CE QUE VEULENT LES MARCHÉS ET CE QUE VEULENT LES AUTRES

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

La différence entre ce que veulent les marchés et ce que veulent les autres fut particulièrement visible dans les rues d’Athènes hier, après que le parlement grec vota les mesures d’austérité réclamées par les premiers.

On entendit dire hier en Grèce ce qu’on avait entendu dire en Belgique il y a quelques mois : que ce que les marchés désirent est plus essentiel que ce qu’expriment les citoyens par leur vote. Ce n’est pas neuf : on a pu lire dans le Salammbô de Flaubert que le désir du dieu Moloch de dévorer les enfants de Carthage était plus important que le souci de leurs parents de les maintenir en vie.

Les “marchés”, ce sont les investisseurs : ceux qui disposent du capital. Autrement dit, un sous-ensemble des citoyens. Faire passer leurs désirs avant ceux des autres revient à remplacer la démocratie du suffrage universel par celle du système censitaire. Cela doit être dit.

Pour ceux qui n’auraient pas lu le roman de Flaubert : c’est une histoire brutale qui finit très mal.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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161 réflexions sur « CE QUE VEULENT LES MARCHÉS ET CE QUE VEULENT LES AUTRES »

  1. Ce que j’apprécie généralement sur ce site, c’est que les articles s’intéressent souvent au fond des choses et tentent de les remettre en perspective. On peut être d’accord, pas d’accord, ne pas avoir d’avis et lire avec intérêt celui de ceux qui s’expriment.
    Je trouve helas cet article a contrario court, facile et demagogique.
    Il est facile de voir les choses en noir et blanc, les bons d’un coté et les méchants de l’autre. Mais cette approche empéche alors précisemment ce qui fait l’interet habituel de ce blog : l’analyse.
    Pourquoi analyser et reflechir avec une carte de lecture aussi simpliste ?
    Les grecs sont-ils dans la rue ? ou plus objectivment quelques centaines de grecs sont ils dans quelques rues du centre ville d’Athenes ? le meme genre de generalisation qui amene certains a confondre “jeunes” et “casseurs”, “immigrés” et “voleurs”…
    Les grecs sont peut-etre victimes des marchés, mais ne vivent ils pas a crédit (comme nous d’ailleurs!) depuis des années ??
    revenez a vos fondamentaux : lecture critique et constructive des evenements
    AU plaisir de lire vos prochains billets

    1. C’est de la synthèse et non du simplisme. Mais bon, libre à vous de vous inquiéter du sort de ces pauvres banquiers qui luttent face à la vulgaire populace ignorante et inconséquente.

      1. “pauvre banquier” et “populace ignorante et inconséquente” : facile de caricaturer un propos qui par ailleurs n’est en aucun cas celui-la. Je me sens plus proche des grecs qui sont dans la rue que des banquiers en costumes gris. Mais a force de caricaturer, on ne convaint plus que les gens qui le sont déjà. Dans ce cas la discussion en elle même n’a plus d’intéret. Ca tourne a la discussion de bistrot apres 5 verres de blanc.
        Demain, un SDF te croise dans la rue et te depouille, toi sale petit bourgeois à la con, et oui tu te ballade dans la rue avec des vetements propres et tu dors a priori tous les soirs sous un toit. Tu a meme visiblement accès a internet, donc selon le meme raisonnement que celui que je lis ici, tu es nécessairement “un sale petit bourgeois à la con” qui vit dans l’indifférence totale à la pauvreté qui est là présente au coin de sa propre rue et qui mieux peut-etre s’en nourrit.
        synthese ou simplisme ?
        Tu n’es pas ce type ?? effectivement, je ne le pense pas.
        ALors arrete de voir le monde en noir et blanc (ce qui ne veut pas dire que tout soit a placer au meme niveau) et arrete de dénigrer ceux qui osent juste se poser des questions et qui prefereraient que l’on s’adresse ici à leur cerveau plutot qu’à leurs tripes avec interdiction surtout de reflechir

    2. Les grecs sont d’affreux truands, ainsi que tous les peuples latins en général: il n’ont que ce qu’ils méritent. En plus après la guerre ils voulaient d’un régime communiste: une horreur absolue!
      Ces gens là ont besoin d’être rappelé aux dures réalités de l’économie de marché, on n’a que faire d’utopistes fainéants et filous dans la zone euro.
      Merci aux pouvoirs absolus “éclairés” de Bruxelles et FMI de remettre de l’ordre dans cette garderie d’enfants indisciplinés. Il y quand même quelque chose qui me turlupine, comme dirait ce pauvre Colombo qui est allé dans un monde meilleur.
      Ces gens là sont endettés c’est vrai, ils ont vécu au dessus de leurs moyens sans doute. Mais les Islandais ne sont pas des latins, et pourtant ils ont fait banqueroute (plus précisément leurs banques). A moins que ce soit leur position méridionale par rapport au Groënland. Mais il y a autre chose qui me chagrine: ils n’étaient pas dans l’euro, pas plus que les anglais d’ailleurs. Et ils ont refusé par référendum de payer pour leurs banquiers. C’est sûr qu’une pareille chose n’arriverait pas dans l’UE. Dans l’UE on fait marcher la matraque, c’est infiniment plus efficace.
      Naïvement je me dis que la théorie des climats semble ne pas suffire à expliquer les destins de tous ces peuples. Et puis nos cousins américains ne sont-ils pas super-endettés eux aussi ?
      N’y aurait-il pas quelque chose de plus général, quelque chose de pourri au royaume du capitalisme financier spéculatif ?

      1. Excellent, Joan
        très judicieuse remarque, permettant de dynamiter un raisonnement tendancieux, nauséabond et injustifié.

