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186 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 7 OCTOBRE 2011 »

      1. Me fait penser sur pc au programme dit restauration du système,un retour magique à un état antérieur à la connerie qu’on vient de faire.

    1. Pour AKH, Julien ou Robespierre, il ne faut surtout pas oublier l’aspect politique de leur position:
      – pour AKH, casser le pouvoir des pretres d’Amon, accentué par le changement de capitale!
      – pour Julien casser le pouvoir du clergé et affaiblir ses positions alors que Constantin l’avait lui adopté pour fédérer des populations paiennes diverses.
      – pour Robespierre, ordres et influence sur le peuple d’un clergé au ordre;..

  1. Comprendre le réel, là est effectivement le but de tout homme de bonne volonté, et nous sommes sans doute plus ou moins tous victimes d’erreur dans notre manière de voir les choses puisque nous sommes déterminés à les voir par des causes qui nous dépassent. Pratiquer le doute méthodique cartésien est probablement la bonne méthode pour s’affranchir des erreurs de paradigme et cheminer vers notre perfection, et la pratique du blog est une bonne hygiène de la pensée.

      1. Nous ne savons pas l’état des swaps sur défaillance de crédit détenus par les banques contre de la dette souveraine et contre les banques européennes, nous ne savons pas l’état des CDS détenus par les banques britanniques, nous ne sommes pas certains de l’exposition des banques britanniques aux problèmes de la dette souveraine en Irlande. «

        Bien sur que si ils le savent et c’est pourquoi ils paniquent.

        A rapprocher sans doute de la dégradation de banques anglaises par Moody’s ce matin.

      2. Shapiro Robert , l’expert renflouement du FMI recommandé par Alain Loréal ci-dessus, semble avoir enfin lu le blog …

        «Si ils (Les Etats) ne peuvent pas répondre [à la crise financière] de manière crédible, je crois que dans peut-être 2 à 3 semaines, nous aurons un effondrement de la dette souveraine qui va produire un effondrement de tout le système bancaire européen. Nous ne parlons pas seulement d’une banque relativement petite belge, nous parlons des plus grandes banques dans le monde, les grandes banques en Allemagne, les grandes banques en France, la crise s’étendra au Royaume-Uni, elle se répandra partout, parce que le système financier mondial est tellement interconnecté. Toutes ces banques sont les contreparties à chaque banque importante aux États-Unis et en Grande-Bretagne et au Japon, et dans le monde . Ce sera une crise à mon avis plus sérieuse que la crise de 2008 …. Nous ne savons pas l’état des swaps sur défaillance de crédit détenus par les banques contre de la dette souveraine et contre les banques européennes, nous ne savons l’état des CDS détenus par les banques britanniques, nous ne sommes pas certains de l’exposition des banques britanniques aux problèmes de la dette souveraine en Irlande. «

  2. Les « techniciens » ont du mal à changer de cadre et de mode de fonctionnement car leur statut – et les compétences afférentes – supposent une maîtrise de la complexité dans un cadre défini (celui dans lequel il sont reconnus) et pas dans un autre (la peur de l’inconnu..).

    Le peuple, lui, n’a rien à faire du cadre. Il cherche des choses simples. C’est lui que De Gaulle admirait dans « son grand bon sens », autrement dit dans sa façon simple de voir les choses, sans embarrasser des conséquences sur les détails (qui ne concernent que les techniciens). C’est celui que les rois prisaient.

    C’est donc le problème universel de l’adaptation de l’être humain à son environnement que vous soulevez, Paul. Et inversement l’irrépressible besoin des humains de « simplifier » leur environnement pour pouvoir l’appréhender et réduire la complexité dans laquelle ils se perdent.

    Favoriser les comportements adéquats dans des paradigmes nouveaux ? Bigre, la tâche est rude. L’humour est un bon outil, le meilleur à mes yeux. La poésie et toute forme d’art également. La religion parfois aussi, quand elle met l’amour, le respect au centre de la relation avec l’autre. Quoi d’autre ?

    Bonne journée.

    1. Thm Bilabong @
      Vous traduisez, à mon sens, de façon inexacte la conception gaulliène en écrivant:
      – « Le peuple, lui, n’a rien à faire du cadre. Il cherche des choses simples. C’est lui que De Gaulle admirait dans « son grand bon sens », autrement dit dans sa façon simple de voir les choses, sans s’embarrasser des conséquences sur les détails (qui ne concernent que les techniciens).
      Je ne partage pas cette affirmation.
      De Gaulle était un être éminemment « instinctif » et même « intuitif ». Il place cette faculté qui n’est pas intelligence pure parmi celles que doit posséder le chef . De ce fait, de Gaulle accordait la plus grande importance à « l’instinct des peuples » pour les questions fondamentales. Dans les circonstances cruciales, les individus laissent de coté leur basse nature pour ne penser qu’à l’intérêt commun supérieur. Et c’est à ce moment que l’instinct du peuple se manifeste dans sa réalité parce que débarrassé des contingences corporatistes.
      D’où l’idée que si le maréchal Pétain n’avait pas ménagé face à l’occupant les intérêts de la bourgeoisie française, il y aurait eu en France une plus grande clarté dans « l’instinct de résistance ». Et à l’appui de cette théorie, De Gaulle ironisait en qualifiant ceux qui l’avaient rejoint à Londres.
      Tirons la conséquence de cette approche pour notre époque:
      Tant que la majorité des peuples démocratiques occidentaux n’auront pas en vue la perte inéluctable de leurs « rente de situation », il n’y aura pas de changement de paradigme.
      Pour les peuples soumis à dictature, ce sera encore plus difficile de changer « de cadre ».
      Pour ce qui me concerne je surveille 2 choses: Quand l’Alaska deviendra un état indépendant à la demande de ses « natives » et quand les britanniques remplaceront leur royauté par une république.
      Alors là, oui ! Il aura un changement de cadre !

      1. Et l’abolition de la monarchie en France, c’est pour quand?

        Parce que faudrait pas oublier la signification première de ‘monarchie’ : pouvoir légitime d’un seul, au regard de laquelle la France a la constitution la plus monarchique d’Europe.
        Un souverain folklorique à la britannique ne me dérange aucunement, bien moins en tous cas que cette autocratie élective qui informe l’action politique en Frankistan.

      2. @Albin

        Pour ce qui me concerne je surveille 2 choses: Quand l’Alaska deviendra un état indépendant à la demande de ses« natives » et quand les britanniques remplaceront leur royauté par une république.

        Vous oubliez un révélateur crucial, qu’on oublie hélas trop souvent, un critère nodal, un paramètre majuscule : quand les mouches du pays masaï porteront des bretelles (rouges ! ). Comme le signal, corrélé parbleu ! , plus discret mas tout aussi décisif : l’invasion de la Terre Adélie par des cohortes de cloportes en tongs (vertes ! ).
        En attendant, dormez bien, papy. Les entomologistes veillent.

  3. cheminer vers notre perfection,

    c’est pas par là .
    on se dirige plus vers nos déjections … enfin, nous, en tant que .

  4. Paul j’adore votre pull, c’est un collector … C’est celui de freddy les griffes de la nuit, un film d’horreur des années 80. Film culte pour les amateurs du genre. Freddy est un être de cauchemar qui hante les rêves de jeunes étudiants. Plus ces derniers rêvent de lui, plus ils voient leurs propres cauchemars prendrent forme dans la réalité.
    Un peu comme ce qui se passe en ce moment pour nos amis financiers, quand ils rêvent de vous peut être …

    Blague à part, et pour réitérer une question que j’ai déjà posé ici, quelles solutions ou quelles alternatives s’offrent à nous en ces temps de grands changements ?

    Vous ne cessez de dénoncer et de décrire avec intelligence et talent, la manière dont le cadre est en train de changé, comment la maison toute entière s’effondre, comment les solutions apportées par nos dirigeants ne sont que des pansements sur une jambe de bois, mais dites nous aussi quelles perspectives vous entrevoyez !

    Pour ma part, mon intelligence politique et économique est bien trop limitée pour apporter ma pierre à ce que pourrait être notre future maison. Mais comme le bon peuple, je sens bien que notre système est bien trop absurde et en total surchauffe pour durer bien longtemps encore…

    Mais alors quoi ? Bientôt le chaos ?

    1. @berezina – Je pense que le blog de Paul Jorion n’a pas fonction de proposer -science infuse- des solutions à tout, pas plus que la majorité d’entre nous. Ce qui est formidable c’est qu’il agit comme un catalyseur, un enzyme, un centre de réflexion, un antioxydant, un décantoir, un transmuteur… A nous tous de fabriquer l’avenir. Et toutes les réflexions, les contradicteurs, les échanges de vue, les actions concertées ou non pour induire un changement afin de sortir de ce bourbier avec un minimum de casse pour nos populations est bienvenu.
      Oui, nos populations, y compris ces petits rentiers régulièrement conspués. Parce que sur ce blog il y a aussi de la compassion.

  5. Je ne suis pas d’accord que les experts ne voyent pas et que le peuple voit. Pas du tout.
    Le simple bon sens de chacun permet de comprendre dans quelle immense transition nous nous trouvons.
    Mais, malheureusement, l’expert est le représentant d’un « machin truc correct » dominant et il tient, comme lui à conserver sa place. Ce monde est celui du pouvoir et de sa représentation via des valets, qui ne font que répéter mécaniquement ce qui est, au choix : convenable, à la mode, rassurant, imposé, inquiétant, impossible à remettre en question….and so on. Cette mécanique est d’une simplicité extraordinaire.
    Je la contemple depuis 40 ans, dans les écoles, ou autres amphi, ou on apprend si peu. Et quand on y apprend ququechose c’est souvent

    – à passer sous le joug
    – à admirer son prof
    – à répéter les âneries transitoires des modes précédentes

    pour qui connait un peu la pédagogie, la vraie, tout se passe ailleurs… transversalement. Vouloir l’expliquer serait déjà le détruire. Il y a le coeur, la passion, la survie…

    Bref les mascottes du régime tiennent quasi toujours le haut du pavé médiatique et, pour revenir sur votre idée de changement de paradigme et redevenir positif, j’adorerai que ce soit celui d’un Internet qui demeure totalement libre (pour l’instant c’est pas trop mal), et qui permette à chacun via sa propre curiosité, de se faire une représentation moins manipulée du monde…

    Et surtout, à nous, la masse, de peser sur les banquiers et autres héritiers de l’argent (sang du peuple) afin de les faire reculer, et, utopiquement, rentrer dans le rang.

    1. Grand débat… le conformisme rend il nos experts crétins ou cyniques.
      Je présume, mon capitaine, qu’il doit y avoir tout les cas.(crétin, cynique et crétin cynique)

    2. Bien d’accord mike. La jeunesse, la pédagogie. Un petit exemple (mais qu’est ce qu’il a ce Steve?) d’une conception de vie proposée aux jeunes:

      http://www.youtube.com/watch?v=UF8uR6Z6KLc&feature=player_embedded

      Dommage que ce ne soit pas sous-titré parce que ce qu’il dit est positif pour la jeunesse. Et qu’en ces temps d’abattement, il donne une note d’espérence. Sa conclusion à propos de la vie: Stay hungry, stay foolish! Restez gourmands, restez fous…
      J’aime ce concept.

  6. Bonjour,
    Je ne suis pas certain d’être dans le sujet mais j’ai acheté dans une brocante un livre de G. Bonheur « La république nous appelle » qui est à la fois une histoire de sa famille : parents instituteurs , dont le père meurt en 14 au front , grands parents menuisier/ »ébéniste » et un hommage à la République en démarrant à la révolution et les grands acteurs du 18 ème siècle et du 19 éme : les journées , les émeutes , la terreur blanche ,la restauration dure, le combat pour la charte ,et les confiscations du pouvoir par des opportunistes réactionnaires, avec Napoléon III etc et enfin la III éme République (en passant la colonisation qui vient au secours d’une crise financière redoutable de la fin du 19 éme…)
    Bref , il en veut à M. Robespierre car il considère que les hommes politiques courageux et républicains qui ont été liquidés au titre des suspects et déviants pendant la convention ont terriblement manqué par la suite ce qui expliquerait la facilité avec laquelle Bonaparte a pris le pouvoir et créé une nouvelle aristocratie , l’Empire , et tous ces « soldats » sacrifiés sur les champs de bataille de l’Europe .Puis la restauration , facilitée par les hécatombes de la convention qui ont décapité de fait la République …
    Voilà en gros la thèse qu’il expose en quelques lignes dans ce livre important qui met en scène d’autres acteurs , modestes ou prestigieux , républicains souvent déportés ou exilés à Bruxelles et ailleurs , mais malheureux dans leurs tentatives de réinstaurer la république . Cf les écrits de V. Hugo, Lamartine , Musset et de gens qui sont retombés quasi dans l’anonymat….(Barbès ,Blanc , Quinet ,Arago, Béranger, Delavigne , Barthélémy….Michelet…)

    1. Tous ceux qui ont eu la tête tranchée ont par là-même démontré leur inaptitude politique. Comme l’a écrit Mességué: « La nature a toujours raison! »
      La preuve: Talleyrand est le meilleur exemple !

  7. Bon, je vais prendre quelques volées de bois vert, mais allons y quand même:

    Je pense que sur le blog on ne s’occupe pas assez du cadre et qu’on se focalise sur des détails. Par exemple lorqu’un commentaire essaye d’expliquer que derrière tous ces évènements se cache peut être des conséquences de la déplétion du pétrole, on voit Paul qui intervient pour dire que les explications sont de finance financière et qu’on a rien compris à ses livres où c’est clairement expliqué. Alors bien sur le pétrole n’est pas tout le cadre mais il fait peut être partie du cadre… Quant aux commentateurs, ne perdurent que ceux qui sont prompt à s’indigner de ce qui va pas, ce qui est quand même une position facile, en ne proposant comme solutions que des yaqua fauqu’on qui ne tiennent pas compte des contraintes.

