REFUSER DE PARTICIPER SELON LES RÈGLES ACTUELLES, par zébu

Billet invité

Je m’apprêtais à transmettre un billet sur une analyse concernant l’impasse actuelle quant aux méthodes utilisées (jusqu’à maintenant) pour transformer la situation économique, sociale, politique, financière désastreuse que nous subissons. Jérome Grynpas et le Yéti m’ont devancé.

J’ajouterais juste à ce tableau quasi exhaustif des méthodes utilisées pour lutter contre les causes et les effets de la crise qu’en France (mais aussi très certainement un peu partout en ‘Occident’) une partie de l’opposition se joint au concert des pleureuses sur le sort de la dette publique et de la croissance, pour entonner in petto le chant de la réduction irréfragable de ces mêmes déficits.

De l’autre côté de l’Océan Atlantique, ceux que l’on dénommait les « indignés » des États-Unis, les ‘révoltés’ du Wisconsin, n’ont pas pu et ne pourront sans doute pas non plus inverser les rapports de force sur la mise en œuvre d’un plan d’austérité par le gouverneur républicain de l’État, Scott Walker, malgré une procédure inégalée de ‘recall elections‘ (élection ‘rappelée’ par les électeurs insatisfaits) par 9 sénateurs de l’État, les républicains étant d’ores et déjà assurés de conserver la majorité au sénat de l’État du Wisconsin. La loi très réactionnaire sur les syndicats publics et le plan d’austérité drastique resteront donc applicables.

Si on y ajoute donc l’incapacité actuelle des indignés à transformer leurs mouvements en actes politiques, les très fortes mobilisations grecques qui se sont toutes écrasées sur le mur, l’échec des grèves et manifestations à répétition sur la réforme des retraites en France, la récupération réactionnaire du pouvoir en Grande-Bretagne face aux émeutes et même la difficulté des révoltes arabes à traduire en programme politique leurs désirs de justice sociale et de lutte pour une meilleure répartition des richesses, force est de constater que tous les moyens, y compris l’insurrection contre les pouvoirs en place, ont été utilisés avec le résultat que l’on connaît : le maintien et même l’accroissement des politiques d’austérité, le maintien et même l’accroissement des inégalités de répartition de richesses.

On pourrait évidemment souligner, comme le fait Jérome Grynpas, que l’absence de corpus idéologique nuit gravement à la santé des révoltes, tout comme l’absence de ‘front commun’ nuirait gravement à l’efficacité de la lutte elle-même, comme le montre le Yéti. On pourrait aussi souligner que la fabrique du consentement chère à Noam Chomsky et Edward Herman marche à plein régime actuellement, permettant ainsi au système de perdurer plus que de raison. Mais ce serait aussi oublier combien de nouveaux médias (internet, téléphonie portable) ont modifié depuis l’analyse de cette fabrique et que les révoltes arabes, dans un contexte bien plus défavorable que la démocratie américaine, se sont néanmoins jouées de cette usine à gaz là.

On pourrait enfin dire que le système est définitivement trop fort parce qu’il retourne chaque opposition à son avantage, que les citoyens sont tous des veaux et qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent, que seul le système lui-même est en mesure par ses propres agissements à induire les transformations qui précipiteront sa chute (la paupérisation croissante des prolétaires, selon Marx, permettra à la fois d’augmenter l’armée des révolutionnaires et à la fois de créer les conditions d’une crise économique qui emportera le système avec elle) et on n’aura toujours pas épuisé le sujet. Car (du moins en Occident) nous sommes notre propre obstacle pour réussir à transformer le système car nous en faisons partie.

C’est là toute la force de la sphère financière : avoir compris que sa meilleure garantie de survie n’était pas un pouvoir incommensurable mais bien d’intégrer le plus possible d’individus dans les rouages de ses machineries. Si la concentration des richesses n’a rien à envier à l’Ancien Régime, la possibilité d’accéder à la richesse actuellement a été étendue à toute personne désirant participer au système de production et de répartition de celles-ci, certes en préservant les privilèges de ceux qui possèdent déjà mais au moins cette possibilité ne relève plus des seules conditions de naissance ou d’appartenance à un État. Illusion, car la majeure partie de la richesse est concentrée dans les mains des 10 % les plus riches mais l’essentiel est bien de faire accroire que l’accès à la richesse est la chose la mieux partagée : c’est ce que l’on pourrait appeler « la base sociale du système ». Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, l’Assurance Vie (AV) en France est un actif financier détenu par 62 % des ménages, juste après l’épargne sur livret.

Soit 17 millions de ménages et 24 millions d’assurés…

Le fait même que les ménages ’employé’ et ‘ouvrier’ soient encore minoritaires (environ un tiers) à posséder une AV alors que les ménages ‘cadre’ le sont à 53 % ne signifie pas, malgré cet accès différent selon les classes sociales, que ce type d’actif financier ne s’appuie pas sur une véritable assise sociale : la plus grande progression entre 2004 et 2010 peut être observée parmi les ménages ‘Autres inactifs’ (soit, en gros, les chômeurs) : de 2,5 % à 18,3 %. Par conséquent, dans ce type de système, toute action s’opposant à ses fonctionnements devra, sous peine de subir une force d’inertie au moins égale à celle que l’action engendre, intégrer ceux qui participent à ce système dans l’élaboration et la mise en œuvre de telles actions. Sur un autre aspect (les retraites par capitalisation), Frédéric Lordon avait démontré il y a quelques temps la même logique : « un effet structurel de verrouillage définitif de la libéralisation financière ».

A moins donc de créer des masses de schizophrènes, toute action aura à cœur d »intégrer cette réalité, pour la transcender. Mais comment dépasser un système où toute action d’opposition pourrait conduire à une ‘mutilation’ (‘auto-mutilation’, en fait) personnelle et collective ?

La réponse pourrait peut-être se trouver dans un certain type de mouvements, conduits au 20ème siècle, pour l’obtention de droits ou de libertés élémentaires : l’absence de participation au système.

Deux exemples. C’est par l’absence de participation aux règles ségrégationnistes dans les transports en commun des États du Sud des États-Unis que les partisans du mouvement des droits civiques ont eu gain de cause, politiquement, quant à la reconnaissance de ces mêmes droits civiques. Et c’est aussi par l’absence de participation (la ‘non-coopération’, selon Gandhi) au système de consommation de coton importé que les Indiens ont porté le fer contre le colonialisme anglais (mais aussi en allant chercher le sel directement à la mer, afin d’éviter les taxes anglaises).

Dans les deux cas, cette absence de participation aux systèmes, l’un ségrégationniste, l’autre colonialiste, a fait s’effondrer progressivement ces deux systèmes, ce qui n’enlève en rien la radicalité des actions menées ni même parfois les rapports de force visant à (dé)montrer la violence intrinsèque de ces deux systèmes. S’extraire des systèmes permet donc de ne plus jouer selon les règles du jeu que d’autres ont définies : cela permet de sortir de la dialectique infernale victime/bourreau et de mettre en avant les logiques mortifères et vicieuses des systèmes ainsi visés par la ‘non participation’.

Concernant la crise actuelle, 2 constats peuvent être faits :

1/ le système politique (en démocratie) a produit la dérégulation du secteur financier, l’a sauvé de la faillite et refuse obstinément ne serait-ce que réfléchir aux possibilités de réguler à nouveau la sphère financière. La consanguinité sociale, le partage de valeurs et d’intérêts identiques, le conformisme, etc. font qu’en dehors des partis politiques dits ‘extrêmes’ (dont les solutions proposées sont aussi ‘extrêmes’ qu’inopérantes sur le système financier), partis au pouvoir ou partis d’opposition se refusent d’affronter radicalement la crise financière. Les élections perdent peu à peu leur sens, à savoir pouvoir trancher entre diverses politiques publiques, puisque les gouvernements élus continuent les politiques menées par les gouvernements battus.

2/ « la base sociale du système financier » permet à celui-ci d’être ‘alimenté’ régulièrement en épargne et surtout de replier les individus sur leurs seuls statuts sociaux, à l’encontre même de leurs ‘désirs’ politiques.

Plus cette base sociale sera large et plus difficile sera la tâche du système politique à réformer le système financier puisqu’en démocratie, c’est la majorité qui décide : dès lors que la majorité se confond avec celle de la base sociale du système financier, celui-ci se verrouille sur lui-même. Pire, celui qui participe à ce système tire profit des malheurs des autres puisque selon un chercheur, « Les contrats d’assurance vie en euros et fonds en euros des contrats multi-supports offrent jusqu’à 4,5 % de taux de rendement sur lesquels les compagnies d’assurance sont déjà allées chercher des frais de gestion. Pour offrir de tels taux, ils ont dû acheter des papiers obligataires plus risqués. Il n’y pas de rendement sans prise de risque. Il y a aussi le jeu de l’État qui est à la fois juge et partie : d’un côté, il encourage l’épargne en assurance vie au travers d’avantages fiscaux et de l’autre une partie de l’assurance vie est investie en bons du trésor français qui est une façon pour l’État de se financer. C’est le mécanisme d’une bulle. ».

Très clairement, la stabilité ou l’augmentation des rendements offerts dépendent donc des difficultés d’autres pays quant à leur dettes (la Grèce par exemple) mais aussi des avantages fiscaux consentis par l’État pour capter cette épargne, soit autant de recettes en moins générant autant de déficit budgétaire supplémentaire, générant ainsi autant de profits et de rendements pour les épargnants, etc. Participer à ce système donc, c’est aussi, involontairement ou non, contribuer à participer à un système de prédation.

Concrètement, les actions d’absence de participation proposées seraient les suivantes :

–         non participation (abstention, vote nul, vote blanc) aux élections tant que des mesures (cf. plus bas) permettant de libérer le politique du carcan financier ne seront pas intégrées dans les débats et les programmes politiques. Si c’est le cas, le citoyen reste libre de déterminer parmi les partis qui proposent de telles mesures son choix politique ;

–         retrait ou arrêt d’alimentation des AV qui alimentent un tiers de la dette française, pour un placement sur un compte courant ou sur de l’épargne réglementée (dont l’objet est de financer des actions d’intérêt général, comme le Livret A avec le logement social), tant que les mesures permettant de juguler la spéculation ne seront pas prises.

Quant aux mesures proposées, elles seraient les suivantes :

1/ stopper radicalement la spéculation et redonner au politique la capacité d’élaborer les choix de politiques publiques, sans être sans cesse sous la pression des marchés : interdiction des paris sur les fluctuations des prix

2/ interdire l’existence légale d’espaces financiers où le droit ne peut plus accéder : interdire les transactions financières avec les paradis fiscaux

3/ stabiliser le système monétaire, qui est à la dérive depuis 40 ans et qui permet non seulement les paris sur les monnaies mais aussi que la concurrence exacerbée entre pays/monnaies ne produise pas autre chose que la montée des tensions financières (bulles, inflation, etc.) et nationalistes : système monétaire de type bancor (au niveau mondial ou européen)

Ces actions et ces propositions permettent de réconcilier le citoyen et le bourgeois. Elles sont simples à comprendre : refuser de continuer à participer avec les mêmes règles. Elles peuvent se mettre en œuvre immédiatement et selon les capacités propres à chacun. Ces mesures sont universelles, tant pour les pays concernés qu’indirectement pour les pays qui subissent les effets de leurs absences (refus d’une solution ‘nationale’ ou nationaliste). Elles se fondent sur des principes simples : refuser un système basé sur la prédation financière, refuser l’assujettissement du politique au financier, condition sine qua non au débat démocratique (sur lequel les opinions personnelles de chacun restent évidemment légitimes). Elles sont simples à mettre en œuvre : signer un manifeste public et agir individuellement. Elles sont légales. Elles sont sûres : à l’inverse de ce que prônait Cantona, les individus ne retirent pas l’argent du système financier (problème de sécurisation des actifs). Ils le transvasent sur un compte à vue non rémunéré (afin de ne pas reproduire les tares mêmes du système de prédation) ou sur de l’épargne réglementée. Elles allient la responsabilité individuelle et l’éthique de conviction. Elles sont pacifiques mais aussi radicales : le retrait des assurances-vie pourrait contribuer à l’effondrement du système financier, ainsi que l’abstention pourrait profiter aux extrêmes pour qu’elles parviennent au pouvoir. Mais dans les deux cas, avec les mêmes règles du jeu, n’aurons-nous pas de toute façon et l’effondrement et les extrêmes au pouvoir … mais en y ayant participé ?

Ces mesures ne préjugent pas des orientations des politiques publiques dont seuls les citoyens auront à choisir, par le biais de leurs représentants désignés, lors d’élections ou lors de référendums. Mais une fois ces mesures prises, alors on pourra aborder concrètement les questions suivantes (entre autres) : la richesse (sa création, sa répartition, sa nature), le travail, la fiscalité, les déficits, la propriété, …

PS : pourquoi les AV et pas d’autres actifs financiers ?

En premier lieu parce que c’est l’actif le plus répandu après l’épargne sur livret. C’est donc le fait qu’il fasse ‘base sociale’ qui est important. L’épargne réglementée, du fait du financement d’actions d’intérêt général, ne peut être concernée, sans compter que ses montants sont plafonnés.

Le second point est éminemment en lien avec la question de la dette publique puisqu’une part majoritaire des contrats sont en euros, au travers des obligations d’État. Or, à travers les obligations, c’est tout le système de mise en coupe réglé des États par la sphère financière qui est abordé, sans compter l’aspect de prédation qui en est généré. Le dernier point tient à la fiscalité de l’AV, fiscalité favorable, qui contribue par ailleurs à des rentrées moindres pour l’État, générant ainsi des déficits budgétaires récurrents, donc ‘structurels’, créant ainsi une ‘rente perpétuelle’.

Avec l’AV, on est donc au coeur du système financier. Et en plein dans sa « base sociale ». Mais aussi pleinement dans les questions qui relèvent du politique.

Partager :

458 réflexions sur « REFUSER DE PARTICIPER SELON LES RÈGLES ACTUELLES, par zébu »

  1. Alors si même ici, et même un éminent membre comme Zebu se laisse aller à cette agaçante manie actuelle d’utiliser les locutions latines en dehors de leur contexte…..

    « in petto » est ici mal utilisé. In petto signifie « dans la poitrine », c’est un terme de théâtre ou d’opéra quand un acteur fait mine de commenter par devers lui, comme devisant avec lui même, mais à haute voix et lors d’un dialogue.

    Or, ici il est utilisé dans le sens « immédiatement » et là « ipso facto » aurai été mieux. Mais rien n’est plus ridicule que d’utiliser du latin à faux. ça fait foireux.

    In petto est à la mode chez les journalistes(espèce commune de perroquets particulièrement moutonniers) et bien sûr, complètement à faux. Un peu comme « deus ex machina » dont les plumitifs médiocres se gargarisent en l’utilisant dans le sens de….ordonnateur occulte. Alors que ça n’a rien à voir.

    Merci de rester simple, ça ne mange pas de pain.

      1. @Julien

        Enlève les pages roses à Lordon et tu fais chuter la forme lordonienne de quelques points chez S&P. Et si tu fais sauter son triple A formel, la signature… ben… (joke)
        Bézu j’ai pas encore lu. Un petit armagnac d’abord pour la route, une douche fraiche après (Bézu pas l’armagnac).

      2. Ils doivent bien rire les tenants du système lorsqu’ils voient des « Jorionphiles » donner un petit coup de pied, même sous couvert d’humour, à Frédéric Lordon. Mais il doit bien aussi exister des « Lordonphiles » capables de la même chose pour Paul Jorion…. Pathétiques !

      3. Cher monsieur Dufour, je vous conseille de regarder l’émission « Dans le texte » d’Arrêt sur images avec pour invité Frédéric Lordon répondant à la critique de Bernard sur l’usage abusif des latinismes dans ses textes, ce qu’il reconnait volontiers, ça vous évitera les commentaires pathétiques pour tenter de semer la zizanie en voyant des « coups de pied » cachés partout !

      4. @julien alexandre

        Vous avez l’air d’être quelqu’un de gentil qui aspire au bonheur des autres.
        Mais le côté « je donne les bons points ou les mauvais  » est parfois très dérangeant pour ne pas dire plus. Il n’a d égal que la police de la pensée de George Orwelll.

      5. @ Pierre-François

        Lorsque certains tentent bêtement d’instrumentaliser un propos à des fins zizanesques, je le fais savoir. Et puis pour que la routine « good cop/bad cop » fonctionne, il faut bien qu’il y ait un bad cop, non ? 😉

      6. @eric dufour

        Désolé si j’ai froissé de la tôle lordonophile. Sans doute aurais-je dû traduire ma parenthèse bien malheureusement anglophone dans le dialecte ad hoc au gout friedrichophile. Je finissais donc par :

        ben… (iocum)

        Tain ! susceptible le lordonien ces temps ci…

      7. Cher Monsieur Julien Alexandre,

        1) Je maintiens l’adjectif que j’ai employé pour qualifier vos commentaires respectifs. Il sont en effet particulièrement pathétique au regard de la situation actuelle.

        2) Il n’est nullement question pour moi de vouloir semer une quelconque zizanie; c’est l’existence d’une telle zizanie que je déplore et je dois constater que vous faites une utilisation fallacieuse de mes propos.

        Cher « vigneron »,

        Ne vous inquiétez pas, vous n’avez froissé aucune tôle « lordonphile » car, je ne suis pas particulièrement « lordonphile » ni « jorionphile » d’ailleurs. J’admire beaucoup Frédéric Lordon et Paul Jorion. Je trouve leurs analyses, précises, argumentées, complémentaires et très pertinentes au regard de la situation actuelle. Toutefois, je ne suis pas d’accord sur tout.

      8. @ Eric Dufour

        Vous pouvez maintenir ce qu’il vous plait, je maintiens moi que les petits commentaires à deux balles qui voient le mal sous un trait d’humour et se targuent de venir donner des leçons de morale sur la « situation actuelle » sont du fait de commentateurs qui cherchent la petite bête pour le plaisir d’emmerder le monde. Quand ce ne sont pas les traits d’humour, les reproches se concentrent sur le fait d’utiliser l’anglais. Au nom bien sûr de « la situation actuelle ».
        Rideau

      9. Hhmm…
        Je vous ferais néanmoins aimablement remarquer que Lordon est de moins en moins latin dans le texte.
        (ou fortasse ne vois-je plus le latin tout comme lorsqu’une langue devient suffisamment fluente..
        D’ici que j’ai des aieuls dans la religion… L’horreur absolue. Medice cura te ipsum. )

      10. @ Julien Alexandre
        Quand pierre-François vous traite de police de la pensé je n’ai pus qu’éclater de rire . Et chaque fois que je lis ce blog je tangue entre humour et désespoir. Mais sur Frederic Lordon vous pouvez dire se que que vous voulez vous ne risquer aucun procès. L’apanage du néolibéralisme c’est de protéger. les imbéciles.

    1. Et « grosso modo », c’est l’expression favorite de Lordon non ? vous en pensez quoi moi j’adore.

      C’est beau l’italien ; « In petto », ma grand mère l’utilisait et ça sent la naphtaline, et mort à venise.

      ipso facto, et derechef, trouvé chez Stendhal.

    2. non mais Pierre, tu vas pas te mettre à jouer les casse noisettes non ?
      euh casse noisettes avec ou sans trait d’union 😉

    3. Négatif.
      ‘in petto’ signifie ‘en pêtant’, en vieux latin.
      De sorte que les trompettes opposantes sont quand même bien mal embouchées …
      Donc/t acte (II).

      1. @Zebu

        Errare humanum machin chose mais perseve…ect…

        Zebu, l’orgueil c’est pêcher mon ami.

        En fait, In petto est même un terme clerical à la base. Qu’est ce que tu viens nous inventer des vieux latins.

        @Julien.
        sur le fond, c’est trop long. Je trouve personnellement stupide et inadmissible de s’abstenir de voter car conforme aux souhaits justement de ceux qu’on est supposé punir.
        En ce qui concerne les révoltes qui se briseraient sur les murs de l’ordre bourgeois, laissez moi rire. On est encore loin de Spartacus, de la Commune ou de Rosa Luxembourg.
        Si les Grecs ou autre ne sont pas capables de se bouger plus que ça, alors qu’ils se mettent dans les chaines de suite.

        Quant à nous, c’est demain.

        En ce qui me concerne, la seule solution est le regroupement d’un comité de salut public ou de CNR incluant toutes les tendances de la résistance à ce nouvel ordre aristocratique. Du FN au NPA. Que ces gens là s’unissent sur un mot d’ordre simple pour prendre la présidence en 2012. Ce mot d’ordre est très simple, il s’appelle referendum, référendum et encore référendum.
        Le président proposé par cette alliance s’engagera, en cas de victoire, à proposer des référendums sur des sujets précis concernant la démocratie dans l’UE, la règlementation financière, le sort fait à la dette et même des réformes constitutionnelles

        Si toutes les grandes gueules, de Meluche à Nicolas Dupont-Aignan, Marine Lepen, Besancenot mais aussi certains socialistes, écologistes et umpistes, sont incapables de générer ce mouvement là, qu’ils restent à la buvette de l’Assemblée.

        Et là, la solution de Cantona révisée sera la bonne.
        L’idée de retirer son pognon en liquide n’était pas viable. Mais ouvrir un compte dans une banque non commerciale comme la Poste ou une banque coopérative, puis faire virer au jour J tout son crédit sur ce compte là, ça, ça serait très dur pour nos rentiers et leurs bergers.

        @Edith
        Comme chez JFK, la complaisance personnifiée.

      2. @ Kerjean :
        Parce que voter pour une alliance merluche-Le Pen c’est moins risible ?
        On frise le ridicule, là …
        « En ce qui concerne les révoltes qui se briseraient sur les murs de l’ordre bourgeois, laissez moi rire. On est encore loin de Spartacus, de la Commune ou de Rosa Luxembourg. » : beaux exemples s’il en est de révolution ayant réussie, il est vrai …
        La dictature du référendum, y a que ça de vrai : ben tiens, va demander aux immigrés ce qu’ils en pensent aussi, en Suisse.

      3. Pfff,

        Pas etre bon, non pas bon. Hugh !
        Homme Blanc a Bosse Bison vouloir Guerrier Sioux, partager tout de suite maigre réserve nourriture hiver ?
        Enfant et femmes pas etre assez rapide pour prendre part pour eux.
        Grands Guerriers rapides et forts auront grosses part, autres faibles auront disputes entre eux pour arrracher miettes aux chiens, avant entretuer eux.
        Si voleurs autres tribus, venir la nuit avec complicité traitre guerrier piller réserve et grands guerriers pas réagir, peuple comprendre etre seul.
        Peuple multiplier lentement zones reserves proche tentes , zone solidarite lente à construire, obliger voleurs venir dans tente local pour voler, voleurs peu nombreux, pas pouvoir se multiplier comme se multiplie zone réserve.
        Voleur local vite démasqué.
        Voleurs vouloir toujours corrompre guerrier chef, multiplier corruption chefs local couter cher, car vite démasqué-obligé vite remplacer.
        Voleurs aimer brutalité, aimer chaos, aimer cacher dans foules, haïr petit village eux très visible dans village.
        Idée Homme Bosse Bison bizarre… Pas assez être comme homme indien dans nature, trop calculer comme homme Blanc ! Homme Bosse Bison retravailler copie Hugh !

    4. … et pour poursuivre dans la cuistrerie – il n’y a pas que le latin qui le permet, il y a aussi le grec… – j’adore la récente manie journalistique d’utiliser « éponyme » à contre-pied et à contre-sens : ils vous sortent sans barguigner, à propos de la capitale grecque placée sous les auspices d’Athéna : « la cité éponyme », alors que c’est la déesse qui a donné son nom à la cité, et non l’inverse. (Je cherche un exemple plus actuel, mais n’en trouve pas… )
      Le plus souvent le terme « homonyme » ferait parfaitement l’affaire, mais c’est plus fort qu’eux, faut qu’ils se la pètent…
      Allez ! webmestre, accomplis ton odieux office et fais sauter mon commentaire…

      1. Et la manie de l’anglais:
        shorter, face to face, top-down, bottom-up
        forking, landgrabing, forcing, physing, etc… par centaines.

        Noble l’anglais, distingué l’anglais, classieux. l’anglais….
        Il y a aussi des cuistres avec une langue moderne.

        Nous ferions mieux d’admettre une procédure de création de mots nouveaux,
        par francisation, ou par détournement et extension du sens.
        A utiliser avec parcimonie, pour rassurer les gardiens attitrés…
        Mais c’est strictement interdit. Le français est aussi une prison où les snobs
        traquent le populisme.

      2. Oui, tiens, Daniel.
        Je viens d’en voir arriver un nouveau : le quick-win.
        Dans la série des « nouvelles » méthodes de management.
        On arrête pas l’enfum.. progrès.

      3. C’est vrai que pour suivre des débats sur la finance ou l’économie il manque un glossaire des expressions en anglais .
        PJ : pourriez vous faire ?

        En attendant , ce serait bien de donner l’équivalent en français , car je pense que cela doit être possible .
        Tous ces mystérieux termes doivent être utilisés pour décourager le néophyte qui cherche à comprendre , je veux dire le béotien ,enfin l’ignare , et dissimuler toutes les acrobaties plus ou moins honnêtes de nos as de la finance …

        Bn.

      4. @Zebu et JULLIEN

        Vous vous étoufferez dans votre conformisme et votre rebellitude de bac à sable..
        Je suis consterné par vos raccourcis et amalgames type « rouge-brun » . Si c’est pour lire des stupidités pareilles, autant ne plus venir ici et rester sur l’Obs ou Le Monde.

        Heureusement qu’entre 41 et 46, le CNR a été plus intelligent que vous. De Fresnay à Tangy, ils ont su la faire l' »alliance rouge-brun ». Et nous en jouissons encore des bénéfices.

        Votre position est ridicule et indéfendable: « luttons contre les salops de l’umps , mais bon, ceux qui sont pas umps, beurk ». Dérisoire et pitoyable.

        Vous me rappelez le « marais » lors de la révolution française.

      5. @ Kerjean

        On s’en doutait depuis un bout de temps que ça vous plairait bien une petite alliance avec le FN. Merci pour la confirmation. Effectivement, « autant ne plus venir ici ».

      6. @Alexandria

        vous êtes prise vous même à votre propre jeu.

        « Sans barguigner » signifie ‘sans marchander », je ne vois pas ce que ça vient faire dans votre phrase.

      7. @Jullien

        à force de faire le flic du blog vous vous en croyez propriétaire.

        Sachez que je viens ici à 99% pour lire Jorion, et pas pour connaitre votre tendance sur les convenances politiques.

        Il se trouve que Jorion est infiniment plus audacieux, novateur et surtout modeste que vous.

        Souhaitez vous que je vous fournisse le lien où LUI MÊME évoque la formation d’un CNR sur le mode de ce qui s’est fait lors de la dernière guerre.

        Vous ne pouvez pas constater,d’un coté, qu’il y a des forces négatives à la démocratie et à la république ayant abandonné toute volonté face à la finance et de l’autre, refuser une alliance objective de toutes les résistances dans un seul but: celui de faire parler le peuple.
        Pourquoi ce qui fit possible lors du référendum sur le TCE serait sacrilège en ce qui concerne la présidentielle.

        Je vous le redis, il s’agirait d’une simple alliance visant à soumettre aux Français des points essentiels de leur avenir et qui, de plus, seraient consensuels de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par le centre, que d’ailleurs, par raccourci totalement malhonnête vous excluez de mon propos.

        Maintenant, vous avez le droit à vos idées, mais ici, je considère que vous n’avez le droit ni à la malhonnêteté intellectuelle, ni de pratiquez l’ironie méprisante envers les participants, ni de fixer « la ligne » surtout quand elle rejoint la plus navrante bien-pensance cucul. Vous n’êtes jamais qu’un gardien, pas le patron.
        Je trouve que vous avez tendance à l’oublier ces derniers temps.

      8. @ Kerjean

        Il se trouve que Jorion est infiniment plus audacieux, novateur et surtout modeste que vous.

        Souhaitez vous que je vous fournisse le lien où LUI MÊME évoque la formation d’un CNR sur le mode de ce qui s’est fait lors de la dernière guerre.

        Oui, merci de me fournir le lien où Paul Jorion prône une alliance rouge-brune avec le FN !

        Quant aux leçons, en effet, je les donne, je ne les prends pas. Chacun son caractère, hein Kerjean !

      9. Kerjean, Julien à raison. Vous croyez vraiment que le CNR s’est fait avec l’extrême-droite ? 99 % de l’extrême-droite était en prison, attendant d’être jugée pour collaboration. Ceux qui n’étaient pas en prison étaient en train de courir très vite : lisez « Nord » de Céline, où il explique à quelle vitesse il courait.

      10. @Kerjean

        d’une simple alliance visant à soumettre aux Français des points essentiels de leur avenir et qui, de plus, seraient consensuels de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par le centre…

        N’oubliez pas les royalistes, mon cher, on fait pas mieux dans l’genre souverainiste et « Union Nationale », et pis les vrais hein ! pas les crypto-orléanistes libéraux de l’ex-UDF ! Non une Nouvelle Action Française bien burnée ventredieu ! Tous derrière le prétendant au trône ! à mort la chienlit ! à mort la Gueuse vérolée ! Tous avec le Prince de… euh…la princesse d’… euh,,, le duc ? tain mais kikcé au fait ?
        Brun Blanc Rouge ! (BéBéaR pour s’rappeler)Tayau tayau ! Tous derrière et Lui devant ! Le p’tit ch’val blanc…
        Et pis, blanc sur rouge rien ne bouge alors que rouge sur blanc, ben tout fout l’camp…

      11. Content qu’on fasse un peu le ménage avec le parti d’extrème droite , je note cependant que ceux qui faisaient que le PC était à plus de 20 % à la libération , sont en assez grand nombre devenus les pourvoyeurs de voix du FN .

        Ce qui confirme que le mieux passe par des perspectives simples ( mais pas simplistes , c’est la difficulté ) portées par un vocabulaire courant qui traduise au premier degré la difficulté et le bon sens des gens .

        Je crois qu’une majorité de français de tous bords ont compris que l’avenir se jouait maintenant , qu’ils sont prêts ( quoi qu’on en dise ) à des efforts accrus ( soit fiscalité ) si celles ou ceux qui leur présentent le menu un peu douloureux , leur donne la conviction que l’effort et justement réparti et contrôlé ,, pour obtenir à terme convenu un système qui leur redonne les manettes ici , en Europe et de par le monde , et un monde un peu mieux préservé pour leurs descendants .

        Est ce que les pistes proposées répondent à ça ?

        PS : sur le vote que l’on n’exercerait pas , j’ai déjà donné mon point de vue . Le droit de vote a été , est et restera pour moi mon deuxième acte de naissance .Je ne serai jamais le Faust de ce droit là . L’ignominie , c’est de ne pas faire respecter son vote . Elle a eu lieu . Le vote n’y est pour rien .Les Assurance Vie peut être . Sur ce volet  » politique institutionnelle  » , j’opte et de loin pour la solution Constituante chère à Etienne Chouard …sans tirage au sort , dans la foulée d’un remue ménage un peu violent qui n’aura pas perdu son temps s’il parvient à inscrire dans notre nouvelle constitution le vrai RIC .

        Sur l’utilisation du terme épargne , je crois que le bon étalon est Jducac : jamais personne ( sauf quelques saints comme vous et moi ) ne comprendra qu’il doive se faire Hara Kiri de l’épargne que son travail lui a permis . Par contre , s’il est raisonnalement honnête et soucieux d’autrui ( ce qui arrive quand même assez souvent ) , il est à mon avis ouvert à l’information de l’utilisation extravagante de son épargne par des circuits obscurs et à l’idée que le trop de gain sans cause entraîne forcément une catastrophe à terme qui l’emportera comme les les autres . Tout ce qui contribue à désolidariser la grande masse de la population des heureux manipulateurs du sytème est donc bon à prendre , à présenter simplement , à peser dans la mécanique , et à propulser par tous media ( politiques , associatifs , syndicaux , religieux , artistiques , culturels …).Je crois à une réceptivité de masse de cette arme .

      12. Je confirme, le CNR n’a rien à voir avec l’extrême-droite. La formation la plus « à droite » entrant dans sa composition fut la Fédération républicaine (Jacques Debû-Bridel). dans les années 30, c’est un parti très à droite, certes, avec parmi ses membres des gens peu recommandables (comme Vallat, Henriot, taittinger…), certains antisémites, mais avant tout nationaliste, ce qui le fera basculer pour une grande partie du coté de la Résistance.

        L’exemple type est celui de Marin, très proche de l’extrême-droite dans les années 30 (ligues,action française…) mais qui refusera l’armistice et prônera au sein du gouvernement Daladier la poursuite du combat avec Mandel par exemple.

        Pas d’extrême-droite au sein du CNR donc… C’est une erreur historique grave.

        CM

      13. En parlant d’erreur, en juin 40 c’était Reynaud et non Daladier, le Président du Conseil…

        Mea Culpa, Mea Maxima Culpa (en me frappant la poitrine bien sûr 😉 )

        CM

      1. les gars , pour les bons mots , les querelles sur le ; le ^ ou !? :, le blog de « passou » pierre assouline et le blog des correcteures linotypistes (« touche pas à mon prote ») c’est sur Lemonde pas ici … ^^ »

    5. kerjean : voilà une intervention utile.. au vocabulaire, mais pas vraiment à ce qui fait le fond de ce billet ! Vous auriez voulu troller que vous ne vous y seriez pas pris autrement…

  2. Plutôt que non-participation, je dirais participation au système en exploitant de manière systémique toutes ses faiblesses et portes dérobées crées sciemment par les ‘fous’ (je ne vois pas de terme plus approprié ! Vous avez parlé de légalité, c’est un point clé pour « pourrir » le système. De plus, je mettrais plutôt en avant le fait d’agir pour construire le système du futur qui dans ses attributs aurait ceux de juger et garantir que les efforts consentis ne se feront pas au détriment de ceux qui les auront réalisés…. Simple, aussi 🙂 L’effort principal sera de dénoncer les mensonges du système pour convaincre le plus grand nombre de sa chute ou de sa transformation en cours dans un système où le mensonge sera la loi… une vrai logique systémique appliquée à l’action.

    1. Anatine Shan,

      Je pense comprendre votre idée. Mais j’y vois une faiblesse. Ce système est amoral. Il se fiche totalement de ses faiblesses. La meilleure preuve est qu’il paye grassement tous ceux qui profitent de ses faiblesses, erreurs et contradictions. L’une de ces formes de paiement est un arbitrage.

      Appliquer votre idée est devenir un néolibéral. Vous seriez parfaitement intégré dans la théorie comme l’un des moyens de contrôler toute faiblesse du système et corriger tout écart.

      Sur ce, j’associe votre idée à une très grande colère contre ce système. Je la partage.

      1. Anatine Shan,

        Ma réaction habituelle est de ne pas comprendre. L’anomalie statistique chez moi est comprendre.

    2. « L’effort principal sera de dénoncer les mensonges du système pour convaincre le plus grand nombre de sa chute ou de sa transformation en cours »
      C’est ce que fait le taulier !!
      Le job est déjà pris, désolé. 😉

  3. Combien de lecteurs et de commentateurs de ce blog sont-ils adhérents à une confédération syndicale (et ce n’est le choix qui manque en France) ou à un parti politique (et ce n’est le choix qui manque en France).
    Pour peser, infléchir le cours des choses, il faut être organisé. Une confédération syndicale qui regroupe 2000000 de salariés, c’est tout autre chose…
    Vous êtes indignés, en colère, rien ne va comme vous voulez ? Organisez-vous.
    Si vous ne pouvez pas payer 100 € de cotisation par an, c’est parce que vous ne le voulez pas.
    L’atomisation n’a jamais fait avancer les choses. Les combattants en chambre et les fureurs solitaires sont vains. En face, eux, ils sont organisés. Très bien.

    1. Le « Système » est tout a fait préparé et organisé pour acceuillir toute nouvelle organisation …il te la financera meme ! Ca ne sert a rien …
      Seule les solutions individuelles le laisse impuissant ..il va bien interdire les yourtes et les cabanes , mais il se heurte aus structures inferieures qui défendent leurs dernieres classes ….
      Le système ne vous plait pas …COurage ..Fuyez !! Meme pas besoin de prendre le maquis , gardez un pied dans le système (le gauche , ça porte bonheur) ….et vivez comme vous l’entendez si m’en croyez … cherchez ne position optimisée pour la chute a venir , couvrant un max de modèles . éloignez vous des mégapoles , produisez une part de vos besoins , c’est plus jouissif qu’on ne le pense …Le temps et l’espace sont les seuls luxes , le reste laissez le aux rats des villes .

      1. @Kercoz

        Vous avez bien conscience qu’il va vous falloir aller en Mongolie pour échapper aux rats des villes, quand ils auront faim et que la chacun pour soi règnera ? Ou alors c’est qu’il doit y avoir une très légère faille dans votre « raisonnement »…

      2. Quelqu’un qui n’a pas mangé depuis 3 semaine parce qu’il n’ y a plus de carburant …aura du mal a faire plus de 20 bornes , surtout avec des barrages a chaque entrée de village .
        100 départements = 200 villes = 2000 banlieues /émeutes …. je ne suis pas sur qu’on ait 100 uniformes meme bedonnants pour mater ça …..
        Donc pas besoin d’aller trop loin pour éviter les pires scénarii …..quand aux scénarii intermediaires , ça peut etre assez cool en fait.
        Pourquoi perdre du temps ou attendre la mise en place de contre pouvoirs …vivez ! Vivez comme il vous plait , n’ attendez pas , …tant que le système ne vous l’interdit pas , faites vous votre vie en marge et avec la marge que vous décidez !
        La meilleure solution collective est individuelle …et surtout mefiez vous de toute organisation.Le jeu étant de raccourcir les circuits production /consommation ….

      3. Vos propos démontrent que l’action collective est devenue malaisée..
        Nous ne sommes plus en 1789, inutile de réchauffer les plats que l’histoire ne repasse pas.
        Nous vivons dans l’ére « post-moderne », la référence s’articule sur le passé, cette ère peut durer jusqu’à l’ultime explosion du soleil. Cette dénomination est une manipulation ou un aveu d’impuissance de définir un projet civilisationnel.
        Nous somme coincés dans la passivité collective de consommation par l’illusion de notre autonomie individuelle.
        Tous en vacances en même temps, tous sur le chemin du boulot aux mêmes heures, toutes les TV qui passent les mêmes programmes. Tous incités à « customiser » nos intérieurs selon la dernière mode design, tous libérés par la psychanalyse, (euh votre coach est-il d’accord ? ) etc…

        Vous prônez donc le droit de refuge individuel hors du système, chacun pour soi.

        Mais si on arrive à mener une seule action commune massive et déstabilisante pour le système, comme vous le déclarez, le système s’adaptera. C’est à dire qu’il changera et c’est ce changement que beaucoup souhaitent.
        La question est donc : comment susciter des actions individuelles massivement synchronisées et significatives ?

        Cela nécessite une campagne pédagogique et motivante. Un seul mot d’ordre, pas Le grand soir, ce n’est plus dans nos moeurs. Il faut prendre au mot les banques qui se disent « éthiques », il y va de leur crédibilité. En outre cela manifestera la volonté populaire de changement. Il n’y aura pas de perte globale pécunière, l’argent placé dans ces banques restera dans le circuit mais les autres banques sentiront passer le vent du boulet.

        Il en existe en Belgique et dans différents pays, (le répertoire sur Wikipedia est incomplet) renseignez vous, je ne puis faire de pub.
        Bien qu’une petite analyse critique sur ce blog serait utile pour savoir si ces établissements sont vraiment ce qu’ils prétendent.
        Si oui, transférons notre épargne chez eux.

        Certaines campagnes se sont heurtées au scepticisme mais dans la durée elles ont enfoncé un coin dans le système, je pense en Belgique, aux produit labellisés  » éthique », bananes, café, vêtements, maintenant vendus en grandes surfaces.

        Rassurez-vous je n’ai aune action dans ces banques.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_europ%C3%A9enne_des_banques_%C3%A9thiques_et_alternatives#cite_note-0

        Ou tapez sur Google: banques éthiques, mais il y a usurpation du terme et il faut démêler les véritables de celles qui utilisent abusivement le terme pour racoler le pigeon.

      4. Ou tapez sur Google: banques éthiques, mais il y a usurpation du terme et il faut démêler les véritables de celles qui utilisent abusivement le terme pour racoler le pigeon.