    1. Il est évident que les français ont vécu largement au-dessus de leurs moyens, surtout les plus pauvres d’entre-eux, qui touchent le RSA sur le dos des honnêtes gens qui se lèvent tôt pour travailler plus, salauds de pauvres !
      L’austérité, TINA ! Comme en Grèce, c’est pour bientôt, n’en doutons-pas.
      Ah la nostalgie de la médecine comme au temps de Molière… 😉

      1. Indiscutablement quel que soit le résultat de l’élection présidentielle de 2012, nous auront droit au : Clysterium donare, postea saignare, ensuita purgare
        Comme les grecs, comme les portugais, comme les irlandais, comme les espagnols, comme les italiens, comme les anglais et les autres.
        Puisque le résultat des urnes n’a plus aucune influence sur la politique économique.
        Dès lors à quoi bon participer à cette mascarade, à cette farce dont nous serons les dindons.
        Les places financières votent, elles tout les jours, et sont écoutées.
        Pour ce qui nous concerne le déficit a augmenté de 50M€ au premier trimestre 2011, notre dette atteint 84% du PIB, nous sommes sur la voie de la purge et de la saignée.
        Les gens de ma génération (fifties) doivent déjà cotiser quatre ans de plus avant d’obtenir une retraite à taux plein, “grâce aux réformes” régressives de messieurs Balladur, Raffarin et Fillon.
        Avec les purges à venir et les menaces de décote de notre dette par les trois soeurs (Fitch Ratings, Moody’s, Standard & Poor’s) ce sera pour les générations suivantes 5, 6, 7 et plus si affinité années de plus.
        Comme de toute façon dans la pratique les gens partent en moyenne entre 59 et 61ans cela veux dire baisse des pensions. Seulement ces messieurs qui se targuent d’avoir du courage et de sauver le système par répartition n’ont pas le courage de dire: nous organisons sciemment et dans l’intérêt des compagnies privées, la baisse des pensions du système par répartition.
        Les anglais sont dans le collimateur aujourd’hui et sont dans la rue, les mêmes techniques sont utilisées chez eux que chez nous: au nom de l’équité il faut baisser les pensions du secteur public, en ayant préalablement baissé celles du secteur privé.
        Il est temps de remettre au goût du jour cet article de la CONSTITUTION DU PEUPLE FRANÇAIS DE 1793:
        Article 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

  2. La schizo-économie?

    Quelle est la base du projèt commun, les priorités de notre société?

    Excéllent article qui montre bien l’origine de notre cacaphonie chronique.

  3. Suite….la WIFI àa marche pas…

    -Sinon Lehman Brother bis: Soit dit en passant les marchés seraient-ils suffisament cinglés pour se suicider? Un effondrement financier de l’Europe entrainerait à coup sur l’effondrement US.
    L’inanité rentiere ira-t-elle jusqu’à tuer la poule aux oeufs d’or?
    -Peut-on sauver la Grece, mais meme le Royaume Uni et les USA par ce genre de méthodes qui sont inspirées des médecins de Molières?
    Le consensus de Washington n’est-il pas bon pour la poubelle?
    Que peut faire le FMI avec une telle idéologie, sinon essayer d’éteindre un incendie avec un pipi de chat?
    -Peut-on croire que les dirigeants du G20 ont fait face à la crise avec succés, vu que la roue tourne inexorablement dans dans le mauvais sens?
    -Peut-on croire qu’il faut encore et encore “soutenir la reprise” alors qu’ils n’y a reprise que dans la spéculation fiancière et ses services?
    -Peut-on dire que la Chine va continuer à tirer la croissance, alors qu’elle est face à une inflation galopante (La Chine importe énormément aussi, on l’oublie un peu vite), avec des T-Bonds US qui risquent de perdre 50% de leurs valeurs, de toute manière?
    -Les républicains croient-ils qu’on va continuer à acheter leurs T-Bonds, alors que le QE démontre depuis le début l’inverse?
    -Ne voit-ont pas l’incompétence illuminée de ces béolibéraux, continuant à aller vers la falaise? Vont-ils sauter de la voiture avant qu’elle ne bascule dans le vide?

    A propos du vote censitaire, c’était surtout parceque les gens éduqués se comptaient parmis ceux qui avaient des revenus et donc payaient des impots…On considérait qu’il fallait un minimum de culture pour participer à l’élaboration des lois.
    De nos jours cet argument n’existe meme plus. On peut meme observer qu’il y plus de crétins chez les rentiers que dans le reste de la population…Il suffit de voir les pubs banquières qui leurs sont adressées: Démoralisant…On pensera à l’affaire Woerth-Bettencourt, un modèle du genre.
    Quand aux marchés, on sait désormais qu’ils n’ont nullement l’intention de valoriser le progrés humain: C’est le triomphe de la cupidité, comme l’a si bien dit Jo Stiglitz, lui aussi.

    J’aimerais signaler un malentendu.
    On confonds toujours rentiers, avec le haut de la classe des salariés.
    Ceux que l’on nomme en France cadres supérieurs, hauts-fonctionnaires, bref le staff du haut de la dite “classe moyenne” qui est la classe introuvable comme l’ultra célebre “français moyen”.
    Le zéro pointé de l’analyse socilologique charlatanesque. Le “panel” des sondages, la crétinerie sondagière de chez CEVIpopov…
    D’aprés eux le français moyen est un communiste qui vote Le pen pour ensuite se reporter à pile ou face sur Hollande ou Sarkosy.
    Bref le néant total de l’analyse. Vaut mieux écouter feu Madame Soleil.
    Que l’élite pédegéraste place son fric, soit. Mais leurs revenus ne viennent pas du capital, en majorité. Sauf chez les ex d’EADS, de NATIXIS, SocGen, TOTAL et j’en passe…
    Que ceux-ci perdent leur fric, et alors? N’ont-ils pas une bonne retraite? Donc on s’en fout.
    Si ces gens dirigent les marchés, par leur cupidité, il est trés facile de les imposer. Ils n’en mourront pas, comme les vrais rentiers.
    Ceux-ci ont le beurre et l’argent du beurre. La répartition, le social et les stocks options. Ils sont indéfendables.
    Ils vont partir à l’étranger? Ou ça? Et pourquoi faire?
    Qui peut croire que ces gens sont irremplaçables? Histoire de faire rire indiens, chinois et brésiliens?
    Donc sus aux rentiers des classes moyennes.
    Vous aller payer…Fini le Club Med!
    TINA. Si vous ne payez pas vous perdrez tout. TINA.
    Donc, à la caisse! Finies vos foutaises. C’est le RSAste, le grec qui vous ruine? Tiens donc! Si vous n’aviez pas été aussi avides au gain, ils n’auraient pas existé.

