FINANCER LA PROTECTION DU CLIMAT PAR DE NOUVEAUX DTS (DROITS DE TIRAGE SPÉCIAUX), par Matthias Kroll

Billet invité, suite à la rencontre de Paul Jorion avec Jakob von Uexkull à Zermatt. Merci à Bénédicte pour la traduction

Surmonter le défi climatique aura un coût élevé. La majorité des États actuellement confrontés à d’énormes déficits budgétaires (principalement causés par la crise financière) sont réticents à l’idée de consacrer de l’argent aux problèmes climatiques sur le long terme. Il faudrait au bas mot 100 milliards de dollars pour une politique véritablement efficace visant à réduire les effets du changement climatique, pour autant que cela soit encore possible. Il n’est pas réaliste d’envisager que ces sommes puissent provenir des budgets nationaux.

C’est aussi vrai pour les propositions alternatives, telles que le financement à partir des profits des bourses du carbone ou de taxes sur le carburant aérien et les transactions financières. Toutes les propositions auront à faire face à des lobbies si puissants que le résultat sera toujours le même : trop peu, trop tard.

Par conséquent, nous avons besoin d’une source de financement nouvelle et mondiale, capable de générer au moins 100 milliards de dollars par an immédiatement, sans être soumise à l’impératif de redistribuer des fonds existants. Et nous avons besoin de penser différemment, en dehors des cadres habituels de pensée, parce que la seule organisation internationale qui soit capable de générer ces montants additionnels sur-le-champ est le FMI, du fait qu’il a la capacité de créer de nouveaux fonds de réserve internationaux sous la forme de son unité comptable, les Droits de Tirage Spéciaux (DTS).

Heureusement, le Sommet du G20 en avril 2009 a autorisé le FMI à redonner vie aux DTS et à en émettre de nouveaux pour un montant de 250 milliards de dollars afin de s’attaquer à la crise financière. Si le FMI peut combattre la crise financière à l’aide d’actifs de réserve nouvellement créés, pourquoi ne pourrait-il pas également relever le défi du changement climatique en usant du même procédé ?

Le débat sur le meilleur moyen de renforcer le rôle des DTS au sein du système monétaire international s’est trouvé réanimé récemment (FMI, 2011A ; Eichengreen, 2009 ; Ocampo, 2010 ; Subacchi / Driffill, 2011 ; Williamson, 2009). La création annuelle d’actifs de réserve sous la forme de DTS additionnels pour financer la nécessaire réduction des effets du changement climatique (ainsi que les MDG – les Millenium Development Goals – ou Objectifs du Millénaire pour le Développement) serait une avancée significative vers une réforme du système monétaire international.1 Aussi, l’utilisation des DTS pour financer des objectifs à l’échelle mondiale n’est pas un rêve irréaliste. C’est le point de départ de la proposition du World Future Council.

La proposition d’une nouvelle monnaie par le World Future Council

La pièce maîtresse de la proposition du WFC est la mise en place d’un outil de financement qui utilise la capacité du FMI à créer une nouvelle monnaie de réserve internationale sous la forme de DTS. L’intention étant de soutenir des mécanismes de financement tels que le Green Climate Fund (Fonds vert pour le climat) établi lors de la conférence sur le changement climatique N°16 à Cancun au Mexique en 2010. Les États membres du FMI peuvent décider de l’émission de nouveaux DTS. Ils leur sont généralement attribués en proportion de leur quote-part dans la contribution au budget de l’institution. Conformément à l’accord sur l’établissement du Green Climate Fund, les États membres devront s’engager en amont à consacrer tout ou partie des nouveaux DTS à ce fonds. Une petite partie, par exemple 10 à 20 %, pourrait être réclamée par les États membres pour le financement de projets spécifiques pour la protection du climat.

Le principe de base est que les nouveaux fonds seraient versés uniquement à la lumière des résultats. Le Fonds devrait s’assurer de la création de valeur économique et de nouveaux emplois verts (nouveaux salaires et nouveaux revenus) dans les pays en développement en ne finançant directement, à l’aide des fonds additionnels, que des projets d’infrastructure pour les énergies renouvelables.

Comme les DTS (l’actif de réserve international du FMI) ne sont pas une monnaie utilisable au même sens que les monnaies nationales, ils devront être convertis par le Green Climate Fund auprès des banques centrales dont les devises formeront respectivement la base des paiements destinés aux futurs projets de protection du climat.2

Ces banques centrales incluent dans leur bilan les nouveaux DTS en tant que nouvelles réserves monétaires et fournissent la monnaie centrale correspondante dans leur devise nationale respective au Green Climate Fund. Il en résulte une création monétaire nette, correspondant aux DTS échangés, accroissant le bilan de la banque centrale.

À ce stade, le processus ressemble à celui du refinancement d’une banque commerciale ordinaire obtenant de nouveaux actifs liquides auprès de sa banque centrale. La différence tient toutefois au fait que les banques commerciales doivent acquitter des intérêts sur les fonds empruntés (au taux exigé par la banque centrale) et les fonds doivent être remboursés au terme du prêt. Alors que la monnaie créée pour les projets du Green Climate Fund en échange des nouveaux DTS ne suppose ni le versement d’intérêts, ni le remboursement des sommes allouées.

La création monétaire et le risque inflationnel

Cette proposition de financement de nouveaux projets à énergie renouvelable par l’utilisation de la “planche à billets” va immanquablement faire resurgir le spectre de l’inflation, surtout s’il est question de créer au moins 100 milliards de dollars par an. Cette peur est cependant infondée si l’on considère que le PIB mondial est d’environ 60.000 milliards de dollars et que cette nouvelle demande mondiale est confrontée à un écart de production (“output gap”, l’écart entre le niveau réel du PIB et son niveau potentiel) dans les pays industrialisés. L’appareil industriel en Amérique du Nord, comme en Europe, est en moyenne à long terme utilisé à seulement 81 % de sa capacité.3 Cela nous conduit à l’hypothèse selon laquelle les entreprises ajustent leurs capacités avant même qu’elles n’aient atteint leur pleine utilisation.

L’utilisation de la capacité industrielle dans la zone Euro et aux USA (en pourcentage)

L’industrie a habituellement la capacité de réagir à des augmentations soudaines de la demande.

L’expérience montre qu’une augmentation modérée de la demande pourrait être plus que satisfaite par un accroissement de la production. On peut s’attendre à une augmentation des prix uniquement quand les coûts de production sont en augmentation constante et une augmentation des prix devient possible quand il n’y a pas assez de concurrence.