        Absolument vrai ! J’ai découvert tout récemment qu’une d’entre elles été liée à un mouvement sectaire ! Il y a à boire et à manger dans cette « éthique » là…

      5. @Nicks

        Kercoz. Vous avez bien conscience

        Aoutch ! Tain le hiatus d’enfer ! Dommage pour les tympans…

      6. @Kercoz :
        Pouah, le survivalisme comme base révolutionnaire …
        Sûr qu’on est pas sorti de la mouise avec ça.

      7. Autant vous suscitez ma curiosité quand vous mettez en avant vos théories (complexité, Chaos,…) en tant qu’outil d’analyse, autant vous suscitez ma répulsion (attracteur négatif) pour les actions que vous prônez : « Le système ne vous plait pas …COurage ..Fuyez !! »

        C’est la meilleure manière pour que rien ne change… Vous rendez-vous compte que vous reprenez les idées des libertariens les plus durs ? (Rothbard…)

        « Prenez l’idée : moi, j’aurai ma petite boutique et je me fiche de la société. Mais la société ne se fiche pas de vous, elle vous impose la pollution, le bruit, les impôts, peut-être la guerre. L’«individualisme» est de l’infantilisme. » Cornelius Castoriadis, Une exigence politique et humaine (1988) in Une société à la dérive

      8. @Fujisan:
        La structure du système crée une aliénation (auto -servitude pour faire court). Cette aliénation nous contraint a un comportemental insatisfaisant et traumatisant en minimisant notre individualité …..A partir du moment ou les souffrances sont suffisamment grandes pour chercher a rompre la servitude , il me semble qu’il fait AGIR individuellement pour changer son comportement et retrouver un equilibre suffisant .
        « Qu’est ce qui nous meut  » ? La force du système comme de la police (VIDOCQ) tient au fait que les individus ignorent sa faiblesse . ….. Faire des AG, des syn,dicats …réunir 50% de la popu ne changera rien sauf peut etre d’aliénation …. Changer de comportement en faisant confiance au mimétisme naturel , permet d’ atténuer immédiatement sa douleur .
        Je ne suis pas « survivaliste » , parce que je pense que la déplétion énergético-économique actuelle sur notre région est trop faible (env 3% /an) pour induire des délitements importants a court terme (ils devraient survenir ds 20/30 ans) et que cette pente est anesthésiante et créera un effet de collage sur l’ancien modèle .Donc en gardant un pied ds le système (le gauche) , il est possible d’ survivre ou meme vivre sans craindre le prochain « wagon ».
        Cette solution peut paraitre egoiste et elle l’est ….mais c’est , pour moi , LA SEULE solution paradoxalement « GLOBALE » …. C’est une position de repli sécurisante individuellement qui de facto (je peux ?) est un implant de solution collective …et toujours paradoxallment si l’on ne cherche pas a la structurer collectivement : ce sont les recherches individuelles (responsabilisantes) qui créent les positions futures pertinentes …on ne pré-voit pas la vie ! enfin on ne devrait pas , on voit ou ça nous mène .
        Ma proposition effraie parce qu’elle remet en cause IMMEDIATEMENT le confort relatif de notre immediateté …c’est ce qui sauve le système .
        Si l’on examine le système et son » pouvoir », on trouve tres peu d’organes dirigiste repressif ou coercitif ! il y a moins de chiens que pour un troupeau d’ovin ..Qu’est ce qui nous meut ?

      9. @Kercoz

        Vous êtes dans l’illusion y compris si vous pensez avoir construit une forteresse auto-suffisante. La chacun pour soi, c’est l’ultra-violence et il n’y a pas beaucoup de gagnants…Ils vous trouveront, n’en doutez pas une seconde.

      10. Ce qu’il y a de bien avec les échanges Vigneron-Kercoz, c’est que ça ne donne pas envie de sortir… 🙂

      11. KERCOZ,

        Vivre comme bon semble à tout à chacun, encore faudrait il savoir ce qu’est vivre… Travailler pour consommer n’est plus la clé semble-t-il, mais à vous lire, il semblerait que vous ayez la nouvelle clé…

      12. Cela me fait penser à un reportage entendu hier sur une radio FM, ici, en Bretagne.
        Un Américain âgé décrivait comment sa famille s’en était sortie sans trop de souci pendant la dépression de 1929.
        Ils exploitaient simplement les richesses naturelles à leur disposition.
        Le nombre d’habitants au Km² risquent d’avoir bientôt une importance vitale.

      13. @ kercoz
        Pour reprendre les exemples cités par Zébu (Gandhi, MLK), ils ont su insuffler un mouvement englobant non seulement les oppressés, mais aussi une partie de ceux qu’on rangerait du côté des oppresseurs (des Anglais, des bancs). Si votre voisin maltraite sa femme, vous faites quoi, kercoz ?

        « C’est pour toutes les existences que l’esclave se dresse, lorsqu’il juge que, par tel ordre, quelque chose en lui est nié qui ne lui appartient pas seulement, mais qui est un lieu commun où tous les hommes, même celui qui l’insulte et l’opprime, ont une communauté prête (…) Dans l’expérience absurde, la souffrance est individuelle. A partir du mouvement de révolte, elle a conscience d’être collective, elle est l’aventure de tous. Le premier progrès de l’esprit saisi d’étrangeté est donc de reconnaître qu’il partage cette étrangeté avec tous les hommes et que la réalité humaine, dans sa totalité, souffre de cette distance par rapport à soi et au monde. Le mal qui éprouvait un seul homme devient peste collective. Dans l’épreuve quotidienne qui est la nôtre, la révolte joue le même rôle que le « cogito » dans l’ordre de la pensée : elle est la première évidence. Mais cette évidence tire l’individu de sa solitude. Elle est un lieu commun qui fonde sur tous les hommes la première valeur. Je me révolte, donc nous sommes. » Albert Camus, l’homme révolté.

      14. @Nick:
        ////////// Vous êtes dans l’illusion y compris si vous pensez avoir construit une forteresse auto-suffisante. La chacun pour soi, c’est l’ultra-violence et il n’y a pas beaucoup de gagnants…Ils vous trouveront, n’en doutez pas une seconde. /////
        C’est du TINA votre truc !
        Je ne prone pas du tout le survivalisme !
        Juste un ex : Je prends du recul par rapport au système , mais un peu trop vieux pour fuir plus loin … je vends du livre et de la CPA au 2/3 sur le net ……plus jeune je fuirais ds lme 32 ou le 82 avec mon stock ..mais j’ai retapé 3 barraques et je fatigue …..25 bornes de Bx , un peu trop près … en ce moment j’ai un max de fruits et de lègumes …acces a un vieux verger , 15 kg de tomates et cougettes /jours …. donc , cuisine , conserves et congélation (puisqu’il y a du jus ! ) ….je bosse moins sur mes catalogues , ,et ferme plus souvent la boutique …….
        Je ne parle pas d’auto-suffisance intégrale , mais d’activités multiples , de raccourcir les circuits , de vider le système de sa substance ..le système n’est pas une entité macchiavélique …LE SYSTEME C’ EST NOUS !) …. il se construit suivant la dynamique que nous lui indiquons ….il suffit (!) de rompre le feed back pour l’infléchir …et ça ne se peut faire en se syndicant et en persistant dans la participation à ce système …..Il ne faut pas militer …on va payer plus cher un service ou un produit , non pas par idéologie mais par affection ou parce qu’il est plus près , qu’on ne perd pas de temps …
        Si ces comportements forment un réseau …c’est qu’ils sont necessaires et vertueux …. pas par volonté de soutenir une « cause »……On ne soutient que les causes qui « tombent » ….REFUSER TOUTE SUBVENTION . Une cause subventionnée est une cause perdue ou squattée.

      15. @Kercoz

        Mais vous n’êtes pas seul sur Terre. Le problème de ne plus avoir de structures, c’est que vous serez seul si quelqu’un qui n’a pas tout à fait la même vision de la débrouillardise que vous, vient un jour se servir chez vous, sans demander. Le Far-west ça vous tente ? Pas moi (en plus quand je suis obligé de pas être gentil, je suis vraiment très en colère)…

    2. Mariée verte en Bretagne,

      Vous avez raison. J’ai pour vous une question. Quel est le but des confédérations syndicales ?

      Si je vois en elles un souci d’augmenter le salaire de ses membres ou de veiller à ce que les homosexuels ne souffrent pas de discrimination, elles ne sont rigoureusement bonnes à rien contre ce système. D’où ma question.

      Elle peut se formuler autrement. Est-ce que les confédérations syndicales (cs) luttent pour une vie décente ? Est-ce que la common decency fait partie de cette vie décente ? Est-ce que le respect de la personne en face de soi fait partie de ce combat ? Comment vous débarrassez vous de vos « Robert Macaire » ? Comment est-ce que vous construisez une communauté de voisins ? Comment vous opposez vous à la financiarisation de la société ? Comment réintroduisez vous la notion de relations personnelles entre les clients et les vendeurs ? Ma question a beaucoup de formes.

      Elles demandent toutes de sortir de l’idée que des processus scientifiques déterminent nos relations (économie, finance, …) et elle demande de réintroduire les humains, le don et des choses que j’oublie dans nos relations.

      Si ces conditions ne sont pas remplies, je pense que le système obtenu aura des qualités mais il redonnera la situation actuelle. Vos syndicats ne disposent pas d’une alternative de ce type selon mes informations. Je serais heureux de me tromper.

      1. Des actions individuelles sans relais collectif sont vaines. Des organisations sans individus prêts à mouiller leur chemise sont vites récupérées par le système.
        Mais, bien qu’ici les Belges et Français cohabitent harmonieusement, j »oserai quand même dire qu’un pays avec 20% de taux de syndicalisation et un pays avec 75% de syndiqués, cela change tout, aussi bien au niveau des organisations de tous ordres, que des individus et que de la vie politique…

      2. Nous sommes en régime démocratique. Les organisations seront celles que vous voudrez qu’elles soient. Mais encore faut-il s’investir, aller de temps en temps à des réunions…
        Quant à ceux qui ont l’ambition de vouloir modifier les choses de l’extérieur, depuis leur connexion ADSL…Qu’ils méditent sur le fait, qu’en face, je le répète (mais les sociologues Pinçon-Charlot l’ont magnifiquement établi) ils sont extrêmement bien organisés. Déjà , ils ont le rapport de force (celle dont on dit qu’elle est régalienne par exemple).
        Pour mémoire, le tout premier boulot de Thatcher une fois élue fut de rompre les reins des Trades Unions, notamment le syndicat des mineurs au cours d’une très longue grève.
        La suite, vous la connaissez…Criminalisation des conflits sociaux, destruction des filets de protection sociale, restauration fiscale…

      3. @DidierF
        Il existe dans le mouvement syndical français une tendance, disons plutôt une survivance, de cette ‘common decency’ développée par Orwell au 20ème siècle.
        Ce fond de valeurs vient de Prouhon, de P.Leroux, de Pelloutier et de la fédération des bourses du travail.
        Ce socialisme humble et de bon sens, cet anarchisme qui a constitué, en dehors des syndicats, des coopératives de production, de consommateurs, des mutuelles ou autres sociétés de secours me paraît devoir être réactualisé.
        Jean-Claude Michéa fait, dans cette direction, un travail épatant.

      4. Mariée verte en Bretagne,

        Nous sommes d’accord. Michea fait un excellent travail dans ce sens. J’admets qu’il m’influence énormément. Mais il pose aussi des questions auxquelles il n’a pas de réponses. En plus, vous parlez d’un fond de socialisme. Cela signifie pour moi que ce n’est pas ce qui domine dans ce parti.

        Après, quelle (s) organisation (s) syndicales fonctionnent sur ce fond ?
        Après, dire qu’une organisation est ce que je veux qu’elle soit n’est vrai que si je suis un sacré leader avec une idée pour répondre aux questions que je pose. Je crois vraiment que sans ces réponses toute action collective est stérile.

      5. Afin de rester succint, seule Force Ouvrière abrite des militants proches de ce que nous appelons la ‘Common Decency’.
        Quant aux partis politiques institutionalisés, il n’y en a pas.
        Ce socialisme que vous et moi apprécions dans la mesure où il fait passer la croissance économique bien après d’autres valeurs se construit, certes laborieusement, en marge.
        Le système des AMAP est à ce titre un concept radical (au sens propre et figuré) qui, parce qu’il est absolument rétif à toute organisation, parce qu’il est la démocratie directe la plus vivante, parce qu’il est l’écologie mise en pratique au quotidien, me paraît ressembler à ce que nous aimons.
        Mais, en dépit des imperfections des structures, il demeure un fait : organisons-nous pour construire le rapport de force.

    3. Tout à fait en phase avec ce qui est dit dans ce commentaire. J’ajoute que la proposition d’abstentionnisme dans le but que cela « profite aux extrêmes pour qu’elles parviennent au pouvoir » me choque au plus haut point. La politique du pire n’est jamais la bonne. Un tel propos invalide un billet qui avait pourtant bien commencé… Dommage.

      1. « « profite aux extrêmes pour qu’elles parviennent au pouvoir » », « Un tel propos invalide un billet » : où ??

        Un tel propos invalide le commentateur.

      2. Pour une fois je ne suis pas d’accord avec Zébu, et d’accord avec Etienne. Oui l’abstention profite aux extrêmes tant qu’une majorité d’abstention n’invalide pas une élection (ce qui n’est pas le cas en france, on peut être élu avec 2% du total des voix). Et vous n’avez visiblement pas vu passer sous vos fenêtre un contingent de bonnes soeurs encadrant quelques familles catholiques allant voter comme un seul homme pour le même candidat, et je peux vous garantir que je sais lequel. Le plus amusant c’est que ces huluberlues la sortent une fois l’an pour ce geste « civique » et le reste du temps vivent cloitrées sans contact avec la société.

        L’abstention n’a de poids que si elle peut gripper l’apparente démocratie en cours dans notre société et ce n’est pas le cas, au moins en France. De plus les élus à 2% n’auront aucune légitimité, peut être, mais il s’en foutent. Je rappelle que sarko a été élu par moins de 20% du total des votants ? Ca lui a posé un problème de conscience ou d’éthique ? Si la majorité de nos élus en avaient une… ca se saurait.

        Le reste de l’analyse est intéressante et je pense assez vrai. S’il on ne touche pas au manche du marteau on a peut de chance de se prendre un coup avec. Personnellement, je n’ai qu’un livret A donc je ne suis le bourreau de personne.

    4. Je suis actif dans un syndicat Belge.
      Un syndicat c’est une association de fait. On pourrait considèrer ce Blog comme une association de fait avec des cotisations facultatives pour les frais de fonctionnements. Presenter les choses comme celà ne simplifierait pas la vie de Paul, si les donnations devenaient des cotisations, il deviendrait un employé de l’association avec toutes les tracas et coûts que celà implique.
      Cette formule (inédite à ma connaissance), une commumauté de partage d’idées ouverte à tous est en fait un genre « think tank » citoyen. Les commentaires donnant matière à réflections et a discutions active tant au lecteur qu’a Paul Jorion qui a un tout petit niveau participe à un changement en se faisant le porte parole d’idées partagées par beaucoup de participants et lecteurs du blog.
      Le seul problème que je vois c’est que lorsque Paul Jorion écrit un livre, une partie de ce livre provient d’ici, il le dit lui même mais il posséde seul le droit d’auteur sur le livre.
      Je ne pense pas ici aux implications matérièles, je pense au coté désuet du droit d’auteur par rapport aux moyens de communications modernes. En fait je me demande si il lui serait possible de publier les livres sous une licence creative commons et après une période nécéssaire à l’exploitation commeciale du livre papier, de donner une version électronique en libre accés.
      Celà me semble en accord avec l’esprit du blog . J’ai l’impression que comme beaucoup d’entre nous Paul Jorion a une face Citoyen et une face Bourgeois, en tant que jeune papa il se doit de participer aux besoins du ménages mais il voudrait aussi participer, par la diffusion de ses idées, à un monde meilleur.
      On voit souvent des best seller sortir en poche quelques mois/annèes après leur parution, il est probable que les livres de Paul Jorion ne tombe pas dans cette catégorie mais je pense qu’il serait louable et citoyen de les réediter en version électronique gratuite. Bien sûr les éditeurs seront rétissants.
      j’ai acheté plusieurs livres de P.Jorion et que je continuerais à en acheter même si je sais que 6 mois ou un an plus tard ils seront « gratuit » mon laïus est une réflexion sur la diffusion des idèes et la force des licences Creative commons.
      Wiki creative commons

    5. « Pour peser, infléchir le cours des choses, il faut être organisé. »
      « Vous êtes indignés, en colère, rien ne va comme vous voulez ? Organisez-vous. »

      Très juste, sauf qu’un syndicat tout comme un parti politique sont des rouages qui maintiennent le système bureaucratique en place. Et je reprendrai le titre du billet : Refuser de participer selon les règles actuelles. Du reste, les indignés refusent tout signe extérieur d’appartenance à une église (parti, syndicat) et de s’en revendiquer.

      1. @ fujisan
        17 août 2011 à 22:22

        «Très juste, sauf qu’un syndicat tout comme un parti politique sont des rouages qui maintiennent le système bureaucratique en place. »
        Ce que vous dites pourrait être vrai en France pour la CFDT. Mais pensez-vous que ce soit l’objectif de la CGT et de la FSU ? Et pour les partis politiques, lisez bien le programme du PG et du PC.

      2. Les politiciens de la gauche de gestion, du PC au PS en passant par tous leurs alliés,
        ne défendent pas les revendications utiles, cad qui peuvent mobliliser,
        et conduire à un affrontement massif et déterminé, donc victorieux.

        C’est la raison pour laquelle ils ont dénoncé la proposition de grève générale.
        Ces revendications, outre la socialisation de tout le secteur financier, sont bien présentées ici:
        http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/Morsu-crise.pdf
        Extrait

        Face à l’offensive contre les revenus qui s’annonce, il faut exiger
        – le SMIC à 1600 €, 300 € en plus pour tous
        – l’indexation des salaires sur les prix (échelle mobile des salaires) face à l’inflation qui
        menace.

        Contre le chômage généré par la crise capitaliste, la revendication d’interdiction des licenciements
        garde toute son importance, ainsi qu’une réduction du temps de travail sans baisse de salaire pour partager le travail.

        Contre la politique de destruction cynique des principaux services publics, des revendications telles que la défense du statut de fonctionnaire, de l’accès égalitaire à l’Enseignement et aux services publics essentiels, le rattrapage des suppressions de postes de ces 10 dernières années.

        En matière de protection sociale, l’abrogation des contre-réformes Woerth (retraites) et Fillon (Sécu).

        Enfin, avant que de nouvelles catastrophes ne surviennent, notre candidat sera celui de l’abandon du nucléaire, par un plan de réorientation énergétique.

      3. « organisé » ?
        Einstein disait un truc ds le genre  » on ne peut resoudre les problèmes créés par nos outils avec les memes outils »

        Vous parlez de « mouiller sa chemise » ! ça se termine toujours par soit mouiller celle des autres ou la teinter de rouge .
        La seule façon de motiver un individu pour qu’il se bouge le cul c’est quand sa survie et celle de sa famille dépend directement et immédiatement de ses actes , du moins en grande partie …….. et non pas en étant un rouage économique ou syndical ……. de plus le mur n’est pas loin , les wagons attendent les prochains clients …bien sur 3% ! c’est rien ..peu de chance d’ y etre hein ! attendons encore , meme s’il faut enjamber de plus en plus de SDF .

      4. @ Alain V
        Mon propos n’est pas le programme, mais le fonctionnement bureaucratique des syndicats «traditionnels» ou partis.

        Cornelius Castoriadis, Ce que les partis politiques ne peuvent pas faire (1979) in Une société à la dérive, Seuil :
        «
        Les partis politiques sont donc plus un frein qu’un moyen de développer les mouvements de création sociale ?

        Certainement. Cette conception de l’activité politique est nécessairement incorporée dans ce que sont les partis : des organisations bureaucratiques, qui prétendent (en fonction d’une idéologie plus ou moins bancale) avoir trouvé le point archimédien pour la transformation de la société ; à savoir, il faut s’emparer de l’appareil d’État, et tout le reste va suivre. C’est ce qui explique l’aveuglement des partis devant ce qui était en train de se passer avec les nouveaux mouvements, et le fait que ces organisations d’« avant-garde » sont apparues comme des arrière-gardes traînant lamentablement loin derrière les événements. Les géniaux leaders politiques et les illustres théoriciens ont découvert avec un décalage qui de cinq ans, qui de dix ans, qui de vingt ans l’autogestion — nous en parlions, nous, depuis 1947 -, la vie quotidienne – nous en parlions depuis 1955 -, les femmes et les jeunes – nous en parlions depuis 1960 -, etc. Je lisais il y a quelque jours dans Le Monde que M. Séguy a déclaré très sérieusement à je ne sais plus quelle réunion de la CGT que le problème des conditions de travail était nouveau et important, mais difficile, et qu’il fallait l’étudier plus à fond avant de s’engager là-dessus. Sans blague ! Ce « chef » ouvrier et sa Confédération découvrent, en 1979, le « nouveau » problème des conditions de travail – problème sur lequel les ouvriers se battent depuis qu’il y a des usines capitalistes, soit pratiquement depuis deux siècles.

        Par rapport à ces mouvements, les partis « de gauche » adoptent deux attitudes, qui du reste ne s’excluent nullement l’une l’autre. La première – qui correspond à la réalité de ces partis – consiste à dire : il nous faut le gouvernement, les nationalisations, etc., et le reste suivra. La deuxième consiste en la transformation des nouvelles revendications en plumes décoratives, en simples cosmétiques, par une série de concessions démagogiques verbales. Les femmes revendiquent ? Eh bien, qu’à cela ne tienne, on décrète que 30 % des postes des instances dirigeantes seront occupés par des femmes – comme si cela résolvait quoi que ce soit. De même : les gens entreprennent des activités pour changer leurs conditions de vie ? Eh bien, on va baptiser cela « expérimentation sociale » et le déclarer « intéressant ». « Expérimentation » par rapport à quoi ? Par rapport aux vérités « assurées », inscrites dans les « programmes » des partis. Tels qu’ils existent, les partis « de gauche » sont des organisations qui, indépendamment des intentions et des idées des individus qui les composent, sont destinées à diriger, à gérer de l’extérieur et par en haut.

        Selon vous, la solution ne passe alors pas du tout par les partis politiques actuels. Mais allez-vous jusqu’à remettre totalement en cause le principe de l’organisation politique en tant que tel ?

        La solution ne passe certainement pas par les partis politiques tels qu’ils existent. Plus exactement, ces partis sont là pour une autre solution – la solution bureaucratique, qu’elle soit réformiste ou totalitaire. Mais bien sûr cela ne résout pas, sinon négativement, notre problème. Il n’y aura pas de transformation de la société sans activité politique explicite et élucidée. L’activité politique est nécessairement collective. Il nous faut donc une collectivité politique qui lutte et agisse pour la transformation de la société, pour l’instauration d’une société autonome. Cette organisation collective aura une série de tâches essentielles à accomplir : diffuser et faire connaître le véritable contenu des luttes et des mouvements qui se déroulent, discuter leur signification, leurs faiblesses éventuelles, les raisons de leur succès ou de leur échec, en dégager l’exemplarité. Son universalité ne lui viendra pas de la possession d’une « théorie vraie » définie une fois pour toutes – mais de ce qu’elle s’attachera à expliciter ce qu’il y a déjà, implicitement, comme universel immanent dans l’activité des gens, comme signification de cette activité dépassant les circonstances particulières dans lesquelles elle s’est incarnée.

        Une telle collectivité ne saurait, évidemment, être organisée que d’une manière qui incarne et rende visibles les fins pour lesquelles elle agit : elle sera donc autogérée, autogouvernée. Et certes, cela n’est pas donné. Comment quelques milliers, disons, de personnes dispersées à travers la France pourraient constituer une collectivité politique non bureaucratique (et non bordélique), une collectivité effectivement autogérée, et autogouvernée (dans autogouvernement, il n’y a pas seulement auto- ; il y a aussi gouvernement, c’est ce que beaucoup oublient) – voilà à mes yeux un des problèmes les plus importants aujourd’hui. Infiniment plus important, en tout cas, que les discussions sur l’« Union de la gauche », etc.

        Mais une telle organisation politique – qui correspond à peu près à ce que nous tentons de faire au PSU – n’est-elle pas vouée à la marginalisation par le simple jeu des institutions politiques actuelles ?

        Ici encore, il faut se débarrasser des idées reçues ; notamment, de l’idée que la seule action politique est celle des partis, qui implique des conseillers municipaux, des députés, etc. Quel a été l’événement politique le plus important en France depuis vingt ans, sinon davantage ? C’est Mai 68. Or qui a fait Mai 68 ? Quel est le parti qui a fait Mai 68 ? Aucun. Pourtant, dix ans après, la France est plus marquée par Mai 68 que la France de 1881 ne l’était par la Commune.
        »

    6. @ Mariée Verte (en Bretagne) :
      Position que je comprends puisque je l’ai partagé et pratiqué.
      Je ne dis pas qu’il ne faille pas en passer par là mais la question de l’organisation pose de fait et immédiatement, toujours, la question du pouvoir (au sein de celle-ci). Question que sait parfaitement exploiter par ailleurs la finance.
      Si ce n’était qu’une question de ‘logistique’ institutionnelle, je crois qu’on aurait trouvé depuis longtemps la réponse à la crise.
      « L’atomisation n’a jamais fait avancer les choses. Les combattants en chambre et les fureurs solitaires sont vains. » : je crains qu’il n’y ait mésentente, ô marée verte de colère.
      C’est bien tout le contraire qu’il est advenu avec le mouvements des droits civiques. Et rien n’empêche d’imaginer des actions hors des murs.
      Quant à la fureur collective, il est nécessaire d’être conscient que celle-ci peut se retourner aussi pour le bénéfice du pouvoir, cf. émeutes en GB : je ne serais pas contre la lapidation des agences d’assureurs, si les images que le pouvoir en tirera ne seraient pas in fine utilisables (et utilisées) par celui-ci. « Regardez ces hordes de manifestants violents !! »

    7. Chère Mariée verte,

      Moi, je ne peux pas payer 100 euros de cotisation par an. Je voudrais bien, mais simplement je ne peux pas : ça représente le quart de mes revenus mensuels. Les vertes bretonnes (s’agit-il des huitres ?) savent-elles qu’il y a des pauvres, en France ? Ou bien est-ce qu’elles s’en foutent ? Ou bien l’idée est-elle de stigmatiser les pauvres parce qu’ils ne peuvent pas payer le prix de l’organisation de leur éventuelle révolte ?

      (Ah ! J’adore les discussions éthérées sur ce blog. Mais vous n’avez jamais eu faim, vous…)

    8. Mariée. Et voisin.
      Comme je l’ai plusieurs fois écrit ici, j’ai eu l’ « honneur » de tester les RG tant en entreprise (pour connaître les raisons d’une grève) qu’en association à but non lucratif.
      (je continue à les appeler RG car le métier est bien de l’espionnage interne à un pays sur ses propres citoyens en principe « libres »)
      Ainsi, j’ai plusieurs témoignages de personnes qui peuvent prouver qu’une « simple » asso, lorsqu’elle prend une taille respectable, se fait approcher afin de déterminer le profil des dirigeants et, éventuellement, si leurs idées politiques ne sont pas trop « à contre courant » du pouvoir en place.
      Les écoutes téléphoniques sont aussi des usages qui ressortent souvent dans les scandales…
      Alors, participer à un mouvement…
      Et l’on comprend ainsi PARFAITEMENT que le mouvement des Indignés soit tué dans l’oeuf…

      1. Bien sûr ! C’est leur boulot. Et ils le font bien.
        Je sais de quoi je parle par ailleurs.
        Mais quel candidat voudra supprimer cette agence de veille intérieure ?

      2. les RG ?

        faut il vous rapeller l’okranha du tsar russe et l’épisode gapone en 1905 par exemple.

        les militants font leur boulot ; leurs barbouzes aussi . mais si le fruit est mûr il est mûr !

    9. KERCOZ,

      Prendre du retrait, c’est bon quand on est à son compte et qu’on en a les moyens.
      Et croyez bien que bon nombre d’entre nous seraient bienheureux de pouvoir faire ce que vous préconisez… Malheureusement, la plupart restent contraints à prendre des taloches pour gagner deux francs si sous, et acceptent des situations qui en temps normal serait inadmissible pour pouvoir garder son job.
      Les bourreaux des temps modernes s’appellent DRH et patrons, et il est nécessaire d’y passer pour survivre aujourd’hui.
      Donc votre solution n’en est une que pour les privilégiés.

      1. @ Antoine :
        Faire un « pas de coté  » est plus dur actuellement qu’ à mon époque….celà je le sais …Je sais aussi que le degré d’aliénation a augmenté et qu’ actuellement la « normalité » de vie se conçoit plus au 14 e etage ds 45m2 avec VMC double flux et isolation 30 cm ….que ds une ancienne batisse de 250 m2 avec un tout juste l’eau courante et des chiottes efficaces mais anciens et 2000 m2 de terrain ..pour un prix inferieur ; l ‘ excuse du boulot ne marche pas , un salaire moindre est acceptable qd tout le reste est moins cher (loyers , activités enfants etc) …
        Mais c’est vrais qu’en ruraralité , si la pluri activité est possible et une autarcie partielle facile , le relationnel est décisif , et ça prend du temps …
        Que te dire sinon que ceux qui ont fait l’essai ne le regrettent pas ….Mais c’est vrai qu’il vaut mieux avoir une position de repli en cas d’échec …

  4. Bonsoir,

    des historiens le confirmeront mais je crois que c’est Bismark qui en créant un systéme de retraite voulait ainsi construire un Etat Allemand pour tout un chacun de ses concitoyens.

    Ne plus abonder aux AV ? ne serait il pas aussi trés efficace de déclarer que l’état garantis les assurances vie pour retraite jusqu’à une certaine valeure , elle même proportionnelle aux revenus du contributeur ?

    Vous dîtes que ne pas voter serait une bonne chose cela marquerait le fait de ne plus participer au systéme … quelle illusion, le dit systéme fonctionne déjà depuis longtemps avec trés peu de votant et il ne s’en porte pas plus mal…

    Je crois que la proposition de Mélenchon de réunir une constituante serait une trés bonne chose, il vise bien dans le mille car ce serait alors vraiment l’occasion de refonder les orientations fondamentale de notre société et de sa représentation politique… alors votons ardiment !

    cordialement

    1. @ babypouf :
      « ne serait il pas aussi trés efficace de déclarer que l’état garantis les assurances vie pour retraite jusqu’à une certaine valeure , elle même proportionnelle aux revenus du contributeur ? » : avec quoi l’état va garantir les AV ? Quel argent ? Celui de la BCE ?
      Le fond de garantie de l’Etat ne représente que quelques centaines de millions …
      « le dit systéme fonctionne déjà depuis longtemps avec trés peu de votant et il ne s’en porte pas plus mal… » : je crains fort que non. D’abord parce que l’abstention n’est pas (n’a pas été) constitutive du système politique : les taux ont commencé d’augmenter à la fin des années 70. Ce n’est que depuis quelques années (référendum de 2005 ?) que les taux ont atteints des niveaux importants. Et le système s’en porte bien plus mal, avec un FN qui automatiquement augmente en même temps que l’abstention : ne serait-ce que parce qu’ainsi, les partis ‘de gouvernement’ ne sont plus automatiquement assurés d’être élu …

      Quant à la proposition de Mélenchon, elle est rigolote : on n’a jamais vu un système accepter qu’une constituante se mette en place, tout simplement parce qu’une constituante a pour fonction, justement … de virer le système précédent !!

      1. Bonjour,

        la garantie d’etat n’étant pas extensible ad-libitum (j’ai juste là pour les latinistes ?) mais ancré dans la réalité du détenteur, il me semble que le richard va réfléchir un peu avant de placer ses deniers dans ce genre de produit financier. L’argent pour les dîtes garanties … franchement je ne vois pas le probléme pour un état.

        Le corollaire de la necessité à voter c’est l’obligation de voter ou plutôt une douce incitation financiére, par exemple un minus (ai-je juste ici aussi) sur la feuille d’impôt ou bien un crédit d’impôt même pour ceux n’en payant pas (ou pas encore)

        Une constituante c’est justement la révolution par les urnes donc non violente, ne pas comprendre cela c’est vouloir quoi au juste ? le chaos rédempteur, la purge par le sang ? le monde que nous avons a le merite d’exister alors respectons ses bons côtés, révolution sans le « R » donc.

        cordialement

    2. « Le système fonctionne avec très peu de votants ». Peut-être mais il peut de moins en moins se prévaloir d’être le représentant du peuple (qui n’a pas voté pour lui). Rappelons la règle d’or « cherchez l’argent ». C’est l’argent qui vote et lui seul. La plupart des gens votent « avec leurs pieds ». Combien de nos compatriotes ont lu les programmes? Combien ont voté parce que le candidat connait tel ou tel artiste ou tel ou tel sportif? Quelle est cette démocratie où on va voter pour une « personne » plutôt que pour des idées?

      1. @ Babypouf

        Une constituante c’est justement la révolution par les urnes donc non violente, ne pas comprendre cela c’est vouloir quoi au juste ? le chaos rédempteur, la purge par le sang ? le monde que nous avons a le merite d’exister alors respectons ses bons côtés, révolution sans le « R » donc.

        Zébu a raison : on ne peut changer le système de l’intérieur. La révolution par les urnes n’existe pas et n’existera jamais que dans l’esprit de ceux qui y croient. Mélenchon sera éliminé de la course dès le 1er tour et appellera à voter pour le candidat PS au second.

  5. On pourrait simplement transférer l’épargne vers des banques « éthiques »
    Cela créerait un déséquilibre massif sans pertes de capitaux.

      1. Une agence de Mannequins, pour « l’étique »…

        Bon, bon… J’m’en vais… Pitié, webmestre : là où je suis, il fait trop chaud pour garder son sérieux…

      2. En principe leurs fonds sont investis dans les économies d’énergie, les énergies propres et autres activités d’intérêt public. Elles garantissent l’abstension de participations dans les activités d’armement et je crois ( à vérifier ) dans le secteur nucléaire.

        Extrait:
        «  »…nous nous engageons à la transparence totale . Vous restez informé : vous connaissez les projets financés par votre épargne et savez toujours où va votre argent .
        La planète : nous finançons des entreprises qui veillent à la sauvegarde de l’environnement
        La cohésion sociale : nous finançons des acteurs et organisations qui agissent pour une société plus solidaire
        La culture et le bien-être : nous finançons des projets qui améliorent la qualité de vie des individus….. » » »

      3. Les banques éthiques c’est comme les voitures écologiques: du baratin. Ça permet de se donner « bonne conscience ». Si vous voulez être écologique, débarrassez-vous de votre voiture, c’est le seul moyen. Même chose pour la banque.
        Je suis sidéré par la tendance actuelle de modifier la portée et le sens des mots. C’est comme guerre humanitaire, frappes chirurgicales (à l’aide de milliers de bombes à l’uranium appauvri), et tous ces gens qui « pour vendre des fenêtres ou autres produits de ce genre » annoncent qu’ils sont là pour nous aider à faire des économies.

      4. Thomas,

        Jolie question tout à fait généralisable à « Qu’est-ce qui est éthique ? » ou encore « Qu’est-ce qui est bien ? »

    1. Il existe effectivement un ‘label’ (qui n’en est pas un) FINANSOL sur ce type de dépôt.
      C’est une possibilité mais il n’existe pas de banques ‘éthiques’, seulement des placements qui se disent l’être …

      1. C’est tout simple :

        Tel que les comptes sont faits actuellement, un placement éthique ne devrait pas dépasser…… 0 % de rendement.

      2. Et la caisse des dépôt et consignations ? Il me semble que tout un chacun peut y ouvrir un compte avec des services bancaires minimum. Là on sort des banques privées tout simplement.

      3. La banque neerlandaise Triodos octroie des credits pour des projets ethique: dans l’ecologie, la culture, la sante et le social. Elle publie de maniere transparente l’ensemble des projets qu’elle finance. Mais elle ne travaille pour l’instant qu’aux Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Royaume-Unis et Espagne.

  6. Le rôle du credit et du capital fictif dans la forme et la nature de la crise du capitalisme en cours que les politiques « anti-libérales » ne pourront juguler :
    « 4.2.22. –Avec l’accroissement du capital et donc de la productivité du travail ,toutes les entraves au procès de valorisation, que le capital n’a pas supprimées mais englobées, deviennent des moyens de valorisation: la rente foncière(agraire οu des terrains à bâtir), les limites nationales avec le protectionnisme, etc… Cela veut dire, en définitive, essor considérable de la spéculation. Autrement dit arrivé à un certain stade de la dévalorisation, le capital ne peut la fuir qu’au travers de la spéculation et en devenant capital fictif. »

    Extrait de la revue Invariance, Thèses de travail 1969
     » Le capital tend en général à ne pas tenir compte :

    1° du travail nécessaire qui est la limite de la valeur d’échange de la force de travail vivante; 2° de la plus-value qui représente la limite du surtravail etdu développement des forces productives; 3° de l’argent qui est un frein pour la production; 4° des limitations de la production de valeur d’usage dues à la valeur d’échange. »

    « La surproduction rappelle brusquement au capital que tous ces éléments sont nécessaires à sa production, car c’est cet oubli qui a provoqué une dévalorisation générale du capital. Celui-ci est donc obligé de recommencer sa tentative, mais à partir d’un stade toujours plus élevé du développement des forces productives, et avec la perspective d’un effondrement toujours plus grand du capital. Ι1 est donc clair que plus le capital est développé plus il apparait lui-même comme une entrave à la production, et donc aussi à la consommation, abstraction faite de toutes les contradictions qui le font apparaître comme entrave fâcheuse de la distribution et de la circulation.( Tout le système du crédit ainsi que les excès du commerce et la sur spéculation qui en découlent, proviennent de la nécessité d’élargir et de surmonter les barrières de la circulation et de l’échange…) »(Fondements. t,Ι,p. 373-374.)

  7. « Réduire ainsi les déficits ne peut que nous plonger dans la récession »

    Économiste à l’OFCE (l’Observatoire Français des Conjonctures économiques qui est le centre de recherche en économie de Sciences Po), Henri Sterdyniak revient pour le JDD sur les annonces faites par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lors de leur réunion de mardi. Membre des « économistes atterrés », un collectif opposé aux réponses actuelles à la crise, Henri Sterdyniak avance ses propositions et met en garde contre un plan d’austérité.

    http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Pour-Henri-Sterdyniak-les-mesures-annoncees-par-Sarkozy-et-Merkel-sont-largement-insuffisantes.-374617/?from=headlines

  8. heu pour rejoindre qui ? des partis extremes qui pronent des solutions extremes qui comme exprime dans l’article sont aussi inefficaces ? des syndicats qui le sont tout autant ? apres tout n’est ce pas justement l’atomisation qui cree les conditions d’une participation ou plutot d’une non participation ? que ce soit les revolutions arabes, ou les mouvements européens, l’organisation est venue ensuite pas d’abord …

  9. Le problème de ces questions économiques, c’est que personne n’y comprend rien (et moi le premier, pourtant j’ai un niveau d’éducation plutôt élevé et je fais des efforts).

    Effectivement, je suis volontier prêt à vous croire quant aux méfaits du système financier. Après tout, c’est facile d’en vouloir aux riches ! Mais je suis sûr que je pourrais trouver quelqu’un d’autre qui saurait tenir un discours cohérent pour me convaincre du contraire.

    Pas facile d’avoir un avis tranché et raisonné sur un sujet si complexe…

    1. Pas facile d’avoir un avis tranché et raisonné sur un sujet si complexe…

      Mais non c’est pas complexe, pas du tout. Le pognon, c’est jamais complexe. Vous verrez. Quand votre assureur-vie vous dira que « décidemment ça va pas être possible de débouclet votre contrat là tout d’suite », vous comprendrez très vite, très tard aussi.

      1. @ à Vigneron et à Julien Alexandre

        Tout à fait vendangeur l’action proposée relève de l’utopie,
        1/ l’individualisme règne avec après moi le déluge et il ne suffit pas d’être heureux il faut encore que les autres ne le soient pas
        2/ si tout un chacun décide de déboucler son assurance vie, les premiers seront servis mais les autres combien on va leur rendre si tout le monde se met à vendre en même temps, là c’est du Madoff pur et simple
        3/ et dans les rendement monsieur Julien Alexandre il faut considérer les taux d’appels qui ne durent pas mais qui sont là pour attraper le pigeon mais aussi le fait que l’assurance vie contenait de vieilles obligations à haut rendement des années antérieures qui sont toutes ou presque à maturité maintenant qui permettaient ces rendements, c’est fini maintenant c’est même l’inverse qui se produit, les assureurs vies sont chargés en obligations à rendement minable des années fastes pour l’état et si les taux montent on prend le chemin inverse, c’est à dire que ceux qui vont sortir avant le terme vont obliger les assureurs à puiser dans leurs réserves parce que le nominal de l’obligation a baissé et avec la génération des années baby boom qui prend sa retraite les sorties ne sont pas à négliger loin de là. Les assureurs ne sont pas mieux lotis que les banques. Solvabilité II c’est comme Bâle III
        Mais comme toujours les gens croient les choses immuables, les belles années de l’assurance vie appartiennent au passé.

