaie sont appropriées. Je devrais probablement ajouter un mot d’explication: Je dois admettre que j’ai adopté une attitude différente il y a 40 ans, au début de la Grande Dépression. A ce moment la, je croyais qu’un processus de déflation d’une courte durée pouvait casser la rigidité des salaires qui je pense est incompatible avec une économie fonctionnelle. Peut être que j’aurai du alors comprendre que cette possibilité n’existait pas … Je ne le maintiendrai plus, comme je l’ai fait dans les années 30, pour cette raison et cette raison seulement, qu’une courte période de déflation peut être désirable. Aujourd’hui je reconnais que la déflation n’a pas de fonction reconnaissable, et qu’il n’y a aucune justification pour soutenir ou permettre un processus de déflation. »

        « A partir du moment ou il y a des signes que le flux de revenu total peut vraiment se réduire, je devrai certainement non seulement essayer tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher ce flux de diminuer, je devrai annonçer bien a l’avance que c’est ce que je ferai si le problème se posait. …. Vous demandez si j’ai changé mon opinion sur combattre la déflation secondaire. Je n’ai pas a changer mes vues théoriques. Comme je l’ai expliqué avant, j’ai toujours pensé que la déflation n’a aucune fonction économique; mais j’ai cru pendant un temps, et ne le crois plus maintenant, que la deflation était désirable parce qu’elle pourrait casser les rigidités des salaires. Même a cette période je considérai cette vue comme politique; je ne pense plus que la déflation améliore le mécanisme d’ajustement des marchés. »

        LAWRENCE H. WHITE
        Est-ce que Hayek and Robbins ont aggrave la Grande Depression?

        “In a 1975 talk Hayek noted that “the inherent
        instability of credit” could turn a recession with extensive unemployment into a self-feeding deflationary contraction. He then commented (Hayek 1975, p. 5):
        I am the last to deny – or rather, I am today the last to deny – that, in these circumstances, monetary counteractions, deliberate attempts to maintain the money stream, are appropriate. I probably ought to add a word of explanation: I have to admit that I took a different attitude forty years ago, at the beginning of the Great Depression. At that time I believed that a process of deflation of some short duration might break the rigidity of wages which I thought was incompatible with a functioning economy. Perhaps I should have even then understood that this possibility no longer existed. … I would no longer maintain, as I did in the early ‘30s, that for this reason, and for this reason only, a short period of deflation might be desirable. Today I believe that deflation has no recognizable function whatever, and that there is no justification for supporting or permitting a process of deflation.”

        “The moment there is any sign that the total income stream may
        actually shrink, I should certainly not only try everything in my
        power to prevent it from dwindling, but I should announce
        beforehand that I would do so in the event the problem arose.
        … You ask whether I have changed my opinion about combating
        secondary deflation. I do not have to change my theoretical views. As I explained before, I have always thought that deflation had no economic function; but I did once believe, and no longer do, that it was desirable because it could break the growing rigidity of wage rates. Even at that time I regarded this view as a political consideration; I did not think that deflation improved the adjustment mechanism of the market.”

        economics.sbs.ohio-state.edu/jmcb/jmcb/07056/07056.pdf
        LAWRENCE H. WHITE
        Did Hayek and Robbins Deepen the Great Depression?

  10. Les subprimes sont d’abord de la fraude. Accorder des crédits qui ne seront jamais repayes en toute connaissance de cause pour pallier le manque de revenu de la classe moyenne est juste ça: de la fraude. Et la régulation existe déjà mais n’est pas appliquée (c’est a dire la prison pour les banquiers).

    Ensuite, la banque centrale ne contrôle pas la quantité de monnaie en circulation contrairement a ce que Milton Friedman a prétendu (vous devez réaliser que ce concept est Monétariste). La masse monétaire est endogène (ce qui veut dire que la banque centrale ne la contrôle pas) et dépend, dans une économie entrepreneuriale, des demandes de crédit du secteur privé et de la réponse des banques commerciales a cette demande. Comme le crédit est remboursé, la masse monétaire se réduit. Ces flux se passent constamment et la mesure du stock monétaire que l’on appelle M3, est juste un reflet arbitraire du circuit du crédit.
    La masse monétaire est déterminé de façon endogène par le niveau de PIB, c’est un concept dynamique plutôt que statique.

    L’idée qu’il y a un « multiplicateur monétaire » qui augmente proportionnellement la masse monétaire émise par la banque centrale est complètement fausse.
    En exemple, le « quantitative easing » est basé sur l’idée erroné que les banques privées ont besoin de réserves avant de pouvoir faire du crédit quand c’est l’émission de ce même crédit qui fournit ces réserves.

    A l’heure actuelle, le taux d’intérêt est a zéro aux US mais personne n’emprunte et la masse monétaire et l’activité économique se contracte. En effet, la politique monétaire, qui consiste a injecter des réserves dans les banques et maintenir le taux d’intérêt a zéro en espérant que les banques se remettent a prêter au secteur privé ne fonctionne pas, tout simplement parce que le niveau d’endettement du secteur privé est a saturation et qu’il cherche a se désendetter.

    Le seul conduit qu’il reste est la politique fiscale et budgétaire. Les gouvernements injectent des fonds directement dans l’économie productive (secteur publique et privé) et maintiennent le niveau de PIB.
    Cela prend la forme de baisse drastique d’impôt pour la classe moyenne, de programme d’emploi et de projets publiques et privés, financés par l’État (santé, énergie, technologies vertes, transports,…).
    Mais l’Europe n’a qu’un seul outil: la politique monétaire. Et la politique budgétaire est inexistante ou pro-cyclique et interdite par le pacte de stabilité.
    C’est a dire austérité en sus de l’austérité ou la dépendance exclusive a la politique monétaire (crédit) pour fournir la monnaie dont l’activité économique a besoin.

