LA SITUATION À FUKUSHIMA (XII), par François Leclerc

Mise à jour n° 195 (dimanche 09h56)

Suite aux mises en garde réitérées du gouvernement, l’opérateur a annoncé de nouveaux travaux, destinés à renforcer la protection de la centrale contre un nouveau séisme et un tsunami. Un événement imprévisible qui représenterait désormais le principal danger majeur, aux yeux des autorités.

Une levée de 12 mètres de hauteur constituée d’un empilement de pierres dans des paniers métalliques va être érigée en bord de mer. Un pilier en acier, renforcé par du béton, va consolider la structure de la piscine du réacteur n°4.

Tepco va par ailleurs obturer avec du béton les 4 tunnels qui débouchent sur la mer au sortir des réacteurs n°2 et 3, où des fuites d’eau hautement contaminée existent, afin d’empêcher tout retour par ce biais de l’épanchement de l’eau dans la mer.

Enfin, Tepco va débuter le pompage de l’eau hautement radioactive aux abords du réacteur n°3, le niveau de l’eau dans le tunnel continuant de croître (12 centimètres durant la dernières semaine), pouvant à terme en déborder.

Tous ces travaux demandent des bras, alors que le niveau cumulé d’exposition aux radiations monte au sein du millier d’ouvriers qui travaillent sur le site. Il est nécessaire de prévoir le remplacement de certains d’entre eux au fur et à mesure qu’ils atteignent le niveau maximum admissible.

Les effectifs de l’opérateur et de ses sous-traitant ne suffisant pas, une campagne de recrutement est étudiée, auprès d’une population ayant déjà travaillé sur le site d’une centrale ou reçu une formation le permettant. Il est estimé que 3.000 personnes pourraient répondre à l’un de ces deux critères.

Parmi les difficultés que rencontre Tepco, celle-ci n’est pas des moindres.

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Mise à jour n° 194 (samedi 11h59)

Tepco poursuit ses efforts afin d’évacuer, stocker, puis traiter l’eau hautement contaminée dont le flot enfle dans les bâtiments de service des réacteurs n°1 à 4 et les tranchées techniques et tunnels les rejoignant.

Dans un premier temps, l’opérateur va accélérer le pompage au réacteur n°2, en ajoutant une deuxième pompe. Il espère ainsi évacuer 20 tonnes d’eau par jour et atteindre les 10.000 tonnes à la mi-mai. Il en est à 2.400 tonnes depuis le début de l’opération, le 19 avril.

Tepco se prépare également à commencer ses opérations de pompage dans le tunnel qui va vers le réacteur n°3.

Par ailleurs, la nouvelle estimation de la quantité d’eau à évacuer est désormais, le temps passant, de 87.000 tonnes. D’ici la fin de l’année, l’opérateur estime que le total de la ou des fuites atteindra 200.000 tonnes. Un calcul qui sous-entend qu’il sait ne peut pas pouvoir la ou les colmater.

Enfin, des installations de décontamination devraient être installées début mai et commencer à fonctionner début juin. L’objectif sera alors de décontaminer 1.200 tonnes d’eau par jour.

Une filière globale devrait être progressivement en place, accréditant l’idée que l’opérateur ne peut pas reprendre le contrôle de la situation et doit se contenter de gérer au mieux les effets des incidents déjà enregistrés.

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Mise à jour n° 193 (vendredi 14h08)

Si le niveau de l’eau hautement contaminée baisse lentement dans les tranchées entre les réacteurs, par contre celui de la contamination croît, d’après les mesures divulguées par TEPCO.

En particulier, le niveau d’iode-131 augmente, ce qui pourrait résulter de la poursuite d’une activité de fission au sein du réacteur n°2 d’où provient l’eau, car sa demi-vie est de huit jours et le réacteur a été arrêté depuis le 11 mars dernier.

Une hypothèse émise est que des réactions de criticité se poursuivent au sein du réacteur n°2, qui ne sont pas stoppées par l’eau additionnée de bore qui est injectée.

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Mise à jour n° 192 (vendredi 12h02)

L’opérateur tente de prévenir les effets d’un nouveau cataclysme possible : typhon, tremblement de terre et tsunami.

