L’actualité de la crise : DE L’EXASPÉRATION A LA RAGE, par François Leclerc

Billet invité

« Les violences n’ont pas de place en démocratie » a lancé Lucas Papadémos, le premier ministre grec, depuis la tribune d’un parlement entouré de forces de police le protégeant ; puis il a affirmé que « les députés allaient assumer leur responsabilité » en votant le mémorandum présenté par son gouvernement, afin de débloquer le second plan de sauvetage du pays.

Dans une interview à Welt am Sonntag, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, a auparavant expliqué que le moment était venu pour que la Grèce cesse d’être « un puits sans fond », et que les Grecs devaient d’abord le combler avant de pouvoir, selon ses propres termes, « y mettre quelque chose ».

A l’appel des deux grandes centrales syndicales, 100.000 manifestants ont finalement été dénombrés à Athènes et à Salonique, dont beaucoup venus en famille, sans banderoles ni slogans. Malgré les tirs de gaz lacrymogène, d’entrée de jeu, destinés à relâcher la pression des manifestants sur le bâtiment du parlement et a créer une situation d’affrontement, les manifestants sont revenus sur place après avoir reculé, ne voulant pas céder le terrain. Les manifestants ont afflué et reflué par vagues, tandis que, selon l’AFP, un homme au mégaphone criait « avancez, remplissez la place, ne vous laissez pas intimider. Ce soir, envoyons au monde l’image de la dignité du peuple grec ! ».

Puis les rues du centre d’Athènes sont devenues le spectacle d’affrontements violents entre forces anti-émeutes et manifestants. Une quinzaine de bâtiments sont en feu, suite à des jets de cocktails Molotov et à des bombes incendiaires… C’est dans une ambiance de guerre urbaine que les députés vont voter. Aux dernières nouvelles, le vote est acquis, le pays sauvé malgré lui…

Partager :

126 réflexions sur « L’actualité de la crise : DE L’EXASPÉRATION A LA RAGE, par François Leclerc »

  1. il ne reste plus qu’une seule solution à TOUS les peuples d’Europe, si nous voulons ne pas être les prochains sur la liste (car notre tour viendra à TOUS soyez-en certain la Bête a toujours faim, de plus en plus) il faut soutenir les Grecs et descendre massivement dans la rue! Il faut se révolter, je ne vois plus (hélas) que l’insurrection comme mode d’expression!

    Les élections sont déjà servies chez nous, ce sera bonnet blanc ou blanc bonnet au choix, et rien ne changera car ça n’est pas dans leurs intérêts…

    Tout ceci se passe sous nos yeux : la désintégration de cette société inique.

    Il était temps que ça arrive, le seul regret que j’ai c’est que c’est toujours les mêmes qui souffrent

    1. Les élections sont déjà servies chez nous, ce sera bonnet blanc ou blanc bonnet au choix, et rien ne changera car ça n’est pas dans leurs intérêts…

      C’est vous qui voyez.
      Mais vous pouvez quand même voter pour autre chose que le benêt blanc ou le blanc benêt.

      Comme dit Charles A. (voir plus haut):

      On ne peut jamais gagner que les combats que l’on engage.

      1. je le sais bien, mon choix est fait je voterai Mélenchon, mais combien sommes-nous dans ce pays à bien comprendre ce qui se passe?

        Rien qu’en regardant tout autour de moi, qu boulot par exemple, ils sont tous fatalistes et subissent sans broncher le matraquage intensif des médias aux ordres. Pas un pour comprendre les enjeux! tous endormis par la TV et la CON sommation!

        Chacun pense à son nombril, résultat : fatalisme et individualisme.

        Il n’y aura véritablement de réaction que quand tout ceci sera devenu intolérable, comme en Grèce. Quand les gens ne pourront plus bouffer, là ils se révolteront. Je le déplore, j’aurais préféré que ça se passe autrement, mais LA MAJORITÉ DES GENS SONT ENDORMIS!!

  2. Dans une interview à Welt am Sonntag, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, a auparavant expliqué que le moment était venu pour que la Grèce cesse d’être « un puits sans fond », et que les Grecs devaient d’abord le combler avant de pouvoir, selon ses propres termes, « y mettre quelque chose ».