Considérant le chartalisme et l’idée que dans l’économie réelle, l’offre de capitaux est endogène (voir Moore, 1998 ; Meyer, 2001 ; Googhart, 2002 ; Arestis, 2006 ; Minsky, 2008, p271), il peut être aussi démontré que la création de nouveaux DTS ne produira pas un excédent de monnaie, ces DTS ainsi que la création monétaire nette nationale en résultant constituant de la monnaie banque centrale qui sera utilisée – lors du processus de refinancement de notre système bancaire à 2 vitesses (des banques commerciales privées qui prennent des risques importants et rémunèrent leurs clients en conséquence, mais sans aucune garantie gouvernementale en cas de faillite, cohabitant avec des banques publiques finançant des activités non spéculatives et dont les dépôts sont garanties par l’État) – pour remplacer une autre monnaie banque centrale. Les excédents de liquidités ne seront donc pas créés. Après que le processus final d’ajustement ait eu lieu, le montant des capitaux aura augmenté en fonction de l’augmentation de la production.

Conclusion

Les avantages de la proposition de financement des investissements pour la protection du climat à l’aide de DTS du FMI peuvent être résumés de la façon suivante : les ressources d’un montant minimal de 100 milliards de dollars seraient immédiatement disponibles. On ne demanderait à aucun pays de gonfler son budget national ; les budgets nationaux recevraient même une petite partie de la monnaie créée afin de financer leurs propres projets de protection du climat.

Le financement de la lutte contre le changement climatique peut être mené sur une base continue. Parce que la nouvelle monnaie correspond à l’augmentation de la production et qu’elle remplace la monnaie utilisée dans le processus de refinancement des banques, aucun excédent monétaire n’est préservé dans le système.

Étant donné la sous-utilisation actuelle des capacités mondiales de production, aucune poussée inflationniste significative n’est à craindre du fait de la nouvelle demande générée. Sur le long terme, on peut s’attendre à ce que l’économie industrielle – suivant ses propres intérêts – répondra à la demande accrue de biens d’investissement sans CO2 en accroissant ses capacités correspondantes et qu’il n’en résultera aucune demande excédentaire.

Notes de renvoi :
1 Fred Bergsten, Directeur du Peterson Institute for International Economics, a récemment proposé une part annuelle de nouveaux DTS d’environ 200 milliards de dollars sur cinq ans pour permettre aux DTS de jouer de nouveau un rôle plus important (FMI, 2011b).
2 Pour s’assurer que les DTS ne sont pas des « aides inconditionnelles», il pourrait être décidé que le FMI ne crée de DTS que lorsque le Green Climate Fund nécessite des financements pour des investissements concrets de protection du climat. C’est seulement à ce moment que le Green Climate Fund échange les nouveaux DTS auprès de la banque centrale concernée dans la monnaie demandée.
3 Pour les données aux USA, voir: Federal Reserve Statistical Release, G. 17, Industrial Production and Capacity Utilization. Pour l’Europe, voir: ECB, Monthly Bulletin, Capacity Utilisation in manufacturing, May 2010, p. S 5
4 La rationalité économique d’un tel comportement peut être démontrée, non seulement en se basant sur des principes keynésiens mais aussi sur les théories de Hayek. Ici on pourra se référer à la discussion sur les opinions de Hayek par Carl Christian von Weizsäcker (von Weizsäcker, 2005).

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198 réflexions sur « FINANCER LA PROTECTION DU CLIMAT PAR DE NOUVEAUX DTS (DROITS DE TIRAGE SPÉCIAUX), par Matthias Kroll »

  1. Outre les questions déjà évoquées (le bien commun est il soluble dans le marché, comme l’a proposé me Lepage? et aussi, la famine, c’est 5 milliards/an nécessaires, pour comparaison, moins que le surcoût de l’obésité) :

    “Cette proposition de financement de nouveaux projets à énergie renouvelable par l’utilisation de la « planche à billets » va immanquablement faire resurgir le spectre de l’inflation, surtout s’il est question de créer au moins 100 milliards de dollars par an. Cette peur est cependant infondée si l’on considère que le PIB mondial est d’environ 60.000 milliards de dollars et que cette nouvelle demande mondiale est confrontée à un écart de production (« output gap », l’écart entre le niveau réel du PIB et son niveau potentiel) dans les pays industrialisés. L’appareil industriel en Amérique du Nord, comme en Europe, est en moyenne à long terme utilisé à seulement 81 % de sa capacité.”

    Qu’en est il de l’évolution de cette capacité?

    http://www.economieetsociete.com/52-de-la-production-industrielle-mondiale-est-realisee-dans-les-pays-emergents_a281.html
    http://www.sous-traitance-industrielle.fr/conjoncture-industrielle-decembre-2009/production-industrielle-volume-principaux-pays-ue.php
    100 milliards? pour qui? A vue de pif çà devrait faire 20 pour l’UE, 20 pour les USA, etc… ce serait faiblard, non?

    Ce raisonnement, sur X, c’est 0.166% du PIB + secteur “output gap”=>création monétaire possiblement intéressante, ne pourrait il pas être reproduit pour d’autres sujets?
    Pour d’autres banques que le FMI?

  2. En train de lire un super bouquin sur le capitalisme à l’agonie p 190 le bancor!
    En lisant le billet je ne comprends pas bien sur quoi s’appuie la création des X milliards de DTS verts au niveau du FMI (puisque c’est corrélé aux contribution des membres c’est donc dans leur monnaie?) il me semble que une sorte de fuite en avant (faire de la dette) maquillée.
    Pas vraiment basé sur l'”economie réelle” comme l’est le bancor par la moyenne des importations /exportation.
    Ou au mieux une bonne idée (bancor/monnaie internationale de référence) mais mal foutu et mal utilisé.
    Ca me semble aussi fumeux que les permis de polluer qui n’ont pas vraiment permis de financer les technologies vertes…

    Et in fine la note de fin “

    La rationalité économique d’un tel comportement peut être démontrée, non seulement en se basant sur des principes keynésiens mais aussi sur les théories de Hayek. Ici on pourra se référer à la discussion sur les opinions de Hayek par Carl Christian von Weizsäcker (von Weizsäcker, 2005).

    me refait penser au béat sur la “science économique”. En gros: le vers est dans le vert.

