187 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 6 MAI 2011 »

    1. Merci, Zébu.
      Et regardes la fin de l’article :
      « Ce scrutin était également l’occasion de renouveler les parlements d’Ecosse, d’Irlande du Nord et du Pays de Galles. Les premiers résultats en Ecosse confirment l’assise du Parti nationaliste écossais, ce qui pourrait ouvrir la voie à un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Les résultats définitifs sont attendus dans la journée. »

      Tu te rappelles du père du copain de Ladydi. Qui avait proposé sa fortune aux Écossais en échange de devenir leur « président »..??
      Il faut espérer que ces « nationalistes » ne soient pas trop à l’extrême-droite…

      1. Bien vu. Et mal. J’explique.

        Les « savings » autant communautaires qu’elles soient n’ont QUE les fonds de leurs sociétaires…
        Tu la vois, la limite..???

      2. Mais même un Auvergnat a besoin d’éduquer ses gosses, faire de la recherche, soigner les maladies et importer des matières premières…
        Tu sens à nouveau la limite ou pas..???

        Vas-y, lâches-toi. dis-moi que tu perçois le malaise. Ca reste entre nous et le net. 😉

      3. Nota béné : je suis Hollandais de souche comme le Jorion…
        Un Auvergnat est juste un oignon pour nous, les rois de la tulipe…

      4. Remarque idiote, Tom.
        Mais je te pardonne car tu es ignorant.

        Comme me le disait une collègue tout à fait charmante et chargée de famille : j’ai demandé un mi-temps et je ne bosse plus que 12 heures par jour…
        (cadres tous les deux)
        Si Coluche n’avait pas existé, elle l’aurait inventé.

        Bon. Zébu.
        Bien beau de critiquer les Écossais ainsi que les Auvergnats. Mais le malaise te semble insurmontable…
        Koikil en soie, à moi aussi.

      5. ce qui pourrait ouvrir la voie à un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse.

        … et inspirer les québecois.

        une bonne chose pour ce pays occupé.

  1. Merci beaucoup pour cette vidéo extrêmement intéressante.

    Toutefois, je ne comprends pas le rapport établi entre Hayek et Heidegger, quelqu’un pourrait-il m’éclairer ? Pourquoi se rejoignent-ils « par en bas » ?

    Je ne comprends pas non plus pourquoi Hayek est accusé d’idéalisme alors qu’il s’est opposé au constructivisme politique. Serait-ce parce que l’anti-constructivisme est une variété d’idéalisme ? (et de constructivisme ?)

    1. Hayek est accusé d’idéalisme parce qu’il remplace la réalité par son système et ce système tient lieu ensuite de réalité.

      Il manque l’étape du reality check !

      Un système est en fait une hypothèse, et on l’oublie parfois. On aligne son statu épistémologique sur celui d’une éthique (que l’on souhaite, voir Walras : caractère prescriptif des énoncés de Walras) , alors que le plus important est d’abord le descriptif.

      Ceci dis je n’ai pas pu me documenter encore sur Hayek…

      Excellente Video M Jorion, sans flatterie. Synthétique et juste.

      1. @Spinoliszt

        Merci pour cette réponse. Je saisis plus clairement l’enchaînement des propos de Paul maintenant..

        Cependant, je ne comprends toujours pas pourquoi Heidegger reçoit la même accusation, puisqu’en tant que phénoménologue, il a est censé être parti du descriptif !

      2. Soit Hayek n’a jamais lu Don Quichotte, soit il a zappé la conclusion: L’absurdité de vouloir vivre dans un monde, non tel qu’il est mais tel qu’on voudrait qu’il soit !
        Pourtant, quelle leçon nous donna Cervantès en matière de délire sur le thème de la croyance en l’autoréalisation du rêve !
        Pour que l’idée produise du réel, elle doit être adéquate, c’est à dire parfaite, c’est à dire ne pas pouvoir être autre que ce qu’elle est, ce qui fait dire à Spinoza « par réalité et par perfection, j’entends la même chose ». Comment penser un instant qu’un système économique, sujet aux affects, puisse être parfait ?

      3. à Pol,

        Votre remarque est très juste : le capitalisme libéral dans l’économie de marché a transformé le monde en sa chose, et dans le même mouvement a transformé la perception du monde en construisant le monde selon sa perception.

  2. Bonjour,
    Le premier ministre a affirmé dans son discours d’hier ceci:

    Pour ce qui est de notre soutien aux banques, qui a été tellement caricaturé, je veux rappeler qu’une étude récente d’Eurostat a montré que le plan français avait été le seul en Europe à bénéficier aux finances publiques. Vous avez tous écrit pendant des semaines et des semaines que l’Etat avait trouvé des milliards pour les banques, et parfois certains s’étonnaient qu’il n’en trouve pas pour tel ou tel autre domaine de l’action publique, et bien la vérité c’est que notre plan de soutien aux banques a rapporté 2,4 Md€, alors que le plan britannique a coûté au contribuable britannique 15 Md€, le plan allemand a coûté au contribuable allemand 17 Md€, le plan néerlandais a coûté au contribuable néerlandais 3 Md€. Je n’évoque pas, ou plutôt, si je le fais, le plan irlandais qui a coûté au contribuable irlandais 35 Md€.

    Ceci est-il exact ? Un commentaire ?
    Merci d’avance

    Source

    1. Oui c’est exact ( de façon précise 2,399 milliards).
      Par contre le cas français n’est pas unique en Europe et jusqu’à présent ( en fait jusqu’au 31/12/2010) même le Trésor y a Espagnol a gagné.
      Sources: Eurostat; + article des Echos en date du 28 Avril.
      Ce que ne dit pas le ministre est le blocage du crédit qui avec bien d’autres causes a entrainé le recul du PIB.

    2. Il oublie d’évoquer ce qu’un bon libéral devrait évoquer : la ‘perte de chance’. Soit la possibilité d’avoir gagné bien plus sans avoir eu la même ‘dépense’ (ou investissement).

      1. Il oublie surtout de mentionner les effets de second tour sur l’activité économique, l’emploi et, le poids fiscal des structures de défaisance à la française comme celle de la Société Générale… Quand on gagne, on défiscalise; quand on perd, idem.

