FINANCER LA PROTECTION DU CLIMAT PAR DE NOUVEAUX DTS (DROITS DE TIRAGE SPÉCIAUX), par Matthias Kroll

Billet invité, suite à la rencontre de Paul Jorion avec Jakob von Uexkull à Zermatt. Merci à Bénédicte pour la traduction

Surmonter le défi climatique aura un coût élevé. La majorité des États actuellement confrontés à d’énormes déficits budgétaires (principalement causés par la crise financière) sont réticents à l’idée de consacrer de l’argent aux problèmes climatiques sur le long terme. Il faudrait au bas mot 100 milliards de dollars pour une politique véritablement efficace visant à réduire les effets du changement climatique, pour autant que cela soit encore possible. Il n’est pas réaliste d’envisager que ces sommes puissent provenir des budgets nationaux.

C’est aussi vrai pour les propositions alternatives, telles que le financement à partir des profits des bourses du carbone ou de taxes sur le carburant aérien et les transactions financières. Toutes les propositions auront à faire face à des lobbies si puissants que le résultat sera toujours le même : trop peu, trop tard.

Par conséquent, nous avons besoin d’une source de financement nouvelle et mondiale, capable de générer au moins 100 milliards de dollars par an immédiatement, sans être soumise à l’impératif de redistribuer des fonds existants. Et nous avons besoin de penser différemment, en dehors des cadres habituels de pensée, parce que la seule organisation internationale qui soit capable de générer ces montants additionnels sur-le-champ est le FMI, du fait qu’il a la capacité de créer de nouveaux fonds de réserve internationaux sous la forme de son unité comptable, les Droits de Tirage Spéciaux (DTS).

Heureusement, le Sommet du G20 en avril 2009 a autorisé le FMI à redonner vie aux DTS et à en émettre de nouveaux pour un montant de 250 milliards de dollars afin de s’attaquer à la crise financière. Si le FMI peut combattre la crise financière à l’aide d’actifs de réserve nouvellement créés, pourquoi ne pourrait-il pas également relever le défi du changement climatique en usant du même procédé ?

Le débat sur le meilleur moyen de renforcer le rôle des DTS au sein du système monétaire international s’est trouvé réanimé récemment (FMI, 2011A ; Eichengreen, 2009 ; Ocampo, 2010 ; Subacchi / Driffill, 2011 ; Williamson, 2009). La création annuelle d’actifs de réserve sous la forme de DTS additionnels pour financer la nécessaire réduction des effets du changement climatique (ainsi que les MDG – les Millenium Development Goals – ou Objectifs du Millénaire pour le Développement) serait une avancée significative vers une réforme du système monétaire international.1 Aussi, l’utilisation des DTS pour financer des objectifs à l’échelle mondiale n’est pas un rêve irréaliste. C’est le point de départ de la proposition du World Future Council.

La proposition d’une nouvelle monnaie par le World Future Council

La pièce maîtresse de la proposition du WFC est la mise en place d’un outil de financement qui utilise la capacité du FMI à créer une nouvelle monnaie de réserve internationale sous la forme de DTS. L’intention étant de soutenir des mécanismes de financement tels que le Green Climate Fund (Fonds vert pour le climat) établi lors de la conférence sur le changement climatique N°16 à Cancun au Mexique en 2010. Les États membres du FMI peuvent décider de l’émission de nouveaux DTS. Ils leur sont généralement attribués en proportion de leur quote-part dans la contribution au budget de l’institution. Conformément à l’accord sur l’établissement du Green Climate Fund, les États membres devront s’engager en amont à consacrer tout ou partie des nouveaux DTS à ce fonds. Une petite partie, par exemple 10 à 20 %, pourrait être réclamée par les États membres pour le financement de projets spécifiques pour la protection du climat.

Le principe de base est que les nouveaux fonds seraient versés uniquement à la lumière des résultats. Le Fonds devrait s’assurer de la création de valeur économique et de nouveaux emplois verts (nouveaux salaires et nouveaux revenus) dans les pays en développement en ne finançant directement, à l’aide des fonds additionnels, que des projets d’infrastructure pour les énergies renouvelables.

Comme les DTS (l’actif de réserve international du FMI) ne sont pas une monnaie utilisable au même sens que les monnaies nationales, ils devront être convertis par le Green Climate Fund auprès des banques centrales dont les devises formeront respectivement la base des paiements destinés aux futurs projets de protection du climat.2

Ces banques centrales incluent dans leur bilan les nouveaux DTS en tant que nouvelles réserves monétaires et fournissent la monnaie centrale correspondante dans leur devise nationale respective au Green Climate Fund. Il en résulte une création monétaire nette, correspondant aux DTS échangés, accroissant le bilan de la banque centrale.

À ce stade, le processus ressemble à celui du refinancement d’une banque commerciale ordinaire obtenant de nouveaux actifs liquides auprès de sa banque centrale. La différence tient toutefois au fait que les banques commerciales doivent acquitter des intérêts sur les fonds empruntés (au taux exigé par la banque centrale) et les fonds doivent être remboursés au terme du prêt. Alors que la monnaie créée pour les projets du Green Climate Fund en échange des nouveaux DTS ne suppose ni le versement d’intérêts, ni le remboursement des sommes allouées.

La création monétaire et le risque inflationnel

Cette proposition de financement de nouveaux projets à énergie renouvelable par l’utilisation de la « planche à billets » va immanquablement faire resurgir le spectre de l’inflation, surtout s’il est question de créer au moins 100 milliards de dollars par an. Cette peur est cependant infondée si l’on considère que le PIB mondial est d’environ 60.000 milliards de dollars et que cette nouvelle demande mondiale est confrontée à un écart de production (« output gap », l’écart entre le niveau réel du PIB et son niveau potentiel) dans les pays industrialisés. L’appareil industriel en Amérique du Nord, comme en Europe, est en moyenne à long terme utilisé à seulement 81 % de sa capacité.3 Cela nous conduit à l’hypothèse selon laquelle les entreprises ajustent leurs capacités avant même qu’elles n’aient atteint leur pleine utilisation.

L’utilisation de la capacité industrielle dans la zone Euro et aux USA (en pourcentage)

L’industrie a habituellement la capacité de réagir à des augmentations soudaines de la demande.

L’expérience montre qu’une augmentation modérée de la demande pourrait être plus que satisfaite par un accroissement de la production. On peut s’attendre à une augmentation des prix uniquement quand les coûts de production sont en augmentation constante et une augmentation des prix devient possible quand il n’y a pas assez de concurrence.

Considérant le chartalisme et l’idée que dans l’économie réelle, l’offre de capitaux est endogène (voir Moore, 1998 ; Meyer, 2001 ; Googhart, 2002 ; Arestis, 2006 ; Minsky, 2008, p271), il peut être aussi démontré que la création de nouveaux DTS ne produira pas un excédent de monnaie, ces DTS ainsi que la création monétaire nette nationale en résultant constituant de la monnaie banque centrale qui sera utilisée – lors du processus de refinancement de notre système bancaire à 2 vitesses (des banques commerciales privées qui prennent des risques importants et rémunèrent leurs clients en conséquence, mais sans aucune garantie gouvernementale en cas de faillite, cohabitant avec des banques publiques finançant des activités non spéculatives et dont les dépôts sont garanties par l’État) – pour remplacer une autre monnaie banque centrale. Les excédents de liquidités ne seront donc pas créés. Après que le processus final d’ajustement ait eu lieu, le montant des capitaux aura augmenté en fonction de l’augmentation de la production.

Conclusion

Les avantages de la proposition de financement des investissements pour la protection du climat à l’aide de DTS du FMI peuvent être résumés de la façon suivante : les ressources d’un montant minimal de 100 milliards de dollars seraient immédiatement disponibles. On ne demanderait à aucun pays de gonfler son budget national ; les budgets nationaux recevraient même une petite partie de la monnaie créée afin de financer leurs propres projets de protection du climat.

Le financement de la lutte contre le changement climatique peut être mené sur une base continue. Parce que la nouvelle monnaie correspond à l’augmentation de la production et qu’elle remplace la monnaie utilisée dans le processus de refinancement des banques, aucun excédent monétaire n’est préservé dans le système.

Étant donné la sous-utilisation actuelle des capacités mondiales de production, aucune poussée inflationniste significative n’est à craindre du fait de la nouvelle demande générée. Sur le long terme, on peut s’attendre à ce que l’économie industrielle – suivant ses propres intérêts – répondra à la demande accrue de biens d’investissement sans CO2 en accroissant ses capacités correspondantes et qu’il n’en résultera aucune demande excédentaire.

Notes de renvoi :
1 Fred Bergsten, Directeur du Peterson Institute for International Economics, a récemment proposé une part annuelle de nouveaux DTS d’environ 200 milliards de dollars sur cinq ans pour permettre aux DTS de jouer de nouveau un rôle plus important (FMI, 2011b).
2 Pour s’assurer que les DTS ne sont pas des « aides inconditionnelles», il pourrait être décidé que le FMI ne crée de DTS que lorsque le Green Climate Fund nécessite des financements pour des investissements concrets de protection du climat. C’est seulement à ce moment que le Green Climate Fund échange les nouveaux DTS auprès de la banque centrale concernée dans la monnaie demandée.
3 Pour les données aux USA, voir: Federal Reserve Statistical Release, G. 17, Industrial Production and Capacity Utilization. Pour l’Europe, voir: ECB, Monthly Bulletin, Capacity Utilisation in manufacturing, May 2010, p. S 5
4 La rationalité économique d’un tel comportement peut être démontrée, non seulement en se basant sur des principes keynésiens mais aussi sur les théories de Hayek. Ici on pourra se référer à la discussion sur les opinions de Hayek par Carl Christian von Weizsäcker (von Weizsäcker, 2005).

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198 réflexions sur « FINANCER LA PROTECTION DU CLIMAT PAR DE NOUVEAUX DTS (DROITS DE TIRAGE SPÉCIAUX), par Matthias Kroll »

    1. Excellent !

      Mais franchement, de quel péril parle-t-on ?

      Laissons les faire… La récession à venir (voir l’effondrement complet …) va nous permettre d’économiser un équivalent en CO2, comme on n’aurait jamais imaginer pouvoir le faire.

      C’est l’avantage de l’inconvénient qui vient. (tiens, ça ressemble à un aphorisme…)

  1. Je ne comprends pas pourquoi on veut recycler ainsi le FMI, une organisation dont le personnel a été recruté pour sa fidélité aux intérêts de l’oligarchie et qui s’est fait complice de ses forfaits.
    Il faut dissoudre cette organisation, en juger ses membres et en refonder une autre, ou s’appuyer par exemple sur le CNUCED. on ne fait pas de neuf avec du vieux et surtout pas avec les mêmes personnes.

  2. Le Fonds devrait s’assurer de la création de valeur économique et de nouveaux emplois verts (nouveaux salaires et nouveaux revenus) dans les pays en développement en ne finançant directement, à l’aide des fonds additionnels, que des projets d’infrastructure pour les énergies renouvelables.

    Ce genre de « devrait » (yakafokon) ne marchera qu’avec un solide effort de formation en parallèle, et quasiment une révision des bases de la comptabilité.
    Après la comptabilité en partie double (de Luca Pacioli), il faudra s’habituer à de la « comptabilité en partie verte », si j’ose dire, c’est à dire y habituer des cohortes de gens, et avoir une méthode (à la PSDJ : la morale ?) de s’assurer qu’elle ne verdifie pas tout ou n’importe quoi.

  3. L’idée est très bonne. Il ne fait pas de doute qu’il faille rapidement aux populations de la planète entière, la création de telles sommes. C’est leur répartition- ce sont les pays riches qui devront faire le plus – et la teneur des projets concrets à promouvoir qui me semblent encore devoir faire l’objet de litiges profonds.

    Ex: Transition lente ou rapide (refus des nouvelles énergies fossiles (offshore et eaux profondes, gaz de schiste, sables bitumineux, etc, ou devoir faire avec malgré le maintien de capital infrastructurel non renouvelable).

    Objectifs de soutenabilité faible à l’intérieur d’une économie de marché demeurant dominante ou soutenabilité forte autour d’une revalorisation des biens communs destinés à devenir prépondérants ou déterminants.

    Quoiqu’il en soit, une fois convenu que nous pouvons rendre disponible les sommes pour ces investissements importants, ces débats sur la nature de la transition pourra enfin prendre tout son sens et sa portée même si je sais que cela ira encore à hue et à dia, en commençant par rester au plus près de l’état des rapports sociaux existants et du business as usual.

  4. Si on remplace « lutte contre Réchauffement climatique  » par « lutte contre la famine »
    ça marche pas ?
    Pourquoi ?
    Parceque « lutte contre la famine  » c’ est facilement mesurable, c est pas seulement conceptuel.
    Récemment Krugman proposait de lancer  » la lutte contre les invasions extra terrestres  » pour relancer l’ économie . Ce thème conviendrait tout a fait aussi a la proposition du Billet.

    Je ne comprends pas comment des World Council Overbien TipTop pourraient rapprocher les citoyens de leur politique et des moyens de la mener.
    Ces machins ne font que rapprocher la caisse de ceux qui se servent dedans.
    Il faut très vite développer des solidarités locales…
    Ce billet est utile car il montre comment un discours dogmatique peut prendre une apparence scientifique.
    Il faudra bien réfléchir en 2012 avant de voter pour leurs ayatollettes.