  3. Toujours le problème de la fiabilité du FMI.

    Est ce qu’on peut imaginer un FMI à deux vitesses, qui va d’un côté continuer à aggraver la dette de très nombreux pays, et de l’autre, ce même FMI, qui via d’éventuels DTS décidera de s’occuper des problèmes de changement climatique.
    Et en cas d’arbitrage, Lagarde et les USA qui décident…

    Dans l’urgence, faire confiance au FMI est peut être la solution politique, mais les dégats provoqués par cette institution n’en font pas un modèle de gouvernance écologique, loin de là.

    Entre une taxe carbone qui a plus d’effet sur les magoulles boursières entre états, et une politique énergétique europénne dictée par le lobby du nucléaire, un droit de tirage spécial pour financer un assainissement du changement climatique est quand même une alternative intéressante.

    Si ce mécanisme fait office de levier économique sur la politique énergétique de l’Allemagne et des états du nord de l’europe, et enclenche à lui seul une volonté politique de réajustement écologique des états aidés, je pars à Berlin demain.

  4. http://e-droit.fr/le-rechauffement-global-larnaque-de-ce-debut-de-siecle/
    http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20091124063805AAUiXYE
    http://www.rac-f.org/D-autres-planetes-se-rechauffent.html

    Bon même si une part des causes du réchauffement est dûe à l’humain, personne ne semble vouloir se mettre d’accord pour résoudre ce problème mondialement (pourtant tout le monde est concerné par le syndrôme de la langue desséchée).
    Plein de technologies permettent de ne plus utiliser d’énergies productrices de gaz à effet de serre..
    La vraie raison est que certains individus appelés “l’élite” (que je qualifierais de sombre, car inconsciente d’être assise sur la même branche que les manants) veulent garder le pouvoir en gardant la main sur l’énergie notamment, afin qu’elle passe par des compteurs racketteurs..

    Donc ma solution de supprimer l’argent, les devises, et de les rempplacer par du temps de travail vertueux me semble toujours viable, étant donné que l’âge mental moyen de l’humanité est de 5 ans et qu’il faut supprimer la “tablette de chocolat” appelée “argent”, “devises”, “valeurs”, après laquelle tout le monde court et se prosterne.

    Désolé de rabâcher, mais il faut en moyenne 22 ans pour percer un mur de neurones formatés par les mauvaises habitudes et de mauvaises éducations.. Un mur de neurones formaté est plus dur que le diamant ..

  5. Le technarque écolocapitaliste croit donc qu’il peut maîtriser les changements climatiques, peut-être même concilier croissance et résilience… profit et philanthropie?

    Laissez-moi rire!
    Sur cette voie, qu’apporteraient les huiles du FMI sinon un pricer pour l’argon ou l’oxygène?

    L’homme est un dieu de la technique, tout petit, un misérable parasite avisé de son influence, mais n’a guère de maîtrise sur le climat. Nos comportements belliqueux, parasitaires et déifiés seraient pourtant solubles dans l’argent?

    Soyons sérieux ou pas. Comportons-nous en symbiotes partout où nous le pouvons (par exemple j’aide mon pote paysan à faire une cuve à biogaz, il prépare ses adieux à Total), et nous aurons moins à craindre de notre terre. Gardons nos vieux schèmes et repeignons-les en vert, nous ne sortirons pas de la dichotomie technarque/catastrophiste…

  6. trop tard… entre 40 à 60 ans de retard dans la prise de conscience… c’est complètement irrattrapable. L’homme a des yeux, mais il ne voit pas. Il a un cœur, mais ne ressent pas. Autant prier, c’est déjà plus “réaliste”. Le climat est mort ! Vive le climat !

      1. la lune…Tom c’est la lune……… la lune…..un satellite qui tourne autour de la terre……..ça au mons ça fonctionne encore pas trop mal POUR L INStant !

        Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt.
        Confucius

        Explication :
        L’idiot ne comprend pas le vrai sens des choses, il n’en voit que la surface.

  7. J’hésite …
    Volapück, usine à gaz, tentative d’accoupler une souris avec un éléphant, …
    Rien que ça : “La rationalité économique d’un tel comportement peut être démontrée, non seulement en se basant sur des principes keynésiens mais aussi sur les théories de Hayek.”
    Soit, la tentation de marier le bel au bois dormant et quasimodo.
    C’est du post-néo-libéralisme cherchant à transcender le dépassement d’un truc complètement dépassé.
    Déjà, les DTS, c’est du lourd : promu comme non-monnaie mais néanmoins étalon monétaire (panier de monnaies, mais uniquement de 4), dont l’allocation est attribuée par le FMI, sur la base des parts des nations versées au FMI, donc de leurs richesses et ce il y a … 40 ans.
    Ah mais dites donc, c’est vraiment intéressant, tout ça !!
    Sans compter le verset sur la non-création monétaire, sous-entendu parce que l’outil de production serait à 80% de sa capacité … : c’est vrai, on peut ‘créer’ de la monnaie (qui n’en serait pas, attention, contorsion), le tout pour financer des investissements ‘écolo’, qui permettront alors d’augmenter la capacité de production (mais re-attention, propre celle-là, hein …). On oublie aussi de dire que l’émission de DTS (non ‘polluante’ pour l’inflation, of course) ne résout pas les rapports de force monétaire, qui sont constitutifs de la formation des DTS, rapports de force par ailleurs définis entre 4 pays.
    Plus non plus de principe pollueur-payeur : pas bon pour le bizness ce truc.
    Juste le côté ‘suppression de la cotation des droits de pollution sur des marchés secondaires’ : histoire de dire que la proposition n’est pas totalement du green washing.
    Je ne relève même pas le pseudo débat sur l’inconditionnalité, alors même que les politiques du FMI sont liées à ces fameuses conditionnalités, DTS ou pas …

    Je propose complètement autre chose : lier un système Bancor avec un système d’émissions CO2.
    Chaque pays aura un audit conduit par un organe indépendant des Nations Unies (PNUD par ex.) sur son émission de CO2.
    Ce niveau d’émission viendra pondéré les différentiels en Bancor : si le pays a un différentiel positif, plus le niveau de CO2 sera important et plus le différentiel sera réduit (et inversement pour un différentiel négatif).
    De sorte que les pollueurs ‘paieront’ mais par le biais d’un réajustement monétaire, en premier lieu, puisque plus le différentiel sera important et plus la monnaie sera dévaluée/réévaluée. Ainsi, après réajustement, le pays aura tout intérêt à minorer l’émission de CO2, s’il souhaite améliorer ou conserver un différentiel ‘positif’, sans quoi le renchérissement/dévaluation de sa monnaie viendra lui faire payer comptant la note, soit par restriction de crédit, soit par augmentation de sa prime de risque.
    De surcroît, cette pondération par niveaux de CO2 permettrait à la chambre de compensation de jouer un rôle actif quant au financement par le crédit de dispositifs écologiques (y compris mondialement), puisque les différentiels étant pondérés et eux-mêmes compensés, les différentiels des différentiels viendraient alimenter un fond multilatéral de financement (à 0%) d’investissements écologiques, dont les droits de ‘tirage’ seraient liés aux niveaux de différentiels (ce qui permettrait par exemple aux pays les plus déficitaires de bénéficier de crédit à 0% pour réaliser ces investissements écologiques et réduire ensuite leurs différentiels ‘globaux’ la période suivante).
    Exemple : différentiel +100 en Bancor, niveau d’émission CO2 +20% par rapport à la normale, différentiel ‘global’ de Bancor de +80, différentiel de Bancor ‘éco’ +20 (à 0%).