    3. En janvier 2010, la Société Générale a regroupé dans une structure spéciale 35 milliards d’actifs toxiques hors produits dérivés qui seront purgés par l’état français via des réductions d’impôt.
      Voici le lien qui prouve mes dires :

      http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20100107trib000459472/societe-generale-va-regrouper-en-france-ses-35-milliards-d-euros-d-actifs-toxiques.html

      Ainsi dire que le soutien aux banques n’a rien coûté à l’état est un énorme mensonge (et je ne mentionne même pas les prêts à taux 0% que la BCE accorde aux banques depuis 2 ans !)

      1. Ou comment cacher les saletés sous le tapis.
        Mais ce qui est possible pour une banque est plus ardu pour une centrale nucléaire dite civile.

      2. J’ai retrouvé dans mes archives ceci :
        « SogGen regroupe à Paris ses actifs toxiques, estimés à 35 milliards d’euros
        La Société générale a décidé de centraliser à Paris l’essentiel de ses actifs liquides, jusqu’à présent gérés dans différents endroits, a indiqué vendredi une porte-parole, confirmant partiellement des informations de La Tribune. « Nous procédons à une centralisation opérationnelle de ces actifs au sein d’une structure juridique unique pour réduire notre risque opérationnel », a-t-elle précisé. Selon le quotidien, la valeur comptable de ces actifs toxiques, produits dérivés mis à part, atteindrait 35 milliards d’euros. Autrement dit, la Société générale est en train de constituer une « bad bank » interne, une démarche similaire à celle déjà adoptée par le Crédit agricole avec ses « activités arrêtées », ou Natixis, avec ses « portefeuilles cantonnés ». Les portefeuilles cantonnés par la Société générale comprennent divers instruments de dette, notamment de type CDO ».

        On retrouve l’article du Monde du 8/01/2010
        http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/08/la-societe-generale-rapatrie-la-gestion-d-actifs-toxiques_1289001_3234.html

        De mémoire, il me semble qu’une première info à ce sujet avait été publiée durant la période de Noël !Qu’en est il du Crédit Agricole et de Natixis ?
        Pour zébu, 35 milliards = 100.000 belles & confortables maisons, de quoi loger 400.000 personnes à la louche

    4. C’est vrai, mais c’est faire l’impasse sur le cout de la récession elle même:

      Les banques ont perdu de l’argent, on les a renfloué à hauteur de ce qu’elles ont perdu, et elles remboursent avec interet.
      Magnifique que demande le peuple.

      Mais la crise a aussi provoqué récession, chômage, diminution considérable de chiffre d’affaire au sein d’un nombre ubuesque d’entreprise. Sans parler des multiples plan de relances.
      Tout ce coût là, n’a jamais été supporté par les banques, et nous n’en sommes pas encore sorti.

    1. Vidéo fictive…

      ===> « Sa réputation en tant qu’économiste grandit dans les années 1930 mais ses théories sont très mal reçues par les partisans de Keynes. Hayek regrettera d’ailleurs toute sa vie d’avoir décliné les invitations à contre argumenter sur les politiques keynésiennes. » (à propos de Hayek)

      Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Hayek

  3. « Cette rencontre de facteurs mortifères explique pourquoi nous ne traversons pas l’une des crises habituelles du capitalisme, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement final, et pour tout dire celle de sa chute »

  4. voici ce qui m’inspire après vous avoir écouter :

    A un lieu entre Hegel et Marx, au sujet de l’idéalisme et du matérialisme :
    La pensée plane au-dessous de la terre mais elle n’a pas d’ailes ! Il arrive un moment ou, la pensée s’écrase sur le sol ; Dès lors, le parâtre et l’être reflètent la même vérité dans cet acte de l’éclatement de la pensée sur la matière.
    Aussi longtemps que la pensée plane, l’horizon du possible recule à mesure que les idées cheminent dans les airs, mais, dans les moments de lucidités ou la chute peut être envisagée, ou l’horizon des possibles et la confiance dans cette infinitude de la liberté se trouvent emprisonné dans les cadres de ce qui n’est plus possible et ce qui l’est encore, des crises jaillissent et elles sont des plus spectaculaires pour peu que la chute soit des plus belles. Les hommes vivent et poussent les frontières entre la liberté et la nécessité dans leurs négociations tantôt avec la nature, tantôt avec les hommes, aussi loin qu’ils peuvent le penser ou le faire.
    Mais au final, faire ou penser n’a pas d’importance en soi car ce qui importe c’est ce qu’ils produisent comme vérité et les conséquences de cette vérité sur ce qui peut encore être fait ou penser effectivement. »

    Soheil GM

  5. Je ne vois pas trop ce que peut être la politique sans représentation idéologique. Tous ceux qui dernièrement, au nom du réalisme, ont affiché un pragmatisme quasi extrémiste, étaient au service d’une idéologie. Le CNR est aussi issu d’une représentation idéale et structurante de la société. Comme vous le dites du Hayekisme, ça a marché tant que la majorité faisait sienne cette représentation. Aujourd’hui la fin du néolibéralisme idéologique est proche. Un nouveau cycle va s’ouvrir. C’est le champ politique, les représentations idéalistes qu’il véhicule et les rapports de force entre elles qui décideront si ce cycle est progressiste ou non. Le pragmatisme est toujours au service de l’idéologie en place…

    1. Oui…

      Tout programme qui ne tient pas compte de la réalité du capitalisme (qui est pour moi, le fait de résoudre le problème posé par la Loi des débouchés de Say) est voué à l’échec.

      Spinoza commençait pas Dieu, mais là c’est pareil on commence par de grandes maximes, de grands projets et l’on force un type de fonctionnement capitaliste à s’y adapter….

      1. @Lisztfr

        Soyez raisonnable, révisez vos exams et laissez tomber Spinoza, Say ou Hayek. Ça vaudra mieux pour tout le monde et d’abord pour vous.

    2. @Nicks
      « Tous ceux qui dernièrement, au nom du réalisme, ont affiché un pragmatisme quasi extrémiste, étaient au service d’une idéologie. »

      Le problème c’est que le « réalisme », si vous lui donnez le sens d’expérience vécue, devrait faire évoluer les représentations. Or il semble que les représentations s’immobilisent….
      Une représentation qui ne se transforme plus fait contre l’expérience (le réalisme ?), jusqu’à nier, détruire même. Elle s’éloigne et repousse ce qui est concret et tangible. Pour autant, est-ce une idéologie ? Ne serait-ce pas stratégique ?

