QUE VA-T-IL SE PASSER CONCRÈTEMENT QUAND TOUT ÇA VA CASSER ?, par Pierredev

Billet invité

Ingénieur de formation, j’écoute et je lis le blog depuis quelques semaines, espérant arriver à comprendre au moins les grandes lignes de « comment marche le grand Monopoly de l’économie et de la finance ». Or plus j’avance et moins je comprends (sinon que lorsque toutes les cases sont couvertes d’hôtels au Monopoly, on recommence à zéro avec redistribution des cartes).

Je vous livre ces quelques réflexions de candide que tout ce fourbi m’inspire :

1) L’imbrication entre un système dérégulé et sans véritable patron (la finance mondiale) et des politiques élus ayant délégué une partie de leurs pouvoirs à des bureaucrates, ne permet pas d’espérer une réforme du système de l’intérieur ni par l’un ni par l’autre camp, malgré les belles paroles (discours de Toulon par exemple).

2) Puisqu’il est exclu que le changement vienne de l’intérieur du système et que, comme de nombreux intervenants l’ont à juste titre souligné, le changement ne viendra pas non plus de l’extérieur tant que les ventres seront encore suffisamment remplis, la voie du changement la plus probable est un collapse « naturel » du système (un peu comme en 1929 ?). Mais comme le monde a « légèrement » changé depuis (triplement de la population mondiale, concentration citadine, dépendance généralisée à l’énergie, émergence de la Chine et des autres pays du BRIC, transfert rapide de technologies, vitesse de l’information et des échanges tendant vers une égalisation des savoirs et des aspirations etc. etc.), quelle forme peut prendre un tel collapse aujourd’hui ?

3) Que se passera-t-il si la Grèce fait défaut demain ? A l’intérieur du pays on voit bien que ce ne serait pas la fin du monde pour les gens actifs. Le troc (déjà largement utilisé) se généraliserait et la drachme ou je ne sais quel coquillage servant de monnaie de remplacement prendrait rapidement le relai de l’euro. Quant à l’État qui a trahi la confiance de ses créanciers, il n’aurait plus rien à perdre à annuler totalement la dette publique. La situation pour une grande partie de la population (jeunes, inactifs, malades, retraités…) serait très difficile mais (c’est sans doute le mon côté optimiste), je suis convaincu qu’un grand mouvement de solidarité est alors tout à fait possible.

4) Ensuite la défaillance d’un premier pays provoquant la défaillance du pays le plus faible suivant, chaque pays tombé déclarerait son incapacité à rembourser la dette et, plus radicalement, sa décision unilatérale de ne pas l’honorer ni en partie ni plus tard. Incapable de ce fait d’emprunter à nouveau, chacun de ces pays n’aurait d’autre choix que de vivre de ses ressources propres, c’est-à-dire à un niveau de vie auquel il aurait dû descendre petit à petit depuis 25 ans dans un monde de vases communicants (Occident baissant beaucoup / pays émergeants montant un peu) s’il n’avait eu accès au crédit facile qui n’a permis que de « reculer pour mieux sauter ».

5) A la fin du processus, toutes les dettes publiques des pays seraient annulées (libérant ainsi les générations futures de leur poids insupportable) et l’on n’aurait d’autre choix que de repartir de cette nouvelle situation, sans doute sur les mêmes bases de l’offre et de la demande des produits et services, mais à l’exception de la finance qui devrait être traitée à part (au moins une banque publique de dépôts, séparation des banques de dépôts et d’affaires, etc.), l’argent, simple outil facilitant les échanges, ne pouvant et ne devant pas être considéré comme un produit ou un service comme un autre.

6) Concernant la focalisation sur le monde politico-financier considéré comme principale cause de la débâcle actuelle pour avoir permis la formation d’une méga-bulle de crédits publics et privés qui a caché depuis plus de 20 ans la réalité de la baisse inévitable de niveau de vie de nos sociétés « riches » (car il est évident que 7 milliards d’habitants ne pourront jamais vivre comme nos sociétés occidentales l’ont fait au siècle dernier en exploitant la plupart des ressources de la planète à notre seul profit), ne nous trompons-nous pas de cause du mal ? Et si ladite débâcle n’était que la traduction naturelle et inéluctable de la tendance au rééquilibrage mondial en cours à laquelle nous tentons de résister par tous les moyens ?

7) En conclusion, et comme je ne crois pas à une réhabilitation raisonnée du système avant sa chute, les réflexions ci-dessus, dont je n’ignore pas le côté simpliste, se résument en une question :

Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ?

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355 réflexions sur « QUE VA-T-IL SE PASSER CONCRÈTEMENT QUAND TOUT ÇA VA CASSER ?, par Pierredev »

  1. et si on imitait certains pays d’Amérique du Sud ?
    Rafael Correa met la dette équatorienne au carré
    http://www.cadtm.org/Rafael-Correa-met-la-dette
    Aujourd’hui le « courage » c’est de dire NON au chantage de la DETTE, prétexte pour saigner encore plus les peuples et installer des régimes autoritaires…

    210 milliards de dividendes versés l’an dernier = 1/3 de la masse salariale !!

    Le Casino Financier, ou comment transformer une dette privée en dette publique
    http://www.france.attac.org/videos/le-casino-financier-ou-comment-transformer-une-dette-privee-en-dette-publique

    1. Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ?

      C’EST en train de se passer…

      hmm… mais ce serait étonnant que cela casse (d’un coup) comme il est sous-entendu. On pourrait peut-être alors se poser des questions plus pragmatiques.

      Qui va péter un gros fusible en premier, càd donner un coup d’accélérateur ?

      Et ensuite :

      Qui va morfler ? les petits ? sûrement… Les financiers (ce serait justice un peu…)
      Qui va commander ? les peuples, les financiers, les médias, toujours les mêmes
      Quelles seront les leçons tirées ? Qui régulera et comment ?

      etc…

      Facile quoi

    2. A propos de l’Amérique du sud, la fille d’une amie travaillant pour un organisme de micro-crédit, m’a expliqué qu’en Equateur, les agriculteurs organisés en coopératives, refusaient les prêts monétaires mais demandaient à la place du matériel pour travailler la terre (tracteurs, moteurs etc…) tant la méfiance à l’égard de la monnaie se généralise.
      En cas de méga krach, on passera de l’autre côté du miroir, comme propulsé par un coup de pied au c… Et on s’apercevra, compte tenu des forces productives, que la finance n’était qu’un tigre de …papier.

      1. Bonjour,

        je suis assez interessé par le systême que vous décrivez ( prêts de matériel et non pas monétaire ) par des structures coopératives, auriez vous des noms, articles ou autres références à citer ?

        Merci d’avance

  2. A vouloir généraliser, vous perdez de vue certains points très importants :

    chacun de ces pays n’aurait d’autre choix que de vivre de ses ressources propres, c’est-à-dire à un niveau de vie auquel il aurait dû descendre petit à petit depuis 25 ans

    Pourquoi cette descente de notre niveau de vie ? Nous ne vivons pas au dessus de nos moyens, c’est la répartition des richesses qui ne se fait pas.

    car il est évident que 7 milliards d’habitants ne pourront jamais vivre comme nos sociétés occidentales l’ont fait au siècle dernier en exploitant la plupart des ressources de la planète

    8 millions de Français sous le seuil de pauvreté, allez donc leur demander si ils ont bien vécu au 20ème siècle ? les richesses de la planète ont été exploitées au profit de qui au juste ?

    1. « Nous ne vivons pas au dessus de nos moyens » 🙁
      Vous êtes désarmant……
      Mais « vainqueur » en Libye et missionnaire au Tchad.

      1. nous ne sommes pas désarmant nous disons simplement qu’il faut désarmer la finance
        en commençant par dissoudre la dette comme l’Islande et l’Argentine, qui l’un comme l’autre ne s’en portent pas plus mal, quand la BCE prêtera aux Etats et non aux banques la dette fera pschit !

        Il n’y a aucune gloriole à tirer d’une « victoire » en Libye. La force de frappe des EUA, de la France de l’Angleterre et de quelques pions de l’OTAN contre un pays de 7 millions d’habitants . . . une enclume pour tuer une mouche ! bravo à la démocratie occidentale !

      2. @ Didier
        je crois que nous ne vivons pas au dessus de nos moyens mais que quelque chose cloche quelque part.

        En 2010 la balance commerciale de la France c’était – 51.5 milliards d’€, ce qui veut dire que nous avons consommé plus que ce que nous avons produit, ce qui était déjà le cas les années précédentes. L’économie ce n’est pas mon rayon, je n’y connais rien, mais d’instinct j’ai le sentiment que nous vivons quand même au dessus de nos moyens, et que le néolibéralisme mondialisé nous conduit à un terrible recul de civilisation, parce qu’il réduit nos moyens de production de richesses (La compétition avec les Allemands n’est pas facile, celle avec des pays sans normes sociales et environnementales ne peut pas être à notre avantage).
        Ce qui cloche c’est bien sur la répartition des richesses, la dérégulation folle du système financier, mais aussi le libre échangisme sauvage qui engendre la casse de notre industrie et de notre agriculture. Si on ne régule pas aussi les échanges (dans l’esprit de la charte de la Havane 1948) on ne peut qu’enregistrer des reculs de civilisation (baisse du niveau de vie pour 95 % de la population, les 5 % restants se gavent d’avantage, reculs sur la santé, l’éducation, les services publics…….).

      3. @argeles

        Allez lire ça : http://www.pauljorion.com/blog/?p=420#comment-3626
        C’est pas vieux, 2008, c’est de Caillé, tiré d’un article de Gadrey, d’après une étude du PNUD, et je crois fidèle à l’opinion du taulier…
        Extrait :

        . Au moment de boucler ce texte (le 6 février 2008) je lis l’excellent article de 2008, P. 68-71), « Croissance, bien-être et développements durables », qui fait le point sur les rapports entre croissance du PIB, bien-être subjectif, développement humain et durabilité environnementale. Or les résultats sont étonnamment concordants. Entre PNB et bien-être ressenti la relation est logarithmique. Mais, au-delà de 15 000 dollars par an en 2004, en parité de pouvoir d’achat, ce qui concerne 31 pays, il n’y a plus aucune corrélation entre les deux. Quant au rapport avec le développement humain, on observe qu’au-delà de 18 000 dollars par an/habitant, toujours en 2004, on ne trouve plus de corrélation entre le PNB/hab. et l’espérance de vie. En ce qui concerne l’éducation, c’est au-dessus de 12 000 dollars que la corrélation du PNB avec le taux de scolarisation disparaît. Bref, dans tous les domaines pris en compte dans les indicateurs de développement humain, la croissance du PNB cesse d’engendrer des effets mécaniquement positifs au-delà d’un seuil que J. Gadrey évalue à la moitié du PIB/hab français. Symétriquement, il existe une corrélation entre croissance et niveau des émissions de CO2. Elle s’amenuise au-delà de 13 000 dollars mais ne disparaît pas en raison de l’importance des trois grands pollueurs, non signataires du protocole de Kyoto que sont les États-Unis, l’Australie et le Canada. Sans eux, cette corrélation cesserait sans que cela résolve le problème environnemental pour autant puisque c’est le niveau absolu des émissions qui est insoutenable. Pour parvenir à la durabilité il faudrait diviser l’empreinte écologique des pays riches à terme par un facteur 3 à 5. Mais ici aussi, indique J. Gadrey en citant le rapport du PNUD, « le niveau soutenable a été dépassé vers 1970 ». Toutes ces données confortent, me semblent-t-il, le bien fondé du propos que j’esquissais plus haut et qui concluait à la nécessité de retrouver au plus vite les normes de niveau de vie et de répartition des revenus des années 1970. On peut, bien sûr, désirer aller plus loin. Mais nous-en sommes tellement éloignés désormais, surtout en matière d’inégalités, que se fixer déjà ce premier objectif apparaît à la fois urgentissime et plausible.

        Quand à ceux qui s’éraillent l’organe en beuglant à l’oxymore quand on leur cause « nature humaine », f’raient bien de prendre une cuillèrée du sirop de tonton Popaul et fermer leur gueule… Dans le billet du com cité au-dessus, « Pourquoi je ne suis pas en faveur de la décroissance », où Jorion s’en prend à de Certeau, de Benoist et à son ennemi absolu, j’ai nommé H, il commence comme ça :

        Quand je réfléchis à cette question d’une constitution pour l’économie j’aborde toujours ma réponse en me demandant : « Qu’est-ce que l’espèce peut digérer ? » Comme vous le savez je n’ai pas une très haut opinion de la race humaine sous sa forme originale : brutale et arrogante dans son « état de nature », mai je l’aime sous sa forme avancée : l’« état de culture », celle où elle est parvenue à s’auto–domestiquer. Cec dit, cette auto–domestication possède à mon sens des limites : tout n’y est pas possible, la nature primaire peut être infléchie mais non éradiquée et il convient toujours d’une certaine manière, de « faire avec ».

        Et il finit comme ça :

        (…) Et c’est pourquoi je fonde ma seconde raison pour rejeter la décroissance dans le fait que de Benoist précisément la soutienne Ce faisant, je risque bien entendu de jeter le bébé avec l’eau du bain mais ce risque, je l’assume. Et j’irai plus loin : je m’élève en faux contre de Benoist quand il affirme que « Le décès de l’espérance révolutionnaire dans un salut terrestre constitue l’événement spirituel de cette fin de siècle [PJ : le XXè] » parce que ce décès n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu tant que je serai là. Je l’ai dit : nous sommes une espèce brutale et arrogante. La brutalité m’est abjecte, l’arrogance au contraire m’est hautement sympathique, c’est elle qui sous–tend tous ces gros mots qui me font du bien quand je les prononce Raison, Progrès, Moderne, Esprit des Lumières La planète est trop petite et nous l’avons enfumée. Nettoyons la, je ne suis pas contre. Mais surtout, nom de Dieu, conquérons les étoiles !

        Admirez le « conquérons « . En vérité je vous le dis, la conjugaison de l’impératif à la première personne du pluriel est la plus belle, la plus nécessaire, la plus vraie, la plus culturellement naturelle, bref la plus humaine de toutes.
        Vive l’arrogance ! Bande de nazes… 🙂

    2. Il faut regarder de près ce qui est derrière les définitions: le seuil de pauvreté est défini en France à 60 % du revenu médian, soit 954 euros pour une personne seule.

      Ce montant est astronomique pour 80 % de la population de la planète !

      On s’est juste habitué dans nos pays à ce que l’argent tombe du ciel, alors qu’en fait on ne fait que s’endetter: par exemple, l’ensemble des emplois public est payé à crédit …

      Dire que l’argent est mal réparti dans le monde, c’est facile à démontrer.

      Dire qu’il est mal réparti en France, c’est une contre vérité ou de l’idéologie pure. Certes, si le 1er centile touche des revenus exhorbitants, quand on regarde un peu en dessous, le rapport des revenus entre le 1er et le dernier décile est de 6,6, ce qui reste un niveau très faible (en perspective historique ou géographique, après il y aura toujours des gauchistes pour prétendre qu’au delà de 1,5 ou 2 , c’est scandaleux).

      Le problème est très simple: on ne veut s’attaquer ni aux privilèges des 1% les plus riches (disons 5 % pour être large), ni aux dépenses excessives de l’état par rapport à ses ressources, on favorise donc un scénario de faillite, car personne ne veut assumer politiquement l’épreuve des faits.

      1. Comme on dit qu’une bouteille est à moitié pleine ou qu’elle est à moitié vide, et les deux manières de parler sont justes, on peut dire que les dépenses de l’état sont excessives (il faudrait préciser quelles dépenses) par rapport à ses ressources, mais on peut dire aussi que les ressources de l’état sont insuffisantes.

      2. non seulement on peut dire que les ressources sont insuffisantes mais on peut dire aussi que ces trente dernières années elles ont été volontairement amputées, les dépense ont peu évoluées en % du PIB contrairement aux recettes.
        Nous ne sommes pas face à de l’incompétence mais face à une politique délibérée et le seul remède est d’inverser les valeurs mises en avant

      3. VOUS DEVRIER ACHETER LE LIVRE DE LARROUTUROU…..DITES MOI AVEZ VOUS ESSAYEZ DE VIVRE AVEC 954 € QUI EST UNE MOYENNE ET NON PAS LE MINIMA….BIEN SUR QUE L ARGENT EST MAL REPARTI…COMMENT PEUT ON GAGNER UN MILLION D EURO PAR JOUR SANS TRAVAILLER…. JE SUIS INDEPENDANT QUAND JE GAGNE 10 € IL M EN RESTE ENVIRON TROIS …. SUR LEQUEL JE PAYE DES IMPOTS….POURQUOI NE PAS METTRE UNE TVA SUR LES TRANSACTIONS FINANCIERES ET NON PAS 0.1 %….NE PAS CONFONDRE 954 € EN FRANCE OU DANS UN PAYS PAUVRE RIEN N EST CONPARABLE LOYER NOURRITURE ET ++++

      4. @ Robert

        Êtes vous sûr qu’il vous faille raisonner en valeur absolue ? Que sont 954€ si ma baguette de pain coute 10€ ? Je caricature mais vous voyez la raisonnement.

        De mémoire, 50% de la richesse nationale sont détenus par 10% de la population. Alors vos histoires de déciles pour les revenus, c’est du bidon – excusez la franchise 😉

        Les dépenses excessives de l’Etat ??? Où ? Quelles dépenses ? L’enseignement ? La santé ? Avez vous regardez l’évolution de ces dépenses ? voir le commentaire de RV plus haut..

      5. Ces contre vérités sont fatigantes ! ce rapport de 6,6 entre le premier et dernier décile est une arnaque intellectuelle ultralibérale, c’est totalement faux : en fait ce rapport de 6.6 est le rapport entre la valeur plafond du premier décile (le maximum que touche un « habitant » de ce décile) et la valeur plancher du dernier décile ( le minimum que touche un « habitant » de ce décile). Si maintenant on prend un chiffre significatif (un peu seulement) comme la moyenne de revenu du premier et du dernier décile, le rapport est de 61… A bon entendeur salut !

    3. chacun de ces pays n’aurait d’autre choix que de vivre de ses ressources propres, c’est-à-dire à un niveau de vie auquel il aurait dû descendre petit à petit depuis 25 ans

      C’est quoi un niveau de vie élevé ou faible? Appelons les choses par leur nom. Ce qu’il faut maintenant remettre en question, c’est la consommation massive de superflu (voitures, télévisions, voyages en avions, viandes…).

      Il est des ressources comme l’éducation, le temps accordé aux plus faibles d’entre nous, la recherche, le temps libre… qui ne sont pas des ressources finies dont la part diminue avec le nombre de « partageurs ». Nous ne sommes pas trop nombreux – comme on peut lire ici ou là – mais notre mode de vie fortement matérialiste est absurde.

      1. Ce qu’il faut maintenant remettre en question, c’est la consommation massive de superflu

        C’est l’une des rares phrases qui fasse l’unanimité inconditionnelle. Eh oui, chacun ne consomme que son nécessaire, et c’est toujours l’autre qui vit de superflu.
        De toutes façons, il ne peut y avoir de remède aux crises que si nous prenons bien conscience que nous devons analyser nos propres comportements avant de remettre en cause ceux des autres; il ne s’agit aucunement d’une inutile et sadomasochiste culpabilisation, mais d’une simple décentration sans laquelle toute discussion sur l’avenir sera un dialogue de sourd. ça devrait paraître évident, mais on ne peut pas dialoguer correctement sans un protocole de communication et des outils de mesure consensuels.

      2. José

        et c’est toujours l’autre qui vit de superflu

        Trop facile. C’est relativiser à outrance. Avec votre raisonement on peut tout justifier.

        Pour bien mettre les pieds dans le plat, un exemple: de même que les banquiers et les bourgeois ne se rendent plus compte des dommages qu’ils causent à l’économie, les mangeurs de viande détruisent la planète.

    4. Mais n’est ce pas le problème inhérent à l’être humain, un peu comme la loi de la gravitation universelle, qu’il ne pourra jamais dépasser ??? Par manque d’imagination et surtout d’idéal malgré tous les Iphones 5, 6, 7, 8 etc et autres technologies

    5. bon admettons que la répartition se fasse. tout le monde le même revenu. on sera toujours au même niveau de vie moyen qui est pour un occidental d’un niveau extravagant eu égard aux ressources disponibles.

    6. même remarques: voir une de plus :

      Incapable de ce fait d’emprunter à nouveau,

      et si c’est ça le plus délirant (constaté par le ministre de l’économie de l’argentine de l’époque), une fois que tu as fait défaut, tu es l’emprunteur le plus fiable au monde !

      C’est pas beau ?

      Autant vous dire qu’il les a envoyé bouler par la fenêtre les gugusses.

  3. j’ai l’impression que concrètement personne n’en sait rien. J’ai simplement peur qu »on » nous invente une guerre pour relancer l’économie et la croissance!

    1. On ne décrète pas une guerre comme ça… il faut de réelles divisions et de réels motifs, des causes réelles. Si l’on prend par ex la guerre de 30 ans, les conflits religieux se sont longuement développés avant que l’on passe à la diplomatie par d’autres moyens. Paix d’Augsburg 1555, et le conflit n’éclate que vers 1610… C’est une période absolument passionnante. Sorte de pré guerre mondiale, acmé de violence armée… crise.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Trente_Ans#Les_origines_du_conflit

      Or même le conflit des civilisations a fait pschitt.

      1. vous plaisantez sans doute ! la guerre d’Irak n’a-t-elle pas été « inventée comme ça » et la petite dernière en Libye ?
        il y a sans doute un réel risque de conflits au bout de cette crise et la montée des extrêmes droite en Europe est de bien mauvais augure

      2. @ RV
        Vous avez raison sur lisztfr, mais pas au point de dire que la guerre d’Irak a été inventée « comme ça ». D’après Naomi Klein, l’équipe Bush est arrivée au pouvoir en cherchant une occasion de faire fonctionner une industrie de guerre privatisée par les soins des Rumsfeld et Cheney. IL y a notamment un discours de Rumsfeld au staff de la CIA le … 10 septembre 2011, qui est resté un peu inaperçu, où en l’absence de grosse menace, il parle assez clairement de dégraisser la CIA pour externaliser un peu tout. La guerre d’Irak sera ainsi un sommet d’externalisation des taches militaires, mais cela a été voulu, la loi pour passer des contrats « ouverts » comme ceux dont a bénéficié hénaurmément les Halliburton et alii était dans les cartons.
        (J’ai pas « The Shock Doctinre là sous la main pour vous en dire plus, Ed. Babel en France).

        Tiens, aussi, avant que je ne le reposte
        @ Pierredev : personne ne vous a répondu en parlant d’Hervé Juvin !
        Pourtant vos points 4 et 6 (émergents vs. occident) sont assez exactement sa thèse dans « Le renversement du monde« 

      3. Tandis qu’avec la guerre d’ Afghanistan ( des centaines de milliers de morts civils ) la guerre d’ Irak ( 1 million 500 000 morts civils ) et la guerre de Libye ( 50 000 morts en 6 mois de bombardements de l’ Otan ) c’est plus facile en effet. Même pas besoin de réelles divisions ni de motifs validés, seuls les mensonges et la propagande ont suffit pour les déclencher avec une force de frappe hors norme au regard de  » l’adversaire  » en place. Avec la jouissance perverse de  » l’ Humanitaire  » en plus.

        Le  » conflit des civilisations  » a fait  » pshitt  » dites-vous ? En êtes-vous bien sûr ? Ne pensez-vous pas que Samuel Hutington ( crétin de chez crétin ) a finalement gagné et tous les « Néocons » avec lui ? Réfléchissez- y bien.

  4. Certes, rien ne semble aujourd’hui indiquer qu’une « réhabilitation raisonnée », selon vos propres termes, soit envisagée. L’avenir est aussi opaque que le système financier ne l’est, et les autorités politiques n’ont pas de plan de rechange. C’est flagrant et n’est pas sans conséquences.

    Est-dire que l’effondrement prendra les formes que vous décrivez ? Des sursauts sont toujours possibles quand la bête est aux abois, mais ils imposeront alors des reconsidérations d’ampleur et sanctionneront in fine la fin de ce que l’on appelle le capitalisme financier.

    Le « rééquilibrage mondial » pose d’autres questions et impose d’autres réponses toutes aussi radicales. Le nez sur la crise des pays développés, nous n’observons pas assez les prémices de celle qui va atteindre les pays émergents, obnubilés par leurs taux de croissance et leur dynamisme économique, ne voyant que la guerre des monnaies sans observer assez les conséquences de leur modèle de développement.

    A l’arrivée, il ne s’agit pas uniquement de partage, mais d’une seconde reconsidération, qui porte sur la nature même de la croissance économique ainsi que sur la satisfaction des besoins humains auquel elle est censée répondre, prenant compte la raréfaction des ressources de la planète. Vaste programme auquel il va falloir s’atteler, forcé et contraint.

    1. Il y a ci-dessus la version soft.

      Il peut aussi y avoir la version hard.

      Nation(s) créancière(s) pas payée(s) et pas contente(s) – du tout.
      Ceux qui disposent d’un gros stock de bâtons voudrons les utiliser pour encourager leur débiteurs récalcitrants. Cela fera sans doute mal. Cela fera aussi probablement beaucoup de gens en moins (le but en fait c’est çà).

      Après on vivra dans un monde merveilleux avec des grandes cités très policées (càd avec beaucoup de gens pour contrôler le petit peuple) qui aura le privilège de travailler moyennant 1600 kcal/jour pour de nouveaux maîtres (le mot employeur n’existant plusétant rempacé par « nourrisseur ») présentés par tous les écrans plats du monde comme beaux, jeunes et adorables à défaut d’être spontanément adorés…

      1. @ Eomenos : Je pencherais effectivement pour votre version… les bulldogs du capitalisme ne lâcheront jamais leur os, vont finir par mordre et imposer, par la force et la brutalité, leur domination aux roquets que nous sommes…

      2. Ils ne maitrisent pas tout, les maitres du monde. Ils n’auraient jamais prévu internet tel qu’il est !
        Ni les réseaux sociaux tels qu’ils sont !
        Les figures de l’aliénation sont multiple et n’ont pas besoin d’un maitre désigné pour s’incruster.

        Mais des figures de dépassement surgissent quand même (voir Ars industrialis par exemple) .

        Certes la balance actuelle peut être déséquilibrée, mais l’usage des outils ne produit pas un résultat prévisible.

      3. @timiota

        Ils n’auraient jamais prévu internet tel qu’il est !
        Ni les réseaux sociaux tels qu’ils sont !

        Comment sont-ils, les réseaux sociaux?
        Il ne faut, je crois, se faire aucune illusion sur les capacités de mobilisation par ces « réseaux ». Leur succès vient en grande partie d’une adhésion sans engagement, qui dans une société repue fera pschitt devant l’obstacle.
        D’ailleurs, c’est par contraste ce qui fait la force des classes dirigeantes: admission à des clubs par cooptation, donc limitée et valorisante, rituels plus ou moins symboliques, valeurs communes et non pas valeurs ouvertes/relativisme culturel. Face à cette cohésion -qui rappelle le fonctionnement des sociétés dites primitives- , le troupeau se désagrège parce que contractuellement, chaque individu n’a qu’à basculer un interrupteur pour repartir vivre dans un monde personnel moins .contraignant/exigeant.
        Pour qu’il y ait action, il faudra qu’il y ait « coercition »; au niveau des groupes humains, la solidarité ne peut pas se résumer à la somme des humeurs individuelles du moment.

      4. Vous vous méprenez José. Timiota parle des réseaux sociaux parce qu’ils ont été créés pour qu’on ne parle que d’eux, mais internet est LE réseau social.

        Et il serait temps quand même de se mettre un peu au courant. Il est assez désespérant parfois de constater que deux mondes vivent en parallèle, l’un utilisant les compétences et le dévouement de l’autre en ne cessant de rigoler de sa prétendue « puissance politique » sans jamais daigner se renseigner sur sa réalité. Sans jamais la faire émerger dans le débat public. Ne comprenant de cette action politique bien réelle et permanente depuis plus de 20ans que les effets multiples qu’elle génère dans les infrastructures traditionnelles.

        Vous avez compris les effets sur la vie réelle de la finance dite « virtuelle » qui ne sont que des effets de flux de données financières, mais vous êtes incapables de voir les conséquences de la circulation des flux tout court.

        Pour vous, internet n’existe qu’avec un fouillis de câble avec des écrans et des claviers/souris au bout, et des capitalistes qui sont sensés gagner de l’argent dessus, dessous, derrière et en offrant des accès au réseau sans jamais imaginer qu’il existe des dynamiques radicalement opposées à ce modèle et ce faisant, vous ne cessez de les décourager.

        Vous ne connaissez rien de cette infrastructure. Et cela ne vous dérange pas de ne rien savoir. Ni des gens qui l’ont créée, qui l’entretiennent, qui cherchent à la préserver; formant en cela la cohésion d’une communauté que vous ignorez volontairement.

        Et cela parce que les gens susceptibles de vous « apporter » cette information comme à des oisillons dans leur nid sont accrochés au droit d’auteur, englobée désormais dans la « propriété intellectuelle », et font circuler leurs idées sur le capitalisme par le biais d’infrastructures entièrement dominées par lui.

        Vous ne retenez en France que ce que les élites européennes ont fait au Référendum sur la Constitution, sans savoir qu’en même temps et pendant plus de 6 ans des luttes majeures se sont déroulées sur internet et dans les instances européennes qui ont mis le coup de grâce aux velléités du capitalisme cognitif bien plus sûrement que tout ce qui pourra être fait aujourd’hui.

        En fait, vous avez cessé d’imaginer que l’être humain peut être courageux, clairvoyant, et les outils nécessaires au changement que vous appelez de vos voeux sont à votre disposition. Vous l’imaginez incapable de désobéir et de s’allier pour lutter contre des forces obscures réactionnaires du type de la vôtre sur ce post.
        Vous avez cessé d’avoir confiance en l’être humain parce que vous-même n’avez pas envie de franchir ce pas.

    2. @ François :
      Concernant les pays émergents, il y a par ailleurs une césure grandissante entre les pays à forte croissance (en moyenne mondiale, pour ces émergents, 7%) et ceux dont la croissance faiblit de plus en plus chaque année.
      C’est par exemple le cas du Maroc, dont le taux de croissance atteint ‘péniblement’ 4% en 2010 et qui continue à chuter. Pays très dépendant d’apports exogènes, que ce soit de la pluviométrie (alors mêmes que 2010 a été une très bonne année), des transferts des marocains à l’étranger (1ère source de devises et de recettes) ou du tourisme. Or, le modèle est fondé justement sur la croissance, à tout prix. Qu’arrivera-t-il quand celle-ci n’atteindra ‘que’ 3% ?
      Surtout, ceci est un bon cache-sexe concernant la question essentielle : quelle répartition des richesses créées ?
      Au Maroc par exemple, un fond spécial intervient pour financer les prix des denrées alimentaires de base (huile, sucre, farine, …), à hauteur de 50%, augmentant dangereusement l’endettement, encore ‘faible’ au regard des niveaux constatés dans les pays développés, mais s’en rapprochant inexorablement. En lieu et place d’instituer une réelle imposition sur le revenu progressive, surtout des plus riches (au contraire, les exonérations fiscales se multiplient) et donc de remettre en cause le modèle de développement, le Maroc continue ainsi sur ‘sa lancée’, sans interroger outre mesure les effets de ces politiques, notamment socialement.
      De même, le développement à outrance d’accueil touristique massif (et les infrastructures qui vont avec), générant des bulles immobilières importantes, n’est pas remis en cause, encore moins les accords bilatéraux de ‘libre échange’, notamment avec les US, dont le pays s’aperçoit avec ‘surprise’ que celui-ci se révèle défavorable pour lui.
      Là aussi, il risque d’y avoir un ‘décrochage’ et une multiplicité de ‘pays émergents’, in fine.
      La crise est donc globale.
      Mais les pays émergents ne le ‘savent’ pas, encore.