    C’est-y ‘logique’ ou pas ‘logique’ ? Qu’est-ce que quoi ?

  8. J’interviens souvent sur ce blog et mes positions pronucléaires sont connues de ceux qui daignent lire ma prose. En ce qui concerne le réchauffement climatique, n’est-on pas à nouveau confronté à une nouvelle escroquerie du genre de celle du trou d’ozone ?
    Mettons les choses au clair : le trou d’ozone, dont on ignorait l’existence avant les observations satellitaires a été utilisé pour orchestrer un lobbying intense lors des conférences internationales de climatologie de la part d’un grand groupe chimique américain qui a fait interdire les CFC sur la base de simulations en laboratoires pour le moins incomplètes pour ne pas dire fumeuses afin de promouvoir ses propres composés maintenant utilisés en lieu et place des CFC dans les machines frigorifiques. Cette histoire de trou d’ozone est à mon humble avis la plus grande mystification du XXe siècle.
    Certes le taux de CO2 augmente de manière continue dans l’atmosphère, certes les émissions de méthane (y inclure les pétulances de 7 milliards d’êtres humains dont on ne parle pas trop par pudeur) sont tout aussi dangereuses que le CO2 pour l’effet de serre, mais il n’y a pas encore de preuves formelles d’un réchauffement climatique qui n’est présent dans les esprits que pour alimenter le catastrophisme ambiant.
    Je ferai une seule remarque à propos d’un réel danger qui se profile à l’horizon : sachant que le principal puits de CO2 est le phytoplancton, la pollution des océans par toutes sortes de polluants comme les métaux lourds, les détergents type phosphonates et les tensioactifs risque d’aggraver la situation beaucoup plus rapidement qu’on ne peut l’imaginer, alors oui, l’accumulation atmosphérique de CO2 pourrait devenir très préoccupante.
    La question qui surgit donc logiquement est : comment réguler au niveau de la planète entière les rejets de polluants dans les océans ?
    Pensez-vous que des DTS pourraient être utilisés dans ce but ? J’en doute.

  9. La société anonyme immobilière d’économie mixte (ville 51%, Caisse des Dépôts 31%, etc) qui gère l’immeuble où je loue un appartement procède depuis plusieurs années à des aménagements destinés en principe à diminuer le gaspillage d’énergie (évident) provoqué par le fait que l’immeuble a été construit à une époque où « on ne pouvait pas » prendre en compte ce gaspillage.

    Quand on observe les choses de près on constate malheureusement que les travaux importants (changement des fenêtres et des radiateurs, embryon de régulation) mais peu cohérents (ventilation mécanique pas réellement contrôlée et j’en passe) semblent être le résultat de décisions « bureaucratiques » inadaptées à une (techniquement difficile) remise en ordre de la pagaille énergétique.

    Ce très modeste exemple suggère qu’un financement acceptable ne suffit pas à éviter que les industriels d’une part, les financiers qui avancent l’argent nécessaire aux industriels pour effectuer les travaux d’autre part soient les principaux bénéficiaires de l’opération.

  10. C’est aussi vrai pour les propositions alternatives, telles que le financement à partir des profits des bourses du carbone ou de taxes sur le carburant aérien et les transactions financières. Toutes les propositions auront à faire face à des lobbies si puissants que le résultat sera toujours le même : trop peu, trop tard.

    Vive le TINA ! et puis proclamer l’échec ca évite de mener le combat … bel écran de fumée.

    Comme les DTS (l’actif de réserve international du FMI) ne sont pas une monnaie utilisable au même sens que les monnaies nationales, ils devront être convertis par le Green Climate Fund auprès des banques centrales dont les devises formeront respectivement la base des paiements destinés aux futurs projets de protection du climat.2

    Oui donc on fait des dettes puisque in fine les états payent…. ou alors planche à billet… ah ben c’est écrit après… planche a billet…

    Ces banques centrales incluent dans leur bilan les nouveaux DTS en tant que nouvelles réserves monétaires et fournissent la monnaie centrale correspondante dans leur devise nationale respective au Green Climate Fund. Il en résulte une création monétaire nette, correspondant aux DTS échangés, accroissant le bilan de la banque centrale.

    Miam Miam des dettes du FMI, aussi solvable que la somme des états qui la compose…. youpi ! Il est foutu de nous faire croire qu’une dépense enrichit le payeur… nan mais c’est n’importe quoi ! vive l’arbre a fric !

    L’expérience montre qu’une augmentation modérée de la demande pourrait être plus que satisfaite par un accroissement de la production. On peut s’attendre à une augmentation des prix uniquement quand les coûts de production sont en augmentation constante et une augmentation des prix devient possible quand il n’y a pas assez de concurrence.

    Mais bien sur car la production va continuer à s’accroitre indéfiniment, surtout en période de récession violente…. surtout que si l’on suit le raisonnement, cet accroissement de la production va générer de la pollution, qu’il va falloir compenser en payer une deuxième fois.
    Ah oui et question baisse des prix liée à la concurrence mouahahahaha ! je ne détaille même pas….

    reen Climate Fund (Fonds vert pour le climat) établi lors de la conférence sur le changement climatique N°16 à Cancun au Mexique en 2010…. FMI

    Omg ! nourrir l’usine à gaz ! avec ce genre de gestionnaire, on est sur que l’efficacité des fonds dépassera pas 10%… il a pensé à ça dans son estimation du montant requis ?

    ah euh oups je viens de lire les commentaires… c’est un piège ! ohla Paul est joueur aujourd’hui !