    Il est clair que les gens n’ont pas besoin de crédit mais d’argent. C’est le rôle de la politique fiscale et budgétaire (déficit).
    C’est la source des fonds qui permet le désendettement, la reprise et idéalement la continuation de l’activité économique sur une base plus stable que le crédit.
    La politique monetaire ne peut pas faire cela. Mais sans politique budgétaire ciblée, c’est la dépression économique qui menace l’Europe (et le reste). Et il n’y a pas un mot a ce sujet dans ce texte.

    « La crise économique va probablement être longue et profonde mais elle ne peut se résoudre par un simple retour en arrière. »

    Repentez vous mes frères car vous avez (trop) consommés!
    Rien n’empêche les gouvernements d’utiliser la politique budgétaire (deficit) pour relancer l’activité économique et l’emploi, si ce n’est le pacte de stabilité et la mentalité cultiste de Trichet (et des autres).
    C’est assez ahurissant de voir le parti communiste faire l’apologie de la BCE (« Les banques centrales pourraient prendre exemple sur la BCE et avoir pour objectif de suivre la masse monétaire »).
    La politique restrictive de la BCE a empêché la spéculation, la création de bulle immobilière partout en Europe et la banqueroute des banques europeennes?
    Bien sur que non.

    1. « Les subprimes sont d’abord de la fraude. Accorder des crédits qui ne seront jamais repayes en toute connaissance de cause pour pallier le manque de revenu de la classe moyenne est juste ça: de la fraude. »

      Faux ! Dans une dynamique de bulle, les crédits peuvent être payés. C’est d’ailleurs pour cela que les banques centrales ont laissé se développer les bulles : elles cachent, parfois très longtemps, la stagnation des salaires. Voir L’implosion (Fayard 2008) : 19-48.

      1. Les NINJA loan (« No Income No Job or Asset ») ou « liar’s loan » sont de la fraude, bulle ou pas bulle, désolée.

        « Credit Suisse found that by 2006, half of all new residential loan originations in the U.S. called “subprime” were also “liar’s” loans, i.e., they were made without verifying essential financial information about the borrower (typically income and employment). Most people assume that “subprime” and “alt a” (aka, “stated income” and “liar’s loan) were officially defined, mutually exclusive categories of loans. Both assumptions are false. There were multiple, inconsistent definitions of “subprime.” The confusion was deliberate. Nonprime lenders and sellers and purchasers of nonprime paper profited by systematically and dramatically overstating the credit quality of nonprime loans they owned. »

        Only Lying Lenders Made « Liar’s » Loans By William K. Black

        « The purpose of liar’s loans was to create endemic fraud throughout the mortgage process – from origination to the sale of collateralized debt obligations (CDOs) backed by liar’s loans (« cradle to grave » fraud). The lies in liar’s loans were so endemic and so egregious that the financial version of « don’t ask; don’t tell » was essential at every step of the process. Liar’s loans were also perfect for the loan origination level variant of « don’t ask; don’t tell. »  »

        How Did a Relatively Small Number of Subprime Loans Cause a Record Crisis?

        « I have noted before a family maxim – one cannot compete with unintended self-parody. Andrew Kahr has recently written a column in the American Banker entitled “Spread the Word: Lying to Banks is Illegal.” Mr. Kahr is one of the architects of subprime lending. He warns:
        “Federal law provides that anyone who knowingly makes a false statement to a[n] … insured institution … « shall be fined not more than $1,000,000 or imprisoned for not more than thirty years, or both. » »

        Lenders Put the Lies in Liar’s Loans, Part 1

        Les banques centrales laissent se développer les bulles spéculatives parce que c’est leur seul outil en l’absence de politique fiscale et budgétaire.
        Mais la banque centrale n’émet pas la monnaie, seul le gouvernement a cette prérogative.

      2. Ce monsieur arrive longtemps après la bataille, et n’est en plus pas très au courant : les « liar’s loans », n’étaient pas les crédits hypothécaires subprime mais les Alt-A, dont IndyMac s’était fait la spécialité et était le principal émetteur. Pour la petite histoire, c’est un comité auquel j’appartenais et que j’ai dirigé de facto à une époque (mon patron étant retenu par un « malentendu » relatif à l’assurance des prêts à l’apport personnel insuffisant), qui établissait le taux réclamé des emprunteurs.

      3. hu?

        http://en.wikipedia.org/wiki/William_K._Black

        « William Kurt Black (born 6 September 1951) is an American lawyer, academic, author, and a former bank regulator.[1] Black’s expertise is in white-collar crime, public finance, regulation, and other topics in law and economics. He developed the concept of « control fraud », in which a business or national executive uses the entity he or she controls as a « weapon » to commit fraud. »

        « Black was a central figure in exposing Congressional corruption during the Savings and Loan Crisis. He took the notes during the Keating Five meeting that were later published in the press, and brought the event to national attention and a congressional investigation. »

        « Testimony before Congress on the bankruptcy of Lehman Brothers

        On April 20, 2010, Black testified before the House Financial Services Committee in a hearing titled « Public Policy Issues Raised by the Report of the Lehman Bankruptcy Examiner. » He testified about the role that Alt-A mortgages, what he called « liars loans, » on residential real estate played in the downfall of Lehman Brothers.