    1. Ces machins ne font que rapprocher la caisse de ceux qui se servent dedans.

      Bien vu 🙂

      la lutte contre les invasions extra terrestres

      oui, en ce moment les soucoupes sont dans l’air du temps, combien de films récents?
      la NASA s’y essaie aussi
      recherche ennemi, désespérément … !
      sommes nous si idiots que sans ennemi on ne sait plus que faire ?
      pour l’instant la réponse est oui

  5. a mon sens la protection du climat devrait être financée par ceux qui polluent et détruisent.
    quant à la capacité d’organismes comme le FMI ou comme le gouvernement à réaliser des projets utiles à la population, elle reste à démontrer

    1. oui c’est à dire tout le monde, en particulier les occidentaux, riches comme pauvres, les riches ayant a payer plus parce qu’ils polluent plus et qu’ils ont plus d’argent pour payer.

    2. Penser que la protection du climat doit être financée, mais c’est une déclaration d’amour à la finance !

      1. Content de vous lire de nouveau, et vous avez raison.
        A mes yeux, si on veut résoudre le problème du climat, la spéculation, la bourse, la rente financière, c’est plonck poubelle!
        Ces trois horreurs ne sont pas compatibles avec la finitude de la planète.
        Ce n’est pas le mode de pensée qui a généré les problèmes qui va pouvoir les résoudre.
        Rempalçons la rente financière par la rente énergétique et tout ira pour le mieux.

  6. Ne croyez vous qu’a l’instar de l’effet des crédits d’impot français, qui ont eu pour seul effet de faire doubler le prix des poele à bois et des chauffe eau solaires, des petits malins s’organisent extrèmement vite et bien pour pomper ces 100 milliards sans rien faire pour le climat. (par exemple en diverses créations de bureau de recherche, de communication, d’information, d’agences d’expertises etc etc inombrables et hors de prix..)

    A chaque fois qu’une création de quoi que ce soit est envisagée, le parasitisme est prêt pour en tirer toute la moelle. Ces parasites sont formés dans les écoles et les universités.

    1. C’est malheureusement vrai. Je viens de passer au chauffage bois (insert bouilleur), c’est très très cher. De plus, je doute que le crédit d’impôt soit maintenu l’année prochaine, ce qui sera encore plus douloureux suite à cet investissement. Cependant, il faut continuer dans cette direction, la bonne gestion des ressources naturelles et son accès équitable est la seule voie possible pour espérer durer un peu sur notre planète…

  7. C’est quoi ce charabia ? Pour le CO2 et autres pollutions, la première priorité est de consommer moins. Les trucs genre ccs carbone capture and storage sont une hérésie : diminution de 30 ou 40 % du rendement, stratégie de l’île de Pâques , pour 2 montagnes bousillées a m’explique dans les appalaches on en bousille une troisième pour coller une étiquette verte sur l’énergie produite par les deux premières .
    La seule « solution » est d’augmenter fortement les taxes sur les carburants fossiles, en mettant une grande partie du revenu de ces taxes en redistribution directe part égale par habitant comme proposé par James hansen a obama par exemple.
    Toutes les « bourses » du CO2 sont des profondes niaiseries a arrêter de toute urgence

    1. Bonjour,
      Les grands financements et les grandes bureaucraties ne doivent intervenir que de manière très limitées et ponctuelles: subventions temporaires, développement de solutions techniques nécessitant un investissement de départ important, batteries, centrales solaires…
      Pour effectuer une transition énergétique, il faut travailler dans l’ordre de première importance:
      1/ Notre comportement quotidien.
      2/ Diminuer la consommation en énergie des produits que nous utilisons (je pense surtout au logements insuffisamment isolés et aux voitures qui consomment toujours autant qu’une 2CV d’il y a 50 ans, 4 l/100km).
      3/ Puis augmenter les rendements énergétiques
      4/ Enfin en 4ème position et pas avant vient le fait qu’il faut remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables.
      On y viendra forcément à ces concepts de base que l’on retrouve chez Négawatts:
      a) soit de manière douce si les politiques font leur boulots, anticipent et mettent en place des lois pour taxer les mauvais comportements qui financeront les bonnes solutions. Vive la taxe sur le kérosène aérien, vive l’essence, le gaz, l’électricité cher, vive les voitures économes en énergie, les maisons isolées, le covoiturage, le chauffage solaire, la collocation… l’un finançant l’autre, ça ne coute globalement rien à la population.
      b) soit on fait quasiment rien comme c’est le cas aujourd’hui et on attend les prochains pics pétroliers et spéculatifs qui vont provoquer des hausses très brutales des énergies et appauvrir très brutalement aussi la population.
      Je préfère la solution politique car elle bien moins brutale et évitera des guerres énergétiques pour le pétrole, le gaz, le charbon et l’uranium et évitera des famines…

      On a pas besoin d’uranium, de charbon, de pétrole et de gaz pour pouvoir vivre correctement. La fusion nucléaire naturelle du soleil et et du centre de la terre suffisent : )

  8. Excccellent, Eza.

    L’exploitation abusive et la pollution de la planète ont pour responsable l’économie « florissante ». Alors n’hésitons pas : remettons-en une couche dans les milliards.
    Faire de l’écologie ne consiste pas à limiter les dégâts, mais profiter du gâteau.

      1. Celle-là, je ne la connais pas, Pierre.
        J’ai pourtant fréquenté beaucoup de choucroutes, dont la choucroute au crémant (tu plantes une bouteille de crémant au milieu du plat de présentation et tu réchauffes l’ensemble. Puis, à table, tu donnes un coup sec sur la bouteille avec le dos d’un couteau. Le bouchon fuse et ta choucroute est arrosée de crémant. Dont les gouttes qui retombent du plafond, par ailleurs.)
        Mais la choucroute au kirch, je n’ai jamais essayé.

  9. En tout cas, c’est plus judicieux que de taxer les entreprises polluantes. De plus, il existe déjà des plans informels de relance économique à échelle mondiale, comme le parti pris de développer le train, le tramway, le métro, les routes dans tous les pays. Mais effectivement, il est assez difficile de contrôler le changement climatique et d’adopter des méthodes de production appropriées. Cela dit peut-être par exemple, que les DTS pourraient aider les constructeurs automobiles à lancer des véhicules verts.

    1. @Isabelle
      Les seuls véhicules verts ce sont les carrioles à cheval, les diligences, les chars à bœufs, et la marine à voiles
      A la limite le vélo
      Une automobile verte, c’est un oxymore (occis – mort)
      Dans cinquante ans il n’y a plus de pétrole, il y a 10 milliards d’habitants et le climat se sera réchauffé de 2 à 3° supplémentaires (le permafrost commence à fondre); alors on fait comment ?

  10. On parle de famine…
    On parle d’explosion démographique….
    On parle de rebond de la France …

    On ne voit pas qu’il y a un lien entre tout ca : l’illétrisme ….
    Apprenez à un enfant à lire et écrire : la natalité va décroitre, les exodes massifs seront aussi moins faciles, la criminalité devrait aussi se reduire….

    Aujourd’hui les populations ou l’ont sait lire et écrire, ont un lourd bagage de savoir, qui s’aquiert sur au moins 2 ou 3 génératiions et nécessite un système éducatif orienté vers la performance, ces populations là ont une croissance démographique faible en occident, et encore forte en Asie, mais ils atteindront un plateau bientot.

    Les populations dont la démographie explosent sont surtout les populations à fort taux d’illétrisme, avec aucun projet visible à court/moyen/long terme.
    Il y a là une fracture qui explique beaucoup de problèmes présents et à venir.

    De plus, cette notion d’illétrisme et les chiffres cités dans l’article de wikipedia, me laissent extremement sceptique pour la France pour au moins 5 générations à venir ….

    Tout tourne autour de l’éducation, mais le colonialisme à échoué et les volontaires ne seront pas nombreux pour aller enseigner dans des pays sans infrastructures …

    1. Surtout, ne confondons pas les illettrés et les analphabètes.

      Du reste, les deux sont des ignorants, ce qui ne leur interdit pas d’être des révoltés, mais leur interdit d’être des indignés, puisqu’ils ne savent pas lire.

      1. Excusez moi, pour l’orthographe approximative.

        En ce qui concerne, le marivaudage illettrés/analphabètes, cela rend le problème plus élégant/sophistiqués, mais ne change pas le fait que :
        _ l’écologie ne se fonde pas la « nature » mais sur malthus.
        _ aujourd’hui ce ne sont pas les ressources qui manquent, ce sont des hommes capables de les utiliser plutot que les con-sommer,

        L’éducation est un contraceptif efficace, c’est souvent négligé, parce que cela demande un effort de long terme et une bonne volonté confinant à la soumission,qui n’est souvent obtenue que dans la violence/peur du chatiment.

        Mais vu la démission des pères, l’échec avéré du colonialisme, la surdité des Pères, l’onanisme inter-nette, un sceptiscisme m’habite pour l’avenir des milliards d’humain qui naitront demain et qui resteront des ventres sur patte, aux sphincters encanaillés, par les théosophes.

      2. Le problème de l’éducation, c’est qu’il faut recommencer à chaque génération
        Il faut des sociétés saines, bien nourries et bien éduquées pour faire cela

      3. les illettrés et les analphabètes ne sont pas des ignorants

        FOL ELOGE DE L’ILLETTRISME

        C’est décidé, mûrement réfléchi, je n’en démordrai pas, je veux entrer, si j’en ai la capacité, dans le camp des illettrés. Ca ne sera pas facile. Je suis encore toute embourbée, pénétrée de cette lettre qui m’a a fait basculer toute crue dès l’enfance dans la forêt épaisse des livres, des revues, des magazines, des affiches et il m’a fallu du temps pour me frayer un sentier vers les clairières ensoleillées, entières comme des étalons, pour m’y reposer, reprendre souffle et débarrasser mes habits des branchages presque morts et des phrases-épines entêtées à perforer et saigner mes pauvres essais de traduction du monde.

        Les illettrés, cette caste, cette tribu nouvellement découverte et répertoriée, cette portion rebelle de l’humanité dans nos pays dits développés, indécimable malgré les efforts des gouvernants pour l’éradiquer, va-t-elle m’accepter ? Dieu merci ils résistent, agrippés avec une belle inconscience à leur supposée carence, louvoyant avec art dans la masse des citoyens qui revendiquent et clament avec force leur statut dérisoire de détenteurs de la culture. Ils rasent les murs tachés de slogans, ils se cachent avec virtuosité, alors comment pourrais-je les rejoindre ?

        Quel désir me pousse vers eux, sinon le constat amer du pourrissement de la lettre que j’observe jour après jour du fond du puits profond de ma désespérance? Les livres envahisseurs m’apparaissent comme des bulles qui explosent après s’être nourries de leur propre vacuité. Ils sont la métaphore de la fameuse crise où nous baignons, nous complaisons, nous endormons. Des slogans, des étiquettes nous promettent le bonheur et des notices nous convient à monter des meubles tendant vers l’inutile. Des commentateurs bavards décortiquent des textes parfois millénaires et s’acharnent à les émietter et éparpiller leurs restes alentour vers la bouche de contemporains qui ont perdu le sens du goût.

        Bon, tout ça pour expliquer mon désir indécent de rejoindre le clan des illettrés, qui ne savent pas qu’ils font partie d’un clan, celui d’êtres doués de savoirs et de ruses, ces résistants proches des arbres et des herbes, qui savent tailler la vigne même si on les en empêche parce qu’ils ne savent pas lire, et, à leur côté, déchiffrer la nature et les êtres avec un autre vocabulaire, réinventer des sensibilités et des rebellions, parcourir les vagues et leurs ressacs, m’étaler sur des grèves vierges et, née écorchée vive, devenir passeuse de réalités obscures qui ne demandent qu’à éclater.

  11. Pour réduire le réchauffement climatique dont il est admis aujourd’hui qu’ils est essentiellement du a l’activité humaine.Il faudrait réduire les émission de gaz a effet de serre de 90%.Ces émissions viennent essentiellement a 80% des pays de l’OCDE ( USA, Europe,Australie Japon). La simple baisse de la consommation des produits énergivores suffiraient a baisser ces émissions telle que la voiture. Mais la pensée des néolibéraux « Après moi le déluge » ne permettra les conversions nécessaire de la pensé et de notre mode de vie.Je ne croit pas que l’on n’ai besoin d’argent ou de système virtuelle plus ou moins intelligent. La vie est concrète ,ce sont les animaux qui s’adaptent a leur environnement et non le contraire (les animaux n’adaptent pas leur environnement a leur désirs).
    Cela est peut ce qui nous différencie des animaux mais prendre ses désir pour une réalité n’a jamais résolu aucun problème.

      1. Merlin II
        Dans le tableau que vous proposer il manque beaucoup de pay Quant a dire que la chine est devenu le premier émetteur ce CO2 et non pas de la totalité des gaz a effet de serre car il n’y pas que le CO2 comme gaz a effet de serre;. En valeur absolue peut être par habitant certainement pas.Faite la guerre a la chine je ne vous suivrais pas il faut bien s’occuper.Mais je suis très feignant;

  12. Financer la protection du climat …..

    La protection du climat c’est avant tout consommer moins, c’est isoler les baraques, c’est pas de bagnoles ou bagnoles beaucoup plus petites, c’est quasi plus d’avions.
    (savez vous que la conso d’un avion c’est équivalent chaque passager tout seul dans sa bagnole sur l’autoroute et sur la même distance ? que les taxes sur le kerosene soient à 0 est un véritable scandale)

    Et ca n’est pas des « organismes » internationaux qui vont pousser à ça, la seule chose qui pourrait y pousser c’est par exemple doubler la TIPP, taxes équivalentes sur tout carburant fossile.