    3. Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ?

      Rien n’est automatique ou écrit d’avance.
      Des propositions pour une alternative écosocialiste, par Daniel Tanuro
      http://www.npa2009.org/content/les-fondements-d%E2%80%99une-strat%C3%A9gie-%C3%A9cosocialiste-par-daniel-tanuro
      Extrait

      Cette crise n’est pas due aux caractéristiques intrinsèques de l’espèce humaine mais au mode de production devenu dominant il y a deux siècles environ – le capitalisme – et aux modes de consommation et de mobilité qui en découlent. Les atteintes graves aux écosystèmes (changements climatiques, pollution chimique, déclin rapide de la biodiversité, dégradation des sols, destruction de la forêt tropicale, etc.) constituent une dimension de la crise systémique globale. Ensemble, elles expriment l’incompatibilité entre le capitalisme et le respect des limites naturelles.

      1. « Cette crise n’est peut-être pas due uniquement à des caractéristiques intrinsèques de l’espèce humaine mais au mode de production devenu dominant… » ne serait-il pas plus exact? Il me semble risqué de charger la barque du capitalisme tout en se dédouanant de toutes les actions commises depuis deux siècles. La capitalisme a certainement poignardé l’homme et la nature, mais tu quoque.

    4. Oui, François Leclerc, prendre en compte la raréfaction des ressources de la planète.
      Il aurait fallu le faire. On ne l’a pas fait.
      Il est trop tard, beaucoup trop tard.
      Même limiter la casse semble impossible à ce jour.
      Il est vain de chercher des responsables à cela.
      L’Homme est un produit de l’évolution, il a réagi dans son environnement comme il était conditionné pour le faire.
      La croissance avait jusqu’à ce jour toujours permis sa survie.
      On a pas su prendre le virage quand il en était encore temps.
      Ce sont nos modes de fonctionnement, totalement orientés vers la croissance, qui nous condamnent dès que les moyens de celle-ci disparaissent.

      Ce qui va se passer ? L’effondrement d’une civilisation, une de plus, et certainement pas la dernière. Mais certainement celle qui sera allée le plus loin dans la maîtrise physique de son environnement. Il est douteux que la planète, pillée comme elle l’est à ce jour, nous offre une seconde voie dans ce sens.

      Vivrons nous mieux ou moins bien avec nos illusions en moins ?
      Sur le plan matériel, il faudra rapidement se faire une raison.
      Sur le plan moral, de grands progrès restent à faire.

      Une page sombre de l’histoire humaine nous attend. Espérons que nous en retiendrons les leçons.

    5. Au su de comment s’est faite la première « considération » ont peut légitimement douter de la maturité et la sagesse nécessaire à un quelconque sursaut vertueux basé sur un nouveau paradigme.

      Et en ce sens, de vieilles idées défendues ici ou là font leur « retour » sur le devant de la scène.
      Mais elles ne pourront être envisagées et correctement évaluées avant que ne se dessine un consensus social plus large, lequel, de mon point de vue, ne peut être atteint par un raisonnement dénué de tout attachement à la société dont nous sommes issu et particulièrement de son rapport à l’argent à sa représentation, à sa valeur et à la cupidité qui y sont attachés.

      L’observateur modifie lui aussi toujours l’issu de l’expérience.

      Les graines sont toujours en place, et le réseau sur lequel elles poussent ne cesse de s’étendre, si la sécheresse des hommes ne vient pas tout décimer, une seule pousse pourrait suffire.

    6. Bonjour Monsieur Leclerc,

      Ceci est quelque chose que j’ai du mal à comprendre: pourquoi les pays émergents pâtiraient de l’effondrement financier annoncé et ce, au point de ne plus croître?
      Au contraire, ne feront-ils pas tout ce qui est en leur pouvoir pour perpétuer ce système? Ne le font-ils pas déjà maintenant?
      Souvent on a l’impression dans vos billets que le monde entier va rentrer en récession voire en dépression. Entends-je si mal?
      Le pauvre profane que je suis ne peut se fier qu’à ses intuitions, mais selon moi, les plans de la guerre monétaire (appelons-la plutôt la partie d’échecs monétaire) sont déjà prêts du côté Chinois. Ils attendent simplement de placer leur Reine pour mettre échec et mat aux politiques monétaires Occidentales… Me gourre-je?

      1. @Tim k

        Dans l’urgence, il y a un problème simple qui se pose aux pays émergents : en cas d’effondrement occidental, qui va acheter leur produit, qui va faire tourner une économie encore très largement extravertie ? Pour constituer un marché intérieur, cela va prendre quelque temps. Echec et mat en effet, mais deux perdants économiques. Reste la voix et la voie des armes quand les populations demanderont des comptes et que les braves dirigeants leur expliqueront…

      2. @ Tim K :
        Pour reprendre l’exemple du Maroc, si double dip il y a, plusieurs ‘effets’ (liste non exhaustive) :
        – les immigrés à l’étranger seront les premiers touchés par le chômage ; ils le sont déjà
        – de sorte que l’envoi d’argent risque de se raréfier, alors même que c’est la première source de devises (donc problème quant à la qualité de la note sur la dette publique du pays, par exemple) et de recettes (consommation locale en partie dépendante des envois, d’où ralentissement de la croissance) ;
        – moindre flux de touristes, affectés par la crise ;
        – gros problèmes en perspective dans l’immobilier, secteur important et lié au tourisme, puisqu’une bonne partie de l’offre est clairement orientée vers les étrangers, sans parler du luxe, qui s’est déjà effondré. Heureusement, les pouvoirs publics, qui sont plus intelligents qu’en France, ont réorienté massivement l’action publique vers du logement social, pour la demande interne. Bien lui en a pris …
        – si les prix des commodities, notamment des denrées alimentaires réaugmentent sur les marchés (ruée vers la ‘qualité’ des fonds spéculatifs), l’effet sera dévastateur dans le pays, avec le choix entre le maintien du fond de compensation (et donc l’augmentation de la dette publique), la taxation des hauts revenus ou l’explosion sociale ;
        etc.
        Ceci n’est valable que pour le Maroc, mais pourrait l’être par exemple pour le Mexique, qui par certains côtés à la même ‘structuration’.
        Pas pour d’autres pays, comme le Brésil ou la Chine, qui regarde le carry trade avec exrêmement d’attention.

      3. @ Tim K

        Vous pouvez tourner et retourner le problème autant qu’il vous plaira, ceux qui sont et seront en première ligne pour encaisser les prochains coups durs, les salves nourries des mitrailles à venir, sont et seront de les cohortes innombrables des précaires de ce monde. Soit 150 ou 200 millions dans les pays industrialisés occidentaux, au Japon, en Corée du Sud, Taiwan, etc, et plusieurs milliards en Chine, Inde, Asie, Afrique, Am’ Sud… Et ces derniers, pas plus que les premiers, n’en pourront mais si ceux « de l’arrière », nous, décident de persister dans le statu-quo, ainsi soit-il, let it bleed, amen.
        La Chine, seule comme alliée à tous ses semblables accrocs à la croissance et aux exportations exponentielles, est irrémédiablement piégée par l’occident, paralysée, réduite aux gesticulations, vaines, pas même matamoresques.
        Cet été aura eu au moins le moindre mérite d’enfoncer un clou : plus que jamais c’est à Washington que se décide et se décidera la suite de l’histoire, nulle part ailleurs. Pour le meilleur et pour le pire.

      4. @ Nicks, Zebu, Vigneron et Gudule

        Je ne prenais pas conscience de ces enjeux.
        J’ai voulu vous écrire un nouveau projet de société en échange, mais je me suis vite égaré. Je suis passé de l’anti-capitalisme primaire au communisme en quelques lignes seulement donc j’ai préféré effacer…
        Bon, ben, quel autre choix que d’accepter notre triste sort alors?
        On parlait d’or il y a peu… » Non, non, non » semblaient dire certains, mais l’auto-compromission est parfois une qualité de survie (en politique, c’est même un gage de réussite) .
        Le sujet sera toujours tabou de toutes façons, qu’on soit en période de paix, de guerre ou de rien… Donc je vous dis merci pour vos éclairages et à bientôt en ce lieu…

      5. @Tim K
        D’autant qu’à tout cela viennent s’ajouter généralement des problèmes épineux de démographie: la population chinoise par exemple va subir un vieillissement qui va déséquilibrer complètement son appareil de production. A l’inverse, dans les pays où la population continue de croître, un assèchement de la demande extérieure risque de mener à un chômage de masse qui paralysera le démarrage de la demande intérieure.
        Ponzi démographique, Ponzi économique; raisonner en termes de croissance matérielle ne peut mathématiquement mener qu’à une impasse. Le larsen finit par griller les haut-parleurs.

    7. Tout à fait en accord avec François.
      Qu’il y est effondrement où pas,il faut réinventer une économie avec comme prémices de base que nous avons dépassé les capacités de la planète à renouveler les ressources essentielles à notre vie celles-ci ne pouvant dorénavant que s’épuiser. C’est une nouvelle réalité incontournable.
      La croissance de tout, à tout prix, signifie dans ce contexte une accélération du phénomène de diminution des ressources.

       »et l’on n’aurait d’autre choix que de repartir de cette nouvelle situation, sans doute sur les mêmes bases de l’offre et de la demande des produits et services »
      Repartir uniquement sur ces bases veut dire que nous n’aurons pas comprit le véritable état de la situation actuelle.
      En fait si l’HUMAIN est intelligent nous ne devrions pas se rendre à l’effondrement total mais effectuer un virage, oui radical, mais cohérent avec nos capacités potentiels évidemment non exploiter à ce jour .

    8. Bonjour Monsieur Leclerc,

      Ceci est quelque chose que j’ai du mal à comprendre: pourquoi les pays émergents pâtiraient de l’effondrement financier annoncé et ce, au point de ne plus croître?
      Au contraire, ne feront-ils pas tout ce qui est en leur pouvoir pour perpétuer ce système? Ne le font-ils pas déjà maintenant?
      Souvent on a l’impression dans vos billets que le monde entier va rentrer en récession voire en dépression. Entends-je si mal?
      Le profane que je suis ne peut se fier qu’à ses intuitions, mais selon moi, les plans de la guerre monétaire (appelons-la plutôt la partie d’échecs monétaire) sont déjà prêts du côté Chinois. Ils attendent simplement de placer leur Reine pour mettre échec et mat les politiques monétaires Occidentales… Me gourre-je?

      Pour finir, en ce qui concerne le modèle de croissance choisi par ces pays, pourquoi choisirait-il un autre que le nôtre? Ils profiteront des nouvelles technologies dans tous les secteurs d’activités, ceci étant cela ne nous rendra pas nos forêts (si c’est ce dont vous parlez à demi-mot). Au mieux, on pourrait espérer qu’un gentil entrepreneur s’occupe d’assainir l’eau de notre planète, mais quel en serait l’intérêt si c’est juste « pour faire beau ». On peut s’occuper d’environnement, oui. Mais si ce n’est pas de le but de le vendre, ça ne sert à rien…

      Je suis très pessimiste concernant l’environnement, l’homme ne peut le respecter. Ce n’est pas dans ses cordes. Lorsque j’ai été en Papouasie (j’ai regretté d’avoir du prendre l’avion d’ailleurs!) et que j’ai vu des villages « authentiques » avec des autochtones « authentiques », je ne suis pas arrivé à fermer les yeux sur les canettes de Coca et les déchets en tous genres qu’on trouvait à la lisière de leur petits villages dans la forêt « vierge ». Mais qu’espérais-je? Dans certaines forêts vierges du monde, y’a encore des traces de napalm, des mines anti-personnelles, des carcasses d’avions, des obus et même, quand on y pense bien, dans toutes les forêts vierges du monde, y’a des routes en béton et des carrières d’OR et d’autres métaux précieux ressemblant à de gigantesques cratères de météorites, à la différence près qu’ils sont faits par l’homme et ses machines… Parfois, je me demande ce qu’on appelle « écologie »? Ca relève plus de l’esthétisme du parc communal que du droit à la nature à s’exprimer librement et à ce qu’on lui fiche la paix. Etant de nature libertaire, ça m’attriste. J’ai envie de dire à tous ces humains: Merde! Arrêtez de la harceler cette nature, elle est trop riche et trop fragile pour la violer comme vous le faites. Faites en un usage modéré, respectueux, parcimonieux, à échelle humaine.
      La nature n’a pas de légitimité aux yeux des hommes occidentaux ou aux yeux de ceux le deviennent. L’Homo Occidentalus est contagieux, qu’on se le dise! Cette année, ils ont encore coupé une centaine d’arbre dans le Parc du Wolvendael pour une question de sécurité. La soi-disant réserve naturelle du Engeland: au bas mot 200 arbres coupés, le projet de construction est passé finalement. Dans ma rue, 1 épicéa à côté d’une crèche, ça y est! Il était de trop et surtout trop dangereux pour les travaux d’extension du bâtiment qui le longeait (oui, j’habite Uccle).
      Excusez-moi de m’épancher alors que le sujet ne s’y prête pas, mais je ne crois ni à la fin du capitalisme ni à la fin de la destruction des forêts et à la pollution des eaux en général. D’une façon globale, c’est de pire en pire d’où l’impérieuse nécessité de construire sa vision étriquée du monde pour ne pas voir tout cela, je serai si heureux (si j’y arrive)! De toutes façons, y’a un truc dont je ne doute jamais: j’aime la vie, elle est une chance merveilleuse et je crois que c’est réciproque! L’Amour entre nous est à son paroxysme, mais attention à qui voudra me faire gober des couleuvres!

      ps: toute ressemblance avec le profil d’un psychopathe sorti d’un asile est fortuit. La producteur décline toute responsabilité.

      1. Mettez vous un peu à la place de la nature. A supposer qu’elle soit douée de raison, ne pensez vous pas qu’elle s’en fout un peu d’être violée par l’homme, la nature? En d’autres temps elle a bien été violée par les dinosaures, et encore avant par des insectes géants…

        Un peu de provoc pour faire réfléchir..

      2. @Arnould….

        Et les dinosaures ont fini comment? Sont ils encore là pour violer qui que ce soit?

        L’homme a 200000 ans a tout casser d’existence… la planète il lui reste 5 milliards d’années d’espérance de vie… Il a fallu 5 milliards d’années à la terre pour arriver à l’humain, le seul réel danger qui menace la terre de finir prématurément son existence, viendra de l’espace (astéroïde) si la planète possède une intelligence propre, ce que je crois, ne venons nous pas nous même de la nature a force d’évolution? Son seul espoir réside dans une espèce qui développera une technologie capable de préserver l’organisme terre autrement dit, l’humain, de la seule menace réelle pour elle… L’âge dans lequel se trouve l’humanité nous pouvons le comparer à l’enfance sur une échelle de vie humaine, quand nous aurons fini de nous entretuer pour des peccadilles territoriales et fini de jouer à celui qui a la plus grosse, après un massacre WW3? Jamais 2 sans 3… L’humanité passera dans le stade de l’adolescence.. il commencera à ranger sa chambre, puis dans l’âge adulte, il respectera sa maison et ses hôtes, et enfin dans l’âge de la sagesse jusqu’à extinction de tout… Bonne soirée.. A+

    9. Argument supplémentaire : cette reconsidération de la croissance économique, de la définition des besoins humains et des moyens de satisfaire ceux-ci, nous sera de toutes façons imposée par le dérèglement climatique. Nous connaissons la propension de nos sociétés à réagir aux évènements plutôt qu’à les devancer. Malheureusement, en l’espèce, tout retour en arrière sera impossible.

    10. Je suis du m^me avis que François Leclerc !

      Réequilbrage signifie t il pour vous mettre des milliers de salariés sur le tapis en allant chercher ailleurs de la main d’oeuvre bon marché et corvéable à souhait pour satisfaire les actionnaires ??

      Réequilibrage………….. quel réequilibrage quand même des grosses bo^tes relocalisent en France car on apprécie NOTRE savoir faire pour la fabrication et la conception voire la qualité de nos produits ‘exemple G Lethu pour ne pas la nommer……………….

      et m^me si ces cas restent marginaux à l’echelle mondiale, n’oubliez pas que dans notre joli monde globalisé si nous plongeons les emergents AUSSI boirons la tasse………

      quel beau réequilbrage aurons nous là !!!!!

      cela dit je vous l’accorde il nous restera toujours la possibilté de réfléchir sur notre modeste condition et notre incommensurable stupidité ,ne comptez pas sur moi pour en exempter nos gentils banksters bienfaiteurs qui heureusement étaient là pour réequilibrer la misère du monde dans leur grande mansuétude………..

      Attention Pifou s’est exprimé ………….http://www.boursier.com/actualites/economie/l-union-europeenne-et-l-euro-sont-solides-dit-jose-manuel-barroso-10533.html

      OUPS c’est surréaliste……….à part les kangourous qui peut croire cela ????

    11. Débarrasser le capitalisme entrepreneurial du financier, un peu comme dépouiller un lièvre pour qu’il puisse courir plus vite … Le « bon » capitalisme d’avant la guerre et sa « destruction créatrice » aurait-il encore un avenir ?
      Vaste programme,
      Le caractère écocidaire du capital s’est concrétisé dès les débuts de ce mode de production. Au XIXe siècle, le fondateur de la chimie des sols, Liebig, tirait déjà la sonnette d’alarme : du fait de l’urbanisation capitaliste, les excréments humains ne retournaient plus au champ, et cette rupture du cycle des nutriments menaçait de causer un grave appauvrissement des sols.
      Au fait de ces travaux, Marx hissa la problématique sur le plan conceptuel en posant la nécessité générale d’une « régulation rationnelle des échanges de matières (ou métabolisme) entre l’humanité et la nature »
      Daniel Tanuro, ingénieur agronome est très impliqué dans les mouvements sociaux, c’est lui qui a le mieux synthétisé les propositions pour un écosocialisme du XXI éme siècle :
      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_impossible_capitalisme_vert-9782359250251.html
      Un article résumant le livre
      http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article20954#nb10
      Eric Toussaint et CADTM après avoir assisté Corréa pour purger la dette de l’Equateur sont au coeur du mouvement contre les dettes illégitimes ou odieuses …
      http://www.cadtm.org/
      Adelante ! Il y a du monde qui se réveille et qui pousse …

  5. Depuis 2008 la stratégie de nos « élites » peut, amha, se résumer a: « Courage, fuyons! »
    Cette stratégie perdurera, toujours amha, tant que les peuples occidentaux (au ventre encore plein) ne se révolteront pas.
    L’étincelle pourrait alors venir de l’Allemagne: « Courage, fuyons la zone euro ».

    1. Comme si une monnaie était responsable de la situation…
      D’ailleurs, le Minnesota songe à passer au dollar zimbabwéen. Puisque celui-ci ne sert plus.

      1. @Yvan

        En Europe, l’euro a été un facteur aggravant par ses critères de gestion. La monnaie unique est bien un problème (mais pas l’idée d’une monnaie unique, nuance). Si on ne renvoie pas le monétarisme à la poubelle d’où il n’aurait pas du sortir, cette affaire va mal se finir entre la France et l’Allemagne, une nouvelle fois…

  6. Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ?

    A mon avis il faut poser le problème pays par pays, parce que des différences fondamentales quant aux ressources naturelles existent entre eux.

    La question de la dépendance énergétique étant sans aucun doute la plus cruciale.
    L’Allemagne toujours fort précautionneuse a pris les devant en se rapprochant de la Russie tant sur les contrats de gaz que ceux du pétrole.

    Pour les autres pays de la zone euro, j’imagine que les évènements « spontannés » en Lybie auront quelques retombées positives …

    J’ose espérer que chaque gouvernement a échaffaudé un plan « b » (en minuscule) en projetant d’imprimer leur monnaie nationale, pour que tout au moins les salaires puissent être honorés au sein de chaque pays, tout en maintenant un euro servant aux échanges entre eux.

    etc.

    Sauf bien sûr, si le but à atteindre est de casser définitivement les services publics et les Etats, dans ce cas, il n’y aura aucun plan « b », mais la phrase bidon : nous n’y pouvons rien, c’est la faute à la crise financière et à la dette (que quarante années de pouvoirs successifs ont scrupuleusement fait gonfler pour en arriver là).

  7. perso je crois que personne ne le sait…. (ce qui va se passer lorsque ça va craquer….)
    en revanche, j’ai une envie furieuse que ce moment arrive….

    ce monde est si déglingué de toute part qu’il ne m’inspire plus rien..
    à un tel point que si on devait m’annoncer que je devais mourir demain je serais soulagé….
    pourtant je ne suis pas malheureux…
    mais je n’ai plus de motivations.
    cette économie, cette société a flingué tous mes rêves.
    je suis mal à l’aise dans cette société.
    je suis mal à l’aise dans ce vide spirituel qu’on nous a inculqué à force d’école, d’obeissance, de peur de manquer etc….

    j’ai envie que ce monde s’écroule et que ceux qui auront contribué à sa construction puissent vivre suffisamment longtemps pour contempler le désastre de leur inconscience….
    (politique, prof, economiste, policier, prêtre rabbin et imam etc…en bref tous les flingueurs de liberté et ceux qui les soutiennent)

    allez comprendre?

    1. Ne mourez pas demain, Coco. Le monde à construire va avoir besoin de vous, Les motivations ne vont pas vous manquer dans les temps qui viennent, croyez moi.
      Je ressens parfois ce que vous décrivez, et depuis si longtemps que maintenant, c’est plutôt une attente jubilatoire, cet oeil du cyclone dont parle Paul va déboucher sur autre chose, dont nous sommes partie prenante et participante.
      Mourir demain, alors que tout ce que vous exécrez, justement demain, va voler en éclats? en live? du vécu de votre propre vie et pas du refroidi ré écrit des livres d’histoire?( à me relire, à cet endroit je sens comme une exaltation de cette génération qui n’a pas connu la guerre, ne s’est pas engagée dans une survie immédiate, n’a pas connu l’Histoire. , mais bon, découvrir ses propres filtres n’est il pas l’intérêt du dire, et puis on a les filtres qu’on peut)

      Je crois que les scenarii que nous essayons de penser ne sont que témoins rassurants de notre désir de contrôler encore un peu quelque chose, quand la seule certitude est d’être au milieu de sables mouvants. Plus qu’à l’essai de prédiction comme instrument boussole, je crois à la capacité de résilience de l’homme, à sa capacité d’inventer en dehors de tout cadre connu. Sans oublier qu’à mon sens, les deux leçons de poids que l’on peut retenir des camps de concentrations, sont, premièrement ceux qui ont survécu sont ceux qui ont partagé, ce sont serré les uns contre les autres pour garder la chaleur, en aucun cas ceux qui ont adopté une attitude de chacun pour soi, et deuxièmement, qu »à chaque moment chacun est responsable de ses choix, actions, cf procès Eichman et ce qu’il nous a appris.

      1. @ cocoJ’attend la destruction de ce systeme depuis mon ado,mais il faut envisager la suite avec
        optimisme,un chantier de reconstruction magnifique

      2. Moi aussi je comprends très bien ce qu’exprime Coco. Depuis ma jeunesse je suis convaincu que le monde actuel va connaître sa fin et ai eu beaucoup de difficultés à choisir un métier et à m’impliquer dans la société. Ces 10 dernières années j’ai même cru que je m’était trompé et que le monde ne connaîtrait aucun changement de mon vivant. Il est maintenant évident qu’il va bientôt y avoir un grand bouleversement… Coco vous n’êtes pas seul, ne désespérez surtout pas.

    2. @coco ça me soulage de voir que d’autre ont le même sentiment que moi.
      j’avoue ne pas être malheureux, je mange à ma faim, j’ai des revenus corrects et un toit (en location) bien situé.
      Le seul fait de ne pas pouvoir me projeter dans l’avenir à cause de tout ce système, me rend malheureux.
      Je fais parti de la classe moyenne (enfin je ne sais plus vraiment ou je me situe, si j’écoute Monsieur Hollande, je suis un ultra riche), mais je suis incapable de m’acheter un bien, même avec un apport, et l’endettement à 30 ans me fait peur.
      Je suis comme un rat en cage, je ne vois pas d’issu même au niveau boulot, les perspectives sont plutôt sombre (grosse boîte du CAC40 en déperdition) réduction des budgets et rien de bien excitant.
      Je vous rejoins en disant vivement que tout parte en fumée, même si je dois y perdre mes économies que nous puissions enfin reconstruire sur des bases saines et durable.
      STOP !!! a l’infantilisation des peuples sur le dérèglement climatique, à la « moutonnisation » le berger tient ses chiens.
      A quand la prise de conscience générale, je parle aussi de ces pauvres gars qui se lève le matin la main sur le coeur devant le drapeau et qui ne songe pas un instant qu’on les utilise pour faire la guerre. Combien de pauvres soldats se retrouvent sous les feux pour servir la cause de gens irresponsables ?
      Tous ensemble nous avons les moyens d’enrayer la mécanique, comme dans une entreprise le patron et les actionnaires ne sont rien sans les collaborateurs qui produisent. Je parle de révolution passive, « I had a dream » et si tout le monde arrêter ne serait-ce que pendant 3 mois d’arrêter de consommer hors besoins alimentaire que se passerait-il ?

      J’ai tout mis en vrac mais ça fait du bien 🙂

      1. Ne vous inquiétez pas, votre rêve va se réaliser: bientôt personne ne pourra plus consommer hors besoins alimentaires.

      2. Ne consommer que de l’alimentaire, c’est déjà le cas de beaucoup de familles (dont je fais partie) depuis plusieurs années. La question est de savoir si on pourra encore consommer de l’alimentaire en fonction de ses besoins dans les temps qui viennent car, c’est déjà une question qui se pose pour nombre d’entre nous.

    3. Il n’y pas de liberté sans égalité, cherche aussi les flingueurs d’égalité tant que tu y es … Il n’y a pas pire servitude que celle qui donne l’illusion de la liberté. Comme disait Rosa Luxembourg : celui qui ne bouge pas, ne sent pas ses chaînes ! Il souffre seulement un peu de rester assis.
      Moi aussi, je pense qu’un autre monde est possible … Mais je n’attends pas assis devant mes écrans !
      Eux, ils ne vont pas tarder à bouger …
      http://www.youtube.com/watch?v=fDZ9lbJEKQQ
      http://www.youtube.com/watch?v=rwELCpLV-Zc&feature=related

    4. C’est exactement ce que je pense depuis bien longtemps. Alors, Coco, le temps n’est pas venu de mourir mais de précipiter ce vieux monde dans les oubliettes de l’histoire (enfin pas trop profond pour que l’on s’en souvienne un peu) et de participer à la reconstruction d’un nouveau monde. Nous sommes touTEs l’avenir et nous avons besoin des unEs des autres. Amitiés

  8. A mon avis vous oubliez / les moyens de production n’ont plus rien à voir / la richesse est créer / dans tous les domaines / combien d’hommes pour cultiver un hectare / combien d’heures pour fabriquer une voiture ou autre objet plus ou moins complexe / il ne manque pas d’argent il est juste mal réparti / l’énergie n’est pas un problème, le soleil, les océans, la géothermie, le vent / prenez tous l’argent mis dans les armes ….la solution est la démocratie / j’affirme qu’il n’y a pas de véritable démocratie sur la planète, et nous avons depuis très peu de temps les moyens d’une véritable démocratie, les egos qui nous gouvernent sous prétexte de démocratie ne pense qu’a préserver leur acquis.

    1. Interdiction de toutes les télévisions pendant une durée illimitée , le temps de décider à quoi pourra servir ce engin de malheur ……..

      1. @taratata
        En effet je pense que dans nos mediacraties l’acte le plus révolutionnaire et subversif serait de se débarrasser de la TV, tellement nos pensées sont asservies et déformées par ce laveur-videur de cerveaux! Mais attention il ne faut pas seulement l’éteindre il faut se défaire de l’objet pour ne plus être tenté! Une fois le lave-cerveau écarté, les citoyens pourraient se remettre à réfléchir par eux-mêmes et réaliser la gravité de la situation, puis poser des actes pour un vrai changement.

      2. lundi 5 septembre 2011
        Interdiction, et quoi encore, personne n’est obligé de regarder, la dernière émission que j’ai regardé, la catastrophe de Tchernobyl, je dis merci la télé…. Moi qui n’étais pas antinucléaire je le suis et je conseille à tous de voir ce documentaire…..

      3. D-croissance:

        Télé à la poubelle: oui. Je l’ai fait, plus de 20 ans en arrière (approx, je ne compte plus)
        Mais ça n’a rien de révolutionnaire.
        C’est simplement supprimer une source potentielle d’ abrutissement,
        surtout pour les enfants.
        J’ ose espérer que la « révolution », même intérieure, est d’un autre niveau d’exigence..
        Sans doute la subversion commence par des petites actions, il faut bien commencer,
        mais celle-ci est toute toute petite.
        Quant aux médiacrates , ils ignoraient et ils ignoreront.
        Si je peux, je rajouterais dans un même élan: Ne pas lire les sondages, mais faire acte de voter. Les sondages participent du même système de conformation des esprits que la Télé.
        Et faire l’acte de voter, c’est refuser le consumérisme: le jeu est que les bulletins blancs ou nuls soient majoritaires. C’est une autre signification, – du genre: j’en veux pour mon vote- modeste bien sûr.

      4. Au risque de vous surprendre, Taratata,

        ça fait plus de vingt ans que je n’en possède plus !

        (mais peut-être est-ce là le comble de la modernité)

      5. Avant ou pouvait envisager l’aquarium, mais avec les écrants plats il faut demander à Monsanto de créer une race de poisson adaptée.

      6. J’ai choisi de supprimer la télé pendant plusieurs années pour protéger mes bambins mais quand ils ont commencé à aller chez leurs copains pour la regarder, j’ai opté pour le plan B. La télé est revenue et j’ai appris à mes enfants à la regarder avec un esprit critique.
        Et ça a fonctionné, comme sur des roulettes!
        Connait ton ennemi pour mieux t’en protéger!
        De plus, je regarde les infos abrutissantes pour savoir ce que mes concitoyens ingurgitent. C’est vrai que c’est de plus en plus indigeste.

    2. @ chesnes
      La démocratie que vous souhaitez ne servira à rien si vous n’avez rien à proposer de cohérent pour changer le cour actuelle de l’économie.

      1. l L’économie n’est pas le véritable problème, le problème de fond est la démocratie, moi petit citoyen lambda je ne suis pas économiste, mais j’attends des débats de fonds des propositions de tous les spécialistes et autre et le vote des citoyens pour la prise des décisions, croyez vous qu’a la naissance des démocraties ….les citoyens auraient donné mandat à autrui s’il avait eu les moyens d’aujourd’hui…on gère nos comptes bancaire par internet….

    3. @ chesnes

      .la solution est la démocratie

      Tout à fait d’accord. La seule question qui me taraude, c’est que la démocratie n’a jamais existé au delà de quelques centaines ou quelques milliers de citoyens.
      Et nous serons le mois prochain 7 milliards….

      1. lundi 5 septembre 2011
        L’avenir avance masqué, nous n’avions pas les moyens techniques pour la démocratie….information ou possibilité d’information pratiquement gratuite, et surtout on ne pouvait pas donnez son avis ou votez sans se déplacer….. il faut que les citoyens prennent conscience que nous ne sommes pas véritablement en démocratie et qu’elle est possible maintenant…on peut reproduire aujourd’hui la place du village avec des millions personnes….

  9. @pierredev
    Vous êtes plus vif que moi, ça fait plus d’un an que je suis sur ce blog, et je n’ai pas réussi à écrire une synthèse aussi crédible que la votre sur les causes du bazar actuel.