        Donc ce n’est pas l’Action qu’il faut, vous arrivez en retard pour la bataille, elle se joue ailleurs

      2. @ Liervol :
        Négatif.
        « Solvabilité II c’est comme Bâle III » : rien à voir.
        C’est une réglementation européenne et elle s’appliquera dès début 2012.
        Sur le madoff, complètement d’accord sur le fait que c’en soit un.
        Mais si je suis votre raisonnement, il faudrait … rester pour éviter le madoff en question !!
        Délirant.
        Au contraire: il faut mettre face au mur les assureurs, qui assurent que leurs fonds propres servent justement à assurer le capital des assurés (mais rien ne garantit, hein, les rendements, on est d’accord, …). Et surtout l’Etat.
        Il faut déboucler.
        Par intérêt individuel.
        Ou collectif.
        Ou les deux.

      3. Solvabilité II (Solvency II en anglais) est une réforme réglementaire européenne du monde de l’assurance. Dans la lignée de Bâle II, son objectif est de mieux adapter les fonds propres exigés des compagnies d’assurances et de réassurance avec les risques que celles-ci encourent dans leur activité. http://fr.wikipedia.org/wiki/Solvabilit%C3%A9_II

      4. Zebu,

        Et l’actionnariat salarié, vous n’en parlez pas : c’est pourtant – sauf pour les salaires élevés – la plus grande arnaque qui soit !
        même si actionnaires – monnaie de singe, participent à la pression sur eux-même pour les dividendes …et les licenciements boursiers !
        j’ai ouï dire que d’aucun, salariés ayant une place au conseil d’administration de multinationales, avaient protesté énergiquement [ ce n’était pas Mme Chichi ! ] contre les dividendes exorbitants demandés par les gros actionnaires internationaux, et en faveur d’investissements pour le futur, et pour R&D =) échec et mat ! le salarié au conseil d’administration aussi, c’est une feinte ! car il est impuissant, dans l’état actuel des choses…
        Le bras armé du neolib sans frein ( et trés neocolonialiste, en plus vicieux encore), c’est bien la multinationale …
        Qu’est-il prévu, sur ce blog, pour mettre du contre-pouvoir là-dedans ? en quoi une des propositions de Paul Jorion, serait-elle efficace sur ce point précis ?

    2. Effectivement quand on voit les gens dans la rue, ils ne comprennent rien de rien. Mais nul n’est tenu de comprendre ! Soit dit en passant, l’économie ressemble à la religion, seul le premier pas importe, c’est tout voir d’un coup ou ne rien voir jamais ! J’ai dit 500 fois ici, vous comprenez tout, simplement en vous demandant d’où vient la valeur de l’argent !

      Il n’y a rien de complexe en économie, arrêtez avec ça rengaine, la physique atomique est complexe, et les nombres complexes le sont également. Les mathématiques, les sciences dures sont complexes, dans l’économie en revanche, il n’y a que des additions ! Et des paraboles lorsque ça approche de la catastrophe !

      En vouloir aux riches, quelle idée…

      On peut simplement reprocher au dirigeants d’avoir sabordé ce monde, mon cher, et il n’y en a pas de rechange !

  10. Et Saint-Just et Robespierre , qu’en penseraient-ils de tout ce système ? Je pense que je serais d’accord avec leurs solutions .

  11. Pour les actions de non participation conditionnelle aux élections et de retrait des AV, je n’imagine pas que ces mesures puissent être considérées comme des actes de première ligne par un nombre significatif de citoyens.
    L’importance de ces mesures échappe à un grand nombre de gens qui sont abreuvées d’informations qui ne leur permettent pas de réaliser les liens nécessaires pour piger.

    1. @ baillergeau :
      « un grand nombre de gens qui sont abreuvées d’informations qui ne leur permettent pas de réaliser les liens nécessaires pour piger » : c’est le but de ce blog.
      Et de cet article, ma foi, aussi …

      1. En 2003, un conseiller de la Caisse d’Epargne m’avait encouragée à prendre une AV, ce que j’avais fait. C’est la lecture de ce blog depuis deux ans à peu près qui m’a décidé à le racheter en ce début d’année 2011 et je peux vous assurer que le conseiller en face de moi rechignait fortement face à ma demande. Son attitude m’a confirmé, s’il était nécessaire, qu’il y avait quelque chose de « pourri » là dessous.

  12. Ce qui fait peur au système dans lequel nous sommes, c’est aussi la baisse de la consommation. C’est une possibilité, consommons beaucoup moins et juste l’indispensable et attendons les réactions ??? Ce n’est pas violent, c’est à la portée de tout un chacun et c’est plutôt positif en termes environnementaux. Réduisons par exemple notre facture « mobile » au strict minimum. Partageons tout ce qu’il est possible de partager ou d’échanger. Investissons dans notre santé pour consommer globalement moins de produits pharmaceutiques, enfin il y a bien des moyens de mettre des grains de sable dans les rouages…C’est aussi une « non participation » ou moindre participation à un système pervers.

    1. @ Vivanco :
      C’est une possibilité, dérivée très clairement de la décroissance, … pour ceux qui le peuvent.
      Une parti minoritaire mais croissante est déjà ‘aux taquets’, concernant la réduction non volontaire de la consommation. Je crains par ailleurs que ce type de mouvement soit tellement lent qu’il en deviendra inopérant. Nonobstant le fait qu’il faudrait ‘achement réduire la consommation pour tous, pour réduire du même coup les inégalités quant à la répartition des richesses (question que ne pose pas la décroissance).

    2. Ce qui ferait du bien à tout le monde c’est d’arreter de regarder la télé définitivement pendant une longue période.Là, je pense que le système commencerait à s’inquiéter car il perdrait tout moyen d’endoctrinement dont il a besoint.,car c’est quand même via la télévision qu’une grande partie de la population continue à croire que tout va bien, que nos dirigeants sont formidables et que tout finira par rentrer dans l’ordre.
      D’ailleurs je suis pret à parier que si l’on coupait toutes les transmissions télévisuelles demain (sports,jeux idiots et j’en passe),les gens seraient tous dans la rue pour protester.
      Bref c’est pas gagner.

      1. ça fait partie de la moindre consommation et la télévision est réellement une perte de temps malgré parfois sur certaines chaînes de bons documentaires. Il faudrait encourager la fréquentation des bibliothèques pour que le public s’informe davantage et diminuer la fréquentation des centres commerciaux comme passe temps le week-end, beaucoup de pistes, mais bien sûr des mouvements assez lents à mettre en place.

      2. Je n’ai plus de TV depuis quelques années mais j’ai …l’internet.
        Un passage de la passivité à l’interactivité.
        Sujet à méditer cette nouvelle interactivité utilisée pour le pire et le meilleur.
        L’interactivité en soi, nouvelle pratique du citoyen-consommateur.
        Limite, déterminer la nouvelle frontière entre le réel et le virtuel:
        virtuellement j’échange des idées,j’ai un discours virtuel, je pourrais avoir des  » des amis virtuels », quelles en sont les conséquences dans ma vie réelle privée et sociale.
        Certains ont une vie sociale intense virtuelle et plus de vie sociale gratifiante dans leur quotidien ( voir par exemple certains probèmes de couples ).
        On peut faire la révolution/évolution sur le net mais quel en est l’impact dans la réalité ? L’émergence de l’extrême droite qui récolte le fruit blet des frustations individuelles.
        Comment la juxtaposition du virtuel et du réel se concrétisent-ils dans la vie réelle des gens?
        Le virtuel est-il transformé en vécu cohérent ?
        Faut-il mener des actions exclusivement virtuelles comme les hackers ?
        Je n’ai pas les réponses, je vis l’expérience.

  13. En lisant le début je m’attendais à voir des propositions comme « tout le monde démissionne de son emploi » ou « boycotte des grandes chaines de distributions »…
    …et puis non: voter blanc et ne pas avoir d’assurance vie.

    Le pouvoir tremble.

    1. tout a fait d’accord, les idees de Zebu sont bonnes mais ne tranformeront pas la societe . Les dangers actuels ne sont pas economiques mais sociaux : des emeutes suivies de l’appel aux armees pour faire regner l’ordre et rester au pouvoir sont l’enjeu actuel, regarder les provocations de Cameron : aucune idee ni solution pour sortir de la crise mais un discours reactionnaire pour rassurer les peureux etr justifier de bafouer la democratie et pour lui garder son siege et ses privileges !
      La situation est grave et explosive

      1. « mais ne tranformeront pas la societe » : ce n’était pas le but premier.
        « Les dangers actuels ne sont pas economiques mais sociaux » : et moi qui croyait que c’était l’inverse …

    2. J’ai tendance à penser la même chose…

      C’est l’écœurement.

      Ce dernier sommet Merkel-Sarko était de trop, tellement inutile que on n’a même plus envie d’en rire.

    3. C’est vrai.
      J’aurais pu dire tout autre chose.
      Comme ‘pendons les haut et court’ ou un truc qui plait bien, du genre ‘arrêtons de consommer demain’ (d’ailleurs, qu’est-ce que vous avez contre les chaines de distribution, et pas contre les industrie d’armement, l’agro-alimentaire, etc etc etc ?).

      Mais bon, c’est sûr qu’avec ‘tout le monde il démissionne demain’, on n’est pas prêt de finir de rigoler à WS …

      1.  »Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir » c’est une mélodie bien connue qui s’applique à tous sur ce blog. Personne ne veut vraiment laisser le système actuel.

        Vous êtes tous comme le trapéziste débutant qui se balance et qui doit changer de trapèze pour s’exécuter mais qui ne peut se décider sachant qu’entre les deux appareil il y a un moment de vide, la peur vous tenaille mais faudra bien un jour faire le saut car faute d’élan se sera une chute pas mal plus dommageable que de changer de trapèze et accéder à un véritable nouveau palier, entendons ici paradigme.
        N’oublions pas que ce qui nous menace véritablement dans la dynamique économique actuelle c’est la diminution des ressources, nous conduisant vers des discontinuités irrémédiables et son corollaire qu’est la dégradation du milieu de vie,air et eau, par la pollution et les changements climatiques .
        Nous devons fonctionner à l’inverse de maintenant, stabiliser dans le temps notre prélèvement de ressources par une économie basé sur l’efficience, ce qui veut dire décuplé la durée de vie de chaque objet de consommation courante, implanté http://le-revenu-de-base.blogspot.com/, passer du mode  »création d’emploi  » à celui de » moins travailler » reprendre le contrôle de notre patrimoine (Lordon), ainsi de suite.
        Changer de paradigmes c’est cela.
        Cependant comme nous nous dirigeons vers des discontinuités de ressources, ce qui affecteras sérieusement notre qualité de vie, ces changements de paradigmes doivent se faire maintenant pendant que les ressources sont encore disponibles, sans ressources se sera difficile de les stabilisés ce sera alors la chute appréhendé.
        Il y a ici une fenêtre, une opportunité, qu’il faut saisir, si elle se referme il n’y aura pas de retour en arrière possible l’équilibre se referas après le chaos, nous sommes sensé être intelligent reste à le prouver.
        Pouvons nous discuter de ces nouveaux paradigmes, efficience, revenu de base, etc où si vous demeurez toujours collé à votre seul et premier trapèze?

      2. « Pouvons nous discuter de ces nouveaux paradigmes, efficience, revenu de base, etc »
        Oui da mais comme la discussion portait sur autre chose, j’aurais souhaité plutôt savoir ce que vous en pensiez …

    4. il y a plus simple refuser de consommer chute de la TVA refuser d’être payés plus que le stricte nécessaire plus d’impôt = fin de l’état et du système

      mais bon là je rêve.

      1. Ben j’en tombe sur le cul …
        Vous qui disiez que j’étais naïf …
        C’est ‘simple’ : pour ceux qui ont les moyens (et plus que), refusons de consommer.
        Pour les autres ?
        Ben, ils se démerdent.

    5. Quand on réduit ses besoins on peut démissionner au moins partiellement de son job. C’est perso ce que j’ai fait, je m’en porte plutôt bien, je consomme la moitié et j’ai plus de temps pour moi, quel gain en qualité de vie !

      1. Idem pour moi mais je doute que la plupart des gens se contente comme moi d’objets de récupération et d’acheter uniquement des produits à 50% en DLV courte,
        Je ne me contente pas d’en parler, je le fais tous les jours, je préfère apprendre que consommer

      2. Ce qu’il faut comprendre: c’est que nous sommes dans une situation de surconsommation, de consommation au delà de nos besoins.
        S’accroche à cette situation toute les déviations du système actuel, individualisme par accumulation de bien toujours à renouveler, la spéculation qui elle s’alimente directement de la circulation du volume des ressources, le système bancaire applaudit car il finance le tout etc etc.
        Cesser de consommer, impossible, nous devons toutefois ,de façon intelligente, passer à une consommation qui tiens compte de la capacité des écosystèmes à renouveler les ressources.

        Je vous rappel que le premier problème que nous avons à faire face c’est la discontinuité imminente des ressources et son corollaire, alors que de discuter de la façon de relancer le système est une perte total de temps et qui plus est une accélération vers les discontinuités, alors à quoi bon ?
        Cependant il faut partir d’où nous somme c.à.d. de la surconsommation à une consommation modeste, efficace, comblant nos besoins de base de façon optimal et cela ne peut se faire que par la durée de vie prolongée des objets, l’ efficience. Du coup la spéculation n’a plus de prise sur la circulation des ressources parce qu’à terme la demande diminuera beaucoup ainsi de suite pour les banques.
        Nous n’avons de plus rien à inventer pour ce faire, les techniques de réalisation sont existantes nous avons seulement qu’à les utiliser.
        Ce dont nous devons par contre vraiment discuter c’est la façon de mettre en œuvre ce chantier dans les meilleurs délais possible car comme je le dis la fenêtre d’opportunité est là et elle se refermera d’ici peu compte tenu de la vitesse de destruction du système actuel.
        Laisser de coté votre petite sécurité actuelle, bien éphémère, et bâtissons.

  14. Il n’ y a pas de vraie opposition au système et ceux qui sont censés être dans l’opposition font assaut de conformisme pour se faire bien voir des possédants: les partis de gauche, écolos compris. Le paradoxe, la ruse de l’Histoire est que l’opposition au système, c’est le FN de Marine Le Pen. Quelques autres comme Arnaud Montebourg ou Jean Luc Mélenchon finiront tôt ou tard par se rallier. L’autre paradoxe est que le débat public est gagné par les opposants au système mais ils sont trop dispersés sur l’échiquier politique pour se rassembler et fédérer parce qu’il manque un fédérateur.

    1. Le paradoxe, la ruse de l’Histoire est que l’opposition au système, c’est le FN de Marine Le Pen.

      Je ne suis pas d’accord. Le FN fait partie intégrale du système bien qu’il s’en défende. L’histoire du parti a d’ailleurs montré que les politiques au plus haut sommet de l’Etat s’en sont servi (Mitterrand en 1986, Chirac en 2002, Sarkozy en 2007 et ce n’est pas fini).

      1. … et j’ajouterai : qu’est-ce qui vous permet de dire, Cording que « quelques autres comme Arnaud Montebourg ou Jean Luc Mélenchon finiront tôt ou tard par se rallier » ?
        Pour Montebourg, je vous suis volontiers : il détonne dans le conformiste – pour ne pas dire aligné – parti socialiste, mais il déjà prêt à rentrer dans le rang, sinon il aurait quitté le PS depuis longtemps ; mais pour Mélenchon, il ne se ralliera pas. Lisez-le, écoutez-le. Il n’a rien à perdre. Et rien à gagner à se rallier. Par contre il pose la bonne question : si le Front de Gauche devance le PS au premier tour – et que personne ne rie, souvenons-nous du TCE en 2005 et du “oui” assuré… – , le PS appellera-t-il à voter pour le Front de Gauche au second tour ? En Allemagne, le SPD, gagnant des élections, mais non majoritaire à lui seul, à préféré s’allier avec la droite plutôt que négocier avec Die Linke. C’est tout dire…

      2. @ Alexandria
        18 août 2011 à 00:14
        Vous avez écrit : « … et j’ajouterai : qu’est-ce qui vous permet de dire, Cording que « quelques autres comme Arnaud Montebourg ou Jean Luc Mélenchon finiront tôt ou tard par se rallier » ?
        Pour Montebourg, je vous suis volontiers : il détonne dans le conformiste – pour ne pas dire aligné – parti socialiste, mais il déjà prêt à rentrer dans le rang, sinon il aurait quitté le PS depuis longtemps ; mais pour Mélenchon, il ne se ralliera pas. Lisez-le, écoutez-le. Il n’a rien à perdre. Et rien à gagner à se rallier. Par contre il pose la bonne question : si le Front de Gauche devance le PS au premier tour – et que personne ne rie, souvenons-nous du TCE en 2005 et du “oui” assuré… – , le PS appellera-t-il à voter pour le Front de Gauche au second tour ? En Allemagne, le SPD, gagnant des élections, mais non majoritaire à lui seul, à préféré s’allier avec la droite plutôt que négocier avec Die Linke. C’est tout dire…  »

        Exact, Mélenchon ne se ralliera pas. Le PCF l’a d’ailleurs choisi comme candidat pour 2012, dans la formation du « Front de Gauche » (FG).
        Quant au SPD allemand (socialdémocratie), il faut distinguer les régions (Laender, ou Etats de la Confédération allemande). Il y a aussi des Laender où le SPD s’est allié à Die Linke (trad. « La Gauche ») pour gouverner, là où le score de Die Linke était élevé.
        Rien n’est joué. Il n’est pas exclu que nombre députés PS s’allient au FG si le score de ce dernier est élevé. Pour le changement, il faudra le soutien de la rue, contre la finance qui ne se laissera pas faire et contre l’alliance UMP-FN.
        Quant aux individualistes qui voudront aller dormir en forêt : bonne nuit.

    2. Dans le cadre de ce système, c’est effectivement bien le FN qui apparaît comme le plus en opposition à celui-ci, à cause de sa proposition de sortir de la monnaie unique.
      Sauf qu’en vérité, le FN n’est qu’un autre visage du même capitalisme, plus connu celui-là, ‘nationalisé’ devrait-on dire …
      Cf. le programme libéral-libéral.

  15. Aucune couleur n’est nécessaire et l’action ne peut être qu’individuelle, une condition de la sagesse des foules.

  16. bon, et bien je suis dans la ligne de zébu du début jusqu’à la fin.
    Même à titre personnel (quoique mon choix de ne pas « m’assurvivre » tenait plus à mon manque de confiance dans ce produit qu’à de grandes idées citoyennes, mais bon ….

    Pour le reste, si le système du bancor était accepté aujourd’hui, jour « j », comment seraient dotés les pays occidentaux par rapport aux émergés ?

    1. « tenait plus à mon manque de confiance dans ce produit qu’à de grandes idées citoyennes » : comme quoi, il faut avoir confiance en soit … 😉
      Sur le Bancor, la ‘dotation’ serait liée aux différentiels de balances commerciales (en valeur absolue).

  17. Notre force de travail doit servir à autre chose qu’a enrichir des banquiers véreux, des fabricant d’arme sans scrupule, des guerres inutiles dont personne ne veux ni des politiciens dont nous admettons, tous, qu’ils vivent en parasite de notre société !

  18. Boarf….
    bonne idée 🙂 la non participation et elle est meme excellente cette idée 🙂 !!!!

    dans une tribu si plus personne n’ecoute un chef , il restera plus chef tres longtemps ^^ alors il reagit en tapant les plus faibles que au moins une minorité l’ecoute et la situation s’arrangera pour lui petit a petit ^^
    atention a la reaction du systeme quand il perd sa leadship !!! au moins au debut ,puis ca ira il s’ecroulera de lui memetres rapidement ^^

    imaginez une absention de 97 % (naturellement ils truqueront ds les medias a 70 % et ils resteront au pouvoir !!!! )
    donc la non action est t’elle utile quand ils ont les medias de leurs coté………….
    on est plus au XXeme siecle désolé

    ca marchera pas …………. a moins que……………..
    esseyons toujours 🙂

  19. Zébu,

    Impressionnant. Je ne pensais pas voir des propositions (qui me semblent) réalistes, résumées aussi simplement et clairement. je ne pensais pas qu’un programme de remplacement des relations actuelles est aussi avancé.

    Les idées sont là. Elles sont énoncées et tiennent la route. Elles pourraient même résister aux think tanks libéraux. Ces derniers ont laissé se développer une alternative à leur monde.

    Naturellement, ces idées vont subir des cahots, des difficultés. Elles ont des faiblesses. Elles seront critiquées et parfois à juste titre. Mais, crénom !, elles sont là. Elles écrasent celles du libéralisme actuel (par exemple http://blog.turgot.org/index.php?post/Simonnot-panique). Ces gens sont en plein désarroi. Ils se battront contre ces idées par tous les moyens.

    Mais elles existent. Elles tiennent la route. Elles triompheront.

    Bravo zébu !

  20. Zébu,

    Encore une chose, j’ignore ce qui va se passer. Mais j’aimerais quand même avoir votre permission de reprendre vos idées et de les diffuser.

    1. Feu !!
      (je sais pas pourquoi je dis ça, c’est complètement décrédibilisant pour quelqu’un qui propose une action pacifique, non ?)
      🙂

  21. Le feu couve sous les cendres…..Et quitte à me répéter, syndiquée, militante de la « FASE », (fédération pour une alternative sociale et écologique) née dans la suite des collectifs unitaires anti-libéraux , nous oeuvrons pour une nouvelle démocratie avec bien sûr l’ARTICULATION SOCIALE et ECOLOGIQUE. Ce qui nous distingue, c’est que nous ne sommes pas un parti politique…..Si bien sûr le constat dressé par zébu sur les pannes des différents mouvements est juste, comme je dis souvent « il est trop tôt pour espérer mais trop tard pour désespérer »..Nous DEVONS franchir le rubicon de la peur que tout changement radical provoque..
    Ceci suppose un engagement fort culturel, humain et réfléchi. Même si la passion du combat mené entres autres ici sur ce blog mais dans plein de lieux, usines, hôpitaux, écoles est nécessaire pour vaincre l’obscurantisme qui menace …Gardons nos manches relevées et nos sens aux aguets. Ils nous pourrissent la vie, pourrissons la leur!!!On est pas au bout du chemin mais gardons la lampe allumée. Bien à vous. France Furby

  22. J’aime bien AV pour assur-vie, même si j’ai aussi un faible pour l’explicite Ass-Vie, « in your Ass your Life ! »…
    Faut dire que pour un vigneron, l’AV ça veut dire quelque chose de très précis, plus exactement c’est un indice précieux. C’est l’acronyme de l’Acidité Volatile. Et quand ce taux d’AV – calculé le plus souvent en décigrammes d’équivalent H2SO4, acide sulfurique par litre – grimpe dans un vin, c’est que l’acide acétique fait de même sous l’action des bactéries du même nom. Bref que ça vire au vinaigre. Et la marge est très faible entre un vin sain et un vin imbuvable. Une attaque acétique en été ? on prend deux « pions », 0,20 gramme en quelques jours, facile, et un vin rouge sain apres vinif, malo et élevage est entre 0,30 et o,60 g d’AV. A 0,65 g le vin perd son Appellation, à 0,90 g il part à la chaudière ou chez « Tête Noire » comme on disait à Bordeaux… « Usages industriels » plus élégamment, vinaigrerie quoi. Le Haut-Brion à 100 € la bouteille, ben il vaut plus que 10 € l’hecto, et bien payé encore, les 133 bouteilles quoi.
    Glups qu’il fait le maître de chai… Gasp le régisseur. Et Aargh le proprio.
    L’Assur-Vie, j’la vois « buvable » à 500 milliards €, à 1 000 milliards c’est la chaudière, à 1 500 c’est du vinaigre premier prix (chez Lidl, pas au concours des balsamiques de Modène…). On est à 1 500 et ça doit pas sentir la violette de Parme dans le chai.

      1. T’es de Mars, Vénus ou quoi ? J’te parle pas d’une bouteille rare achetée aux enchères par des connards chez Sotheby’s. Ni d’un 59 payé à prix d’or, plus connement encore, à la Tour d’Argent. J’te parle de tarifs HT normaux payés par les négociants en primeur patate.
        Et 500 000 €/Ha de CA, j’peux te dire que ça le fait bien assez mon gars, bien bien bien bien (…) assez… Le Bordeaux c’est cent fois moins vrac négoce ou coop, le Médoc ou le Graves 50 fois moins, le St É 30 fois…
        http://www.passionvin.net/vin-chateau-haut-brion.php

    1. Même à 500 milliards, ils ‘boisent’ le truc en fûts de chêne façon sordide parce que ça pue, dès lors où le rendement est fondé sur les taux d’intérêt d’obligations qui se doivent de pourrir pour fournir le jus.
      ‘Pourriture noble’, qu’y vont nous sortir, les frangins …

  23. Zebu, ça vous semble possible que les gens qui ont une AV a 4.5% vont retirer leur avoir pour le mettre sur un compte a 0%? Si oui ça voudrait dire qu’ils auraient compris les rouages du système comme vous le comprenez et dans ce cas la révolution serait faite… Je crois que vous faite du Cantonaisme sans le savoir 😉

    1. Le raisonnement pour le faire comprendre aux gens est très simple : l’argent, ça ne travaille pas ! Que celui qui a déjà vu un billet de banque retourner un champ ou usiner une pièce en métal lève la main !
      Seul le travail crée de la richesse. Donc si vous gagnez de l’argent sous le prétexte que votre argent « travaille », c’est qu’in fine vous exploitez le travail des autres. Les 4,5 %, c’est du temps (pas le vôtre, celui des autres), de la sueur (pas la vôtre, celle des autres) et du soleil (bon, ok, ça c’est à tout le monde). Et comme il est techniquement impossible que tout le monde exploite tout le monde… CQFD

      1. « A moins donc de créer des masses de schizophrènes, toute action aura à cœur d »intégrer cette réalité, pour la transcender. Mais comment dépasser un système où toute action d’opposition pourrait conduire à une ‘mutilation’ (‘auto-mutilation’, en fait) personnelle et collective ? »

        Réponse : « en se mutilant! » (mais en ayant compris qu’il faut se mutiler, c’est sans doute là « l’avancée théorique »)

        CQFD.

      2. Allons Julien, vas expliquer cela à quelqu’un qui a trimé toute sa vie et a mis ses économies dans l’AV parce que toutes les banques en faisaient la promo.

        Il ne faut pas voir dans tout un chacun une volonté d’exploiter, mais plutôt un esprit bas de laine.

        On ne va tout de même pas leur reprocher d’avoir mis trois sous de côté pour leurs vieux jours :
        surtout qu’ils risquent d’en avoir besoin par les temps qui courent.

      3. Tu m’as mal compris Edith, il ne s’agit pas de le leur reprocher mais de leur en faire prendre conscience. Après, chacun agit en connaissance de cause, mais on ne peut plus jouer les innocents ou les vierges effarouchées !

      4. Seul le travail crée de la richesse. Donc si vous gagnez de l’argent sous le prétexte que votre argent « travaille », c’est qu’in fine vous exploitez le travail des autres.

        Pas d’accord dans l’absolu. L’argent ne crée pas de richesse si il y a une ou des contraintes qui bloquent la croissance (limite des ressources, baisse des salaires, désorganisation sociétale liée au parasitage de la finance…) ce qui est de plus en plus le cas je vous l’accorde.

        Sinon, l’argent investi ou placé pouvait créer de la richesse sans exploiter le travail des autres en « sélectionnant » par exemple l’activité la mieux à même d’être mécanisée. Il pouvait donc et « créer de la richesse » et « libérer du temps de travail » des autres… Notez que j’utilise l’imparfait !

      5. Nicolas, pour « mécaniser » une activité et espérer des gains de productivité, il faut faire travailler les gens qui fabriquent les machines qui remplaceront les travailleurs, donc le gain de productivité est aussi le fruit du travail.

      6. Ouais Bill. Et un p’tit 4,5 % des familles, ben c’est grosso-merdo la rentabilité annuelle moyenne du capital depuis le début de l’ère capitaliste. Et à ce rythme là, ben les 20 000, 50 000, 100 000 € du p’tit électeur sarkomien, post-mitterrandien, jeanMarinoïdien ou mélangeonniste, ils font la culbute, 20 000, 50 000, 100 000 petits zeuros de plus, en juste seize ans, 60 000, 150 000, 300 000 en 32 ans… Ah c’qu’on est bien dans les bras de Morphée à c’compte là, avec ces petits moutons là sautillant et se multipliant, avec ces rêves là…
        « Le droit à la richesse » qu’il dénonçait papy Rocard, « ouais j’y ai droit », « le droit à » bordel…
        Té une p’tite citation du vieux aussi que j’ai retrouvée :
        « Ce qui me paraît insupportable c’est l’espèce de joie de vivre, assez imbécile, avec laquelle la France se laisse transporter vers la guerre civile. »
        Y causait comme ça au printemps le Michou, à propos de la Marine Trinitaine, celle « qui croque et qu’est bonne », qu’est blonde et pur beurre et qui fond sous la langue, mais j’crois qu’il aurait volontiers généralisé…
        Pas vrai Bézu ?
        Comment va Monica, Bill ?

      7. @ Moi :
        Il est tant vrai qu’il vaut bien mieux être mutilé par autrui … mais après que d’avoir bien mutilé autrui auparavant, avec des rendements dont on connaît l’origine.

        Belle philosophie que la tienne.

      8. Bien sur, vous pourrez peut-être le faire comprendre a vos copains, mais c’est pas sur du tout qu’ils vont retirer leur argent des AV, il y en aura toujours un qui dira que les autres en profitent donc pourquoi pas lui – Raisonnement individualiste usuel dans la société dans laquelle nous sommes -. En fait la proposition de Cantona, si elle avait été suivie, eut été bien plus radicale, même si la votre a le mérite d’expliquer le rapport argent-travail. A mon sens, il ne peut y avoir de changement radical que si le plus grand nombre n’a plus rien a perdre. Par exemple, la seule reforme des retraites qui pourrait avoir de l’effet serait… l’abolition des retraites… Ce vers quoi le système amènera mais les gens n’en ont pas conscience encore.

      9. @zébu: j’ai rien compris de ce que tu penses être ma position, par contre j’ai bien compris que pour « dépasser un système où toute action d’opposition pourrait conduire à une ‘mutilation’ », rien de tel que de s’opposer en se « mutilant ». ça c’est du « transcendage » de problème. Thèse-antithèse et… thèse. Bravo Hegel.
        Je sais pas moi, je m’attendais à un truc où on disait en synthèse « allez, on oublie les mutilations ». Mais non, on y tient à sa culpabilisation de la majorité de la population. C’est eux, les coupables, pas les riches hein… Les riches ils sont sympas et intelligent, eux. Ils comprennent la situation, eux. Ils veulent bien même se faire taxer un peu plus et y’en a même plein qui lisent Paul Jorion en hochant de la tête, c’est dire comme ils sont sympas.

        Ah, c’est sûr, le « tous coupables », ça évite la guerre civile, c’est consensuel. Peace and love, man.

      10. « « Le droit à la richesse » qu’il dénonçait papy Rocard »

        Celle-là, elle est collector. Y’a pas à dire, avec la pensée puritaine (et l’hypocrisie que cela comporte) rocardienne, on est sauvés.

      11. @ Moi :
        C’est vrai.
        Oublions tout ça, mes frères.
        Coupons, coupons les têtes des riches.
        Et le système changera.
        Que je te dis (crois Moi).

      12. @atanguy

        mais c’est pas sur du tout qu’ils vont retirer leur argent des AV, il y en aura toujours un qui dira que les autres en profitent donc pourquoi pas lui

        Je crois que vous avez pas bien saisi le hic du truc. Le petit malin « non coopératif », qui veut s’la jouer perso et qui se dit « les autres y font c’qui veulent, moi j’y ai droit aussi ! macach ! j’touche pas à mon cash en AV », si peu qu’il y en ait 10 % qui débouclent avec, comme ça commence à v’nir, plus personne pour cracher au bassinet en face – fournir le matos coté collecte – ben c’est lui qui l’aura dans l’os et bien profond…
        Un « AV-Run » que ça s’appellerait le bazar. 1 500 Milliards en fumée en moins d’deux, mastodontes de la bancassurance, et même la CDC (avec CNP Assurances, number one français en assurances des personnes, leader de l’AV avec 17 % de la collecte et capitalisation totale en fRance…), à la trappe, le reste avec évidemment.

      13. Je suis d’accord pour les Av et autre . Une nuance cependant , ce n’est pas général .
        Lorsque ma cassette de précieux gagne 30% , je ne prend pas ces 30% à des pauvres qui
        travaillent , mais aux riches qui spéculent . Ceci pour sauver mon honneur , vilement décrié .

      14. @ Vigneron :
        Ah mais j’avais oublié le zinzin de l’Etat, la CDC (via la CNP) …
        Ce qui fait qu’effectivement, l’occasion est encore plus belle de mettre la pression sur l’Etat et donc le politique.
        Donc l’AV est finalement bien la bonne ‘cible’.
        Merci pour la souvenance.

      15. Zébu (du jus de traille)
        Pourquoi crois-tu que nous assistions à une campagne publicitaire « je VEUX payer plus d’impôts »…???
        EUX ont les chiffres. Et savent que la situation devient « délicate ».

      16. Bonne idée de recrues, tiens, les milliardaires.
        Tu leur mets une grappe entre les fesses, tu ressors 3 hectolitres.

    2. @ atanguy :
      je pense que les gens sont moins cons qu’ils en ont l’air.
      Regardez ça pour voir : – 13% de collecte pour les AV en euros, + 14% de prestations versées, 7 mois d’affilés de décollecte …
      On dirait qu’ils y ont déjà pensé mais pas sous l’angle citoyen. Je propose donc juste de les informer qu’ils peuvent aussi, en sus d’effectuer un retrait stratégique à intérêt bien compris, réaliser une belle opération ‘civique’.
      🙂

      1. Question à Zébu et à Julien Alexandre (voir également mon post plus bas).

        Admettons qu’un grand nombre de gens comprennent le principe et la raison de sortir des pernicieuses Assurances-Vie, qu’est-ce qui empêchera l’État de réorienter sa fiscalité vers les Livrets A, etc. pour en profiter autant ? A ma connaissance, l’État ne s’est jamais beaucoup gêné pour faire évoluer la législation quand cela l’arrange. Et là, ça l’arrangera franchement, non ?

        D’autre part, on a vu par le passé des Caisses d’Épargne salement mouillées dans des sauces spéculatives malodorantes, non ? Vont-elles rester impassibles devant un tel afflux ?

      2. Parade très simple Thom Bilabong, comme je l’ai expliqué à Contempteur : vous mettre votre argent sur un compte à vue, ils ne sont pas fiscalisés (ce serait difficile de les fiscaliser, puisqu’il s’agit essentiellement de revenus du travail qui sont déjà lourdement fiscalisés).

      3. Ouaip, la différence entre le blog de l’ours tropical et ici, c’est que là-bas le message est: « Vite, vite, devenez liquides avant la chute finale. » et ici on ajoute « … Et repentez-vous! ».

      4. @ Moi

        Il y a une ou deux autres « petites » différences avec l’ours tropical : Hayek n’est pas ici considéré comme un grand penseur, et nous ne faisons pas nôtre le précepte « tout pour ma gueule, les autres peuvent crever ».

      5. @ Julien :
        Alors que sur le blog de Moi, c’est « Tous égaux ! » (à l’impératif) et on y ajoute : « Et chacun pour soit ! » (tendance dure de l’Armée de Libération des Intérêts du Capital, l’ALIC)

      6. @Julien : certes, certes. J’étais d’humeur taquine.

        @zébu: « « Tous égaux ! » (à l’impératif) »

        C’est tout à fait juste. Et c’est forcément à l’impératif, naïf que t’es. Tu crois qu’il n’y en aura pas pour vouloir dominer les autres? Pour éviter la dictature de certains individus sur d’autres, seule vaut la dictature de la loi. « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.  »

        « « Et chacun pour soit ! » »

        Là, je ne sais pas de qui tu parles. Pour moi, le bonheur de soi passe par le bonheur de tous. Les AV j’en ai rien à cirer, je sais pas si tu comprends ça. J’espère qu’un jour proche, elles ne vaudront plus un clou et que la bourse sera fermée. C’est l’indigence intellectuelle de ta stratégie de sortie du système que je critique (« comment sortir du système? en sortant du système, pardi »).

      7. @ Moi :
        « C’est l’indigence intellectuelle de ta stratégie de sortie du système que je critique » : c’est vrai. Martin Luther King et Gandhi, j’oubliais, des épiphénomènes de l’Histoire.
        Alors que Moi, pardon, question stratégie de sortie du système, je m’impose …
        MDR.

      8. @zébu: comme t’y vas, toi. Te comparer direct à Martin Luther King et Gandhi. Ta stratégie n’est pas la leur. Eux avaient les moyens de convaincre leurs ouailles et de les unir autour de la non-participation massive. Ils avaient la religion, le nationalisme, la souffrance séculaire. Des systèmes de pensée cohérents, crédibles, capables de s’opposer à un autre système de pensée, capables d’enthousiasmer les foules. Pas toi.

