STEVE JOBS EST MORT

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

J’ai acheté mon premier ordinateur, un ZX81 de Sinclair, en 1981. On le connectait à un écran de télévision. Qui s’ouvrait parfaitement blanc. Si l’on ne savait pas utiliser le langage BASIC inscrit dans la machine, rien ne se passait. Il fallait programmer tout ce qu’on lui demanderait de faire. Les premiers ordinateurs utilisant le système d’exploitation MS-DOS de Microsoft fonctionneraient sur le même principe. Là aussi c’était un dialecte du BASIC : GW-BASIC qui vous permettait d’avancer. Puis vinrent les logiciels dont il suffisait de suivre les instructions, que Microsoft continuerait de vous permettre – jusqu’à aujourd’hui – de bidouiller par vos propres moyens à l’aide d’un langage de programmation, le Visual-BASIC qui existe toujours dans les coulisses du tableur Excel, du traitement de texte Word, ou de la base de données Access.

Le centre de recherche de la compagnie XEROX à Palo Alto, au Sud de San Francisco, avait adopté une toute autre approche : développer l’ordinateur personnel dans une voie qui permettrait son utilisation par quelqu’un qui ignorerait complètement la programmation. XEROX PARC (Palo Alto Research Center) ne fit aucun usage de son expérimentation d’un ordinateur personnel amical à son utilisateur, ce rôle reviendrait à Steve Jobs (1955-2011) et à son compère Steve Wozniak qui firent de la philosophie XEROX PARC le principe-même des premiers Macintosh produits par la compagnie Apple qu’ils fondèrent avec Ronald Wayne.

Si la bécane utilisant le système d’exploitation MS-DOS de Microsoft était par définition une boîte que l’on ouvrait pour aller y installer des composants supplémentaires qui en développeraient les capacités, là aussi Apple adoptait la démarche inverse : le boîtier du Macintosh était scellé : Jobs et Wozniak avaient déterminé par avance ce dont vous auriez besoin et votre pouvoir de négociation s’arrêtait là. Le côté positif de la chose était que pour prévenir votre frustration éventuelle, les deux compères s’évertuaient à aller au devant de vos désirs, en insérant dans leurs machines des cartes graphiques d’excellente qualité par exemple. C’est cela qui continuerait de constituer la spécificité de la démarche de Jobs : vous épater par le fait d’« y avoir déjà pensé », avant même que l’idée ne vous effleure personnellement. C’est cette préscience que l’on retrouverait successivement dans l’iPod, l’iPhone et l’iPad. Qui a besoin d’un téléphone qui prenne des photos, qui vous permette de filmer, de prendre des notes, d’accéder à l’internet ? Personne bien entendu… à moins… à moins que ?

Je lis aujourd’hui que l’industrie informatique aurait conçu de toute manière un jour ou l’autre les produits dont Jobs inventa le concept. C’est possible. Mais quand ? N’a-t-il pas fallu un certain temps avant que les inventions sur le papier de Léonard de Vinci ne voient le jour ? Les visionnaires nous indiquent les raccourcis. Avec un peu de chance ils nous évitent aussi bien des morts inutiles. Merci M. Steven Paul Jobs.

Note trois jours plus tard (9 octobre à 17h20) : La plupart de ceux qui ont lu mon billet ont compris qu’il s’agissait d’un texte de « geek » à l’usage de « geeks ». D’autres ont commenté : « Jobs, c’est capitalisme, consumérisme et compagnie. Point barre ». Je n’ai pas répondu à ces derniers jusqu’ici, parce qu’il s’agit d’une autre histoire que celle à laquelle je m’intéressais.

Je sais que ceux qui disent « capitalisme, consumérisme, etc. » me répondront : « On ne peut pas dissocier les deux ! » Je comprends leur point de vue mais je leur dis ceci : « iPod, iPhone, iPad, ce sont des aboutissements, trente ans plus tard. On aime ou on n’aime pas, mais ce qui comptait, c’était l’inspiration. Être en prise avec son époque, avec l’espèce à laquelle on appartient sur la planète où on est, c’est cela l’essentiel. Et là, il était certainement sur la bonne longueur d’ondes ».

So long ol’ pal.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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267 réflexions sur « STEVE JOBS EST MORT »

  1. « le boîtier du Macintosh était scellé : Jobs et Wozniak avaient déterminé par avance ce dont vous auriez besoin et votre pouvoir de négociation s’arrêtait là »

    Ce qui fait qu’Apple est à vomir.

    1. Quand vous achetez une cafetière ou un micro-onde, vous les customisez vous-mêmes ?

      Les Mac Pro continuent à être des ordinateurs dans lesquels vous pouvez insérer des composants externes, comme le furent bon nombre de Macs en cours de route. Le seul reproche valable me semble être celui concernant les batteries inamovibles des derniers joujoux portables qui limitent intentionnellement leur durée de vie, ce qui a toujours été la grande force d’Apple (dans les années 80-90, j’ai gardé certains modèles pendant plusieurs années sans qu’ils soient obsolètes. Les possesseurs de PC ne pouvaient pas dire la même chose).

      1. Cette comparaison est ridicule. Quand j’achete une bibliotheque, j’aime pouvoir mettre dedans les livres que je veux et pas ceux prévus uniquement par son fabricant.
        Quand j’achete un PC, j’en fais ce que je veux, du Microsoft si ca me plait, du libre si je prefère. et je peux même mettre les deux ! C’est fou non ?

      2. Ce qui est « fou » de toute évidence, c’est que vous n’avez jamais eu un Mac entre les mains. Pour votre info, vous pouvez faire tourner depuis (presque) toujours Windows sur un Mac, le booter sur Linux, utiliser TOUS les logiciels qui tournent sur PC, etc. En revanche, ce qui n’a JAMAIS été possible, c’est de faire tourner une grande partie des applis MAC sur PC. Pourquoi croyez-vous que toute la MAO, CAO et CAO se fait sur Mac ?

        Le « Apple bashing » est à la mode. Encore faut-il savoir de quoi l’on parle.

      3. Troll on :

        Mea Culpa, Steve Jobs était un saint : les employés de Wintek Corp lui elevent une statue géante.

        Que pensez-vous du concept de l’appstore ?

        Je ne remets pas en cause la technologie Apple, c’est son concept du tout controle qui est insupportable. Ses produits, ses dérivés, son fascisme consumériste, le culte de la personnalité ou de la marque trés peu pour moi.
        C’est une secte légale en somme, c’est effrayant.

        Bon point pour lui, il n’a pas créé Facebook… On ne peut pas avoir tous les torts

      4. « Pourquoi croyez-vous que toute la MAO, CAO et CAO se fait sur Mac ? »
        J’ai développé dans le domaine graphique CAO, PAO. Choses que le Mac permettait facilement et qui étaient autrement plus coûteuses et pénibles sous d’autres environnements où il fallait perdre son temps à bidouiller plus que développer.
        La qualité et la cohérence de l’interface graphique (WYSIWYG) y est pour beaucoup, N’oublions pas aussi le partenariat avec Adobe pour les imprimantes PostScript, et l’aventure NeXT avec display PostScript, revenu transformé dans le giron d’Apple : Mac OS-X, Quartz…

      5. Je suis d’accord avec Julien, Windows est pire que Mac…mais moins cher, certes. Le mieux étant Linux. Après avec Apple on est obligé de parler de machines, car c’est un concept tout en un, et là au niveau qualité c’est top rien à dire.

        Ce qui m’insupporte chez Apple, c’est tout le reste en fait : iphone, ipad etc bref tout ce qui a rapporté énormément au génie du Marketing qu’était Jobs, et après tout il aurait eu tort de ne pas profiter du pigeon consommateur moyen !

      6. « Pourquoi croyez-vous que toute la MAO, CAO et CAO se fait sur Mac ? »

        En CAO, partout où je suis allé, c’était toujours sur PC puissant, que ce soit Solidwork, Catia ou Autodesk…

        Apple c’est du marketing efficace et de bonnes idées d’ergonomie vite copiées, un peu comme certains achètent une Merco, parce que c’est d’la marque et c’est joli.

        Mais ne désespérons pas, nous avons notre Steve Job national :
        http://blog-economique-et-social.blogspot.com/2011/10/quand-le-gouvernement-enfonce.html

      7. Si on pouvait ouvrir plus facilement la cafetière ou le micro-onde on pourrait les réparer au lieu de les jeter. C’est déjà un point important (même s’il est devenu plus « rentable » de fabriquer en Chine que de réparer.)

        En suite que diriez vous si le choix d’une marque de cafetière vous contraignait à choisir un marque de café (et il se trouve justement que ça vient d’arriver) ou que le choix d’un micro-onde restreigne sensiblement les produit congelés compatibles?

        Notez bien qu’il serait tout à fait possible qu’un fabricant:
        – conçoive des fours à micro-onde nettement plus user friendly où il ne serait pas nécessaire de régler la durée de cuisson ni la puissance.
        – choisisse les produits congelés compatibles avec ses fours, applique des règle plus sévères que celles des lois en vigueur pour ce choix et assure ainsi au clients de sa marque une « user experience » au dessus de la moyenne.

        L’expansion de la micro-informatique s’est faite d’une manière très différente de celle des produits d’équipement ménager:
        – la production des machines et des programmes (logiciels) par la même entreprise pose plein de problèmes
        – le « constructeur » de la machine est amené à acheter la quasi-totalité des composants à d’autres entreprises
        – on ne sait pas évaluer à l’avance l’adéquation d’un logiciel à ses utilisateurs (au sens où le constructeur peut chiffrer les avantages et inconvénients d’utiliser l’un ou l’autre des composants disponibles alors qu’il échoue toujours à évaluer le coût de développement d’un logiciel et presque toujours à en évaluer les avantages)
        – la compatibilité entre la part de logiciel fournie par le constructeur (Unix, Widows, etc) et les application est un vrai cauchemar (j’ai eu l’occasion d’être d’un côté puis de l’autre et finalement un simple utilisateur.)

        Le rôle d’Apple dans la conception, la fabrication et la commercialisation d’un téléphone portable n’a pas grand chose à voir avec celui d’Henry Ford dans la conception, la fabrication et la commercialisation de la fameuse Ford modèle T.

        Alors que les « ordinateurs IBM » (gros ordinateur central) auraient été bien adaptés à l’URS il est tout à fait évident que le micro-ordinateur (ou ordinateur personnel – Personal Computer) y était totalement inconcevable (posséder une machine à écrire y nécessitait une autorisation.) Le premier micro-ordinateur a été conçu en Europe (en France, chez Bull) mais ça n’avait rien à voir. L’opulence dans laquelle les Etats Unis baignaient à l’époque a indiscutablement beaucoup facilité les choses mais à mon un humble avis il y a fallu plus que ça…

      8. sans être un fin connaisseur, j’ai utilisé il y a une quinzaine d’années les macintosh LC (c’était mon premier ordi), et je me souviens, en fouillant un peu, qu’il y avait des fichiers microsoft pour pouvoir faire tourner windows (c’était la version antérieure à windows 95) sur le mac.

        C’est une idée de génie d’avoir su créer une interface pratique, accessible à l’aide de quelques clics seulement…c’était un pionnier…

        toutefois, le marketing apple n’est pas ma tasse de thé, et l’innovation du genre ipad, je la ressens plus comme un gadget qu’autre chose…

      9. Les seuls reproches valables sont celui du tarif, prohibitif, de l’armac totale, et celui de la durée de vie des portables, quoique les pc ne durent pas beaucoup plus longtemps.

      10. Pour poursuivre la remarque xas, cela m’etonne un peu que l’on ne remette pas ces technologies dans un contexte sociologique. Il y avait un truc pour les riches, le mac, un truc qui fait a peu pres la meme chose pour les classes moyennes plutot confortable et rien du tout pour les autres. Il y a toujours la machine de Turing pour ceux qui veulent reflechir. L’open source est dans les mac maintenant mais je n’ai pas l’impression que ce soit le modele apple qu’il l’ai develloppé.

    2. Non, ce n’est pas à vomir, c’est une démarche « produit » qui a fait son succès, à opposer à une collection d’outils pour geeks-bricoleurs.

      « Les gens peuvent choisir n’importe quelle couleur pour la Ford T, du moment qu’ils choisissent noir » ( Henry Ford )

    3. Je n’achèterai certainement jamais un MAC non plus. Ils sont devenus compatibles récemment seulement, depuis 2007, donc maintenant ils peuvent faire tourner M$ mais bon.

      Et sinon j’utilise VIM, tandis qu’EMACS c’est pourri 🙂

      1. Émulateur qui ne permet en rien de profiter de la quintessence du matériel et qui, s’il n’existe pas sur pc (en réalité l’installation de mac os est tout à fait possible, soit en direct soit en machine virtuelle et ce depuis aussi longtemps que sur mac du moins en virtuel) est la faute d’Apple qui interdit l’installation de son système d’exploitation ailleurs que sur un « mac ».

        Depuis maintenant qq années les apple sont matériellement strictement identiques aux pc et en reprennent toutes les technologies. Il est possible sur les deux plate forme d’installer simultanément macos et windows.

    4. @ Koba
      Vôtre réaction me semble stupide, ridicule et déplacée !
      Les machines non Apple sont différentes et vous les préférez, très bien, libre à vous, comme à tout un chacun.

      Pour autant j’ai un peu l’impression que sans l’obstination de Steve Jobs à imposer une certaine charte pour les logiciels Mac et à garder le monopole sur le hardware du Macintosh, nous n’aurions pas ces machines assez uniques quant à leur soucis de perfection et de raffinement.
      Un peu comme si ils n’étaient pas que de simple ordinateurs, que de simples smartphones.
      Maintenant visiblement un certain nombre de personnes apprécient, le succès d’Apple est d’ailleurs là pour le démontrer. Sans compter leur place incontestable dans les arts graphiques.

      J’ajoute, compte tenu des réactions qui se manifestent actuellement, qu’il est assez rarissime qu’un patron d’entreprise soit à ce point admiré au même titre que son produit ! C’est assez étonnant !
      Que certains aspects du concept soient critiquables, c’est certain, néanmoins ces produits et cette entreprise sont particuliers.
      Et concernant l’aspect économique, Apple n’échappe pas aux règles du marché mais en même temps cela ne me semble pas surprenant.
      Think différent !

      1. non c’est pas une question de différence c’est une question de secte, soit *n*x, win ou mac
        inutile d’attendre une once de réflexion de ce fil (y compris ce commentaire)
        l’informatique personnelle d’aujourd’hui est devenue aussi abrutissante que les pires programmations de téléréalité. cet outil ne nous appartient plus en propre.

        chacun a ses faux arguments, moi aussi je faisait de la mao (ces acronymes à deux balles ça fait toujours classe) sous atari avec le pro24 prédécesseur de cubase les expandeurs d’alors c’était le fb01 ou le mt32 et à l’époque le mac …
        aujourd’hui reaper est porté sans problèmes sous osx.

        le mac, jamais compris ce discours ébahi sur « l’ergonomie qu’elle est super mieux sous mac alors qu’ailleurs c’est tout pourri », les mêmes qui tiennent ce discours s’empressent d’installer office sur leur bécanne, salut l’ergonomie! tu va bien? allez no comment.
        ha oui mais non mais c’est plus qu’un outil c’est un objet noble, un objet d’art et bla et bla.
        un pompe à fric comme le reste et c’est tout.

        tout ça est de l’hypnose consumériste, elles nous ont bien dressés a aboyer toutes ces boites.
        ces discussions ne servent à rien, sinon de croire encore une fois qu’on est les plus malins et qu’on est du « bon » côté avec notre matos; c’est assez pénible en fait, surtout si on veut changer le monde.

        à l’époque du zx81, l’imagination avait le pouvoir, aujourd’hui c’est foupoudav …
        et l’interface métro, ça l’fait ou quoi, c’est mieux C ou C++, java ou C#
        misère de la pensée que tout ça me dis-je.

    5. Que l’on soit pro Microsoft, Apple ou Linux ce qui a fait avancer le Schmilblick c’est que tout le monde a travaillé et a essayé d’ajouter des différences et des nouveautés pour le résultat que l’on a aujourd’hui ! Vi est très bien mais pour le secrétariat c’est indapté pour le moins et on pourrait en être resté là ! En tant qu’informaticien je dois utiliser les 3 et ils ont tous des défauts et des qualités.

  2. Mon Dieu le ZX-81 ! Notre premier micro. 1000 F à l’époque. 10Ko de mémoire pour tout le système. Une petite imprimante thermique pouvait en imprimer toutes les lignes d’instructions (en assembleur Z80). Ca faisait un ruban d’une demi-douzaine de mètres. On pouvait comprendre comment c’était écrit. Des trésors d’optimisation logiciels pour que tout tienne à l’intérieur d’une petite EPROM. Quel souvenir !

    1. et qu’on recevait en pièces détachées! Le zx, c’était l’apprentissage de l’informatique et de l’assemblage!! Fer à souder indispensable!

    2. Et encore plus nostalgique, là le Junior computer ou encore
      (100 balles qu’il y a personne de BERIC sur le blog)
      et son ancêtre KIM1,
      ah les débuts du MOS, le 6502.
      Notez que le temps de démarrage était de zéro seconde !
      (tout dans l’EPROM même le basic dans les bon cas).
      Avouerai-ja avoir fait un crible d’Erathostene en hexadécimal ? A5 FF, A0 10, etc.

  3. A mon humble avis, votre dernier paragraphe est assez contestable:

    « Je lis aujourd’hui que l’industrie informatique aurait conçu de toute manière un jour ou l’autre les produits dont Jobs inventa le concept. C’est possible. Mais quand ? N’a-t-il pas fallu un certain temps avant que les inventions sur le papier de Léonard de Vinci ne voient le jour ?  »

    En effet, Steve Jobs n’a techniquement parlant rien inventé. Comme vous le signalez, il a exploité les résultats des recherches de Xerox ( souris, « bureau », réseau, programmation orientée objet etc. ). Le concept de tablette existait depuis longtemps, ainsi que la musique en ligne. Son génie visionnaire aura été de créer les bons produits/services au bon moment, associée à une démarche qualité irréprochable.

    D’autre part, je ne crois pas qu’une seule des inventions sur papier de Léonard de Vinci a jamais vu le jour ? Si oui, laquelle ?

    1. à « Cadavre exquis »
       » Léonard de Vinci né à Vinci le 15 avril 1452 et mort à Amboise le 2 mai 1519, est un peintre italien et un homme d’esprit universel, à la fois artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain.
      Yen a long sur Wikipedia…

      1. Sans vouloir relancer une énième fois le sujet, sur ce type de questions délicates ( l’histoire des inventions techniques), la fiabilité de Wikipédia est proche de zéro.

  4. J’utilise toujours mon vieux HP 200lx, en tant que liseuse… cette machine peut se connecter sur l’ADSL en plus, elle date des années 90.

    Je me demandais si le Qbasic ne devrait pas être enseigné à l’école… nous avions de mon temps d’immenses ordinateurs enfermés dans des armoires avec des terminaux au curseur vert clignotant, – et mon père programmait en FORTRAN sur des cartes à trou. N’empêche que c’est le même dialecte que le BASIC.

