LE VOTE UTILE… AU PREMIER TOUR

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans la conférence que j’ai eu l’occasion de faire en décembre dernier pour un public composé des anciens de HEC et dont j’ai l’intention de reprendre la trame dans mon livre à venir intitulé : Les questions qui restent à résoudre, j’ai recours à l’image du soliton : une énorme vague résultant de la superposition de plusieurs vagues de taille normale venues accidentellement s’agréger en un monstre.

Les trois vagues que j’évoquais sont 1° la crise financière et économique, conséquence de la machine à concentrer la richesse qui caractérise nos sociétés, de nouveau régime, aussi bien que d’ancien régime, faute pour nous d’avoir jamais accordé l’attention qu’il mérite à ce vice qui handicape nos systèmes économiques, 2° la complexité de notre monde qui a cessé d’être maîtrisable depuis que nous avons abandonné de gaité de cœur à l’ordinateur les rôles d’une part de comprendre notre monde, et d’autre part de prendre les décisions qui s’imposent à son sujet, enfin 3° la fin du processus de colonisation de notre planète par notre espèce, qui découvre tardivement les limitations qu’une politique de « terre brûlée » finit par rencontrer et qui sont celles du Réel.

Ces trois vagues, considérable chacune, constituent désormais un tout indissociable et un candidat à l’élection présidentielle française doit vouloir les traiter de manière cohérente toutes ensemble.

À l’époque du discours de Toulon, M. Sarkozy parlait en termes très éloquents de la crise financière et économique. Ce thème a cependant disparu entièrement de son programme actuel pour se concentrer sur une problématique du montrer-du-doigt-de-préférence-quelqu’un-d’autre-que-soi-même, si bien qu’aucun des deux candidats les mieux placés pour l’emporter dans les élections présidentielles ne parle ni d’une manière ni d’une autre de l’une quelconque des trois composantes du soliton.

En fait, de la complexité engendrée par le développement de l’informatique et de la maîtrise sur le monde qui nous a échappé à cette occasion, aucun des candidats en présence ne parle en aucune manière : à les en croire, le monde reste transparent à leurs yeux, hypothèse qui conforte la supposition implicite qu’ils seront en mesure de prendre les décisions qui s’imposent, et que le monde répondra sans broncher à leurs injonctions et de la manière prévue par eux. M. Mitterrand revenu d’outre-tombe, pareil au spectre du père de Hamlet, pourrait leur expliquer ce qu’il en est réellement dans ces cas-là.

Restent les deux autres vagues : la planète et ce qu’il en reste sous nos coups de boutoir, et la crise financière et économique. Comme la première de ces deux vagues constitue le contexte général au sein de laquelle vient se loger la seconde, il aurait été logique que le parti qui maîtrise le mieux la problématique écologique insère conceptuellement la crise financière et économique au sein de celle-ci et nous propose un programme cohérent de réforme globale.

Pour des raisons que j’ignore mais qui sont probablement liées à la supposition fautive, et calamiteuse, qu’il fallait choisir de parler SOIT du contexte écologique et planétaire, SOIT de la crise financière et économique, et que, pareil à l’âne de Buridan, on était disposé à hésiter indéfiniment sur la ligne à suivre, EE – Les Verts sont tombés dans un mutisme mortifère dont les chiffres d’intentions de vote en faveur de leur candidate sont le reflet sans appel.

Le Front de Gauche qui, après avoir pris l’aspect crise financière et économique à bras le corps et avec un bel enthousiasme, s’aventure maintenant sur le terrain de la revendication écologique, s’en tire mille (à vue de nez) fois mieux.

Il n’en reste pas moins que le point de jonction entre la vague de l’avanie imposée par nous à notre planète et la vague de la machine à concentrer la richesse, source de dérive financière, est celui de la troisième vague, à savoir celle de la complexité hors de contrôle. Le parti qui parviendrait à présenter aux électeurs la combinaison complète de ces trois facteurs qu’il s’agit pour nous d’affronter d’abord et de résoudre ensuite, imposerait sa façon de voir au premier tour, et du coup, certainement au second, soit dans le meilleur des cas, directement, soit, faute de mieux mais sans se déjuger, indirectement par la cohérence de son approche.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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373 réflexions sur « LE VOTE UTILE… AU PREMIER TOUR »

  1. Si le spectre du 21 avril 2002 s’estompe et visiblement ça serait le cas (le pen en 4eme position)
    Le seul vote utile est celui de gauche.

    1. A gauche, toute mais pas vers la soupe de la gauche plus rien,
      version Hollande ou Mélenchon.
      Le premier a fait aveu à Londres, le second à Paris:
      Interrogé lundi 17 octobre sur France Info, Jean-Luc Mélenchon affirmait :
      « C’est quand même incroyable de voir qu’on passe pour un révolutionnaire quand on est simplement keynésien ; où on dit il faut partager, c’est ça qui va faire respirer l’économie ».

      Ce que confirme totalement son programme de sauvetage du capital.
      Ici une critique de fond et détail de la répétition en farce de la Mitterandie
      L’utopie grostesqueLd’un capitalisme à visage humain
      http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/artpdf-343.pdf

  2. Pour des raisons que j’ignore mais qui sont probablement liées à la supposition fautive, et calamiteuse, qu’il fallait choisir de parler SOIT du contexte écologique et planétaire, SOIT de la crise financière et économique, et que, pareil à l’âne de Buridan, on était disposé à hésiter indéfiniment sur la ligne à suivre, EE – Les Verts sont tombés dans un mutisme mortifère dont les chiffres d’intentions de vote en faveur de leur candidate sont le reflet sans appel.

    Vous feignez d’ignorer, c’est un demi aveu…

      1. Fukushima hier,Penly aujourd’hui?
        Pour moi c’est simple: Il faut voter pour le candidat qui s’oppose, sans concessions, au programme nucléaire, et tout le reste, les changements politiques et économiques, suivront.

      2. Il y a une chose qui m’étonnera toujours avec la pensée économique dominante, c’est son ignorance crasse des réalités physiques.

        Il n’y a pas besoin de sortir de l’X pour comprendre ce que JM Jancovici raconte depuis des années (voir ici http://www.manicore.com/documentation/petrole/petrole_economie.html ).
        A force d’utiliser du pétrole à toutes les sauces, et notamment pour les secteurs vitaux de l’économie, nos économies sont terriblement dépendantes du pétrole.

        Le seul hic dans l’Histoire, c’est que, la Terre étant ronde, les quantités de pétrole ne sont pas infinies. Dès lors, il arrive un moment où on attend un maximum dans la quantité de pétrole extraite par unité de temps (c’est des mathématiques pour le coup). Re-hic, le maximum, c’est maintenant disent les experts ici: http://tribune-pic-petrolier.org/

        Quelqu’un n’est pas d’accord ?

        Si vous avez bien compris, vous commencez à réaliser que le contexte écologique et planétaire, et la crise financière et économique sont intimement liés: c’est le modèle économique qui est mauvais dès le départ. Le développement d’une machine économique consommatrice de ressources non renouvelables et destructrice de ressources renouvelables est totalement défaillant: ça peut pas marcher.

        Les économistes classiques ont ignoré à la fois la fonction exponentielle (les mathématiques) et les limites de la planète (la physique). Ils se sont amusés à mettre les humains en classes sociales et à les faire fonctionner avec des équations. Ils ont enlevé l’Humanité et la Terre de l’équation, et évidemment, ça marche pas.

        Je suis persuadé qu’on continue à véhiculer cette vision fausse du monde qui consiste à croire qu’on peut impunément et éternellement consommer les ressources non renouvelables et saccager notre capital de production de ressources renouvelables. La pseudo-science économique s’est mise au service de la destruction de notre Humanité et de notre asservissement au système.

        L’Histoire retiendra la responsabilité de cette pseudo-science comme vecteur essentiel de l’idéologie la plus destructrice pour l’Humanité, une idéologie qui fera bien plus de morts que le nazisme, le stalinisme et autres ismes réunis.

        Nous visons à provoquer la prise de conscience salutaire de la réalité du pic de production du pétrole. Persévérer dans la politique de l’autruche actuelle mène nos sociétés au chaos et met en péril les conditions de vie des générations futures.

        C’est de la logique:
        (Croissance du PIB) ==> (Croissance de la consommation de pétrole)
        (Diminution inévitable de la consommation de pétrole) ==> (Baisse inévitable du PIB)

        Maintenant, voulez-vous que le débat politique parle du pic pétrolier ?
        Si vous répondez oui, signez l’appel et diffusez-le ! Faites de la politique ! Allez sur les marchés et parlez-en aux gens !

        Il y a des citoyens qui bossent là-dessus depuis un moment. Parmi eux, des ingénieurs, et c’est normal: un bon ingénieur connaît la logique, les maths, la physique, et il sait qu’on met pas les humains en équation. Mais, il y a pas besoin de sortir d’être ingénieur pour comprendre tout ça: suffit d’ouvrir les yeux aux réalités.

        On a bossé: il va y avoir d’autres personnalités qui vont rejoindre notre appel: on parle à des députés qui vont bientôt signer (Corine Lepage a signé) et on a du beau monde dans notre liste: des étudiants, des chômeurs, des agriculteurs, des artisans, des cadres, des retraités…et bien sûr plein d’ingénieurs.

        Je pense qu’on va avoir des réponses des candidats.

        ElaX est un polytechnichien enragé, engagé dans la lutte conre le réchauffement climatique, et est le 2ème signataire en ligne de l’appel.

      3. @ Elax
        Non.
        Lisez René Thom, il a fait l’ X aussi. Pas arrogant, pas ignorant crasse non plus.
        Votre modèle est trop parfait et ne diffère pas des images réalistes que les enfants peuvent confondre avec ce qu’ elles représentent.
        Le lion de l’ image ne mord pas plus que le pétrole n’ est la cause de tous nos maux, même en rugissant ou en faisant des grands mouvements avec les bras déguisé en professeur tournesol, on ne convaincra pas l’ Être ingénu en nous, qu’ il n’ est, qu’ en vue de ceci : économiser.
        Le Stalinisme, c’ était à cause du Pétrole aussi ? Mais ça n’ à évidemment rien a voir n’ est ce pas ?
        En ce week-end particulier il faut réfléchir à la cupidité de l homme.
        On remballe on remballe…

      4. @ELAX:
        Pour frequenter OLEOCENE depuis longtemps , je suis assez au fait de ces problèmes et d’accord avec vous pour affirmer que la crise sois disant économique est une crise énergetique .
        Pourtant il semble que le « système » se trouve lui meme une solution non prévue meme si elle est obscène :
        La production énergétique et notamment pétroliere est DEJA sur une courbe deplétive d’ env 3% /an .
        Pour que rien ne change (ou ne semble changer) il suffit que la courbe de la demande suive cette offre .
        Pour celà , la solution n’est donc pas technologique , mais sociétale .
        La variable majeure du système EST la pérénité du consumérisme . Le système transforme donc cette variable en constante. Celà entraine un prix de l’énergie compatible , donc constant (en réalité fluctuant périodiquement pour « larguer » qqs wagons de néo-pauvres et donc faire baisser la demande).
        La variable d’ajustement sera donc la demande et donc le nombre d’accédants a l’ énergie .
        Le fait que celà peut etre des pauvres de pays riches ou des pays émmergeant qui recoulent compléxifie encore le problème.
        Le fait aussi que l’ humanisme (absence d’équité) ne s’ y retrouve pas n’est quie secondaire et sera facilement occulté en octroyant a cette obscénité d’autres causes qu’énergétique (économique , politique , religieuses …etc)

      5. @ ElaX,

        Au fait,
        Pourriez vous vous utiliser vos dons pour trouver un être mathématique autre que le point pour modéliser le lieu autrement que par le point géométrique (je pense à un angle)
        Puis a partir de là, modéliser l étendue, entendue comme : « écoulement de cet être identique à lui même « .
        L ‘ étendue serait obtenue par similitude plutôt que par simple translation sans rotation
        Pourriez vous faire comme Euclide : construire un savoir mathématique , et se faisant être ce que vous devez être, cela nous rendrait un très grand service, le temps presse.

      6. @Kercoz

        Non, la crise économique est économique et elle a démarré bien avant l’augmentation des prix de l’énergie, et n’a rien a voir avec ça ! Même sans crise de l’énergie cela ne fonctionnera pas !

        Si même ici on n’est pas capable d’avoir des idées claires ce n’est pas la peine.

      7. @ Liszt,

        Ma conclusion est que nous avons un problème avec notre façon de nous représenter le monde.
        Nous avons un problème avec les notions de vérité et de réalité (voir le livre de Paul).
        L adhésion au modèle proposé par Elax est de même nature que celle de la croyance en une religion ou une idéologie , mais sans avoir conscience de ce fait, Elax utilise son langage scientifique (sa « forme de vie ») pour dire la même chose qu’ un autre idéologue pourrait le faire avec sa propre « forme de vie ».

        Il ne faut pas adhérer de cette façon, à ces idéologies, qui ne sont que des vues particulières de la réalité; Realité que nous changeons sans cesse par notre « façon d être » .
        Il faut une autre logique pour aborder les croyances, que celle qu on utilise pour ce qui est trivial.

      8. @Tigue 7 avril 2012 à 06:43

        Le lion de l’ image ne mord pas

        Si si, les anciens égyptiens martelaient certains hiéroglyphes sur les sarcophages, dont il fallait qu’ils usent par leur coté phonologique pour écrire quelque chose, mais il n’était pas question de laisser le défunt se faire bouffer par un lion pendant son voyage. Le grec sarco-phage : bouffeur de chair n’explique pas le hongrois sarko zy.
        Et je ne vous dis pas ce que fait aux jeunes âmes sensibles l’image des lettres à trous dans l’alphabet latin.

      9. @Tigue 7 avril 2012 à 11:36

        Page 19 : Si l’on tient pour évident que l’homme tire du plaisir de son imagination, il faut faire attention il faut faire attention que cette imagination n’est pas comme une image peinte ou un modèle plastique ; c’est une construction compliquée, composée de parties hétérogènes : des mots et des images.

        « il faut faire attention » : attention danger ! Les mots sont une fabrication et les images aussi. Bon week-end, et si vous croisez un phobique persuadez-le qu’il est dans l’erreur.

      10. @ Tigue: pourquoi parlez-vous d’arrogance ? je dois avoir honte de ce que je suis et de ce que je fais ? Vous croyez qu’il n’y a aucun lien entre ce que je suis et ce que je fais ?

        Vous me répondez comme si j’exprimais une croyance avec une image enfantine: facile comme procédé pour décrédibiliser un interlocuteur et ignorer son propos.

        Et si vous apprenez à lire ce week end, je n’ai jamais prétendu que le stalinisme avait un lien avec le pétrole, mais je ne connais pas votre niveau d’études et je ne sais si c’est dans vos capacités.

        Enfin, vous pouvez m’expliquer pourquoi vous écrivez ceci: « Pourriez vous faire comme Euclide : construire un savoir mathématique , et se faisant être ce que vous devez être, cela nous rendrait un très grand service, le temps presse » ?

        Vous voulez dire que le fait d’être un polytechnichien enragé m’interdit de m’exprimer en tant que citoyen ?

        Dans le genre « mépris d’autrui », vous m’avez l’air assez fort.

        @ Kerkoz: oui, la « solution » que peut trouver le système est obscène, et je la vois se mettre en oeuvre de tous côtés. Cette solution ne s’appellerait-elle pas le Business As Usual par hasard ?

      11. @ Elax
        « ElaX est un polytechnichien ».
        Faites-vous partie des promotions qui ont connuJean Petitot (comme enseignant ou autre)?
        Petitot a été (est encore?) directeur du Centre de Recherche en Epistémologie Appliquée (CREA) à l’X.

        J’ai un gros problème avec lui. Il a été très proche intellectuellement de René Thom et est parmi les plus fins connaisseurs de son oeuvre. Petitot est ultra-libéral (ça saute aux yeux à la lecture de nombre de ses articles) et il se dit lui-même aronien, hayekien et popperien. Alors que Thom est pour une philosophie naturellle et est, par exemple, pour une société froide à la Lévi-Strauss.
        La seule différence que je leur connais tient au fait que pour Thom le continu précède le discontinu alors que pour Petitot la différence est de nature transcendantale.

        Vos idées sont les bienvenues.

      12. @ ElaX

        Désolé, je ne voulais pas vous donner cette impression, mais il est vrai que c’ est ce que votre ton volontaire (votre « quelqu ‘ un n’ est pas d’ accord ? ») m’ a inspiré sur vous et sur le moment.
        Je crois que c’ est plus compliqué qu’ il n’ y paraît.
        Je crois que si nous trouvions demain une source d’ énergie gratuite et en quantité infinie, nous continuerions à avoir les mêmes problèmes si ce n ‘ est pire.
        C’ est ce que je voulais dire.
        Je reconnais et respecte infiniment votre intelligence et vous répète que nous avons un grand besoin de personnes de votre niveau.
        Je souhaite simplement que ces capacités ne s’ épuisent pas contre de faux problèmes, ou des problèmes mal posés.

      13. @ Tigue

        « Pourriez vous vous utiliser vos dons pour trouver un être mathématique autre que le point pour modéliser le lieu autrement que par le point géométrique (je pense à un angle)
        Puis a partir de là, modéliser l étendue, entendue comme : « écoulement de cet être identique à lui même « .

        Je lis avec intérêt vos commentaires et je sens (tel Rantanplan) que nous cherchons peut-être la même chose dans la même direction.

        Thom a écrit un article « Philosophie de la singularité » (Apologie du logos).
        Je pense qu’il appelle singularité ce que vous appelez point.
        Si des phrases comme:
        « Dans le second cas, la singularité paraît due à un conflit de la structure propagative ambiante avec elle-même. Autrement dit la singularité est engendrée par le processus propagatif qu’elle limite. »
        vous parlent…

      14. @ BasicRabbit: non, j’étais déjà parti depuis une dizaine d’année lorsque Jean Petitot est devenu professeur à l’école.

        Ce dont vous me parlez me paraît bien compliqué: j’espère que les choses sont plus simples parce que je me vois mal faire des théories très compliquées et devoir les expliquer ensuite à tout le monde.

        Je préfère rebondir sur cette phrase de Tigue (que je voudrais rassurer au passage: je suis, certes, assez doué pour la provocation, mais on ne me l’a pas enseigné à l’école, ni à la petite école, ni à la grande, et, dans la vraie vie, il m’arrive d’être poli):

        « Ma conclusion est que nous avons un problème avec notre façon de nous représenter le monde. »

        Voilà une conclusion que je partage: la vision qu’ont les économistes classiques (je dis « économistes classiques » pour désigner le troupeau de pseudo-penseurs déconnectés des réalités physiques et humaines qui se disent économistes) est basée sur la croyance qu’on peut impunément taper dans les ressources et ignorer les déchets, et que cette activité de destruction massive de notre planète peut continuer à croître sans limites.
        Plus encore, je prétends que seuls des êtres humains sont en mesure de mettre fin à cette folle fuite en avant, qu’il leur suffit de montrer leur nombre (99 % des 7 milliards et quelques d’habitants de notre planète) pour réaliser qu’ils représentent le Peuple et que le pouvoir leur a été volé, et qu’alors, il sera facile de reprendre le pouvoir qui nous appartient.

        Je continue donc en vous proposant ce plan de bataille:
        – rassembler autour de la prise de conscience du pic de production du pétrole = signer et diffuser l’appel (accessible en cliquant sur mon pseudo: merci Paul Jorion !)
        – placer ce débat au cœur du débat politique pour qu’à partir d’un constat partagé, on construise des solutions

        Je ne vois pas d’autre solution. En tant que consultant, je sais que si le client ne veut vraiment pas reconnaître le problème, il vaut mieux arrêter la mission: tout le monde perd son temps. Mais quand le problème est correctement posé, la mission est presque terminée: le client est mûr pour changer.

        Je vous invite à parler très largement de ce problème autour de vous: si vous lisez ce blog, vous avez certainement la capacité de comprendre et d’expliquer des choses aussi simples. Je les explique aux gens de mon village. Ce matin, j’ai parlé à une femme de 89 ans qui était dans l’enseignement (directrice d’école maternelle): elle avait déjà tout compris et je n’ai pas eu besoin de la convaincre de signer. Elle a 2 fils qui ont des ordis: elle pourra signer j’espère. Sa voix compte. Elle était contente de savoir que des gens se levaient pour arrêter le massacre et signera peut-être sa première pétition sur Internet.

      15. Il existe une analogie entre la recherche étymologique d’ un mot et la recherche de l intuition première qui a permis de bâtir un savoir.
        Le premier mot.
        Pourquoi est il si important ?
        L’ intuition première, pourquoi est elle si importante ?

        Qu’ est ce qui vient s’ y ajouter et qui nous fait perdre le sens premier ?

        http://atheles.org/agone/bancdessais/enlisanteuclide/

        « Le véritable enjeu de ce livre est de faire comprendre comment les concepts géométriques sont créés et ordonnés par l’esprit humain, à l’opposé d’une géométrie rattachée à l’expérience sensible. Dans cette perspective, il faut lire les Éléments comme un système inachevé et dans une dynamique de conquête des fins poursuivies et des méthodes.
        Né à Turin en 1875 et mort en 1961 en Argentine, mathématicien important de la première partie du XXe siècle, Beppo Levi a formé de nombreux savants, dont Mario Bunge et Pedro Zadunaisky. Il a reçu en 1956 le prix Antonio Feltrinelli.
        « Pour procéder à une évaluation de type inductif sur le programme géométrique de Socrate, revenons à La République. “Tu sais ce que font les gens habiles en cette science : si l’on essaie de diviser l’unité, ils se moquent et ne l’admettent pas. Si tu en fais de menus morceaux, ils la multiplient d’autant, de peur qu’elle n’apparaisse plus comme une, mais comme un assemblage de parties ; ils parlent des nombres qu’on ne peut saisir que par la pensée et ne peut manier d’aucune autre façon.”
        Socrate n’a pas mis de raillerie dans les mots “de menus morceaux” ; bien au contraire, en disant : “Ils ne l’admettent pas”, il a exprimé une détermination de type rationnel. Pour comprendre de quelle détermination il s’agit, nous devons nous rappeler que dans le livre V d’Euclide se trouve une théorie des proportions entre différents ordres de grandeur, construite exclusivement à partir de multiplications ; et Socrate fait de même les rares fois où il introduit dans ses raisonnements un exemple géométrique concret, toujours le même, la comparaison du côté et de la diagonale du carré ; par conséquent, il est raisonnable d’interpréter ses mots comme une allusion concrète aux théories de ses amis et disciples mathématiciens. »

        Quand on lit une version moyen ageuse des éléments on peut voir un point de vue « neuf » pour nous, une sorte de définition neuve de notions comme  » l’ étendue « .
        Avant Descartes, et ses representations numeriques (coordonnées analytiques du repère cartésiens ).
        Ici on parle « d’ écoulement d’ un point » pour définir l étendue d’ une ligne.

        Quand on a perdu ou épuisé le sens, on revient en arrière si on peut, à la recherche de la bifurcation qui nous a conduit ou nous sommes, afin de prendre un autre chemin prometteur de sens nouveau.
        Ensuite, il faut une vue de l’ ensemble des chemins.
        La recherche du premier mot, de la première intuition, n a pas d’ autre but que de nous transporter en ce point de vue là, mais grandis, étendus.

        Wittgenstein à construit une maison pour sa sœur mais il poursuivait je crois, un autre but : se montrer à lui même ce qu’ il ne pouvait se dire avec des mots, mais avec un geste , une sorte de recul pour avoir une vue d’ ensemble :

        « Il faut d’emblée reconnaître et non occulter le fait que Wittgenstein parle bel et bien

        d’« expression », qu’on le veuille ou non. Selon lui, l’architecture est un « geste » d’un genre

        particulier :

        L’architecture est un geste. Tout mouvement intentionnel du corps humain n’est pas un geste. Pas plus que tout bâtiment construit dans une intention donnée n’est de l’architecture. [RM, 104]

        Or, ce qui distingue le « geste » en architecture, c’est justement qu’il est une forme

        d’expression : Souviens-toi de l’impression que t’a faite une bonne architecture, à savoir l’impression d’exprimer une pensée. Elle aussi, on aimerait la suivre du geste. [RM, 79]

        Reconnaître une expression. En architecture : – on dessine une porte. – Elle est un peu trop grande » – Vous diriez : « il a le compas dans l’œil ». – Non : il voit que la porte n’a pas l’expression adéquate – elle n’accompli pas le geste adéquat. [LC, 70] (Traduction modifiée.)

        Il disait même de sa maison :

        … la maison que j’ai faite pour Gretl est décidément le produit de […] l’expression d’une grande compréhension (pour une culture, etc.). [RM, 99] « 

      16. @ Liszftfr
        Regardez la courbe de production de pétrole depuis les années 50, exponentielle jusque dans les années 70 puis linéaire jusque 2005 alors que la croissance économique est exponentielle.
        Y’a comme un problème.
        Elax a raison, la disponibilité de pétrole (pour des causes géopolitiques et géologiques) est en inadéquation avec notre système capitalisme depuis les années 70.
        Fallait bien un jour que cela dérappe.
        Hé, les économistes, il faudra un jour écouter les ingénieurs et les techniciens!!!

      17. @ Tigue
        « Lisez Thom. Il a fait l’X lui aussi. »
        Euh…non. Par contre il à peut-être Félix comme deuxième prénom.

      18. @ Basic Rabbit

        Autant pour moi.
        Il a fait l’ ENS rue d’ Ulm, promo 1943, autre grande école prestigieuse.

        @ Michel Lambotte
        Épées de bois ?
        C’ est renouvelable ( comme les chèques et les signatures )

      19. @ Tigue,

        Je ne sais pas si je vous comprends toujours bien.

        Oui, si , par miracle, on avait une énergie gratuite et illimitée, on ne serait pas sorti de l’auberge, loin de là ! Je n’ai pas le temps d’aller ressortir les chiffres, mais on consomme aussi les minerais à grande vitesse. J’ai en tête que nous avions 17 ans d’étain devant nous il y a quelques années: le chiffre était peut-être pessimiste, mais l’étain, c’était pratique pour souder, mieux que le plomb quand même, et je ne vois pas trop comment on va le remplacer. Il y a aussi le cuivre, d’autres métaux, les terres rares… La bonne idée serait de garder un peu de minerai de fer et des ferrailles pour que les générations futures ne régressent pas en dessous du stade de l’âge de fer: ça serait sympa de penser à elles sur cecoup.

        Et si c’est notre représentation du monde qui brouille nos esprits, est-ce une surprise ? Je ne vais pas trop parler des mots: on sait à quel point ils ont une vie propre, peuvent s’allier entre eux pour former ou déformer des pensées riches ou de piètres mensonges. On ne dit pas assez combien ils nous ont été volés pour être utilisés à des fins commerciales, pour nous faire avaler l’inacceptable et enrober nos modes de vie d’illusions artificielles mais bien matérielles.

        Les chiffres aussi modèlent nos esprits: on additionne les individus aux ressources humaines dans les entreprises, mais il ne s’agit pas d’addition en réalité: il suffit d’un individu pour annihiler une équipe ou, au contraire, démultiplier sa créativité et sa productivité. Un bon esprit reste productif même s’il est en sommeil, et le mauvais esprit ne s’éteindra jamais, resurgissant à l’improviste là où on ne l’aurait jamais cru présent. Oui, il faut savoir effectuer bien des détours, explorer des voies et rebrousser chemin, hésiter, prendre parfois une mauvaise direction… pour suivre une ligne droite, une ligne tracée à l’avance dans un monde en perpétuel mouvement.

        Et si vous croyez pouvoir suivre la ligne tracée tout en restant dans la ligne fixée, détrompez-vous: figurez-vous que les lignes me donnent de l’inspiration. Alors, j’inspire profondément et à plein nez, et la ligne que je m’étais tracée… disparaît. Alors, j’en trace une nouvelle, et d’autres encore: certaines s’envoleront et d’autres resteront gravées dans une mémoire d’ordinateur ou au fond d’un cœur. Mais lesquelles sont vraiment imprimées: celles de l’ordinateur sur du papier ou celles qui ont atteint des cœurs et y resteront bien au chaud ? Lesquelles dureront le plus: celles gravées sur le silicium ou celles gravées dans les Hommes ?