        His testimony was that « Lehman’s failure is a story in large part of fraud. And it is fraud that begins at the absolute latest in 2001, and that is with their subprime and liars’ loan operations. »[9]As explained in his prepared statement, his reference was to Aurora Loan Services, Inc., which was a subsidiary of Lehman: « Lehman’s principal source of (fictional) income and real losses was making (and selling) what the trade accurately called ‘liar’s loans’ through its subsidiary, Aurora. (The bland euphemism for liar’s loans was ‘Alt-A.’) Liar’s loans are ‘criminogenic’ (they create epidemics of mortgage fraud) because they create strong incentives to provide false information on loan applications. »[10]

        On the same page in his prepared testimony Black referenced an article from the Denver Post dated September 16, 2008, the day after Lehman filed for bankruptcy. The article reported on the uncertain fate of Aurora Loan Services, which was based nearby, and quoted Lehman’s chief financial officer as saying the previous week that, « The majority of our write-downs were in Alt-A driven by an increase in.. . delinquencies and loss expectations. » The article also said that Lehman was « among the first of its peers to originate home loans and securitize them for sale across the globe, and it fueled the growth of the Alt-A loan. »[11] »

    2. Accorder des prêts risqués à fonds perdus ce n’est pas de la fraude, parier sur la bulle pour être remboursé c’est déjà moins classique comme comportement surtout avec l’argent des actionnaires et des déposants, mais pour protéger ceux-ci repasser le mistigri par la titrisation en connaissance de cause (probablement) c’est peut être le début de la fraude . Quand à laisser faire …

  11. Naissance de Finance Watch, groupe de pression contre le lobby bancaire
    Publié par AFP le 11/04/2011
    Plusieurs associations de consommateurs, organisations non-gouvernementales et syndicats européens ont annoncé samedi la création de Finance Watch, un groupe de pression consacré à la lutte contre l’influence des banques et pour des réformes financières.

    Ce groupe basé à Bruxelles sera constitué d’une trentaine d’organisations, notamment Oxfam, la Fédération européenne des investisseurs, la Confédération des syndicats européens et diverses associations de consommateurs. Finance Watch tiendra sa première assemblée générale en juin. « La création de Finance Watch correspond à la conviction que de bons services financers sont essentiels pour la société », a expliqué la nouvelle organisation dans un communiqué.

    « Mais trop souvent, les efforts pour améliorer les règles du système financier sont minés par un lobbying disproportionné qui fait que seuls les arguments du secteur financier semblent être entendus », a-t-elle ajouté. L’idée de créer Finance Watch avait été lancée en juin dernier par 22 députés européens qui souhaitaient la mise en place d’un « contrepoids au pouvoir de lobbying du secteur financier », rappelle le communiqué.

  12. @ Paul Jorion,
    Vous nous faisiez part l’an dernier de vos fortes inquiétudes au sujet de l’immobilier commercial EU, que ce secteur allait être explosif au printemps 2011. Qu’en est-il réellement aujourd’hui ?

    Merci de nous en faire une mise à jour.
    Bien cordialement

  13. Témoignage éloquent et poignant d’une précaire bac+4, sur Libé. Citation :

    Mon CAE devait me permettre de travailler jusqu’en septembre 2011. Or, le 28 février, j’ai perdu mon poste au lycée. Tout ça parce que vous, M. le Président, vous avez décidé de supprimer les postes de médiateurs, jugés inutiles en raison des statistiques d’absentéisme scolaire qui n’ont pas baissé.

    Mais on me rassure, dans trois mois, mon RSA sera recalculé. Dans trois mois donc, on augmentera mon RSA, même si je trouve un travail. Mais aujourd’hui, alors que je suis, excusez ma vulgarité, dans la merde jusqu’au cou, on diminue mon RSA. Et il va falloir tenir trois longs mois.

    1. Le problème n’est pas seulement là…

      Si l’on veut fonder une famille, c’est impossible. L’on passe sa vie a finalement voir vieillir les gens avec l’impossibilité de construire quelque chose, un bonheur familial qui est quand-même ce qu’on a inventé de meilleur. Le temps qui passe s’inscrit sur les rides du partenaire, on a raté le métro, et le suivant et finalement tous les métros du jour, du mois…

      Le chômage n’est pas un drame pour la personne isolée comme on veut le faire croire, mais pour les enfants, les familles. Le fait de n’avoir pas d’identité présentable et de ne pouvoir rien faire pour ceux qu’on aime. On s’en fout qu’il soit dans la merde ! Il y a plein d’SDF partout qui s’en soucie ? Le problème c’est les femmes et les enfants, c’est pas les mecs.

      Les gens ont des enfants.. lorsqu’on supprime un fonctionnaire sur 2 etc, l’on évite de d’appesantir sur le fait qu’il y a des enfants concernés.

      1. Le chômage n’est pas un drame pour la personne isolée comme on veut le faire croire

        puis

        Le problème c’est les femmes et les enfants, c’est pas les mecs.

        Je ferai comme si je ne les avais pas lu, eu égard pour vos autres interventions qui sont généralement plus pertinentes. Néanmoins sachez que ces deux sorties ont activé mon bruxisme.

  14. Il faut nationnaliser la monnaie
    changer de paradigme la monaie doit récompenser les services
    quand ce n’est pas le cas l’état doit pouvoir le reprendre en intégralité
    les salaires doivent rendre compte des services rendus a la société
    quand l’activité est nuisible les activités doivent être supprimée est l’argent doit retourner
    a l’état ansi que le capital ainsi acquis.
    Contrairement au communisme, ca n’exclut pas la propriété privée mais ca interdit
    de développer des activités dangereuses comme les paris sur les fluctuations des prix,
    Le cout des catastrophes nucléaires devraient être intégralement prises en charges par
    le secteur du nucléaire dans le cas contraire la communauté est en droit de remettre en question
    l’interret du nucléaire civil et de décréter le démantellement de cette activité ainsi que la restitution des capitaux percus .
    Le capital ne donne aucun droit de nuisance c’est juste un moyen de récompenser les activités bénéfiques a la société. On parle souvent de l’argent en terme de profit
    l’argent n’est pas un profit, c’est l’activité qui est profitable pour la société ou non en terme de service ou d’amélioration du bien être individuel ou collectif.
    Ainsi nous avons besoin d’un état fort capable de récompenser toute activité bénéfique a la
    société et a récupérer tous les capitaux accumulés pour des activités nuisibles.
    Reste a créer les outils pour déterminer ce qu’est une activité utile, une activité neutre, et une activité d’utilité publique et a sécuriser contre les noyautages et manipulations.

