L’actualité de la crise : TOUT VA BIEN, RIEN NE VA PLUS ! par François Leclerc

Billet invité

Des accords entre banques centrales afin d’approvisionner en urgence les banques commerciales européennes en dollars, ainsi qu’une téléconférence entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy – dont on ne saura que leur conviction martelée dans un communiqué que la Grèce doit rester dans l’euro – suffiraient-ils pour que les choses rentrent dans l’ordre, après ces jours derniers d’intenses frayeurs ? Après la pluie vient si soudainement le beau temps que cela incite à penser que le baromètre est décidément détraqué.

Ces subites sautes d’humeur boursières sont la plus explicite expression de la crise, car nul ne sait trop ce qu’elles ce qu’elles recouvrent, ni les rebondissements qui peuvent être attendus.

Dans l’immédiat, nos édiles ont un seul mot d’ordre : tenir, dans l’adversité ! Leur scénario est déjà écrit : éviter le défaut grec à tout prix avant que le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) soit prêt à intervenir pour prêter main forte aux banques, à l’Italie et à l’Espagne. Calmer autant que faire se peut dans l’immédiat les marchés et débloquer des fonds pour que le gouvernement grec puisse attendre cette échéance. Le FMI prêt à suivre après sa réunion de mercredi, sans le proclamer pour ne pas être en première ligne. Après, on verra bien.

Après, on s’attellera au prochain G20, en novembre, car dure est la vie des chefs d’État et de gouvernement. Avec comme sujet épineux la conjugaison de la réduction des déficits et de la relance, qui en est la condition explicite mais que l’on ne sait pas provoquer. Ainsi que l’harmonisation des politiques passablement contradictoires qui sont à ce propos préconisées aux États-Unis et en Europe.

Mais n’anticipons pas, car le prochain Ecofin qui débute demain en Pologne a encore fort à faire. À boucler le plan de sauvetage de la Grèce, encore pourvu de quelques sévères épines. Notamment à propos de la participation des banques, qui se font beaucoup tirer l’oreille en dépit des conditions avantageuses qui leur sont proposées. Quelques explications que l’on imagine musclées interviendront avec Timothy Geithner, qui ne s’est pas déplacé pour rien, mais dont on ne saura rien.

Un grand coup de clairon devrait être sonné, après que soit finalement intervenu au Parlement européen un accord de principe en vue de durcir le Pacte de stabilité au sein de l’Union, qui va être soumis à la réunion des ministres des finances de Wroclaw. Il s’agit d’une contrepartie politique aux mécanismes de solidarité financière, sous forme de sanctions financières destinées à ceux qui ne resteraient pas dans les clous, qui ont fait l’objet de nombreuses tractations, principalement à propos du principe de leur automaticité.

Les dirigeants européens cherchent à se faufiler entre tous les écueils qu’ils rencontrent. En l’occurrence, l’objectif poursuivi est à court terme d’aider Angela Merkel à convaincre le Bundestag de voter les nouvelles missions du FESF, et plus généralement de poursuivre l’opération « Règle d’or », qui vise à habiller d’un carcan constitutionnel le principe de l’équilibre budgétaire pour mieux l’imposer.

La main de fer enfile toutefois un gant de velours, si l’on considère les nouvelles dispositions décidées par la Commission européenne, qui vise à diminuer les taux des prêts consentis par le FESF au Portugal et à l’Irlande ainsi qu’à allonger leur durée. À quoi sert-il d’imposer des conditions draconiennes, si on sait dès le départ qu’elles ne pourront pas être tenues, comme l’exemple de la Grèce le démontre ?

Une « task force » a également été envoyée par l’Union européenne à Athènes, afin officiellement d’aider les entreprises grecques à trouver des financements, avec l’aide de la Banque Européenne d’Investissements (BEI), de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ainsi que de la banque allemande KrW, spécialisée dans le financement des PME. En réalité, sous couvert d’un soutien technique, elle mettra le gouvernement sous une tutelle déguisée.

Tous les (faibles) moyens sont bons pour passer par le chas de l’aiguille. Y compris en traçant la perspective à moyenne échéance d’une révision du Traité de Lisbonne, afin de passer à une étape supérieure du fédéralisme. Une opération à haut risque, destinée à occuper les esprits, qui ressemble pour l’instant à une véritable auberge espagnole, où chacun apporte ce qu’il souhaite manger. L’élan fédérateur qui est recherché recouvrant comme principale préoccupation de durcir la discipline budgétaire commune. José Manuel Barroso ayant comme intention de présenter une étude sur les options permettant de créer des instruments de mutualisation de la dette…

Pas décidé de passer à la trappe comme il lui est promis, la Commission reprend l’offensive, Viviane Reding s’exprimant également en faveur de la mutualisation de la dette et proposant que la présidence de l’Eurogroupe soit confiée au commissaire Olli Rehn. Attribuant au couple franco-allemand le rôle de « moteur » de la zone euro, tandis que la Commission en serait le « pilote ».

Tenir, comme le cherchent Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, c’est parvenir sans trop d’encombres à leurs prochaines échéances électorales respectives, en 2012 et 2013. Voilà leur véritable horizon, auquel ils conditionnent leur action. Ce n’est donc pas d’eux que l’on peut attendre qu’ils nous délivrent une analyse du type de celle du Comité économique et financier de la Commission européenne.

Celui-ci a comme de coutume préparé un document pour la réunion de l’Ecofin, qui a tous les aspects d’un brûlot. Il fait état d’un « risque de cercle vicieux entre la dette souveraine, le financement des banques et la croissance négative », alertant du proche danger d’une « crise systémique » qui affecterait les banques. Il évoque une « dangereuse spirale négative entre le secteur financier et les secteurs de l’économie réelle », pouvant aboutir à « une crise du crédit ». En référence aux banques, il souligne à son tour que le renforcement de leurs fonds propres est « recommandable ». C’est eux, à Bruxelles, qui ne sont pas recommandables pour dire aussi crûment les choses, doivent penser ceux qui les écartent des centres de décision.