  4. Journal A2 13h00 ce jour:

    13:00 à 13:28 autocélébration de la libération des journalistes prisonniers en Afghanistan
    13:28 à 13:32 passation de pouvoir dans les ministères,et N. Sarkozy alpagué par un professeur de musique près d’Agen, l’homme est aussitôt plaqué à terre et inculpé de voie de fait.
    13:32 à 13:35 glamour des candidats(es) aux primaires socialiste
    13:35:00 à 13:35:20 émeutes violentes en Grèce contre l’austérité
    13:35:20 à 13:35:40 manifestations contre l’austérité en Grande-Bretagne

    Transition: “mais on est loin de tout ça (sic) à Monaco…”
    13:37 à 13:40 préparatifs du mariage princier
    13:40 à 13:41 retour sur le bilan état de santé des otages
    13:41 à ….. sport, le tour de France etc…
    Voilà surtout ne pas s’attarder sur les sujets qui fâchent, mais sur le glamour et la vie des happy fews! C’est tout un art, mais nos médias y excellent. Pour autant quand ils parlent ils
    s’arrogent le droit de parler au nom des français!

    1. Visiblement les coupes budgétaires ne portent pas sur les équipements des forces antiémeutes.
      Ce doit même être l’occasion pour des sociétés grecques ou non grecques de faire du chiffre d’affaire, et de faire bénéficier la police grecque de leur savoir faire, comme MAM l’avait proposé un peu imprudemment à la Tunisie de Ben Ali.

      1. Je préfère la n° 11 qui illustre exactement l’inverse de la situation actuelle…vous me suivez ?

    2. En tout cas les marchés semblent être satisfaits des coups de matraques donnés aux manifestants grecs: depuis lundi l’euro n’arrête pas de monter…
      Bientôt on dira aux enfants dans les chaumières de la zone euro: “Mange ta soupe sinon j’appelle le grand méchant Marché.”

    3. Pour la Grèce ,j’aurais tendance à comparer avec une entreprise en difficultée , on nomme un admnistrateur judiciaire , on demande un plan de continution . Avec une différence , c’est que l’administrateur commence à vendre les actifs “au plus offrand ”
      Si vous allez sur une vente judiciaire ce qui vaut 100 est au mieux payé 20 sachant que l’administrateur se paie sur la bète,difficile dans ces conditions de sortir une entreprise du fossé

    4. Photo 24 : Seule, face à l’obscène existentiel sortable depuis toujours. Belle leçon de courage.

    1. Excellente initiative, à condition qu’elle trouve sa contrepartie en terme de fonctionnement démocratique des instititions européennes – et peut-être de diminuer un peu en parallèle les contributions versés directement par les États, et d’augmenter significativement la participation des britishs…
      En tout cas du fédéralisme qui s’affiche.

  5. Paul avez vous vu en bas du site ,si vous avez laissé une session active de Facebook ,celui-ci vous propose de laisser un commentaire sous votre lien perso Facebook ,je sais pas si je suis assez clair? avez session Facebook fermée rien, c’est la première fois que je vois cette utilisation .Disons en simple ce site sais votre passage par l’intermédiaire Facebook , comme disait monsieur Cyclopède “étonnant non !!!”

  6. Désolé de vous contredire Mr Jorion : dans nos systèmes démocratiques européens, les Parlements représentent les peuples mieux que les brailleurs des rues.

    1. Magnifique…j’adore. Vilain petit troll.

      L’UMP représente donc en France plus de 50 % des citoyens.

      Plus de 50 % des citoyens plébiscite la politique de l’UMP.

      Plus de 50 % des grecs approuvent l’austérité et les privatisations sauvages.

      Plus de 50 % des européens sont pour la mort du système social dans l’UE.

      Plus de 50 % des européens était pour la constitution européenne.

      Plus de 50 % des européens approuvent l’article 123 du traité de Lisbonne.

      Plus de 50 % des européens veulent à tout prix sauver les banques, ou à tout le moins qu’elle ne perdent pas un kopeck.

      Plus de 50 % des européens veulent que les banques conservent leur bénéfices et sont prêt à se sacrifier pour atteindre cet objectif.

      Plus 50 % des habitants de cette planètes sont pour une politique ultra libérale et la dérégulation de la finance.

      (c’est du BA dans le style je sais).

    2. Oui, dans le sens où ils sont élus démocratiquement. Ils ont donc été désigné par une majorité de la population, déclarée comme suffisante par une constitution/lois, pour prendre des décisions pendant un certain temps. Certaines personnes ont tendance à oublier ceci, ce qui est inadmissible! Affirmer que (par exemple) “même si l’UMP est élu, c’est la rue qui gouverne!”, c’est simplement être fasciste, être un dictateur en puissance, un tyran sanguinaire potentiel.