        Si vous voulez, je vais vous dire où lire de mes délires, et pire, rire de ces délires: j’écris souvent chez Matthieu Auzanneau : http://petrole.blog.lemonde.fr
        Matthieu, c’est Big Oil Superman: il est pas polytechnicien, mais c’est un camarade aussi, comme les autres. Moi, les complexes de supériorité ou d’infériorité, je les traite à égalité: je ris des deux pareillement.

        je reviendrai ici: bon accueil et des gens intéressants.

    1. Les Verts sont tombés dans un mutisme mortifère dont les chiffres d’intentions de vote en faveur de leur candidate sont le reflet sans appel.

      Forcément, le capitalisme vert n’existe pas et ne pourra jamais exister.

      1. Les Verts sont tombés dans le piège qu’ils se sont tendus. Ils se sont rassemblés autour de l’opposition irrationnelle au nucléaire, le fameux « nucléaire non merci », et ont agrégé autour d’eux des mouvements divers: pas de chance pour eux, être CONTRE LE NUCLÉAIRE de manière irrationnelle, c’est être POUR LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE en pratique, comme l’ont bien montré les « écolos allemands », qui, soit-dit en passant, émettent nettement plus de CO2 que ces cochons de français. Quelqu’un n’est pas d’accord ?

        Je prétends que la raison de l’opposition irrationnelle au nucléaire est liée à la peur de la mort, et je dis qu’il faut répondre à cette peur, somme toute bien légitime. Je suspecte que cette opposition irrationnelle au nucléaire a été entretenue par le régime soviétique à l’époque de l’opposition à l’installation des missiles de l’OTAN en Allemagne. J’espère qu’un jour les « opposants au nucléaire » se transformeront en « opposants aux risques nucléaires » et seront capables de comprendre des démarches rationnelles.

        Je ne suis pas un expert du nucléaire, mais j’en connais et j’ai discuté avec eux. J’ai aussi parlé avec des opposants au nucléaire, bien sûr. Ma vision des risques nucléaires a toujours été la suivante: les risque liés au nucléaire militaire sont SANS COMMUNE MESURE avec les risques liés au nucléaire civil.

        Avant 1989, la menace était réelle et permanente; j’ai vu des reportages tout à fait crédibles montrant que par 2 fois au moins, dans les années 80, le monde est passé à côté d’un conflit nucléaire: 1) un dysfonctionnement du système de détection des missiles adverses aurait dû déclencher une riposte massive des soviétiques, mais un officier russe héroïque a refusé d’obéir aux ordres (il a payé cher sa désobéissance aux ordres) 2) lors de grandes manœuvres militaires, un 1er lancement de missile par un sous-marin soviétique devait déclencher une escalade nucléaire. En 1989, la menace nucléaire militaire a baissé, mais entre l’Iran et Israël, ou entre l’Inde et le Pakistan…, cette menace est nettement remontée.

        Les centrales nucléaires ne sont pas conçues pour provoquer des réactions nucléaires explosives: c’est tout le contraire. Il est évident que l’industrie nucléaire civile n’a pas la capacité de destruction qu’ont les militaires. On aime bien pointer du doigt les déchets nucléaires qui vont détruire la vie sur la Terre (comment ?) et oublier les sous-marins soviétiques qui rouillent au fond des océans. On aime bien montrer du doigt Fukushima et oublier les 21 000 morts du tsunami. On aime bien montrer du doigt les fuites radioactives et oublier les 25 millions de tonnes de débris emportés par le tsunami. Qui a intérêt à masquer les vrais problèmes ? Qui manipule qui ?

        Les vrais risques du nucléaire civil: la baisse de vigilance des acteurs du nucléaire (mettez des financiers à la tête des industries nucléaires si vous voulez être sûr de prendre un maximum de risques; si cela ne suffit pas à causer assez d’incidents, rajoutez encore de l’idéologie aveugle dans les débats citoyens pour mieux enfumer votre monde).

        La France est un vieux pays qui a su montrer la voix de la Raison. C’est peut-être pour ça que les Verts ne font pas recette ici. Dommage, ils ont détourné les regards vers les priorités secondaires et rendu de justes causes inaudibles. Dommage, ils avaient un candidat potentiel qui avait quelque chose de valable à dire et n’était pas rattaché à tant d’idéologie qu’Éva qui paraît tout autant incompétente que les autres candidats pour comprendre les réalités physiques.

        Au sujet de notre appel ici: http://tribune-pic-petrolier.org/
        Notre appel a accueilli la signature de Corine Lepage. Vendredi, nous rendront publiques de nouvelles signatures politiques. Si Eva signe un jour, on aimerait être sûr qu’elle a compris.

        Les économistes classiques seront les derniers à signer notre appel. Tant mieux, qu’ils restent aveugles et bouffent leurs billets ou leurs cartes bleues: moi, je cultive mon jardin.

        La peur va changer de camp: ils vont être paniqués et niqués.

        Un conseil: choisissez votre camp, et comme disait l’autre: « faîtes le bon choix »… pour une fois !
        Inscrivez-vous: on recrute.

      2. ElaX
        Vous dites :
        Les Verts sont tombés dans le piège qu’ils se sont tendus. Ils se sont rassemblés autour de l’opposition irrationnelle au nucléaire, le fameux « nucléaire non merci », et ont agrégé autour d’eux des mouvements divers: pas de chance pour eux, être CONTRE LE NUCLÉAIRE de manière irrationnelle, c’est être POUR LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE en pratique, comme l’ont bien montré les « écolos allemands », qui, soit-dit en passant, émettent nettement plus de CO2 que ces cochons de français. Quelqu’un n’est pas d’accord ?
        ——–
        Vous racontez absolument n’importe quoi.
        Parce que, contrairement à ce qu’affirme le lobby du nucléaire, le nucléaire produit autant de CO2 qu’une centrale à cogénération au gaz, voire beaucoup plus si on teint compte des coûts en CO2 des démantelements, à ce jour impossibles (tapez Brennilis dans wikipedia) et monstrueusement coûteux (20 fois ce qui était prévu… au moins, à charge de la collectivité, bien sûr).
        Mais surtout, dans ses calculs, le lobby nicléaire omet l’extraction, le transport et le conditionnement des matières fissiles, extrèment coûteux en CO2.
        Quand on y ajoute le caractère dangereux et les impossiblités techniques auxquelles se heurtent la fusion, la problématique non-résolue des déchets et les coûts monstrueux en recherches et développement (toujours payés par la collectivité) on se rend compte sans peine que le nucléaire est en fin de course.
        le nucléaire est l’exemple type de privatisation des bénéfices et de mutualisation des coûts, qu’ils soient environnementaux ou financiers.
        A bannir d’urgence !

  3. Une synthèse-combinaison des 3 urgences que vous listez ?
    Désirable et souhaitable. Vaine et impossible.
    Parce que la finance a déteint, son cancer s’est étendu et les contamine grave.
    Tous, indifférents ou complices (*) d’un côté, tétanisés ou paralysés de l’autre côté.
    Ils préfèrent s’agiter pour des queux de cerise et nous faire croire que leurs gestes désordonnés sont une preuve de leur capacité à faire face.
    Rien, pas de fond. Qu’une vaine agitation comme camouflage. Voluminations.

    Et vous le saviez:
    « mais des bonnes idées, de toute façon, cela fait cinq ans qu’on en a plus. »
    ( Le « on » est plus large que vous ne le pensiez, sans doute.)

    Il faudra repartir de plus loin et sans eux.
    En attendant, Mélenchon est le plus susceptible de Jorionisme,
    sans déclencher de susceptibilité, je l’espère.
    Bouffer à tous les rateliers , en particulier les bons, est-il un défaut ?

    (*) : Le discours de Toulon, ce malheureux discours, célèbre par sa vanité
    – on devrait dire : « idiot comme le discours de Toulon » –
    est bien la preuve d’une complicité active.

    1. Une synthèse-combinaison des 3 urgences que vous listez ?
      Désirable et souhaitable. Vaine et impossible.
      Parce que la finance a déteint, son cancer s’est étendu et les contamine grave.

      La finance n’est pas seulement la spéculation ou les supers riches, c’est aussi l’épargnant qui détient une partie non négligeable de la dette des états.
      Si la rente financière de son carnet A est mangée par l’inflatiopn pourquoi ne pourrait-il pas investir dans une autre direction http://www.pauljorion.com/blog/?p=35600#comment-306829 qui rencontreraient des solutions en réponse aux 3 urgences précitées.
      Pour moi, c’est possible et si j’étais Français je voterai utile c’est à dire Mélanchon même si son programme est loin d’être complet en cette matière.

      1. @Michel

        j’ai eu un entretien aujourd’hui avec un des responsables d’une grande entreprise européenne en matériel de chauffage qui m’a certifié qu’on commence à avoir un gros problème de productution d’énergie renouvelable au momment où on en a pas besoin

        Bonjour, je crois que je n’ai pas bien compris ta phrase ci dessus, peux-tu me préciser ce que tu veux dire?

        A part ça, je te suis à 100%, mais tu le sais déjà.
        A +

      2. Bonjour hema
        La personne en question est le directeur de Viessman Belgique
        Il nous diait que la Belgique a produit à un certain moment 18% de surplu d’électricité et le réseau ne savait pas quoi en faire, ce qui fait qu’aujord’hui les panneaux PV ne peuvent pas produire plus que ce que vous avez consommé, le surplu ne vous est pas payé. (C’est quelque chose comme ça.)
        En réalité, le problème réside dans le fait que le réseau n’est pas capable de stocker l’énergie, à part les lacs de Coo et de Vianden il n’y a aucun moyen de stockage.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_de_Coo-Trois-Ponts
        Ce ci dit, il est possible par des réseaux de gaz intelligents de stocker de l’électricité exédentaire dans le réseau gaz, je ne sais pas où cela en est mais je pense qu’on se trouve dans une nouveau paradigme, et ce n’est rien d’autre qu’une question de rendement énergétique.
        http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-oecst/presentation_reseaux_gaz.pdf
        On prend le problème à l’envers, parceque tout simplement les énergies fossiles sont stockée et de là forcément constante au départ (il suffit d’ouvrir le robinet et se servir) et que les énergies renouvelables sont diluées et intermittentes et qu’il faut adapter la production à la demande.
        L’idéal est de les capter et les utiliser sur place, le surplu étant mis sur le réseau, mais pour cela il faut partir des besoins au lieu de partir de la production.
        Il s’agit d’un autre paradigme totalement incompatible avec le système capitaliste industriel de marché et Jean Luc Mélenchon défend ce paradigme (question de retomber sur le fil du billet sur lequel nous sommes)
        Mes propos rencontrent les trois impératifs de Paul, concentration monétaire, complexité incontrôlable et limites des ressources planétaires.
        Le blog doit s’appuyer sur ces trois soeurs et arrêter les polémiques inutiles.
        Enfin, tout cela est + ou – en accord avec ce que Jeremy Rifkin propose.
        http://www.lavie.fr/actualite/economie/la-3e-revolution-industrielle-annoncee-par-jeremy-rifkin-12-03-2012-25073_6.php
        Sans oublier Tim Jackson
        Ya plus qu’a faut qu’on!!!!!

  4. Si aucun parti n’arrive (encore?) à proposer cette synthèse nécessaire c’est peut-être aussi pour des raisons sociologiques, culturelles… souvent formés et formatés par l’ ENA (où on retrouve le rôle de ces économistes payés par l’oligarchie) le personnel politique (très peu renouvelé en fait une majorité d’hommes entre 50/60 ans issus de élites – plus aucun ouvrier en premier rang etc).
    La Crise a éclaté il y a très peu de temps d’un point de vue des échelles de temps historiques… donc peu de recul. Vous expliquez également ce sentiment si humain qui pousse à croire que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes. Vos idées et celles de quelques personnes qui prouvent avoir eu raison avant tout le monde, ont eu peu de temps pour « infuser » même si je sais que votre influence va grandir (cf. cette interview à l’ AFP) car un besoin de compréhension va se faire jour en urgence. A mon avis ce sera trop tard pour ces élections…
    Il faut toujours plus de pédagogie: par ex. pour lier ces trois facteurs on pourrait se demander pourquoi on a à la maison des PC souvent qui se plantent (complexité), doivent être changé après quelques années (obsolescence programmée = essentiel au système libéral) et gaspillent pour cela des matériaux (écologie). En fait à travers vos livres , votre blog et ceux d’autres personnes ayant la même hauteur de vue on s’aperçoit vite que tout est lié intimement… De plus en face de nous, il y a des gens très cohérents dans leur aveuglement totalitaire.

    1. Je souscris totalement à ce que vous dites sur le côté, si j’ose dire, « vieux cons à coté de la plaque » des dirigeants politiques. Formatés dès leur plus jeune âge, qui remonte malheureusement à assez longtemps.

      J’y vois, à titre surabondant, l’origine du problème informatique : beaucoup des candidats n’ont pas intégré la révolution numérique dans leurs systèmes. Certes, la plupart ont des blogs, mais il suffit pour s’en convaincre d’écouter comment les conversations deviennent gênantes et fuyantes quand on évoque des thématiques telles que le logiciel libre, l’internet, ou ce genre de choses. On admettra que ce n’est pas simple, et qu’il y a des enjeux qu’ils maîtrisent vis à vis de la culture ou de l’économie de la culture, mais dès qu’il est question de technologie, c’est le grand silence. Sans tomber tout de même dans la caricature de Chirac et de son mulot…

    2. C’est assez simple: on a donné le pouvoir à des gens qui croient que le monde est régi par les échanges monétaires que l’Homme a inventé. La réalité, est que le monde est régi par des flux physiques et informationnels. Les flux informationnels forment la culture, les techniques, les sciences (et peut-être d’autres trucs).

      En général, un bon économiste est quelqu’un qui ignore voire méprise les réalités physiques et humaines.

      Poubelle la pseudo-science économique masquant une idéologie de destruction massive la planète et de 99 % de ses misérables habitants !

  5. Le soliton ne peut être « pensé » par des élections cantona-les (la france n’est objectivement qu’un canton devant le souci). Si vous causez du soliton au gars du trottoir d’en face, vous perdez votre temps. Si vous lui causez de ses diarrhées… une fois élu, vous aller au front, qui n’est ni de gauche ni national, alors que dieu vous garde…

    1. Vous sous-estimez, comme tous les résignés, le pouvoir formidable de l’espoir. La France qui s’engagerait sur cette voie, ça serait le signal immédiat pour tous les peuples d’Europe. ça serait l’ouverture à une régulation dans laquelle demain tous s’engoufreront.

      D’ailleurs, regardez mieux les autres continent. Les américains veulent imposer des coopérations bancaires contre l’évasion fiscale.. il suffirait de répondre : « Chiche » sur ce coup là !

      Il faut quelqu’un qui marche devant, soyons ceux-là, ceux qui n’iront pas au front périrons de toute manière bien avant nous.

      1. @ Zaichonok: MERCI ! Vous dites exactement ce que j’avais envie de cracher ce matin à la tronche d’un voisin.

        Sur un mode plus littéraire, je vous propose cette dédicace que j’ai rédigée pour un texte. C’est du copyleft, extreme left ! Si vous avez des musicos pour des textes, je suis preneur. J’en ai en réserve et j’en écris… pour les distiller au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

        Il a raison: on ne peut penser la saison qui vient autrement qu’en référence au printemps arabe, et le monde entier attend que la France montre l’exemple. « C’est dans les vieilles nations que se font les meilleures révolutions » dit ElaX, Général en chef auto-proclamé de l’Insurrection qui vient, ou simple polytechnichien enragé, engagé dans le réchauffement climatique.

        ElaX s’est lâché ici: http://www.radio-gresivaudan.org/ElaX.html (30 minutes/ Sérieux s’abstenir)

        Cette dédicace, et un avertissement: respect !

        « à Mohamed Bouazizi,

        Je ne saurais mesurer la souffrance qui t’a poussé à ton sacrifice: sache qu’il eut une portée universelle. J’aurai pu n’écrire que ces quelques lignes et le monde entier m’aurait compris. Elles t’appartiennent.

        Hé ! Forces vives de la nation, sortez de l’indignation de salon !

        Nous avons perdu du temps, mais voici venu le temps du printemps !
        Nos sœurs et nos frères arabes l’ont dit au monde entier:
        Un marchand ambulant peut annoncer le printemps. « 

  6. Là où vous mettez le soliton , « somme » de trois vagues ( économique par accumulation , complèxité des processus , fin de la colonisation des ressources terrestres ) , Michel Serres mettait ( et met peut être encore ) :

    la mutation du rapport au monde et à la nature ( dont agricukture ),
    la mutation de notre rapport au corps ( dont la santé)
    la mobilité des humains et des choses
    la démographie , l’espérance de vie , la décision de faire naître ( ou mourir)
    l’habitat dans l’espace ( à quelle acresse habitons nous )
    la nature du lien dans la collectivité ( et du niveau de « supériorité »), le savoir , la puissance

    Derrière sa fin annoncée du religieux , du militaire et du marchand , il voyait la fin d’un cycle indo-européen .

    Entre le maître et l’esclave , il prédit l’arrivée du troisème larron : le monde au sens de la terre et de la finitude de ses ressources . Il appelait à une nouvelle exigeance capable de  » marier Solon et Newton ,Einstein et Montesquieu , de marier les lois de la nature et les lois de la cité , les codes qui régissent la vie et ceux qui régissent nos conduites  » .

    Il l’appelle un « jeu à trois :  » sciences , société humaine , Biogée » .
    Pour l’aider à naître : l’accès aux savoirs ,une pédagogie accessible ,la démocratie de l’accès général .

    Un poids et une éthique LAÏQUE sur les « savants » pour les soustraire à la dépendance du religieux , du militaire , de l’économique , et comment ne pas en faire une nouvelle aristocratie ?

    Il répond par :  » la hiérarchie , c’est le vol « ( dont la hiérarchie de la propriété )

     » la liberté , c’est l’accès  »

    Ce qu’il évoquait comme le passage du  » dur » au  » doux  » .

    Je peux trouver des correspondances entre votre tri-vague et ses propres intutions si l’on admet que la complexité est née de l’illusion que le « dur » ( hardware) pouvait s’emparer du doux ( software ) ..

    Je cherche , par contre , des correspondances dans vos solutions respectives , à savoir l’appel aux sachants , la hiérarchie mise sous tutelle , et la liberté d’accès à l’information d’un côté , et à ce jour , vos six premières mesures pour un président , de l’autre .

    1. Je vais essayer de relire ma proposition d’utopie réaliste , pour vérifier si je vote pour moi dès le premier tour .

      Comme elle suppose un mandat de deux générations , vous m’aurez longtemps sur le dos si jamais je suis élu .

      Heureusement , la nature ( encore elle ) , bonne mère , vous ( et à moi aussi) épargnera ce long calvaire .

    2. Juan Nessy

      Il m’avait semblé que les six mesures étaient des mesures d’urgence, afin, en quelque sorte, de viabiliser un terrain sur lequel des transformations sociales pourront s’effectuer, celles auxquelles vous faites référence.
      La redéfinition de la propriété et des droits y afférent, la suppression du salariat impliquée dans la déconnexion entre revenu et travail, sujets qu’a abordés Paul dans ses interventions, tout cela participe d’une logique pour l’accès partagé aux savoirs et connaissances, parce que du temps devient disponible pour soi et pour les autres, tout au long de la vie, s’étant dégagé de la logique capitaliste aujourd’hui dévoreuse de notre temps.
      Ce n’est pas en 100 jours que l’on refait le monde. Mais vous le savez.

    3. A y repenser , et même si j’ai bien noté avec l’aide de Pierre-Yves D. , que vos 6 propositions s’inscrivent dans la contrainte du présent …utile , il me semble que tant chez Michel Serres que chez Paul Jorion , il manque encore des pistes convaincantes sur la  » vague démocratique nouvelle » qui devra nous porter tous pour éviter la guerre finale et le désastre .

      Je n’ai pas moi non plus de réponse satisfaisante , autre que la forme de représentation évoquée dans l’utopie réaliste . La solution viendra peut être des outils nouveaux ( d’où l’importance de la liberté du net ) , mais aussi de la « façon » de s’en servir en sachant garder des us anciens ce qui a été féconds , et en sachant abandonner les vieux oripeaux stériles .

      Mais si le vote ne suffit pas à exprimer la démocratie , il n’y a pas de démocratie sans vote .

      Tous les votes à tous les tours sont utiles .

      Car ils nous reconnaissent et nous font Responsables .

      Montesquieu rappelle que c’est le propre de la démocratie , qui nous fait tous égaux en droits et en devoirs , que de nous rendre responsable d’autrui , car nous y sommes une « part  » du même pouvoir .

      Cette responsabilté dont je prétends qu’elle est sans doute seule à pouvoir reconnaître à la fois la pensée philosophique et la pensée anarchiste , pour le plus grand bien de l’humanité .

      Je voterai utile au premier tour , au second tour , au troisième de nos échéances électorales .

      Et aux suivants , car la route ne fait que commencer pour réduire les menaces ( en vagues ou pas ) et permettre des ports plus riants et appaisés .

      La démocratie devra sans doute permettre davantage le partage du choix des ports , de la route , des escales , du menu à bord , de la vitesse , que le choix du capitaine et de l’équipage ( dont on aurait malgré tout tort de se passer trop brutalement et totalement )

  7. Juste une autre vision en passant par la….

    Partant du fait etabli que L’abstentionnisme est un fléau de la démocratie et qu’il existe une solution pour qu’elle devienne constructive :

    Je vote « JUSTE » pour le premier tour et l’appel à l’abstention au second tour pour être plus de 50 % me semble constructif.

    Cette abstention attesterait d’une adhésion populaire à la marche des indignés européen qui se dirigent vers Londres pour assister au jeux olympiques d’origine grecque de cet été…

    En effet, pour certains mystiques, Moïse aurait donné rendez vous aux peuples d’Europe devant le Shuttle ( tunnel sous la manche) pour traverser la Manche et entrer dans la création de la première république européenne.

    Voilà pourquoi le vote juste et l’abstention sont nécessaire à la république.

    VOTER juste, VOTEZ #evajoly

    Bonnes soirées…

  8. Reste-t-il encore assez de temps avant l’élection pour espérer voir Mélenchon au second tour?
    Dans l’optique où ce serai encore possible voire probable (sondages?) il ne faudra pas compter sur les medias pour le relater….
    Lorsque je me prépare à oublier tous mes arguments en faveur de l’abstention pour l’élection de ce type, je suis prêt a participer à n’importe quel commando pacifique ou mobilisation.
    je comprendrais, mr Jorion que vous ne preniez pas parti dans cette élection mais je vous dois au moins, grâce a votre engagement et votre blog, le mérite de faire bouger nos convictions…

    1. Oui, et outre espérer qu’il soit au second tour, faudrait aussi espérer que la France se réveille tout d’un coup de gauche. Mais on peut espérer, ça mange pas de pain.

      1. @Lou

        Ou que les gens se réveillent intelligents et conscients que le temps de la soumission est terminé. Finalement, y a des chances !

  9. Il faudra bien 5 ans pour que les intellectuels médiatiques puissent comprendre et parler des ces vagues, et 5 de plus, 2022 donc, pour que les politiques progressistes proposent des solutions dans leurs programmes. Et je sens bien que c’est un chiffre optimiste.

    1. pour que les intellectuels médiatiques puissent comprendre

      Quand on est médiatique, on cesse d’ être intellectuel ; le premier annulant l’ autre. Guignol n’ est pas intellectuel ; juste du théâtre de marionnettes.

    2. Il faudra bien 5 ans pour que les intellectuels médiatiques puissent comprendre et parler des ces vagues, et 5 de plus, 2022 donc

      Tout dépendra de la vitesse à laquelle la dégradation des situations économiques et écologiques va se poursuivre. Mais ne soyons pas trop optimistes, ces gens là sont vraiment très durs, très très durs de la comprenette. Surtout que souvent ils n’ont pas vraiment envie de comprendre…

    3. Pour voir vraiment ce que sont les intellectuels médiatiques allez voir le film « Les nouveaux chiens de garde » et vous verrez que ces deux mots sont totalement incompatibles en l’état actuel des compromissions dans les coulisses de la presse et derrière le vraiment petit écran.

  10. la complexité de notre monde qui a cessé d’être maîtrisable

    Je crois le monde a toujours été trop complexe et n’a jamais été maîtrisable, quelque soit l’époque. A chaque avancée, il y a simplement de nouvelles questions auxquelles ont ne peut répondre. En littérature, c’est justement lorsque l’on approche du point limite où il n’y a plus de sens que le sentiment esthétique prend forme et devient sublime.

    1. Je suis assez d’accord avec vous. Mais je nuancerai en une position intermédiaire.

      Si on part du principe que le monde est trop complexe pour être simplement modélisé, il est nécessaire de faire des simplifications pour le rendre accessible au calcul dans un temps raisonnable. On doit néanmoins considérer la limitation de portée des modèles.

      Fut un temps (pas si reculé), ce n’était pas grave, car les décisions sur la base de prévisions étaient dans une faible étendue spatiale, et mettaient un peu de temps à mûrir. Le soucis principal actuel, selon moi, est qu’il faut prendre des décisions ultra-rapides sur des étendues très vastes. On se retrouve donc avec des modèles foireux par essence, et malheureusement, beaucoup de décideurs de tout crin ont renoncé à exercer leur esprit critique dessus, par manque de courage ou de volonté, ou bien simplement par paresse, orgueil ou cupidité.

      1. « Si on part du principe que le monde est trop complexe pour être modélisé… »
        la sagesse serait peut-être de ne pas tenter de le modéliser…

    2. Maîtrisable et dominer sont des mots issus du patriarcat, à mon sens ; on trouve un accord avec, .. dominer, maîtriser relèvent surtout du sentiment.
      Il n’ y a nul besoin de ces choses, au pire elles mènent à la violence, cette dernière nous devrions apprendre à la laisser la seule Nature. Qui dit qu’ elle n’ a pas une conscience et que c’ est sa manière de faire?
      Quand les hommes se défairont de leur violence sachant que la plupart du temps elle est vaine?

    3. le monde a toujours été trop complexe et n’a jamais été maîtrisable, quelque soit l’époque

      Sans doute, mais ce qui est nouveau, c’est que l’on a voulu nous faire croire que tout était sous contrôle, alors que d’évidence ce n’est pas le cas.
      Le pire c’est que la complexité des systèmes créés par l’homme fait qu’ils deviennent de moins en moins maîtrisables, bien que les chiens de garde médiatiques essayent de convaincre le bon peuple du contraire.
      Aucune centrale nucléaire n’aurait dû exploser et pourtant c’est arrivé, même dans un pays développé. Le nuage radioactif de Tchernobyl devait s’arrêter à nos frontières, ce qu’il n’a pas eu le bon goût de faire.
      Les plantes OGM, n’ont pas plus la délicatesse de ne point se mélanger avec de mauvaises herbes dont elles renforcent la résistance.
      L’usage inconsidéré des antibiotiques a sélectionné des bactéries multirésistantes dont on ne sait comment se débarrasser.
      J’en passe et des meilleures, enfin si l’on peut dire…
      « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » comme le disait il y a déjà bien longtemps François Rabelais.
      La ruine de l’âme, nous y sommes en plein, par la faute du dévoiement de ce que l’on nous présente comme le progrès, par des intérêts d’une cupidité, d’une rapacité et d’un cynisme sans pareil.

      1. Vu ça cet après-midi. C’est le plombier qui va être content 😉 une fuite d’eau radioactive à cause d’un joint défectueux…

        On croît rêver quand on lit ça.