    Pourvu quand même qu’il ne se trompe pas trop de puits sans fond dans leur première analyse
    allemande des finances en Europe.

    Car je vous raconte pas la suite …

    1. Cette phrase de Schäuble confirme l’idée qui ressort déjà de l’accord du 9 décembre, selon laquelle lorsque qu’un Etat aura colmaté les fuites, c’est à dire respectera durablement l’équilibre budgétaire, la BCE avec l’accord de l’Allemagne, acceptera d’annuler partiellement et progressivement sa dette souveraine. Ce sera d’autant plus facile que la BCE prend en pension à tour de bras, les obligations souveraines qu’elle n’aura plus qu’à monétiser c’est à dire à détruire au rythme concédé par les Allemands, selon la configuration actuelle.
      Donc, ayez confiance comme disait l’autre, la Grèce et les autres ne traîneront pas ad vitam aeternam leur dette souveraine.

      1. Ben je sais bien, que ça part d’une bonne intention, mais lorsqu’on en finit par pousser davantage de peuples à mieux tenir l’équilibre selon par exemple une plus grande ligne de conduite apeurée en matière d’économisme, que se passera-t-il donc alors en cas de plus forte reprise du vent ?

        Ah si seulement l’un d’entre-vous pouvait mieux illustrer la chose pour le blog.

        Mais qui peut vraiment savoir de quel coté soufflera le vent demain. Surtout lorsqu’on sait que c’est bien plus les plus grands financiers qui s’occupent principalement de la plomberie et du colmatage des fuites, oui pas étonnant que le monde en finisse par vivre graduellement dans la servitude. Pourvu quand même, que le cable puisse bien résister tout le temps, c’est en réalité le principal calcul de la machine économique faut pas plus être humain.

        Un peu comme dans l’histoire où l’on préférait souvent mener au bûcher celui ou celle qui dérangeait encore un peu trop les intérêts des puissants. Et c’est alors que la peur se répandit partout parmi les peuples, mais regardez ce qu’ils s’apprétent de nouveau à faire pour les pays surtout si nous en finissons nous aussi par ruer dans les brancards, ainsi s’en va les premières Social-Démocraties Européennes, pour mieux laisser toute la place à je ne sais quoi encore. AH si seulement la grèce pouvait davantage subir un plus grand tremblement de terre dévastateur, alors c’est sur elle pourrait déja moins tenir le bon équilibre budgétaire comme la bonne Allemagne.

        Non ce n’est pas vraiment ainsi que l’on obtient plus durablement le respect du monde, et que l’on maintient plus durablement son équilibre économique chez soi, au contraire c’est bien plus faire preuve de trouillerie économique au regard des opinions de plus en plus écoeurés.

        Comme si en réalité les premiers banquiers d’europe où d’ailleurs ne s’étaient pas vraiment débarassés totalement de quelque chose d’un peu trop encombrant. Vraiment de très mauvais souverains pour le monde je trouve, faudrait pas plus gagner la fève et la couronne lors de la grande fête des rois.

  3. Scène un, acte un.

    L’Allemagne par crainte d’avoir à payer pour la Grèce ne lâche pas. Pour la même raison, les autres pays dont les banques sont engagées sur la Grèce ne lâchent pas. Le FMI ne lâche pas.
    Pensez-vous qu’il lâcherons pour l’Espagne puis l’Italie et enfin la France lorsque le problème qu’ils auront contribué à approfondir, sinon à créer, ce posera dans ces pays?

    Que va t-il se passer en Grèce?
    Les Grecques (au sang chaud, ils n’ont pas subit le joug Allemand) vont ce battre derrière les communiste pendant une semaine, peut être plus puis la police durcira la répression, en vain, puis l’armée arrivera avec les chars…

    Non, bien sûr tout cela est impossible., mauvais rêve.