      Soyons clairs: si quelqu’un n’est pas content avec un gouvernement élu, qu’il attende les élections suivantes pour voter judicieusement. Cela s’appelle la démocratie, point barre. L’alternative, c’est qu’une minorité décide de ce qui est mieux à la place du gouvernement: dictature! Ou alors les citoyens règlent leurs comptes entre eux dans les rues à coup de fusil? Guerre civile, très chouette! En France, nous sommes les champions des “blocages” anti-démocratiques. Dès les premières minutes où l’UMP, pour reprendre l’exemple de “Vendez vendez”, arrive au pouvoir, vous avez: grèves, blocages, sabotages d’actions gouvernementales… par des gens qui au final ne défendent soi que leur propre intérêt égoïste (leur minorité, leurs privilèges), soit des “bien pensants” qui au nom de “ce qu’ils pensent”, et puisqu’ils sont les seuls à avoir raison”, bafouent la démocratie.

      C’est affligeant… Des hommes et femmes politiques d’opposition dignes de ce nom laisseraient faire le gouvernement en place pendant la durée de son mandat, débattraient et voteraient ou non les lois (mais de manière sereine, et sans blocage politicien!). Dresseraient un bilan chiffré très détaillé. Puis feraient campagne pour être élus honnêtement.

      Mais non, en France, on sabote, on bloque, on s’érige en diseurs de “non non”, en “anti” plutot qu’en force de construction et de proposition. Heureusement beaucoup de citoyens y voient clair dans ce jeu politicien démagogique. La rue ne gouverne PAS: c’est le peuple qui gouverne, a travers son Gouvernement!

      1. Après ma sanglante diatribe, je tenais quand même a signaler que le système démocratique a ses défauts, dont il faut tenir compte: les élus de la nation peuvent se faire corrompre, servir des intérêts particuliers… Ce n’est pas en laissant le pouvoir à la rue qu’on changerait cela, c’est peut-être en trouvant et promouvant des hommes ou femmes politiques honnêtes, réformateurs, jouant sur la carte de la transparence totale… Laisser le pouvoir à une minorité qui gueule dans la rue, c’est a contraire remplacer un corrompu par un autre genre de corrompu (meneurs de foules, arrivistes harangueurs de populace et opportunistes en tous genre). Bref!

      2. Zinquiétez pas et continuez comme ça, l’étêtage de la pyramide sera de plus en plus inéluctable…

  7. Permettez moi de réagir, en tant que membre du Gotha que vous dénoncez tant, et porte parole délégué du club très sélect “Sauvons les Riches”….
    Ne prenez pas ce qui se passe en Grèce au premier degré!
    En fait, c’est un laboratoire, une expérience grandeur nature, voyez; de temps à autre, il faut montrer aux bons peuples ce qu’il en coûte de sortir des clous; croyez moi, on va en faire des reportages sur TF1 sur le thème: voyez comme ils en bavent, histoire de faire un exemple et éviter que d’autres zozos irlandais, farfelus portugais et autres indignés espagnols, sans oublier ces malotrus d’islandais ne fassent monter la mayonnaise…..tout est sous contrôle, on va vous diffuser tous les marronniers possibles, histoire de foutre la pétoche à la ménagère de moins de 50 piges.
    Message:”Tenez vous à carreau, réglez la note jusqu’au dernier euro, sinon gare!”
    Et en plus on vous accorde des délais…30 ans de remboursements rubis sur l’ongle et après vous êtes tranquilles, les marchés seront rassurés et vous pourrez à nouveau vivre à crédit ( il faut bien que le pognon travaille, sinon il s’étiole…)

    1. Il y a eu plein de films qui montrèrent l’expérience argentine.
      Pourquoi “laboratorier”?
      Il y en auraient qui auraient mal compris?

  8. Il y a quelques temps, j’étais opposé par Philosophie Magazine à David Thesmar qui affirmait que les spéculateurs étaient utiles parce qu’ils ramènent les prix vers leurs fondamentaux. Plus récemment, nous avions affaire à M. Jacquet qui, dans un rapport intérimaire à M. Sarkozy sur la spéculation, ressuscitait la vieille lune que les spéculateurs sont utiles parce qu’ils apportent de la liquidité.

    Aussi, cela fait très plaisir qu’un nouveau rapport des Nations-Unies, intitulé : “Price Formation in Financialized Commodity Markets”, la formation des prix sur les marchés de matières premières financiarisés (= vérolés par la spéculation) viennent expliquer en 80 pages que la spéculation promène les prix loin de leurs fondamentaux et bouffe de la liquidité plutôt qu’elle n’en crée. NON (enfer et damnation !), LA SPECULATION N’EST PAS UTILE (gaspation !), ELLE EST MÊME (contre toute attente !), NUISIBLE :

    “The mid-2000s marked the start of a trend of steeply rising commodity prices, accompanied by increasing volatility. The prices of a wide range of commodities reached historic highs in nominal terms in 2008 before falling sharply in the wake of the financial and economic crisis. Since mid-2009, and especially since the summer of 2010, global commodity prices have been rising again. These developments coincide with major shifts in commodity market fundamentals, particularly in emerging economies which are experiencing fast growth, increasing urbanization and a growing middle class with changing dietary habits, including an increasing appetite for meat and dairy products. In addition, in an attempt to reduce the use of fossil fuels in energy consumption, a range of food crops are now being used in the production of biofuels, which is being promoted in a number of countries including those of the European Union (EU) as well as the United States. The related conversion of land use from crops for food to crops for biofuel production has also affected the prices of food crops. At the same time, a decline in the growth rates of production and productivity, partly due to the adverse effects of climate change, has adversely affected the supply of agricultural commodities.

    However, these factors alone are not sufficient to explain recent commodity price developments; another major factor is the financialization of commodity markets. Its importance has increased significantly since about 2004, as reflected in rising volumes of financial investments in commodity derivatives markets – both at exchanges and over the counter (OTC). This phenomenon is a serious concern, because the activities of financial participants tend to drive commodity prices away from levels justified by market fundamentals, with negative effects both on producers and consumers.