    4. Itou!!

      Je crois que la complexité est un problème secondaire et surtout cultivée par les divergences d’intérêts.
      De plus, on ne peut pas exclure une complexification délibérée dans certains domaines afin de camoufler certaines turpitudes et rendre incontournables experts et élites. (Au hasard… l’économie et la finance, dont l’AMI fin des années 90 « Accord Multilatéral sur l’Investissement » est un exemple typique)

      1. Simplicius simplicissimus, Simplet, de la simplicité volontaire ou Qui croit décroît… crôa crôa…

        Je crois que la complexité est un problème secondaire…

        Ah oui c’est vrai ça ! Un bon Certificat d’Études Primaires (« Savoirs Fondamentaux » ! soit lire son catéchisme et/ou les messages publicitaires + calculer le budget du ménage), une paire d’oeillères non-amovible, un Séraphin sur la clavicule gauche, plus un litron de croyance et vogue la galère ! Gare aux vagues scélérates kamême…
        Leçon de morale Paul et Paulette pour « Toutouadi Itou »:

        Je ne ressemblerai pas aux orgueilleux, qui sont détestés.

        Et je vote Méluche…

      2. (« Savoirs Fondamentaux » ! soit lire son catéchisme et/ou les messages publicitaires + calculer le budget du ménage)

        Bin!! quoi !!! les fondamentaux c’est important!!!
        T’ais-je parlé de mes collections de boites de camembert et d’images pieuses?

      3. @vigneron
        L’essentiel de la politique, c’est de penser complexe et d’agir simple.

        Sarkozy pense sommaire (ou l’affecte, mais non, le plus souvent il pense vraiment sommaire), et il agit en embrouilleur, en prestidigitateur, en pickpocket… Il croit être un brillant politique!

      4. @ Marc Peltier
        « L’essentiel de la politique, c’est de penser complexe et d’agir simple. »

        Je crois plutôt que c’est penser global pour agir local.

        Le gros, très gros problème, ama, est qu’on ne dispose guère d’outils intellectuels pour raisonner globalement.

  11. Ah que c’est difficile ! A part Daniel en #4, aucun qui n’ose, dans les premiers commentaires, évoquer LE NOM. Aucun qui ne se hasarde à traduire en langage direct le message du billet de Paul. Bon, je me lance (Paul me corrigera si je me trompe) :

    => pour Paul Jorion, le candidat « utile » dès le premier tour est Jean-Luc Mélenchon. grâce à son programme.

    « Le Front de Gauche qui, après avoir pris l’aspect crise financière et économique à bras le corps et avec un bel enthousiasme, s’aventure maintenant sur le terrain de la revendication écologique, s’en tire mille (à vue de nez) fois mieux. »

    C’est clair, c’est net, non ? Non, Paul ? Hé hé !

      1. Chut, on nous lit et nous écoute.

        A défaut de manger son chapeau , Big Brother va boire la tasse du soliton.

    1. ouai!!!
      je l’ai dit plus haut , il faut y aller franco
      il faut dire ce qui est, quitte a croire comme des cons qu’il aurai une chance d’être au second tour…
      comme dit Camille: Allez, allez… ALLEZ!

      1. oui, pour l’instant c’est simple mais il y a un moment(elections presidentielles) ou il convient de dire: »on verra apres » et de lire entre les mots…

      2. @hop 5 avril 2012 à 22:41
        Merci de ce lien. 1 h 30 c’est long mais instructif.
        Son lapsus « Budget de dépense », là où était attendu « Budget de défense » est je le suppose la trace de l’embarras subjectif du bonhomme-Mélenchon-pacifiste, en révolte contre le Président-candidat- Mélenchon-chef-des-armées.
        La phrase « Nous ne sommes pas une nation occidentale, nous sommes une nation universaliste » est un phare qui porte l’étendard de l’internationalisme en dépit de sa profération à partir d’une base nationale. Le vaste balayage géopolitique est bien argumenté et convaincant pour l’essentiel. La question de la défense nationale, reliée aux subprimes, à l’hégémonie du dollar, n’a rien d’évident pour un public je suppose de militaires ! Manquait aux énoncés la réforme du SMI mais implicitement ça va de soi, et c’est ailleurs dans le programme du FDG et ses multiples propositions de ruptures.

      3. sur la défense
        un « oubli » de taille . . .
        aucune mention de la présence française en Afrique !
        Mais la bande son est interrompue avant la fin de l’allocution . . .
        un léger doute subsiste donc

      4. Cette conférence est tout de même bien illustrative de la qualité du bonhomme et du positionnement plus qu’intéressant du Front de Gauche. Je l’ai moi-même dit ici, on ne peut pas espérer un changement de système monétaire si les alliances géopolitiques ne changent pas, si on ne parvient pas à amener les Etats-Unis autour de la table avec les moyens de négocier. C’est vraiment la base du changement. Or aussi bien Ps qu’Ump sont complètement atlantistes, comme leurs confrères européens, ce qui interdit purement et simplement une inflexion, non seulement vers une position différente de la France mais aussi de l’Europe. Bien entendu, rien ne garantit que le Front de Gauche au pouvoir lancera un engrenage positif, tant les inerties sont lourdes. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a tout de même plus de chances que si ce sont les candidats Ps ou Ump qui passent…

      5. à Nicks : 8 avril 2012 à 10:11
        Merci pour ce lien.
        Je m’interroge quand même sur ce non dit de son allocution sur la défense nationale, il ne peut être fortuite et si c’est le cas il m’interroge, et, devrait faire l’objet d’un additif public.

    2. Le Yéti,

      Ce que je vais dire ne prouve rien mais j’ai une petite info, pas inédite, mais significative.
      Lors du débat organisé à la Maison de l’Europe par Jean-François Khan, à Paris, la question avait déjà été posée à Paul de savoir quels sont les politiques qu’ils trouvaient être le plus proches de ses positions. Paul avait dit, en substance : « Je peux vous le dire, j’ai une petite liste, Mélenchon … » En fait, Mélenchon fut le seul à être cité, on passa à autre chose. Hasard ou nécessité, je n’en sais rien, en tous cas la vidéo doit se trouver quelque part dans les archives du blog.

      1. @Pierre-Yves D. 5 avril 2012 à 22:47
        J’y étais et si c’est le cas, je suis surpris de ne pas l’avoir noté.

    3. Il y a cependant de gros avis de tempête en vue avec de gros récifs.

      1) Hollande gagne les élections, notamment grâce à un soutien important de Mélenchon qui a raflé une belle mise au 1er tour. Transcendé par la victoire écrasante et la légitimité incontestable de la gauche, de toutes les gauches, c’est un programme PS fortement influencé par le Front de Gauche qui est appliqué. Banco.

      1bis) Hollande gagne les élections, notamment grâce à un soutien important de Mélenchon qui a raflé une belle mise au 1er tour. Transcendé par sa victoire écrasante et vues ses aptitudes à prendre des décisions tranchées…, rien de spécial ne se passe. Le PS se gargarise de sa victoire, et Mélenchon est dindon de la farce. La France en prend pour 5 ans de crise supplémentaires.

      2) Hollande gagne les élections, notamment grâce à un soutien de Mélenchon qui fait un score honorable au 1er tour. Conforté dans ses certitudes molles et vues ses aptitudes à prendre des décisions tranchées dont il a fait preuve jusqu’à maintenant…, rien de spécial ne se passe. Le PS se gargarise de sa victoire et Mélenchon est dindon de la farce. La France en prend pour 5 ans de crise supplémentaires.

      3) Contre toute attente, Mélenchon gagne de justesse les élections, notamment grâce à un soutien contraint de Hollande éliminé au 1er tour. La droite bloque toute initiative, les marchés financiers crucifient la France et invoquent de façon caricaturale le retour du bolchevisme. La France en prend pour 5 ans de crise supplémentaires.

      4) La droite gagne de justesse grâce à un ralliement pudique des candidats modérés ou extrêmes et de leurs électeurs. Confortée dans ses certitudes, elle radicalise toutes les mesures d’économies et « d’amélioration de la compétitivité » laissées en suspend pendant la campagne électorale. La gauche met des millions de gens dans la rue, invoquant l’illégitimité et le ras-le-bol. La France en prend pour 5 ans de crise supplémentaires.

      Va falloir prendre quelques ris dans les voiles si on veut rentrer au port après ça.

      1. Sauf que dans un cas ou l’autre, aucun candidat n’est détenteur des voix de ses électeurs et de leur report au second tour …Par ailleurs, pour pouvoir gouverner il faut à ce jour, avoir une majorité parlementaire…Si le FDG gagne cette majorité, c’est bien le programme du FDG qui sera mis en place, quel que soit le vainqueur de la présidentielle!…Vouloir prendre le « trône » du monarque ne suffit pas, donc patience jusqu’aux résultats de juin…

      2. Et si on décidait nous-même de la tempête que l’on va affonter hein ? Ce serait déjà pas si mal…Ce sera front de gauche au deux tours en ce qui me concerne.

      3. oui! c’est bien un choix de société qui se présente à nous et celle de l’austérité on n’en veut plus!

      4. Je préfère affronter la tempête à venir avec un programme qui se tienne, que sur un bateau ivre sans voilure ni gouvernail comme aujourd’hui.

        Je rappelle ensuite qu’en ce qui me concerne personnellement je vote pour un programme et non pour un individu.
        Il se trouve que j’ai commencé la rédaction de mon propre programme en 9 volets dès mars 2009 (le PG était tout bébé et le FG ou EELV encore dans les limbes). NB : j’ai souvenir que Paul y fit alors référence.
        Il se trouve encore que le programme du Front de gauche comporte lui aussi neuf volets, que les trois premiers chapitres y sont identiques, et que les mesures proposées y sont sensiblement les mêmes.

        Alors dans ce cas-là, le choix est facile et aucun avis de tempête ne peut s’y opposer.

      5. Il semble malheureusement que le cas 4 est tout à fait plausible si Mélenchon fait un trop gros score. Les accusations de la droite face à « la prise en otage du pays par les extrémistes » (de mémoire) ont d’ailleurs commencé.

      6. Concernant l’hypotèse : « 3) Contre toute attente, Mélenchon gagne de justesse les élections », s’il applique son programme de ne pas rembourser la dette, c’est donc un défaut et la faillite de la France et l’explosion de l’euro :
        en cascade les pays PIGS font aussi défauts, ainsi que toute les banques » trop grosses pour faire faillite » et les usa aussi avec le pétro dollard ….
        En france : plus d’essence, et hyperinflation quand la banque de france imprimera à toute vitesse du franc pour payer la politique de Mélanchon (800 000 fonctionnaires en plus, retraites, etc)
        fuite des riches et délocalisation du petit reste de notre industrie, sanctions internationales, refus d’accorder des prêtes ou crédit à la france (sauf Cuba, la Chine), un nombre de chomeur qui explose …
        guerre civile et pour quoi pas épuration
        Encore pire que Lepen …

        Incroyable la médiocrité des candidats, tous sans exception

      7. @ Jean-François

        On peut espérer que Mélenchon et Hollande ne soient pas aussi crétins que ne l’ont été Jospin et… qui ça déjà ? et que l’un se rallie à l’autre, quelque soit celui présent au second tour.

        @ Yéti
        Si c’est Hollande qui passe, va falloir le tenir rênes ultra-courtes pour lui éviter de revenir à ses anciennes habitudes de louvoiement et de non-décision. Je crains qu’il ne fasse à Mélenchon le coup du PC avec Mitterrand, c’est à dire l’étouffement. Il voudra l’affaiblir pour être tranquille dans son Pépère S, quelque soit le score de ce dernier : soit pour l’affaiblir parce que trop fort, soit parce que pas assez fort pour le faire changer d’avis. On n’en sort pas. Cela dit, bravo pour le boulot de fond sur votre blog où je vais régulièrement. Un vrai travail de fourmi et de passionné. Ce n’est pas interdit de louanger un peu en ce vendredi saint !

      8. « 1) Hollande gagne les élections, notamment grâce à un soutien important de Mélenchon qui a raflé une belle mise au 1er tour. Transcendé par la victoire écrasante et la légitimité incontestable de la gauche, de toutes les gauches, c’est un programme PS fortement influencé par le Front de Gauche qui est appliqué. Banco. »
        oui, à condition que ce soit au parlement que le Front de gauche l’emporte.
        Pour cela, il faut que la droite perde aux élections présidentielles. Ce n’est pas encore fait,vu la division à gauche.
        Flambi a un intérêt: le consensus mou. c’est un pivot. A la gauche de le faire pencher, grace à un parlement rouge vert rose foncée.

      9. ThomBilabong, Vous n’écririez pas cela si vous aviez lu le « Nous on peut » de Jacques Généreux

  12. la complexité de notre monde qui a cessé d’être maîtrisable depuis que nous avons abandonné de gaité de cœur à l’ordinateur les rôles d’une part de comprendre notre monde, et d’autre part de prendre les décisions qui s’imposent à son sujet

    Il y a une crise dont on ne parle pas beaucoup: c’est celle de la science. Depuis au moins 50 ans la recherche fondamentale n’a accouché d’aucune découverte significative.
    Voir à ce propos le dernier livre de l’astrophysicien Christian Magnan.
    Les chercheurs font tourner des modèles sur des ordinateurs certes de plus en plus puissants, mais ne prennent plus le temps de réfléchir à la validité des concepts qu’ils manipulent. Là aussi le productivisme a frappé, il faut publier même lorsque l’on n’a rien de très original à produire.
    Le pire est que souvent les chercheurs finissent par confondre leurs modèles avec la réalité.
    Ce n’est pas sur ce blog qu’il faut rappeler que ce travers général est particulièrement développé dans le cas de la « science » économique, et ceci permet aux « experts » des classes dominantes de justifier des politiques économiques et sociales qui ne font qu’alimenter toujours plus la machine à fabriquer de l’inégalité.
    Malheureusement, même la science est pervertie par des esprits plus cupides, que brillants.
    Mais ce sont des considérations un peu trop profondes pour des candidats à une élection présidentielle. Candidats qui n’ont que faire du fond et se préoccupent avant tout de tactique.
    De la politique politicienne, pas plus: la course à l’assiette au beurre. Pour cela la prime va au plus démagogue, à celui qui s’adresse aux bas instincts de l’électeur et à la bêtise.
    Ah! Quelle est belle cette campagne!

    1. @ Macarel
      L’ interprétation des signes que nous envoie la nature, confiée jadis aux sorciers, mages et autres prêtres, est maintenant dévolue aux scientifiques. Avec de tout temps des rapports incestueux avec le pouvoir qui y voit un moyen d’assurer sa domination sur la population.
      Ainsi en période dictatoriale comme c’est le cas maintenant il s’agit pour le pouvoir de se servir de la science pour justifier sa politique, surtout pas pour innover dans des directions qui pourraient lui nuire. C’est particulièrement flagrant en économie/finance. C’est à mon avis également le cas en biologie.
      C’est aussi dans cette optique que j’interprète la volonté du pouvoir de privatiser la recherche.

      1. @BasicRabbit 6 avril 2012 à 00:43
        Hors fil : je suis tombé sur ça :
        « L’œuvre de Thom connaît son apogée dans les années 1980, mais il est aujourd’hui une sorte de purgatoire. Thom fut l’objet de deux films, René, de Godard, et un dialogue filmé avec Lacan ».
        Jamais entendu parler de ça, et je ne suis pas le seul. Avez-vous une idée de qui possède ça ?

      2. @ Rosebud1871
        Merci. Je suis preneur (surtout du dialogue Thom/ Lacan).
        Dans l’extrait que vous m’avez donné où Lacan parle de Thom il y a:
        « Seulement ce que je crois devoir nettement formuler et ce en quoi je crois être d’accord avec tout ce qu’il y a de plus sérieux dans la construction scientifique, c’est qu’il est strictement impossible de donner à quoi que ce soit qui s’articule en termes algébriques ou topologiques, l’ombre d’un sens. »
        Le problème de la coupure (entre quoi et quoi? Parle-ton parce que l’on pense ou l’inverse?) est, je crois, important pour Lacan. On retrouve en maths cette coupure (cette aporie fondatrice dirait Thom), entre le discret/algèbre-analyse et le continu/géométrie-topologie.
        De mes discussions familiales il ressort que je crois comprendre que Lacan tente de donner du sens, de passer outre l’aporie en utilisant des métaphores topologiques (bande de Moëbius,
        cross-cap, etc;). C’est à ce titre que je suis étonné de son  » algébrique ou topologique ».
        Si je vous dis ça c’est parce que je suis convaincu que tout ça a un rapport avec la coupure galiléenne qui nous a amenés à l’impasse actuelle.

      3. @BasicRabbit 6 avril 2012 à 09:17
        Je viens de contacter l’auteur de l’énoncé, et je vous tiendrais au courant.
        Je ne suis pas compétent pour discuter de ce qui vous interpelle, malgré du temps passé avec du fil électrique des ciseaux du scotch et du papier, et il n’y a guère qu’une dizaine de « lacaniens » qui témoignent par publications qu’ils maîtrisent localement ou dans l’ensemble ce que le jargon nomme la période topologique de l’enseignement de Lacan.

      4. @ Basic.

        Mais qui vous a dit que la nature nous envoie des signes ?…
        Le soleil brille et nous envoie la lumière.
        Le nuage gronde et nous envoie la pluie.
        La forêt respire et nous envoie l’oxygène.
        Mais on ne dit pas :
        le soleil nous envoie la joie.
        Le nuage nous envoie la mélancolie.
        La forêt nous envoie l’espoir.
        Nous sommes Natures !
        Cela ne vous suffit pas, que vous voulez qu’on nous envoie autre chose ? …

      5. @ Rosebud1871
        Merci.
        PS: Je connais un lacanien qui a toujours son noeud borroméen dans sa poche…

        @ PHILGILL
        « Je verrais volontiers dans le mathématicien un perpétuel nouveau-né qui babille devant la nature; seuls ceux qui savent écouter la réponse de Mère Nature arriveront plus tard à ouvrir le dialogue avec elle, à maîtriser une nouvelle langue. Les autres ne feront que babiller, bourdonner dans le vide -bombinans in vacuo-. Et où, me direz-vous, le mathématicien pourrait-il entendre la réponse de la nature? La voix de la réalité est dans le sens du symbole. »
        René Thom, MMM p. 251.

        Je vous suggère également de lire les ouvrages de Paul Jorion. Les anthropologues ont en effet plein d’idées sur la question.
        Extrait:
        « « Qu’est-ce qui tient lieu d’inférence causale dans la pensée dite « primitive » ? Pensons au phénomène naturel : quelle est la cause de la foudre dans la pensée dahoméenne traditionnelle ? Xévioso. Quelle est la cause de la variole ? Sakpata. Et ainsi de suite. Autrement dit, l’inférence causale est interrompue, en amont, par une étiquette : la possibilité n’est pas offerte de poursuivre l’explication de la foudre, comme ce serait le cas avec « différence de potentiel électrique entre un nuage et la terre », non, l’explication s’arrête court avec un nom propre parfaitement spécifique et inconnu par ailleurs au bataillon des concepts. John Barrow écrit : « À chaque fois qu’une chaîne explicative courte (“Pourquoi pleut-il ?” – “Parce que le dieu de la pluie pleure”) se boucle, elle tend à aboutir à une divinité. Pour chaque tentative d’explication ultime – qu’elle soit mythologique ou mathématique – il existe un ensemble d’explications par défaut qui sont acceptables d’un point de vue psychologique. Dans la plupart des récits mythologiques, l’intervention d’une divinité qui supervise un domaine constitue un point d’aboutissement acceptable dans le mouvement régressif des questions en forme de “pourquoi”. Plus nos explications des événements naturels seront arbitraires et disparates, plus grand sera le nombre des divinités que nous devrons mobiliser » (Barrow 1990 : 6).

        Autrement dit, on rencontre ici avec l’invention du nom d’un dieu comme inférence causale, le processus qui correspond dans la pensée « moderne » à celui de la définition. Quelle est en effet la définition de Xévioso ? C’est la cause de la foudre. Quelle est la définition de Sakpata ? C’est la cause de la variole. L’explication tourne court par l’énoncé d’un nom propre. Ce qui veut dire que ce qui chez nous débouche sur une théorie physique atomique se cantonne là à l’énoncé d’un panthéon.

        Tricot note très justement à propos de l’atomisme dans un commentaire de La Métaphysique: « L’atomisme mécanique apparaît ainsi au témoignage d’Aristote, comme ayant une origine rationnelle et non empirique, et comme constituant une sorte de compromis entre l’unité, la permanence et l’immobilité de l’être éléatique, d’une part, et les exigences de la diversité et de la multiplicité sensibles, d’autre part. On peut dire encore que les Atomistes ont voulu « dépasser », au sens hégélien, à la fois l’Éléatisme et l’Héraclitéisme, et « sauver » les apparences changeantes tout en conservant l’immutabilité essentielle de l’Être » (in Aristote 1981 La Métaphysique : 40). »

      6. @ Basic

        « … seuls ceux qui savent écouter la réponse de Mère Nature arriveront plus tard à ouvrir le dialogue avec elle, à maîtriser une nouvelle langue. »

        Admettons.
        Mais si l’écoute vient à diverger jusqu’à s’opposer, selon l’auditoire à «la réponse» de Mère Nature?
        Ex. : Le tonnerre gronde, l’orage approche et un violent éclair détruit la maison des Mélenchon.
        Jean-Luc va voir le grand sorcier du village et ce dernier à l’écoute de M.N. lui répond :
        «C’était pas votre jour de chance , voilà tout ! Mère Nature nous a rappelé sa vérité : la chance sourit un jour, mais pas forcément le lendemain.»
        Bon, très bien! Enfin… Faut voir avec l’assureur…
        Mais pour un second auditoire (d’un village voisin) – la famille Joly, qui voit la catatastrophe de son balcon…
        À Eva de dire :
        «Je suis allée voir ce matin, le grand sorcier du village et sûr de ne pas se tromper, car l’éclair l’avait guidé sur le chemin céleste, m’a dit :
        – C’est un signe du ciel !
        – Ah oui lequel ? lui demande t’elle.
        – Mélenchon va se prendre une gamelle aux éléctions.
        … Bref. Tout ça risque d’être le dialogue des comiques.

        … « Et où, me direz-vous, le mathématicien pourrait-il entendre «la réponse» de la nature? La voix de la réalité est dans le sens du symbole.» René Thom

        Utiliser un langage mathématique (même balbutiant), ne veut pas dire que la nature soit faite selon nos règles. Sa nature peut être autre, nous ne la savons pas encore.
        Enfin, drôle de penser qu’EINSTEIN ou POINCARRÉ babillaient…

        Plus sérieusement, si un jour les scientifiques, comme certains l’espèrent, arrivent à mettre en corrélation un langage avec l’horlogerie des grands ensembles cosmiques et petits, quantiques, alors là peut-être la réalité d’un dialogue même incomplet en signes pourrait commencer à émerger. Il est encore bien trop tôt pour le dire, bien qu’un certain retour d’intérêt pour la métaphysique (indéniable parmi les scientifiques des sciences fondamentales) présage d’autres pistes et approfondissements.
        Sinon, ils nous incombent d’ores et déjà de rassembler nos intelligences à cette issue théorique.
        Outre le fait qu’il reste incertain, que la dite nature veuille bien faire sienne notre voie au dialogue. Et plus, que cette demande ne révèle en réalité que : nous voulons maîtriser l’image qu’elle renvoie de nous-mêmes pour nous rassurer d’avantage.
        Entendre simplement dire que l’homme doit s’accorder à la nature, en tant que partie d‘un ensemble qui nous dépasse, me semble être en soi et maintenant le meilleur des langages pour continuer à mener notre effort de compréhension de nous-mêmes et de la nature en toute intelligibilité.

        « Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible. »
        de Albert Einstein

        Enfin j’ai bien lu Jorion et essaie de le lire le mieux possible. Mais cela ne doit pas nous empêcher même sur ce blog, de penser non pas en copie, bien sûr, mais librement.
        En accompagnant notre esprit d’une démarche toujours critique et enrichissante.
        Ce en quoi je trouve ce blog captivant, car il réussit à marier les services d’une libre expression avec pour autre versant sans discontinue un effort de pédagogie sur les thèmes mis en avant.

      7. @ Basic
        Pour ma part, (est-ce peut-être ma vision de peintre, je ne sais pas) est de dire :
        En apparence, la nature semble envoyer des signes à celui (mage, sorcier…) qui les reçoit et les donne en interprétation à son peuple. Mais seulement en apparence, car les signes sont déjà là. Dans le ventre de la Nature Mère. Donc nul besoin à elle de les expédier à quiconque.
        Il faut (juste) oeuvrer à les révéler pour donner sens à notre vie.

        « En apparence, la vie n’a aucun sens, et pourtant, il est impossible qu’il n’y en ait pas un ! »
        Albert Einstein

        J’insiste donc bien sur ce point, afin qu’il n’y est pas de malentendu.
        Par mystère, le sens est déjà là, bien avant nous. Sinon cette histoire ne marche pas.
        Selon moi, un signe se dévoile – Il ne s’adresse pas, il se donne.
        Les signes sont donc manifestations de la pensée créatrice et existent, avant que nous en appliquions une interprétation, aux choses qui nous environnent.
        On peut considérer ainsi que le verbe est un signe.
        Et pourquoi Matisse disait qu’il croyait seulement que lorsqu’il peignait.
        Dessiner, c’est commencer à faire signe, donnant sens à la beauté.

        J’illustre rapidement mon propos en prenant pour exemple la découverte du parallélépipède,
        enfoui dans le sol lunaire par l’équipe d’astronautes dans «2001, odyssée de l’espace». Le monolithe mystèrieux nous donne l’impression de suivre l’évolution humaine, mais l’auteur nous précise bien que celui-ci y est présent depuis des millions d’années, ce qui nous ramène à l’aube de l’humanité.
        Le bloc, froid et lisse ne renvoie aucune lumière, aucun message. Il est le signe absolu. Il se révèle. C’est tout.
        (2001 Odyssée de l’espace – Arthur C. Clarke).

        Dans la genèse même Dieu ne sommes pas la nature à un quelconque devoir de transmission de signes à Adam. Au contraire. Il demande à l’homme de se débrouiller tout seul et de nommer chaque âme vivante amenée devant lui, car elles lui sont aides et compléments. Et donne pour tâche à Adam, de prendre soin de tout ce monde. Voila pourquoi il est dit aux hommes «soumettez-la» parlant de la terre. Et non à la terre, de se soumettre à la réponse ou à nous jeter des cloches comme une bonne mère.
        Ce qui donc à mes yeux pré-existe, c’est le signe. Pas le message. Puisque par voie causale nous nous l’envoyons à nous-mêmes. En volonté de soi.

        JOYEUSES PÂQUES !

      8. @ PHILGILL
        Merci pour votre longue réponse.
        « Enfin drôle de penser qu’ Einstein et Poincaré babillaient. »
        C’est effectivement une bonne question. Si nous en sommes arrivés là c’est qu’on a pris un mauvais embranchement à un moment donné. Paul Jorion a localisé ce moment à la coupure galiléenne qui a bouleversé notre vision du monde. Si la vision post-galiléenne est erronée alors Les ttravaux d’Einstein se relativisent dans la nouvelle vision du monde que propose Paul Jorion. Quant à Poincaré je ne sais pas. C’est le père de la théorie du chaos et ce n’est pas ama ça qui va redonner au monde un sens qu’il a perdu. Mais il a initié la théorie des systèmes dynamiques et a, à ce titre, participé à l’élaboration de la théorie du chaos.
        Si vous voulez en savoir plus sur ma position, vous pouvez consulter mon quasi-monologue dans le billet: « L’économique comme l’interaction humaine dans la perspective du prix. »

      9. @ Basic

        Paul Jorion a localisé ce moment à la coupure galiléenne qui a bouleversé notre vision du monde.

        … Que Michel HENRY (philosophe) a bien vulgarisé dans :
        « La Barbarie ». Editions Grasset. (1987) Je me souviens… Je faisais mon service en Allemagne, quand j’ai lu ce bouquin après sa sortie. J’ai bien rigolé… dans mon char.