    1. Les Grecs n’ont pas subi le joug allemand ???!!! D’où sortez-vous cette ânerie ? Les Grecs subissent le joug allemand depuis le XIXe siècle. Après l’horrible guerre d’indépendance contre l’Empire ottoman, et la proclamation en 1830 de la 1ère République gouvernée par Kapodistrias, ils sont « rattrapés » par l’Europe (déjà…) qui leur impose un roi allemand (dynastie dont subsistent encore les derniers descendants en exil, éjectés par le putsch des colonels en 1967, et que personne n’a pensé à rappeler en 1974 ! lol)
      Et en 1930, première dictature, celle de Metaxas, en partie conséquence des notations foireuses et criminelles de Standard and Poors (déjà !) . Quant à la 2e guerre mondiale, elle fut ouverte en Grèce par l’Italie de Mussolini. Devant le risque de défaite de ce dernier, occupation par l’Allemagne et la Bulgarie.
      Alors les Grecs savent mieux que quiconque ce que signifie le joug allemand. La presse allemande conservatrice vomit sa haine des Grecs à chaque tour de page, et je crois que les Grecs en ont autant pour le gouvernement allemand…

      J’ai rafraîchi mes souvenirs sur ce site ici

  4. 100 000 manifestants sur une population de 10 millions , ça ne fait pas beaucoup ! C’est un peu comme les grèves chez nous : quand on dépasse les 20 pour cent de grévistes on est super content .
    Je ne veux pas faire le rabat joie , mais je ne suis pas très optimiste sur la suite du scénario .

    1. @lechat
      Pourtant il y en a des optimistes .
      La Bourse de Paris reprend confiance après le vote grec (Boursorama)

    2. 100 000 manifestants sur une population de 10 millions , ça ne fait pas beaucoup !

      C’est ça… 100 000 personnes à Athènes ça ne veut rien dire, 600 000 à Paris ça ne voudrait rien dire, et 100 000 à Moscou ça ne voulait rien dire, 10 000 qui bloquent le port d’Oakland ça ne voulait rien dire… pareil en Syrie, en Tunisie, en Libye, en Égypte, à Bahreïn, à Téhéran, à Londres, à Barcelone, Madrid, Lisbonne, etc, etc.

    3. En égypte, c’etait 5 million de manifestant sur 82 million d’habitant, mais ca n’empêche que c’etait assez pour paralysé l’économie et foutre la pression a une des plus grosse dictature du monde.

      100 000 personne sur 10 million, c’est déjà très bien et a mon avis sa va encore augmenté.

    4. Y a aussi une explication pragmatique. Les gens n’ont pas envie de se faire gazer par de la flicaille gavée aux hormones. Ni de se retrouver avec femmes et enfants coincés entre deux feux. Enfin, moi c’est ce que je me dis. Mais, ce qui compte c’est le décompte dans les têtes, le reste suivra simplement. Sauf erreur de ma part, offrir sa poitrine aux canons ou charger à l’épée c’était une autre époque. Si on pouvait éviter le sang…

      1. Ça aura suffi pour faire les gros titres… et d’après moi lettre morte du plan d’austérité acté par le parlement grec. Dans deux mois si les élections anticipées confirment les manifestations populaires, les grecs auront leurs 130 milliards, n’appliqueront pas à juste raison ce plan débile et purement propagandiste à l’intention des populations européennes et très accessoirement des marchés, tout le monde sera content de l’entourloupe, UE comprise, et rien ne sera réglé pour les grecs ni pour personne, sauf que le parlement grec aura nettement viré à droite très probablement…

  5. Article de El Païs équivalent de Libération en Espagne

    Por qué es la Union Europea impopular ?

    L’UE n’est pas populaire parce ses fondateurs l’on voulu ainsi. L’impopularité ne signifie pas absence de démocratie, mais à sa complémentarité. Si quelque chose démontre le passage du temps c’est que Monnet, Adenauer, Schuman, bénéficièrent de la clairvoyance qu’offre la contemplation du paysage après la bataille. Ils ont brisé les préjugés afin de construire un mur solide contre une forme de politique qui a toujours été désastreuse pour l’ Europe, contre le pouvoir insatiable des pouvoirs publics et privés et, surtout, pour l’autodétermination de chacun. L’UE, dans les paroles d’Isaïe Berlin se référant aux sociétés régies par la loi, « ne sera jamais un cri de bataille passionné qui inspire le sacrifice des hommes, le martyre et l’héroïsme. » Peut-être précisément pour cette raison les pères de l’Europe, las de tant de héros et tant de sang, ont préféré les bureaux des fonctionnaires tranquilles aux proclamations fortes des grands discours.