Un phénomène nouveau est intervenu dans le secteur bancaire, qui va contribuer à ce que les banquiers appellent un resserrement du crédit. En d’autres termes, sommés de renforcer leurs fonds propres, ils préfèrent plutôt réduire la taille de leur bilan pour l’éviter, car cela supposerait une forte dilution des actionnaires – ce qu’ils veulent à tout prix éviter – étant donné la gamelle intervenue en bourse. Il faut donc réduire les engagements, c’est à dire les crédits, promus variable d’ajustement. La relance n’y trouvera pas son compte.

Mais ce discours des banques n’a pas la portée des propos que vient de tenir Charles Dallara, directeur général de l’Institute of International Finance (IIF), non sans une impudence certaine. À Washington, il a en effet déploré la « platitude » de la réaction des gouvernements à la crise européenne. Rendant publique la lettre adressée chaque semestre aux ministres des finances des pays membres du G20, pour déclarer : « Dans cette lettre, nous avons esquissé un certain nombre d’idées dont nous pensions qu’elles devraient être au sommet de l’ordre du jour dans les semaines à venir, les jours à venir je dirais ». « Il est difficile de voir comment la croissance économique peut être ravivée dans le cadre des approches actuelles en termes de politique monétaire » est-il expliqué dans ce document, critique implicite de la politique de la BCE, si on la comprend bien.

Tous autant qu’ils sont, ils recherchent une politique miracle. Ou font le gros dos en se disant que l’essentiel est d’être au pouvoir… et de le rester. Vaste programme.

Partager :

250 réflexions sur « L’actualité de la crise : TOUT VA BIEN, RIEN NE VA PLUS ! par François Leclerc »

  1. Que les ricains ne voulaient plus filer de dollars aux banques francaise,j’ai vu ca sur boursorama
    et depuis que j’ai lu ca une question me hante,Qu’on les americains que l’on n’a pas ou ne pouvons pas fabriquer?Pourquoi ne peut-on toujours pas se passer de dollars?

    1. @eric
      – Une puissante armée présente dans le monde entier.
      -Le pétrole vendu en dollars.
      Ces deux points ayant un lien entre eux.

  2. Pourquoi la Finlande est-elle sceptique sur l’efficacité de l’aide « à la Grèce » (à ses créanciers, en fait, les Grecs eux n’ont qu’à se serrer un peu plus la ceinture, les moins lotis surtout) ? Les garanties, sur les terres grecques par exemple, ne sont-elles pas un simple prétexte ?
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/16/nouveaux-prets-a-la-grece-la-finlande-sceptique_1573055_3214.html
    Les membres du FDP, parti libéral allemand, se sont exprimés majoritairement pour l’arrêt de ces pseudo-aides, idem pour Peer Steinbruck du parti socialdémocrate, ancien ministre des finances. L’actuel ministre de l’économie Rösler avait été clair à ce sujet dès vendredi : mieux vaut organiser le défaut de la Grèce sur plusieurs mois que de devoir l’affronter brutalement. Les commentateurs allemands ajoutant que la plupart des Grecs avaient déjà retiré leurs économies des banques grecques, anéantissant l’idée d’une panique de la population qui justifierait le maintien de la situation actuelle.
    Les créanciers, pour leur part, souhaiteraient repousser le plus possible l’échéance du défaut.
    D’où la tergiversation des Sarkozy-Merkel qui veulent imposer plus de rigueur pour ne pas déplaire aux créanciers.

      1. @ Marlowe

        Le p’tit Jacques avait dressé ses pigeons pour aller jusqu’à Moscou et en revenir ? Calomnie de la presse bourgeoise !

  3. Les pays, en tout cas ceux d’Europe, semblent être dirigés par des autruches, qui, la tête dans le sable, attendent un miracle, ou au moins les prochaines élections.

    A propos d’élection, j’ai regardé hier soir le show des candidats à la candidature.
    Rien de notable pour moi, sauf peut-être, une affirmation de Montebourg, selon laquelle, il faudra affronter le système financier pour espérer améliorer la situation.
    L’affirmation de cette évidence, que tous, ou presque, veulent ignorer, n’a pas permis à celui-là d’aborder le sujet des racines profondes de la « crise ».

    1. Le miracle sera en effet que les pouvoirs en place soient réélus aux prochaines élections, plutôt que balayés par les extrémistes de droite qui soit prendront le pouvoir, soit feront élire mathématiquement le camp adverse.

      1. Bonnet blanc et Blanc bonnet.
        La solution ne viendra pas des politiques qui ne sont que des pantins.
        L’occasion a été manqué en 2008, 2008 c’est notre 1938.

        Elle ne viendra pas plus du peuple qui ne veut pas arrêter de consommer mais seulement du fric pour continuer de plus belle peu lui important le gaspillage en tout genre.

        Pour qu’il y ait une solution il faudrait solidarité partage évolution vers le bien commun envie de s’enrichir intellectuellement parlant et humainement parlant, eh bien ce n’est pas demain la veille,

        Si un Dieu au proche orient a rêvé l’homme perfectible, il doit se dire qu’il aurait du bosser un jour de plus.

        Le pouvoir ne réside que dans cette croyance.

        Concernant la main mise de la finance sur le monde, ce qui est désolant ce n’est pas la main mise mais que la plupart y croit dur comme fer.

      2. Non liervol, pas bonnet blanc et blanc bonnet, c’est un discours populiste que l’on entend justement à l’extrême droite.
        Il est trop simple d’évacuer la politique d’un revers de main, en disant « tous les mêmes ».

      3. @Julien Alexandre Mais bien sûr que ce sont tous les mêmes c’est bien le gentil socialiste papa à Martine qui a supprimé l’indexation des salaires sur l’inflation et que peux faire un Montebourg tout seul dans un monde où tout est interconnecté, Montebourg qui il n’y a pas si longtemps avec Ségolène se préoccupait plus de son élégance que d’autre chose.
        C’est comme les socialistes en 1983 quand ils ont fait marche arrière toute. Ah oui, ils ont fait la 5ème semaine de congés payés les 39 heures et la retraite à 60 ans mais à quel prix pour les salariés ? plus d’indexation des salaires et un alignement sur le SMIG, le partage de la misère pour tous. ça c’est la réalité, en 1986 pour un premier emploi j’étais à 7000 francs combien sont les salaires 25 après ? Combien valait un kilo de pommes en 1986, combien aujourd’hui.
        Donc les politiques c’est beaucoup de blabla pour 1% d’effet positif.
        La solution n’est pas dans le choix d’un nouveau chef qui n’est en rien un messie.
        Vous savez la situation humaine n’est pas née avec la crise, la crise l’a amplifié mais vous les avez entendu ces politiques vouloir mettre le haut là avant que tout dégénère, moi pas.
        En 2006, je lisais histoire des crises économique sur la plage en Espagne, ne me dites pas que personne ne savait ce qu’il allait se passer et que seul Paul Jorion anticipait ce qui allait arriver.
        Alors c’est pas maintenant qu’ils me feront croire qu’ils vont agir surtout avec les moyens dont ils disposent dans cette copropriété européenne.
        Pour moi un discours du style : le changement est un discours populiste

      4. @J.A.