Dans l’état où la centrale se trouve, celui-ci serait dévastateur, pouvant aboutir à la destruction accrue des bâtiments des réacteurs, des nouvelles installations de stockage de l’eau contaminée, ainsi qu’à la rupture de piscines ou d’enceintes de confinement. Dans tous les cas, il pourrait en résulter des rejets radioactifs massifs.

Les moyens sont comme d’habitude dérisoires. Pour contenir un tsunami, un mur de sacs de sable va être élevé en bord de mer, priorité étant donnée à la zone où se trouve le réservoir où est stockée l’eau hautement contaminée en cours de pompage. Conscient de la fragilité extrême de ce rempart, Tepco voudrait installer un brise-lame dans la mer.

Rien n’est communiqué à propos d’un possible renforcement des structures, celui-ci n’étant tout simplement pas envisageable dans les conditions de contamination actuelles.

La multiplication des projets de l’opérateur n’est que très partiellement suivie de leur concrétisation. Leur étude annoncée, nombre d’entre eux ne voient pas le jour.

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Mise à jour n° 191 (vendredi 11h43)

Tepco poursuit son délicat test de remplissage de l’enceinte de confinement du réacteur n°1, afin de parvenir à davantage le refroidir. La solution qui reste disponible, maintenant que les autres aient du être abandonnées faute de pouvoir être réalisées.

Le débit d’injection d’eau a été partiellement augmenté, en vue de recouvrir totalement les barres de combustible, en juillet prochain. Pour l’instant, la température décroît et la pression reste globalement constante.

Les injections d’azote se poursuivent en parallèle, afin d’éviter une explosion d’hydrogène. Mais un autre danger pourrait provenir de la structure de l’enceinte de confinement, soumise à la pression interne d’une masse d’eau de plus en plus importante. Scrutée, l’apparition de fuites est redoutée, signal précurseur si ce n’est tardif d’une fragilisation accrue et d’une possible rupture.

Après calculs, Tepco a annoncé que la piscine du réacteur n°4 ne fuyait pas finalement, la diminution du niveau de l’eau résultant de son évaporation en raison de sa température.

Précise dans certains domaines (niveau de l’eau contaminée dans les tranchées, par exemple, ou bien baisse de la contamination de l’eau de mer aux abords de la centrale), la communication de l’opérateur l’est nettement moins au fur et à mesure que l’on s’approche des réacteurs.

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Mise à jour n° 190 (mercredi 01h00)

La centrale ressemble de plus en plus à une passoire.

La liste des fuites suspectées s’allonge, nécessitant de nouvelles inspections internes des robots avant de lancer l’opération de remplissage de l’enceinte de confinement du réacteur n°1. Les points d’entrée des câbles électriques pourraient en être le lieu.

Il est également craint une fuite dans la piscine du réacteur n°4, qui apparaît de plus en plus certaine d’après l’opérateur.

Ces nouvelles découvertes interviennent alors qu’une fuite a déjà été détectée dans le réacteur n°2, avec les conséquences que l’on connaît.

Colmater les fuites de l’enceinte de confinement – si elles sont confirmées – sera un préalable à son remplissage. Y procéder une nouvelle question difficile à résoudre vu la radioactivité régnant à l’intérieur du bâtiment.

L’opérateur continue de s’enliser dans un enchaînement de problèmes.

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Mise à jour n° 189 (mardi 11h05)

La course de vitesse se poursuit. Tout à ses efforts d’évacuation de l’eau contaminée du site, l’opérateur continue de scruter centimètre par centimètre l’évolution de son niveau dans les différentes tranchées qui joignent entre eux les réacteurs, ainsi que celui de sa contamination.

Des deux points de vue, la situation semble stationnaire auprès du réacteur n°2, là où elle est pompée et la plus fortement contaminée. Par contre, les cotes d’alerte fixées par Tepco elle-même sont dépassées dans les abords des réacteurs n°3 et 4, où les niveaux d’eau et de contamination montent régulièrement, sans que les opérations de pompage puissent commencer faute d’installation de stockage disponibles. Laissant pour l’instant l’opérateur sans autre ressource que de continuer à observer la progression des eaux contaminées, au risque d’un débordement ultérieur des tranchées à l’air libre où elles circulent.