    Pour résumer ce sont les peuples qui sont dangereux, chauvins, nationalistes et qui sont à l’origine de toutes les guerres qui ont ensanglanté l’Europe.
    La bureaucratie européenne est vertueuse et oeuvre aux bonheur de ces mêmes peuples, même malgré eux!

    1. « Pour résumer ce sont les peuples qui sont dangereux, chauvins, nationalistes et qui sont à l’origine de toutes les guerres qui ont ensanglanté l’Europe. »

      Ce n’est pas nouveau, entendu dans la bouche de Vladimir Fédorovski sur FR C, il me semble, c’est une petite rengaine absurde et réactionnaire.

      1. Voilà. Merci Lisztfr. Il fallait que ce soit dit.
        Autre variante réactionnaire s’il en est, associer l’idée du « peuple » à celle du « repli sur soi » (grande invention rhétorique que le pseudo « repli sur soi »).

      2. Même les pères fondateurs des Etats-Unis d’ amérique se méfiaient du peuple: cet animal imprévisible et versatile. C’est pour cela qu’ils ont concocté une Constitution qui permet pour les gouvernants de se protéger du peuple et de ses passions. Quant au système bipartiste il est tout à fait efficace, pour avoir le changement dans la continuité des intérêts des classes dominantes.

      3. Macarelle,

        . C’est pour cela qu’ils ont concocté une Constitution qui permet pour les gouvernants de se protéger du peuple et de ses passions.

        pouvez-vous me donner un exemple de Constitution démocratique qui ne protège pas tant soit peu les institutions et les organes de pouvoir « du peuple et de ses passions », au moins par une Cour Suprême ?

  6. La troïka aurait du organiser des concerts avec quelques starlettes, et récolter les recettes plutôt que de voir cet argent filer à Beverly Hlls.

  7. S. Royale très dure ce matin avec la Troika, mais dans le ton juste :

    – C’est ça l’Europe qu’on a voulu ?

    Mais je trouve que si l’Europe veut se suicider, qu’elle continue à taper sur les Grecs, car qui voudra encore une fois voter « pour » une Europe qui ne protège pas ses peuples mais qui leur fait subir des atrocités ! La meilleur pub pour les anti-européens, ils viennent de la servir !

    L’Europe, aucune générosité, on fait subir des choses ignobles aux plus faibles, c’est l’Europe aux dans longues.

    1. C’est son ex qui se présente… et lui, malheureusement me fait de plus en plus penser à un Papademos qui va se coucher devant ce qui lui reste de prérogatives… cette idéologie néo-libérale revêt des déguisements de moins en moins convaincants…

  8. Quand ils ont mis à terre les Grecques , je n’ai pas protesté parce que je ne n’étais pas Grecque.
    Quand ils ont mis à terre les Portugais, je n’ai pas protesté parce que je ne n’étais pas Portugais.
    Quand ils ont mis à terre les Espagnoles, je n’ai pas protesté parce que je n’étais pas Espagnole.
    Quand ils ont mis à terre les Italiens, je n’ai pas protesté parce que je n’étais pas Italien.
    Et lorsqu’ils sont venus pour moi, il n’y avait plus personne pour protester. Ils étaient tous à terre

    « Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
    Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
    Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
    Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »
    MARTIN NIEMÖLLER, DACHAU
    arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

    1. Tout en respectant le texte de Martin Niemöller que j’ai déjà « actualisé » une fois, je récidive à l’attention des parangons de la flexibilité et de l’employabilité:
      « Lorsqu’ils m’ont demandé de prendre un poste à Limoges, j’ai déménagé, ma femme a perdu son boulot, mes gosses ont changé d’école et perdu leurs copains – copines….six mois plus tard, j’étais limogé, ma femme m’a quitté.
      Ensuite, ils m’ont proposé un poste à Vire…trois mois plus tard, j’étais viré!
      Maintenant, ils me demandent d’aller à Castres, j’hésite… ».