        Une reflexion ou deux si vous le permettez.

        A voir ce que font les sociaux-démocrates en Grèce, en Espagne à la direction de l’OMC ou du FMI(quand ils y sont) ou encore ce que Schultz leur fait voter au Parlement Européen, vous admettrez que le citoyen soit en droit d’avoir des problèmes de latéralisation et de ne plus savoir où est sa droite de sa gauche.
        Mais il est vrai que les adeptes du « tous les mêmes » finissent plutôt par voter Lepen que Meluche ou même Dupont-Aignan si on veut rester à droite.

        Ensuite, le propre de l’extrémisme est de fonctionner par obsession. Alors J. A. , pourquoi cette obsession de l’extrême droite???
        ça a tendance à me rappeler une certaine époque de Libé ou de l’Obs, quand la gôche rose pâle, à force d’adhésion au blairisme le plus ultra-libéral ,en trouvait plus comme axe fédérateur que le sociétal et la chasse au fachiste menaçant de partout.

        On sait le désastre que fut cette attitude.

        Peut-être que la gauche, si elle voulait faire réellement baisser les extrêmes, devrait simplement avoir une attitude et un discours clairs dans le sens de la démocratie et du contrat social.

        Eu égard au débat d’hier soir, permettez moi de vous dire que ce n’est pas gagné.

      5. @ Kerjean

        Oui, la plupart des socio-démocrates ont dévoyé auprès des peuples européens le clivage gauche/droite, je le concède volontiers. Et oui, vous avez raison, les adeptes du « tous les mêmes » votent plutôt Lepen qu’à gauche, c’était mon propos.

        Quant à l’obsession de l’extrême droite, je n’en ai pour ma part aucune. Sur mes milliers d’interventions, il doit y en avoir en tout et pour tout 5 sur le sujet pour dénoncer tel ou tel amalgame ou rapprochement qui me semble dangereux (les plébiscites étant purement et simplement envoyés à la poubelle évidemment).

        Si vous me dites obsédé par la monnaie, là c’est nettement plus vrai et peut être constaté de manière empirique.

      6. Je ne pense que l’expression bonnet blanc et blanc bonnet soit juste.
        Il me semble en plus qu’elle a été naguère employée par un stalinien pur jus et qu’elle correspond à une pratique ordinaire de gens qui ne peuvent être considérés comme fréquentables à aucun titre pour quelqu’un comme moi.
        Il faut quand même comprendre ce qui réunit et ce qui sépare les deux camps qui se partagent le pouvoir en France, et, sous des formes équivalentes, dans d’autres pays.
        Les deux camps ont le même maître : l’économie.
        L’un des camps trouve que ce maître exagère et qu’il serait bon, à défaut de le rappeler à l’ordre, de lui rappeler plus ou moins vertement, mais poliment, c’est à dire sur le terrain que le maître a choisi (les urnes), qu’il ne doit pas abuser de sa position dominante.
        Dans ce camp, nommé « la gauche », certains parlent plus fort que d’autres.
        Le maître, .c’est à dire la logique de la marchandise, indique toujours qu’elle pourrait toujours, si les citoyens veulent trop le critiquer, abandonner le jeu de la démocratie représentative, pour d’autres moyens, qu’il a déjà expérimenté pour résoudre la première grande crise du siècle précédent.
        Les acteurs sont en place.

      7. @en 2008, je l’attendais le changement c’était le moment ou jamais.
        en 2008, ils ont donné un blanc sein à la finance : » allez y on est là », et plus que pire ils les ont laissé verser des dividendes au lieu de mettre en réserve, des dividendes et des bonus pour que la fête continue…et ces frais bancaires que supportent les petites gens plus que les riches ils n’y touchent pas vos politiques parce qu’ils récoltent de la TVA en retour. Les agios ne donnaient pas lieu à TVA mais les frais, c’est magique

        Droit gauche idem
        Je ne cause pas front national car ils visent plus la manne de subvention pour exister comme parti qu’autre chose.

        Je ne suis pas résigné, je demande à ce qu’on réfléchisse à un autre chemin que cette illusion de démocratie.

      8. Je partage l’avis de liervol.

        Je ne vois pas la moindre possibilité qu’un changement radical vienne d’un quelconque parti politique dit « de gouvernement ».

        Pour 2012 vous avez le choix :
        – règle d’or ou règle d’or ?
        – austérité ou austérité ?
        – libéralisme ou libéralisme ?

        Faites vos jeux !

        Je ne partage pas l’espoir de JA. Au moins, je ne serais pas déçu…je n’en attends rien. Ce sont le les marchés qui décident du budget des États, des réformes sociales et structurelles.

        Peut être cela fait il de moi un extrémiste ?

        Alors dans ce cas, oui je suis un extrémiste, mais qui s’ignore.

      9. Hhmm..
        Taper sur la « gauche » ne sert à rien. Et ça se constate par la politique de droite adoptée par l’Espagne et la Grèce.
        Un pays, sauf la Corée du Nord et les autres pays « terroristes », n’a pas d’autre alternative que de suivre les autres au niveau mondial.
        L’alternative ne viendrait pas des Chinois qui veulent entrer à l’OMC. Comme les Russes.

        Par contre, avec disons … 3 à 4 pays assez riches qui passerait par la case révolution et rejet des US, là, oui. Il pourrait y avoir une alternative.
        Pourvu que ça arrive assez vite. Histoire de créer une certaine concurrence.