        Tout ça tu dois encore le trouver (c’est aussi le problème des anti-capitalistes post-marxistes). Il est bien évident que si tout le monde refuse la société de consommation, celle-ci s’écroulera. La question est: comment vas-tu convaincre les gens? comment vas-tu les mobiliser et les organiser? contre quoi vas-tu les mener à la bataille? C’est l’objet de ton article. Et il n’y répond pas, sauf par une pirouette pitoyable. Et comme ennemi, tu te trouves les AV… ça situe le niveau…

      9. ‘Ma’ stratégie est identique, si ta connaissance des faits n’était pas si pitoyable.
        Mianne je crois l’a très bien décrite, concernant la non-participation, dont la base était d’amener à la faillite l’empire britannique, dont une part importante de l’économie était basée sur le textile, textile importé en Inde et que Gandhi prona de boycotter. En retour, les anglais ont augmenté la taxe sur le sel, d’où le mouvement de Gandhi pour sel de la mer.
        Et si de fait tu ne vois que les AV comme ‘ennemi’ c’est qu’effectivement tu ne peux comprendre que les apparences.
        Normal, faut que tu défendes tes ‘intérêts’ …

        PS : toujours cette méconnaissance historique faramineuse … A la base du mouvement de boycott des bus de Montgomery, il y a une et une seule personne, Rosa Parks. Et quand Gandhi commença à boycotter les produits anglais, il était aussi bien seul en Afrique du Sud … La ‘logistique’ s’est constituée ensuite.
        Quant à la religion, c’est aussi assez drôle puisque Gandhi, à l’envers de l’hindouisme, pronait la fin de la caste des intouchables ainsi que l’action commune entre hindouistes et musulmans (ce qui lui fut d’ailleurs tellement reproché qu’il en mourut, assassiné par un hindouiste).
        Pouahhh, l’histoire revue par Moi, c’est oui-oui au pays de la ségrégation …

      10. @Moi

        Tout ça tu dois encore le trouver (c’est aussi le problème des anti-capitalistes post-marxistes). Il est bien évident que si tout le monde refuse la société de consommation, celle-ci s’écroulera. La question est: comment vas-tu convaincre les gens? comment vas-tu les mobiliser et les organiser? contre quoi vas-tu les mener à la bataille? C’est l’objet de ton article. Et il n’y répond pas, sauf par une pirouette pitoyable. Et comme ennemi, tu te trouves les AV… ça situe le niveau…

        Est-ce que tu te rends compte qu’en niant l’utilité du dèbat porté par Zébu, quelles que soient les « solutions », ou les « remèdes » plutôt, que tu proposerais par ailleurs à l’effondrement démocratique consécutif à la reddition du citoyen-électeur (votant ou pas…) devant le bourgeois-votant (idem) – on se souvient tous avec émotion de ta formidable « révélation » sur l’imposture démocratique matèrialisée par l’impératif du vote secret… – tu nies de fait la validitè du débat démocratique sur une des problématiques essentielles de tout un chacun ici et maintenant, et de toi le premier, et cela dans un cadre démocratique légal tel qu’il est ici et maintenant, toujours et encore, aussi bancal soit-il pour beaucoup et aussi bon pour la dêchetterie soit-il pour toi ?
        Et qu’en conséquence tu prends bel et bien acte, tu certifies même, de la validité du diagnostic politique clinique d’obscur comptable d’un des nouveaux petits amis des ultra-libs de l’institut Turgot comme Werrebrouck ? Ils en veulent plein des comme toi ces gonzes là. Ils les attendent au coin du bois, mon z’ami, en se léchant les babines et en se frottant les menottes…
        Tu leur fais pas peur.
        Le crash financier et économique, c’est plié, c’est pour tout de suite. Mais il est toujours temps de dire quelques vérités comme le fait Zébu, sans illusions béates, juste en proposant d’autres voies, d’autres voix, d’autres points de vue que ceux que d’aucuns ne manqueront pas d’hystériser, ou d’instrumentaliser comme notre ami Werrebrouck avec ses « clients » « d’entrepreneurs politiques », tout comme leurs pendants antinomiques pseudo-marxistes ou néo-cons à eux bien utiles. Il faut sauver ce qui peut l’étre de lucidité minimale, de décisions personelles et collectives « en toute conscience » de démocratie quoi, de « politique sans guerre parce que la guerre », mais non sans sacrifices, aussi et précisément parce que la guerre. Sauver un point d’appui pour après. Semer maintenant. Après c’est trop tard. Que ça pousse ou pas, à dieu va ! C’est semé, c’est dit, dit, Moi…
        http://www.lacrisedesannees2010.com/m/article-81600334.html

        La rente et l’Etat- providence

        Il existe une traduction politique de la crise, traduction compréhensible à partir du paradigme de ce blog. La continuation du fordisme par d’autres moyens, était moins l’abandon du « social –clientélisme » (l’Etat- providence) que sa recomposition : le revenu est substitué par du crédit, qui devient lui-même support de produits d’épargne (titrisation généralisée), mais aussi substitué par des marchandises importées moins coûteuses (mondialisation). Recomposition lisible dans le compte des Etats. Le service de la dette, qui pouvait ne pas exister lorsque les banques centrales étaient aux ordres des ministres des finances, devient, avec l’indépendance des banques, et  en mondialisation, un poste de plus en plus important, et simultanément la matière première de base de l’industrie financière et de sa clientèle, composée aussi de classes moyennes traditionnellement clientes privilégiées du « social –clientélisme ». Curieusement, il n’est pas excessif de dire qu’une  partie de la rente financière payée par les Etats au titre de la dette, est d’une certaine façon redistributive comme le sont d’autres outils plus classiques de l’Etat providence. La mémoire de la répression financière sur la petite épargne – notamment les bons du Trésor achetés en direct  au « bureau du Trésor »- amputée d’un taux négatif au temps des 30 glorieuses, est encore présente dans les esprits. Et cette petite épargne n’est devenue profitable qu’avec le démantèlement du couple Trésor / banque centrale. Démantèlement qui correspond avec quelques années de retard à la fin de l’inflation et au début d’une histoire grandiose : celle de la dette.

        La traduction politique de la crise, simple en théorie n’est pas simple en pratique, et complexifie considérablement le fonctionnement des marchés politiques.

         Simple en théorie puisqu’au fond l’enjeu serait le choix de la rente ou celui  du « social- clientélisme » : les entrepreneurs politiques réputés de droite doivent sauver les banques et la rente correspondante en rapetissant l’Etat- providence, ce qui se passe à peu prés partout en Europe aujourd’hui ; et les entrepreneurs politiques réputés de gauche doivent nationaliser le système financier – à bon compte puisqu’il ne vaut que des dettes- pour maintenir l’Etat providence et supprimer le coût de la dette.

        Difficile en pratique, puisque selon notre paradigme il existe toute une gamme d’électeurs qui sont à la fois consommateurs de produits d’épargne dont la matière première est la dette publique, et de services de l’Etat providence traditionnel : parce que dans la classe moyenne bénéficiaire de l’Etat providence il y a aussi des épargnants, entrepreneurs politiques de gauches et entrepreneurs politiques de droite deviennent des marchands d’eau tiède. Ceux dits de droite, ne peuvent pas ouvertement saigner l’Etat- providence, et ceux dits de gauche ne peuvent pas ouvertement procéder à « l’euthanasie des rentiers ». Avec comme produit associé à ce dilemme, l’apparition de fractures à l’intérieur des grandes entreprises politiques face à la gestion de la grande crise, et un sous produit : l’émergence grandissante de partis dits populistes. Partis populistes patrimoniaux (identités, valeurs, etc.),  mais aussi –et sans doute aussi dangereux – partis populistes de séparation (contestation des unités nationales).

      11. @vigneron: « Est-ce que tu te rends compte qu’en niant l’utilité du dèbat porté par Zébu »

        Que les choses soient bien claires, je l’ai déjà dit mais je le répète parce que vous êtes durs de « comprenure ». Je ne nie pas l’utilité du débat ni même celle de la stratégie de la non-participation (si l’on admet qu’elle porte ses effets à long terme). J’ai d’abord dit que cette stratégie n’était pas la panacée universelle qui résoudrait tout toute seule et que sans action violente associée même marginalement, il ne se passera rien. Et ensuite, j’ai surtout critiqué la manière dont zébu pense convaincre la masse à le suivre dans ce combat. C’est ça la question de fond de l’article, son noeud central. On n’y répond pas. Les mouvements indiens et noirs-américains, c’est bien beau, mais eux ils se battaient pour leurs intérêts, faut le rappeler. Là, zébu, il ne propose rien pour convaincre, il demande juste des sacrifices au nom de la morale pour éviter la culpabilisation. C’est pas comme ça que les masses se soulèveront, je dis ça, je dis rien…

        Après, ma petite personne, que je fasse peur ou pas peur aux libertariens, mais qu’est-ce qu’on en a à foutre? Le débat c’est comment motiver les troupes et les faire agir efficacement, pas si je fais peur ou pas peur. Parce que les nazis eux, quand ce sera le chaos, t’inquiètes pas qu’il sauront comment murmurer aux oreilles des petites gens. Et si en face, t’as pas trouvé un truc autrement plus motivant qu’une espèce de morale chrétienne individualisante qui sent le moisi, ben ça sera la blitzkrieg. Wait and see.

      12. que sans action violente associée même marginalement, il ne se passera rien

        Ouais ! c’est dit, je sais bien qu’il est là ton seul et unique credo, ton étalon à penser le changement, ton alpha, ton omega, ton critère ultime, et pour finir unique, et que tout le reste, tous tes restes c’est de l’enrobage hypersoluble, du zéphir de pharisien, du soupir séraphinesque de circonstance. Ça porte un nom, ripoliné ou pas : surement pas « esprit révolutionnaire », non, nihilisme. Ou « désespoir de causes », pour t’être aimable.
        Mais même pour ça, cette si simple, si douce et si creuse extrémité, celle de la violence « légitimée », idéalisée ou simplement instrumentalisée, brandie en menace, en lieu et temps mythiques de vérité (quelle vérité ?), en basculement nécessaire, forcément nécessaire, tu te casseras le nez et ce qui te reste de canines. Pas le coffre, ni la voix des chefs de meute. Ni surtout la vision. Elle t’aveugle, la violence, Elle noie tes pensées. Elle te submerge Elle t’embrume avant même de se concrétiser en quoi que se soit. Moi, désolé, mais tu phantasmes, point, et pas qu’un peu… La violence est dernier recours, échec politique manifeste. En faire un prérequis comme tu n’oses l’avouer, c’est fonctionner à l’envers, n’être qu’un symptôme, vers le néant.
        Et attention, je ne dénie pas le droit de recourir à la violence ni de l’envisager comme une necessité tactique si l’affrontement démocratique devient impossible, si l’hostilité ne peut plus être contenue, s’il faut choisir son camp.
        Mais choisir à priori l’action violente comme toi, la rechercher, la souhaiter, la provoquer, non merci. Savoir qu’elle existe, s’y préparer s’il le faut, c’est bien assez.
        Et afficher comme tu le demandes des mots d’ordre mobilisateurs pour le bon peuple (« tes troupes »…) dans lesquels il trouverait de quoi se soulever comme un seul homme pour défendre, chacun et chacune pour chacune et chacun les petits intérêts de chacun et chacune, soit aujourd’hui, que tu le veuilles ou non, des droits acquis ou des petits privilèges des bourgeois-électeurs, et donc lancer une authentique contre-révolution populaire face aux Marchés et à leurs États-croupions, je peux t’assurer que ce sera pas toi ni quiconque à gauche qui mènera la valse.
        Ton mot d’ordre mobilisateur ce serait à peu de chose près du même tonneau que ce messagei lu ici il y a quelques jours, où je ne sais plus quel ahuri, en guise de slogan de campagne du PG me fouttait en tête de liste : « Pour sauver votre épargne, votez Parti de Gauche »…
        Tain ! C’est plus le temps des cerises, c’est le temps des noisettes ! Et des infusions de queues d’cerises… Là, promis, s’ils descendent avec leurs manches de pioches tes « révolutionnaires », j’m’engage dans les CRS !
        Et je passerai pudiquement sur la manière dont tu qualifies la première proposition zébuïenne de truc »pas plus motivant qu’une espèce de morale chrétienne individualisante qui sent le mois »… « Individualisante » une exigence minimale de prise de conscience et d’auto-détermination citoyennes ? « Moisi » et seulement « chrétien » le combat nécessaire contre l’esprit bourgeois et ses ravages ? Allez je te les laisse tes « troupes », comme tu dis si bien, mon cher sous-sous-commandant Moyien… Tu vas pas aller loin avec ta grande armée… bâtie sur du sable.

      13. @vigneron: Je savais bien que le mot « violence » allait faire battre ta petite poitrine de social-démocrate. 🙂

        La politique est violence. Violence verbale le plus souvent, mais parfois aussi physique. On peut dire que la violence physique est le dernier recours de l’action politique, mais on ne peut pas dire que c’est l’échec de la politique. Dans ce cas-ci, ce serait tout au plus le signe de l’échec de l’action politique des sociaux-démocrates. Cette action politique n’ayant évidemment pas pour but de détruire les relations de pouvoir mais de les rendre plus supportables aux pauvres en négociant des concessions aux riches. Il est bien évident que ton idéal rocardien d’une société avec des gentils maîtres soucieux du bien-être de ses esclaves, je suis bien content qu’il ait vécu. D’ailleurs, mon petit doigt me dit que tu serais peut-être bien un gentil maître. Je me trompe?

  24. Car (du moins en Occident) nous sommes notre propre obstacle pour réussir à transformer le système car nous en faisons partie.

    Tout est dit dans cette unique phrase.

    Pour ma part, je n’ai pas attendu ces conseils avisés pour les appliquer, notamment la non participation aux élections. J’ai arrêté de participer à toute élection (abstention systématique) après que le parlement a voté le traité de Lisbonne alors que les français (dont je faisais partie) s’étaient prononcés en majorité contre le TCE. Aujourd’hui, plus que jamais, je ne regrette pas ce choix et il m’apparait même de plus en plus militant car, pour rien au monde, je ne voudrais continuer à cautionner un système ouvertement anti-démocratique.

  25. @zébu: « Dans les deux cas, cette absence de participation aux systèmes, l’un ségrégationniste, l’autre colonialiste, a fait s’effondrer progressivement ces deux systèmes »

    Cette stratégie me semble très mal partie pour atteindre des résultats, au vu des deux exemples choisis.

    D’une part, le système ségrégationniste est toujours en place. Je ne sais pas s’il faut des arguments pour le prouver, au vu de cette évidence qu’un noir américain ne vit pas dans le même monde qu’un blanc américain (espérance de vie, revenus, taux de chômage, etc, tout est différent).
    D’autre part, le cas de l’indépendance indienne tel que tu le racontes, zébu, repose sur un gros mythe. Gandhi n’a pas libéré l’Inde, c’est le fruit d’une part de la faiblesse de la GB suite à la guerre, d’autre part de la volonté américano-soviétique, et enfin d’un mouvement nationaliste dont Gandhi n’est qu’une pièce parmi d’autres (et probablement pas la plus importante). Ce mouvement nationaliste étant parfois violent. Ex: http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_nationale_indienne

    Il n’est pas étonnant que dans les deux cas, qu’il ait gagné ou perdu, le pouvoir a par la suite mythifié les résistants non-violents et satanisé les autres. Chacun jugera en son âme et conscience ce qui a été efficace contre le pouvoir. En ce qui me concerne, je trouve que c’est tromper le peuple et lui offrir une espérance à bon compte que de vouloir faire croire que l’on devient libre de manière aussi cool. Mais bon, vu le vieillissement de notre population, sait-on jamais, une révolution gériatrique qui mène hors du capitalisme est peut-être possible. D’ailleurs, pour mettre toutes les chances du côté du changement, outre l’abstinence de vote et l’assuransus interruptus, il est plus prudent d’aussi prier beaucoup et de produire un maximum de lettres de doléances (communément appellées « pétitions »).

    1. @ Moi :
      Quel foutage de gueule …
      « Je ne sais pas s’il faut des arguments pour le prouver » : ben non, on va te croire sans, c’est plus simple et ça pique moins les yeux, aussi.
      Au cas où tu ne le saurais pas, il y a plein (plein !) de personnes qui ne vivent pas (du tout) dans les mêmes monde : ils ne fréquentent pas les mêmes bars, ni ne vont dans les mêmes écoles, etc. Pour autant, il ne viendrait à l’esprit de personne ne dire : ‘ces chiottes là, c’est que pour les nains, pasque c’est comme ça’.
      De sorte qu’à t’entendre, on voit même pas pourquoi Mendela s’est battu pour l’abolition de l’apartheid, rapport que, de toute façon, c’est un combat perdu, laisse Nelson, c’est Moi qui te le dit : les noirs et les blancs, ils vivent pas dans le même monde. Et ce monde avec les bergers allemands, il est ‘achement plus drôle, Nelson …
      Disons que j’en connais au moins une qui te filerait une bonne mornifle si elle était encore en vie, pour pouvoir asséner posément ce genre de connerie …
      Quant à ta prose sur l’Inde, on pourrait la résumer ainsi : « mais Gandhi n’était qu’un détail de l’Histoire contemporaine indienne, en fait … »
      Comme quoi, le révisionnisme, ce n’est pas qu’à l’extrême droite.

      « En ce qui me concerne, je trouve que c’est tromper le peuple et lui offrir une espérance à bon compte que de vouloir faire croire que l’on devient libre » en … en … en quoi déjà, Moi ?
      Sauvegardant le versement de l’intérêt du (dû au) capital ?
      Dis moi donc …

      1. Méfie toi Zébu… En écrivant des trucs comme ça :

        Comme quoi, le révisionnisme, ce n’est pas qu’à l’extrême droite.

        tu pourrais ben t’retrouver un un d’ces quatre, au p’tit matin d’un Grand Soir, debout et les mains nouées dans le dos, dans le bureau d’un commissaire politique Moyien de chef-lieu de canton, du genre Fouquette-Tinville de la 25 ème heure, dit « le Jack Russel terrier de l’Aube Nouvelle », qui te f’rait ses p’tites séances intensives de révisages de révisionnisme accéléré…
        🙂

      2. « De sorte qu’à t’entendre, on voit même pas pourquoi Mendela s’est battu pour l’abolition de l’apartheid, rapport que, de toute façon, c’est un combat perdu »

        Je n’ai pas dit que c’était un combat perdu. J’ai dit que c’était un combat que des gens comme Mandela n’ont pas gagné (je ne lui jette pas la pierre à lui personnellement, il était bien parti mais la prison l’a cassé). En Afrique du Sud, tout comme aux USA, la ségrégation continue. Je répète et c’est bien connu: tous les indicateurs du bien-être sont en défaveur de la population noire (espérance de vie, revenus, taux de mortalité infantile, etc, etc). Rien n’a changé ni en Afrique du Sud ni aux USA. Ou plutôt si, il y a maintenant des bourgeois noirs, c’est-à-dire que des noirs ont été intégrés dans la classe des exploiteurs. C’est un progrès, j’admets. Un progrès dans l’enfumage, mais un progrès quand même… Les curés de la gôche ont ainsi bonne conscience. Ils sont contents et émus, pensez-vous. Obama et Mandela lors d’un dîner de bienfaisance où tout le monde est bien sapé, ça vous prend aux tripes, on a envie de chanter « we are the world ». Pendant ce temps, les pauvres crèvent. Que le spectacle continue…

        « Disons que j’en connais au moins une qui te filerait une bonne mornifle si elle était encore en vie, pour pouvoir asséner posément ce genre de connerie … »

        T’es qui pour parler en son nom et savoir comment elle réagirait?

      3. @ Moi (et pour finir) :
        Mandela n’a pas gagné. Mais n’a pas perdu non plus.
        Fichtre.
        Rien n’a changé ?
        Faut-il rappelé ce qu’a été l’apartheid ?

        Le grand chantre de la pureté égalisatrice … : toute amélioration permettant de sortir de l’oppression est vaine selon Moi, car il restera toujours, de toute façon, une ségrégation entre les hommes (refichtre).
        Elle est même néfaste car elle enfume l’esprit.
        A se demander ce que tous ces pauvres cons de nègres pouvaient bien espérer en manifestant massivement avec ces ‘droits civiques’ et même tous ces sous-développés à vouloir leurs indépendance contre le colonisateur : illusions, bande de blaireaux mal formés du bulbe !!

        Soyez égaux.
        Ou crevez.
        Mais pas trop fort quand même SVP.
        Je pense, Moi.
        A vous.
        Malgré vous, pour votre bonheur.

        PS : quand une personne a toute sa vie lutté pour une cause qui incarne même sa vie, on est en droit d’écrire ce que j’ai écris. Une petite gifle, oui.

      4. Bravo Moi, t’as encore évité la mornifle ou le bourre-pif : les bras lui en sont tombés. Fatalement, c’est pas commode. Pour distribuer les pains. Pour toi par contre, si, c’est bien commode…

      5. « tu pourrais ben t’retrouver un un d’ces quatre, au p’tit matin d’un Grand Soir, debout et les mains nouées dans le dos, dans le bureau d’un commissaire politique Moyien de chef-lieu de canton »

        ça c’est du point Godwin. Le modérateur t’as à la bonne mais ça en est un quand même, et qui n’aurait pas dû passer le filtre. S’il y a bien ici une âme de commissaire politique, c’est la tienne, môsieur le-flingueur-qui-remet-tout-le-monde-sur-la-ligne-orthodoxe-de-la-pensée-de-gôche-façon-Rocard.

      6. @zébu: « Mandela n’a pas gagné. Mais n’a pas perdu non plus. »

        Où ai-je dit « Mandela n’a pas perdu »? J’ai dit « le combat n’est pas perdu ». C’est écrit, vérifiable.
        Difficile de débattre avec quelqu’un qui transforme continuellement vos propos parce qu’il a du mal à admettre la réalité. La ségrégation continue en Afrique du Sud et aux USA, pas dans les lois, dans les faits. C’est la réalité, difficilement acceptable dans les dîners mondains de la gauche caviar.
        Maintenant, je t’accorde que le mouvement des droits civiques n’a sans doute pas été inutile. Par exemple, l’écart de l’espérance de vie d’un noir et d’un blanc a diminué entre 1910 et aujourd’hui, il est passé de 20-25 ans à 5-10 ans. C’est déjà ça de pris. Mais de là à dire que le combat a été gagné et que le système ségrégationniste a été désagrégé… (le constat est moins bon en Afrique du Sud, voir ici)
        En fait, sortir d’un système oppresseur, c’est comme y entrer. Je pense bien que ça prend des siècles de lutte, violente et pas violente. C’est moins rapide que de se défaire d’une AV, quoi…

      7. @ Moi :
        « C’est la réalité, difficilement acceptable dans les dîners mondains de la gauche caviar. »
        Et ce qui est difficile à accepter dans les diners à Moi, c’est tout simplement la nécessité en premier lieu de lutter contre les lois de ségrégation.
        Qui a dit : ‘la dictature de la loi’, rien que la dictature de la loi ? A ce que je sache, lois ségrégationnistes en US = démocratie.
        Ne pas comprendre qu’il est NECESSAIRE de s’attaquer aux lois qui justifie la ségrégation de fait (que je n’ai jamais nié), c’est ne rien comprendre du tout. Ou ne pas vouloir comprendre.
        De la même manière que de faire accroire que sortir des AV, c’est atteindre le paradis immédiatement : c’est assurément mentir.
        Dingue, ce ressentiment de petit épargnant à qui on touche à ses intérêts, depuis les derniers billets, quand même … (sans compter que ça croit connaître l’histoire contemporaine indienne et que ça vient faire des leçons sur Gandhi en plus de ça …).

      8. @zébu: « Ne pas comprendre qu’il est NECESSAIRE de s’attaquer aux lois qui justifie la ségrégation de fait (que je n’ai jamais nié), »

        Ben ouais, j’acquiesce. Et le rapport avec notre débat? A quelle loi justifiant un état de fait injuste t’attaques-tu dans ton article? Cela m’a échappé.

        « De la même manière que de faire accroire que sortir des AV, c’est atteindre le paradis immédiatement : c’est assurément mentir. »

        Ah ben voilà. J’avais juste mal compris alors. Je pensais que tu disais « le retrait des assurances-vie pourrait contribuer à l’effondrement du système financier, ainsi que l’abstention pourrait profiter aux extrêmes pour qu’elles parviennent au pouvoir. » dans le sens où le but serait atteint illico. Mais non, dont acte. Et pourquoi ne le dit-on jamais clairement alors? Pourquoi on parle plutôt de système à l’agonie qui va s’écrouler incessamment sous peu?

        « Dingue, ce ressentiment de petit épargnant à qui on touche à ses intérêts, depuis les derniers billets, quand même … »

        Mais quels intérêts? De quoi tu parles? J’ai encore une petite AV, certes. J’en ai déjà cloturé une, la plus grosse, l’autre viendra bientôt. Je devais l’annoncer publiquement devant l’assemblée des croyants? Je m’en tape de toutes façons comme de l’an 40. C’est pas ça qui changera ma vie. Puisque je te dis que j’espère que tout se cassera la gueule, AV comprises.
        Mais c’est mal parti au vu de l’opposition au système. C’est ça qui me met en rogne.

      9. @ Moi :
        « Et le rapport avec notre débat? » : débat que TU as lancé sur l’illusion quant à la ségrégation.
        Belle fuite aussi sur la dictature de loi, n’est-il pas ?
        Quand ça t’arranges, forcément, et que tu coincé, là …
        « « le retrait des assurances-vie pourrait contribuer à l’effondrement du système financier, ainsi que l’abstention pourrait profiter aux extrêmes pour qu’elles parviennent au pouvoir. »
        En gras, c’est mieux ?
        Ou faut que j’écrive aussi tous les implicites pour Moi, que nenni, le retrait de l’AV, ce n’est ni automatiquement le succès garanti, ni même que cela soit suffisant ?
        N’ai-je point écris aussi que le but de cette action était en premier lieu d’imposer un rapport de force au politique pour intégrer les 3 propositions ?
        Ni même que le but de ces propositions sont bien d’abord de mettre à distance la finance pour que le politique puisse ensuite jouer son rôle, à savoir définir la propriété, la richesse, sa répartition, … ?
        Faut que je refasse un billet spécifique pour M. Moi ?

        « C’est ça qui me met en rogne. » : possible.
        Mais cela ne fait rien avancer.
        A part prôner un nihilisme de façade.

      10. J’ai encore une petite AV, certes. J’en ai déjà cloturé une, la plus grosse, l’autre viendra bientôt. Je devais l’annoncer publiquement devant l’assemblée des croyants?

        Chiche mon cher ! Alors ? Dis-nous tout M, d’la Pureté Transparente. Qu’est ce que t’as fait de la grosse AV bien vinaigrée ? Ça fait dans les combien, « grosse » d’ailleurs ? Plus de huit ans d’âge, ça j’me doute… Mézencore ? Et la « petite », elle est trop jeunette, uh ?
        Désolé de ne pas devoir subir ce mauvais sort avec toi, moi c’est nada, peau d’balle sur la déclaration très démocratique et transparente des placements financiers persos. J’ai toujours compté sur des gens solidaires comme Moi, enfin comme toi quoi, pour m’la payer ma p’tite retraite. Merci d’avance, je sais pouvoir compter sur Toi pour ce qui est des zinvestissements zavisés.

      11. @Zébu

        Tu dis

        A part prôner un nihilisme de façade.

        . Tu voulais dire radicalisme démocratique de façade pour un nihilisme de la cave au grenier, je suppose ?

      12. @ Vigneron :
        Non non, nihilisme de façade, car ‘tout ce système n’a pas de sens’ et ‘il est vain de quoique ce soit sauf à attendre sa chute’. En ce sens, cela rejoint aussi l’analyse de Marx sur la chute du capitalisme (paupérisation progressive, prolétaires en nombre croissants et en conscientisation, …).
        Sauf qu’en arrière plan, on trouve quand même la défense du petit épargnant, forcément ignorant et non coupable (instrumentalisé, idiot), ce qui relève quand même d’autres corpus de valeurs …

  26. Le Diable est dans les détails .
    Ainsi il est entendu qu’une banque constitue des reserves fractionnaires , ce qu’on sait moins
    qu’il lui faut plus de 6 mois pour établir ses comptes .
    On ignore l’existence de ligne de trésoreries auprés de la banque centrale et qu’est-ce que l’achat d’actifs pourris à tour de bras comme en ce moment auprés des banques par la BC ?
    En pratique les choses ne fonctionnent pas comme la théorie prétendent qu’elles fonctionnent .
    Dépenses de l’état : le Trésor Public chargé en principe du controle de l’éxécution de ses dépenses , ne controle plus à priori les marchés publics , d’ailleurs le Trésor public n’a pas de Trésor , et il est absorbé par les impots , en voie de disparition .
    La responsabilité civile des élus , innovation , est censée offrir la contre -partie , mais les élus ne sont là en général que pour la déco , ceux qui signent les contrats sont d’ « obscurs conseillers » , qui touchent les commissions adéquates ( 5 % minimum sur tout marché public ,
    je précise qu’un marché de 1 milliards d’euro c’est un tout petit marché ) . Et quand il y a un pépin , ils ne sont plus là , mais au caraibes .
    C’est là le vrai coté du politique . Ce ne sont pas des ‘capitalistes’ . Ce sont ces inconnus qui vous laissent avec les dettes à régler .
    Pour ce qui est des mouvements sociaux , méme observation , ce ne sont pas les esbrouffes
    de tel ou tel mouvements qui changent effectivement les choses , mais les actions discrétes
    et tenaces d’un tas de gens dont on ne parle pas .

  27. Ben oui
    Il y a 50 ans les ouvriers étaient tres politisés. Aujourd hui ils ne votent plus au élection des prud hommes. Les syndicats ayant trahis leurs interets.
    Ce qui est dit dans cet article est tres beau. Par contre pour toucher un maximum de personne il faudra 20 ans de lutte et de combat. Ghandi a commencé ses actions au début des année 20 pour avoir l indépendance après la 2em guerre mondiale.
    D après Ms Jorion et Leclerc nous n auront pas tout ce temps avant que le système ne s écroule.

    Mais je suis d accord avec l auteur  » ils nous ont bien banané » et la génération des babyboomers sera maudite pour les siecle a venir. Pour avoir profiter du système a fond et pour avoir désarmer, dépolitiser leurs enfants.

    1. Mais non, Loire 42, vous n’avez rien compris !
      Selon Moi, Gandhi n’est qu’un ectoplasme, tout au plus surestimé par ces baudruches de saxons, voyons …

    2. 1) Une bonne pétition sur Face de Bouc, y’a que ça de vrai.
      2) Doubler le tout d’un blogging bien armé sur les sites dédiés aux personnes âgées
      3) Lancer une chaine twitter et suivre quelques bon journalistes qui relaieront le truc avec plaisir
      4) Lancer une pétition sur le Web

      1. @ Thom :
        C’était pas pour me moquer, c’était juste pour souligner que les images ont la vie dure : les AV, c’est pas que les personnes âgées. C’est aussi pas mal de ‘jeunes’.
        Mais si c’était vrai, va falloir modifier le 1/ parce que Face de bouc, les vieux …

      2. @ Zébu

        Eh oui, Face de Bouc n’est hélas pas très fréquenté par les seniors… quoi que ! En réalité, la part des seniors y grandit régulièrement, sur la même tendance que les nouvelles technologies (dont FB fait partie), c’est à dire lentement mais surement et un temps après l’engouement des juniors. Une illustration (vieille) ici : http://www.seniorjadore.com/internet_numerique/actualite_multimedia/facebook_a_l_assaut_des_seniors

        Saviez-vous par exemple que depuis plusieurs années, c’est le segment des seniors qui est celui plus forte croissance pour les consoles de jeu ? C’est une réalité. Sony l’a parfaitement intégré dans sa communication.

        Quant aux sites web pour personnes âgées, ne faites pas l’enfant, vous n’y connaissez rien ou faites semblant.
        1) Ce sont des sites à forte marge publicitaire à cause du taux de transformation très important entre clic et achat (hé oui 🙂 ).
        2) Les sites comme Age-Village sont plébiscités non pas par les personnes de grand-âge mais par leurs enfants, ceux qui oscillent entre 45 et 75 ans.

        Ces sites ont un pouvoir de prescription considérable grâce à leurs effets intergénérationnels. Or, à votre avis, qui est le plus intéressé par la transmission de patrimoine en ces temps de disette ? Ceux qui ont 90 ans ou ceux qui ont 45 à 75 ans ? Croyez-moi, lorsque la possibilité de voir se déprécier gravement le patrimoine à recevoir se manifeste, les décisions se prennent comme par enchantement.

        Bref, de bons papiers bien visibles sur ce type de sites ont beaucoup plus d’effet auprès des intéressés qu’un encart dans l’Express. C’est l’efficacité que vous recherchez, non ?

        Quant aux jeunes détenant un contrat d’AV, ils sont plus difficiles à toucher et à convaincre, c’est sûr. D’où l’idée d’une diffusion sur de multiples canaux. En la matière il n’existe pas de recette miracle, les « djeuns » étant par nature volages et versatiles dans les fréquentations de site… sauf pour FB et Twitter ou équivalent… il suffit de voir à quelles plateformes de partage donne accès le présent blog.

        Alors, convaincu ?

        PS: au fait vous avez quel âge ? des parents âgés ? des grand-parents ? des arrière-grands-parents ? Une cousine de Jeanne Calment ?

      3. @ Yvan

        On n’est pas du tout obligé de mettre sur FB une pétition, on peut se contenter de discussions enflammées et de publier papier.

  28. Concernant ce qui ressemble à un appel au boycott, voyez cet article déniché sur Indymédia Grenoble:

    Il est désormais interdit de boycotter

    On a les victoires qu’on peut : Michèle Alliot-Marie a, il y a quelques mois, par une simple circulaire, commis un attentat juridique d’une rare violence contre l’un des moyens les plus anciens et les plus efficaces de la contestation des Etats par les sociétés civiles, à savoir le boycott. Le 12 février, la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une «provocation publique à la discrimination envers une nation», punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Le ministère demande aux procureurs de la République d’assurer une répression «ferme et cohérente» de ces agissements.

    Soyons justes : la paternité de cette brillante initiative revient au procureur général de Paris qui avait, dans son rapport de politique pénale 2009, suggéré que «les faits de boycott ou de provocation au boycott peuvent s’analyser, selon les espèces, soit en une provocation à la discrimination, soit en une discrimination ayant pour effet d’entraver l’exercice d’une activité économique». On peut rappeler les actions de ce type dans l’histoire : boycott du Royaume-Uni en 1930 initié par Gandhi contre la colonisation, boycott de l’Afrique du Sud dans les années 70 par les militants antiapartheid, boycott, à la même époque, par la communauté homosexuelle américaine d’une marque de bière qui refusait d’embaucher les gays ou, plus récemment, boycott des produits chinois par les soutiens de la cause tibétaine et des produits israéliens par les militants palestiniens… Pour l’ex-garde des Sceaux, il ne s’agit pas là d’entreprises de protestation et d’émancipation, souhaitables en démocratie, mais d’associations de malfaiteurs

    La notion de discrimination ne peut s’entendre que d’une différence de traitement n’obéissant à aucun but légitime. Une action collective qui viserait à ne pas consommer de produits d’une entreprise parce qu’elle licencie ou délocalise sa production, ou d’un Etat parce qu’il maltraite ses minorités ne peut être qualifiée de discriminatoire, sauf à ôter aux consommateurs leur seul pouvoir, celui de ne pas de consommer n’importe quoi et n’importe comment. Que l’on se rassure : les Etats qui décideraient d’imposer un embargo à un pays étranger n’encourront pas les foudres de la loi pénale…

    L’instrumentalisation d’un texte qui visait à combattre le racisme, le nationalisme et le sexisme est inadmissible, surtout lorsqu’elle vise à faire taire l’engagement citoyen. La circulaire en question, qui a su convaincre au moins un tribunal, constitue donc, pour la société civile, une régression d’une ampleur peu commune. Cette provocation s’est pour l’instant heurtée à un mur de silence. La pénalisation de la contestation est toujours une mauvaise nouvelle pour la démocratie. L’absence de contestation de la pénalisation, lorsque celle-ci ne répond à aucun autre objectif que celui de museler les peuples, n’en est pas une meilleure.

    BENOIST HUREL
    Secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature

    http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/11/il-est-desormais-interdit-de-boycotter/

    1. Non pierre, déjà répondu à cette objection :
      « la paternité de cette brillante initiative revient au procureur général de Paris qui avait, dans son rapport de politique pénale 2009″
      Pas dans la circulaire en question (où il est question de produits provenant de pays).

  29. Hi,

    Warren Buffet, l’effet Debord et le Roi Lear PAR JEAN-LUCE MORLIE
    « Warren Buffett veut plus d’impôts pour les riches, cette information est reprise partout; Paul Jorion – lui-même – porte Buffet au rang des initiateurs de l’abolition des privilèges : les Aiguillons, Noailles, et Beauharnais. Jorion utilise toutefois le mot « initiateur ».  »

    La suite ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-luce-morlie/170811/warren-buffet-l-effet-debord-et-le-roi-lear

    1. Mais c’est une opération de com, ils proposent d’aider pour éviter d’attirer les foudres sur eux, en bon avocat j’aurais rien trouvé de mieux à faire !

      Ils prennent les devants, gardent un beau rôle, retournent un argument contre eux, évitant qu’il viennent de l’extérieur, c’est tout, et à part ça c’est un non-événement !

      Faire un beau geste, pour garder l’essentiel.

      De toutes manières ce blog n’arrivera à rien, parce que l’exaspération risque de prendre les devants sur ce blog ! Il risque d’être doublé et dépassé par les Vandales, les Indignés bis, et autres Attilas qui vont tous brûler et raser.

      Enfin il se pourrait que l’Histoire s’accélère et que nous apparaissions ici, comme une version améliorée de la discussion Byzantine que nous décrions par ailleurs chez l’adversaire. j’espère ça finalement.

      Je pense que le temps n’est plus à la réflexion mais à l’action, voir à la violence ; voir en Syrie, il y a toujours un risque à agir, dehors dans les manifs etc. une « confrontation ».

      Lorsque l’exaspération atteint un certain niveau, la réflexion est mise en veilleuse et… eh bien advienne que pourra ! Lorsqu’on n’a plus aucun espoir on va au devant des chars comme en Syrie et ailleurs !

      Effectivement, je me fais du souci lorsque je vois les immenses forces sociales monter, on n’est pas du tout à l’abri du sang et d’un retour d’une boucherie type 1789 et autre, parce que qu’à un moment donné on perd le contrôle de cela ! Le sang appelle le sang, on l’a vu, dans toutes les émeutes, y compris en 1986 lorsque je manifestais entre autres contre la loi Devaquet. Et je me souviens du couple âgé à la fenêtre dans le quartier Latin, ils disaient « on est avec vous !!! »

      Une révolution peut s’enclencher et je l’espère même sans objectifs, sur le mode du « dégage », et c’est tout !

      Il faut atterrir ici et se rendre compte d’abord que la situation est infiniment grave, et urgente aussi et que ça peut dégénérer ! Donc il faut trouver le ton juste dans les billets, enfin bientôt.. sinon on risque d’apparaître comme ceux qui ratent l’événement.

      Est-il encore temps de proposer ? on verra. On a de la chance ici d’avoir encore un filet social.. mais ailleurs ça va chauffer.

      1. Lisztfr.
        Nous devinions, au fur et à mesure de notre participation au blog, que toute solution de « sortie-par-le-haut » était systématiquement écartée.
        Pourquoi crains-tu maintenant une guerre civile..??
        Ne croies-tu pas qu’elle ferait tout de même moins de morts qu’une guerre mondiale..??
        Je suis optimiste, tu le sais.
        Et je considère que la différence se fera, pour chaque pays, entre là où les forces de l’ordre seront du coté du pouvoir OU de la population.

      2. J’insiste lourdement, j’ai écrit : POUVOIR, et non état.
        Car je pense que tout le monde, maintenant, a bien compris la différence.

  30. La paresse généralisée comme expression du refus de participer et mode d »action syndicale… Je suis pour !
    Une statue pour Paul… Lafargue !

  31. bonjour,
    ce que l’on constate souvent chez maints blogueurs et autres rédacteurs sur le net ou ailleurs, c’est qu’ils tentent bien souvent de justifier et renforcer leur raisonnement en assurant mordicus que le monde politique actuel est un désert de propositions qui se rapprocheraient de la ligne traitée dans leur article. Avec cette belle phrase à l’emporte pièce « … en dehors des partis politiques dits ‘extrêmes’ (dont les solutions proposées sont aussi ‘extrêmes’ qu’inopérantes sur le système financier), partis au pouvoir ou partis d’opposition se refusent d’affronter radicalement la crise financière », on n’y échappe pas encore une fois.
    qui sont les extrêmes que l’on sache bien de qui on parle ?
    je vous colle ici une fiche programme du parti de gauche, membre du front du gauche. la gauche, la vraie gauche et son lien http://programme.lepartidegauche.fr/programme/4-chapitre-1–refondation-republicaine/9-7-freiner-la-speculation-financiere
    n’y aurait-il pas un peu de matière dans les propositions ci-dessous, une liste que l’on pourrait aisément compléter par les propositions de Paul Jorion reprises dans ce billet ?
    Principes :

    Le système financier a pour seule fonction d’assurer un financement adéquat et sécurisé de la production et des échanges des biens et des services non-financiers. Il ne doit pas constituer un centre de profits en soi, indépendant du financement de l’économie réelle. Les instruments financiers qui incitent à une prise de risque excessive, qui opacifient les échanges ou mettent en danger le financement des États doivent être interdits.

    Constat :

    Les banques, en cachant une partie de leur activité par la titrisation d’actifs ont participé à une frénésie spéculative qui a provoqué une crise mondiale. Les gouvernements libéraux les ont sauvées de la faillite par des plans de sauvetage qui ont laissé la charge de leurs erreurs aux contribuables. Dès lors les banques ont profité de cette garantie publique pour recommencer à spéculer comme avant.

    Propositions :

    – Interdiction des CDS et produits dérivés qui poussent à spéculer contre les obligations d’Etat

    – Interdiction des ventes à découvert et des produits dérivés dont le sous-jacent ne participe pas au financement de l’économie réelle

    – Limitation stricte de la titrisation (aux seuls cas où elle présente une utilité économique ou sociale effective) et interdiction de toute titrisation « en chaîne »

    – Agrément public obligatoire pour tous les produits financiers anciens et nouveaux. Agrément public des opérateurs intervenants sur les marchés de produits dérivés

    – Rétablissement de l’impôt de bourse supprimé par la droite en 2008 (impôt proportionnel qui frappait depuis 1893 les opérations d’achat et de vente, au comptant ou à terme, de valeurs en bourse)

    – Règlementation limitant ou supprimant l’effet de levier (utilisé par exemple par les LBO traités à la fiche 48). Délimitation des instruments agréés pour des opérations à découvert. Relèvement du taux de couverture en fonds propres de toute acquisition d’instruments financiers, pouvant aller jusqu’à 80 % selon le type d’instruments agréé.