    Dans les écoles de l’Est en Pologne en tout cas, on enseignait le DOS à tout le monde ! c’était quand-même un enseignement génial.

    Au sens linguistique, la programmation est une fonction performative du langage, puisque tout y est « exécuté », ou un langage qui se traduit en faits immédiatement. Puissance du verbe.

    Le HP 200lx m’aura beaucoup apporté puisqu’il est l’occasion de développer des algorithmes pour moi donc voilà c’est plus que ne saurait le faire toute machine moderne.

    A lire :

    http://www.cryptonomicon.com/beginning.html

    In the Beginning was
    the Command Line
    by Neal Stephenson

    1. Je pense qu’enseigner un langage de programmation (édulcoré, graphique…) à l’école, serait une très bonne chose, je pense que cette approche de résolution de problèmes correspond mieux au fonctionnement du cerveau de l’enfant que les maths.

  5. quiconque a déjà eu un mac sous les doigts comprend qu’avec ces produits on cesse de « faire de l’ordi ». Avec Steve Jobs on a eu véritablement des outils pour faire ce qui nous importe vraiment.
    En revanche, ses ventes d’applications, c’est un truc à gogos: là, il a compris que les gens ne voulaient pas seulement des outils mais aussi des gadgets. Ce qu’il y a craindre, c’est que ses successeurs ne comprennent que la deuxième partie de la proposition…Ce serait le début de la fin…

  6. J’ai fait mes premiers pas sur Thomson MO5 en 1984 et découvert le langage Basic. En 1987, ce fut l’Atari 520 STF, et découverte de la MAO. En 1988, acquisition de l’Apple 2C+… je n’ai plus jamais utilisé autre chose que des Macs.

    1. Comme Paul, j’ai commencé sur un Sinclair ZX-81, puis j’ai chipoté (et bidouillé) sur des Commodore 64, Apple II, Mac 512e… Resté fidèle au Mac.

      1. Ouai!!! Avec les jeux cultes TARGET RENEGADE et DOUBLE DRAGON 🙂
        Ecran monochrome pour avoir la larmette à l’oeil quand on passe le niveau 🙂

        Ceci dit, moi j’l’avais pas, mais mon voisin oui.

    2. J’ai aussi commencé sur les Apple 2c (en 1984) j’avais 11 ans 🙂 c’était juste avant le plan « informatique et liberté » qui mettra les MO5 et TO7 de Tomson dans toutes les écoles 🙂

      R.I.P Monsieur Jobs !

  7. Mon grand étonnement est que Steve Jobs commence à devenir à la mode dans la gestion des organisations. Le manager qui arbitre entre salariés, entre fournisseurs, voire le lieu d’implantation de son usine pour choisir le moins cher a fait suffisamment de dégâts pour comprendre que le dirigeant le plus utile pour son entreprise est celui qui invente le produit qui n’existe pas encore avant tous les autres.
    En clair, on devrait se demander avec la mort de Steve Jobs, pourquoi ces managers ne sont pas aussi nombreux à la tête des entreprises, et quels processus sont à l’oeuvre pour en faire une espèce presque disparue ou en voie d’extinction ?

    1. @ Gribouille

      Les réponses sont connues : le corollaire de Peter et la loi de Dilbert. L’une et/ou l’autre vous permettent de cartographier assez efficacement le monde managérial. Vous pouvez y ajouter une observation reconnue : la tolérance personnelle à la fraude est le ticket d’entrée pour passer le plafond de verre.

      1. Il y a aussi et surtout la capacité à « voir ce qui manque »
        C’ est a dire la capacité a concevoir les vrais possibles, ceux que l’ on peut atteindre.
        C’ est un peut comme de concentrer sur la forme du ciment d’ une construction et ses extensions possibles, plutôt que sur les briques en lévitation.
        Avoir pensé a « tout », c’ est possible si on pense de cette maniere.

    2. Hum: deux réponses possibles:

      1/ La rareté. Il faut des qualités qu’on trouve rarement réunies chez une même personne à ce niveau. C’est comme de dire « pourquoi tous les compositeurs de musique classique ne sont-ils pas « Mozart » (ou autre)? »

      2/ Une raison disons plus structurelle: la domination, en gestion, de l’approche « comptable » sur l’approche « entrepreuneuriale ». La première envisage surtout l’entreprise à travers le prisme des droits de propriété, et il s’agira de « couper » dans la main d’oeuvre inutile (une « charge » donc) pour « optimiser les coûts ». La seconde la considère comme un « pool de ressources », et trouvera un moyen d’utiliser cette même main d’oeuvre (une « ressource » donc), quite à la détourner de sa fonction première, pour développer de nouvelles activités (pas nécessairement dans le même secteur d’ailleurs). Bien sûr, malgré tous les efforts de l’entrepreneur, il arrive que certains business soient irrémédiablement condamnés par un changement de l’environnement global de l’entreprise, mais dans l’immense majorité des cas, il existerait une marge de manoeuvre non négligeable…

      Le « système » est de toute façon conçu pour les empêcher d’exercer leur talent, quand ils en ont (soumis qu’ils sont au contrôle des comptables/des actionnaires) ou pour sélectionner des managers dépourvus de ces qualités (mais doués sur les dimensions de l’absence d’empathie », de  » l’hypocrisie », de l »aisance relationnelle », etc etc…).

    3. Voir mon lien ci-dessous, c’est un Darwinien de babouins et de chimpanzés.

      Les grosses structures deviennent bureaucratiques. Les procédures, les horaires et lieux de travail fixés par une autorité ne peuvent que desservir l’innovation.

    4. FOXCONN ça ne vous dit rien ?
      Steve Jobs, c’est aussi les chinois qui se suicident dans les usines d’Ipad…

  8. Je lis aujourd’hui que l’industrie informatique aurait conçu de toute manière un jour ou l’autre les produits dont Jobs inventa le concept. C’est possible. Mais quand ? N’a-t-il pas fallu un certain temps avant que les inventions sur le papier de Léonard de Vinci ne voient le jour ? Les visionnaires nous indiquent les raccourcis. Avec un peu de chance ils nous évitent aussi bien des morts inutiles.

    Cher Monsieur Jorion,

    Je viens de lire dans le Capitalisme à l’agonie votre passage sur Keynes. Ne pouvons-nous pas faire un parallèle entre Steve Jobs et Keynes, tous deux visionnaires, tous deux inventeurs ? La principale différence entre eux – et elle est de taille ! – est que l’un a inventé des objets, qu’il a pu commercialiser, et que l’autre a inventé un système économique mondial qui, pour sa mise en oeuvre nécessiterait l’accord de tant de gens – qui, pour la plupart, n’en voudraient pour rien au monde, en tout cas dans l’état actuel des choses – que l’inventivité de l’un et l’inventivité de l’autre se heurtent toutes deux à des difficultés, mais de tailles très très différentes !

    En un mot, ma question est : quand, comment, et surtout avec qui, mettre en place le système proposé par Keynes ? Vendre des iPads, ça me paraît tellement plus « facile » ! Peut-être nous faut-il attendre (plus très longtemps apparemment) que le système actuel s’effondre. Mais après ?

  9. Ha!!! le 8080 , Z80 et le sc/mp toute ma jeunesse. J’en pleure encore de ne pas avoir choisi à l’époque le 6502.

  10. Faut reconnaître qu’il était fortiche, le bougre.

    Je passe sur son génie technique, l’article n’est plus à faire.

    Ce qui m’épate le plus est sa réputation de manager infernal et un peu tyran.
    Lui a toujours considéré l’humain comme central, avec ses imperfections et ses traits de génie. Lui n’a jamais cédé aux sirènes soporifiques des techniques managériales neutralisantes et sans visage. Il fallait être soigneusement armé pour lui tenir tête ? Tant mieux. C’était avant tout au service d’une vision, d’un projet toujours novateur. Pas d’accord avec lui ? Ok, quittez la société. Au moins, il ne mentait pas.

    Aujourd’hui, la logique économique dominante veut que les peuples payent pour des erreurs qu’ils n’ont pas commises ou dont ils ont été soigneusement rendus complices sans bien mesurer les conséquences. On leur a menti. C’est autrement plus violent que les coups de gueules de Steve Jobs, non ?

    A tout prendre, je préfère de bonnes prises de bec régulières plutôt qu’une hypocrisie rampante qui finit par vous péter au nez avec fracas, cris et malheurs. C’est plus politique et moins horrifiant à l’arrivée.

    1. A préférer le moins pire on finit par avoir le pire comme unique choix. Il y a bien des « manager » violents verbalement (même physiquement) mais je ne « préférerais » jamais un tel type qui insulte de face à un type qui fait les coups en douce. Ceci dit la réputation de Mr Jobs n’est pas à défendre ou enfoncer, car la réalité je ne la connais pas, n’ayant jamais eu l’occasion de le fréquenter (et je me méfie des médias bien évidemment)

      1. Certes, je me suis peut-être un peu laisser aller sur le clavier.

        Mon propos est surtout de rappeler que l’homme était avant tout et surtout humain et non pas un de ces managers IT interchangeables. Cela n’excuse évidemment pas ces brutalités et ses injustices dont il était paraît-il coutumier (mais tout comme vous je ne l’ai jamais fréquenté).

        Au final, on a sûrement quelques déçus ou traumatisés, c’est vrai.
        Sans doute moins que de victimes de la finance, non ?

  11. Les 2 mondes (Mac et PC) sont séduisant mais il sont aussi à « vomir ».

    Il n’y a pas de choses tranché. On aime ou l’on aime pas c’est tout!

    J’utilise les deux et c’est très bien ainsi!

    C’est toujours dommage quand un esprit brillant s’en va!

  12. Un dicton dit Xerox invente, Apple commercialise et Microsoft réalise les bénéfices 😉

    L’Apple Lisa était autrement révolutionnaire, mais un échec commercial vu son prix. Il (ou elle ?) était inspiré(e) des stations de travail Xerox: invention de l’interface utilisateur avec souris, fenêtres, menus, WYSIWYG… En parlant de Steve Jobs, n’oublions pas NeXT.

    Dommage que vous ne parliez pas des autres langages de programmation et des OS. Lisa et Smalltalk (encore une invention Xerox), Mac et Pascal, puis C, puis C++, puis Objective-C…

  13. @ Julien Alexandre,

    Bonjour,

    Depeche Mode – A Question Of Time, Rock Am Ring
    http://www.youtube.com/watch?v=l2tZUcU1PYU

    I’ve got to get to you first
    Before they do
    It’s just a question of time
    Before they lay their hands on you
    And make you just like the rest
    I’ve got to get to you first
    It’s just a question of time

    Well now you’re only fifteen
    And you look good
    I’ll take you under my wing
    Somebody should
    They’ve persuasive ways
    And you’ll believe what they say
    It’s just a question of time
    It’s running out for you
    It won’t be long until you’ll do
    Exactly what they want you to

    I can see them now
    Hanging around
    To mess you up
    To strip you down
    And have their fun
    With my little one

    It’s just a question of time
    It’s running out for you
    It won’t be long until you’ll do
    Exactly what they want you to

    Sometimes I don’t blame them
    For wanting you
    You look good
    And they need something to do
    Until I look at you
    And then I condemn them
    I know my kind
    What goes on in our minds

    It’s just a question of time
    It should be better
    It’s just a question of time
    It should be better with you
    It’s just a question of time

    « God’s » « Job » beyond Evil’s appearance ?

    depeche mode – sacred (1987)
    http://www.youtube.com/watch?v=u1fDE9ZqHMs

    Tous les chemins mènent arôme ?

  14. En tant que défenseur des logiciels libre, et des standards ouvert, je m’oppose totalement à la démarche de Jobs qui est au contraire totalement fermée et captive.
    Mais ca n’empêche pas le respect.
    Mais il faut reconnaître que c’était un grand homme, et notamment avec l’iPhone il créé un produit de très bonne qualité, audacieux, innovant et qui a permis une mini-révolution : avoir internet dans la poche !

    Merci pour cet hommage.

    1. Il ne vous échappera pas que Darwin, le noyau d’OS-X est Open Source dérivé de FreeBSD. Apple a contribué à corriger des bugs dans FreeBSD.

      1. Non, Fujisan, Apple ne s’est pas contenté de corriger quelques bugs, ils ont fait fonctionner énormément de solutions open source :
        http://www.apple.com/opensource/
        Parfois en les développant en grande partie (exemple : CUPS).

        Quand on voit la façon dont ils ont été remerciés par les libristes (dont on voit un exemple supplémentaire ici), on comprend l’existence de l’Appstore. J’ai eu la même trajectoire après avoir gaspillé des milliers d’heures de travail dans des projets sous licence libre ! Maintenant, je suis chargé d’exploitation sur un parc de 500 Macs et j’aime bien aller au travail. 😛 Par contre ça risque de ne pas durer, sans la vision à moyen/long terme du patron. Désormais, on risque d’avoir à faire face aux marketroïdes idiots conformes aux normes et standards du reste de l’industrie…

      2. Sans parlé de toutes les autres initiatives autour des outils de développement (LLVM/CLang) et du moteur Webkit (utilisé dans de nombreux navigateurs Internet).

        Certes la paternité de ces projets ne revient pas souvent à Apple mais leur mise en valeur elle oui. Nombre d’employés d’Apple travaillent dessus et y amènent leur idées et leur expertise, et ce n’est pas rien.

        Il ne faut pas oublier que de nombreux projets OpenSource trouvent des contributeurs de qualité parmis de nombreuses sociétés dont Apple.

  15. Bel hommage, bien qu’il me paraisse un peu trop consensuel. Y manque à mon sens ne serait-ce qu’une brève évocation de ce que Jobs a pu incarner en terme de concentration de richesse, celle-là même si fréquemment décriée par ailleurs sur ce blog. A moins que la chose soit admissible lorsqu’il est question de « visionnaires »?

  16. L’homme qui aura vendu l’apple one 666 $ et appelé sa marque apple (avec la pomme semi mordue, pour représenter le pécher) ^^.
    Il n’a jamais voulu donner d’explication à ce sujet.

    1. Entendu cet été dans l’émission rendez vous avec x (france inter)

      La pomme semi mordue fait référence à un informaticien anglais (me souviens pas du nom) qui se serait suicidé en croquant une pomme empoisonnée parce qu’il était accusé d’homosexualité.

      1. Alan Turing fut condamné pour homosexualité et dut suivre un traitement à base d’hormones qui lui fit pousser la poitrine et le rendit impuissant. Le 7 juin, il croqua une pomme qu’il avait préalablement trempée dans une solution de cyanure et fut retrouvé mort le lendemain, l’écume aux lèvres, cette note à côté de lui:

        « Puisque la société veut me transformer en femme, je choisis de mourir comme la plus pure d’entre elles. »

        Ce geste lui aurait été inspiré par le conte de Blanche-Neige et les sept nains, plus exactement par la scène où la méchante sorcière trempe la pomme dans le bouillon empoisonné. On dit que la petite pomme croquée du logo de Apple serait un clin d’œil à son destin tragique.

        La version officielle voudrait que Jobs ait choisi Apple, parce qu’il avait du faire une cure de pommes aux Indes, par manque d’autre nourriture.

        Quelqu’un en sait-il plus ?

    2. « Plongeons la pomme dans le chaudron, pour qu’elle s’imprègne de poison »

      Pauvre comme Jobs ? Mangez des pommes et caressez vos doudoux !
      Steve Paul est à la micro-informatique ce que blanche neige est à l’héroïne.

      1. Un bon dealer le pére Steve ?
        Je m’empoisonne la vie, présentement, avec un G4 acheté en 1999…….
        Qui ne comprend plus grand chose certe. Mais qui à l’époque était interdit à la vente en Chine….
        Nous allons nous quitter bientôt…… Douze ans de vie commune….. Sans remplacement prévu.
        Et je n’ai pas de portable….. Mauvais client pour les grands messes de l’homme en noir,
        ….mais triste inconditionnel de fait, et par obligation (graphiste, musicien).
        J’attends l’obligation légale de posséder un terminal……
        Je sent que ça vient cette horreur Orwelienne.
        Et c’est malin, maintenant en plus de ma prostate, il faut que je m’inquiète au sujet de mon pancréas !

    3. Dans un des très longs reportages (parfois un peu trop panégyriques à mon goût) qui ont émaillé cette journée de deuil pour certains, j’ai entendu que lorsqu’il était encore hippie et en voyage en Asie (Inde ou Népal), Jobs avait chopé une dysenterie assez gravos qu’il ne parvient à surmonter que par un régime exclusif de pommes. D’où le nom de sa marque. Si non e vero…

      Suis assez stupéfait de l’amour des choses que révèlent certains des échanges lus plus hauts. Parfois on a du mal à comprendre pourquoi certains parlent de petit tas de métaux et plastiques avec tant de ferveur. Les villes de grande solitude rendent-elle amoureux de machines qui, il faut le dire, sont animées, parlantes, chantantes et communiquantes (avec d’autres humains, quand même…).
      Désolé si je me sert de la machine qui envoie ce message comme d’un objet et de n’y voir qu’un tuyau me permettant de mieux vous connaître, vous qui m’étonnerez et me ravirez toujours…

  17. Mr Jorion votre article est quelque peu confus, vous mélangez tout, sans parler de logiciels propriétaires ou pas, annonçant même qu’on peut bidouiller les logiciels microsoft ce qui pourrait laisser supposer qu’ils sont « libres ». Enfin vous omettez l’essentiel : apple a été le pionnier en terme de système à fenêtre et souris : il aurait été plus judicieux de dire que de tels ordinateurs existaient chez apple dés les années 80 (bien avant windows), au lieu de parler du zx 81 ou to7, ordinateurs que tout le monde connait.

    Par ailleurs ça n’est pas Steve Jobs qui a été l’initiateur du téléphone qui fait tout, lui il a juste sur faire 1-des produits marketing jolis, faciles d’utilisation (et rentables…) 2-des ordinateurs assez fluides (mais chers)

    En fait son génie c’est d’avoir su gagner énormément de pognon ! Ca n’est pas du tout un génie de l’informatique, même si au début (comme d’autres) il a bidouillé des ordis, c’est un génie du business, un capitaliste pur et dur (mais respect pour son intelligence bien plus grande que certains qui affirment s’opposer à ce système)

    On pourrait penser que les produits apple sont cancérigènes puisque Raskin est mort du même cancer ! Mais c’est sans doute l’ensemble des produits informatiques qui sont un danger…et aussi pour ceux qui les fabriquent dans les conditions qu’on sait hélas

    Ceci dit restons sur l’homme qui a effectivement été un génie, plus du marketing donc que de l’informatique, d’ailleurs si les ordinateurs marchent superbement bien, il a tiré surtout des marges avec les autres produits destinés au tout neuneu consommateur (qui ne lit même pas le mode d’emploi, forcément, puisque le seul but c’est d’avoir ce qu’a le voisin); « des chercheurs en neurologie ont découvert que chez un fan d’Apple, les zones du cerveau activées face à un produit Apple étaient les mêmes que chez un croyant face à des images religieuses » 🙂

    « Si vous vivez chaque jour comme si c’était votre dernier jour », a-t-il dit, en 2008 je crois

    Il est vrai que depuis 2003 qu’il se savait malade, au lieu de baisser les bras il a au contraire fait énormément et son entreprise a connu sa plus grande expansion pendant cette période : c’est uniquement cette leçon de vie qu’il faut retenir, en tout cas je pense que c’est ce qu’il voudrait.