    1. @ Rutily

      Alors bien sur le pétrole n’est pas tout le cadre mais il fait peut être partie du cadre…

      Les « volées de bois vert » sont réservées à ceux qui se servent du peak oil pour tout expliquer (c’est beau et simple la TOE, theory of everything), même quand cela n’a strictement rien à voir. Bien sûr que le pétrole fait partie du cadre, mais comme vous le dites très justement, il n’est pas tout le cadre.

      1. Le pétrole n’est qu’une matière première comme les autres , l’achat pétrole papier est 100 fois plus important que l’achat de pétrole physique depuis environ 8 ans , donc spéculation. Le peak oil est vrai, toute matière a une fin.Pour un bon spéculateur faire croire à une rareté ne fait que le servir, c’est son métier.

      2. @ Ardéchoix

        Ce qui participe encore plus à la confusion d’une partie du cadre pour laisser le reste du cadre encore plus opaque !

      3. Euh, tout de même, ‘une matière première comme une autre’… Pas tout à fait; c’est quand même la base de la seconde révolution industrielle, et le carburant indispensable des modes de vie moderne, de l’agriculture intensive, de la mondialisation des échanges etc etc etc. En bien ou en mal, on ne peut concevoir la société industrielle actuelle sans lui.

    2. Rutily.
      Ce PEUT être aussi une explication dans le sens où, au vu des chiffres d’obtention de plus en plus onéreuse de l’or noir, les 1% décident d’appauvrir le peuple.
      Par contre, d’un point de vue général, les causes semblent largement plus multiples.

      Quant aux solutions.
      Déjà largement exposées ici, mais, même en tenant compte des contraintes obligatoires pour continuer à vivre en société, je crois qu’il est raisonnable de penser (plus de pincettes, je peux pas… 🙂 ) que ces solutions ne seront pas appliquées par ceux qui détiennent le pouvoir d’agir pour le bien-être de la majorité.
      Soit, on va au clash, camarade.
      Le tout est de savoir quelle forme prendra ce clash, puis, une fois que nous serons moins nombreux sur terre et conscients de ne plus pouvoir faire perdurer un tel b… arnum, là, oui, « nous » repenserons aux solutions évidentes et logiques appliquées, pour la très grande majorité, depuis des siècles et des siècles.
      Et même depuis pas très longtemps, quand on voit ce qui est sorti du CNR d’après-guerre.

      Ca répond à ta question…??

      1. Le « clash » cela suggère quelque chose de bref. J’ai peur que cela soit un clash qui s’éternise! quant à devenir moins nombreux sur Terre cela ne peut pas se faire sans pleurs et grincements de dents : beaucoup de malheurs en perspective. Il faudrait peut être au moins essayer de réduire cette somme de malheurs en planifiant (le marché c’est du court termisme) et en prévoyant une approche juste.

      2. « sans pleurs et grincements de dents »
        Mais ça a déjà commencé, Rutily.
        Les tensions internationales augmentent par manque d’argent et guerre monétaire, les peuples s’appauvrissent doucement mais surement, les mouvements de contestation augmentent et iront jusqu’à un embrasement général pour lequel ne manque qu’un déclencheur dans un pays du G20 voire G8,…
        Ca vient.
        Une pareille crise « sans pleurs et grincements de dents »… jamais vu depuis 2000 ans avant Lehman. Voire plus.
        Pour les solutions de long terme, un léger contre temps indépendant de notre volonté nous oblige à les reporter à l’après-clash.

    3. @RutilY:
      Le bois doit etre vert pour faire du BRF !
      Tu as raison : Il vaut mieux s’en prendre au fusible et proposer de vendre un autre reglé un peu plus haut que de chercher la cause initiale de la surintensité . Meme si on règle la protection un peu plus haut , ça petera qd meme .
      J’adore le « Bien sur qu’il fait partie du cadre  » …on ne sait jamais !
      Mais le petrole c’est l’arbre qui cache la foret de finitudes : Gaz ‘(80% du prix du NPK) de 30 à 50 ans au max … charbon a peine plus longtemps et de + en + dur a choper …etc .. et la demande qui croit (et pâr ceux qui en ont plus besoin que nous ) …
      L’interaction prix petrole /prix immobilier me semble évidente : un investisseur ira au plus rentable et l’effet d’enchere entre immobilier et petrole me semble logique (je n » y connais rien , et ça n'(a aucune espece d’importance ) .
      Faut se mefier des « cadres » ou de la forme , c’est souvent le « fond » qui remonte a la surface .

      1. 1er point : au risque de ne pas plaire, j’oserai dire qu’il est vrai qu’à la lecture de ce blog, on y voit plus clair sur ce qui ne fonctionne pas, etc… mais à part lire des gens qui veulent descendre dans la rue (ce qui est déjà bien), je ne lis pas vraiment de proposition pour la suite. En ai-je loupé ?
        Car aller dans la rue et abattre le pouvoir est une chose, mais mettre quelque chose d’autre en place, et mieux tant qu’à faire, en est une autre. Ne faut-il pas un minimum de programme/plan/solution, faute de voir n’importe quelle action, même de grande ampleur, ne rien apporter, sinon que d’empêcher les actuels au pouvoir de nuire davantage ?

        2eme point : ne peut-on pas voir le pétrole comme autre chose qu’une matière première (et c’est peut être ce que veut dire Rutily, n’est-il pas ?), mais comme un moyen qui permet aux US de tenir le $ en valeur de référence et qui permet une grande partie du fonctionnement économique géopolitique actuel ?

        Merci d’avance pour vos arguments constructifs sur ces sujets.

      2. En ce qui me concerne, et je ne suis pas le seul,
        l’alternative, c’est, une fois la dictature du capital abattue,
        la démocratie, mais la réelle, dans tous les domaines.

        Et sur tous les sujets, nous avons des idées différentes.
        L’inverse serait très grave, car les expériences, les positions de classe,
        les intérêts à court terme et les goùts sont différents.

        Avec la démocratie, tout est discutable, tout est expérimentable,
        du local à l’international.
        Des erreurs? Bien sûr. Comment apprendrait-on autrement ?

        Donc l’alternative, c’est d’abord résister partout, se rassembler,
        forger unité dans les luttes, jusqu’aux affrontements qui viennent.

        Les peuples passent de l’indignation à l’action dans de plus en plus de pays.

        En France, commençons par agir le 11 Octobre:
        http://www.npa2009.org/content/gr%C3%A8ves-manifs-blocages-unissons-nos-forces%E2%80%89

      3. @Pample

        Je vais essayer de préciser au moins un aspect de ma pensée : Le pétrole se distingue des autres énergies car il permet la mobilité facilement. J’ai tenté de modéliser de manière simple le PIB de chaque pays par une explication de type « énergie ». La cohérence était beaucoup plus grande et plus facile à obtenir si on se limitait au pétrole que si on prenait en compte l’ensemble des énergies et franchement j’aurais cru le contraire. Mon interprétation est que la mobilité des personnes et des biens facilite la spécialisations dans les domaines d’excellence qui augmente de manière globale le PIB.

        Poussé à l’extrème cela donne les délocalisations qui n’ont pas très bonne presse, mais ce qui est considéré comme une catastrophe chez nous est vu comme positif dans les pays pauvres car cela les sort de la misère.

        Jusqu’à présent on a toujours fait croître le pétrole extrait lorsqu’il y en a eu besoin, il y en avait pour tout le monde. Maintenant la production ne peut plus croître, cequi signifie que si quelqu’un augmente ses besoins, un autre devra réduire les siens. Cela peut expliquer une partie des crises avec une production et des prix qui font le yo yo, cela peut aussi entraîner des conflits préventifs ou curatifs et toutes les stratégies et manipulations habituelles s’en trouvent exacerbées.

      4. @ Charles A.
        Merci pour votre réponse.
        Dans votre commentaire, je vois l’envie d’en découdre rapidement et avec force. Mais je ne vois pas de proposition concrète. Vous en avez surement, mais ne les avez pas indiqués dans ce message.
        Quand vous dites : « l’alternative, c’est, une fois la dictature du capital abattue,
        la démocratie, mais la réelle, dans tous les domaines ». On ne peut qu’être d’accord, mais je pense que ce n’est pas une solution concrète (Nouvelles constitution, nouveau mode de scrutin, etc… ?? que nationaliser/privatiser, etc…)
        Si des discussions ont déjà eu lieues ici pour débattre d’idées concrètes pour la suite, merci de me les indiquer. Dans le cas inverse, pourquoi ne pas commencer par faire un billet/discussion, sur les solutions /le monde de demain. Je suis certain que de ce blog pourrait sortir quelque chose de très bien. Pourquoi ne pas le matérialiser comme un début d’alternative concrète ?

      5. @ Rutily

        Merci d’avoir précisé votre pensée. Je pensais que vous vouliez aller vers un autre discours, celui des pétro-dollars, qui aurait pu consister en dire que les US sont toujours « vivants » et que le monde accepte leur $, car le pétrole s’achète en $, mais qu’une voit cette perte de prix en $, ce serait la faillite pure et simple des US.
        D’ailleurs que faut-il penser de ce discours ?

      6. @ Pample et Rutily:
        Je pense que vous etes les parmi les seuls a voir clair ds le processus en cours : La production d’énergie et notamment du petrole a piqué et baissera . « LA » constante du système est un prix accessible de l’énergie , compatible avec la poursuite du modèle consumériste . Il en résulte que la variable sera le nombre d’heureux élus accédant a cette énergie . Le système provoquera des crises économique ou sociétales afin de lacher opportunément des wagons de loosers .
        L’apparence de continuité du système permet d’ imputer aux « problèmes » économiques ou sociétaux d’autres raisons moins culpabilisantes pour les gagnants.

      7. Charles A @
        « Avec la démocratie, tout est discutable, tout est expérimentable,
        du local à l’international.
        Des erreurs? Bien sûr. Comment apprendrait-on autrement ? »
        J’adore cette prose, elle me rappelle tant ce que j’ai entendu à la Sorbonne ou à l’Odéon en mai 68 !
        Mais ce que j’aime le plus c’est de penser à tous ces soi-disant démocrates qui n’ont rien à cirer d’une majorité d’électeurs qui d’ailleurs ne sont pas consultables ni consultés quand il s’agit de dépenser leur argent pour faire des « expériences ».
        Vous ne vous souvenez plus de la nationalisation des banques et des leurs faillites, y compris celle du neveu du président ? Juste une expérience qui a mal tournée !
        .

      8. @ Pample

        Bien entendu, lorsque la dictature du capital prend fin,
        alors le peuple adopte de nouvelles institutions, politiques comme économiques.
        J’ai bien des propositions, exprimées souvent ici
        (écosocialisme,soit socialisation de la production, démocratie la plus directe possible,
        décroissance sélective, etc)
        mais je crois que dans le cours des résistances, et des affrontements,
        je serai de ceux qui apprennent, modifient ou précisent.
        Les partis démocratiques en lutte contre le capital, sont aussi des structures d’élaboration.

        La démocratie dans toutes les domaines, cad la fin du capitalisme,
        peut rassembler les exploités et les opprimés, en France et partout ailleurs.
        La déclaration de Occupy Wall Street convient parfaitement.
        La démocratie est le nerf de la lutte pour en finir avec la dictature du capital,
        et le Nord pour l’émancipation de chacun et de tous, dans le respect de la planète.

        @ Albin
        Vous faites fausse route:
        je n’ai jamais soutenu les « nationalisations » de la gauche caviar,
        qui n’ont fait que conforter le système.
        Ce qui peut nous sortir vers le haut, ce n’est pas l’alternance à la Mitterrand,
        mais la révolution de civilisation évoquée plus haut.
        Laissons le temps au temps… en y travaillant dur.

      9. @Pample

        Personnellement je ne crois pas que l’achat du pétrole en $ soit un facteur si important que cela dans le pouvoir de seigneurage du $. Les réserves de la Chine et du Japon ne peuvent pas être justifiées par les achats de pétrole qu’ils font. Le commerce des avions se fait aussi en $ et personne n’a de théorie pour dire que si Airbus se met à vendre ses avions en € c’en sera fini du $ et des US.

    4. Un point essentiel du pétrole, c’est justement sa facette financière: il est payé en dollars, avec toutes les conséquences que cela a sur cette monnaie…

      On a peut-être joué à l’apprenti-sorcier, à ce sujet.

      1. D’un point de vue historique il est intéressant de noter que le dollar a perdu sa convertibilité en or (1971) et a gagné le super statut de monnaie de l’or noir (1973) au moment où l’empire franchissait son propre pic pétrolier (1972) et qu’il perdait progressivement son statut de première puissance pétrolière mondiale. Le financiarisation de l’économie c’est alors chargée de compenser le manque de ressource aux USA pour leur permettre d’alimenter leur machine avec la ressource des autres.

        Un coup de Poker probablement réussi grâce à la puissance militaire (nucléaire) des USA.

      2. @Julien Alexandre

        No problemo …

        Pour éviter de vous faire perdre du temps je m’engage à faire vœux de silence électronique une bonne fois pour toutes. Cela ne peut être que positif pour la réflexion. Bonne continuation.

      3. Personne ne vous demande de faire silence. Et rien ne vous force à accepter la critique qui vous invite à nuancer votre propos. Mais vous ne pourrez en revanche pas l’empêcher.

      4. @J. A.
        Il faudrait aussi que la critique de la critique ne soit pas insultante (Si ma tante en avait) et qu’elle argumente autrement que par présupposés et pseudo-évidences ou (les livres sacro-saints) .
        Le point essentiel du débat ….que vous évacuez un peut vite , c’est que si le problème originel des crises n’est pas conjoncturel (mauvaise gouvernance) , mais structurel (limites des réserves) , argumenter sur le conjoncturel c’est laisser croire a des solutions « miracles » économiques …et si ce n’est pas possible , c’est donner aux démagogues des outils de manipulation.
        C’est , me semble t il le « crux » du débat .