    Et mettre une partie importante du revenu de ces taxes en redistribution directe part égale par habitant, comme proposé par James Hansen par exemple.

    Préservez le climat, la planète en général, c’est autant ne pas faire que faire. Et toutes ces « bourses du carbone » sont des hérésies, de la stratégie ile de pâques.

  13. pour un montant de 250 milliards de dollars afin de s’attaquer à la crise financière.

    Le principe de base est que les nouveaux fonds seraient versés uniquement à la lumière des résultats.

    la monnaie créée pour les projets du Green Climate Fund en échange des nouveaux DTS ne suppose ni le versement d’intérêts, ni le remboursement des sommes allouées.

    L’expérience montre qu’une augmentation modérée de la demande pourrait être plus que satisfaite par un accroissement de la production

    Bon, j’avoue que tout ça me laisse un peu perplexe, surtout sur ce blog…

    Mais j’ai une question à poser: C’est quoi, au juste, scientifiquement, le « Changement Climatique »?

  14. « Quand on a la tête en forme de marteau on voit les problèmes sous forme de clous » Albert Einstein

  15. C’est une impression ou cet article repose sur la «science économique» telle qu’elle est habituellement dénoncée sur ce blog comme relevant essentiellement de la superstition ?

    Comme disait l’abbé Pierre, on ne parle pas de Dieu à un homme qui a faim. Lorsque le FMI cessera d’être un instrument d’oppression, alors peut-être pourra-t-on lui trouver une once de légitimité à tenter de faire quelque chose de « bien ».

    1. OUAIP……………., bien envoyé, j’abonde, j’abonde……..

      déjà AU DEPART………..qu’ils redeviennent des humains vraiment au service de………au lieu de se servir surtout ces vils sagouins ….!!

      je demande : pourquoi le manque d’honnêteté est il devenu négociable ?????

  16. La protection de l’environnement c’est comme la solidarité : si on la finance c’est trop tard, le ver est dans le fruit : c’est insensé.

    1. La protection de l’environnement c’est comme la solidarité : si on la finance c’est trop tard, le ver est dans le fruit : c’est insensé.

      Vous faites la paire avec Marlowe. Fondamentalisme anti-finance… Mot finance qui vous défrise tant que son seul énoncé vous fait friser la fatwa ou l’excommunication.
      Finalement juste burlesque tout ça…

      1. Les solutions aux problèmes de l’environnement ne sont en aucun cas compatibles avec la croissance financière telle qu’elle existe.
        il ne s’agit pas d’être opposé à la finance, mais de transformer la rente financière en rente énergétique.

      2. vigneron,

        Il ne s’agit pas de fondamentalisme anti-finance mais d’un simple constat : la finance est une ponction nécessaire au capitalisme.

        Faites-vous ce constat également ? Pouvez-vous prouver qu’il est faux ? Si non :

        – Je maintiens qu’il faut que la solidarité doit être la seule activité que la société doive s’imposer (2 jours de taf par semaine pour commencer semblent nécessaires et suffisants) ;

        – L’environnement doit être protégé avant qu’il ne soit abimé : le prix, le salaire, doivent contenir de quoi réparer les dégâts causés.

  17. J’aime bien l’idée de procéder à une substitution progressive des monnaies nationales par des DTS aux fins de financer de grands projets. C’est un moyen d’amorcer le système de monnaie unique auquel tout le monde aspire, enfin moi et quelques autres ici.

    Pendant qu’on y est, il faudrait établir quelques très grands chantiers mondiaux à financer sur ce même principe, par exemple, sans ordre de priorité :

    – sortie du nucléaire, y compris retraitement efficace et définitifs des déchets
    – règlement de grandes questions sanitaires : sida, paludisme, maladies génétiques, cancer, etc.
    – nettoyage géant de la planète
    – mise en place de systèmes alimentaires pérennes, non polluants, et source d’emplois
    – développement et rétablissement des arts et des cultures comme priorité sociétale
    – etc.

    Le grand intérêt du développement, puis de leur généralisation, des DTS serait bien de permettre la transition vers cette monnaie unique. Cela éviterait les déperditions considérables d’énergie en luttes stériles pour telle ou telle influence.

    Quelque part, ce Mathias réinvente la notion de « frontière » si chère aux américains du temps de Kennedy. Bonne idée. Je souscris.

    1. Heu…Pour ce qui est du nucléaire, sur la question, Ô combien épineuse, d’un traitement « efficace et définitif des déchets »…Je crains qu’il ne nous faille patienter encore un bon moment…
      Environ deux mille ans, à vue de nez…

    2. L’idée générale est bien de constituer une liste de priorités mondiales… il y en a tant !

      Mais surtout, il faut que celles-ci deviennent en quelque sorte des dépenses récurrentes d’investissement qui concernent tous les pays. L’exemple du changement climatique est évidemment excellent. On peut simplement lui reprocher d’être un peu fourre-tout tant qu’il n’est pas décliné précisément en actions bien identifiées. Ainsi, on peut imaginer que financer la fin du nucléaire en fait partie…

      D’où ma proposition de clarifier les choses par une sorte de liste de priorités.

      Plus la liste est précise (pas forcément longue), plus on peut engager les DTS et, au final, parvenir à une monnaie unique très largement opérationnelle.

      On pourrait également ajouter à cette liste (on peut toujours rêver) la plupart des dépenses d’État, ce qui viendrait en quelque sorte grossir les rangs de ces DTS. Le risque évidemment est dans ce cas que les États en profitent pour y mettre tout et n’importe quoi, financé à bon compte. A creuser.

  18. To: H. Chavez

    From: JPM

    RE: Gold on Deposit

    Your Gold was available for pick-up. It was located in our vault in Tripoli but has been stolen. We suggest you call your insurance company. Our warranty does not cover civil unrest. Sorry about that.

    Have a Nice Day

  19. – Que pensez-vous des TEQs ( ou carte carbonne) ?
    C’est l’approche piquiste, celle du frein, celle qui ne coûte rien.

    – Sinon bien qu’il faille lutter contre l’accélération du RCA il serait bon de se poser la question de la part de notre investissement qui doit être allouée à l’adaptation au RCA.

    1. Les taxes redistribuées (de manière vraiment comptable et directe) à mon avis bien préférables au TEQs (ne pas oublier que le T c’est tradable), pour résultats similaires, mais avantages majeurs :
      – beaucoup plus facile à mettre en place
      – pas de flicage (enregistrement) de la conso de chacun
      – pas de mise en place de « yet another market », avec traders associés.

      Voir partie (2) dans :
      http://www.guardian.co.uk/world/2009/jan/01/letter-to-barack-obama

  20. Le principe de base est que les nouveaux fonds seraient versés uniquement à la lumière des résultats. Le Fonds devrait s’assurer de la création de valeur économique et de nouveaux emplois verts (nouveaux salaires et nouveaux revenus) dans les pays en développement en ne finançant directement, à l’aide des fonds additionnels, que des projets d’infrastructure pour les énergies renouvelables.

    cette magnifique proposition a-t-elle pour but la lutte contre le réchauffement climatique ou pour faire du business vert ?

    Étant donné la sous-utilisation actuelle des capacités mondiales de production, aucune poussée inflationniste significative n’est à craindre du fait de la nouvelle demande générée

    parfait, parfait continuons à produire au maximum de nos capacités de destruction. est-ce que la production n’aurait pas un petit peu à voir avec la production ?

    au vu des commentaires, cette proposition n’est pas un franc succès et c’est un peu bizarre par ailleurs qu’un tel billet soit publié sur ce blog. on comprend que le DTS en lui-même au même titre que le bancor soit des outils intéressants, mais c’est un outil dans de mauvaises mains, l’institution FMI devant disparaître pour quelque autre organisme démocratique.

    1. correction de mon précédent :
      parfait, parfait continuons à produire au maximum de nos capacités de destruction. est-ce que la pollution de l’atmosphère n’aurait pas un petit peu à voir avec la production ?

  21. bizarre ce texte sur ce blog, à moins que des billets de ce genre aient pour vocation de susciter notre réflexion, nous inciter à démonter les processus et décortiquer le langage néo-libéral. peut-être faudrait-il un petit drapeau pour dire « attention exercice » ? à voir

      1. La première décennie du siècle a vu l’explosion des bouquins d’économie de l’environnement.
        Valeur d’un grillon = tant
        Valeur d’une baleine = tant
        Valeur d’un être humain = ?

  22. Le gaz pointé du doigt comme étant le responsable du réchauffement climatique est le CO2 (dioxyde de carbone), il représente 0,038% des gaz présents dans l’atmosphère.
    La majorité du CO2 est absorbé par les océans et les forêts (le jour photosynthèse) la nuit les plantes rejettent du CO2.
    Les océans s’évaporent et nous savons que la vapeur d’eau est également non négligeable dans l’effet de serre.
    Nous savons que l’activité solaire est également responsable du réchauffement climatique, c’est cyclique et nous sommes dans un cycle de forte activité, je vous rappelle que la terre n’est pas sous cloche et qu’elle fait partie d’un univers qui interagit avec elle. D’ailleurs certains scientifiques ont démontré le rôle du soleil ainsi que des activités électromagnétiques sur la formation des nuages et des impacts sur le réchauffement.
    Je ne suis pas un grand scientifique mais il me semble que l’activité humaine pèse peu dans la balance.
    D’ailleurs Lady Thatcher a été une des premières à être sceptique sur le réchauffement climatique.
    De plus nous oublions l’effet inverse du réchauffement climatique que l’on appelle « l’assombrissement » qui pour le coup est un refroidissement, mais se sont 2 forces liées et dépendantes. D’ailleurs un assombrissement climatique est beaucoup plus redoutable qu’un réchauffement climatique.
    C’est peut-être ma méfiance qui me fait dire qu’il y a anguille sous roche sur cette histoire de réchauffement climatique.
    En tout cas une chose est certaine la pollution liée à l’activité humaine existe bel et bien, et n’arrange pas nos allergies et notre santé, la pétrochimie n’a rien arrangé non plus dans les produits de consommation.
    Enfin tout cela pour dire que tant que nous n’aurons pas les idées claires assombries par des lobbies, on pourra nous raconter toutes les belles histoires du monde, ça ne fera pas avancer le chmilblik.

    1. juste par contradiction du cyanure ou des millisieverts il en faut pas beaucoup non plus …

      il y a eu aussi l’interdiction des fréons pour la production du froid voir protocole de montréal dans cette page
      ça devait pas représenter grand chose en %, mais ça a été fait; opportunisme marchand peut-être ?

      enfin juste pour dire qu’un petit pourcentage peut nuire à ou modifier un milieu.
      et pis d’abord yaka voir les milliardaires, en % de la population mondiale ils pèsent pas lourd
      mais alors qu’est ce qu’ils sont pénibles 😉

    2. @Icare

      Je ne suis pas un grand scientifique mais il me semble que l’activité humaine pèse peu dans la balance.

      Et qu’est-ce qui vous fait dire cela face à 2600 chercheurs du GIEC?
      « Le total des émissions de CO2 dans l’atmosphère est donc de 35 Gt de CO2 et la Terre absorbe environ 11 Gt de CO2, ce que fait un supplément dans l’atmosphère de 24 Gt en 2007. »
      http://fr.wikipedia.org/wiki/émissions_de_CO2

      1. @Merlin II

        Oui , une raison à cela, c’est que les océans arrivent à saturation, ils absorbent de moins en moins de CO2. Le CO2 absorbé par les océans produit de l’acide carbonique ce qui le rend plus acide PH plus bas. C’est ce que révèle une étude publiée par des chercheurs de l’université d’East Anglia (Grande-Bretagne) dans le journal de la recherche en géophysique.
        D’après ce lien ici la moitié du CO2 est absorbé.
        Je vous invite également à lire ce petit article ici.
        Toutes ces raisons me font penser que l’homme n’est pas le plus productif.

        Cela dit si il y existe une étude prenant en compte toutes les données, je dis bien toutes avec le pourcentage exacte de CO2 produit par l’homme, je suis preneur.

        En sachant que le GIEC est pas mal critiqué. Je vous propose également de voir ce lien ci

        Je pense que nous ne serons pas d’accord, et puis d’ailleurs qui a raison, même les scientifiques eux -même ne le sont pas.

    3. Iacre:

      Le gaz pointé du doigt comme étant le responsable du réchauffement climatique est le CO2

      mais il me semble que l’activité humaine pèse peu dans la balance

      D’ailleurs Lady Thatcher a été une des premières à être sceptique sur le réchauffement climatique

      Je ne suis pas un grand scientifique

      Oui, vous êtes cohérent 😉

  23. Doux rêveur , comme si l écologie et le réchauffement interessaient autre chose qu une poignée de bobos et quelques politiciens opportunistes ?
    L’écologie est un caprice de riches , les pauvres n’ont aucun interet a ecouter ses sirènes , ce n est pour eux qu une calamité de plus envers leur « pouvoir » d achat..