    The role of information flows is crucial for price developments in commodity derivatives markets. Traditionally, the so-called efficient market hypothesis (EMH) is assumed to hold in financial markets, including in commodity derivatives markets and especially in futures markets, which are the focus of this study. The EMH postulates that all publicly available information is immediately reflected in prices. In its strong form, the EMH contends that even private information – available only to individual market participants – is reflected in the price through the effects of the transactions of the persons in possession of the information. If the EMH were to apply, commodity price developments would reflect nothing but information on fundamentals.

    However, this study shows that the EMH does not apply to the present commodity futures markets. Market participants also make trading decisions based on factors that are totally unrelated to the respective commodity, such as portfolio considerations, or they may be following a trend. Therefore, it is difficult for other agents in the market to discern whether or not their transactions are based on information about fundamentals, which in any case is sometimes difficult to obtain and not always reliable. Trading decisions are thus taken in an environment of considerable uncertainty. In such a situation, it is rational to follow other participants’ trading decisions. A wide range of motivations leads traders to engage in this so-called “intentional herding” on a perfectly rational basis, the most important one being imitation in situations where traders believe that they can glean market information by observing the behaviour of other agents.

    In an environment of herd behaviour there are limits to arbitrage. Acting against the majority, even if justified by fundamentals, may result in large losses, often of borrowed money. It may therefore be rational for market participants to ignore their own information and follow the trend. This is what many financial players do by default, basing their trading decisions purely on the behaviour of price series (algorithmic trading), which can lead to a commodity price bubble.

    There is considerable empirical evidence that points to financial investors’ impact on commodity prices:
    • A number of studies find evidence of commodity price bubbles. Analyses show that position-taking by index investors, that passively replicate the price movements of an index based on a basket of commodities, has an impact on price developments, particularly of crude oil and maize. The fact that these effects are persistent – especially in the case of crude oil – points to the presence of herd behaviour. Whereas index investors were identified as significant price drivers prior to the financial crisis, the importance of money managers (e.g. hedge funds), that follow more active trading strategies and take positions on both sides of the market, has increased since then. This is reflected in the very close correlation between price changes and position changes of money managers since 2009, which is as high as 0.8 in the oil market. Indeed, it has been estimated that speculation currently accounts for as much as 20 per cent of the oil price.
    • Cross-market correlations between currency and commodity markets have increased recently, and point to factors other than fundamentals that are driving commodity prices. Information flows in other financial markets increasingly influence the dynamics of commodity futures. In addition, an analysis of the reactions of commodity prices to announcements of economic indicators shows that, within minutes of an announcement, commodity prices react in a similar manner across different commodity markets that do not have much in common.
    • The behaviour of commodity prices, especially oil, over the business cycle has changed fundamentally. In earlier business cycles commodity prices and equity prices evolved differently. Increases in commodity prices did not occur until well after the trough. In the most recent business cycle, on the other hand, oil prices surged immediately after the trough, even before share prices started to rise. This surge was based simply on the expectation, not the actual occurrence, of an upswing.

    To complement the theoretical and empirical findings 22 interviews were conducted with various commodity market participants, ranging from physical traders to financial investors, but also including a broker, representatives of a price reporting firm and two consultants. The interviewees agreed that the role of financial investors has become more important in recent years. Due to their financial strength, they can move prices in the short term. This leads to increased volatility, which may harm markets and drive hedgers with an interest in physical commodities away from commodity derivatives markets. The increased volatility results in more margin calls and thus higher financing requirements. Although all interviewees stressed the role of fundamentals in medium- to long-term commodity price formation, they conceded that substantial price distortions and herding effects could occur in the short term due to the participation of financial investors. This is also reflected in the responses of several interviewees, who said they paid increasing attention to financial market information. The main conclusion of the interviewed commodity market players was that market transparency needed to be increased. For the United States, this refers especially to the OTC market. In Europe, there is, in general, a greater lack of transparency than in the United States. The adoption of reporting in Europe, similar to that provided by the Commodity Futures Trading Commission (CFTC) – the institution mandated to regulate and oversee commodity futures trading in the United States – in its weekly Commitments of Traders reports would be a big step in the right direction, but more information should also be required about the OTC business. Concerning other regulatory issues, the level of awareness of current discussions on regulation and reform differed widely among the interviewees. Generally, they appeared to have paid more attention to United States regulations, such as the Dodd-Frank Act, whereas only a minority of those interviewed had a clear idea about the European Commission’s regulatory initiatives. There was substantial scepticism about bans (e.g. on high-frequency trading) and position limits. The general belief was that regulations were rather difficult to enforce.

    The analysis clearly shows that information flows play a vital role in commodity price developments. The market distortions described above are closely related to the fact that market participants make decisions under conditions of substantial uncertainty. Therefore policy responses to improve market functioning should concentrate on the following issues:

    • Increased transparency with respect to fundamentals. Although a variety of sources of information currently exist, there is substantial uncertainty in terms of data quality and timeliness, particularly with respect to inventories.
    • Increased transparency in the exchanges and OTC markets themselves. More information should be made available with regard to position-taking and categories of market participants in commodity derivatives markets. This applies in particular to commodity trading in Europe, where transparency lags significantly behind that in United States exchanges. Improved transparency is important not only for market participants but also for regulators, who can only intervene if they know what is happening in the market.
    • Tighter regulation of financial players. Tighter rules internationally would be an optimal scenario, so that regulatory migration could be avoided. Given that the size of financial players’ involvement has a substantial impact on price developments, position limits aimed at restraining the engagement of financial investors in commodity markets may be indispensable in the medium to long run. As appropriate levels are not easy to determine, a first step might consist of position points at which traders would be required to provide additional information. In addition, proprietary trading by financial institutions that are involved in hedging transactions of their clients could be prohibited because of conflicts of interest.
    • Beyond this kind of “soft regulation”, a number of direct commodity price stabilization measures should be considered. As governments and international institutions have access to the same kind of information as the market participants, the establishment of a government-administered virtual reserve mechanism and the possibility of allowing governments’ direct intervention in the physical and the financial markets need to be considered. In financialized commodity markets, as in currency markets, intervention may even help market participants to better recognize the fundamentals.
    • The introduction of a transaction tax system could generally slow down the activities of financial investors in commodity markets.
    All these measures deserve serious political consideration, even if some of the more sophisticated schemes among them may prove difficult to implement quickly.”