      5. Sont susceptibles les « peakistes » 😉
        Je répondais à un commentaire qui était à deux doigts de la numérologie, je ne considère pas cela comme des arguments, et je manie donc volontiers l’ironie. Et je constatais simplement la propension naturelle à pouvoir/vouloir tout expliquer à l’aune d’une seule idée, quand bien même il n’y a aucun lien et aucune démonstration autre que « c’est évidemment lié ».

      6. Julien, le club des peakistes, faudrait leur filer un salon privé rien que pour eux, non ? On aurait plus à se fader leurs fadaises, se cogner leurs co… Juste un p’tit bout d’bac à sable, bitumeux si possible. Pourraient s’palucher entre eux sur leurs courbes délicieusement kitzbûheliennes, sans outrager les bonnes,moeurs des,pauvres innocents et autres lapins de six semaines du blog à Jorion. 🙂

      7. Ca sent le kaki sur le blog a Jorion . le débat ne peut se contenter d’insulte et de certitudes , surtout pas de thèses qui gènent hein , faut rester entre nous !
        Pour ceux qui flairent l’autisme (ou pire) , je conseil l’excellent travail de Raminagrobis :
        http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopic.php?f=42&t=8619&start=120

        Puisque nous sommes dans une « crise » ..tout va bien , on va donc continuer comme avant ! puisque la « crise » , comme dit nos gouvernant c’etait 2007 ..maintenant c’est cool , on va reparer ça .

      8. @Kerkoz,

        http://www.youtube.com/watch?v=6diXYIwIXFE&feature=youtube_gdata_player
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Apocalypto

        Dans le film Apocalypto, des sociétés s’ affrontent.
        La société traditionnelle du héros possède une conception de « comment vivre » respectueuse de son environnement. Cette société traditionnelle n’ avait pas de pétrole , ni d’ or, mais elle était riche de ses valeurs. Ces valeurs étaient a la fois le ciment qui assemblait leur société et la « richesse » produite par elle.
        Ce n’ était pas du pétrole.

        L’ empire maya, cimenté par une autre conception du « comment vivre », est venu leur voler leur seule richesse en imposant la guerre a cette société en lui volant ses habitants pour les sacrifier a leur divinité dorée assoiffée de sang.

        A la fin du film, les espagnols arrivent…

        Au total, on peut imaginer que les espagnols vont faire subir le même sort aux mayas.
        Ils vont voler la seule vraie richesse qui est le ciment de la société maya, aussi violente soit elle, l’ or n’ étant qu’ un support physique de ces valeurs, de ce ciment.

        Il en est de même pour le pétrole, ou la ressource financière.

        La seule chose qu’ on peut vous voler vraiment, la seule richesse d’ une société, c’ est ce ciment.
        Notre ciment est soumis a d’ énormes contraintes, des torsions. Le nouvel empire essaiera de le dissoudre avec l’ acide de la discorde, comme dans le jeu Othello, ou juste avant la fin, tous les pions deviennent noirs.

        Il faut faire comme le héros du film, obliger l’ empire emergeant a venir dans votre milieu naturel, ou le ciment est le plus dense, pour pouvoir retourner les pions noirs au contact., Un combat au sol, dans un maquis conceptuel fractal .

        Il ne faut pas trop vous prendre la tête avec le peak oil, vous valez mieux que ça.

      9. Version live :

        « … vont aboutir à renforcer l’autonomie des régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles) en matière fiscale, mais aussi de santé par exemple. Les Néerlandophones l’exigaient pour obtenir une autonomie renforcée en Flandre. Les droits linguistiques et administratifs spéciaux dont bénéficient les milliers francophones vivant dans la périphérie flamande de Bruxelles vont aussi être supprimés pour la plupart d’entre eux, ainsi que le demandaient les Néerlandophones depuis des décennies. »

        http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/10/08/nouvel-accord-imposant-en-belgique-pour-sortir-de-la-crise-politique_1584269_3214.html

      10. Le picoilist est susceptible, oui… Mais il est loin d’avoir tort !

        Bien qu’il existe d’autres formes d’énergie, peu associent risques industriels a peu près gerables pour la prod, le transport et la transformation, avec un ratio volume/énergie contenu… Voilà pourquoi le petrole a fait son trou dans notre civilisation. Pour ceux qui doutent encore de la façon dont l’or noir a façonné l’histoire des deux derniers siècles, je ne peux que recommander le documentaire l’épopée de l’or noir.

        On peut essayer de phosphorer sur le futur, il y a de nombreux débats en cours, mais il est certain que les états et les producteurs (industriels et NOC) sont actuellement en train de préparer la transition énergétique, je le sais… Ce qui est certain aussi, c’est que nous devons nous preparer à une augmentation des prix de l’énergie, importante mais progressive…

        Pour ceux qui doivent choisir leur systeme de chauffage, pour une strategie de long terme je conseillerais volontiers le gaz …

      11. Pour ceux qui doivent choisir leur systeme de chauffage, pour une stratégie de long terme je conseillerais volontiers le gaz …

        T’es gentil, mais le court terme et le long sans doute, mon chou, c’est la pure laine vierge ou le duvet naturel pour les zaisés, le polaire Kiabi pour les zautres. Pour moi en tout cas.

      12. @Tigue
        //// Un combat au sol, dans un maquis conceptuel fractal .
        Il ne faut pas trop vous prendre la tête avec le peak oil, vous valez mieux que ça./////
        C’est un peu comme si vous me disiez « ne vous prenez pas la tete , la terre est plate ! «  »
        Je suis de formation scientifique et peu enclin a la « croyance » …mais la premiere étude montre que chacun de nos objets ..chacun de nos gestes ..sont en grande partie de l’ énergie. Une grande partie des énergie , de plus , ne sont pas interchangeables : On ne roulera pas a l’ élec ou a l’ hydrogène , mais on peut le faire avec du Maiis et du blé ..ce qui réconforte les nantis et les crédules (qui ne rouleront pas !) ….Qqun a dit qu’il n’etait pas bon d’avoir trop raison …si on veut avoir les rieurs de son coté .
        Il est dur de lutter contre des certitudes et des croyances . Mais je répète qu’il ne sert a rien de tripatouiller ds le moteur ou de changer de conducteur qd il n’ y a plus assez de carburant ds le réservoir…

  8. IDEES NEUVES DANS LA VIEILLE MAISON – Le bouleversement des idées n’est pas immédiatement suivi du bouleversement des institutions, mais les idées nouvelles habitent longtemps dans la maison de leurs devancières, devenue désolée et incommode, et l’entretiennent même, par défaut de logement.
    Nietzsche – Humain trop, humain II, n°466

    1. « mais les idées nouvelles habitent longtemps dans la maison de leurs devancières, devenue désolée et incommode, et l’entretiennent même, par défaut de logement. »
      Attention, piège à taupes ! Si c’est pas une grosse pierre dans le jardin à Karlito ça… « Not in My Garden ! », qu’y disent… Quel sale morpion ce Frédéric… Avec Karlo j’me gratte le frontibus, avec Frèdo le sexibus… le truc c’est de toujours garder une main de libre.

  9. Oui, il serait temps de penser et d’agir autrement que dans le cadre de la tenace,
    étroite et obsessionnelle arrière-pensée ; qui ne dicte et n’incite qu’à exclusivement
    s’obstiner à préserver, à conserver et à perpétuer ses pouvoirs et privilèges.

  10. Lorsque un problème surgit, la première chose à faire et de remonter à la source. Si cette source est erronée par le mensonge, il suffit de rétablir la vérité afin d’éviter l’effondrement.
    N’oubliez jamais, ce n’est le chemin qui est difficile, mais le difficile qui est le chemin.
    Cela est valable pour tous, toutes et dans tous les domaines.
    Lire et relire : « Comment la vérité et la réalité furent inventées » de Paul Jorion.
    Pour commencer l’exercice, nous devons remettre de l’ordre dans notre cercle familiale, première pierre de l’édifice, si cette première est réalisée le reste suivra.

  11. Brillante mise en perspective de nos paradigmes et de leurs evolutions…au final que reste-t-il de toutes ces histoires, mythes, vérités que l’humanité se fabrique pour l’aider à faire face à la dure réalité ?
    ça ressemble à du ‘story telling’ historique : l’important semble être que la fin soit heureuse. L’Optimist a toujours raison : le Paradis après la vie, la vie joyeuse après la révolution, la richesse avec la main invisible. Ce blog semble plutôt pencher du coté des professeurs de désespoir : la maison va s’écrouler et le plus vite sera le mieux ? Personnellement, je vois plutôt la sempiternelle lutte pour la survie : dominants, dominés, qui va payer la facture ? les rentiers par l’inflation et les défauts en chaine, ou les autres par le grignotage des acquis sociaux ? En fait une simple histoire de rapports de force …le plus fort gagne et rafle la mise.

  12. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/10/07/le-mouvement-des-indignes-prend-de-l-ampleur-aux-etats-unis_1583696_3222.html
    « Ces manifestants expriment une suspicion plus largement partagée envers la manière dont fonctionne notre système financier », a déclaré, jeudi 6 octobre, le président américain, Barack Obama. Pour le vice-président Joe Biden, « les Américains ne pensent pas que le système est juste ».
    la langue de bois se ramollit, reste la fondation, trouver terrain où perdre nos éclaireurs

    1. Idem du coté de Bernanke lequel dans une interview a reconnu le rôle de Wall Street dans la crise et comprend le mouvement de contestation. La langue de bois s’effrite. Reste à savoir si c’est purement rhétorique. Espérons que devant l’imminence d’un séisme financier de grande ampleur cette fois en haut lieu on commence à réviser le cadre conceptuel.

      1. Bien sûr que c’est la rhétorique des politiciens pro.
        Obama et consorts ne savent plus où donner de la voix…

        Toujours pareil. Le PS et ses affidés jusqu’au FdG
        tonnent aussi contre le capitalisme…
        On les a vu au pouvoir comme ses plus efficaces serviteurs…

        Relisez aussi les discours des gaullistes en Mai quand la grève générale
        menaçait la ploutocratie.
        La langue de bois de Toulon, c’est de la petite bière à côté!

    2. Pur marketing politique, le but étant de calmer le mouvement, à court terme. « And so what? », comme mesures, après ces propos?

    3. Ce que dit la langue de bois, c’est qu’il n’est pas nécessaire de descendre dans la rue et de s’égosiller, on prend des coups de la Sainte flicaille dans sa Juste guerre contre le citoyen (et pas touche au Tea-Party, hein…), c’est inutile de jouer les révolutionnaire, parce que les grands de ce monde, l’élite au commande le sait bien que le système n’est pas juste.
      On va d’ailleurs donner un coup de rabot là, un coup de rabot ici (une loi sur la défense des consommateurs, par exemple). N’occupez donc pas les places, n’entraver surtout pas le trafic routier.
      Circulez quoi, y a rien à voir. Mais continuer donc à élire des potus from le parti des patrons. Et c’est tout.
      C’est donc bien une langue de bois. D’ailleurs, la matraque n’est pas loin.

  13. Regarder les choses sous un autre angle pour distinguer d’autres réalités, travail de philosophe difficile car anxiogène. Le simple, l’habituel est tellement rassurant mais tellement appauvrissant.

    D’où l’importance de mener des analyses multidisciplinaires pour dégager une vérité et des solutions.

    Une première étape : faire l’effort de se regarder soi-même sous différents angles, revisiter sa propre histoire de vie pour plus facilement s’ouvrir à d’autres regards. Le fameux « connais-toi toi-même » de Socrate. Tout être devrait pouvoir, quand sonnent ses vingt ans, faire une psychanalyse pour apprendre à regarder le monde, y compris lui-même, sous de multiples facettes.

  14. @ Paul,

    Bonjour,

    Le pouvoir « mécanique » et de « gravité » des montages contractuels financiers légaux et des circuits « shadow » forcent les banques centrales à user de la planche à billet scripturale, au rafistolage comptable des entités commerciales, bancaires et étatiques.

    La focalisation des pressions tournantes s’applique sur les taux de change, l’accès -décrédibilisation mutuelles – au crédit, l’inflation, l’économie réelle (emploi – production), et ainsi de suite.

    Ces séries conduisent les entités étatiques et non-étatiques à jouer de plus en plus serré, pratiquant au mieux le grand-écart action-discourt, au pire l’impuissance plus ou moins avérée, les acteurs sont donc placés en survie par les atteintes répétées et chaotiques à leur univers de vie et leurs intérêts (supérieurs pour les Etats, EBE et autres pour les privées).

    Le conte légal comptable garant bon an mal an d’un système assimilable à une homogénéité d’échange tourne court et renvoie aux armes respectives les confiances stressées et les perspectives plombées.

    La propriété des échanges s’est foulée aux pieds et pratique l’étouffement. Appel à l’écologie ? A l’eugénisme radio et guerro actif ? Les archétypes culturel s’expriment alors dans toutes leurs différenciation.

    Le « peuple » est le bouc émissaire final le plus pratique pour gagner du temps dans un cadre qui l’a abandonné au rôle de joint de compression, voué à l’expression explosive de cette chaîne de pression appliquées, qui cristallise logiquement sur les facteurs de division des peuples, à l’intérieur de leur identité hétérogène – richesse en temps stable, fragilité implosive en temps incertain -, et à l’extérieur de leur identité, la faute revenant toujours un peu plus au voisin d’à côté, ce « con » pratique.

    Cette situation reste dans le cadre d’échanges nécessaire et de concurrence établie.

    Au-delà des guerres qui germent dans les têtes, la perspective d’une renaissance paradigmatique est le fruit d’une coopération interculturelle, réalisée dans le cadre par la finance, les banques et les transnationales par affranchie peu ou prou de la contrainte monogéographique, monétaire, légale, par lesdits avantages concurrentiels gagnés de haute lutte par l’orchestration tournate de l’avantage concurrentiel et l’épouvantail -enflant sans cesse- à la valeur des propriétés marchandes que représente la dette et sa non gestion.