    Pour la question « qu’est ce qui va se passer ? », c’est pour moi largement indéterminable, par contre si on pose la question « qu’est qu’il faut faire? » c’est infiniment plus simple:

    -Mettre sa vie en accord avec ce en quoi on croit
    -Apprendre à consommer moins, d’énergie, de viande, de loisirs abrutissant et de plus tarifés,…
    -Savoir faire (ou apprendre à faire) des choses utiles en vue du système de troc qui pourrait bien advenir (et pas seulement en Grèce).
    -Savoir (ou apprendre à Fabriquer) des objets qui durent longtemps et sont réparables
    -Soutenir (participer à) toutes initiatives renforçant le niveau de coopération entre les individus (AMAP, SCOP, associations en tout genres, organisations internationales de terrain, syndicats,…)

    Je sais , ça fait un peu « survivaliste », mais, bien que restant très ouvert pour modifier mon point de vue, je ne vois actuellement pas bien ce qui peut tomber de positif « d’en haut » 🙂

    Cordialement,

    1. Parmi les choses à faire quand tout va casser :
      -de quoi aurons nous besoin ?
      Energie, communications

      Que tous ceux qui travaillent, ont travaillé ou voudraient travailler dans ces branches se préparent (actifs, chômeurs, retraités)
      Que tous les petits génies de l’informatique, ceux qui s’y connaissent en téléphonie se tiennent prêts (hackers y compris)
      Ainsi que les mécaniciens, en particulier ceux capables de faire marcher un moteur à l’huile de friture ou de vidange ou n’importe quoi d’autre facilement accessible
      Et ceux qui sont capables de réparer n’importe quoi avec un simple couteau suisse

      Alimentation santé

      Dans chaque quartier, village répertorier les besoins et les ressources
      Faciliter les déplacements de ceux qui seront indispensables à des endroits précis (hôpital par ex) et faire en sorte que ces déplacements deviennent inutiles
      Prendre en charge l’approvisionnement en eau, nourriture etc…de ces personnes (et de leur famille) qui seront occupées à vous fournir des soins ou de l’électricité

      Maintenir le contact entre les régions pour déterminer les manques ou les surplus

      Faire en sorte de vider au maximum les grandes villes, ceux qui ont une résidence secondaire pourraient s’y rendre, si leurs compétences sont inutiles en ville peut être pourront-elles être utiles ailleurs
      etc,etc……

  10. Pas mal, pour un ingénieur. Vous semblez plutôt comprendre.

    (un truc entre ingé : lorsque les cases ont toutes des hôtels, tu changes les règles en autorisant 5 hôtels par case avec loyer correspondant. Puis, quand la banque saute, tu découpes des billets de 100.000 puis un million. La partie s’arrête au premier joueur endormi.)

    Tu l’as donc indiqué pour la Grèce et c’est cela qui va se passer. Nous autres, ingé, qui avons généralement besoin de moyens, n’aurons qu’à nous recycler dans l’agriculture. La tomate auto-récoltante a de l’avenir.

    Sinon, non. Il n’y aura pas d’effondrement du système. Vois ce qui s’est passé lors de l’effondrement de septembre 2008. Tout est maintenant non pas sous contrôle mais avec des gardes-fous tels que les prêts aux banques en difficulté.
    Et coté grèce, la Zone Euro ne peut pas se permettre de la lâcher. Tout comme aucun pays n’a le droit de faire faillite. FMI oblige.
    Donc…

    Là, et des voix viennent de mettre en garde contre l’affamation(ça vient de sortir) des peuples, les gouvernements vont tout de même devoir serrer les boulons, ce qui nous donnera des mouvements style indignés ou « mécontents israéliens ».
    Jusqu’à un événement style Tunisie qui entrainera une voire des révolutions. C’est tout.

    P.S.: une guerre mondiale me parait difficile dans le sens où les peuples sont au courant de ce qui se passe.
    Ou alors une guerre US vs reste du monde, mais au maximum…

  11. A mon avis, les fractures ne vont pas être propre et nettes.
    La Grèce a un long passé de dictateurs et vit sous la coupe d’un duo de famille – Papandréou et Karamanlis – incarné en 2 partis dominants qui n’imaginent pas une seconde que les domestiques viennent occuper la maison.

    La loi martiale est à l’horizon et il y aura du sang sur les murs.

    En France, ce n’est pas pour rien sans doute que le petit brun élyséen fait faire des stages intensifs à Sissonne aux responsables militaires pour les muter en cadors de la contre-insurrection, de la guerre urbaine. Ni qu’il prépare l’intervention carrément militaire dans les cités plus spécialement chaudes, au cas où le point d’ébullition serait atteint…

    Ce que développe Hacène Belmessous dans Opération Banlieues . Il y annonce quand même que le Livre Blanc de la Défense institue d’ors et déjà un corps de 10000 soldats qui seront mis à disposition par les armées et déployés « à la demande de l’autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national ».

    Pour le grand élan de solidarité, on verra plus tard, avec les vivants.

    1. Le centre d’entrainement de Sissonne, c’est du bidon. Manque de crédits pour réaliser une véritable cité recréant les conditions réelles d’une éventuelle guérilla urbaine. Poudre aux yeux que tout cela. Et c’est tant mieux.

      1. Me rappelle un souvenir de jeunesse. Service militaire (12 mois). Stage commando à Givet. Exercice de « sécurisation » dans un village artificiel d’aspect misérable, déjà à moitié détruit. Fallait faire irruption dans une pièce PM au poing, en hurlant un ordre, je sais plus lequel. Vient mon tour. Coup de pied dans la porte, hurlement, et toute ma section réunie dans la pièce éclate de rire. L’adjudant me demande de recommencer. Je m’exécute. Rires à nouveau. Je suis désemparé, car je ne fais pas le pitre. Au 3ème essai, l’adjudant arrête les frais : au suivant.

      2. @ taratata

        J’y ai regardé plusieurs fois. Fiche technique du CENZUB de Sissonne sur Wikipédia et photographies aériennes sur géoportail.fr (sans parler des infos glanées localement – le site n’est pas secret défense).
        Des fortifications de Séré de Rivières aux portes-avions nucléaires en passant par la ligne Maginot, l’armée française a maintes fois montré sa capacité à avoir une guerre de retard.
        Quant au « moral des troupes », il est aussi sapé par les effets de la RGPP.

      3. « Manque de crédit » implique qu’il y a et y avait crédit, donc que cela existe et fonctionne bel et bien. Tu devrais nettoyer tes yeux ou peut-être quitter la cité en chantier…

      4. @ arkao
        Les centres ça va, ça vient suivant les besoins…Ce qui compte c’est la démarche et les moyens que donnent le Livre Blanc 2008, dont Belmessous explicite la dangerosité.

      5. Contempteur, vous parlez à un antimilitariste, ancien objecteur de conscience et accessoirement un peu historien des conflits. Je ne nie pas le danger que représente le programme du Livre Blanc 2008. Je vous demande, de même, d’ouvrir aussi un peu les yeux sur la réalité des forces armées en France, au niveau de leurs moyens financiers, de leurs capacités stratégiques et de l’état d’esprit du « personnel ». Pour faire court, on est plus proche de l’état de la légion romaine au IIIe siècle que de la Werhmacht en 1939.
        Restons vigilants, mais ça ne sert à rien de jouer à se faire peur.

      6. @Ulysse

        La Terreur ça s’apprend comme tout le reste, c’est ce que tentaient de vous apprendre les hommes dénaturés en uniformes cakis. Seulement, vous aviez joué pour de « vrai » tandis qu’il fallait faire semblant. La mort administrée est toujours un théâtre faussaire. (Tristesse infinie ).
        Souvenez-vous. La Résistance était composée de cul-terreux et de blanc-becs au fort accent espagnol. Quand à l’armée française…. Pschitt !

  12. « Puisqu’il est exclu……………………………………………….tant que les ventres sont bien remplis »
    J’ai meme eu une fois une pensee horrible,si les restaux du coeur n’existaient pas ca bougerait beaucoup plus durrement,mais apres en reflaichissant j’ai trouve qu’il etait lache d’attendre que
    des gens crevent de faim pour servir ma cause.

    1. C’est une des grandes questions que se posent de nombreuses ONG humanitaire, depuis longtemps. C’est aussi la question que se posait Laborit à la fin de sa vie, après avoir ‘inventé’ les neuroleptiques. Car comme disait si bien Friesch « Il y a pire bruit que celui des bottes, c’est celui des pantoufles »

    1. Edifiant en effet. Son rôle et ses ordres en France étaient donc claires; surtout ne pas stresser les vaches pour quelles continuent à donner du bon lait.

  13. Une façon de se rassurer sur la suite des événements est qu’ils ne sont pas inédits dans leur nature, la nouveauté pourrait être dans l’ampleur non seulement des montants mais aussi des interdépendances que le mouvement de mondialisation a créé. Sur ce dernier, il est assez cohérent qu’une telle organisation, jugée favorable par sa capacité à diffuser l’enrichissement, le soit aussi à diffuser l’appauvrissement.
    Car ce qui va se passer consiste en un appauvrissement : à compter du moment où une dette ne peut plus être remboursée ou n’est plus jugée remboursable, la mécanique est soit de la faire rembourser et donc que le débiteur liquide des actifs, soit que le créancier accepte une perte. Dans tous les cas, la tendance à la baisse des actifs puisqu’ils sont soit vendus, soit perdus.
    Depuis 2007/2008, nous vivons une course de vitesse et une partie de poker menteur entre Grands Créanciers et Grands Débiteurs pour que ce soit l’autre qui voit son actif baisser.
    Tant que cette mécanique sera enclenchée, la déflation aura lieu et elle consistera en une baisse des investissements et dépenses et donc une baisse de production et consommation, il y aura une hausse du chômage et qu’on se rassure : il y aura des créanciers qui devront faire une croix sur des actifs. Pas de chance, il n’est pas dit que les créanciers concernés soit les Grands Créanciers mais de petits qui ont gentiment obéi à leurs dirigeants et ont continué à faire confiance pendant que leur Dirigeants eux vendaient.
    Comme l’événement n’est pas inédit, une fois cette purge financière avec son lot de crises sociales, les besoins humains ne disparaissant pas à la perte des moyens financiers, il vient un temps où combler ces besoins nécessitent d’investir et la confiance dans le succès de ces investissements crée un nouveau cycle de croissance. Tant et si bien qu’avec le temps (une génération d’hommes par exemple) que s’endetter pour accélérer ou profiter de cette croissance finalement apparaît à nouveau avoir du sens…Ainsi va la loi du Marché. Nous devrions vivre 10 à 20 ans de déflation lente ou non et le mieux sera d’éviter que cela se finisse dans des guerres ou conflits car dans cette déflation, le protectionnisme sera un épisode pour faire que ce soit l’Autre qui fasse la perte.

  14. Questions et réflexions intéressantes concernant la place future de « l’argent, de la finance » en général.
    Il est clair que les nouvelles règles sont déjà sur la table, notamment avec les négociations qui avaient eu lieu à la HAVANE, plus connues sous le nom de Charte de LA HAVANE. A actualiser au vues des situations de 2007- 2012.
    Nous en sommes encore loin, chaque pays et chaque classe dominante dans chaque pays tente aujourd’hui de sauver ce qui peut l’être au détriment du voisin, on le voit clairement en EUROPE!

    Sur ce plan ne parlons pas des USA qui vivent aux crochets de tous les pays du monde depuis les accords de BRETTON WOODS, ajoutant à cela l’abandon de l’étalon or dans les années 70.

    C’est donc, dans un très proche avenir un retour, comme Jacques SAPIR à pu l’analyser, à l’âge de pierre dans les échanges internationaux.

    Cinquante années de règles et de constructions internationales vont voler en éclats au profit d’accords bilatéraux qu’il va falloir reconstruire dans le cadre des nouveaux rapports de forces! Et forcement, malheur aux faibles! Mais je suis sans doute trop pessimiste.

    Ce que l’ex URSS a vécu, nous allons le vivre à l’échelle du monde. L’effondrement des systèmes de cette partie du monde font d’ailleurs partie de la crise que nous vivons aujourd’hui.

    La crise systèmique ne peut pas seulement être ramenée à ses seuls aspects financiers actuels, c’est une crise profonde du mode de développement que l’occident veut imposer au monde entier.

    L’intelligence collective des peuples, quand elle va se mettre en marche balaiera ce monde en peu de temps, la vie reprendra le dessus, elle est la plus forte et ne peut pas être contenue, bridée dans un système fermé qui oublie ‘l’HOMME’.

  15. Aujourd’ hui j’ai fait des conserves de tripes, ça tient en au corps. Je fais du pain, je me prépare. Je suis une ancienne pauvre et les réflexes de survie me reviennent.

    1. Je suis une ancienne pauvre et les réflexes de survie me reviennent.

      Effectivement… J’ai d’ailleurs toujours pensé que les anciens pauvres étaient bien souvent les pires des riches.
      Cela dit vous trouverez aussi pas mal de nouveaux riches pour vous dire que les anciens riches sont les pires des pauvres…

  16. Vous oubliez un paramètre dans votre raisonnement ( « il est évident que 7 milliards d’habitants ne pourront jamais vivre comme nos sociétés occidentales l’ont fait au siècle dernier  » ): Les gains de productivité. A qui ont-ils profité ?

  17. et bien la réponse est dans notre présent, notre quotidien, car les conséquences sont visibles chaque jour qui passe : rigueur, chômage, faillite, délocalisation et j’en passe, car la liste des effets pervers reste longue mais est en marche. Nous sommes sur le front.
    il y a aussi des effets positifs comme le succès du blog de Paul ! 😉

  18. J’ai aimé la conclusion de cet article de Pierredev : « En conclusion, et comme je ne crois pas à une réhabilitation raisonnée du système avant sa chute, les réflexions ci-dessus, dont je n’ignore pas le côté simpliste, se résument en une question : Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ? » Toujours chercher à savoir, à comprendre, à tenter d’anticiper…je comprends d’autant mieux l’approche rationnelle et cartésienne pour être également ingénieur de formation, et je voudrais en retour vous proposer 1 réflexion et 1 citation :

    – Est-il possible, chacun à son niveau, et puisque la chute est irréversible, de se projeter sur les modalités pratiques de notre vie quotidienne d’après-crise ? Vous citez les Grecs qui commencent à établir un système de troc pour pallier les premières nécessités, approche sensée au départ; vous envisagez une annulation des dettes de chaque État (peut-être privées aussi ?), cela me semble aussi une bonne idée et une voie de sortie par le haut, car même si elle peut encore paraître impensable aux yeux de certains, une bonne partie des dettes ne sera de toute façon jamais remboursée et leur annulation ferait gagner du temps à tout le monde dans l’établissement du nouveau système.

    – un conférencier dont j’ai oublié le nom et qui n’était ni spécialiste d’économie, ni philosophe, disait une vérité criante : « Les choses sont toujours très simples et fonctionnent bien quand on pratique la vérité, à tous les échelons. » Il n’a peut-être pas inventé le fil à couper le beurre, mais je me souviens que cette phrase a produit un déclic chez moi.

    Bonne journée.

    1. @FRED

      vous envisagez une annulation des dettes de chaque État (peut-être privées aussi ?), cela me semble aussi une bonne idée et une voie de sortie par le haut

      Ce sont les ricains qui vont être contents si on annule toutes les dettes entre Etats – et aussi les français. Par contre, on peut imaginer que les chinois et les allemands (par exemple) vont être moins joyces, tout comme les millions de retraités ou futur retraités des pays riches qui comptaient sur les fonds de pension pour prendre leur retraite. On n’en a rien à foutre, pensez-vous, nous on a des retraites par répartition ! Oui, sauf que les français ont tout de même placé plus de 1100 milliards d’€ en assurance-vie (elles mêmes investies pour la plus grande part en titres publics ou para-publics) et que ce ne sont pas toujours des super-riches qui tentent ainsi de mettre un peu de beurre dans leurs pensions. Et, de toute façon, lorsqu’on sera revenu à l’économie de troc bucolique à laquelle beaucoup sur ce blog semble se résigner ou même souhaiter, qui va payer pour nos retraites par répartition, c.a.d. qui va produire les biens et les services dont les vieux auront besoin pour vivre ?

      Règle de base: chaque fois qu’on annule une dette, on annule une créance.

      Si on pouvait faire le tri entre les créances des gentils et celles de méchants, ce serait facile – mais ça ne l’est pas. Et devinez quoi ? Quand on en viendra à l’annulation des dettes, les riches n’auront (presque) plus de créances. Ils auront eu le temps, les connaissances et les moyens d’en transformer une bonne partie en biens réels, or, terres, marchandises etc. et de planquer le reste dans quelques suisses qui surnageront toujours. Conseil aux pauvres : faites comme les riches, achetez des lingots et planquez le reste de votre fric en suisse. Vous ne pouvez pas ? too bad…..

    2. Cela me tracasse, ce qui va se passer vraiement en pratique quand tout ça va casser. Par exemple, est-ce que je recevrai mon salaire sur mon compte bancaire? Est-ce que je pourrai payer au supermarché avec ma carte de banque? Vu que tout le monde présume que la zone euro va éclater, est-ce que les billets d’euro seront estampillé « emis en France » « emis en Espagne » en attendant le retour des bons vieux francs et pesetas? Et si quelques uns de ces billets ne sont pas acceptés dans les magasins?

      Oui, je sais que le monde de la grande « phynance » va etre chaotique; ça fait rien, je n’en fait pas partie. Mais moi (et vous tous) je dois toujours faire mes courses, payer l’électricité, etc. J’ai peur que les petites finances se voient aussi très affectées par l’implosion.

      Cela sans compter l’effet immediat sur l’emploi, l’inflation, le prix des carburants, le paiment entre entreprises petites ou grandes, la distribution des biens courants… ça fait froid dans le dos. Je ne sais pas comment je vais pratiquer le troc avez la compagnie des eaux ou de téléphonie, ni même avec le vendeur de chaussures …

      Malheureusement je suis d’accord avec Pierredev que quatre ans plus tard la sortie « réformiste », par la loi, semble impossible, et la sortie révolutionnaire, avec tous ses dangers, apparait de plus en plus probable.

      1. @colomba
        Ce qui va se passer
        Toucher son salaire pour quel emploi
        Avec quoi payer
        Déjà il n’y aura peut être rien a payer ou acheter
        Pas d’eau pas d’électricité
        La carte bancaire ne serviras donc a rien
        Faire des courses ou ?
        Tu chercheras de quoi survivre si tout s’effondre
        Se seras le chaos
        Crois tu que l,on continuera à remplir les magasins
        Penses tu que les gros vont approvisionner si pas de profit possible
        Le marché noir va venir
        Il faudra avoir de quoi échanger
        Beaucoup seront rejeter et ne pourront survivre
        C est un peu noir comme tableau
        Mais pas d’omelette sans casser des œufs
        Mais c est la conséquence de tout ceux qui ont joués et profités des petits profits du système
        De tous ceux qui jurent qu’il ne sont pas coupable qu’ils n’y sont pour rien ils voulaient juste faire fructifier leur économies preserver leur patrimoine
        Mais les fruits de cela il a bien fallut les trouver
        Mais il ne faut pas croire à une révolte des peuples
        Pour une écuelle de nourriture la soumission est acquise
        Bonne soirée

  19. Les 2 dernières crises économico-financières mondiales se sont soldées par les deux guerres mondiales.
    Les Etats Unis restent de très, très loin la première puissance militaire.
    Vous envisagez avec optimisme la rupture unilatérale des nations avec la légalité internationale.
    Pensez-vous que les Etats Unis aux abois, dans un monde chaotique du chacun pour soi, hésiteraient quant à eux à recourir aux armes pour « protéger leurs intérêts supérieurs » ?

  20. @ Pierredev :

    Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ?

    Le plus proche que nous ayons à notre disposition à mon avis est l’effondrement du système Sovietique.

    Ce qui se passera sera différent de chaque côté de l’Atlantique.

    En Europe, le premier qui tombe entraîne la chute du gouvernement, avec nouvelles élections, qui bloquent toute les instances de l’UE, qui entraîne les chutes d’autres gouvernements, jusqu’à ce qu’il y ait suffisamment de nouveaux pour créer un tribunal de Nürnberg où l’on jugera les responsables. Les grands groupes de médias seront démantelés.

    Pour le citoyen lambda, les banques (en faillite) seront nationalisées, des tarifs douaniers imposés ce qui rendra plus performantes les entreprises locales, et au final, après 1-2 ans, le chômage et la société se stabilisent, à un niveau inférieur d’avant mais sans grand changement. De nouvelles têtes émergeront en politique.

    Aux USA, un état créera sa propre monnaie sans la FED et une 2-ième guerre de sécession démarre.

    1. Ne serait ce pas là le but recherché? recréer un monde de petites unités guerrières et détestant ses voisins? Le but du jeu n’est-il pas de continuer à vendre des armes? Si l’Armée Révolutionnaire Bretonne connait une nouvelle jeunesse, je prendrai peur…

      1. C’est au contraire l’existence de grandes puissances qui pose problème.

        Si les USA, la Chine et quelques autres ‘grands’ se morcelaient, le monde ne s’en porterait que mieux…

  21. Une trentaine de siècles après, le monde occidental est encore imprégné de civilisation grecque. Face à l’actuel tremblement de monde, les occidentaux vont observer l’ingéniosité du peuple grec pour reconstruire sa civilisation. Probablement que ce seront encore les (romains) italiens qui seront les 1ers à devoir s’en inspirer pour reconstruire à leur tour.
    Lu sur wiki : « L’esclavage fut une composante essentielle du développement du monde grec antique pendant toute son histoire. Il était considéré par les Anciens non seulement comme indispensable, mais encore comme naturel ».
    Aujourd’hui, peut-être que je me trompe, mais je pense , sincèrement, du fond du cœur, qu’il y a des Nouveaux qui ont remplacé les Anciens, ceteris paribus…
    Bis repetita placent, amen.

    1. C’est l’idéologie dominante de chaque mode de production:
      esclavagisme comme naturel, féodalisme comme naturel, capitalisme comme naturel.

      La majorité des citoyens, tout aussi intelligent que nous tous ici,
      pour des raisons culturelles, personnelles ou de position de classe,
      ne voient pas encore de dépassement possible du capitalisme,
      Qu’on l’appelle socialisme, démocratie réelle, ou délice du soir, peu importe…

      Mais à chaque fois, la croissance des contradictions tend à créer
      a- des situations insupportables,
      b- de l’indignation
      c- des révoltes
      d- une révolution du mode de production et/ou civilisation.
      Nous sommes en gros entre b et c.
      Patience…

      1. Qu’on l’appelle socialisme, démocratie réelle, ou délice du soir, peu importe…

        Délice du Grand Soir ? Bôhh, pour moi, une gâterie du p’tit matin et ça va bien…

      2. le terme socialisme est trop connoté, il nous fait perdre de vue l’essentiel qui est le progrès social et la répartition des richesses. si une nouvelle période devait s’ouvrir après un effondrement, elle serait sûrement moins tributaire des mots, en particulier des néologismes. les mots sont de faux amis, qu’en ai-je à faire de savoir dans quelle catégorie de système je vis tant que celui-ci est équitable.

        la liberté est une sensation.

    2. Herbert Spencer (1820 – 1903), inventeur du « darwinisme social », penseur éminent du libéralisme : le salariat « ne signifie rien d’autre en pratique que la possibilité offerte d’échanger une forme d’esclavage pour une autre ».

      1. Cette forme de soumission dans les urnes s’appelle l’alternance…
        Les urnes n’ont jamais permis les grandes avancées sociales,
        toutes ont été arrachées par la menace d’une révolution.

      2. le salariat : la forme la plus aboutie de l’esclavagisme par sa capacité à transformer le lien de subordination salarié/patron en liberté
        la liberté de démission ou d’être licencié ……….

      3. Pour une fois , il n’aura pas dit une connerie Herbert .
        Il décrit là ,(a mon avis) la 3e étape : l’ aliénation due a la spécialisation.
        – 1ere aliénation (primitive) : Celle de tout animal solitaire : La peur et l’ agressivité (principalement intra-spécifique) …mais la liberté en récompense
        -2e aliénation : la socialisation . On échange sa liberté contre la sécurité , mais sa liberté-agressivité contre la servitude au groupe ….salariat non nécessaire
        -3e aliénation , qui se rajoute a la 2e : spécialisation , hypertrophie du groupe , perte de repère induisant une aliénation plus forte .

      4. Je ne suis pas d’accord avec Spencer. Les esclaves d’hier, et ceux d’aujourd’hui, qui existent encore, ne peuvent pas décider s’ils veulent travailler pour un autre maitre/patron, ne peuvent pas voyager (même pas, dans certains cas, sortir de la maison) sans l’authorisation du maitre, ni refuser de servir d’objet sexuel au maitre, ni se marier sans permis du maitre, ni se faire avorter ou garder l’enfant sans permis du maitre, sans compter que ses enfants sont aussi des esclaves, même pas manger des poires au lieu des pommes si le maitre n’aen veut pas … enfin, on pourrait appeler le salariat « une forme d’esclavage », mais il y en a beaucoup pire ….
        Sans oublier que le salarié vend son temps, et l’esclave est vendu et acheté tout entier, n’a aucun pouvoir sur sa personne.

  22. Une fois de plus, comme toujours, les Candides posent les p….de bonnes questions!
    dans l’ordre:
    1: la dilution des responsabilités et la paralysie des décideurs-( ceux qui peuvent ne veulent pas et ceux qui savent ne peuvent pas, pour paraphraser Michel Crozier dans La crise de l’intelligence – finit par l’attitude du petit lapin face au cobra ( les marchés ) L’on en voit aujourd’hui les résultats

    2: quelle forme peut prendre aujourd’hui le collapse en cours, sachant que depuis 1929, les choses ont changé ? réponse: regardez sur qui et quoi les financiers misent et vous aurez une idée des futurs vainqueurs ( le débat est ouvert!)

    3: en situation de crise, quelles sont les capacités d’auto-organisation des acteurs et quelle stratégie d’empowerment mettre en oeuvre ?

    4: je partage l’analyse sans réserve: le centre gravitaire du monde a basculé

    5: non, non, ne rêvez pas, le système à l’agonie ne sera pas jeté aux oubliettes!

    6: oui, c’est bien cela

    7: un b…sans nom dont on ne sait si une société mondiale nouvelle émergera, plus raisonnable, où bien si les égoïsmes, les nationalismes, la captation des richesses par une classe dominante écrasant sous un talon de fer toutes les velleités d’émancipation se manifesteront rapidement, question de prise de conscience et de rapport de force; pour l’instant, comme dit W. Buffett, la lutte des classes existe et nous avons gagné!

    A vous les studios!

    1. la captation des richesses par une classe dominante écrasant sous un talon de fer

      Le talon de fer , excellent bouquin de Jack London à faire lire aux nouvelles générations ainsi que le peuple de l’abîme

  23. La question « que va-t-il concrètement se passer quand tout va casser » est vraiment une bonne question.
    En tout cas, c’est sur elle que je bute quand je parle avec des amis, à qui je confie ma conviction qu’en effet, « tout va casser« .

    Pas facile, hein?

    Je me dis aussi, comme Pierredev, qu’un État, la Grèce sans doute, va opposer un « non » de plus que celui d’il y a quelques jours où elle a refusé une accentuation de la répression économique. Rappelez-vous l’article dans l’Est républicain où l’on donne les taux d’intérêt demandés, au 1er septembre, au gouvernement grec: 17,82 % à dix ans et 42,96 à deux ans. Ce qui va se passer alors dans ce pays qui a connu une guerre civile de 1946 à 1949, et surtout, une dictature de 1967 à 1974, dont les partisans alors âgés de 20 ans en ont aujourd’hui 57, où les deux grands partis du pouvoir sont en fait deux familles, où personne à ce jour n’envisage la démilitarisation comme allégement du fardeau… risque fort d’être moins idyllique que Pierredev ne l’espère.
    Et pour quels effets internationaux ?

    Je vis en Belgique. Concrètement, chez moi ou en France, et dans les pays voisins, de grandes banques vont se retrouver techniquement en faillite. Ça c’est une certitude.
    Nos gouvernements vont tâcher de sauver à nouveau l’actionnariat plutôt que la fonction économique, plus exactement, sauver les financiers sous couvert de l’utilité des guichets. C’est une seconde certitude, mais franchement, déjà je cale en ce point. Qu’est-ce qu’ils sont en mesure de faire, que vont-ils proposer, qui va s’opposer à ça, etc…
    Qui va proposer de nationaliser uniquement les guichets et les fonctions utiles, et d’abandonner les spéculateurs à leurs raisons de vivre, de gagner et de perdre ? Aujourd’hui, personne.

    En Belgique, on a fait mai 68 en septembre. La contagion française est un facteur réel ici.

    Alors, quoi en France? La seule innovation serait un passage miraculeux de Mélenchon (il n’y a pas de Mélenchon en Belgique, ni au Luxembourg, ni ….), par exemple parce que les banques du groupe Société générale s’écroulent le vendredi avant le premier tour, et BNP Paribas la veille du second tour… Alors il y aurait du spectacle et de la bagarre.

    Mais ça fait beaucoup de « si ». Je sèche.

  24. Le cac40 est à 3001.99 à l’instant. Va-t-il clôturer la journée sous les 3000 ? Si la barre est franchie, un seuil psychologique sera franchi et nous plongerons droit vers les 2500 puis les 2000… etc… etc…

    Quel jeu d’enfoirés qu’est devenu la bourse.

  25. DING DING DING

    15h40 ce jour: le CAC passe en dessous de la barre des 3000 points, à 2998 (15h43)

    DING DING DING

    DINGUE DINGUE DINGUE ?

    1. Tsst tsst, on se tue à vous expliquer que la bourse est un placement à LONG TERME !

      Un exemple pour que vous compreniez bien :

      Admettons que vous ayez investi en actions Société Générale, il y a 5 ans, et bien vous auriez gagné….oups ! non, mauvais exemple (perdu 82 %).

      Bon ça compte pas…je reprend avec un indice, au hasard, le CAC 40, donc je disais, si vous aviez investi il y a 5 ans, vous seriez plus riche à hauteur de 40 %, en 5 ans c’est pas mal! Ha t’ain, j’ai inversé…Bref

      Mon banquier, il dit que c’est vachement bien la bourse sur le long terme épicétou.

    2. C’est dommage que vous parliez de ce pseudo-événement.
      Le monde ira mieux quand, enfin, il se libérera du symbole du néant
      affairé que représente ce machin.

      Les infos pourraient aller à l’essentiel si le pseudo-truc et ses pseudo-événements
      disparaissaient. En y rajoutant pour faire bonne mesure
      le pseudo-sport, dernier refuge des nationalistes paumés.
      Je fais qu’en rêver: qu’il crève, le pseudo-truc.
      Il n’a plus de signification depuis longtemps.
      Il ne joue plus son rôle depuis encore plus longtemps.

      Retour au sérieux, l’ info réelle est celle-ci:
      les pigeons continuent à se faire plumer.
      Le pourquoi du truc qu’il ne disparaitra pas:
      les pigeons sont suicidaires, et invincibles:
      il y en a toujours pour se bousculer au portillon.

  26. DINGO DINGO
    15H45 : le CAC repasse au dessus des 3001 points.

    On dirait que les ordinateurs s’affolent pour éviter l’abime.
    Forte activité sur les volumes échangés. Ah, les nouvelles technologies, y’a que ça de vrai 🙂

    1. De toutes façons, si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain… ou après-demain.

      Qui peut voir ça plus de 10 minutes (F5… F5… F5…) et trouver là-dedans un sens ?

      1. Capitalisme pulsionnel (lisez Bernard Stiegler).
        La mise en chiffres du monde a fait ça très bien.
        On a inventé non seulement la vérité (Aristote) puis on lui a abouché une réalité (Galilée et suivants), mais en plus, on a mis un lien entre entendement et émotion qui n’existait pas : le chiffre. La perception du manque de bois par la paysanne du Jura occiputal en l’an 1072 n’avait pas besoin de chiffrage, on jaugeait à l’oeil avec la taille de la réserve de l’an précédent.
        Ca me rappelle la blague classique de Gaetano qui dort pas et répond à sa femme qui lui demande pourquoi : « J’ai 5000 sequins de dettes envers notre riche voisin Marco qui échoient demain, et nous n’avons pas un sou vaillant! ». Sa femme ouvre alors la fenêtre et crie très fort « Marco! Marco!!! Gaetano n’a pas de quoi te payer tes 5000 sequins ! « , et une fois revenue dit à son Gaetano : « Maintenant c’est lui qui ne va pas dormir ».