      10. Kepler, encore davantage que Galilée. Ceci dit, aucun rapport entre mon approche dans Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009 : 227-246) et celle de Michel Henry. Henry s’intéresse à ce qui est perdu quand on ne s’intéresse qu’au mathématisable, alors que je m’intéresse de mon côté au fait que Kepler et Galilée, en bons néo-pythagoriciens qu’ils sont, imposent une conception du monde où le modèle mathématique est présenté comme le Réel lui-même – alors que jusque-là il était considéré, à plus juste titre, comme une représentation dans notre imagination.

      11. @ JORION

        Aurais-je mal formulé ma remarque, par ce copié-collé ?
        Je parle bien de la seule correspondance (que j’ai sur-ligné via une remarque de Basic),
        à ce que :
        vous vous intéressait à ce tournant historique…
        et que Michel Henry en parle dans son livre. (je n’englobe pas la pensée de l’un dans celle de l’autre, évidemment).
        À ce qui en découle (le monde moderne), vos analyses et apports se distinguent, comme vous le notifiez dans votre rappel.
        Je notifie aussi que je n’ai point lu « Comment la vérité et la réalité furent inventées ».
        – A corriger sans faute, donc.
        Un point commun comme même : le « constat » des deux n’est pas bon.
        Et vu, où nous en sommes… Proposeriez-vous d’aller jusqu’à (re)placer l’homme au centre du monde ?
        Et si oui, selon quelle vérité et réalité ?
        Non. Vous m’avez convaincu. Il faut déjà que lise votre bouquin.

        Rq : vous vous débrouillez bien :
        – Eh oui. Commenter, c’est bien ! …
        Mais LIRE comme écouter participe à l’ABCD du commencement d’une entente pour une meilleure expression et compréhension entre chacun de nous. (Raison de plus, sur ce blog)
        Si tel était le message. Il est bien passé. Bon Lundi de Pâques.

  13. Cher Paul,

    Bravo pour votre dernier billet, que je viens de lire avec intérêt. Le dernier paragraphe est cependant suffisamment sibyllin pour avoir attiré mon attention. Si je vous lis bien, le point de jonction des trois vagues que vous évoquez, à savoir: la crise financière et économique ; la perte de contrôle de l’humain dans la gestion de ses propres affaires ; et enfin la plus effroyable épée de Damoclés qui est suspendue au-dessus de nos têtes (enfin surtout celles de nos enfants) la crise écologique, est ce que vous nommez la « complexité hors de contrôle ».

    Pour tout vous dire, c’est aussi ainsi que je sens les choses, et il se trouve que dans mes correspondances en ce moment, j’insiste beaucoup sur ces trois aspects qui effectivement m’apparaissent comme malignement combinés. La démarche du front de gauche et de son programme intitulé « l’humain d’abord » me semble procéder des mêmes raisonnements et de conclusions tout à fait similaires. Ce qu’écrit et dit JL Mélenchon n’est guère éloigné de ce constat: nous ne résoudrons pas les défis qui se profilent à l’horizon sans remettre en question profondément le paradigme en vigueur. La révolution citoyenne n’est qu’un outil, préalable à une réorientation infiniment plus profonde de nos sociétés. Le projet de 6eme République que nous portons, va également dans ce sens. Il s’agit en fait, et c’est un défi tout à fait enthousiasmant, de reprendre main sur nos propres affaires, et cela dans tous les domaines de notre société. Cela se fera par étapes, de manière méthodique, en posant comme principe la mise au centre de la société, l’humain, et non la machine, ou le profit, ou encore la vitesse. Je me réjouis de vous voir vous rapprocher de nos propositions. A moins que ce ne soit l’inverse. Peu importe, c’est en conjuguant nos efforts, en unissant nos forces que nous parviendrons à dominer et peut-être qui sait à juguler ces trois terribles vagues.

    vm

  14. « Le Front de Gauche qui, après avoir pris l’aspect crise financière et économique à bras le corps et avec un bel enthousiasme, s’aventure maintenant sur le terrain de la revendication écologique »: certes mais c’est sans compter sur les communistes.

    1. pardon, meme si tu as raison, mais pour moi aujourd’hui « communisme » n’est plus le bon terme ou position, et il faudrait d’abord leur faire comprendre….

      1. Ah, peut être, mais localement, c’est eux qui ont les postes d’élus. le parti de gauche c’est combien de divisions?

      2. Nicks, je veux rien, personnellement, je constate, juste, localement, notamment dans les collectivités locales.

      3. @Lou

        Le problème est pour le moment de prendre le pouvoir. Ensuite il y aura refonte des institutions et modification de la vie politique. Vous n’y croyez pas ? Ne faites rien et c’est sûr et certain que cela ne changera pas.

    2. Erreur profonde mais pardonnable.
      Un vieux tigre édenté ne saurait faire peur. Et discrédité, même s’ils l’ont oublié.
      Le couteau entre les dents, y’a que le CNPF pour y croire.

      Non le danger de Mélenchon , c’est quelques choses comme l’ivresse
      d’un nuit du 4 Aout, le maximalisme intellectuel, le truc
      séduisant et exaltant qui les fera quitter la route,
      une chimère dans la mauvaise direction et poursuivie
      avec entêtement.
      C’est pourquoi, il faut leur glisser les idées de Paul,
      les orienter vers du solide et concret….

      Vu au dernier moment: on s’en fou, il faut y aller…

    3. Staline est mort, et l’URSS n’est plus, enfin il me semble. Alors aujourd’hui le danger ce n’est pas le communisme totalitaire. Le danger c’est ce néo-libéralisme qui a pour projet de déstructurer toute forme de société, de transformer tout ce qui vit en marchandise et aura pour conséquence ultime de ne laisser en héritage à nos descendants qu’une planète dévastée.

      1. « Marx est mort, Lénine et Staline sont morts, moi-même je ne me sens pas très bien… » (Remarque apocryphe de Fidel Castro)

  15. Monsieur Jorion,

    pardonnez-moi mais il n’y a pas de vote utile ( http://calebirri.unblog.fr/2012/02/25/le-vote-utile-est-une-arnaque/ ) et le parti que vous évoquez ne peut exister autrement que dans la conscience collective : dans la réalité les 3 vagues n’en sont qu’une, l’économique. C’est à la fois le système capitaliste qui pousse à la surproduction et au gâchis, ainsi qu’à la complexification du monde. En ayant comme objectif primordial non pas la planète mais le profit ( http://calebirri.unblog.fr/2010/11/13/de-malthus-aux-decroissants-en-passant-par-le-capitalisme/ ), en utilisant les formidables avancées technologiques non pas pour simplifier la vie des hommes mais pour la rentabiliser ( http://calebirri.unblog.fr/2011/12/12/de-la-crise-a-la-singularite-technologique-en-passant-par-azimov/ ), le capitalisme rend impossible l’émergence d’une force politique telle que vous semblez la souhaiter.

    La réalité est qu’à moins que de supprimer le capitalisme partout dans le monde (et donc de trouver par quoi le remplacer), le vote est tout simplement presque inutile : car quel que soit le candidat, en France ou ailleurs, aujourd’hui ou dans cinq ans, le monde continuera de tourner « plus ou moins » comme il le fait aujourd’hui. La planète continuera d’être polluée parce que ça coûte moins cher, et on continuera de faire des ordinateurs surpuissants pour calculer plus vite car le temps c’est de l’argent. Et des enfants continueront de mourir de faim.

    Le voilà le programme, chacun y verra son « plus » et son « moins », mais que cela ne trompe personne : il y a bien un moment où il faudra bien tous nous réunir pour savoir ce que l’on fera ensuite, une fois que les choses auront mal tourné. Et le plus tôt sera le mieux.

    1. C’est à la fois le système capitaliste qui pousse à la surproduction et au gâchis,

      les écologistes devraient être les plus acharnés des anti-capitalistes …… va comprendre charles !

    2. d’accord, mais il y a quand même dans le titre « …..au premier tour » ce qui confirme bien que notre suffrage a l’élection n’a qu’un sens idéologique dans un premier temps mais je tient a rappeler que si mr jorion est passé d’économiste à anthropologue sans passer par la case politique c’est bien qu’il y a une volonté encore non définie qui émerge en chacun de nous, ce « nous » dont tu parles.
      c’est dejà ca…

    3. caleb Irri

      La réalité est qu’à moins que de supprimer le capitalisme partout dans le monde (et donc de trouver par quoi le remplacer), le vote est tout simplement presque inutile

      Savoir ce qui se passera demain nous n’en savons rien.
      Par contre le « presque » que vous évoquez c’est du solide, nous avons une prise.
      Si dans le Réel il n’y a pas déjà les germes de la destruction du capitalisme comment pourrait-il disparaître demain ?
      Alors autant nous intéresser à tous les « presque » que nous distinguons, pour faire en sorte que de la mutation en cours il en sorte quelque chose de meilleur.

      1. oui,
        il ne faut plus raisonner dans l’absolue nécessité d’une mondialisation pacifique improbable mais dans la construction d’une alternative a ce qui est en train d’échouer…

      2. @ Pierre-Yves D.

        J’ai hésité à mettre ce « presque » tant il me semble difficile d’envisager que les germes dont vous parlez puissent conduire à la destruction du capitalisme, et surtout qu’ils résistent au premier tour. Pour le reste, je ne sais pas trop quoi penser, vaut-il mieux croire en l’illusion d’un « moins pire » ou la désillusion totale, je n’en sais rien, peut-être avez-vous raison…

        Mais ce qui m’étonnerait, c’est que nous puissions avoir une réponse bientôt, car les deux candidats du deuxième tour n’ont pas l’air de vouloir participer à la plantation que vous évoquez !

    4. une fois que les choses auront mal tourné

      Une fois que les choses auront mal tourné, ce sera un monde à la Mad Max. Les catastrophes n’ont jamais rendus les hommes sages. Au contraire ce sera la lutte pour la vie, avec un caractère encore plus impitoyable.
      Donc il vaudrait mieux tout faire pour que cela ne tourne pas trop mal.
      Plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens…

      1. Et si ce n’était pas les hommes qu’il faudrait rendre sages mais le système qui les rend fous qu’il faudrait rendre obsolète ?

        Plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens… 🙂

    5. Mettre en place des gens ouverts au changement n’est pas rien.
      Même s’il sont impuissants à agir, au moins permettront-ils de diffuser un message différent.
      Et, qui sait, peut-être nous réservent-ils de « bonnes » surprises.

    6. @Caleb Irri 5 avril 2012 à 22:53
      Vous êtes un conseiller du FDG ?
      Son candidat a dit ça à Toulouse et ça assone bien avec vos propos, ou je ne sais pas vous lire ?

      Et du point de vue économique, le candidat s’est écrié « il faut lutter contre la catastrophe capitaliste! ». Bref, « lutter contre le monde entier, voici les français » conclut-il.

    7. @Caleb Irri : je pense que la reductio ad economici est insuffisante; il y a dans les phénomènes avec lesquels nous nous débattons et un assemblage hétérogène et une ambivalence problématique.

      1. Assemblage hétérogène : car ni le marché seul ni le seul profit, mais la rencontre (ou la réquisition) de ceux-ci avec une mutation de la rationalité depuis la Renaissance, réduite au calcul, donc à l’opérativité et à la stratégie.

      2. Ambivalence, qui est celle des techniques comme telles, on le sait depuis des millénaires. Sur ce point Stiegler fait le tour de l’essentiel, je le rappelle avec d’autre. D’ailleurs à ce propos il faut une discussion de fond à ce sujet dans le cadre du blog. Que celui qui veut battre le tambour. Et ambivalence parce que la modernité et ses « échappées » fondatrices de l’idée que nous nous faisons de la liberté ne sont pas séparables de ce contexte. Donc quelle « nouvelle alliance » avec la société et la nature, au sein de l’anthropotechnie qu’est une anthropologie véritable, c’est le nom du problème à résoudre.

      A bientôt

      1. Jicé,

        J’aime bien Stiegler, mais je crains qu’avec une notion comme celle d’ambivalence – l’idée de pharmakon empruntée à Platon — on se donne le moyen illusoire de résoudre une difficulté. Alors qu’en examinant les choses en termes d’antisymétrie, comme le fait Jorion, on se donne les moyens d’une plus grande cohérence de la pensée, ce qui est tout de même le but de toute pensée véritable : fournir une explication globale qui permette d’avoir une compréhension globale du monde dans lequel nous vivons et en même temps nous permet d’agir parce qu’avec cette compréhension inédite nous nous donnons ipso facto de nouveaux moyens d’agir.

        S’il s’agit seulement de prendre des éléments de réflexion, des idées, ici et là et de la raccorder à la manière d’un patchwork on est pas sorti de l’auberge des ambivalences et donc des illusions.

        Stiegler a une visée politique dans sa réflexion, c’est évident, mais à traiter le facteur technique comme objet du politique indépendamment d’autres objets de la politique, je pense bien sûr à l’économie, il établit une équivalence entre les divers « objets » soumis à sa réflexion, alors qu’en réalité, il n’y a qu’une structure globale. Aujourd’hui la structure globale, c’est la sphère de l’économie, une sphère qui n’est elle-même qu’un artefact, car c’est la structure sociale qui fait la sphère économique.

        Je prends un exemple. Lorsque Stiegler prend comme prototype des systèmes techniques idéaux qu’il appelle de ses voeux le réseau internet en tant que celui-ci a la capacité inscrite dans sa structure même de décentrer les sources émettrices et réceptrices d’information et de réflexion, les traditionnelles fonctions d’édition et de lecture permettant désormais que les fonctions de production et d’utilisation soient assumés par tous les individus utilisateurs du réseau, il attribue à la technique des caractéristiques, qui sont certes bien les siennes en l’occurrence, mais qui en réalité ne ressortissent pas à des considérations techniques, mais politiques.

        La notion d’égalité, d’interchangeabilité des positions au sein de l’Internet est une bonne chose mais les choses en resteront là, au seul niveau d’Internet, si l’on explique pas que cette égalité des positions procède d’une logique, d’un raisonnement qui sera d’autant plus consistant que l’on aura emboité un plus grand nombre de concepts, susceptibles de fournir une explication satisfaisante du monde. Or cette logique est antisymétrique puisque la différentiation spécifique exclut par définition la réciprocité des relations entre les différents niveaux. Dans le cadre joronien la catégorie englobante est la structure sociale. L’explication par la technique concernant une dimension sociale n’est donc pas le bon niveau d’explication. Le fait que l’Internet permet une économie de la contribution en vertu de ses caractéristiques techniques est un facteur contingent.

        A l’inverse imaginer une structure sociale alternative, plus égalitaire, induit un usage et un choix orienté vers plus d’égalité pour toutes les techniques qui seront disponibles.
        La moindre concentration des richesses dissout les pôles de pouvoir hyper concentrés. La logique économique au lieu de réifier un ordre social et politique vient servir les hommes.

    8. Et pendant ce temps sur « La Chronique Agora »:

      « …Secundo, de nombreuses entreprises sont gorgées de cash et ne savent pas comment l’utiliser. A l’heure où le climat économique est incertain, il est parfois de bon ton de faire une pause dans sa politique de croissance externe et d’utiliser différemment son cash.

      C’est par exemple le cas d’Itesoft qui, avant l’opération de dividende exceptionnel, possédait une trésorerie nette de 9,2 millions d’euros soit plus de 60% de sa capitalisation boursière. Car le souci, c’est que si vous n’utilisez pas votre cash, vous pouvez être soumis à la grogne des actionnaires qui ne comprennent pas comment vous utilisez votre argent et surtout pourquoi vous êtes assis sur une montagne de cash… Cela peut être contre-productif à la longue pour l’entreprise. »

    9. à Caleb Irri : 5 avril 2012 à 22:53
      Vous me semblez tout empêtré dans la rhétorique dominante de l’impuissance du politique. Sur ces prémisses, effectivement TINA !

  16. Réhabiliter le temps long, décomplexifier le monde ( par exemple, interdire les cotations en continu), ce sont des éléments qui sont prégnants dans le discours de Jean-Luc Mélenchon et dans le programme du Front de Gauche.
    J’y suis particulièrement sensible, étant donné mon tropisme ellulien. A lire bien sûr, le système technicien parmi les dizaines d’ouvrages de Jacques Ellul. Ce dernier a bien décrit ce mouvement de complexification et d’emballement du monde qui nous submerge.
    Du coup, M. Jorion, je trouve votre image du soliton particulièrement juste.
    Je pense que le mouvement altermondialiste, qui se prévaut notamment d’Ellul, est bien représenté au sein du Front de Gauche.

    1. Vous avez implicitement utilisé le concept de déferlement (des techniques) travaillé par Michel Tibon-Cornillot dont le maître à penser est Gunther Anders

      Sans doute connaissez-vous tout cela; dans le cas contraire voici le lien d’une conférence passionnante (en particulier par son contexte) de ce penseur :

      http://www.canal-u.tv/video/ecole_normale_superieure_de_lyon/le_deferlement_des_techniques_contemporaines_la_mobilisation_generale_des_organismes.4801

      Bien à vous.

      1. JE VOUS SIGNALE :
        Conférence débat de M.Tibon – Cornillot……..MARDI 17 AVRIL 19h.
        AnisGRAS, le lieu de l’AUTRE – 55, Av Laplace – 94110 Arcueil. (01 49 12 03 29

  17. @ Paul

    Vous allez donc voter pour le Front de gauche ? Ah, j’oubliais, vous êtes belge et donc voter ne vous est pas permis.

  18. oui le vote utile enfin, le candidat le plus crédible loin devant les autre et même je dirais que de toute manière une improbable réélection de Sarko peut charger la barque de la tendance prérévolutionnaire qui prends forme, une élection de Hollande peut faire exploser l’Europe ou en tout cas inquiéter les allemands, et Mélenchon la c’est la panique dans le milieux des affaire et probablement des contre mesures de la City et des USA qui pourrait relancer une sorte de guerre froide Nous sommes au dans une étrange période d’accalmie payée par un étalement de dette et une politique de planche a billet pour sauver la face jusqu’à l’élection, le capitalisme est a l’agonie mais pour cette raison il est extrêmement dangereux une de ses dernières armes c’est la guerre!

    IL y a quelque chose d’absurde a vouloir rassurer les marchés l’argentine avait fait défaut et depuis on se bat pour lui préter de l’argent, étrangler les populations pour rembourser les dettes des états montre a quel point la finance dirige les politiques actuels et que le peuple n’a aucun pouvoir mais bon il est conditionné pour se faire tondre et il trouve ca normal qu’on le prenne pour ce qu’il est alors pourquoi se priver.

    1. Cela veut dire qu’il faut céder au chantage : »voter comme nous on veut pour que l’avenir déterminé puisse se réaliser (jackpot pour eux). Sinon ben tchitchi sur les taux d’intérêts. » Si je te disait qu’il ont sans doute déjà déterminer la fin du jeu qui a mon avis ne comprend pas notre bonne santé qu’en penses-tu? Surtout par rapport a notre identité (fierté minimale de groupe).

  19. Bien, je vois que la notion de dynamique commence à infuser. C’est en y participant qu’on pourra l’orienter.

  20. Les paroles prononcées par les dirigeants de l’UMP, du PS ou des autres dirigeants politiques européens et étatsuniens sont fortes et sans appel : il convient de lutter contre les « dérives » du capitalisme et ses « excès ». Bravo !
    Sauf que les actes ne suivent pas, preuve s’il en est de l’existence des oligarchies, de la mainmise qu’elles exercent sur nos pays et surtout, preuve que c’est le capitalisme lui-même, en tant que modèle économique et en dehors de toute notion morale, qui ne fonctionne pas.
    Alors, si ces deux présupposés d’inefficacité du capitalisme et de verrouillage par les oligarchies sont exactes, que signifie « voter utile », si ce n’est sortir les sortants pour constater ensuite tout comme les anglais, les espagnols ou les portugais, le changement… dans la continuité ?

      1. c’est bien ce que je disais, puisque les partis politiques les plus insignifiants, aux programmes les plus farfelus fondés sur l’instrumentalisation et la syllepse, bénéficient de l’abstention.
        Je ne prête aucune attention aux sondages, je sais que l’une des libertés fondamentales en démocratie c’est le secret de l’urne et que les gens qui voteraient blanc disent noir aux sondeurs, ce qui explique, malgré toutes les fourchettes correctives employées, l’écart entre la carte et le territoire.
        En revanche je sais qu’Hollande sera élu puisqu’il est donné gagnant par les bookmakers, qui ne jouent pas à la devinette, eux, car de grosses sommes d’argent sont en jeu. C’est bien triste mais c’est comme cela.
        S’ils donnent Sarko perdant à trois contre un, c’est qu’ils ont bien fait leurs comptes… prosaïque…

  21. A propos de la prise de conscience écologique du Front de Gauche, une interview de leur porte parole Jean Luc Mélenchon, sur le blog le Monde : Reporterre (Hervé Kempf).
    http://www.reporterre.net/spip.php?article2779 Ca parle donc d’écologie, et de toute ce que ça entraine (au niveau intellectuel, et pratique).
    Les écologistes de conviction savent que les présidentielles ne sont jamais très favorables aux écolos. Ils se rattrapent aux élections qui donnent plus de chance à la proportionnelle.
    Cette année cependant la montée en puissance du Front de Gauche, et la chute importante d’EELV dans les sondages d’intention de vote (ils sont ce qu’ils sont, ces sondages) offre peut-être une opportunité.
    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/05/la-conversion-a-l-ecologie-politique-de-m-melenchon-divise-dans-le-camp-joly_1681159_1471069.html
    A défaut d’aller au second tour, il montre un intérêt manifeste pour un grand nombre de gens pour un discours contre la finance pour la finance, sans doute une remise en cause du capitalisme, mais, et c’est essentiel, lié à un véritable discours écologiste (mais c’est quand
    même une mutation de cette frange de la gauche, tout n’est pas encore ancré).

    La campagne EELV de cette année est un désastre. Les idées sont inaudibles, il y a eu un bloquage sur le nucléaire (qui doit pour ma part totalement disparaitre mais on ne peut pas mener une campagne sur ce seul débat même s’il est indispensable), et un énorme cafouillage sur l’accord PS-EELV, et un positionnement à gauche finalement pas clair (la question sur qui on se reportera au second tour est un classique, le minimum est de travailler sa réponse…). Autours de moi il y a eu du dégoût, de l’amertume. Cette campagne est la preuve que l’on ne peut pas se contenter des idées, d’avoir raison, d’avoir une juste cause. Il faut plus que ça.
    Si beaucoup d’écolo sont des militants de la première heure, des gens qui changent leur vie depuis longtemps dans la mesure du possible, qui pensent que l’individu a sa responsabilité, et que celle ci commence sans attendre les autres, au fond je crois que tout le monde souhaite que la politique au sens noble du terme serve à accélérer les choses. Et beaucoup ne demandent pas mieux que de changer… mais avec la société. Se laisser porter par l’orientation du politique.
    Cela commence par une chose : se faire élire. A des mairies, des conseils municipaux. Très bien. Le Sénat ? Très bien.
    Rien ne changera fondamentalement sans gagner deux élections : la présidentielle (c’est comme ça que ça marche), et les législatives.
    Cela permettra déjà de se débarrasser de la Vème république à papa, et d’aborder une démocratie parlementaire, avec une meilleur représentativité populaire.

    Si l’on veut faire bouger la France, on peut faire comme ma mère (que j’aime beaucoup), et penser que les gens vont changer, réaliser la situation et agir en conséquence par eux même. Je trouve ça respectable, et je pense aussi que c’est une solution saine, peut être la plus pérenne. Si vous voulez lire quelqu’un qui va très loin dans son discours, pour qui le jeu politique n’est qu’un fumigène, et qui a une conscience aïgue du problème environnemental général, je vous conseille de lire ce qu’écrit Fabrice Nicolino (Bidoche, pesticides). C’est pas réjouissant http://fabrice-nicolino.com/index.php Il n’aime pas Mélenchon par exemple. Il explique pourquoi. Je le comprends. Je suis d’accord au fond.
    Mais je pense que l’on a PAS le temps de se passer de la politique. Et que si Pierre Rabhi n’arrive même pas à faire 500 signatures, il faut bien passer au plan B (pour une fois qu’on en a peut-être un).
    Que faire donc , dans le contexte politique et électoral actuel ?
    Trouver et soutenir qui :
    – A une chance de se faire élire
    – A un discours écologique cohérent
    – A un discours économique qui au minimum analyse la situation actuelle comme un cul-de-sac, qui ne donne pas sur un mur, mais sur un précipice.
    – Ne sépare pas toutes ces choses en chapitres indépendants : l’économie, le social, tout est à considérer autrement si l’on a une vision écologiste réelle. Tout est lié.
    – Parle de l’humain.
    – A une volonté de fer car toutes les forces en places ne lâcheront rien. Un parasite ne s’en va qu’une fois repus, ou sa proie totalement vidée.
    Ne riez pas. Malgré tout ce qu’on peut lui reprocher, Je trouve que Nicolas Hulot avait certaines de ces qualités, j’ai d’ailleurs voté pour lui aux primaires écolos. Il parlait de l’humain, c’était le seul (j’ai ensuite entendu mélenchon en parler) et cela depuis longtemps. Il était rassembleur, honnête, je lui accord cela sans soucis. Pour moi il était à même de faire passer un message. Car la chose ne consiste pas à convaincre des convaincus. C’est tout le contraire.

    Aujourd’hui, il faut faire un choix. Peut-être celui du moins pire, du bon, faute de mieux. Et ce choix n’est pas QUE de mettre Nicolas Sarkozy et tous ses semblables hors d’état de nuire en votant pour un François Hollande qui ne veut surtout froisser personne et qui, fondamentalement ne change rien (Même système de représentation du peuple, même économie avec quelques bandages de ci de là, même avenir français, européen et mondial).
    Je ne vois qu’un seul parti (qui est d’ailleurs un regroupement de partis) qui s’approche de ce qui me semble nécessaire. Suivez mon regard.
    Je suis convaincu par les discours de mélenchon. J’ai quand même du mal à imaginer le PCF d’hier soudainement devenu écolo, alors qu’il défendait des fermetures d’usines automobiles il y a peu encore. J’espère, j’espère vraiment que le Front de Gauche est en pleine mutation, que les discours de leur porte parole sont compris par ses partisans.
    Je n’aime pas ce jacobinisme de forcené, même si l’on nous promet une démocratie plus directe. Mais je ne vois pas quoi faire d’autre, à part attendre dans mon coin, avec mon potager que le bateau coule, ou fuir en me griffant le visage, ou rester prostré devant le vide.

    Je ne crois pas en la révolution violente et si elle arrive, je la redoute. Je veux faire autrement, même si je n’ai pas d’enfants, même si de mon vivant la situation ne changera peut être pas fondamentalement (en bas de chez moi du moins, les changement mondiaux sont déjà là).

    Je ne sais pas ce qui nous attend. Je sais que l’on a peu d’indignés en France, car je pense que malgré la paupérisation grandissante, le saccage des écosystèmes chez nous, ou ailleurs par notre mode de vie, nous avons encore beaucoup de protections.
    Mais pour combien de temps ? Combien de temps avant que les questions de retraite à 60 ne soient plus qu’un lointain souvenir, la paix civile étant menacée par l’accès à l’eau, la pression démographique, la faim, une pollution incontrôlée et incontrôlable, et sans retour ? Combien de rivières mortes de pesticides, metaux lourds, restes médicamenteux, nanoparticules de synthèse ? De villes évacuées suites à des catastrophes nucléaires totalement incontrôlables (Fukushima, c’est en cours, ce n’est pas fini !)

    A terme, j’imagine que l’humanité survira ou pas, je ne m’inquiète pas trop. La terre continuera, la vie aussi probablement.
    Je voudrais juste éviter l’entre-deux.
    Bordel. Et dire que je crois encore que ces élections changeront quelque chose.