    1. même si au début (comme d’autres) il a bidouillé des ordis, c’est un génie du business, un capitaliste pur

      Entièrement d’accord avec vous. Ce n’était pas un si grand génie. D’abord toutes ses idées de départ, il les a piquées à Xerox (au cours d’une visite chez Xerox, on lui a montré la souris, les fenêtres et les menus et il s’est tout approprié pour tout mettre en œuvre – d’accord, chez Xerox, ils ne savaient pas quoi faire de ces nouveaux concepts). En 1986, j’ai bidouillé sur MacIntosch (64 ko de ram, 64 ko de rom) acheté (avec un imprimante à aiguilles) pour 40000 F et j’avais à ma disposition la doc Apple, délivrée avec parcimonie aux développeurs, chaque page estampillée « SECRET ». Un vrai génie aurait diffusé sa doc, le monde entier aurait développé sur Apple et Microsoft n’aurait pas vu le jour ! Par ailleurs, que penser du fait qu’un produit Apple acheté aux Chinois pour 4 ou 6 € se trouve à 500 € dans nos magasins ? Si vous n’êtes pas d’accord avec les 4 ou 6 €, dites moi combien est payé un iphone ou un ipad au fabricant et aussi, dites moi où va la différence ? En tous cas, pas dans la poche des ouvriers américains: il n’y a pas d’ouvriers américains qui travaillent pour Apple.

      1. L’iphone coûte environ 180 dollars à fabriquer. Le plus cher c’est l’écran et la mémoire flash et le reste ne vaut presque rien. L’arnaque totale, quoi. Rappelle fortement les méthodes Nike. http://iphone-apple.fr/wp-content/uploads/2009/06/cout-3gs.jpg Et pour faire descendre le tout, j’ajoute les filets anti-suicide dans les usines de foxxconn en Chine http://www.article11.info/spip/local/cache-vignettes/L400xH258/foxconn-net-close-look-cf3ba.jpg

    2. « On pourrait penser que les produits apple sont cancérigènes puisque Raskin est mort du même cancer ! Mais c’est sans doute l’ensemble des produits informatiques qui sont un danger…et aussi pour ceux qui les fabriquent dans les conditions qu’on sait hélas »

      Les plastiques chinois( souris, ordis, fauteuils, jouets…importés) sont parfois très, trop, chargés en phtalates, ça rend le plastique plus joli, il y a aussi de plus en plus de cancers du pancréas !?

  18. Pas si scellé que ca ! mon 2ème Mac un SE fut boosté en SE/30 puis mon LC 630 avec 4 Mo de Ram reçu vers la fin une barrette de 32 Mo grand luxe à une époque où ces produits étaient très chers. J’ai encore 2 vieux n° de SVM Mac sur la gamme Apple les prix en francs sont aujourd’hui délirants.
    Et quel bonheur et facilité d’usage face aux écrans DOS ou Windows 3.1 fachant tant de personnes avec l’informatique.
    Ultime pied ne nez de S.Jobs, il est dans le cloud.

      1. Savez-vous qu’avec un microscope, on pouvait trouver les initiales des concepteurs d’une puce, ou bien, souvent, quelque dessin « private joke », gravés sur la puce, au milieu des circuits? (Vrai jusqu’à la fin des années 90, plus tard, c’est trop petit pour être vu au microscope optique, et d’ailleurs, les concepteurs des micro-circuits sont eux-mêmes des machines…)

    1. à octobre,

      Je vous assure que vous faites erreur, l’ordinateur n’est pas une marchandise, ou du moins ce n’est pas une marchandise comme les autres.

      1. Si je fais des erreurs ? Oui, c’est certains, et je le revendique haut et fort. Mais voilà, je n’ai pas d’autre choix pour avancer sur un chemin étroit et comme « réussir » c’est une manière de se tenir bien au chaud tous ensemble : ça ne me passionne guère.

        Beaucoup d’entre nous mourront ainsi sans jamais être nés à leur humanité, ayant confiné leurs systèmes associatifs à l’innovation marchande, en couvrant de mots la nudité simpliste de leur inconscient dominateur.
        Henri Laborit

  19. On va quand même éviter de comparer Steve Jobs à De Vinci, hein !
    Le succès d’Apple, c’est aussi grâce à un marketting aux petits oignons… Itune est tout sauf pratique et on ne peut pas écouter tout type de mp3 sur son Ipod.
    Apple, c’est beau, c’est fun, c’est cool, c’est hype. Apple a eu du succès car les gens sont des moutons – beaucoup de produits concurrents sont bien plus performants que ceux d’Apple – et moins chers ! – mais ils ne sont pas aussi cools

    Le culte autour de Steve Jobs et d’Apple en dit long sur l’état puéril de nos sociétés…

    1. Le seul et unique u-ordinateur qui ait marqué ma mémoire est l’Amiga: une machine géniale en avance de 10 ans sur son époque mais malheureusement marketée par des « manches a balais (Commodore) »

      A sa sortie, l’Amiga 1000 avait:
      SW: OS multitâche et multi-écran (écrans pouvant être de résolutions différentes)
      librairies dynamiques
      capacité de monter des FS différents a la volée (Dos, …)

      HW: Chips dédies pour l’audio, le graphisme, …
      Deux bus (1 bus CPU + 1 bus coprocesseurs)
      Bus coprocesseurs supportant l’interleave (ie: accès concurrentiel par le CPU et les copros ) et le DMA (Direct Memory Access)

      enfin, une communauté de développeurs unique en son genre

      et c’était en … 1985

      1. Effectivement, et j’avais commencé mes périples informatiques avec MO5 (l’horreur), puis j’ai continué avec une Amiga 2000 qui avait vraiment une bonne décennie d’avance sur la concurrence (la première machine, le 1000 datant de 1983).

        Malheureusement les dirigeant de cette entreprise (Commodore) n’avaient pas vraiment la vision qu’on pu avoir d’autres et se sont plantés dans les grandes largeurs.

    2. @Vince

      Houla pas que!!!

      Les choix techniques de l’apple (microprocesseur) révèlent quand même d’une géniale intuition.

      Des processeurs simples qui fonctionnent sur 1 seul cycle d’instruction contre un choix, à priori plus sophistiqué de processeur au jeu d’instructions plus étendus et élaborés.
      Résultat des courses, 30 ans plus tard le pc courre toujours derrière la philosophie Apple
      en élaborant d’énorme processeurs qui essayent de prédécoder les instructions afin de tendre à 1 seul cycle.
      Et je parle pas de la mémoire adressable, c’est carrément une catastrophe pour le pc.
      Le pc paye très très chère ses erreurs de genèse..

      Combien de développeurs ont dû pleurer devant leur pc et regarder avec envie le copain d’à coté sur Mac (je suis sur pc)

      1. « Des processeurs simples qui fonctionnent sur 1 seul cycle d’instruction contre un choix, à priori plus sophistiqué de processeur au jeu d’instructions plus étendus et élaborés. »

        Nope: a sa sortie, les macs utilisaient des processeurs CISCs (Motorola 68xx et 680×0) et non des RISCs. De mémoire le pionnier dans ce domaine (CPU RISCs / u-ordinateurs) était la société Acorn avec ses Archimedes. La première fois qu’Apple a utilisé des CPU RISCs c’était avec des CPU PowerPC 601 de IBM/Motorola -> ils n’ont fait que suivre dans ce domaine

  20. J’ai commencé sur Sinclair Spectrum +2 avant d’utiliser un Atari St et un Amiga, machine légendaire et inégalée, à l’ergonomie proche de celle du Mac. Jobs aura été une référence créative dans ce métier mais aussi en matière de cynisme commercial (I tunes etc) Mais au moins vendait ils des produits efficaces et novateurs la plupart du temps (cela dit la qualité sonore des ipods est à peine correcte mais le Mac reste une référence informatique)

      1. J’utilise moi même des PC depuis un moment, mais ce sont des machines impersonnelles, aux composants très rapidement obsolètes (sans parler de l’OS). Sur Mac et sur les ordinateurs que j’ai cités, les programmeurs tiraient la quintessence du potentiel et non seulement on pouvait profiter de la machine pendant des années mais loin de devoir se passer des programmes récents, plus le temps allait et plus la machine proposait des logiciels puissants, sans devoir en changer les composants. (votre commentaire était ironique ou pas ? 🙂 )

      2. héhé moi aussi j’ai commencé sur le ZX81 😉 de mon frère(je devais avoir dans les 10 ans …), ensuite amstrad cpc 464 , atari ST et enfin amiga 1200 pour finir sur le PC, que de souvenirs lol

    1. Je confirme pour Amiga. La meilleure machine à tous points de vue. Malheureusement la marque a été rachetée… puis coulée, pillée (brevets) et enterrée.
      Début en 1982 avec un Apple II+, puis même parcours en matériels et Pc depuis 2002.
      Je les collectionne depuis 1979 avec le premier jeu de tennis sur la télé, à deux manettes.
      Retraité Honeywell-Bull et IBM.

      1. J’ai commencé en 1981 avec une fabuleuse HP41C, que l’on programmait en assembleur. Puis je suis passé à l’Apple //c et au Basic, le Mac étant trop cher pour mes moyens d’étudiant. Mon premier Mac fut un LC, puis un LC 475, puis un G3 B&W, et je suis depuis resté fidèle à mon « vieux » G4 dual-proc qui tourne encore très bien…

        Je suis surpris de voir que la plupart des journalistes semblent avoir oublié la fabuleuse saga des iMacs multicolores, qui ont quand même permis à Apple, moribonde à l’époque, de renaître, et ont ouvert financièrement la voie à tout ce qui a suivi en matière d’innovation.

        J’aime moins l’orientation prise par Apple ces dernières années, avec tous ces gadgets hi-tech d’une utilité à mes yeux discutable…

        À Steve Jobs, toutefois : respect, admiration et remerciements sincères…

    2. Ca a l’air d’être un concours de pionniers! 😉

      Dans ce cas, je vous bats tous : Sorcerer à processeur Z80 et bus 100! Qui dit mieux? Avant, il n’y a guère que l’Altaïr…

      Je l’avais acheté, (en 1978!), dans un appartement qui tenait lieu de boutique, au quatrième étage d’un immeuble haussmannien, après une analyse serrée de la concurrence : Apple II (pas encore importé), TRS80 de Radio Shack, et Amiga de Commodore. Le Sorcerer était nettement au dessus, avec son extension possible vers le bus S100. Le gars qui me l’a vendu m’a dit : « Voilà, j’ai deux modèles, 8k octets et 16 k octets. Je conseille 16 k octets, c’est quand même plus professionnel! » 😉

      Ca marchait avec des cassettes, il y avait un clavier QWERTY, un basic sur cartouche amovible, et, en guise de doc, les schémas. J’ai appris à la fois l’anglais et l’informatique, dans des revues américaines que l’on ne trouvait qu’à la bibliothèque de la cité des sciences. Mais deux ans plus tard, j’avais gréffé à ma machine deux lecteurs de disquettes sous CP/M, je lui avais appris les accents et les cédilles, et je faisais tourner un traitement de textes et un tableur, en français, c’est à dire l’essentiel de ce dont je me sers encore aujourd’hui. Je connaissais chaque octet du bios, et même du système d’exploitation, et chaque composant du hardware. Je créais des programmes astucieux, voire même utiles, pour tout ce qui me passait par la tête. C’était grisant, cette greffe de puissance sur l’esprit. Les machines de cette époque étaient vraiment des outils de créativité tous azimuts.

      J’ai eu aussi, comme Paul, un ZX81 (que j’ai transformé en Sorcerer!), un TI, un Atari, un PC XT (avec un disque dur!!! 10 MO!!!) puis d’innombrables compatibles. J’ai toujours admiré les Mac pour leur conception, mais je n’ai jamais trouvé avantage à en posséder un…

      Récemment, j’ai acheté un Ipad à ma femme. J’ai joué un peu avec. Rien à dire, c’est séduisant… Ca fait « An 2000 », pour le coup. Mais maintenant, tous les ordinateurs m’emmerdent, et je n’ai plus écrit un programme depuis une éternité. Est-ce vraiment bizarre?

      1. Pardon, ce n’était pas l’Amiga, à cette époque, mais le PET de Commodore. Une sorte de jouet en plastique anguleux, avec un tout petit clavier membrane. Une rareté de collectionneur!

      2. L’Amiga est sorti au milieu des années 80 et était une réussite technique et architecturale (informatiquement) totale (co-processeurs dédiés notamment). Dommage en effet que Commodore n’ait pas eu la vista (sans jeu de mots microsoftien) d’Apple en marketing…

  21. Voilà un texte qui donne beaucoup à penser. Ce texte pourrait d’aileurs fournir une excellente base de discussion pour un débat entre Paul (Jorion) et Bernard (Stiegler). Je lis en filigrane dans ce texte des divergences possibles, mais peut-être aussi des convergences notamment à propos de la question de l’obsolescence programmée des objets.

    Pour revenir à Steve Jobs, clairement le système Apple tel que défini ici n’offre pas la possibilité des systèmes techniques associés qu’évoque Stiegler où concepteurs et utilisateurs peuvent échanger leurs rôles respectifs.
    Mais a contrario je ne pense pas non plus que le système MS dos soit un parangon de vertu(s) , d’abord parce que l’immense majorité des utilisateurs n’utilise réellement que les fonctions déjà prêtes à l’emploi.

    Plus généralement c’est la question de l’utilité sociale des techniques qui est posée. Steve Jobs était en avance d’un point de vue technologique, mais avait-on vraiment besoin de ces objets ? Comme dit Paul l’évolution se serait faite de toutes façons, car tout comme il y eut une industrie néolithique de la pierre taillée avec ses différentes phases d’innovation et perfectionnement, l’industrie informatique avait impliquée en elle un développement en tant que technologie basée sur le numérique dont les possibilités d’adaptation ne sont plus à démontrer. Le numérique c’est par excellence l’outil qui permet l’articulation, la greffe des techniques les plus diverses. Or le numérique informatique a aussi été le vecteur de la globalisation de l’économie, contribuant au développement conjoint de la productivité et du spectacle intégré au service de la circulation des marchandises, conduisant à une prolifération, une accumulation qui se fait désormais au détriment des milieux humains et naturels. Le numérique est un acquis pour l’humanité, sauf catastrophe, on ne reviendra plus en arrière.

    L’avenir est-il donc maintenant à la régulation des systèmes techniques déjà existants un peu à l’image de la Chine qui après avoir inventé un certain nombre de techniques a figé leur articulation dans un système technique global au service d’une politique dont la finalité était une certaine régulation sociale et environnementale ou bien la fuite en avant du développement technique pour lui-même va-t-elle continuer ?

    J’aurais tendance à penser que nous nous dirigeons vers une phase régulatrice, avec l’intervention du politique en tant que celui-ci détermine les limites au delà desquelles le développement technique devient plus une nuisance qu’un progrès. Je pense par exemple au nucléaire, mais on pourrait trouver des exemples dans de nombreux autres domaines.

    C’est vrai, comme semble le suggérer Paul, avec la capacité d’innovation permanente de Steve Jobs et de ses équipes, et compte tenu du fait que le contexte de la globalisation dans laquelle cette innovation a pris place est en train de se transformer par la force des choses, nous arrivons peut-être à la fin d’une phase accélérée du développement technique, du moins en ce domaine.

    1. Steve Jobs aurait pu partir dans la big blue , mais non et cela me fait bien sûr penser à la poussière . Et votre souhait de voir les évolutions se calmer n’est pas entendu , car les prochaines étapes sont de l’ordre du non imaginable : la nanotechnologie est là , des poussières , comme des bactéries , et ça c’est vraiment inimaginable pour notre environnement immédiat . Pourra-t-on le supporter ?

    2. Les téléphones Apple sont sortis  » bridés ». Le meilleur exemple est le passage du IPhone a l iPhone 3G ( ajout de l accès au 3 G plutôt qu’ au réseau Edge)
      Ou du 3 G au 3 GS (ajout de la fonction camera a l appareil photo)
      Le hardware était a l évidence déjà disponible pour sortir d’ emblée un 3 GS.
      Le problème est qu’ il n’ y avait pas encore le besoin d’ un 3 GS, l’ avance de lIphone standard étant déjà phénoménale par rapport aux autres téléphones a l ergonomie moins performante.
      Il y a là une chose importante.
      Ce qui manque a chacune des étapes est offert logiquement a l étape suivante.
      C est la conception de départ basée sur la vision d’ un besoin et de ses potentialités qui détermine les réels possibles, obligeant tous les autres fabricants partis d’ une autre conception a revenir dans le cadre au point que les produits concurrents ressemblent au modèle.

      Steve Jobs a imposé une certaine conception de ce que doit etre un ordinateur.
      Il est intéressant de se demander comment il a construit cette conception dans le réel.
      Comment a t il  » tordu » le réel ?

      Steve Jobs faisait partie de ces hommes capables de voir  » ce qui manque » dans une forme qui nous apparaît ainsi ou ainsi.
      Un peu comme si on était capable de voir les évolutions possibles des ramifications d’ un ciment, plutôt que la forme changeante de briques en « lévitation ».
      Il a su voir ou concevoir que l’ ordinateur devait etre l’ extension de l’ homme, et a agit en conséquence (ergonomie+++).

      La question qui reste posée, comme pour la constitution pour l interdiction des Paris sur les fluctuations des prix , ou sur la création d’ un crédit « personnalisé » via les CDS, toutes ces conceptions , mais pour quoi faire ?

    3. Pierre-Yves,

      Il ne faut pas avoir peur du numérique – on ne sait si nous ne sommes pas des résidus de nombres ou d' »électrons » (détective !) après tout, alors dans le doute … ! On a peur que de ce qu’on ne connaît pas. La technique vient : tant mieux ! Ce n’est pas l’outil qui fait l’artisan. C’est le contraire. C’est le trait des visionnaires. Des génies. L’avenir peut aussi être dans l’utilisation que nous ferons des outils : en sachant les utiliser avec nos propres valeurs. Steve Jobs a rêvé sa vie, il l’a verbalisée et il l’a exprimée : il a cru en sa vie, il a cru en lui : il était visionnaire. À nous de nous servir de ses outils pour que les causes qui l’ont poussé dans sa voie nous servent d’éclairage : ce qui l’a mené à rédiger cette histoire de sa vie, nous devons en tenir compte. Ne serait-ce que par respect. Je ne le connaissais pas et je le pleure. C’est pas tous les jours. Ou alors je le connaissais à l’insu de mon plein gré et là il remonte dans mon estime 🙂 !