      10. 100 % d’accord Liervol. En 1986, un djeun qui faisait un boulot d’été genre classer des papiers dans une banque gagnait 7000 francs. Un petit studio coûtait au pire à Paris 5ème ds les 2000 francs.
        Après ca, il a fallu bosser gratos (« stage »), enfin, pour ceux qui avait les pistons.

      11. @ yvan 16 septembre 2011 à 13:21

        Taper sur la « gauche » ne sert à rien. Et ça se constate par la politique de droite adoptée par l’Espagne et la Grèce.

        Tout à fait d’accord, il faut seulement que la « gauche » comprenne comment fonctionne l’économie, mais la droite aussi, et les extrêmes de droite et de gauche aussi. Il faut que tout le monde finisse par comprendre y compris les peuples.

        Il y a des gauches qui ont compris. C’est le cas en Allemagne avec Schröder (freinage des salaires donc de la consommation depuis une dizaine d’années. C’est aussi vrai pour la Chine, partant du maoïsme les dirigeants communistes ont préféré sauvegarder le capital du pays (un peuple travailleur et consommant peu) afin de faire progresser le pays et mieux assurer son avenir.

        Il y a par contre des droites qui ne comprennent pas. Celles qui cherchent la croissance par la consommation et qui de ce fait appauvrissent et fragilisent leur pays. Ce qui donne les meilleures chances de progresser, c’est de toujours veiller à consommer moins que ce que l’on produit.

        C’est vrai pour les particuliers, les régions, les Etats et l’humanité entière.

      12. Illustration :
        http://www.lepoint.fr/economie/grece-lagarde-rassuree-par-sarkozy-et-merkel-16-09-2011-1373837_28.php
        « Elle a rappelé dans un entretien sur la chaîne américaine CNBC que la Grèce avait le devoir de continuer à abaisser son déficit budgétaire et de réformer son économie. « Le FMI agit de la même façon dans tous ses programmes. Nous regardons les engagements. […] Nous voyons s’il y a eu mise en oeuvre. Et nous mettons à disposition la tranche du financement », a-t-elle dit. « S’il n’y a pas de mise en oeuvre, alors nous ne payons pas », a souligné Christine Lagarde. »

        Et voyez la perfidie :
        «  »Le FMI agit de la même façon dans tous ses programmes. Nous regardons les engagements. »
        Le fémi est LUI RENTABLE. Car il ne prête qu’à des taux supérieurs à l’inflation.

      13. @zeno et liervol

        7000 francs en 86 ??? Pour classer des papiers pendant vos vacances d’etudiants-diants-diants ? Vous vous foutez de la gueule du petit peuple, ou quoi, les grandes gueules de service ? A l’époque le SMIC BRUT était à 4500 francs, pour 169 heures (4 € de l’heure soit 680 € par mois), et sans ppe ! Dans ces années là je vinifiais seul dans un chai de Sainte Croix du Mont à temps partiel pour 4200 francs nets mensuels. Nourri à midi – et bien ! bordel ! – ok, mais 25 balles nets de l’heure…
        Aujourd’hui un smic c’est 1365 € brut pour 151,65, soit 9 € de l’heure, soit une progression du smic horaire de 125 %. Pour le smic mensuel temps plein c’est « juste » 100 % (35 heures). L’inflation INSEE depuis 1986 ? 66 %…
        Gain de pouvoir d’achat du smic horaire depuis 1986 : 59 %, du smic mensuel : 34 %…
        Quand aux salaires mensuels de base des professions intermédiaires, qui vous concernent donc Liervol, citez moi une année depuis 20 ans pour laquelle les augmentations auraient été inférieures au taux d’inflation…
        Alors ? Vous préférez l’indexation toujours ? Indice INSEE et point barre ! uh ?
        Et dites moi, votre premier poste à 7000 francs, soit 1,55 smic brut mensuel de l’époque, c’est payé combien aujourd’hui ? Et aujourd’hui toujours, combien ça vous fait, 25 ans après – ou ça vous ferait si vous n’êtes plus dans la boite ? Hein ? Siouplait, p’tite minette énervée ?
        Commencent vraiment à m’les briser menu les menues minettes moyennardes habituées au menu Shebba, au point de plus faire de différences entre du Kitekat et du Ronron. « Tous pourris ! J’veux mon Shebba millésime 86 ! « 

      14. à François Leclerc,

        Je savais bien que celui que j’ai nommé « stalinien pur jus » se nommait Jacques Duclos, celui-là même dont il beaucoup été dit qu’il était celui qui transmettait au comité central du PCF des ordres venus d’ailleurs.

        Aurions-nous les mêmes sources ?

      15. @vigneron

        Désolée mais c’était en 1986 et c’était à Monaco et ce n’était en rien un travail technique je tenais un magasin sur le port où je vendais du vin, c’est ce que j’avais trouvé après mes études de gestion et après un premier charmant TUC dans une fédération du bâtiment à 1200 francs pour un mi temps et après avoir aussi fait des ménages chez une suisse.
        C’était mon premier travail sans aucun rapport avec mes études et en dehors d’avoir été pendant les vacances cambiste deux années durant, c’est là que j’ai découvert de grand crus mais je n’aimais pas le vin à cette époque, ce vice là je ne l’avais pas encore. C’est venu plus tard …
        Depuis 1994, je n’ai plus été salariée mais indépendante, au grand reproche de mes banquiers qui me voient toujours comme capable de faire sauter la banque et dont je doute par expérience récente qu’ils soient capables pour la plupart d’en faire autant !!!!
        Donc je ne peux pas parler des augmentations de salaires que je ne connais pas puisque cela fait 16 ans que je ne suis pas salariée mais j’ai vu autour de moi les salaires hormis le SMIG stagner, quand je n’ai pas vu des professions perdurer et perdre leurs avantages.
        Aujourd’hui ce travail basic serait payé à 1400 euros à Monaco, et je doute fort qu’avec 1400 euros d’aujourd’hui on fasse ce qu’on pouvait faire en 1986 avec 7000 francs. Mes chats vous passent le bonjour !

        ps: je parle toujours en net pas en brut

      16. Jducac.
        Tu n’as vraiment rien compris.
        Onubre Heinz nous a donné un lien dans le précédent article de Monsieur Leclerc sur une analyse montrant que la société américaine s’était suicidée en favorisant les rentiers.
        Et toi, tu penses que c’est en réduisant les salaires qu’un pays peut aller mieux.
        Demandes-toi alors pourquoi les cowboys ont tant favorisé le crédit pour permettre une consommation exacerbée alors qu’ils avaient des salaires de misère.
        Réfléchir est un effort, me diras-tu…

      17. @ marlowe
        Je savais bien que celui que j’ai nommé « stalinien pur jus » se nommait Jacques Duclos, celui-là même dont il beaucoup été dit qu’il était celui qui transmettait au comité central du PCF des ordres venus d’ailleurs. Aurions-nous les mêmes sources ?