Tepco poursuit ses plans d’inondation pour mi-juillet des enceintes de confinement des réacteurs n°1 et 3, afin d’assurer le noyage intégral des barres de combustible au sein de leurs cuves. Il est prévu d’augmenter progressivement le débit d’injection d’eau de 6 à 14 tonnes d’eau par heure, tout en surveillant grâce à des robots entrés dans le bâtiment l’apparition d’éventuelles fuites sur les enceintes de confinement, signe d’efforts trop intenses imposés à la structure. Autre course de vitesse en perspective: pour accroître le niveau d’eau, il faut remplir l’enceinte d’eau plus vite qu’elle ne s’évapore en raison de la température.

Autre exercice très incertain, car l’apparition de fuites pourra être un signal trop tardif, l’opérateur ne pouvant que diminuer le débit si celles-ci sont constatées. Mais quelle autre méthode employer ? Les autorités de sûreté japonaises ont demandé à Tepco de prioritairement s’assurer que les enceintes de confinement pourront dans ces nouvelles conditions de pression interne accrue (et dépassant les normes des constructeurs très probablement) résister à de nouvelles secousses sismiques, sans assortir cette consigne d’une préconisation méthodologique…

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624 réflexions sur « LA SITUATION À FUKUSHIMA (XII), par François Leclerc »

  1. Bonjour à tous !

    Si vous le permettez, j’oserais quelques commentaires à prendre pour ce qu’ils valent, c’est à dire « peut-être pas grand chose mais à chacun/e de juger ».
    Je vous préviens tout de suite, avec mon niveau « bac moins sept », ou plus ou moins CM2+0, vous pouvez directement passer le commentaire si je vous provoque une réaction cutanée…

    1 – Merci à François Leclerc pour s’en tenir aux faits, rien qu’aux faits, même s’ils sont pour la plupart de source officielle, c’est à dire, de « PipeauLand », si j’ose dire…
    Ça nous permet au moins de savoir où les choses en sont (officiellement) et de tirer quelques fragiles plans sur la comète …. tout aussi fragiles que l’hypothétique confiance dans les autorités à la source des informations…

    2 – @ Edith ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=23718#comment-178433 )

    Et comment !
    C’est tout à fait étonnant le contraste qu’il y a entre ce qui paraît comme étant une des plus grande catastrophe nucléaire, et la « timidité » des autorités compétentes des pays du monde.
    Si quelque chose cloche, c’est bien là.

    Yep, carrément… et sans vouloir en revenir à une organisation du monde qui n’a plus cours depuis belle lurette (Oratores / bellatores /laboratores), on se demande vraiment comment certains peuvent endosser une fonction en acceptant les avantages tout en faisant fi des devoirs les plus élémentaires rapportés à ladite fonction.
    Vous êtes expert ? grand bien vous fasse, mais il serait de bon aloi d’en accepter les DEVOIRS !!!… nom d’une crevette ! Un peu de courage, un peu de fierté ou d’honneur…. c’est si compliqué ?
    Je n’en peux plus de ces sous-raclures de bidets qui tapent dans la caisse et se pavanent… puis qui se défilent au moindre soubresaut de l’histoire…. c’est insupportable…. non ?
    Suis-je trop sensible ? (monde politique, je pense aussi bien à vous…)
    :/

    3 – Depuis le départ de Gouwy, qu’est-ce qu’on s’ennuie !….
    C’est vrai quoi ! …. qu’il ait ou non le pedigree requis pour jouer les experts, je reste fan ! … véritable expert un chouilla négligeant ou habile faussaire méticuleux, peu me chaut ! … il n’en reste pas moins que ses posts me manquent, parce qu’information glanée sur wikipédia ou non, elle était méticuleusement et intelligemment restituée… alors, j’aimais ça, et bien plus que les insipides débats rhétoriques qui pullulent depuis.
    :'(
    Voilà, je laisse à la modération le soin d’apposer ou non son véto à ce post décousu mais sincère.
    a+

    1. Oui, en effet, excellent papier du NYT ! N’y a-t-il pas un rapprochement à faire avec la situation en France ?

    2. Très intéressant article, qui prouve les affinités essentielles entre la nature humaine et le capitalisme. J’en tire cependant des conclusions opposées à celles de jDucac : le risque qu’il nous enterre tous est très élevé.