  15. tant que ces analyses impeccables ne feront pas le pas de plus, à savoir la correction de l’émission de la monnaie en émettant une monnaie marquée par le temps, rien ne changera jamais!

    1. Johannes Finckh,

      Vous trouvez qu’elle ne porte pas déjà assez les marques du temps, la monnaie ?

      Plus sérieusement : tant que l’on considéra le capitalisme comme une organisation seulement économique, rien ne changera jamais !

      PS : Même si je ne comprends pas toutes les subtilités de votre monnaie fondante, nous avons il me semble un point commun : la foi de ceux qui parlent à des murs !

      1. merci pour votre réponse!
        Quant à la nature « fondante » de la monnaie actuelle, ma réponse est tout en nuances.
        en effet, si on considère le fait que la monnaie actuelle est reproductible à volonté et souvent gérée sur un mode inflationniste (pour prévenir des déflations par thésaurisation), on doit admettre qu’à la fin, la monnaie telle qu’elle est se détruit bien elle-même tout en détruisant toute l’économie.
        Il se révèle ainsi comme un fait que la nature « fondante » est bien une nécessité inhérente à tout ce qui est ainsi une institution humaine.
        Or, dans ce que je propose, il me semble que la prise en compte en continu du fait fondant aurait pour résultat de stabiliser complètement les échanges et l’économie dans son ensemble, sans inflation ni déflation.
        Ce en quoi, « ma » monnaie fondante, le signe monétaire marqué par le temps ou SMT aurait pour résultat, en éliminant la rente capitaliste, de maintenir l’économie constamment solvable et fluide.
        Ma proposition n’est qu’un réponse au coté intenable de l’actuel système financier et monétaire.

      2. Vous avez ceci de commun avec Paul et les autres économistes : vous confondez cause et nécessité. Je m’explique ?… D’accord !

        En « éliminant la rente capitaliste » (la finance pour d’autres) vous pensez « maintenir l’économie constamment solvable et fluide« , mais que va devenir l’excédent de monnaie que s’appliquait à capter (par nécessité pour la survie de l’économie) la rente capitaliste ?

        Soit il revient là où il est considéré par certains comme utile :

        C’est l’inflation de la surconsommation (encore plus forte avec le SMT : il faut utiliser la monnaie)

        ou

        Il y a refus de consommer davantage : le travail salarié ne peut pas continuer d’appliquer sa contrainte par le manque, il est mieux réparti.

        Soit une nouvelle ponction se met en place ou une ponction déjà active s’hypertrophie : on connaît la suite.

        On voit bien que la condition sine qua non d’une suite positive (pour l’homme) des mesures visant à supprimer une ponction est le refus conscient de la surconsommation, partant le refus conscient de la soumission au salariat qui crée la monnaie et impose l’échange monétisé.

        L’histoire n’a donné aucun exemple de réussite du mécanisme que vous proposez : une règle crée la prise de conscience. Pourquoi alors ne pas considérer que l’individu doive et puisse lui-même accéder à ce constat, à cette conscience, par le débat, le dialogue ? Je persiste à croire que votre méthode risque une nouvelle fois de nous faire rater cette prise de conscience nécessaire à un réel changement de paradigme, de nous faire passer à côté de la crise de civilisation sans la considérer puisque focalisant notre attention sur le seul aspect économique de cette crise.

      3. Paul,

        Je sais : depuis l’temps, pensez donc ! Mais certains ne le savent pas : ici et !

        J’aurais pu écrire éconophile !

        Le fond vous paraît bon donc ?

      4. @ Fab

        d’accord avec vos remarques
        c’est bien l’enjeu qui semble ce jouer içi : proposer une niemme « mesurette » qui ne fera que repousser un temps le probléme de fond ,cad l’acceptation par les hommes de l’idéologie mercantile , ce depuis la fin du 18eme…idélogie à laquelle K.Marx (entre autre ) adhére implicitement pour la critiquer ensuite et esquisser des solutions politiques reprises par d’autres au début du 20eme….

        vous noterez que dès que le débat s’engage içi sur ce point , c’est une retraite pitoyable…

      5. Merci à fab pour cette prise de position qui me permet de développer en ayant un interlocuteur:

        1) vous écrivez:
        En « éliminant la rente capitaliste » (la finance pour d’autres) vous pensez « maintenir l’économie constamment solvable et fluide« , mais que va devenir l’excédent de monnaie que s’appliquait à capter (par nécessité pour la survie de l’économie) la rente capitaliste ?

        jf: l’excédent de monnaie que capte, selon vous, la rente capitaliste représente au minimum 25% du revenu, la part revenu du travail serait de l’ordre de 75%. Ce sont les évaluations de Thomas Piketty.
        Or, ne confondons pas! En réalité, tout revenu est généré par le travail, et il s’agit, dans la situation capitaliste actuelle, d’une répartition qui attribue 25% du revenu aux capitalistes. Mais ces mêmes capitalistes ne pourront pas faire autre chose que remettre en circulation leurs excédents en monnaie qui sont toujours aussi les déficits en monnaie des surendettés notamment. Au cas où la rente capitaliste refluerait, cela implique simplement que la part surendettement refluerait d’autant. il n’y a, en réalité, jamais d’excédents de monnaie pour tous en même temps!