    1. L’écologie, un caprice de riches ?

      Faudra expliquer cela à ceux qui font du ski dans le désert ou aux nababs qui veulent s’envoyer en l’air dans des hôtels en orbite à 400 km au dessus de nos têtes

  24. Bon , j’ai tout bien compris y faut du DTS avec un peu de G20 voir du FMI allongé d’une goutte de MDG voir une lichette de WFC , @Julien si je peux me permettre moi je rajoute avant cuisson du WWF . Vous savez , le petit panda avec ses yeux tristes ,pourquoi ? eh ben de vais vous répondre , dedans il y a « du TOYOTA . HP . COCA-COLA . IKEA . WAL-MART . JOHNSON-JOHNSON . IBM . HSBC . NIKE . ALLIANZ  » en tant que partenariats corporatifs , et si cela suffit pas « TIFFANY & CO et GOLDMAN SACHS & CO » en tant que partenariats philanthropiques(rires) , avec un petit Ushuaïa cuvée 2011 , un vrai régal , bon je dois vous laisser , je dois sortir mes poubelles .
    Amicalement

    1. Sorry, j’ai oublié , thermostat réacteur 3 , pas plus d’une demie heure , si vous êtes équipé comme moi du four au corium de chez TEPCO , avantage de ce fabuleux appareil y chauffe ton plat, ta maison , et une grande partie de la région .

  25. Avant de dépenser 100 milliards pour intervenir sur le changement climatique il faudrait d’abord en connaître vraiment la cause.

    La fable du CO2 que nous a servi le GIEC est maintenant largement contestée. De plus les motivations de cette étude demandent aussi de prendre du recul.

    A cours terme il reste néanmoins des défis immenses à affronter et la crise va fortement limiter les ressources financières et donc il est d’autant essentiel de cibler les vrais problèmes et d’y apporter de vrais solutions.

    Actuellement on peut déplorer que les choix sont essentiellement orientés vers la création de nouvelles sources de profits pour certains cercles d’affaires et non pour l’amélioration des défis globaux.

    Je penses notamment aux carburants  »bio » qui affament la planète, consomment énormément d’eau et qui n’apportent aucun bénéfice énergétique si on tient compte de l’ensemble de la chaîne de production. (Excepté peut être le bio éthanol de la canne à sucre )

    Faire fonctionner l’industrie avec des éoliennes et des capteurs solaires va nous ramener au 19 ° siècle alors que les formidables perspectives qu’offre le gaz naturel ne sont pratiquement pas évoquées. Il en est de même pour les véhicules qui ne peuvent que fonctionner à l’électricité pour être  »green label » alors que la production (et le recyclage) des batteries sont hautement polluants.

    Ce dossier est très complexe et il faut comprendre que depuis 2004 la filière verte est devenue une source d’investissements (et de profits) pour certains cercles d’affaires dont on connaît quelques représentants qui nous ont apporté la bonne parole comme Al Gore, Arthus Bertrand …etc

    Le tout est légitimé par un rapport  »scientifique » rédigé par 1500  »experts » qui est formel: NOUS sommes la cause de tout …..et donc NOUS devons payer. Remarquez que TF1 nous le rappelle tous les soirs vers 20h et que dans nos médias le mot  »réchauffement » est toujours suivi de ‘co2’.

    En conclusion: C’est comme pour la crise financière on ne peut appréhender le problème uniquement en consultant les médias  »grande audience »

    1. La fable du CO2 que nous a servi le GIEC est maintenant largement contestée.

      Les faits sont têtus, mais si vous voulez que la terre soit plate, elle est plate.

      1. Effectivement, les faits sont là : le dégagement de CO2 est une conséquence du réchauffement de notre planète (et des autres de notre système solaire), non une cause. Mais le taxer permet à des multinationales de se financer l’achat de vastes terrains arables en Afrique et en Amérique du Sud, histoire de pouvoir spéculer toujours un peu plus au détriment des populations locales.
        A côté de ça, des centaines de produits chimiques hyper toxiques sont balancés dans la nature. Mais personne ne se fait taxer là dessus. En sachant que le CO2 n’est pas un polluant mais un gaz indispensable à la vie, vous conviendrez que c’est osé quand même de nous taxer sur l’air que nous expirons ?

    2. @Michel H : Entièrement d’accord avec vous 😉

      Je ne suis pas scientifique comme dit dans mon précédent commentaire mais je travaille dans l’environnement et j’ai juste envie de rigoler sur ces histoire d’écologie et de réchauffement.

      Ca nous fait plus de sous alors continuez à trier et surtout acheter du recyclable tetrapack 😉

  26. Financer les vraies priorités comme l’écologie, c’est refuser le diktat de la Finance spéculative ultra-libérale.
    Mr Jorion, merci de vos analyses, vous proposez l’interdiction des paris sur les prix si j’ai bien compris.
    Est ce que cette mesure suffit à elle seule pour contrer la spéculation parasitaire?
    Cette mesure peut-elle être prise par un pays isolé pour commencer?
    Quels sont les principaux compartiments touchés de la Finance?
    Quels sont les intérêts financiers touchés en premier lieu par cette mesure?
    Vous avez sans doute développé ces thèmes dans des articles précédents. Pouvez vous rappeler les références?
    Certains économistes ont-ils critiqué cette mesure ? Avec quels arguments?
    D’avance merci.

  27. J aimerais quand même comprendre pourquoi on ne peut proposer sur ce site la solution du bon sens ( la limitation des naissances ) opposée aux phantasmes bobo écologiques ?
    L histoire de la paille et de la poutre , sans doute , on est dans ce domaine ici , l equivalent des neo liberaux en économie…
    Le déni de réalité….

      1. Mauvaise interprétation.

        C’est le nombre et la durée des « vieux » qu’il convient de limiter.

        Ceci ne peut qu’avoir de très bénéfiques effets économiques : diminution drastique des charges de
        pension, de la sécurité sociale (branches maladie et invalidité) rotation plus rapide du capital vers
        les générations montantes d’où relance de la consommation.

        Il faut tuer les vieux (surtout les pauvres, évidemment) pour sauver le monde.

      2. C’est possible si on prend en compte les énormes gains de productivités actuels.
        De plus le pb d’une planète vieillissante n’est pas un pb ad vitam aeternam, c’est un problème de pic générationnel , pic qu’on peu lisser sur plusieurs générations.
        Le déni du mur démographique s’appuie sur des enjeu, hier géo-politique
        et aujourd’hui géo-économique (croissance économique soutenu par la croissance démographique « Adam Smith »)

      3. De plus le pb d’une planète vieillissante n’est pas un pb ad vitam aeternam, c’est un problème de pic générationnel , pic qu’on peu lisser sur plusieurs générations.

        Ah ça n’est qu’un « problème de pic générationnel »… donc on interdit les naissance pour ce siècle et on les relance au prochain, c’est ça ? CQFD !

      4. @julien alexandre « Un monde de vieux et personne pour payer les retraites ? »
        Encore cette fable ! Le gâteau (valeur production) est plus grand, donc le % de la part est plus grand pour payer les retraites. A condition que le partage du gâteau soit fait correctement.

      5. @JA

        Non c’est pas ça.
        On arrête pas, on ralenti.
        On relance pas on stabilise.
        Bref on gère notre démographie.
        (j’ai pas osé utiliser le terme « planifié »… quelques sensibilités à préserver)
        Mais bien sur, on sera obligé de gérer aussi nos ressources et la redistributions de celle ci.
        C’est bien ça la définition de l’économie?

      6. Gérer la démographie ce fait par la bande.
        Garantir un niveau de vie, de santé, d’éducation et de retraite convenable= démographie décroissante.
        CQFD

      7. @ Toutouadi

        Gérer la démographie ce fait par la bande.
        Garantir un niveau de vie, de santé, d’éducation et de retraite convenable= démographie décroissante.

        Je ne comprends plus bien… Le débat est lancé par BHB pour qui la solution à mettre en œuvre consiste à limiter la natalité, et on termine par une gestion démographique « par la bande » qui consiste à ne rien faire précisément à la démographie qui s’auto-régulerait.

        Comme je vois bien où va le débat pour certains, je précise avec un clin d’œil appuyé que les familles de la bourgeoisie catholique française font en moyenne 5 enfants 😉

      8. Rencontre avec Jean-Christophe Rufin, à l’occasion de la parution de Globalia

        Globalia, c’est aussi la dictature des vieux…

        Jean-Christophe Rufin : C’est, poussée à l’extrême, une certaine conception individualiste des droits de l’homme, au mépris de toute dimension communautaire. Dans cette optique, chacun peut revendiquer tout au long de sa vie, et jusqu’à un âge très avancé, la pleine jouissance de ses moyens et de son pouvoir, au lieu de penser à ceux qui sont à naître. Ainsi, ce qui me frappe le plus quand je reviens du tiers-monde, c’est la quasi-disparition des enfants dans nos sociétés occidentales. Je pense qu’on en mesure encore mal les conséquences.

      9. Oui c’est ça!!! qui s’autorégulerais par le biais du progrès social.

        Mais c’est pas s’k’on fait !!!
        Compétition social et économique + politique nataliste (pour étayer celle-ci).

        (Nein!!! chuis pas un monstre qui veux ligaturer les trompes des femmes, couper les couilles des pauvres etc… ou y’a longtemps!!! ou j’me souvient plus … ou les pauvres sentaient pas bon!!! ou z’étaient catho!!!)

      10. @JA
        Même si BHB est un hémiplégique de la pensée, sa remarque démographique est fondée encore qu’elle ne soit pas partagée par le glacis du politicorrect

      11. Je « suppose » que « ceux », pouah, qui discutent de démographie ont des gosses…????
        C’est ainsi pour cela qu’ils protègent leur petit avenir…bien individualiste.

        Y’a une odeur de Fhaine, dans le coin, je vous dis pas…

      12. @Pol(iticorrect)

        Je vous recommande ça dans le genre « politiquement correct », et particulièrement l’arrêt de la Cour Suprême des USA de 1927, rédigée par le juge Oliver Wendell Holmes, Jr…

        Nous avons vu plus d’une fois que le bien public peut exiger la vie des meilleurs citoyens. Ce serait étrange qu’il ne puisse en appeler à ceux qui ruinent déjà la force de l’État pour des sacrifices moins importants, qui ne sont d’ailleurs souvent pas ressentis comme tels par les personnes concernées, afin de protéger la société contre un excès d’incompétence. Il vaut mieux, pour le monde entier, qu’au lieu d’attendre qu’on exécute la progéniture dégénérée suite à un crime de leur part, ou qu’on les laisse mourir de faim en raison de leur imbécillité, la société puisse empêcher ceux qui sont manifestement incapables de perpétuer leur genre. Le principe qui soutient la vaccination obligatoire est assez large pour légitimer de sectionner les trompes de Fallope (…) Trois générations d’imbéciles sont suffisantes.

        Y’aurait pas beaucoup de termes ou de motifs à adapter pour en faire un principe de limitation contrainte des naissances pour Raison Supérieure de type « angéliquement décroissantiste », en fait tout bonnement, très connement, malthusienne

      13. Faudrait rappeler aussi, que le Malthusianisme est une idéologie prônant le déterminisme social
        et que je me souvient avoir vue Jean francois Copé traiter d’idéologue malthusien, avec des yeux effaré, son interlocuteur, alors qu’il est issu d’une formation politique qui a pris le pouvoir
        en prétendant que la pauvreté venait de l’incurie des pauvres
        et que c’est les chômeurs qui fabriquaient le chômage
        On croit rêver devant tant de dérive sémantique.

      14. Disserter sur la démographie c’est être maltusien.
        Défendre les droits sociaux c’est être archaïque.
        S’insurger contre les inégalité c’est être démagogue.

        Sniffff !!! chienne de vie

      15. @Vigneron
        « très connement, malthusienne » Je vous laisse cette attaque ad hominen qui vous situe.
        La vie vaut-elle d’être vécue ? Pourrait-elle l’être en d’autres circonstances. Là sont les vraies questions

      16. @fUJISAN/
        Pour rejoindre la réflexion de Rufin :
        Je suis enclin a soutenir que durant des millénaires, les adultes on transmis les gènes et la culture a été transmise par les enfants ……En effet , la culture , les rites anciens sont garants de la survie de la civilisation , du groupe et de l’ espèce …et pour ces raisons , ils ne peuvent attendre la maturité pour se transmettre …. Durant la majorité de l’existence de notre espece , cette transmission s’est effectuée par des groupes de frateries nombreux …la limitation de la population se faisant post -natale (forte mortalité avant 12 ans) ………
        Le fait de passer a une régulation pré-natale n’est pas sans incidence et peut etre désastreuse sur la transmission culturelle (rites anciens structurants et hierarchisants) ….
        Cet aspect est rarement évoqué et laisser jouer a la poupée des adultes avec 1,2 enfants est probablement desastreux au regard du modèle archaique ..desastreux pour l’individu comme pour le groupe .

    1. Juste pour savoir chez qui se trouve le déni de réalité :

      limitation des naissances :

      Chaque être humain ayant eu un enfant devra se présenter à l’administration qui l’enverra se faire opérer et rejoindre ainsi la file d’attente des précédents.
      Pour éviter tout manquement à la règle, un policier sera posté pour vérifier le test après chaque rapport.