    Comportementalement, c’est guerre des bandes ou impossibles réconciliation. Le peuple se trouve donc à devoir transcender sa colère individuelle, de sous groupes, de groupes, pour surpasser les niveaux de conflits superposés auxquels on le confronte, soumis à une information à coloration locale idéologique et identitaire.

    Les défenseurs des acquis et de la thésaurisation ne peuvent embrasser la cause d’une monnaie fondante ou d’une régulation qui touche à leur pouvoir de décision et d’influence sur le réel, c’est tout à fait logique, et qui ne fait de même?

    Les laissés pour compte dans cette phase historique sont des masses prêtes à exploser au premier défouloir nécessaire et suffisant leur étant plus ou moins habilement soumis ou suggéré.
    La fonction politique en concurrence intérieure et extérieure n’a pas de marge de manoeuvre dans le cadre existant, hors nourrir l’épouvantail gargantuesque des « fautes d’envie » mutualisées.

    Ce jeu de gô-échec-poker sent la fin de partie, mais c’est un jeu ou l’on ne rit pas, on y sacrifie ses avoirs, sa face, on y remet en question ses êtres.

    L’habitude de l’acte transcrit en comptabilité monétaire et réalisée en signes et symboles de réussite achève l’accomplissement de la maladie de la domination d’autrui, personnes et choses, en somme inassumable de déséquilibres patents.

    La possibilité d’agir autrement est réduite pour les individus à la réunion politique de principes de vie hors cadre concurrentiel, les plus fragiles devant montrer l’exemple, paradoxe farceur, expression ultime de l’absurdité qui nous habite dans nos associations intimes de biens-agents-acteurs individuels.

    La patate brûlante de l’irresponsabilité déverse ses pelures bouillantes sur nos têtes, pour assainir notre jugement et notre réflexion, comme de bien entendu ?

    Quelques articles pistes pour diluer nos tourments. Le rappel à l’histoire est très pertinent, cela évitera-t-il les bains de sang que programme la « perte de pédales » des organes de contrôle pointés du doigt et à nous réappliqués. Ici la double répétition-synthèse de 1929 et 1789 nous charge avec le continuum actuel d’être les exemplaires déclencheurs, sauront nous faire l’explosion de l’intelligence au plus large de nos capacités ?

    http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/coree-du-sud-ces-femmes-au-foyer-chasseurs-de-primes-06-10-2011-1642343.php

    http://www.bercy.gouv.fr/directions_services/cedef/histomin/chronologie.html

    Prenez le temps de lire la biographie et le résumé synthétique de l’action de tous ces hommes, vous y trouverez source de distance et de compréhension élargie.

    Belle journée.

    http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/coree-du-sud-ces-femmes-au-foyer-chasseurs-de-primes-06-10-2011-1642343.php

    De l’utilisation politique de la pauvreté comme arme de « transformation » massive.

    Soyons exemplaires au mieux de nos individualités..

    Pour ma part, je part aider un copain à faire son carrelage, et à utiliser paille, argile et planche dans des procédés de construction traditionnelle et « bio ». Qué panard ! En plus les champignons sont à deux pas, bonheur de la chasse végétale au naseaux, si il y en a d’assez gros, coupés en tranches-steaks et panés c’est un régal de bohème que je me réjouis de pouvoir re-susciter.

    A bientôt paul, julien t’as trop de boulot ça te rend tendu de l’égo et c’est contagieux, fais quéq’chose il manque des bras à la modo amha pour que le bénévolat reste dans un équlibre de sérénité !

  15. j’aime bien l’image de la maison , deux solutions se proposent , réparer tant bien que mal histoire de rester hors d’air hors d’eau , ou alors refaire une autre maison sur un terrain ou la roche est à fleurs du sol pour que cette fois ci elle soit bien ancrée. Quelque soit la solution , le temps de construire cette nouvelle maison peut être assez long . Et avoir une maison qui bouge par grand vent c’est quand même mieux que pas de maison du tout .Reste aussi le problème de savoir qui va payer , et là c’est pas gagné.

    1. Certaines bâtisses sont perpétuellement modifiées et renforcées au fil des siècles et cela fonctionne très bien. Il y règne souvent une atmosphère respectueuse des messages envoyés du passé par les signes architecturaux ou de mobilier, mêlés au contemporain qui demande d’autres modes de vie. Leur secret ? Évoluer sans cesse.

  16. Les produits Mac, des objets…
    Surement pour leur aspect extérieur qui interdit tout bricolage et qui a cantonné la part de marché des PC à 3% des ventes mondiales.

    De mon point de vue, le succès de la Pomme est comparable a celui de Nespresso. La petite part du marché combinée à une recherche d’esthétique poussée et de gadgétisation des produits ont créé une mode, une « communauté » d’utilisateurs fermée.

    Les logiciels Mac: chers, spécialisés, difficiles à pirater.
    Le système d’exploitation Mac: cher, fermé, fonctionne sur machine propriétaire seulement.
    iTune: une application aussi mal foutue que Windows Media et qui est à l’ergonomie ce que le furoncle au pied est à la marche rapide.

    Quant à l’iPhone, il a plus été une mode, un objet de snobisme, un gadget cher et encombrant, totalement fermé, qu’une avancée technologique.

    Je dirais qu’il a même été une régression, au même titre que l’iPad, puisqu’il boude une technologie (flash) mondialement acceptée (et performante).

    Je dis MERCI a Windows pour avoir vraiment démocratisé le PC, en permettant d’être copié, piraté, transféré (…) ce qui a été une approche marketing bien plus performante que l’approche du club-fermé, de l’incontournable apple-store et des restrictions d’échanges de fichiers par blue-tooth.

    Je ne vois pas Apple continuer longtemps sans son fondateur, parce que justement, il n’incarnait que cette vision, très spécifique, que l’on peut abandonner d’un coup.

    Et tous les utilisateurs du Samsung Galaxy S (ou d’un autre sous Androide) vous le confirmeront.

    1. Bonjour,
      Je suis partiellement d’accord avec vous…
      Dans le monde Windows, ou linux, il y a plein de logiciels spécialisé après il ne tient qu’aux développeurs de les rendre inter-opérable.
      En cherchant un peu sur internet vous trouverez tout un tas de tutoriaux et de démonstrations que l’on peut pirater/modifier MacOSX, et l’installer sur d’autres machines (Mac ou PC) que celles originellement prévue.
      Pour IOS (l’OS des Iphone, Ipad…) pareil, des gens ont réussit à démontrer que l’on pouvez passez outre (partiellement) de l’Itunestore.
      Des développeurs/hackers proposent des patchs afin d’améliorer les performances des machines apple, pas trop pour les boites fermées mais sur les MacPro cela ce fait (ha la course à la nouvelle carte graphique sur puissante qui ne fonctionne pas sur MacOS).
      http://www.macbidouille.com/news/2011/08/19/un-bios-mac-pour-les-radeon-hd-6870

      Oui en effet MacOSX était cher (en version CD environ 130 euros) jusqu’à la dernière version (mais tout est relatif) en effet acheter une nouvelle machine pour l’avoir ou passer des heures de téléchargement sur le Store cela à un coût. Si on le met en comparaison au prix d’une licence Windows ça doit pas être très loin non (lol)?
      http://www.macbidouille.com/news/2011/06/07/lion-disponible-en-juillet-pour-23-99-euros

      Flash, vous avez raison sauf que :
      Sans flash les machines à la pomme gagnent en autonomie (peut-être une maigre consolation mais bon c’est déjà ça de gagné).
      Microsoft bouderai flash pour le Windows8 mobile pour les même raison et surchauffe du processeur (peut-être aussi pour Apple).
      http://www.macbidouille.com/news/2011/09/16/au-tour-de-microsoft-de-tirer-a-boulets-rouges-sur-flash
      Adobe met en place une plateforme de conversion à la volée des applications flash, mais ce ne sont pas les premiers à avoir fait cela.
      http://www.macbidouille.com/news/2011/09/10/adobe-flash-media-server-4-5-supporte-les-appareils-ios
      http://www.macbidouille.com/news/2011/07/04/google-convertit-le-flash-en-html-5

      Pour le reste, il y a plein de choses qui enquiquine son monde chez Apple,
      Son incapacité de reconnaitre ces erreurs, défauts, dysfonctionnements…
      Cette politique du gadget…
      Cette politique des 30% de bénéfice sur chaque vente…
      L’inertie pour certaines mises à jours critiques…

      Mais au fait qu’est-ce que vous appelez pirater ?
      L’avenir nous le dira, je ne me sent pas l’âme d’une sibylle.

      1. Raid-neck.
        « Dans le monde Windows, ou linux, il y a plein de logiciels spécialisé après il ne tient qu’aux développeurs de les rendre inter-opérable. »
        Non. L’objectif est diamétralement opposé.
        Tu peux le vérifier sans problème en constatant que les fichiers de données issus des logiciels libres sont lisibles par les logiciels payants. Mais pas l’inverse. Oeuf corse.
        Mac vérifie cet adage en étant compatible pour faire tourner des applis win. Mais surtout pas le contraire.
        Adobe est à fuir. Mais d’autres marques de matériel/logiciel ont eu ce même réflexe de vouloir prendre en otage. Et en sont mortes. Comme tout monopole qui se respecte.

        Seule ta question sur le piratage est pertinente. Et idiote lorsque l’on se rend compte que n’est piraté que ce qui coûte trop cher.
        Alors je te pose la question du niveau supérieur des couches réseau :

        Mais au fait qu’est-ce que vous appelez coûter trop cher ?
        L’avenir nous le dira par l’effondrement des « modèles » « économiques ».

      2. Tiens, pendant que tu m’énerves parce que tu n’as rien compris.
        Gogole a longtemps « aidé » le Libre.
        Exactement comme Soros « aide » les indignés et Obama les « défend »…

        Gogole est le pire « allié » que le Libre puisse avoir et nous avons commencé à nous en rendre compte.
        Microso$t (pardon, faute de frappe de mon Bic) fait la même chose en « caritatif » et Muerdoc idem.

        Panier de crabes.

    2. Le monde progresse par la stimulation de la concurrence…
      Grace à Apple, Dos est devenu Windows
      Grace à windows payant, buggé et propriétaire, unix s’est développé avec des bébés comme Android
      Grace à l’iphone, votre Galaxy existe
      Grace à Nespresso( café excellent), vous avez eu Senseo moins cher…
      L’approche marketing d’Apple s’est révélé bien meilleure, alors que tout les fournisseur de PC sont lessivés par les assembleurs…d’ailleurs meme IBM le créateur du PC a jeté l’éponge !!
      Ouverture est interessante sur certains aspect mais se paie en virus et en une intégration pas toujours optimale de tout les composants
      Pour l’avenir,…on vera

      1. Quid34.
        Inutile de changer l’histoire à des fins personnelles.
        Unix existe avant windause et ceux qui connaissent un minimum l’intérieur des machines savent qu’il est possible de faire tourner win comme Unix.

        Maintenant, oui, coté mare qu’est ting, t’as raison.
        Continue à bien écouter la pub sur la tévé et le journal. Y’a des émissions cul-turelles avec un oeil qui devraient t’intéresser, aussi.

      2. Un « détail » aussi.
        IBM est en pleine forme économique et là, contrairement à un paquet de sociétés, ce n’est pas VOLE.
        Si tu étais intelligent, et connaisseur en informatique, tu DEVRAIS te rendre compte que sur la moindre machine existe une norme devenue commune MEME par extinction du brevet qui a été inventé par IBM.
        La force des habitudes des s’pychologues n’explique pas encore le phénomène. Eux, soit-disant « spécialisés » en changement d’habitude et de « paradigme ».

        Le premier qui peut me faire une définition concrète de « paradigme », je me déplace perso pour lui offrir une choucroute dans le meilleur resto de sa commune ou avoisinante.
        Je me limite à la France pour une simple question de temps.
        Et je n’ai pas envie d’avoir le budget d’Attali.
        Salut, camarade Jorion. 😉

      3. Comme c’est vain ces discussion pour savoir qui de Apple ou de Microsoft est le « meilleur ». On pourrait débattre alors aussi de qui est mieux, Canon ou Nikon… Me semble qu’il y a un côté émotionnel dans tout ça…

      4. @Yvan
        Généralement, l’insulte aide à affermir un jugement…

        Sinon unix existait avant window mais…son développement à été boosté par tout les systemes propriétaires payants d’IBM, DEC, microsoft et d’autres…et la concurence avec Sun qui proposait unis sur ses stations.

        C’est toujours un plaisir de discuter avec des gens érudis.

  17. Dans l’idée d’un changement de paradigme, j’ai découvert hier le club de Budapest :

    Nous vous invitons à lire et signer « l’Etat d’Urgence Mondial » manifeste qui fut évoqué le 9.9.9 à Londres.
    Il s’agit d’une déclaration du Club de Budapest rédigée par Ervin Laszlo et David Woolfson en réaction à la préoccupante situation géopolitique, économique, écologique et humaine de la planète. C’est un véritable appel à nos dirigeants pour un changement de civilisation.

  18. Une bonne cuvée, cette semaine, du temps qu’il fat, sas doute influencée par l’été indien…

    Elle fait référence à des personnages que j’aime bien (y compris Julien l’apostat qui m’a toujours interrogé et séduit) et qui ont en commun la difficulté qu’ont ceux qui on fait un pas en arrière (je préférerais dire un pas de côté) pour percevoir un paradigme ou une théorie plus large, à faire faire la même démarche aux autres. Un côté œuvre au noir.

    Je suis de plus curieux d’approfondir la référence à Hegel. Elle doit d’avantage faire référence à l’image inversé de la camera obscura qu’au négatif qui suppose l’impression de sels d’argent. Mais elle m’évoque à la fois le mythe de la caverne modernisé et le travail que fait en permanence notre cerveau à remettre d’aplomb l’image inversée qui s’imprime sur notre rétine.
    Où puis-je trouver ce texte ?