        2) Vous poursuivez (Fab) :
        Soit il revient là où il est considéré par certains comme utile :
        – C’est l’inflation de la surconsommation (encore plus forte avec le SMT : il faut utiliser la monnaie)
        ou
        – Il y a refus de consommer davantage : le travail salarié ne peut pas continuer d’appliquer sa contrainte par le manque, il est mieux réparti.
        Soit une nouvelle ponction se met en place ou une ponction déjà active s’hypertrophie : on connaît la suite.

        jf réponds:
        Il n’y aura hyperinflation que si l’émission de monnaie (en SMT) était trop forte. Pour éviter cela, les banques centrales doivent et peuvent (tout comme actuellement) réduire fortement la quantité de monnaie circulante. Cela deviendra évidemment nécessaire, étant donné la parfaite circulation des SMT pour lesquels tous les phénomènes de thésaurisation disparaissent.
        Quant à la consommation: il ne peut être consommé que ce qui est produit, comme maintenant. Si les gens veulent moins consommer, il est évident que la production s’en ressentira. Mais il me semble acquis que beaucoup de gens ayant de petits revenus ne demanderont qu’à consommer davantage, encore pour un certain temps, notamment dans les pays pauvres.
        Quant aux « ponctions » que vous évoquez, celles-ci font partie de la redistribution et du fonctionnement normal de toute vie collective où les « ponctions » ou impôts sont des revenus via les dépenses décidées collectivement via les dirigeants.

        3) (fab):
        On voit bien que la condition sine qua non d’une suite positive (pour l’homme) des mesures visant à supprimer une ponction est le refus conscient de la surconsommation, partant le refus conscient de la soumission au salariat qui crée la monnaie et impose l’échange monétisé.

        jf: franchement, pour organiser une vie sociale un tant soit peu possible et paisible, il me semble exclu que l’on puisse se passer de monnaie. Il ne convient pas de vouloir supprimer la monnaie comme s’il s’agissait d’un « mal ». Bien au contraire, la dimension d’une monnaie inventée depuis les origines mêmes de l’Histoire, est la condition sine qua non de la vie économique et sociale. Je ne dis pas cela en tant qu’économiste, mais c’est le simple bon sens pour toute personne de bonne foi.

        4) (Fab):
        L’histoire n’a donné aucun exemple de réussite du mécanisme que vous proposez : une règle crée la prise de conscience. Pourquoi alors ne pas considérer que l’individu doive et puisse lui-même accéder à ce constat, à cette conscience, par le débat, le dialogue ? Je persiste à croire que votre méthode risque une nouvelle fois de nous faire rater cette prise de conscience nécessaire à un réel changement de paradigme, de nous faire passer à côté de la crise de civilisation sans la considérer puisque focalisant notre attention sur le seul aspect économique de cette crise.
        jf:
        C’est faux! Il y a eu des périodes historiques où on disposait de « monnaie fondante »:
        La plus connue est celle du Haut Moyen Age Allemand où de nombreux seigneurs locaux avaient émis les bractéates, pièces de monnaie révoquées annuellement avec un taux de change de l’ordre de 9 pièces nouvelles pour 10 anciennes, la différence ayant alimenté les caisses des seigneurs. De tels « vols » organisés avaient pour effet de supprimer toute thésaurisation et de maintenir la monnaie en rapide circulation. Il y a eu des abus aussi…
        Il n’empêche, cette périodes était pour l’Allemagne une époque d’une prospérité inouïe, l’ensemble des villes avaient été fondées pendant cette période, la population s’est fortement accrue, et on a pu édifier aussi la quasi-totalité des cathédrales gothiques. En France, la prospérité était liée à la circulation monétaire efficace organisée par le Templiers avec des effets comparables. Dès que la monnaie circule, la prospérité s’accroît.
        Bernard Liétaer et d’autres se sont largement penchés sur ces questions.
        On peut aussi évoquer l’Egypte ancienne qui fonctionnait avec une monnaie d’échange représentée par les mesures de blé récolté grâce aux crus du Nil: Une monnaie comestible, donc fondante. Nous admirons encore aujourd’hui les constructions pharaoniques.
        Pour finir, j’évoque aussi les expériences des monnaie alternatives (fondantes) au cours du 20ème siècle, Wörgl notamment entre juillet 1932 et septembre 1933: Un succès total qui avait ensuite été interdit et réprimé énergiquement par le gouvernement autrichien et après une longue bataille juridique instiguée par la Banque Centrale d’Autriche. Les « échecs » de ces expériences ne sont pas liés à leur impraticabilité.
        Vous évoquez les prises de conscience pour changer le genre humain: Il me semble que nous en avons goûté au cours de l’Histoire jusqu’à la Nausée! Tous ces éducateurs et améliorateurs des Peuples finissaient comme Pol Pot.
        L’espèce est comme elle est, et vouloir l’améliorer, cela me semble fou.

      6. Contrairement à ce qui est affirmé ici, l’introduction du SMT n’est pas une « mesurette », mais un changement technique majeur, car elle pense enfin la monnaie.
        Jusqu’à présent, la clique des économistes se révèle incapable de saisir que la monnaie telle qu’elle est ne peut pas fonctionner en étant en même temps l’objet qui doit s’échanger et l’objet qui se conserve le mieux!
        Cela est factuel!

      7. Johannes Finckh,

        Que ne me relançâtes-vous pas !? Mais reprenons.

        1) « Il n’y a, en réalité, jamais d’excédents de monnaie pour tous en même temps! » : encore heureux, c’est le principe de fonctionnement de cette société !