    1. David Thesmar, auteur de “Le grand méchant marché: Décryptage d’un fantasme français”… en 2007 (ça ne s’invente pas). Et évidemment, il accumule les prix académiques pour sa clairvoyance.

    2. @Paul Jorion

      NON (enfer et damnation !), LA SPECULATION N’EST PAS UTILE (gaspation !), ELLE EST MÊME (contre toute attente !), NUISIBLE :

      “Gaspation” : Késéksa ?

      1. @Martine

        « Gaspation » : Késéksa ?

        Gasp !

        Quelle inculture !

        Glups ! Gasp !

        Gaspation !
        ” Sale mois de juin décidément. On nous annonce le décès de Charlie Schlingo
        retrouvé mort dans son appartement le 17 juin 2005. Il avait 49 ans. “

      2. “to gasp” : verbe anglais qui signifie “avoir le souffle coupé”

        “gaspation!” : néologisme joriono-schlingoesque qui en dérive = “c’est à vous couper le souffle!”

    3. @Paul

      Le rapport Jacquet, par définition, étant confidentiel, on peut pas en dire grand chose. Tout au plus commenter les propos de Jacquet à Londres rapportés par La Tribune…
      Par contre il y eut un rapport remis à Sarkozy en 2010 et traitant sensiblement du même sujet, même s’il était axé sur la volatilité des prix pétroliers, “typique d’un marché financier”, c’est le rapport Chevalier.
      Lecture sympathique d’un corpus d’une soixantaine de pages avec un certain nombre de propositions qui sont loin d’aller jusqu’à une IPFP, certes, mais qui rassemble toute la gamme des actions de régulation/transparence les plus pointues imaginables en dénonçant explicitement le rôle éminent des acteurs purement financiers dans la déformation des prix. Il va même dans les annexes jusqu’à pointer du doigt le rôle prépondérant des trois ou quatre plus grosses banques d’affaires mondiales dans cette dé-formation des prix… La responsabilité de l’administration Clinton dans la dérégulation et la financiarisation des marchés pétroliers et des commodities en général, en 2000, y est également on ne peut plus explicitement signalée.
      Je recommande particulièrement les annexes du rapport, copieuses et passionnantes…
      http://www.minefe.gouv.fr/services/rap10/100211rapchevalier.pdf

      Ps : “nous avions affaire” écrivez-vous Paul. Vous rêveriez pas d’un petit Falcon pour vos nombreux – et j’imagine usant – déplacements par hasard ? 😉

    4. @Paul Jorion,

      la spéculation promène les prix loin de leurs fondamentaux et bouffe de la liquidité plutôt qu’elle n’en crée. NON (enfer et damnation !), LA SPECULATION N’EST PAS UTILE (gaspation !), ELLE EST MÊME (contre toute attente !), NUISIBLE :

      cela veut dire quoi “promener les prix loin de leurs fondamentaux”? Comment définir et calculer les “prix fondamentaux”? La question est valable pour tous les actifs, immobiliers, actions, obligations, matières premières, etc…

      cela veut dire quoi “bouffer de la liquidité plutôt que d’en créer”?

      Et c’est bizarre parce que je vient de me taper les 80 pages de ce rapport et je ne voit nul part où il est dit que “la spéculation est inutile et nuisible”.

  9. Le problème c est que 90 % (plutôt 98 %) de la population française ne savent pas pourquoi on en est la. Je veux dire par la que peu de monde connaisse l ‘ origine de la crise. Il n’y aucune information ds les média ( ou alors tard ds la nuit ) sur l’origine de la crise. Le jour ou les gens sauront, la ça va bouger. Il faut trouver un moyen d informer les gens,si on veut que ça bouge mais surtout capter leur attention pour qu’ils s intéressent à se qui se passe en grece, espagne, …. Il y a clairement une censure.
    J ai écouté tout à l’ heure une chanson de Renaud ” j’ ai raté téléfoot ” , écoutez les paroles…

    1. Tout cela est parfaitement réglé, aux heures de grande écoute on distille au bon peuple la pensée unique ou zéro c’est selon. Effectivement aux heures avancées de la nuit on arrive à entendre ou voir des choses intéressantes, mais les gens qui se lèvent tôt, le plus grand nombre (chers à notre Président), sont déjà dans les bras de Morphée.
      Mais ne voyez aucune mauvaise intention derrière cela, c’est une question d’audimat et on donne aux gens à voir et à entendre ce qu’ils aiment. Visiblement ils n’aiment pas se prendre la tête avec des affaires de grandes personnes. Le peuple est un enfant, distrayons le et occupons nous des affaires importantes.
      Mais ne croyez pas que le maître soit le plus heureux, il a sur ses épaules la charge des responsabilités et des décisions, l’esclave n’a qu’à se laisser à obéir, tout au plus lui arrive-t-il de râler.

      1. @Joan

        Le peuple est un enfant, distrayons le et occupons nous des affaires importantes.
        Mais ne croyez pas que le maître soit le plus heureux, il a sur ses épaules la charge des responsabilités et des décisions, l’esclave n’a qu’à se laisser à obéir, tout au plus lui arrive-t-il de râler.