    1. @ Hipparchia 5 avril 2012 à 23:38
      « Je sais que l’on a peu d’indignés en France, car je pense que malgré la paupérisation grandissante, le saccage des écosystèmes chez nous, ou ailleurs par notre mode de vie, nous avons encore beaucoup de protections. » S’il y a certainement du vrai dans ce que vous écrivez, il y a, je crois, une autre raison : le mouvement des Indignés a pris son essor alors que la campagne présidentielle commençait à focaliser l’attention. Quant au Front de Gauche, cela fait trois ans qu’il travaille à l’union et à son programme…
      Les Indignés français potentiels, ce sont les électeurs, de plus en plus nombreux à afficher leur intention, du Front de Gauche. Ils étaient 70 000, ce soir, à Toulouse…

      1. @Alexandria 6 avril 2012 à 00:41
        Je partage votre analyse depuis des mois.
        Après les élections et selon les résultats et leurs effets, ce sera une autre affaire.

    2. Très représentatif de ma pensée sur le sujet.

      A propos de ce billet de Paul Jorion : très juste analyse je trouve, merci je fais tourner.
      Cette complexité est de plus en plus synonyme de perte de liberté. Par exemple, quand je suis entré dans la vie active, c’est fou le nombre de pièges qu’il y a à éviter.

      Autre exemple, nul n’est censé ignoré la loi, mais quand on voit l’épaisseur des codes, etc. On se demande comment faire pour la respecter… On ne connait que vaguement les grandes lignes.

      Enfin je terminerais sur les machines à voter. Sous prétexte d’une apparente « facilité » on met en place des systèmes électroniques qui ne permettent plus aux citoyens de pouvoir vérifier la comptabilisation des bulletins. Pour moi, c’est la quintessence de cette perte de liberté.

      1. Pour moi également. Ce fameux vote électronique ne me va pas du tout. Nous avons trop de bons exemples de l’honnêteté exemplaire de nos illustres élites politiques.

    3. (Jean Luc Mélenchon) Le candidat est réservé à propos de l’énergie solaire, en raison de « l’empreinte écologique des panneaux » (31’40″).

      Il suffirait de lui expliquer que le solaire thermique c’est environ le solaire photovoltaïque X 4, pour un impact écologique acceptable.

      Solaire thermique = chauffe-eau solaire, chauffage solaire (50 % des besoins si maison hyperisolée) par capteurs thermiques ou mieux par serre thermique accolée, solaire géothermique (réservoirs d’eau géants isolés enterrés chauffés l’été à > 100 O°C par petites centrales et chauffant un pâté de maisons toujours hyperisolées l’hiver).

      Jean Luc Mélenchon n’a pas compris que le problème n’est pas de la production d’énergie, mais du niveau de consommation (= changement radical de société). Il veut encore assurer énergétiquement un mode de vie démentiel, cherchant donc stérilement l’impossible graal énergétique.

      En cela, le productivisme a raison : pour assurer notre « train de vie », il faut effectivement pétrole et nucléaire. Les raisonnables renouvelables (je parle des vraiments renouvelables) nécessitent des sociétés raisonnables.

      Delphin

      1. à Delphin : 6 avril 2012 à 22:47
        Vos référence datent, le FDG n’est pas productiviste . . .
        je remet le lien vu plus haut, trouvé cette fois ci sur le site ce Corinne Morel Darleux
        __________________________________________________
        http://www.reporterre.net/spip.php?article2779

        Dans une interview exclusive à Reporterre, Jean-Luc Mélenchon s’explique sur l’écologie comme il ne l’a jamais fait. Pour lui, « l’écologie politique est le nouveau paradigme organisateur de la gauche ».

        L’écologie politique « a été pour moi le même choc intellectuel que lorsqu’à vingt ans, j’ai lu ‘L’idéologie allemande’, le livre de Marx m’a fait l’effet d’une espèce de révélation intellectuelle » (2’42″). Pour lui, dans la foulée de Marx, la nature est comme « le corps inorganique de l’homme » (3’58″) et l’homme est « un épisode de la nature elle-même » (4’35″), il est « partie prenante de la nature, il en est un moment, liée par la même loi du hasard et de la nécessité que tout autre réalité vivante » (5’05″).

        Jean-Luc Mélenchon a abandonné le dogme de la croissance : « Le PIB [produit intérieur brut] est un instrument de mesure extrêmement rustique, il n’est pas utile pour ce qu’on a à faire » (19’06″). En fait, il s’agit de « la doxa, c’est la bataille des mots. Quand vous avalez le mot, vous avalez la grammaire avec. Quand vous avalez le mot PIB, vous avalez le mot croissance, et puis vous avalez un mot que vous ne prononcerez jamais, c’est le mot d’irresponsabilité » (19’27″).

        « Je m’interdis le mot croissance, je dis ‘la relance de l’activité’, je ne parle jamais de croissance dans mes discours. Ce n’est pas que la croissance soit un problème, mais je sais très bien ce qu’on met dedans. Et d’ailleurs, la relance de l’activité implique de la décroissance dans certains domaines » (19’48″).

        Le candidat critique ensuite vivement la publicité : elle « est un impôt privé : on vous conditionne, et vous payez votre conditionnement » (27’40″). « Il faut arrêter l’orgie » (27’23″).

  22. En effet, le mouvement écologique était le mieux placé pour faire la synthèse entre défi écologique et sortie du néolibéralisme mais ils se sont troués d’une force, c’est terrible. Sans doute trop loin des difficultés de compréhension du monde des citoyens ? La 3ème vague ?

    Leur corpus idéologique est pourtant le plus abouti, mais sa simplification à outrance à des fins électorales en début de campagne ou les prises de position sans ligne de conduite (défilé du 14 juillet) ont été grotesques.
    Le rôle dévolu à l’ordinateur… mouais

    1. Prôner l’écologie tout en conservant l’ouverture actuelle des frontières actuelle est une pure escroquerie.
      Leurs seul moyen d’agir, l’augmentation/diminution/création/suppression de taxes comme tout bon libéral (j’oublie les subventions mais nous n’avons plus les moyens dans la configuration actuelle).
      C’est une vision bisounours des rapports de force. Il faut attaquer frontalement le capital et assurer nos arrières et notre avenir avec la force publique, nous n’avons pas le temps de nous amuser avec des taxes.

  23. Pour une fois qu’il y a un Jean-Luc qui « a de l’allure »*,
    j’aurais voté pour lui, mais je ne suis qu’un Québécois…

    (* Régionalisme. (Québec) Avoir (bien) de l’allure : être sensé, raisonnable. Ce que tu proposes a bien de l’allure. Ces prix ont de l’allure. Ça n’a pas d’allure : ça n’a pas de sens, c’est absurde.)

    1. Y a de l’agitation qui a de l’allure chez vous aussi !
      Si l’allure pouvait prendre de l’allure pour aller à toute allure, ça ferait de l’air…

  24. Ok, les trois points et trois mots importants du billet (comme souvent), en tous cas les moins jorionosibyllins, sont dans son titre : … au premier tour. Ok, pour un premier, bon, à la limite… mais pas pour un second de tour, ouais ouais, mais kamême…

    Pour des raisons que j’ignore mais qui sont probablement liées à la supposition fautive, et calamiteuse, qu’il fallait choisir de parler SOIT du contexte écologique et planétaire, SOIT de la crise financière et économique, et que, pareil à l’âne de Buridan, on était disposé à hésiter indéfiniment sur la ligne à suivre…

    En préférant à l’icône verte Hulot Eva Joly, plus connue pour son activisme anti-corruption et criminalité financières, aussi bien comme juge en France que par ses actions en Norvège ou en Islande, avec Network ou via la Déclaration de Paris que comme écolo, EE-LV n’avaient-ils pas fait ce choix de jouer justement sur les deux tableaux ? Si, de fait. Sauf que quand on est vert on est vert et juste vert quoi qu’on fasse et ce ne sera jamais une proposition crédible sur un scrutin présidentiel dans ce cadre institutionnel là, encore moins avec une Crise financière, économique, sociale, politique et civilisationnelle aux fesses. DCB l’a toujours dit et à raison; avec d’autant plus de légitimité qu’il aurait pu lui même jouer le rôle de Joly à merveille et être le poil à gratter d’Hollande à plus de 10 pts plutôt que le pour le coup calamiteux MélAnchon… un grand écolo c’est connu.
    Quant à la complexité et à cette sacrée illisibilité, EELV n’auraient-ils pas dans leurs ressources « logicielles » et militantes certains antécédents et en tous cas un avantage certain vis à vis des appareils bloqués du PCF ou de la CGT ?
    Allons Jorion, dites le : si c’était Joly aujourd’hui qui était à 10 pts c’est à son même programme que vous accorderiez ces deux « bons points jorioniens » sur trois, au moins…
    La preuve ? Pour seul « reflet » incontestable de la justesse de votre jugement sur ce soi-disant mutisme né de l’indécision fondamentale des Verts : les intentions de vote pour Joly…
    Qui bosse en ce moment à Strasbourg sur des textes européens de lutte anti-spéculation ? Canfin & co ou des gars du FdG ? Finance Watch c’est des gars à Méluche ? Les actions anti-Ogm à tous les niveaux, c’est Bové & co ou des gars du PC ? Les gueulantes contre Orban, c’est Méluche ou c’est DCB ? Qui est altermondialiste et qui est démondialiste ? Etc.
    Au lieu de ça vous faites. avec juste ce qu’il convient de condescendance, de l’oeil à un candidat dont vous savez aussi bien que moi quelles sortes de choses lui et certains des siens recyclent allègrement et sans nulle vergogne… jusque sur votre blog.

    1. Bon crû, monsieur kamême
      (l’expression « quand même » est d’ailleurs difficile à traduire dans pas mal de langue;
      Alessio : persino ? Magari ?)

    2. « Qui bosse en ce moment à Strasbourg… »

      Sacré travail, effectivement ! Prenons les votes du groupe écologiste au Parlement européen depuis 2009 (seul endroit où ils sont à ce jour significativement représentés) ;

      — 20 octobre 2010 : vote (avec la droite !) d’une résolution précisant que « le financement des pensions [de retraite, ndlr] ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés ».

      — 13 octobre 2011 : vote (avec la droite !) d’une résolution demandant « la mise en place d’un mécanisme plus rapide et plus strict qui permette à la Commission de faire respecter l’acquis relatif au marché unique dans les États membres ».

      Enterrement en grande pompe de la retraite par répartition, ode au “marché unique” et reconnaissance de la toute puissance d’une Commission européenne affranchie de tout droit de véto parlementaire ? Suffisant en tout cas pour que j’écarte hélas un vote pour la candidate d’EELV et pour que je rende ma carte d’adhérent à cette organisation.

      1. Ne pensez-vous pas que le petit parti écologiste français pourrait être la succursale d’un autre parti plus actif outre Rhin ?

      2. C’est juste de la diffamation…

        Le système des trois piliers pour la retraite, c’est juste ce qui existe aujourd’hui en france. Et le même texte contient pour la première fois la mise en place de la taxe tobin en Europe. Un rappel de l’existant contre une avancée indéniable: les écolos ont choisi.

        Sur l’autre texte, ils s’agit là encore d’un compromis: les verts ont obtenus la demande par le parlement européen de la création d’eurobonds.

        C’est facile de critiquer l’action des députés verts, je tiens quand même à rappeler que la droite est majoritaire au parlement européen, et que rien de positif ne peut passer sans voter « avec la droite ».

        En l’occurence, Mélenchon a préféré rester pur, résultat il n’a strictement rien obtenu depuis le début de son mandat.

      3. Eh l’AHdN ! menfin Yéti quoi, l’Interdiction des Paris sur les Variations de Prix, ça te parle ? Ok. Les CDS à nu aussi ? Ok. Dis moi, qui a joué les têtes de pont et les têtes chercheuses pour obtenir un vote majoritaire en mars 2011 du Parlement Européen puis un nouveau vote en Assemblée pleinière et le soutien de la Commission pour leur interdiction sur dettes souveraines en déjouant l’action des lobbys ? Canfin, Giegold, sont du FdG ? Philipponat, Mulder, les ex-lobbyistes… c’est le FdG qu’est allé les chercher ? Ok le Conseil des ministres des finances (très souverains, profondément pénétrés de l’intérêt général de leurs chers mandants nationaux) a cédé aux lobbys et introduit des dérogations, contre le Parlement et contre la Commission… Et là, dis moi AHdN, au Conseil, c’est un ministre à Méluche qui aurait eu le plus de chance d’emporter la partie en face des 26 autres ? Vraiment ?
        Sur les textes votés par tes ex co-encartés, pardon mon AHdN, mais y’a maldonne et il en faut bien peu pour te décourager… T’étais pas informé qu’y’avait en premier et en grand le mot Europe chez EE-Les Verts ? Et qu’ils jouaient le jeu de la négociation démocratique et du donnant-donnant ? Et quand on représente moins de 8% du Parlement comme le groupe des verts européens, ben on joue serré… et on s’active…
        Et alors quand on fait moins de 5% comme la Gauche Unitaire Européenne du PdG… ben on fait pareil, ou on tient la chandelle, zombies, ou mieux : on vient pas.on boude… comme le seul représentant du PdG à Strasbourg, un certain JLM, un zig qui représenterait (censément) ma région et pour la gueule duquel je ne regrette même plus d’avoir été des pauvres cons, hors de son fief de l’Essone of course, à se fendre d’un bulletin. Bien au contraire… un Vaccin que j’appelle ça, une immunisation à moindres frais. Mais bon, à c’que j’ai cru comprendre y’aurait une vaste campagne de vaccination nationale en cours; éradication à venir incessamment donc. Moi j’passe mon tour, pas besoin, même pas d’la cuti, suffit d’énoncer trois lettres, J.L.M, et y’a les leucocytes, anticorps et tout l’bazar en ordre de bataille, au garde à vous, rangers cirées, les plis d’la chemise comme y faut d’vant derrière, rasés de près, prunelles hautes et de braise sur la ligne bleue des veaux. Bande de nazes.

      4. Quelqu’un est-il équipé pour m’éditer en format abribus (120×176) le petit texte reproduit ci-dessous ? C’est pour des cadeaux, j’en prendrai une bonne centaine. Me chargerai de l’encadrement.
        Ps : Gothic la police please…

        Marlowe
        6 avril 2012 à 10:17
        Ne pensez-vous pas que le petit parti écologiste français pourrait être la succursale d’un autre parti plus actif outre Rhin ?

      5. @vigneron

        Mais Jorion vient de vous le dire (dans la vidéo) : on s’en fout de savoir qui a fait quoi en premier, ou qui n’a pas fait, ou qui aurait du faire!

        C’est la bagarre, il y a un front, et il y en a un qui réussit une percée, à peu près dans la bonne direction : c’est celui-là qu’il faut aider, pardi! Et ne pas le retenir par la manche avec des arguments spécieux ou lui tirer dans le dos! Même si celui-là, c’est justement celui que vous n’aimiez pas. Ce qui compte, c’est la percée.

        Bien sûr que ça aurait pu être Eva Joly! Elle est très estimable, la question de la criminalisation économique est centrale, et c’est elle qui la portait le mieux. Mais c’est 2% – 15% aujourd’hui, vous trouvez que c’est pas juste, mais c’est comme ça!

        On sait dans quelle direction il faut aller, bon dieu! Assez de division! De toutes façons, il y a une constituante derrière, vous pourrez faire valoir toutes vos réticences sacrées.

        Faut être vraiment une sacrée tête de mule pour refuser de voir ce qui se passe : c’est un phénomène dynamique, comme dans une convection, la colonne qui prend le dessus fédère irrésistiblement toutes les autres. Avec vos réticences chichiteuses et obstinées, vous allez vous retrouver à contre-sens de votre engagement initial. C’est arrivé à des gens très bien, il y a plein d’exemples historiques. Epargnez-vous ce gachis!

      6. « Tête de mule » Marc, oui tout à fait ! Vacciné qu’il est comme il dit. Mais alors, faut-il entendre par là que les millions de personnes qui vont voter pour le programme sont des malades ? Tristesse quand tu me tiens. Plus on part de haut, plus on tombe vite, et on se fait mal accessoirement…

      7. « rien de positif ne peut passer sans voter « avec la droite » »

        Voilà un engagement politique fort 😀
        Si je comprends bien, il faut par souci de « réalisme » voter les faits accomplis, même par la droite. Allons-y, votons la retraite à 65 ans, votons pour les suppressions de postes dans les hôpitaux et les établissements scolaires, votons pour le paquet fiscal, votons pour les centres de rétention et les expulsions de sans-papier, votons pour l’EPR et la poursuite du nucléaire…
        Désolant.

    3. @Vigneron

      Malheureusement, créer une dynamique est impossible avec votre vision erronée de la politique. Mais merci de votre tentative tout de même.

      1. Je ne pense pas que Vigneron ait une vision erronée de la politique. Il est pour moi seulement en avance sur son temps. Le vieux clivage gauche/droite est en effet ama en train de se déliter en faveur d’un nouveau clivage humain d’abord/machine d’abord.
        Comme vient de le dire Paul Jorion peu importe qui a trouvé l’idée. Ce qui compte c’est qu’elle soit bonne et que des gens la portent.
        Or pour moi le FG est droit dans ses bottes, alors que je ne suis pas persuadé que ce soit le cas d’EELV.

    4. Ce n’est pas le boulot des verts à Strasbourg, dans des ONG ou ailleurs dont il est question, Vigneron. Leur boulot est remarquable (Finance Watch, Green-Peace & Co, etc.) et très efficace.

      Ce dont il est question, c’est d’élections françaises dans un scrutin majoritaire à 2 tours.

      Dans ce jeu dont le championnat se joue tous les 5 ans désormais, il y a des règles de sélection des joueurs, des règles d’entrainement, des règles de jeu. Certes, les éliminatoires avant le 1er tour relèvent parfois davantage de la sioule ou de la bataille de rue que de matchs entre gentlemen. Les arbitres au final, c’est nous, même si tout est fait pour influencer notre opinion.

      Désolé, mais cela est – hélas, je le regrette ! – sans rapport avec ton propos.

      Que les verts influencent de plus en plus toute la société et tous les partis, en France et ailleurs c’est évidemment très souhaitable et cela se fait déjà. L’écologie devient une évidence. Pas assez, certes mais cela se fait tout de même. Qu’ils gouvernent, c’est une autre affaire. Et, socle existant ou pas chez les électeurs, il ne semble pas aujourd’hui exister dans notre bel hexagone de souffle suffisant – en provenance des candidats ou des électeurs – pour propulser un vert au pouvoir.

      Au lieu de parler d’un Mélenchon qui recyclerait les idées de EELV, pourquoi ne pas parler d’influence très forte de EELV sur le Front de Gauche ? Dans ce cas, on pourrait dire que la vague Mélenchon est déjà la résultante d’addition de solitons antérieurs.

      1. Un exemple concret : http://www.bastamag.net/article2261.html
        Ces ouvriers qui misent sur l’écologie pour préserver leur industrie
        Industrie, écologie et syndicalisme peuvent faire bon ménage. La preuve ? Face aux menaces de fermeture, les projets alternatifs portés par des salariés d’usines se multiplient : métallos lorrains de Florange, ouvriers provençaux de Fralib ou salariés normands de Petroplus… Ces « syndicalistes entrepreneurs » ont été reçus par le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, pour présenter leurs projets. Loin des clichés et des stigmatisations dont les syndicats font l’objet de la part du Président sortant.

    5. @ Vigneron,

      On est bien obligé de composer avec les données en place à l’heure actuelle ! J’aurais mille fois préfèrer voir Eva en troisième femme avec le programme EELV malgrè un bon paquet de réserves aussi d’ailleurs ! Mais c’est mort ! Mort, clapsé, kapout, dead, fini, disparu pour cette élection. Mon report va donc immédiatement au deuxième choix possible, au premier tour, qui est maintenant le troisième homme, parce que le programme FdG se rapproche le plus de l’objectif amha. Ressasser sur le bonhomme, la structure c’est prendre les lecteurs de ce blog pour des naïfs.

      Ma réponse au vote nul à zébu et toi n’a pas passé le filtre pour cause d’énervement, mais l’idée est simplement là : Pousser dans le sens visé, même si ce n’est pas le meilleur cheval. Bref.

      A plus.

      1. « même si ce n’est pas le meilleur cheval »: et même si ce n’est pas le meilleur moment. Je ne sais pas dans quelle France vous vivez tous, mais pour avoir entendu, toute ma vie, de la part d’une partie de ma famille, des propos d’une rare violence vis à vis de la gauche, j’accepte (difficilement, certes, et en m’énervant) que tout le monde n’ait pas le même point de vue que moi. La France de gauche (PS compris, hein), c’est au mieux 35% à 40%. La France de droite sarkozyste/front national, c’est 40% également. Reste une partie gauche molle et droite molle ou allergique à Sarko, mais qui ne voteraient pas Mélenchon au second tour et s’abstiendrait. Faire avec ce qu’on a, c’est ça

      2. Pour rappel :
        Jean Luc Mélenchon est co président d’un Parti de Gauche dont la co présidente n’est autre que Martine Billard, ex députée Verts, reconnue comme l’une des parlementaires les plus présentes et actives. Le logo du parti est rouge et vert.
        Celle ci a quitté les Verts pour des raisons liés à leurs choix libéraux, à leur accompagnement de ces politiques au parlement européen, et aussi car elle est convaincue que la question écologique ne peut être dissociée des questions sociales.
        Que le candidat du Front de Gauche s’attire la méfiance de nombreux « écolos » est légitime dans la mesure où le PC formant le gros de l’appareil militant, leur histoire récente ne plaide pas forcément pour leur intégrité en la matière…soit.
        Mais que dire de DCB qui regrette déjà de ne pas s’être présenté aux primaires socialistes, de Joly ( précédemment tentée par Bayrou…), de Hulot…tous ces candidats potentiels sont marqués au fer par la tentation de dissoudre leur jolie caution environnementale dans un libéralisme de bon aloi, leur politique consistant en gros à suivre le succés électoral relatif des Verts allemands, qui ont principalement accompagné la politique de Schoeder , menant une bonne partie des allemands dans la précarité pour souffrir des fameuses lois Harz IV.
        Voilà à quoi mène l’alliance des Verts avec la « sociale démocratie ».

      3. @Lou

        Quel protocole expérimental avez vous mis en place pour arriver à vos résultats ? Est-ce qu’il vous est arrivé de penser que Mélenchon séduisait aussi à droite ? Et qu’il pouvait défendre son programme de meilleure façon que le candidat de l’Ump ? Pourquoi ne dites vous simplement pas que vous ne soutenez pas Mélenchon mais un autre candidat ? Ce n’est pas interdit et c’est beaucoup plus franc…

    6. Pour le temps présent – Mélenchon ?
      Pour le temps futur – Joly ?
      Mais le présent, c’est déjà le passé. Alors je choisis …
      Mais le temps tourne…
      – A chacun son tour ! – disait le cyclope,
      aux brebis avant la traite.

    7. @Vigneron
      Peut-être devrais-tu faire un tour sur son blog dans la partie « européenne » :http://europe.jean-luc-melenchon.fr/ avant de faire toutes ces affirmations ?
      Je pense que tu exagères et que tu es partial parce qu’il a réagi sur les OGM (questions au parlement), sur Orban, sur la spéculation et sur la finance. On aime ou on n’aime pas Mélenchon, mais sortir l’artillerie lourde à chaque fois, ce n’est pas digne de toi. Penser qu’un homme ne peut pas changer/évoluer dans sa vision des choses, c’est tourner en rond dans ses propres idées sans en sortir.
      « Le sage vit dans le monde, l’ignorant vit dans son monde ».
      Sans rancune, cordialement
      Jean-Luc M. (mais pas Mélenchon 🙂 )

    8. Vigneron, vous êtes à côté de la plaque. Pas beaucoup, mais en dehors.

      Il y a un certain nombre de clown chez les écolos, à côté de ceux qui bossent
      comme dix à Strasbourg.
      DCB est un clown. D’autres, avides de publicité, sont des girouettes
      avec leur vrai drapeau dans la poche. Une chance que je n’ai pas la TV.
      J’y aurais vu les logos de joyeuses entreprises à bénéfices
      associées à un écolo en toc. Je vous le souffle: green washing.
      On n’oubliera pas que les écolos se sont vendus pour un plat de lentilles
      nucléaires auprès des socialistes pour les législatives.
      ( d’ailleurs, à s’en tenir aux infos de la radio, la chose a été un sac
      de noeuds, pas clair et pas propre… un indice très fort de corruption morale.)
      Le « réalisme » à ce point: à gerber.
      A gerber aussi , les couleuvres qu’ils avalent pour justifier
      le second E de leur raison sociale. Pleinement intégré, qu’ils sont.
      Pour moi, c’est inacceptable. L’ Europe, telle qu’elle est,
      est structurellement disqualifiée. Elle n’est pas réformable de l’intérieur.
      Ceux qui s’y risquent y laisserons leur intégrité. Un travail de Sisyiphe
      sans espoir et salissant…

      Leur problème, c’est leur dissonance.
      Comment justifier Canfin et Eva Joly avec toute les compromissions
      européennes.

      Quant à Eva Joly, j’avais produit un petit texte, ici, à son retour d’Islande
      disant à peu près « un grande dame, morale et inflexible ».
      Je l’admire dans toutes ses actions anti-corruption.
      Je regrette qu’elle n’ai pas compris les faiblesses, et même
      l’avidité à se placer, de ses copains de parti.

      1. @Daniel

        Quand on a constaté le petit numéro parfait d’apparatchik de Duflot, qui a complètement flingué la campagne de Joly, on peut en effet se dire que les verts ont déjà beaucoup appris en politique et manifestement pas le meilleur. Mais ne cherchez pas une cohérence chez Vigneron de toutes façons. ..

      2. Nicks : inutile de relever Vigneron, vous en reproduisez ici le travers. Depuis le milieu de la matinée on voit à nouveau s’installer cette obsession de la petite différence qui fait absurdement s’écharper des gens globalement d’accord et ignorer les vrais adversaires (voire les ennemis), qui, eux, oeuvrent.

    9. @Vigneron
      Bien que je ne sois pas concerné pas les élections en France, je crois qu’il a des remorques des démocrates bon teint qui se font passer pour des chars d’assaut de la subversion, et qui viennent jouer les terreurs sur le blog pour empêcher qu’une vraie alternative politique émerge.

      1. @Haïku,
        Moi pas comprendre langue toi.
        Haïku tankiste :
        Ça ? Des chars d’assaut ?
        Soulève les, tu verras…
        Deux mots, Dinky Toys.

      2. @Vigneron

        Je dis que tu es un petit bourgeois frustré sans argument et sans conviction. Tu essayes de subjuger sans argumenter. Ton instrument c’est l’insulte. T’es naze. Mieux compris?

      3. Avril fit coucou,
        Pour Jean-Luc un nouveau nid,
        De cerises nulles.

        (Haïku de la queue de cerise sur le gâteux)

        Et Mai passa
        Et la fête des amers,
        Pleurent les cocus.

        (Haïku du dur noyau de cerise)

      4. La tache essayait de s’effacer elle-même,
        Mais s’étendait sans cesse,
        Car d’argument n’avait point,
        Façon tochon, pour faire oublier ses déboires

        Elle enrageait de sa débilité,
        et accusait le vigneron de la faute originelle
        Dans son inconscient le méluche pris le visage du pêcheur
        Car il savait bien parler
        Il récoltait les suffrages comme les grappes de raisins
        Ce devait être là le savoir coupable de l’artisan

        Secrètement elle s’imaginait Vigneron
        Pour moissonner sur le blog de Jorion

      5. @Haïku

        Je dis que tu es un petit bourgeois frustré sans argument et sans conviction.

        zéro conviction… sauf celle de ses maîtres anglos (la guyenne !) et leur marché aux mains s’mi-invisibles (sauf pour les bénéf’ of course)

        bien vu, bien lu.