        L’argent créé est exactement là où il doit être pour que le système capitaliste continue de fonctionner : la différence de potentiel (en argent en l’occurrence) est nécessaire à la vie du capitalisme, elle en est pour ainsi dire synonyme : pour que l’argent circule, soit échangé, pour qu’il y ait un flux, il faut du courant : une source et un écoulement de la production. Les ponctions font partie de l’écoulement devenu nécessaire, la production ayant augmenté. (Ici, ou )

        2) « les banques centrales doivent et peuvent (tout comme actuellement) réduire fortement la quantité de monnaie circulante » et « En réalité, tout revenu est généré par le travail » : j’ai du mal : je parlais d’inflation de la surconsommation : si l’argent doit être dépensé, « rapidement » qui plus est, je vois mal comment la consommation peut ne pas augmenter, et donc la production, et donc les salaires, et donc la monnaie émise et en circulation.

        « Quant aux « ponctions » que vous évoquez, celles-ci font partie de la redistribution et du fonctionnement normal de toute vie collective où les « ponctions » ou impôts sont des revenus via les dépenses décidées collectivement via les dirigeants. » : non, celles dont je parle ponctionnent mais ne restituent en aucune manière.

        3)  » Il ne convient pas de vouloir supprimer la monnaie comme s’il s’agissait d’un « mal » : bien entendu ! Il convient de soulever la question du salariat qui crée la monnaie avant même que la demande d’échange monétisé ne soit exprimée, ce qui l’impose et provoque de fait une surproduction de monnaie, et donc l’existence des ponctions (les miennes !) et de ceux qui veulent rétablir l’équilibre sans se préoccuper de la cause !!!

        4) « C’est faux! Il y a eu des périodes historiques où on disposait de « monnaie fondante » » : c’est vrai ! Mais je ne parlais pas de ça ! Je parlais du mécanisme que vous utilisez, vous et Paul entre autres, et qui s’appuie sur ce postulat que vous évitez soigneusement de considérer qui dit que c’est la société qui fabrique ses individus pour répondre à ses besoins, et non le contraire : ce mécanisme, qui « n’a donné aucun exemple de réussite », c’est qu’une règle va permettre la prise de conscience. Paul a parlé (puis s’en est allé) du « Tu ne tueras point » du Décalogue : Guerres de religions, Rwanda : 1 million de morts, meurtre par pillage des ressources et/ou non-assistance à peuples en danger, etc.).

        « Vous évoquez les prises de conscience pour changer le genre humain: Il me semble que nous en avons goûté au cours de l’Histoire jusqu’à la Nausée! Tous ces éducateurs et améliorateurs des Peuples finissaient comme Pol Pot.
        L’espèce est comme elle est, et vouloir l’améliorer, cela me semble fou. » : Mais de quoi parlez-vous ? Ce dont vous parlez est le contraire de la prise de conscience ! Et si l’espèce est comme elle est et qu’il vous semble fou qu’elle puisse évoluer, arrêtez de suite votre croisade pour le SMT : il pourrait selon vous transformer la société, qui elle-même devrait selon votre postulat engendrer des individus nouveaux auxquels vous ne croyez pas !

  16. Le seul moyen de

    s’enrichir

    sans manipuler les taux d’intérêt

    consiste à produire plus en économisant les facteurs de production et à améliorer la redistribution des richesses

    peut-être que l’on ne devrait pas considérer la richesse fonctionnelle des individus comme seul objectif à la création d’un civilisation viable à long terme.

    1. @ dissy :

       » S and P » veut p ‘être dire : Suppositions and Previsions
      ou Suppositoires et Pilules
      en effet 2050 !! ouah !!

      pourquoi pas ?? mais c’est de la décision en avenir antagoniste ou aléatoire ( livre de WORMS – X vers 1965 )

  17. La prise de conscience de la réalité financière actuelle est ce qui permettra véritablement de changer de paradigme !

    En ce qui concerne plus particulièrement la situation aux Etats-Unis :

    Chine : Les obligations d’Etat du Trésor américain une chaîne de Ponzi

    Un éminent économiste chinois et ancien conseiller de la banque centrale [la Banque populaire de Chine( PBOC)]du pays, lundi, a comparé le marché des obligations du Trésor américain à un géant système de Ponzi, et a soutenu que la Chine devrait laisser flotter le yuan, en partie afin de ne pas avoir à acquérir tant d’actifs du Trésor.

    Une nation en faillite se réveille

    Les recommandations de M. Ryan (le Président du comité du budget de la Chambre des représentants) ne seront pas au goût de tous. Mais il est le premier homme politique à prendre la pleine mesure de la crise de la dette des États-Unis, et ses perspectives sont convenablement Balzaciennes. M. Ryan voit la dette comme une «menace existentielle», un grand drame dont la cause est la complaisance et dont la fin est l’asservissement. M. Ryan a écrit dans son document budgétaire: « Nous faisons face à deux dangers: le déclin économique à long terme comme le nombre de fabricants diminue et que le nombre de consommateurs augmente et, pire encore, le déclin progressif moral et politique comme la dépendance et la passivité affaiblissent le caractère de la nation. » Les Américains devront renoncer à leur retraite pépères et un système d’assurance-maladie qui, selon une étude souvent citée de l’Urban Institute, paie trois fois plus en prestations ce qu’il perçoit de revenus.

    Dettes US : PUANT selon PIMCO

    Je suis assis devant vous comme le représentant d’un gestionnaire de fonds de 1.200 milliards de dollars, historiquement orienté vers l’obligataire, qui a vendu ses bons du Trésor, car ils ont peu de valeur dans le cadre d’un fardeau de 75.000 milliards de dollars de dette totale.
    A moins que les droits ne soient considérablement modifiés, je suis convaincu que ce pays fera défaut sur sa dette; pas de manière conventionnelle, mais en choisissant la poche des épargnants par l’intermédiaire d’une combinaison moins observables, cependant des politiques historiquement vérifiables – l’inflation, la dévaluation de la monnaie et de faibles ou négatifs taux d’intérêt réels. Nos clients, qui représentent les syndicats, les villes, des fonds de pension américains, des fondations, et aussi bien que des citoyens de Main Street, ne veulent pas se faire rouler ou se faire vider leurs poches. Il incombe, par conséquent, afin de préserver l’intégrité du marché du Trésor américain, ainsi que ses taux d’intérêt favorables, et promouvoir une économie américaine stable, que les dépenses de prestations soient réduites et que le coût des engagements futurs en termes de soins de santé soit contenu. Vous devez attaquer les prestations et faire du mot «dette» un mot grossier.