      1. Fab,

        Je ne pense pas avoir remis en cause le numérique en tant que tel (un acquis pour l’humanité : ce n’est rien !) … ni avoir porté atteinte à la mémoire de Steve Jobs. Mon propos, peut-être pas assez explicite, était surtout de dire qu’une innovation apparaît toujours dans un certain contexte socio-culturel. Steve Job a magnifiquement surfé sur la vague de la mondialisation, seulement cette vague est en train de se transformer en tsunami. Les Macs sont de beaux objets très agréables à utiliser, mais ils ont leurs limites, celles qui sont liés un certain mode de développement qui touche à sa fin. La mort de Steve Job me touche aussi, car comme tu le dis très bien c’est un visionnaire et qui a donné le meilleur de lui-même dans le contexte économique qui était le sien et qu’il faudrait justement dépasser aujourd’hui.

  22. La bonne question.

    A mon sens, la bonne question est de savoir si toutes ces machines, dont chaque modèle chasse le modèle précédent, sont avant tout mises sur le marché pour enrichir les actionnaires ou pour nous faciliter la vie.
    Par ailleurs les positions dominantes à tentation hégémonique de plusieurs multinationales d’origine américaine (Apple, Amazon, Goggle), leur volonté affichée de s’emparer de tous les contenus culturels, de stocker la mémoire de l’humanité sur leurs serveurs pour nous les revendre ou pour les faire disparaître, me les désignent comme ennemis, ou ennemis de la démocratie comme on dit de nos jours.

    1. Marlowe:
      « Google a la mission d’organiser l’information du monde », dixit un des deux patrons de la boîte.

    2. […] savoir si toutes ces machines […] sont avant tout mises sur le marché pour enrichir les actionnaires ou pour nous faciliter la vie.

      La réponse ne peut être déduite des intentions du PDG d’une entreprise à un moment ou à un autre car c’est le résultat de l’interaction de personnes et de groupes de personnes pendant une période assez longue (s’intéresser à Léonard de Vinci indépendamment de son époque n’a de toute évidence pas grand sens.)

      Évoquer les intentions d’Allan Turing, de Thomas Watson (patron d’IBM après la seconde guerre mondiale), celles de Wozniak, Job, Gates et de leurs premiers clients sans oublier le rôle du premier ordinateur dans le projet Manhatan, celui des universitaires dans la création d’Internet ni la manière dont leurs étudiants en ont détourné l’usage ou la vie et mort du Minitel suffit à montrer que les marchés et les actionnaires ne sont pas vraiment les maîtres de ce qu’ils exploitent sans se soucier de savoir ce que ça pourrait provoquer.

      Ne pas oublier le désir de s’enrichir des éditeurs quand on décide d’acheter un livre, d’accord, mais les motivations personnelles de Gutenberg … bof bof!

      1. à GL

        Si les ordinateurs sont des marchandises et que nous en sommes les terminaux, pensez-vous sérieusement que la question de fond pour comprendre l’instant historique qui nous contient se résume aux intentions des dirigeants d’entreprise ?
        Si vous voulez seulement suggérer que les dirigeants d’entreprise, et ceux qui les servent, ne sont pas capable de penser stratégiquement, je vous l’accorde bien volontiers : ils sont payée pour saisir les occasions qui permettent de faire du profit et, pour employer un terme militaire qui a tout son sens, occuper le terrain.
        Beaucoup de citoyens seraient surpris de savoir que le succès populaire et mondial du téléphone portatif n’était pas prévu au moment de sa création puisqu’il était prévu pour un tout petit pourcentage de la population.

  23. jobs a prouvé qu’il était un bon manager d’entreprise
    il s’était fait virer de sa boite, et il a été rappelé ce qui n’est pas courant, et il s’est bien débrouillé pour la faire évoluer.
    pour le reste, les hommages … oui, respect et à bientôt.

    ceci dit l’article est bien court pour évoquer l’apparition de l’informatique personnelle
    et je ne suis pas du tout d’accord avec ce qu’il suggère, sans doute un peu parce que je n’ai jamais supporté apple
    moi aussi j’ai soudé de vieux claviers de machines à écrire électriques sur mon zx81 …
    et je n’ai pas vécu la même histoire de l’informatique que ce qui est en général présenté.
    c’est un problème des humains qui ne peuvent prendre de la distance pour s’observer sans rajouter des histoires à leur propre histoire

    Mais bon encore une fois, bonne chance steve
    Respect

  24. La stratégie d’Apple, comme celle de Microsoft est celle d’une multinationale qui veut conquérir. Par tous les moyens. En faisant bosser des mineurs dans les usines en Chine, par exemple.http://www.businessinsider.com/apple-only-wants-16-year-olds-working-dodgy-sweatshops-2010-3 ou encore en censurant (Oui Mr Julien Alexandre) les applis diffusant la révolution, ou encore en organisant un flicage permanent de l’utilisateur de ses Ipad ou Iphone (un brevet a été déposé par Apple à cet effet)
    Dans un échange d’emails, Jobs affirmait que les solutions Apple » libéraient des applications qui volent des données personnelles, qui ruineent votre batterie, vous délivraient de la pornographie »
    Yep, freedom from programs that steal your private data. Freedom from programs that trash your battery. Freedom from porn. Yep, freedom.

    Des programmes spyware, on en avait déjà grâce au service Bonjour d’Apple, qui dégrade inutilement les performances, initie des connexions TCP/IP avec le serveur DNS le plus proche – ce qui conduit à votre identification car ces connexions passent au dehors des proxies.
    Quant au respect de la vie privée, depuis le changement récent de sa politique de confidentialité, Apple se réserve le droit de collecter, conserver et partager vos coordonnées de géolocalisation en temps réel. (http://tinyurl.com/6a6ws7u)

    Alors SVP, messieurs les pourfendeurs du capitalisme, n’en défendez pas l’un de ses représentants les plus fanatiques! Vive l’Open source et pas les boîtiers plombés d’Apple, son protectionnisme hardware féroce utilisant le DMCA à tout va…

  25. Vive l’informatique !!! Ce qui a permis aux Banques de devenir ce qu’elles sont !!!

    J’ai une idée !!!
    on interdit les algorithmes à la bourse et on remet des comptables humains dans la place !!!
    ça devrait faire quelques millions de chômeurs de moins ça !!!

  26. Je trouve la polémique qui s’installe entre pro ou anti Mac et PC un peu artificielle.

    Dans le contexte actuel, ce sont deux conceptions qui se rejoignent et ne se distinguent que sur des questions d’ergonomie et de plus ou moins grande porosité aux virus informatiques.
    Certes certains apports de Mac apporte un confort, mais les fonctions sont les mêmes dans le système PC. Quand à l’utilisation du code informatique il est réservé à une minorité d’utilisateurs.
    Le logiciel libre est une bonne chose mais son usage reste finalement une pratique assez marginale et surtout sans grande portée tant que le contexte global actuel demeure inchangé.

    Dans tous les cas l’obsolescence des objets est programmée. J’ai peso un mac, il a quatre ans d’age, depuis quelques jours une ligne verticale rose fluo traverse mon écran de bas en haut … sans doute le début de la fin comme pour tous les objets sophistiqués que nous utilisons après une période relativement courte, si l’on prend comme étalon la durée de vie humaine. A l’échelle des générations n’en parlons-pas mêmes pas, qui transmettra son ordinateur à son fils ou son petit-fils ?

    La question de la manipulation du code source ne peut pas non plus être séparée de celle des contenus sociaux-culturels que font émerger l’industrie informatique. Cela ne sert pas à grand chose de bidouiller dans son coin un usage personnel si cet usage ne contribue pas aussi au bien être commun au delà de la question de la simple productivité et de l’érgonomie.

    1. Le logiciel libre marginal ? Linux est un logiciel libre, système d’exploitation le plus répandu sur les serveurs. Je l’utilise quotidiennement pour mon travail.
      Open Office,Gimp, Apache etc.. marginaux ?
      L’installation de Ubuntu par exemple est d’une facilité déconcertante sur un PC et gratuit en plus.

      1. Je ne pensais pas aux serveurs et à ceux qui s’en servent mais à l’immense majorité des utilisateurs individuels de produits informatiques. Et surtout ce que je voudrais souligner c’est qu’on aura beau avoir les plus beaux logiciels libres du monde si le modèle économique dominant demeure capitaliste et axé sur le développement de multinationales les contenus et la façon dont ces contenus circulent restent dépendants de la logique globale, linux ou pas cela ne change pas grand chose. De ce point de vue le logiciel libre a une influence marginale même si, je vous le concède, le logiciel libre est assez répandu.

      2. @Pierre-Yves D. Internet existe grace au logiciel libres, sans logiciels libres vous auriez un internet Microsoft, un internet Apple, etc ou juste un minitel.
        A noter aussi les plateformes de blog comme wordpress et les logiciels communautaires de type Wikipedia et quasiment tous les langages de programmation.

        Je vous conseille de regarder la conference de Benjamin Bayart – Internet libre ou Minitel 2.0
        http://video.google.com/videoplay?docid=169589780372642064

      3. Ducklim

        Message reçu cinq sur cinq : le logiciel libre est omniprésent. 🙂

        Ceci dit, faut lire l’entièreté de mon propos.
        Mon propos c’est aussi de dire que le logiciel libre est un outil, et cet outil aussi bien conçu soit-il ne peut donner plus que ce que l’environnement règlementaire et économique peut lui permettre de donner.
        L’internet en tant que système technique associé (que l’on doit effectivement au logiciel libre) permet en théorie une économie de la contribution. Ce modèle existe déjà mais il reste largement sous-développé, faute d’un nouveau cadre, beaucoup moins capitaliste que l’actuel.

    2. Dans cette lignée de pensée :

      – un visionnaire est il un spéculateur ?

      – la mort de Steve Jobs est elle un acte supplémentaire du déclin de Los Angelès ?

      – quelle vie au delà de l’Ipad ? Qu’ e-maginer ?

      – si la « croissance » est gagée par l’aptitude à s’approprier les technologies qui servent les aspirations dont on a l’intuition sinon la vision , quelles sont les aspirations « intuitées » à ce jour ?

      – comment faire le tri entre les aspirations  » sauvages  » ( qui courent dans les près) et les aspirationns préfabriquées ( en batterie) ?

      – qu’en pensent nos candidats ?

    3. à Pierre-Yves D.

      Ce qui oppose les fans du Mac et ceux du PC, ce n’est pas une polémique, c’est l’affrontement vain entre deux conceptions d’une marchandise reine en son temps.
      C’est ce qui est commun aux deux le plus important : la séparation qu’entretient l’informatique personnelle entre les personnes, les faux débats suscités et entretenus ad vitam aeternam et in fine la main mise programmée sur l’histoire de l’humanité.

    4. @Pierre_Yves D Vous dites que «Le logiciel libre est une bonne chose mais son usage reste finalement une pratique assez marginale et surtout sans grande portée tant que le contexte global actuel demeure inchangé» Et le protocole TCP/IP qui vous permet de vous connecter sur Internet, qu’est-il sinon un logiciel libre. Et combien d’autres dont vous ignorez ou faites semblant d’ignorer?
      André Lorimier
      Deux-Montagnes Québec

      1. Oui, ok.
        Mais vous n’avez retenu que la moitié de mon propos, lequel était de dire que
        ces logiciels ne peuvent donner la pleine mesure de leurs potentialités si le cadre général économique et institutionnel dans lequel il s’inscrivent reste inchangé.

      2. Les logiciels libres marginaux ?? Renseignez-vous… Ils sont minoritaires en tant que systèmes d’exploitation sur des stations de travail, c’est vrai, mais pour le reste, comme on l’a dit plus haut, ils sont omniprésents.

      3. Je peux le dire aussi en chinois 😉

        自由軟件遍天下 : le logiciel libre est universellement répandu

  27. à aller au devant de vos désirs

    Êtes-vous bien sûr de votre formulation? Croyez-vous qu’un désir de posséder une carte graphique de bonne qualité soit préexistant à sa satisfaction? Ne serait-il pas plus juste de dire que Jobs et Wozniak ont créé de nouveaux désirs par une surenchère technique en utilisant avec maestria un des fondements du consumérisme : le désir mimétique, mis en relief par René Girard ?. Cette hypothèse sera celle défendue par André Orléan dans son nouveau livre à paraître le 20 octobre : L’empire de la valeur. Hypothèse que je viens également de retrouver sous la plume de Jean Baechler dans un livre écrit en 1976 : Qu’est-ce que l’idéologie?

    1. « Ne serait-il pas plus juste de dire que Jobs et Wozniak ont créé de nouveaux désirs par une surenchère technique en utilisant avec maestria un des fondements du consumérisme : le désir mimétique, mis en relief par René Girard ? »

      Tout à fait d’accord! Cela ne diminue en rien le génie visionnaire de Steve Job.

      1. @ Bruno

        Plutôt que de parler de génie visionnaire, je parlerais de génie opportuniste. Créer du désir n’a rien de visionnaire, c’est juste une question de savoir-faire. C’est déjà pas si mal.

        Orwell était un visionnaire, Jobs un excellent et charismatique technicien du marketing.

  28. M. Jorion,
    votre blog est une source de réflexion sur notre monde, notamment économique.

    Oui Steve Jobs était très bon pour diffuser de très bons gadgets.
    Mais où est donc passé votre sens critique ?

    – production délocalisée à l’extrême qui provoque désindustrialisation dans les pays acheteurs et « esclavage » (raccourci de langage) dans les pays producteurs

    – l’entreprise « coquille vide » qui ne produit que le design et le marketing, amplifiant la remontée des profits vers une minorité de décideurs au détriment des sous-traitants sous pression

    – l’obsolescence programmée qui gaspille les ressources naturelles

    – un système de consommation en boucle, à base de matériels bridés, de formats de fichiers secrets, qui impose à un acheteur de iBidule d’acheter ses médias exclusivement chez eux

    – la surveillance de notre consommation avec un compte de paiement unique obligatoire

    – l’abus de position dominante pour les développeurs (30% du prix de vente pour Apple) et pour les diffuseurs de contenu (la presse doit se plier à un cahier des charges draconien)

    – une concentration du capital si extrême qu’Apple (374MD de $US) vaut plus cher que le PIB du Danemark (autres comparaisons)

    Finalement, et pour la 1ère fois, je suis en totale opposition avec votre article élogieux pour un système que je croyais que vous critiquiez. Pourriez-vous réagir aux différents commentaires à votre article?
    Toutefois merci pour tous vos autres articles.

    1. Ryuichi Sakamoto & Alva Noto http://www.youtube.com/watch?v=d7EZYftrDYg&feature=related des concerts, de tels supports et projets de mémoire, j’en rêvais quand j’étais gamin — PC, Mac, Linux– histoire de bécane, de rêves portatifs de mr et mme mercedes ou de ce qu’on préfère libre et tout dans sa croyance, commercial un peu déçu un peu s’accrochant au prototype révolutionnaire, belle machine à penser. « I would prefer not to » au passage du convoi maître du réseau — la conscience qui donne accès à la connaissance vous n’y verrez goutte, pas plus pas moins que dans la goutte — ; des machines enfant je ne connaissais que mon vélo et ses terrains d’aventure, plutôt médiéval ou western ou genre fusée Suchard Milko ou Mars premiers pas sur la lune, à l’âge où les performances de nos ordis actuels aurait nécessité je ne ne sais combien de tours jumelles, un grand bond pour l’humanité. maintenant d’aventure c’est plus peinard même si terrain difficile parfois d’y tenir le rôle qu’on veut t’assigner – un pernod, un ricard  un nespresso un lipton ? Une femme sur une moto c’est quoi la marque ? Mais parce qu’il flotte après journée temps de rivière allez tiens ça convient http://kmskma.free.fr/?p=5850 pour lire une petite chute de l’histoire, une boite au lettres du 8, rue Heinrich Heine, à Luxembourg; http://owni.fr/2011/09/16/ou-apple-planque-ses-thunes-luxembourg-itunes/

      1. Ceci n’a rien à voir avec le débat sur Mac, steve machin ou le Ipad dont je me fous éperdument. Par contre que viens-je de lire ? LA FUSEE SUCHARD !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Ca fait 25 ans que je cherche quelqu’un qui a connu la FUSEE SUCHARD !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! j’en ai une photo….que les archives suchard à Strasbourg m’ont envoyé…. Rien d’autre…. Toute mon enfance est là !!!
        Si tu en sais plus n’hésite pas !!!!!!!!!!!!!!!!!

  29. ZX81, ZX Spectrum, Sinclair, Amiga, Atari, etc… vous venez de me faire rajeunir de quelques années.

    Ce qui m’étonne c’est que personne ne parle du Micral de R2E qui fonctionnait avec un système d’exploitation Prologue. C’est le premier micro qui a été acheté dans l’entreprise dans laquelle je travaillais et c’était pour moi. Tout le monde venait voir la merveille, je souris quand j’y pense. Il y avait un tableur qui ne faisait que les 4 opérations mais qui me permettait de ne plus faire d’énormes tableaux avec crayon et gomme, un gain de temps incroyable.

    Ah ! Souvenirs, souvenirs…

  30. Apple est une secte pour bobos… jamais un MAC n’ira dans une navette spatiale, tandis qu’un HP 200lx y a été. C’est tout, un informaticien sérieux n’utilise pas cette « vanité »

    Jobs est pire qu’un prophète barbu. Ayatollah de l’informatique.

    Un peu de provoc ne peut pas faire de mal 🙂

    Les hommages ce midi me laissent pantois

    Jobs = guru !

    1. c’était surtout un businessman ricain caricatural. Voir ici

      Bref un gars avec un vrai tempérament de WINNER…

      Je suis à peu près du même avis qu’ A. Jacquard sur ce concept.

      1. Oui, il y a quantité de questions à se poser à l’occasion de cet événement ..

        1) La complexification de l’informatique la rend elle aussi, à l’instar des produits financiers, de moins ne moins compréhensible. Le risque c’est :

        – Le bug. Un système simple est plus solide.
        – La perte de capacité des gens à comprendre quoique ce soit du monde des machines, donc le risque de se faire avoir, espionner, contrôler, etc.

        2) La signification d’une sorte de « gadgetisation » de la société. Si l’obus a pu être l’objet caractéristique de 1914, immortalisé par Apollinaire, selon Gracq… Aujourd’hui la virtualisation crée un nouveau rapport au monde. On peut croire que ces « limbes » informatiques sont un endroit sans « disparition », rien n’y meurt jamais et rien ne s’y efface jamais. Vos photos, ce blog, tout ce que j’écris, on pourra encore s’en moquer dans bien longtemps ! Une sorte de mémoire illimité et infinie, le temps que dure l’énergie bien sûr.

        La véritable vie avec la disparition des choses trouve son pendant, miroir, dans une mémoire infaillible et permanente, toujours présente et irréfutable… sans doute tout votre courrier, les paroles restent. Présence infinie.

        Le délire de connexion, ne jamais se séparer du portable implique la possibilité de ne jamais être « seul ». On peut en théorie toujours appeler au secours, à condition d’avoir une personne à appeler évidemment.

        Difficile de faire le tri entre l’essentiel et le contingent !