        En résumé, l’argent a été une forme de libération en rendant chacun libre d’organiser ses achats sans l’accord préalable de son clan ou de sa corporation, mais la désublimation qu’a fait la société de consommation de l’acte d’achat a réduit cette liberté à celle du hamster dans sa roue.
        Le capitalisme prétend lui faire mieux en mutualisant les roues entre beaucoup de hamsters, les grandes s’appellent des Norias, n’est-ce pas, et ce que fait le capitalisme, c’est qu’il verse l’eau de la noria (= les dividendes) seulement dans les bons jardins.
        Et le CAC 40 c’est le débit de la Noria (fluctuat, mergitur parfois, même à Paris).

  27. L’avenir sera comme d’habitude, quand tout va casser , après ce sera l’inflation et la guerre.
    Après tout nous sommes trop nombreux et en plus nous dereglons la planete.
    Il faut que cela change!
    Inch Allah

  28. Allez, je vais essayer d’apporter une petite pierre à l’édifice (à celui à construire bien sûr, pas celui qui s’écroule. Il n’a pas besoin d’une pierre supplémentaire pour finir par terre).

    Bon, allons direct au sujet :

    Suite au billet « LES ETATS-UNIS, CE SOIR : RÉPONSE À PAUL JORION, par Pierre Sarton du Jonchay 27 JUILLET 2011« , j’avais (Pseudo Osbert, qui est en fait mon nom de famille) répondu à Daniel Maniscalco (ligne n° 6). J’expliquais ma situation personnelle et un petit périple à travers la France à la rencontre des monnaies complémentaires locales.
    Le sujet peut faire (fera) sourire ou rire certains tant cela peut paraître une goutte d’eau dans l’océan. Ce n’est pas grave du tout.
    Mais ce sujet peut également donner des idées à d’autres, et c’est ce qui est important, non ? Alors, attendre ou agir ? Ou les deux en même temps ?

    Alors, si vous avez un peu de temps et de curiosité, jetez un petit coup d’œil à ce qui se passe à Toulouse :

    Introduction :
    Nous sommes arrivés dans le bureau de Jean-Paul Pla, élu à la mairie de Toulouse, avec mon amie tôt un matin de début juillet 2011. Et voici ce qu’il nous a expliqué devant mon caméscope :

    Économie solidaire & monnaie locale – 1/5 (15 mn 18 s)
    Économie solidaire & monnaie locale – 2/5 (15 mn 14 s)
    Économie solidaire & monnaie locale – 3/5 (15 mn 17 s)
    Économie solidaire & monnaie locale – 4/5 (14 mn 31 s)
    Économie solidaire & monnaie locale – 5/5 (13 mn 30 s)

    Jean-Paul Pla m’a donné son accord pour que soit diffusée cette interview. Merci à lui.
    Pour celles et ceux que cette expérience intéresse, le documentaire réalisé par Les Zooms Verts qui devrait probablement sortir en mars 2012 ().
    Un petit regret toutefois que je ne dois qu’à moi-même : ne pas avoir osé proposer ces cinq vidéos directement à Paul Jorion. Si le sujet traité me paraît important parce qu’il concerne notre quotidien à toutes et à tous, notre vie dans la vraie vie, il m’a semblé bien dérisoire par rapport aux autres sujets économiques traités ici. Il est peut-être même hors sujet. Merci de votre indulgence.

    Osbert

      1. Bonsoir hema,

        Oui, j’ai regardé les 2 vidéos de Bernard Lietaer. Je les avais d’ailleurs intégrées dans ma réponse à Daniel Maniscalco (ligne n° 6) du billet LES ETATS-UNIS, CE SOIR : RÉPONSE À PAUL JORION, par Pierre Sarton du Jonchay 27 JUILLET 2011.

        Ces deux vidéos sont très intéressantes et montrent que des tas de solutions différentes sont possibles (et légales) au niveau local. Bernard Lietaer sort d’ailleurs un bouquin ces jours-ci : « Au cœur de la monnaie » aux éditions Yves Michel ! C’est autre chose que le très intéressant « L’argent, mode d’emploi » de Paul Jorion que j’ai lu il y a un moment.

        Dans notre virée à travers la France et ses monnaies locales, lorsque nous avons été reçus par Jean-Paul Pla et qu’il a commencé ses explications, nous avons senti aussitôt qu’il s’agissait là d’autre chose, de quelque chose que nous n’avions pas encore rencontré. Et, de fait, à travers ce document en 5 vidéos, on se rend compte qu’il ne s’agit pas seulement que d’une monnaie locale, mais d’un ensemble cohérent, intelligent, patient et qui attire, aimante d’autres grandes villes. Pour couronner le tout, nous avons appris quelques jours plus tard et pas de n’importe qui, que Jean-Paul Pla était quelqu’un de bien. Je pense que son naturel et sa sincérité apparaissent nettement à l’image. Après tout, pourquoi ne pas dire ces choses ?

        Quoi qu’il en soit, il me paraît important de signaler qu’une telle monnaie n’est surtout pas un repli sur soi, mais une tentative concrète pour préserver une économie locale. La différence ici avec d’autres expériences est qu’il y a une volonté politique forte et assumée pour tenter quelque chose. C’est une différence de taille à mon avis et c’est tout à leur honneur. Pour finir mais sans vraiment répondre au billet à Pierredev, toutes ces personnes de tous les milieux qui ont travaillé ensemble pour ce Sol-Violette sont, à mon avis, tout à fait apte à faire face à une situation d’urgence qui, sait-on jamais, pourrait survenir.

        Conseil à celles et à ceux qui souhaitent regarder ce document :
        La première partie annonce tranquillement le sujet (patience !) et les 4 suivantes développent et approfondissent ce magnifique projet qui, je le souhaite, fera école. Alors, demain, Nantes ? Brest ? D’autres villes encore ? À suivre.

        Cordialement

      2. @Patrick,

        Tout visionné, très intéressant, bravo et merci pour ce reportage.
        En fait ces projets de monnaies complémentaires me semblent en totale contradiction avec les dogmes de la concurrence libre et non-faussée (Ah, Ah, Ah) et de la Sacro-Sainte compétition qui doit sélectionner les meilleurs pour le bien de tous (Ah, Ah Ah,).
        Que ces idées se répandent de plus en plus avec l’assentiment, semble t’il, d’une partie des libéraux de tout poil, me semble soit réjouissant soit curieux:
        Soit ils ne comprennent pas les implications, laissent faire, et ils vont bientôt devenir schizophrènes.
        Soit ils comprennent les implications et vont tout faire pour récupérer ces expériences en les cantonnant et en essayant d’éviter la contagion (bon courage à eux).

        A+

      3. « Que ces idées se répandent de plus en plus avec l’assentiment, semble t’il, d’une partie des libéraux de tout poil, me semble soit réjouissant soit curieux:
        Soit ils ne comprennent pas les implications, laissent faire, et ils vont bientôt devenir schizophrènes.
        Soit ils comprennent les implications et vont tout faire pour récupérer ces expériences en les cantonnant et en essayant d’éviter la contagion (bon courage à eux). »

        Vous êtes naïf : c’est la mise en oeuvre du programme libertarien de von Hayek. La disparition de l’État en tout, sauf la défense des intérêts d’une nouvelle féodalité dirigée par une aristocratie de marchands.

        Wikipedia :

        The Denationalization of Money
        In 1976, in a paper on The Denationalization of Money, Hayek advocated that rather than re-instituting a government-mandated gold standard, a free market in money be allowed to develop, with issuers of money competing with each other to produce the best, most stable and healthy currency.

      4. Bernard Lietaer (aussi bien intentionné soit-il) soutient un point de vue «naturaliste» qui est la négation du fondement social (politique) de la monnaie. Sa comparaison du système monétaire avec un écosystème est une absurdité qui revient à exclure tout l’aspect politique de la monnaie. Il dit en substance : « on ne peut rien comprendre au système monétaire (efficient / linéaire dirait kercoz), alors faisons en sorte qu’il s’adapte naturellement à la situation (résilient / complexe dirait kercoz) ». Il n’y a pas de « naturellement » qui tienne avec la monnaie, comme l’a montré Karl Polanyi (La Grande Transformation) :
        « Notre thèse est l’idée qu’un marché s’ajustant lui même était purement utopique. Une telle institution ne pouvait exister de façon suivie sans anéantir la substance humaine et naturelle de la société, sans détruire l’homme et sans transformer son milieu en désert. »

      5. @Paul

        Halala ! jusqu’où vont se nicher les tentaculaires et toujours vertes ramures de l’ultralibéralisme hayekien… P’têt qu’on peut exonérer les systèmes de troc solidaires, type SEL, nés il y a 20 ans au moment de la crise du début des années 90, de la célébrissime et bien oubliée « fracture sociale » et des derniers combats de Bourdieu, non ? Quoique… il s’agit encore pour une bonne part de contourner le fisc, l’Ursaf, bref l’État…
        Tain… quand j’vais dire ça à Plassard, me d’mande s’il enfilera la tunique hayekienne estampillée Jorion aussi complaisamment que le masque-tuba clownesque cévenol…
        Ya pas moyen de moyenner, libertaires et libertariens finissent toujours par se donner la main…
        C’est bien le Libéralisme philosophique et politique dans son ensemble qu’il faut remettre sur le métier, deux siècles et demi d’Histoire politique et d’idéologies plus ou moins déviantes, plus ou moins orthodoxes, plus ou moins hybridées, plus ou moins dégénérées…

      6. @Paul et Fujisan,

        Et la conspiration réapparaît là ou je ne l’attendais pas.

        Mais actuellement, l’état se délite (voire les états se délitent), (Est ce l’aboutissement des théories de Hayek qui sont à l’oeuvre ?, à mon avis pas que…, car il me semble que le capitalisme se délite aussi, mais…).
        Toujours actuellement, les structures supra-nationales (Europe and Co) sont au mieux paralysées, au pire nuisibles.
        Alors d’où, exactement, voyez vous arriver un sursaut si ce n’est de micro-initiatives « locales et globales » (telle l’expérience de Toulouse sur la monnaie et l’économie locale) ou « mondiale et spécialisée » (telle Wikileaks et anonymous)?
        Que ces initiatives représentent aussi un immense aveu d’échec pour notre civilisation actuelle, je le reconnais, mais je n’arrive toujours pas à voir, à appréhender, en quoi consiste une sortie « Par le Haut », alors je cherche aussi une sortie « Par le Bas », sait-on jamais 🙂 Merci, en tout cas, pour vos remarques, ça m’oblige à rester vigilant.

        Cordialement

      7. C’est bien le Libéralisme philosophique et politique dans son ensemble qu’il faut remettre sur le métier, deux siècles et demi d’Histoire politique et d’idéologies plus ou moins déviantes, plus ou moins orthodoxes, plus ou moins hybridées, plus ou moins dégénérées…

        si l’on considère que l’homme est une divinité bipède mortelle, pour ne pas dire une divinité dégénérée, ou que toute incarnation est une forme hybridée esprit/corps, j’ai du mal à saisir où se trouve la conclusion du croyant.

        dans ce cas peut-être bien que de bons pansements peuvent faire l’affaire, à défaut… ce hayek semble surtout vaniteux et sectaire. l’interventionnisme colle si bien aux inventeurs, au chercheurs, aux progressistes, les vrais penseurs de notre temps.

        difficile de croire que ce chef d’œuvre serait le fruit du hasard… quand d’un simple rocher, je peux apercevoir un grain de sable ou la voie lactée.

      8. @Fuji san:
        Tu as de bonnes lectures ..je ne connais pas ces gens là mais ils semblent rejoindre (Lietaer et Polanyi) ….
        Ce qu ‘il ne faut pas oublier qd on évoque un modèle naturaliste , c’est qu il doit etre « naturel » des le début de sa mise en place (donc avant les spécialisisations ) …et non pas revendiquer une auto-organisation « naturelle » apres avoir destructuré les premieres cellules societales .
        Il faut insister sur le fait que tout est basé sur l’affect des échanges . donc des groupes restreints .
        Il est évident que ce modèle ne peut etre que théorique …mais il s’oppose au modèle centralisateur actuel tout aussi utopique …et en faillite .
        Ce sont les outils du modèle parcellisé originel (que j’estime vertueux par def et nécessaires parce que rigides ) qu’il faut étudier et si possible réutiliser .
        Le « rond point » est un exemple involontaire de l’ utilisation de la possibilité du cerveau humain de gerer des situations complexes …et l’on constate que cette réutilisation est supérieure , en terme de régulation des flux croisés , a tout l’arsenal technologique que l’on pourrait tenter d ‘ « inventer » …. Ces possibilités sont actuellement délaissées ds nos rapports entre individus , au bénéfice d’ un « gain de productivité » . Etant tous bétifié , réduits , nous ne nous apercevons pas de cette réduction .

    1. j’ai vérifié sur le site de la Mairie :
      http://www.toulouse.fr/solidarites/actualite/lire/-/journal_content/56_INSTANCE_3iH6/10128/7369731

      L’utopie au concret ? c’est un des chemins possibles…si c’est bien encadré et qu’à l’exemple de trop nombreuses « coopératives » elle ne débouche sous d’autres formes de domination.
      Ces expériences concrètes mériteraient d’être fédérées et d’avoir des « sites » de référence.
      Merci pour ces vidéos positives…à 19h nous n’étions qu’une douzaine à les avoir regardé…courage.

      1. Bonsoir morvandiau,

        Tout d’abord, merci pour votre petit mot. Et oui, il existe un site, une Plate-forme pour mutualiser des outils, des informations et de la documentation sur les MLC « papier » et convertibles. Il s’appelle Monnaie locales complémentaires.

        Lire l’éditorial actuel de Michel Lepesant, notamment sur la monnaie locale de Romans-sur-Isère lancée le 28 mai 2011. Nous avons commencé notre petit tour des monnaies (pas toutes malheureusement car il y en a beaucoup quand même, et beaucoup en projet) par la troisième rencontre des monnaies complémentaire qui se sont déroulées justement à Romans-sur-Isère en juin 2011.

        Quant aux nombres de visiteurs pour nos vidéos, cela se fera avec le temps si cela doit se faire.

        L’utopie au concret ? Ça doit être ça, oui. Ou peut-être l’utopie et le concret, les deux en même temps. On imagine et on fait en même temps. Un des chemins possibles, probablement. Il ne tient qu’à nous de mettre les sécurités nécessaires pour que les utopies ne se transforment pas en dominations de tout genre.

        Je profite de l’occasion que me donne ce petit mot pour préciser que cette expérience toulousaine a ceci de particulier qu’elle réveille, si j’ose dire, les élus qui jusqu’alors ne prenaient pas les monnaies complémentaires au sérieux. Le Sol-Violette semble être un détonateur, voir le détonateur.

        Les monnaies complémentaires ne sont pas une mode. Elles pourraient l’être, mais ce n’est pas le cas. Elles sont chacune une tentative concrète (optimiste ? désespérée ? utopique ? que sais-je encore, c’est comme vous voudrez) de s’éloigner au plus vite d’un capitalisme à l’agonie pour paraphraser Paul Jorion, d’une société mortifère, d’une perte de sens généralisée.

        Et vous savez quoi ? Et bien, créer une monnaie complémentaire, ce n’est pas de tout repos pour toutes celles et tous ceux que nous avons rencontrés. S’il faut une bonne dose d’utopie pour se lancer dans l’aventure, il faut également et en même temps un esprit concret, pratique et responsable.

        Cordialement

    2. Très intéressant, merci de la contribution.

      Envisagez-vous de voir sur le terrain ce qu’il en est concrètement au-delà du point de vue d’un élu ?
      Je me pose tout un tas de questions, en particulier le degré d’autonomie de la base, des acteurs vs le «guidage», l’«encadrement», le «soutien» apporté par des structures mises en place par des élus (et pour des élus ?). Par ex. j’ai bondi de ma chaise quand il a parlé du «suivi» à la trace de chaque billet. Pour moi c’est du flicage pur et simple. Il parle de «on», de «nous»… C’est qui ce «on», ce «nous», qui décide réellement, qui contrôle effectivement… ?

      1. Bonjour fujisan,

        Je vous avoue être un peu dépourvu pour vous répondre. Cet entretien a été réalisé sans aucune préparation, à l’arrache comme on dit aujourd’hui. Pour être bien, il faudrait que j’habite Toulouse et je vous informe régulièrement et sérieusement.
        Heureusement, vous pouvez consulter ce site et ce blog, tous deux liés à cette monnaie. Vous pouvez vous inscrire à la lettre d’information, vous recevrez des invitations pour les réunions. Et puis, et vous avez raison quand à vos questionnements et vos inquiétudes, déplacez-vous sur place si vous pouvez, invitez ces personnes. Si elles sont disponibles, elles viendront.

        De mon côté, je n’ai rien à vendre, je ne représente personne d’autre que moi-même.
        J’ai seulement voulu partager ce que moi j’avais moi-même vu et entendu.

        Bonne journée fujisan

        Osbert

      2. Bonjour Paul Jorion,

        Je suis tout à fait d’accord avec vous. Poussée à l’extrême, et encore à peine, une monnaie complémentaire, ou locale si on veut, qui aurait pour objectif affiché ou masqué de se substituer à la monnaie officielle, dans notre cas l’euro, reviendrait exactement à ce que préconisait Hayek. Vous avez parfaitement raison.

        Je me suis permis de traduire ci-dessous votre article Wikipedia complétant votre petit mot (corrigez-le si besoin). Je le trouve vraiment très intéressant. Je vous avoue humblement que je ne le connaissais pas et je vous remercie de l’avoir posté.

        « La dénationalisation de l’argent
        En 1976, dans un journal sur la dénationalisation de l’argent, Hayek préconise que, plutôt que réinstituer un étalon or mis sous le mandat de gouvernement, un marché libre de l’argent pourrait être permis de se développer, avec des émetteurs d’argent rivalisant les uns avec les autres pour produire meilleure monnaie, la plus stable et la plus saine. »

        Malgré tout, ce texte très intéressant je le répète, ne peut pas empêcher ma curiosité. Et en l’occurrence, je ne pense pas avoir eu à faire à ce type de projet à Toulouse.

        Le sujet mérite peut-être une réflexion ? Un complément d’information ? Et puis, le WIR en Suisse, le Chiemgauer en Allemagne et toutes les autres monnaies. Toute chose que vous devez connaître. Par contre, je suis conscient que ce n’est qu’une très très modeste solution (encore en test d’ailleurs) à ce que nous vivons et allons vivre.

        Je terminerais en vous disant que, suite à ma toute première participation sur votre blog le, une personne m’a répondu en me fournissant des liens à consulter. Ils s’agissait de vidéos d’une salle archicomble devant un orateur état-unien que vous connaissez forcément. La première vidéo commençait tranquillement sur un constat presque séduisant de la crise que nous commençons de traverser. Puis, cela continuait en catastrophe, en pure démagogie et stupidité. J’étais ébahi, littéralement, pour finir en nausée. Vous avez bien fait de retirer cette personne qui avançait masquée sur votre blog. Je regrette de ne pas vous avoir prévenu.
        Donc, je pense pouvoir me décerner le titre de « pas si naïf que ça ». 😉

        Cela pour dire que devant des spectacles aussi affligeants qui ont l’air de faire recette, du moins en nombre de spectateurs, quand je regarde et écoute un type comme Monsieur Pla qui m’explique simplement, modestement et calmement son projet, je me sens curieux, je cherche à comprendre. Et je mets ma main à couper que vous êtes pareil avec vos marins pêcheurs. Non ?

        Cela dit, je n’ai pas l’intention de monopoliser votre blog avec ces monnaies. Rassurez-vous.

        Très cordialement

        Osbert

    3. A propos du message 34. de Osbert

      Très intéressant ce vidéo, merci et certainement à suivre.
      Cela me rappelle de la théorie de Silvio Gesell, la monnaie fondante.
      …Un petit village en faillite totale dans les années ’30 en Autriche (Woergl), son maire, ayant plus rien à perdre, faisait application de cette théorie, et au bout d’un an, ils s’en sortaient plutôt bien, quasiment plus de chomage, le commerce prosperait, ont reformait les écoles et l’infrastructure, simplement car l’argent circulait dans le même circuit sans arrèt, pour cause, le fait qu’il perdait sa valeur avec le temps.
      …Et les villages entourés commençaient à reprendre la même idée, mais, les banques commençaient à comprendre qu’il n’y a pas de frique à gagner avec cette méthode, donc, elles ont fait tout au près du gouvernement autrichien, pour que cette monnaie soit interdit.
      Un an après l’interdiction de cette monnaie fondante, Woergl se trouvait dans la même misère qu’avant…

  29. Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ?

    Pourquoi, il se passe quelque chose ?
    Depuis ce matin sur France Infos aux flashs de l’heure et de la demie-heure les titres sont :
    – procès de jacques Chirac,
    – rentrée scolaire,
    – grève des enseignants à venir,
    – retour de DSK,

    Pas un mot dans les titres principaux en ce qui concerne cette journée boursière ou le CAC 40 subit une très forte croissance négative.
    Comme au bon vieux temps de la propagande soviétique.
    Alors, que va t’il se passer ?

      1. il y a eu sur france cuture il me semble une vision du raffarin saisissante comme un beau portrait.

        « Alors on rabote les niches… les bleues les vertes les roses, enfin sauf celles qui sont occupées comme les parcs d’attraction dans lequel s’est tapi un raffarin qui grogne dès qu’on s’en approche… »

  30. Crise des valeurs en arrière plan

    Au delà des aspects matériels, les crises actuelles remettent en cause les fondements de la modernité, puisque ces fondements sont à la racine de la situation actuelle: individualisme et extraordinaire développement matériel. Ce sont bien les enfants de la liberté mariée au progrès, les enfants des lumières.
    La « liberté anarchique » dont nous affublons les libertariens, histoire de faire dévier le boulet qui menace notre jeu de paradigmes, avait été perçue comme telle par Auguste Comte au milieu du 19ème. Il avait bien perçu le danger individualiste, l’émergence du je qui se moque bien de la collectivité, puisque la main invisible était censée s’en occuper. Il proposait une liberté qu’il qualifiait de sociocratique pour désigner une liberté qui tienne compte concrètement de celle du voisin et même des voisins.
    La formidable efficacité matérielle de notre civilisation a permis, comme chacun sait, une croissance de population considérable sur une période ultra-courte. Mais ce mode de développement est aussi très gourmand, en matière, en énergie. il produit en outre, une quantité de déchets fantastique. A tel point, que l’activité humaine est devenue perceptible par l’écosystème qui, jusqu’ici, lui en avait touché une sans faire bouger l’autre.
    Nous pouvons régresser et célébrer à nouveau le culte de la nature et celui des anciens, peut-être aidés en cela par quelque catastrophe écologique ou sanitaire.
    Nous pouvons peut-être réussir le mariage du progrès et de l’écologie dont nous faisons aujourd’hui les fiançailles. Est-ce que ce mariage de raison et d’amour sera possible sans toucher à notre sacro-sainte liberté individuelle? Saurons-nous faire atterrir la liberté sociocratique à l’échelle d’une société, ainsi qu’a su le faire Gerard Endenburg à l’échelle de l’entreprise et des organisations?
    Apprendre à vivre ensemble a toujours été compliqué du fait de notre jalousie endémique capable de nous conduire aux pires excès. Le faire en étant aussi nombreux est notre principal défi actuel.

    1. Je pense que votre commentaire tient plutôt du rêve que de la réalité. Les problèmes de la planète tiennent au fait qu’il y a trop d’êtres humains et la raison en est le progrès technique. Je m’explique : il y a 35 ans j’effectuais mon premier post-doc de biologie à UCLA Health Science Center, l’équivalent d’un immense CHU et mon patron, un éminent scientifique, me répétait que l’humanité courait à sa perte pour deux raisons qu’il avait coutume de détailler. L’avènement des antibiotiques au cours de la deuxième guerre mondiale et la généralisation des vaccins après cette même période. Il s’appuyait pour son argumentaire sur des observations intuitives, ayant remarqué que la courbe de croissance du tonnage d’antibiotiques et de doses de vaccins fabriqués suivait une loi mathématique exactement semblable à celle de l’augmentation de la population humaine et concluait que ceci expliquait cela mais qu’inexorablement l’humanité irait à sa perte du fait de l’augmentation de sa population.
      On voit aujourd’hui apparaître des super-bactéries résistantes à tous les antibiotiques connus, bactéries contre lesquelles il n’existe pas de vaccin, et si on a réussi à éradiquer la variole, on ne sait toujours pas combattre le HIV.
      Une autre réponse possible au billet de Pierredev pourrait être une catastrophe sanitaire planétaire.
      Je réfléchis encore …

      1. @Henry38,
        j’ai bien envisagé ce que vous dites:

        Nous pouvons régresser et célébrer à nouveau le culte de la nature et celui des anciens, peut-être aidés en cela par quelque catastrophe écologique ou sanitaire.

        Mais pourquoi cette option morbide serait la seule possible?

      2. Une autre réponse possible au billet de Pierredev pourrait être une catastrophe sanitaire planétaire.

        @henry38,
        Oui, les nucléocrates essaient de toutes leurs forces. Fukushima était pas mal dans le genre, mais nul doute que le génie français aboutira au summum de l’art.

      3. Arggh, on est trop sur terre… ? Pourquoi ça ? Je ne comprends pas cette idée. Pourquoi sommes nous trop sur terre ? Ne serait-ce pas plutôt ce que nous faisons sur terre qui pose problème plutôt que combien nous sommes à le faire ?

        Sommes-nous trop sur terre pour assister au levé de la voie lactée dans une nuit claire et étoilée ? Je vous le demande. Sommes-nous trop sur terre pour voir et découvrir cet immense univers et sonder cette planète qui nous sert d’incubateur ? Je vous le demande aussi. Trop encore pour apprendre et s’émerveiller devant les connaissances et les sciences ? Je vous le demande à genoux ! Trop pour assister tout ceux qui ont besoin d’un coup de main ? Me répondrez-vous enfin ?

        Mais si voulez dire qu’on est trop sur terre pour se taper des embouteillages afin d’aller chercher des meubles pourris et des appareils en tous genre comme autant de gadget à notre ennui mortel, alors oui mon brave Henry38, je vous plussoie ! Je dirais même tellement trop que cela en est déjà horriblement gênant comme on peut le constater sur un parking de zone commerciale un samedi après-midi…

        Pour le reste je ne suis pas certain de vous suivre. Ou alors montrez l’exemple, déguerpissez donc un peu pour voir.

      4. @Henry38Spécial,
        « Il s’appuyait pour son argumentaire sur des observations intuitives, ayant remarqué que la courbe de croissance du tonnage d’antibiotiques et de doses de vaccins fabriqués suivait une loi mathématique exactement semblable à celle de l’augmentation de la population humaine et concluait que ceci expliquait cela mais qu’inexorablement l’humanité irait à sa perte du fait de l’augmentation de sa population. »
        On ne meurt pas assez donc on va tous mourir.
         » Je réfléchis encore… »
        Sois prudent.

  31. Salut Pierredev,

    Comme toi je suis ingénieur de formation et un peu anarchiste de déformation. Je me permets de mettre lien vers un commentaire que j’avais laissé sur un billet de Paul Jorion et qui n’a manifestement été lu par pesonne… Peut-être le liras tu… Je pousse un peu la provoc, mais c’est fait exprès…
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=28021#comments
    Commentaire no 131 en bas de page…

  32. Bonjour à toutes et tous!

    Première contribution de ma part, je m’excuse d’avance pour la simplicité de mes propos, et leur aspect très personnel. Premièrement, merci à Monsieur Jorion et tout les acteurs de ce blog qui me (nous) permette de comprendre un peu les méandres de ce labyrinthe sans fin que représente l’Economie.

    Dans un second temps, je résumerais la situation par deux phrases qui me correspondent tout à fait en ce moment :
     » Et moi pendant ce temps là, j’tournais la manivelle » et « Rame, rameur, ramer, on avance à rien dans ce canoë »

    Voilà 10ans que je travaille toujours plus. Etudiant, je cumulais les petits boulots. Diplômé (ostéopathie), je ne m’en sortais pas. Un deuxième diplôme plus tard (ergonomie/prévention des risques professionnels), je me bagarre tout les jours pour garder la tête hors de l’eau. Aujourd’hui, 3 boulots (Dont 2 en libéral, en cours de développement), des heures à travailler (40h une petite semaine, plus de 65h une grosse semaine), une conjointe à charge (problèmes de santé, non couverts par sa prévoyance libérale), aucune aide de personnes, toujours plus de charges à honorer, etc. etc. Alors, à la question « Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ? », je ne peux apporter d’éléments concrets de réponse, mais je sais une chose (peut être égoïste, mais bon) : J’aurais le sourire aux lèvres! Galérer je sais ce que c’est, avoir les banques sur le dos je sais ce que c’est, ne pas manger à sa faim je sais ce que c’est, … Maintenant, si les « grands » pouvait découvrir « ce que c’est », alors oui, cela me ferait sourire!

    Bon courage à toutes et tous!

    Bonne continuation.

    1. @ Mathieu
      5 sur 5
      Courage à toi et ta compagne.
      Cherches quand même appui quand nécessaire de la famille et/ou collègues et amis
      Et ne restes pas seul pour te battre.

      1. Heureusement que la famille a été là au moment utile!

        Du fait d’un CDI obtenu après 15 mois de recherche, je dirais que je suis sorti du plus gros du problème, et que je peux assurer le minimum (logement, factures, nourriture), et fait exceptionnel, j’ai même pu reprendre un loisir : un peu de sport! Alors, que demander de plus? 🙂

        Merci de votre soutien!

    2. @ Mathieu

      Courage à vous, j’ai un parcours quasi identique, qui s’est terminé par un burn out. Je vous souhaite le burn out sociétal avant l’individuel, la pente est de toute façon dure à remonter, mais ce doit être plus facile à plusieurs.

    3. Rhô… J’ai oublié la fin de ma citation!!!

      « Rame, rameur, ramer,
      On avance à rien dans ce canoë,
      La haut, on te mène en bateau,
      … »

      Important le « là haut, on te mène en bateau »… 😉

    4. Bon courage Mathieu, oui le club des galériens à prospéré ces derniers temps…….heureusement il y a encore de la solidarité !

      oui on ne leur en voudrait absolument pas aux petites zélites, qui auraient pu être grandes si elles assumaient…..et puis avec des bleus aux genoux et ailleurs interet à apprendre vite….ça fait bobo !

  33. Il y a quelques mois, et à plusieurs reprises, je prédisais une guerre pour remettre tout en place, et je vois que cette allusion resurgit dans divers commentaires: il n’y a qu’à relire l’Histoire, car la nature humaine n’a pas fondamentalement changé depuis l’avènement d’internet ou de la télévision, et en dernière extrémité les hommes s’entretuent. La situation au Moyen-Orient devient franchement inquiétante et le moindre incident déclenchera l’embrasement. Faut-il rappeler qu’il y a 5 porte-avions américains dans le golfe et trois en Méditerranée, le Hezbollah a rapatrié tout son arsenal entreposé en Syrie, les Hamas n’a plus de problème pour ses livraisons d’armes avec la bénédiction des frères musulmans en passe de prendre le pouvoir en Egypte (et dans d’autres pays arabes « révolutionnés ») et cerise sur le gâteau, le mécontentement enfle en Israël, sans oublier de mentionner la livraison de systèmes anti-missiles par la Russie à l’Iran ou la crise turco-israélienne …
    Je défie quiconque d’infirmer mon hypothèse de conflit moyen-oriental dans les trois à six mois à venir et alors toutes les pendules se remettront à l’heure automatiquement.
    En quelque sorte une réponse à ce billet.