        « Le stalinien pur jus » c’était aussi le principal rédacteur du programme du CNR, ce n’est pas si mal par les temps qui courent………

    2. La séance de gimauve des primaires était une bonne leçon sur le capitalisme horizon indépassable de ces marionnettes de la bougeoisie.
      Tous autant sur le modèle Papandréou ou Zapateros, y compris Montebourg donnant comme exemple de mesure déterminée de régulation… la politique d’Obama !
      Mais Montebourg aurait du mal à s’entourer d’autant de voyous de Goldman Sachs que Obama.
      Ce dernier les accapare.

      1. Vous êtes injuste avec Montebourg, il a juste dit que même les US, avec Obama, avaient plus agis pour la régulation que la France avec Sarkosy, mais il n’a pas dit qu’il voulait s’arrêté là. Ecoutez mieux.

      2. @ Charles A.

        Aujourd’hui, Lordon ( Daniel Mermet, à la fête de l’ Humanité)
        a dit que Montebourg et Mélenchon étaient les plus proches, à gauche,
        de ce qu’il préconise.
        Pour avoir lu les bouquins ( très minces ) de Montebourg -démondialisation-
        et Mélenchon – qu’ils taillent la route sans regret – je suis de son avis.

        Je pense en effet que , pour l’instant, la volonté de mouvement
        est plus importante que le contenu de ce mouvement…
        Or, les mouvementistes sont encore très rares.

        Plutôt que réécrire un message, j’ai simplement remplacé Mélenchon par Montebourg
        dans le message du 11 septembre 2011 à 20:52:

        Votre fixation sur Montebourg est injuste, c’est un procès d’intention. Il n’a encore
        rien fait. Quelques mois de patience et soit vous pourrez vous glorifier à raison
        par un « j’l’avais bien dit » , soit vous serez obligé de manger votre chapeau.
        N’oubliez-pas l’enseigne: celui qui est promis à l’étranglement chapelier,
        c’est big brother, pas vous.
        En attendant son hypothétique trahison de classe, Montebourg est utile
        pour agir, changer le sens de l’initiative.
        C’est important parce que rare. Lisez sa production en enlevant
        de votre esprit la trahison: vous verrez qu’il y a du bon. Pas tout bon, mais du bon:
        vous savez que l’esprit d’absolu est NOTRE handicap.
        Accordez-lui une gràce et je suis sûr qu’il fera son possible pour la mériter.
        Et ce faisant, vous ne vous dévaluez pas.
        Appelons çà soutient critique distant ou paix armée rapprochée.
        L’ ennemi est encore trop puissant …

        (un détail sur mes sources d’info: Tv à la poubelle depuis longtemps et pas le son sur l’ordi.
        reste l’écrit et radio.)

  4. Dans le système capitaliste, en principe, quand une société de capitaux voit ses fonds propres fondre comme neige au soleil en raison d’un endettement excessif, elle fait faillite, disparaît du paysage économique et ses actionnaires perdent leurs mises pour avoir mal gérer leurs affaires. Darwinisme économique : les sociétés les plus faibles sont aini éliminées pour laisser la place aux plus fortes et assurer la pérennité du système économique.

    Grande exception actuellement pour les sociétés de capitaux que sont les banques : même en cas de fonds propres réduits à néant, elles survivent grâce au renflouement des banques centrales qui pompent l’argent, in fine, dans les poches des citoyens-contribuables actuels et futurs pour que la minorité possédante parmi eux, à savoir les actionnaires de ces banques, ne perdent pas leurs avoirs. Le fonctionnement du système capitaliste est ainsi complètement faussé par un choix politique : sauver les actionnaires du système parmi lesquels on peut trouver le petit employé qui a épargné pour sa pension et qui donc tient à conserver sa mise.

    Tout le système est ainsi complètement faussé et ne peut connaître, tôt ou tard, que l’effondrement et l’appauvrissement des populations, qui ont eu le tort de croire au veau d’or. Pour l’instant, » on » donne du temps au temps …On vit de chimères. De toute façon, à long terme; comme disait Keynes, nous sommes morts. Carpe diem..

    1. Tout à fait d’accord, Chantal, ce qui m’avait déjà fait bondir (et tant d’autres) en 2009 tend à devenir chose admise, envers et contre toute règle légale…
      Sachant qu’au bout du compte, ce sont les contribuables (directs et indirects) qui paient, il serait temps que ces derniers revendiquent une prise proportionnelle au capital, ce qui serait justice…
      Mais, du fait que ce soient ceux qui créent les lois, qui les détournent eux mêmes, en toute impunité, le système n’est pas près de mourir.

    2. Sauf que les liquidités de la Bannque centrale ne sont pompées depuis aucune poche, mais fabriquées via la planche à billets!
      Nuance!
      En revanche, ces liquidités nouvelles sont bien pompées, via les banques, directement dans les poches de ceux qui ne font plus confiance aux banques de faire des placements judicieux.
      C’est pourquoi l’essentiel de cet argent frais évite aux banques l’insolvabilité et remplit en même temps la trappe aux liquidités sans pratiquement aucun autre effet sur l’économie réelle.
      Tout au plus, en apportant des liquidités fraîches, il sera évité que les banque s’en procurent sur le marché, ce qui l’assècherait et provoquerait une violente déflation.
      Le coup des banques centrales est donc essentiellement motivé par un souci d’éviter une déflation violente, qui serait effectivement le dernier acte de la catastrophe systémique.