      1. Je crois que c’est une idéologie. La stratégie vaut pour conserver le pouvoir et continuer d’appliquer l’idéologie, d’autant plus quand l’idéologie fait du pouvoir individuel le principal des objectifs…

      2. @Nicks
        A mon sens, si l’on en croit ce qui se passe chez les individus, il y a d’abord déni et destruction de la réalité (du corps chez les individus), puis élaboration d’un bouclier contre la réalité… ensuite vient la sauce qui construit du faux… fondée sur l’intention d’être autre chose que ce qui est (ou quelqu’un d’autre).
        Le danger ? ! S’être tellement éloigné de la réalité que l’accès en est désormais impossible.

        Note : Armelle c’est simorg mais quand je suis au boulot !

      3. @Armelle

        Mais la réalité n’existe pas. Elle est aussi le produit du rapport de force des subjectivités, agrégées dans les rapports sociaux. Aujourd’hui, les néolibs croient sans doute encore pour une bonne part qu’ils sont dans le vrai, comme je l’ai dit, d’autant plus, parce que leur système de pensée favorise l’individualisme et donc la recherche du pouvoir. Donc l’idéologie se confond avec le pouvoir individuel. Tant que l’idéologie tient, le pouvoir est là, tant que le pouvoir est maintenu, l’idéologie vit. Je ne vois pas l’ombre d’une chance que les dirigeants en place se rendent compte qu’il est temps pour eux de passer la main. Il va donc falloir leur forcer un peu, remplacer une idéologie usée par une autre dont j’espère qu’elle sera plus humaniste. Mais celle-ci s’usera à son tour, etc…

  6. Joli survol, merci

    Intéressant, « la pensée par en dessous » entre Hayek et Heidegger, à savoir l’idéalisme… peut-être à rapprocher d’une forme de ce romantisme si allemand, si tudesque, si germain.. issu des élites rêveuses. Que ce serait-il passé si Hitler avait mis Schumann à son frontispice plutôt que Wagner ?…

    Quand à l’auto-régulation, barrée par la réalité… c’est presque à se demander si les théoriciens de la chose ne prennent pas les gens pour des cons (qu’ils ne sont souvent pas) en les enfumant avec des murs de mots… On en revient toujours à cette formule de Gore Vidal « libéralisme pour les employés, socialisme pour les patrons.. »

    1. à savoir l’idéalisme… peut-être à rapprocher d’une forme de ce romantisme si allemand, si tudesque, si germain.

      Sur ce sujet, je vous conseille la lecture de :
      Mémoires allemandes, E. François et H. Schulze (dir.), Gallimard, collection Bibliothèque illustrée des histoires, 2007, 797 pages.

    2. Difficile pour un homo sapiens de ne pas être idéaliste, c’est probablement même sa caractéristique principale, donc à l’opposé de Hayek, le communisme ou autres autoritarismes n’ont pas manqué d’idéalistes non plus.

  7. Paul Jorion très souriant ce vendredi,pour peu que le capitalisme clamse pour de bon,c’est le fou rire assuré à la veillée funèbre.

    1. Peut être qu’il a hâte qu’il clamse comme beaucoup ici et dont je fais partie. On en arrive à avoir hâte que le capitalisme meurt alors que les conséquences vont être sûrement terrible.. encore un effet pervers du capitalisme !

      1. Non, Alain.

        Dis-toi bien que quand l’occupation allemande est arrivée en France (et même si la Le Pen veut la réinstaurer), les Français ont développé un truc fantastique dont le brevet est inaltérable (de lapin) : le système D.

      2. @ Yvan
        J’ai peur de ne pas comprendre le sens de votre message et pourtant je suis un grand connaisseur de cette période.

  8. Quand l’Allemagne lance un emprunt à 5 ans, elle paye un taux d’intérêt de 2,560 %.

    Quand la France lance un emprunt à 5 ans, elle paye un taux d’intérêt de 2,838 %.

    Et l’Espagne ?

    Jeudi 5 mai 2011, l’Espagne a lancé un emprunt à 5 ans : l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 4,549 %.

    Les taux sont en hausse : c’était 4,389 % lors de la précédente émission le 3 mars 2011.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jxIZQJ4oydNjGjk-Yp-pXQTxqnfw?docId=CNG.036ac182db44bcd31cc89b5752d1db5f.571

    Conclusion : plus les jours passent, plus l’Espagne emprunte à des taux de plus en plus élevés.

  9. @ Paul ,
    Merci d’avoir joué les prolongations : indispensables pour les néophytes qui confondent glisser dans la piscine et…

    Cdt.
    Bs.

  10. Le Tea Party est également un adepte fervent de F. von Hayek. On m’a montré une sorte de catéchisme hayekien – édité à l’initiative du Tea Party – qui met en relief ses principales théories.

  11. Bonjour,

    Juste pour corriger votre assimiliation de Popper avec Hayek, voici un passage tiré de Wikipedia :
    Le libéralisme de Popper n’exclut pas l’intervention de l’État, y compris dans le domaine économique. Au contraire, il en fait une condition de l’exercice des libertés des individus, en raison du paradoxe de la liberté :« La liberté, si elle est illimitée, conduit à son contraire ; car si elle n’est pas protégée et restreinte par la loi, la liberté conduit nécessairement à la tyrannie du plus fort sur le plus faible. »
    C’est pas parce qu’on fait parti du même club de foot, qu’on joue de la même manière. Même si au final, la victoire ou la défaite reviens à l’équipe entière… Reste à déterminer le terrain de jeu, mais nos suppositions peuvent s’avérer être loin du compte n’étant pas dans le secret du vestiaire.

    Sinon, je pense que « centripète » est mieux adapté que « centrifuge ».