    2. Oui je viens d’en voir quelques uns à l’instant, c’est n’importe quoi.
      Un peu comme ici, on lui attribue des chose aussi fausses que le 1er téléphone à prendre des photos et à aller sur internet… est-ce sérieux?

      C’est un génie du marketing, un entrepreneur self made man à la Bill Gates si l’on veut, mais pas tellement plus.
      …et j’ai beaucoup de mal à admirer ça quand on sait comment cela fonctionne en coulisses (et on est bien placé pour ça sur ce blog en principe).

    3. A ses débuts Apple a pris pour cible non les bobos mais les « travailleurs intellectuels » alors qu’un « compatible IBM » de la même époque n’avait pas de cible précise.

      Il en est résulté d’une part une meilleure adaptation aux besoins des clients ciblés (par exemple des écrans Mac en noir et blancs et même orientés verticalement parce que c’était plus adapté à la production de textes) et d’autre part le moyen d’utiliser un clavier sans risquer d’être confondu avec une sténo-dactylo… (j’ai passé toute ma vie professionnelle à taper sur un clavier – on ne dit pas écrire dans ce cas – sans jamais oser demander d’apprendre à le faire aux frais de mes employeurs…)

      Le plus large succès des PC a-t’il quelque chose à voir avec leur ressemblance avec une télé couleur, rapprochement qu’Apple a su éviter le plus longtemps possible?

  31. Sujet hautement polémique sur la partie technique, s’il s’agit de s’incliner sur la mort d’un homme, je m’incline, mes respects M. Steve Jobs.
    Pour le reste ni plus ni moins qu’un autre, lorsque les larmes me montent aux yeux ce n’est jamais pour des contributions à des «prouesses» techniques, ou commerciales.
    Maintenant si quelqu’un accepte de partager ses connaissances pour que puisse progresser un tout petit peu il aura ma reconnaissance éternelle, lorsque ce sera possible, et à mon tour je fais l’effort de contribuer et redistribuer ce que j’ai appris, pour ce qui est de me m’enchaîner à des produits pensés pour moi « au nom du bien », non merci aux idoles.
    JuliTux

  32. Tout passionné de micro-informatique, surtout quand on en a connu les premiers balbutiements – Paul Jorion nous a remis en mémoire le Z81 de Sinclair.- ne peut qu’être triste à la nouvelle de la mort de Steve Job. Mon premier PC programmable en basic était le sharp 1201, contemporain du Z81. Je fréquentais alors le club microtel de Lorient. Heureux temps où on bidouillait le sot et le hard ware des apple II avec leurs 16Ko de mémoire vive et les 2 lecteurs de disquettes souples: Une pour le programme une autre pour le stockage des données.. Je me souviens de l’avènement du turbo pascal qui fonctionnait en insérant une carte Z80 dans un slot de l’Apple II et en bootant sous système d’exploitation CPM.
    Le divorce entre Apple et les amateurs de micro-informatique est venu avec le Mc Intosh. Deux mondes d’utilisateur se sont créés. Un PC n’est pas une cafetière. La liberté a un prix, celui de chercher à comprendre, à programmer la machine. Steve Job, que j’admire était,en effet un précurseur, mais il y en .eu bien d’autres. Les héritiers des pionniers de la micro-informatique travaillent aujourd’hui avec des logiciels libres sous Linux, pas sous Mc Intosh.

  33. L’ Amérique perd un génie de la communication et du marketing…
    Vive le capitalisme « cool »… « New Age »…

    Mais c’est la faute à la finance…

  34. Mercedes,BMW,Audi tjs les memes discussions
    mac est un ENVIRONNEMENT comme d’autres chacun ses préférences d’usages et de philo.
    Steve jobs un bon concepteur, un bon entrepreneur aussi .
    au mm titre que Gates dans les années 80

    arrêtons les discussions sur User mac ou windaube (pardon windows!) mm schéma que la haut a l’ONU( je suis partisan et pas toi tu es mauvais et toi méchant ETC.. )

    20 ans que sa saoul alors pas ici svp
    taper vos commentaire sur n’importe quoi qui vous fais plaisir !

  35. he bé, on a l’impression que ghandi vient de mourir, c’est peut-etre ça le probléme, rendre hommage à un génie du marketing comme si il avait soulager l’humanité me laisse pantois.
    Ca veut certainement dire quelque chose sur les valeurs de notre époque du coup je pense qu’on est vraiment mal barré.

    1. C’est exactement ce que j’étais en train de me dire en finissant de lire les commentaires. Avec des « élites » pareilles, elle va être belle à voir la société de l’après-capitalisme!

      1. Et oui et le fait que ce soit sur le blog de Paul Jorion prouve, si on en doutait, que le système a de très beaux jours devant lui…

  36. Jobs ou Gates, même combat, ils sont arrivés avec de bonnes idées dans le désert informatique, très rapidement leurs conceptions économiques ont montré leur vrai talent de financier plutôt que de créateur informatique, en verrouillant économiquement leurs faibles contributions à l’essor de l’informatique grand public, afin d’en capter le maximum de rendement. Je m’étonne que Mr Jorion est été mystifié à ce point, quelques recherches sur internet, permettront à chacun de retrouver le cours de l’histoire. (pour rappel, quand microsoft présente son MS-DOS, Apple à déjà une interface graphique en NB, Commodore affiche la couleur sur votre TV, plus tard c’est carrément un OS multitâche à dispo du grand public, Seven ne le fait toujours pas !!!)
    La mémoire de l’homme est décidément très volatile …

    1. leurs faibles contributions à l’essor de l’informatique grand public

      C’est là où j’aimerais bien savoir qui a eu une « forte contribution à l’essor de l’informatique grand public »…

      1. personne et tout le monde, le meilleur exemple est celui de linux : Linus Torvalds n’a écrit que le coeur de l’OS, le reste du projet est toujours en développement de part le monde grâce à des milliers de contributeurs qui eux tous ensemble contribuent à l’essor de l’informatique grand public, de manière plus ou moins désintéressé, mais sûrement pas quelques pseudo gourou auto proclamé adoré par des bobos

        Tout ce qui n’est pas gratuit est perdu !

      2. Quelques uns, de tete:
        – Dennis Ritchie (createur du C)
        – Bjarne Stroustrup (createur du C++)
        – Tim Berners-Lee (inventeur du WWW)
        – Richard Stallman (Projet GNU et license GPL)

  37. même si je suis avec passion vos articles et vos commentaires….je suis à un niveau nettement inférieur de connaissance…Dans ma vie active j’ai assisté à des « batailles » de systèmes proIBM contre…, de langages informatique cobol contre fortran ou autres… Tout cela n’est donc pas nouveau.
    Ce qui m’ennuie quand on pense pour moi à ce que je dois avoir besoin sans y penser c’est que ensuite dans le futur immédiat je n’ai plus de choix possible la « nouveauté » est devenue la référence. Dans le monde où je vis cela génère des frustrations chez les jeunes qui n’ont pas assez d’argent et des « mises à l’écart » chez les plus vieux qui ne sentent pas les nécessités…d’écouter de la musique tout le temps ou de photographier en téléphonant.
    Merci pour tout mais j’ai une passion pour Léonard de Vinci

  38. Pour fana informatique uniquement puisque aucun musée intéressé par dation :
    Je vends (prix à débattre) ZX Spectrum dans sa boite d’origine, parfait état de marche, notice….. (Magnétophone à cassette non fourni). Frais d’envoi en sus.

    Petite anecdote:
    Je m’étais inscrit à Dauphine pendant l’année scolaire 69/70 au cours de Fortran de M Checkroun professeur associé d’informatique. Le manuel « Fortran » 1ère édition publié chez Dunod était introuvable et impossible de réserver à la bibliothèque. Par contre le prof renvoyait au livre à chacun de ses cours qui étaient laconiques.
    J’étais « sec ». Le professeur demanda de justifier le suivi des cours par une application personnelle de fin d’année avec édition des résultats sur l’un des 2 terminaux Bull-GE de la fac . Courant avril 70, l’un de mes « petits camarades » me parla de son père, directeur commercial chez Bull qui venait de ramener des USA 3 exemplaires d’une doc sur un nouveau langage: le Basic. Il me confia cette doc pour 1mois. Le professeur Checkroun, malgré mes explications, fut fortement irrité de voir arriver dans les rapports de fin d’année à lui remettre une application en basic qui tournait sur le terminal Bull GE time sharing de la fac: c’était la gestion d’un parking souterrain de 1.000 place avec facturation au temps passé à la sortie et recherche de véhicule volé + emplacement en cas d’oubli de la place. On sauvegardait le programme sur une bande télex. Il me colla péniblement un 8/20 (en raison du travail d’analyse) en me qualifiant d’une appréciation peu flatteuse. Il lança à la cantonade devant les autres étudiants pour justifier cette sanction et il écrivit pour la justifier: « Le basic ne se développera jamais ! C’est un langage informatique juste bon pour des enfants ! » Peu de temps après, il me convoqua dans son bureau et me demanda comment je m’étais procuré cette doc. Il me dit qu’il voulait la lire. Je lui répondis qu’à ma connaissance il n’y avait que 3 exemplaires en France dont celui qui m’avait été confié…….Je le laissais mariner un bon moment dans son jus…. Puis il me demanda de lui prêter pour consultation ladite doc. Mon camarade, fils du dirigeant chez Bull, fut d’accord, m’expliquant que son père y voyait un grand profit professionnel. La mort dans l’âme je m’exécutais….Je ne revis jamais plus cette doc que M Checkroun estima au nom de la science inutile de me rendre, puisqu’elle ne m’appartenait pas au surplus et 1 an plus tard ce professeur publiait chez Dunod le premier ouvrage en français sur le Basic en reprenant pour exemple l’un des algorithmes sous basic que l’un de mes amis avait programmés avec moi (résolution d’intégrale)….
    Par contre ma mauvaise note resta dans mon dossier scolaire !
    Ne me demandez pas d’offrir mon « spectrum » au nom de la science, j’ai déjà donné !

    1. Quand en 1987, British Telecom me propose de travailler dans leur labo d’intelligence artificielle, la question se pose de savoir dans quel langage écrire mon projet qui deviendra ANELLA (j’ai finalement retrouvé le code au fond d’une boîte). Mes premiers programmes sont en Prolog et en LISP. Je ne sais plus quel langage ils utilisent eux mais ce n’est aucun de ces deux là. On finit par se mettre d’accord sur QuickBasic qui est résident sur leurs machines et sur la mienne. C’est l’époque où il y a des pointeurs dans un dialecte BASIC, ce qui est très pratique pour gérer la micro-base de données que crée et génère ANELLA de manière dynamique et qui emmagasine la mémoire du réseau orienté qu’est ANELLA.

      1. Je croyais que vous aviez perdu le code!
        Entre le LISP fonctionnel et le BASIC impératif on peut difficilement faire plus différent comme approche! J’imagine que vous avez renoncé à traduire et que vous avez tout recommencé à zero

    2. Albin, si vous faites une formation au Fortran, avec un examen de fin d’année auquel vous rendez un travail exécuté sur Basic, faut pas vous étonner de ramasser 8/20 (hors sujet, c’est 0 normalement). Et c’est pas très joli de balancer son prof comme ça 😉

      1. Julien Alexandre @
        Sauf erreur de ma part, l’intitulé de l’UV était « programmation informatique » !
        Ce qui expliquait mon entêtement à contester la note. J’ai fait sans cette UV pour la suite.
        J’ai eu droit aussi cette année là à un cours magistral d’informatique de M Leprince-Ringuet.
        Rien sur la programmation, rien sur le matériel, rien sur les applications….
        Et pour cause ! Mais uniquement de l’algèbre de Boole ! C’était cela l’enseignement de l’informatique en France à Dauphine (pas mieux ailleurs) cette année là ! Pas d’UV validée là encore !
        Mais les choses ont changé très rapidement au cours des années qui ont suivi. Les facs s’arrachaient les cadres des sociétés informatiques qui acceptaient de délivrer des cours .

      2. Début en1962, qui dit mieux ?

        J’ai commencé en 1962 à la fac (Grenoble) en apprenant à programmer sur un Bull Gamma ET (mémoire rapide de 64 mots de 48 positions binaires et mémoire auxiliaire à tambour magnétique de 8192 mots – Pas d’assembleur) puis sur un IBM 1401 (assembleur réalisé par le prof, documentation écrite par le prof et imprimée à partir de cartes perforées…)

        J’ai resuivi les cours l’année suivante vu que c’était Algol 60 et un « gros IBM » qui étaient au programme (le compilateur Algol était d’origine locale, là aussi.) En même temps j’ai suivi des cours ou il était question de machine de Turing et des grammaires de Chomsky.

        Les termes ordinateur et informatique n’étaient jamais utilisés, on ne parlait que de calculateurs. Je me suis inscrit à ces cours parce que le secrétariat m’a renvoyé sur un professeur qui m’a répondu: inscrivez vous et venez aux cours, vous verrez bien de quoi il s’agit..

    3. Pareil au cours de DOS en Pologne, la prof disait à propos de Win 95 qui venait de sortir, que ça n’aurait aucun avenir…

  39. Steve Jobs, il avais tout compris, marketing, social, super-communiquant, très bien entouré, maîtrisant parfaitement les rouages de l’ultra libéralisme ! mais ses produits, c’est vrai qu’ils étaient beaux.

  40. Ce qui est intéressant également de remarquer par rapport à tous ces hommages faits à ce type mort très riche: c’est la manière dont on fait l’éloge d’un chef d’entreprise en le faisant passer pour un artiste. C’est le geste esthétique de Steve Jobs que l’on salue aujourd’hui avant tout dans la presse… Il est d’ailleurs intéressant de voir la comparaison avec Léonard de Vinci dans cet article qui est significative de l’imaginaire de notre époque.

    Tout ce foin autour de la mort, avant tout, d’un patron, dont les machines qu’il a inventé n’ont en rien amélioré ma vie (n’en déplaise aux cybernéticiens nostalgiques), est encore une bonne illustration de la récupération de « la critique artiste » du capitalisme (cf. Boltanski et Chiapello, « Le nouvel esprit du capitalisme »).

    Oui effectivement Steve Jobs est un artiste car il fabrique de l’inutile (dans le sens de la définition moderne de l’art). « L’art pour l’art »: Steve Jobs n’a fait que vendre des choses « jolies ». Un truc de hippie, en fait. Rien de bien glorieux là-dedans.

  41. Toujours la même haine des utilisateurs de matériel Apple.

    Étant passé assez tardivement du PC Windows au Mac je dois dire que je ne reviendrais pas en arrière avant longtemps, avec un Mac on bosse sans se prendre la tête, c’est un outil de travail efficace, point.

    Concernant les dépôts de brevets au nom de Steve Jobs il y en a 317 :
    http://www.macplus.net/magplus/depeche-62296-317-brevets-pour-steve-jobs

    Mais on va dire qu’il a torturé ses employés pour en avoir la paternité ça plaira plus à certains…

  42. Je viens d’un pays pauvre où j’ai vécu jusqu’à l’âge de 37 ans avant de m’installer en France (en toute légalité!). Les premiers cours pour former des programmeurs ont vu le jour dans des écoles privées, les familles qui n’avaient pas de moyens se privaient pour payer des cursus chers et relativement pas très pointus. La formation s’est spécialisée par la suite et le coût a suivi. Les ordinateurs étaient hors de prix et n’ont commencé à être dans les foyers à revenus moyens qu’une vingtaine d’années plus tard grâce aux ordis assemblés. Il y a eu effectivement des applications produites sur place, mais l’essentiel était importé et impliquait formation après formation ainsi que des coûts supplémentaires pour la mise à jour. Je pense notamment que beaucoup de pays sont devenus dépendants des applications développées aux US. Le Mac était hors de portée pour la majorité des informaticiens, des bidouilleurs, de ceux qui apprennent sur le tas comme moi etc. Seules les agences de pub se le permettaient. J’y ai touché la première fois en bossant sur un film où le producteur pensait faire le montage sur Final Cut. Le reste de l’apprentissage dans le monde numérique se poursuivait sur les systèmes MS en recourant au crack et là Internet a été déterminant.

  43. Les macs d’aujourd’hui ne sont en rien supérieurs aux pc, même matériel à des prix surtaxés, la qualité est surtout concentrée sur le visuel et le toucher, l’os n’est aujourd’hui pas plus stable et fiable que ne le sont les autres, même windows atteint le niveau c’est dire.
    Par contre, il faut reconnaitre un flair marketing certain à cette firme. Mais ce modèle économique sera mis à mal par la concurrence, les marges faramineuses vont se réduire, car ces objets purement usuels et très limités que sont les tablettes et téléphones associés à un cycle de vie court, ne permettront plus les prix de vente actuellement pratiqués avec le même volume de ventes, Androïd qui est gratuit va tailler rapidement dans ces parts de marché. Nous n’auront bientôt plus que des terminaux, le foyer sera équipé d’un tout en un central, auquel seront connectés ces périphériques mobiles.

    Le grand succès d’Apple correspond d’ailleurs parfaitement à cette période de surconsommation et d’endettement. Ce modèle est dépassé!

      1. Depuis que apple est passé sur intel le mac est un PC qui ne dit pas son nom (avec un meilleur design)
        ou alors parlez-vous de l’os? mais apple ne développe pas d’os comme windows server pour gérer les grosses infrastructures à ma conaissance

      2. Vous êtes un Fanboy Apple Julien, il n’y a aucune pitrerie, pour moi ce ne sont que des machines qui doivent rendre le service attendu.
        La majorité des serveurs tournent sous linux, et ils tournent très bien, si Apple était supérieur aux autres Os, il serait N°1 sur les réseaux car les coûts de maintenance ont une importance stratégique dans le choix opéré. Ce n’est pas le cas.

      3. Cavalier, lisez, j’ai parlé des Macs, pas de l’OS. Et les Macs peuvent faire tourner Linux. A la base, Linux et Mac OS s’appuient tous les deux sur Unix. La différence, c’est qu’au niveau nouveaux matos, il faut attendre des mois pour qu’ils soient utilisables sous Linux. Raison pour laquelle les parcs informatiques sont souvent obsolètes pour faire tourner un grand nombre d’application (mais tournent très bien sur les applications supportées).

      4. @Lisztfr

        Mac OSX est basé sur NetBSD, OpenBSD et FreeBSD qui sont des membres plus ou moins éloignés de la famille UNIX et qui n’ont mais alors absolument rien à voir avec Linux.

        Comme d’habitude quand monsieur tout le monde parle d’informatique on a droit à plein d’affirmations basées sur des ragots dignes du café du commerce. Dur dur.

        Pour plus d’infos sur qui se base sur quoi voir ici : http://www.levenez.com/unix/

      5. @Julien

        j’ai parlé des Macs, pas de l’OS. Et les Macs peuvent faire tourner Linux

        Inutile d’acheter du matos (en plate-forme Intel) au tarif Apple, pour l’équivalence de prix vous avez plus performant. En ce qui concerne les pilotes, je suis d’accord avec vous, mais lorsqu’on vend une configuration à une entreprise on choisit du matos professionnel éprouvé mais surtout évolutif avec un support de qualité.
        Parlons également de sécurité, un code source ouvert permet de tout examiner et de modifier selon ses besoins, c’est pourquoi le libre a un avenir certain.