      1. Les banques centrales ne créent pas de liquidités sans contrepartie, (réserve) composée par les dépôts des banques commerciales et des banques nationales…
        Et les banques nationales, ce sont les contribuables…

      2. cela est de moins en moins vrai quand on sait que les banques centrales émettent de la monnaie en échange d’obligations pourries ou de dollars créés à leur tour!

  5. les usa exigent de l’europe qu’elle fasse les m^mes erreurs qu’eux :

    http://www.reuters.com/article/2011/09/16/us-eurozone-idUSTRE78B24R20110916

    http://www.reuters.com/article/2011/09/16/us-eu-markets-liquidity-idUSTRE78E49A20110916

    à lire en parallele :

    http://www.marianne2.fr/Qui-veut-la-peau-des-banques-francaises_a210337.html

    « D’autres ont un avis plus tranché, comme Denis Kessler, qui note que n’importe quel prétexte est bon pour déstabiliser la monnaie européenne. Et prévient : « Il existe une guerre qui ne dit pas son nom, pour le droit seigneuriage, entre le dollar et l’euro. L’Amérique défendra son privilège de battre la monnaie internationale « 

    1. Ce ne sont pas des erreurs, c’est juste la stratégie de Wall Street… Affaiblir l’europe pour lancer une gigantesque OPA à moindre coût…

  6. Les bourses poursuivent toujours la hausse ce matin. L’action des banques centrales va permettre d’éviter un choc bancaire. La réunion de l’ecofin va rassurer sur la volonté de maintenir la Grèce dans la zone euro. Dimanche les spéculateurs vont tourner leur veste. Lundi l’apocalypse financier ne sera plus qu’un mauvais souvenir pour les uns, un espoir brisé pour les autres. L’Europe politique va sortir renforcée de cette crise. C’est sans doute la seule bonne nouvelle de toute cette histoire.

    1. Que se passera-t-il le 15 octobre, quand on verra que les promesses grecques d’une amélioration des recettes fiscales n’auront en rien été tenues et que la Grèce demandera à nouveau de l’argent en émettant des obligations?

  7. Aux quelques uns qui trouvent rasoirs, des questions, sur, ce qui leur semble, devrait deja etre compris de tous.Le blog de paul Jorion n’a pas demarre avec 60 000 visiteurs,bloggers etc(c’est ca les derniers chiffres?)et que forcement il y a continuellement des gens qui prennent le train en marche(ce qui est une tres bonne nouvelle pour le blog) et que par exemple (la grece n’ayant pas encore fait defaut),la presse ne balance encore pas du CDS a longueurs de journaux televises,mais des que ca va commencer eh bien des gens qui ont vu Jorion chez Taddei et qui l’on trouve interressant par exemple vont venir chercher a en savoir un peu plus et c’est bien le but du truc?je prend les CDS en exemple, mais ca peut etre un autre evenement sur les banques par exemple une faillite. Et merci a ceux qui disent et redisent avec patience meme PSDJ devient pedagogique(humour)

    1. C’est vrai qu’un site aussi pédagogique que le
      « without the hot air » sur l’énergie de David Mc Kay, serait un super truc.
      Il menace de démissionner du comité anglais où il siège si le gouvernement ne met pas en ligne cet automne comme prévu les chiffrages des différents scénarios, qui sont libres pour l’instant sur le site du ministère britannique ou ce genre de site
      (n’ai pas mis au point tout dans cette affaire)

    2. Ceux qui prennent le train en marche, ça fait 4 ans qu’ils auraient du acheter un billet et il ne me semble pas que ce blog soit le seul endroit où l’on cause de tout cela. heureusement d’ailleurs sinon bonjour le totalitarisme !

  8. Des accords entre banques centrales afin d’approvisionner en urgence les banques commerciales européennes en dollars…

    Ce n’est pas une surprise, lagarde avait déjà préparé le terrain et les esprits pour que cette opération trouve une justification aux yeux de tous…
    Comme quoi, le choses n’arrivent pas par hasard… c’était écrit

    1. Je pense qu’on devrait sur ce blog discourir un peu d’autre chose, on y tourne en rond.
      Je préférais quand Monsieur Jorion se laissait aller à autre chose que l’économie, c’était instructif et formateur à en redemander.
      Monsieur Leclerc j’aime votre style mais ne voulez vous pas changer un peu de sujet ?
      Ceci pour vous dire que je me fiche de ce qu’il va advenir car je ne crois pas une seconde en l’espèce humaine mais je sais que je m’adapterais.

      Allez vous me censurer ou laisser cette fois intacts mes propos ???

      1. L’humanisme n’est pas mort, il dort,
        il n’est pas de mode dans un monde zapping et écrans et c’est bien ce qui nous manque car si la technique a fait d’énormes progrès elle a laissé l’homme sur le bas côté.
        L’humanisme au lieu du tout marchand, j’en rêve au lieu d’entendre toujours les mêmes sornettes sur la compétition la croissance la dette.
        C’est des rêves d’absolu, une toute autre nourriture, et un tout autre monde.
        Je m’adapte, je regarde de mes nuages les abeilles ouvrières au sein de la ruche sachant pertinemment que mes rêves ne sont pas les leurs.
        Je sais que si des millénaires n’ont pas changé l’espèce humaine, ce n’est pas une crise économique de plus qui la changera.

      2. @ liervol
        Vous écrivez :
        « …je ne crois pas une seconde en l’espèce humaine… »
        Et plus bas :
        « L’humanisme… j’en rêve… »
        N’y a-t-il pas là une petite contradiction ?

  9. Je ne parviens vraiment pas à me faire une idée sur l’impact d’un effondrement éventuel de l’euro ou la sortie de la Grèce, sur le pourquoi de son non-effrondement ou de son effondrement, sur l’organisation possible de l’euroland et l’état d’esprit de l’Allemagne (ses dirigeants, ses intellectuels, son peuple), sur les moyens d’une démocratisation rapide (car les temps pressent, il me semble) d’un espace commun élargi, sur le(s) réel(s) intérêt(s) de cet espace ou les conditions à remplir,… Mais j’ai le sentiment que ça avance, ce qui est à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant car si rien ne change, tout va pour le piere; inquiétant car je ne parviens pas à me faire une idée précise sur où on va, où on peut aller, et comment.
    Sauf accident, j’irai voter Montebourgà la primaire PS, en attendant.
    Ce blog fait avancer l’information (et aussi la réflexion) sur toutes ces questions et le jour où j’y verrai vraiment plus clair, ce sera sans doute grâce à lui. Je vous dis, aujourd’hui, un merci général, en attendant.