      Ce joli monde serait sensé remplacer celui-ci qui prend trop de libertés à votre sens ?

      1. On peut aussi arrêter les politiques pro-natalistes,
        et faire de la redistribution sans contre partie, en remplacement.

      2. Par exemple, en limitant les aides par famille à 2 enfants, alors qu’aujourd’hui plus on a des enfants plus on reçoit d’aides, même pour ceux qui en font 10.

        Et comme 1 enfant n’est pas très cher à la naissance, surtout si on a déjà tout l’attirail des gosses précédents, un calcul simpliste encourage les couples peu éduquées à en faire le plus possible puisqu’ils s’enrichissent ainsi sur le court terme, mais ne peuvent pas assurer une éducation de qualité aux enfants devenus grands.

      3. Et surtout on garantie un revenu minimum d’existence supra-national,
        qui permettrait d’éliminer les politiques natalistes et qui permettrait une écologie cohérente (pas ramasser les papiers gras, mais sauver la biodiversité en allégeant les contraintes locales lier à la pauvreté, sauver les dernières grandes forets en supprimant le levier que représente la misère.. etc)
        C’est possible si on calcul le ration production/redistribution.
        Et même kon s’rait capable d’entretenir nos vieux même sales et méchants.
        Plus besoins d’envisager de les enterrer vivant dans des mines de sel (c dommage ça amusait follement les gosses)

      4. Les politiques pro-natalistes ont toujours été soutenus par les militaires (Pb de géo-stratégie)
        Par les religions!!!!
        Et aujourd’hui par les libéraux (la géo-économie supplantant petit à petit la géo-stratégie)

        Régler le pb de la compétition entre les hommes, c’est régler

        La démographie
        L’écologie
        L’économie

    2. Ah le premier paramètre de l’équation (en amont) sans même parler d’IPAT (en aval).
      Nous sommes profondément égoïstes par rapport aux générations à venir. Bien des libertés que l’on veut conserver MAINTENANT pour SOI sont des libertés que nous volons à nos prochains. Pourtant on devrait savoir que perdre un peu maintenant permet parfois de ne pas tout perdre demain.

      – Plus tard on refuse de réguler la démographie et plus tôt on risque de subir une régulation.
      – Plus tard on refuse le zéro déficit et plus tôt l’endettement devient impossible.
      – Plus tard on décide de quitter le pétrole et plutôt il nous quittera.
      Etc.

      1. Plus tard on refuse de réguler la démographie et plus tôt on risque de subir une régulation.

        Pas besoin de réguler la démographie, ce qu’elle sait faire toute seule comme une grande.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Transition_d%C3%A9mographique

        Le vrai combat se situe dans une juste distribution des richesses. Et cela inclut bien sur un système sanitaire, un logement et une alimentation décente pour tous.

        Et quand à la problématique énergétique, nous avons les moyens de la régler au travers d’un développement des énergies renouvelables et des économies d’énergie. Il faut pour cela réorienter notre économie.

      2. Ne faut-il que délibérer,
        La Cour en Conseillers foisonne ;
        Est-il besoin d’exécuter,
        L’on ne rencontre plus personne.

        La Fontaine Conseil tenu par les Rats

    3. après « Point d’essences superflues » d’Occam, « point de naissances superflues »!!!
      naissons utile!

      Sinon, pour infos : Pyramide des âges de l’Europe des Vingt-cinq au 1er janvier 2003 : http://www.cairn.info/loadimg.php?FILE=POPU/POPU_402/POPU_402_0361/POPU_idPAS_D_ISBN_pu2004-02s_sa05_art05_img014.jpg
      ou http://www.ined.fr/fr/pop_chiffres/france/structure_population/pyramide_ages/

      celle mondiale : http://www.linternaute.com/science/science-et-nous/dossiers/06/demographie/6.shtml

      ici pour voir un peu mieux qui vous viseriez : http://www.astucesenior.com/astuce-senior/senior-seniors/chiffres-senior/

      C’est stérile comme proposition politique.

      « Le déni de réalité…. » 🙂 🙂 🙂

      Julien Alexandre : vous oubliez les gains de productivité, voyons! Un coup d’anabolisant pour l’heure de pointe!
      Une visite aux soins palliatifs, çà vous remet l’espoir en place : il y a encore de la marge!

    4. J aimerais quand même comprendre pourquoi on ne peut proposer sur ce site la solution du bon sens ( la limitation de la croissance ) opposée aux phantasmes bobo écologiques ?
      L histoire de la paille et de la poutre , sans doute , on est dans ce domaine ici , l equivalent des neo liberaux en économie…
      Le déni de réalité….

    5. La limitation des naissances est à l’oeuvre progressivement dans les pays du Sud depuis 1960. Le nombre moyen d’enfants par femme y est passé d’environ 6 en 1960 à 2,7 en moyenne (2,2 en Asie et Amérique Latine et 4,7 en Afrique). Les principaux déterminants modernes de la baisse de la fécondité sont: la baisse de la mortalité notamment infantile, le niveau d’éducation particulièrement des filles, plus généralement le statut des femmes et dans une moindre mesure, le taux d’urbanisation et la densité utile par Km carré cultivable .
      La finance ultra-libéralisée ou le Consensus de Waschington (FMI + Banque mondiale)n’ont rien trouvé de mieux à faire dans les années 80 et 90 que de diminuer brutalement les budgets par habitant de santé et d’éducation au nom de la privatisation qui résoud les problèmes (de ceux qui ont de l’argent) et du sacro-saint équilibre budgétaire (chez les autres).
      Il y a donc un lien entre la finance ultra-libéralisée et le maintien de forts taux de mortalité et de fécondité relativement donc d’une croissance démographique rapide qui existent aujourd’hui surtout en Afrique susaharienne.
      Cette dernière inclut 90% de la population dont l’indicateur conjoncturel de fécondité est aujourd’hui supérieur à 4 mais elle est aussi en pleine transition démographique. Des facteurs spécifiques (dépopulation liée à l’esclavage jusqu’au XIXème siècle, importance relative du SIDA…) contribuent aussi à expliquer cette fécondité relativement forte.
      Les temps d’évolution démographiques sont relativement longs. Il faut donc éviter le déni de réalité…

      1. La question n’est pas vraiment de savoir si la population de stabilisera, et pourquoi, mais plutôt si elle se stabilisera à temps.

    6. @Yvan

      Je ne sais pas pour le fn (je n’écoute jamais leurs programmes) en revanche, je me souviens avoir écouté début 2000 une émission sur la décroissance et une intervention d’un « vert » (me rappelle plus des noms.

      Crois moi c’était drastique : empiler les gens les uns sur les autres dans les villes, limiter la consommation, et surtout la décroissance de la natalité.
      J’en avais les cheveux dressés sur la tête, car si je crois à une urbanisation raisonnée, à une consommation dirigée vers beaucoup moins de gadgets polluants etc. et de fait je me dirigeais à l’époque vers les écologistes, je peux te dire qu’en approfondissant je suis partie en courant.

      je viens de pêcher ça entre autre :

      « Le député Vert Yves Cochet veut limiter la natalité des pays riches. Sans cette mesure drastique, estime-t-il, l’humanité court à sa perte. Une position contestée par de nombreux spécialistes. »

      http://www.politis.fr/Limiter-les-naissances-Yves-Cochet,7315.html

      1. @edith
        Ton billet me donne envie de réagir. Concernant la décroissance, j’ai d’abord lu « La décroissance pour tous  » de Nicolas Ridoux.

        http://www.amazon.fr/D%C3%A9croissance-pour-tous-Nicolas-Ridoux/dp/2841901556

        Cela m’a donné une idée clairement exposée sur laquelle je me base.
        J’ai ensuite compris combien l’idée est exploitée, caricaturée ou dénoncée.
        La principale critique étant la vision mathusienne, c’est la fin du monde, on fais trop d’enfants, on a trop pêché, etc…
        Ma critique est que la simplicité volontaire, thème trop mis en avant à mon goût, a tendance à cacher un modèle de société au profit d’un individualisme visant seulement à se donner bonne conscience.
        C’est pourquoi je suis attentif au groupements politiques, et à la manière dont ils s’approprient les thèmes du mouvement.
        Cela implique bien plus qu’un « mode de vie du parfait décroissant ». Le capitalisme bien sûr, la croissance (évidemment 🙂 ) , la manière de gérer les entreprises (autogestion…), la relocalisation, les choix de projets urbains, agricoles, de transports, le service public, etc…
        Bref pas seulement comment vivre mais comment on vit.

        Voici un lien qui ne trahie pas (trop) ma pensée (confuse) :
        http://moinscplus.blogspot.com/

      2. à gromf

        Ma critique est que la simplicité volontaire, thème trop mis en avant à mon goût, a tendance à cacher un modèle de société au profit d’un individualisme visant seulement à se donner bonne conscience.

        D’une manière générale, j’écoute et je me documente sur les idées représentées par tous les partis politiques (il m’est impossible de lire en plus tous les livres sur tous les sujets abordés)
        Par la suite, si quelque chose retient mon attention, j’approfondis.

        Pour ce qui est de l’écologie et de la décroissance, je trouvais qu’il avait là matière à réflexion sérieuse.
        Malheureusement, quand l’idéologie prend le pas sur la réflexion tout se gâte.

        Reste plus alors qu’à faire son propre chemin en essayant de convertir autour de soi.

        J’ai donc tourné le dos il y a plus de 10 ans à la vie que j’ai toujours menée, je me suis attachée à commencer moi-même à appliquer les théories que je voulais voir appliquées par tous.

        Je consomme le strict nécessaire, j’utilise mon véhicule avec parcimonie, suis adepte du « do it yourself », etc. etc. … et je me suis retirée à la campagne 🙂
        Pourtant ça n’est pas par manque d’argent, c’est uniquement par conviction.
        J’ai la chance d’être suivie par mon entourage, et j’espère que ça fera boule de neige, d’autant que j’étais auparavant exactement l’inverse de ce que je suis devenue.

        Crois moi, lorsqu’on évolue pendant des années dans un certain milieu et qu’on tourne le dos à ses codes, il faut un certain courage pour soutenir ses convictions.

        Il ne s’agit pas du tout d’invidualisme, bien au contraire.

      3. @Edith et Grmf

        merci pour vos contributions, Edith avoir le courage de vos convictions vous honore !!!

        je pense effectivement qu il est plus honnête et utile de tester soi même la validité de ce qui me semble proche de nos convictions.

        Pierre Rabbhi cité sur le blog de gromf, fait parti de ces individus. Il est philosophe humaniste et pratiquant de la sobriété heureuse (titre d’un de ses livres).

        Il fait parti des tres rares individus que j’ai un grand plaisir à entendre et à lire et qui ait attiré mon attention.
        Comme ce blog d’ailleurs.
        Sa pensée est sage , positive et véritablement révolutionnaire mais jamais il ne pousse à la violence car il explique justement que nous ne pouvons changer le cours des choses que lorsque nous incarnons ce changement : UN VRAI DEFI !

        A défaut de lire ses livres vous pouvez aller sur son blog.
        http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?static/biographie

        Je n’a pas encore la chance d’avoir un jardin mais je suis aussi allee vivre à la campagne et je pratique la sobriété heureuse depuis longtemps , je le recommande à tous !

      4. @gudule.

        Petit malentendu. Le blog que j’ai cité n’est pas le mien mais illustre ma vision de la décroissance.
        A part ça comme toi et edith, je vis la simplicité volontaire comme une libération de l’esprit.
        Tu évoques Pierre Rabbhi « il explique justement que nous ne pouvons changer le cours des choses que lorsque nous incarnons ce changement ».

        C’est pourquoi la déprofessionnalisation de la politique me paraît essentielle.

  28. Outre les questions déjà évoquées (le bien commun est il soluble dans le marché, comme l’a proposé me Lepage? et aussi, la famine, c’est 5 milliards/an nécessaires, pour comparaison, moins que le surcoût de l’obésité) :

    « Cette proposition de financement de nouveaux projets à énergie renouvelable par l’utilisation de la « planche à billets » va immanquablement faire resurgir le spectre de l’inflation, surtout s’il est question de créer au moins 100 milliards de dollars par an. Cette peur est cependant infondée si l’on considère que le PIB mondial est d’environ 60.000 milliards de dollars et que cette nouvelle demande mondiale est confrontée à un écart de production (« output gap », l’écart entre le niveau réel du PIB et son niveau potentiel) dans les pays industrialisés. L’appareil industriel en Amérique du Nord, comme en Europe, est en moyenne à long terme utilisé à seulement 81 % de sa capacité. »

    Qu’en est il de l’évolution de cette capacité?

    http://www.economieetsociete.com/52-de-la-production-industrielle-mondiale-est-realisee-dans-les-pays-emergents_a281.html
    http://www.sous-traitance-industrielle.fr/conjoncture-industrielle-decembre-2009/production-industrielle-volume-principaux-pays-ue.php
    100 milliards? pour qui? A vue de pif çà devrait faire 20 pour l’UE, 20 pour les USA, etc… ce serait faiblard, non?

    Ce raisonnement, sur X, c’est 0.166% du PIB + secteur « output gap »=>création monétaire possiblement intéressante, ne pourrait il pas être reproduit pour d’autres sujets?
    Pour d’autres banques que le FMI?