      6. En sachant que Next est une société crée par Steve Jobs et des anciens d’Apple. Et que Mac OSX est une refonte de NeXT sensée offrir un système d’exploitation moderne à Apple qui était en perte de vitesse face à Microsoft.

      7. @lisztfr

        Linux est la résultante de la réunion de deux projets, GNU et Linux (« GNU/Linux » devrait être son nom).

        1. GNU (qui fait partie donc de ce que l’on appelle communément « Linux » – en tout cas de la quasi-totalité des différentes versions), est compatible UNIX.

        Mac Os X fait aussi partie de la « famille UNIX ».

        2. Linux (développé par Linus Torvalds), n’est en fait que le noyau de ce système d’exploitation.

        Nota: depuis une demie-douzaine d’années, je suis sous Linux après être passé par Windows (depuis le milieu des années 80), puis, pour innover, par Apple: portable mort au bout d’une année, juste après la garantie (idem pour une amie qui avait acheté, à quelques mois près en même temps, le même modèle!), et je ne suis pas près de changer. Quasi que des avantages (1. aucun virus – même si c’est théoriquement possible – 2. philosophie du projet)

  44. Sim-pli-ci-té et esthétique. Le crédo Apple a toujours été de mettre l’informatique au service des gens. Ensuite, cela a été l’ordinateur comme centre media. Maintenant, c’est le « nuage » (qui contient votre base de donnée synchronisée) disponible pour tous vos appareils, de l’ipod à l’ordinateur. IApple n’est pas le seul à travailler à ces concepts, mais ils ont le talent de se mettre en avant, les premier à le proposer. Il faut l’admettre.
    Apple consacre 10% minimum de son budget à la recherche et développement. C’est sans doute pourquoi on a l’impression qu’il est leader dans ce domaine, et que l’industrie suit, copie. Le multitâche, la connexion simple entre ordi et périphériques ont commencé sur Mac.
    L’ergonomie Apple est supérieure : Cette conférence pour spécialistes compare les ergonomies des x’phone Université du SI
    Mon ordi actuel est un Imac. J’ai travaillé pendant 20 ans sur PC et sur Mac. Chacun à ses qualités et ses défauts, Mac est cependant plus intuitif, et gros avantage, quasi toutes les applications on un aspect identique qui permet de ne pas réapprendre l’ABC. Mes débuts: le Commodore 64 et l’Amiga et enfin Mac Plus en 1988. Cependant j’avoue que la version actuelle (Lion) très tactile et icônes me perturbe, tant elle est « trop » facile.
    L’architecture fermée, les programmes et appareils bridés, les refus de suivre des standards (toujours pas de lecteur blueray), l’applestore, certaines idées farfelues de Job, ben… énervent.
    Mais c’était une fameuse personnalité ce Steve Job. Chapeau.

    1. A voir la passion qui a failli envahir ce billet , on peut effectivement penser qu’Umberto Eco avait une intuition porteuse !

      Pour moi , qui me dis athée d’inné et d’acquis , je serais par contre renvoyer à mon boulier .

      Je me demande si un parallèle entre véhicule automobile et ordinateur serait judicieux :

      Je savais à peu près diagnostiquer et réparer moi même les faiblesses de ma vieille 203 ( qui n’étaient pas fréquentes d’ailleurs , aux problèmes de carosserie près) . A rapprocher de mes premiers pas sur Olivetti , en programmation fortran .

      Je ne sais plus rien faire ( et ça me convient ) sur ma bagnole aujourd’hui , à part l’alimenter en carburant . A rapprocher des ordis grands public actuels où le plus difficile est de brancher la prise et de trouver la bonne touche de lancement .

      Catholique , protestant ou anglican , ou juif , tous fainéants .

      Quant au bit , on cherche encore si ce sont bien les arabes ou plutôt les Hindous qui ont conçu le zéro .

    2. …ouaip !

      D’un coté les « talibans Mac » armés de lance-roquettes…
      De l’autre les « talibans PC » armés de missiles…

      M’sieur Jorion c’est quoi déjà le thème du blog ?

  45. Ahh l’apple 2e, l’Ipad de 1983 ! Il coutait 15000 francs ! Un concentré de technologie 64 KB RAM, CPU 1Mhz ! 30 ans après on est à 1Ghz, soit donc un gain de puissance de 2^10 en 30 ans (loi de Moore).
    30 ans du meme émerveillement devant les produits de la pomme. Toujours réservé à ceux qui en ont les moyens ! Quelle stabilité sous Steve Jobs ! L’histoire est écrite.

  46. moi perso je ne peux meme pas m’imaginer encenser ce héro du capitalisme moderne consumeriste (voir sa figure de proue) . Cette égerie mérite le meme sort que nos banques : la faillite. Les vrais génies à encenser sont au MIT ou dans les universités publiques qui ont réellement inventé les ordinateurs.
    Chacun son avis …
    Mais la formule :  » Les visionnaires nous indiquent les raccourcis. Avec un peu de chance ils nous évitent aussi bien des morts inutiles. Merci M. Steven Paul Jobs. » me parait quelque peu exagérée.
    <sur le materiel et les ordis le mec il a rien inventé. il s'est juste occupé de comment les vendre.
    En effet quel génie ! quel vendeur d'exception !

    1. Les vrais génies à encenser ont été au MIT ou dans les universités publiques ?

      Plus ou moins vrai tant que les brevets logiciels n’ont pas été reconnus. Pour ce qui est de la période initiale il conviendrait de regarder de près comment IBM s’y est pris avec les universités, y compris en Europe, mais ce serait un vaste sujet (dont je n’ai eu qu’une vue limitée et partielle mais plutôt inquiétante!)

      Ce dont je suis certain c’est que les universitaires avaient une forte tendance à garder ce genre de choses pour eux. Le PARC était un campus privé (Xerox) et, même s’il a été une erreur d’un strict point de vue capitaliste, on lui doit:
      – Le graphisme par bitmap, le principe de tous les écrans actuels
      – Les interfaces graphiques avec fenêtre et icones
      – les éditeurs de texte WYSIWYG
      – InterPress ( le précurseur de PostScript)
      – Ethernet
      – La programmation orienté objet

      Rien ou presque n’étant jamais inventé un beau matin par une seule et unique personne, ce qui précède n’est pas à prendre au pied de la lettre, n’empêche qu’une université n’est pas l’endroit idéal pour ceux qui se soucient de disséminer dans le grand-public des choses qui ont tout l’air de n’être utiles qu’à des spécialistes.

      Je pensais que le langage BASIC, inventé et promu par le Dartmouth College, serait un bon contre-exemple en faveur de l’importance des universités publiques dans la vulgarisation de l’informatique mais, manque de chance, c’est une université privée (resterait à voir ce que signifie cette distinction aux Etats Unis…)

      J’ai eu envie de signer QWERTY en souvenir des claviers en usage en France dans les universités jusqu’à ce que IBM (ou Apple ?) les fasse basculer très progressivement vers l’AZERTY. ;o)

  47. Jobs est surement un génie du marketing, mais il n’est pas parfait.,Il a commis la même erreur avec l’iphone que celle commise avec le mac, il n’accepte pas les partenariats. Et c’est pour ça que l’iphone va se faire finalement enterrer par les téléphones sous android et ne sera dans quelques années qu’un téléphone pour élite restreinte.

    1. Et en quoi, est-ce une erreur ???
      Il n’a jamais prétendu faire l’ordinateur ou le téléphone de tout le monde.
      S’il fait plus de bénéfices que Nokia avec 5% du marché, pourquoi irait-il faire des compromis sur la qualité de ses produits pour devenir hégémonique … et déficitaire ????
      Vous préférez payer votre téléphone androïd en fournissant votre vie privée en pâture à Google, c’est votre droit, personnellement je préfère garder ma vie privée et payer mon téléphone quelques euros de plus. Question de valeurs sans doute.

  48. Steve Jobs est surtout un génie du marketing et pas tant de l’informatique. Apple, c’est le capitalisme sauvage, pollueur, destructeur, consumériste, asservissant, limitant, fermé. Maintenant, Apple a aussi créé du positif et c’est ça qui nous rend parfois schizophrène dans le capitalisme actuel.

    Regardez cette publicité pour MAC datant de 1984 :

    http://www.youtube.com/watch?v=DF0ewizTen0

    Elle dénonce l’hégémonie d’IBM, qui est jadis présenté comme big brother, comme le mal absolu, qui fait de nous des esclaves. 20 ans après, Apple est devenue… IBM en pire !

    On devient ce qu’on combat, semble-t-il ?

  49. Tiens un troll 🙂
    Nous sérieusement, chapeau le designer et le spécialiste en marketing.

    Je vois les macs comme de superbes éléments de déco fonctionnels. C’est indéniablement beau et longtemps très en avance en terme d’ergonomie (du matériel et des produits).

    Je n’ai jamais eu de mac car c’est un produit bien trop cher. Il y a chez les utilisateurs (j’en ai) comme un fanatisme de la rolexx (t’en as pas un t’es un looser).

    Je trouve honteux la vision sociale de la firme (obsolescence, délocalisation et même là bas suicide (non parce qu’un occidental c’est plus facile a faire suicider qu’un chinois), verrouillages (on peut très bien concevoir un produit parfaitement fini sans brider la créativité d’autrui).

    Donc chapeau pour les produits proposé, pas chapeau pour le rôle économique et social joué par la firme. Mon côté geek n’absout pas l’ultra-libéralisme consumériste.

    1. Faut pas exagérer les suicides etc c’est Foxconn et ça ne concerne pas que Apple c’est un problème général

      1. ah certes ce n’est pas qu’ Apple, mais on peut quand même constater que niveau gestion sociale de ses fournisseurs, Apple ne fait pas dans le révolutionnaire sur le coup.

        Je n’aime que moyennement les « problèmes généraux » c’est souvent le premier pas vers le « on y peut rien ».

  50. Un peu d’histoire pour les anciens,, cela ne nous rajeunit pas.

    J’ai eu très brièvement l’opportunité de travailler sur un projet d’ordinateur de bureau piloté par l’Inria : le projet Kayak.
    En pleine phase de définition des caractériques (futuristes …) de cet ordinateur est apparu en France, au « Salon des composants », une réalisation dénommée LISA (signalée plus haut par Fujisan) qui rendait caduc le projet Kayak). C’était en quelque sorte une préfiguration (lourde) du MacIntosh.

    Heureusement pour quelques collègues et moi-même, il y avait bien d’autres sujets de distraction, déjà bien sur les rails, par exemple les cartes à puce. A ce sujet, je voudrais signaler qu’un peu plus tard, Roland Moreno (qui s’amusait un peu en dehors des cartes à puce) a reçu une « Pomme d’Or » Apple pour la réalisation d’un carte de communication X25 pour Apple II (e ou c ?).

  51. -_-

    Franchement, ce blog est le dernier endroit où je pensais que l’hystérie collective se répandrait.

    Un être humain est mort. Point. Il en meurt plusieurs par seconde. Si Jobs mérite un déluge pareil, alors chacun et chacune méritent un éloge. Aucun être humain ne vaut plus que les autres. Toute cette idolâtrie est navrante, et l’un des symptômes les plus évidents de la décadence de notre société. Déjà on le dit égal à Gutenberg et Einstein (vérifiez vous-mêmes les absurdités qui pleuvent partout). Bientôt, il dépassera Gandhi !

    Pour éviter de m’énerver, je vous cite simplement le début du 9h15 de D Schneirdermann :

    Tiens, en voilà, un cas d’école. Comment l’analyser, l’hommage tonitruant (1) du système médiatique occidental, et de l’internationale des geeks, à la mort d’un grand patron californien qui faisait travailler des Chinois sous-payés dans des usines polluantes, pour créer des gadgets inutiles, imposés au public à coups de pub, et de matraquage marketing ? Comment l’analyser ? Un hommage justifié à un génie créateur ? Une habile et diabolique opération d’extorsion de consentement, que seul pourrait dénoncer un Chomsky, ou tout autre dissident radical ?

    Et pendant ce temps, les français tentent de faire payer aux belges la Bad Bank à sortir de Dexia, alors que ce sont les placements et achats merdiques de la partie française qui font plonger le tout. La Belgique pense à nationaliser la partie belge de Dexia, mais bon, on s’en fout, hein. Un mec qui faisait du marketing est mort. Dans ce monde merveilleux, ça équivaut à la mort d’un dieu, et le monde est prié de s’arrêter. Ah là là là là, quels idiots, crétins, mécréants, ceux qui se tracassent parce que toutes leurs économies sont placées chez Dexia, ou ceux qui travaillent dans des boîtes qui sont actionnaires institutionnels de Dexia (il n’y a pas que les communes, non non). Qu’ils arrêtent ! Steve Jobs est mort ! Un peu de respect, et cessez avec vos minables préoccupations sur des événements sans intérêt !

    1. Je dirais qu’il est l’un des grands pionniers de l’informatique, avec ses défauts bien évidemment…
      Le célébrer c’est aussi un moyen pour l’Occident d’exorciser la conscience de son déclin…tout comme la mort de Michael Jackson en 2009…il n’y aura plus jamais un artiste américain qui vendra des centaines de millions de disques et connus même dans les coins les plus reculés d’Amazonie…de même, aujourd’hui la Silicon Valley recrute beaucoup d’informaticiens asiatiques, et bientôt l’Inde et la Chine seront les places fortes des nouvelles technologies et éclipseront les USA……

      L’Occident a l’impression que tout lui échappe…

    2. Fausse piste assez grave et gros contresens.
      Vous ne dites rien sur les vraies fausses affaires qui sortent tous les jours des rotatives a gros flan pour occuper le peuple et le détourner des affaires très graves comme le démantèlement de Dexia.
      Et vous comptez pour rien le seul événement concommitant, réel et digne d’ interret qu’ est la disparition du génie S . Jobs ? La conception de ces  » extensions de la pensée de l’ homme », comptées pour rien ?
      Une insolation peut etre ?
      C’ est quand même assez sévère…

      http://www.youtube.com/watch?v=0Nk3dJnjEIM&feature=youtube_gdata_player

      http://www.analysebrassens.com/?page=texte&id=176&analyser=42&analysebrassens=da777169896f04d0488eacc74a2b6988

    3. D’accord avec vous. Véritable hystérie pour un marchand de gadget !

      J’ai même entendu parler aux infos d’un Steve Jobs, inventeur d’une philosophie de vie… C’est du grand n’importe quoi. Le jour où un de nos grands intellectuels bénéficiera d’un tel hommage post-mortem, nous pourrons reprendre espoir. En attendant, c’est affligeant de bêtise…

      Nous sommes en plein culte fétichiste.

      1. J’ai même entendu parler aux infos d’un Steve Jobs, inventeur d’une philosophie de vie

        C’est à ce genre de considération que l’on mesure l’efficacité des campagnes publicitaires de grande envergure.
        « think different » c’était exactement le slogan de la marque à la pomme.

        La difficulté avec ce genre de phénomène c’est qu’il comporte une part de vérité. Au delà de l’aspect marketing et publicitaire le slogan révélait un véritable changement culturel. Avec le recul c’est évident.

        La tromperie au départ c’était de faire accroire l’idée qu’un produit en particulier, une marque, et même une technologie induisent une excellence culturelle, comme si tous ceux qui n’adoptaient pas ces nouvelles technologies culturaient et même pensaient moins bien. Cette prétention au mieux-disant culturel est en effet insupportable et quelque peu anti démocratique.

        L’utilisation de la micro-informatique, et cela dépasse l’opposition mac-PC, en tant que nouvel outil au service de l’écriture et de la communication, a induit un nouveau rapport à l’écrit, via notamment le traitement de texte. Plus encore, le traitement de texte associé à l’internet ont constitué une révolution culturelle, la dernière en date après Gutemberg, cinq siècles plus tôt. Mais, et c’est toute la différence, ce n’est pas en soi une nouvelle philosophie, tout juste un nouveau mode de vie. Une philosophie suppose une interrogation, une réflexion sur le monde et la vie, ce qui renvoie à l’individu singulier. Un mode de vie peut certes résulter d’un choix éthique mais il dépend avant tous des conditions matérielles d’existence et donc d’un certain état de la société.

        Selon le slogan précité il s’agissait donc d’étendre, voire imposer une nouvelle norme sans discussion. Derrière le penser différent ou le penser différemment, il y a simplement un formatage nouveau du cadre dans lequel la pensée s’exprime, se communique, et ce n’est pas rien. Cela peut même apporter contribuer positivement à certaines évolutions de la société. Si la pensée évolue qualitativement ce ne peut donc être que relatif à l’évolution globale de la société, ce n’est pas l’outil en tant que tel qui confère à la pensée une qualité absolument supérieure. Si c’était le cas les écrits de Platon et Aristote ne seraient plus que des pièces de Musée. Fort heureusement ces derniers ont encore des choses à nous dire.

      2. @ Pierre Yves D

        Merci pour votre commentaire éclairé avec lequel je suis en total accord et qui suscite quelques réflexions supplémentaires.

        Comme vous le faites justement remarquer, « une philosophie suppose une interrogation, une réflexion sur le monde et la vie, ce qui renvoie à l’individu singulier », sans oublier toutefois que l’individu singulier doit aussi se penser dans un collectif. Chacun de nous se construit sur les fondations d’une double aspiration ontogénétique : être avec et être soi. Or – et c’est assez symptomatique de notre époque -, il est curieux de constater à quel point l’hommage rendu se focalise sur la seule personnalité de Steve Jobs sans jamais faire référence au collectif qui l’a aidé dans sa réussite, preuve s’il en est de la dégradation de la pensée collective au profit de la valorisation de l’individualisme. Ce culte de la personnalité me paraît excessif, voire dangereux, et ne pas rendre compte d’une réalité plus complexe.

        Il est évident que la micro-informatique en favorisant l’essor d’Internet a induit de nouveaux rapports, à l’écrit comme vous l’écrivez, mais encore plus, une nouvelle façon de vivre notre relation au monde et aux autres en permettant non seulement l’accès à tous les savoirs, mais en ouvrant aussi la possibilité de communications illimitées avec nos alter ego les plus éloignés. C’est l’aspect positif d’une mondialisation consacrée sur les fonds baptismaux du libéralisme, et Steve Jobs, en excellent artisan, a participé à ce mouvement, participation qui ne doit pas nous faire oublier toutefois les travers de la logique capitaliste qui l’animait. En d’autres termes, Jobs, notamment avec l’Iphone et l’Ipad, a facilité notre accès au monde, mais de là à dire comme Paul Jorion qu’il aurait changé notre représentation du monde, il y a un saut intellectuel qu’il me sera difficile de franchir, car cela sous-entendrait une modification d’ordre ontologique des schèmes conceptuels qui régissent cette représentation. Or, c’est trop tôt pour le dire. Peut-être aura-t-il raison si la proximité numérique favorise la prise de conscience d’une humanité reposant sur une identité et une intériorité psychique communes aboutissant à une disparition partielle ou totale de toutes les formes de nationalisme, de racisme et d’exploitation. Nous n’en sommes pas encore là. Toujours est-il que je reste, à tort ou à raison, assez réticent à l’idée d’accorder au seul Steve Jobs les mérites des avancées constatées dans l’univers informatique. À ce compte-là pourquoi encenser Jobs et pas Licklider qui joua un rôle particulièrement important dans la conception, le financement et la gestion de la recherche à l’origine de l’ordinateur personnel et de l’internet ? Tout cela est bien la conséquence d’un marketing réussi, mais pas obligatoirement de la vérité.