    – Interdiction des opérations de gré à gré et réintégration sur des marchés organisés et réglementés

    – Suppression de la cotation en continu et restauration du fixing quotidien sur les bourses françaises

    – Plafonnement des bonus versés aux traders. Report du versement de 50% du bonus à la fin de l’exercice suivant, après déduction d’un malus sur les pertes éventuelles, calculé au même taux que le bonus.

    – Interdiction des transactions entre les opérateurs européens et les places financières offshore et prohibition des paradis fiscaux au sein de l’Union européenne

    – Déclaration et taxation sélective des sorties de capitaux. Contrôle public et taxation des mouvements de capitaux entre l’Union européenne et le reste du monde

    1. Rapidement. Loin de moi de mettre sur le même niveau les propositions des différents extrêmes.
      Celles du PG n’ont évidemment rien à voir d’avec celles du FN (histoire de lever les ambiguités).
      Pour autant, il y a quand même des choses que je n’arrive pas à capter :
      1/ pourquoi une telle liste des courses (financières) à faire quand un baril d’interdiction des paris serait suffisant ?
      2/ « dont le sous-jacent ne participe pas au financement de l’économie réelle » : ???
      3/ « Interdiction des ventes à découvert et des produits dérivés » / « Délimitation des instruments agréés pour des opérations à découvert »
      4/ rien sur la monnaie en tant que tel, à savoir l’euro monnaie unique, hors le contrôle des change UE/reste of the world
      Bref, beaucoup de confusions, quand le taulier icite présent simplifie les choses …
      Par contre, un des 3 points cités, mais encore confusionnant : « Interdiction des transactions entre les opérateurs européens et les places financières offshore et prohibition des paradis fiscaux au sein de l’Union européenne ».
      Uniquement les places financières ‘offshore’ ou tous les paradis fiscaux ?
      Et uniquement les opérateurs ‘européens’ ou tous les opérateurs agréés et opérant en UE ?

      1. @Zebu

        Le programme du PG est sans doute incomplet mais si on se place sur le champ politique électoral, je ne vois pas pour le moment, d’autres formations plus proches des idées hétérodoxes proposées sur ce blog et ailleurs.

        Par ailleurs, j’en profite pour répondre rapidement à votre contribution.

        Du côté des placements, je suis dans la ligne puisque je n’ai pas d’épargne rémunérée et je conviens qu’il faut nécessairement que les « petits épargnants » prennent conscience de leur rôle dans le maintien du système. On en avait déjà parlé…

        En revanche, le second point n’a pas mon satisfecit (dont out le monde se passera je n’en doute pas). L’abstention est un cri silencieux dont nos dirigeants se foutent probablement tant que le chiffre ne dépasse pas les 75%. Aux Etats-Unis, presque la moitié des électeurs ne se déplacent pas pour les présidentielles (même s’il y a eu un sursaut sans doute très temporaire lors de la dernière échéance) et si le système s’en accommode fort bien (les pauvres eux, moins). Le vote blanc est déjà plus significatif s’il est comptabilisé, mais repose également sur la bonne volonté des élus…

        Je crois que nous n’avons pas le temps pour une lente maturation des esprits. La crise aura fait bientôt trop de dégâts et le temps ne joue pas pour les solutions solidaristes, si elles ne sont pas structurellement mises en place très rapidement. Par le vote ou d’autres moyens, je pense qu’un projet qui verrait déjà l’Etat garantir une bonne partie de l’épargne en fonction de l’encours et des revenus, permettrait de s’assurer au moins la neutralité de l’irréprochable bon père de famille exemplaire d’éthique et de bon sens à la restructuration du secteur financier. En parallèle avec le recouvrement du pouvoir d’émission de monnaie, on a déjà de quoi remettre le bateau à flot, en permettant que le pont supérieur soit accessible aux gueux pendant une bonne période (ouais désolé Charles, mais la révolution si elle se fait, ne sera pas marxienne). Il suffira de recommencer ensuite quand les structures se seront corrompues…

      2. pour clarifier, le front de gauche n’est pas dans l’extrême gauche. c’est la gauche, juste la gauche, une formation politique anticapitaliste.
        comme dit Nicks ci-après, ce programme pour touffu qu’il soit est déjà très à l’avant garde dans le paysage politique français. on peut le compléter et il le sera sans doute

    2. Danger: les vieux complices de Mitterrand promettent le changement
      et ne changent que leur assiette…

      1. @ charles A. qui à de très sérieux arguments à proposer pour étayer ses dires et que l’on souhaiterait connaître

      2. L’argument, en France, c’est 1981 de Mitterrand, rejoué par Jospin.
        Mais les bonimenteurs de foire répèteront toujours leur numéro.
        Ils auront toujours un public, comme les églises…
        Il n’y a rien à faire contre, seulement en rire.

        L’important, c’est qu’existe une alternative révolutionnaire,
        et des militants organisés pour la proposer,
        lorsque dans quelques années la crise s’approfondira,
        et les français seront prêt à agir malgré tous les politiciens bourgeois.

  32. Voilà un article bien clair et net.
    C’est bien sûr en ne mettant pas d’argent dans le système qu’on le fragilise, et qu’on se sécurise soi-même.
    Qui croît vraiment qu’il retouchera la totalité de son investissement en AV (ou directement en actions) à la retraite, ou qu’on honorera les promesses? Plus les actuels retraités américains en tout cas. Ou seulement une grande partie? Quand il s’agit de prendre l’argent y a du monde, quand il faut le rendre… Dans 10, 20, 30 ans, combien vaudra une AV?
    Combien vaudront les promesses de l’état déjà aux mains du capital? La retraite vient de passer à 62 ans, en Allemagne c’est 67, quand ceux qui ont 40 ans y arriveront elle sera peut-être à 70, ou à 75, ou « à jamais ».

    Un jour il faudra un candidat qui dit non. Juste « NON, je ne suis pas d’accord ». Il n’acceptera aucun soutien, n’en donnera à personne, n’aura pas de programme, ne promettra rien sauf de ne rien faire et continuer de dire « NON! « .
    S’il est bien placé c’est vraiment que le système politique n’est plus fonctionnel.

  33. J’ai reçu récemment un petit roman tout à fait passionnant, qui raconte l’histoire d’une capitale qui a voté à 83% blanc lors d’élections municipales.
    Il est vite question de répression, état de siège, attentat organisé par le gouvernement… A lire:
    José Saramago, la lucidité.

    Tous les pas dans la bonne direction sont bienvenus. La perfection est un concept morbide. Soyons vivants.

    1. Vivre vivant avant d’assurer

      Après c’est fini la mort (sauf exception abrupte): c’était un truc du vivant vivant. On y pense plus.

      Toute société qui ordonne les formes de vie à quelque fonction préétablie fabrique des morts-vivants.

    2. C’est pour cela que les gens hésitent à prendre une assurance décès : il n’y a plus d’intérêts …

  34. Ce que le Zébu préconise, comme le Yéti ou Paul Jorion, c’est une alliance de classes entre les « défavorisés » – on n’emploiera pas ici le terme prolétaire, trop marqué et trop sujet à polémique – et les bourgeois pour réformer et sauver le système.
    Ce serait la seule solution puisque les révoltes qui éclatent sont jugés insuffisantes pour mettre en péril ledit système et surtout avancer vers une alternative crédible.
    Cette manière de voir parait subjective car pour le Zébu, comme pour d’autres, une révolte devrait se concrétiser RAPIDEMENT par une Révolution, sinon elle ne vaudrait rien, montrerait simplement la force du système en place.
    Or c’est plus long et plus complexe que cela. D’abord on ne fait pas de publicité pour les révoltés qui, eux, ont des propositions concrètes à faire. Comment se déroule les tentatives d’autogestion au Kurdistan ? Que veulent vraiment les grévistes chinois ? Au mieux c’est le Yéti ou Paul Jorion qui les évoqueront, sans y accorder, bien sûr, une grande importance.
    J’ai déjà dit, sur ce forum que les révoltes d’Afrique du nord et du Moyen-Orient ne sont pas terminées. Car, bien évidemment les problèmes demeurent, ne serait-ce que la faiblesse du niveau de vie de ceux qui ont quand même été le fer de lance desdites révoltes: les salariés ou les chômeurs. Et là, tant que cette question sociale ne sera pas réglée, ou en voie de règlement, on pourra faire toutes les réformes possibles: de nouvelles révoltes éclateront.
    Le Zébu remarque bien la sophistication de l’aliénation qui empêche apparemment toute prise de conscience. Mais on peut espérer, que sous les coups de la récession, comme en Argentine lors de la crise de 2001, la société tentera de se réorganiser. Car il faudra bien manger, se vêtir, se loger etc. Et dans ce cas on pourra encore moins attendre « les prochaines élections » et les petits sauveurs que nous proposait récemment le Yéti pour faire quelque chose. La constitution du Parti révolutionnaire – au sens de Marx – ne se fait pas en un jour mais au gré des tentatives et expériences.

    1. @ Nemo3637 :
      « une révolte devrait se concrétiser RAPIDEMENT par une Révolution » : à mon sens oui, car sinon c’est le risque de la guerre civile qui s’enclenche ou pire, le chaos.
      Mais j’aime bien votre façon de voir. Elle laisse le temps aux transformations en cours d’agir, avec ce côté optimiste qu’elles ne pourront que déboucher.
      Sauf que l’histoire a aussi montré, plus que de raison, que si on laisse ces transformations sans débouchés politiques, on part vite en jus de boudin.
      Je suis très conscient, par exemple, qu’au Maroc, dont on a très peu parlé, la réforme de la constitution du 1er juillet ne résout rien, notamment quant à la question cruciale de la répartition des richesses.
      Le mouvement du 20 février n’a rien pu donner actuellement parce qu’il n’avait rien formalisé, et dans un sens, c’était sa force … et sa faiblesse. Je ne suis pas certain que la tentation sécuritaire, en cas de retour de la question sociale, ne se mette pas en oeuvre par la suite, si d’autres moyens d’exprimer cette question ne sont pas trouvés.
      En Tunisie, déjà …
      A mon sens, il y a urgence, si l’on veut éviter la dialectique émeutes/répression aveugle.
      Poser un cadre d’actions immédiates permettant de mettre à distance cette dialectique n’empêche évidemment pas que les formes d’expression de la question sociale continuent de perdurer par leur vie propre. Mais pour se faire dans de bonnes conditions, autant que cela soit dans un cadre le permettant.
      Cordialement.

      1. On ne peut aller « plus vite que la musique » même si cela débouche sur la déception.
        Bien sûr qu’il y a urgence ! Mais « l’avant-garde », dispersée, dont vous faites partie, n’est pas encore entendue suffisamment. De toutes façons le peuple, assez raisonnablement, est comme Saint Thomas et ne croit que ce qu’il voit. Les discours ne peuvent donc suffire. Il y en a eu déjà trop.Il manque bien sûr le passage à l’acte où bien sûr le pouvoir nous attend avec un gros gourdin…
        Cordialement.

      2. Juste un mot sur les révoltes d’Afrique du nord et du Moyen Orient. Elles montrent aussi un état de la conscience à un moment donné. Ainsi on défile drapeau national en tête. On réclame l’abolition de la dette. On cherche des nouveaux gouvernants sans penser forcément à être soi-même acteur sur le terrain. Tout cela donc sans remettre en cause la société elle-même.
        Il n’en est pas de même en Grande Bretagne, où dernièrement les révoltés « aveugles et barbares » n’ont guère arboré le drapeau britannique ! Le caractère de classe de ladite révolte apparait beaucoup plus clairement…

  35. Je suis persuadé qu’une large partie du déficit démocratique des pays comme la France vient du fait que beaucoup de gens intelligents, de gens influents, tiennent et soutiennent les partis sociaux-démocrates comme constituant une alternative politique possible et une source de solutions aux problèmes qui nous sont posés. Lorsque enfin on aura, comme une évidence, fini d’attendre de ces partis ce qu’ils ne sont pas en mesure de – ni autorisés à – produire, alors sera-t-on à même de repenser ensemble des modes de reprise en main démocratique du fonctionnement de nos sociétés.
    Je ne pense pas qu’il faille simplement attendre ce dessillement collectif, il me semble qu’il est urgent de l’encourager ardemment.

  36. Les idees comme les analyses et les opinions font leur chemiLeur convergence est evidente.Il ne manque plus qu’une etincelle.Elle se precise.Un federateur?Idem. Renaud Bouchard. Bien a vous.

  37. Aujourd’hui, il y a plein de gens qui sont contre (contre la pollution, contre la spéculation, contre le nucléaire, …).

    Or des gens qui sont « contre » qui se réunissent n’ont aucun moyen d’action. Regardez donc les écolos qui sont incapables de se dire contre la pollution au dioxyde de carbone car étant contre le nucléaire. Dans les deux cas le danger est important.

    Avant de se réunir, avant de vouloir agir, il faut savoir ce que l’on veut faire, il faut devenir « pour » !

    Pour info, l’appel au boycott est interdit par la loi française :

    «les faits de boycott ou de provocation au boycott peuvent s’analyser, selon les espèces, soit en une provocation à la discrimination, soit en une discrimination ayant pour effet d’entraver l’exercice d’une activité économique».

    http://www.liberation.fr/politiques/01012303092-il-est-desormais-interdit-de-boycotter

    1. Négatif.
      Ce sont les attendus du rapport du procureur général, pas de la circulaire. Celle-ci définie le boycott des produits d’un pays (rapport très certainement au boycott des produits israéliens).
      L’AV n’étant pas par définition d’un pays, pas de soucis spécifiques me semble-t-il.

  38. Avant, dans l’ancien autrefois, c’était après la révolte qu’on vous soumettait à la « question ».
    Maintenant, c’est avant, et avec votre plein consentement…….
    Je n’ai pas de portable, je n’ai plus de bagnole, je n’ai pas d’AV, je n’est pas de femme, je n’est pas de boulot.
    J’ai un temps fou pour éviter la folie du temps…….
    Il y a mieux que la vie cybernétique.
    On ce fait une bouffe ?

    1. zavez un ordinateur et l’electricité quand même.

      l’eau courante ? le luxe : l’eau chaude ?

      Le gaz, peut-être, histoire de ne pas manger froid si « On se fait une bouffe » ?

  39. Voter « blanc » bien plus significatif que s’abstenir a déjà inspiré le prix Nobel de littérature José Saramago pour son libre « La lucidité ». Une force qui affole le pouvoir en place prêt à tout pour vaincre ce complot venu d’ailleurs. Hélas nous n’en sommes pas là. Quant à imaginer les détenteurs d’AV de retirer leur fonds pour les déposer même temporairement sur des comptes courants non rémunérés, il faudrait qu’une forte majorité de la population comprennent réellement la situation, ses enjeux et pour cela que les grands média traditionnels commencent à les expliquer au lieu de commenter au jour le jour la moindre déclaration des politiques ou le moindre yo yo de la bourse. Nous en sommes encore plus loin. Certes là est la vraie solution d’une révolution démocratique, du peuple souverain qui aurait collectivement la volonté de reprendre son pouvoir mais tout laisse penser qu’il s’agit d’un voeux bien peu réalisable. L’asservissement volontaire avec acceptation de mesures de rigueur pour le plus grand nombre, quelques protestation par ci par là qui n’ébranlent plus les pouvoirs en place, un effondrement un jour ou l’autre du système semblent la voix la plus probable. Suis-je trop pessimiste ?

    1. Non et oui.
      « il faudrait qu’une forte majorité de la population comprennent réellement la situation, ses enjeux » : « ne quittez pas, c’est en cours … »
      😉

  40. Assurances vie : 1400 miiliards en France

    taux de rémunération brut 4,5% ( plutot 4% depuis 2/3 ans)

    Fiscalité sur les intérêts si débouclage du contrat :
    Âge du contrat Taux Abattement
    Moins de 4 ans 35 % (aucun)
    Entre 4 à 8 ans 15 % ( aucun)
    Plus de 8 ans 7,5 % 4 600 € par an (9 200 € pour un couple marié)

    S’ajoute à cette imposition des prélèvements sociaux sur les intérêts (CSG et CRDS de 12,1 % en 2009; 12,3 % en 2011 ) prélevés soit annuellement sur un contrat en euros, soit au moment d’un rachat sur les contrats multisupports (ce qui est plus avantageux).

    Avec une inflation de 2 à 3% par an, l’assurance-vie n’est qu’un placement qui ne permet de ne pas perdre de pouvoir d’achat sur l’épargne réalisée.

    1. Exactement il se trompe d’une guerre, ce fut un placement intéressant, ce n’est plus le cas, c’est juste un produit qui permet de faire travailler une partie de la population, c’est tout.
      Et c’est un produit Madoff, parce que pour déboucler il faut des acheteurs en face sinon la compagnie d’assurance coule aussi si tout le monde sort en même temps.

      Quoique peut être on peut demander aussi à la BCE de racheter ??? mdr

      1. T’a qu’à croire …
        Va raconter ça à l’Etat, pour ses oblig, il va être MDR, c’est sûr …
        Que ce soit du madoff, je le sais et de plus en plus de monde le savent.
        SAUF que, pendant ce temps là, le système CONTINUE de fonctionner sur cette base, y compris socialement : 24 millons d’AV-ssurés, mon lapin …

  41. Ce mécanisme d’enfermement du salarié dans la logique des marchés avait été magistralement démontré par F. Lordon au moment du vote de la « réforme » des retraites par répartition qui se réduisant comme une peau de chagrin poussent les salariés à se reporter sur la retraite par capitalisation , à savoir assurance-vie, ou encore fonds de pension comme on l’appelle outre-Atlantique .
    La question est parfaitement à l’ordre du jour, il ne faut pas en douter : les politiques  » de rigueur » annoncées par le gouvernement vont une nouvelle fois s’attaquer au recul de l’âge de la retraite, suivant ainsi les recommandations du FMI à notre pays d’il y a quelques jours

    Extraits :
    « Mais il y a par-dessus tout que le salariat désormais – et à son corps défendant – mouillé jusqu’aux yeux dans la logique des marchés voit se fermer toute possibilité d’entrer frontalement en conflit avec la finance pourtant l’instance de toutes ses oppressions. Gageons qu’ainsi caparaçonnés de l’indestructible alibi des pensions, spéculation, plus-values et bonus vont devenir autrement plus faciles à défendre que par les anciennes contorsions qui devaient sans cesse inventer de nouvelles histoires racontant les bénéfices pour la croissance de la libéralisation financière. A tous les amis de la mondialisation qui ont vécu pendant trois décennies sur le maigre viatique argumentatif de la « compétitivité » pour opposer une fin de non-recevoir à toutes les demandes de progrès social, ne sera-t-il pas mille fois plus aisé désormais de renvoyer dans les cordes le moindre projet de desserrer l’emprise de la finance en y voyant un attentat à la retraite des vieux ? Et – ce sera le pire – non sans raison. (….) »

    « Voilà donc le simplissime secret de ce qu’on pourrait appeler l’économie politique de la financiarisation : à quoi la finance carbure-t-elle en effet sinon… à l’épargne ? Et d’où viendra majoritairement l’épargne une fois les masses énormes des pensions jetées dans la bataille sinon… des salariés eux-mêmes ? Collectivement opprimés à leur frais comme salariés alors qu’ils essayent tous de défendre individuellement leurs intérêts comme pensionnés ! N’est-ce pas là manœuvre d’une suprême rouerie ? – et l’on comprend qu’Henri de Castries se morde l’intérieur des joues pour ne pas hurler de jouissance. La grande, l’immense intelligence stratégique du capital financier c’est de s’être retiré du rapport d’antagonisme frontal pour laisser se refermer sur elle-même la boucle salariale-épargnante et n’apparaître plus que comme un « simple » intermédiaire. Evidemment c’est le « modeste intermédiaire » qui organise tout le jeu, se branche sur sa circulation et se goinfre au passage, mais rien n’est plus simple que de renvoyer les éventuels récalcitrants à la contradiction objective des mandants fracturés, salariés sur-exploités par les pensionnés, pensionnés menacés par les salariés. Sitôt poussé cet ultime, et en fait décisif, verrou de la retraite financiarisée, quel espace resterait-il à des propositions de « réduction de la finance », comment seulement envisager une mesure comme le SLAM dont la finalité est précisément de limiter par voie réglementaire et fiscale la rémunération des actionnaires quand, en bout de ligne, les actionnaires sont les futurs pensionnés ? »
    http://blog.mondediplo.net/2010-10-23-Le-point-de-fusion-des-retraites

  42. Bizarrement, lorsque je penche la tête hors de ma fenêtre, je n’entends plus que des voix étrangères dans la cours d’immeuble, j’habite dans le 18è. A la poste pareil, je ne sais même pas, il faudrait apprendre une 12aines de langues sans doute pour communiquer. Le monde entier semble refluer vers la France.

    Enfin bon… j’arrête là parce que les cris d’enfants me rendent dingue. Ils ont réussi à me faire détester les enfants. Cris aberrants, qui n’enchantent que leurs parents, et encore. Cervelles d’enfants, qui poussent de grand hurlements, hébergés dans l’hôtel d’à côté. Pleurs, cris, et vagissements.

    Non seulement il y a un chaos économique mais..

    1. « Bizarrement, lorsque je penche la tête hors de ma fenêtre… » T’as essayé de pencher le reste?…

    2. ben alors liszfr, je croyais qu’il n’y avait qu’à *Bruxelles que le brassage polyglotte existait !! et que Paris était fade, ennuyeux, ringard !…

      liszfr : « asomate que te entero  » ben oui, les enfants, ça crie ! ne pas confondre môme et momies ! mais au XIX° siècle aussi ! les enfants des gueux n’allaient point au Parc, ils jouaient dans la rue, avec des toupies, des bouchons qui circulaient dans le caniveau …
      etc …et même au XX°siècle !

      *ah, oui, il s’agissait d’alliance « upper class » de l’UE ! c’est pas pareil !

  43. Au moins l’appel de Cantona avait pour lui le mérite de la simplicité, il s’adressait directement au peuple et l’invitait à passer à l’action en désignant très clairement la cible, mais comme vous le dites :
    « Mais comment dépasser un système où toute action d’opposition pourrait conduire à une ‘mutilation’ (‘auto-mutilation’, en fait) personnelle et collective ? »
    Résultat : le jour J rien n’arriva.

    Ce que vous proposez, la fermeture des AV, revient au même, mais moins violemment (du coup c’est moins drôle !) : à une auto-mutilation des épargnants. Il ne s’agit pas seulement d’une opération de non-participation, il faudrait que la majorité des épargnants passent à l’action rapidement en fermant leur AV. La non-participation concerne plutôt les nouveaux entrant dans le système, mais ceux-là s’intéressent plus à l’arrivée prochaine de l’iPhone 5e du nom qu’à la crise, du moins tant qu’ils peuvent trouver à travailler contre salaire…
    Rien ne se passera donc en ce qui concerne les AV.

    Au fait, le blog de Paul Jorion, c’est combien de divisions ?

    Pour ma part je prendrai mon mal en patience, le système financier occidental ayant acquis une vitesse de descente suffisante pour ne plus pouvoir redresser avant de s’écraser au sol (et là ça va morfler)… La posture D ne fait plus aucun doute, mais il me semble que cela a déjà été dit.

    Parlons plutôt du jour d’après !

    1. Le jour d’après, on aura du mal à en parler, car le système se cassera sur … nos gueules.

      Est-ce cela que l’on souhaite ?

  44. En réfléchissant à l’assurance-vie, on doit évoquer ce qui est en gros son alternative :
    La retraite par répartition, qui évite de capitaliser plus que la simple trésorerie, en principe.

    Faire revenir à l’individu le poids de son futur sans le mutualiser autrement que sur un marché financier est un moyen sûr de créer du flux, des capitaux flottants, de la spéculation sur ces flux et capitaux.
    Cela d’autant plus que l’on ne sait littéralement pas quoi produire d’utile au niveau de vie actuel des classes moyennes occidentales : plus de ponts ou d’autoroutes ? d’écrans ? de 3D ? pas de quoi sublimer davantage, vraiment.
    Et rendre le métro vivable aux heures de pointes et fréquents aux heures creuses, ce n’est plus possible si simplement, le système matériel est en saturation sur ces choses là, le dépasser couterait très cher (doublement des lignes de métro ?).

    Je reprendrais donc la problématique de zébu en demandant : sur quel collectif pouvons nous « sublimer » quelque chose ? On retrouve alors sur ce thème le discours de Jacques Généreux sur la dissociété (cf La Grande Régression par exemple) et les « liens qui libèrent » : c’est dans la partage de savoir-faire et de savoir-vivre que se trouvent les germes de la sublimation.
    Ce qui est plus difficile est de voir comment le néolibéralisme a parsemé notre sphère matérielle et intellectuelle de références qui désubliment sous des prétextes divers et variés. Tel le Hard Discount (qui s’est bcp répandu en Allemagne) ou les caisses automatiques.
    L’Assurance-Vie visée par Zébu est-elle le point d’attaque le plus faible ? Peut-être mais à condition de lui donner une contrepartie, l’assurance de vivre dignement, le droit aux liens (qui libèrent) et à la libération de la calculabilité généralisée.
    Le drame de notre cognition, c’est en effet que le chiffre est universel, qu’il se prête donc comme équivalent de tout, et qu’on va en profiter d’autant plus que les engrenages en silicium nous y aident formidablement.
    Certes mille autre choses sont issues de notre maitrise des chiffres : des avions, des imprimeries, des médicaments, des écrans, des wikitrucmuche,
    Mais on n’a jamais su avec les chiffres donner un équivalent au savoir-faire, un équivalent au savoir-vivre, en faire émerger la pratique et les soins (ne dite pas « care, svp, pas plus que « gouvernance », pouah !) qui les accompagne, moduler nos capacités empathiques pour ce faire.

    La guerre à l’assurance-vie, donc pourquoi pas, mais pour réinvestir et transformer les actes de notre vie quotidienne en modeste célébration en chacun d’entre nous de l’humain et du soin des choses qu’il peut exercer, soin incommensurable et incalculable.

    Retraite par répartition, et vie « par répartition », donc.

    1. @ Timiota :
      Belle analyse sur le cognitif (et Généreux, La Dissociété) …
      « L’Assurance-Vie visée par Zébu est-elle le point d’attaque le plus faible ? Peut-être mais à condition de lui donner une contrepartie, l’assurance de vivre dignement, le droit aux liens (qui libèrent) et à la libération de la calculabilité généralisée. »

      La contre-partie, c’est celle justement de ne pas devenir/rester un prédateur pour quelques dollars de plus. Côté individuel.
      Côté collectif, la réaffirmation que le politique est le seul moyen d’exposer les conflits et de les réguler pacifiquement.
      La vie par répartition : l’intégration de l’autre dans l’équation ? (concept de la formation des prix d’Aristote).

    2. « Retraite par répartition, et vie « par répartition », donc. »
      Fonder une famille, avoir des enfants quoi. J’ ai bon ?

  45. encore un « y-a-ka faut-kon »

    mais quand paraitra un billet intitulé « Cantona avait raison« , ou la mailleure facon de faire s´effondrer le système est d´en retirer TOUS ses sous ? Y compris pour les classes moyennes et leur assurance-vie et PEA et PEL livret A ?

  46. avant que le système s’écroule …. il reste peu de temps, j’ai lu ça dans le fil
    je n’arrive pas à me représenter la forme que cela prendra
    imaginez que la pire situation se réalise. l’économie s’effondre, y a plus d’argent.
    qu’advient il ?
    que les gentils indignés soient organisés comme ceci ou comme cela
    qu’advient il ?
    ce que je veux dire c’est qu’on est si nombreux que l’on ne survit que grâce à toute l’infrastructure qui tourne parce que les gens sont payés pour que ça fonctionne.
    plus d’argent.
    plus d’approvisionnement en bouffe, en essence, en électricité, plus de communications, plus de structures de soins etc. etc.
    ça va tourner violent grave

    1. et oui, c’était aussi cela,dont on veut nous priver, pour privatiser : ça va être du joli ! sans cela, c’est la loi de la jungle assurée : justement la loi de la jungle, c’est ce qu’ils aiment les profiteurs-prédateurs !

      : garder ce qui est fondamental dans la structure pour que les besoins fondamentaux puissent être assurés : par ex. les fonctionnaires « utiles » : santé, éducation, approvisionnement (+ tickets de rationnement), ramassage des poubelles, curage et entretien des égouts, eau potable …= économie de guerre, économique la guerre, d’ailleurs .

      attention : « bas » métiers, méprisés chez les salonnards, mal rémunérés, ces métiers, et les plus indispensables à la vie ! (quasi des « intouchables », depuis que la bling-blinguerie règne)

  47. Question bête.
    Le livret A est limité à 15000€, si je me souviens bien. Comment font ceux qui ont plus de 15000€ ? Au hasard, 50000€, dont 15000 sur un livret A, le reste sur une AV. On ne peut posséder qu’un seul livret A, et même celui de la conjointe n’y suffira pas, si on veut fermer son AV.
    Par ailleurs, rien n’empêchera le gouvernement de transformer les missions du livret A s’il voit que ceux se remplissent…

      1. Les « compte épargne classiques » sont limités en général – le PEL.. le LDD, le CEL et le LEP le sont – et leurs actifs servent à produire pas forcément du « social », comme le livret A. Donc, ça ne résout rien ton plan. On continue à phosphorer…

    1. On peut même transformer son AV en assurance décès, sauf que … c’est évidemment pas pareil.
      Rapport à … l’intérêt.
      Ou même faire des donations de son vivant (ce qui permettrait, aussi, de faire circuler la richesse entre générations, maintenant, pas après la mort). Largement exonéré.
      Bref, pas mal de possibilités …

      1. oui, zebu,
        mais là vous parlez de sommes astronomiques ( chères au vigneron ) : si on a 150 000 € sur une A.V. – je crois que c’était la somme citée sur un autre fil, c’est que l’on a déjà un appartement ou une maison, voire une résidence secondaire ! sinon, cela n’a aucun sens !
        ces gens là – dont le patrimoine est déjà fort conséquent [ sauf éclatement de la bulle immobiliaire: ça, ce serait jouissif !] ne sont pas prêt de lâcher le morceau A.V. …s’ils ne sont pas, de plus, déjà au paradis !
        Ce sont les vrais riches qu’il faut convaincre …( il y en a certainement sur ce blog )

        Je me souviens d’une conseillère bancaire, il y a x années, à qui je disais « mais, les gens riches ne doivent pas avoir de Livret A ! » : éclat de rire : ils en ont tous, et bien remplis » ( je crois qu’à une époque, il n’y avait pas de limites de dépots ?? à vérifier !

  48. Bravo, Zebu, pour cette brillante démonstration. Si, si, j’en suis tout ébaubi.

    Une campagne de diffusion bien menée et bien relayée peut créer à elle-seule un effet d’emballement tout à fait bénéfique à votre proposition. En effet, il suffit de dire ce qui va se passer pour qu’un certain nb d’entre nous réalisent que les rémunérations des AV ne sont plus ce qu’elles furent, loin de là. Ensuite, c’est la baisse qui s’amorce et, avec elle, la fermeture des AV en accéléré. Je prends.

    PS: faut faire le truc assez vite pour éviter que l’état ne reporte sur l’épargne réglementé les ponctions fiscales opérées sur les AV. L’état peut tout quand il est aux abois (Cf. Napoléon, etc.)

    PPS: je suis plus mitigé sur l’abstention aux votes car nos systèmes politiques s’en accommodent
    finalement déjà assez bien. Ils sont rodés en quelque sorte. Mais bon, on peut toujours espérer et il n’y a guère d’autre moyen.

  49. La naïveté (pour rester poli) est vraiment sans limites.

    Comment pouvez-vous penser un seul instant que l’abstention puisse être un moyen de pression politique ? Qu’en auront-ils à faire les Sarkozy ou Le Pen que 60 % ou 70 % des inscrits ne soient pas venus voter (ou aient mis un bulletin blanc dans l’urne) puisque d’une manière ou d’une autre une majorité se sera exprimée. Et croyez bien que cette majorité sera à coup sûr constituée des gens qui ont intérêt à ce que le système actuel continue d’exister. Eux auront oublié d’être cons et se seront exprimés.
    Dîtes plutôt simplement que vous vous sentez totalement impuissant face à la situation actuelle et que vous n’avez pas envie de bouger vos fesses pour que les choses changent, mais ne faites pas le jeu du pouvoir en faisant la promotion d’idées foireuses à souhait (les poules pondront des œufs mayonnaise avant que vous n’ayez réussi à convaincre une masse significative de déposants de transférer leur assurance-vie vers un compte non rémunéré pour faire plier le système, que cela vous plaise ou pas, et croyez-moi, je ne vous dis pas ça par opposition à cet acte puisque c’est ce que viens de faire à titre personnel aujourd’hui même, mais dans le seul but de récupérer mes 1000 euros avant qu’ils n’aient trop fondu).

    Quant à l’abstention, ne comptez pas un seul instant sur moi, je préfère l’action à la démission.

    Tel est mon avis, et je le partage plus que jamais.

    1. Tel est mon avis, et je le partage plus que jamais.

      A l’unanimité de vous-même et après auto-concertation ?

      Plus sérieusement, cet appel est une action en soi. Appelez ça l’action par l’inaction si ça vous convient mieux philosophiquement. Les contributeurs de ce blog font bouger les choses plus que vous ne semblez le penser.

      1. Oui bien sûr et je me réunis tous les soirs après le turbin en assemblée générale pour prendre des décisions qui n’intéressent que moi-même à l’exclusion de tout autre.

        Encore plus sérieusement : ce post est un lavabo.

    2. Quelle innocence de croire que les urnes aient jamais fait une révolution.
      Jamais, nulle part…
      Pire: les grandes avancées sont dues seulement à un rapport de force,
      pas aux urnes, qu’il s’agisse de 36, 45 ou 68.
      Les urnes sont là pour vous inciter à l’inaction, à la soumission, et au verbiage.

      1. @ Charles A. 18 août 2011 à 08:08
        Vous écrivez : »Quelle innocence de croire que les urnes aient jamais fait une révolution.
        Jamais, nulle part… »
        Si, il y a eu des révolutions en douceur ces dernières décennies ! Les élections vérifiées en RDA, en mai 1989, qui ont décrédibilisé les officiels ayant annoncé des chiffres truqués, les référendums en Islande dont la presse a si peu parlé, par exemple.
        On peut aussi peut-être aller voir ce qui se passe en Amérique latine, en Colombie, au Vénézuela, au Pérou. On trouve de larges extraits du programme du nouveau président péruvien dans la dernière partie du post de Mélenchon en date du 14 août 2011 :http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/08/14/un-devoir-de-resistance-intellectuelle/
        En voici la fin :
        « « La corruption est pour nous un élément qui affaiblit à l’État et affecte son développement. C’est, par conséquent, un problème de sécurité. En ce sens, je défends l’imprescriptibilité des infractions de corruption attaquant l’État et la déclaration d’inhabilité à perpétuité d’exercer toute fonction publique pour leurs auteurs ou complices; je propose la suppression des peines conditionnelles des condamnations pour corruption afin que la détention soit accomplie effectivement ; et je défends la suppression des revenus pénitentiaires dans les cas de corruption.(…) »
        Une bonne leçon pour nos politiques, n’est-ce pas ?
        Il conclut :
        « À mes partisans je demande responsabilité, loyauté, sacrifice, intelligence et honnêteté. J’appelle l’opposition à la responsabilité. Je lui demande d’être vigilant et que depuis sa position, elle respecte aussi la décision des urnes, sa position et la nôtre. En terminant ce message je réitère que je suis un soldat de la démocratie. »
        « Le candidat de la gauche, Ollanta Humala a été élu président du Pérou le 5 juin dernier dans un silence médiatique européen très significatif. »

        « L’honnête homme » d’aujourd’hui s’informe ailleurs que dans les médias dominants.

      2. Mais je n’ai jamais dit et encore moins pensé que le fait de voter était un acte révolutionnaire. Où avez-vous pris ça ?
        Je pense simplement que voter est un acte et s’abstenir de voter un non-acte, pire une grave erreur. On peut déplorer qu’il n’en soit pas autrement, je l’admets, mais tel est bien le cas : le fait de s’abstenir ou de voter blanc n’est pas considéré comme l’expression d’un suffrage, donc tout le monde s’en tape au final (je parle bien sûr de ceux qui nous dominent).
        Maintenant si vous voulez faire la révolution, et je pense qu’il faudra bien y arriver un jour où l’autre, il ne faudra pas se contenter d’appels de cet ordre (abstention), mais s’impliquer par des actes concrets et laisser tomber les concepts aussi foireux que « l’action par l’inaction ». Quand je lis des choses pareilles, surtout sur ce blog, j’ai la désagréable sensation de me retrouver dans un cauchemar.
        Vous parlez de verbiage, ce billet de Zébu me paraît en être l’exemple parfait.

      3. « Vous parlez de verbiage, ce billet de Zébu me paraît en être l’exemple parfait. »
        Commence à me plaire celui-là …
        Où ai-je dis que je pronais l’inaction ? Qu’elle était inutile ? Mais bien que pour l’instant les méthodes d’action engagées ne rendaient rien. Point.
        Quand à votre méthode d’action, si elle se résume à voter, je rigole : bel exemple de transformation par l’acte électif, s’il en est, depuis 30 ans …
        PS : aller voter blanc ou nul est une action. Qu’elle ne soit pas reconnue est un autre problème.

      4. @ Alain V:
        Excellente démonstration: dans aucun des cas cité
        (RDA,Islande, Vénézuéla et Pérou) il n’y a eu de révolution.

        Sauf bien sur à considérer que poursuivre l’exploitation sous d’autres mots
        et avec d’autres moyens est une révolution.
        C’est là précisément la tactique d’enfumage des vieux mitterrandiens
        pour 2012 promettant comme leur maitre florentin de « changer la vie »
        ou la « révolution par les urnes » pour seulement retourner à la gamelle.

    3. @ Philippe :
      « puisque d’une manière ou d’une autre une majorité se sera exprimée. » : certes, mais pas forcément la leur et certainement de manière plus compliquée que ce qu’ils en attendaient.
      Vous oubliez un ‘truc’, bénin en politique : la légitimité. Surtout en période de crise. Aucun gouvernant ne voudra accéder au pouvoir, sauf à viser la dictature, sans un minimum de légitimité politique acquise lors des élections. Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu’en son absence (ou en sa déficience), n’importe quel mouvement social de ‘troisième tour’ visera là où ça fait mal : l’absence de légitimité …
      Comprenez mieux maintenant, pourquoi lors des dernières élections (locales, imaginez pour des élections nationales …) les partis politiques (sauf le FN) s’inquiétaient tant de l’abstention ?

      « puisque c’est ce que viens de faire à titre personnel aujourd’hui même » : dites vous bien que ce que vous faites ‘à titre personnel’, beaucoup le font en ce moment, dans un réflexe logique de protection de leur épargne.
      Il suffit tout simplement qu’à ce titre ‘personnel’ vous y ajoutiez un ‘titre’ collectif …

      1. @ Zébu

        Ah bon ? L’abstention les inquiète quand même ? Peut-être, et tant mieux alors.
        Mais il me semble que vous parlez de l’abstention comme d’un acte politique, donc pensé et concerté, je persiste à penser qu’il n’en est rien pour la majorité des non-votants. Ce que j’observe autour de moi, c’est un simple et dangereux détachement de la politique, dans mon entourage ceux qui parlent de s’abstenir en arrivent là par dégoût ou ignorance du sujet : « la politique, ça me prend la tête ! Tous pareils, qu’ils aillent se faire… », et non pas par réflexion ni souci de construire un système plus sain. Bref, rien de bien bon là-dedans…
        Quant à encourager cela en leur faisant croire que par cette démission ils mènent une action révolutionnaire, je persiste à penser qu’il s’agit d’une grossière erreur.

      2. J’ai intégré le post de Daniel (plus bas) sur l’absence d’action de l’abstention.
        Il me semble donc qu’effectivement, il serait plus sain de prôner le vote blanc ou nul et l’inscription sur les listes électorales.
        Ne serai-ce qu’au cas où justement les propositions seraient intégrées par les partis et que l’on voudrait ensuite voter pour mais que l’on ne serait pas inscrit …

        Mieux comme ça ?

      3. @ Zébu

        Heureux de vous plaire…
        Relisez bien mon post, quand je parlais de ‘l’action par l’inaction », je ne m’adressais pas directement à vous, je faisais référence à la réponse que m’a faite Julien Alexandre :
        « Plus sérieusement, cet appel est une action en soi. Appelez ça l’action par l’inaction si ça vous convient mieux philosophiquement.”

        Il n’empêche que je considère bien l’abstention, mais aussi le vote blanc comme « un coup d’épée dans l’eau ». Les arguments développés sur ce billet et ses commentaires n’arrivent pas à me convaincre du contraire.