  29. En train de lire un super bouquin sur le capitalisme à l’agonie p 190 le bancor!
    En lisant le billet je ne comprends pas bien sur quoi s’appuie la création des X milliards de DTS verts au niveau du FMI (puisque c’est corrélé aux contribution des membres c’est donc dans leur monnaie?) il me semble que une sorte de fuite en avant (faire de la dette) maquillée.
    Pas vraiment basé sur l' »economie réelle » comme l’est le bancor par la moyenne des importations /exportation.
    Ou au mieux une bonne idée (bancor/monnaie internationale de référence) mais mal foutu et mal utilisé.
    Ca me semble aussi fumeux que les permis de polluer qui n’ont pas vraiment permis de financer les technologies vertes…

    Et in fine la note de fin « 

    La rationalité économique d’un tel comportement peut être démontrée, non seulement en se basant sur des principes keynésiens mais aussi sur les théories de Hayek. Ici on pourra se référer à la discussion sur les opinions de Hayek par Carl Christian von Weizsäcker (von Weizsäcker, 2005).

    me refait penser au béat sur la « science économique ». En gros: le vers est dans le vert.

  30. Toujours le problème de la fiabilité du FMI.

    Est ce qu’on peut imaginer un FMI à deux vitesses, qui va d’un côté continuer à aggraver la dette de très nombreux pays, et de l’autre, ce même FMI, qui via d’éventuels DTS décidera de s’occuper des problèmes de changement climatique.
    Et en cas d’arbitrage, Lagarde et les USA qui décident…

    Dans l’urgence, faire confiance au FMI est peut être la solution politique, mais les dégats provoqués par cette institution n’en font pas un modèle de gouvernance écologique, loin de là.

    Entre une taxe carbone qui a plus d’effet sur les magoulles boursières entre états, et une politique énergétique europénne dictée par le lobby du nucléaire, un droit de tirage spécial pour financer un assainissement du changement climatique est quand même une alternative intéressante.

    Si ce mécanisme fait office de levier économique sur la politique énergétique de l’Allemagne et des états du nord de l’europe, et enclenche à lui seul une volonté politique de réajustement écologique des états aidés, je pars à Berlin demain.

  31. http://e-droit.fr/le-rechauffement-global-larnaque-de-ce-debut-de-siecle/
    http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20091124063805AAUiXYE
    http://www.rac-f.org/D-autres-planetes-se-rechauffent.html

    Bon même si une part des causes du réchauffement est dûe à l’humain, personne ne semble vouloir se mettre d’accord pour résoudre ce problème mondialement (pourtant tout le monde est concerné par le syndrôme de la langue desséchée).
    Plein de technologies permettent de ne plus utiliser d’énergies productrices de gaz à effet de serre..
    La vraie raison est que certains individus appelés « l’élite » (que je qualifierais de sombre, car inconsciente d’être assise sur la même branche que les manants) veulent garder le pouvoir en gardant la main sur l’énergie notamment, afin qu’elle passe par des compteurs racketteurs..

    Donc ma solution de supprimer l’argent, les devises, et de les rempplacer par du temps de travail vertueux me semble toujours viable, étant donné que l’âge mental moyen de l’humanité est de 5 ans et qu’il faut supprimer la « tablette de chocolat » appelée « argent », « devises », « valeurs », après laquelle tout le monde court et se prosterne.

    Désolé de rabâcher, mais il faut en moyenne 22 ans pour percer un mur de neurones formatés par les mauvaises habitudes et de mauvaises éducations.. Un mur de neurones formaté est plus dur que le diamant ..

  32. Le technarque écolocapitaliste croit donc qu’il peut maîtriser les changements climatiques, peut-être même concilier croissance et résilience… profit et philanthropie?

    Laissez-moi rire!
    Sur cette voie, qu’apporteraient les huiles du FMI sinon un pricer pour l’argon ou l’oxygène?

    L’homme est un dieu de la technique, tout petit, un misérable parasite avisé de son influence, mais n’a guère de maîtrise sur le climat. Nos comportements belliqueux, parasitaires et déifiés seraient pourtant solubles dans l’argent?

    Soyons sérieux ou pas. Comportons-nous en symbiotes partout où nous le pouvons (par exemple j’aide mon pote paysan à faire une cuve à biogaz, il prépare ses adieux à Total), et nous aurons moins à craindre de notre terre. Gardons nos vieux schèmes et repeignons-les en vert, nous ne sortirons pas de la dichotomie technarque/catastrophiste…

  33. trop tard… entre 40 à 60 ans de retard dans la prise de conscience… c’est complètement irrattrapable. L’homme a des yeux, mais il ne voit pas. Il a un cœur, mais ne ressent pas. Autant prier, c’est déjà plus « réaliste ». Le climat est mort ! Vive le climat !

      1. la lune…Tom c’est la lune……… la lune…..un satellite qui tourne autour de la terre……..ça au mons ça fonctionne encore pas trop mal POUR L INStant !

        Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt.
        Confucius

        Explication :
        L’idiot ne comprend pas le vrai sens des choses, il n’en voit que la surface.

  34. J’hésite …
    Volapück, usine à gaz, tentative d’accoupler une souris avec un éléphant, …
    Rien que ça : « La rationalité économique d’un tel comportement peut être démontrée, non seulement en se basant sur des principes keynésiens mais aussi sur les théories de Hayek. »
    Soit, la tentation de marier le bel au bois dormant et quasimodo.
    C’est du post-néo-libéralisme cherchant à transcender le dépassement d’un truc complètement dépassé.
    Déjà, les DTS, c’est du lourd : promu comme non-monnaie mais néanmoins étalon monétaire (panier de monnaies, mais uniquement de 4), dont l’allocation est attribuée par le FMI, sur la base des parts des nations versées au FMI, donc de leurs richesses et ce il y a … 40 ans.
    Ah mais dites donc, c’est vraiment intéressant, tout ça !!
    Sans compter le verset sur la non-création monétaire, sous-entendu parce que l’outil de production serait à 80% de sa capacité … : c’est vrai, on peut ‘créer’ de la monnaie (qui n’en serait pas, attention, contorsion), le tout pour financer des investissements ‘écolo’, qui permettront alors d’augmenter la capacité de production (mais re-attention, propre celle-là, hein …). On oublie aussi de dire que l’émission de DTS (non ‘polluante’ pour l’inflation, of course) ne résout pas les rapports de force monétaire, qui sont constitutifs de la formation des DTS, rapports de force par ailleurs définis entre 4 pays.
    Plus non plus de principe pollueur-payeur : pas bon pour le bizness ce truc.
    Juste le côté ‘suppression de la cotation des droits de pollution sur des marchés secondaires’ : histoire de dire que la proposition n’est pas totalement du green washing.
    Je ne relève même pas le pseudo débat sur l’inconditionnalité, alors même que les politiques du FMI sont liées à ces fameuses conditionnalités, DTS ou pas …

    Je propose complètement autre chose : lier un système Bancor avec un système d’émissions CO2.
    Chaque pays aura un audit conduit par un organe indépendant des Nations Unies (PNUD par ex.) sur son émission de CO2.
    Ce niveau d’émission viendra pondéré les différentiels en Bancor : si le pays a un différentiel positif, plus le niveau de CO2 sera important et plus le différentiel sera réduit (et inversement pour un différentiel négatif).
    De sorte que les pollueurs ‘paieront’ mais par le biais d’un réajustement monétaire, en premier lieu, puisque plus le différentiel sera important et plus la monnaie sera dévaluée/réévaluée. Ainsi, après réajustement, le pays aura tout intérêt à minorer l’émission de CO2, s’il souhaite améliorer ou conserver un différentiel ‘positif’, sans quoi le renchérissement/dévaluation de sa monnaie viendra lui faire payer comptant la note, soit par restriction de crédit, soit par augmentation de sa prime de risque.
    De surcroît, cette pondération par niveaux de CO2 permettrait à la chambre de compensation de jouer un rôle actif quant au financement par le crédit de dispositifs écologiques (y compris mondialement), puisque les différentiels étant pondérés et eux-mêmes compensés, les différentiels des différentiels viendraient alimenter un fond multilatéral de financement (à 0%) d’investissements écologiques, dont les droits de ‘tirage’ seraient liés aux niveaux de différentiels (ce qui permettrait par exemple aux pays les plus déficitaires de bénéficier de crédit à 0% pour réaliser ces investissements écologiques et réduire ensuite leurs différentiels ‘globaux’ la période suivante).
    Exemple : différentiel +100 en Bancor, niveau d’émission CO2 +20% par rapport à la normale, différentiel ‘global’ de Bancor de +80, différentiel de Bancor ‘éco’ +20 (à 0%).

    C’est-y ‘logique’ ou pas ‘logique’ ? Qu’est-ce que quoi ?

  35. J’interviens souvent sur ce blog et mes positions pronucléaires sont connues de ceux qui daignent lire ma prose. En ce qui concerne le réchauffement climatique, n’est-on pas à nouveau confronté à une nouvelle escroquerie du genre de celle du trou d’ozone ?
    Mettons les choses au clair : le trou d’ozone, dont on ignorait l’existence avant les observations satellitaires a été utilisé pour orchestrer un lobbying intense lors des conférences internationales de climatologie de la part d’un grand groupe chimique américain qui a fait interdire les CFC sur la base de simulations en laboratoires pour le moins incomplètes pour ne pas dire fumeuses afin de promouvoir ses propres composés maintenant utilisés en lieu et place des CFC dans les machines frigorifiques. Cette histoire de trou d’ozone est à mon humble avis la plus grande mystification du XXe siècle.
    Certes le taux de CO2 augmente de manière continue dans l’atmosphère, certes les émissions de méthane (y inclure les pétulances de 7 milliards d’êtres humains dont on ne parle pas trop par pudeur) sont tout aussi dangereuses que le CO2 pour l’effet de serre, mais il n’y a pas encore de preuves formelles d’un réchauffement climatique qui n’est présent dans les esprits que pour alimenter le catastrophisme ambiant.
    Je ferai une seule remarque à propos d’un réel danger qui se profile à l’horizon : sachant que le principal puits de CO2 est le phytoplancton, la pollution des océans par toutes sortes de polluants comme les métaux lourds, les détergents type phosphonates et les tensioactifs risque d’aggraver la situation beaucoup plus rapidement qu’on ne peut l’imaginer, alors oui, l’accumulation atmosphérique de CO2 pourrait devenir très préoccupante.
    La question qui surgit donc logiquement est : comment réguler au niveau de la planète entière les rejets de polluants dans les océans ?
    Pensez-vous que des DTS pourraient être utilisés dans ce but ? J’en doute.

  36. La société anonyme immobilière d’économie mixte (ville 51%, Caisse des Dépôts 31%, etc) qui gère l’immeuble où je loue un appartement procède depuis plusieurs années à des aménagements destinés en principe à diminuer le gaspillage d’énergie (évident) provoqué par le fait que l’immeuble a été construit à une époque où « on ne pouvait pas » prendre en compte ce gaspillage.

    Quand on observe les choses de près on constate malheureusement que les travaux importants (changement des fenêtres et des radiateurs, embryon de régulation) mais peu cohérents (ventilation mécanique pas réellement contrôlée et j’en passe) semblent être le résultat de décisions « bureaucratiques » inadaptées à une (techniquement difficile) remise en ordre de la pagaille énergétique.

    Ce très modeste exemple suggère qu’un financement acceptable ne suffit pas à éviter que les industriels d’une part, les financiers qui avancent l’argent nécessaire aux industriels pour effectuer les travaux d’autre part soient les principaux bénéficiaires de l’opération.

  37. C’est aussi vrai pour les propositions alternatives, telles que le financement à partir des profits des bourses du carbone ou de taxes sur le carburant aérien et les transactions financières. Toutes les propositions auront à faire face à des lobbies si puissants que le résultat sera toujours le même : trop peu, trop tard.

    Vive le TINA ! et puis proclamer l’échec ca évite de mener le combat … bel écran de fumée.

    Comme les DTS (l’actif de réserve international du FMI) ne sont pas une monnaie utilisable au même sens que les monnaies nationales, ils devront être convertis par le Green Climate Fund auprès des banques centrales dont les devises formeront respectivement la base des paiements destinés aux futurs projets de protection du climat.2

    Oui donc on fait des dettes puisque in fine les états payent…. ou alors planche à billet… ah ben c’est écrit après… planche a billet…

    Ces banques centrales incluent dans leur bilan les nouveaux DTS en tant que nouvelles réserves monétaires et fournissent la monnaie centrale correspondante dans leur devise nationale respective au Green Climate Fund. Il en résulte une création monétaire nette, correspondant aux DTS échangés, accroissant le bilan de la banque centrale.

    Miam Miam des dettes du FMI, aussi solvable que la somme des états qui la compose…. youpi ! Il est foutu de nous faire croire qu’une dépense enrichit le payeur… nan mais c’est n’importe quoi ! vive l’arbre a fric !

    L’expérience montre qu’une augmentation modérée de la demande pourrait être plus que satisfaite par un accroissement de la production. On peut s’attendre à une augmentation des prix uniquement quand les coûts de production sont en augmentation constante et une augmentation des prix devient possible quand il n’y a pas assez de concurrence.