  9. Papademos a dit qu’il fallait éviter un « chaos incontrôlé. » Il a sans doute le sentiment que ses amis de tous les pays contrôlent le chaos actuel.

    Les affrontements d’hier ne sont malheureusement qu’un début. Une montée en désordres est inéluctable.

    L’événement donne la mesure du niveau de visibilité, de spectacularité plutôt, qu’il faut atteindre pour que les bonnes âmes commencent à réagir. Eva Joly vient de twitter sur la Grèce? Formidable!
    Ce n’est qu’un début.

    Merci, François!

  10. « sauvé malgré lui »
    Dit autrement : « Bonne populace, vous ne comprenez pas, c’est un sacrifice nécessaire pour votre bien. Nous sommes experts et savons mieux que vous ce qui fera votre bonheur, un peu de patience, c’est un mauvais moment à passer, mais demain sera merveilleux… »

  11. Ces députés ont voté un mémorandum (en anglais d’après les infos que j’ai, donc pas la langue officielle du pays) dont il ne CONNAISSENT PAS LE CONTENU EXACT!!! STOP!!!!!!

    1. L’anglais n’est pas uniquement la sympathique langue des niaiseries pop ou ce chouette outil de voyage pour les jeunes amateurs de RyanAir ; c’est aussi une arme de colonisation des peuples, souvent oublieux de leur sujétion, tant est grand le bonheur d’être ‘in’ …

      1. Que c’est juste, très exact. La langue colonise .
        Et c’est pourquoi, en France, les Snobs et Snobinards parsèment
        leurs discours de mots et expressions qu’ils croient anglais.
        Ecoutez quelques économistes de plateau pour avoir une idée.

  12. « Les violences n’ont pas de place en démocratie »

    Tout à fait d’accord, mais dans le cas présent, la violence urbaine répond à la violence institutionnelle. D’institutions internationales, qui plus est non légitimes!
    Puisque les TCE de 2005 a été rejeté lors de référendums en France et en Hollande.
    Par contre notre Président, se fait maintenant fort d’organiser des référendums de type
    démago-populistes sur les chômeurs et les immigrés.
    Cherchez l’erreur…

    1. Les violences n’ont pas de place en démocratie

      « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »

      Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1793, art. XXXV.

      1. Plus généralement je pense que tout système multinational qui prétend faire le bonheur
        des peuples malgré eux est voué à l’échec.
        Cela a été le cas pour l’ex-URSS, ce sera le cas pour l’UE.
        Pour les USA, c’est un peu différent car il s’agit d’un pays d’immigrants colonisateurs récent, qui se
        vivent comme une seule nation. Ceci dit avec la crise systémique, même les USA ne sont pas à
        l’abri de tendances centrifuges: on le voit bien avec les « Tea Parties » en particulier.
        Les nations indiennes préalables à la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb ayant été
        réduites par les nouveaux arrivants à néant ou presque.

  13. L’an dernier, les images de Londres, ses casseurs, ses incendies tournaient en boucle sur toutes les TV.

    La rage populaire des grecs, les émeutes, les incendies d’hier font quelques images (plutôt paisibles) à la TV en France. Sur ITV et BFMTV ces événements arrivaient en 6ème positions dans les titres de ce matin…

    Conclusion : La rage démocratique doit être minimisée à la TV, autant dire niée. Il est question en fait de plus en plus de déni de démocratie relayé par des TV complices.

    Il reste internet pour s’informer… heureusement.

  14. Pour la France , je crois que nous pourrions monter un parti des NINI, ni les uns , ni les autres
    Cela pourrait leur faire mal,car je pense que nous aurions beaucoup d’adhérents , deja tout ceux qui ne votent pas

  15. Les médias français passent plus de temps sur la problématique des 500 signatures nécessaires à Marine Lepen pour se présenter à l’élection présidentielle que sur le soulèvement des peuples au regard des mesures d’austérités contre productives imposées par la troïka.