    1. @henry38

      Je défie quiconque d’infirmer mon hypothèse de conflit moyen-oriental dans les trois à six mois à venir et alors toutes les pendules se remettront à l’heure automatiquement.

      Foutaise ! La guerre ne remet jamais les pendules à l’heure ! Elle les détracte encore davantage. Et puis franchement, vous savez quoi, j’en ai vraiment ras-le-bol de lire à longueur de commentaires sur ce blog que la guerre serait une solution au merdier actuel. On croirait entendre un disque rayé de grands-pères bougons marmonnant dans leurs barbes sales : « Une bonne guerre, tiens voilà ce qu’il (leur) faudrait, tout serait remis en ordre, té, c’moi qui vous’l’dit… « . C’est un discours épuisant de bêtise à la fin ! Et du reste, vos guerres tant espérées, avec vos bons gros chars et de vos jolis portes-avions ne sont jamais qu’une certaine forme de la guerre. Vous croyez peut-être que nous sommes en paix actuellement ? Vous pensez peut-être que les gens ne se battent pas économiquement les uns contres les autres ?! La bonne blague… Alors bon Henry38, la prochaine fois, si vous pouviez allez fourguer vos paris débiles à ceux qui ont encore le temps de supporter pareilles âneries, ce serait vraiment, mais alors vraiment, sympa.

      1. Ben voyons………………………., la guerre comme solution, merci de ne pas nous accabler d’un si consternant poujadisme !!!!

      2. Très bien Martine. Foncez dans le tas, j´aime bien.

        Pour l´autre papy vermoulu /même si je le sens jeune, l´âge n´étant pas une question d´années), si une récupération contre-révolutionnaire pousse vers le guerre, je dis, oui, possible.
        Par contre si j´entends un mec appeler à la guerre, je me sens comme un véritable Front Populaire qui voit ses « camarades » abandonner les révolutionnaires espagnols et tendre la joue à Hitler /pour se faire pardonner, sans doute).

        tu no eres compañero mio, henry38

      3. @Martine

        OK, mal vu de ma part, mais 66 ans j´appelle pas ça vieux du tout, sauf pour des mecs comme henry38, qui lui a peut-être été vieux toute sa vie, ou alors, l´a mal tourné le pauvre.

        Quant au post sur lequel vous envoyez, je dirais que ´ça ressemble à du concentré de réaction, un zeste de malthusianisme, une pincée de prince de l´apocalypse, un peu de barbare refoulé, une énorme peur, telle qu´il souhaite partir avant, sans pêcher capital, entendons-nous bien.

        Après moi le déluge, la devise de tels personnages, tout en réclamant la perpétuation de l´espèce dans le cercle restreint des gens respectables et comme eux.

        Pouah !

      1. Degré zéro du commentaire : le type qui passe avec son petit pseudonyme du moment et qui vous balance tout fier de sa petite expression perso : « ben moi j’infirme… rdv dans 6 mois ». Le meilleur de l’Internet en résumé.

      2. Allons allons Martine, de mauvaise humeur aujourd’hui ?
        Quand on lit quelqu’un qui déclare « défier quiconque d’infirmer mon hypothèse de conflit moyen-oriental dans les trois à six mois à venir « , on ne va pas commencer à prendre ça au sérieux, non ? Ou alors vous faites partie des contributeurs de ce blog qui se prennent eux-mêmes et leurs postures/réactions humanistico-révolutionnaires très au sérieux ? Et je ne parle même pas du dénommé Wallon ci-dessus qui en profite pour faire au malheureux Henry38 qui n’en mérite pas tant un vrai procès d’intention…. à part ça Vincent, on astique la Kalachnikov dans le garage en attendant la grande confrontation anti-fachiste ?

      3. Et oui dénommé nol, si les cris des affamés ne vous empêchent pas de dormir (peut-être, car je ne voudrais pas vous faire un procès d´intention, et vous demande de préciser si besoin si vous flairez une incompréhension de ma part),
        moi si, ainsi que les bruits de bottes. à part ça, j´vous demande pas si la gégène de papa grésille toujours aussi bien. T´en foutrais du boudin, moi !

        Z´inquiétez pas : « si remettre en cause le système de façon radicale est un acte terroriste, alors tu peux ajouter mon nom à cette liste noire et débarquer à 6 heures du mat´et me foutre au placard » (il compañero Skalpel).
        Je ne suis pas un subversif, je suis convaincu de la dignité de certains combats et de l´indignité d´autres, mais je n´imposerai jamais rien à personne sans lutter contre moi-même aussitôt. Je ne crois pas à une révolution par une minorité éclairée, le risque est trop grand qu´elle devienne une dictature « éclairée »… jusqu’à ce que la lumière s´éteigne et qu´il ne reste que les ténèbres.

      4. @nol

        De très méchante humeur hier. Bien noté. Fin psychologue vous êtes ! Devriez songer à ouvrir un cabinet : les pauvres malheureux pourrait s’épancher sur votre divan compatissant.

    2. J’ai lu quelque part qu’aujourd’hui, nous n’aurions plus l’énergie nécessaire pour nous sortir d’une déflagration type 39-45. Energie morale et matérielle, plus assez de pétrole pour se relever par exemple.
      Donc en cas de conflit généralisé, il y a des chances que ce soit le dernier et malheur aux survivants.
      et d’ailleurs pourquoi tous ces livres/films sur la fin du monde. Mélancholia, les derniers jours du monde, la route etc.

      1. En effet, ça fait déjà quelques temps que je le dis. Si le monde a de nouveau à faire a une guerre mondiale de cette ampleur, il ne pourra plus reconstruire comme il la fait après la Seconde guerre mondiale.. avec les conséquences que ça va engendrer. Mais a mon avis il faudra compter sur la bombe nucléaire ou pas.. dommage que l’homme possède cette arme à un des plus grands tournant de son histoire.

      2. C’est pourquoi il faudra lutter de toutes ses forces contre toute inclination à la guerre, contre toute perte de repères conduisant au raisonnement simpliste : « tout va tellement mal, je vais tellement mal, vivement la catastrophe » que l’on voit naître de ci de là sur ce blog.

      3. Ah bon…
        Si j’ai bien compris, si on avait assez d’énergie pour reconstruire après un conflit mondial, alors youpie, on pourrait s’y remettre?

  34. Pour moi, l’ explication à la crise est politique.
    Toutes les choses incongrues, ridicules, le management stupide, les rendements délirants que je constatais dans mon coin, je les ai trouvés théorisés et expliqués dans le livre de Jacques Généreux « La grande régression ».
    Toute la dérive néo-libérale de ces 30 dernières années y est expliqué.
    La cause de ce marasme étant politique, j’ en déduis que la solution est politique.

    1. excellent livre effectivement que « la grande régression » de Jacques Généreux. Je l’ai lu cet été et j’en suis encore profondémen touché.

    2. Ai bien aimé Généreux aussi !

      Mais il me semble encore un peu politique et pas encore assez anthropologique (quoiqu’il ai fait un beau chemin) pour décrire nos maux.
      Je ne sais plus comment il nomme le petit moteur qui nous fait aller, nous rend curieux et désirant (peut être « le désir » tout simplement), ce que Lordon appelle « conatus » quand il est spinozien, Stiegler « énergie libidinale » quand il est freudien, mais ce moteur là n’est pas simple à gérer face
      à des aspects fondamentaux de ce que nous lègue la technique : les « supports de mémoire » et la façon dont (i) nous nous y adaptons douloureusement dans un premier temps et (ii) quand nous le pouvons, nous les adoptons sous forme d’un « système associé » où il est naturel de pouvoir tenir les rôle d’émetteur et de récepteur (la langue parlée, l’écrit, et maintenant un peu l’internet, mais nous sortons à peine de la télé qui nous a rendu « unidimensionnels »).
      Les moments difficiles de l’adaptation conduisent à des désublimations, des dissociations (come la Dissociété de Généreux), de la prolétarisation comme les « nouveaux antimondialistes » finissent par la voir (la classe moyenne perd aussi son savoir-faire : Sapir, Chevenement, Montebourg le disent aussi), notre relation au travail est viciée par le libéralisme (R. Sennett, M.B. Crawford) et ce dernier profite optimalement des chocs pour placer ses pions (Naomi Klein).

      Bon, mais vous pourrez retrouver un post à moi sur le site de Généreux sous le bouquin en question, le plus commenté (ver le n° 75 je crois) eh ben, si on essaye de porter le débat sur ce terrain un peu plus « anthropologique », ça ne prend pas du tout.
      Je suis « ravi » de dire ça chez un anthropologue qu’on vient voir en masse face au manque d’explication des politiques (Ah, la conf de presse de De Gaulle de 1965 sur l’abandon de la convertibilté or du dollar), et qui mâtine ses allusions politiques d’emprunts à Saint-Just et au Stagyrite. Mais j’ai l’impression que la « sauce anthropologique » dont il faut recouvrir le mets politique pour que Dame Société en prenne sa ration n’est pas à l’ordre du jour. Du coup, je crains que Dame Société ne se contente de dose allégée de politique, vous savez, comme avec le beurre allégé à 60% d’eau.

  35. « Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ? »

    Ce sera difficile pour nos concitoyens gavés se tout, revenus de tout, dont l’activité principale se résume essentiellement à consacrer leurs WE à courir les magasins pour dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas afin d’acheter des biens dont ils n’ont pas besoin.

    Fukuyama (un américain, bien sûr, car il n’y a que dans un cerveau américain que de telles âneries peuvent naître) avait cru prophétiser la fin de l’histoire. Il n’en est évidement rien. Au contraire, l’histoire continue son cours et à un rythme accéléré, à ce qu’il semble.

    Nos contemporains ont juste oublié à quel point l’histoire est tragique. Dans une société incapable de résilience, baignée par une ambiance compassionnelle névrotique dans laquelle le moindre micro-événement donne lieu à une « marche blanche », constituée de petit narcisse qui consacrent tellenent de temps à se regarder le nombril qu’ils en évacuent le collectif, le retour dans le vrai monde sera certainement terrible.

  36. que va-t’il se passer ?

    regardez à nouveau Mad Max II :
    -la fin du pétrole,
    -la guerre du plus fort où le chef de bande est un ex-policier à l’époque du monde civilisé,
    – les plus forts, les plus fous, seuls survivent, les plus riches aussi s’ils sont malins,

    bref, la fin d’une époque folle pour rentrer dans un jungle post-industrielle où seuls les fous survivront…

    1. Le paradoxe du « roadwarrior scenario » puisque c’est comme ça qu’ils appellent ça aux states. Mais comment voulez vous qu’on se batte pour le carburant s’il n’y a plus d’état pour entretenir des autoroutes?

      1. LL : » Mais comment voulez vous qu’on se batte pour le carburant s’il n’y a plus d’état pour entretenir des autoroutes?  »

        Parce que les autoroutes payées par les impôts des contribuables ont été vendues pour une bouchée de pain à des multinationales qui font payés à nouveau les cons.

        Pas de paradoxe du  » roadwarrior scenario  » : les plus nases pourront rouler. Ils auront les armes. ( Faudra en trouver ailleurs ).

        Ceci est une pure digression de l’esprit bien sûr baignée par un scénario catastrophe digne de
        Cormac McCarthy. Espérons que nous soyons capables d’inventions humaines d’un autre type.

    1. Extrait :
       »Deutsche Bank, premier établissement bancaire allemand, a déjà prévenu qu’il lui serait plus difficile que prévu d’atteindre son objectif de 6,4 milliards d’euros de bénéfice annuel avant impôt. »

      Bof …
      Ils ne feront probablement  »que » trois milliards de bénéfices.
      Tout çà pour çà ?

    2. « De source européenne, on indiquait à Reuters que le FMI évaluait à 200 milliards d’euros les besoins en fonds propres des banques du vieux continent.

      Josef Ackermann a rejeté lundi les appels à une recapitalisation forcée des établissements, qui selon lui « menacerait d’envoyer le signal que la classe politique a perdu confiance en la capacité des mesures actuelles à atteindre leurs objectifs ». »

      Et pourquoi pas des prises de participation majoritaires, de la part des Etats? Cela serait « soft » (pas besoin de tout un formalisme – contrairement aux nationalisations – ), et pas immoral.

      De plus, participations à revendre, lorsqu’elles auront pris de la valeur…

      Mais bon: je ne suis pas spécialiste.

  37. Bonjour,

    Votre approche me paraît « optimiste »… Il ne faut pas oublier le contexte. Il conditionne les évolutions possibles.
    Ce qui suit n’est bien sûr que fragmentaire. Beaucoup d’autres hypothèses pourraient encore enrichir cette maigre contribution.
    Les questions qui se posent aujourd’hui doivent combiner un nombre important de dimensions qui n’ont pas nécessairement de précédent dans l’histoire. C’est très imparfait, mais on pourrait les formuler comme ceci : Que se passe-t-il lorsqu’ un ou plusieurs faits des dimensions décrites ci-dessous se réalisent ?

    Dimension Economique :

    – Une banque fait faillite
    – Plusieurs banques font faillite.
    – Le système bancaire d’un pays fait faillite
    – Le système bancaire de plusieurs pays fait faillite
    – Les ménages sont massivement endettés
    – Les Etats sont massivement endettés
    – Les entreprises ont massivement délocalisés faisant que les producteurs ne sont plus les consommateurs.
    – L’organisation du monde permet aux plus riches d’éluder l’impôt.
    – La technologie permet la concentration des moyens de productions et des revenus de celle-ci.
    – Un Etat fait faillite.
    – Plusieurs Etats font faillite.
    – …

    Dimension politique :

    – Le leadership économico-militaro-technologico-politique est occupé à changer d’épaules et risque d’être fragmenté.
    – La monnaie d’un groupe d’Etats disparaît.
    – Dimension écologique :
    – Notre planète est un espace limité.
    – L’énergie « pétrole » se raréfie.
    – Le climat change.
    – La population augmente.
    – …

    Pris un à la fois, on peut cadrer le problème et des pistes de solutions pour le résoudre, mais face à la combinaison de l’ensemble nos modèles ne me semble pas mener bien loin.

    Selon son stade de décomposition, l’économie « virtuelle », va affecter l’économie réelle. L’impact des autres dimensions me semble au difficile à évaluer que le risque de la titrisation.
    Personne ne peut exclure aujourd’hui que dans un terme plus ou moins long, ce soit notre civilisation qui s’écroule pour des raisons banales découlant des facteurs décrits plus haut :
    – La complexité de nos organisations.
    – La fragilité de nos circuits d’approvisionnement et plus particulièrement en nourriture et en biens de premières nécessités.
    – La spécialisation des métiers qui fait que la majorité des gens ne savent plus pourvoir à leur alimentation.
    – La concentration de la production alimentaire entre quelques mains.
    – La technologie de production du circuit alimentaire.
    – Le petit nombre de personnes qui sont « autonome » en matière alimentaire
    – …

    Oui à lire ceci, une autre hypothèse s’impose : l’occident pourrait bien être plus fragile que le reste du monde… Mais que notre monde pourrait se rompre et s’écrouler sous son propre poids n’est qu’un mauvais rêve. Il suffit de se réveiller pour se rendre compte de la bêtise d’avoir ce genre de crainte… Loin d’être la mouche du coche, je ne suis peut-être qu’un affreux pessimiste

    BAV

      1. Sans rire, ou si peu, vous pensez à l’optimisme du désespoir quand vous écrivez cela ?

        L’expression qualifie cette attitude, cet indicible « quelque chose » de si profond que l’on voit souvent chez nos frères du dénuement, qu’ils soient d’Afrique ou d’ailleurs. A la pauvreté, à la misère, à la dureté du quotidien, ils répondent par des sourires, des rires, cette forme d’apparente insouciance, là où, nous, sans même avoir à partager leur sort nous ne pouvons souvent que redouter, culpabiliser voire pleurer… En vain !
        J’y pense souvent quand je me surprends à me faire du souci pour des choses qui n’en valent pas la peine.

        BAV

  38. Que va-t-il se passer ? eh, je pense que la réponse est dans votre analyse ! Et, pour commencer, dès les premiers temps du « choc », des monnaies parallèles qui existent déjà depuis longtemps vont se mettre en place. La Vie est plus imaginative que les bureaucrates, politiques et financiers gredins et gangsters de toute la planète. Les Systèmes d’Echanges Locaux (S.E.L.) en sont un exemple. Les pauvres (la majorité) n’ont rien à perdre sinon la Vie ! Mais ils survivent déjà avec une partie d’eux-même déjà dans la tombe car sans aucune espérance sinon de discours, des discours, et encore des discours pour leur donner l’illusion que peut-être quelques chose va se modifier alors qu’on leur fait les poches tous les jours… et bien ce sera un chaos généralisé dans premiers mois. Mais, actuellement, c’est pas mieux ! plus de services publics valables, plus de sécurité. Prise de folie meurtrière la classe dirigeante a certainement prévu un scénario d’élimination de la population mondiale à grande échelle. Qu’à cela ne tienne ! ECCE HOMO voici l’Homme tel qu’il était à l’ouverture « des camps de concentrations » ! Souvenez-vous !

  39. Flash spécial – Flash spécial – Flash spécial – Flash spécial –

    OUF!!!!!!! Même pas mal !!

    16h41 ce jour, le CAC 40 se maintient vigoureusement à 3009 points.

    Après être descendu au plus bas à 2977,18 points, l’indice boursier ne dépassera peut-être pas résolument aujourd’hui la barre psychologique des 3000 points.

    Attendons les minutes de clôture 🙂

    1. Tout ceci est de la belle foutaise.
      Le CAC a remonté la semaine dernière de 4/5 pour cent juste pour prendre un peu de hauteur pour pouvoir se permettre de chuter et flirter avec les 3000 points effectuant une brève incursion sous ce seuil.
      Sinon, il y a belle lurette qu’il serait à la cave. De la manipulation de cours ni plus ni moins.

      Quelle belle synchronisation entre la réunion des banquiers en Allemagne et la chute du jour.
      Belle manière de dire aux politiques :voyez, si vous ne bougez pas, les indices, on les envoie au plus bas.

      Je suis près à parier que l’on terminera à 3000,25, à peine au dessus pour bien mettre la pression pour les discussions à venir qui auront lieu en cours de semaine.

      1. BRAVO BRAVO 2999,54 points à la clôture !!

        Quelle talent divinatoire à moins de 1 point de précision !!
        0,033 % précisément, fallait le faire !

        Jeanpaulmichel Président !
        Et dire que personne ne l’avait vu venir !

  40. I) Que va t-il se passer ? …Pourquoi va – t – il se passer quelque chose .?.Je dirai ..

    Sand doute parce que les ‘ régles du jeu « étaient .elles faussées dès le départ …
    ….Monde Diplomatique – Septembre 2011 page 22 et 23 – Ibrahim Warde
    …Extrait
    « …Dans un ouvrage expliquant ″pourquoi les marchés échouent ″, John Cassidy , journaliste économique au NEW YORKER , voit dans cette idéologie non pas l’accomplissement du libéralisme économique classique mais sa perversion . Il rappelle que le concept de marché financiers rationnels et autocorrecteurs est une invention des quarante dernières années ( 1)
    Si la profession financière cherche à se situer dans la lignée d’Adam Smith, un auteur qu’on a tendance à vénérer sans le lire, elle viole allègrement les principes qu’il a énoncés en matière de règlementation financière.
    Quelques années avant la parution de sa célèbre Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776),
    le père de l’économie classique avait assisté à l’éclatement d’une bulle financière qui devait anéantir vingt-sept des trente banques d’Edimbourg.
    Smith savait donc que, livrée aux seules forces du marché, la finance faisait courir de graves dangers à la société.
    Tout favorable qu’il fût au principe de la ″main invisible″, il stipula expressément que la logique d’un marché libre et concurrentiel ne devait pas s’étendre à la sphère financière.
    D’où l’exception bancaire au principe de la liberté d’entreprendre et de commercer, et la nécessité d’un cadre règlementaire strict : Ces règlements peuvent à certains égards paraître une violation naturelle de quelques individus, mais cette liberté de quelques –uns pourrait compromettre la sécurité de toute la société. Comme pour l’obligation de construire des murs pour empêcher la propagation des incendies , les gouvernements , dans les pays libres comme dans les pays despotiques , sont tenus de règlementer les services bancaires.( 2)

    (1) John Cassidy, How Markets Fail : The Logic of Economy Calamities ,Farrar ,Straus and Giroux ,New York ,2010
    (2) Livre II, chapitre II

  41. Personnellement il y a quelque chose que je crains vraiment, c’est un effondrement « techno systémique » du système, c’est à dire qu’avec la panique, avec le fait d’avoir dans de nombreux domaines tiré sur la ficelle des gens connaissant les systèmes (informatiques en particulier, mais ne pas oublier que ces systèmes gèrent aussi le fonctionnement des télécoms, énergie, eau, gaz, transport, hopitaux, etc), et avec la complexité monstrueuse de ces systèmes et qui ne cesse de croître, il y ait des pannes à répétition qui « effondre » le système.
    Pour l’énergie et l’électricité cela peut venir aussi de la chaîne des intrants obligeant à black out périodiques, comme au Pakistan ou même en Chine actuellement (du à la difficulté à amener le charbon nécessaire aux centrales).
    Ce blog pointe bien la sur-complexité du monde financier, mais le même phénomène est présent dans de nombreux domaines en liaisons beaucoup plus directes avec ce que l’on appelle « économie réelle ».

      1. Oui merci, je connais assez bien les textes et le blog d’Orlov, toujours à relire, et le fait que pour lui la société US (et Europe quasi pareil) et encore plus sujette à des cassures brusques, la où le système soviétique a « aplani » certains aspects dans l’effondrement de l’URSS

    1. Effondrement techno-systémique probablement causé par quelques sabotages au niveau des nodaux par des agents écoeurés ou en rebellion contre le système.
      Apparemment les syndicats stipendiés n’appellent pas à la révolution.
      Les supergrèves ne seront pas organisées par FO ou la CGT…qui eux organiseraient les coupures.
      Un monde sans courant électrique ou subissant des coupures aléatoires d’énergie est aussi un monde sans transports et surtout…. sans EAU.
      Plus de glou, rien que du slurp!

      1. Oui probables pour les sabotages, ou encore vol du cuivre des cables, ce qui se développe déjà pas mal.
        Pour les sabotages on pourrait aussi rapprocher cela du gazoduc Egypte->Jordanie/Israel qui a pété 3ou 4 fois ces derniers temps, pas le même contexte mais il est clair que beaucoup de gens « énervés » mais qui savent, pourraient mettre pas mal de choses par terre …

    2. @ hakimc’est quoi cette peur du black out,je ne suis pas balese en anglais mais je ne croit pas que cela se traduise par »fin du monde »

  42. Je ne sais pas ce qu’il va se passer mais en attendant on peut toujours chanter et danser.
    Don’t Stop Me Now

    Freddie Mercury aurait 65 ans aujourd’hui.
    La petite vidéo anniversaire en page d’accueil de Google est plutôt sympa.

  43. 2) Que va t-il se passer ? …Pourquoi va – t – il se passer quelque chose .?.Je dirai ..

    Qu’il ya eu la ‘mise en place des pions dans le jeu ‘des néocons ..
    En réaction au keynésianisme ambiant de l’après 1945 (État-providence), les membres de la Société du Mont-Pèlerin souhaitent favoriser l’économie de marché et la « société ouverte » à l’échelle mondiale. Le but officiel de ces rencontres n’est pas de créer une doxa officielle mais d’offrir pendant quelques jours un lieu de discussion et de débats. Les rencontres de la Société continuent à fonctionner ainsi. Après cette première rencontre, les membres de la Société du Mont-Pèlerin ont continué à se rencontrer, généralement en septembre de chaque année.
    La Société ne divulgue pas le nom de ses membres mais ceux-ci peuvent le faire. Pour devenir membre, il faut être invité par un adhérent puis être approuvé par le comité d’organisation[3]. En 2006, la Société du Mont-Pèlerin est présidée par Greg Lindsay qui en a organisé les rencontres à Guatemala City en novembre 2006. C’est l’Université Francisco Marroquin, créée par Manuel Ayau, ancien président de la Société, qui a accueilli ces rencontres, autour, entre autres, de José Maria Aznar.
    Huit adhérents passés et présents, dont Friedrich Hayek, Maurice Allais, Milton Friedman, George Stigler, James M. Buchanan, Gary Becker et Ronald Coase, ont reçu le « Prix Nobel » d’économie. De plus, de nombreux membres ont créé des think tanks importants. Ainsi Edwin J. Feulner est cofondateur de la Heritage Foundation, dont la MPS reçoit d’ailleurs le soutien financier pour organiser sa réunion annuelle. Pascal Salin, ancien président de la Société estime que plus de 100 instituts libéraux ont été créés par des membres[réf. nécessaire].
    Pour Keith Dixon, elle « constitue en quelque sorte la maison mère des think tanks néolibéraux »[4]. Le président tchèque Vaclav Klaus ou l’ancien ministre de la Défense italien Antonio Martino en sont membres[3].
    …Voilà pour la mise en place …

  44. La composante qui me semble la plus fiable pour anticiper l’avenir est pour moi le principe de réalité. Ce qui était bâti sur une illusion s’effondrera, ce qui est constitué de richesse tangibles se maintiendra, c’est à dire que relativement au reste elles prendront de la valeur. Evidemment j’enfonce, à l’heure ou l’or ou Apple flambent en bourse, une sacré porte mais il me semble que pour répondre à votre question, on peut déjà prolonger le trait le plus loin possible.

    La finance, autrement dit l’argent magique fabriqué par un assortiment de règles (la cotation continue et tout ce qui va avec) va disparaitre – au moins le temps que le système ne pourra plus la supporter, un peu plus si l’on a deux sous de sagesse dans les années à venir. L’activité réelle va se maintenir, de façon probablement plus marquée dans les secteurs primaires et secondaires mais sans volatilisation complète du tertiaire pour autant. Avec une nuance : tout ce qui dans l’activité dépendait de l’argent magique de la finance (non en investissement, mais en spéculation) en subira le contre coup. Typiquement, tout ces grands groupes qui font l’essentiel de leurs profits en jouant sur la trésorerie (paiement fournisseur à 2 ou 3 mois) à la bourse louperont quelques marches et si la chute n’est pas mortelle, devront sérieusement changer leur fusil d’épaule. Paradoxalement, je m’attends à ce que l’investissement dans l’activité réelle prenne un peu d’ampleur : malgré les perspectives de crises, il deviendra probablement une des moins mauvaises solutions de repli pour les fonds cherchant à se placer.

    En tirant ce trait je vois donc une purge et selon toute vraisemblance, un mouvement de balancer inverse sur l’accumulation de richesse : tout ce qui dans celle des uns et des autres est basé sur des valeurs spéculatives en prendra à mon avis un coup. L’immobilier vera la composante spéculative de ses prix (dans les grandes villes en particulier) se dégonfler, mais la composante « valeur d’usage » se renforcera. Beaucoup risquent de se retrouver avec de mauvais crédits sur le dos, mais peut être qu’une inflation compensera cet effet là (au prix d’autres).

    En fait, tout celà serait assez positif au fond sans ce qui va accompagner l’évolution : le chaos. Machine grippée, récession, probable inflation – il semble assez sur qu’il y aura toujours plus de chomeurs (enfin, de gens qui ne travaillent pas) et de mauvaises passes. La question que je me pose surtout, c’est qu’est ce qui se passe quand, risque systémique oblige, tout le monde tombe simultanément, plutôt que certains au profit d’autres comme c’était historiquement le cas ? Si tout le monde à intérêt à rayer les ardoises, n’est ce pas ce qui risque d’arriver ? Ou la force de l’intérêt collectif n’est elle pas de taille face à l’abscence d’entité organisatrice ? Le cas échéant je ne serais pas triste : prolonger l’illusion serait entrer dans une névrose encore plus extrême et ne présagerai à mon sens rien de bon.

  45. Un procès de Nurenberg pour les banksters , les politiques qui ont fait sauter préalablement tous les verrous prudentiels et les « économistes » qui ont promu l’idéologie de la finance ultra-libéralisée: ça va faire du monde.

    Attention dans l’immédiat aux adeptes de la stratégie du choc si bien décrite par Naomi Klein qui nous décrivent l’apocalypse pour demain à moins que les 95% de citoyens travailleurs contribuables mettent la main à la poche et se désaisissent de leur salaire différé par la privatisation de l’éducation, de la santé, des retraites (fonds de pension sur le modèle US souhaité par N.Sarkozy qui font faillite les uns après les autres , ce qui fait qu’après 45 ou 50 ans de travail et de cotisations toute leur vie certains vieux se retrouvent sans rien et doivent continuer à travailler à 75 ou 80 ans).La moyenne est 70 ans aux USA.

    L’autre solution est de voter à gauche pour des candidats qui défendent les intérêts de la majorité, les travailleurs, et non les intérêts de l’oligarchie.

    1. voter à gauche, voyez-vous ça.

      Pour Mélanchon par exemple, ancien-sénateur ?
      Ou pour les apparatchiks du PS, au pouvoir (partiellement) depuis 30 ans ?
      Ou pour FO, qui a refusé de voter la taxe Tobin au parlement Européen ?
      Ou les Verts et leur trublion Dani-le-rouge, politicien professionnel depuis 40 ans ?

      L’autre solution, c’est écouter Cantona et retirer ses sous du système et tout payer en liquide.

      1. Dites, Mélanchon fut sénateur, et alors? Argument foireux.
        Toute sa carrière témoigne d’un engagement constant contre le système.

      1. @ Amsterdamois

        Ministre de Mitterrand et toujours mitterrandolâtre,
        et négociant un remake en farce,
        c’est, avec les dirigeants « communistes », leparfait parcours
        du nomenclaturisme à la française, bref coco rico!

      2. La naiveté est de croire que l’action directe seule paie. Après la plus grande grève générale de l’histoire du XXème siècle (Mai 68) il y a eu des élections .. et le retour de la Droite.
        Il faut refuser le simplisme et combiner action directe sociale, action électorale et action dans les partis si on veut être efficace.
        Zolko, tu confonds FO (syndicat) et LO (parti trotskyste)

  46. 3) Que va t-il se passer ? …Pourquoi va – t – il se passer quelque chose .?.Je dirai ..
    Que les règles et le jeu étant posé .., des corrections en cours pourraient bien avoir lieu …
    Consensus de WashingtonLe consensus de Washington est un corpus de mesures standard appliquées aux économies en difficulté face à leur dette (notamment en Amérique latine) par les institutions financières internationales siégeant à Washington (Banque mondiale et Fonds monétaire international) et soutenues par le Département du Trésor américain. ….
    avec ses quelques ‘solutions ‘habituelles imposées ..avec pour exécutant …La Banque Mondiale , le FMI , l’OMC …et leurs propositions ....1) Dérégulation des marchés financiers mondiaux – libres circulation des capitaux de par les paradis fiscaux à partir desquels ils peuvent mener leurs raids destructeurs sur les pays visés
    2) Libéralisation des flux de capitaux …
    3) affaiblissement des états ( réduction des recettes par ex ) afin que celui-ci ne soit plus en mesure de défendre ses citoyens …
    4) privatisations à prix bradés……
    Recettes appliquées à un pays endetté avec la complicité du gouvernement en place ou ‘importé …
    …Au nom de la liberté …
    John Perkins ,ex assassin financier explique sont job.
    … ‘ Un pays avec des ressources potentielles exploitables est repéré ..le gouvernement ( élu ou dictatorial ( + facile encore ..) ) ,est approché afin d’être corrompu ..si il ‘résiste’ les chacals sont envoyés pour le renverser ou …l’assassiner .. Salvador Allende Chil , Jaimes Roldos Aguilera , Equateur ;Omar Torrijos – PANAMA , sinon Comme en Irak, où Saddam Hussein a voulu effectuer les transactions pétrolières de son pays dans une autre devise que le dollar …Il est conquis …

    …Ensuite par l’intermédiaire de la Banque Mondiale ( ou consœurs ) aux ordre des tueurs économiques …,un énorme prêt est concocter au pays visé ..et ce , même si d’abord ce prêt ne sert au final qu’ à corrompre et à payer les investisseurs étrangers venus spolier le pays …en laissant sa population exsangue …ensuite , ces mêmes institutions viennent demander le remboursement des dettes …ou sinon .. leur voix lors d’un vote crucial à l’ONU ou une aide militaire …là où ailleurs …tandis que la population est toujours autant surexploitée dans les multiples ateliers clandestins aux services des plus grandes marques …et leur pays spolié de leurs matières premières …

    Avant c’était la colonisation qui forçait les populations à produire ..aujourd’hui c’est .. banque mondiale…and Co …

  47. Oui, bien sûr, rien de plus simple. Il n’y a qu’à annuler les dettes qui ne servent qu’à enrichir les banques.

    N’oublions cependant pas que les entités qui ont des dettes ont leur contrepartie : des entités qui ont des créances :

    – les caisses de retraite : désolé, les retraites ne pourront plus être versées
    – les assurances-vie : désolé, mais les patrimoines individuels fondront comme neige au soleil
    – les banques : désolé, mais elles ne pourront plus prêter. Baisse colossale de l’activité économique

    J’en parlais cet été à un gentil français installé en Amérique Centrale, dans un mode de vie ultra-écolo, dans une superbe et immense cabane en bord de mer, avec sa superbe femme et ses non moins superbes 3 enfants. Il me faisait la même réflexion : il n’y a qu’à annuler toutes les dettes. Les dettes, ça n’est que du virtuel, de toute façon, me déclama-t-il très très enflammé.