    1. Oui moi aussi Hégel me manque, la citation. Car avec « positif » et « négatif » on tombe sur la logique.

      Et sinon merci à Paul Jorion pour son excellente video….

  19. il est de tradition de faire payer les innocents . c’est la façon de procéder du démon ( non pas celui de Socrate) , mais pourquoi ?
    le sacrifice est incompréhensible . on fait porter le chapeau à un lampiste , ce qui a pour effet de déplacer le problème , mais jusqu’à quel point ?
    si le diable est légion, on peut aussi le penser aveugle , marchant dans le noir de sa nuit , se cognant dans les murs de sa prison , impatient, et souffrant malgré tout, ignorant des causes de ses maux qui l’accablent et donc, cette légion cherche toujours des causes, mais extérieures … qui forcément échouent sur un bouc émissaire .
    albinos, chat noir, corbeau, etc. et tant qu’on y est la nature en bloc .
    et de proche en proche tout ceux qui sont inoffensifs

  20. J’entretiens depuis peu un catalogue des thèmes « mainstream » développés par la presse (les gros titres). Confondant. Difficile pour tout un chacun de prendre du recul dans une atmosphère d’intoxication généralisée.

    Par exemple cette presse (même spécialisée) ne s’intéresse jamais aux techniciens qui s’affairent sur la porte qui grince ou l’évier qui se bouche ; elle ne s’intéresse pas plus au bâtiment qui se déforme ou au terrain qui s’affaisse.

    Tout ce à quoi nous avons droit, c’est un gros plan sur une allée aux bordures originales, sur le géranium en fleurs (étonnant à cette époque de l’année n’est ce pas ?) . Exceptionnellement, on évoquera rapidement la présence incongrue d’un papier gras sur le trottoir (il ne faut choquer personne).

    Au fait, avez vous peur de l’avion ? Préferez vous (le cas échéant) qu’on vous appelle madame ou mademoiselle ? Utiseriez vous un vélib ? Combien consommez vous de fruits et légumes par jour ?

    Mais tout çà, c’est pour notre bien. Vite un peu de Lexomil pour diluer mon Prozac !

  21. Bâtisseurs d’empires par accident
    origines et dessous de la Silicon Valley

    (ISBN 2879080371, 9782879080376 – on peut trouver ce livre d’occasion sur Internet grâce à ce code, auteur Robert X. Cringely – titre anglais Accidental Empires )

    C’est pas un chef-d’oeuvre de la littérature, à peu près l’équivalent’ d’une suite d’articles écrits par un journaliste, mais ce bouquin a au minimum l’avantage de montrer qu’il n’a pas suffit d’une ou deux personnes – quelque que soient leurs mérites, leur richesse et leur célébrité – pour faire des micro-ordinateurs quelque chose de très différent de ce qui existait avant en informatique. Pour chaque exemple choisi – chacun des logiciels marquants à l’époque où le bouquin a été écrit – on a donc l’histoire (déboires inclus, et c’est loin d’être l’exception) de celui ou de ceux qui en sont à l’origine.

    Les changement de paradigme ça nécessite une foule d’initiatives, c’est laborieux et plein de surprises. Pourquoi ça réussit ou pas – je n’arrive pas à imaginer l’équivalent se produisant ailleurs qu’aux US – reste pour moi un mystère.

  22. Bigre, parler de Robespierre et Julien autour de Steve Jobs…qui n’a pas changé le Monde, il a juste utilisé le marketing et réussi là dedans SON business. L’ordinateur a changé le Monde, mais Steve Jobs n’en est pas le seul créateur, et d’autre part on connait surtout Jobs pour ses dernières créations, qui sont des purs objets marketing.

    Quant au fait que le peuple fait un pas en arrière, oui, et même 10 🙂

      1. Pas de bol j’ai certes un PC (sous Windows et Linux) mais aussi 2 imac chez moi ! Et ça ne m’empêche pas de dire ce que je pense sur l’aspect largement usurpé de Jobs comme icône du Monde moderne. Mais il est vrai que les scientifiques au service de l’Homme de nos jours passent largement derrière les businessman (exploiteurs du Monde)…Je me souviens par exemple quand j’étais au Lycée du décès de Louis de Broglie, dans l’indifférence générale…

        Encore une fois désolé mais il y a 2 Steve Jobs : le premier a créé (en copiant un peu chez les autres Xerox et cie mais c’est de bonne guerre) de l’intelligence artificielle, des ordinateurs et une boite (qui n’a pas marché dans la durée), et le second Steve Jobs n’a plus trop créé de machines mais surtout des concepts marketing : c’est le premier qui m’intéresse et c’est le second qu’adule le Monde…

        Quant à l’adresse mail, je ne vois pas ce que ça apporte au débat, et imposer cela comme préalable au débat supposerait que vous êtes tel que….big brother !

      2. L’adresse mail correcte fait partie du contrat. Pseudo d’accord ; impossibilité d’entrer en contact avec le commentateur, pas d’accord. C’est votre dernière intervention à l’aide d’une adresse mail bidon.

      3. Jobophobie

        Voilà un péché nouveau, espérons que ce n’est pas un nouveau péché capital.

        Je rappelle que les sept péchés capitaux définis depuis près de 2.000 ans par la pensée chrétienne étaient : l’avarice, la colère, l’envie, la gourmandise, la luxure, l’orgueil et la paresse.
        On voit ce qu’ils sont devenus.

        Il faut donc créer d’autres interdits, dont le principal, celui qui les contient tous, est le refus du progrès.

      4. Marlowe

        Si le progrès est l’idée qu’il est possible pour une société d’aller vers un mieux, si, il faut du progrès, car il y a toujours des progrès à faire, en tous domaines, et le progrès peut même consister parfois à mettre des limites là où il n’y en avait guère, comme par exemple dans la finance. Les humains et les sociétés humaines sont perfectibles.
        Ce qui est plus discutable c’est le progrès érigé en idéologie quand toute évolution seulement possible doit nécessairement être accomplie, est-ce cette dernière définition à laquelle tu penses ?

      5. à Pierre-Yves D.

        Je pense à cette société qui affirme que tout ce qui peut être fait pour satisfaire les appétits de ceux qui se la sont appropriée doit être fait, dans un environnement dominé par la certitude, dite scientifique, mais en réalité idéologique, que les erreurs et les catastrophes d’aujourd’hui seront corrigées demain, par le progrès des sciences et des techniques nous dit-on, mais plus véritablement une main-mise sans cesse accentuée sur l’organisation sociale et ses illusions.
        Pour le dire en terme plus philosophique, nous vivons dans un monde où l’idéologie du progrès a remplacé le progrès, tout comme l’idéologie de la démocratie, c’est à dire la liberté dictatoriale du marché, a remplacé la démocratie.
        Et pour le dire en termes populaires :

        Le mieux est l’ennemi du bien.

    1. « Steve Jobs…qui n’a pas changé le Monde, il a juste utilisé le marketing et réussi là dedans SON business »

      Je suis d’accord avec vous, et je ne vois pas trace dans cette phrase de jobophobie !
      La déferlante médiatique actuelle, et sa teneur émotive (qui me rappelle l’émotion des fans de Claude François, à sa mort ; ou l’attrait des grands mères pour Mireille Mathieu) est très inquiétante quant à l’esprit critique des ‘leaders’ d’opinion.

  23. Alors la question serait de savoir:
    1) si on a déja eu le Bonapartisme (Sarko) et que l’on entre dans une période de restauration: remise en place de la « science économique » telle qu’elle était pratiquée au 19éme siècle. Recadrage
    2) si on rentre dans une période de Bonapartisme: dictature des marchés -et qu’ensuite viendra une restauration (de quoi?) Cadre compressé
    3) si c’est 1789 qui recommence: ouverture à tous les paradigmes possibles et imaginables. Cadre expansé
    En mode ordi: quelle restauration du système?
    Forcément un système antérieur et dans ce cas les trois sont « historiquement  » recevables…
    Mais lequel est supportable? A un moment, il faut bien que la photo rentre dans le cadre!

    1. Garorock @
      Vous vous trompez de Napoléon, à mon sens, avec la comparaison avec notre président.
      Plus pertinent à mon sens de le comparer à Napoléon III que les historiens imbéciles ont qualifié de « petit », mais qui est apparu ensuite comme un homme d’état exceptionnel ayant fait muter la France d’époque…….
      J’ai personnellement vu toute la gauche française « vomir » jour après jour le général de Gaulle …..

    2. Albin. Je résume vos propos :
      Napoléon III = très bien (« a fait muter la France »)
      Sarkozy = Napoléon III
      De Gaullle = vomi par la gauche
      Comme ? Napoléon III (« historiens imbéciles »)
      Et comme ? Sarkozy
      Donc : Sarkozy = Napoléon III + De Gaulle
      Il en fallait bien un pour nous la faire celle-là. Comme disait l’autre, un peu de gauche, un peu historien imbécile sûrement, « Et s’il n’en reste qu’un, vous serez celui-là ! », n’est ce pas Papa ?

      1. Sachant que nous débattions d’Apple et de la petitesse d’âme de notre souverain actuel, vous avez tout faux ! Nanoléon I est bien plus adéquat… 😉

  24. @ Paul
    Merci pour cette magnifique vidéo qui met en perspective tous vos livres et en souligne le fil conducteur.
    Lucien Jerphagnon, grand philosophe et historien qui vient de nous quitter, a écrit une superbe biographie de Julien dit l’Apostat ; je me permets de la conseiller pour les lecteurs de ce blog qui « veulent en savoir plus »…
    En contre- partie je voudrais savoir quelle biographie de Robespierre lire : l’homme a attiré sur lui tant de haine que certaines biographies sont simplement des règlements de compte posthumes sans intérêt et d’autres de simples apologies sectaires… merci d’avance !

  25. J’avais un argument dédié aux décideurs, lorsque je fus autrefois auditeur ISO…
    « Depuis votre place assise, vous ne voyez que le dessus de votre bureau, et quasiment jamais ne vous inquiétez de ce qui pourrait se passer dessous… »
    Bien que je trouve votre exemple très astucieux, je ne partage pas vos convictions de croire que les spécialistes au chevet de Dexia soient « aveuglés » par la simple porte qui grince…
    Nous parlons d’hommes et de femmes qui manient la stratégie de carrière ou électorale au quotidien… Ces même personnages qui sont obligés, de ce fait, d’avoir toujours une vision d’ensemble pour anticiper les réactions… et ils s’en donnent les moyens, par l’entourage, les sondages, l’espionnage, les pressions… (les cas ne manquent pas dans l’actualité)
    Ne faites pas croire que ces architectes ne sont pas au courant du vice de construction par l’emploi d’un béton de moindre qualité pour s’en mettre plus dans les poches…
    Ils veulent juste nous faire croire, grands spécialistes qu’ils sont, que le seul inconvénient est ce petit grincement qu’on essaie de palier pour que les habitants de la maison n’aient pas peur de continuer à y vivre et continue à en payer les traites…
    Pourtant, ces spécialistes savent qu’à brève échéance, l’édifice tombera…
    Et c’est là le véritable crime, faire croire, après coup, qu’on n’avait détecté qu’un problème de porte grinçante, pour amoindrir la faute et la responsabilité…
    Le vrai souci, c’est que le système ne permet pas aujourd’hui de contraindre ces constructeurs véreux à la remise en l’état selon le cahier des charges, quitte à raser le bâtiment entièrement et le reconstruire, A LEURS FRAIS, avec les bon matériaux, sans oublier leur responsabilité pénale et ses conséquences…
    Et le changement de paradigme consisterait de cesser de croire que la seule sanction possible de la mauvaise gestion des politiques soit juste de ne pas être réélu…

    1. Je trouve l’image de la porte et du bâtiment excellente. Utile pour tâcher de convaincre et/ou d’expliquer.

      Mais je partagerais la réticence de Meoni dans ce sens que le problème des dirigeants n’est pas d’être rationnels ou intelligents. Leur problème est de servir une cause et une caste! Akhenaton voulait servir la pyramide (!) des pouvoirs au sommet de laquelle il se trouvait, Julien le Philosophe voulait de même servir la Rome dont il était l’empereur, et Robespierre aussi était aux prises avec une problématique de pouvoir et d’influence, pas vraiment inscrit dans un débat entre amis. Alors, que les financiers soient conscients et cyniquement profiteurs comme le suppose Meoni, c’est possible pour certains d’entre eux, mais très certainement pas pour tous – ce qui est pire quelque part. Le problème, avec eux, n’est pas un point de débat rationnel, mais recouvre des conflits d’intérêt matériel et symbolique, il n’est pas d’avoir raison et de convaincre. Le problème sera très certainement de savoir les contraindre.

      Nous de même qui lisons ce blog avons un choix politique de base sur lequel nous n’entendons pas revenir. Je parle pour moi, en tout cas. La crise financière, on s’en ficherait si ce n’était pas de la douleur sociale, ai-je déjà posté ici quelque part. L’arrogance et la bêtise des financiers, je les leur laisse bien volontiers, et je m’en ficherais absolument si ce n’était un rapport social, un rapport de classe, une prédation sur le grand nombre, un haut pouvoir de nuisance quotidiennement exercé, qui tue chaque jour. Et ici, il nous importe d’être rationnels et convaincants, non à l’égard des maîtres du monde, mais envers les dominés et leur participation à la domination.

      Les réponses à la crise financière qui n’incluent pas implicitement une attaque des classes possédantes, une critique du salariat, du droit divin de la propriété de se multiplier du seul fait qu’elle existe, de la légitimité du prêt à intérêt, ne m’intéressent pas.

      Or je lis souvent sur ce blog des commentaires qui se noient dans une technicité inutile (enfin, ça dépend du point de vue), qui sont, sur le plan de la raison, l’obstination à ne voir que la porte qui grince dans une maison qui craque tout entière, et, sur le plan politique, un évitement de, mes grands mots me reprennent, ils sont approximatifs et provisoires, un évitement de la seule vraie question que les temps géologiques posent à l’humanité, à savoir la construction d’une société fraternelle, d’égalité et de liberté.