  11. POUAAAAHHH !!
    Le Japon vient de trouver LA solution :
    “Le gouvernement pourrait racheter certains terrains aux habitants afin d’y stocker temporairement les déchets radioactifs, y compris les boues et les débris contaminés de l’usine atomique, a ajouté le plus grand quotidien nippon.”.
    Et vitrification sur 3 km à la ronde, pour ‘probablement’ des décennies …

    Gageons que ‘déchets radioactifs’ signifie ‘eaux contaminées de la centrale’.

    Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est l’acceptation par le peuple japonais de cet état de fait. Sans doute parce qu’ils sont encore sous le choc …

    1. “Sans doute parce qu’ils sont encore sous le choc …”

      Plus surement parce qu’ils n’ont pas le choix.

      1. Exact…D’ailleurs il en sera de même pour nous tous, si nous ne nous mobilisons pas plus que ça pour les élections de 2012…Nous devrions apporter notre soutien à tous les candidats qui comme Eva Joly ont déjà énoncer leurs intentions à ce sujet.

    2. Hhmm… Non, Zébu. Les eaux s’écouleront dans le Pacifique. L’eau de pluie ruisselle. Et sur TOUT le Japon. C’est spécifique, chez “eux”… 😉

      Tu as loupé le but initial de l’article.
      3 kms : des décennies tout de suite.
      6 kms : des décennies tout de suite mais un peu moins longues.
      9 kms : des décennies dans pas longtemps mais longues.
      12 kms : des décennies dans pas longtemps mais presque plus courtes.
      15 kms : des décennies de moins en moins nombreuses au fur et à mesure.
      18 kms : des décennies en moins grand nombre mais presque.
      21 kms : des décennies plus quelques années.
      24 kms : des décennies dans presque pas longtemps mais pour un temps raisonnable.
      27 kms : des décennies à venir. (mouarf : avenir…)
      30 kms : des décennies presque sûres.
      33 kms : des décennies qu’on oubliera.
      36 kms : des décennies presque courtes.
      ….
      270 kms : des décennies presque sans cancers.

      Homines, Homo, Homéopathique.

      1. Excuses-moi, Marlowe, j’ai oublié de te répondre et, en passant, merci du compliment, Zébu. Et, en même temps, je n’ai aucun mérite, car mon métier est de décrypter ce genre d’info.

        Marlowe.
        Ici, tu as raison. Car le pognon les domine. Comme nous, notes…
        Mais, la tactique utilisée est d’habituer l’humain par petites touches successives.
        Tout simplement parce que l’humain a cet avantage extraordinaire d’être l’animal le plus adaptable (qualitatif et quantitatif) de la planète.
        Et donc, cet inconvénient d’être aussi le plus manipulable, donc, le plus domptable.

        Voir chapitre “chaque revers a sa médaille”, sous-chapitre : pourquoi un pendule se crève-t’il le derrière à retrouver son équilibre…
        A-t’il déjà au départ demandé la permission…???
        Vous le saurez dans le prochain épisode de la saga citée.

    3. Connaissez vous la religion majoritaire au Japon ? Vu vos commentaire certainement pas c’est le shintoïsme un mélange entre animisme, chamanisme, et culte des ancêtres. Je peut vous dire que l’on n’est loin du christianisme et de son dieu unique.Votre dieu unique de crétin n’existe pas première mise en forme.Dans chaque maison vous avez un autel ou vous priez selon vos conviction selon le dieu que vous préférer. les dieux sont très nombreux et même vous pouvez en créer.La radioactivité arrive la-dessous oui quelle incompréhension . La réalité physique du monde restant pour la majorité des gens absolument inconnu. Il reste dubitatifs. Quelle courage mais “the show must go on” traduction la vie doit continuer. J’aimerais bien que Henri38 nous parles des croyance des japonais . Si il les a remarqué

      1. “Votre dieu unique de crétin n’existe pas première mise en forme”
        ploucplouc, soit gentil, va pêter ailleurs STP …

      2. “Votre dieu unique de crétin n’existe pas première mise en forme.” ça c’est l’excommunication directe !!! Alors, Julien Alexandre ???

        “La réalité physique du monde restant pour la majorité des gens absolument inconnu”

        C’est fou ce qu’il peut y avoir comme crétins qui détiennent la science absolu, ce que je n’ai jamais compris c’est la raison de leur silence, pourquoi ils se taisent ?????????

      3. Ceci dit, je suis fasciné, depuis mon enfance, par la Mythologie.
        Au moins, avec les histoires de famille, on ne s’ennuyait pas à la messe. Les curés devaient même rajouter des ragots, j’en suis sûr. Ou des paris devaient être fait sur le dieu qui roulerait l’autre.
        Ouuupss. Mince, j’ai oublié que les paris étaient peu appréciés, ici. Et à juste raison, notez.
        Néanmoins, un dieu, lorsqu’il est vareuse, se doit de devenir parfait.
        Je suppose que tout le monde l’est ici, mais moi, ça me gène.
        Ca crée une distance, quelque part.
        Trop d’égo tue l’égo.

  12. Le réchauffement climatique est du au rejet dans l’atmosphère de CO2 capté par les plantes des centaines de millions d’année auparavant, qui ont ensuite décomposé et formé les hydrocarbures fossiles, pétrole en tête. Or, l’AIE a annoncé que le peak-oil a été atteint en 2006, donc à partir de maintenant l’extraction et l’utilisation du pétrole vont diminuer, et donc les émissions de CO2 aussi, quoiqu’on fasse.

    Problème résolu, suivant.

    1. l’AIE a annoncé que le peak-oil a été atteint en 2006

      ah ben sil elle l’a dit , c’est que ça doit être vrai !! La dernière fois que je l’avais lu , c’était en 2008, pis avant c’était en 1976, pis aussi en 2001.
      Franchement , il faut arrêter avec ça : les réserves réelles en pétroles relève de l’info stratégique, du secret défense ….

      1. Zolko,

        l’AIE a annoncé que le peak-oil a été atteint en 2006

        Oui, mais l’agence parlait du pétrole conventionnel, excluant bitumeux et autres super polluants.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9trole_non_conventionnel

        Le pétrole non conventionnel est un pétrole produit ou extrait en utilisant des techniques autres que la méthode traditionnelle de puits pétroliers, ou impliquant un coût et une technologie supplémentaires en raison de ses conditions d’exploitation plus difficiles. Les productions de type non-conventionnel comprennent : l’exploitation de sables bitumeux, de pétrole lourd, de schiste bitumineux, en offshore profond, en conditions polaires. Si les deux derniers types de pétrole ne sont pas matériellement différents du pétrole conventionnel, en revanche les trois premiers, bien qu’ayant la même origine, ont eu une genèse différente.

        http://green.blogs.nytimes.com/2010/11/14/is-peak-oil-behind-us/?partner=rss&emc=rss

        That’s the conclusion of the International Energy Agency, the Paris-based organization that provides energy analysis to 28 industrialized nations. According to a projection in the agency’s latest annual report, released last week, production of conventional crude oil – the black liquid stuff that rigs pump out of the ground – probably topped out for good in 2006, at about 70 million barrels a day. Production from currently producing oil fields will drop sharply in coming decades, the report suggests.