        Et alors ? Vous faites ce constat comme un donné, cette situation semble ne pas vous convenir et pourtant, étant un donné, vous vous dites on y peut rien ? Je n´y peux rien, alors autant m´occuper de mon entourage et de moi-même ?
        C´est une pensée horriblement répandue. J´ai par exemple un ami qui se dit de gauche, qui est socialiste, qui a un bon niveau de culture et d´éducation. Cet ami se dit parfois des trucs du genre :
        “les gens sont trop cons, ils devraient pas tous avoir le droit de vote”
        ou encore “il leur faudrait un coup de Le Pen, au moins, là on irait à l´affrontement”.
        Eh ben, joli projet ! Même si je veux bien admettre que pour certains cela semble justifié, je ne pourrais jamais me résoudre à cela, c´est le chemin vers la dictature et prendre de trop gros risques avec des vies humaines.
        Il faut continuer vers l´émancipation, déclencher des débats de fond sur l´économie politique, poursuivre les discussions, écouter les avis,… Constater le manque d´émancipation ne peut qu´inciter à relancer les efforts vers l´émancipation de toutes et de tous, à tous les niveaux.

    2. Bonne chanson Leon, merci!
      Je pense depuis longtemps qu’un des actes les plus révolutionnaires et subversifs qui soient serait de ne plus regarder du tout la TV, qui est quand-même une gigantesque machine à laver le cerveau!
      Sans télé on voit le monde différemment, c’est sûr!

    3. oui c’est vrai mais, les gens ne veulent pas, ça les fait chier l’économie, et le royalisme ils aiment ça.

      1. @noux
        Même réponse qu´à Joan ci-dessus.
        J´ajouterai que ce n´est pas parce que l´émancipation est le chemin qui semble le plus compliqué qu´il ne faut pas l´emprunter maintenant, demain, toujours.

      2. oui bonne réponse c’est la seule solution vers l’éducation, mon constat est juste un peu blasé et réaliste. On devrait rémunérer une activité citoyenne, qui devrait du coup obligatoire et impliquée.
        Un devoir civique obligatoire (2-3 heures par semaine) et avec compensation financière.

  10. Bien
    Il est tard et j’ai un peu de temps
    La situation Grec me renvois à la République de Weimar . Le traité de Versailles qui mettait l’Allemagne à genoux .La crise de 1929 qui accentuait le naufrage. La spéculation étrangère, particulièrement à Berlin, faisait prédation sur l’immobilier ,de quoi exacerber le nationalisme et en 1933, l’arrivée voulue du fascisme comme solution à tous les problèmes des Allemands. Ce qui m’a toujours interrogé, c’est que nous étions en face d’un peuple cultivé qui a choisi la voie des ténèbres avec Hitler et l’on sait ce qui en découla comme souffrance pour l’humanité.( ceux qui ne souviennent pas du passé sont condamnes à le revivre .Elie Wiesel)
    Nos démocraties sont fragiles, et j’ai bien lu que certains sur ce site s’opposaient au pouvoir de la rue , des grandes gueules , il y en a . Pris en terme de constat , ils ont raisons , l’anarchie profite à certains et surtout pas aux faibles , mais ils devraient se poser la question , pourquoi en arrive t’on là , c’est un échec de la démocratie , c’est un dysfonctionnement qui cause cette perturbation et souvent un dysfonctionnement économique.
    Lorsque que vous transformez une république en ploutocratie , c’est-à-dire à la solde des banques et des financiers et opérateurs de haut niveau sur les marchés , la voie est ouverte a l’aventure surtout si ils foutent tout parterre.
    Aujourd’hui , comme en Suisse la population aimerait être consultée sur les grands enjeux de nos sociétés ( économiques, sur le nucléaire ,sur la justice , l’Europe…..) Il y a de quoi faire , mais bien sur c’est risqué pour nos politiques , nos élus contredis par le peuple, on a vu de quelle manière fut tourné le référendum sur l’Europe par une assemblée Nationale godillot.
    En France , j’ai toujours l’impression que nous sommes à la veille d’une guerre civile, les clivages sont bien établis , nos votes sont binaires , droite ,gauche le tout verrouillé par des appareils , quel drôle de mot pour signifier des partis politiques, des machines dont la direction est occupé par des élites ,souvent issus de la bourgeoisie bien nantis même à gauche. Faisant carrière en politique on voit les mêmes depuis des dizaines d’années, place aux jeunes et je n’en fait plus parti , un Raffarin un Chevènement et bien d’autres à la retraite. Les gens votent de moins en moins , on les comprend.
    On sent autour de soit ,monter le mécontentement , les gens ont l’impression de ne plus être maître de leur vie, de subir d’être écrasé par un système de plus en plus complexe.
    Nous sommes de plus en plus informés , internet a changé la donne . Le fait de découvrir que l’on est cocu en général vous rend hargneux . Le peuple grec ne payait pas l’impôt , mais comme l’exemple vient d’en haut
    J’ai un petite entreprise , vous croyez que je suis content lorsque j’apprend que les grandes entreprises ne paieraient que 8 % sur leurs bénéfices, l’autisme a ses limites. Liberté, EGALITEE, Fraternité , c’est aussi cela la démocratie .
    Ma comptabilité je ne la négocie pas , alors que les banques , elles arrivent aujourd’hui a créer de la monnaie à la place des états, il faudra que comme eux je pense à faire de la fausse monnaie, pourquoi se priver
    Et bien , non ,Il ya un monde d’en haut et un monde d’en bas qui subit le gant de velours dans la main de fer.
    Attention DANGER
    Hegel (Les hommes n’ont jamais rien appris de l’histoire)

    Bonne nuit

    1. j’ai toujours l’impression que nous sommes à la veille d’une guerre civile

      Il n’y aura pas de guerre civile tant que les gens pourront continuer à consommer dans les
      super-marchés, et qu’il y aura du crédit pour cela. C’est ce qui explique qu’il est capital de sauver les banques.
      Souvenez-vous juste après le 11/09 aux USA, Double You avait dit aux américains de retourner consommer.
      La consommation basée sur le crédit voilà le moteur du système.
      Le problème c’est que le carburant crédit, produit de la dette qui finit par étouffer le moteur.