    1. Ne vous inquiétez pas, Montebourg, lui, n’a rien compris non plus,
      faisant hier d’Obama le modèle de l’action pour réguler les banques…
      Ses petits copains politiciens sont encore plus accrochés au système
      et avides d’arriver à la table du caviar avant que la révolte y metteun grand coup de pied.

      1.  » …avant que la révolte y mette un grand coup de pied.  » Je serais bien curieux de savoir qui , dans ce blog , irait se révolter c.à.d. la rue et la castagne . Ceci n’appelle évidemment aucune réponse . En attendant , puisqu’un homme averti en vaut deux :
        Après les émeutes de Londres,le commissaire Nick Sedgemore a bien résumé les choses, déclarant :« Cela ne nous dérange pas de criminaliser une section de la société. »

  10. Quand je parle avec des dirigeants asiatiques, des gens sérieux qui savent de quoi ils causent, j’entends que l’euro est foutu, que l’Europe est entrée dans une période de décadence.
    Peut-on leur prouver le contraire??

      1. Ando.
        Un doute m’habite :
        http://www.lepoint.fr/insolite/les-preservatifs-chinois-trop-petits-pour-les-sud-africains-selon-un-juge-16-09-2011-1373993_48.php
        « Le juge Sulet Potterill a donné raison à cette société au motif que les préservatifs made in China étaient trop petits, de mauvaise qualité et non homologués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), précise le quotidien.

        Avec 5,38 millions de séropositifs pour une population de 50 millions, l’Afrique du sud a le plus haut taux d’infection HIV au monde. »

    1. @germanicus
      Répond leurs FUKUSHIMA , je crois que là ,les gens sérieux qui savent de quoi ils causent , y réfléchiront à deux fois . Par contre le discours plus haut sur gauche droite centre et ses extrêmes est navrant , des oppositions d’idées oui ,mais pas de classement digne de la révolution ou montagnard ,plaine , sans culotte , girondins, jacobins on amené la Terreur en oubliant le peuple

  11. Enfin je rêve peut être mais il m’a semblé comprendre que la FED se mettait a fournir des liquidités illimitées aux banques européennes bce; banques centales et ce jusqu’en décembre pour permettre aux banques de se fournir en liquidités. Dans ces conditions comment une banque pourrait elle faire faillite en europe?
    Et sur ce ces memes banques peuvent continuer a acheter des emprunts grecs, italiens ,espagnols,etc en tout cas a court terme ca peut leur rapporter. C’est sans doute ce qui va se passer nous allons sauver les banques et l’état grec va se désendetter quand l’inflation sera supérieure au taux de ses obligations.. Les banques vont améliorer leur bilan en prêtant moins aux entreprises et plus aux états, ca me semblerait judicieux de leur part vu qu’elles sont déja gavées d’obligations d’état donc en gros c’est l’économie réelle qui est en danger pas les banques.
    POurquoi ai-je l’impression de dire des anneries?

  12. @ François et JA

    Une « task force » a également été envoyée par l’Union européenne à Athènes

    Peut on en savoir plus sur la composition de la « Task Force » et sur le CV des ses membres ?

  13. La task force est constituée de 25 experts de la Commission et des États membres, présidée par Horst Reichenbach, vice-président de la BERD et ancien directeur général à la Commission. Parmi les noms révélés figurent Jörgen Holmquist (ex directeur général « Marché intérieur ») et David Wright (directeur général adjoint « Marché intérieur et Services »).

    1. Ce sont donc bien les banques qui ont le pouvoir.
      Merci de me répondre, Monsieur Leclerc, à une question précédente.
      Et protègent leur richissimes clients. Cela va de soi.

  14. Suis je le seul à faire une analogie, sur le fond, entre la crise des « subprime » et celle de la dette souveraine ?
    Ne faut-il pas se rappeler du tout début de la crise pour tenter de dégager un patron qui éviterait de partir dans tous les sens, hypothèses largement complexifiées en 4 années de propagande politiquede toute sorte ?
    Car en fait, (SCHÉMATIQUEMENT, je précise pour simplifier et éviter la réponse du « oui mais c’est plus compliqué que ça… ») dans les deux cas, il s’agit de prêts octroyés à des entités qu’on savait insolvables, en ayant soi-même l’outil de faire varier des taux d’intérêt progressifs à volonté ?
    Si quelqu’un a envie de réfléchir avec moi :
    Si je suis dans le vrai, pourquoi les banques US ont-elles augmenté, si subitement, les taux d’intérêt de ses prêts en cours, sans raison apparente, dès la mi-2007, sachant les ravages que cela causerait, non seulement auprès des particuliers et des entreprises, mais aussi des entités étrangères qui ont achetés des produits financier « dérivés » contentant ces dettes à très haut risque ?
    Quelle a été la raison circonstancielle qui a valu cette soudaine augmentation des taux, la sachant dévastatrice ?
    La chute des prix de l’immobilier ? Non, c’est justement la conséquence au risque de défaut de paiement des emprunteurs…
    La crise de liquidités ? Non plus, c’est aussi une conséquence…
    Hypothèse :
    Si ce chaos avait été sciemment voulu pour permettre, dans un premier temps, à la FED de baisser ses taux d’intérêt et enchaîner sur les QE qui donneraient aux banques US une source de liquidités, en $, quasi illimitée ?

    1. Les cartes commencent à se dévoiler, la guerre économique que les US/UK nous mènent depuis qu’ils sont ruinés se précise, ils ne veulent aucune taxe sur les transactions, comme nous font les Anglais en Europe depuis déjà bien longtemps dès que l’on veut réglementer, mais qu’on endette les contribuables, là ils sont d’accord!

      http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=6e3ea7a3918d9a68c4c7b74e7c49d549

      Quand on parle d’oligarchie, de marchés, de ceux qui décident vraiment etc, il faut comprendre capitalisme financier anglo-américain, l’étude sur les Corporates publiée ici le démontre s’il restait encore quelque chose à prouver à ceux qui arguent que c’est de l’anti-américanisme primaire de penser ainsi…

      1. ah ça, c’est sûr, que guillotiner louis 16, n’a pas favorisé la continuité en politique étrangère depuis. l’angleterre elle…

        m’enfin aller répéter qu’il serait important pour nôtre civilisation de faire invalider le traité de paris de 1763, vous passerez pour un frustre dégénéré fascisant.

        pourtant charles, un jour au québec, … meuh non, non, on va fêter trafalgar,

        aller tiens, merde à vôtre reine les anglos, cordialement entendu.