        J’arrête là ma participation à cette discussion, évoluer dans la quatrième dimension ne me paraît apporter grand chose de constructif à notre quotidien.

  50. J’ai sensation que tout le système financier, que toute cette architecture,cette construction a pour but la captation des matières premières et autres richesses, tant au niveau de la forte oppression induite incluant les profits colossaux dont les av seraient alors, effectivement, l’engagement , l’intégration , l’adoubement, du « commun des mortels » au système, .
    A mon sens seul le revenu inconditionnel de vie permettrait de changer les rapports entre les humains , dans le travail, dans la vie, partout quoi.Je trouve que cette idée de ce revenu est l’idée, personnellement..

  51. Désolé de vous contredire Zébu, mais il me semble que votre texte ne porte pas sur le refus de participer aux règles actuelles. Il montre plutôt une stratégie coordonnée de subversion de ces règles, puisque vous finissez par une vision programmatique de transformation raisonnée du système financier. Vous montrez qu’on peut en jouer mais à mon avis il s’agit pour l’essentiel de s’y conformer.
    Je contesterai également votre présupposé, selon lequel les indignés ou autres mouvements n’arrivent à rien. Les exemples contraires abondent en Amérique latine : Argentine en2002 contre le FMI, Ollanta Humala tout récemment, mouvements des paysans sans terre, Evo Morales, Hugo Chavez. Ce qui compte, et il faut le marteler, c’est que mouvement populaire débouche sur l’action politique. La raison pour laquelle les mouvements des indignés piétinent, c’est qu’ils ne rencontrent pas de débouché politique.En ce sens, il n’y a pas de contrainte structurellement liée à cette crise. Politiquement, mai 68 n’a débouché sur rien dans l’immédiat, si ce n’est sur une assemblée à droite comme jamais. Seulement, 13 ans plus tard, la gauche passait, le temps que le débouché politique surgisse.
    Sans attendre 13 ans,dans le cadre de nos institutions démocratiques, on peut envisager 2 hypothèses ( non exhaustives ou exclusives) :
    – l’UMP au pouvoir met en place tout de suite les mesures nécessaires pour contrer la crise. Je n’ai aucune volonté d’être méchant, mais depuis 4 ans que cela dure, je ne vois pas pourquoi nos élus de droite s’y mettraient maintenant. Comment changer le paradigme dérégulateur de toute une carrière politique ?
    – Élections présidentielles prochaines. Alors, la question est la suivante : disposons nous d’un débouché politique susceptible de gouverner le pays et d’agir au niveau international pour rompre avec une finance mortifère. Je laisse la question en l’état mais moi j’ai choisi mon camp.
    Pour finir, je voudrais prendre un exemple de ce qui a été à une époque un réel refus de participer aux règles. Lors de la christianisation de l’Empire romain, les chrétiens ont refusé de faire partie de l’armée. Après tout, tu ne tueras point, non ? Là où est le hic, c’est que l’Empire tenait par le droit et l’armée. Or, l’affaiblissement de l’armée est une des raisons de la désintégration de l’Empire romain…

    1. @ Axel 18 août 2011 à 02:45
      Comment ne pas vous donner raison ?
      Trois ans déjà depuis 2008. La déflagration n’arrive pas, mais les idées font leur chemin.
      Il s’agit de convaincre par tous les moyens, y compris par la voie politique. Proposer des solutions extrêmes, ça fait plaisir, ça soulage. Mais ça fait peu avancer les idées. Il faut prévoir des étapes du changement, même si on ne peut pas exclure l’effondrement brutal du système. Quelles étapes pour reconstruire ensuite une société qui fonctionne ?

    2. @ Axel :
      Vous ne contredisez pas, vous abondez dans mon sens, puisque j’ai précisé concernant les méthodes jusqu’alors utilisées ‘jusqu’à maintenant’ …
      On peut laisser la durée aux transformations. Sauf que la durée, on ne l’a plus.
      « Vous montrez qu’on peut en jouer mais à mon avis il s’agit pour l’essentiel de s’y conformer. » : oui et non. Ne pas participer, c’est ne pas donner prise mais effectivement, c’est jouer de cette absence et s’appuyer sur les mécanismes où vous en êtes absent pour produire des effets.
      Mais ce n’est pas s’y conformer, au contraire : l’objet est bien de transformer les règles (la non participation est liée à l’absence des 3 points de réformes, ces 3 points acceptés, vous n’avez plus les mêmes règles).
      « disposons nous d’un débouché politique susceptible de gouverner le pays et d’agir au niveau international pour rompre avec une finance mortifère » : actuellement, non. Sauf à vouloir le retour au Franc et le capitalisme national du FN.
      Le PG, bien qu’ayant des propositions qui vont dans le bon sens, ne modifie pas fondamentalement non plus les règles (cf. la monnaie, par exemple, et le retour à la nationalisation).

  52. N’est-il pas surprenant qu’un modérateur puisse écrire cela :

    Julien Alexandre
    18 août 2011 à 01:31
    @ Contempteur
    Vous placez l’excédent sur votre compte bancaire, dépôt à vue. Ou bien sur un compte épargne classique, qui n’est pas limité au niveau du montant.

    Alors que le taulier écrit cela dans sa page d’accueil :

    La période présente est une période de grande incertitude financière. Certains commentateurs mentionnent dans leurs interventions consulter le blog de Paul Jorion à la recherche d’informations relatives à la manière de gérer au mieux leurs économies. Je précise à leur intention que le blog de Paul Jorion est consacré à une réflexion générale sur les questions du monde contemporain et n’aborde les questions financières – parmi une multitude d’autres – que sous ce seul angle. Quiconque prend dès lors une décision d’ordre financier en fonction de ce qu’il a pu lire ici sous la plume du blogueur ou de ses lecteurs, le fait sous sa seule responsabilité.

    L’angle choisi par le taulier pour aborder les questions du monde contemporain permet-il à un modérateur de conseiller tel ou tel placement ?

    Et ce com sera-t-il publié, ou censuré par le même modérateur ?

    1. C’est en effet très surprenant ! Je l’en informe immédiatement dans l’espoir qu’il prendra des sanctions à l’encontre de ce malotru !

      Plus sérieusement, je répondais à une question de faisabilité en lien avec le billet. Quant à avancer l’idée de laisser son argent végéter sur un compte à vue qui ne rapporte précisément pas d’intérêts, vous conviendrez qu’il s’agit d’un drôle de « conseil financier » pour « protéger ses petites économies » 😉

      Ah, et j’adore les commentateurs qui se sentent obligés de jouer la carte du « pas cap de publier mon brûlot » ! En général, je me débrouille pour leur donner tort, la preuve 😉

  53. Le problème à la base n’est-ce pas l’avidité intrinsèque de l’homme qui le pousse à scier la branche sur laquelle il est assis. Cette avidité est-elle culturelle, naturelle? Elle est orientée vers l’avoir substitut à l’être mais qu’est-ce l’être? C’est être ce que l’on doit naturellement donc culturellement être. L’avoir est une projection fantasmée de l’être dans le désir insatisfait pas nature. Le désir n’est pas en cause, il signifie le manque d’être. Le corps a besoin de pain, l’esprit a besoin de réponses qui le satisfasse. L’avoir est fausse réponse, une aporie, un cul de sac métaphysique. Moralité le poète a toujours raison qui voit au-delà des choses, c’est le cas de l’enfant et du fou et ce n’est pas le cas du bourgeois amoureux de sa cassette qui n’aime pas le poète, réduit l’enfant, contraint l’ado., et enferme le fou et se méfie de la femme sorcière de nature. À sa façon le bourgeois voit au-delà en eux.
    Est-ce un choix? Une nécessité? La question se pose depuis le début de l’humanité, à savoir la perte de l’instinct, le début du choix, du doute. Peut-être que la réponse pour la survie de l’espèce n’a jamais été aussi urgente. Il est hors de question de retrouver l’innocence sinon dans sa vente à l’encan sur des marchés devenus hors contrôle. Peut-être que l’être c’est l’innocence et l’avoir cette innocence perdue et réifiée dans l’Objet qui les contient tous. L’économiste serait-il un alchimiste devenu fou en ce qu’il transforme l’or de l’être en m. de l’avoir. « Voulant jeter son diable il se jette avec lui dans la soue » nous dit le Zarathoustra de Nietzsche. Peut-être est-ce là une nécessité si on veut retrouver l’or perdu que de s’immiscer dans ce sabbat au risque d’y perdre son âme. Mais n’est-ce pas elle que l’on recherche après tout. Et il semble que cela devienne urgent vu que dans la maison commune, ça sent de plus en plus le roussi depuis que les économistes sont aux fourneaux. L’histoire consisterait donc à trouver un bon cuisinier, la perle rare, et on en a fait ! Dès en toges, dès en uniformes, dès en costumes trois pièces, certains de véritables poisons plus ou moins radicaux. Et si chacun apprenait la cuisine, s’empoisonnant lui-même nous dit l’utopiste. A bas la cuisine ! s’écrie l’anarchiste. Le scientiste suit la recette parfaitement et le résultat n’est guère appétant. Platon rêvait d’un philosophe. Peut-être Epicure, il cultive son jardin, Un détail plutôt rassurant. Pensons ici à Candide de Voltaire.

  54. @ Mariée Verte en Bretagne :
    « Pour peser, infléchir le cours des choses, il faut être organisé. Une confédération syndicale qui regroupe 2000000 de salariés, c’est tout autre chose… »
    C’est pour cette phrase que je disais « Bravo ». Mon syndicat demande plus de 250 Euros de cotisation. Ca fait mal, mais en retirant ce que j’ai en A-V, il y a moyen d’y arriver.

  55. @ DidierF
    17 août 2011 à 21:40
    @
    Mariée verte en Bretagne,

     » common decency » = ?
    Désolé, je ne suis pas assez cultivé. Et si vous vous exprimiez pour être compris par tous ceux qui sont moins cultivés que vous et qu’il s’agit de convaincre ?

      1. Merci pour ce lien Fujisan .  » la décence commune et ordinaire, … cette manière de prendre soin des autres sans vouloir les exploiter ou les dominer qui – selon moi – constitue une sorte d’éthique minimale de la vie quotidienne.  »
        déjà tout un programme …

  56. […] redonner au politique la capacité d’élaborer les choix de politiques publiques, sans être sans cesse sous la pression des marchés : interdiction des paris sur les fluctuations des prix.

    Mr Jorion va sans doute trouver que j’abuse de (re)mettre cette discussion sur le tapis, et Zébu tout autant, mais j’ai énormément de mal à me figurer la relation de cause à effet entre les deux termes de la proposition citée ci-dessus. En clair, en quoi l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix redonnerait-elle au politique la capacité d’élaborer les choix de politiques publiques?

    Ou, pour faire écho à un article récemment publié sur Rue 89, cette mesure suffirait-elle pour que la France ainsi que tous les membres de la zone euro n’aient plus à mener leurs politiques « à la corbeille »? Un pays dépourvu de souveraineté monétaire n’est-il pas par définition voué à se soumettre aux injonctions des institutions qui le financent, en l’occurrence aujourd’hui, des organismes privés?

    Ou encore, plus précisément, la suppression de la spéculation sur le marché des dettes souveraines conduirait-elle mécaniquement à exclure toute institution privée des dispositifs de financement des États et leur redonner ainsi leur souveraineté monétaire perdue, ou au moins quelque chose d’équivalent à l’échelle européenne? Incidemment sur ce dernier point, n’y aurait-il pas aussi (voir surtout) de sensibles modifications à apporter au fonctionnement de la BCE pour que l’objectif annoncé – très ambitieux – soit pleinement atteint?

    Quoi qu’il en soit, l’intention du billet est bonne car fondée sur un constat valide: Les dominants ont organisé le système de façon à priver la population de tout moyen d’action concrète et simple susceptible d’influer significativement sur son fonctionnement, lequel est entièrement dévolu à favoriser ses maîtres. Il convient donc de déterminer par quel biais contourner cela.

    Néanmoins, les propositions émises sont encore largement tributaires de décisions politiques, hors de portée pour le citoyen lambda (interdiction de la spéculation entre autres). En outre elles supposent une prise de conscience collective de masse, laquelle devrait être au surplus éclairée et par la même mesurée, afin de ne pas tomber dans les travers classiques de la révolution tels que l’anomie. Je crains malheureusement qu’on ait plus de succès en invoquant une intervention du père noël.

    A ce titre la mise en parallèle entre le « printemps arabe » et la situation occidentale est commodément trompeuse: Dans ces pays, les populations n’ont pas à résoudre la lourde dissonance cognitive de rêves brisés par l’enrayement de la « fabrique du consentement ». Leur espoir est intact ou presque, contrairement au notre. En d’autres termes, il semble illusoire de vouloir comparer le déclin occidental et l’essor des pays émergents: Les processus à l’œuvre y sont presque complètement inversés. Ils veulent un mieux, tandis que nous essayons juste d’éviter le pire…

    1. @ Dissonance :
      « En clair, en quoi l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix redonnerait-elle au politique la capacité d’élaborer les choix de politiques publiques? »
      Parce que le but des acteurs sur les marchés financiers est de produire des fluctuations, afin justement de créer des paris : à la hausse, à la baisse, au défaut, …
      L’interdiction ne résoudrait pas le problème de la dette privée et publique mais elle permettrait au moins d’agir (si le politique le souhaitait) sans être sous le feu roulant de la spéculation.
      Mais cela ne signifierait en rien que cette capacité d’élaboration soit augmentée voir intacte …

  57. Qualifier de survivalisme l’attitude des néo-ruraux , me semble trop court , pourquoi pas de maoisme .
    D’abord cela ne concerne pas que les gens à la campagne . J’ai testé pratiquement le do-it-yourself pour tous les produits importants de notre superbe civilisation . Bien que j’aie des revenus parmi les 10% supérieurs , je suis plus que rémunéré en faisant moi-méme , méme pour des produits sophistiqués comme les ordinateurs . Seuls les produits textiles resistent à l’expérience . Et la qualité n’y perd pas au contraire .
    En examinant un peu plus la question on s’aperçoit que les prix sont plus déterminés par tout autre chose que la productivité , ( 25 % de pub dans le budget Coca-Cola , le yaourt qui fait 4 fois le tour du monde avant de tomber dans votre assiette , les mécaniques/électroniques
    conçues avec la petite piéce fragile qui en cassant va vous contraindre à renouveler le produit
    plutot que le réparer , etc ) .
    Tout ce systéme repose sur des monoples de toutes éspéces , et une manipulation sociale
    ( Veblen ou Epicure si l’on veut ) pour ne pas dire sexuelle .
    Donc pour moi , ce qui ne s’attaque d’abord à çà , pour parler clair à une réapropriation des
    moyens de production ( au sens de rendre propre à soi , pas au sens de ‘nationaliser’ ) , c’est
    se laisser distraire par de la redistribution .
    Cela n’exclut pas une action politique car dans le maintien du systéme, intervient ,une réglementation trés pointilleuse et trés orientée en faveur de ses pratiques monopolistiques
    et sous couverts d’intentions angéliques ( sécurité , morale , santé , etc …) .
    Par ailleurs je ne condamne pas la redistribution , je la considére comme secondaire , quand
    elle ne vient pas cautionner le systéme .
    Pour couronner le tout il me semble opportun de remarquer que l’abandon des monnaies
    métalliques ( on peut y mettre le cuivre , les piéces rouges valent plus que l’euro ) , a commencé avec l’abandon des théories valeur-travail , la montée des trust et des régimes
    présidentiels , peut étre y a t il un rapport , non ?

    1. Auriez-vous la gentillesse de détailler et d’ expliquer quels sont les objets que vous avez fabriqué vous-même et comment??
      Dans « l’ inventaire de demain » par exemple ?

      Il me semble que cela pourrait être infiniment utile pour tous…
      Merci!

      1. J’ai procédé d’une maniére trés pragmatique selon , mes moyens , les opportunités .
        J’ai commencé par des meubles , petits puis plus gros , maison ; aliments , médicaments ,
        voiture , équipements de la maison etc … Il faut se constituer un outillage , ne pas chercher à
        imiter des professionnels , ni à appliquer des plans en tout cas pour moi) , les trucs , l’outillage
        l’habileté , la conception viennent naturellement et d’une maniére étonnante . Je ne sentais
        pas du tout doué pour çà , personnellement . Un tas d’informations de toutes espéces sur le net .
        Les techniques anciennes , avec des matériaux bruts sont les meilleures .
        Mais c’est à mon avis à chacun de personnaliser , ses buts , ses moyens , ses méthodes .

      2. J’ a jouterais, pour avoir la meme démarche que ce qui m’a aidé au niveau enseignement ce sont les cours de dessin indus que l’on enseignait intensivement meme en lycée technique electrique ( de mémoire env 10h /semaine sur 3 ans ….)…..le fait de visualiser ds l’espace les volumes et de pouvoir dessiner chaque face , m’a permis de faire pas mal de charpentes basiques , mezzanines , verandas , toitire et ce , avec des bois de qualité et de forte section puisque c’est la main d’oeuvre qui coute le plus cher , on peut se faire plaisir sur le matos : table ext en granite (le marbre est qd meme trop cher!) ….
        qd on vous demande 2 à 3000 euros pour remanier une toiture c’est qu’il est temps de se les remuer !

  58. Juste une question:
    Cela fait des années que les partisans de l’or dénoncent le système et incitent les acheteurs à sortir des assurances vie et à acheter de l’or physique.
    Résultat: Néant, pourquoi un mouvement politique aurait-il un meilleur résultat?

    De plus qui dit que la masse des gens veuille déjà un changement? Si le système continue à aller dans le mur l’opinion de la majorité peu changer, mais le gros de la population ne veux pas changer notament par peur des troubles qu’une remise en cause drastique du système engendrerait. A la bastille, la place a été évacuée par les CRS sans que personne ne proteste trop fort.

    1. 1/ les partisans de l’or visent la maximalisation du profit, pas un but politique (malgré leur discours sur la stabilité que procurerait le retour à l’étalon-or)
      2/ le mouvement politique arrivera à un meilleur résultat parce que justement … il est politique : il produit une absence de rupture entre bourgeois et citoyen, ce dont le bourgeois est toujours mécontent ..; 😉

      1. Faux en ce qui me concerne , c’est non seulement pour moi une maximisation de mon épargne
        mais aussi un moyen politique . Pour moi c’est une certitude que les changements politiques
        nécessaires n’auront lieu , uniquement et seulement si l’or se révele le seul placement sur .
        Ce qui ne durera je l’espére qu’un instant , sinon c’est qu’il y aurait une perte irrémédiable de
        notre civilisation , elle ne serait alors méme plus capable de réformes .

  59. Bonjour à tous,

    @Zébu
    Merci pour cet excellent billet 🙂

    J’ajoute 2 citations qui vont dans ce sens:

    «Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres.»
    [ Etienne de La Boétie † le #18_août 1563 ] !
    – Discours sur la servitude volontaire –

    Et la formule d’ Alexandre Soljenitsyne :
     » Ne les croyez pas, ne les craignez pas, ne leur demandez rien.  »

    Cordialement,
    Ordjoun.

  60. Les banksters mondiaux veulent leurs 7 milliards d’esclaves pendant qu’ils se prélasseront sur leurs yachts de luxe dans des paysages magnifiques déserts…

  61. @ Mariée Verte en Bretagne
    100% d’accord avec vous (retrouve plus votre post parmi les 187 ce matin).
    Je rajouterais qu’il faut aussi contacter directement nos représentants et les médias.
    Ca ne coûte qu’un peu de temps.

    @Zebu,
    L’abstention est plutôt un mode de protestation le seul problème c’est qu’il se manifestera en avril 2012. C’est bien tard.

    Sur la « corruption passive » il y a certes l’épargne notamment AV . Mais ne pas oublier l’épargne salariale, abondée par l’employeur, qui alimente aussi des canaux financiers (dans quel volume par rapport aux AV, je voudrais bien le savoir) et qui touche beaucoup plus de salariés.
    Le problème de l’épargne c’est le taux d’intérêt pas forcément l’existence de celle ci.
    Pour se protéger d’un aléa on n’a pas besoin du retour d’une AV à 6% après impôt.
    Et ça j’avoue l’avoir compris grâce à ce blog.

    1. Ce n’est pas bien tard. Les ‘configurations’ politiques se font maintenant (cf. le ‘débat’ sur la réduction des déficits).
      L’objet c’est : se positionner maintenant pour les élections, afin d’influer de suite sur le rapport de force politique (intégration dans le débat politique).
      L’épargne salariale, c’est peanuts rapport aux AV.
      Sur l’intérêt, je ne suis pas non plus pour la suppression de l’intérêt pure et simple, forcément et de suite. Mais au moins à niveau de l’épargne réglementée. Surtout, l’idée est différente, selon l’objet : pour l’épargne réglementée, l’objet est d’intérêt général (logement social, …). On pourrait dire qu’il serait légitime qu’il y ait un intérêt pour protéger de l’inflation.
      Pour l’AV, cela n’a rien à voir : c’est la maximalisation du rendement et qui plus est, sur la base de la prédation d’autrui.
      Je ne dis pas, contrairement à ce que braille Moi, que tous les épargnants sont des salopards : la quasi totalité sont dans l’ignorance de ce fait.
      Sauf qu’à un moment donné, il faut se poser la question du comment fonctionne ce rendement (si élevé, en temps de crise, bizarre, non ?) et que lorsqu’on a l’info, on ne peut plus dire : ‘savais pas !’. Ensuite, c’est un choix.

      1. Merci de votre réponse.
        Si l’épargne salariale est petite en volume comparée aux AV elle incline les esprits de beaucoup de salariés vers les circuits financiers privés sur des produits financiers à « haut rendement » .
        Les gens ont plutôt tendance à penser aux actions mais en cherchant bien on se rend compte qu’un compartiment « sécurité » peut être constitué de 20% de MBS et/ou ABS.
        Et les esprits sont rivés sur le cours de bourses.
        Alors que ça pourrait être du salaire différé non investi en produits à haut rendements , ou du salaire tout court d’ailleurs.

  62. Encore une fois, en plein dans la cible.
    Clair, informatif et argumenté.

    Deux remarques:
    –1
    Vous allez trop vite quant au vote.
    Le vote blanc ou nul est un vote. Il représente un effort participatif.
    L’enveloppe a été glissée dans l’urne, et cela seul vaut.
    Participer et agir doit être encouragé.
    Un résultat de vote où la participation serait élévée et les votes blanc
    ou nul majoritaires permettrait de se compter et mesurer notre force.

    En revanche, l’abstention est d’une autre nature.
    Pas d’action, pas d’effort, l’amorce d’une irresponsabilité
    confortable. Disons le franchement : les feignants, les indifférents,
    et les beaufs ne feront pas l’effort de voter. Et clameront, la conscience
    tranquille, son inutilité puisque ce sont toujours les mêmes.

    –2
    La classe moyenne capable d’épargner et bénéficiaire des placements
    cités sont solidaires et complices du système.
    Ils en ramassent les miettes, mais leur nombre est important.

    Il faut qu’ils choisissent: victimes ou complices.
    Et puisque leurs miettes sont gagnées -par le jeu de la fiscalité essentiellement-
    au détriment de la classe incapable d’épargner, l’ alternative « victimes ou complices »
    devient en conscience « victimes ou bourreaux ».

    Tous les investissements évoqués doivent être bazardés
    comme vieilleries hors d’age et instrument barbare.
    Ce capitalisme ne marche pas; il n’est pas réformable;
    Et son mode d’action – le niveau du dessus pressure et dépouille
    l’étage juste dessous – est anti-social. Une société viable
    s’organise horizontalement, sans hiérarchie instrumentée par le pognon.

    « Participer » au jeu démocratique en le détournant
    et refuser l’ injustice fondamentale d’une finance suicidaire,
    c’est un programme valable.
    Cependant, il vaut la peine de s’informer du nombre de personnes agées
    aux USA obligés de re- travavailler à cause de la déconfiture
    de retraites privées…

    Les chiffres serviront de juge de paix…

    1. @ Daniel

      Je ne suis pas un beauf, puisque les beaufs ne lisent pas Daniel sur le blog de Paul.
      Je ne suis pas feignant, puisque je prends le temps d’écrire ça, ni indifférent pour la même raison.
      Et pourtant je ne vote pas.
      Ce blog s’épuise.

      Cordialement
      Philippe

    2. @ Daniel :
      Objection très valable concernant l’abstention.
      Je retiens, car c’est une très bonne idée. De plus, cela obligera les abstentionnistes à aller s’inscrire sur les listes électorales.
      Merci.

    3. @ Daniel

      Les votes blancs ne sont pas comptabilisés, ils rejoignent donc le taux des vilains abstentionnistes, Bouh !
      Sachant cela, quel abstentionniste (dont je suis) ne revendiquerait-il pas fièrement son « irresponsabilité », son « confort », sa « fainéantise », son « indifférence », sa « beaufitude ».

  63. Je m’excuse d’avance de dire, parce que des bêtises, je dois en écrire souvent mais je trouve ce billet d’une grande naïveté et je suis surprise qu’il soit votre.
    Ne pas savoir par exemple que le taux de 4.5% c’est pipeau actuellement, ne pas savoir qu’il existe des taux d’appel qui ne durent pas ect comme ne pas savoir la composition des paniers de nos assureurs en obligation ça me sidère.
    Vous présentez l’assurance vie comme il fallait la présenter DANS LES BEAUX JOURS DES VIEUX CONTRATS
    Réveillez vous le monde a changé, pourquoi croyez vous que les assureurs cherchent à vous vendre à tout prix des assurances vies avec des U.C ( partie de placement en actions) ?

    Pourquoi selon vous ?

    Avant de se lancer sur un sujet il faut le maîtriser, c’est gentil et joli votre texte, mais c’est tout.*

    Mais les rendements c’est important car c’est justement à cause de ces rendements en chute libre que l’assurance vie est morte sauf pour ceux qui n’ont toujours pas réalisé que nous ne sommes plus dans l’antérieur, ceux qui sortent actuellement sont les derniers bénéficiaires, ceux qui rentrent sont les pigeons qui n’ont toujours pas compris que la situation a changé parce qu’ils ne connaissent pas le produit sur lequel il place leur argent. L’assurance vie c’est du Madoff, il faut toujours des entrants, surtout avec le chemin inverse qui celui des obligations d’états aujourd’hui.

    1. Négatif, Liervol.
      « Vous présentez l’assurance vie comme il fallait la présenter DANS LES BEAUX JOURS DES VIEUX CONTRATS » : je la présente comme les assureurs la présente toujours.
      Je partage votre constat. Le mouvement actuel de retrait montre les assurés en prennent conscience. Mais ce n’est que le début. Il faut donc amplifier cette ‘prise de conscience’.
      Pour les UC, laissez moi rire : c’est peanuts et vu le chute du CAC 40, c’est pas prêt de prendre le relais (ou alors des pigeons …).
      Je suis sidéré que vous le soyez, de comprendre que la grande majorité des épargnants n’ont pas les yeux aussi ouverts que les vôtres 😉

      1. Quand je lis ici sur un blog censé être renseigné que le rendement est de 4,5% oui il y a de quoi être sidérée

      2. liervol, cessez de vous faire plus bête que vous n’êtes : nous parlons du rendement AFFICHE par les assureurs.
        Je le répète (à force, z’allez finir par comprendre) : on sait que ce n’est pas le cas (que ce ne le sera pas) mais on s’en FOUT.
        L’essentiel, c’est bien que les assurés le SACHENT, eux.
        Pour que le madoff en question s’effondre.
        Et once again : si évidemment vous souhaitez qu’il s’effondre …

  64. Le droit de vote est le dernier droit qu’il nous reste de la démocratie…

    Meme si 5% de la population vote les elections seront validées et on l’aura tous dans l’os…

    L’idée de Cantonna était de faire tomber les banques en retirant l’argent…

    Personnellement, quand ma banque m’a demande lorsque que je voulais faire une caution bancaire de bloquer 13 mois de loyer sur mon compte et qu’il me prendrait 3% de la somme bloquée par an, j’ai dit « stop » !

    Je suis passé par mes parents pour ma caution (alors qu’ils gagnent moins que moi apres une vie de labeur) et j’ai acheter de l’or avec 95% de mon epargne !
    Depuis, j’ai fait des benefices nettement superieur a une AV mais surtout la banque ne gagne plus d’argent avec mon blé ! Et ca c’est tellement bon 😀

  65. Un exemple du forum assurance vie de Boursorama : pour ne citer qu’un exemple du manque de pertinence de votre billet, vous savez j’apprécie trop ce blog pour ne pas intervenir car je le voudrais au top, la critique c’est important pour avancer.

    Qui veut la peau des fonds en euros ?
    Auj. à 08:52

    Après la baisse des rendements, le doute sur la solidité des oblig AAA pas si sûres que ça, le possible blocage des retraits suite à la collecte en baisse, le racket social ponctionné à l’inscription en compte des intérêts, voici maintenant la taxation non plus lors des retraits mais au fil de l’eau.
    Et demain le prélèvement social spécial « dépendance ».

    Mais qui veut la peau des fonds en euros ?

    L’objectif inavoué ne serait-il pas que le rendement net soit inférieur à l’inflation ? Pour pousser les épargnants vers la sortie en espérant qu’ils consomment ?

    1. Négatif.
      Rien à foutre des blaireaux de Boursorama, qui comprennent que la fonction ‘rendement’ et ‘fiscalité’.
      Si c’est votre référence, effectivement, on va avoir du mal à se comprendre …
      L’objectif n’est EVIDEMMENT pas que le rendement soit inférieur, pour soit disant ‘pousser les gens à consommer’ puisque que justement l’intérêt de l’Etat est au contraire de faire en sorte que les épargnants soient orientées vers ses obligations, pour éviter d’augmenter encore le % de non-résidents.
      Par contre, qu’il recherche à maximaliser sa fiscalité, rapport à la crise actuelle, ça, c’est clair que les blaireaux de Boursorama le comprennent pas ou plutôt ne veulent surtout pas chercher à le comprendre !! Et on comprend bien pourquoi …
      Bref, l’Etat vit actuellement une vrai tension, conséquence de la crise de la dette publique : plus de recettes (pour éviter les déficits budgétaires et donc la dégradation de la note) mais sauvegardé aussi l’alimentation en obligations par l’épargne …

      Rien qu’à voir la prose de boursouflé du rama, on rigole … : « le racket social ponctionné », « qui veut la peau des fonds en euros », …
      Comme d’hab : l’Etat !! (mais jamais ceux qui refusent toute fiscalité sur leurs plus-values).
      MDR.

      1. @ Zébu, Vous n’avez rien compris.

        ça sert à rien de tirer sur une ambulance. l’énergie il faut la déployer ailleurs.

      2. non liervol, c’est vous qui n’avez rien compris : quand on a la ‘chance’ de trouver un point faible dans un système, on appuie justement dessus, si on souhaite que celui-ci défaille.
        A moins que vous ne le souhaitiez pas …
        Sinon, où ça ?

  66. Vous voulez lutter contre la finance, alors il faut lutter avec ses propres moyens.
    Il faut sortir de ce monde dominé par les anglo saxons et s’affranchir

    Regardez aujourd’hui une entreprise suédoise en application pour téléphone mobile n’est pas introduite en bourse et présenté au monde entier par une société européenne, non elle est cotée à Frankfurt grâce à une société américaine basé en californie partenaire de bridgewater.

    Voilà la réalité, nous ne sommes RIEN, nous sommes totalement dominé par le monde anglo saxon

    1. +1
      A ceci près que la Suède est un pays complètement infiltré par les services de renseignement US, et ce à tous les niveuax, doté d’un lobby militaro-industriel extrêmement puissant (et xenophobe d’ailleurs), en raison de sa problématique stratégique, particulièrement complexe depuis la guerre froide. Ce ne sont pas tant les anglo-saxons qui dominent la Suède qu’une importante frange de l’élite suédoise qui est viscéralement pro anglo-saxonne.

      Pour le reste, tant que le Dieu Dollar n’est pas tombé, toutes ces dispositions n’ont aucune chance de voir le jour. Ceux qui attendent/espèrent qu’ils s’effondrera de lui-même, sans avoir à se salir les mains, parce-qu’ils n’osent pas donner la pichenette salvatrice, ceux là finiront par nous tuer tous.
      A quand une agence de notation européenne ou franco-allemande qui noterait la dette US à partir de critères transparents et difficilement discutables, et qui concluerait fort raisonnablement à une note de A- (au mieux)? Le bancor passera en force ou ne passera pas. La Chine n’a pas à se taper tout le boulot!

      Cette lâcheté bien pensante, qui n’a rien d’humaniste (depuis quand l’humanisme cautionne t-il la lâcheté?) conduira les européens au désastre. Il y a effectivement des limites à la discussion.

    2. Voilà la réalité, nous ne sommes RIEN, nous sommes totalement dominé par le monde anglo saxon

      Arrêtons avec le délire facile et mensonger du Grand Démon Financier Anglo-Saxon à la mords-moi-l’vit ! Les US sont la seule hyperpuissance ok, tant mieux ou tant pis, pour eux comme pour les autres.
      Mais le Capital et ses servants sont multinationaux. Que je sache, les mamouths de la bancassurance français ou allemand n’ont rien à envier à leurs pendants britishs ou ricains – pas plus maintenant que lorsqu’ils faisaient au moins jeux égal avec leurs homologues anglais dans les plus basses pratiques de l’impèrialisme financier comme à « l’époque bénie » de la grande mondialisation et de l’étalon or, avant 14… – ni grand chose à redire de la façon dont ils les traitent ou « collaborent » encore (remenber AIG).

      1. Justement « Nos grands  » que ce soient les banques françaises ou les banques allemandes se sont bien faites enflées par ceux là, trouvez moi l’équivalent vendu par des banques européennes à ces messieurs en matière de placements pourris ??? Je persiste à dire qu’en terme de marketing ils savent plus y faire. i

      2. @liervol

        Mais oui mais oui, c’est ça. On a jamais rien pipé à la finance de ce coté du Channel et de l’Atlantique… Des neuneus vertueux d’la finance à papa qu’on est nous. C’est juste à cause des mauvaises fréquentations qu’on a trempé notre biscuit dans le péché, dans la marmite des sorcières anglo-saxonnes…On se fait toujours enfler nous, plumés par les barbares yankees et empapaoutés par les perfides rosbeefs…
        D’ailleurs AIG, Lehman Bros, mais aussi Countrywide, Northern Rock, Bear Stearns, Indymac, HBOS, Merryl Linch, RBS, les monolines MBIA et AMBAC, etc, c’est des pôvres victimes vertueuses à capitaux franco-allemands, hein ?

      3. @Vigneron
        non, mais il faut avouer qu’ils sont meilleurs en marketing de produits financiers. n’est il pas ?

      4. …. Que je sache, les mamouths de la bancassurance français ou allemand n’ont rien à envier à leurs pendants britishs ou ricains…

        Mais si, mais si:
        Délit d’initié légalisé ?
        «  »L’Accord Swift est un traité international entré en vigueur le 1er août 2010 entre l’Union européenne et les États-Unis. Il donne aux autorités américaines l’accès aux données bancaires européennes stockées sur le réseau de la société Swift, dans le but de lutter contre le terrorisme, sous certaines conditions de protection de la vie privée des citoyens.

        Depuis 2001, les États-Unis exploitaient secrètement les données du réseau Swift sans aucune base juridique. Cependant, la justice belge, où la société Swift est domiciliée, a estimé que celle-ci présentait des garanties suffisantes et a abandonné les poursuites judiciaires à son encontre. En novembre 2009, un premier accord avait été signé par les vingt-sept Etats membres de l’Union européenne, mais il avait été rejeté par le Parlement européen car il ne protégeait pas suffisamment les libertés individuelles…. » » » »
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Swift

        «  » »
        La Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (connue sous l’abréviation de SWIFT2) est une société coopérative de droit belge, basée à La Hulpe près de Bruxelles, détenue et contrôlée par ses adhérents parmi lesquels se trouvent les plus grosses banques mondiales. Fondée en 1973, elle a ouvert un réseau opérationnel de même nom en 1977.

        Comme elle gère l’enregistrement des BIC, le terme « Code SWIFT » est parfois utilisé pour désigner le BIC.
        «  » » »
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Society_for_Worldwide_Interbank_Financial_Telecommunication

      5. @Béotienne

        Délit d’initié légalisé ?

        Ne mélangez pas tout s’il vous plait. Aujourd’hui en ouvrant un compte, on doit vous faire signer un formulaire Swift vous informant de la communication de vos opérations bancaires auprés de l’administration US via Swift. Pas de mystère. On a beaucoup causé de Swift, ici comme ailleurs, et les problèmes évoqués tenaient d’abord aux atteintes aux libertés individuelles derriére le paravent sécuritaire post 9-11 et à la négociation politique passablement asymétrique entre l’UE et le l’administration US, heureusement nuancée par la mauvaise volonté de Strasbourg… D’ailleurs l’accord final prévoit la possibilité pour l’UE de demander d’obtenir des informations équivalentes sur les opérations sur les comptes US. La demande n’a pas encore été faite…
        L’aspect concernant la dissymétrie d’information entre banques US et banques européennes n’a pas été abordé. Simplement parce que ça n’avait pas lieu de l’être, sinon je crois pouvoir vous affirmer que les quelques « tout petits intérêts » concernés par le bin’s n’auraient pas manqué de s’en émouvoir bruyamment…
        Et puis quoi, les deux clearing houses de la finance mondiale, les bien nommées « Courant limpide »au Luxembourg et surtout « Euro limpide » en Belgique, elles sont bien au coeur de l’UE, non ? Et sous capitaux majoritairement européens. Swift… so what ?

  67. La différence entre maintenant et 1936 ? Aujourd’hui il n’y a pas de Hemingway, les artistes ne s’engagent pas, c’est pourquoi l’on ne se sent pas soutenu. Ni Hemingway, Blair, Sartre, Camus…

    Les les intellectuels qui s’engagent ne comprennent que la moitié des choses, il y a plein d’engagements du bout des lèvres et à demi avortés, vers la fin lorsqu’il s’agit de conclure, voir Stephane Hessel, voir Buffet qui prend les devants pour détourner les foudres ! Ce qui signe l’infinie médiocrité de notre époque. C’est pas le moyen âge c’est avant, encore. La médiocrité n’est comparable qu’à celle des rois fainéants !

    Jamais Woody Allen par exemple ne dit quoique ce soit. Il est vieux mais enfin. Moins que Hessel. Quant à Helmut Schmitt qui se souvient de ses propos. Sean Penn ? Se sont des gens qui cassent du Républicain.. le reste je ne sais pas.

    Nous avons Cantonna, oui… Cantona à fort à faire pour remplacer Sartre, Hemingway et Orwell.

    1. Oui, c’est ça le peuple fainéant, vous connaissez le proverbe quand le lion a mangé il n’ a plus faim.
      Comment voulez vous les bouger, ils sont trop occupés à gagner de l’argent pour courir s’acheter le dernier gadget en vue, la dernière rolex avant 50 ans, la cuisine aménagée même s’ils ne cuisinent que du picard tout prêt, la dernière voiture pour rouler trop vite, et surtout l’indispensable écran plat pour bien intégrer les nullités des programmes télé à la vie de famille.

  68. Très-très bon billet de Zébu qui nous rappelle d’abord que la chair est faible et qu’il y a beaucoup de « rentiers » profitant des rendements des assurances-vie en France et s’affiliant ainsi au « système financier » qu’ils n’ont pas réellement envie de remplacer.

    D’accord pour l’action par la non-participation qui a montré dans le passé son efficacité – lente…
    Doute sur la possibilité de mettre en oeuvre ces temps-ci les deux « mesures » proposées: interdiction des paris sur les fluctuations; interdiction du recours aux paradis fiscaux.
    L’action politique coordonnée reste nécessaire.

    1. Attention, je répète, qinon, on risque d’attirer encore les foudres épargnesques de Moi : la grande majorité des épargnants en AV ne savent pas le fonctionnement de celui-ci.
      Il est vrai qu’ils ne cherchent pas à savoir non plus.
      Mais que maintenant, il va falloir, en sachant, ce qu’il veulent.

      1. Oui, mais maintenant, ils savent. Ils PEUVENT savoir.
        Le stade de la complicité passive est dépassé.

        Les foudres épargnesques sont un tigre de papier.