  18. Un peu de réel ne fait jamais de mal :
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/04/12/les-financiers-du-tea-party_1506479_3222.html
    « Fin février, le blogueur Ian Murphy, du site Buffalo Beast, piégeait Scott Walker, gouverneur du Wisconsin, en se faisant passer pour David Koch, l’un des deux frères milliardaires Koch (l’autre se nomme Charles). »
    « les Koch, écrit-il, « contournent les lois, manipulent la politique. (…) Ils sont la Standard Oil de notre temps ». Devenue surpuissante, dictant sa loi aux politiques, cette société pétrolière fut démantelée en 1911 en 34 entreprises. »

    N.B : Exxon, en rachetant Mobil, a recréé la Standard…

  19. Dans la série « paradigme », tu as aussi ça :
    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/le-fonds-souverain-alsacien-un-laboratoire-du-fsi-en-region.html
    « Déjà 160 entreprises alsaciennes ont été identifiées comme éligibles à Alsace Croissance, dont les capitaux ont été apportés à hauteur de 25 millions d’euros, 18 millions et 7 millions par la banque mutualiste CM-CIC, le FSI et la région Alsace respectivement.

    UN LABORATOIRE

    La réussite de ce fonds est jugé déterminante pour valider la stratégie française de partenariat entre les secteur public et privé pour développer le capital-investissement. »

    Mais bon, rien ne vaut le micro-crédit des 7 banques françaises…

  20. Paul Jorion
    La « Titrisation » qui semble le « viagra financier » des Banques et de la Finance en général ne peut-elle pas être supprimée ou bien plus encadrée.?

    1. Ma réponse est simple:
      Vouloir encadrer la titrisation est inepte puisque son concept est de détourner les reglementations banquaires sur la prise de risque, les fonds propres obligatoires.
      Ensuite le fond du probeme c’est le bluff originel du capitalisme néolibéral:
      Il fallait escroquer le consommateur pour continuer la croissance à deux chiffres des banques, le profit des nantis…Dans une pyramide de Ponzi…Au bout d’un moment la finance s’écroule sous l’insolvabilité généralisée; depuis 10 ans l’occident n’a vécu ses pseudos années glorieuses (N’importe quoi!!!) qu’ a crédits dont on devait deviner que jamais on pourrait les rembourser!
      On vous fait croire qu’on va pouvoir rembourser, c’est le programme général des dirigeants capitalistes pour éviter la faillite finale…
      Mais la dette est tellement colossale, que c’est impossible…
      Soit on redevient serf comme au Moyen-Age, sinon comme les Islandais on laisse tomber les banques…le rentiers Hollandais et britanique est dans la deche, mais tant pis pour ceux qui ont cru au néolibéralisme triomphant…
      Et ça marche pour les islandais, ils s’en sortent bien mieux que les irlandais, les grecs ou bientot les portugais…
      Pour s’en sortir, il vaut mieux sortir de l’Europe et de l’enfer de la BCE…

  21. La Belgique ramènera son déficit à 2,8% en 2012

    Le premier ministre Yves Leterme a annoncé au siège de la Banque centrale européenne, à Francfort, que la Belgique ramènera son déficit de 3 à 2,8% en 2012 et renouera avec l’équilibre en 2015, année au cours de laquelle elle entend réduire son taux d’endettement de 9,1%, ce qui le ferait passer à 88,4% du PIB.

    belga

  22. LES ORIGINES DE LA CRISE, SELON LES ÉCONOMISTES.

    La crise est économique, les origines de la crise sont (donc) économiques.

    Le capitalisme n’est qu’économique, la crise est (donc) économique.

    Les excroissances de l’économie (la finance par exemple) ne sont pas des évolutions nécessaires à sa survie, elles sont (donc) à l’origine de la crise économique.

    LA RÉGLEMENTATION FINANCIÈRE PERMETTRA-T-ELLE DE CHANGER DE PARADIGME ? : c’est pas gagné…on n’est pas sortis du cadre économique !

    1. L’économie n’est qu’une chose: une MORALE destinée à miner le moral des pauvres en particulier et en générale.

  23. Sur le retour des subprimes:

    « ces prêts immobiliers qui se sont révélés toxiques, coupables de la pire crise financière et de la récession la plus cauchemardesque en un siècle, font aujourd’hui leur grand « come back ».

    « non contente d’avoir redonné vie aux subprimes, la Fed peut aujourd’hui se targuer d’avoir également relancé les « subprimes des subprimes » »