      1. Et la « fin du capitalisme » chère à un certain Paul Jorion? 🙂

        N’y voyez aucune malice : on comprend bien que ce système capitaliste pourri jusqu’à l’os va exploser en vol mais on saisit de plus en plus que la pourriture est si profonde qu’il risque de ne pas rester grand-chose de sain et de vivant après l’explosion! C’est, je suppose, le fond de votre remarque, même si vous eussiez usité de termes plus choisis? 🙂

  2. Accident de Fukushima-Daiichi Bulletin d’information n° 5 du 29 avril 2011
    Ce bulletin destiné à l’information des résidents français au Japon est élaboré par l’IRSN

    POINT DE SITUATION SUR L’ACCIDENT ET SES CONSEQUENCES
    Ce chapitre résume les principales informations relatives aux opérations conduites sur le site de la centrale de Fukushima, aux données disponibles sur les rejets radioactifs provenant des réacteurs accidentés et aux conséquences environnementales de l’accident.

    1. Situation sur le site de Fukushima-Daiichi et plan de sortie de crise
    2. Historique du débit de dose mesuré à Tokyo depuis le 18 mars
    3. Dépôts radioactifs et contamination des denrées alimentaires terrestres
    4. Contamination de l’eau de mer et des espèces marines au Japon

    Le détail et la suite ici : http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Residents-Japon_Bulletin5_29042011.pdf

    1. L’IRSN s’en tient à une description de la situation qui ne dépaysera pas les lecteurs des « mises à jour », bien que souvent dite à demi-mot.

      On attendrait de sa part qu’elle aille plus loin dans l’analyse, analysant d’autres données dont elle doit disposer…

      1. Bonjour,
        Mr Leclerc, pourquoi certaines données ne seraient elles pas analysées ?
        Vous auriez des explications ?
        Cordialement et bonne journée à tous et toutes.

        Stefane

      2. Bonjour,

        En lisant ce document, j’y ai retrouvé ce que j’ai moi-même écrit avec le peu d’informations dont je dispose; cela m’a étonné, car l’IRSN a accès à d’autres sources – qui ne sont pas rendues publiques – et a des moyens d’analyse que je ne possède pas.

  3. (Une femme raconte) :
    Un jour j’ai rencontré un homme qui avait des moustaches au-dessus des yeux.
    Un jour j’ai rencontré un autre homme qui avait la tête sous les épaules.
    Une autre fois un homme qui marchait en crabe toujours, tout le temps, on l’appelait bas-relief.
    Ailleurs un homme qui dormait avec son cheval mais en tout bien tout honneur.
    Un jour j’ai fait la connaissance d’une femme à trois yeux mais tout le monde faisait comme si de rien n’était et finalement ça passait.
    Un jour un homme tellement tatoué qu’il se promenait tout nu sans que personne ne se rende compte de rien.
    Un jour une femme tellement malpolie que tout le monde pensait qu’elle s’appelait Ducon alors que non.
    Un autre jour un homme et une femme avec leurs vingt-quatre enfants qui s’appelaient tous Camille les garçons comme les filles. Et dans la même journée un garçon qui se prénommait Jean François Pierre Jules André Frédéric Patrick Théophile Alphonse Stéphane Marguerite Gérard et qui tenait à se qu’on l’appelle comme ça.
    Un jour aussi une fille qui s’était cousue les mains dans ses propres poches aïe ! Et un garçon qui avait gardé ses doigts dans les oreilles pendant douze ans d’affilées.
    Et puis un jour j’ai croisé quelqu’un de bizarre… mais celui-là, il était pas très intéressant.
    (entendu à la radio – auteur ?)

  4. on compte aujourd’hui deux travailleurs entre 200 et 250 mSv, huit entre 150 et 200 mSv, onze entre 100 et 150 mSv
    C’est le 24 mars que les deux travailleurs ont subi la dose la plus élevée, mais il a fallu de longues mesures pour préciser leur exposition interne, précise la Tepco.