      Bien à vous tous !

    2. @Méoni

      le changement de paradigme consisterait de cesser de croire que la seule sanction possible de la mauvaise gestion des politiques soit juste de ne pas être réélu…

      Ah ouais ? Tribunal Populaire ? Mandat impératif ? On reconstruit la Bastille ? A la place du palais Brogniard, de l’Elysée, du palais Bourbon ou plus logiquement, plus « directement démocratique » du palais Royal, siège du Conseil Constit ? Ou en banlieue, on décentralise, hein ? Réquisition de la Coupole, la tour Total à Courbevoie, ex tour Elf (du dernier étage on voit l’Gabon et même la tombe d’Omar « m’a tué » Bongo, à c’qui parait) ? 13 hectares de bureaux sur 48 étages et 187 mètres, ça en f’rait des cellules à bagnards de la Haute, hein Méoni ?
      Pratique pour l’déménagement en plus, y’en a plein, d’condamnés proforma, qui bossent déjà sur place, ou dans un rayon tout riquiqui, hein Méoni ?

      1. Ben oui, vigneron, quand un gérant de SARL fait un abus de bien social, la loi permet de le foutre en tôle… Quand c’est Sarko qui le fait, on ne le réélit pas…
        Quand une PME fait de la cavalerie bancaire, c’est un délit…Quant les banques le font, c’est de l’ingénierie financière…

      2. +1, D’accord avec Philippe, la Loi doit s’appliquer à tous et avec la même rigueur, et nous disposons de ces lois, mais tout est tronqué et corrompu y compris une partie de la magistrature.

        Et on appelle cela un Etat de droit, c’est à mourir de rire!

    3. Très mauvaise « comparaison », Phiphi.
      Car le bâtiment qui peut s’effondrer ne nous empêchera pas de vivre sans lui.
      Je l’ai déjà écrit, mais lorsque l’occupation du pays par les Allemands a commencé, c’est simplement le marché noir qui s’est développé de façon logique.
      Cette vision de perdre en même temps que les plus riches est JUSTEMENT la propagande qui LEUR sert pour nous prendre en otage.

      Sinon, Vigneron, bonne idée de prison, ta tour. 🙂
      Car en plus, vu tous les contrôles que j’ai subi pour entrer dans ce machin, le gardiennage est déjà opérationnel.

      1. Yvan, dans mon exemple, l’image de la maison ne représente pas que le système bancaire… Elle représente notre système sociétal…
        La porte qui grince aujourd’hui, c’est dexia… Celle de la cave, c’est SG, Les murs extérieurs sont la justice, la loi, l’éducation, la santé… La charpente, c’est la défense etc…
        Et, plus de maison, c’est le retour dans les cavernes…

      2. Phiphi.
        Je viens de te citer un exemple de modification économique profonde, et toi, tu restes branché sur aïeaïeaïe, ton flouze !!!
        Crois-tu que ce soit la première crise économique…???
        Et 29?
        On est pas tous morts, en 29.
        Bon, d’accord, c’est la période où tu es sorti de ta caverne.
        Mais quand-même !

        Notre système sociétal fonctionne avec de l’argent. Ceux qui en ont beaucoup se servent de ce pouvoir pour en concentrer encore plus.
        Mais l’effondrement des monnaies ne signifie pas que plus rien ne bougera nul part.
        Au contraire. Vu la nécessité de devoir mettre en place très vite quelque chose qui fonctionne au niveau local pour ensuite voir si c’est compatible avec le reste, ça va nous faire un boulot d’enfer.

      3. M’enfin, Yvan, remplacer l’argent actuel par une autre sorte d’argent ou monnaie ne résout pas le problème de fond… Quelle que soit la devise, il y aura toujours des plus malins pour recommencer à entuber les autres et nous verrions les mêmes énormes concentrations chez le plus petit nombre…
        Le problème ne vient pas de l’argent, il vient de la politique, des lois et de l’application de la justice… Il faut des lois pour empêcher la spéculation, et une vraie justice pour punir celles et ceux qui les enfreindraient…

      4. « lorsque l’occupation du pays par les Allemands a commencé, c’est simplement le marché noir qui s’est développé de façon logique. »
        Marché noir c’est mieux ? Ah bon, ça ne serait pas quelque chose dont profitaient les plus riches?

    4. « Ne faites pas croire que ces architectes ne sont pas au courant du vice de construction par l’emploi d’un béton de moindre qualité pour s’en mettre plus dans les poches… »

      Je n’ai pas vraiment d’opinion sur le fait qu’ils aient ou pas une vue d’ensemble et, finalement, ça m’est égal.

      Si dans une démocratie ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont dans l’opposition ne donnent que des justifications partielles et contradictoires de ce qu’ils font ou veulent faire (une fois à propos de la porte, un autre à propos de la toiture, jamais bien sur à propos des fondations) cette démocratie ne peut pas fonctionner.

      Comme, je pense, une majorité de citoyens j’avais renoncé à m’y retrouver dans ce vaste machin incohérent. Le blog (et encore mieux les bouquins de P.J.) sont un véritable soulagement. Même si les bonnes solutions ne sont ni évidentes ni faciles à mettre en place on peut espérer faire mieux que de se venger en dépouillant quelques riches ou en enfermant quelques politiciens…

      1. Négatif, GL.
        « on peut espérer faire mieux que de se venger en dépouillant quelques riches ou en enfermant quelques politiciens… »
        Ces « derniers » mettent de temps en temps un pauvre ou un « terroriste » en prison ou le tue histoire de calmer le reste.
        Il est temps d’utiliser les mêmes méthodes.

        Bible de la terreur : « Laisser toujours un ennemi en vie afin qu’il aille raconter le sort des autres. »

      2. GL, c’est du lourd… ! Il n’est point question de vengeance mais de justice… Et de ce que vous dites, la corruption et le vol ne semble pas vous déranger…
        Quelle que soient les fondations, il y aura toujours des petits rusés qui tenteront de posséder plus que les autres, que ce soit en richesse ou en pouvoir… C’est malheureusement la grande tristesse de la race humaine…
        Outre donc les fondations, il faut une justice incorruptible, contrôlable et contrôlée qui saurait condamner l’escroc en col blanc autant que le Bébert monte-en-l’air…
        Et d’accord avec toi Yvan, si cette justice n’est pas, il faut se la faire soi-même, et je sais de quoi je parle…

  26. BonJour…
    Il est clair que des paradigmes nouveaux se font jours…dans bien des domaines…
    Ceux et celles qui ont l’habitude de fureter sur le Net ont du tomber déjà sur ces différentes visions de voir notre monde…
    …Différentes visions pour un autre regard…

    Dans notre cas je vais rester dans l’économie…et votre théorie du fil à plomb…
    du fil à plomb dans le regard…
    …Quand les menuisiers rabotent la porte…il sont trop prés…le nez dans leurs problèmatiques…et OUI…il faut savoir sortir…sortir du cadre…
    modeste artiste j’ai l’habitude de « lâcher » un pièce…une peinture ou un bois que je travaille…pendant quelques heures…car…

    Quand je reveint dans la pièce et que je retrouve ma petite kréation non terminée…Souvent…
    ….les défauts me sautent à la figure et je peux voir des imperfections que je voyais pas avant…

    C’est comme dans ce film des années 80 avec Robbie Williams…
    Le Cercle Des Poètes Disparus »…
    ou le professeur monte sur la table et fait monter ces élèves sur la table pour changer leurs visions des choses…
    …Les médias et les experts sont dans la maison…les politiques aussi…car tout ce monde est aux commande….mais il y a plusieurs mondes dans notre univers…et pendant qu’un monde s’effondre(Economie)…d’autreS émergeNT (au pluriel)…


    Dans ce processus d’effondrement…ce sont les médias qui pour moi entretiennent et charpentent encore et encore ce monde qui n’est plus car ne tenant déjà plus sur ces bases…
    …Taxer…Ponctionner..Prélever…Enlever….
    Nous n’avons déjà plus rien MAIS tellement plus…car
    nous avons foi et croyons en autre chose….
    …Le cadre a changé…Un nouveau pragmatisme est BIEN là…
    Certains le voit…d’autres pas…les plus malheureux étant juste ce qui refuse de le voir…

    Il faut laisser les choses se décanter…ça tourbillonne et va s’agiter encore dans les semaines à venir…certaines choses ne dépendrons plus de nous mais des autres…alors…
    laissons les particules lourdes retomber et nous pourrons ensuite boire et distribuer cette nouvelle eau claire…
    ….
    En conclusion je dirais que je suis heureux de vivre cette époque…non pas pour ce qui arrive maintenant mais pour le travail qu’il y aura à faire plus tard…dans peu de temps…
    Non pas :  » Aux Armes Citoyens » mais  » Avec le Coeur…Humanité Nouvelle…. »
    …That’s all..

  27. La fonction de l’artiste c’est aussi de montrer quelque chose d’une manière unique comme si c’était la première fois. Transfromer le regard, montrer qu’il y a toujours à voir et à comprendre.

    1. Zebu, pourquoi donc vous, Moi et Yvan n’êtes jamais agressés par ce psychopathe de Vigneron.
      Paix armée? Trève de Dieu?

      1. Hhmm.. Paix armée.
        Ne manquerait plus que nous soyons tous d’accords, tiens.

        Une impression d’être particulièrement visé, Kerjean..?? 😉

      2. à Kerjean,

        Parce que les psychopathes sont des faibles esprits dominés par le ressentiment et que, pour qu’ils vous choisissent, il est nécessaire qu’il se soient sentis agressés, simplement par la simple existence d’un autre dont ils envient l’intelligence et l’humanité.

        Nota Bene. Je laisse à chaque lecteur le soi de distinguer ce qui, dans ce qui précède, relève du sérieux, de l’ironie ou de la farce.

      3. Général Kerjean

        Si tu lisais autre chose que tes propres posts et, accessoirement, les billets ou les réponses qu’on te fait, tu te serais évité de rajouter une nouvelle kerj’annerie à la liste des précédentes, depuis longtemps déjà surnuméraires.

      4. Marsh-Marlowe
        Je dois donc manquer de « soin », du moins de celui que Chamarlowe « nous laisse », car j’ai beau faire, je ne trouve ni sérieux, ni ironie, ni farce. Juste, encore et toujours, du pathétique.

      5. Vous auriez pu me rajouter à la liste .

        Pour moi la raison est simple : Vigneron , c’est comme ma mère , on savait ce qu’on pensait ou voulait dire rien qu’en se regardant , et on savait que tout serait bien ou pardonné .

        Essayez de changer de pseudo . Kergen par exemple .

      6. @Kerjean: « Zebu, pourquoi donc vous, Moi et Yvan n’êtes jamais agressés par ce psychopathe de Vigneron. »

        Vigneron? Connais pas.

      7. Arrêtes, Toi.
        Comme si personne ne vous connaissait…

        Bel essai de neutralité suisse, néanmoins.
        Tu veux aussi capitaliser, tu quoque mi fili..??
        Car la Suisse n’est que la fille de la rapacitude.

      8. Ouais, les copains, ben pour moi, il vient de m’alpaguer pour la première fois sur un de mes commentaires un peu plus haut… Qu’est ce que j’ai gagné ?

    2. Au fait, Zébu.
      Le retournement de l’immobilier que tu prévoyais est en route depuis le trimestre en cours…
      Et ça risque de cartonner. Entrainant les banques, naturellement.

      Décidément, depuis l’oignon de tulipe, rien appris…

  28. Lorsque j’entends dire que quelqu’un a écrit sur un blog « l’ordinateur ne m’intéresse pas », cela m’évoque « ceci n’est pas une pipe » de Magritte… Association d’idées qui vaut ce qu’elle vaut…

  29. Pour information!!

    le système d’exploitation dit intuitif d’Apple a été largement pompé du système Xerox après cela Microsoft a fait évoluer DOS dans la même direction qu’Apple.

  30. Bonjour Mr Jorion,

    Je suis attentivement votre blog depuis longtemps maintenant et je tiens à vous remercier et vous féliciter pour la qualité de vos interventions.
    Votre évocation de Robespierre m’a fait penser inévitablement à la révolution française.
    Je pense que les elements macro economiques et géopolitiques sont réunis pour donner naissance à une révolution mondiale historique.
    Le mouvement de contestation (indignation) qui bourgeonne un peu partout dans le monde ainsi que l’enthousiasme et la sympathie qu’il engendre conforte mon idée.
    Vous participez à ce mouvement non seulement par le fait que vous nous offrez avec votre equipe des informations de qualité sur la crise (chamboulement) mondiale que nous traversons, mais aussi du fait que vous nous proposez aussi des solutions.

    A propos de solution, un article paru hier a suscité mon attention.
    http://w1p.fr/37020
    Il relate des dépots de plaintes posés par des villes un peu partout dans le monde contre Santard & Poor’s. « Elles l’accusent de les avoir trompées en attribuant d’excellentes notes à des produits financiers pourris ».
    Il est donc possible de les attaquer en justice.
    Mon point est le suivant:
    vous achetez une boite de conserve d’haricots verts produits et distribués en masse à l’international. La boite est étiquetée et certifiée totalement inoffensive pour votre santé et d’excellente qualité par une agence reconnu et homologué de qualité des produits.
    Une fois les haricots verts achetés et mangés, vous tombez gravement malade. Les haricots etaient empoisonnées.
    Vous risquez de mourir.
    Vous n’êtes pas le seul à avoir acheté ces haricots. Toute la nation, le monde en a acheté et mangé.
    Nous apprenons que:
    Le producteur d’haricots a lancé cette production intentionnellement.

    Que faisons nous?
    Nous portons plainte au minima :
    1 – contre le producteur qui a intentionnellement produit des haricots empoisonnés
    2 – contre l’agence de qualité qui a certifié la non toxicité et la qualité de ces haricots verts.