  69. On dirait bien qu’un vent de panique atteint maintenant les riches qui, d’habitude, ne donnent leur richesse que quand ils sont morts. Apparemment c’est la peur de tout perdre qui les anime :
    Ainsi, dans La Tribune d’aujourd’hui :

    Pierre Bergé : « Il est amoral que les plus fortunés soient moins imposés »

    Geoffroy Roux de Bézieux : « Un geste des plus hauts revenus n’est pas à exclure »

    Warren Buffett pour une hausse d’impôts aux Etats-Unis

    VIDEO Des millionnaires américains au secours de la dette …’

    A la place de Pierre Bergé j’aurais dit ‘immoral ‘, contraire à la morale, au lieu du neutre ‘amoral », ce qui voudrait dire qu’il n’y a pas encore de véritable prise de conscience mais que ça vient, ça vient …

    Les riches ne seraient pas prêts à participer à l’impôt autant que les classes moyennes, ça non, vous n’y pensez pas, mais à daigner faire « un geste », en grands seigneurs, l’aumône en quelque sorte . Vous avez bien dit « République » Française ?

    Et , horreur, Hugo Chavez, au Venezuela, qui n’en rate pas une pour les déstabiliser en donnant le mauvais exemple, parle maintenant de faire son petit Roosevelt en nationalisant l’or . Oser leur faire ça, à ces pauvres riches, après sa distribution, pendant l’ère Bush, de fuel vénézuelien gratuit aux pauvres Américains de Harlem et la répartition du bénéfice supplémentaire généré par l’augmentation du prix du pétrole vénézuelien en hausse des salaires dans son pays ( partis de très bas, c’est vrai, mais il aurait pu le donner aux riches comme cela aurait été le cas chez nous) !
    Ce « mauvais » exemple donné par Chavez va peut-être rendre l’or nettement moins attractif dans les prochains jours …

  70. @ rodj,

    Le retour du gratuit….quelques temps. Par exemple: je fais moi-même les robes et les pulls d’une petite fille ( celle de ma voisine qui trime toute seule) avec du tissu acheté chez Emmaüs voir de la récup perso…oui, je couds tricote..j’entends déjà certains commentaires; le retour de la charité! Et bien cette femme quand elle peut vient m’aider à nettoyer mes…250 petits carreaux où discuter un moment avec moi. ça n’a pas de prix.
    @tous et toutes
    Faut prendre des risques, faut s’exposer…Boulot de base de tout militant. Enfin les vrais! En tout cas merci pour ces échanges…très riches de sens. France Furby

    1. Wikipedia :

      Tricoteuses

      Les Tricoteuses étaient les femmes qui, pendant la révolution française de 1789, assistaient aux séances de laConvention nationale, des clubs populaires et du tribunal révolutionnaire tout en tricotant.

      Encouragées par la Commune et réunies en Société des Républicaines Révolutionnaires, leurs appels véhéments à laTerreur et à l’égalité, leur participation à la chute des Girondins et leurs autres manifestations spectaculaires leur valurent les surnoms d’« enragées » ou de « Furies de la guillotine. »

      Elles disparurent avec la société des Jacobins.

    2. Cela fait des années que nous nous vêtons superbement ainsi que toute la famille au grand complet, avec les fripes Emmaus, à 2 ou 3 euros LE KILO, le jour des 2 braderies Emmaus annuelles ( été et hiver).

      1. @mianne

        Ouuuh très bien ! Eh bé on est ben content de l’apprendre… Tain ! ca c’est de l’exclu Lulu !

  71. cher zébu, en ce qui concerne le vote blanc, je vous conseille vivement de lire « la lucidité » de Saramago. plein d’enseignements sur les réaction des pro de la politique

  72. Vous vous trompez, les vrais causes de nos difficultés futures ne sont plus là. Vos actions se noieront dans la masse des milliards de personnes qui meurent, elles, réellement de faim et qui n’attentent que de prendre la place. Des Chinois ou des Indiens proposent aujourd’hui de nous remplacer en travaillant gratuitement, pour peu qu’ils soient simplement nourris et logés, les entreprises et les particuliers commencent à être démarchés jusque dans les villages. Un voisin vient de refaire tout son intérieur pour 30K€ en faisant intervenir une société qui employait des jeunes Roumains et Ukrainiens, tout est légal. Le plus faible devis qu’il avait fait avec des petites entreprises locales était de 175K€. Les pauvres types dormaient dans des tentes dans son jardin et n’avaient pas le droit de sortir en ville. Je détestais déjà ce voisin et maintenant j’ai carrément envie de lui défoncer la tête.
    Et vous savez quoi ? Je travaille de mes mains et je peux vous dire que boulot est super bien fait.
    Vous me faites tous penser à ce type qui se met sur les rails en faisant de grand geste pour arrêter un petit train de marchandise parce qu’il va droit dans un gouffre, mais c’est un TGV lancé à 300Km/h qui nous arrive dessus. D’un autre côté ça vous donne aussi l’impression que vous pouvez toujours changer quelque chose, c’est humain.
    Nous avons connu dans nos pays démocratiques une période d’incroyable richesse et d’intense consommation parce que nous avons eu la chance de naître au bon endroit et de profiter du pillage d’autres pays tout en fermant pudiquement les yeux, mais c’est fini, la balance revient inexorablement à l’équilibre.

  73. Bon… plutôt 1788 ?1847 ? 1869 ? 1935 ? ou bien 1913 ?
    Keski disait de tout ça le camarade Vladimir, le petit noble Ilitch Oulianov ?

    (..) Précisément dans le parasitisme et la putréfaction qui caractérisent le stade historique suprême du capitalisme, c'est-à-dire l'impérialisme. Comme il est montré dans ce livre, le capitalisme a assuré une situation privilégiée à une poignée (moins d'un dixième de la population du globe ou, en comptant de la façon la plus "large" et la plus exagérée, moins d'un cinquième) d'Etats particulièrement riches et puissants, qui pillent le monde entier par une simple "tonte des coupons". L'exportation des capitaux procure un revenu annuel de 8 à 10 milliards de francs, d'après les prix et les statistiques bourgeoises d'avant-guerre. Aujourd'hui beaucoup plus, évidemment.

    On conçoit que ce gigantesque surprofit (car il est obtenu en sus du profit que les capitalistes extorquent aux ouvriers de "leur" pays) permette de corrompre les chefs ouvriers et la couche supérieure de l'aristocratie ouvrière. Et les capitalistes des pays "avancés" la corrompent effectivement : ils la corrompent par mille moyens, directs et indirects, ouverts et camouflés.

    Cette couche d'ouvriers embourgeoisés ou de l'"aristocratie ouvrière", entièrement petits-bourgeois par leur mode de vie, par leurs salaires, par toute leur conception du monde, est le principal soutien de la IIe Internationale, et, de nos jours, le principal soutien social (pas militaire) de la bourgeoisie . Car ce sont de véritables agents de la bourgeoisie au sein du mouvement ouvrier , des commis ouvriers de la classe des capitalistes (labour lieutenants of the capitalist class), de véritables propagateurs du réformisme et du chauvinisme. Dans la guerre civile entre prolétariat et bourgeoisie, un nombre appréciable d'entre eux se range inévitablement aux cotés de la bourgeoisie, aux côtés des "Versaillais" contre les "Communards".

    Si l'on n'a pas compris l'origine économique de ce phénomène, si l'on n'en a pas mesuré la portée politique et sociale, il est impossible d'avancer d'un pas dans l'accomplissement des tâches pratiques du mouvement communiste et de la révolution sociale à venir.

    L'impérialisme est le prélude de la révolution sociale du prolétariat. Cela s'est confirmé, depuis 1917, à l'échelle mondiale.

    N. Lénine
    6 juillet 1920

    L’IMPERIALISME, STADE SUPREME DU CAPITALISME
    V. LENINE (Préface aux éditions françaises et allemandes)
    http://marx.engels.free.fr/lenin/txt/1916issc/imp001p.htm

  74. Il n’y pas plus de programme possible, ni venu et concocté par « la couche moyenne », ni par (et pour) les travailleurs… Vous ne comprenez pas cela?
    Votre focalisation sur la « finance », typique des analyses de gauche-droite (qui n’est pas contre les financiers gloutons, qui n’est pas contre les « abus » des banquiers ?…etc) aggrave votre myopie sur les conditions réellement existantes : les classes et l’exploitation, l’antagonisme inévitable de l’intrication des deux classes.
    Vos propositions sont juste amusantes, un rien ridicules, il n’y pas de solution politique au conflit entre les classes.
    Il s’agit d’abolir le mode de production ( mais vous ignorez ce que c’est), et ce n’est ni Vigneron, ni Zébu qui vous l’expliqueront. Paul Jorion, non plus.

    IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI,

  75. Plus de 400.000 chômeurs aux Pays-Bas

    Le chômage a augmenté de 22.000 unités en juillet aux Pays-Bas pour s’établir à 413.000 chômeurs, selon des chiffres du Bureau central néerlandais des statistiques, publiés ce jeudi. C’est la première fois que le chômage franchit la barre des 400.000 unités dans ce pays.

    BELGA

  76. L’euro comme l’Europe sont au bord du gouffre, selon Jacques Delors

    L’ancien président de la Commission européenne, le Français Jacques Delors a estimé que l’euro et l’Union européenne étaient « au bord du gouffre » en dénonçant au passage la réaction trop timide, selon lui, des dirigeants européens. « Ouvrons les yeux : l’euro et l’Europe sont au bord du gouffre. Et pour ne pas tomber, le choix me paraît simple : soit les Etats-membres acceptent la coopération économique renforcée que j’ai toujours réclamée, soit ils transfèrent des pouvoirs supplémentaires à l’Union », affirme M. Delors dans un entretien publié conjointement par le journal belge Le Soir et le quotidien suisse Le Temps.

    AGENCES

    1. Il a défendu la concurrence libre et non faussée mais il n’ a rien
      fait en faveur de la fuite des emplois…
      Il a défendu l’indépendance de la banque centrale.
      mais il n’ a rien fait en faveur de la banque privée qui emprunte
      à moins de 1% à la BC et prêtent à 5% à l’ Etat…
      Il a défendu la subsidiarité mais n’a rien fait pour le
      plombier polonais payé à des taux polonais pour un travail
      en France… ( et avec un droit de travail polonais en France.)
      Il a défendu l’ Europe sociale ( j’en suis moins sûr, mais je le crois.)
      mais n’a rien fait quand le droit des affaires a pris le pas sur le droit
      social et l’a marginalisé…

      Il contemple les conséquences de ses décisions
      et dit: « je n’ai pas voulu cela ».

      Il propose maintenant, comme tout les fatigués de l’imagination,
      d’ aller encore plus loin dans l’intégration coercitive.
      Il croit sans doute que nous croyons à sa sincérité.
      Il espère notre oubli sur sa responsabilité.
      Il se trompe.

  77. @Julien Alexandre et @Zebu

    Vous préconisez de ne plus verser de l’argent sur les AV, voir même de retirer l’argent des AV.
    Mais pour les placer ou?

    « Vous placez l’excédent sur votre compte bancaire, dépôt à vue. Ou bien sur un compte épargne classique, qui n’est pas limité au niveau du montant. »

    Dans ce cas là, c’est la banque qui va placer l’argent sur des obligations ou autre à la place de l’assureur, non? Je ne vois pas ou est le progrés au niveau de la régulation de la spéculation.

    Par contre, effectivement cela peut être plus sécurisant pour l’épargnant (et encore une banque comme un assureur peut faire faillite) comme le précise liervol dans ses commentaires.

    D’un autre coté, si l’on met tous notre épargne sur un compte courant à 0%, les autorités trouveront un moyen de nous contrer….(intérêt négatif, taxation de l’argent dormant etc….)

    1. @ Cédric

      Non, les banques font coïncider la maturité de leurs emplois avec le niveau de liquidité des ressources utilisées. Les dépôts à vue financent des emplois à très court terme, pas des obligations.

      1. pas toujours, vous n’êtes pas dans le secret des Dieux, l’an dernier le mot d’ordre était de faire rouler le long terme avec l’euribor 3 mois par exemple qui était si bas.
        normalement c’est interdit, mais bon qui va leur taper sur les doigts ?

      2. @Julien Alexandre,
        Et donc ce overnight est moins nocif pour l’économie? En gros cela correspond à quel genre de placement? Actions?

        Et qu’en est t-il du livret (pas le livret A, mais le livret bancaire rapportant 1% et dont l’épargne est disponible « instantanément »?)

        Merci

      3. @ Jilien Alexandre
        Est-il exact que les dépôts sur les livrets A peuvent être utilisés par les banques à hauteur de 60% à d’autre financement que le logement social?

  78. Pour une nouvelle constituante. Nous lançons à l’automne en « FASE » 56 des réunions ouvertes à tous et toutes——-pour recueillir les doléances du peuple. Je sais ça a déjà été fait. Mais faire et refaire…France Furby

  79. J’ai déjà laissé un commentaire plus haut à ce sujet mais que penses-tu Zébu de l’option tous à la caisse des dépôts et consignations ? On passe ainsi l’argent du secteur privé à l’état.

    1. Mais l’état n’en veut pas de cette gestion là, d’ailleurs il existait des comptes chèques au trésor public qui n’existent plus.

      Regardez le dernier grand geste de l’état pour nos entreprises novatrice 400 millions d’euros si je ne me trompe, vous pensez qu’il l’a distribué via Oseo mais non il a remit l’enveloppe à un fond, c’est à dire à des intermédiaires à la fois pour ratisser le privé mais à la fois pour qu’ils s’engraissent aussi.

      L’état, vous rigolez, il a tout abandonné à la finance

      1. Oui, Liervol, mes premiers salaires à l’époque où j’étais petit fonctionnaire ( avant mon « envol » ) étaient à retirer chaque mois sous forme de mandat à la Perception et à monnayer sur place . On pouvait y ouvrir un compte . C’est pourquoi vers 1970, quand les banques privées ont voulu faire payer les chèques, les syndicats de fonctionnaires ont menacé que tous les fonctionnaires ( plus d’un million de clients) ferment leur compte dans les banques privées pour en ouvrir un au Trésor Public . Les fonctionnaires étaient alors très remontés et quasiment tous syndiqués . Les banques privées ont donc renoncé à faire payer les chèques .

      2. @ Mianne :
        En cherchant un peu sur le net, je suis tombé sur ça :
        Peuvent être titulaires de comptes à la Banque de France :

        1° Les organismes régis par les dispositions de la loi n° 84-46 du 24 janvier 1984 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit ;

        2° Le Trésor public, les services financiers de La Poste, l’institut d’émission des départements d’outre-mer, l’institut d’émission d’outre-mer et la Caisse des dépôts et consignations ; 3° Les prestataires de services d’investissement régis par la loi n° 88-70 du 22 janvier 1988 sur les bourses de valeurs ;

        4° Les banques centrales étrangères et les établissements de crédit étrangers ;

        5° Les organismes financiers internationaux et les organisations internationales ;

        6° Dans les conditions fixées par le Conseil général, les agents de la Banque de France, ainsi que toute autre personne titulaire de comptes de clientèle à la Banque de France à la date de publication de la présente loi ;

        7° Tout autre organisme ou personne expressément autorisés par décision du Conseil général à ouvrir un compte à la Banque de France.

        Mais pas les particuliers.
        Et depuis quand ?
        Depuis la loi du 04 août 1993.
        Qui donc ?
        Le bon Balladur, celui qui a mérité du Maîtreeeeeeee …
        Nous aura bien défoncé la Kasbah, lui.

    2. @ Gilles :
      Bonne suggestion, d’autant que la CNP appartient à la CDC …
      C’est gratuit et l’intérêt est fixé par le ministère de l’économie me semble-t-il.

  80. achetez de l’or physique … pas dans l’optique de s’enrichir mais bien pour préserver votre pouvoir d’achat … et de ce fait vous sortez votre K du circuit économique … et donc le préserver des vautours de la finance …

    1. Chavez, qui n’en rate pas une pour déstabiliser les riches, parle de NATIONALISER L’OR pour augmenter les réserves du pays, comme le fit Roosevelt en avril 1933. Je ne crois pas que Chavez envisage une indemnisation, même tardive, avec de la monnaie dévaluée .

  81. Les chômeurs ne sont pas des inactifs…ils sont actifs inoccupés…

    Les autres inactifs, définis ainsi par l’insee :

    Ce groupe comprend les Inactifs divers (autres que retraités). Ce sont les militaires du contingent , les étudiants et élèves de 15 ans et plus, les personnes sans activité professionnelle de moins de 60 ans (sauf retraités) et les personnes sans activité professionnelle de 60 ans et plus (sauf retraités)

    1. Une explication de l’ augmentation des souscriptions d’assurance-vie parmi cette catégorie se trouve dans l’héritage…de nombreuses personnes transmettent à leur mort une partie (voire la totalité) de leur patrimoine à leurs petits-enfants, qui sont alors des jeunes adultes…

    2. Ouch …
      Autant pour moi : grossss erreur.
      Merci l’albatros de me corriger.

      Petite question nez-en-moins (rapport à la correction) : où sont donc les demandeurs d’emploi parmi les stats de l’AV ?

      1. Je suis allé consulter l’enquête patrimoine pour voir comment leur questionnaire était construit :

        Tout d’abord, le questionnaire demande la situation de la personne vis-à-vis du travail (variable SITUA)…si la personne interrogée est au chômage, l’enquêteur essaye de savoir si l’enquêté a déjà travaillé, même si ça remonte à très loin (variable ACTIVANTE) puis si elle est à la recherche d’un emploi (variable RECHEMPLOI), tout ceci à la page 18 et 19 de l’enquête…

        et ainsi, on peut classer ceux qui se déclarent chômeurs :

        ceux qui se déclarent au chômage, qui sont à la recherche d’un emploi depuis moins d’un an seront mis dans la CSP correspondant au dernier emploi occupé (probablement idem pour ceux qui recherchent un travail depuis un peu plus d’un an, du moment que la recherche d’emploi ait immédiatement succédé la perte d’emploi )

        ceux qui se déclarent au chômage, et qui n’ont jamais travaillé, seront déclarés inactifs

        ceux qui se déclarent au chômage, qui ne sont pas à la recherche d’un emploi, et qui n’ont pas travaillé depuis longtemps seront probablement classés inactifs…

        et ainsi de suite…

        Je dois vous dire, que l’appréciation de l’enquêteur est très importante, et que sa capacité à engendrer une discussion constructive avec l’enquêté, où ce dernier se sentirait « à l’aise » est déterminante pour bien le classer…indépendamment des défauts inhérents aux nomenclatures…

        http://www.insee.fr/fr/methodes/sources/pdf/Questionnaire_Patrimoine_2009_2010.pdf

  82. Merci Julien de m’avoir donné tort en publiant mon commentaire… haineux 🙂

    Pouvez-vous s’il vous plaît me donner également tort en publiant ce qui suit, qui a été censuré il y a environ quelques semaines. A moins que vous ne considériez que j’abuse du blog de Paul Jorion ?

    C’était au sujet du livret A qui, comme chacun sait, abonde statutairement le financement du logement social.
    Certes, les intérêts du Livret A ne sont pas imposés. Mais qui sait, en dehors de moi semble-t-il, que :
    1 – c’est dans le logement social qu’il y a le plus d’impayés de loyers,
    2 – que les organismes de logement social lancent des procédures d’expulsions des « cas sociaux » insolvables,
    3 – qu’une fois les jugements d’expulsion rendus et les procédures d’expulsion lancées, l’Etat ne prête pas main forte à leur exécution,
    4 – que ces mêmes organisme attaquent alors l’Etat en paiement d’une indemnité,
    5 – que les préfectures versent aux bailleurs sociaux ces indemnités au moyen de nos impôts.

    Par suite : non contents de déposer nos sous sur un livret A rémunéré comme l’on sait, nous payons avec nos impôts, les indemnités compensatrices des défauts de paiement des loyers par les « cas sociaux » qui restent en place afin de préserver la paix sociale…

    Dont, tout comme Julien le fait, je vais donner un conseil aux lecteurs de ce blog : évitez ce type de dépôt et envisagez plutôt ce que suggère Julien : le compte non rémunéré dans une banque si possible… éthique.
    Sans rancune, Julien 🙂

    1. Ah, mais je publie avec plaisir monsieur ou madame « sud » pour permettre à tous les internautes d’apprécier à sa juste valeur votre diatribe sur les « cas sociaux », ces salauds de pauvre (et « étrangers » ? Allez, avouez, ça vous brûlait les doigts de l’écrire !) qui n’arrivent pas à payer leurs loyers et que l’on ne peut pas foutre à la porte manu militari.

      Un grand philosophe du nom de Caliméro avait la formule toute trouvée :

    2. Quand c’est un grand organisme social qui fait face au loyer impayé d’une personne endettée, il peut se tourner vers les contribuables .
      Par contre, quand la propriétaire du locataire surendetté qui ne paye plus son loyer est une vieille dame impotente qui loue sa résidence principale pour payer les frais de sa maison de retraite médicalisée et qui risque ainsi l’expulsion sans en être responsable, aucune solution ne lui est proposée et elle ne peut même pas récupérer son domicile sans une longue procédure d’expulsion du locataire protégé par une batterie de mesures tout à fait louables . Il faudrait que les services sociaux n’assimilent pas à tort les petits propriétaires comme cette dame à des gens qui peuvent se passer de l’apport financier de ce loyer .
      Pas simple .

      1. Il faudrait que les services sociaux n’assimilent pas à tort les petits propriétaires comme cette dame à des gens qui peuvent se passer de l’apport financier de ce loyer .

        Oh bé oui alors ! C’est vraiment trop inzuste ! Tous ces zendettés zindélicats !
        Remarquez, « la petite dame », ben elle a qu’à le vendre son modeste appartement… ou s’endetter, comme son locataire, ou faire appel à ses lardons, ou bien fallait penser à payer une assurance sur impayés (3 à 4 % du loyer…). Ah quelle vie la vie ma pôv dame !

      2. @Vigneron
        Habituellement vous analysez de façon moins hussarde.
        Il y a une conjonction de différents éléments dans le cas exposé.
        -Les locataires défaillants – réalité sociale, le reconnaître n’équivaut pas à les culpabiliser.
        -La petite dame. Privée de ce petit revenu ( nous restons dans les classes modestes ) elle ne peut bénéficier des soins nécessaires justifiés par son grand âge. ( ses petites économies sont insuffisantes pour satisfaire au prix exigé par les homes, surtout dans le cas où les deux conjoints sont en vie)
        – J’ignorais qu’il existe des assurances pour loyers impayés, merci pour l’info.
        – Si la petite dame vend sa modeste maison, qui rachète pensez-vous ?
        Je vois de nombreux cas semblables dans mon entourage, la vie réelle; des gens ayant des liquidités rachètent des rues entières et rénovent. Ce ne sont pas des autres « petites dames »
        – Les lardons, ils sont coincés entre aider leurs parents et leurs enfants ou petits enfants.
        J’aime bien cet exemple, il est très révélateur des interconnections de l’appauvrissement en chaîne.
        Chaîne est bien le mot qui explique pourquoi, de peur, personne ne se rebelle contre « le système ».

      3. @beotienne

        J’en rajoute ok, et à dessein. Faut bien que quelqu’un s’y colle pour équilibrer les choses face à la larmoyance convenue ou aux prises de position si commodément favorables aux braves petits propriétaires, vieilles qui plus est. Trop facile. Et surtout le passif du Mianne en question sur quelques sujets « clivants » pas très éloignés du thème abordé là ne risque pas de m’inciter à la moindre auto-modération. Les petits posts crapoteux de « Sud » ci-dessous vous indiqueront à peu près de quoi je cause…

  83. mouais…
    mettre l’argent sur le compte courant et les livrets cela enrichit surtout les banques, responsables du désastre financier actuel.
    la cause du problème ce ne sont pas les spéculateurs, c’est l’état qui dépense plus qu’il ne gagne, les spéculateurs profitant de ce défaut pour gagner de l’argent ce que l’on peut condamner
    mais mettre la lumière sur les spéculateurs est un moyen commode de ne pas mettre en lumière l’irresponsabilité des gouvernants
    enfin, la cause profonde de tous ces problèmes, c’est le système de création monétaire basé sur la dette et l’usure, pour le plus grand profit des banques, au détriment de l’ensemble de la population

    1. Oui, Jean-Luc.
      Lorsque l’on ne peut que comprendre la propagande actuelle, il vaut mieux attendre, effaré, l’effondrement à venir.

    2. Exact vous savez combien de % commission touche les banques pour l’ouverture des livrets comme les livrets A, commission payée par l’état c’est à dire encore par nous.
      Pourquoi croyez vous qu’elles se battaient pour en ouvrir des livrets A ?
      D’ailleurs elles se sont battues pour le maximum de commission, je ne sais plus pour l’avoir lu, il y a un moment, si c’était du 0.5% ou 0.75% car elles réclamaient un max évidement.

      Vous ne croyez tout de même pas avoir à faire à des bénévoles ?

      Voilà, j’ai retrouvé :

      Pour les banques, la cause est entendue. La baisse de la commission de 0,6% qu’elles reçoivent pour collecter les encours du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) centralisés à la Caisse des dépôts devrait être actée dans les semaines qui viennent, avec un nouveau taux fixé à 0,5%.

      «La baisse de 0,1% de la commission de collecte doit être prise par décret d’ici à la fin de l’année pour permettre à la section des fonds d’épargne de la Caisse des dépôts de faire une reprise de provisions sur l’exercice 2010», indique un proche du dossier.

      Les fonds d’épargne, qui gèrent la ressource réglementée et financent le logement social, devront contribuer à hauteur de 1,23 milliard d’euros au budget de l’Etat en 2011. Soit une hausse de près de 60% en un an. La section doit donc dégager du résultat.

      Une baisse de 0,1% de la rémunération que les fonds d’épargne versent aux banques se traduirait par une économie d’environ 166 millions, et seulement en année pleine. Pour gonfler le résultat 2010 et permettre à l’Etat de prélever sa dîme, une autre solution s’impose: reprendre une partie des provisions que les fonds d’épargne ont constituées afin de couvrir les pertes résultant de certains prêts consentis à un taux inférieur à celui de la ressource Livret A. Le stock de ces provisions approchait 1,36 milliard d’euros à fin 2009. Une diminution du coût de la ressource réduit les pertes futures liées à ces prêts. Encore faut-il que les pouvoirs publics se décident vite.

      Le Crédit Agricole s’est déjà ému de ce manque à gagner annoncé. Mais «le front des banques n’est pas uni sur ce dossier», estiment plusieurs banquiers. A cela deux raisons. Si la baisse de la commission pénalise tous les réseaux, les collecteurs historiques – Banque Postale et Ecureuil – seront les plus touchés car ils représentent encore le gros des encours centralisés. Dans les Caisses d’Epargne, par exemple, sur la base de l’encours Livret A et LDD centralisé à fin juin, toute baisse de 0,1% se traduirait par une perte de revenus de 73 millions d’euros.

      Les banquiers préfèrent aussi réserver leurs cartouches pour la discussion qui vient de s’engager autour du taux de centralisation du Livret, de 64% dans les faits, et que la Caisse des dépôts souhaiterait fixer à 70%. Un sujet crucial tant la liquidité redevient le nerf de la guerre dans l’industrie bancaire.

      Par Alexandre Garabedian le 04/11/2010 Agefi

  84. hic et nunc, J’aime ce blog partagé entre romantisme, utopie et propositions concrétes Du vrai travail d’indigné

  85. Nous autres démocrates nous irons toujours voter car l’urne est le seul moyen légitime de changer le pouvoir. Les travailleurs n’ont pas que leurs chaînes a perdre, ils ont aussi l’assurance vie, la retraite et le caddie plein. C’est pourquoi ils restent prudents avant de voter pour un mouvement radical, ce que je comprends très bien, même si je suis d’extrême gauche façon.
    Il faut convaincre au lieu de se livrer a des comportements gauchistes antidémocratiques. La forte participation des Nombreux retraites favorise le status quo de même que l’abstention des jeunes. Je suppose que le pouvoir finira par s’en prendre aux retraites pour payer la dette, ce qui déstabilisera son meilleur réservoir électoral. Ne comptez pas changer le système Sans la majorité populaire, c’est un rêve gauchiste dangereux. Minoritaires loin du pouvoir, nous avons la chance de’etre disponibles pour la réflexion et les remises en causes. Profitons en pour bouffer les vaches sacrees

  86. Sur le fond, Zébu, je pense en effet depuis des années que la non participation à la Gandhi est la seule façon de saper le systàme .

    Pour obtenir pacifiquement l’indépendance de l’Inde, Gandhi voulait que la colonie ne rapporte plus un penny à la Grande-Bretagne, mais qu’au contraire elle lui soit un énorme coût en fonctionnaires et administrateurs. D’où l’idée de cacher un métier à tisser ( interdit par la loi) dans chaque famille pour ne plus avoir à racheter à prix d’or à la métropole le coton indien des saris et des tuniques, revenu en Inde après avoir été tissé dans les manufactures britanniques . Quand la Grande-Bretagne crut compenser le manque à gagner en augmentant les taxes sur le sel qu’elle estimait un élément indispensable à la vie , Gandhi organisa la marche annuelle pour le sel, jusqu’aux côtes indiennes.

    Depuis pius de trente ans, avec des amis plus des voisins nous avons choisi de nous limiter à l’essentiel pour la survie et la culture. Nous évitons d’entrer dans des magasins, pratiquant le troc ou la récupération, et nos ados ont entraîné leurs copains à se créer une mode perso ( les ados ont besoin d’une mode) à partir des fripes achetées à 2 ou 3 euros le kilo à la braderie Emmaus.
    Nous consommons nos légumes ( potager-poulailler collectif à la sortie de la ville )
    Personnellement, je n’ai jamais franchi de ma vie le seuil d’un salon de coiffure ou d’esthétique, ce qui ne m’a jamais abimé la peau ni les cheveux, bien au contraire ( miracle de l’huile d’olive). Nous ne renouvelons notre garde-robe limitée ( superbes fripes) que quand elle est usée et cela évite les vaines préoccupations et la perte de temps.

    Malheureusement, la consommation n’entre plus que pour une part infime dans la finance et cela ne suffit pas à leur faire changer le système . Un jeune voisin nous a permis d’entrevoir une solution à l’égard du piège bancaire . Quand le banquier l’a poussé à prendre un emprunt pour éviter des agios usuraires ( avec en plus une tricherie dite « légale » sur les dates de valeurs), nous nous sommes cotisés pour le dépanner et le jeune a décidé de ne plus laisser chaque mois sur son compte, le jour du versement du salaire ( la loi impose que ce soit versé sur un compte) que les quelques euros du maintien du compte . Ainsi, plus moyen pour cette banque de gagner sur des opérations et d’utiliser l’argent qui y séjournerait . De plus elle doit assumer les frais d’envoi de relevés pour une simple ligne par mois de versement du salaire en crédit et de retrait du salaire en débit.

    Le jeune a été convoqué par la banque et on lui a reproché que son compte soit coûteux pour la banque . On a même osé lui dire  » qu’il faisait de la cavalerie » et il a répondu à l’employé que la banque en faisait sans cesse, de la « cavalerie » , et qu’elle en vivait .
    Du coup, nous avons tous décidé d’en faire autantt, dans cette banque et les autres banques qui antédataient les dates des valeurs pour augmenter les agios des pauvres. Nous retirons l’argent le jour où il est versé.
    Nous n’avons jamais eu d’assurance-vie .

    C’est une prise de conscience progressive du pouvoir que nous avons, comme Gandhi, de rendre ce système non rentable pour ceux qui l’imposent pour asservir autrui, afin qu’ils soient contraints de l’abandonner et de ne pas gaspiller inutilement les ressources de la planète pour frimer.

    Le rire est l’arme la plus redoutable . Pour que cette prise de conscience soit totale, il faudrait se gausser des fausses valeurs du luxe, de la frime que les publicités veulent nous imposer. Certaines associations anti pub le faisaient dans le métro en ajoutant à la pub les quelques mots qui la tournaient en ridicule . Je me souviens encore de la phrase de Séguéla sur sa conviction que si l’on n’a pas une Rolex ( même si on la trouve moche, affaire de gôuts ?) avant l’âge de 50 ans, on a raté sa vie ( sa vie = une montre) , Quelqu’un avait dit que sa montre à 5 euros donnait exactement la même heure et était « plus cool » .
    Tous ces magazines « people » qui veulent imposer comme admirables les fausses valeurs de la frime devraient pouvoir aussi être tournés en ridicule .

    Pour les élections, le nombre de votes blancs, nuls, et d’abstentions augmente chaque année jusqu’à représenter 55% des électeurs mais les « vainqueurs » , élus avec moins de 20% des moins de 45% des votes exprimés au premier tour, le seul sincère, soit par moins de 5% des électeurs, refusent d’en tenir compte.
    Que peut-on faire ?

  87. « Est-ce que les syndicats arriveront à parler d’une seule voix » (J Fr Cult), oui mais laquelle ? La CGT réclame un SMIC à 1600E…

    + les syndicats sont complètement hors jeu !

    Alors qui est dans le jeu en fait ?

  88. Refuser de participer selon les règles actuelles doit être un comportement systématique et quotidien de tous les individus qui ne se reconnaissent pas dans les rôles que leur attribue la société dans sa configuration actuelle.

    Comme seuls les morts vivent en-dehors de cette société, les vivants qu’ils soient considérés comme rentables ou non-rentables par le capitalisme moderne, ne peuvent pas vivre en dehors de la société, même si certains, de plus en plus nombreux, sont obligés de vivre à la marge, mais seulement pour ou contre cette société.
    Vivre pour cette société, c’est y travailler, y consommer des marchandises réelles, des leurres et des illusions et refouler l’insatisfaction générale qui résulte de ce mode de vie, parfois plus justement nommée survie.

    Parmi les illusions, l’une des plus ancrées est l’illusion démocratique, le « droit de vote », ou plus exactement l’illusion de la démocratie représentative dans laquelle certains ont pour métier de représenter la masse des individus atomisés.
    Comme chacun sait bien que seuls les candidats convenables peuvent accéder aux fauteuils et aux strapontins du pouvoir, le résultat est connu à l’avance d’autant plus que les deux partis dits de gouvernement ont des programmes très semblables et ont conduit depuis des décennies des politiques similaires.
    Le vote, donc non seulement inutile, est néfaste si on se place dans une perspective critique.

    Le sort de tous ceux qui habitent cette société et qui sont habités par elle est qu’ils doivent vivre
    avec l’argent et que l’argent tel qu’il existe dans ce monde, c’est-à-dire qui n’est pas seulement un équivalent marchandise, est un maître très puissant et très exigeant.
    Ceux qui, depuis La Boétie, ont étudié la servitude volontaire ont bien compris quel rôle elle a dans le maintien de la tyrannie et qu’il est nécessaire qu’un grand nombre y participe.
    Avoir transformé une part importante des électeurs en spéculateurs est une grande réussite pour la société qui trouve son intérêt à vendre l’argent alors devenu la marchandise reine.
    Ceux qui n’ont pas d’économies, pour diverses raisons mais généralement parce qu’ils n’ont pas reçu, ou ne recoivent pas, l’argent en quantité suffisante, n’ont pas à se poser cette question de l’usage des surplus.
    Quant aux autres, qui eux aussi tournent en rond dans la nuit, ils ne savent, comme on disait autrefois, à quel saint se vouer et se racctochent aux mensonges communs dont l’un des plus incroyable est que l’argent pourrait travailler alors qu’en réalité il impose le travail, même quand la denrée est devenue si rare qu’il n’y en a plus pour tout le monde.

    Je suppose que mes commentaires, sur le fond, ont déjà été évoqués par d’autres, mais je voudrais en venir au fait que dans cette société, il est indispensable, pour les individus révoltés, de se désaliéner en permanence et d’avoir avec les autres les relations quotidiennes les moins marchandes possible, si j’ose dire.
    Pourquoi ne pas acheter sa nourriture aux producteurs qui ne trichent pas avec la qualité, pourquoi ne pas systématiquement payer ces échanges avec des billets de banque, pourquoi ne pas aider les entreprises artisanales qui s’attachent à faire des produits de qualité, que ce soit de la viande ou des livres ?
    Le problème de ceux qui ont trop d’argent pour être pauvres, mais pas assez pour être riches, et qui tentent de le conserver pour leurs vieux jours, pour aider un enfant ou un ami et qui essayent de se prémunir contre l’inflation sera prochainement réglé.

    L’actualité de ce billet et du débat qu’il suscite est de poser le problème du fondement d’une organisation nouvelle de la vie qui ne soit pas la notion d’intérêt privé, mais la morale commune (common decency pour George Orwell).

  89. C’est pas mal comme idée de retirer son argent des assurances vies…mais j’ai plusieurs interrogations…tout d’abord, certains n’y trouveront pas leur intérêt, par exemple ceux qui ont ouvert leur compte depuis moins de huit ans et qui verraient leur somme retirée soumis à l’impôt…d’autre part, clôturer les assurances vies ne ferait que déplacer les bulles…certains en profiteraient pour investir dans l’immobilier par exemple…et le livret A est plafonné à 15 000 €…bon nombre de placements réglementés sont plafonnés, et comme laisser sur son compte courant des sommes importantes n’inspire pas beaucoup de personnes…où placer cet argent sans contribuer à de nouvelles bulles ? (si je compte bien, le capital moyen d’un ménage possédant une assurance-vie est de 80 000 €)

    ça me rappelle la fois où mon banquier a réussi à me faire souscrire une assurance-vie…c’était il y a un peu plus de trois ans, il m’avait conseillé de prendre la formule la plus sécurisée (avec un rendement assuré de 3%) qui reposait sur les bons du trésor des états…et comme j’étais réticent, je lui avais demandé ce qui arriverait s’il y avait dévaluation ou faillite d’un de ces états…je ne me souviens plus exactement ce qu’il m’avait raconté, mais ça ne me paraissait pas convaincant…
    Morale de l’histoire, j’ai ouvert ce compte avec le capital minimum requis, soit 30 €, duquel on a déduit les frais de gestion qui s’élevaient à 2.50 €…trois ans plus tard, je n’ai pas mis un euro dans ce compte, et le capital (estimé !) est dorénavant de 30.81 € (je le découvre aujourd’hui)…soit 3.31 € de gagné (81 centimes en fait)…ou 3.8 % de rendement annuel moyen (auquel il faudrait déduire les prélèvements fiscaux et surtout il faudrait espérer qu’il n’y ait pas de différence entre l’estimation et la réalité !)
    Symboliquement je veux bien aller vider mon compte !

    1. « et comme laisser sur son compte courant des sommes importantes n’inspire pas beaucoup de personnes…où placer cet argent sans contribuer à de nouvelles bulles ? »
      C’est un des problèmes (l’alimentation de nouvelles bulles, qui ne font qu’alimenter les paris sur les fluctuations des prix mais cette fois, avec la masse des AV : bien gracias por todo !!).
      Un autre est que les épargnants comprennent qu’effectuer le ‘flight to quality’ n’assure aucune sécurité … puisque mêmes les obligations les plus sûres ne le sont plus (et les AV of course).
      Rechercher donc un autre placement impliquera la même problématique, à moins de vouloir jouer au même rythme que ‘les marchés’ : le jeu est d’ors et déjà faussé.

      Ne reste donc que soit l’épargne à intérêt général (et intérêt financier et sommes limités), soit le compte courant, soit la donation du vivant (qui ne résout que partiellement le problème).

      Si sortir de l’AV signifie continuer finalement à jouer au même jeu que la spéculation sur des paris concernant les fluctuations, l’épargnant et le citoyen continueront d’y perdre.
      C’est obligé.
      Dur à admettre, mais obligé.

      1. @ Zébu:

        « […]certains n’y trouveront pas leur intérêt, ». Et aussi gros:
        « …qui verraient leur somme retirée soumis à l’impôt… »

        D’ailleurs tout est du même tonneau.
        « Je-voudrais-bien-,-moi-,-mais-faudrait-voir-à-voir-les-conséquences-. »
        « Qu’est-ce-que-je-peux-faire-,-moi-,-pour-ne-pas-y-perdre-si-je-fais-ce-que-vous-dites?
        ou bien:
        « Ciel, ma cassette, mes économies,la juste récompense du dur labeur de toute une vie ».

        J’ admire votre réponse. fermement diplomatique.

        soit Bouchon: A la pêche à la ligne, le bouchon est l’ indicateur visuel de l’intérêt
        du poisson pour votre appât. Quand il bouge lentement, ouvrez l’oeil,
        le poisson évalue et s’interroge. Quand il bouge franchement,
        d’un geste ferme et viril, ferrez.Et la proie est à vous.
        ou Bouchon: Sur l’autoroute des idées , le bouchon est un obstacle.
        Quand le bouchon est bien en place, rien n’est possible, à moins
        de prendre la troisième dimension. Cette option est peu crédible.
        Nous conseillons la patience et les relations sociales
        de voisinage, entre embouchonnés.