    évolution du débit de dose ambiant mesuré par la balise Téléray à l’ambassade de France à Tokyo depuis le 18 mars. Après le 23 mars, aucune présence significative de radionucléides artificiels n’a été décelée dans l’air à Tokyo. En conséquence, seul le rayonnement émis par le dépôt radioactif contribue au débit de dose mesuré par la balise Téléray. Ce débit de dose a diminué régulièrement du fait de la décroissance radioactive des radionucléides
    à vie courte présent dans le dépôt. On note actuellement que la valeur du débit de dose (environ 80 nanoSv/h) est comparable à celle couramment mesurée dans de nombreuses régions françaises du simple fait de la radioactivité naturelle.
    par exemple, le samedi 30 avril, on relève, à 17h30, 120 nanosieverts par heure à Limoges ou 140 nS/h à Quimper

    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/04/fukushima-deux-travailleurs-pr%C3%A8s-des-250-millisieverts.html

    la contestation enfle et prend des formes parfois bruyantes aux abords-même du siège du principal opérateur électrique du Japon (cf. http://newsonjapan.com/html/newsdesk/article/89247.php ).
    quand ce ne sont pas 200 fermiers qui manifestent leur colère et leur désarroi demeure un certain grand-père qui, tous les jours à l’aide de son petit porte-voix, vient rappeler aux dirigeants de TEPCO qu’ils portent une énorme responsabilité dans le désastre nucléaire …

    Cette contestation tolérée par la bonne vingtaine de policiers qui gardent en permanence chaque entrée et sortie rue menant au siège de TEPCO et protègent directement son bâtiment, l’est pourtant tout de suite moins dès lors que le protestataire décide de quitter le bout de trottoir qui lui a été assigné, et de traverser la rue pour s’approcher du lieu stratégique où ne cessent de rentrer et de sortir des individus l’air tantôt affairé, tantôt hilare.

    Le vieil homme par deux fois devant notre objectif photographique, a ainsi été raccompagné énergiquement à « son bout de trottoir ». La première fois, une bonne dizaine d’agents en uniforme a cerné le « trouble-fête » et un vigoureux rappel aux règles lui a été signifié par ce « bataillon » de toute évidence peu disposé à se laisser déborder par ce frêle et unique réfractaire.

    http://www.citizenside.com/fr/photos/faits-divers/2011-04-29/36614/japon-quand-la-police-joue-les-services-d-ordre-de-tepco.html

  5. Joli programme que celui annoncé par Monsieur François Leclerc dans sa mise à jour n° 195 de dimanche 1er mai 9h56.

  6. La démission de cette personnalité est également révélatrice de la gestion de crise :

    http://www.romandie.com/news/n/_Fukushima_demission_d_un_conseiller_scientifique_du_Premier_ministre290420111404.asp

    Pendant ce temps, la situation est « stable » ,en ce sens que la contamination s’étend inexorablement dans l’océan, les nappes phréatiques et l’air.

    Les interventions humaines sont impossibles dans les zones sensibles du site .La forte dose de 1120 milli Sv/h (1,12 Sv/h) détectée dans le bâtiment réacteur 1 (mesure publiée officiellement) est significative d’une activité intense. Les mesures faites au dessus du réacteur en feu de Tchernobyl le 27 avril 1986 donnaient 14000 REM soit 140 Sv , « à gueule ouverte ».
    Les VERITABLES niveaux sur site dans les autres bâtiments ou les zones qui ont reçu des débris très contaminés sont surement considérables et ….non communicables !

    1. Toshiso Kosako a démissioné

      Je ne peux par permettre que des enfants soient soumis à de telles expositions d’un point de vue académique aussi bien qu’humanitaire

      http://www.franceculture.com/blog-en-quete-de-science-2011-04-30-fukushima-demission-d-un-expert-en-protection-nucleaire.html
      ne pouvant cacher son émotion et sa difficulté à participer à une équipe gouvernementale de gestion de crise.
      sa démission a été acceptée :
      http://www.bloomberg.com/news/2011-04-30/nuclear-adviser-to-japan-s-prime-minister-quits-over-crisis.html
      et le gouvernement envisage de faire cotiser tous les producteurs d’électicité du japon à un fonds d’indemnisation, sans ? augmenter le prix de l’électricité.