    2. @ Zolco

      Il reste encore grosso modo la moitié du pétrole à cramer (ou pas…). Plus de la moitié du gaz naturel. Et beaucoup, beaucoup de charbon… Certes les émissions de Co2 liées au pétrole vont à terme diminuer assez rapidement, puis suivront celles issues de la consommation de gaz. Mais ce qui reste dans le sol représente pas mal de Co2…

      Par ailleurs, si les multinationales décident de produire massivement des carburants via la filière CTL alors les émissions augmenteront, y compris dans le cas d’une baisse de la conso en carburant car le CTL relâchent plus de Co2 par rapport aux carburants issus du pétrole.

      Bref le problème est loin d’être résolu… surtout si on persiste dans la voie du moteur à combustion… à moins d’un saut technologique énorme, genre : des véhicules équipés de systèmes de captation du co2… mais on y est très, très loin… et ça coûterait très, très cher…

      Bon, sinon je suis assez sceptique dans l’idée que le FMI s’occupe du problème (lol), même si effectivement, des investissements sont nécessaires… mais pas que pour “les pays en voie de développement” ! Qui ne sont sûrement pas les plus pollueurs – même la Chine par habitant (sauf erreur de ma part)

    3. @Zolko
      C’est la chaleur qui fait fondre votre cerveau Monsieur?
      Le CO2 c’est pas seulement avec le pétrole mais aussi avec le gaz et le charbon!
      Le réchauffement c’est aussi le méthane…
      C’est vite résolu avec vous les problèmes!
      Zolko président!

    4. @ tous :

      vous n’avez pas compris ce que je voulais dire (trop succinct sûrement): la réchauffement climatique du aux rejets de CO2 par l’Homme n’est que le résultat inverse de celui qui a permis le refroidissement de l’atmosphère quand les plantes pré-historiques ont captées le CO2 originel, qui causait à l’époque un effet de serre donnant une atmosphère beaucoup plus chaude.

      L’Homme a brûlé environ 1/2 des hydrocarbures que la Terre a stockée (ou la 1/2 exploitable ?) donc les émissions de CO2 vont baisser. Les schistes bitumeux et autres sables bidules ne sont pas exploitables à grande échelle, ils sont si peu productifs qu’aucun DTS ou machin magique ne sera nécessaire pour les écarter. Quant-aux hydrocarbures “traditionnels” qui restent, et en se référant aux îles de Pâques, je ne vois pas l’Homme se restreindre à les exploiter.

      Donc, l’Homme brûlera encore les hydrocarbures qu’il pourra, mais qui seront en déclin de toutes façons, et dans un siècle on n’en parlera même plus. C’est comme à la fin du XIX-ième siècle, des habitants de Paris s’alarmaient que la ville allait crouler sous les crottins de cheval.

      1. @Zolko
        Je renonce à vous rectifier: le cas me paraît un peu trop grave. Le seul point avec lequel je peux éventuellement être d’accord c’est qu’on n’en parle plus dans un siècle. Au rythme actuel, dans un siècle il n’y aura peut-être plus personne pour en parler!

      2. Et quand il n’y aura plus assez d’hydrocarbures et que l’Etat de droit s’éloignera l’homme sera denouveau confronté à sa condition et par la force des choses brûlera absolument tout ce qui peut l’être, des plus beaux arbres à ses plus beaux livres …

      3. quand il n’y aura plus assez d’hydrocarbures et que l’Etat de droit s’éloignera

        quel rapport entre les 2 ? Ne voyez-vous pas que le peak-oil et le réchauffement climatiques sont directement liés, tandis que les aspects socio-politiques sont un sujet totalement orthogonal ?

  13. Je ne vois pas bien ce que vous avez tous contre l’idée des DTS de Julien Alexandre. Depuis longtemps maintenant, les grands chantiers de développement ont été financés par les Etats. Qu’il y ait une communion d’Etats par le biais du FMI pour combattre le réchauffement climatique ne me semble pas une mauvaise idée. D’abord, en cette période de crise, cela peut contribuer à rassurer les marchés. Ensuite, il est évident que nous ne connaissons pas vraiment pour le moment de croissance verte alors que les prototypes dorment dans les entreprises en attente de fonds.

    Même s’il n’est pas garanti que la cause écologique sera vraiment servie, l’effet ne peut être nul.

    1. Isabelle.
      Il n’y a pas que les problèmes de fonds des entreprises.
      Les brevets pris par des multinationales pour empêcher l’industralisation d’autres technologies.
      Ainsi que des contraintes sur le coût d’exploitation. Par exemple le nucléaire: on ne paye pas le coût du démantèlement des centrales. Si on le faisait, cette technologie serait probablement déjà abandonnée.

      1. Arnaud, en ce qui concerne la voiture électrique en tout cas, on voit bien que les entreprises sont soumises aux conditions de rentabilité et de vitesse de production du marché international, ce qui se traduit quand même par un problème de fonds ou de coûts, si vous préferez.
        Peut-être qu’avec de tels DTS, nous n’aurions pas connus les innombrables tentatives avortées de véhicules verts.

      2. @Arnaud

        “Les brevets pris par des multinationales pour empêcher l’industralisation d’autres technologies.”

        Ce mythe me fait toujours “rire” …

        Renseignez vous un peu, aucun miracle dans l’énergie

  14. “Surmonter le défi climatique aura un coût élevé”
    Il y aurait bien une solution plus simple et plus radicale: Saisir les fonds déposés dans les paradis fiscaux et les affecter à cette opération !