  12. aucun libéral n’acceptera votre argumentaire, d’une part il prétendra que vue la part de l’état dans le pib nous vivons dans un système d’économie dirigée et non sous le joug des ultra-libéraux, il ajoutera que la crise des subprimes est due à une loi contre la discrimination (votée sous clinton si je m’en souviens bien) obligeant de facto les banques à prêter à des gens insolvables sous peine d’un procès, aggravée par une politique de taux absurde menée par la banque centrale américaine (et donc toujours de l’état)…

    concernant votre remarque sur le retour impossible à l’aristocratie que j’ai compris à moitié, expliquez moi en quoi la méritocratie n’est pas une sorte d’aristocratie, puisqu’en principe c’est bien les meilleurs qui sont amenés à exercer des charges importantes, ce qui est la définition même du mot … pour continuer à être désagréable j’ajouterais que l’aristocratie réelle avait probablement plus conscience des obligations morales qu’exigeait leur charge (de part le respect dû à l’histoire, au nom et a des choses aussi désuètes que l’honneur), que tout technocrate ou ploutocrate contemporain.
    Parallèlement ce que vous semblez dire c’est qu’un retour au passé tournerait à la farce (d’ailleurs c’est plutôt de hegel que de marx ça, non ?), alors même que nous vivons dans un système politique né dans la Grèce antique,et qui, si on suit la logique, aurait dû disparaitre dans les méandres de l’histoire depuis belle lurette…

    1. @von der blob

      « Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. »

      Ainsi commence Le Dix – Huit Brumaire De Louis Bonaparte de Karl Marx

  13. Petite digression (Yves Thoret, que j’ai bien connu) .

    http://www.med.univ-angers.fr/services/AARP/2003/thoret2003.htm

    La beauté ne peut être comprise que si on la considère principalement comme une émotion.
    Dès lors, point n’est besoin de chercher à cet affect des qualités inaccessibles. Au contraire, la beauté surgit souvent dans les rapports les plus simples que nous pouvons établir avec autrui ou avec le monde. Elle est souvent le signe d’une confirmation de notre identité la plus profonde.
    Un auteur qui fut le lecteur de José-Luis Borgès, Alberto Manguel, vivant actuellement en touraine, cite cette anecdote [ 1, p. 72 ] : rappelant qu’Ulysse, lâs des prodiges, pleura d’amour à la vue de sa verte Ithaque, il ( Borgès ) concluait : « l’art devrait être comme Ithaque – de verte éternité, non de prodiges « .

    1. Difficile de faire plus creux… Avec Borges et Homére à la rescousse en plus ! À pleurer d’ennui vot’ bidule.
      Et puis alors trop d’intermédiaires dans votre machin. Spinoliszt parlant pour Lisztfr de son ami truc citant le lecteur trucmuche d’un Borges aveugle évoquant Homère décrivant Ulysse bouleversé par la beauté « verte » d’Ithaque…
      Bref rien à cirer de vos obscures disgressions, Monsieur l’esthète. Pensez plutôt à acheter du mou pour le chat, il déprime en ce moment, non ?

      1. Revenez à votre pseudo initial et continuez à nous perfuser de vos digressions esthétisantes.On adore Vigneron ,tout particulièrement quant il feint d’être en colère.
        A Lisztfr

      2. à Bernard (de Clairvaux ?)

        Bernard de Clairvaux n’était pas vigneron que je sache.

        Bernard, Bernard, disait-il, cette verte jeunesse ne durera pas toujours : cette heure fatale viendra, qui tranchera toutes les espérances trompeuses par une irrévocable sentence ; la vie nous manquera, comme un faux ami, au milieu de nos entreprises. Là tous nos beaux desseins tomberont par terre ; là s’évanouiront toutes nos pensées

        .

        Bossuet. Bernard, que prétends-tu dans le londe ?

      1. Mouais. Et quant on en a marre d’être en-dessous, du chapeau, de l’porter quoi, ben on l’mange son chapeau, pi comme ça on bouche un creux plus bas, et tout va bien.

      2. « Mon dessin ne représentait pas un chapeau. Il représentait un serpent boa qui digérait un éléphant. J’ai alors dessiné l’intérieur du serpent boa, afin que les grandes personnes puissent comprendre. Elles ont toujours besoin d’explications. » St Ex, Le petit prince 😉

      3. Je pensais être plus fujisan que Lisztfr, mais même si je n’ai pas tout (rien !) compris au ROSENKAVALIER j’avoue que j’en suis resté sur l’écu. Pourtant :

        Si je vous ai raconté ces détails sur l’astéroïde B 612 et si je vous ai confié son numéro, c’est à cause des grandes personnes. Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais: « Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ? » Elles vous demandent: « Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? » Alors seulement elles croient le connaître. Si vous dites aux grandes personnes: « J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit… » elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison. Il faut leur dire: « J’ai vu une maison de cent mille francs. » Alors elles s’écrient: « Comme c’est joli ! »

  14. Quand vous dites que les banques françaises et allemandes seraient les + impactées par une restructuration grecque, je suppose que vous mettez aussi dans le lot les assurances.

    L’impact étant loin d’être le même.
    -Les dépôts des particuliers sont « garantis » jusqu’à 100 000 euros pour les banques (avec possibilité d’une séparation banque dépôt/banque d’affaire décidée etatiquement dans l’urgence).
    -Les assurances vies même en support euro sont garanties tant que la compagnie d’assurance est debout!

    1. il (l’envoyé des nations unies) a indiqué que le Conseil national de transition demande pour sa part à être reconnu comme étant « le seul interlocuteur entre le peuple libyen et la communauté internationale »

      Je vois mal M.A.Khadaffi accepter cette condition du « cesser le feu », à suivre.

  15. Paul Jorion préfère en rire. Pas étonnant, lui qu’il aime à répéter qu’il est mieux compris par les financiers que par les syndicalistes, qui en seraient incapables du fait de leur idéologie marxiste.
    Certains syndicalistes sont marxistes mais je doute fort que Jorion les ait rencontrés. Toujours le même aveuglement. Pour devenir « l’anthropologue de la crise », il valait mieux, à la fin des années 50, aimer le « Tutti Frutti » de Little Richard, que « Free » ou « Tomorrow is the Question! » d’Ornette Coleman.
    Spinoza l’a dit : « Ni rire ni pleurer, comprendre »

    1. Hum…
      m’est avis que vous n’avez pas dû beaucoup chercher à comprendre le sens du « temps qu’il fait » d’il y a deux semaines, et que vous nourrissez depuis une fort ressentiment…
      me trompe-je?

    2. Vous me paraissez bien amer : les malheurs du capitalisme ont l’air de vous déprimer. Ornette Coleman, j’ai jamais tellement accroché, moi c’était plutôt Albert Ayler ou Pharaoh Sanders.