    Quand je lui ai demandé de quoi il vivait, après le très attendu « de rien ou presque, on vit quasiment en autarcie… », il a bien fallu qu’il m’explique comment dans cette autarcie miraculeuse, qui ne comportait cependant ni le budget éducation des enfants, ni la connexion internet par satellite, ni les 2 4×4 de la famille sur place, (oui, mais ça, c’est vraiment indispensable quand on est eu bout du monde, me souffla-t-il…) il parvenait à extraire les quelques dizaines de milliers d’euros lui permettant, lui et sa famille, de venir 4 fois par an en Europe, d’y louer une voiture, de régler les hôtels, etc, etc.

    Il lui a bien fallu reconnaître qu’il avait un important patrimoine placé de manière très sûre (suivez mon regard oblig) qui lui rapportait tout ce surplus, au demeurant « pas très nécessaire », me précisa-t-il ingénuement. Il a fallu à mon tour que je lui explique que si on annulait toutes les dettes, comme il le suggérait avec tant de flamme, hé bien, lui-même n’aurait plus grand chose, car il y avait de fortes chances que 60 à 80 % de son patrimoine soit justement constitué d’obligations. Ah bon, mais comment c’est possible ? me demanda-t-il alors, visiblement et subitement très très inquiet.

    Je me suis permis de lui répondre qu’on n’était pas chez les bisounours, mais plutôt dans la m….

    Je ne peux pas croire que Paul Jorion, compte tenu du niveau technique de son blog et des contributions de M. Leclerc, ait pris au sérieux le contenu de ce billet. Ca devait être un gag pour nous ramener à la réalité, non ?

    1. L’annulation des dettes pénaliserait (pénalisera) les rentiers, tels votre « ami« . Il ne pénalisera pas les retraites par répartition (seulement celle par capitalisation) ni les travailleurs.

      1. C’est même une bonne occasion pour renforcer les mécaniques de répartition comme la retraite ou l’assurance santé type sécurité sociale.

        La faillite de ces acteurs rendrait bien service en fait.

        Je suis même persuadé que des solutions techniques seraient tout à fait possible compte tenu de l’informatisation générale. De nombreux systèmes publics sont plus performants que leurs équivallents privés, laissons ces opérateurs disparaitre et nationalisons. Les structures productives sont préservées, et on ne manque de rien.

        Certaines boites disparaissent, d’autres pas, la loi des faillites s’applique, pendant quelques mois c’est un peu le bordel mais au final :
        – la finance a disparu
        – les services publics auront été étendus (re nationalisés) gratuitement suite aux faillites
        – et surtout il devient possible d’alléger le budget de l’état du service de la dette, et de mieux faire passer la nécessaire hausse des impôts pour financer la nouvelle solidarité

        enfin c’est un peu bisounours tt de même …

        PS : et juste en dessous le commentaire d’Amsterdamois, mille pardons

    2. Vous êtes encore prisonnier de la « matrice », il faudrait vous réveiller… 😀

      Il convient d’euthanasier les rentiers, disait Keynes.

      Et il avait raison…

      – les fonds de pension feront faillite? excellente nouvelle, c’est un des piliers essentiels du système néo-libéral. Après ça, on pourra passer au système par répartition…. [l’argument du vieillissement démographique est du pipeau, une menace bidon pour imposer les systèmes par capitalisation, au grand bénéfice des assureurs, et donc des actionnaires et autres rentiers]

      – les assurances vies ne vaudront plus rien? Très bien. Il est bien temps que les rentiers apprennent que faire de l’argent avec de l’argent n’est qu’une activité parasitaire et immorale. Les exploités ne verseront pas de larmes sur les malheurs des rentiers.

      – Les banques ne pourraient plus prêter? On les confisque et on les transforme en service public de prêt aux particuliers et aux entreprises…

      Et naturellement, interdiction au pénal des activités spéculatives, interdiction de la cotation continue en bourse, salaire maximum, patrimoine maximum, contrôle des capitaux, etc…

  48. Si je ne dis pas de bêtises, sur 28 millions d’actifs, il doit y avoir quelque comme 6 millions de sans emplois (une fois les stats officielles bien comprises).
    http://www.chomiste-land.com/lesvraischiffreschomage.htm
    Ajoutons les travailleurs pauvres: disons 2 millions, à la louche.

    Puisque les deux catégories doivent partiellement se recouper, estimons donc le nombre d’actifs exclus du système à 7/28 soit… 25 pourcents.

    25 pourcents! Tout de suite, la question de savoir si le fameux taux de « 9 pourcents » de chômage est une donnée intéressante devient très relative…

    Ca, c’est pour la situation actuelle, avec la « crise ». Si jamais ces 25 pourcents d’actifs prenaient conscience de leurs conditions, et s’ils avaient les moyens de se rassembler, ils pourraient tout obtenir. Gandhi Style. Vu leur nombre, ni la police ni l’armée n’y pourraient rien, et ceux qui possèdent (encore) un emploi seraient condamner à les soutenir à moins de venir grossir leurs rangs.
    Si quelqu’un ici est capable de créer ce genre de structure (non pas pour aider les sans emplois à trouver un travail, ce qui reviendrait à cautionner le système, mais pour exercer une intense pression sur le système – bancaire ou autre », qu’il n’hésite pas!).

    Le système tient encore pour 3 raisons:
    – commerce de substances illicites dans des zones urbaines dévastées par le chômage (la camapgne n’a pas cette possibilité).
    – redistribution intra-familliale, intergénérationnelle
    – minima sociaux en tout genre, et une certaine progressivité des revenus, ce qui évite les éruptions de violence dues à un trop grand différentiel de « frustration relative ».
    – absence de prise de conscience de ce que l’union de 25 pourcents d’inactifs éduqués représente (divertissement, isolement, presse pravda qui fait diversion + TINA, culpabilisation du sans emploi ou présentation de sa situation comme « marginale » (les fameux 9 pourcents…)).

    Imaginons donc que cette crise ait lieu:
    – explosion du chômage (liquidation des services)
    – (et peut-être, mais il semble que ça a déjà commencé aux US), hyperinflation.

    Faisons l’hypothèse, qu’on passe alors fort modestement de 25 à 30 pourcents d’actifs exclus du système.
    1 actif sur 3 n’a plus rien à perdre .
    Par ailleurs ‘Etat n’est plus en moyen d’acheter la paix civile (et non pas « sociale »). Beaucoup perdent tout: les transferts intergénérationnels ne peuvent plus se faire aussi bien.

    A ce stade, la question est simple: combien de temps avant le grand bain de sang (avec bagarre pour la designation du meilleur bouc emissaire)? A partir de quelle proportion d’exclus une communauté politique n’est-elle plus possible?

    Je suis gentil, j’ai pris les hypothèses les plus softs.
    Dans les plus « perchées » les gens crèvent littéralement de faim, parce que le supermarchés sont vides. Et le jeu des alliances amène l’engagement de la France dans un troisième conflit mondial (on fait d’une pierre deux coups, puisque les jeunes constituent bien sûr l’immense majorité des actifs sans espoir, des générations sacrifiées par leurs aïeux).

    Vous pariez sur la solidarité. Vous ne devriez pas. Il vaudrait mieux parier sur le desespoir.
    Peut-être sommes nous trop éduqués, c’est à dire « policés », pour notre propre bien.

  49. Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ?

    La question m’apparaît posée de façon maladroite. Anachronique.
    N’est-ce pas plutôt:
    Que se passe-t-il depuis que tout a cassé? 8)

    À leur niveau, les personnes oeuvrent pour une éducation populaire, se désendoctrinent, un mot après l’autre. Une phrase après l’autre. Elles se réapproprient leur temps et leur énergie, abolissant la propriété privée des moyens de production, abolissant le salariat, abolissant le précariat -donc les privilèges- ; elles luttent contre l’obsolescence programmée, qui permit en son temps de transfigurer nos conforts de vie en mythe de Sisyphe.
    Enfin elles espèrent. Dénigrant leur condition parasitaire, elles s’efforcent de muter en symbiotes, grâce aux progrès techniques, grâce aux découvertes scientifiques. Tout le savoir leur est accessible via l’externalisation de la mémoire, notre grand-esprit exosomatique, ce blog, Internet.
    Les personnes s’assument sans s’en remettre aux guides, aux experts, aux hiérarques belliqueux, aux usuriers, elles réduisent leur peur de l’avenir, se prennent en charge, deviennent autonomes, érigent l’insoumission en jeu, rient à la face des puissants, meurent dans les dernières convulsions de la barbarie institutionnelle. Elles partagent.
    Elles n’ont plus peur de s’appauvrir, si la pauvreté est une vertu et la misère un malheur, alors elles retrouvent leur dignité en se préoccupant davantage de leur liberté et de leur érudition que de leur rang et leur pouvoir d’achat.

    Quand Sarkosy montre la lune, l’idiot regarde la Rolex!

    1. Et ils regardèrent tous la lune en grelotant, faute de pouvoir se chauffer !!
      La résignation et l’arnaque l’emportèrent à nouveau !!
      Alors que la dette ne représente qu’un pouième de 20 ans de PIB !!

    2. @ Cyberpipas : C’est vrai qu’il y a qqchose dans l’air ( et dans les actes : les luttes à val de susa et contre l’aéroport de Nantes par exemple ) qui ressemble à ce que tu dis . Réappropriation , insoumission . Cependant les travailleurs ( dans les pires tâches ) et la jeunesse sont particulièrement sous le feu du pouvoir . Je ne sais si tu as des enfants mais , pour peu qu’ils soient un minimum politisés , ils se font cartonner la gueule pour un oui ou pour un non ………au moindre prétexte , ils ont droit aux flics , gardes-à-vue , amendes qui vont avec , tribunaux . Ceux qui se révoltent en ce moment sont des héros anonymes et sans voix . La révolte tunisienne n’a pas commencé le jour d’une immolation mais 4 ans auparavant environ par des luttes ouvrières . Nous sommes tous des Tunisiens ! Haine de ce monde !

      1. J’ai une fille de trois ans, un prochain ou une prochaine pour octobre.
        Je suis déjà fiché à la police. Et après? On va se faire cartonner la gueule par des débiles, des nostalgiques en uniforme, mais on va le faire en se marrant. Ceux qui portent les armes n’ont plus rien de sérieux à protéger, ni à nous offrir. C’est bientôt la fin de leurs illusions. Certains doutent déjà terriblement. Une armée de psys dépressifs les empêche de faire passer France Télécom pour une entreprise où il fait bon vivre. Encore un an et mon beauf, qui a choisit d’être CRS pour la sécurité de l’emploi, pour avoir un métier d’avenir, tout ça, -alors qu’il touche en informatique le con- jettera l’éponge. Avez-vous la chance d’avoir un beauf CRS pour les repas de famille? Dehors, c’est un bordel sans nom; dans les écrans, les hiérarques ont l’air bien seuls avec leurs appels à l’ordre et leurs suppliques à ne pas frauder…
        Ça a cassé hier, ou bien avant. 8)

    3. Bien d’accord avec Cyberpipas. Oui, c’est ce qui se passe pour les jeunes papas comme toi ou moi (moins de 40 ans?), encore minoritaires. Je vois tout de même que quand j’explique que j’ai choisi de ne pas faire carrière après mes études (et quoique qu’ayant un métier pas effrayant: ingénieur bâtiment), de gagner moins, de vivre dans un village, d’avoir plus de temps pour avoir mes enfants… ben mes parents, gentils comme tout, ils s’inquiétent. Alors que moi, je m’inquiète pour mon frère, qui gagne le quadruple de moi, a placé des tas d’argent sur des actions, a un prêt sur 25 pour sa maison, un prêt pour être devenu associé de sa boîte, rentre chez lui vers 21h en moyenne sans voir ses trois filles… Et je l’admire aussi, car il représente malgré tout l’économie réelle, par son travail.
      Les plus anciens ont théorisé cela peut-être depuis plus longtemps mais observent plus qu’ils ne peuvent ressentir, ce que notre génération peut donner à leurs enfants. Je dis ça comme ça, c’est ma manière de leur dire mon espérance.

  50. 4) Que va t-il se passer ? …Pourquoi va – t – il se passer quelque chose .?.Je dirai ..
    …….Selon le Rapport Landau, « il existe un consensus international pour lutter contre l’évasion fiscale ». En réalité, les stratégies mises en œuvre jusqu’à présent, notamment par le Groupe d’action financière internationale (GAFI), créé par le G7 en 1989, ou à travers l’OCDE, apparaissent surtout comme une couverture permettant le maintien du système. Les organismes qui s’occupent de lutter contre la corruption sont en grand nombre et leurs résultats extrêmement décevants. Ces organismes produisent d’innombrables rapports qui ne sont jamais suivis d’effets. Tous ces détournements ont un point commun qui n’apparaît pas toujours : les bénéfices sont systématiquement engrangés dans les « Paradis Fiscaux » car les activités financières illégales nécessitent un lieu de stockage à partir duquel il sera possible d’en réintégrer les bénéfices dans l’économie traditionnelle au bénéfice de quelques uns et au détriment du plus grand nombre des citoyens de cette planète.En fait l’importance des phénomènes qui sont classés sous le terme imprécis de « corruption » est aujourd’hui largement sous estimée. Et cette sous-estimation, entretenue par les médias, est officiellement encouragée. La complicité de la classe politique et des dirigeants économiques pour certaines formes de corruption, en particulier pour la fraude fiscale, comme le prouve l’acceptation de l’usage des « paradis fiscaux », semble normale à beaucoup d’esprits. L’opinion publique n’est correctement informée ni sur les diverses formes de criminalité financière, ni sur l’étendue de ce genre de pratiques, ni sur leurs conséquences pour les finances publiques et pour la bonne marche de l’économie, ni bien entendu sur les montants financiers ( combien de milliers de milliards de dollars ?) en jeu. Aucune relation n’est établie entre cette criminalité et les inégalités en matière de fortunes et de revenus, alors qu’elle est fondamentale. Et la législation pénale en ce domaine reste insuffisante pour sanctionner toutes les irrégularités, et reste surtout très diverse suivant les pays, permettant ainsi aux fraudeurs et aux délinquants de trouver facilement asile contre les poursuites

  51. 5) Que va t-il se passer ? …Pourquoi va – t – il se passer quelque chose .?.Je dirai ..
    Que les vrais filous restent plutôy bien nantis ..
    Etude sur la directive MIF –
    CFA Institute recommande plus de transparence sur les marchés et une concurrence équitable entre les plates-formes de négociation

    Paris, le 24 janvier 2011 http://www.kablecf.com/data/file/cfa/cp_CFA_Institute_etude_directive_MIF_24.01.11.pdf
    Le CFA Institute publie aujourd’hui une nouvelle étude1 portant sur les questions de la transparence du marché et du fonctionnement d’une concurrence équitable au sein du paysage fragmenté des activités de négociation sur les marchés des actions européens.
    Cette étude paraît dans le cadre de la consultation sur la directive relative aux marchés
    d’instruments financiers (MIF), qui sera clôturée le 2 février 2011, et dans le contexte de la
    fragmentation grandissante du marché.
    …L’étude (http://www.cfapubs.org/doi/pdf/10.2469/ccb.v2011.n3.1), qui passe en revue la structure des marchés d’actions européens ainsi que le cadre réglementaire applicable aux différents types de plates-formes de négociation (bilatérales et multilatérales), concentre son analyse sur les besoins de transparence s’appliquant à chacune de ces plates-formes.
    En outre, le rapport constate de manière empirique une corrélation entre les niveaux de transparence élevés et la faiblesse des écarts de cotation (« spread »), signalant ainsi que les investisseurs auraient tout à gagner d’une plus grande transparence en matière de négociation.
    Bien que les plates-formes d’échanges anonymes (« dark pools ») ne représentent qu’un faible pourcentage de l’activité de négociation globale (près de 3 %), une grande partie des transactions continuent d’être conclues de gré à gré et ne deviennent transparentes qu’après avoir été effectuées. Ainsi, seulement 54 %, en moyenne, du volume total des transactions sont réalisés sur des marchés transparents (« lit markets »)
    …plus délis d’initiés , + programme d’algorythmes boursiers ,..pour ‘certains privilégiés + …
    Combien de temps le monde pourra –t –il encore se permettre de vivre avec des banksters ? ..

  52. Des montagnes de milliards de dollars de richesse virtuelle vont dissiper en fumée. Ceux qui détiennent ces créances se retrouverons ruinés. Pour être plus exact avant que ces montagnes de dollars virtuels s’évaporent, le but du jeu pour les créanciers est de refiler le mistigri aux Etats, et donc aux payeurs d’impôts que nous sommes. Donc nous payerons l’ardoise des frasques des spéculateurs, comme dab non ?
    Il me semble avoir compris que le capitalisme, c’est la privatisation des profits et la socialisation des pertes, non ?

  53. Gregory ( le dessinateur de BD ) dont on attend la production , aurait à ce que l’on laisse entendre , répondu par anticipation à votre question :  » On va tous mourrrrrir ! »

    Cette vérité ( et réalité) première là pourrait d’ailleurs être interprétée de diverses façons :

    – comme on va tous mourir , on se fout de ce qui va se passer quand  » tout ça  » ( ce « tout » me paraissant d’ailleurs un peu ambitieux) va casser . Version  » après moi le déluge « .

    – on va tous mourir quand tout ça va casser : peut être pas tous , ou pas complètement morts . Oubliant  » rien qu’un instant seulement la pendule d’argent qui ronronne au salon … » , et que la prochaine et naturelle fois sera la bonne .

    Votre scenario n’a pas fait trop protester Zébu qui travaille , à ce qu’il m’a prétendu , à modifier la nature de l’édifice avant la casse totale de l’édifice existant .

    Pour moi , je m’en remets à lui et ses semblables , car ( casse) je n’ai pas encore su , comme Michel Serres l’avouait aussi , inventer à temps le  » récit » nous permettant d’échapper « à ces deux morts conjuguées : celle qu’inévitablement l’on rencontre ( la plus supportable) et celle que nous nous évertuons à préparer de nos propres mains  » .

    Ma seule étoile :

    N’avoir plus à me prémunir de rien et encourager les petites flammes qui empêcheront que l’écroulement ne soit définitivement fatal .

    En modifiant l’édifice ou en rallumant la vie sous les décombres .

    C’est bien parce que l’on va tous mourir un jour qu’il faut faire la vie belle pour tous .

    C’est sans conteste un bon moyen de ne pas tous mourir en même temps .Il n’y aurait alors plus place pour l’humour .E t ce serait bien triste .

  54.  » L’ avenir est opaque. » François Leclerc.
     » Prédire l’avenir est hasardeux  » à la manière de Pierre Dac.

    Quelle rupture pour quel avenir?

    La question envisage l’extrème. C’est trop.

    La Société a de la ressource -d’abord nos pays sont extraordinairement riches-
    Si on exclus la tranche qualifiée de pauvre – j’en suis à la limite-, il reste environ
    70% des cellules économiques qui vont agir pour jouer les prolongations.
    Et ces 70% font une force stabilisatrice respectable: ils auraient tout à perdre
    à un effondrement passif. Pensez à l’ immense masse des (petits mais nombreux)
    investissements type assurance-vie et truc-retraite qui seraient spoliés par une remise à plat.

    Ils travailleront sur tous les plans ( individuels, ils en sont les champions, mais aussi
    politique) pour maintenir. Ces gens-là, soit consciemment, soit à leur insu, sont
    les bénéficiaires et les garants de ce système. Ils ne vont pas se trahir.
    Et ils ont de la ressource. Aussi injuste que soit notre Société, il faut admettre
    que les détenteurs de richesse ont globalement quelques qualités,
    bien intéressantes à exploiter si on tend du côté du conservatisme.

    Evidemment, il y a des forces externes qui ont leur propre logique.
    Au total, la résultante sera probablement une transition étalée sur une génération,
    sauf catastrophe externe. ( Fukushima était impossible…)
    Parmi les forces de destruction, il faut inclure l’aveuglement du système financier.
    Il rend l’exercice difficile. Ces gens-là sont dangereux et imprévisibles.
    c’est un autre Fukushima planétaire…

    Si une évolution en douceur est permise, l’histoire peut nous aider à voir
    les forces stabilisatrices.
    les sans-culottes, 20 ans en 1789, étaient les meilleurs supporteurs de l’ Empire, à 40 ans.
    Il y a aussi les innombrables exemples d’ingéniosités montrés pendant la période
    1940-1945. Un arrière grand-père de ma famille avait expérimenté et fait un attelage avec des chèvres. Le gazogène est bien oublié . En Indochine coupée de toute source d’appro.
    et pillée par les japs, des véhicules à moteur essence et diesel ont continués à rouler
    avec des produits végétaux ( huile de palmier, alcool divers.)
    Ce sont des cas extrèmes mais de bons indicateurs des ressources en ingéniosité.

    En tout cas, rien ne sera possible, aucunes forces ne sera libérées sans un recul
    de l’importance de la finance. La proposition de Paul sur les paris promet
    de la réduire de 80%. A partir de là, -une paille !- des tas de réformes de détail sont inutiles:
    il n’y a plus de substance à réformer.

  55. Que va-t-il se passer quand tout ça va casser ?

    Le « collapse « naturel » du système » est un effondrement que toutes les formes historiques du capitalisme ont connu : elles atteignent leurs propres limites, spatiales et humaines : n’ayant plus de territoires à conquérir et étant nécessairement colonisatrices, elles s’effondrent.

    Ainsi, quand tout ça va casser, l’homme sera devant un choix civilisationnel, une occasion qui ne se présente qu’à la chute d’une tyrannie (aujourd’hui celle de l’échange monétisé) : se rendre maître de sa vie (la prise de conscience) et participer à la construction de la démocratie, ou se soumettre une nouvelle fois à une tyrannie, connue ou pas (« pour vivre avec la peur qui vient dès que nous prenons conscience du sort qui nous est réservé », Paul Jorion).

    J’ai une préférence pour l’option humaniste, existentialiste ! Et les nouvelles technologies permettent d’espérer, on sait par exemple aujourd’hui que « les Russes aiment également leurs enfants » (Sting) : on pourra balayer toutes les peurs que certains mettront en avant : nous sommes tous sur la même poussière d’étoile, il faut faire avec. Il serait temps.

    Le monde politico-financier auquel vous faites allusion n’est en aucun cas une cause de la débâcle actuelle, mais une de ses expressions.

    Conclusion : la sortie de cette crise de civilisation ne dépend que de nous. Nous en avons les moyens : il nous suffit d’en discuter, ça changera des (pseudo-) débats à la sauce électoraliste.

    La démocratie c’est le dialogue.

    Je suis prêt.

    Et vous ?

    1. Salut Fab, merci pour le suivi de ma réponse.
      Je ne suis pas prêt, je l’étais en fait, mais là je suis déjà dans l’action, j’essaye de faire avancer la conscience, je m’efforce de donner l’exemple, etc.
      Je n’ai plus vraiment envie d’attendre ce qu’il peut ressortir de débats, je crois être las d’attendre des interlocuteurs motivés.
      Je n’y crois pas, les gens sont encore trop égocentrique pour vouloir vraiment échanger et avancer ensemble.
      J’avance bien mieux depuis que j’ai décidé de ne pas attendre « les autres ».
      Avant je résonnais comme un wagon, j’attendais que l’on forme un convoi pour bouger. Maintenant j’ai décidé d’être une locomotive, j’avance là où je veux aller.

      Si je ne me bouge pas, les miens vont s’enfoncer et s’enfoncer encore. J’ai peur pour eux.
      Rien que cette année j’ai avancé environs 2000 à 3000€ à des proches, et j’ai du renoncer à en aider d’autres. Rien qu’entre aout et maintenant c’est 1000€ avancés pour aider à honorer des factures ou dettes. Certains vont me rembourser au cour du mois, d’autres attendrons des jours meilleurs.
      Je donnes des coups de mains un peu partout pour aider à économiser sur la main d’œuvre.
      Il y a vraiment beaucoup à faire en ce moment, j’ai du mal à goupiller tout ça.
      Les enjeux deviennent de plus en plus vitaux.
      J’ai un oncle qui a du acheter d’urgence car son propriétaire depuis 25ans a décidé de vendre toutes ses propriétés. L’enfoiré ne voulais pas lui vendre à moins de 125.000 alors qu’il a du finalement la vendre à 110.000 à quelqu’un d’autre.
      Ils ont choisi une maison à 80.000 mais il faut tout refaire, en moins de 2 mois. (mon oncle travail mais ma tante n’a aucun revenu + 2 enfants 8 et 19 ans). On en est encore à placer l’élec et la plomberie et le déménagement à lieu ce 24 et 25 septembre…
      J’ai un autre oncle qui a perdu son job en décembre, il galère depuis pour trouver des jobs afin de boucler les fin de mois. Ici il est de retour sans boulot, il va peut-être devoir revendre sa voiture qui a trois ans s’il ne trouve pas dans les jours qui viennent.
      Ma grand mère ne s’en sort plus, les factures de gaz et d’électricités sont trop lourdes depuis le début 2011.Je l’aide depuis juillet.
      Ma mère a la chance d’être proprio de sa maison, mais avec 700€, c’est pas facile d’entretenir son bien. Elle ne peut pas se permettre d’avoir une voiture par exemple. Je l’ai aidé à se débarrasser de ses crédits et financer certains travaux urgents.

      Ça fait longtemps que je suis les débats sur ce blog, beaucoup d’idées constructives ont exprimées, mais je ne pense pas que ceux qui gèrent les choses aient la même perspective que nous de la vie.
      Cela fait longtemps que je sais que ce monde est sur une mauvaise voie.
      Mon prof me disait que si je roule dans un sens et que tout le monde roule dans l’autre, c’était peut être moi qui allait dans le mauvais sens. Mais non, maintenant je vois qu’ils allaient tous à pleine vitesse droit dans le mur. Et malgré qu’ils voient maintenant le mur, ils accélèrent encore, pensant qu’il est de toute façon trop tard pour faire demi tour, et espérant sauter en marche au dernier moment.
      A ce niveau, je crois qu’il faut s’en remettre à une intelligence plus subtile et profiter de l’amour, des choses simples, etc. Sans quoi c’est déprimant de voir ce qui se passe.

      Allez bonne chance à tous et bon courage, on verra ou ca nous mènera au final tout ça.
      Tchuss V

      1. B.S.,

        J’ai fait le même constat que vous dès l’enfance, j’ai « affronté » les profs et autres adultes à ce sujet, puis la société elle-même dans ce qu’elle a de plus immonde à mes yeux, de plus asservissant. Sans parler des bondieusards de tous bords : Dieu est mort a dit Nietzsche, avant d’ajouter en substance qu’il en restait des traces sur les murs. Oui il faut « profiter de l’amour, des choses simples »…facile à dire, mais quand on a ce sentiment « qu’ils allaient tous à pleine vitesse droit dans le mur » ancré au plus profond de soi, et qu’on se dit qu’ils vont entraîner nos enfants aussi dans le mur : ça enrage.

        Mais la rage garde éveillé. Quant à la déprime, elle se transforme doucement en motivation : plus j’avance (ici notamment), plus je me dis que c’est possible. Je me dis que l’homme va finir par ne plus pouvoir nier son humanisme, qu’il ne peut en être autrement, qu’on ne peut jusqu’à la fin de la Vie sur Terre, de l’exprérience humaine, se cacher derrière sa peur d’affronter les questions existentielles, celles-là mêmes qui font la beauté, la magie de notre existence. Tout ça pour quoi ? Pour consacrer (je sais : pas tous, pas tout le temps) son temps de vie à la gagner, sa vie, avec l’espoir (pour beaucoup) de passer des jours heureux … « à la retraite » : avant c’était au paradis, ou dans une autre vie !!! Les temps changent…mais pour l’instant ce sont les seuls.

        Si vous habitez près de chez moi, je suis prêt à vous donner la main dans votre course contre la montre (c’est l’effet Michel !).

      2. Haha trop fort, merci beaucoup pour ton aide c’est vraiment gentil!
        Ca va aller j’v y arriver j’suis motivé, à bloc! 🙂

        J’aime ces éclats de bonté et de sincérité.
        A un moment, j’ai eu l’étrange sensation de me relire en te lisant!
        Probablement parlons nous d’un cœur identique-authentique.

        Je comprend ton point de vue.
        Porte toi bien et si tu as besoin et que tu es pas loin, j’suis là également. Près de Binche en Belgique. 😉

      3. Ce qui est bizarre c’est que chacun dans son coin se dit : « Oui mais « les autres » ils ne sont pas prêts, « ils » n’ont pas conscience de ce qui se passe, « ils » sont égoïstes, « ils » ne pensent qu’à eux…… »

        Et quand on lit les commentaires sur ce blog, on se rend compte que parmi ces « autres » il y en a quand même qui ont compris et qui commencent à mettre en place des choses pour un autre modèle de société, qui refusent cette socièté du tout argent et qui aspirent à un monde où l’humain aura la première place.

        Cela me donne de l’espoir et devrait faire réfléchir ceux qui parlent des « autres ».

        Les petits ruisseaux font les grandes rivières, paraît-il, je me demande combien de petits ruisseaux sont en route.

      4. Très positive Louise, merci 🙂

        Je pense en effet que nous assistons enfin à un réveil des consciences.
        Et si cette crise que nous vivons était nécessaire pour qu’il y ai ce sursaut déterminant au passage à l’age adulte de l’humanité?
        Cela me rappelle cette image : si on aide un papillon à sortir de son cocon, il n’aura pas développé suffisamment sa musculature pour prendre son envol et se fera vite dévorer. Alors que s’il sort par lui-même, il déploiera ses ailes et s’envolera tout de suite.
        Je donne un lien qui traite justement de ces questions positivement :
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=28264#comment-223496

        Tchuss @+ 😉

      5. B.S., louise,

        Oula, le grand nord : l’électricité avec des moufles et des pingouins (oh phoque !), non merci !