    2. Il a avant tout démissionné car les enfants japonais sont maintenant légalement autorisés par le gouvernement japonais à être bien plus irradiés dans la préfecture de Fukushima :

      « Japanese government adviser Toshiso Kosako is overcame with emotion during a news conference Friday, April 29, 2011 in Tokyo announcing his resignation from the position. The expert on radiation exposure said he could not stay and allow the government to set what he called improper radiation limits of 20 millisieverts an hour for elementary schools in areas near the tsunami-damaged Fukushima Dai-ichi nuclear power plant. » (AP Photo/Kyodo News)

      « It is extremely rare for an intellectual adviser appointed by the prime minister to resign in protest at measures the government has taken. »
      « It will bring more problem for the government to have delayed the release of forecasts on the spread of radiation from the Fukushima plant, » Kosako, who is a professor on antiradiation safety measures at the University of Tokyo’s graduate school said.
      The forecast is done by the Nuclear Safety Technology Center’s computer system, called the System for Prediction of Environmental Emergency Dose Information, or SPEEDI.
      « The prime minister’s office and administrative organizations have made impromptu policy decisions, like playing a whack-a-mole game, ignoring proper procedures, » the radiation expert said.
      Kosako also said that the government for hiking the upper limit for emergency workers seeking to bring the crippled plant under control to 250 millisieverts from 100 millisieverts after the crisis broke out.
      He urged the government to stiffen guidelines on upper limits on radiation levels the education ministry recently announced as allowable levels for primary school grounds in Fukushima Prefecture, where the radiation-leaking plant is located.
      The guidelines announced by the Ministry of Education, Culture, Sports, Science and Technology are inconsistent with internationally commonsensical figures and they were determined by the administration to serve its interests, he said. (Bernama)

      Cela confirme ce que j’avais déjà raconté plus haut. L’oligarchie capitaliste japonaise a choisi de sacrifier une partie de sa population plutôt que de sacrifier l’industrie nucléaire japonaise.

      Une preuve supplémentaire:

      “Mitsubishi Heavy to retain plan to double nuclear business by FY 2014

      In this March 20, 2011 aerial file photo taken by a small unmanned drone and released by Air Photo Service, the crippled Fukushima No. 1 Nuclear Power Plant is seen in Okumamachi, Fukushima prefecture. From top to bottom: Unit 1, Unit 2, Unit 3 and Unit 4. (AP Photo/Air Photo Service)
      TOKYO (Kyodo) – Mitsubishi Heavy Industries Ltd. will retain its plan to double nuclear business sales from the current level to 600 billion yen by fiscal 2014 through March 2015, despite the crisis at the Fukushima Daiichi nuclear plant, its President Hideaki Omiya said Thursday.

      “We have no intention to withdraw the plan, although sales are likely to slow down in the immediate future,” Omiya told a press conference in reference to the crisis at the nuclear plant crippled since the March 11 earthquake and tsunami.

      Mitsubishi Heavy has confirmed that a U.S. power company has no intention of changing a plan to award a nuclear reactor order to the Japanese company following the disaster, Omiya said, adding he expects Mitsubishi Heavy to secure orders for enhancing safety measures at existing reactors.

      “We do not foresee any scenario in which our (nuclear business) sales would suddenly disappear,” he said.

      Mitsubishi Heavy said the same day its group net profit in fiscal 2010 more than doubled from the previous year to 30.12 billion yen on cost savings and other improvements, while sales fell 1.3 percent to 2.90 trillion yen.

      The company booked a special loss of 10.2 billion yen due to the disaster, which has affected its operations including thermal power plant construction.

      Mitsubishi Heavy expects group net profit to increase 16.2 percent to 35 billion yen in fiscal 2011, on sales of 2.85 trillion yen, down 1.9 percent.

      (Mainichi Japan) April 29, 2011”

      « Le capitalisme est nécrophile »
      Erich Fromm.

  7. Bonjour,

    Si ça peut servir, des réfs biblio et des rapports autour du sujet Corium.

    google:

    http://www.risques.gouv.fr/IMG/pdf/irsn_accidents-graves-reacteurs-a-eau-bouillante.pdf

    stage ingénieur Année 2003-2004 Tuteurs : JM.Veteau JR. Angilella COMMISSARIAT À L’ÉNERGIE ATOMIQUE de Grenoble Interaction Corium béton : Analyse des essais ARTEMIS

    http://www-lgit.obs.ujf-grenoble.fr/users/peyrotm/documents/rapportCEA.pdf

    http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=22575429

    http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=2193041

    1. Merci jérôme. Je ne connaissais pas les deux derniers articles, qui correspondent bien à ce que je cherchais ; mais, comme ils sont payants, je pense réfréner ma curiosité intellectuelle, au moins pour l’instant.

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