      1. C’est votre droit de préférer Albert Ayler et Pharoah Sanders à Ornette Coleman, mais sûrement pas en 1958. Ayler et Coleman ont été dès leurs débuts l’objet de nombreuses critiques ; ce qui n’est pas le cas de Pharoah Sanders (et non Pharaoh, comme vous l’écrivez). Mais au-delà des questions d’affinités avec tel ou tel, le problème est que, à la fin des années 50, ni Ayler ni Sanders n’avaient enregistré de disques, contrairement à O. Coleman. En 1958, Sanders était encore à l’école et a ensuite passé 2 ou 3 ans à jouer du rhythm and blues et du rock and roll à San Francisco (d’où votre préférence peut-être), et Ayler a enregistré son premier album en 1962, en Suède. Vous m’apparaissez comme un « spécialiste de la non-spécialisation », avec des connaissances plutôt approximatives qui semblent être votre caractéristique dans divers domaines.
        Le titre « l’agonie du capitalisme » vous met dans un bel embarras. Les dernières phases de l’agonie et la mort du système se feront probablement dans des convulsions pires que celles que nous observons actuellement. Cela vous oblige à modifier radicalement votre orientation. Il ne s’agit plus de proposer des petites recettes financières pour sauver le système… De toute évidence, les seules solutions possibles dépassent de loin vos possibilités.
        Un aspect à prévoir et que vous n’évoquez jamais est celui de l’autopsie complète du cadavre, qui devra être réalisée rapidement par des personnes compétentes, et sans laquelle la compréhension approfondie du système ne pourra être achevée.

      2. Ornette fut la caution intellectuelle du mouvement free.

        Mais il ne faut pas oublier Cecil Taylor, l’Art Ensemble…. et Sun Ra.

        Albert Ayler était un dieu.

      3. à alpa,

        Comme j’en parle ailleurs à propos du coût réel du nucléaire, êtes vous certain que le cadavre puisse être autopsié, autrement dit nécessaire et/ou possible. ?
        Les médecins sont eux aussi mortels.

      4. Un aspect à prévoir et que vous n’évoquez jamais est celui de l’autopsie complète du cadavre, qui devra être réalisée rapidement par des personnes compétentes, et sans laquelle la compréhension approfondie du système ne pourra être achevée.

        Tiens donc ! Sera-ce là l’amorce d’une offre de service en bonne et due forme de la part d’un vrai professionnel du dépeçage ? Boucher par exemple.

  16. Bonjour,
    J’ai l’espoir que vous ayez le temps de lire ce petit message mr Jorion. Cela fait plusieurs vidéos ou vous dites qu’il n’y a pas de propositions politiques radicales et à la hauteur de la situation.
    Il me semble quand même que l’équipe du front de gauche propose des choses intéressantes d’un point de vue économique et sociales non?
    – sortie du traité de lisbonne par référendum populaire. (donc sortie du néolibéralisme Friedmanien).
    – Limitation de l’échelles des salaires et récupération des 10 points qui sont passés du travail qu capital en terme de richesse (et répartition de cette richesse équitablement bien sûr).
    – interdiction des paris spéculatifs.
    – etc…
    Bref tout ceci est défendu bec et ongle par l’équipe FDG.
    Jacques généreux ne cesse de répéter qu’il faut savoir gouverner « face aux banques », rappel « les vraies lois de l’écomonie », qui sont simplement celles des hommes et de leurs rapports de force…
    Bref des choses qu’il me semble vous défendez aussi.
    Si je devais vous mettre une étiquette politique je dirais que vous êtes à gauche comme tous les gens qui depuis des décennies se battent contre les chicagos boys et les horribles conséquences qu’ont sur les hommes leurs méthodes économiques barbares. (cf la statégie du choc de Noamie Klein).
    Je suppose que ma question est: ne mentionnez vous pas le front de gauche par méconnaissance ou parceque vous considérez réellement que ce partie n’apporte pas de réponses adaptées. si c’est le cas pouvez vous juste me citez 3 points fondamentaux de désaccord qui me permettraient de mieux comprendre?
    si par contre vous vous appercevez que vos luttes sont convergentes alors pourquoi ne pas les aider? Je ne vous demande pas d’adhérer au partie :-). Je vous demande juste pourquoi, si vous penser qu’aujourd’hui les réponses apportées par cette équipe sont adaptées, vous les ignorez.

    Respectueusement,

    1. Et ce n’est pas la première fois que la question est posée…. Soit une mise au point m’a échappé, soit c’est une volonté délibérée. Je n’ai pas le souvenir d’un début de critique du programme du FDG, juste quelques railleries au sujet de JL Melenchon.

      L’équipe semblant enclin à voir de l’extrême droite assez facilement et Melenchon ayant été comparé à lepen, peut être que les causes de ce silence sont plus politique qu’économique?

      1. Il me semblait avoir secoué un commentateur récemment qui faisait le parallèle entre Mélenchon et Lepen…
        Il me semble aussi que Paul a plus d’une fois fait part de son appréciation du propos de Jacques Généreux.
        S’il faut faire une étude critique du programme d’un parti, il faut le faire pour tous les autres. Ca viendra peut-être. Sûrement même.

      2. Bonsoir Julien,
        « Il me semblait avoir secoué un commentateur récemment qui faisait le parallèle entre Mélenchon et Lepen… »
        je l’ignorais, mais je précise que c’était du second degré. 🙂

        « Il me semble aussi que Paul a plus d’une fois fait part de son appréciation du propos de Jacques Généreux. »
        je l’ignorais, mais on parle de J. Généreux (souvent pertinent), pas d’un parti politique, la nuance que cela représente n’est surement pas gratuite…

        Enfin l’étude critique viendra surement, mais la remarque de Saïd (je m’y associe) tiens toujours: Paul semble considérer qu’aucun parti n’apporte de réponse satisfaisante, il faudrait donc effectivement une analyse critique des points qui disqualifient le FDG, mais au final les choses sont dites et le FDG semble disqualifié. Je comprends que ça puisse surprendre.

      3. Il me semble aussi que Paul a plus d’une fois fait part de son appréciation du propos de Jacques Généreux.

        Ah ? je n’ai pas vu cela …? peut-être était-ce antérieur ? par ex. en 2008 ??

        Si une personne pouvait m’informer sur les lieux du blog où Paul Jorion parlerait de Jacques Généreux ? merci d’avance.

    2. Si j’étais un membre actif du blog, je dirai qu’un blog n’ a pas à prendre partie pour, mais qu’il peut prendre partie contre.

      Par ailleurs, la dialectique impose de voir ce qui réunit Martine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en même temps que voir ce qui les sépare.

      Je vous laisse y réfléchir et je me tiens à votre disposition pour quelques explications de texte.