  11. Faut trouver un moyen de communiquer notre “indignation” au plus grand nombre. Trouver une accroche comme ils disent ds leur marketing à la con. Faut y réfléchir.

  12. Solutions pour la Grèce (et les autres) :

    1/ Rachat des dettes publiques (et seulement celles-là) par la BCE. (Si la Fed le peut, pourquoi la BCE ne le pourrait pas ?)

    2/ Dévaluation de l’euro, ramené à la parité avec le dollar ou moins si nécessaire. (La reprise US serait si bonne qu’on ne comprend pas pourquoi le dollar serait si bas par rapport à l’euro.)

    Pourquoi ces solutions ne sont-elles jamais proposées ?

    1. 1/ Rachat des dettes publiques (et seulement celles-là) par la BCE. (Si la Fed le peut, pourquoi la BCE ne le pourrait pas ?)

      Que cela soit la FED, la BCE, la BoJ, la BoE toutes ont l’interdiction formelle d’acheter directement des obligations de leurs états respectifs. Elles sont toutes obligées, par loi, à les acheter via le marché secondaire, c’est à dire des banques. Quand elles le font et augmentent par là même la taille de leur bilan, c’est ce qu’on appelle l’assouplissement quantitatif.

      Toutes ces banques centrales ont fait de l’assouplissement quantitatif depuis 2009. La BCE possède aujourd’hui à son bilan en colateral des banques pour environ 120 milliards d’euros en bons du trésor grec. Ce qui fait que la BCE est de loin le premier créancier de l’état grec (même chose que la FED pour les Etats Unis).

      Doivent elles faire plus ? C’est tout le débat. Le QE3 aux Etats Unis a ses partisans et ses opposants. Et c’est plus ou moins la même chose en Europe entre ceux qui veulent absolument maintenir une inflation à 2% (qui est dans le mandat des gouvernements de la zone euro à la BCE) et ceux qui pensent au contraire qu’il faut assouplir.

      De plus, les expériences d’assouplissement quantitatif des banques centrales depuis 2009 montrent que cela a surtout profité aux banques et aux détenteurs d’actifs du capital (actions, obligations, or, matières premières, immobilier) et pas du tout aux travailleurs (pas d’augmentations de salaires et chômage toujours aussi élevé).

    2. 2/ Dévaluation de l’euro, ramené à la parité avec le dollar ou moins si nécessaire. (La reprise US serait si bonne qu’on ne comprend pas pourquoi le dollar serait si bas par rapport à l’euro.)

      Dans un système de changes flottants où les taux de changes sont déterminés par les marchés et non pas fixés par les états il n’y a pas de “dévaluations”.

      Ce qui se passe c’est que quand une banque centrale fait de l’assouplissement quantitatif, les marchés se mettent à vendre cette monnaie et son taux baisse par rapport aux autres. Mais nul n’est capable de determiner à quel taux cette monnaie va baisser en fonction de la quantité d’assouplissement quantitatif annoncée. Il est impossible pour une banque centrale de “fixer” le taux de sa monnaie (par exemple ramenner l’euro à parité égale au dollar). De plus, si toutes les banques centrales font la même chose, l’assouplissement quantitatif n’aura pas forcément les résultats escomptés sur les taux de changes.

      Dans ce système de changes flottants, ce sont les marchés financiers et donc les spéculateurs qui déterminent les taux de changes, pas les banques centrales.

      1. Merci chris06.

        Si je comprends bien, tant qu’on ne contrôle pas les changes et la circulation des capitaux et tant qu’il n’y a pas la possibilité d’eurobons, il n’y a pas moyen de s’en sortir !

  13. “Les « marchés », ce sont les investisseurs : ceux qui disposent du capital. Autrement dit, un sous-ensemble des citoyens”

    Je souhaite réagir à cette affirmation. A mon sens, les marchés ce sont aussi les nombreux fonds de pension qui agissent pour compte des travailleurs. Leur influence n’est pas négligeable. Les salariés attendent généralement une retraite confortable. Autrement dit, les attentes de la part des salariés peuvent, à mon avis, se retourner contre eux.

    Qu’en pensez-vous, Mr. Jorion?

    Bien à vous,

    F.

    1. @ F.

      Bien évident….C’est ainsi qu'”ils” tiennent l’ensemble des retraités (ceux alimentés uniquement par le système de répartition comme les autres mix-répartition+complément Assurance-Vie) par la barbichette……….
      D’où la “tièdeur” de cette partie importante de nos société vis-à-vis d’ un réel activisme dans la logique majoritaire de ce blog qui , en cas de succès = l’explosion du système , aboutirait fatalement à la destruction simultanée de leur ” épargne normale” ( à savoir le livret d’épargne dit “de bon père de famille”…hors toute autre forme de placement)…..puisqu’ “on” a vicieusement démoli la cloison étanche qui séparait les “banques d’épargne”(vers l’économie réelle) et les “banques d’affaires”(vers l’économie casino)…….!!!!
      La restauration de cette séparation ,….à tout le moins la validation d’établissements tournés vers l’économie réelle………( permettant à l’épargne non spéculative=désireuse de se protéger de l’inflation d’être bien séparée de l’épargne-casino ) . ,me semble être UN PREALABLE indispensable à toute action réelle impliquant valablement la catégorie des retraités………

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