    Que fait l’etat?
    Il nous demande d’aider au prix fort le producteur d’haricots empoisonnées car cette mega production risque de le ruiner.

    Je ne suis pas juriste, mais dans cette affaire, ne pouvons nous pas porter plainte en se faisant partie civile nous aussi?

    Un grand merci à vous et votre équipe.

    1. Ne pouvons nous pas porter plainte en se faisant partie civile nous aussi

      Je crois savoir que les actions collectives ne sont pas reconnues dans notre douce France, mais pourquoi pas ?

    2. S’il a lancé cette production de haricots empoisonnés intentionnellement, il ne va pas les vendre bien longtemps (plus personne pour les acheter). comment va-t-il faire fortune?

      1. Une fois la production lancé distribué, et vendu, le producteur a « shorté » (parier sur la baisse) les assureurs qui avaient vendu des assurances vie deces. Toutes ces dizaines de millions de deces d’un coup (ce genocide) n’etaient pas prévu par les assureurs qui n’ont pas assez de fonds pour payer toutes les victimes. L’etat DOIT intervenir pour eviter la faillite des assureurs, celle des producteurs et sauver l’economie. C’est dans ce sens que je dis que le producteur a agit intentionnellement.

  31. Bonjour Mr JORION,

    Paradigme, Paradigme est ce que j’ai une gueule de Paradigme ?

    L’ humain d’abord ! Merci pour cette excellente vidéo .
    Cordialement RAFAEL

  32. Un temps qu’il fait très réussi.

    Question Steve Jobs :

    C’est pas le bon fil, je sais, mais un petit détail qui m’interroge, c’est le pourquoi il est absolument nécessaire pour certain de diminuer l’interopérabilité des machines et des systèmes entre-eux. Heureusement que le net est ouvert. Simplement l’exemple du ALAC alors qu’existe le FLAC ? On pourrait parler de l’inutile WMA. Du realplayer.
    On sait bien pourquoi.

    Mais ce sont des broutilles face au glissement de terrain général. Je pense qu’une partie du « peuple » est sensible au changement de paradigme et cherche à comprendre et à changer. Une autre fait tout ce qu’il est possible pour s’intéresser aux détails : quelle police pour mon CV? Quelle relation pour ma carrière? Quels crédits ETCS pour ma formation (et le sujet de la formation, on s’en fout, mais alors vraiment)?

    C’est aussi pour cela que l’improvisation à l’orgue est importante, essentielle, utile. Vivre est une improvisation.

  33. Paul Jorion nous rappelle la nécessité d’une vision dialectique. Mais lui-même va t-il jusqu’au bout de la critique qu’il fait du système ?
    Je l’ai comparé à un vieux mécano plein d’expérience mais qui recule devant l’état du moteur à réparer. Ne faut-il pas en inventer un autre ?
    Son image en chef de travaux qui regarde la maison bancale colle bien à ce qu’il est, à ce que nous devrions être. Le peuple, lui, finalement, a déjà un pas en avant relativement aux intellectuels qui croient détenir une vérité. Comme la vieille taupe de Marx la révolte surgit à l’endroit et au moment où on ne l’attendait pas….

  34. Cher Paul Jorion
    Vous souvenez-vous du jeu de Colin Maillard dans lequel celui qui a les yeux bandés est à la recherche d’un de ses compagnons en étant piloté à la voix par le guide qui lui annonce « tu t’éloignes » ou bien tu « te perds » ou bien « tu brûles » lorsqu’il est arrivé très près du but?

    Et bien, je crois que vous brûlez. Le cadre que vous cherchez à identifier pour agir sur lui avant de raboter la porte, c’est l’énergie. L’énergie, c’est le véritable capital des êtres vivants car, sans elle, il n’y a pas de vie possible. Quant au capitalisme, c’est ce que je me tue à répéter, ça n’est pas ce qui tourne au tour des finances, des monnaies et de l’argent qui n’est qu’une pseudo énergie permettant de vivre entre nous.

    Non, le vrai capitalisme, c’est la gestion rationnelle du capital ; de ce qui nous permet de vivre, c’est-à-dire l’énergie, c’elle qui nous vient de la matière. Du soleil, ou de ce que la nature a stocké sur terre sous forme fossile. En un siècle et demi, l’humanité a consommé l’essentiel des stocks faciles à s’approprier sans en réserver une part suffisante pour investir dans des moyens nouveaux, lesquels seront bien moins performants que ceux mis en exploitation il a 150 ans.

    Cessons de nous exciter sur la porte qui grince et coince, consacrons nous à la gestion de ce qui alimente nos vies et celles des nombreuses machines dont nous ne pouvons nous passer. Pour l’Europe, c’est capital, vital même. Ses réserves fossiles étant très faibles au regard de sa consommation.

    L’énergie financière est celle que l’on capte sur le circuit secondaire de notre centrale énergétique terrestre alors que le circuit primaire est alimenté par de la vraie énergie, majoritairement non renouvelable actuellement. C’est l’épuisement de cette dernière qui perturbe le circuit secondaire. Or, les acteurs qui agissent sur le circuit financier et ont vécu leur âge d’or sur les bienfaits d’une énergie primaire en croissance, ne se sont pas préparés assez tôt à réduire leurs prêts, malgré l’alerte donnée, au début des années 70, par le Club de Rome.

    Nous devons maintenant abandonner notre propension à consommer l’énergie dans le seul but de vivre confortablement. Il nous faut aujourd’hui nous consacrer aux investissements en nouveaux moyens de captation d’énergie. Pour cela, il vaut mieux envisager une période de restrictions. C’est difficile à accepter par ceux qui, au lieu d’épargner pour investir, se sont endettés pour bien vivre, tout en travaillant moins que les autres et pour plus cher (c’est-à-dire plus d’énergie).

    1. Le mot d’ordre des profiteurs capitalistes c’est
      Travaillez plus pour que je gagne plus

      Mais l’on entend enfin aux quatre coin de la planète:

      Nous sommes les 99%
      Rien n’est à eux, tout est nous !

      1. @ Charles A. 7 octobre 2011 à 23:35
        Sincèrement je vous plains quand je vous vois ne pas progresser en ressassant éternellement des formules qui finissent par vous aliéner.

        Vous vous emprisonnez dans une vision étriquée et réductrice de votre liberté de penser, de votre aptitude à vous dépasser et à évoluer. Ainsi, vous servez d’abord ceux qui prétendent défendre les petits, les faibles, les sans grade. Mais ce sont eux qui vous transforment en esclaves de leurs idées autodestructrices. Vous êtes exploités par ceux qui se déclarent être vos vrais amis parce qu’ils vous désignent des ennemis, les détenteurs du capital, lesquels vous incitent à travailler pour vivre, ce qui fait la différence avec les animaux.

        Or, il ne faut surtout pas avoir une vision négative du capital si l’on tient à en vivre, c’est-à-dire à tirer un revenu du travail qu’il permet d’effectuer, de manière efficace et compétitive au regard des autres humains.

        La meilleure façon de percevoir l’essence du mot capital, est de se référer à son étymologie laquelle trouve des origines bien antérieures à la connotation très négative qu’ont voulu lui donner à partir du 19ème siècle, les courants anticapitalistes exploitant les analyses et théories de Marx. http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

        De grâce, faites un effort de réflexion ! Le capital, c’est ce qui est à la tête, à l’origine, ce qui permet de vivre.

        Le capitaliste, c’est celui qui gère le capital dans son intérêt, certes, mais pas uniquement. C’est aussi dans l’intérêt de ceux qui veulent travailler en respectant le capital de ceux qui veillent à bien le gérer. Lorsque le capital et le travail ne trouvent pas d’intérêt commun, alors il y a divorce et le capital va s’investir ailleurs où il est bien considéré. En Chine communiste par exemple : http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110601trib000626185/la-chine-compte-cinq-fois-plus-de-millionnaires-que-la-france.html

  35. C’est en France qu’a été inventé le concept de micro-ordinateur:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Truong_Trong_Thi

    Tout comme le concept d’avion a été inventé par Clément Ader:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Ader

    Au risque de passer pour chauvin, je dirais que le génie des américains est surtout un génie des affaires: les USA sont le pays du « Big Business ». Mais pour la technique la France et plus généralement l’Europe ont été souvent à l’origine de bien des innovations.

    Je ne parle même pas des fusées: Von Braun était allemand…

      1. Foucault.
        Encore un génie comme il y en aura d’autres.

        Ce qu’il faut se rendre compte, de temps en temps, est que nous sommes tous des « génies » en puissance. A condition d’être curieux et humble.

        Le où est vachement accessoire, mais tu vas nous expliquer ta passion de la géographie, je suppose.
        Roules, ma poule.

  36. Là vous entrez dans mes tartes à la crème, dans mon domaine de prédilection, dans mes hobbys. Alors voyons cela en détail.
    1. Steve Jobs, un marchant comme un autre, absolument pas. Bill Gates l’était. Il a tenté se débarrasser d’un de ses anciens fondateurs. Jobs, on l’a viré. C’est un enfant mal mené dans une famille d’adoption. Son histoire il l’a raconté dans un discours admirable en juin 2005 à l’Université de Stanford. http://blog.cozic.fr/retranscription-du-discours-de-steve-jobs-a-stanford
    Dans lequel il donne des vérités que l’on oublie sur la mort entre autre.
    Avec son potentiel, ses milliards, il vivait dans la simplicité. Pas comme Bill.
    2. Changement de paradigme. Bien sûr. Les indignés ne sont pas nés quand tout allait bien. Mais derrière tout cela, y a-t-il une révolution ou une évolution? Derrière l’ordinateur, pas beaucoup de révolutions à chercher. Un processus d’évolution poussé par un marketing de bon aloi.
    Même les plus beaux projets qui semblent des révolutions, retombent comme des cycles sans fin. Il ne faut pas rêver, quoi. Les processus sont lents très lents dans la nature. Pourquoi en serait-il autrement chez l’homme?
    Dans l’histoire, vous citez Akhenaton. Encore un sujet qui me passionne, l’Egypte.
    Qu’est-ce qui l’a poussé à change les choses? Simple, les religieux de Amon prenaient trop d’importance et empiétaient sur le règne des pharaons avant lui. Son fils a commencé sous le nom de Toutankhaton, Trop jeune, il rentrait dans les rangs.
    On n’arrête pas le progrès, mais on le freine.
    Epoques charnières? Ou époques avec un boucle qui revient au même point, légèrement avancé?
    Vous n’avez pas cité un pays que je connais, Cuba.
    Là, on vit avec l’esprit de la « Revolucion » en perpétuel.
    Cela a tenu, jusqu’ici. Mais cela se lézarde. L’évolution arrive insensiblement, …heureusement.
    On ne peut tenir les gens sous tension pendant des années sans s’essouffler.
    3. Vérité ou réalité? Qu’est ce qui est vrai? Qui détient la vérité? On ne sait même pas ce qui est réel, aujourd’hui de ce qui est virtuel. La mécanique quantique nous avance des mondes parallèles. Donc. Pour moi, ni l’un ni l’autre n’existent et sont dépendants de la connaissance, de la science. La technologie, c’est l’outil pour aller plus vite.
    4. Les cadres moyens. Je l’ai été. Que décident-ils? Vous voulez rire? Rien. Pris entre le marteau et l’enclume. Ce sont les porte-paroles de l’étage au dessus. L’étage final étant dépendant du commerce qu’il fait vivre ou mourir avec la sanction de plus en plus immédiate. Ce n’est pas l’homme qui prend l’entreprise, c’est l’entreprise qui prend l’homme, écrivais-je dernièrement.
    5. Dexia. D’où vient le problème. Jusqu’à une certaine époque, les sociétés avaient peur de se faire « manger », englober par une plus grosse. Il fallait devenir plus gros, racheter d’autres entreprises pour augmenter sa capitalisation pour ne pas se faire racheter.
    Ce n’est pas que les banques. Loin de là.
    6. Pas en arrière. Exact. Nous n’avons que l’histoire pour le faire. Mais elle est raconté, interprétée par les historiens. Une même « vérité » peut être raconté par des voix différentes.
    D’où le problème. Il y en a même qui se cachent et deviennent des gourous pour faire passer leur message.

    Maintenant, je vais lire votre interview dans le Vif L’Express @+

  37. « Époques charnières et changements de paradigme »

    OK pour les passéistes, mais reste que les liens politiques sont du domaine moral : rétablir une ancienne métaphysique n’étant souvent que la solution que l’on a sous le nez, oublieuse des liens en train de se faire, et focalisée sur ceux en train de se défaire, n’est pas vraiment juste en elle même (puisqu’inappropriée), mais elle pointe néanmoins la problématique à mon avis.

    Sur Robespierre, et l’être suprême : http://mjp.univ-perp.fr/france/ddh1789.gif
    C’est au pire un retour, mais au mieux le « dieu des philosophes » (Spinoza typiquement), repris chez Hegel (notamment en politique dans son État universel), voire symbolisé par la statue de la liberté (c’est la Raison qui libère et éclaire, de même que sur la peinture (les anges et l’œil dans le triangle doré) représentant les nouvelles tables de la Loi : les droits de l’Homme). Pas vraiment un retour en arrière en fait.

    Or, comme le dit Hegel, le critère de la Raison est l’efficience (maximisée en performance aujourd’hui) : comme base morale c’est limite (çà reste de la morale ( : la haine est du domaine moral), par opposition sur le plan théorique à la fusis, à la nature, mais tendant volontairement à s’y confondre, devenant ainsi morale de la puissance (et rejouant, ou plutôt dépassant selon l’Auf hebung hégélienne, la pièce du gorgias entre calliclès (pour la liberté, chacun selon sa force, le droit n’étant qu’une entrave posée par les faibles ; en gros Nietzsche) et Socrate (la force est éphémère et ne garantit rien, a contrario du droit : le fort doit y comprendre son intérêt) : à la liberté de la nature, liberté qui n’est que proportionnelle au pouvoir tant qu’il dure, Socrate oppose la loi qui elle est véritablement émancipatrice : dans la nature, la liberté opprime, dans la cité la loi libère, ce que reprend Aristote quand il commence son politique : celui qui vit hors de la cité est soit un dieu, soit une bête.)).