  15. Je ne crois pas à la mort du capitalisme du fait que sa seule existence devient aujourd’hui de plus en plus problématique. Je ne crois à l’effondrement sur lui-même, si on ne lui donne pas un petit coup de pied au luc, les pires destructions peuvent être aussi un moteur pour lui!

    1. Non, Tchoo. Erreur grave.

      Le communisme est né grâce à l’abus de pouvoir des rois russes.
      Les progrès sociaux sont nés en France de la Révolution et, plus récemment, de la ré-émergence du front de gauche après-guerre.
      La victoire du capitalisme ne date que des années 80. Ce qui lui a permis de tuer le communisme symbolique de l’URSS.

      Vois donc à quel point le capitalisme peut se faire museler surtout lorsqu’il est poussé à l’extrême.
      Révise Roosevelt et reviens.

      1. Né d’un abus de pouvoir?
        C’est vrai que l’autocratie russe bloquait l’évolution vers un régime parlementaire. Mais en même temps, le pays se développait, se modernisait à grande vitesse, la modernisation politique n’était qu’une question de temps.
        La Grande Guerre a brisé cet élan, 1917 vit l’effondrement de l’Etat, et partant, de toute la société.
        Le communisme dans sa version soviétique a surtout pu naître grâce au vide crée par l’effondrement du régime tsariste; sinon, il serait resté une secte violente mais marginale.

        Je me demande ce qui en ressortira, si demain le système bancaire se grippe complètement.
        Probablement beaucoup de sauvagerie.

    2. probable en effet qu’il n’y ait pas d’effondrement complet mais simplement ralentissement et forte instabilité, ce qui n’exclut pas des avancées sociales. nos sociétés évolueront à travers lui, non contre lui.

      cette victoire semblait inévitable tant les philo-socio-économistes du début de l’ère industrielle s’attachaient à remettre en cause les progrès issus d’un saut technologique sans précédent et bénéfique. alors dans une optique de ‘faire encore mieux’ ou de ‘c’était mieux avant’ il n’en reste que la plupart se sont fait déborder par leur vanité.

      les libéraux surent rester plus sobres en se contentant d’une gestion a minima, et à présent seules leurs lignes de fracture sont pertinentes.

      ceux qui souhaiteraient s’en convaincre peuvent lire la critique de marx à proudhon ou de hayek à keynes. si brillant soit-on, et là on ne peut contredire le sieur hayek (charité bien ordonnée…), reste qu’il est plus sage de partir de ce qui a déjà été réalisé, considérant que le hasard serait Dieu qui se promène incognito…

    3. En attendant le communisme n’est pas mort non plus
      et on pourrait dire plus exactement que c’est lui qui tient les cordons de la bourse

      Les chinois ont appliqué le principe de Lénine jusqu’au bout
      ils ont vendu la corde pour pendre le capitaliste et il lui ont même refilé un crédit.

      Enfin la chine c’est loin, ce n’est pas facile de comprendre leurs principes démocratiques.

  16. C’est bien ce je voulais dire ou écrire.
    Le capitalisme de s’effondrera pas de lui-même si nous le poussons pas.
    Ces plus fervents bénéficiaires ont plus d’un tour dans leur sac!.

  17. Il va falloir prendre le pouvoir un jour ou l’autre et ca ne pourra pas se faire dans la douceur, les élections sont une mascarade les syndicats ressemblent

  18. Le filet se resserre. Les gouvernements, les institutions financières et autres politiciens savent exactement où se cache la vraie valeur. Et cette dernière ne se trouve aucunement en ces devises papier imprimées sans relâche.

    Cela ne signifie certainement pas grand-chose aux yeux du citoyen Européen ou Américain moyen. Mais si vous avez quelque peu suivi les évènements s’étant produits ces dernières années, il devrait vous sembler clair que les économies Européenne et Américaine voient planer au-dessus d’elles la menace d’un effondrement financier potentiellement permanent. Ce matin, la directrice du FMI, Christine Lagarde, demandait aux hommes politiques de se tenir prêts à prendre des actions supplémentaires afin de supporter l’économie, même si ces dernières nécessitent la prise de mesures non-conventionnelles.
    La nouvelle tendance des politiques bancaires Autrichiennes (et probablement de l’Europe en général) suggère que certains partis tentent de s’accaparer le contrôle des achats et acquisitions personnelles d’or et d’argent comme refuges financiers. Ceci devrait être aperçu comme un signal d’alarme par les Européens, voire même les Américains.

  19. Samedi 17 septembre 2011 :

    « Va-t-on rester dans une logique de divergence ou enfin aller vers une solution viable ? Le projet d’euro-obligations ne semble pas être dans les cartons dans l’immédiat, il faut donc des avancées sur l’élargissement des compétences et des moyens du fonds européen de solidarité », juge Andrea Tueni, analyste chez Saxo Banque.

    Mais l’Europe continue à se distinguer par ses atermoiements. La Finlande exige des garanties d’Athènes avant de verser le moindre euro, ce qui incite d’autres pays à faire de même, au risque d’annuler le plan d’aide pour le pays. La Slovaquie a annoncé qu’elle n’adopterait le traité élargissant les compétences du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qu’en décembre et l’Autriche dit préférer une faillite de la Grèce à un sauvetage trop onéreux.

    Autre démonstration du manque d’avancées sur le sujet, la zone euro a décidé de reporter à octobre toute décision sur le versement d’une nouvelle tranche de prêts dont le pays a impérativement besoin.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-bourse-de-paris-place-tous-ses-espoirs-dans-les-grands-argentiers-europeens-bcea08e8a3cb17043b9f9edf3b335bed

Les commentaires sont fermés.