    10. à Vigneron : 6 avril 2012 à 01:07
      j’ai souvenir vous avoir fait changé d’avis, mais si, mais si, sur la position du FDG sur l’extraction des gaz de schistes, alors, sans vouloir vous convaincre, mais simplement apporter des éléments d’information, voici quelques liens sur les activités de JLM au Parlement européen.
      http://europe.jean-luc-melenchon.fr/theme/mes-questions-a-la-commission-et-au-conseil/questions-ecrites/
      http://europe.jean-luc-melenchon.fr/theme/mes-questions-a-la-commission-et-au-conseil/questions-orales/
      http://europe.jean-luc-melenchon.fr/theme/les-resolutions-dont-je-suis-signataire/
      http://europe.jean-luc-melenchon.fr/theme/declarations-deurodeputes/

  25. Mélenchon va plus loin que Joly sur le plan écologique… Il est le seul à avoir parlé de l’assainissement de la mer o)

    Quand je pense que Dufflot l’a attaqué à fond, alors qu’il est le candidat qui fait le plus de propositions sur le sujet écolo, je me demande bien ce que le PS lui a promis en échange de son soutien.

    Si je votais en France, j’aurais voté Mélenchon, sans aucun doute. C’est le seul qui ait aussi bien travaillé tous ses dossiers et propositions et qui est clair dans sa démarche et cohérent.

    Je me réjouis que cette campagne finisse, parce que je ne supporte plus tous ces innombrables blogs et journaux qui brandissent cette épée de Damocles du « Tout hollande sinon Sarko passe », où la décision devrait résulter d’une peur et non d’une volonté de changement. Cette pression constante est insupportable et relève d’un procédé manipulatoire de secte.

    Je ne supporte plus non plus le manque d’équité médiatique évidente entre les candidats, même si les journaux commencent, un peu tard, à se réveiller.

    Très très tard, il reste si peu de temps.

    1. l’histoire ne se répète pas, mais devant un aussi grand déni au « Non » en 2005, en France, contre toute attente médiatique, (médias propriétaires de quelques grands groupes, au risque de me voir taxé de complotiste) il a obtenu une majorité. Alors il nous reste à faire passer nos convictions autour de nous, mais contrairement à 2005, le mouvement a de fortes chances de continuer après les élections, quel que soit l’élu(e)

  26. Moi , j’en connais quelques uns pour qui le vote utile ce sera voter goujons, truites, vairons, perches, brochets… en se disant, quitte à voir et entendre des gens essayer de noyer le poisson continuellement tous les jours, allons plus près de la rivière pour voir ce que font nos amis à nageoires!

  27. Le soliton que vous mentionnez est certes un gros défi. Mais ce qui nous empêche de le relever n’est pas tant notre incapacité (ou celle de nos hommes politiques) à comprendre le problème, que notre impuissance face à l’effroyable inadéquation entre l’échelle nationale de l’action poliique, et l’échelle mondiale des processus qu’il s’agit d’affronter.

    D’ailleurs, à la différence de vous, ce que je reproche aux verts n’est pas leur indécision entre deux thématiques, financière ou écologique, mais plus fondamentalement le fait qu’ils ne semblent avoir aucun sens de l’action politique digne de ce nom. De bons politiciens théoriciens, mais incapables de se donner les moyens de réaliser leurs idées.

    A l’inverse, le Front de Gauche, en partie grâce à son meneur, semble être porteur d’une vraie philosophie de l’action politique, c’est d’ailleurs une des clés de son succès actuel. Mais je crains que cela ne suffise pas: même dirigé par un grand timonier, plutôt que par un capitaine de pédalo, le navire n’en reste pas moins balloté par les forces titanesques d’un monde globalisé.

    La mondialisation nous dépasse. Complètement. Nous sommes un peu comme à la sortie du Moyen-Âge: entre deux mondes, regardant partir derrière nous le monde ancien, mais incapables de saisir, et encore moins de modeler, celui qui s’en vient.

    Celui-là naîtra tout seul, sans trop nous demander notre avis.

    1. En 30 ans de « mondialisation », de dérégulation, les néo-libéraux ne sont pas arrivés à leurs fins, pas complètement. Ils essayent de profiter de la crise pour faire passer en force leurs crédos mais ils sont face à des résistances, notamment celles attachées à la notion de service public encore fortement implantée dans le paysage européen. Nous assistons aussi à une guère sémantique et la réappropriation de certains vocables dans la campagne sont autant de victoires idéologiques.
      La mondialisation est le résultat notamment de la dérégulation, mais elle n’est pas tombée du ciel ! Elle a été construite pas à pas par les politiques. Sa déconstruction pourra se faire de la même manière par des décisions politiques et bien sur pas seulement sa déconstruction . . .

  28. Hum… il se pourrait que la conjoncture redonne un peu d’air aux verts.
    Le feu dans une centrale et la probabilité d’un jugement inique, c’est déjà bien plus qu’il n’en faut.
    La Fortuna, Paul, la Fortuna…

    1. Malheureusement. Je crains que non. Localement, puisque je suis dans la région de la dite centrale, les communistes soutiennent le nucléaire, le PS est partagé, seuls les verts comme d’hab…Quant à la population, elle est peu concernée. Seule une frange vert/nouvellement front de gauche à la faveur de son discours sur la dette/ex NPA, manifeste notamment lors de conseils municipaux.
      Ce que j’ai constaté lors de réunions, meeting…c’est que les communistes rameutent la jeunesse, quant aux parti de gauche/anciens NPA…c’est toujours les memes: des retraités.
      Suis allée à une réunion sur la décroissance, il devait y avoir à la louche 10% de moins de 40 ans. Et les questions posées ou commentaires reflétaient le reste de l’auditoire…
      Tout ça pour dire: je n’ai strictement rien contre les retraités, mais pour élever des barricades et faire la révolution…le reste de la population, localement dépendante et du nucléaire, et du pétrole, n’est pas encore prete.

      1. Un referendum est prévu par le Front de Gauche sur la question. On peut supposer qu’il y aura un débat. Il se trouve que les communistes n’auront qu’une voix par personne…

  29. Le seul vote juste est l’abstention, embrigadé dans les traités européens, tous n’ont absolument aucune marge de manœuvre, et de toute façon pro-européiste donc pro-mise sous tutelle de la France. Élu avec plus de 50% d’abstention, aucun ne pourra se prétendre le président des Français.

    1. Ben tiens, il va se gêner. Vous savez avec quel pourcentage d’abstention ont été élus les députés européens en moyenne ?

    2. NUL !

      Elu avec 10% de votants, le Pdt s’autoproclammera « Président de TOUS les français » et ménera très précisemment la politique qui vous a fait choisir l’abstention…

    3. Ah bon? les conseillers généraux, conseilles municipaux ou régionaux sont élus avec moins de 50% et ça ne les perturbent pas plus que ça.

    4. Il y a des articles des traités européens qui permettent d’obtenir des exemptions et c’est bien là dessus qu’il faut jouer. La grande Bretagne le fait régulièrement…

      Par ailleurs, je me fiche pas mal que les gens aillent voter ou non compte tenu du fait que c’est le taux d’abstention record de 2002 qui a permis une (mauvaise) surprise, pourtant je pense que si on se mobilise tous pour un candidat autre que celui qui va continuer à emmener la France dans le sillage de l’Espagne, la Grèce, l’Irlande ou le Portugal et qu’il n’est pas là au second tour ça lui permettra plus vite d’être entendu par la justice dans les dossiers sur lesquels il ne peut pas répondre compte tenu de son immunité présidentielle, et finalement de ne pas risquer qu’on nous vole encore cette élection.
      Certains candidats comme lui souhaitent un fort taux d’abstention pour pouvoir se maintenir.

      Joyeuse Pâques.

    5. à Christophe Foulon : 6 avril 2012 à 07:10
      Que voulez vous dire par ce « tous » ?
      Êtes vous formaté par le « tous pourris »
      Je n’ai lu, entendu que le candidat du FDG mettre en avant la désobéissance aux directives européennes.

      1. Dans ce cas je vous conseille de relire (ou lire) le petit livre datant de 2010 et reédité en 2011 « Qu’ils s’en aillent tous » de ce candidat, vous verrez qu’il le dit explicitement.

        J’en suis arrivé à choisir J.L.Mélanchon parce que sa vision est peut être la plus proche de ce qui correspond à la fin d’une ère dans laquelle il faut changer de cadre, et il le confirme à chaque fois que je l’entends.

        Pourtant j’avais l’habitude de voter plus au centre, voire un peu à droite lorsque j’étais plus jeune. Ainsi même si je ne crois pas que la situation sera plus facile pour lui que pour les autres (surtout s’il n’obéit pas à certaines règles de Bruxelles) il est le plus à même de faire changer de cadre à notre civilisation. Ce que ni Sarkozy, ni Hollande n’incarnent dans leurs propositions. Je peux cependant être dans l’erreur en mettant ce « tous » je voulais insister sur le fait que plus de voix s’expriment sur un autre candidat que notre président actuel, plus son pourcentage baissera, c’est mathématique.
        C’est d’une certaine façon le plus court pour résumer mon discours envers les abstentionnistes potentiels qui pensent que rien ne change jamais et qu’une voix ne fait pas la différence.
        Je n’oblige jamais personne à penser comme moi, toutefois s’ils veulent du changement à eux de l’exprimer démocratiquement (même si cela ne fonctionne pas toujours).

      2. à MELANCHONAFOND : 7 avril 2012 à 19:48
        Oui, vous avez raison, j’aurais du me relire, la fin de mon intervention n’a ni queue ni tête !
        C’est ce que je voulais dire . . . le FDG met en avant la désobéissance aux directives européennes.

  30. Il manque une vague à votre soliton, sans doute la plus puissante : je veux parler de la « difficile démocratie ». Le français est devenu un animal paresseux. Tucydide a dit une phrase merveilleuse : Il faut choisir : se reposer ou être libre. Je crois que c’est Périclès qui dit ça aux Athéniens : « si vous voulez être libres, il faut travailler ».

    Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé ou sur un banc à côté avec votre yorkshire (je parle pour les retraités). Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé ou devant votre blog préféré. Vous croyez êtres libres en surfant, en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libre. C’est une fausse liberté.

    Ce n’est pas seulement l’âne de Buridan qui choisit entre deux tas de foin. La liberté, c’est l’activité..Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est à dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire.

    C’est ca le grand problème, pour moi, de la démocratie et de l’individualisme.

    La liberté, c’est l’activité et l’activité qui sait poser ses propres limites. Philosopher, c’est la pensée. C’est la pensée qui sait reconnaître qu’il y a des choses que nous savons pas et que nous ne connaîtrons jamais.

  31. Le véto sur le nucléaire et sur les centrales en fuites, risque d’assombrir le vote utile du bouclier fiscal et autres gadgets des talons d’Achille des candidats en liste.

  32. Melenchon
    Celui qui se prend pour De Gaulle dans ces discours intonation, phrasé , geste , décidement difficile de faire du neuf avec du vieux . On a déjà Hollande qui nous refait Mitterrand . Les imitateurs pourraient peut être penser a se présenter

    1. @Jacques : Sarkozy à imité Sarkozy, c’est pas convainquant…
      Il devait aller chercher la croissance avec les dents, elles ont dû partir avec, à croire qu’elles étaient fausses. Lui, il a fait du vieux avec du neuf !

    2. et bien tout dépend de quel De Gaulle vous parlez, celui de l’appel du 18 juin, de l’indépendance de la France vis à vis des EUA à la sortie de la Guerre ? Et de quel Mitterrand vous parlez, celui de la retraite à 60 ans, de la semaine de 39 heures ?
      Il suffit de lire les programmes et d’écouter les allocutions pour trancher . . .
      C’est fou ce que les gens peuvent évoluer en quelques années !

      1. le de Gaulle de l’appel du 18 juin, de l’indépendance de la France vis à vis des EUA à la sortie de la Guerre…

        EUA ? Heu… c’est comme ça qu’on écrit USSR ou CCCP ou URSS en espéranto mélAnchiste ?
        Tainnn… va falloir qu’j’me mette au parfum…

      2. ////et bien tout dépend de quel De Gaulle vous parlez, celui de l’appel du 18 juin, de l’indépendance de la France vis à vis des EUA à la sortie de la Guerre ? ///////
        Celui qui a donné le droit de vote aux militaires …..sa plus grosse erreur .

  33. L’exclusion, quatrième vague.

    D’accord avec les trois vagues.
    J’en ajouterais une quatrième qu’on pourrait nommer exclusion. Sans doute la vague de la concentration y contribue t-elle, mais je ne crois pas qu’elle soit suffisante pour en être la seule cause. Le programme de la promotion de l’individu de la loi Lechapellier (l’individu seul face à l’état) a fini par se traduire par l’individu seul tout court. Si les domaines affectifs et productifs sont bien dotés en institutions (mariage, PACS…d’un côté, Entreprises diverses de l’autre), le domaine social n’a toujours pas trouvé sa place malgré quelques dispositions issues de l’associationnisme (1901, SCIC). L’état providence ne peut pas tout avec ses grosses mains malhabiles. Une bonne partie de l’activité sociale est longtemps restée dans l’ombre parce qu’elle était prise en charge par les femmes au foyer. On ne peut être à la fois pour l’émancipation des femmes (d’ailleurs qu’on soit pour ou contre n’y change rien, elle se produit) et laisser le domaine social en jachère. La célèbre question emblématique « qui va s’occuper des enfants (et de tant d’autres questions sociales) » n’a toujours pas trouvé de réponse satisfaisante, permettant ainsi la coexistence d’une richesse moyenne très élevée et de plus de 10% de la population exclue, en dessous du seuil de pauvreté. Le CESU, qui promeut l’entrée de la forme entreprise dans le domaine social, s’est révélé être une machine à fabriquer des travailleurs pauvres (cf Les travailleurs pauvres de Denis clerc) profitant surtout aux plus aisés (selon l’observatoire des inégalités).
    La moindre des choses que nous puissions faire, c’est de signifier à chacun de nous qu’il est bienvenu, qu’il a sa place. Je crois possible une structuration institutionnelle du domaine sociale populaire permettant de délivrer ce message, aussi bien d’un point de vue symbolique que d’un point de vue pratique. C’est tout l’objet de mon blog.

  34. Petit aparté à propos du soliton.
    J’ai lu il y a longtemps (dans la Recherche je crois) qu’il ne se passe strictement rien lorsque deux solitons se croisent alors qu’on pourrait s’attendre au contraire si on se réfère à ce qui se passe lorsqu’il s’agit de vagues usuelles. J’en ai retenu que les solitons portent pour cette raison vraiment bien leur nom.
    J’en déduis que la superposition de trois solitons ne fait pas un soliton: ils continuent de s’ignorer superbement.

    Or il y a une corrélation manifeste entre les trois vagues dont parle Paul Jorion.

    1. Ne compliquons pas !

      Déjà que certains pensent avoir trouvé dans les vagues scélérates , la clé du mystère entre mécanique quantique et théorie de la relativité ….

      1. Les 3 vagues devraient faire penser au problème des 3 corps ……Sans besoin donc de quantique ou de relativité .

    2. On parle de « solitons vectoriels », chez les pros de la chose. Les trois composantes du soliton se tiennent la barbichette, c’est un peu comme la trinité. De là à se refaire un concile de Nicée I et de Nicée II et d’être monophysite ou non sur les trois vagues, ça risque de durer plus que le temps de passage des dites vagues.

      1. Merci. Je n’y comprends rien! Dès qu’il est question de Schrodinger ressort la même interrogation de béotien: que viennent faire les équations aux dérivées partielles en mécanique quantique?Le rapport discret/continu est l’aporie fondamentale des maths et le fossé est profond…

  35. Le contexte.

    Certes les trois vagues, qui ne sont pas apparues au même moment, sont bien réelles et leur développement simultané les renforce.
    Il ne faut pas négliger le contexte, d’abord occidental, puis petit à petit mondial dans lequel ces trois vagues sont apparues et dont elles sont l’aboutissement.
    Le contexte c’est le développement industriel du capitalisme et la transformation de toute chose, et d’abord du temps humain, en marchandise.
    Voici l’origine du mal.

  36. « Le programme économique du Front de Gauche, est inapplicable et Jean-Luc Mélenchon, parce qu’il est un homme intelligent, le sait bien. Son programme n’est pas fait pour être appliqué mais frapper les esprits ».

    Gérard Collomb, maire PS de Lyon.

    1. Normal de la part d’un politique de droite de critiquer une idéologie antagoniste. Bon bien sûr quand on compare l’objectif du Front de Gauche avec ceux de Pol Pot, ça nuit très légèrement à la crédibilité.

    2. @François78 :

      Si Gérard Collomb l’a dit c’est que ça doit être vrai alors !

      http://www.hansen-love.com/article-la-france-doit-elle-imiter-l-allemagne-89827264.html
      http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-gerard-collomb-nicolas-demorand-jacques-boucaud-2011-11-25

      Vous savez, quand vous faites subir une rotation de 180° à votre corps, la gauche passe à droite et la droite ? à gauche ? He ben non ! elle reste à droite bizarrement, même à droite droite !
      Et pourquoi la droite va un peu plus à droite ? parce que la gauche à envahie son terrain de chasse.
      Bon ça ne veut pas dire grand chose mais quand même !

  37. M Jorion,

    Pour quelle raison n’êtes vous pas membre qualifié au sein de l’association Finance Watch?

      1. Si vous souhaitez devenir membre de Finance Watch à titre individuel (membre qualifié) ou en tant qu’organisation, n’hésitez pas à nous contacter par membership@finance-watch.org.

        Finance Watch possède deux types de membres:

        Organisations: ces organisations sont, pour beaucoup d’entre elles, déjà engagées dans un plaidoyer en faveur d’une finance prenant en compte les intérêts de la société. Ce sont typiquement des organisations non-gouvernementales, des syndicats, des associations de défense des épargnants individuels, des associations de consommateurs ou des instituts de recherche.

        Les membres qualifiés: ce sont des personnes physiques possédant une compétence ou une expérience spécifique en matière de finance, de réglementation financière, de plaidoyer ou de gestion

        Voir la liste complète des membres.

        Être membre permet de contribuer directement au travail de Finance Watch, par exemple en participant aux groupes de travail, ainsi que de coordonner son action avec celle de Finance Watch tant en matière de recherche que de plaidoyer.

        Au cours des assemblées générales, les membres de l’association votent les priorités d’action de l’association et les décisions-clés de Finance Watch. Les membres peuvent se présenter aux élections pour le Conseil d’Administration qui est composé de neuf membres.

        Pour une demande au sujet du statut de membre, écrivez à l’adresse membership@finance-watch.org. Pour devenir membre, veuillez remplir le formulaire ci-dessous :

  38. M. Mitterrand revenu d’outre-tombe, pareil au spectre du père de Hamlet, pourrait leur expliquer ce qu’il en est réellement dans ces cas-là.

    La réalité c’est que la France comme toute l’Europe fait partie de l’Empire américain, et que tout vassal ne peut que faire allégeance à son suzerain.
    Cet Empire est peut-être en déclin, mais il possède toujours une puissance militaire incontestablement impériale ( voir le nombre de bases militaires US disséminées sur cette planète ).
    Il faudrait donc expliquer comment le FdG ou n’importe quel autre parti pourrait s’affranchir de cette tutelle. De Gaulle en avait parlé, Mitterrand a peut-être tenu quelques petits mois, pour finalement devenir un allié zélé ( voir la première guerre en Irak ).

    1. @Lucien

      Ben oui Lulu, surtout que le Brésil, l’Inde et la Chine n’ont absolument pas envie de s’affirmer sur la scène internationale et qu’on a rien à en attendre n’est ce pas ? A moins que finalement, si on va les chercher…Vous me faites une sacré bandes de larbins tiens…

    2. déjà cité plus haut, mais je vous renvoie à l’allocution de JLM sur la défense nationale, qui n’est qu’un aspect de la question, mais qui est très explicite sur la position de la France que défendra un JLM président.
      Vendredi 30 mars 2012, Jean-Luc Mélenchon était au Cercle Républicain à Paris où il a prononcé une allocution de présentation de son programme pour une Défense souveraine et altermondialiste
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/03/30/discours-pour-une-defense-souveraine-et-altermondialiste/

  39. La « théorie économique » véhiculée par la pensée unique est virtuelle, elle repose sur du vent.

    Les prétendus spécialistes, qu’ils se situent dans le microcosme des économistes distingués ou dans celui des politiques, appuient leurs raisonnements sur des considérations de microéconomie et de macroéconomie. Or ils viennent depuis peu de s’apercevoir que « l’économie réelle » et « l’économie financière » étaient incohérentes entre elles. Mon Dieu, quelle surprise !
    La microéconomie est une économie de comptables. Auguste Detoeuf, qui était un entrepreneur, a souligné que les comptables n’avaient pas vocation à diriger les entreprises humaines. Ce n’est pas nouveau.
    La macroéconomie est une modélisation des flux de richesses comptabilisées. Elle copie des méthodes qui ont fait leurs preuves pour représenter les flux dans le domaine des sciences exactes : mécanique des fluides, électromagnétisme, thermodynamique, etc. Ces dernières reposent sur des lois bien établies qui s’appliquent à l’identique sur toute notre planète (et les autres aussi), principe de Carnot, lois de Gauss, de Maxwell, de Bernoulli, de Newton, etc. L’économie réelle, par contre, s’applique à traiter les besoins humains dont le ressenti varie considérablement selon les lieux, les moments et les individus. Elle débouche sur des consommations dont les modes sont tout aussi variables. La déviance de la macroéconomie a été accentuée par l’utilisation massive de l’informatique.
    Si l’humanité était homogène, ce que sous-entend la « théorie économique », ce ne serait qu’un monde de clones robotisés, sans individualité et sans âme. Il est symptomatique de s’apercevoir que l’action (involontaire) de nos pilotes politico-économico-financiers nous pousse par conséquent vers une robotisation uniformisatrice : consommations de masses, distractions de masses, intégrismes de pensée, etc., avec comme réaction logique sur le terrain une exacerbation de l’individualisme et de la déresponsabilisation sociale.

    Pour y voir plus clair, il faut laisser tomber ces deux approches, micro et macro, et se recentrer sur l’étude des processus économiques. Elle repose sur l’observation des réalités. L’économie doit devenir une « science du vivant ».

    Ce faisant il apparaît plusieurs choses dont voici les principales :
    – L’économie politique n’est pas une technique visant à assortir productions et besoins, elle est plutôt une pratique de prise de pouvoir par des minorités.
    – La spéculation est un « enrichissement sans cause » qui n’apporte rien à l’économie réelle mais qui, au contraire, la parasite gravement.
    – Pour progresser, il faut mettre en avant les notions d’utilité et de responsabilité. C’est très dérangeant mais c’est inéluctable si l’on souhaite un développement durable sur une planète qui n’est pas virtuelle.

    Par rapport à ces dérives « Le blog de Paul Jorion » apporte de l’air frais mais l’esprit des batteurs d’estrade est toujours complètement enfumé.

    Si ces points de vue vous intéressent, vous les retrouverez parmi d’autres sur « le blog de Zénon », , mais c’est volontairement un peu dérangeant et imagé.

    1. Tiens on oppose ici micro et macro économie. Ta définition n’est pas forcément la bonne. Je remarque que si tous les économistes distingués savent ce qu’est la macro économie ils se gardent bien de donner une définition de la micro économie. Tout simplement parce qu’elle n’intéresse personne. Parce que ce serait une vision de comptable.? C’est en effet une manière de marquer son mépris.

      On peut aussi se demander si ce n’est pas une question d’échelle. Cette manière de traiter le sujet a un intérêt me semble-t-il. Elle permet de faire le distinguo entre ce qui relève de la globalisation et ce qui relève de l’échange de proximité. En échappant radicalement à la logique du marché. Parce qu’il entre en jeu les affects humains, l’indépendance relative au crédit (au moins dans les pays les plus développés), la place du don, l’économie sociale et solidaire etc. Je regrette que cette approche ne soit pas explorée par ceux qui prétendent chercher des alternatives au diktat de la finance.

      Amicalement
      Franz

      1. La microéconomie, effectivement, n’est pas seulement une affaire de comptables et ce n’est pas non plus seulement une question d’échelle qui la distingue de la macroéconomie. Elle considère les rapports entre les activités concrètes développées dans le domaine étudié et la création de valeur ajoutée. Son étude en économie se base sur une prise en compte des comptabilités des organismes concernés (financières et analytiques).
        Elle est plus proche des réalités humaines mais ses constats sont fortement dépendants de son environnement macroéconomique et réglementaire qui n’est généralement pas pris en considération par les comptables car ce n’est pas leur métier. Il n’y a aucun mépris dans mon propos. Ce n’est qu’une façon, maladroite peut-être, de dire « chacun son métier ».

        Je souscris entièrement au reste de ta remarque. On peut penser que les économistes ne cherchent pas à aborder le concret des processus par manque d’expérience du terrain de la production et de la distribution. Dans ces domaines, ils laissent le champ libre aux technocrates de salon.

  40. Devant la complexité du noeud gordien, Alexandre, dans l’incapacité de seulement trouver une extrémité de la corde pour le dénouer, prit son épée et le trancha.
    De Gaulle alla, selon la formule bien connue, « avec des idées simples vers un Orient compliqué ».
    Et vous-même M. Jorion, vous proposez tout simplement de « sortir du cadre ».
    La complexité en elle-même n’est pas nouvelle et elle n’est pas une raison pour ne pas décider. Et elle n’empêche pas les idées simples. Elle les commande même.
    Que voulons-nous ? en quoi croyons-nous ?
    Si nous voulons toujours plus pour nous, si nous croyons en l’argent, en la possession, en la réussite… nous n’avons pas d’avenir.
    Si nous croyons en la liberté, en l’égalité, en la fraternité, si nous y croyons assez fort pour oublier notre confort et combattre notre avidité, alors tout est possible.
    C’est une sorte de révolution, ou de conversion, qu’il s’agit. En sommes-nous capables ?

  41. Mine de rien ce texte va à l’essentiel et la vision qu’il propose permet une représentation du problème auquel nous sommes confrontés. Il ne s’agit pas d’ergoter sur des détails mais d’admettre que nous devons répondre aux trois questions en même temps. Certes le programme de Mélanchon tente de réintégrer la question écologique. Mais il le fait à la marge parce qu’il ne parvient pas à se défaire de la facilité productiviste. Intégrer le défi planétaire, ce n’est pas plaquer l’écologie à l’activité économique. C’est se demander comment la population peut avoir une activité rémunératrice en cessant radicalement cette politique de terre brûlée. Cela implique de repenser entièrement cette activité productrice nécessaire, non seulement pour subvenir à nos besoins mais pour notre développement individuel et collectif. Et comme ce changement ne peut pas s’appliquer lundi prochain sans casser brutalement ce qui nous nourrit au quotidien, il faut imaginer un processus qui permette cette transformation dans le délais le plus court.

    Pour répondre à la troisième question, et c’est paradoxale par rapport à l’exigence de préserver un éco système sans frontières, s’agissant de la réappropriation de l’outil gestionnaire (de surcroît mise au service d’intérêts qui l’instrumentent en toute opacité) il faut revenir à des dimensions où la démocratie s’exerce. Non pas pour promouvoir un replis sur soi mais pour s’affranchir d’un préalable mortifère qui veut que la réponse soit forcément internationale. Si l’adhésion doit être recherchée à une échelle plus large, elle peut se faire aussi pas l’exemple et la contamination. C’est donc la nation qui doit être le théâtre de cette révolution.

    L’erreur que font les leaders politiques, en particulier ceux qui prétendent apporter une solution globale, c’est de vouloir imposer un système de droite ou de gauche (si on accepte qu’à droite le point de vue de Dupont Aignan est une contribution). On ne peut pas à la fois défendre la démocratie et vouloir graver dans les institution un Etat de droite ou de gauche. Sauf à devenir totalitaire. C’est ce qu’avait compris le CNR. Il me semble que si les leaders les plus engagés acceptaient de promouvoir ensemble un nouveau contrat social au sein duquel le choix démocratique pourrait continuer à s’exprimer, ceux-là présenteraient alors une proposition autrement crédible. Les mettre devant cette exigence permettrait de savoir si, pour sortir de cette terrible impasse, ils sont prêts à sacrifier (une partie) de leur ego. Chiche ?