    Dès lors comment concilier la vérité de la raison avec la paix politique sans passer par la case puissance individuelle ou puissance de l’état? Contrairement à Hegel, la raison se manifeste chez Platon dans le dialogue : par le logos entre sujets (chez Hegel, çà se déroule tout seul…). Elle est de plus utilisée chez Platon comme moyen de tempérance (cf la métaphore du char à deux chevaux), non comme finalité bonne en elle même : outil et non pas horizon.
    Mais bon gré mal gré, c’est le cheminement de Hegel qui est notre modernité dans ses bons et ses mauvais cotés. Quand on sait qu’il travaillait à une dialectique de l’amour, abandonnée pour cause de peine de cœur, avant celle de la raison, on peut d’ailleurs se demander si ce chemin est bien légitime… (Hegel reste l’un des rares à avoir décrit et l’ancien monde, et le nouveau en train de surgir, mais je lui reprocherais d’avoir accompagné le mouvement plutôt que comme Kant ou Platon de l’encadrer).

    Un lien moral (transcendant donc) n’est pas suffisant pour assurer la cohésion sociale et le rapport aux autres, encore faut il que ce lien « harmonise » et donc 1 soit cohérent (l’auto genèse de la raison est problématique) 2 corresponde à la « réalité » (d’emblée et toujours mélange de réalité et de fiction pour l’Homme) 3 soit vécu comme juste (limite de la puissance : ma liberté s’arrête où commence celle d’autrui, comme le dit Kant).
    la philia d’Aristote par exemple est fortement liée à son présupposé que l’Homme par nature cherche le vrai (ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui, le relativisme ayant détrôné cette icône…voire l’ère du soupçon dont parle Nietzsche a achevé de déboulonner la plupart des valeurs métaphysiques, lui même appelant à un renversement de ces valeurs, et qualifiant Platon à la fois d’enfant béni et de premier corrupteur (nb : Nietzsche qui finit par se perdre dans le labyrinthe)).
    Personnellement, je cherche plutôt du coté de la citoyenneté. Alors que César s’avance, brisant le triumvirat, que l’empire s’éveille et que la république vacille : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cicéron

  38. Je partage l’idée selon laquelle il ne faut pas attendre d’un blog la bonne fiche de travail opérationnel à dicter à un élu ou à des experts privés ou publics , mais davantage si ce n’est uniquement , une aptitude à « lire différemment que d’habitude » , le paysage ;

    La « lecture du paysage  » ( comme celle d’une photo ou d’un portrait ) est d’ailleurs un exercice plein d’enseignements pour ceux qui ont pu y être confrontés ( j’attends l’écho de Pierre Laget ) .

    La multiplicité des approches ( qui définiront in fine si le paysage est perçu comme  » beau » , naturel , émouvant , rationnel , engageant , sinistre , accueillant , plein , vide , désertique …,) est une école d’humilité et de tentative de « sortir de soi et de ses rails » , qui me laisse un souvenir passionné des mes contacts avec les urbanistes , les architectes , les paysagistes , les maires , les associations ,les artistes , les syndicalistes , la FRAPNA , les clubs , de simples particuliers hors normes ….

    Mon humble et incomplète contribution à la vision , quelques pas en arrière , de la maison monde qui souffre , était ici :

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=29214#comment-234903

    PS1 : Est ce que PSDJ est encore trop à l’intérieur de la maison ? A -t-il fait trop de pas en arrière ?
    PS2 : A combien de pas , la BD de Grégory nous posera-t-elle ?
    PS3 : Julien Alexandre est il un lointain descendant de Julien l’apostat .ou plutôt de Julius Caesar l’homme du calendrier ?

  39. j’ai eu peur en voyant Akhénaton dans la liste des sujets abordés: je croyais que vous faisiez référence au chanteur du groupe I am et que vous alliez nous demander ce que vous aviez manqué de la chanson française pendant votre période américaine. Vu que je ne connaissais pas les chanteurs Julien le Philosophe et Robespierre je me suis rapidement rendu compte qu’il ne s’agissait pas de chanson.Ouf.

  40. Bonjour,

    Un autre américain, moins célèbre que Steve Jobs, mais parfois un des aspects de cette personne (ses origines) a fait la une des journaux récemment et curieusement l’enfoncement des USA dans une certaine fascisation n’a pas l’air de faire sursauter beaucoup de monde.

    Je parle de M. al-Awlaki, citoyen américain qui a fait les frais d’une attaque dronesque, ou assassinat ciblé.

    J’apprécie cette vidéo ( http://www.youtube.com/watch?v=c6bgwZGZiIo ) où l’on pourrait voir le duel entre deux USA, une qui porte de l’importance à une certaine remise en question, une certaine recherche de la justice et une autre USA symbolisée par le gouvernement du prix Nobel de la Paix (sic) M. Barack Obama.

    Bien à vous
    @++

  41. Steve Jobs a participé à changer pour des millions d’humains, la représentation qu’ils avaient du monde.
    Par la technologie et le marketing consumériste.
    Ha ha, la grande illusion !
    Sommes-nous pour autant plus heureux et sommes-nous, nous sentons-nous plus libres ?
    De ce haut niveau de complexité et de technologie, d’autres civilisations avant la nôtre en ont fait les frais.

    Quant à la dénonciation des dérives du système par le décryptage de ce qui fait la une de l’actualité, elle participe à fixer davantage encore la représentation de ce monde.
    “ La façon la plus efficace de combattre un système qui ne nous convient plus n’est pas de lutter contre lui, mais de s’en désintéresser et de ne plus l’alimenter…”

    Les portes de la maison grincent, se dégondent ?
    Ses murs se fissurent, sa toiture craque et ses fondations s’ébranlent ?
    Laissons donner les coups de rabots, poser les étais et injecter du ciment dans ses contreforts par ceux-là même qui veulent que rien ne change.
    Inéluctablement, la maison mère du système s’effondrera sur leurs têtes.

    Sur les décombres et la ruine de la dévastation, une nouvelle civilisation pourra enfin naître !

  42. Mon point de vue c’est qu’il faut agir de façon intrinsèque en soi, car cela aura plus d’impact à terme, que tous les plus grands discours qui s’annocent ou ont été proposés.
    Pensez franchement à être égoïste dans votre façon d’être altruiste.

    1. Quand je dis, être plus égoïste pour être encore, ici, plus altruiste, c’est développer la diversité.
      L’égoïste intelligent va propager ses idées. Si l’idée est altruiste, elle va naturellement se propager.

  43. J’ai particulièrement aimé cette vidéo qui m’a donné envie de lire le talon de fer de Jack London, un roman sur le futur écrit dans plus tôt mais toujours dans la même époque charnière. Prendre du recul pour mieux observer la maison dont on rabote les portes.

  44. pourquoi est-il si difficile de prendre du recul?
    Poser la question conduit à le faire.
    Cela peut être aussi l’occasion de bien rigoler.
    Il m’est arrivé de rire en regardant ce documentaire.
    Sans doute aux moments où j’étais le plus concerné.
    Il est vrai que je suis « demandeur » (sic) d’emploi depuis une semaine.

    Bonne « projection » (!)

    « La gueule de l’emploi » france2

  45. Franchement je ne vois pas ce qui est en train de changer. Les dirigeants s’occupent des riches en taxant les pauvres. Rien ne change. Vous me préviendrez quand ce sera l’inverse.

    Concernant Apple, j’ai travaillé sur plein de machines différentes, du ZX Spectrum au Vax en passant par Mac (ma machine actuelle) Sun et PC. Pour moi elles sont toutes identiques, seuls des détails changent. Donc je ne trouve pas que les Macs soient différents. En général ils posent juste moins de problèmes au quotidien (et encore ça dépend ce que l’on fait). Je trouve que la nouveauté introduite par Apple est plutôt l’iphone (bien que je lui trouve plein de défauts) quand on voit que toutes les marques ont tenté de faire la même chose. L’écosystème iTunes est en théorie intéressant mais l’implémentation par Apple est une catastrophe (vous aimez iTunes vous ?). Steve Jobs c’est 30% de marge, voila.

    Sinon je n’ai toujours pas compris l’intérêt de remplir les disques durs de videos identiques de Paul Jorion devant sa machine quand seul le son est nécessaire. Quel gaspillage !

  46. Ce qui a fait la réussite de Jobs c’est surtout que c’était un non diplômé, presque un cancre, voire même un fainéant au regard des critères élitistes. Donc face à un ordi de l’époque, il a probablement ressenti le côté rasoir de la technique que peuvent ressentir ceux qui veulent un résultat sans avoir à passer des heures des mains dans le cambouis. En se mettant du côté des nuls, des plus faibles, des moins instruits face à la technique, il s’est posé les bonnes questions ergonomiques, il a établi le bon cahier des charges et a été sensible aux bonnes idées en cours mais pas sur le marché.

  47. Question technique: comme pour plusieurs de vos vidéos, le son est à la limite de l’audible, ce qui rend l’écoute difficile.
    Auriez-vous la possibilité de remédier à ce problème?

    1. Le niveau sonore est correct. Beaucoup de gens ont été (mal) habitués aux taux de compression et au « limiting » des radios et télés qui annihilent toute dynamique (et rendent l’écoute fatigante). Là, malgré la compression de la vidéo, la dynamique est relativement préservée. Il suffit de monter un peu le son.

  48. A mon sens, le cadre culturel actuel est guerrier. Changer de paradigme, pour moi,peut se faire via le revenu minimum de vie qui sort concrètement les personnes de la précarité matérielle : un pas de plus après l’évolution de l’abolition de l’esclavage, de l’asservissement d’autrui ,évolution qui, me semble-t-il, s’est inscrite dans les différentes constitutions mais n’a pas été suivie économiquement.
    Que tous, dans distinction aucune aient cette sécurité matérielle entrainerait, je le crois, la continuation des combats, entre autres, contre les discriminations.
    Dans les pays où des formules proches du revenu minimum de vie ont été expérimentées, l’ensemble de la vie s’est considérablement améliorée tant sur le plan de la sécurité que sur le plan purement économique: les personnes n’étant plus accablées par l’inéluctabilité de la misère ont créé de nouveaux espaces économiques.
    Je réitère que cette mesure permettrait de bonnes conditions pour une transition vers un monde plus soucieux d’écologie.
    Je propose toujours un monde où nul se serait dévalorisé quel qu’il soit, et donc la sortie d’un monde de valeurs guerrières vers un monde de valeurs de respect.

  49. Je lis une bonne partie des billets et une partie des commentaires depuis pas mal de temps maintenant et ce billet la me rend assez septique (ou comment essayer de se donner du credit tout seul!).

    Cette personnification de l’histoire, même si vous parlez d’evênement précis, me dérange car c’est peut-être ce type d’identication qui nous empèche de construire une nouvelle représentation de nous-même actuellement. Pourquoi est-ce si difficile de comprendre que nous sommes un groupe et que nous pouvons nous considérer comme individu que par le regard des autres?

    Ce qui complexifie votre propos est cette préoccupation des ces personnes pour les religions. Ce sont, je pense, les discours principaux à vocation collectives que nous avons encore aujourd’hui sur les relations entre nos pensées et nos émotions. C’est peut-être cette perspective que nous avons a redéfinir: essayer de définir le propre cadre de nos croyances, s’en amuser, s’apaiser de nos croyances.

    En tout cas ça m’fait réfléchir.

    1. Je présice. Je suis bien conscient que vous (Paul Jorion) êtes plus à même que moi de savoir penser en terme de structure ou de groupe d’individus. Mais pourquoi ce biais?

  50. Monsieur Jorion,

    Une partie de votre vidéo m’interpelle.

    Vous nous proposez trois exemples de personnes ayant tenté d’introduire un changement volontaire de paradigme dans leur époque. Ils ont échoué tous les trois. Chacun d’eux a vu arriver un énorme problème et a compris que la solution à ce problème est une autre façon de voir la réalité.

    Je pense que ces trois personnes ont vraiment compris la base de tout problème humain. C’est l’histoire du monde que nous nous racontons qui décide de notre comportement face à lui. Je pense qu’ils étaient tous des personnages considérables dans leur époque et leur territoire. Ce n’était pas assez considérable pour affronter cette époque.

    Ils représentent un échec dans le changement de paradigme. Ils indiquent comment échouer dans le changement actuel absolument nécessaire.

    Ce qui me rend optimiste pour le changement actuel est le très profond sentiment d’insatisfaction qui occupe bien des esprits actuels et au niveau de la population, pas des élites. Il se crée là un hiatus, un vide, un scission gigantesque. C’est si intense que l’on a eu le printemps arabe et OWS maintenant. Ces gens ne savent pas ce qu’ils veulent. Ils savent juste qu’ils veulent autre chose. L’opération est très risquée.

    Un Führer peut venir avec une solution simple et satisfaire tout le monde. Quand tout le monde découvrira qu’il a été floué, ce sera trop tard.

    Mais elle est une porte de sortie vers un autre chose, une porte de sortie du TINA. J’aimerais que cela soit positif. Pour cela, je trouve que rétablir la notion de populisme dans sa dignité serait utile. Je trouve également que la notion de « décence commune » devrait être défendue, pratiquée et prônée. Je trouve que la notion de relation au sens d’un échange réciproque de reconnaissances, de savoirs, d’émotions et d’expériences devrait être prônée de toutes les manières possibles avec exemples vécus à l’appui. Il y a sûrement un tas d’autres chemins. Se lancer dans cette voie équivaut à tenter de traverser le Pacifique sur une allumette. C’est un pari sur la nature humaine supposée positive. Il n’est pas gagné. Il peut paraître ridicule mais il offre de combler un vide gigantesque dans les esprits en évitant d’imposer ce changement d’en haut. Vos trois personnages historiques me disent que ce chemin est à éviter.

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