    3. @Saïd,
      J’ai 2 très bon amis, qui au nom de « Mélenchon », au cours d’un repas très convivial, sont sortis de leurs gonds, alors que pour ma part , je me résoudrai probablement à voter pour lui, j’ai essayé de savoir pourquoi « tant de haine », en fait, ce qui les repousse et ce qui me gêne, tient aux mêmes motifs:
      – l’agressivité, parfois très mal placée, et souvent contre-productive
      – la sanctuarisation de l’Etat qui peut tout
      – le coté politicien et démagogue, (pour moi, la façon dont il s’y prend avec le PC est remarquable, mais je comprends fort bien qu’elle puisse être mal jugée)

      Peu d’observations (franchement négative) à faire sur son programme économique (qui est pour l’instant fort « light »).
      C’est plus une orientation qu’un programme, mais il a au moins le mérite d’une certaine cohérence qui s’appuie sur une vision systémique, son principal défaut étant qu’il n’est pas connu, j’apprécie beaucoup l’effort qu’il fait pour promouvoir les SCOP mais c’est quasiment inaudible par rapport à la défense (parfois sans nuances) du fonctionnariat, enfin pour l’instant, il ratisse son camp, ou plutôt celui de ses associés, on verra la suite.

      Cordialement et merci de remettre ce sujet sur le tapis ici.

    1. En effet, la Grèce menace de quitter la zone euro, et de réintroduire sa propre monnaie
      La crise de la dette Grecque s’aggrave. Le gouvernement du pays a validé l’information au journal Spiegel en ligne, de son intention de sortie de la zone euro. Les ministres des finances de l’union monétaire et les représentants de la Commission européenne se réunira ce vendredi soir en secret pour une réunion de crise.
      Le président de l’Eurogroupe « nie totalement » cette réunion.
      Mais il n’y pas de fumée sans feu.
      http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/0,1518,761136,00.html

  17. Chaque émotion est reliée à un organe ( selon la médecine chinoise)….et l’amertume ainsi que la frustration, le ressentiment, l’irritation, la susceptibilité, la colère, l’humiliation est l’émotion négative associée au foie. ;-)))

      1. Quelle merveille que cette médecine officielle des temps modernes qui produit de la plus value en prétendant soigner, mais non guérir, les méfaits de la pollution qui est la principale production du capitalisme libéral avancé.

        A écouter les scientistes, c’est comme si le monde avait commencé ce matin pour durer éternellemnet.

    1. Moi mon foie, Ni Cr ! un vrai foie d’veau pour demoiselle anémiée ! C’est plutôt mon appendice nasal qu’est chargé, faut dire qu’j’en ai pas mal dans l’nez…
      Et pourquoi des émotions seulement en lien avec ses propres organes après tout ? C’est un peu limité et auto-centré comme perspective, non ? Pourquoi pas à des objets astronomiques tant qu’on y est ? Hein ? Why not ? Là j’vous dirais « tiens j’me sens la nébuleuse d’Andromède patraque c’matin. Ça doit encore cacher un malheureux ressentiment ç’t’affaire ! Faut qu’j’en cause à mon astrothérapeute.. »

      1. Martine-Bxl dit :
        6 mai 2011 à 18:42
        Chaque émotion est reliée à un organe ( selon la médecine chinoise)….et l’amertume ainsi que la frustration, le ressentiment, l’irritation, la susceptibilité, la colère, l’humiliation est l’émotion négative associée au foie. 😉 )) …était un trait d’humour en rapport avec la réflexion de Paul à Alpa : « Vous me paraissez bien amer »…
        Cependant, Vigneron… »tiens j’me sens la nébuleuse d’Andromède patraque c’matin. Ça doit encore cacher un malheureux ressentiment ç’t’affaire ! Faut qu’j’en cause à mon astrothérapeute.. », vous n’avez peut-être pas tort car …..d’après le magazine « Sciences &vie, la vie serai quantique !… Mdr !
        « http://forums.futura-sciences.com/biologie/465813-vie-serait-quantique.html

      2. à Martine-Bxl,

        Les homéopathes et les ostéopathes pensent que nous sommes un ensemble d’organes, et non une addition d’organes, et que le tout est un tout, avec les humeurs et les émotions, et aussi le caractère, et, comme disait Shahespeare, les rêves de l’étoffe desquels sont tissées nos vies.

        Je rêve parfois d’un monde d’où les scientistes soient banis.

      3. @Marlowe

        Je rêve parfois d’un monde d’où les scientistes soient banis

        Un peu courts sur pattes vos rêves Marlowe. Manque indéniable d’ambition. Peut mieux faire, élève Marlowe…
        Té moun drole, moi, je rêve, couché, assis, debout, d’un monde dont les cons seraient bannis ! (dont parmi eux et accessoirement les « conscientistes »…)
        « Vaste programme », uh ? comme disait l’aut’ Grand Charlot, qu’a même pas commencé l’boulot, c’te grande feignasse.

  18. Breaking: Greece Threatens To Leave Eurozone, Reintroduce Own Currency.

    * GREECE THREATENS TO LEAVE EURO AREA, GERMANY’S DER SPIEGEL SAYS
    * FINANCE MINISTER FROM EUROZONE AND EU COMMISSION HOLDINGS CRISIS MEETING TODAY IN LUXEMBOURG
    * MEETING AGENDA INCLUDES POSSIBLE NEAR-TERM DEBT RESTRUCTURING FOR GREECE
    * EUROGROUP CHAIRMAN JUNCKER « TOTALLY DENIES » MEETING TO BE HELD TODAY TO DISCUSS GREECE
    o And cue panic and furious denials:
    * French finance ministry official cannot neither confirm or deny Spiegel report of emergency Eurozone meeting
    * Austrian Finance Minister spokesman says Eurozone breakup « absolutely unthinkable »
    * German government source says theres no plan for Greece to leave the Eurozone
    * Senior Greek government official denies report that Greece raises possibility of leaving Eurozone
    * IMF SAYS IT HAS `NO COMMENT’ ON REPORT OF GREEK EURO EXIT BID

    Full google translated Spiegel Article:

    http://www.zerohedge.com/article/breaking-greece-threatens-leave-eurozone-reintroduce-own-currency

  19. Nawak total sur Heidegger et Hayek, à mon avis: si on cherchait un point de rapprochement entre les deux, ce n’est certes pas dans un certain idéalisme qu’on pourrait le trouver (non seulement H. n’est pas idéaliste mais il a dénoncé, disséqué et critiqué mieux que personne les ravages de la pensée qui se meut dans la « représentatio »), mais dans ce que ces deux auteurs ont d' »anti-individualiste », et donc de plus éloigné de la pensée… libertarienne.
    Pour Hayek faut aller chercher loin…enfin pas tant que ça non plus, disons dans sa théorie du droit naturel, dans laquelle il défend une position libéral conservatrice à la Burke, la théorie des « ordres spontanés » valorisant les traditions (religieuses, politiques, etc) et disons une certaine « continuité incrémentale » contre le constructivisme politique mais également contre un certain genre de prétentions individualistes toutes libertariennes). De ce point de vue, rien de plus opposé aux vues de Hayek que l' »ordolibéralisme ». Du point de vue de H, ce biais anti-individualisme de principe se trouve dans la critique serrée qu’il adresse au relativisme et au subjectivisme dans lesquelles ils voit autant de manifestation de nihilisme.