  15. ou trouver l’argent ? une baisse de 6% des dépenses mondiales militaires “suffiraient” et cela en plus améliorerait notre sécurité…10 autres % pour éradiquer la faim dans le monde…etc, etc…

  16. La question de la sous-utilisation des capacités industrielles est rarement soulevée.
    Pourtant cela coûte très cher.
    Les usines qui deviennent de plus en plus productives en raison de leur automation “intelligente” ne fonctionnent pas à plein.
    Dans le secteur industriel dans lequel je travaille la sous utilisation est de 40%.
    Pourtant la dernière phase d’investissement dans les années 2004 aboutit dans ce pays à une cinquantaine d’usines qui sont les plus productives dans le monde et sans doute sont capables de produire un ratio qualité/prix le meilleur dans le monde (ou sinon proche de l’optimum, donc concurrentiel par rapport aux Allemands ou aux Italiens).
    Pourtant les industriels français ne produisent pas de peur que chute leur taux de profit sous la pression de la grande distribution.
    En fait, la demande existe mais les trusts préfèrent investir en Europe de l’Est, en Amérique du Sud et bientôt en Chine -ce qui est très risqué- plutôt que faire fonctionner leurs excellentes usines française.
    Donc une politique volontariste d’incitation – ou d’obligation ! – à produire en France est nécessaire – indispensable plutôt.
    Est-ce du protectionnisme ? Non c’est de la légitime défense.

    1. On est condamné à l’empathie et à la castagne;c’est vieux comme le monde.
      Le temps des aphorismes…

      1. Piotr, oui, mais le monde avait revêtu des couches de croûte sur cela, si l’on suit Rifkin.
        Les couches de la religion , de l’évolution (mal comprise), les couches de la psychanalyse (mal comprise aussi, …Rifkin met Freud dans l’arrière garde des paternalistes bourgeois, Onfray ne dira pas le contraire en ous vendant Fromm, mais je n’en rajoute pas sur ce débat censuréen).
        Les néo-libéraux en ont aussi rajouté dans le culte du soi-disant mérite individuel (compté en $$$) comme moteur de toute chose.
        Le message de Rifkin est que s’il en est encore temps, on refait émerger les valeurs empathiques, et pour le coup il ne s’agit pas d’une table rase du passé (le genre d’idée destinée à l’échec) mais d’une exploitation de nos savoir-faire et savoir vivre (il cite Richard Sennett)

      2. Ce n’est pas un aphorisme, mais une réalité scientifique indiscutable. Lors de ses travaux, Antonio Damasio a clairement démontré que l’architecture neurale et la genèse de nos émotions nous condamnent à l’empathie. C’est une programme génétique incontournable. Le combattre est aller au risque de disparaître de la planète. Rifkin se base sur les travaux de Damasio pour affirmer sa thèse.
        Timiota a raison, ce sont les couches de croûtes de certitude pré-machés qui nous ont éloigné de notre rôle sur cette planète.
        Ne vivons nous pas depuis les lumières dans la certitude que nous “sommes, parce que nous pensons” alors que les neurosciences ont démontré clairement, et en ça donné raison à Aristotle, que nous sommes parce que ” nous ressentons”. Sans émotions, pas de décisions est aussi contraire à nos croyances qui veulent que les bonnes décisions se prennent hors de tout contexte émotionnel.
        L’énumération de ces croutes, de ces prothèses prendraient des milliers de pages.

  17. La mise en place de DTS est parait iL un processus lourd.

    Pistes de reflexion sur l’alternative au dollar et à l’euro ???
    Où le journal les Echos commencent nous préparer les neurones à des changements en vue……..

    Article : Par quoi peut-on remplacer le dollar?

    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/monnaies-et-taux/221136932/peut-on-remplacer-dollar

    Une meilleure idée est de commencer maintenant à travailler à la création d’actifs de réserve mondiaux plus attractifs. L’instrument idéal serait une obligation multi-marchés liée au PIB, dont les rendements varieraient en fonction des taux de croissance mondiale, tout comme les rendements sur les bons de souscription liés au PIB émis par les gouvernements du Costa Rica et de l’Argentine, par exemple, qui varient en fonction du taux de croissance national.

    Question : indexer sur le PIB quand il n’y a pas de croissance ????
    est ce possible ?

  18. Question à cent milliards: qui provoque le réchauffement des planètes Mars et Pluton? (source NASA).
    Question à deux cent milliards: les chercheurs de la NASA croient-ils que la Terre est plate?
    Question à trois cent milliards: combien d’argent faut-il créer pour refroidir le soleil?
    Question subsidiaire à crédit illimité: combien d’internautes (je ne pense pas que le terme “imbéciles” soit accepté) sont tombés dans le panneau de cet article?

    Bonjour chez vous.

    1. J’aime bien l’idée de refroidir le soleil.
      C’est bien plus ambitieux que de vouloir capturer le CO2. Plus fin. Plus lumineux. C’est un grand projet de taille.
      Et puis il fait trop chaud en ce moment !

    2. @Roger Welgus

      Je cite :
      Ce n’est pas un aphorisme, mais une réalité scientifique indiscutable. Lors de ses travaux, Antonio Damasio a clairement démontré que l’architecture neurale et la genèse de nos émotions nous condamnent à l’empathie. C’est une programme génétique incontournable. Le combattre est aller au risque de disparaître de la planète. Rifkin se base sur les travaux de Damasio pour affirmer sa thèse.

      Je ne connais pas Damaso, mais Frans de Waal en parle aussi trés bien dans l’ouvrage : l’Age de l’Empathie

      Je cite :
      L’énumération de ces croutes, de ces prothèses prendraient des milliers de pages.

      non, non, non , laissez donc ces croutes elles feront comme toutes les vieilles croutes sèches : elles tomberont toutes seules !

    3. @Sébastien

      ça c’est ce qui s’apelle avoir des arguments fins et convaincants ………………….et……..
      pas imbéciles ????

      j’ai des doutes……..

  19. Il n’y a pas de doute qu’un monde économique qui ne connait que la loi du profit maximum n’aura d’ègard ni pour l’homme (qu’il exploite) et encore moin de l’environement (qu’il exploite et détruit).

    Mais est-ce vraiment raisonable de penser scientifiquement (et librement) que l’industrie est responsable du réchauffement climatique ? Ne vaut-il pas la peine quelques fois de ne pas gober tout ce qu’on nous raconte ?

    Peut-ètre ce n’est une théorie scienfifique “à la mode” sans aucune réelle confirmation scientifique (l’effet de serre est loin de faire l’unanimité dans les millieus scientifiques libres (c’est à dire ou leurs programmes de recherche ne sont pas financés par des fonds de recherches sur le climat, pardon sur le réchauffement climatique).

    Si vous avez la chance de lire les journaux des années 70, la théorie (des météréologues) était exactement opposée, nous allions vers une nouvelle glaciation. Ce fut alors qu’un météréologue danois proposa d’emettre de grandes quantités de CO2 pour créer un “effet de serre” et provoquer le réchauffement de la Terre ? Des années aprés cette glaciation annoncée, le mème concept a été utilisé pour expliquer le rèchauffement (qui lui aussi ne fais méme pas l’unanimitè).