    Mais bien sur car la production va continuer à s’accroitre indéfiniment, surtout en période de récession violente…. surtout que si l’on suit le raisonnement, cet accroissement de la production va générer de la pollution, qu’il va falloir compenser en payer une deuxième fois.
    Ah oui et question baisse des prix liée à la concurrence mouahahahaha ! je ne détaille même pas….

    reen Climate Fund (Fonds vert pour le climat) établi lors de la conférence sur le changement climatique N°16 à Cancun au Mexique en 2010…. FMI

    Omg ! nourrir l’usine à gaz ! avec ce genre de gestionnaire, on est sur que l’efficacité des fonds dépassera pas 10%… il a pensé à ça dans son estimation du montant requis ?

    ah euh oups je viens de lire les commentaires… c’est un piège ! ohla Paul est joueur aujourd’hui !

  38. POUAAAAHHH !!
    Le Japon vient de trouver LA solution :
    « Le gouvernement pourrait racheter certains terrains aux habitants afin d’y stocker temporairement les déchets radioactifs, y compris les boues et les débris contaminés de l’usine atomique, a ajouté le plus grand quotidien nippon. ».
    Et vitrification sur 3 km à la ronde, pour ‘probablement’ des décennies …

    Gageons que ‘déchets radioactifs’ signifie ‘eaux contaminées de la centrale’.

    Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est l’acceptation par le peuple japonais de cet état de fait. Sans doute parce qu’ils sont encore sous le choc …

    1. « Sans doute parce qu’ils sont encore sous le choc … »

      Plus surement parce qu’ils n’ont pas le choix.

      1. Exact…D’ailleurs il en sera de même pour nous tous, si nous ne nous mobilisons pas plus que ça pour les élections de 2012…Nous devrions apporter notre soutien à tous les candidats qui comme Eva Joly ont déjà énoncer leurs intentions à ce sujet.

    2. Hhmm… Non, Zébu. Les eaux s’écouleront dans le Pacifique. L’eau de pluie ruisselle. Et sur TOUT le Japon. C’est spécifique, chez « eux »… 😉

      Tu as loupé le but initial de l’article.
      3 kms : des décennies tout de suite.
      6 kms : des décennies tout de suite mais un peu moins longues.
      9 kms : des décennies dans pas longtemps mais longues.
      12 kms : des décennies dans pas longtemps mais presque plus courtes.
      15 kms : des décennies de moins en moins nombreuses au fur et à mesure.
      18 kms : des décennies en moins grand nombre mais presque.
      21 kms : des décennies plus quelques années.
      24 kms : des décennies dans presque pas longtemps mais pour un temps raisonnable.
      27 kms : des décennies à venir. (mouarf : avenir…)
      30 kms : des décennies presque sûres.
      33 kms : des décennies qu’on oubliera.
      36 kms : des décennies presque courtes.
      ….
      270 kms : des décennies presque sans cancers.

      Homines, Homo, Homéopathique.

      1. Excuses-moi, Marlowe, j’ai oublié de te répondre et, en passant, merci du compliment, Zébu. Et, en même temps, je n’ai aucun mérite, car mon métier est de décrypter ce genre d’info.

        Marlowe.
        Ici, tu as raison. Car le pognon les domine. Comme nous, notes…
        Mais, la tactique utilisée est d’habituer l’humain par petites touches successives.
        Tout simplement parce que l’humain a cet avantage extraordinaire d’être l’animal le plus adaptable (qualitatif et quantitatif) de la planète.
        Et donc, cet inconvénient d’être aussi le plus manipulable, donc, le plus domptable.

        Voir chapitre « chaque revers a sa médaille », sous-chapitre : pourquoi un pendule se crève-t’il le derrière à retrouver son équilibre…
        A-t’il déjà au départ demandé la permission…???
        Vous le saurez dans le prochain épisode de la saga citée.

    3. Connaissez vous la religion majoritaire au Japon ? Vu vos commentaire certainement pas c’est le shintoïsme un mélange entre animisme, chamanisme, et culte des ancêtres. Je peut vous dire que l’on n’est loin du christianisme et de son dieu unique.Votre dieu unique de crétin n’existe pas première mise en forme.Dans chaque maison vous avez un autel ou vous priez selon vos conviction selon le dieu que vous préférer. les dieux sont très nombreux et même vous pouvez en créer.La radioactivité arrive la-dessous oui quelle incompréhension . La réalité physique du monde restant pour la majorité des gens absolument inconnu. Il reste dubitatifs. Quelle courage mais « the show must go on » traduction la vie doit continuer. J’aimerais bien que Henri38 nous parles des croyance des japonais . Si il les a remarqué

      1. « Votre dieu unique de crétin n’existe pas première mise en forme »
        ploucplouc, soit gentil, va pêter ailleurs STP …

      2. « Votre dieu unique de crétin n’existe pas première mise en forme. » ça c’est l’excommunication directe !!! Alors, Julien Alexandre ???

        « La réalité physique du monde restant pour la majorité des gens absolument inconnu »

        C’est fou ce qu’il peut y avoir comme crétins qui détiennent la science absolu, ce que je n’ai jamais compris c’est la raison de leur silence, pourquoi ils se taisent ?????????

      3. Ceci dit, je suis fasciné, depuis mon enfance, par la Mythologie.
        Au moins, avec les histoires de famille, on ne s’ennuyait pas à la messe. Les curés devaient même rajouter des ragots, j’en suis sûr. Ou des paris devaient être fait sur le dieu qui roulerait l’autre.
        Ouuupss. Mince, j’ai oublié que les paris étaient peu appréciés, ici. Et à juste raison, notez.
        Néanmoins, un dieu, lorsqu’il est vareuse, se doit de devenir parfait.
        Je suppose que tout le monde l’est ici, mais moi, ça me gène.
        Ca crée une distance, quelque part.
        Trop d’égo tue l’égo.

  39. Le réchauffement climatique est du au rejet dans l’atmosphère de CO2 capté par les plantes des centaines de millions d’année auparavant, qui ont ensuite décomposé et formé les hydrocarbures fossiles, pétrole en tête. Or, l’AIE a annoncé que le peak-oil a été atteint en 2006, donc à partir de maintenant l’extraction et l’utilisation du pétrole vont diminuer, et donc les émissions de CO2 aussi, quoiqu’on fasse.

    Problème résolu, suivant.

    1. l’AIE a annoncé que le peak-oil a été atteint en 2006

      ah ben sil elle l’a dit , c’est que ça doit être vrai !! La dernière fois que je l’avais lu , c’était en 2008, pis avant c’était en 1976, pis aussi en 2001.
      Franchement , il faut arrêter avec ça : les réserves réelles en pétroles relève de l’info stratégique, du secret défense ….

      1. Zolko,

        l’AIE a annoncé que le peak-oil a été atteint en 2006

        Oui, mais l’agence parlait du pétrole conventionnel, excluant bitumeux et autres super polluants.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9trole_non_conventionnel

        Le pétrole non conventionnel est un pétrole produit ou extrait en utilisant des techniques autres que la méthode traditionnelle de puits pétroliers, ou impliquant un coût et une technologie supplémentaires en raison de ses conditions d’exploitation plus difficiles. Les productions de type non-conventionnel comprennent : l’exploitation de sables bitumeux, de pétrole lourd, de schiste bitumineux, en offshore profond, en conditions polaires. Si les deux derniers types de pétrole ne sont pas matériellement différents du pétrole conventionnel, en revanche les trois premiers, bien qu’ayant la même origine, ont eu une genèse différente.

        http://green.blogs.nytimes.com/2010/11/14/is-peak-oil-behind-us/?partner=rss&emc=rss

        That’s the conclusion of the International Energy Agency, the Paris-based organization that provides energy analysis to 28 industrialized nations. According to a projection in the agency’s latest annual report, released last week, production of conventional crude oil — the black liquid stuff that rigs pump out of the ground — probably topped out for good in 2006, at about 70 million barrels a day. Production from currently producing oil fields will drop sharply in coming decades, the report suggests.

    2. @ Zolco

      Il reste encore grosso modo la moitié du pétrole à cramer (ou pas…). Plus de la moitié du gaz naturel. Et beaucoup, beaucoup de charbon… Certes les émissions de Co2 liées au pétrole vont à terme diminuer assez rapidement, puis suivront celles issues de la consommation de gaz. Mais ce qui reste dans le sol représente pas mal de Co2…

      Par ailleurs, si les multinationales décident de produire massivement des carburants via la filière CTL alors les émissions augmenteront, y compris dans le cas d’une baisse de la conso en carburant car le CTL relâchent plus de Co2 par rapport aux carburants issus du pétrole.

      Bref le problème est loin d’être résolu… surtout si on persiste dans la voie du moteur à combustion… à moins d’un saut technologique énorme, genre : des véhicules équipés de systèmes de captation du co2… mais on y est très, très loin… et ça coûterait très, très cher…

      Bon, sinon je suis assez sceptique dans l’idée que le FMI s’occupe du problème (lol), même si effectivement, des investissements sont nécessaires… mais pas que pour « les pays en voie de développement » ! Qui ne sont sûrement pas les plus pollueurs – même la Chine par habitant (sauf erreur de ma part)

    3. @Zolko
      C’est la chaleur qui fait fondre votre cerveau Monsieur?
      Le CO2 c’est pas seulement avec le pétrole mais aussi avec le gaz et le charbon!
      Le réchauffement c’est aussi le méthane…
      C’est vite résolu avec vous les problèmes!
      Zolko président!

    4. @ tous :

      vous n’avez pas compris ce que je voulais dire (trop succinct sûrement): la réchauffement climatique du aux rejets de CO2 par l’Homme n’est que le résultat inverse de celui qui a permis le refroidissement de l’atmosphère quand les plantes pré-historiques ont captées le CO2 originel, qui causait à l’époque un effet de serre donnant une atmosphère beaucoup plus chaude.

      L’Homme a brûlé environ 1/2 des hydrocarbures que la Terre a stockée (ou la 1/2 exploitable ?) donc les émissions de CO2 vont baisser. Les schistes bitumeux et autres sables bidules ne sont pas exploitables à grande échelle, ils sont si peu productifs qu’aucun DTS ou machin magique ne sera nécessaire pour les écarter. Quant-aux hydrocarbures « traditionnels » qui restent, et en se référant aux îles de Pâques, je ne vois pas l’Homme se restreindre à les exploiter.

      Donc, l’Homme brûlera encore les hydrocarbures qu’il pourra, mais qui seront en déclin de toutes façons, et dans un siècle on n’en parlera même plus. C’est comme à la fin du XIX-ième siècle, des habitants de Paris s’alarmaient que la ville allait crouler sous les crottins de cheval.

      1. @Zolko
        Je renonce à vous rectifier: le cas me paraît un peu trop grave. Le seul point avec lequel je peux éventuellement être d’accord c’est qu’on n’en parle plus dans un siècle. Au rythme actuel, dans un siècle il n’y aura peut-être plus personne pour en parler!

      2. Et quand il n’y aura plus assez d’hydrocarbures et que l’Etat de droit s’éloignera l’homme sera denouveau confronté à sa condition et par la force des choses brûlera absolument tout ce qui peut l’être, des plus beaux arbres à ses plus beaux livres …

      3. « quand il n’y aura plus assez d’hydrocarbures et que l’Etat de droit s’éloignera »

        quel rapport entre les 2 ? Ne voyez-vous pas que le peak-oil et le réchauffement climatiques sont directement liés, tandis que les aspects socio-politiques sont un sujet totalement orthogonal ?

  40. Je ne vois pas bien ce que vous avez tous contre l’idée des DTS de Julien Alexandre. Depuis longtemps maintenant, les grands chantiers de développement ont été financés par les Etats. Qu’il y ait une communion d’Etats par le biais du FMI pour combattre le réchauffement climatique ne me semble pas une mauvaise idée. D’abord, en cette période de crise, cela peut contribuer à rassurer les marchés. Ensuite, il est évident que nous ne connaissons pas vraiment pour le moment de croissance verte alors que les prototypes dorment dans les entreprises en attente de fonds.

    Même s’il n’est pas garanti que la cause écologique sera vraiment servie, l’effet ne peut être nul.

    1. Isabelle.
      Il n’y a pas que les problèmes de fonds des entreprises.
      Les brevets pris par des multinationales pour empêcher l’industralisation d’autres technologies.
      Ainsi que des contraintes sur le coût d’exploitation. Par exemple le nucléaire: on ne paye pas le coût du démantèlement des centrales. Si on le faisait, cette technologie serait probablement déjà abandonnée.

      1. Arnaud, en ce qui concerne la voiture électrique en tout cas, on voit bien que les entreprises sont soumises aux conditions de rentabilité et de vitesse de production du marché international, ce qui se traduit quand même par un problème de fonds ou de coûts, si vous préferez.
        Peut-être qu’avec de tels DTS, nous n’aurions pas connus les innombrables tentatives avortées de véhicules verts.

      2. @Arnaud

        « Les brevets pris par des multinationales pour empêcher l’industralisation d’autres technologies. »

        Ce mythe me fait toujours « rire » …

        Renseignez vous un peu, aucun miracle dans l’énergie

  41. « Surmonter le défi climatique aura un coût élevé »
    Il y aurait bien une solution plus simple et plus radicale: Saisir les fonds déposés dans les paradis fiscaux et les affecter à cette opération !