    Cependant ça se réveille, j’ai entendu ce matin sur une chaine d’info en continu « nous pourrions bien assister aux débuts d’une crise politique en Grèce ». Visiblement le journaliste « débute » aussi…

    1. Les médias français passent plus de temps sur la problématique des 500 signatures nécessaires à Marine Lepen…

      Non, l’info N° 1 c’est la météo; c’est ‘hiver, il fait froid, ça glisse, ça glisse pas …
      Mais le coup de chaud à Athènes, on glisse dessus.

  16. Un bon exemple a donner en France à Mélenchon du « Front de Gauche » comme quoi « les cris et la fureur » sont sans résultat devant la réalité des faits.

  17. Nos réactions à chaud font partie de l’intérêt des échanges.

    A ce jour, et à la lumière des pertinents comptes-rendus de MM Jorion, Leclerc et al. on ne voit pas comment, d’une façon ou d’une autre, la Grèce pourrait éviter de tomber en vassalité. Que le peuple, las d’être pris pour le baudet de la fable, veuille congédier énergiquement ses « élites pensantes » ne nous déplait pas car il va, ce faisant, nous faire nous réjouir par procuration pour ce que nous n’avons pas eu (à ce jour) le courage de faire.

    Hélas, encore Ellas, ce geste de désespoir du peuple ne résoudra rien. D’autres états ont eu a subir le même sort et chacun y avait sa part de responsabilité, élus et corps électoral. Dans chaque pari,il faut un escroc et un naïf…

    Ainsi, nous autres valeureux Gaulois, voici soixante et onze ans passés…

    Nombre d’états africains sont ainsi passés sous les fourches caudines tout en affichant une factice libre disposition d’eux-mêmes. Item en Amérique latine, la diaspora japonaise a pris le contrôle de plusieurs économies et, en Indonésie la minorité chinoise à la mainmise sur la majeure partie de la richesse nationale, malgré de récurrents pogroms à son encontre.
    Ce qui tant nous blesse est de ce que la Grèce est si proche de nous par l’éducation qui nous fut dispensée et dont elle fut l’inspiratrice. Depuis la classe de sixième, « Nous sommes Grecs », effectivement.
    Démunie de ressources naturelles attirant les convoitises, devra-t-elle être rendue si bas et sa main d’œuvre affamée si bon marché pour que des industriels asiatiques ou autres viennent y implanter des usines?

    Elefthéria i thanatos!

    Noté dans nombre de commentaires ici, le mauvais moment où arrive le paroxysme de cette crise grecque : La farce des proches élections présidentielles en France, avec tous ces médias sous influence, est le prétexte à toutes les bassesses. Cette pantalonnade où, comme au catch, les protagonistes de connivence conviennent avant la représentation des règles du jeu, des coups factices, à porter avec force imprécations. La gravité du cas grec et du potentiel jeu de dominos, malgré le filtrage des médias de masse, suscite tant d’indignation et surtout de peur dans le public français que quiconque, parmi les candidats à la mandature suprême ne se risque à un mot qui pourrait lui coûter des suffrages.

    Méditons Malraux :  » On ne fait pas de politique avec de la morale ; on n’en fait pas moins sans. »

    Ceux, batteurs d’estrade de tous bords que nous avons élus ont voulu, murmurant de gentilles foutaises à nos oreilles, faire de nous des hémiplégiques de la mémoire, voire des amnésiques.

    « Les fondamentaux de l’économie française sont très sains » Mme Lagarde.

    Heureusement, existent ce blog et Paul Jorion. Il serait amusant de pouvoir comptabiliser combien de bulletins de vote protestataires porteront son nom…

  18. Sa fortune c’est en partie de la dette grecque.
    L’argent ne tombe pas du ciel que je sache, c’est le fruit du travail des travailleurs et de l’exploitation des ressources planétaires, et dans ce cas c’est d’autant plus vrai.

Les commentaires sont fermés.