  90. « On pourrait enfin dire que le système est définitivement trop fort parce qu’il retourne chaque opposition à son avantage, que les citoyens sont tous des veaux et qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent, que seul le système lui-même est en mesure par ses propres agissements à induire les transformations qui précipiteront sa chute[…] »

    On rencontre la même idée dans « La Désobéissance civile » de Henry David Thoreau. Celui-ci va même plus loin en affirmant que l’opposition active au système justifie le système.
    La seule alternative (que vous évoquez également) étant dès lors de vivre en marge de celui-ci..

    L’auteur s’y est largement essayé au cours de sa vie et partage ses réflexions isolées dans son oeuvre majeure « Walden ou la vie dans les bois » .

    Il me semble peu probable que le bousin actuel puisse se dénouer de façon non violente, mais l’approche demeure intéressante.

    Approfondira qui voudra…à bon entendeur, salut !

    P.S : bon billet ! 🙂

    Edit : « La désobéissance civile » est en consultation libre sur wikimédia http://fr.wikisource.org/wiki/La_D%C3%A9sob%C3%A9issance_civile

    1. Wilhem Reich allait dans le même sens en disant qu’il n’y avait pas plus de reproches à faire aux dictateurs (Hitler, Staline, etc.) qu’à ceux qui les élisent ou les appellent au pouvoir.

      Il imaginait l’éventualité que la société puisse évoluer sans chocs, sans ‘révolutions’. Evidemment il s’est fait jeter du parti communiste.

      Il imaginait une grande institution internationale du type de Sexpol, dont il s’occupait à Berlin, et qui travaillerait en parallèle à un grand parti mondial ‘socialiste-communiste’.
      Protéger les enfants contre l’autorité castratrice de la famille, de l’état, de la religion, (etc. du chômage), promouvoir progressivement la prise en charge collective des enfants…

      1. On reparlera de Reich, un de ces quatre, sûr. Et ce sera tant mieux. Toutes façons, on finit pas si mal et si dingue et on subit pas deux autodafés, en Allemagne nazie en 35 puis en Amérique maccarthiste 20 ans plus tard sans être un tantinet revisitable

  91. En fin de compte, je me demande si le mieux, ce ne serait pas de laisser les prédateurs financiers, l’inflation, la hausse inévitable et inéluctable des taux des banques centrales, ruiner les épargnants moyens et à partir de là, reconstruire le système ? Pourquoi vouloir provoquer un effondrement du système financier si ce système menace de rompre à tout moment ? On peut me rétorquer que c’est un moyen de contenir les dommages collatéraux, mais il faudra me l’expliquer…

  92. Vous savez pour régler le problème des retraites à l’échelle de la planète il suffit de penser autrement et de supprimer tous les régimes répartitions et capitalisation pour un revenu universel distribué automatiquement à chaque individu à un certain âge qui lui permette de vivre normalement
    Financé par quoi vous allez me dire : mais par rien uniquement par l’usage.

    Il vous faut sortir de vos schémas de pensées tout tracés qui vous disent que c’est impossible.

    Si on peut se permettre de créer et de jeter ensuite des milliards de milliards à chaque crise du capitalisme, on peut se permettre beaucoup moins

    1. bah , anéfé ,entre mon salaire et qqun qui touche des aides cumulées ,au final c’est comme si c’etait une operation blanche une fois les charges payées etc il reste quasiment la même chose !

      mais le principe du capitalisme c’est faire payer 100% des autoroutes par 80% les usagers en voitures pour que les 20% (les camions ) roulent gratuitement , sachant que les routes sont dimensionnées uniquement pour le trafic poids lourds , c’est l’automobiliste lambda qui entretient genéreusement les groupes de frets , pareil pour l’eau , l’electricité etc ..;

      le capitalisme offre des avantages inouïs à toutes structures qui ne sont pas des personnes physiques salariées c’est ça qui est incroyable … une repartition absurde et débile ,un raisonnement aussi idiot que « travailler plus pour gagner plus » ! et c’est ça qui fait que ça marche pas .

      1. L’exemple est faux et contre productif . Par ailleurs , faire payer une autoroute par les usagers et non pas le citoyen est une piste qui est la plus défenderesse réelle de l’écologie qui soit .

        Les camions paient à due concurrrence en gros , des coûts de construction et entretien des voies payantes , même si je connais quelques exemples contraires . Ils ne sont par contre pas assez pénalisés si l’on souhaite une réorientation vers le transport  » doux  » . C’est vrai aussi et tout aussi largement du transport par voitures particulières .

        On dimensionne une route en fonction des paramètres suivants :

        – état géotechnique du sol support

        – trafic maximal visé et , à l’intérieur de celui ci, le pourcentage prévisible de poids lourds . Nota : les PL les plus traumatisants ne sont pas les 38 tonnes , mais les 15 à 19 tonnes .

        – durée de vie visée pour justifier l’investissement – en France en principe 35 ans ( aux USA , à mon époque, ….8 à 10 ans )

        – paramètre toujours omis car on trouve plus facilement des conquistadors constructeurs que des indiens gestionnaires : nature et coût de l’entretien annuel pour maintenir la …valeur du ….capital .

  93. AU SECOURS !!!!!!!! sommes nous passés en phase d’écroulement ??????
    Rumeurs de vidage de comptes.
    Erreurs des banques.
    Vastes erreurs sur paiements électroniques à l’échelle d’un pays.
    DAB plus approvisonnés.
    Chefs d’état qui se réunissent pour ne rien décider car ne peuvent rien faire face à l’écroulement.
    Enquêtes de FED sur banques euro susceptées de siphonner les $.
    Rumeurs de dévaluation de l’euro de 35 %.
    BCE qui renfloue une banque euro en cessation de paiement.
    Rentrée des congés sans revenu produit , hausse des découverts.
    Transferts massifs de fonds en Asie.
    Stop crédit Asie aux banques euro.
    Propositions de 3 Md d’économie alors qu’il faut parler de 50 Md.
    Je vais bien , tout va bien ……………
    Cà fait beaucoup pour une économie en pleine santé.

  94. J’ai toujours voté Ecolo car la question écologique précède la question économique et sociale. Avant de se demander comment produire et partager il faut se demander ce qui peut être produit et partagé maintenant en fonction de ce que l’on souhaite pouvoir produire et partager demain.

    C’est d’abord la ressource qui permet l’économie et pas l’inverse, et cela même si l’économie permet ensuite d’accéder plus facilement à la ressource … jusqu’au fameux point d’inflexion des limites à la croissance si l’exploitation veut s’accélérer plus vite que la ressource ne le permet.

    J’ai toujours voté vert mais je pense m’abstenir à l’avenir, par dépit :
    – car le débat va devenir de plus en plus passionné et tout le monde à tort et raison à la fois
    – car les écolos ont accepté de se positionner sur l’axe stérile gauche – droite
    – car les écolos ne capitalisent pas sur limites à la croissance pourtant à la base de l’écologie
    – car les écolos sont incapables de parler du sujet qui fâche le plus à savoir la surpopulation

    1. Peak.Oil.2008,

      car les écolos sont incapables de parler du sujet qui fâche le plus à savoir la surpopulation

      Non. La surpopulation n’est pas une question, ce n’est pas une variable d’ajustement: d’un point de vue politique, c’est avant tout une contrainte. Parler même de surpopulation est idéologique. Pour rester dans la rationalité, il faudrait plutôt parler du mode de vie de ces populations. La terre pourrait, je pense, subvenir facilement et de manière durable aux besoins de 15 milliards de personnes « écolos » (végétariennes, utilisant les transports en communs…)

      Au sujet du malthusianisme:
      « On ne mesure pas la puissance d’une idéologie aux seules réponses qu’elle est capable de donner, mais aussi aux questions qu’elle parvient à étouffer » — (Günter Anders, L’Obsolescence de l’homme (1956))

      1. Voilà ce qui est idéologique :

        Croissez et multipliez vous
        Les politiques natalistes pour faire de la chair à canon
        Les politiques natalistes pour faire des petits soldats de la croissance
        L’émigration pour stimuler la croissance
        Le dénigrement des sociétés en stagnation démographique

  95. Voici la contribution que je viens d’envoyer sur cet article dans le forum du Nouvel OBs

    Cette analyse me semble intéressante car elle est assez proche de celle faite par Pierre Larrouturou dans ses deux derniers livres « Crise la solution interdite » et « pour éviter le Krach Ultime »
    Le problème fondamental selon moi est que les personalités politiques ou du monde des médias, se focalisent trop sur les aspects financiers de la crise et pas asez sur les aspects liés à l’économie réelle. Comme le dit Pierre Larrouturou bien que le chômage et les inégalités sociales soient aggravées par la crise actuelle, c’est au départ parce qu’il y avait une crise structurelle de l’emploi et des inégalité »s sociales que la crise financière est apparue. Voir dans son analyse les chiffres de l’OCDE sur la part du travail dans la valeur ajoutée au sein des économies de l’OCDE: cette dernière a baisé de près de 15% au cours des 40 dernières années, et cela en grande partie par une évolution de » l’économie réelle considérable: la productivité horaire du travail qui avait doublé en un siècle de 1850 à 1960, a plus que quintuplé entre 1960 et 2008. Or alors qu’un bonne partie des gains de productivité faits entre 1850 et 1960 avaient été redistribués sous forme d’une moindre durée du travail hebdomadaire, annuel et au cours de la vie, ceci accompagné d’un maintien ou même d’un accroissement des revenus du travail, l’augmentation nettement plus forte des gains de productivités entre 1960 et les années 2000, n’a pas été accompagnée de distributions d’avantages sociaux ou de revenus additionnels: au contraire la part du travail a diminué dans les économies, laissant de plus en plus de citoyens sans emploi, ou en situation d’emploi précaire ou en temps partiel non choisi.
    Il faut aussi prendre en compte les politiques fiscales Reaganiennes et Thacheriennes qui ont réduit les impôts des plus riches…

    Tout cela a conduit à une aggravation des inégalités et à un accroissement du chômage, ce qui a entrainé l’économie américaine, en particulier, vers une politique de crédit facile d’un côté, et à une augmentation des déficits publics de l’autre. C’est aussi l’analyse que fait Joseph Stiglitz dans son livre « Le triomphe de la cupidité. La cupidité est l’élément primordial dans l’évolution que nous avons pu observer, en effet c’est la cupidité des investisseurs qui les a conduit à ne pas redistribuer une part des gains de productivité créés par l’automatisation de plus en plus poussée des processus de production et de distribution. Rappelons que les mêmes causes provoquant les mêmes effet c’est à cause d’un phénomène quasiment identiques que la révolte des canuts s’est déclarée à Lyon en 1831: une grosse augmentation de la productivité dans la fabrication de tissus en soie, rendue possible par l’invention des métiers à tisser Jacquard, et que les « soyeux » n’ont pas voulu partager au moins une partie de ces gains de productivité avec leurs ouvriers, prétextant déjà à l’époque des difficultés de la concurrence internationale…
    Outre le livre de Pierre Larrouturou, permettez moi de signaler le livre de Martin Ford « The lights in the Tunnel » sur ce sujet de l’automatisation de nombreux postes de travail, et de plus en plus des postes de travail dont on pensait qu’il ne seraient pas remplaçables par des machines. Automatisation qui supprime des emplois qualifiés à tour de bras. Cet auteur comme Pierre Larrouturou, estime que les tertes d’emploi liées à l’automatisation des postes de travail porte une plus grande responsabilité dans l’augmentation du chômage que l’en portent les délocalisations. Je pense que dans ce domaine les médias voient dans les délocalisations des sujets faciles à traiter car ces délocalisations sont en effet faciles à médiatiser, alors que la perte d’mplois en continu et de manière insidieuse dans les entreprises de production de bien et de services se font au « goutte à goutte »et sont dont plus difficile à médiatiser. Voir le nombre de postes de secrétaires qui ont disparu au profit des traitements de textes utilisés directement par les créateurs de ces documents, et celui de caissiers à la banque remplacés par des distributeurs de billets de banque…On voit aussi arriver la disparition prochaine des caissiers et caissières de supermarché avec des dispositifs entièrement automatisés de passage en caisse sans même sortir les produits du charriot… J’en passe et des meilleures…

    Martin Ford, qui analyse ce phénomène des pertes d’emplois liés à l’automatisation de la production de biens et de services, n’est pas un passéiste opposé au progrès technologique, il est au contraire lui même un patron dans l’industrie informatique en Californie… Il fait juste remarquer que si les sociétés occidentales mais les autres aussi ne tiennent pas compte de cette évolution elles arriveront rapidement à un désastre: moins de travail = moins de revenus disponibles = moins de demande finale = baise de l’activité économique et encore plus de chômage et encore moins d’emplois, cercle vicieux enclenché dès le début des années 1960…
    Pour info, et c’est l’auteur lui même qui l’a suggéré, le livre « The lights in the Tunnel » est disponible gratuitement sur le net, en tant que document PDF.
    A lire, même s’il est en anglais… Ce livre mériterait d’être traduits dans d’autres langues…

    Dans nos analyses n’oublions jamais de faire le lien entre l’économie réelle et les visions financières qui en sont données le plus souvent par les analystes.

    Juste une petite remarque à propos de la règle d’or sur les dettes publiques, outre que cette règle d’or priverait les gouvernements d’un outil d’intervention en cas de nécessité, elle est une manifestation de l’anti Keynésianisme viscéral des penseurs néolibéraux monétaristes.

    Pour faire simple et dans la communication « La dette publique, c’est comme les antibiotiques » ce n’est pas une solution automatique. En revanche dans certaines situations, c’est une solution indispensable dont les gouvernements auraient tort de se passer…

    Paul

  96. Une hausse des taux dévalorise une obligation. Couplée à une collecte nette négative (et on n’en est pas loin), et c’est le début de la fin des fonds euros. Rendement proche de 0 dans un premier temps, blocage des fonds pour limiter les sorties, etc. sinon, c’est faillite de l’assureur. Et si gros assureur, le fonds de garanti ne sera pas suffisant pour l’indemnisation.
    De plus, il faut se rappeler qu’une hausse des taux accompagnent généralement une hausse de l’inflation.
    Si votre fonds euros rapporte moins que l’inflation, vous perdez de l’argent tous les jours.
    Enfin, cerise sur le gateau, le Livret A et les monétaires suivent l’inflation. Autant d’arguments qui feront que personne n’aura envie d’investir sur du fonds euros. Ce qui accélèrera encore plus la décolecte.

    En résumé, quand le phénomène va s’enclencher, il va très vite s’accélérer. Mieux vaut sortir quand c’est encore possible. Surtout que détenir des fonds euros, c’est détenir des dettes d’Etat.
    Une dégradation de note leur fait perdre également de la valeur.
    Imaginez que les évènements s’enchainent…

    1. @ Liervol :
      Ils se déchainent.
      L’interdiction de la vente à découvert concernant les assureurs, c’est pas pour rien.
      Et les dépréciations des actifs des mêmes assureurs non plus dans leurs fonds propres.

    2. Les liquidités disponibles sont gigantesques.
      Elles cherchent à se placer avec le meilleur compromis rendement/sécurité.
      La Bourse est en chute.
      Les obligations d’Etats redeviennent un refuge:voir la baisse des taux aux US et en Europe .
      Les obligations d’Etats de l’OCDE représentent 33%
      Les assurances vie sont aussi placées en actifs d’entreprises ( obligations, actions, immobiliers) qui représentent 56% des placements.
      Un exemple d’obligation Lafarge:
      La Compagnie LAFARGE, leader mondial des matériaux de construction, a procédé à une émission obligataire avec un coupon annuel de 8,20%. Cette émission servira au refinancement de la dette existante du Groupe et permettra d’allonger la maturité moyenne de son endettement.

      L’UC obligataire LAFARGE est intégrée au contrat d’assurance vie Pantéa ( assureur Dexia Epargne Pension) et permettra à de percevoir un coupon annuel de 8,20% bruts pendant 2 ans.
      C’est l’ensemble des placements Etats,monétaires,immobiliers,entreprises qui donnent aujourd’hui un rendement moyen de 4%.

  97. Tant qu’on n’aura pas réglé le vrai problème de l’endettement permanent et recurrent depuis 1980 , on ne pourra jamais s’en sortir.

    Le budget de l’année 2009 s’établissait tel que :
    Dépenses totales du budget général de l’Etat : 292.9 milliards d’euros
    Recettes nettes du budget général de l’Etat : 196.3 milliards d’euros
    Déficit budgétaire de l’Etat : 96.7 milliards d’euros.

    Déficit budgétaire prévisionnel 2011 : 92 milliards d’euros

    En 1980 la dette était de 90 milliards d’€ et représentait 21% du PIB
    En 2011 la dette sera de 1600 milliards et 85% du PIB

    L’équilibre budgétaire est la seule solution:
    => augmentation des recettes
    # hausse de la TVA ou TVA sociale
    # suppression des niches fiscales
    # hausse de la TIPP,
    # augmentation des impôts sur les gains financiers, sur les revenus élevés
    # faire respecter le taux de prélèvement de l’impôt sur les sociétés aux grands groupes: entreprises du CAC 8 % , PME 32%

    => réduction ou blocage sur l’ensemble des postes de dépenses de l’Etat
    dépenses en 2010 en millions d’euros:
    Actions extérieures de l’État 2 611
    Administration générale et territoriale de l’État 2 581
    Agriculture, pêche, alimentation, forêts et affaires rurales 4 044
    Aide publique au développement 3 491
    Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation 3 428
    Conseil et contrôle de l’État 571
    Culture 2 922
    Défense 37 088
    Direction de l’action du Gouvernement 548
    Écologie, développement et aménagement durables 13 630
    Économie 8 556
    Engagements financiers de l’État (intérêts de la dette) 44 653
    Enseignement scolaire 61 301
    Gestion des finances publiques et des ressources humaines 11 505
    Immigration, asile et intégration 556
    Justice 6 819
    Médias 1 129
    Outre-mer 2 023
    Plans de relance de l’économie 4 102
    Politique des territoires 369
    Pouvoirs publics 1 018
    Provisions 58
    Recherche et enseignement supérieur 46 539
    Régimes sociaux et de retraite 5 727
    Relations avec les collectivités territoriales 2 624
    Remboursements et dégrèvements 93 104
    Santé 1 185
    Sécurité 16 356
    Sécurité civile 452
    Solidarité, insertion et égalité des chances 12 230
    Sport, jeunesse et vie associative 848
    Travail et emploi 11 897
    Ville et logement 8 283

  98. Et pourquoi pas une distrib gratos d’euros dans la rue? Où j’sais pas un feu d’automne avec nos milliards d’euros en place de Grèves? Où les emmener en brouette dans la cour de l’Elysée? Pour ceux qui ne pourraient participer on peut toujours les envoyer par la poste à la dite adresse ( pas de timbre à payer)!!!Mais par pitié ne planquons pas l’artich!!!!

    1. Bah …
      Il y a lurette que les banques de l’économie sociale pratiquent les mêmes engeances, mais à moindre niveau.
      Idem pour BPCE.
      Etc.
      La question n’est pas tant le type de banque mais bien le type de support pour les actifs financiers.
      Quoique, je relativise de suite, puisque Gilles nous a proposé la CDC, avec la consignation : gratuit, public et rémunération à 1,75% (sans compter que la CNP est détenue par la CDC, ehe …)

      1. la CDC, pas proprounette non plus, de nos jours …avec ses petites filiales qui font et font faire de juteux profits à leurs actionnaires …et puis alors, quand on voit le nom d’un certain conseiller :
        on comprend tout !
        renationaliser, il le faudra bien …avec, séparation stricte entre les dépôts et les tripatouilleurs.

        http://www.cbanque.com/actu/13318/icade-vend-son-pole-logement-a-un-consortium-mene-par-la-sni

        « …A l’origine Icade, dont la CDC détient près de 62% et un fonds d’investissement irlandais City North environ 5%, avait indiqué qu’elle vendait 26.034 logements, principalement dans la première couronne de la banlieue parisienne, pour près de 2 milliards d’euros.
        Pour cette opération Icade va verser 3 millions d’euros à Jean-Marie Messier et 3 millions d’euros à BNP Paribas pour les conseils fournis dans cette vente…. »

  99. Le problème que nous vivons n’est pas uniquement financier et la solution ne pourra pas venir de réformes uniquement financières…
    Nous n’en sortirons que par des choix plus intelligents dans les investissements dans l’économie réelle, choix qui favoriseront la création d’emplois et l’équité sociale.

    Sans emploi et sans équité sociale la crise continuera de s’aggraver, mais la cupidité des « riches » fait qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils sont en train de scier la branche confortable où ils sont assis…

    Paul T.

    1. On peut créer le fond JORION pour la nouvelle économie.

      Maintenant voyons parmi nous quels sont ceux qui osent y participer, parce qu’osez y déposer son fric une fois que ce dernier est conforme à ce que nous pensons en attendre et sécurisé , c’est enfin agir et non faire du blabla, et agir en risquant son fric c’est vraiment s’engager.
      sinon tout le reste est littérature.

      1. « à ce que nous pensons en attendre et sécurisé » :
        pour ‘sécurisé’, il y a la CDC (public, gratuit, rémunération à 1,75%).
        Mais ‘à ce que nous pensons en attendre’, ce serait quoi ?

      2. Justement Zébu, c’est là le plus difficile et cela rejoint un des billets ici réçents.
        C’est ce qui manque actuellement : un projet de société neuf
        Autre chose qu’un relookage de la société de consommation, autre chose que l’idéologie du communisme qui ne marche pas non plus.
        Tant qu’il n’y aura pas ce manifeste, on n’avancera pas.

        Comme je disais à mon fils lors des manifestations du CPE faire la grève, ok mais vous proposez quoi en face au juste, il faut que vous ayez un projet à vous sinon ça sert à quoi sinon à continuer dans le chaos.

      3. @ zébu,
        Vous parliez de sortir l’argent d’où il est d’où ma proposition de fond pour les accueillir et le manifeste, c’est que ces fonds il faut bien en faire quelque chose où alors après tout on a qu’à les brûler.

        Non sérieusement, ce que je voulais dire c’est que casser ainsi le système c’est pas sûr du tout ils ont plus de chance d’y arriver tout seul ces financiers de haut vol, mais aussi sans projet derrière ça tourne vite au printemps arabe ou à la fin de l’Urss où les plus malins reconstruisent une nouvelle domination, si ce n’est des puissances étrangères qui placent leurs nouveaux pions.
        La division est la chose la mieux partagée des hommes et la manipulation l’exploite tous les jours.
        Il faut donc une véritable organisation en face sinon………..vous connaissez la suite…

      4. @Zebu

        « à ce que nous pensons en attendre et sécurisé » :
        pour ‘sécurisé’, il y a la CDC (public, gratuit, rémunération à 1,75%).
        Mais ‘à ce que nous pensons en attendre’, ce serait quoi ?

        La CDC ne permet pas la détention de livret aux particuliers chez eux.
        D’ou tenez vous cette information, svp?

      5. @ Cedric :
        Don’t stress …
        Toujours pas de compte à la CDC, ni à la Banque de France (depuis la loi de Balladur en 1993).
        Mais on ‘réfléchissait’ sur la possibilité de consigner les fonds.
        Pas pareil.
        D’ailleurs, je ne sais toujours pas si cela est possible ou pas …

  100. Zébu j’ai qq chose à te demander :

    Si les US et l’Europe entrent en récession, les exportations Chinoises vont brutalement ralentir non ?
    Est ce que ça va plomber sensiblement leur économie ?

    Je dis cela, parce que devant les attitudes insensées (donc peu crédibles pour moi) de l’europe et des us, je me demande si il n’y a pas une volonté de coller la Chine à genoux.

    1. Pour plus de sureté, faudrait demander à François … 😉
      Mais je pense que l’entrée en récession n’est pas un ‘projet’ US et UE visant la Chine.
      Autant jouer à la roulette russe alors …

      1. En fait c’est le bancor qui m’a fait penser à cela.

        Adopter aujourd’hui cette nouvelle monnaie d’échange serait désastreux pour les deux zones occidentales au regard de la bonne santé économique de la Chine.

        Mais bon, évidemment devant cette m.rdouille gigantesque, je ne peux que me poser des questions et échaffauder des hypothèses, tant cette situation me laisse baba.

      2. Je ne crois pas, au contraire. Le bancor permettrait de rééquilibrer les choses entre déficitaires et excédentaires.

    2. Non, Edith. C’est le contraire.
      « Je dis cela, parce que devant les attitudes insensées (donc peu crédibles pour moi) de l’europe et des us, je me demande si il n’y a pas une volonté de coller la Chine à genoux. »
      C’est la Chine qui met l’oxydant à genoux tout simplement parce qu’elle, oui, elle, produit de la valeur ajoutée.
      Nous, des dettes et des bulles qui nous explosent à la figure.
      Concernant le bancor, le problème est différent de l’ « accord » climat.
      L’accord climat est refusé par les pays en voie de développement car il les oblige à rester derrière les pays « développés ».
      Le discours des pays dév … Nous, riches, diminuons nos rejets (puisque c’est facile, notre industrie décline), mais vous, pauvres, vous devez baisser de la même façon.
      D’ailleurs, les US font semblant de baisser en pollution. Donc, leur position est peu crédible.

      Pour le bancor, c’est pareil, MAIS :
      Le souci est ici interne à la Chine.
      Il ne faut surtout pas perdre de vue que la « révolution marxiste » a été récupérée par les joyeux oligarques qui s’en foutent plein les poches.
      Comme un certain président français qui va voir son salaire passer de 7700 à 19 000 Euros brut.
      Et encore … lui, c’est surtout les retours d’ascenceurS qui lui rapportent.
      Et là, les oligarques chinois ont promis au peuple que s’il bossait comme un forcené, il vivrait comme un Ricain qu’il voit à la téloche.
      Léger sushi : la petite crise actuelle risque de briser le chinese dream…
      D’ailleurs, c’est de moins en moins calme, en Extrême-Orient.
      Aussi.
      Va bientôt falloir faire une enquête pour trouver un coin calme sur terre, à ce tarif.

      1. d’accord Yvan.

        Mais pour le bancor, Zébu m’a apporté la réponse.

        Je n’avais pas compris que dès la mise en place d’une nouvelle monnaie de ce type, le rééquilibrage import/export serait appliqué.
        Je pensais que ça se ferait dans le temps.

    3. ça risque bien de plomber l’économie chinoise qui vit du nombre de ventes puisque l’essentiel de la marge ce sont les importateurs aux usa et en europe qui la font et non la chine _

  101. Pas trop le courage de faire quelque chose de long, pourtant ça le mériterait, mais bon.

    Les réflexions qui sont là, sur la non participation, en particulier sur les assurances-vie, les organisations syndicales se les sont déjà faites en Belgique, en tout cas celle à laquelle j’appartiens. Ces débats ont eu lieu, et ils ont été houleux, même si la philosophie qui se dégage est bien celle d’une non participation, et de tenter de voir comment on peut en sortir.

    Sur le papier, c’est toujours si facile. Dans la réalité de tous les jours, ce n’est pas si simple. Même les organisations syndicales ont été piégées, souvent poussées par leurs affiliés, à signer des conventions collectives sectorielles instaurant ce genre de fonds collectif privé pour suppléer au premier pilier de pension (celle qui est versée par l’état et résulte de la répartition). Evidemment, souvent cela s’est produit à une époque où l’on n’imaginait pas la crise des subprimes, c’est déjà ancien, un peu comme quand on a découvert le just in time et qu’on s’est dit que c’était génial avant de se rendre compte, trop tard, de l’horreur que cela entraînait. Mais au moins, les organisations syndicales ont eu le courage de mener à la réflexion, de faire leur examen de conscience et leur mea culpa – de rassembler tout le monde dans les débats, des gens qui en ont besoin dans leur vie de tous les jours, des gens qui en vivent parce qu’ils en vendent, des gens qui ne connaissent pas bien le fonctionnement des systèmes de répartition et capitalisation, etc.

    Sortir du système, c’est possible si vous avez quelque chose à proposer aux gens à la place. Et ce qu’on peut proposer de valable, c’est de rebasculer la cotisation assurance vie privée dans le salaire brut, ce qui coûtera bien sûr plus cher à l’employeur qui ne sera donc pas exactement enthousiaste, en même temps que l’on revalorise le montant du premier pilier de pension. Je pense que c’est indispensable, éminemment faisable d’un point de vue existence des richesses. C’est une question de courage politique, de volonté politique, parce que ça veut dire mener à bien toute la lutte pour retrouver un partage des richesses plus équitable : rehausser les cotisations sociales (employeur), supprimer à jamais ces horreurs que sont les emplois subsidiés où on offre à l’employeur de ne pas payer, en tout ou partie, les cotisations sociales. Ca veut dire avoir ça acquis, à proposer aux gens avant. Sinon, ils vont vous dire, et ils auront raison : « vous êtes sympa, mais moi je ne vais pas aller me mettre dans la mouise pour vos beaux yeux et vos belles idées. »

    Sans compter les employés du secteur bancaire (dont je ne fais pas partie, mais je discute pas mal avec mes « camas » délégués du secteur) : vous en faites quoi ? Parce que, bon, c’est tout de même un truc qui rapporte, si les banques ne l’ont plus, elles dégraissent, et vous les mettez où, les employés du secteur ? Parce que, comme toujours, c’est pas les mercenaires ultra grassement payés en salle des marchés qu’on va vider, ce sont les employés de banque, et ils ne gagnent pas de l’or en barre, sans parler de leurs conditions de travail et du stress (ah, quand on vous oblige à vendre de la merde).

    Bref, encore une fois, parfois les idées ont l’air simple sur le papier, mais il faut les confronter à la réalité. Il faut débattre avec des gens qui ne sont pas tous des engagés convaincus, des idéalistes prêts à faire ce qu’il faut. Il faut tenir compte des autres. Et en faisant ça, on avance seulement à petits pas. La réflexion sur les assurances vie, 2ème pilier (payé par l’employeur qui échappe ainsi aux cotisations sociales de manière légale sur une partie du salaire détourné) ou 3ème pilier, les organisations syndicales l’ont menée chez nous depuis des années. Elles ont même voté des résolutions demandant la suppression des avantages fiscaux et autres incitants, elles ont relayé leurs résolutions vers leurs partis politiques « frères » (mais frères de plus en plus lointains).

    Trouver un parti politique qui ne soit pas taxé d’extrême qui accepte de prendre ces revendications au-delà d’un « oui, je suis d’accord, mais vous savez », il faut se lever tôt. En France, Mélenchon peut-être, mais tout le monde passe son temps à se cracher dessus dans les sphères de gauche, alors c’est un peu compliqué, il faudrait savoir ce qu’on veut…

    C’est comme cracher sur les organisations syndicales – bon, en France elles me semblent vraiment sclérosées de ce que je lis, mais bon sont-ce des commentaires de gens qui les connaissent ? – ça me fait doucement rire. Les organisations syndicales portent des projets de société différents, elles relaient dans les entreprises, auprès des chômeurs – en Belgique, comme elles le peuvent parce que ce n’est pas facile, mais bon – elles se battent auprès des partis politiques censés être proches d’elles. Leur force, c’est d’abord et avant tout leurs affiliés. Il faut s’engager dans la structure, oui. Mon expérience c’est que si l’on a le courage, l’intelligence et la force des arguments, on peut être entendu. On peut faire changer du tout au tout des réunions décisionnelles importantes, même quand on est au bas de l’échelle, pour autant qu’on ait le courage d’assumer son rôle.

    Si plutôt que de s’y engager, on préfère dire « beurk, elles font partie du système », ça résout quoi ? Rien.

    Les indignés ? Quoi, les indignés ? Rien. A Madrid, fini, à part une manif de temps en temps, partout, fini, à Liège, ça a fini en rassemblement de 20 sans emplois de longue durée toxicomanes qui voulaient juste un lieu de vie commune… Et le printemps arabe n’a RIEN à voir avec les mouvements des indignés en Europe. Sans organisation, sans objectif, sans visée politique, tout ça ne peut pas tenir, c’est du folklore, de la soupape de sécurité, on se fait plaisir, on se lâche, on, joue à sortir du système…et puis on y retourne bien gentiment !

    Les indignés refusent d’être politisés, super, on voit où ça les a menés, On veut faire semblant qu’on est des citoyens tous ensemble mais que gauche et droite ça n’existe pas ? encore plus super, encore plus inutile et porteur de néant.

    Un vrai projet de changement doit parler à la réalité des gens, être plausible et acceptable pour les gens. Sinon on reste dans l’incantatoire et on se fait écho de blog en blog en se gargarisant de sa sagesse et de sa compréhension supérieure par rapport au commun des mortels, sans faire avancer le schmilblick d’un iota.

    Au lieu de cracher sur ce qui existe et tente de faire changer les choses, il vaudrait bien mieux avoir le courage de s’y engager et d’y amener sa force et sa détermination.

    Sinon, alors le projet est simple : laisser faire, attendre de voir tout finir en lambeaux. Attendre que les gens soient suffisamment mal, suffisamment, majoritairement dans la misère pour qu’un soulèvement violent s’engage, qui mènerait où ? Personne ne le sait. Et personnellement, je ne ferais aucun pari triomphaliste là dessus. Et je préfère de loin, à mon niveau, donner ce que je peux donner pour faire changer les choses avant qu’il ne soit trop tard.

  102. @ Zebu a dit :

    retrait ou arrêt d’alimentation des AV qui alimentent un tiers de la dette française, pour un placement sur un compte courant ou sur de l’épargne réglementée (dont l’objet est de financer des actions d’intérêt général, comme le Livret A avec le logement social), tant que les mesures permettant de juguler la spéculation ne seront pas prises

    Oui, j’adhère totalement, solder son Ass. Vie.
    Je le suis moins pour son transfert sur un Cpte courrant.

    Je réitère la proposition d’action que j’ai faites récemment me concernant :
    Clôture de mon Ass. Vie à mon ancienne banque.
    Ouverture d’un compte NEF au Crédit Coopératif.
    Ouverture de comptes épargne solidaire à la NEF

    La Nef garantie à 90 % ses placements d’épargnes vers des projets pour soutenir la création et le développement d’activités professionnelles et associatives à des fins d’utilité sociale et environnementale.
    Le crédit Coopératif n’en garantissant que 10 %, d’où l’intérêt de créer un Cpte NEF, en partenariat avec le Crédit Coopératif pour bénéficier d’un compte chèque classique, car la NEF n’est pas une banque mais un organisme alternatif financier.

    J’ai également du liquide en cach et acheté un peu d’or et de l’argent métal, pour protester contre l’avalissement de la monnaie papier et de l’argent-dette et pour faire chier les bullions banks, JP Morgan & Cie, spéculant sur le torche-cul des ETF.

    Quant à opter vers de l’épargne réglementée du type Livret A, j’ai de sérieux doutes parce que la Caisse de Dépôt et Consignation qui gère ses fonds est devenue un Fonds souverain soutenant et finançant certaines des entreprises du CAC40.

    Le logement social, parlons-en.
    J’ai un logement HLM et dans la région où j’habite, les HLM ont perdu 160 millions d’euros sur des placements toxiques de type subprimes (au même titre que les collectivités locales).
    Ils en sont à vendre des terrains et des logements réhabilités à l’arrache pour essuyer les pertes.

    Ca y est, voilà que je m’emporte.
    Bien et bon toujours

  103. Et le crédit coopératif…..tout coopératif qu’il est refuse des projets d’installation de « petits paysans » en 56 (cf Forum Social Séné Janvier 2010)….Ouaih…y zavaient les cheveux longs et écoutaient de la musique bizarre et ne représentaient même pas la marginalité paysanne fort participante au crédit coopératif. Bon y zont pas de paradis fiscaux mais c’est toujours une banque…On sait pu à qui confier nos zeuros c’est tout le problème!!!!Si vous avez une piste intéressante dîtes-nous on étudiera les objectifs, les évaluations et l’enquête qualitative indispensaaable. France furby

    1. @Furby
      Le Crédit Coopératif est un prescripteur et un partenaire de La NEF afin de faire bénéficier à tout nouveau sociétaire NEF, des avantages et des services bancaire classiques.
      Après, il y a les comptes épargnes solidaires NEF.
      Les « chevelus » paysans dont tu parles et qui se sont vus refuser le financement de leurs projets par le Crédit Coopératif ne m’étonne qu’à moitié.
      Comme je l’ai souligné, le Crédit Coopératif investi et finance à 90 % sur les marchés (l’inverse de La NEF), les grandes entreprises (y-compris celles du CAC40) des projets sur le développement durable, environnementaux et écologiques.

      C’est la raison pour laquelle j’ai insisté pour passer par le Crédit Coopératif pour ouvrir compte et comptes épargne NEF et non d’ouvrir quoi que ce soit au Crédit Coopératif.
      Le Crédit Coopératif est une filiale de la Banque Populaire tout comme l’est La Bred qui se réclame être une banque coopérative et solidaire.
      S’agissant des banques éthiques et solidaire, il faut donc être prudent.
      Comme le disait Julien en réponse à Béotienne, « il y a à boire et à manger dans cette « éthique » là… »

      Si vous avez une piste intéressante dîtes-nous on étudiera les objectifs, les évaluations et l’enquête qualitative indispensaaable. France furby

      Le rapport annuel 2010 de La NEF :
      http://www.lanef.com/lanefenaction/documents/_rapport_annuel_2010_ok.pdf

      1. la NEF ne se refinance pas sur les marchés ?

        incroyable comment certains espèrent encore éviter la lutte de classe et pensent qu’il existe une banque particulière, par exemple

        faut-il vous rapeller l’introduction en bourse de la banque des micro-crédits en inde !

        le refus de lutter frontalement contre le capitalisme ne menera à rien

        l’émancipation sociale ne se résume pas à l’aventure stalinienne et il serait temps de s’en apercevoir.

  104. Il y a joute là sur Mandela , l’apartheid . On se pose la question de savoir si la ségrégation a beaucoup progressée aprés sa libération . Mais déjà y a plus l’apartheid . Vous n’imaginez pas quand méme avoir des couples mixtes à chaque coin de rue , comme çà sur un claquement de
    doigts , c’est déjà beau que les blancs ne ce soient pas tous barrés , et que quelque fois les mineurs ne soient pas en gréve .
    Savez-vous que c’est Miss Rockfeller qui a insisté pour la libération de Mandela lors des négociations au Caire sur l’apartheid ? Cette horrible capitaliste ! et en cheville avec Castro !
    Je vous explique : Castro/Che Guevara un moment se sont mis en téte de casser le dernier empire colonial d’ Afrique celui du Portugal . Attaque au centre en Guinée , jeu de domino l’Angola , bataille décisive et victoire contre l’Afrique du Sud . Comment négocier? Castro est personna non grata auprés des Américains . Il se trouve , hasard prodigieux que Me Rockfeller trés éprise d’écologie s’interesse particuliérement aux cotes cubaines ‘( d’ailleurs une merveille de préservation ) , et au moment opportun est à Cuba pour étudier quelques coquillages … Castro lui propose de négocier à sa place , elle accepte .
    J’ estime çà prodigieux : cette abscence de sectarisme de l’un et de l’autre . C’est sur l’insistence de Me Rockfeller que Nelson sera libéré . Rien que çà c’est merveilleux .
    Maintenant je suis trés satisfait du bordel qui régne dans les mines d’or d’Afrique du Sud , le
    contraire eut été le moyen de brader l’or et de maintenir le $ et l’euro à bon compte .
    C’est peut etre un des points sur lesquels Me Rockfeller et Fidel étaient d’accord , je les aime tous les deux , ce fut un coup de maitre qui changea l’Histoire .

  105. Le propos est très intéressant dans l’article. Interdire les paradis fiscaux serait une chose essentielle à mon sens. De nombreux rapports dont celui-ci http://ccfd-terresolidaire.org/e_upload/pdf/ed_110110_bd.pdf?PHPSESSID=4da8f18a74e29d1fc52ffb4fc04f365a montrent bien l’impact énorme que peut avoir un paradis fiscal en terme de déséquilibre fiscal à l’échelle de la planète.
    La question est, hormis la société civile, qui aura le pouvoir d’inverser la tendance ?

  106. 455 commentaires ! bon faut que je lise cet article !

    zébu, votre proposition sur les AV me rappelle l’appel ridicule de Cantonna.

    cela est d’autant plus dommage que votre analyse en début d’article est saisissante : oui l’émancipation sociale est en panne d’outils après l’aventure stalinienne

    mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras; ne cherchons pas à mettre une cautère sur une jambe de bois !

    un militant de l’émancipation sociale

Les commentaires sont fermés.