  42. ou trouver l’argent ? une baisse de 6% des dépenses mondiales militaires « suffiraient » et cela en plus améliorerait notre sécurité…10 autres % pour éradiquer la faim dans le monde…etc, etc…

  43. La question de la sous-utilisation des capacités industrielles est rarement soulevée.
    Pourtant cela coûte très cher.
    Les usines qui deviennent de plus en plus productives en raison de leur automation « intelligente » ne fonctionnent pas à plein.
    Dans le secteur industriel dans lequel je travaille la sous utilisation est de 40%.
    Pourtant la dernière phase d’investissement dans les années 2004 aboutit dans ce pays à une cinquantaine d’usines qui sont les plus productives dans le monde et sans doute sont capables de produire un ratio qualité/prix le meilleur dans le monde (ou sinon proche de l’optimum, donc concurrentiel par rapport aux Allemands ou aux Italiens).
    Pourtant les industriels français ne produisent pas de peur que chute leur taux de profit sous la pression de la grande distribution.
    En fait, la demande existe mais les trusts préfèrent investir en Europe de l’Est, en Amérique du Sud et bientôt en Chine -ce qui est très risqué- plutôt que faire fonctionner leurs excellentes usines française.
    Donc une politique volontariste d’incitation – ou d’obligation ! – à produire en France est nécessaire – indispensable plutôt.
    Est-ce du protectionnisme ? Non c’est de la légitime défense.

    1. On est condamné à l’empathie et à la castagne;c’est vieux comme le monde.
      Le temps des aphorismes…

      1. Piotr, oui, mais le monde avait revêtu des couches de croûte sur cela, si l’on suit Rifkin.
        Les couches de la religion , de l’évolution (mal comprise), les couches de la psychanalyse (mal comprise aussi, …Rifkin met Freud dans l’arrière garde des paternalistes bourgeois, Onfray ne dira pas le contraire en ous vendant Fromm, mais je n’en rajoute pas sur ce débat censuréen).
        Les néo-libéraux en ont aussi rajouté dans le culte du soi-disant mérite individuel (compté en $$$) comme moteur de toute chose.
        Le message de Rifkin est que s’il en est encore temps, on refait émerger les valeurs empathiques, et pour le coup il ne s’agit pas d’une table rase du passé (le genre d’idée destinée à l’échec) mais d’une exploitation de nos savoir-faire et savoir vivre (il cite Richard Sennett)

      2. Ce n’est pas un aphorisme, mais une réalité scientifique indiscutable. Lors de ses travaux, Antonio Damasio a clairement démontré que l’architecture neurale et la genèse de nos émotions nous condamnent à l’empathie. C’est une programme génétique incontournable. Le combattre est aller au risque de disparaître de la planète. Rifkin se base sur les travaux de Damasio pour affirmer sa thèse.
        Timiota a raison, ce sont les couches de croûtes de certitude pré-machés qui nous ont éloigné de notre rôle sur cette planète.
        Ne vivons nous pas depuis les lumières dans la certitude que nous « sommes, parce que nous pensons » alors que les neurosciences ont démontré clairement, et en ça donné raison à Aristotle, que nous sommes parce que  » nous ressentons ». Sans émotions, pas de décisions est aussi contraire à nos croyances qui veulent que les bonnes décisions se prennent hors de tout contexte émotionnel.
        L’énumération de ces croutes, de ces prothèses prendraient des milliers de pages.

  44. La mise en place de DTS est parait iL un processus lourd.

    Pistes de reflexion sur l’alternative au dollar et à l’euro ???
    Où le journal les Echos commencent nous préparer les neurones à des changements en vue……..

    Article : Par quoi peut-on remplacer le dollar?

    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/monnaies-et-taux/221136932/peut-on-remplacer-dollar

    Une meilleure idée est de commencer maintenant à travailler à la création d’actifs de réserve mondiaux plus attractifs. L’instrument idéal serait une obligation multi-marchés liée au PIB, dont les rendements varieraient en fonction des taux de croissance mondiale, tout comme les rendements sur les bons de souscription liés au PIB émis par les gouvernements du Costa Rica et de l’Argentine, par exemple, qui varient en fonction du taux de croissance national.

    Question : indexer sur le PIB quand il n’y a pas de croissance ????
    est ce possible ?

  45. Question à cent milliards: qui provoque le réchauffement des planètes Mars et Pluton? (source NASA).
    Question à deux cent milliards: les chercheurs de la NASA croient-ils que la Terre est plate?
    Question à trois cent milliards: combien d’argent faut-il créer pour refroidir le soleil?
    Question subsidiaire à crédit illimité: combien d’internautes (je ne pense pas que le terme « imbéciles » soit accepté) sont tombés dans le panneau de cet article?

    Bonjour chez vous.

    1. J’aime bien l’idée de refroidir le soleil.
      C’est bien plus ambitieux que de vouloir capturer le CO2. Plus fin. Plus lumineux. C’est un grand projet de taille.
      Et puis il fait trop chaud en ce moment !

    2. @Roger Welgus

      Je cite :
      Ce n’est pas un aphorisme, mais une réalité scientifique indiscutable. Lors de ses travaux, Antonio Damasio a clairement démontré que l’architecture neurale et la genèse de nos émotions nous condamnent à l’empathie. C’est une programme génétique incontournable. Le combattre est aller au risque de disparaître de la planète. Rifkin se base sur les travaux de Damasio pour affirmer sa thèse.

      Je ne connais pas Damaso, mais Frans de Waal en parle aussi trés bien dans l’ouvrage : l’Age de l’Empathie

      Je cite :
      L’énumération de ces croutes, de ces prothèses prendraient des milliers de pages.

      non, non, non , laissez donc ces croutes elles feront comme toutes les vieilles croutes sèches : elles tomberont toutes seules !

    3. @Sébastien

      ça c’est ce qui s’apelle avoir des arguments fins et convaincants ………………….et……..
      pas imbéciles ????

      j’ai des doutes……..

  46. Il n’y a pas de doute qu’un monde économique qui ne connait que la loi du profit maximum n’aura d’ègard ni pour l’homme (qu’il exploite) et encore moin de l’environement (qu’il exploite et détruit).

    Mais est-ce vraiment raisonable de penser scientifiquement (et librement) que l’industrie est responsable du réchauffement climatique ? Ne vaut-il pas la peine quelques fois de ne pas gober tout ce qu’on nous raconte ?

    Peut-ètre ce n’est une théorie scienfifique « à la mode » sans aucune réelle confirmation scientifique (l’effet de serre est loin de faire l’unanimité dans les millieus scientifiques libres (c’est à dire ou leurs programmes de recherche ne sont pas financés par des fonds de recherches sur le climat, pardon sur le réchauffement climatique).

    Si vous avez la chance de lire les journaux des années 70, la théorie (des météréologues) était exactement opposée, nous allions vers une nouvelle glaciation. Ce fut alors qu’un météréologue danois proposa d’emettre de grandes quantités de CO2 pour créer un « effet de serre » et provoquer le réchauffement de la Terre ? Des années aprés cette glaciation annoncée, le mème concept a été utilisé pour expliquer le rèchauffement (qui lui aussi ne fais méme pas l’unanimitè).

    N’oublions pas que Al Gore (prix Nobel et vainqueur d’un oscar pour son film ecolo-rèchauffement) a ètè intimement liè à la programmation du « Cap and Trade » et a cofonfé, avec trois ex de la Goldman Sachs Asset Management, le « Generation Investment Management » compagnie dont le but n’ètait autre que d’investir dans les Credits de Carbone (voir la Bourse d’échange de Carbone de Chicago). Un nouveau marché potentiel extrémement juteux pour le monde financier ( 646 milliards de dollars de crédits de Carbone selon les calculs de Obama (et oui toujours lui !)
    Heureusement que pour une fois leur camelote n’as pas marché . Cette Bourse à été fermée en sourdine il y a quelques mois, le réchauffement par le CO2 ayant pris pas mal de plomb dans l’aile depuis quelques temps.

    La preservation de notre monde doit étre une priorité comme doit l’ètre le respect des droits de tous les hommes, mais ce n’est pas une raison d’essayer de nous manipuler (une fois de plus) pour en tirer des milliards de profit sur notre dos (une fois de plus) car en fin de compte c’est nous qui devront la payer (une fois de plus) !

    1. VincenrtR, je suis entièrement de votre avis, restons vigilant, il y a beaucoup de contradictions dans le milieu scientifique ou pas d’ailleurs, mais au delà de tous ces débats , il me parait tout de m^me important de savoir quel est l’esprit du monde dans lequel nous voulons vivre concrètement ???
      un monde basé sur le respect et l’harmonie avec les lois de la nature où on est certes forcé à un peu plus d’humilité où bien ces comportement de fuite délirants en avant où nous en sommes arrivé à ce jour ??????

      Car si on ne reinvente pas notre regard, et notre rapport au monde, il ne servira à rien de se donner bonne conscience en faisant du colmatage écolo à 2 balles !

      Le désastre à de nombreux étages du système en est me semble t’il l’image la plus
      éloquente !
      Le rafistolage ça va un peu et ça dure un certain temps……. mais un moment donné on doit arrêter de mettre des emplatres sur une jambe de bois, je ne suis pas inquiète pour la nature ELLE SURVIVRA , nous à force de ne PAS ENTENDRE au sens pascalien ce qu’elle nous dit , théories fumeuses ou pas, controverses ou pas, je ne sais pas si NOUS nous en sortirons avec des intellects aussi chargés , si peu capables que nous sommes devenus d’avoir le coeur ouvert et à la sensibilté si malade !

      Alors allez dans la forêt, parlez aux plantes aux arbres et peut être que votre coeur guérira, je vous le souhaite, le monde a AUSSI BESOIN DE CET OXYGENE LA et de cette sève pour se RECREER !

  47. @ Matthias Kroll

    Vous dites : « l’économie industrielle – suivant ses propres intérêts – répondra à la demande accrue de biens d’investissement sans CO2 en accroissant ses capacités correspondantes et qu’il n’en résultera aucune demande excédentaire. »

    L’économie actuelle ne sais pas ne pas produire de CO2 !
    Donc il n’y aura pas de bien d’investissement sans CO2 si on ne change pas d’économie.

    Il nous faut donc une économie écologique ! grâce à laquelle, pour limiter un peu le réchauffement climatique, on pourrait commencer par planter beaucoup d’arbres, des centaines de milliards. Et pas des arbres OGM s’iou plait !
    Les arbres sont en effet les seules « machines » à pouvoir fixer du CO2 sans émettre du CO2 ; enfin ! sauf durant la nuit.
    En plus, c’est des « machines » presque gratuites, puisque, bien sur, elles ne sont pas OGM.

    C’est pas beau la simplicité !
    Et j’ai même pas fait de sophisme !

    1. Formidable, oui il faut non seulement planter des arbres mais responsabiliser ceux qui déforestent abusivement ou qui les coupe une fois qu’ils sont malades alors que si ils avaient été biotraité à temps ils étaient encore sauvables, le pire étant ceux qui les coupe par ce qu’ils gènent car c’est bien connu ce sont les arbres qui traversent la route et provoquent des accidents…….si si je vous jure ….véridique……..un coup de sang et on coupe un arbre …..du grand n’importe quoi pour changer !!!!!

  48. La solution proposée n’est pas convaincante car le diagnostic n’est pas le bon. L’auteur propose d’augmenter l' »investissement vert » avec pour conséquence d’augmenter la production industrielle (et rejoindre la croissance potentielle). Cela revient à considérer qu’on est capable de produire sans émettre de CO2 (tout pareil que maintenant mais en vert). J’aimerais qu’il indique quelles technologies lui inspirent une telle confiance.

    Les seuls pays qui ont actuellement des émissions acceptables sont des pays en développement, avec des niveaux de PIB/habitant bien plus fables que chez nous. La seule période où l’on a réduit nos émissions a été la récessions de 2009. Un constat s’impose : pour réduire notre impact, en l’état actuel des technologies, on ne sait rien faire d’autre que de produire moins (et c’est maintenant qu’il faut agir, ou plutôt arrêter d’agir : consommons moins et reposons nous !).
    Le problème n’est pas tant qualitatif que quantitatif (effet rebond : on sait déjà faire mieux à l’unité mais on ne maîtrise pas la croissance du nombre d’unités). C’est quand même curieux de proposer une solution qui consiste à produire plus alors que c’est justement une grande partie du problème!
    La création monétaire dans un contexte d’économie qui plafonne (notamment à cause des matières premières), c’est ce qui nous a planté en 2007/2008. La masse monétaire doit en effet être corrélée au volume d’activité, qui est actuellement amené à diminuer.

    Enfin, même en acceptant qu’il suffit d’investir vert pour résoudre le problème, je doute de son histoire de sous emploi des capacités industrielles occidentales pour absorber l’effet inflationniste. L’appareil productif qu’il faut convertir ne se situe majoritairement plus chez nous mais dans les émergents. C’est de là-bas que nous importons une part croissante de nos émissions de même que c’est à eux que nous sous-traitons une grande partie de la production des « green tech ». Or ils connaissent déjà de graves problèmes d’inflation. Ce sont eux qui absorbent les effets de QE dont ils n’ont pas besoin de même que ce sont eux qui se retrouveraient inondés de centaines de milliards de DTS. Est-ce que ça corrigerait notre trop grande soif de mobilité, de gadgets high tech, de logements trop grands et trop chauffés, d’alimentation trop carnée ?

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