    (M.Santi)
    http://www.gestionsuisse.com/2011/subprimes-attitude/#more-2145

  24. Je signale que l’histoire de maitriser les prix ou l’inflation n’a jamais eu aucune importance, sauf pour les détendeurs d’obligations. Donc les capitalistes.
    En effet si on vous prete 1000 euros dans 10 ans on vous remboursera 1000 euros.
    Les taux d’interets sont fixes et vous avez interet que l’inflation ne soit pas supérieure!
    Jadis De Gaulle a transformé 1000 francs en 10 francs et en 2000 on a transformé 6,56F en 1 euro…
    L’histoire de maitriser l’inflation, le role de la BCE, c’est a mourir de rire pour les salariés:
    Les salariés de Deutche Telecom on eu dernierement 4,5% d’augmentation de rattrapage…
    Il y aurait beaucoup à dire sur cette escroquerie qu’est la titrisation, et qui permettait aux banques de preter 300 fois ou plus leurs fonds propres…
    Sans compter la tranche « equity » des CDO qui chacun le savait était des emprunts donc la solvabilité des emprunteurs n’était clairement jamais assurée, sinon il se trouvaient dans la tranche « mezanine ».
    Au point de vu historique de la finance, c’est une escroquerie que de vendre des crédits gagés ou hypothecaires (mortgage) sur forme d’obligations (C’est à dire « titrisés »)
    Le consommateur n’est pas une entreprise industrielle, il n’a pas droit au pret obligataire, mais les banques les ont utilisés pour faire cela!!!
    Le pret obligataire implique une prise de risque « obligatoire » qui n’existe pas dans le crédit, ou l’usure imemoriale, en général gagée (mortgage) d’ou l’arnaque: Le beurre et l’argent du beurre vendu aux acheteurs de CDO sous le label prise de risque zéro, puisque assurés comme crédit classique donc mortgagés…
    Cela a abouti à la perversion complete de l’emprunt obligataire qui se détourne de son objectif industriel et étatique historique.
    Désormais les banquiers se retournent vers les bons du trésors classiques, ce qui démontre bien l’escroquerie originelle, l’erreur du systeme de titrisation…
    Ne revez pas, jamais les banquiers n’y retourneront! Le comble c’est que des gens comme Obama ont incité les banquiers à continuer ce genre de crédit titrisés pour faire croire à une reprise économique fantome qui risque d’exploser à la figure des américains dans quelques années dans une nouvelle bulle…
    Il faut signaler aux naifs que la titrisation est aussi une invention politique de Ronald Reagan, suivie en France sous Mitterrand en 1988 par le gouvernement Rocard qui avec Beregovoy ont introduite en décembre 1988 la titrisation…Hé oui c’est meme pas la droite!!!!

    1. « Il y aurait beaucoup à dire sur cette escroquerie qu’est la titrisation, et qui permettait aux banques de preter 300 fois ou plus leurs fonds propres…
      Sans compter la tranche « equity » des CDO qui chacun le savait était des emprunts donc la solvabilité des emprunteurs n’était clairement jamais assurée, sinon il se trouvaient dans la tranche « mezanine ».
      Au point de vu historique de la finance, c’est une escroquerie que de vendre des crédits gagés ou hypothecaires (mortgage) sur forme d’obligations (C’est à dire « titrisés ») »

      « Il y aurait beaucoup à dire… », en effet, mais probablement pas ce que vous en dites. Puis-je vous demander où vous avez trouvé ces explications ? Si c’est une invention personnelle, je vous proposerais de lire mon livre L’implosion (2009) pour des explications plus correctes. Si vous avez lu cela quelque part, je serais très curieux de savoir où ?

      1. C’est probablement du dés-informateur Jovanovic, MR Jorion. Qui d’autre s’intéresse à ces produits magiques et à leurs histoires ?

  25. Hello

    Quelles solutions fiscales ?
    Ce nouveau parcours pédagogique vous propose d’aborder simplement la fiscalité et ses réformes. Vous y découvrirez les propos d’Henry Mintzberg , universitaire canadien en sciences de gestion, auteur internationalement reconnu, Paul Jorion qui tient le premier blog d’information sur les questions économiques, Thomas Piketti, Philippe Askenazy (CNRS, Ecole d’économie de Paris), Thomas Coutrot (Conseil scientifique d’Attac), André Orléan (CNRS, EHESS, président de l’AFEP), Henri Sterdyniak (OFCE) et les propositions de 40 économistes atterrés par les décisions actuelles.

    http://0z.fr/KVYzZ

  26. Tous contre la finance ?

    Marlowe recommande la lecture de cet article d’Anselm Jappe, disponible en PDF sur les site : http://palim-psao.over-blog.fr

    Cet article reprend les analyses de la tendance ‘critique de la valeur » qui tendent à démontrer que le capitalisme n’est pas réformable et que la toute puissance de la finance n’est pas une cause des turbulences actuelles mais le symptôme d’une crise de toute la société capitaliste.

  27. Déclaration ultra grave du premier ministre Belge(non élu):
    « J’essaie de faire abstraction de cela. Si les institutions internationales et les marchés disent que c’est bon, c’est pour moi plus important que les divergences politiques inhérentes à la démocratie », a-t-il commenté.

    Donc la démocratie ne compte plus il a l’honnêteté de le dire!!Incroyable!
    http://www.lalibre.be/actu/elections-2010/article/654717/leterme-est-ouvert-aux-bonnes-propositions-de-la-n-va.html

    1. La vérité sort de la bouche des gens fatigués. M. Leterme vient grossir les rangs des personnalités qui disent la vérité : Warren Buffett, Adair Turner, Mervyn King.

  28. Le lien qui n’est jamais (ou rarement) fait dans ces analyses de la crise : désindustrialisation et sub-prime. Il est frappant de voir qu’un des endroits où la crise immobilière a frappé le plus tôt et le plus fort aux USA est Detroit. Quand Mme Lemoine écrit « Les gouvernements américains ont facilité l’accession à la propriété des moins riches sans attendre que leur salaire augmente », j’aimerais qu’on creuse. Il ne s’est pas seulement agi d’une anticipation sur la hausse des salaires, mais du remplacement d’emplois qualifiés et relativement bien payés, par exemple dans l’industrie automobile US, par des jobs précaires – livreur de pizzas, pour rester dans les clichés sur l’Amérique – voire même pas de job du tout. Le sub-prime servait à ça : amortir, masquer même, un choc industriel sans précédent dans les économies occidentales en transformant l’immobilier en planche à billets. Pendant que la Chine devenait l’usine de l’Amérique, les américains reprenaient du pop corn en regardant leur maison se changer en or. Et se sont retrouvés au chômage devant un tas de sable.

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