        Un monde où l’humain aurait la première place est la moindre des choses. L’humanisme est la moindre des choses. Le Surhomme est la moindre des choses. « Les petits ruisseaux font les grandes rivières » : ce qui serait bien, ce serait que ceux qui sont écoutés (rien qu’ici il y en a un certain nombre : PJ, FL, Éva Joly, Corinne Lepage, PSdJ, les mélanchonistes et montebourgiens, etc.) fassent passer le message afin qu’on en parle, que les débats politico-médiatiques (à la sauce électoraliste) mono-centrés sur l’économisme laissent de la place aux débats humanistes. Afin que les petits ruisseaux de tous bords sachent qu’il existe une grande rivière. Sinon, effectivement, chacun dans son coin se dit que « « les autres » ils ne sont pas prêts, « ils » n’ont pas conscience de ce qui se passe, « ils » sont égoïstes, « ils » ne pensent qu’à eux…… » ».

        La démocratie c’est le dialogue : c’est simple. Et pas d’idée sans être deux. Extrait de l’excellent lien proposé par B.S. :

        Il nous est difficile d’admettre que le monde doit être repensé entièrement, que le chemin de l’avenir doit être dessiné de nos propres mains. Difficile d’admettre par exemple que nos comportements ordinaires, paisibles, anodins, pourraient provoquer un cataclysme climatique majeur, et se révéler ainsi tout aussi suicidaire que de se jeter dans le vide. Difficile d’admettre que nos attachements identitaires immémoriaux pourraient compromettre l’avancement de l’espèce humaine. Alors nous cherchons à nous persuader qu’il n’y a, sous le ciel, rien de foncièrement nouveau, et nous continuons à nous cramponner à nos repères coutumiers, à nos appartenances héréditaires, à nos querelles récurrentes comme à nos frêles certitudes. (Le dérèglement du monde, Amin Maalouf)

        Pas que climatique le cataclysme : humain aussi.

        Techniquement, pratiquement, un point de départ pourrait être de mettre en avant le fait que le système fonctionne à l’envers : la solidarité est ce qui a fait entrer l’homme en société, mais aujourd’hui elle est soumise à la tyrannie de l’échange monétisé, elle est conditionnée à la production. C’est totalement insensé, a-humaniste, a-écologique, capitaliste quoi. Il suffit de mettre ce point de vue en avant pour que ceux « qui refusent cette socièté du tout argent et qui aspirent à un monde où l’humain aura la première place », ceux « qui ont compris et qui commencent à mettre en place des choses pour un autre modèle de société », que ceux-là puissent s’exprimer et enfin être écoutés par les autres.

        C’est simple…mais pas de dialogue sans son. Sans quoi on parle de dialogue de sourds.

        « À demain » (Capitaine James Crochet)

  56. Ce qu’on voit déjà c’est le monde des élus (de toute sorte) allant offrir une contribution fiscale « volontaire » sur l’autel de la rigueur budgétaire, façon à peine voilée de tenter de sauver son magot à moindre coût maintenant, tout en croyant maintenir les apparences et malgré les contreparties réclamées à cette mansuétude sous forme de davantage de déréglementation ultralibérale. Chassez le naturel, il revient au galop.
    Malgré tout, cela dénote un changement de paradigme, lorsque l’obscène pourcentage de la population en arrive à ces considérations. Et c’est de mauvais augure pour les bas de laine des simples chaumières.
    Je pense que nous en sommes au point (ou venons juste de le dépasser) où « les gens » ont compris qu’un grand nombre de choses dans la vie doivent aller de paire: salaire minimum/maximum par exemple, Economique/Humain, etc… mais aussi qu’un comportement antisocial n’est pas seulement le fait de brigands des banlieues mais peut s’avérer bien plus être celui de casseurs sociopathes en costumes 3-pièces abreuvés d’idéologie pseudo religieuse à la Adam Smith, ou de pure reaganomics hypocrite (trickle-down economics, my ass)

    La frequentation du blog de Jorion est un indicateur clair du changement dans les consciences. Nous passons à la vitesse superieure et la résistance du système va être de plus en plus sensible. Peut-être l’avenir proche passera-t-il par un stade social orwellien où tout sera mis en oeuvre pour perpétuer un monde KO debout, dirigé par et pour des mort-vivants. Mais c’est mon naturel pessimiste qui ressort…

  57. Je modifie la question : que va-t-il se passer quand on ne pourra plus faire croire à personne que tout est encore réparable ?

  58. Nous en sommes donc à cette situation collective où percevoir, par avance, les tribulations et craquement de notre monde, avoir cette lucidité, nous serrait de la plus grande utilité.
    Je me risque, également, à démêler ce fil complexe de notre modernité afin d’en percevoir ce que pourrait être le devenir de notre proche futur.
    L’effondrement boursier ainsi que celle de toutes les autres bulles liées comme celle de l’immobilier ou des dettes des états peuvent, dans cette réflexion, être mises de coté, non pas parce que cela n’a pas d’importance mais, qu’au contraire, son évidence peut m’égarer dans une position purement économique quand cet effondrement nous tendrait, plutôt, à un retour de la pensée politique.
    Les facteurs tels que l’explosion démographique des deux derniers siècles, la révolution informatique, l’alphabétisation en voie de réalisation pour l’ensemble de la population mondiale joint à un fort taux de hautes études en Occident (Japon compris), un refroidissement climatique probable (et non pas réchauffement, voir le site de Jacques Duran: http://www.pensee-unique.fr/), une déculturation humaine plus ou moins généralisée ainsi que de son américanisation sont de ces traits qui m’aident à percevoir un lendemain qui risque de pas être, vraiment, de tout repos.
    Ainsi, la fin d’un pétrole peu cher ne veut pas dire fin de l’essence, le charbon peut en fournir en grande quantité à l’Europe, remarquez que pendant chaque crise le prix du pétrole descend, remonte dès que cela va mieux, puis re-crise.
    Les pays d’Occident, tentés par des régimes forts, seront face à une contradiction majeur: tout état autocratique coûte cher, et aucun mercenaire (police, armée, économie..) n’est fiable, d’où un renversement des pouvoir actuels.
    L’Allemagne se tourne, dès maintenant, sur son prés-carré « naturel », au nord et à l’est du continent, la France vers la Méditerranée, sud puis, plus tard, nord, alliée à une Angleterre ruinée du tord de s’être crue le 51 ème. état des U.S.A..
    La Turquie, inévitablement rejetée par l’Europe, s’oriente vers le proche-Orient, d’où sa position tendue avec Israël et, pourquoi pas, un conflit avec l’Iran au sujet de l’Irak.
    Les U.S.A. peuvent revivre une nouvelle guerre de sécession, deux cents ans n’est rien pour les sociétés.
    La Chine, aussi, peut revivre une phase d’éclatement.
    La Russie va continuer ses manœuvres de reconquêtes.
    L’Inde est au bord du chaos sauf à rebâtir sa démocratie.
    Mis à part l’Europe, l’Australie / Nouvelle-Zélande, l’Amérique-du-Sud, tout ou en partie, le Japon avec du mal et, peut-être, certaines parties du continent Africain seront les régions sur les-quelles compter.
    Les crises, je le pense, réaniment, le plus souvent, les vieux réflexes.

  59. Et une petite citation de François Guichardin :

    Toutes les cités, tous les Etats, tous les royaumes sont mortels : toute chose, par nature ou par accident, arrive à son terme et finit un jour ou l’autre. Aussi un citoyen qui est témoin de la fin de sa patrie doit-il moins s’affliger du malheur de celle-ci et dire qu’elle est infortunée que s’affliger de son malheur à lui : car il est arrivé à sa patrie ce qui devait de toute façon arriver, mais le malheur a été pour lui de se trouver naître à l’époque où cette infortune devait se produire.

  60. Il y aura des guerres civiles dans un max de pays. La population planetaire va retomber à 3.5 milliards. Une grande partie de la population des grandes villes va mourrir de la faim. Pour survivre à cela, il faut s’armer et faire des stocks alimentaires en rase campagne. C’est mad max, le soleil vert et banlieu13 réuni qui vont reigner sur la planette pendant 15 ans. Une seule solution : Il faut faire comme à Cuba, tout le monde doit se mettre à cultiver le moindre mètre carré de terrain même s’il ne lui appartient pas. Seule manière d’échaper à la famine.
    Bon courage à tous.

  61. Brouillon de contrepied avant de lire les commentaires: à mon humble avis c’est déjà cassé depuis longtemps, comme dirait Kundera, c’est à dire précisément le jour où l’URSS a annoncé presque simultanément, à peu de choses près son retrait d’Afghanistan et où Tchernobyl, la fameuse absinthe de l’apocalypse, a fusionné. Le jour où la navette challenger s’est pulvérisé sur toutes les télés du monde fait aussi date. Après tous ces désastres, l’effondrement ne fait que paraître aux yeux du public et s’accélérer depuis le onze septembre 2001 exactement.

    Il avait commencé bien avant l’effondrement des valeurs du nasdaq, les nouvelles technologies, et l’affaire enron.

    Ce que nous vivons est ce qui se passe quand tout ça (le capitalisme vs le communisme) a été cassé. Il n’y a pas à se triturer les méninges pour l’imaginer, tout est déjà arrivé:

    Les guéguerres asymétriques permanentes aux quatre coins du monde valant guerre mondiale,

    Les délocalisations ne sont absolument pas ce qu’elles sont. Elles sont à la paix ce que la destruction d’infrastructures industrielles par le bombardement sont à la guerre. Celui qui bombarde? Notre future économie de « revenu minimum universel » ou RMU, de services informatisés, de robots manutentionnaires, de fontaines à hydrogène (grâce à une sorte de technologie de photosynthèse artificielle) en libre service sur la place du village, de réseaux internationaux d’imprimantes à objets (grâce à une sorte d’arbre artificiel produisant des matériaux composites à base d’eau d’air de terre et de soleil) et de comment on dit déjà? Ah oui, l’information, l’idée deviendra la seule valeur ajoutée permettant d’améliorer la base du RMU sus-mentionné, etc.

    bref arrêter de parler d’effondrement c’est voir plus loin que le bout de son nez, là où bien évidemment on a l’impression que tout s’effondre, pour observer parmi le désastre le futur naissant.

    Et je trouve que notre futur commun avec les machines est prodigieux, même si l’homme n’est plus au centre, ce qui aboutirait à un sommet du copernicisme n’est-ce pas?

      1. @Piotr, le 5 septembre 2011 à 20:18

        Pas mal du tout, surtout pour les fans de biscuits et de rocade. Mais un truc fait chier : y a un chef.

  62. Ce ne sont pas les dépenses de l’état qui sont excessives(même si on peut en trouver), ce sont les recettes qui ont diminuées quand les dépenses augmentaient.
    Il va de la capacité de gouverner d’un état d’engendrer des dépenses pour faire face à ses devoirs, mais ils ne faut que dans le même temps il fasse des cadeaux fiscaux pour être réélu sinon, nous nous retrouvons avec plus de dépenses, moins de recettes, et le recours au crédit.
    Il ne reste plus qu’a faire croire à tous, que les dépenses sont trop élevés, qu’il faut donc rogner dans les aides sociales désignant par la-même aux citoyens les soi-disant responsable de la dette, les pauvres, les galeux, les chômeurs, qui bien sur, préfère vivre aux crochet de la société plutôt que de travailler, mon bon Monsieur.
    et hop le tour est joué, je t’enfume, t’as rien vu des vrais causes, et tu fustige ton voisin!

  63. J-L Mélenchon a dit récemment une chose juste :
    la dette de la France ou des pays européens n’est pas à reporter au PIb annuel (foutaise) mais à la durée moyenne de la dette (en France 7,5 ans) dont c’est remboursable.
    Le coût de la dette en intérêts c’est 2,5% du budget de l’état, donc c’est digeste.

    Toute cette histoire c’est faire peur aux populations pour créer un climat ou elles devront avaler la couleuvre, c-à-d l’austérité prônée par une élite dominatrice.
    le monde change, et est comme toujours manipulé; voir 1789 et années suivantes.

    1. Façon de se préparer à rembourser les banksters,
      alors que la dette coûte plus à l’Etat que l’éducation!

      Non, il ne faut pas jouer l’alternance capitaliste sous Hollande,
      il faut répudier la dette, exproprier les banquiers,
      socialiser les principaux secteurs économiques,
      euthanasier le capitalisme agonisant.

  64. Ce n’est tout de même pas la fin du monde, tout ça: la Grèce fait défaut, après l’Argentine et l’Islande, on n’en n’est pas mort, quelques banques vont être nationalisées, c’est déjà arrivé, non ?, le CAC à 2000 – 2500, il n’y a pas de quoi faire une manif de petits porteurs, de là à devenir un survivaliste avec la cabane au fond des bois, le flingue suspendu à côté de la porte d’entrée, ou alors communauté façon Amish….
    Bon, évidemment, si l’Italie et l’Espagne suivent le mouvement….

  65. Ce que je tentais d’expliquer c’est qu’il me semble que nous n’arrivons pas à cette situation parce que une partie ou toute l’humanité est mauvaise, ou alors, comme je l’ai déjà entendu, nous sommes trop intelligent, mais parce que nous restons encore emprunt de réflexes vieux comme la vie elle-même, non pas ceux de l’instinct mais ceux de nos pulsions.
    Avant que n’émerge en nous ce que d’abord des penseurs se doivent de découvrir, ce qui ne me semble pas encore fait, c’est à dire une nouvelle conception, voire de nouvelles conceptions du monde, de l’humain et de l’univers, parce que cela n’est pas encore, nous allons, sûrement, vers une forme plus ou moins prononcée de régression, il n’est qu’à entendre le discourt sur la décroissance de ceux qui oublient que sans l’énergie chimique (le charbon) nous utiliserions encore l’énergie musculaire (l’esclavage)!
    Tout comme ces écologistes oubliant de préciser qu’au pied des éoliennes s’y trouvent des cadavres de chauves-souries.
    Rien n’est simple et ce que nous désirons collectivement n’est pas toujours ce qui est le mieux pour tous.
    L’économie n’est qu’un outil, et pour l’avoir oublié, il en est qui nous plonge dans une terrible tourmente, tout comme, en leur époque, nos anciens furent plongés dans les plus grandes souffrance par les puissances guerrières du temps.
    Seule la politique peut, si elle en a la volonté, nous éviter le pire, mais parce qu’elle est toute puissance, seule la démocratie peut en limiter l’empire.
    Les tyrannies sont toujours des pouvoirs de fous mais les démocraties sont souvent muettes de leurs faiblesses.
    Il n’y a ni éthique, ni morale dans les productions humaines, et l’économie est une production humaine, si éthique et morale il y a, ce n’est qu’en chacun des êtres-humains, qu’en chacun d’entre-nous!
    Arts, économies, sciences, techniques, philosophies, religions…etc…, aucun n’ont, en eux, éthique ou morale, mais ils ont leurs mécanismes propres sans lesquels ils ne sauraient fonctionner correctement et, de plus, si toutes libéralités leurs sont délivrées, chacun envahira la sphère sociale à tel point que cela détruira la société, d’où la nécessité des contres-pouvoirs.
    Et le contre pouvoir ultime c’est le politique.
    Et le contre-pouvoir du politique, c’est le peuple, donc, la démocratie.
    Mais celle-ci s’est bâtie dans sa théorie à une époque où même la bicyclette n’était en rien envisageable, alors, pensez donc pour les moyens de communication moderne!
    C’est pourquoi il nous faut impérativement repenser à ce que c’est la démocratie et à tout ce que cela peut en découler.

  66. Je crois que vous avez admirablement posé les problèmes autour des circonstances historiques actuelles.

    Et la réponse à votre question finale est simple : personne n’en sait rien.

    C’est une des phrases favorites des altermondialistes, en réaction à la fin de l’histoire des penseurs ultra-libéraux : l’avenir n’est écrit nulle part

  67. Quand la Grèce fera défaut sur sa dette comme l’ Argentine en 2002 elle adoptera une monnaie avec une valeur en rapport avec son économie réelle et non entretenue artificielle comme c’est le cas en ce moment. Une dévaluation d’au moins 30 à 100% de la nouvelle monnaie par rapport aux autres ce qui contribuera à vraiment rétablir la compétitivité de l’économie. Depuis 2002 l’Argentine se porte bien mieux que d’avoir maintenu une parité totalement artificielle comme c’est le cas avec l’euro!

  68. 4) Ensuite la défaillance d’un premier pays provoquant la défaillance du pays le plus faible suivant, chaque pays tombé déclarerait son incapacité à rembourser la dette et, plus radicalement, sa décision unilatérale de ne pas l’honorer ni en partie ni plus tard. Incapable de ce fait d’emprunter à nouveau, chacun de ces pays n’aurait d’autre choix que de vivre de ses ressources propres

    hé non, ce n’est pas comme ça que ça marche.
    Actuellement, les pays en difficultés ne peuvent _pas_ emprunter, du moins au taux du marché, de toutes façons l’argent emprunté sur les marchés par une filière spéciale vient des banques et sert à payer les intérêts aux prêteurs précédents, les banques (essentiellement).
    L’argent emprunté ne sert pas au pays, les gens de tout le pays bossent pour payer les intérêts, qui partent à l’étranger.

    Si la Grèce renie sa dette elle pourra de nouveau emprunter puisque redevenant solvable. Un ajustement de la fiscalité et une politique volontariste de soutien de l’économie « par le bas » permettrait de redynamiser l’économie, étouffée par l’austérité.
    C’est ce qui s’est passé en Argentine, par exemple, qui a même de soucis de surchauffe, maintenant. Ils ont perdu temporairement une partie de leur pouvoir d’achat, rattrapé depuis. Alors que si la Grèce continue de payer ils vont continuer de « décroître » pendant des décennies.

    En pratique, les grecs s’arrangent déjà pour se « défiscaliser » > pour ne pas devoir payer d’impôts, et quand l’état, qui est de moins en moins alimenté, implosera sur son vide, par manque de policiers et de juges, il y aura une révolution, ou une occupation militaire commanditée par l’extérieur.

    1. « Si la Grèce renie sa dette elle pourra de nouveau emprunter… »

      heu … admettons qu’elle pourrait, mais pourquoi le ferait-elle ? Vous ne voyez pas un problème fondamental à dépenser plus que ce que l’on gagne ? Si la Grèce renie sa dette, elle ferait mieux de ne plus en faire de nouveau, et de vivre avec ses ressources propres.

      Il y a 2 problèmes très différents, quoique liés: la dette accumulée et les déficits chroniques.

      Ce que vous décrivez ressemble à un ivrogne à qui on ne fait plus crédit et qui donc ne peut plus se saouler, et si sa dette est annulée youpi ! il peut continuer à boire.

  69. Ceci porte un nom : la décroissance.

    Une décroissance lancée vitesse grand V, car il est impossible de maintenir plus longtemps un système basé sur la consommation extrême et la compétitivité à outrance devant l’appauvrissement des ressources de la planète et l’augmentation de sa population.

    L’abaissement progressif du pouvoir d’achat durant ces vingt dernières années ne s’est pas révélé suffisant. Les « crises » sont venues fort à propos précipiter les choses.

    Il n’en reste pas moins deux problèmes majeurs à mon sens :

    -> existera t-il une volonté politique pour assurer aux populations sans travail une survie décente, (car qui dit décroissance dit chomage ou plutôt inactivité), ou le « laisser faire » ira t-il jusqu’au bout de sa logique ?

    -> les quelques pourcents de la population mondiale qui auront amassé pendant qu’ils précipitaient le monde dans le gouffre seront ils neutralisés ou leur pouvoir de nuisance ira t-il encore plus loin ?

    Quoiqu’il en soit, il est toujours possible d’organiser les sociétés pendant ce temps de mutation, pour peu que les pouvoirs en aient la volonté.

  70. Courage fuyons, c’est le stade 3 de la gestion de la plupart des dirigeants politiques.

    Voici les phases 1 et 2 ;

    Phase 1 : Il est urgent d’attendre (phase dite d’observation)

    Phase 2 : Ces mystères nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs (phase dite de réflexion)

    La phase 3 (courage fuyons) est la phase de l’action politique ordinaire.

  71. C’est pourtant simple !!! on suit pas à pas la déflation Japonaise des années 80, au niveau Européen et Americain. 20 de décroissance à venir et à gérer….

  72. C’est une crise politique. Une crise du capitalisme. Une crise idéologique.
    La pseudo fin de l’histoire, aprés la chute de l’URSS n’est que fumée, un pet dans l’univers.
    La construction européenne, basée sur de faux concepts économiques, désormais obsoletes, est totalement à revoir, ainsi que le role de la banque centrale.
    Les mesures que l’on devait prendre en 2008 n’ont jamais été prises. Beaucoup l’avait déja dit et martelé dans leurs bouquins: Jorion, Stiglitz et j’en passe…
    Il est évident que les banques, la finance, survivent grace à la spéculation sur les dettes d’Etat, en jouant en plus avec les CDS dans une sorte de jeu de chaise musicale, ou une pyramide de Madoff. On se refile le mistigri de banque à banque…
    Deux solutions vers lesquelles se dirigent l’occident, sauf les européens, fanatisés par la « régle d’or » germanique….L’anneau de Sauron?
    -Le quantitative easing pour aider les Etats à se financer dans une sorte de dette perpetuellle: La planche à billet en fait. D’ou inflation éventuelle et grosses pertes chez les rentiers.
    -Le défaut de la dette. Ruine des rentiers possédant des bons du trésors.
    There is no alternative comme disait Margaret. Car justement nos poliques de droite comme à gauche sont incapables de prendre la moindre résolution contre la rente et la banque.
    De toutes façon, ils ont perdu. Alors il vaut mieux qu’il payent l’addition tout de suite. L’addition de leurs pertes passées…
    De toute façon on y va, les autres solutions c’est du pipo pour pigeons.

  73. Il me semble qu’en fait nous participions à un processus naturel de la vie politique démocratique qui fait que, progressivement et continuellement, il y ait un déplacement de gauche à droite aussi que de droite à gauche des idéologies ainsi que des partis y affairant avec la disparition ou la marginalisation des droites et les gauches les plus extrêmes du moment.
    Ainsi, au début de la troisième république, l’extrême gauche était représenté par les radicaux quand le parti socialiste d’alors, pas encore scindé par l’émergence du parti communiste, était plutôt modéré, modération qu’il perdit progressivement jusqu’à la dite scission en 1920.
    Les partis chrétiens, eux, faisaient parti, avec les royalistes, des droites extrêmes.
    Ceux-ci, aujourd’hui, n’existent quasiment plus quand la démocratie-chrétienne, elle, de tendance centre-droit, eut cours, réellement, qu’à compter de la fin de la deuxième guerre mondiale et semble prendre, maintenant, son indépendance.
    Nous pouvons voir que la droite néo-libérale moderne, ,représentée par une U.M.P. qui n’est plus gaulliste que de nom, prend la tangente d’une droite excessive, bientôt extrême.
    Le parti communiste, lui, il est vrai sous l’impulsion de Mélenchon, tend à se recentrer dans une proposition d’une certaine radicalité démocratique dans sa résolution de créer une assemblée constituante et organiser un contrôle strict des puissances économiques, idées très proches de celles des socialistes des années 70.
    Le parti Socialiste moderne est, quand à lui, séparé par deux mouvement contradictoires, à sa droite un puissant mouvement social-néo-libéral représenté par Valls et Strauss-Kahn, et, à sa gauche, une minorité, dont Montebourg est le représentant, de forte sensibilité réformatrice, et, ironie de l’histoire, ressemblant fortement à quelque chose comme du gaullisme, bien qu’il y manquât l’idée d’Europe des nations, dans son coté social et centralisateur, ainsi que dans son affirmation du rôle de l’état dans les affaires économiques, Aubry et hollande tentant, quand à eux, en un pari stupide, de se concilier ces deux forces contraires.
    Le véritable gaullisme, qui est un bonapartisme moderne, largement minoritaire, n’est plus représenté à droite que par Dupont-Aignan et par Chevènement à gauche; ils ne pourront s’exprimer réellement que si la communauté européenne, ou pour le moins l’euro, venait à s’effondrer, ce sont les deux électrons libres de ma démonstration.
    Si ce n’est de la création de cette assemblée constituante, Mélenchon et Montebourg sont, idéologiquement, très proches.
    Le F.N. et les partis trotskistes, eux, sont en pleine déliquescence (il y a toujours une extrême droite et gauche, nous risquons de voir réapparaître un mouvement anarchiste, quand à droite…).
    Comme vous le percevez, il est possible, à partir de que nous voyons aujourd’hui, de discerner ce vers quoi nous nous dirigeons, c’est à dire et de gauche à droite:
    -extrême gauche: un parti anarchiste sûrement, dès maintenant, en voie de formation;
    -gauche radicale: Front de gauche ainsi que le R.M.C.;
    -centre-gauche: aile gauche du P.S., centre et radical de gauche sont, comme l’étaient les gauches du centre et radicales du début de la 3 ème république, forcés de s’allier, ce qui ne peut que poser la question de l’éclatement du P.S.;
    -centre-droit: l’aile droite du P.S. peut-être alliée à la démocratie chrétienne de type Bayrou, il est possible que ces deux partis gouvernent, un jour, ensemble;
    -droite radicale: démocratie chrétienne de type Christine Boutin alliée au centre-droit;
    -extrême droite: l’U.M.P. ou quel que soit le nom qu’il se donnera à ce moment là, le néolibéralisme ne sera plus considéré que comme faisant parti de cet extrémisme politique, la preuve en est que, naguère, le F.N. considérait ce même néolibéralisme que comme la meilleur politique qu’il puisse être.
    Le trotskisme du N.P.A. disparaitra d’une façon ou une autre (absorption, dissolution…) tout comme le F.N.; ils rejoindrons, tous les deux, le royalisme et le radicalisme anti-clérical du début du XX° siècle dans leur oubliette.
    Debout la République, le parti de Dupont-Aignan, a un avenir bien plus flou dépendant des seuls évènements.

    1. Voilà de quoi rassurer le landernau en passant sous la trappe la réalité:
      la crise du capitalisme, l’indignation en cours et les mobilisations à venir pour le dépasser.

  74. Bonjour,

    je pense avoir identifié deux points sur lesquels vous vous trompez:

    « 1) L’imbrication entre un système dérégulé et sans véritable patron (la finance mondiale) et des politiques élus ayant délégué une partie de leurs pouvoirs à des bureaucrates, ne permet pas d’espérer une réforme du système de l’intérieur ni par l’un ni par l’autre camp, malgré les belles paroles (discours de Toulon par exemple). »

    –> Les politiques ne se sont pas défaussés sur les bureaucrates, ils se sont défaits volontairement de leur pouvoir au profit du marché (cad le-p’tit-bonheur-la-chance selon les points de vue)
    Dans l’ancien système tel qu’il fonctionnait avant, pour rappel, les politiques et les bureaucrates avaient chacun un rôle bien déterminé: les politiques (élus) prenaient les décisions, les bureaucrates (fonctionnaires d’état) les éxécutaient. C’est ce qu’on appelait l’Etat.

    « (2) …La situation pour une grande partie de la population (jeunes, inactifs, malades, retraités…) serait très difficile mais (c’est sans doute le mon côté optimiste), je suis convaincu qu’un grand mouvement de solidarité est alors tout à fait possible. »

    –> Je crains que vous soyez plus naïf qu’optimiste. Ce n’est pas tout à fait ce que montre l’éxpérience vécue des populations dans les situations difficiles. Généralement, c’est la solidarité familiale qui prend le relais. C’est ce qu’on a observé en Espagne par exemple depuis des décennies. (mais aussi en France de plus en plus dans une moindre mesure. Les grands-parents aident leurs petits-enfants, voire même leurs enfants !)

    Historiquement dans les cas d' »état failli », de plus on assiste souvent à la montée en puissance de mafias. C’est ce qui s’est passé en Italie du sud au XIXème siècle et on en est encore là aujourd’hui. Mais on peut multiplier les exemples dans ce domaine.

  75. Ça a déjà cassé.
    Regardez autour de vous. Le système poursuit sur son parcours par inertie, mais l’énergie qui assurait sa cohérence ayant disparu, ses éléments commencent à se disperser. Chacun d’entre eux tente de « persévérer dans son être » sans avoir encore compris qu’il doit modifier ses comportements, ou quels nouveaux comportements il doit adopter. Qu’il y ait ou non un crash ne modifie en rien le délitement final.
    Montée des égoïsmes donc, ce que PJ appelle la construction de radeaux. Égoïsmes individuels, familiaux, claniques, corporatistes, communautaires, territoriaux, régionaux, nationaux. La question est de savoir quel niveau de maille va se révéler le plus performant. Et quelle idéologie le sous-tendra.
    Puis, à mon avis assez rapidement, reconstruction d’ensembles à un niveau supérieur.
    Tant la phase de chacun pour soi que celle de ré-assemblage vont générer une honnête dose de violence, violence sociale et violence physique.
    Regardez autour de vous, ça a déjà commencé.

  76. Les seules ressources monétaires extérieures dont à besoin un pays sont celles des devises qu’il ne peut pas produire lui-même ( rien n’empêche un pays de produire sa propre monnaie, même si actuellement « le dogme »a créé une auto-interdiction de le faire), c’est à dire un éventuel solde négatif de sa balance des échanges (balance des transactions courantes).
    Lorsque la dette sera annulée suite à une défaillance ou plutôt à un refus de payer des taux exorbitants juste pour « la faire rouler », et que nous n’aurons plus d’intérêts à payer on s’apercevra que les endettements réels nécessaires sont en fait extrêmement faibles et que cet équilibre peut être facilement rétabli.

    Je ne suis donc pas du tout d’accord avec votre « 4) » puisque ce n’est que depuis 2006 que la balance des transactions courantes française est en « déficit »: non, nous n’avons pas vécu au dessus de nos moyens…

    1. Vincent le monétariste. Jettes un oeil :
      http://www.latribune.fr/depeches/reuters/la-bns-fixe-un-cours-plancher-pour-la-parite-franc-euro.html
      « ZURICH (Reuters) – La Banque Nationale Suisse (BNS) annoncé mardi qu’elle fixait un cours plancher de 1,20 franc pour un euro afin de répondre à la surévaluation actuelle de la devise suisse qu’elle juge « extrême », une décision qui a aussitôt fait chuter le franc. »

      Et tu veux sortir de l’Euro…???

      Par contre, bien d’accord avec toi que l’Euro est mal géré. Mais comme l’Europe est sous domination américaine…

  77. Pour rester du côté simpliste qui est aussi le mien:
    L’argent de cette dette des banques il a servi à quoi ?
    Financer uniquement les Etats ? – Spéculer ? – Enrichir quelques actionnaires ?

    L’argent de la dette des Etats , il a servi à quoi ?
    Gestion normale de la société ? Armement ? Sécurité sociale ? Là oui on est informé des problèmes de viellissement, mais ils étaient prévisibles, – Relance de l’emploi là c’est le gros échec.

    J’en profite pour remarquer que l’on évoque les sacro-saints marchés, ce ne sont pas des entités désincarnées, les marchés sont gérés par des humains, des actionnaires.
    Alors irresponsables et imprévoyants ces actionnaires de banques et de multi-nationales en essayant de déréguler tout, cad de dominer les Etats?

    Exemple de mon incompréhention:
    -Paul Jorion nous dit que Goldman Sachs conseille ses clients en comptant sur la dépréciation .
    -Warren Buffet propose une contribution des classes aisées.
    – «  »Le 23 septembre 2008, il a décidé d’acquérir pour 5 milliards de dollars américains d’actions préférentielles perpétuelles de la banque américaine Goldman Sachs. » »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Warren_Buffett
    – «  » Le 30 août 2010, Axa cesse d’être le premier actionnaire de Goldman Sachs. «  » »

    Le site G.S. sur Wikipedia est continuellement piraté:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Goldman_Sachs

    Je ne comprends plus les décisions des opérateurs et des actionnaires, sous le masque bien pratique  » du marché « , destruction des structures étatiques mondiales ?
    En considérant que les grandes instances internationales ne sont pas démocratiques mais aux mains de fonctionnaires issus de la bourgeoisie internationale, je rejoins le texte du billet , le déficit démocratique des instance mondiales livre le monde aux forbans. Ceux-ci sont indifférents à l’intérêt général.
    Prospective: à quand un tribunal international pour crimes financiers ?