        Quant au « think different », il faut reconnaître en effet qu’il était prémonitoire, mais plus de la révolution informatique et culturelle à venir que du seul fait des produits Apple dont la commercialisation s’est greffée sur un mouvement de fond qu’il a peut-être accéléré, mais en aucun cas initié par lui seul.

        Il s’agit donc, et nous sommes d’accord, d’une évolution du mode de vie et d’un « reformatage » de nos outils de réflexion, voire de nos processus cognitifs selon Michel Serres, et non pas d’une philosophie de vie qui devrait, si tel était le cas, répondre à une question essentielle : en quoi Steve Jobs aurait-il amélioré la condition humaine ou l’aurait-il rendu plus sage ?

        Cdlt.

        Nb : entre Gutenberg et Internet, n’oubliez pas les autres mass-médias (radio, télévision) qui ont eux aussi contribué à la grande révolution culturelle du 20ème siècle.

  52. huh steve jobs est mort……….
    respect pour cet homme que rien par sa présence il a redressé apple (en faillite ) et en faire sa boite the number one en defoncant microstoft en qq années
    c’est sur cet homme avait un talent certain dans son domaine………

    par contre je savais pas que il avait géré pixar Oo

    putain ce mec il avait des couilles couillues Oo , pas etonnant que son pencréas a laché 🙂
    Chapeau bas 🙂

  53. Pendant vos génuflexions, ceci :

    – Le problème du numérique, c’est qu’il n’y a pas de contrastes. Tout est parfait et tout fait plastique. Vous voyez les photos de Matthew Brady sur la guerre de Sécession ? Si vous essayez de prendre les mêmes en numérique, vous savez à quoi elles ressemblent ?
    – Non.
    – À des effets spéciaux dans un film sur la guerre de Sécession. En les regardant, les gens diront : « Ouah, génial, c’est super-ressemblant ! » vous saisissez la différence entre la réalité et la ressemblance ?
    (…)
    – Le négatif est grandeur nature. Pas d’agrandissement, pas de perte de détails.

    Le O.J. Bar & Grill, qui s’en souciait ? C’était dépassé, ça datait du temps où les gens sortaient de chez eux.

    Surveille tes arrières ! Donald Westlake (1933 – 2008)

    Les caractères gras, qui d’ailleurs n’apparaissent pas à la visu (à « différence » et à « négatif » dois-je donc préciser a posteriori), sont de schizosophie, qui aurait souligné sur du papier à l’adresse de quelques lecteurs sans l’assomption de Jobs et autres papes putatifs de la com.

  54. Vous savez qu’ici, à Montréal, Steve Jobs est régulièrement cité par les bien-pensants conservateurs pour vénérer le culte du self-made-man. L’idéologie, avant tout 😉

  55. Hé bien, quand je lis tous ces commentaires, je me dis que la guéguerre PC – Mac n’est pas prête d’être finie et que les pc-istes reprochant aux mac-istes de relever du domaine du fanatisme ne sont pas en reste et ont oublié leur miroir.

    Moi qui suis réfractaire à l’informatique, comme à l’économie 🙂 j’ai néanmoins utilisé à peu près tous les ordinateurs possibles dans ma loooongue vie et travaille sur Mac depuis fort longtemps pour ce qui est de mon utilisation personnelle, même le début et Atari avant, par goût, par simplicité, et surtout parce qu’on peut mettre un Logic dedans. Et si Mac n’avait pas existé, j’aurais probablement arrêté la musique complètement à la cessation de mon activité professionnelle en 1986, n’ayant plus les moyens de payer des musiciens et d’aller au studio, ce qui me permet de continuer à en faire à mon rythme avec le logiciel le plus performant qui soit, même si je ne l’utilise pas à son potentiel, loin de là, parce que je n’ai jamais ouvert le pavé d’explication qui est trop lourd et parle en chinois pour moi.

    Dire que Mac est plus cher est faux… j’ai traîné un ibook 12 pouces basique pendant plus de 10 ans, sans aucune réparation, une seule ré-insallation, en l’utilisant bien au delà de ses capacités, il sentait même le roussi bien souvent, mais continuait à fonctionner. Quel PC portable aussi petit, pourrait tenir le coup aussi longtemps dans une utilisation aussi intensive ? Bon d’accord, il a fini par rendre l’âme après une longue vie de loyaux services.

    Une grande partie des créateurs a de quoi être inquiète aujourd’hui, les musiciens, les studios, les graphistes, les chercheurs en sciences etc… ne serait-ce que par la suite qui sera donnée aux logiciels dédiés Mac dont ils se servent.

    Pour le reste, les gadgets et tout ça, je suis d’accord qu’il y a un phénomène de mode et de marketing, mais ne me faites pas croire qu’ils pourraient être l’arbre qui cache la forêt et surtout pas le gros chêne du milieu.

    Le génie de s’invente pas, la faculté et l’énergie à développer des idées, d’être un catalyseur pour tous les développeurs non plus, celle de pousser la concurrence à se dépasser et les partenaires à donner le meilleur d’eux-mêmes non plus.

    Alors moi, je dirai juste : Merci M. Steve Jobs d’avoir existé et d’avoir eu le courage de suivre votre route jusqu’au dernier moment.

    Je crois qu’on va très vite se rendre compte dans la stagnation de ce que signifie cette perte.

    1. Quel PC portable aussi petit

      Le mien, 20 ans et toutes ces dents. c’est formidable le génie de faire penser que vous êtes exceptionnel qu’avait cette firme.

  56. Les produits Apple sont fabriqués par Foxconn dans les usines de Shenzhen (400000 travailleurs) et Chengdu (100000 travailleurs). Témoignages: « On travaille du lundi au samedi douze heures par jour, 80 heures supplémentaires par mois ». « Il nous est défendu de parler pendant le travail ». « La plus petite faute entraine une punition. » (source: Spiegel Online), Au printemps 2010, 13 travailleurs se sont suicidés sur le site de Shezhen. Lors de manifestations consécutives, les ouvriers ont brûlé symboliquement le logo Apple. En mai dernier, une explosion a fait 3 morts et plusieurs blessés sur le site de Chengdu. Merci monsieur Steven Paul Jobs. Que je sache, Léonard ne fut, lui, responsable de la mort de personne. Oui, il est choquant, mais surtout symptômatique, de voir des critiques du capitalisme financier méconnaitre à ce point cet autre versant mortifère qu’est l’exploitation. C’est si loin, la Chine; il sont si beaux, ces joujoux! Question d’habitus, sans doute.

    1. L’article de Paul Jorion est effectivement pour le moins superficiel, il y a des oublis sur l’oeuvre de Jobs, tout comme sur le côté antisocial de la firme, qui est la première capitalisation du Nasdaq, et de toute façon n’est certainement pas un modèle pour un « libéralisme social » (si tant est que cela puisse exister). On pourrait aussi parler des entreprises achetées par Apple et dans quelles conditions (liées à la bourse ou pas). Ces oublis sur un blog censé critiquer le système sont fâcheux. Je pense que c’est parce que Mr Jorion a mis surtout en avant son ego et sa propre émotion, et qu’il a du coup oublié où il écrivait et à qui il s’adressait (chaque jour).

      Ceci dit, Steve Jobs, même s’il a mis son intelligence puissante (et c’est bien la qualité qu’on peut lui reconnaître) au service d’un capitalisme pur et dur, n’est pas, comme je l’ai déjà écrit, le symbole de l’exploitation; ce procès il faut le faire à toutes les firmes en général, et réduire Mr Steve Jobs aux problèmes sociaux certes inadmissibles liés à Foxconn (qui a plein d’autres clients que Apple d’ailleurs), c’est risquer de restreindre les nuisances du capitalisme actuel, alors qu’il se trouve partout dans ce système (et dans de très nombreuses entreprises) des exploitations, des problèmes écologiques et financiers, et que pour lutter contre tout cela il faut s’attaquer à sa cause, la libéralisation excessive de la mondialisation. Il conviendrait d’harmoniser les protections sociales, ceci dit ça semble progresser, même en Chine…alors que la France semble au contraire perdre des droits, dans la passivité générale…

  57. Voici un article très intéressant sur l’influence de Steve Jobs sur le cinéma et son développement :

    http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Comment-Steve-Jobs-a-revolutionne-le-cinema-2947938

    J’ignorais tout ça.

    Les cinéastes ne sortent plus des écoles, mais de leur garage.

    C’est aussi un peu ce qu’il a fait avec la musique, permettre à tous d’exercer sa créativité, ne serait-ce qu’avec Garageband par exemple. Lorsque je vois le nombre de Cds aux US qui ont été réalisés avec un logiciel aussi basique, non, pas ceux des grandes stars, quoique… parfois, mais la plupart des jeunes créateurs, je suis assez scotchée d’entendre ce qu’ils arrivent à en tirer. Il a en quelque sorte démocratisé la création, elle n’est plus le privilège d’une élite. C’est peut-être cela aussi qui dérange.

    Personnellement ça me fait plaisir de voir que des jeunes ont des outils dont beaucoup sont gratuits dans les mains pour développer leur créativité et pouvoir en être fiers.

  58. On doit certainement reconnaître à Steve Job d’avoir été un perturbateur génial du ronronnement bien installé de l’informatique de gestion, obligeant les informaticiens à se détacher d’une vision étroite de la programmation.

    Il y a cependant une époque dont ont bénéficié ces petits génies de l’informatique tels que Steve Job ou Bill Gates dans les universités américaine, c’est l’époque du « Time sharing »: technologie qui permettait à quelques centaines d’utilisateurs de partager la puissance d’un ordinateur central en communicant au début avec cet ordinateur du centre de calcul de l’université au travers de terminaux « TTY » (TeleTYpewriter) , utilisant la technologie des systèmes télex, avec lesquels étaient transmis, à travers les océans les messages imprimés. faute de mieux, ces télex améliorés permettaient d’envoyer des programmes et des données à traiter, vers un ordinateur central de l’université et de recevoir les résultats sous forme imprimée uniquement à la vitesse vertigineuse de 14 caractères par seconde…. Le langage était le plus souvent du « Basic » et c’est ainsi que se sont formés au basic et à la programmation, les premiers utilisateurs d’informatiques n’ayant pas au départ une formation spécifique d’ingénieurs en informatique, mais qui s’en servaient pour faire des calculs scientifiques ou statistiques.
    Plus tard sont apparus des terminaux plus performants, utilisant toujours l’impression sur papier pour les échanges entre l’utilisateur et l’ordinateur central. IBM qui avait à l’époque une grosse longueur d’avance dans ces terminaux utilisant une imprimante, a inventé l’imprimante à boule dont la vitesse d’impression devait atteindre environ 30 caractères secondes et le clavier était plus convivial que celui des terminaux TTY. C’est à peu près à cette époque que j’ai fait mes débuts avec la programmation personnelle, mais sans ordinateur personnel, vers 1969.

    Bien plus tard sont apparus des terminaux à écran monochrome toujours connectés à un ordinateur central en « temps partagé »

    Lors de mon premier stage à IBM en 1969, les terminaux à boule étaient encore plus répendus que les terminaux à écran, réservés à une élite de chercheurs.

    N’étant pas très doué avec FORTRAN j’avais été dégouté de la programmation. Mon patron de stage est parvenu à me convaincre de suivre une formation à ce qui était alors un tout nouveau langage informatique orienté « résolutions de problèmes » plus que programmation informatique: il s’agissait d’APL, (A Programming Langage) dont l’inventeur Kenneth Iverson était aussi créatif sans doute que Steve Job mais pas aussi « businessman »…

    Je dois à la maitrise de ce langage ésotérique par ses caractères spéciaux et sa formulation mathématique, sans aucune commandes informatiques, d’avoir pu faire une carrière honorable à IBM et d’avoir été repéré par des patrons américains d’IBM qui m’ont embauché pour aller travailler aux USA.
    J’adorais la précision et la concision de ce langage qui conférait une élégance particulière aux programmes écrits avec lui.
    On n’est d’ailleurs pas obligé d’écrire un programmes pour faire des calculs avec ce langage:
    en tapant sur le clavier 2 4 5 + 6 8 7 on obtient directement le résultat
    8 12 12 sans avoir comme en Basic à rajouter des commandes comme « run » ou « print »
    Cette possibilité de traiter deux à deux des éléments s’étend à des tableaux à deux, tois ou plus dimensions… On peut leur appliquer des opérations plus avancées que l’addition, ou même faire des opérations logiques deux à deux entre les éléments des tableaux comme: plus grand que, = différent de, etc. cela sans avoir à programmer les opérations successives entre les éléments des tableaux à l’aide de « boucles informatiques » dans le cas de tableaux, de « boucles imbriquées » comme c’est le cas en Basic ou en FORTRAN et pratiquement tous les autres langages de programmation.

    Je travaillais à Kingston (NY) chez IBM en 1976 quand Apple a sorti ses premiers ordinateurs. Ma très grande déception fut que malgré le nom « Apple », cet ordinateur personnel n’utilisait pas le langage APL. Il faudra attendre d’ailleurs pas mal de temps pour que doit développé une version d’APL fonctionnant sur les PC IBM…
    Toutefois, IBM avait dès 1975 sorti le 5100, (5 ans avant l’apparition des PC IBM), un ordinateur individuel de bureau proposant aux scientifiques, techniciens et ou statisticiens et économistes (comme moi) non informaticiens un accès à la programmation individuelle sans être connecté à un ordinateur central. Cette petite machine proposait à ses utilisateurs la possibilité d’utiliser soit le langage BASIC soit le langage APL, sur simple inversion d’un commutateur.

    Son échec a été dû à l’incapacité des hauts niveaux hiérarchiques d’IBM à l’époque d’effectuer un changement de paradigme fondamental. Pour eux dont la richesse (souvent personnelle) avait été assurée par les ventes de grands ordinateurs (Mainframes) ces petites machines étaient vues comme venant retirer à ces « mainframes » de la puissance de calcul et ainsi réduire les ventes de gros ordinateurs. Je ne les blâme pas, car il s’agissait au sens strict d’un changement de paradigme : ils ne pouvaient pas comprendre.
    Je considère toutefois comme un de mes échecs margeurs de ne pas être arrivé à convaincre ma hiérarchie que ces précurseurs des ordinateurs personnels allaient tout au contraire susciter une demande monumentales pour de très gros ordinateurs, comme l’a plus tard prouvé l’explosion de la demande pour de très gros serveurs suite à l’apparition des PC, Apple et autres ordinateurs individuels couplés à des réseaux.

    Les améliorations à la convivialité apportées par la suite par Apple, ont accéléré le mouvement sortant l’informatique des mains des seuls informaticiens, sauf bien entendu dans des domaines pointus de programmation qui demandent encore et encore plus de compétences en informatique. Mais les ingénieurs, les économistes les architectes, les médecins et autres profession se servant maintenant des ordinateurs n’ont plus eu besoin d’avoir à traiter avec des programmeurs servant d’intermédiaires entre eux et des machines vraiment peu conviviales comme c’était le cas dans les années 50 et 60.
    C’est sous la pression de la supériorité conviviale d’Apple que Windows a du aussi évoluer vers des interfaces « homme-machine » plus faciles à comprendre que ceux que Microsoft avait conçu à ses débuts…

    Comme probablement beaucoup d’entre vous j’utilise « Excel » pour mes calculs. Mais j’avoue regretter APL, avec lequel j’avais conçu des modèles de prévision microéconomique que je ne suis jamais arrivé à reproduire avec Excel..: par exemple des modèles de prévision incluant des régressions polynomiales sur des données ayant subi une transformation logarithmique.

    Ça m’intéresserait de savoir s’il y en a parmi vous qui se sont aussi servi d’APL et ou continuent de se servir d’APL… Dont la notation et l’élégance des programmes s’approchaient parfois du domaine de la poésie…

    Désolé pour ce petit plongeon dans mon passé professionnel…

    Paul T.

    1. C’est sous la pression de la supériorité conviviale d’Apple que Windows a du aussi évoluer vers des interfaces « homme-machine » plus faciles à comprendre que ceux que Microsoft avait conçu à ses débuts…

      la réussite indiscutable d’apple, comme linux a poussé microsoft a développer enfin un langage de scripting cohérent.

  59. Apres cette avalanche de propos techniques certes interessants, j attendais comme Tom-Ipp un peu plus de debat sur le fond…et aussi plus d enthousiasme pour Linux…

  60. Je trouve ahurissante, stupéfiante, la grand messe mondiale de requiem steeve jobsienne.

    J’aurais largement préféré un hommage à Babu.

    Pour le monde de demain, je préfèrerais plus de Babu et moins de S. Jobs.

    1. méfions nous des affaires du RER qui se dégonflent aussitôt que les politiques les ont médiatisées à leur profit et récupérées…

      1. La mort de Babu c’est « Incident at a corner » d’Alfred Hitchcock ou comment la vérité et la réalité furent réinventées « Agé de 68 ans, James Medwick est préposé à la circulation à proximité d’une école. Il reproche à Madame Tawley, présidente d’une association de protection, de ne pas avoir respecté un stop. Celle-ci le prend de haut et clame « Tant de zèle, c’est déjà du vice ». Peu aprés, M. Taylor, le responsable de la sécurité vient annoncer à James qu’il est licencié. Une plainte a été déposée contre lui. En effet, madame Tawney a trouvé dans sa voiture un billet anonyme sur lequel était écrit:  » Medwick est un vieux vicieux dangereux pour les petites filles ». A la suite de cela plusieurs parents se sont alarmés. Mais Jane Medwick, sa petite fille, aidée par son fiancé Patrick réagissent contre ces calomnies. Ils entament une enquête auprés du proviseur, des parents et notamment de madame Tawney. Ils l’accusent même d’avoir écrit le billet ce dont elle se défend. Son fils Ron voulant venger sa mère va chez les Medwick et en s’enfuyant bouscule Jane. Lorsque le couple Tawney vient le chercher, elle indique qu’elle ne portera pas plainte ce qui détend l’atmosphère et permet à l’enquête de progresser. L’indice important est le mot « vice » proféré par madame Tawney et que l’on retrouve dans le billet. Y avait-il d’autres témoins lors de l’incident du « stop » ? Oui le professeur Baty, mais il se défend d’avoir écrit le mot. C’est alors que James Medwick se rappelle qu’à ce moment là une autre voiture s’est arrêtée en face . Un homme et une femme ont emmenagé dans la maison voisine. Tout le monde se retrouve chez le couple suspect. La femme, Gerogey Clooney avait à lâge de 16 ans provoqué un scandale en faisant du strip tease. Elle savait que James la connaissait et ne voulait pas être reconnue de lui. Son compagnon pour éviter cette promiscuité a écrit le billet. Les choses ainsi éclaircies, James est disculpé et réintégré dans ses fonctions. »

      2. Vous avez bien raison d’être prudent face aux médiatisations hyperboliques. Je vous rejoins tout à fait sur ce point.
        Il se peut que les hommage rendus à Babu s’avèrent plus ou moins indus.
        Il en est d’ailleurs peut-être de même pour ceux rendus à S. Jobs (qui plus est « mondialement » – mais les Nenets de Sibérie ou les Matsigenka du Pérou, en avaient-ils entendu parler? – à l’instar d’un Mickaël Jackson ou d’un Jean-Paul 2) .
        Quoi qu’il en soit, de ces deux miroirs aux alouettes, je préfère encore (tout en étant moins dupe), l’image donné par celui de Babu.
        Sinon, le deuil et le chagrin passés, un début de crtitique :
        http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/10/en-steve-jobs-l-epoque-pleure-un-gourou-de-la-religion-de-la-technique_1584893_3232.html#ens_id=1581777

  61. Je conseille à tous les chômeurs de défiler dans la rue avec des pancartes disant :

    WE NEED JOBS NOW

    En espérant que les médias parleront d’eux.