    Il faut vraiment aller chercher très loin pour trouver un semblant de rapport dans leurs idées ou leurs préoccupations de recherche (ne serait-ce que parce qu’ils n’ont absolument pas les mêmes centres d’intérêt). En revanche, je peux imaginer qu’un certain nombre de personnes regroupées dans un même camp (appelons le l’extrême droite) puissent artificiellement se revendiquer, de façon plus ou moins erronée, de l’un ou de l’autre selon les besoins idéologiques du moment (il n’y a qu’à voir ce qu’on a fait de Smith, de Locke… ou de Marx). En gros les auteurs sont alors des sortes de slogans, des cris de ralliement ou des repoussoirs dotés de leur vie propre, de simples catalyseurs de passion ou d’affects.

    1. De même avec Nietzsche, même si je suis pas très fan, il en a été fait l’initiateur du nazisme, alors qu’il aurait probablement été révulsé par ce parti. Quant à Spinoza, quelques bonnes réflexions mais un formalisme un tantinet délirant.

      1. Attention le génie des alpages a encore frappé. Sa victime ? Oh une babiole : Spinoza…

        Quant à Spinoza, quelques bonnes réflexions mais un formalisme un tantinet délirant.

        Assassinée, raide morte la bestiole, dis donc ! En un coup de cul hier à Pau…

  20. Vendredi 6 mai 2011 :

    L’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro, évoquée vendredi sur le site internet du magazine allemand Der Spiegel, est « totalement fantaisiste », a déclaré à l’AFP le ministère français des Finances.

    Selon le magazine Der Spiegel, la Grèce a évoqué la possibilité d’abandonner la monnaie unique européenne au cours des derniers jours avec Bruxelles et certains Etats membres.

    Der Spiegel affirme aussi que les ministres des Finances de la zone euro devaient se retrouver vendredi soir à Luxembourg pour une réunion de crise secrète.

    Ces informations ont accéléré la baisse de l’euro par rapport au dollar.

    « L’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro est totalement fantaisiste », a assuré Bercy.

    En revanche, le ministère s’est refusé à tout commentaire sur la tenue d’une telle réunion à Luxembourg, qu’il n’a ni confirmée ni démentie.

    La ministre française des Finances Christine Lagarde avait réaffirmé encore jeudi qu’une restructuration de la dette grecque n’était pas à l’ordre du jour.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=09882d372779a50e67504f301bc7af3b

    1. A l’époque on n’avait pas aussi dit qu’une demande d’aide de la part de la Gréce est totalement fantaisiste ? Dite moi si je me trompe en tout cas. Sinon j’ai appris avec madame Lagarde qu’il faut comprendre le contraire de ce que disent les personnes comme elle.

    2. A force de déclarations tentant de garder confidentiel le débat en cours et les divergences à propos de la restructuration de la dette grecque – un secret de polichinelle – l’abcès a finalement crevé.

      C’est un article du Spiegel qui en a été à l’origine, qui annonçait une réunion secrète ce vendredi soir des ministres des finances européens, devant l’imminence d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

      Les multiples démentis immédiats n’y ont rien fait, et l’euro a immédiatement chuté. La spéculation sur le marché des CDS a été aussitôt dénoncée par le gouvernement grec, qui avait déjà connu une alerte de même nature le 21 avril dernier.

      Tant qu’une position européenne commune ne sera pas affichée – et tenue – tout est possible, aboutissant à une détérioration de la situation de la Grèce, qui n’en a pas besoin.

      Il y a un problème désormais reconnu de leadership européen, qui ne fait que s’aggraver ….

      1. Au revoir les Grecs, le retour vers la démocratie est un long chemin, parsemé d’embûches.

      2. Mon Cher Marlowe, vous avez dit « démocratie »:

        Voyez plutôt:

        « Le drapeau va au paysage immonde et notre patois étouffe le tambour.
        « Aux centres nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons
        les révoltes logiques.
        « Aux pays poivrés et détrempés! – au service des plus monstrueuse exploitations
        industrielles ou militaires.
         » Au revoir ici, n’importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie
        féroce; ignorants pour la science; roués pour le confort; c’est la crevaison pour le
        monde qui va.
        C’est la vraie marche.
        En avant, route ! »

        Jean-Nicolas-Arthur Rimbaud. 20 octobre1854 – 10 novembre 1891

        Lorsqu’il écrit ceci, Rimbaud n’a pas 20 ans… et bien ça y est ! Le Monde est
        pratiquement crevé…

        Bien à vous.

      3. à JRCS,

        Merci pour ce poème que je ne connaissais pas.
        Quant à ma remarque sur le retour vers la démocratie pour les grecs, veuillez bien vous persuader qu’elle est d’abord ironique.
        Marlowe est moitié anarchiste, donc avec un idéal démocratique fort, et moitié communiste donc avec un idéal démocratique faible.
        Je pense à l’instant où j’écris ceci que beaucoup pensent comme moi, et vivent une contradiction, mais que peux le disent.
        Et ce qui n’est pas exprimé ne peut pas être résolu.
        Je ne crois pas aux miracles.

        Bien à vous.

        marlowe@orange.fr

    3. Une « réunion informelle » se tient effectivement à Luxembourg ce soir, entre représentants « à haut niveau » de l’Allemagne, l’Espagne, la France et l’Italie…(source européenne, d’après AFP)

    4. Il n’y a pas de réunion de l’Eurogroup ce soir à Luxembourg, comme a démenti son président Jean-Claude Juncker. C’est vrai, mais il y a bien une réunion des ministres des finances Allemand et Français, avec lui-même et Olli Rehn, qui représente la Commission ! (source : Wall Street Journal).