    Amicalement
    Franz

    1. à Frenz . . .

      Certes le programme de Mélanchon tente de réintégrer la question écologique

      Comme vous y allez ! C’est le fondement du programme du FDG . . . !
      Tourner le dos au productivisme, relocalisation industrielle, ferroutage, implication citoyenne, pôle public de l’énergie . . .

    2. @Franz

      C’est faux la planification écologique est au coeur du programme. Lisez avant de dire n’importe quoi ! Cela ne veut pas dire que c’est parfait d’ailleurs, loin de là mais ça a le mérite incommensurable en ces temps de consumérisme politique, de se tenir…

      1. @Nicks

        La planification écologique est louable. Mais je persiste à penser qu’elle n’est pas au coeur du programme économique. Il faut repenser l’économie à partir de cette planification écologique. Donc une économie différente. Pour cela, il ne suffit pas de relocaliser les pollutions dont nous nous sommes complaisament débarrassés. Je n’exige pas que cela constitue un programme parfaitement défini. Ce serait une escroquerie. Mais d’en admettre le principe et d’imaginer le processus permettant de le développer. A défaut, l’écologie reste au niveau des bonnes intentions. Et c’est pour la même raison, vue de manière symétriquement opposée, que les Verts ne sont pas crédibles.

        Amicalement
        Franz

      2. à Frenz : 6 avril 2012 à 16:50
        Pour ma part, pour vous paraphraser, je persiste à penser qu’elle est au cœur du programme économique, mais ce n’est que mon avis.

        Qui a bien pu écrire la profession de foi ci dessous dans son programme ?

        Nous le savons désormais, la catastrophe écologique remet en cause potentiellement les conditions mêmes de la vie humaine sur Terre. Or le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité, l’épuisement rapide des ressources naturelles ne sont pas des catastrophes d’origine naturelle, mais le résultat des logiques capitalistes du profit maximal à court terme. Face à la tyrannie du productivisme, nous proposons la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème. Elle permettra de préciser les orientations et les investissements publics nécessaires pour enclencher une transition écologique et promouvoir un développement humain durable créateur d’emplois et facteur d’égalité sociale. Elle s’appuiera sur un plan écologique débattu et voté au Parlement, assorti d’une loi de programmation financière.

        Le FDG, bien sur, page 37 . . .
        Ca ne suffit pas ?
        Non bien sur, on verra à l’épreuve des faits,
        mais toujours est-il que c’est écrit et que la barre est à une bonne hauteur.

  42. Gérard Collomb, maire PS libérale de Lyon…c’est bien celui qui a traité Mr- Mélenchon de Pol-Pot n’est ce pas?
    Pour changer de cadre, imposer l’humain d’abord, la planification écologique, la régle verte, le seul vote utile et le vote Mélenchon aux deux tours!.
    Vive la 6è répubique et la constituante!

  43. Le Front de gauche, sans prendre en compte la 3è proposition de Paul Jorion, mais en ayant bien intégré, et c’est le seul, les 2 premières, offre tout de même un début de solution. N’oublions pas qu’il propose une Assemblée Constituante pour changer de République. Il s’agira alors à cette occasion, pour tous ceux qui le désirent, de mettre sur la table cette prise en compte du monde fini dans lequel nous sommes et que Paul a parfaitement bien mis en lumière.

  44. « Le parti qui parviendrait à présenter aux électeurs la combinaison complète de ces trois facteurs qu’il s’agit pour nous d’affronter d’abord et de résoudre ensuite, imposerait sa façon de voir au premier tour »

    Plutôt d’accord, c’est la conjonction dynamique des trois dangers qui nous précipitera dans le mur. On pourrait employer le conditionnel, mais on constate ces trois dangers ne sont aucunement affrontés, si ce n’est par un baratin lénifiant (environnement), un déni absolu (fnance) et une accentuation du problème par rajout d’instances et/ou de conditions pour réagir (complexité).

    En tous cas, c’est pas trop le problème de Hollande dans ces présidentielles, on dirait bien. Mais pas du tout celui du candidat UMP qui propose dans son programme pour le Quinquennat 2012-2017, de…Payer les retraites en temps et en heure. C’est sans doute sa façon de dépasser dialectiquement la triple difficulté que nous affrontons planétairement.

    J’oubliais, il veut « Réduire le nombre de parlementaires », alors qu’il vient de l’augmenter en créant des parlementaires pour les français de l’étranger.

    Finissons-en avec le ridicule. Offrir un referendum aux français « quand ce sera nécessaire », propose le petit Nicolas.
    Après avoir écrasé le référendum de 2005, faut oser. D’ailleurs, c’est à ça qu’on le reconnaît Sarkozy, il ose tout.

      1. Ah tiens, une autre affiche siouplait… Boh là y m’faut du 4×3, au moins, c’est pour coller au plafond d’ma piaule. Sourire le soir, sourire le matin, ça vous change la vie un ciel de lit pareil.

        Nicks
        6 avril 2012 à 15:14
        Le Front de Gauche va rassembler…

        Police : « Grotesque » svp.

      2. @ Vigneron,

        Tu sais très bien comme moi comment toute cette farce va finir, en france, en europe et partout sur la planète si on continue sur cette pente et la pente est une loi physique. Comme toutes les fins, ça va être sanglant, avec les cris et les grincements de dents dehors. Alors simple question : pourquoi tu t’acharnes à démolir l’espérance de tes semblables ? C’est le truc, seul et unique, qui m’a fait focaliser sur tes interventions. Mais bon, j’ai lu Nicks sur le blog de JLM, je lis les gens, je vois leurs espérance, j’ai du mal à cracher dessus.

      3. @Doc

        J’ai de l’espoir mais ne me prenez pas pour un naïf non plus (Julien Alexandre ou Paul Jorion ne diront sûrement pas le contraire). Je sais simplement comment on peut faire bouger les choses dans ce pays et je sais moi aussi comment tout cela va finir si on ne tente pas de changer de direction. Même si ça ne marche pas, on aura essayé.

  45. L’humain d’abord ou la machine d’abord?

    La coupure galiléenne a progressivement imposé une vision mécaniste, scientiste du monde. Dont nous voyons actuellement les effets.

    Dans sa théorie de la signification J.V. Uexkull écrit:
    « Le mécanisme de n’importe quelle machine, une montre, est toujours construit d’une manière centripète, c’est-à-dire que toutes les parties de la montre -aiguilles, ressorts, roues- doivent d’abord être achevées pour être ensuite montées sur un support commun.
    Tout au contraire la croissance d’un animal, comme le triton, est toujours organisée de manière centrifuge à partir de son germe; d’abord gastrula, il s’enrichit ensuite de nouveaux bourgeons qui évoluent en organes différenciés.
    Dans les deux cas, il existe un plan de construction; dans la montre, il régit un processus centripète chez le triton un processus centrifuge.
    Selon le plan les parties s’assemblent en vertu de principes entièrement opposés. »

    Et les partis aussi! Car il nous faut choisir: l’humain d’abord ou la machine d’abord.
    Le clivage politique à venir ne sera plus ama un clivage gauche/droite mais un clivage humain/machine. Et la mutation est en cours.

    1. Petite contradiction?
      Il y a quelque temps Jean-Luc Mélenchon a évoqué le darwinisme dans l’un de ses billets. En bien. Mais s’il est vrai que le premier mérite du darwinisme a été la laïcisation du problème de la morphogénèse et de l’évolution des espèces, il n’en est pas moins vrai que l’ultra-libéralisme actuel repose, en dernière analyse, sur le « struggle for life » du darwinisme social.
      De la servitude volontaire?

      1. BasicRabbit : je renouvelle le post, le précédent s’est perdu dans une manip maladroite. Je m’y étonnais du rapprochement que vous faites entre TSE et darwinisme social; personnellement je n’y vois aucun lien d’aucune sorte, sinon par contresens tant du contenu sémantique de la TSE que de la nature des discours. Je vous rappelle 1. que « struggle for life » = Spencer; que le Gène égoïste de Wilson = spéculation et non science (au sens Poppérien, of course). Il me semble en outre que la mise en évidence du rôle des gènes HOM et HOX, ainsi que de l’importance de la durée et de l’ordre d’expression des séquences codantes invalide une bonne part des réserves que Thom adressait à la TSE. J’aimerai avoir votre avis là-dessus. Laissons donc ce pauvre JLM à ses vices et vertus sans lui faire en outre porter le poids de ce genre de chose.

      2. Je parle ci-dessus seulement du darwinisme tel qu’il nous est vendu par nos prétendues élites. Voir à ce sujet par exemple lecompte rendu de la présidence suédoise de l’UE:
        « C’est donc un nouveau cycle de contradictions créatrices qui s’ouvre pour notre Union, qui semble
        vivre en permanence sur le mode de la transition, avec des institutions qui se calquent sur le champ
        évolutif du politiquement possible, entre les Etats souverains détenteurs de la plénitude de la
        légitimité démocratique et des organes responsables d’un fédéralisme par délégation. L’efficacité de
        l’équilibre entre les nouveaux pouvoirs, l’usage qui sera fait des novations introduites par le Traité de
        Lisbonne (majorité qualifiée, coopérations renforcées, codécision, initiative citoyenne, etc.) fournira,
        dès cette année, le test des orientations de cette évolution darwinienne.  »

        A propos de la TSE je ne me tiens pas au courant de l’actualité (j’en serais d’ailleurs incapable au vu de mon incompétence sur ce sujet). Et je suis très intéressé de savoir où en est la possibilité de mécanisme lamarckien en biologie, c’est-à-dire d’action du soma sur le germen avant toute sélection, ce dont René Thom est persuadé:
        « …on ne pourra que s’étonner, dans un futur pas tellement lointain, de l’étonnant dogmatisme avec lequel on a repoussé toute action du soma sur le germen, tout mécanisme lamarckien. »
        ES p. 127.
        Concernant l’analogie biologie/sociologie:
        « Les situations dynamiques régissant l’évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés. »
        (Conclusion de SSM)

        Si la possibilité de mécanisme lamarckien se confirme en biologie alors l’analogie ci-dessus licite « scientifiquement » le citoyen de base à intervenir directement dans l’élaboration des lois et non plus via les fourches caudines d’une auto-proclamée élite.

      3. Sur l’évolution : la seule possibilité de « revanche du lamarckisme sur le darwinisme » connue à ce jours, ce sont les biotechnologies… Ce que vous évoquez correspond au facteur épigénétique; il est aujourd’hui de l’ordre du consensus qu’il n’y a pas de programme génétique, de déterminisme du gène ou de causalité mendélienne sauf par exception (cas de la trisomie par ex.), que l’environnement agit sur l’expression non des gènes mais de leurs interactions. Quant aux problèmes que se posaient Thom (aux critiques qu’il adressait à la TSE, relatives me semble-t-il au problème de la morphogénèse, ils me paraissent réglés par la découvertes des gènes « architectes » qui déterminent absolument le plan de construction de l’organisme d’une manière strictement déterministe (vous pouvez à loisir inverser antennes et pattes chez les mouches etc). François Jacob résume tout cela par la formule que « le vivant se bricole comme un vulgaire moteur de 2 CV ».

        Sur tout cela CanalU :

        http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/vivant_et_information.1285

        (voyez en descendant la page l’ensemble des conférences disponibles sur ce thème; un onglet de recherche est disponible; je vous conseille particulièrement les intervention d’Alain Prochiantz).

      4. @ jicé
        « Quant aux problèmes que se posaient Thom (aux critiques qu’il adressait à la TSE, relatives me semble-t-il au problème de la morphogénèse, ils me paraissent réglés par la découverte des gènes « architectes »  »

        A comparer à:
        « Le rôle du génome apparaît finalement comme un dépôt culturel des modes de fabrication des substances nécessaires à la morphogénèse. Il n’est peut-être guère plus nécessaire à l’embryogénèse que ne l’est la consultation des livres de cuisine aux réalisations gastronomiques d’un grand chef. » ES p. 128

        Le divorce entre votre approche et celle de Thom me semble total.

        En utilisant l’analogie biologie/sociologie, licite (cf. plus haut) pour Thom, cela donne: quand quelque chose cloche (cf. la crise actuelle) on commence par consulter le dépôt culturel, le « livre de cuisine », cad les archives.
        Et Paul Jorion ne fait pas autre chose lorsqu’il propose de remettre au goût du jour des lois de la fin du XIXème siècle…

      5. @ jicé
        Suite
        « comme un vulgaire moteur de 2 CV ».
        La citation de Uexkull montre qu’il a des rapports. Mais rien ne prouve que l’approche mécaniste soit la bonne. Thom est visiblement convaincu du contraire!

  46. Bonjour,

    C’est une erreur de laisser croire que Jean-luc Mélenchon s’est rallié très recemment à la cause écologiste!

    Le parti de gauche a été fondé fin 2008 ; or quels sont les 5 axes de son programme? :

    « Le PG propose donc d’organiser ce qu’il qualifie de « travail programmatique » autour de cinq axes[2].

    Faire face à « l’urgence sociale » en redéfinissant ce qui doit revenir sous contrôle public et en inversant l’ordre du partage des richesses entre le capital et le travail sous toutes ses formes.

    Faire face à « l’urgence environnementale » en installant la planification écologique pour engager une transition vers un modèle d’alterdéveloppement.

    Faire face à « l’urgence démocratique » pour réaliser la refondation républicaine et laïque des institutions et de la société française afin d’inventer la société de ce que Jean Jaurès appelait « la démocratie jusqu’au bout ».

    Faire face à « l’urgence européenne » en tournant la page du « modèle de construction libérale de l’Europe dont le Traité de Lisbonne est la règle du jeu antidémocratique et antisociale ».

    Faire face à « l’urgence économique, sociale et écologique planétaires », en démocratisant les institutions des Nations Unies, en reconnaissant « la supériorité des normes sociales et environnementales » et en réorientant les politiques de coopération, notamment. »

    Il faut rappeler aussi que Martine Billard, députée écologiste, a quitté dès le 8 juillet 2009 Europe écologie et rejoint le parti de gauche le 5 décembre!

    Faut-il rappeller qu’elle a été co-présidente du parti de gauche avec Jean-luc Mélenchon ; c’est dire l’importance accordée à l’écologie par ce parti…

    Cordialement.

    1. Mais le Front de gauche, ce n’est pas seulement le parti de gauche! Suis désolée mais quand j’entends mes camarades et amis PC de ma commune, je peux vous dire qu’on est loin de la planification écologique. Un parking relai en centre ville, vive la voiture, le nucléaire bien sûr…Mélenchon est très sympathique, les idées qu’il met en avant dans les articles, interviews (mais avec quelques nuances quand il parle aux ouvriers du ma région) sont très proches de ce que je pense, seulement il ne veut pas participer à un gouvernement; et les communistes majoritairement présents sur le terrain (c’est eux que je vois faire campagne), tiennent encore un discours productiviste, relance de la consommation…

      1. Bonjour,

        @ lou

        Je vous ferais remarquer que Jean-luc Mélenchon reprend pour le compte du front de gauche, dont il est le représentant, l’essentiel de ces aspects…

        Les huit organisations politiques qui composent le front de gauche sont donc globalement d’accord avec ces orientations …

        Qu’il y ait au niveau local des personnes qui s’expriment avec les mots d’avant, rien d’étonnant. Je pense qu’il y a néanmoins une prise de conscience en route qui ne peut pas se faire du jour au lendemain.

        Plutôt que « relance de la consommation » il faudrait parler, par exemple de « pleine satisfaction des besoins élémentaires »… Je pense qu’on en est là pour 10 millions de personnes en France, non?

        De plus vous vous trompez Mélenchon a seulement dit qu’il ne ferait pas partie d’un gouvernement qui ne serait pas « front de gauche ».

        Cordialement.

      2. @ Klaki: pas plus tard qu’hier soir, au conseil municipal de ma commune, les communistes ont réaffirmé leur soutien au nucléaire et ont clairement marqué leur différence avec les Verts. Je sais bien que les discours de Mélenchon sont attractifs, que ses interviews donnent matière à réflexion, mais la réalité de ce mouvement, c’est un putsch d’un ex socialiste, avec une petite troupe sur la gauche. Les communistes profitent de Mélenchon au niveau national, mais Mélenchon ne profite pour l’instant pas de ce putsch au niveau local. Or passée la présidentielle, qu’est ce qu’il reste: les législatives où ce sont des idées et un mouvement qui s’imposent au travers de candidats, pour l’instant massivement…communistes. Car ils ne perdent pas le nord. D’autant que c’est eux qui ont la force militante avec la relève. Et à la faveur de la décentralisation, ce sont ces mêmes communistes, que j’apprécie au demeurant, en tous cas, ceux que je fréquente, qui votent dans les Régions, les Départements, les Communes, pour le nucléaire, pour les parkings relai gratuits en centre ville, pour continuer l’étalage urbain et construire là où il n’y a pas encore de lignes de transports en commun…Localement la conversion écologiste des élus est plus crédible au PS que chez les communistes qui opposent un niet. Même si les élus PS ont quelques cours de rattrapage à prendre. (là encore, je me réfère à ceux que je connais, je ne préjuge pas d’autres élus, comme à Nantes ou Saint Nazaire par exemple…)
        Si Mélenchon veut que les idées du parti de gauche continuent à peser, il va devoir peser à l’assemblée, dans les collectivités locales…sinon, cela fera comme Besancenot (de 2002), ou comme Bayrou de 2007. Et pour peser localement, soit on révolutionne les mentalités et les façons de faire (je dis oui!), soit il sera obligé de négocier avec le PS. Ce qu’il a commencé à faire du reste car il voit que les communistes eux, ne se sont pas géné.

      3. @Lou

        Sur le nucléaire, il y aura un referendum et un débat. Par ailleurs, merci d’illustrer les failles de la décentralisation que je combats vigoureusement en tant que jacobin. Pour finir, si Mélenchon est élu, il y aura une constituante. Le Pc sait qu’il n’a pas intérêt à revenir à ses vieilles lunes s’il ne veut pas retourner à son étiage.

      4. Bonjour,

        @ lou

        Point numéro 1 :

        En premier lieu, il y a un programme élaboré par toutes les organisations politiques du front de gauche qui les engage : » l’humain d’abord ».

        Le parti communiste est donc engagé par ce programme : donc quand vous dites :

        Si Mélenchon veut que les idées du parti de gauche continuent à peser

        vous faites une erreur puisque ces idées sont déjà acceptées et engagent le parti communiste…

        Point numéro 2 :

        Concernant le nucléaire la position du front de gauche est très claire à ce sujet. Puisque la question du nucléaire divise aussi bien à droite qu’à gauche (il y a des communistes contre le nucléaire aussi, par exemple) il faut organiser un référendum sur une question aussi sensible.

        Etes-vous d’accord que ce sujet soit en débat sur la place publique et que les français donnent enfin leur avis sur cette question qui n’a jamais été démocratiquement discutée?

        A ce propos il convient de remarquer que la direction d’EE-LV, dans son accord avec le PS, a quasi complètement abandonné son programme de sortie du nucléaire contre des sièges de députés …Cependant que le PS signait plus tard un accord avec Jean-pierre Chevènement dans lequel il y a l’engagement à poursuivre le nucléaire.

        Celà résume assez bien la solidité de la parole des socialistes (et leur conversion écologiste ; lol) et la solidité de conviction des dirigeants d’EE-LV!

        Point numéro 3 :

        Vous dites :

        mais la réalité de ce mouvement, c’est un putsch d’un ex socialiste, avec une petite troupe sur la gauche.

        Tout d’abord la définition du mot « putsch » : « putsch, nom masculin, Sens : Coup d’Etat effectué par un groupe armé dans l’objectif de prendre le pouvoir.
        On peut aussi bien entendu le voir dans un sens imagé.

        Vous avez quand même un drôle de regard sur la démocratie! Ainsi créer un nouveau parti (le parti de gauche ») et s’entendre avec d’autres formations au sein du front de gauche s’apparente pour vous à une coup de force!!!

        La question s’impose : est-ce quelqu’un a été forcé dans ce processus ou est-il simplement une expression du jeu démocratique?

        Point numéro 4 :

        Je voudrais vous faire remarquer une chose : le programme du front de gauche est soumis par la présidentielle à l’appréciation des électeurs pour son application éventuelle future, non?

        Et cela vous étonnes qu’il ne soit pas encore appliqué…

        De plus vous n’avez pas répondu à mon objection qui me semblait pourtant valable quand je disais :

        Qu’il y ait au niveau local des personnes qui s’expriment avec les mots d’avant, rien d’étonnant. Je pense qu’il y a néanmoins une prise de conscience en route qui ne peut pas se faire du jour au lendemain.

        Plutôt que « relance de la consommation » il faudrait parler, par exemple de « pleine satisfaction des besoins élémentaires »… Je pense qu’on en est là pour 10 millions de personnes en France, non?

        Point numéro 5 :

        Vous reprenez à votre compte les rumeurs concernant des négociations en cours pour les législatives entre le PS et le parti de gauche ; c’est je crois prendre ses désirs pour des réalités.

        En l’état très clairement Jean-luc Mélenchon et Marie-georges Buffet ont récemment déclaré que le front de gauche présenterait partout des candidatures indépendantes.

        On entend ici ou là que les communistes auraient besoin des socialistes pour être élus. Encore une rumeur : tous les députés communistes à l’assemblée ont été élus en battant un socialiste présent au premier tour…

        Conclusion :

        Vous remarquerez que dès mon premier commentaire j’ai répondu point par point à votre intervention.

        Si vous pouviez faire de même je pense que cela pourrait faire avancer le débat.

        Bien cordialement.

      5. la décentralisation que je combats vigoureusement en tant que jacobin

        Là évidemment, y’a pas grand chose à ralouter, à part se marrer bien sûr. T’aurais p’têt pu dire centralisateur plutôt que jacobinouze, ç’aurait été encore plus clair, quoiqu’aussi ridicule certes.
        Par contre le vigoureusement est de trop, j’suis formel, lourdement pléonasmatique même, ça va d’soi, forcément vigoureux le jacobinbin, pardine, surtout le modèle combattant. On finirait par se demander si t’es vraiment du jacobin pur sucre mon gaillard… tellement que t’en rajoutes dans l’enflure emphatique et la profession de foi intégriste… mériterait un contrôle de slip et d’Adn le Nicks (« Nicks qu’a sa veste » au pressing pour dans quinze jours, prête à retourner), tu crois pas Jean-Luc ? Voir si c’est ben tricolore l’bazar…

  47. Melenchon au 2eme tour = Sarkozy pour 5 ans – les retraites votent UMP et ont peur des bolcheviques – les seuls veritables ecologistes sont les anti nucleaires affiches a savoir EELV et personne d’autre qui a aussi le seul programme economique qui va avec ses convictions ecologiques. Car fort malheureusement l avenir ce n est pas l humain d abord mais l environnement avant tout.

    1. Le problème n’est pas les idées de l’écologies, le problème ce sont les personnes qui portent le messages…. Europe Ecologies Les Verts est représenté par des personnes cacophoniques, est très arrivistes qui en même que leur candidate Eva Joly (qui ne l’est pas moins), organiser une oppositions sur ses thèmes au PS, se voyait court-circuiter par une candidate au législative(les verts) par une seconde négociations de marchands de tapis…. Quel triste spectacle qu’une telle contradiction, Comme si Cécile avait voulu planté Eva, rompant le cou de campagne à cette dernière en la dé crédibilisant. Eva Joly est apparu comme trahi par les siens. Lors de la primaire de l’Ecologie très CONCURRENTIELLE où les coup bas ont plu. Comme si tous les anciens rivaux de cette pré-compétition se vengeaient sur la candidate désignée…
      C’est un sale spectacle politique, où l’arrivisme individuel passe l’éthique, le vote des urnes écolo, et le ralliement collectif…. Même si la candidate est assez sympathique elle ne pourra redressé cette image désastreuse de leur mouvement.
      Comme l’écologie est une idée faisant grand place au biens communs, le fait que les egos soit si sur-développé donne une image d’insincérité absolue.

      Détrompez-moi, si des personnes de ce mouvement peuvent argumenter autrement le droulement de la campagne et la discrétiondes enjeux environnementaux dans la campagne.

    2. C’est triste de voir quelqu’un (la candidate) en situations de victimes de scélératesses…

    3. Bonjour,

      @ jeanne.

      Vous dites :

      les retraites votent UMP et ont peur des bolcheviques

      Les retraités que vous connaissez peut-être, mais comment pouvez-vous être aussi affirmative pour l’ensemble de cette catégorie de population?

      De plus, définition de « bolchévique » : « Les bolcheviks, bolcheviques ou bolchéviques[1] sont une fraction du Parti ouvrier social-démocrate de Russie fondée en 1903 et dirigée par Lénine, avant de se constituer en parti indépendant à partir de 1912 ».

      Bon, il y a juste 100 ans… ne retardez vous pas un peu?

      De plus le front de gauche, outre le parti communiste (qui évidemment n’a pas pu évoluer en près d’un siècle) est composé de 7 autres formations politiques… ne reproduisez vous pas, sans trop réfléchir, la peur du rouge -le couteau entre les dents, qui mangent les enfants-, que cherchent à attiser les opposants du front de gauche de tous bords?

      Vous dites de plus :

      les seuls veritables ecologistes sont les anti nucleaires affiches a savoir EELV et personne d’autre

      Vous avez raison de dire « anti-nucléaires affichés« , puisque dans les faits les dirigeants d’EE-LV ont vendu toutes leurs convictions contre des sièges dans un accord, qui s’apparente à une lettre au père noël, avec le PS.

      Beaux écologistes que la direction d’EE-LV, donc… Et il en auraient le monopole? Il faut se réjouir au contraire quand de bonnes idées se diffusent et sont reprises par d’autres ; n’est-ce pas cela qui compte?

      Pour finir, vous dites :

      l avenir ce n est pas l humain d abord mais l environnement avant tout

      Tout d’abord, on voit que vous n’avez aucune idée de ce qui est contenu derrière la formule « l’humain d’abord »! Une des conséquence, largement citée par le front de gauche, est de préserver, par l’écologie appliquée à travers la planification, le biosystème planétaire pour que l’espèce humaine ne soit pas condamnée à sa disparition…

      L’inversion de la de la hiérachie par vous, veut-elle dire que vous pensez qu’il faut un suicide général de l’humanité pour « l’environnement avant tout »?

      Cordialement.

  48. Lorsque je vais dans la « nature » qui n’est pas si Naturelle que cela, je me sents mieux; il reste très peu de nature naturelle ; il y a toujours des traces anciennes d’hominisations (traces d’ancien champs de diverses remontant même à plusieurs siècle, présence de faune domestique, et de flore importée). C’est pour cela que l’on parle d’environnement ( sous entendu de l’homme et pour l’homme). Donc nos interactions avec le donné naturel doivent nous créer un environnement viable. Dans la notion d’environnement l’homme est le centre de la création étant la bête la plus « évolué », voir l’état de la question sur les rapports de l’humain et de l’animalité….

  49. Plus que 15 jours avant le 1er tour… Mon humeur est d’infliger un « carton blanc » avec une campagne qui passe à côté de l’essentiel (environnement, l’Europe, la crise systémique, la déliquescence de versant sud méditerranéen, ect).

    La France est sous anesthésie, et comme l’a souligné The Economist, la gueule de bois à partir du 7 mai est à prévoir.