  78. @ G.Le Clech 6 septembre 2011 à 09:32

    J’ai lu quelque part qu’aujourd’hui, nous n’aurions plus l’énergie nécessaire pour nous sortir d’une déflagration type 39-45. Energie morale et matérielle, plus assez de pétrole pour se relever par exemple

    C’est un sentiment qu’il m’arrive de partager, mais qu’il n’est pas très sain de propager

    Il m’arrive souvent de dire que les générations nées après la seconde guerre mondiale se sont construites sans imaginer qu’il puisse y avoir de forte régression dans la marche de l’humanité. Dire cela ne vise pas à les culpabiliser pour leur insouciance. Ces générations n’ont, jusqu’alors, pas eu à affronter de temps difficiles, sauf pour les plus jeunes qui ont le sentiment d’être sacrifiées, alors qu’elles le sont bien moins que celles de leurs ancêtres décimées dans des guerres fratricides.

    Dire cela vise seulement à les inviter à regarder un peu en arrière, ce qu’a été la vie de leurs arrières grands parents qui, par exemple, ont connu sur leur territoire national des guerres tous les 20 à 40 ans depuis 1870 alors que nous avons vécu en paix depuis près de 66 ans. Nos ancêtres ont su faire face à ces désastres en trouvant la force de se ressouder pour tenir dans les moments difficiles et se relever ensuite.

    Aujourd’hui, l’union au niveau national et international s’impose afin de réunir une énergie morale collective là où l’individualisme était devenu la règle. En effet, même si elle n’est pas évidente à réunir, c’est l’énergie morale collective qui est probablement la plus à notre portée, parce qu’elle ne dépend que de notre volonté à nous dépasser, individuellement et collectivement.

    C’est à nous tous d’y œuvrer, car c’est là que se trouve certainement le plus grand gisement d’énergie à mettre en exploitation à bon compte.

    Les autres gisements, ceux qui donnent accès à l’énergie matérielle également indispensable, sont maintenant devenus plus problématiques à exploiter, car ils nécessitent d’opérer de grandes reconversions afin, notamment, de passer d’une exploitation de stocks à une exploitation de flux. Cela nécessite du temps et de gros efforts d’investissement auxquels nous ne nous sommes pas du tout préparés, puisqu’au lieu d’économiser pour investir, nous nous sommes endettés pour consommer.

    Personnellement, je déplore que ce billet, fruit d’une très bonne analyse, n’ait pas posé son interrogation de façon à amener des réponses plus positives du type:

    « Que devons nous faire pour affronter et surmonter collectivement la période difficile qui s’annonce ? »

    1. Vous avez raison, nous craignons que nos enfants soient obligés de vivre comme nos grands-parents.

      Que devons-nous faire ?
      Je n’ai pas la réponse, sauf à considérer que nous manquons d’outils politiques pour chercher une réponse adéquate.
      Les partis politiques qui articulent le pouvoir démocratique du peuple vers l’Etat se sont dévoyés dans la recherche du pouvoir pour le pouvoir et sont maintenant confrontés à des défis de société qui exigent un retour à leur raison d’être, des programmes ambitieux qui dépassent le court terme d’une élection.
      Aussi émanciper la prise en otage des Etats par les pouvoirs financiers à travers la construction de l’U.E.
      L’Europe des marchands est un échec.

    2. Pour cette énergie collective, il faudrait revenir aux veillées de voisinage d’avant la télé, aux discussions autour d’un verre de gens occupant des positions sociales différentes, du cadre sup à l’agent d’entretien , du retraité au chômeur.
      Avant, les gens se réunissaient le dimanche autour d’un verre au café pour discuter, pas uniquement pour regarder ensemble un match de foot à la télé en braillant .

      On a créé une association de voisins qui marche bien , potager collectif, entraide et solidarité, échange d’outils et de savoir-faire, des prêts sans intérêts pour épauler celui qui en a besoin ( actuellement des jeunes du quartier montent un atelier de réparations automobile).
      Cela nous aidera sans doute à passer le cap .

      Au départ, ce fut une invitation à un apéro, petit papier déposé dans les boîtes à lettres , pour faire connaissance, discuter et nous mobiliser contre une nuisance que voulait nous imposer la municipalité.

    3. Encore un effort de mise au net , et je sens que Jducac va rejoindre les jeunes qui aujourd’hui ( et déjà depuis 5 ans environ ) ont compris que c’est dans des organisations faiblement consommatrices en énergie et ressources naturelles , qu’ils pourraient se maintenir en vie et prospérer ….autrement .

      Mon cher Jducac , les jeunes de 2008 sont plus intelligents que ceux de 1968 . Et ils ne nous ont pas attendus pour ça .

      Normal , ils ont 40 ans d’expérience en plus .

      1. @ juan nessy 6 septembre 2011 à 16:08
        Est-ce donc si difficile que cela de cerner mes pensées ? De comprendre ce que j’ai compris et que tout le monde peut comprendre tant qu’il reste libre d’esprit ? N’avez-vous pas remarqué depuis très longtemps, qu’un de mes slogans préférés est « Travailler beaucoup et bien, tout en consommant le moins possible » ?

        Il est pourtant facile de voir que c’est la consommation qui détruit à jamais l’énergie. Tant que l’énergie a été transformée en travail pour élaborer des produits, ou transformée en substitut d’énergie, en argent par exemple, ou tout autre support stockable sans perdre de valeur, de la richesse a été crée. Elle peut être accumulée sous forme de capital qu’il convient alors de gérer rationnellement. Le capitalisme, c’est ça et rien d’autre que cela. Le fin du fin est de ne pas le laisser se déprécier par obsolescence, ou se consommer par insuffisance de productivité.

        C’est ce même slogan que l’Allemagne et la Chine ont décidé de faire adopter à leurs peuples depuis longtemps pour éviter de les laisser se détruire dans la consommation. Elles ont bridé les augmentations de salaires pour limiter leur consommation. Par ailleurs, pour travailler beaucoup afin d’atteindre une bonne productivité, elles n’ont pas réduit la durée du travail dans une semaine et dans une vie comme nous l’avons fait. Les résultats sont là, elles se sont enrichies et se trouvent en bien meilleure situation financière que nous.

        Le capitalisme, dans ses principes de base, est vieux comme le monde. Ses règles de bases étaient comprises et adoptées intuitivement par toute la population, même pauvre, tant qu’elle était essentiellement rurale et qu’elle n’avait pas été influencée par les courants de pensée du 19ème siècle, certainement bien intentionnés, mais qui, en final, comportent des aspects pénalisants.

        Vous dites que la jeunesse d’aujourd’hui, l’a redécouvert, j’en suis très heureux.

      2. La jeunesse n’a rien découvert . En tous cas pas ce que vous exprimez , et la mise au net va prendre encore un peu de temps .

        Elle fait bien mieux que ça : elle se prend en main et décide seule de ce qui lui semble bon pour son avenir .

        Sans Jducac et Juan nessy .

        Moi , c’est plutôt ça qui me rend heureux .

        PS : Après vérification , mes ennuis cardiaques anciens ou récents n’ont rien à voir avec mon usage d’une poêle à revêtement cancérigène . Signé Juan nessy , vieux comme le monde .

    4. Je me permets de vous renvoyer aux liens transmis par Jeff plus haut:
      http://www.dailymotion.com/video/xke2wg_l-effondrement-collapse-un-documentaire-incontournable-part1_news
      http://www.dailymotion.com/video/xke4g6_l-effondrement-collapse-un-documentaire-incontournable-part2_news
      C’est assez long mais j’y ai trouvé beaucoup de confirmations sur ma compréhension des causes de la dégradation de la situation mondiale et quelques réponses à la question que vous posez.
      Ma question initiale était volontairement abrupte pour susciter des réactions et je n’imagine évidemment pas que tout casse d’un coup.
      A ce sujet je me pose plutôt des questions sur les raisons de l’entêtement des politiques à « sauver » les pays en difficulté comme la Grèce.
      Pourquoi ne pas leur permettre de retrouver leur monnaie et ajuster sa valeur en fonction de leurs réelles possibilités d’échange ? Ils seront peut-être ainsi les premiers à retrouver un rythme de vie plus équilibré, que les autres pays leurs envieront bientôt.

      1. @ juan nessy 6 septembre 2011 à 18:23

        Après vérification, mes ennuis cardiaques anciens ou récents n’ont rien à voir avec mon usage d’une poêle à revêtement cancérigène

        Alors, profitez-en bien ! On peut même être surpris que l’augmentation de la longévité, observée dans les pays développés, n’ait pas été attribuée à ces molécules antiadhésives qu’on ingère à très petite dose. Elles pourraient, au delà de leur effet placébo, contribuer à éviter les dépôts dans les artères, faciliter la circulation sanguine et ainsi soulager le moteur cardiaque. On pourrait même envisager un remboursement par la sécu.

        On l’a bien fait pendant 40 ans pour un coupe faim présenté comme un antidiabétique…..Il est vrai qu’avec lui, au moins, cela montrait que certains tenaient déjà compte du rapport Meadows. Ils contribuaient à la réduction de la consommation d’énergie. http://www.societal.org/docs/cdr2.htm

        @ Pierredev 6 septembre 2011 à 17:05

        A ce sujet je me pose plutôt des questions sur les raisons de l’entêtement des politiques à « sauver » les pays en difficulté comme la Grèce

        Il n’est pas impossible que l’on s’achemine vers un gouvernement du monde et qu’il faille faire comprendre à la civilisation occidentale, la plus responsable des difficultés qui s’annoncent, la nécessité de ne pas consommer plus que ce l’on produit.

  79. Je lis très régulièrement ce blog pour essayer de comprendre l’évolution de notre environnement macro-économique. Je suis responsable d’une petite entreprise qui nourrit 5 familles. Mes préoccupations sont triviales en comparaison de celles des éminents auteurs qui s’expriment ici (écrit sans ironie).

    J’aimerais comprendre concrètement quel sera le déroulement du processus d’effondrement (le cas échéant… et à vous lire, il semble bien qu’il échoira).

    Concrètement, je comprends qu’il y a une probabilité significative pour que les grandes banques ne soient plus en mesure de faire face à leurs obligations, les états n’ayant plus les liquidités pour les aider (me trompe-je ?).

    Les liquidités des entreprises comme la mienne disparaîtraient (banque en faillite = compte en banque indisponible), provoquant des cessations d’activités en série (nouveau point d’interrogation dans ma tête peu éduquée à la macroéconomie).

    Par contre les entreprises qui disposent de liquidités (pour une raison ou une autre), seront avantagées et pourront reprendre les activités de leurs concurrentes… enfin, les activités qui restent puisque une partie importante de l’économie se sera effondrée.

    Pour les travailleurs qui se retrouveront sans emploi, il n’y aura pas d’indemnité de chômage. Si les états n’ont pas la possibilité d’aider les banques, ils n’ont pas non plus les ressources pour aider les allocataires sociaux (fin de notre sociale démocratie). Les fonctionnaires sont payés parcimonieusement.

    L’économie parallèle se développe, les nombreux malchanceux luttant comme ils peuvent pour faire bouillir la marmite et payer le loyer.

    Subsiste une partie de l’économie, survivent les entreprises les plus solides (et les plus chanceuses).

    Les états se réorganisent (refonte de la fiscalité, de l’accès à l’enseignement et aux soins de santé, du droit du travail tant dans le privé que dans le public, etc.).

    N’est-ce pas le néolibéralisme qui se consolide ?

    1. Je vous ai à peu près suivi jusqu’aux deux premiers tiers de votre scenario ; ça devient moins clair et un peu fantasmé pour moi à partir de  » entreprises qui disposent de liquidités  » : c’est à dire ?

      – … »partie importante de l’économie qui se sera effondrée » : laquelle ? pourquoi y a -t-il « une autre partie » qui ne s’effondre pas ?

      – …nombreux  » malchanceux » : sur quoi repose la chance ou la malchance ?

      – … qu’est ce qu’une entreprise » solide « ?

      – .. ».les états se réorganisent  » : vous êtes sur qu’il y aurait encore des états ?

      Votre dernière phrase peut laisser penser qu’après la main invisble du marché , vous nous incitez à croire à la main invisible du néolibéralisme prêt à récupérer les cendres du chaos .

      Ce qui n’est pas un risque exclus et donne du prix ( je ne sais pas si c’est orthodoxe vis à vis des théories sur la formation du prix …) aux efforts de Zébu .

      1. @ Juan, @ André Couchard :
        Juan, je vous piste …
        Mes ridicules et pathétiques ‘efforts’, on s’en fout, Juan.
        Ce qui importe, c’est bien qu’André comme vous ayez senti ce que confusément j’essaye d’exprimer et qui est parti avec l’eau du bain de l’après grand cassage : ce qui adviendra a très peu de chances de ressembler à une douce anarchie locale-localiste, même matinée de violences limitées à la pénurie d’énergie bon marché, où les chacunes et les chacuns se remettront progressivement à réinstaurer des règles de ‘proximité’.
        Mais bien sans doute à une féodalité sans nom, d’où émergera les plus puissants des barons : ‘Coca-Cola’, ‘Etc’, que sais-je.
        Car l’effondrement profite toujours aux plus puissants, jamais l’inverse.
        Soit, la règle du plus fort. Soit, la règle du néolibéralisme.
        Soit, au profit de ceux qui sont déjà les plus forts.
        C’est sans doute l’achèvement du ‘projet’ néolibéral : suppression ‘total’ de l’Etat (sauf les fonctions permettant de ‘surveiller et punir’, chères à notre ami Foucault).
        Et ce ne sera pas l’avènement de l’anarchie, soit la suppression de l’Etat, sans le pouvoir.
        Vigneron a raison quand il dit que quand les libertariens donnent la main aux libertaires, ça craint, version retour vers le passé.
        Si on commence par poser le postulat que de toute façon ça va s’effondrer, on commence donc par accepter les termes … ‘du marché’, qui nous est ainsi imposé.
        J’arrête là, me gonfle …

      2. @ André :
        Eléments de réponse : « Les impayés des entreprises ont augmenté au premier semestre »

        « En Italie, cette moyenne est en hausse de 29 %, 28 % en Grèce, 71 % au Portugal notamment en raison d’un effet volume, explique Coface. En Espagne et en Irlande, autres pays de la zone euro aux caisses vides, le nombre des impayés des entreprises est de respectivement 10 % et 7 %. Ce niveau bas s’explique par une base de comparaison très élevée en 2010, selon Coface. »

        « Dans les pays émergents, les compagnies payent en revanche plus facilement selon Coface. C’est le cas en Inde, au Brésil et en Turquie où par le passé elles remboursaient difficilement. Cette amélioration s’explique par une croissance toujours au beau fixe, alors que l’on s’attend désormais à une croissance molle dans les pays avancés. »

  80. @ José et Coco

    @ José

    Et quand nous aurons, par nos déchets, pollué tout le plancton marin, l’espèce humaine s’éteindra, comme l’ont fait bien d’autres espèces de prédateurs avant elle et que le feront d’autres espèces après elle, jusqu’à ce que le soleil ait dardé son dernier rayon . Aucune importance au niveau universel .

    Il doit bien y avoir quelque part, dans l’infini, d’autres lointaines planètes gravitant autour d’astres lumineux qui réchauffent d’autres espèces vivantes à différents stades de leur évolution. Rien que des cycles , ni début ni fin au niveau de l’ensemble matière-énergie …
    Aucune importance au niveau universel mais ce qui nous importe à nous, pauvres petits microbes éphémères, c’est nos conditions de vie et celles de notre espèce pendant notre ridicule existence, le temps d’un « clin d’oeil » de l’univers, plus les deux « clins d’oeil » de l’existence des deux générations qui nous suivent …et encore !

    @ Coco

    Tout cet espoir autour de l’effondrement du système financier et l’émergence d’une société internationale plus juste et solidaire m’émeut terriblement . Il remue en moi des souvenirs très vivaces .
    Puissiez-vous, les jeunes, savoir éviter les écueils, démasquer et réduire à l’impuissance les arrivistes qui essayeront de se propulser au pouvoir et ne pas leur donner un chèque en blanc pour gouverner .
    Si seulement la mésaventure vécue par les anciens vous permettait d’être plus vigilants qu’eux .
    J’essaye de résumer comment j’ai vécu cet espoir déçu, à mon petit niveau . Peut-être que d’autres n’ont pas vu les choses sous cet angle.

    Mon père , à son retour de captivité, adopta avec enthousiasme les principes généreux et solidaires du CNR remis en cause aujourd’hui par les prédateurs financiers, principes que vient de nous rappeler à juste titre Stéphane Hessel . Puis mon père constata avec horreur que d’anciens collaborateurs avérés des Nazis avaient été laissés en place dans l’administration française et que ceux parmi eux qui avaient fait fortune pendant la guerre se trouvaient automatiquement propriétaires de grandes entreprises et aux commandes .
    Désenchantement …
    Les 30 « Glorieuses », certes, mais pas pour ceux des taudis, au SMIG .

    Comme Coco, j’attendais, en mai 1968, le grand mouvement généreux de la jeunesse qui renverserait le capitalisme et j’ai cru que ça y était . De l’autre côté de l’Atlantique, les copains américains étaient aussi dans la rue, Martin Luther King et Joan Baez en tête, réclamant à la fois l’égalité des droits civiques pour les Noirs et l’arrêt de la guerre du VietNam .

    Dans les manifs de masse, en France, les étudiants et les ouvriers presque tous syndiqués étaient en liesse : la vieille bourgeoisie capitaliste était vaincue, place à la jeunesse généreuse, partageuse et solidaire .
    Dans les manifs en France, les étudiants maoïstes nous offraient le Petit Livre Rouge et de grandes affiches colorées . Mao était formidable, tout était merveilleux, en Chine, le capitalisme était définitivement vaincu et la Place Tian En Men un lieu de rassemblement sympathique pour les jeunes.

    Pendant ce temps-là, certains des étudiants de la haute bourgeoisie, leaders des manifs en France et qui appelaient leurs copains à faire la grève des examens, ayant trouvé ce créneau pour se mettre en avant dans les médias, allaient passer leurs examens en douce. On les revit donc peu après, à la tête de ministères et même aujourd’hui au Parlement Européen, bien à l’aise dans le système.

    Puis ce fut l’ultime trahison : des directions syndicales dirent aux ouvriers de reprendre le travail alors que rien d’essentiel n’avait été obtenu. Idem pour les leaders du mouvement étudiant . Fin du mouvement de mai 68.
    Pour les jeunes sincères, ce fut le désenchantement et la colère . Certains entrèrent massivement dans les syndicats pour essayer de les changer de l’intérieur et différents mouvements et partis d’extrême-gauche virent le jour . D’autres allèrent s’installer dans des hameaux abandonnés pour vivre en petites communautés presque autarciques pour élever des chèvres, des moutons, des volailles , produire leurs légumes , filer et tisser la laine ….

    Aux USA le désenchantement lié au retour des tristes « héros » du Vietnam donna lieu au mouvement Hippy et d’autre part les Black Panthers poursuivirent dans l’action les revendications de Martin Luther King assassiné.

    En Europe, ce furent les années de plomb avec des mouvements extrêmistes essayant de soulever le lourd couvercle : les Brigades Rouges en Italie, la Bande à Baader en Allemagne , etc …

    Espoir déçu en Russie et dans tous les pays de l’Est après la chute du Mur en 1989 : découverte du chômage, de la difficulté de se loger, de se soigner et d’offrir des études de qualité à ses enfants quand on n’a pas d’argent , alors que c’était accordé à tous auparavant mais sans les paillettes et futilités de la société de consommation .

    Voici que l’écroulement financier nous offre une nouvelle occasion de mettre en place une société solidaire. Comment empêcher que de cyniques arrivistes aux belles paroles ou d’autres mafias ( peut-être la même mafia financière déguisée) ne nous mette une fois de plus le grappin dessus ?

    1. Ne faire confiance à aucun politicien professionnel.
      Ce sont des marchands qui échangent des votes contre des maroquins et le caviar.
      Leur opposer toujours la démocratie, qu’ils fuient comme la lumière.

      S’organiser dans assoc, groupes informels ou partis démocratiques,
      menant ou préparant des luttes non pas dans mais contre le système,
      des plus locales ou petites jusqu’aux plus grands affrontements à venir,
      pour imposer la démocratie face à la tyrannie du capital.

  81. Il m’arrive d’imaginer qu’une épidémie détruise l’humanité entière mais préserve les Papous et les Inuits.
    Alors que dans notre imaginaire collectif et hollywoodien, l’humanité renaît , certe dans un chaos photogénique, toujours à partir de quelques super-héros américains musclés et savants.

    Les sociétés papous et inuits n’ont probablement rien à craindre d’un effondrement économique.
    La morale de l’histoire: nous ne sommes plus capables de vivre et nous ne voudrions plus vivre comme ces sociétés préservées.
    Préservées de la rupture avec leur environnement, c’est là que l’économie et la finance nous ont amenés. Dans l’humaine condition qui est multiple, l’économie et la finance ont introduit un déséquilibre en marchandisant tout et vogue la galère, maudite galère.

    1. @ Béotienne

      Il parait que la nouvelle loi ordonnant aux préfets de procéder à la démolition des constructions atypiques ( cabanes etc …) abritant les sans-logis ne peut rien contre ce qui n’est pas construit mais seulement planté .
      Une société vivant dans des tipis ou des yourtes, économiques et faciles à chauffer, au milieu de potagers dans des zones non constructibles survivra à l’effondrement financier. Pas question d’accepter de leur échanger une de nos belles patates contre un lingot d’or inutile !

  82. L’oligarchie financière et les gouvernements de la zone euro les plus proches d’eux , de droite, Merkel, Sarkozy, Berlusconi, le président de la Commission Barroso disent RIGUEUR mais ne veulent surtout pas érafler les intérêts des riches: pas touche aux revenus supérieurs à cinq cent mille euros (40 fois le SMIC net annuel), ni aux hotels cinq étoiles qui facturent une nuit au dessus de 2000 € etc.
    Aucune réforme des banques dénationalisées par le RPR-UMP en 1986, autre que cosmétique. L’argent des déposants peut toujours être joué à la Bourse et mis dans les paradis fiscaux sans aucun contrôle ni sanction.
    On est loin des débats sur la décroissance pour qui? du retour au troc pour qui et pour combien?

      1. @ Mianne
        Notamment en votant contre eux pour leur retirer le pouvoir politique et mettre la Finance au service des citoyens travailleurs (95% de la population).

  83. LA SOLUTION EST SOUS NOS YEUX!

    Y’a qu’un peuple DIGNE en ce moment! ils ont la tête haute en Islande! :

    « D’après un récent rapport du Fonds Monétaire International (FMI), l’Islande est sur la voie d’un désendettement rapide.

    Plus encore : elle demande des comptes :

    le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a demandé dimanche à l’Union européenne de mener une enquête pour déterminer comment elle a pu permettre à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas d’exercer une telle pression sur l’Islande pour tenter de transférer sur le contribuable islandais les sommes dues par la banque Icesave en faillite.

    Nous applaudirons sans modération le gouvernement islandais pour sa fermeté et son patriotisme, et nous ferons observer que le remboursement de dettes privées par le contribuable, cela s’appelle du détournement de fonds publics et, là où la justice fonctionne normalement, cela mérite la paille humide des cachots… »
    AGORAVOX.

    REFUSEZ LA DETTE! DIFFUSEZ!

    1. Ouais, pour que je fasse plus qu´un léger sourire un poil désabusé, il seraient inspirés de retirer le mot patriotisme dans leurs louanges.
      Vous ne trouvez pas que mettre cela sur le patriotisme revient à dire « tous les anglais et tous les hollandais sont des fumiers de salops qui ont essayé de voler les gentils islandais dont aucun n´a jamais tiré aucun profit de la situation ». Pas mal comme sophisme, je trouve.
      « Allez, foutez vous sur la gueule les prolos, nous on compte nos milliards » ça ! ça aurait un accent de sincérité comme pétition de riches.

    2. @djea,

      si vous diffusez de l’information sur la dispute Icesave entre l’Islande et le Royaume Uni et les Pays Bas , il s’agirait peut être de donner l’information, et non pas seulement la vue forcément biaisée du président Islandais.

      Puisque vous faites référence au récent rapport du FMI, il suffit d’aller le lire et voir ce qui s’y trouve à ce sujet :

      Notamment :

      1. Dans une lettre signée par le gouvernement islandais à Mme Lagarde datée du 16 Août 2011 (voir p.47):

      16. We still attach high importance to resolving the Icesave issue. The law authorizing
      the Minister of Finance to confirm the agreements reached between the Icelandic
      Government a, respectively, the Dutch and U.K. authorities on the Icesave issue was revoked
      following a national referendum in April last. We had negotiated these agreements in spite of
      our view that the reimbursement of the Icesave deposit payout is not a sovereign obligation
      and that Iceland´s deposit guarantee scheme was set up in full compliance with the respective
      European directives. This is still our view. Consequently, it is likely that the dispute
      regarding the deposit guarantees will be settled through legal channels. We are ready to fully
      engage in such a process. We have already affirmed that should a competent court come to the conclusion that Iceland has a sovereign obligation stemming from the Icesave deposits, we will honor that obligation.

      2. Dans ce même rapport publié par le FMI, p23:

      Litigation risks related to the resolution of Icesave and challenges to the Emergency
      Law remain.
       On Icesave, the EFTA Surveillance Authority (ESA) issued its reasoned opinion
      in June, finding that Iceland is in breach of the EU Directive on Deposit
      Insurance. Given the authorities’ longstanding position on the issue, it is likely
      that the matter will be brought before the EFTA Court. Should the EFTA Court
      also find Iceland to be in breach of the EU Directive, it remains unclear what the
      actual sovereign liability would be and on what terms—interest and maturity—
      Iceland would have to discharge such a liability. These risks are mitigated by the
      significant asset recovery from Landsbanki’s estate, which are estimated to cover
      94–99 percent of Icesave deposits. Stress tests suggest that, while fiscal costs
      would rise substantially in some possible outcomes, public debt would remain on
      a downward path (Appendix I)

      Conclusion : cette affaire est encore loin d’être terminée et, quoi qu’en dise Mr Grmisson, se terminera devant la cour de justice de l’EFTA suivant la procédure en cours.

  84. Pour conjecturer l’ avenir ..il y a un facteur important (entendu ce matin sur Fr Cult . ) : L’ individu balance toujours entre sécurité et liberté , en privilégiant bien sur la sécurité …..Et du point de vue « sécurité » /peur , il y a eu récemment un changement radical de paradigme : de global et virtuel (incertain et onirique / bombe atomique , péril rouge ou jaune …on est passé a une peur diffuse qui peut vous frapper et frappe souvent pres de vous : le voisin cadre -piscine quasi SDF et divorcé etc …. Ce ne sont plus des régions ou des pays qui sont menacé de pauvreté ou de souffrance , mais chacun de nous …
    Ce qui est inquiétant ce sont les réactions sociétales résultantes de ce basculement et les considérations humanistes révisées a la baisse …. qui rendent la conjecturation délicate .

  85. QUE VA-T-IL SE PASSER CONCRÈTEMENT QUAND TOUT ÇA VA CASSER ?

    C’est simple, et les débats sur ce blog le démontrent en grande partie:

    Libération de la parole et donc une émergence d’une intelligence collective insoupçonnée, qui mettra sur pieds les prémices de la grande révolution post néolithique.

    Le pire crime du capitalisme (et dieu sait qu’il en est riche) c’est d’avoir tuer l’intelligence collective.
    Le problème n’est pas de trouver les solutions de demain, le problème est le système d’aujourd’hui.
    (bon!! c’est vrai, je suis un indécrottable optimiste!!!!)

  86. Modeste Pierredev, voilà une excellente synthèse, pour quelqu’un qui n’y comprend rien !
    François de Closets était l’autre jour sur France Culture pour parler de son dernier livre, il a une vision assez proche.
    Je partage votre point de vue, et je crains qu’il ne faille tous nous adapter à une baisse de la consommation (dans les pays développés). Cela va être un sacré changement culturel ! Comment faire pour que ça ne se passe pas trop mal ? Il va falloir trouver du plaisir dans autre chose que dans la consommation, quel tristesse…
    Je vous recommande les pistes de François Flahault dans son petit livre « Le paradoxe de Robinson ». A mon avis un grand petit livre, qui aide à imaginer une société autrement.

  87. « Que va-t-il se passer concrètement quand tout ça va casser ? »

    Bientôt deux ans que je lis ce blog, j’en tire un grand plaisir intellectuelle, au même titre que de lire M.Mac Luhan, P.Bourdieu, N.Klein ou Annah Arendt etc. J’ai acheté le capitalisme à l’agonie mais je n’ai jamais donné un kopeck pour ce blog (il me tarde).
    Pour mon premier commentaire je vais me présenter « un poil » pour répondre en partie à cette question. J’ai presque trente ans et toujours vécu en dessous de 900 euros par mois tout en conjuguant mon M2 de droit et mon activité d’artiste peintre. J’appartiens donc à ces 8 millions de français qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, pourtant je ne me sens pas pauvre, loin de là. j’ai du temps pour lire, pour peindre, restaurer des meubles, faire des échanges, réparer/embellir des objets ou du matériel, voire mes amis et entretenir ma vie sociale, trouver des expositions et vendre mes peintures. je suis très heureux et n’ai pas besoin de plus.

    De mon humble avis la réponse à la question de l’auteur de ce billet est fort simple

    Quand tout sera « foutu » les peuples occidentaux vont s’apercevoir que les plus grand plaisirs sont les plus modestes. il s’agit tout bonnement des besoins primaires.

    Ils vont constater que de se réunir plusieurs fois par semaine autour d’une table et de faire la fête entre amis ou en famille permet de rire, de discuter et de refaire le monde pour une grande quantité de bonheur à moindre frais.

    Que de s’acheter un pull, des chaussures, un pantalons de bonne facture de temps en temps est moins aliénant et largement plus agréable que de suivre les dictâtes de la société qui font consommer des fringues pourris et moches faites à l’autre bout du monde.

    Que de manger des fruits et légumes au file des saisons créent des redécouvertes culinaires, de gout, et quel plaisir de manger un énorme steak lorsqu’on en mange qu’une seule fois par semaine.

    Que de façonner son intérieur comme on a envie, en construisant ces meubles, en faisant un beau jardin, un potager etc. Des loisirs simple qui créent une immense satisfaction et un épanouissement personnel.

    Que de voire ces enfants grandir, les éduquer, s’occuper d’eux est moins « relou » que d’avoir deux « bagnoles », deux places de parking, une crèche, une nourrice etc.

    et dieux sait qu’il y en a moult autres.

    En conclusion il est d’ores et déjà plus possible de vivre comme on le fait depuis 6O ans, notre rythme de conso est d’une planète et demie, nous avons pris un gros crédit sur notre amie la Terre. Plus on est modeste, plus on a de temps, moins on consomme, plus on profite des plaisirs de la vie, moins on fait de mal et plus on se prépare au changement.
    j’attends avec impatience cette grande remise à plat

    1. @Anthelme
      Attention à l’infinitif « voir », votre « e » final pourrait faire croire que vous réparez ou embellissez vos amis.

    2. ////// j’attends avec impatience cette grande remise à plat /////
      Me too ; mais je crains que vous ne soyez obligé de lacher l’ art et le pinceau pour la binette (le meilleur instrument pour attraper les figues en ce moment )

  88. Voici une histoire intéressante comme outil pédagogique pour animation dans nos soirées ou la crise financière fait débat sans experts disponibles …..

    Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village.

    … Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village.

    Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent

    Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

    Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

    Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

    Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

    Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

    Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

    Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.

    Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?

    Pour nous retrouver tous sur la place du village le samedi 15 octobre 2011 (Journée internationale des indignés)

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