    N’oublions pas que Al Gore (prix Nobel et vainqueur d’un oscar pour son film ecolo-rèchauffement) a ètè intimement liè à la programmation du “Cap and Trade” et a cofonfé, avec trois ex de la Goldman Sachs Asset Management, le “Generation Investment Management” compagnie dont le but n’ètait autre que d’investir dans les Credits de Carbone (voir la Bourse d’échange de Carbone de Chicago). Un nouveau marché potentiel extrémement juteux pour le monde financier ( 646 milliards de dollars de crédits de Carbone selon les calculs de Obama (et oui toujours lui !)
    Heureusement que pour une fois leur camelote n’as pas marché . Cette Bourse à été fermée en sourdine il y a quelques mois, le réchauffement par le CO2 ayant pris pas mal de plomb dans l’aile depuis quelques temps.

    La preservation de notre monde doit étre une priorité comme doit l’ètre le respect des droits de tous les hommes, mais ce n’est pas une raison d’essayer de nous manipuler (une fois de plus) pour en tirer des milliards de profit sur notre dos (une fois de plus) car en fin de compte c’est nous qui devront la payer (une fois de plus) !

    1. VincenrtR, je suis entièrement de votre avis, restons vigilant, il y a beaucoup de contradictions dans le milieu scientifique ou pas d’ailleurs, mais au delà de tous ces débats , il me parait tout de m^me important de savoir quel est l’esprit du monde dans lequel nous voulons vivre concrètement ???
      un monde basé sur le respect et l’harmonie avec les lois de la nature où on est certes forcé à un peu plus d’humilité où bien ces comportement de fuite délirants en avant où nous en sommes arrivé à ce jour ??????

      Car si on ne reinvente pas notre regard, et notre rapport au monde, il ne servira à rien de se donner bonne conscience en faisant du colmatage écolo à 2 balles !

      Le désastre à de nombreux étages du système en est me semble t’il l’image la plus
      éloquente !
      Le rafistolage ça va un peu et ça dure un certain temps……. mais un moment donné on doit arrêter de mettre des emplatres sur une jambe de bois, je ne suis pas inquiète pour la nature ELLE SURVIVRA , nous à force de ne PAS ENTENDRE au sens pascalien ce qu’elle nous dit , théories fumeuses ou pas, controverses ou pas, je ne sais pas si NOUS nous en sortirons avec des intellects aussi chargés , si peu capables que nous sommes devenus d’avoir le coeur ouvert et à la sensibilté si malade !

      Alors allez dans la forêt, parlez aux plantes aux arbres et peut être que votre coeur guérira, je vous le souhaite, le monde a AUSSI BESOIN DE CET OXYGENE LA et de cette sève pour se RECREER !

  20. @ Matthias Kroll

    Vous dites : “l’économie industrielle – suivant ses propres intérêts – répondra à la demande accrue de biens d’investissement sans CO2 en accroissant ses capacités correspondantes et qu’il n’en résultera aucune demande excédentaire.”

    L’économie actuelle ne sais pas ne pas produire de CO2 !
    Donc il n’y aura pas de bien d’investissement sans CO2 si on ne change pas d’économie.

    Il nous faut donc une économie écologique ! grâce à laquelle, pour limiter un peu le réchauffement climatique, on pourrait commencer par planter beaucoup d’arbres, des centaines de milliards. Et pas des arbres OGM s’iou plait !
    Les arbres sont en effet les seules “machines” à pouvoir fixer du CO2 sans émettre du CO2 ; enfin ! sauf durant la nuit.
    En plus, c’est des “machines” presque gratuites, puisque, bien sur, elles ne sont pas OGM.

    C’est pas beau la simplicité !
    Et j’ai même pas fait de sophisme !

    1. Formidable, oui il faut non seulement planter des arbres mais responsabiliser ceux qui déforestent abusivement ou qui les coupe une fois qu’ils sont malades alors que si ils avaient été biotraité à temps ils étaient encore sauvables, le pire étant ceux qui les coupe par ce qu’ils gènent car c’est bien connu ce sont les arbres qui traversent la route et provoquent des accidents…….si si je vous jure ….véridique……..un coup de sang et on coupe un arbre …..du grand n’importe quoi pour changer !!!!!

  21. La solution proposée n’est pas convaincante car le diagnostic n’est pas le bon. L’auteur propose d’augmenter l'”investissement vert” avec pour conséquence d’augmenter la production industrielle (et rejoindre la croissance potentielle). Cela revient à considérer qu’on est capable de produire sans émettre de CO2 (tout pareil que maintenant mais en vert). J’aimerais qu’il indique quelles technologies lui inspirent une telle confiance.

    Les seuls pays qui ont actuellement des émissions acceptables sont des pays en développement, avec des niveaux de PIB/habitant bien plus fables que chez nous. La seule période où l’on a réduit nos émissions a été la récessions de 2009. Un constat s’impose : pour réduire notre impact, en l’état actuel des technologies, on ne sait rien faire d’autre que de produire moins (et c’est maintenant qu’il faut agir, ou plutôt arrêter d’agir : consommons moins et reposons nous !).
    Le problème n’est pas tant qualitatif que quantitatif (effet rebond : on sait déjà faire mieux à l’unité mais on ne maîtrise pas la croissance du nombre d’unités). C’est quand même curieux de proposer une solution qui consiste à produire plus alors que c’est justement une grande partie du problème!
    La création monétaire dans un contexte d’économie qui plafonne (notamment à cause des matières premières), c’est ce qui nous a planté en 2007/2008. La masse monétaire doit en effet être corrélée au volume d’activité, qui est actuellement amené à diminuer.

    Enfin, même en acceptant qu’il suffit d’investir vert pour résoudre le problème, je doute de son histoire de sous emploi des capacités industrielles occidentales pour absorber l’effet inflationniste. L’appareil productif qu’il faut convertir ne se situe majoritairement plus chez nous mais dans les émergents. C’est de là-bas que nous importons une part croissante de nos émissions de même que c’est à eux que nous sous-traitons une grande partie de la production des “green tech”. Or ils connaissent déjà de graves problèmes d’inflation. Ce sont eux qui absorbent les effets de QE dont ils n’ont pas besoin de même que ce sont eux qui se retrouveraient inondés de centaines de milliards de DTS. Est-ce que ça corrigerait notre trop grande soif de mobilité, de gadgets high tech, de logements trop grands et trop chauffés, d’alimentation trop carnée ?

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