    1. Excellent !
      L’innovation, la créativité, la joie de vivre au travail pour tous avec ce que cela supposerait
      de nouvelles règles du jeu car il est bien évident que dans le cadre du système actuel il n’est pas possible que nous ayons tous un job et que nous puissions tous exprimer notre singularité au travail comme Steve Jobs a pu le faire.

  62. Je n’arrêtais pas de demander à mon père d’appeler son ancien collègue de travail pour qu’il me file son « vieux » ZX 81…. je l’ai eu des mois après… mais la nappe était cassée… foutu. du coup… je ne me suis pas mis à l’assembleur ZX80 mais au 8080 (Intel) sur un vieil ordinateur que mon père avait ramené du boulot un « Control Data » avec un écran tactile .. J’étais au collège. Nous étions en 1986..
    Le grand frère de mon meilleur pôte avait eu récemment un Mac à son boulot… Je suis allé UNE fois chez lui (car il habitait loin) un week-end. Son frère était rentré et lui avait laissé son joujou… c’est vrai qu’il y avait un jeu d’enfer avec un petit bonhomme qu’on déplacait… dans un décors génial (en noir et blanc). La définition était époustouflante
    Moi qui cherchait à savoir comment reproduire de tels graphismes sur mon Control Data en essayant « de poker » la mémoire… j’allais découvrir la mort dans l’âme que mon vieux truc n’avait pas de carte graphique digne de ce nom… comme le Mac du copain.
    Mais il n’empêche je n’ai jamais eu de Mac, ni Ipad, Ipod etc. je ne sais pas ce que c’est !!

    Mais Steve Jobs et Gates n’ont fait qu’entretenir, à l’évidence mieux que quiconque, l’idée (fort dommageable) que l’informatique est un pur business. Jobs a été un champion incontesté du marketing. Je n’ai jamais vu les choses ainsi (ce qui fait que je n’ai jamais travaillé dans une SSII par ex.) Mon héros pour moi c’est bien plus un Richard Stallman et de loin !

    Vive le monde libre !!!

    1. C’est rigolo, moi je pokais la mémoire de mon Oric 1…
      J’ai toujours aimé la philosophie du libre et j’ai même développé du libre pour Linux.
      Je l’ai toujours fais sur un Linux qui tournais sur un Mac …
      Je n’y peux rien, j’aime la belle informatique et donc je suis fan d’apple et de tous les iBidules.
      Je n’ai jamais compris que l’on puisse associé Apple à un système fermé, alors que ses fondations sont libre, que je peux faire tourner Linux, windows dessus. Que j’ai accès à la quasi intégralité des softs Mac, windows et Linux sur mon Mac. Mon mac soit disant fermé est livré avec emacs et gcc.
      Donc vive le libre, vive Stallman et vive Apple. 😉

      1. Je pense avoir le droit d’admirer Jobs, d’avoir une certaine estime pour Stallman ….
        Et de trouver complètement crétin l’opinion du second sur le premier !!!

    1. On pourra y lire: Steve Jobs 1955-2011. Fabricant de jouets réducteurs de têtes pour gosses de riches. L’authentique génie Lord Clive Sinclair nous est INFINIMENT plus sympathique, lui n’a pas réussi grand chose tout en amenant le peuple à l’informatique. Ma première bécane fut un spectrum ZX +2 à cassette.

      Et à l’instar d’AL, je n’ai donc jamais eu d’Ipod, d’Ipad, d’Iphone…

      L’esprit de la bidouille inoculé par les inventions altruistes de Lord Clive Sinclair à ses fans, c’est la démarche inverse de Jobs le réducteur de cervelle humaine chantre du « moi je » informatique. Imac Ipod Iphone Ipad. Me, myself an I. Paix à son I.

      1. Le fond de ma pensée sur Sinclair: Il faut être génial pour pêcher du poisson, mais génial au carré pour l’apprendre à d’autres.

      2. On est un certain nombre à avoir commencé l’informatique domestique avec le Spectrum apparemment (faut dire qu’il était pas très cher)…

      3. La différence c’est que Jobs a fait des ordinateurs pour les gens qui n’y connaissent rien. C’est à dire 99,9% des gens. Il n’a peut-être rien inventé mais il a changé les usages.
        Vous réserveriez l’utilisation des voitures aux seuls mécaniciens ? Si c’est de l’ouverture d’esprit ça, alors je veux bien me faire moine. Il faudrait être électricien pour faire marcher sa télé ? Plombier pour tirer la chasse d’eau de ses toilettes ? Non merci. Je ne veux pas savoir comment les outils que j’utilise fonctionnent. Je veux qu’ils fonctionnent, un point c’est tout.
        L’altruisme pour une toute petite minorité, ce n’est pas vraiment de l’altruisme. Combien coutait votre Spectrum quand vous l’avez acheté ? C’était un ordinateur de pauvre ? Vous étiez sans doute à l’époque un gosse de riche sans le savoir.
        J’ai acheté mon premier Mac il y a 16 ans et il fonctionne encore. Je ne pense pas avoir jeté mon argent par les fenêtres en l’achetant. Avec ce qu’il m’a aidé à produire il a été plus de 10 fois rentabilisé. C’est justement parce que je ne suis pas riche que j’achète Apple.

      4. @Moes

        Le Spectrum était déjà un ordinateur relativement simple d’utilisation et très bon marché : 800 francs je crois (1987). J’étais le gosse d’un foyer où seul le père travaillait pour environ 9000 francs par moi grosso modo, également à cette période et je ne pouvais pas avoir mieux (mieux à l’époque c’était les Amstrad CPC et les atari ST et Commodore Amiga qui étaient hors d’atteinte pour moi. Je les ai eu ensuite). Je ne milite pas pas une informatique utilisable seulement par des spécialistes, ce n’était absolument pas la teneur de mon propos. Mais s’y connaître un peu c’est toujours bien. Ca évite de dire des bêtises ! 🙂

        En plus les Mac sont de très bonnes bécanes mais ça n’enlève rien au fait qu’elles sont chères à l’achat et que Jobs était avant tout un commercial ultra cynique.

  63. Ouais c’est sur appuyer sur un icône cela rassure c’est une invention formidable mais bien dangereuse car elle exclut la compréhension Définition de l’icône est religieuse et c’est bien ce sens commun qui m’inquiète énormément . A quand la béatification de Steve Job?

    1. Sous IRM pas de différence entre un Iphone et une image de Dieu dans le cerveau d’un Iphone addict. Où comment déclencher l’achat sur la promesse d’inonder de dopamine les coins cérébraux du plaisir. On rejoint le thème de l’ultime secret de Werber, l’orgasme récompensant le rat de laboratoire humain. Précéder les besoins du consommateur passif, c’était ça la « magie technologique » à la Arthur C Clarke de Steve Jobs. N’est-ce pas aussi le thème principal du meilleur des mondes, que l’humanité réclame du soma pour s’éteindre le cerveau…

    2. Icône veut tout simplement dire « image » en grec. Il n’y a rien de religieux là dedans. Certaines icônes sont religieuses, c’est vrai. Des milliards d’autres ne le sont pas.
      Si c’est dangereux parce que ça exclue la compréhension, est-ce que tourner la clé pour démarrer sa voiture est dangereux aussi ? Il vaudrait mieux « pour la compréhension » qu’il y ait deux fils qui pendent que l’on serait obligé de connecter à la main pour démarrer sa voiture ?
      Vous avez une vision de l’ordinateur très sectaire, dont sont exclus ceux qui n’y connaissent rien (et qui pourtant savent très bien se servir d’un ordinateur pour des milliers d’usages différents).
      On reproche à Apple d’être une sorte de secte alors qu’elle est LA marque qui a démocratisé l’ordinateur. C’est parce que ça dérange justement la secte des geeks, qui ne supporte pas que ma grand mère (ou la leur) puisse se servir d’un ordinateur (surtout si il a une pomme dessus) que l’on traite les « Apple users » de sectaires. C’est un contre sens évident.

  64. Pas un seul commentaire écrit par une femme sur le sujet ?
    Bien entendu on ne sait pas toujours qui se tient derrière les pseudos. En tous cas absence totale pour les habituées du blog. C’est à se demander si S.Jobs n’aurait pas oublié une moitié de l’humanité dans sa conception patriarcale du monde (toutefois les petites mains agiles des chinoises c’est quand même bien utile pour fabriquer le matos). Je crois en fait qu’elles l’ont définitivement enterré le Jobs 😉 Pourtant les femmes sont admirables, la preuve, on vient de décerner le prix Nobel de la Paix à trois d’entre elles.
    En conclusion : MICMAC MECS.

      1. Le pseudo l’est déjà , même si de mauvais esprits ( masculins) prétendent qu’il est plutôt féminin .

  65. et après tout il aurait eu tort de ne pas profiter du pigeon consommateur moyen !

    voilà qui discrédite à jamais la sainteté de M Steve Jobs!

  66. A revoir sur la toile, « Mon oeil » sur France 2 consacre quelques minutes à Mr Jobs et sa pomme, pour une fois qu’un média « mainstream » présente un sujet avec honnêteté, il me semble intéressant de lui consacré de l’audience !

  67. On peut aimer les produits Apple ou pas. C’est évidemment une question de gout et d’usage.
    Mais dire que les produits Apple sont chers n’est pas exact et est pourtant souvent le principal (voire unique) argument contre la marque.
    j’utilise des Macs depuis 1995. En 15 ans, j’ai dépensé beaucoup moins d’argent dans ce domaine que mes collègues qui ont des PC sous Windows.
    Tout simplement parce qu’ils devaient changer de machine tous les 2 ans. Mon premier Mac fonctionne toujours comme au premier jour. Il est juste devenu obsolète face aux besoins graphiques que j’ai. Mais dans l’absolu, je pourrai toujours m’en servir
    Même mon premier iPod m’a duré presque 7 ans, et il m’a servi plusieurs heures par jour, tous les jours ou presque. Peut-on en dire autant d’un lecteur MP3 d’une autre marque ?
    Et puis les logiciels qui fonctionnent avec MacOS sont en général moins chers. Une suite iWork est quasiment donnée par rapport à Office. Quant aux logiciels de dessins et de peinture numérique (mon domaine), ils pullulent et il y en a pour toutes les bourses.
    Pour moi, acheter des produits Apple a depuis toujours été un choix économique, tout autant que fonctionnel. J’achète Apple parce que justement je ne suis pas riche.
    J’ai acheté mon premier Mac il y a 16 ans. Il y a 3 mois, j’ai acheté mon 3ième Mac. Donc non, Apple n’est pas cher. Il est même sans doute (grâce à la fiabilité et la qualité de ses produits) le moins cher des constructeurs. « Beautiful things work better ».
    Et puis à ceux qui reproche à Apple de construire en Chine et donc d’exploiter indirectement les ouvriers chinois, je leur demanderai de citer une seule marque informatique qui ne fasse pas de même. C’est un système qu’il faut changer. Dans ce domaine, Apple n’est ni pire ni meilleur qu’un autre industriel.
    Quant à la « fermeture » du matériel et des logiciel Apple, c’est exactement ce que j’attend d’un ordinateur. C’est de ne pas me donner l’impression d’être devant un ordinateur. Comme quand je rentre dans ma voiture, je ne veux pas avoir à mettre les mains dans le moteur. Ça ne m’interresse pas non plus de lui rajouter un aileron sur le coffre et des jantes en alu. Je veux qu’elle roule, qu’elle soit un minimum confortable et je veux qu’elle ait le moins d’ennuis mécaniques possible. Parce que je n’ai pas suffisamment d’argent pour changer de voiture tous les 5 ans. Le reste je m’en tape. Devant mon ordinateur, je veux pouvoir faire mon boulot sans savoir comment ça se passe à l’intérieur. Je ne suis pas informaticien. Le génie de Steve Jobs a été de construire des ordinateurs pour les gens qui ne sont pas informaticiens. Comme celui de Ford a été de faire des voitures pour les gens qui ne sont pas mécaniciens. Je comprend que les informaticiens se sentent un peu à l’étroit sur Mac, mais ils doivent aussi comprendre que la plupart des gens utilisent un ordinateur pour faire autre chose que de l’informatique. Les usages actuels de l’ordinateur on les doit en grande partie à Steve Jobs.

  68. Vous avez commencé sur un ZX 81?
    Comme moi donc, sur celui que mon père avait acheté quand j’avais 10 ans?
    Ce qui m’a donné une grande aisance avec l’informatique par la suite, sans jamais l’avoir étudiée sérieusement d’ailleurs…

    Pourtant dans une interview vous indiquiez avoir commencé avec un ZX 40 (modèle que je ne connais pas), erreur de numérotation ou réécriture permanente de l’histoire?

  69. Big father ou le culte de la personnalité d’un marchand.
    Par Philippe Laget (*)

    Devant le chœur unanime des groupies, il faut s’interroger. Pourquoi un tel délire collectif pour le milliardaire qui n’a inventé ni la pénicilline, ni la radiographie ? Et pas même – dans son domaine – l’internet, ni le PC, ni le téléphone cellulaire, ni les moteurs de recherche, ni les réseaux sociaux, ni le e-commerce, ni la tablette numérique…
    Oubliées les conditions de travail insoutenables des sous-traitants chinois ? Oubliée la façon pour le moins expéditive de traiter ses propres employés ? Oublié l’impact environnemental catastrophique de la fabrication des jolis gadgets ? Oubliée l’obsolescence organisée des produits via un processus diabolique de montée en gamme ? Oubliés les prix prohibitifs dont les montants se terminent inexorablement par 99, insulte à l’intelligence des acheteurs ? Oublié l’enfermement dans un univers propriétaire, contraire parfait de l’internet ouvert (logiciels libres, opensource, gratuité) ? Oublié le risque de big brother ? Oubliées les fonctionnalités inutiles ou infantilisantes ?
    Le marketing des multinationales est plus fort que la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Celui qui est capable de transformer une insignifiante mise à jour de version de logiciel en un évènement planétaire, « rend indispensable ce dont nous n’avons pas besoin ». Le mythe de l’entrepreneur génial se construit par l’art de flatter en même temps notre instinct grégaire (tous le même gadget à l’oreille) et notre snobisme (j’ai choisi la couleur), notre goût pour le masochisme (money-slave) ou la captivité, notre fétichisme puisque nous préférons le culte des objets à l’amour des idées, notre soif de gourous et de prêches à l’américaine aux sermons moralisateurs.
    C’est que Steve Jobs a su nous ramener en enfance, par ses deux seules armes : l’interface tactile et le monde de l’image. Tels des enfants, nous touchons avec le doigt et nous regardons. Nous privilégions la forme des jouets (imposture intellectuelle du design) au fond et à la finalité. Et tels des enfants, nous pleurons aujourd’hui notre père disparu. Quand allons-nous grandir ?

    (*) essayiste, auteur de « Développement durable et responsabilité d’entreprise, mes quatre vérités » chez L’Harmattan.

  70. le mot de la fin à Steve Jobs: (texte saisi sur le blog de Didier Chanbaretaud

     » Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard. On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.

    « Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire » Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, 10 ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans. C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien.

    Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes. Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro. Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie. Pendant les 5 années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse. Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple.
    La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer.

    Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez
    trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez. « Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie »

    Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. »
    Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les 33 années écoulées, je me suis regardé dans la glace le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement. Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre de décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son coeur… »

  71. La plupart de ceux qui ont lu mon billet ont compris qu’il s’agissait d’un texte de « geek » à l’usage de « geeks ». D’autres ont commenté : « Jobs, c’est capitalisme, consumérisme et compagnie. Point barre ». Je n’ai pas répondu à ces derniers jusqu’ici, parce qu’il s’agit d’une autre histoire que celle à laquelle je m’intéressais.

    Je sais que ceux qui disent « capitalisme, consumérisme, etc. » me répondront : « On ne peut pas dissocier les deux ! » Je comprends leur point de vue mais je leur dis ceci : « iPod, iPhone, iPad, ce sont des aboutissements, trente ans plus tard. On aime ou on n’aime pas, mais ce qui comptait, c’était l’inspiration. Être en prise avec son époque, avec l’espèce à laquelle on appartient sur la planète où on est, c’est cela l’essentiel. Et là, il était certainement sur la bonne longueur d’ondes ».

    So long ol’ pal.

    1. Ce ne peut-être pas seulement votre coté geek mais votre coté gamin!

      Il est très difficle d’identifier les acteurs principaux en informatique, c’est l’entreprise la plus complexe et la plus collective réalisée à mon sens. Steve Jobs nous a peut-être fait gagner beaucoup de temps et a fait rêver certains.

  72. Dennis Ritchie est mort.

    Il a certainement été 2 ou 3 mille fois plus décisif pour l’informatique que Steve Jobs, et pourtant on sera loin de tout le foin complètement délirant de ces derniers jours.

    Depuis la fin du XXe, on se fout des vrais inventeurs. Incroyable l’impact des curés (Jobs, Gates, Ballmer) et de leurs cérémonies de lancement de produits (dont la valeur ajoutée frole souvent le symbolique quand on se penche sur le déjà existant).

    1. C’est vraiment étonnant cette indifférence quant à la disparution d’un homme de telle envergure. Le C, Unix, c’est quand même très important non seulement en Informatique mais dans tous les domaines où le numérique est actuellement utilisé. On dirait un segmentation fault dans la mémoire collective!

  73. Nouveau record pour Apple. Pour son exercice clos au 30 septembre, Apple réalise un chiffre d’affaires de 28,27 milliards de dollars au quatrième trimestre (108 milliards sur 12 mois).

    Malgré un bénéfice en hausse de 54%à 6,62 milliards de dollars au quatrième trimestre (25,92 milliards sur l’exercice, soit une hausse de 85%) et des perspectives très positives, les résultats ont déçu les marchés financiers. Le titre reculait après Bourse à New York

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