      L’un des sujets en discussion est la Grèce. Si une restructuration négociée de sa dette n’est pas acceptée, il faudra bien lui accorder une rallonge d’une trentaine de milliards d’euros l’année prochaine, car elle ne pourra pas revenir sur le marché et fera sans cela défaut.

      1. Ah ! on a beau dire, la Christine, elle y est au turbin, et pi jour et nuit qu’elle se décarcasse, la Christine ! Ah ! elle la mouille la chemise, elle au moins ! Pas comme ces feignasses de syndicalistes !

    5. C’est curieux, chaque fois que l’euro s’approche de 1,50 $ il sort une rumeur qui le fait redescendre vers 1,40. Le « seuil d’Angela », en quelque sorte ?

    6. la grèce finira bien par entrer dans sa sphère naturelle, soit celle du bric, comme le suggère son alphabet, sa religion, sa géographie ect…

      et ce pays n’a pas de réelle cohérence géo-économique sans constantinople, pardon istanbul. on peut s’affranchir de l’histoire mais jusqu’à un certain point, n’en déplaise.

      me rappelle d’un petit séjour en passant par un port de la côte ouest lors des dernières guerres balkaniques, fallait voir comment les familles turcs étaient traitées. alors à tort à raison ça…

      (il ne faut pas toujours voyager en avion, de terminal en terminal, on finit par croire que le monde n’est qu’un vaste aéroport).

  21. Ceci est un commentaire technique sur le blog : pourquoi vous ne faites pas un podcast audio plutôt (ou en plus) d’une video ?
    Il me semble que l’image est superflue, souvent je lance la video et j’écoute sans regarder. De plus cela permet de transférer le podcast sur les ipods (ou autre) et d’écouter ça en vélo/auto.
    Il pourrait être référencé sur iTunes et donc acquérir une audience supplémentaire.
    Il pourrait aussi avoir plusieurs participants ou un montage d’enregistrements que vos co-blogueurs pourraient vous faire sur un sujet qu’ils choisiraient. Des sortes de post audio intégrés au podcast hebdomadaire.
    Cela pourrait aussi être un résumé de ce qui s’est passé pendant la semaine, de votre point de vue évidemment.
    Si vous voulez continuer la video, il suffirait d’extraire le fichier son.
    Bonne continuation.

    1. Toucher à la vidéo du vendredi va vous attirer la foudre 😉

      En complément à la vidéo, il est vrai qu’un fichier audio serait pratique pour celles et ceux qui utilisent les transports publics (entre autres utilisations nomades) mais le blog donne déjà passablement de travail à Paul, Julien et François pour que je ne signe pas une pétition dans ce sens.

      En revanche, à titre provisoire, vous trouverez ci-après un lien vers un site qui permet en peu de temps d’extraire le MP3 d’une vidéo Dailymotion. J’ai testé avec la vidéo de cevendredi et ça marche bien (9,44mb pour 21’44).

      http://www.cliptomp3.eu/

    2. Pour ma part, j’aurais plutôt émis l’idée d’une vidéo en 3D pour éviter les platitudes 😉

  22. (Sans rapport direct avec le billet, cela à plus à voir avec l’ECCE mais n’ayant pas suivi le développement des travaux là bas…)

    Je laisse trainer ici le résumé lapidaire d’une réflexion entamée ce midi:

    Comment déterminer quelle entreprise devrait – ou pas – être nationalisée? Le label TBTF (Too Big To Fail) semble être une réponse toute indiquée: Toute entreprise frappée de ce sceau devrait logiquement passer sous contrôle de l’État. (j’ai quelques arguments en réserve pour étayer cela mais n’ai pas encore mis tout cela en forme comme il conviendrait).

    1. @Dissonance

      Sachez que l’on ne dit plus TBTF dorénavant et que Roubini en tête, on doit acronymer TBTBS, très joli d’ailleurs, qui veut dire bien sûr…. hé bé non j’le dis pas. Trouvez par vous même.
      Et pi non té, suis trop bon, et j’vous l’dis : Too Big To Be Saved.

      1. @vigneron

        Sans autre explication, j’ai un peu de mal à adhérer à cet acronyme que je ne connaissais pas encore, entre autres parce qu’il me semble mettre sur un même plan entreprises et États, ce qui ne me paraît pas correct: Une entreprise peut mettre la clé sous la porte, tandis qu’un État demeure indépendamment de sa situation financière.

      2. @Dissonance

        Ah bon ? parce que TBTF ça vous convenait mieux à la fois pour des entreprises privées et pour des États ?
        Non, ça ne concerne pas les États évidemment, même si l’on peut faire un parallèle évident. TBTBS signifie juste que ce que l’on a (mal) fait une fois en invoquant le magique TBTF ne pourra plus être fait dorénavant en vertu du TBTBS. Donc faillite ou/et rachat (?) et (de préférence) nationalisation. Ok ?

      3. @vigneron

        Mouais. Tout ça doit finalement se résumer à une bête question de coûts: Acheter du neuf ou restaurer l’ancien? N’ayant pas de chiffres à disposition, je me garderais bien de trancher.

      1. @hema

        Je crains que ce seuil ne puisse être fixé aussi simplement. Le chiffre d’affaires d’une entreprise ne dit en effet absolument rien des engagements croisés qui la lie à d’autres entreprises (fournisseurs, clients, prestataires divers type assurance ou banque, etc.). Or c’est par ce biais là que peut se nouer l’effet domino qui est l’essence du risque systémique. On pourrait d’ailleurs supposer que c’est cette erreur que le gouvernement américain a commise à propos de Lehman Brothers…

  23. Exposition de BNP Paribas aux dettes souveraines des cinq Etats en faillite :
    32 166 millions d’euros.

    Exposition de Dexia aux dettes souveraines des cinq Etats en faillite :
    22 675 millions d’euros.

    Exposition de la Société Générale aux dettes souveraines des cinq Etats en faillite :
    10 200 millions d’euros.

    Exposition de BPCE aux dettes souveraines des cinq Etats en faillite :
    4 995 millions d’euros.

    Exposition du Crédit Agricole aux dettes souveraines des cinq Etats en faillite :
    14 182 millions d’euros.

    Total :
    Exposition des banques françaises aux dettes souveraines des cinq Etats en faillite :
    84 218 millions d’euros.

    http://www.lesechos.fr/pop.htm?/medias/2011/0505//0201346679379_web.jpg

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