    1. The Economist… magnifique couv : le Déjeuner sur l’herbe avec le promis et le répudié de la Marianne en deux têtes de noeud de pique-nique…
      Au fait, à propos de The Economist, c’est quel pays qui est troisième au monde pour la diffusion de cette bible libérale ?
      Bon, z’avaient soutenu le Sarkome « faute de mieux » en 2007… s’ils sont logiques avec leur très souverain classement des pays selon leur « indice de démocratie » et au vu de la dégringolade de la fRance sur cet indice depuis cinq ans (au-delà de la trentième place mondiale, sept places perdues, avec le Bostwana, le Pérou, etc, bref passée dans le groupe des « Démocraties imparfaites » …), on supposera que, malgré leur sarcasmes sur le déni français, ils changeront leur fusil d’épaule…

  50. Les bookmakers devraient être obligés de rembourser les parieurs, puisque comme d’habitude, le parti qui obtiendra le plus de voix sera celui des abstentionnistes.
    Une suggestion de pari tout de même pour nos amis bookmakers : « Si F.Hollande est élu Président de la République, fera-t-il semblant pendant quelques mois de lutter contre le système ou bien prendra-t-il immédiatement des ‘‘mesures courageuses’’ ? »
    Mais baste de ces paris pour petits joueurs, ceux qui gagneront le Bingo en 2012 seront encore une fois nos amis capitalistes…

  51. Et si on parlait aussi de ce qui va fâcher?

    J’aperçois entre les lignes des divergences très profondes sur les questions relatives à la technique, via une conceptualisation très molle de la notion de « nature ».

    Ainsi lorsqu’on parle de « planification écologique », ou de souci de l’environnement etc (peu importe ici l’expression) qu’est-ce que cela signifie exactement et dans quels domaines ou directions?

    S’agit-il de décider politiquement des grandes orientations technologiques, du devenir des innovations ou des capacités techniques(bio et nao tech par exemple)? Ce qui serait un minimum, évidemment

    S’agit-il d’une « affaire entendu » et de célébrer un nouvel absolu : la nature, la planète etc? Est-ce un avartar politique d’une technophobie d’opinion?

    Le concept d’émancipation, qui est au coeur du telos de la gauche, liait la désaliénation de la relation sociale et le progrès de la maîtrise de la nature. Est-ce qu’on peut défaire l’un sans renoncer à l’autre? etc.

    Le champ des question est vaste, je lance ces quelques fils à l’heure de l’apéro, passablement avancé ici, mais il vaut mieux commencer à prendre langue sur ces aspects qui risque demain de provoquer quelques fictions et désillusions.

    1. Point du tout l’ami Pas de notion molle…. Exemple si tu répond pour la même question par le concept d’environnement ou de nature cela n’a pas le même impacts sur les solutions et les budgets adopter. Exemple ( pour être volontairement très provocateur): est-il nécessaire de défendre toute la biodiversité? Si tu réponds par l’environnement tu diras non parce l’ours polaire n’as pas de Feedback (effet de retour) sur l’humain alors que la disparition des abeilles oui… Donc tu feras certains choix.
      Si tu réponds en terme de nature, cela implique une diminution de l’impact humain sur les changements naturels.

      Le capitalisme s’accorde très bien du concept d’environnement mais mal du concept de nature, vers quoi la planification écologique du front de gche va -t-elle tendre? Vers une défense de l’environnement (appropriation qualitative et quantitative d’un périmètre naturel) ou de la nature( système de diversités et de l’altérité radicale à l’humain) …

      1. J’avais bien remarqué dans un de vos précédents post que pour votre part vous aviez des idées claires sur ce point; mais je doute que tous soit d’emblée d’accord avec vous. Continuons d’enfoncer le clou : la notion d’environnement est anthropocentrée; elle ignore la nature comme telle, qui elle même, vous le savez bien, ne se réduit ni aux vivants qui nous sont utiles ni aux vivant tout court

        Là où cela se corse c’est que le rapport de l’homme à la nature (au donné comme tel, vivant comme matière) est dorénavant, en droit et très bientôt en fait, de l’ordre de l’ingéniérie. C’est ici que des difficultés économique et politique cruciales nous attendent. Il est un peu tard, je fatigue et vous aussi peut-être, alors je formule une seule difficulté d’importance : le problème est-il conçu dans le programme du FDG comme relevant du pilotage politique des innovations techniques et des conséquences économiques qui les accompagnent, ou comme une mise en question du développement technique comme tel? Sur cet aspect des choses, le débat me semble nécessaire, et il est lourd de différends potentiels avec l’éventail des sensibilités de l’écologie politique. Quant aux autres difficultés, je passe le micro à d’autres.

      2. @ jicé
        « le rapport de l’homme à la nature est en droit de l’ordre de l’ingénierie. »
        Pouvez-vous justifier cette affirmation que je trouve bien péremptoire.

      3. J’ai regarder ce que @timiota nous a mis comme doc…. Et cela peut servir d’exemple pouvant nous faire avançais… Il est vrai que l’on pourrait tiré de nombreux biens fait à court et moyen terme, par exemple sur la maîtrise du climat, mais certaines choses à longtemps risque de ne pas être maîtrise à cause de leur complexité…. Le climat est un système plus ou moins choatique ( dont les prévisions peuvent anticipé comme dans la finance par des modèles mathématiques et des ordinateurs très puissance et pourtant le climat nous échappe).
        Le problème se sont les connaissance » hors champ: par exemple on peut trouvé que le réchauffement climatiques est somme toute pas si terrifiant si on l’accompagne; hors du champ de l’analyse des climatologues se trouvait l’existence au fond des Océans de grande poche de méthane liquéfier qui pourrait si l’atmosphère et les océans à sa suite se réchauffent se libérer modifié très brutalement non seulement le climat mais aussi la composition moyenne de l’atmosphère terrestre.

        En fait, il y a tellement de hors champ dans le savoir des hommes du XXI° siècle qu’il est très risquer d’utiliser nos connaissances. ( Tempête de 1999 en France dont la dépression tournée dans un sens contraire à la force de Coriolis).

        Aussi sur le contrôle du climat on parle de travaux à grande échelle avec l’éléctro magnétisme, on sait faire pleuvoir depuis longtemps avec de l’iodure d’argent, mais la ionisation de l’atmosphère peut engager des forces incontrôlée. La ionisation de l’atmosphère par les ondes électromagnétiques artificielles réchauffe-t-elle le climat (réseaux de télécom et diverses activités humaines).

        Si sans doute le champ des mesures à prendre ne peuvent être qu’environnementale, il faut une analyse poussée sur la complexité du donné naturel.

        Tout cela pour dire que l’Ecologie politique actuelle est très loin du compte!!! Surtout avec les envies de notabilités qu’ils ont tous dans ce genre de mouvement politique. Il sont le comble du conformismes alors que justement s’il était un temps soit peu sincère ils seraient le comble du poil à gratter de la société capitaliste.

      4. @ Timiota
        Merci.

        @ jicé
        Il y a ama deux attitudes possibles.
        La première, démiurgique, consiste à tenter de comprendre la nature afin d’agir sur elle. C’est l’attitude actuelle.
        Or toute innovation, dans la mesure oú elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice.
        Si nous continuons à priser par-dessus tout l’efficacité technologique je suis convaincu que les inévitables corrections à l’équilibre entre l’homme et la Nature ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques.
        La deuxième est herméneutique. Voir ES pp. 223 à 225. Elle conduit pour moi à préférer les sociétés « froides » de Lévi-Strauss.
        Jean Petitot, qui fut intellectuellement très proche de Thom et figure parmi les plus fins connaisseurs de sa pensée à fait le choix démiurgique comme en témoignent ombre de ses publications. Thom à fait le choix opposé.

      5. @BasicRabbit

        C’est vrai que notre vision du progrès actuel est Prométhéen (se rebelle contre l’ordre des chose), il faut le faire évolue par une harmonisation avec le cosmos par le logos…. Exemple d’utopie réalisable et peut-être déjà en cours de réalisation: puisqu’on relargue des gaz de combustion et de réaction chimique dans l’atmospère pourquoi ne pas orienter les recherches fondamentale et appliqué vers les moyens qui existent (processus naturels) de recaptures de ceux-ci….
        Ex: gaz de schistes et huiles pétrolière ( normale ou de nouvelles extraction) sont des matières carbonés (Fixation des CO etCO²), qui naturellement était en végétaux et animaux (la vie c’est de la matière carbonée) sédimenté et fossilisés en pétrole gaz et micro- gisement ( pour les gaz de schistes), la libération par combustion ( nos activités humaines ) de cette fixation sous-terraine est très grave parce la capture par processus naturel de ce carbone a rendu notre terre viable. La science qui peut cherché la fracturation hydraulique pourrait -aussi cherché à réparer les Etats légiférant pour rendre légal l’obligation de dépolluer de refixer les diverses émissions atmosphériques. Cela pourrait même crée de nouveau champ d’activité économique. Si les majors du pétroles et du gaz sont malines….(dans une optique capitaliste) j’investirais massivement dans les industries de réparations naturelles (recherche et développement), mais leur inventivité est visiblement en berne et le progrès est unidirectionnel et prométhéen.

      6. @ MAZERAN Jean-Marc
        J’habite en Bretagne où comme chacun sait il y a beaucoup de pollution à cause des porcheries et poulaillers industriels.
        Face à ce problème il y a deux solutions: tenter de le régler soit en amont soit en aval.
        Le système actuel choisit toujours la solution aval pour les raisons que vous exposez très bien: en polluant on crée le marché de la dépollution.
        Et on lance ça à l’échelle mondiale avec le CO2…
        Pour moi c’est de la démence pure et simple et ça va très mal se terminer.

      7. à jicé : 6 avril 2012 à 21:38
        En quoi la technologie serait-elle opposée à une prise en compte de la conservation de notre biotope ? La conservation de « notre » biotope impose la prise en compte de la biodiversité dont nous sommes partie intégrante. Il n’existe pas de biotope propre à l’espèce humaine que l’on pourrait extraire de celui de tous les autres êtres vivants.
        Pour illustrer par un exemple, comment pensez vous développer le photovoltaïque de troisième, quatrième, cinquième génération en tournant le dos à la technique. Savez vous que cette technique en est à ses balbutiements et que la recherche dans ce domaine se fait tous azimuts, que les panneaux photovoltaïques de demain n’auront pas grand chose à voir avec le « produit industriel mature » que nous produisons aujourd’hui.
        De mon point de vue la promotion de la technique n’est ni « productiviste » ni « décroissantiste », c’est comme la langue d’Esope le fabuliste, la meilleure et la pire des choses.

      8. @ RV et @ vigneron

        Attention parce que les panneaux photovoltaïques actuels, n’est pas une technologie aussi propre que tu le crois…. Il paraît, mais on reste très discret sur ce point, que comme les nouvelles technologies ils contiennent des matériaux extrêmes polluants dont les dé pollutions coûteront très cher au démontage à la fin de leur cycle de vie… En fait c’est le même problème que les centrale nucléaire, dans le prix (vu que maintenant je sais qu’il est une construction du social dans l’économique) par sans doute omission délibérer on oblie de le dire ne refléte pas la valeur réelle des coûts environnementaux.
        Juger de la politique environnementale actuelle et du silence ( notamment des écolo sur de tel sujets techniques) de tout le monde (ERDF, les industriels, les pouvoirs publics);
        perso dans ce domaine c’est de l’arnaque( je VEUX militer pour la défense du consommateur: par l’info),
        Arnaques du photovoltaïques: 1° ERDF te fait cofinancer (à crédit ) l’installation première (avec la carotte du crédit d’impôts retiré depuis peu), 2°ERDF te rachète l’électricité à un prix inférieur à celui auquel ils le vendent conséquence (comme tu n’as pas d’accu pour stocker) ta diminution de facture est ridicule,3° A la fin du cycle de vie de tes panneaux ( je ne crois pas mais il faudrait vérifier s’il finance la dépose/ dépollution) tu paye un max…. Ca va en faire des malheureux cette politique publique…

        Et tu crois que les écolo politico l’aurait dénonçait, il se sont tus comme les autres alors qu’ils revendiquent maintenant l’exclusivité de la pensée écologique. C’est pour cela que je les prends pour des usurpateurs. Les vrais combats(où ils sont sensés être expert), ils les ratent…

        PS: Si vous êtes sur le point de prendre ce genre de décision(installation), à mon avis il faut surseoir, et se renseigner par la bande.

    2. @jicé

      Il ne s’agit pas de s’opposer au « progrès ». A condition de savoir de quoi on parle. Ceux qui prétendent que « l’on n’arrête pas le progrès » limitent celui-ci à une course technologique supposée résoudre tous nos problèmes. Ceux qui en sont les bailleurs l’ont détourné à leur seul profit. Le progrès n’a pour eux qu’un seul objectif : le retour sur investissement le plus rapide possible en se foutant complètement du bien de l’humanité.

      Aujourd’hui, le progrès des connaissances permet d’utiliser la nature avec plus d’efficacité tout en visant une économie de moyens. Par exemple, les derniers acquis de la biologie permettent de traiter les effluents par lagunage en se passant de la filière physico chimique. Pour un coût dix fois inférieur et une valorisation des déchets. Ceci n’est pas considéré comme un progrès par Bayer qui, par le truchement des administrations et des concessionnaires (Vivendi et autres) impose le maintien de la filière technologique. Au nom du progrès.

      Ceci pour dire qu’une humanité devenue multitude ne pourra pas se passer de la science ni des techniques pour occuper cette planète de manière acceptable. A condition que ces connaissances soient mises au service de cette humanité et non à celui de quelques multinationales et mandarins oeuvrant pour leur carrière et surtout pour leur seule gloire.

      Amicalement
      Franz

      1. Superbe commentaire Franz.
        Toute la pensée écologique résumée en quelques lignes !
        On peut faire plus court encore.

        Un progrès technique est bon lorsqu’il maximise le bien-être du plus grand nombre et non le portefeuille de queqlues-uns…

        Mais votre style est largement supérieur à ce raccourci.

        Amicalement too

        Ben

  52. Vive la droiche ou la gaute à moins que se soit l’inverse qui dans les salons démocratiques journalistiques qui développe soudainement le non chiffrage complet du programme 90° et 1200 tr/min d’ essorage du Front de Gauche; tant qu’il n’était pas à 15% d’intentions de votes pas de brevet de réalisme à passer, on peut donc faire comme le parti de l’Amour (Parlement Italien: cicciolina) tant que t‘approche pas 15 % et que t’as le dynamisme politique d’une huître….pour les journaliste français qui évite les bons sujet, comme un tank évite les mines anti-chars…. Si la campagne ne vaut rien s’est aussi qu’ils nous lénifie, nous laisse lénifier par les politiciens!!!

      1. Bien sûr que oui, mais les journalistes eux feignent de l’ignorer par dé cre di bi bli ser! En fait je crois qu’en faisant leur métiers en muet comme the artist ça serait marrant parce que beaucoup explicite…. Leurs questions s’est du flan mais eux qui ont la parole, alors ces pauvres aires font payés à Melenchon ce qui l’a eu audace de leur dires à mente reprises….

  53. Pourquoi n’a-t-on pas entendu tout ce que Jean-Marc Governatori ( Alliance Ecologiste Indépendante ) propose ? Les idées de ce parti sont si novatrices, si évidentes ! Là, les 3 vagues dont il est question plus haut sont prises en compte.
    Allez, ça vaut le coup d’aller visiter le site de l’AEI !

  54. Notre civilisation dépends du pétrole dont aussi pour l’alimentation alors que le pic pétrolier est déjà dépasser.

    Il est impensable dans notre société actuelle de croire que l’on pourra s’adapter alors que de nouveaux marchés à démographie très importante comme la Chine ou l’Inde viennent de s’ouvrir au capitalisme.

    La question n’est pas de savoir, je veux garder mon confort et eux ils se débrouillent. Techniquement l’Occident avec son niveau de consommation à 5 ou 6 planètes ira elle-aussi vers une crise, dont la famine est la résultante.

    De nos jours les habitants qui ont accès aux richesses, ont un niveau de dépendance très élevé/total à l’énergie du pétrole. Des infrastructures existent autour du pétrole, et aucune énergie ne pourra la remplacer par le biais de ses infrastructures.

    De toute façon, les dirigeants ou les banques s’en foutent, le but est de faire du profit, d’assamer des chiffres et de les cacher dans lieux fiscaux inexistants.

    Les populations vont subir ses impacts, en premier lieu des problèmes agricoles qui vont provoquer des révoltes, ce qui est logique. En plus des problèmes de logements avec les locations ou les banques propriétaires en cas de problèmes financiers.

    Ils existent des droits pour les citoyens, et il faut avoir conscience de les mettre en avant, car le productivisme nous mène droit dans le mur.

  55. Ce serait bien si un candidat osait, retournant en quelque sorte les tristes concepts politiques en sensibilités face au réel, retourner les histoires d’argent en histoires de temps…., un temps pas encore historiquement conceptualisé.

    -N’est-il pas vrai que la grand absent, dans la métaphore de la vague sur-multipliée le soliton, c’est la durée qui s’estime avant l’apparition…, réalité d’un grand silence?
    -N’est-il pas vrai que si ce temps incertain serait néanmoins compté, cela serait en années, en mois, semaines, heure, …voire instants?
    -N’est-il pas vrai que si le temps se présente par l’élection décompté pour être compris avec l’argent, néanmoins l’ordinateur décompte, avec toute l’accélération qu’il permet, le même temps comptabilisé d’argent antique agité en sur-fréquence alors qu’autant chacun des rôles antiques attribués pour chacun par l’emploi sont mis en sur-fréquence, et tandis que l’élimination que produit cette sur-fréquence se présente comme complexité, à la marge masquée en brèves éliminations?

    Oui, » l’argent complexe » est bien le plus réactionnaire moyen de sa solidité dans un monde qu’il détruit!
    S’attend véritablement une monnaie adaptée à un monde complexe, celui des temporalités dégagées…, puisqu’elles sont déjà là (?)!

  56. à Bob

    « ceux qui gagneront le Bingo en 2012 seront encore une fois nos amis capitalistes… »

    Aux Etats-Unis on saît parfois qui a investit pour les partis politiques, donc on peut connaître les vrais gagnants capitalistes de l’élection. Sinon pour les populations, il n’y a pas de lobbys sinon on casse les syndicats ou on les achètent.

    Par contre les votes rapportent de l’argent, les citoyens aident aussi les capitalistes qui sait, ah oui certains le sont déjà, les cumuls des mandats et des retraites en millions en exerçant en même temps d’autres emplois (même fictifs aussi).

  57. Donc le débat c’est Eva Joly ou Jean-Luc (Le siècle ça existe?) Mélenchon au 1ER tour ? Ok

    Désolé mais aucun intérêt.

    Vous aurez la rigueur et puis c’est tout.

    En 2017 nous verrons, mais pour cette fois on est tous foutus.

    1. Mitterrand avait Élisabeth Tessier (laquelle avait prévu DSK président…), Sarkozy a Channel Kristina, dans un super numéro de lèche !!!
      Espérons que la lune de la population française ne soit pas percuté par un astéroïde…

    2. Bref, il y a des astrologues qui sont de droite, et d’autres qui sont de gauche.
      ça c’est un scoop ! 😉

  58. Le Parti de Gauche n’est que le cache sexe d’un PCF profondément pro-nucléaire. Mélenchon appelle à un référendum sur le nucléaire, rien de plus.

    1. Bonjour,

      @Manuelle

      Je ne répondrais pas à cet argument fin, d’une profondeur politique imparable, énoncé en premier lieu par Jean-marie Lepen du « front de gauche (pas parti de gauche – déjà vous dominez mal votre « sujet ») cache sexe du PCF ».

      Vous dites :

      Mélenchon appelle à un référendum sur le nucléaire, rien de plus.

      Bon, si pour vous mettre en débat le sujet du nucléaire, qui n’a jamais été discuté démocratiquement, c’est pas grand chose…

      D’ailleurs si vous pouviez me dire quelles sont les propositions concrètes des autres candidats à ce sujet pour la prochaine législature?

      D’avance merci.

      Cordialement.

      1. « Front » oui, et pas Parti. Il me semble que le Front de gauche est dominé par le PCF, le Parti de Gauche ne représentant qu’un peu plus de 8.000 membres seulement sur un total de plus de 120 000 adhérents pour le PCF, et il me semble que le PCF n’a rien de très écolo, il n’y a qu’à lire l’Humanité pour s’en convaincre. Qui veut opter pour l’écologie, à mon avis, devrait d’abord penser à voter Eva Joly, qui est très claire sur les perspectives qu’elle compte donner à l’énergie électro-nucléaire en France (http://atomicwiki.org/Nucl%C3%A9aire_et_politique#Eva_Joly). Pour l’avoir entendue parler, elle fait très bien le lien, sans doute aussi bien que Mélenchon, entre crise écologique et crise financière. Je m’étonne que Paul Jorion n’en ait rien vu.

      2. @Manuelle

        Et alors ? Le referendum est le meilleur moyen d’évoquer les tenants et les aboutissants de cette question qui est stratégique pour notre pays. Cela mérite bien un débat non ? Je vous rassure chaque communistes n’aura qu’une voix et une seule par personne, comme tout le monde. La tendance est clairement à la sortie de cette énergie.

        Pour le reste le Front de Gauche propose également de se passer à terme des énergies carbonées, de protéger la mer et de lancer une vaste campagne de recherches sur un milieu dont nous ne connaissons encore qu’une infime partie, qui est entre autres source potentielle d’énergie renouvelable et propre. Par ailleurs, la Confédération paysanne, syndicat paysan engagé pour une agriculture durable a apporté son soutien au Front de Gauche. J

        Je suis désolé pour Eva Joly que j’aime bien, mais son parti s’est révélé incapable de porter une parole politique et notamment l’écologie. Vous pouvez remercier Cécile Duflot notamment et son marchandage au rabais avec le PS. Belle leçon de politique politicienne ! Désormais, pour la protection de notre environnement, il faut se tourner vers le Front de Gauche.

      3. bonsoir,

        au cas où vous ne l’auriez pas remarqué il y a un programme partagé qui engage donc les communistes …

        Pour ce qui concerne Eva Joly, j’ai beaucoup de respect pour elle et pour les idées qu’elle développe.

        Malheureusement, et à mon grand désarroi, la direction d’EE-LV a quasi renoncé à son programme, contre des sièges avec son accord avec le PS!

        C’est pour celà à mon avis qu’elle est si basse dans les sondages. Comment appliquer son programme avec les futurs députés éventuels d’EE-LV qui auront les mains liées par cet accord avec le PS.

        Cerise sur le gâteau le PS signe avec Jean-pierre Chevènement un accord prévoyant de continuer dans la voie du nucléaire…

        Cécile Duflot qui aurait dû « naturellement » en temps que dirigeante d’EE-LV se présenter pour la présidentielle, ou d’autres, ont laissé aller Eva Joly au casse pipe avec des moyens dérisoires en lui savonnant la planche régulièrement (voir les déclarations du maire de Bègles).

        Ayant pesé tout cela, un réferundum faisant enfin débat sur le nucléaire qui n’a jamais été discuté démocratiquement , ou tous le monde pourrait voter (donc cela échappe aux communistes sur ce sujet) et engageant même, à priori, les gouvernements suivants ça serait vachement mieux que rien ou pas grand chose.

        Qu’en pensez-vous vu sous cet angle?

        Cordialement.

    2. C’est sans doute pas faux chez les anciens, mais le PCF est dans le truc, un peu noyé dedans d’ailleurs, et propriétaire de rien. Le succès du rassemblement autour de ce programme en rend déjà dépassé bien des points, non? Un instrument est en train de se créer, ce sera d’ailleurs peut-être juste une occase, avant le retour de la chape de plomb PS UMP (bientôt DP-FN d’ailleurs), ou les entrechats EELV, essayons de le manier et de le diriger collectivement vers là où cela compte. De toutes façons c’est ça qu’est dans le tuyau, pas autre chose, l’effectif du réel, et rien d’autre, tant pis si cela déplait. Alors on en fait quoi? C’est pas un pacte qu’on va signer de notre sang. Libre à chacun d’envoyer paître par la suite (qui sera des plus amères dans ce cas…). Cela fait combien de temps que ce genre de choses, en laissant les appareils de côté, d’événement populaire donc, ne s’était pas produit? ça mérite qu’on s’y penche, qu’on travaille le matériau je crois.

      1. La femme de l’Affaire Elf est à mon avis la seule à pouvoir lancer une opération mains propres à vaste échelle dans notre république. N’est-ce pas pour cela qu’elle a été désignée d’ailleurs comme représentante des Verts? Le lobby nucléaire a de tout temps reçu les faveurs des grands partis d’élus. Le PCF est pour l’industrie, Mélenchon aussi. Peut-être même aime -t-il davantage le terme « planification » que le terme « écologie » dans son projet de planification écologique?

      2. Re-bonsoir,

        @ Manuelle

        Même si Eva Joly est élue, ce qui est de plus en plus grandement improbable, vous croyez que les socialistes vont laisser faire une opération main propre?

        Mélenchon (à titre personnel) et le parti de gauche ce sont prononcés contre le nucléaire, vous êtes mal informée. De plus ils soutiennent le scénario « négawatt » de sortie du nucléaire et des énergie carbonées.

        Quant au poids respectfs de « planification » et « écologique » dans l’esprit de Mélenchon je vous en laisse l’oracle.

        On peut noter qu’il y a au sein du front de gauche la FASE (écologiste) et des écologistes venant d’EE-LV.

        Si par affection vous souhaitez voter Eva Joly, je vous comprends, elle le mérite.

        Cordialement.

  59. époché des Œufs de Pâques .
    Passage étroit
    et trois pas sages.
    C’est toujours mieux que le trépas .

    Misère qui sans cesse se répète
    Clef égarée quelque part entre Rome et Constantinople
    Clef mise en conserve en boite au lieu d’être offerte.
    parce que la Porte, tout le monde la voit ,
    mais quel bazar autour pour ouvrir …
    🙂

  60. Jorion et les autres, n’êtes-vous pas transportés par la formidable vague de questions environnementales submergeant cette campagne, poussée autant par le souffle puissant s’échappant du clairon de notre stentor frontiste rougeo-verdissant que par la sidérante dynamique tellurique du courant océanique qui l’accompagne ?
    Question subsidiaire : quelqu’un aurait-il l’amabilité de nous communiquer le libellé exact de la question référendaire concernant le nucléaire civil gogaulois annoncée par le clairon susnommé ?

    1. @Vigneron

      Je crois que c’est celle-ci :

      « Etes vous d’accord pour que Vigneron décide qu’il faille élire d’autres formations que le Front de gauche pour mettre les questions environnementales en avant, parce que franchement c’est inadmissible que ce parti soit le premier à avoir réussi à imposer la question écologique dans le champ politique ? »

    2. Vigneron, l’affaire est entendue; tu vas pas éructer pendant encore deux semaines non? Tu te mets tout seul à la mauvaise place là, ça te ressemble pas, celle du ressentiment, du cocu de l’histoire, du benêt qui tient la chandelle. Je t’assure, plus tu gigotes, plus tu t’enfonces. Zappes, comme dis la jeunesse. Ou rends-toi utile (j’ai pas dit idiot, hein).

      1. Par exemple : si c’est crapulerie que tu veux dénoncer, de la lourde, de la pire espèce, celle qui masque le cynisme du pur calcul politique et de la trahison des idéaux sous l’apparence de la bonhommie, penches-toi sur le cas Borloo. Un pur stipendié sur sarkozysme, que nos querelles de clocher nous font oublier. Eh bien rappelons-nous l’existence de ce genre de fossoyeur de la vie publique.

    3. Selon moi aucun intérêt ce référendum sur le nucléaire civil. Comme un seul coup de crayon en a décidé, un seul le stoppera. Pas la peine de demander à la population sur un sujet où on ne lui a rien demandé d’ailleurs avant. Correction automatique. Hé hop, réglé. Je suis pour une décision d’arrêt et de démantèlement immédiatement , planning à voir 5, 10, 15, 20 ans ? Moi 10/15 maxi pour l’arrêt total ! M’obligez pas à me présenter !

    4. Crois- tu vraiment que l’écologie politique actuelle vaille vraiment la peine d’être sauvé…. C’est une bande d’arrivistes sorte de Rastignac politique qui ne pense qu’aux mandats (emplois de professionnels de politique locale ou nationale). Je pense que leur échec aux élections n’est pas très préjudiciable aux question écologiques et de la défense de la nature, parce que visiblement s’est parfaitement secondaire chez eux. Des gens comme cela à part de passer pour des clowns, ou bien dans le meilleur des cas comme boosters d’un grand parti ne peuvent réellement poser les enjeux environnementaux (sans être erroné ou simplifier)….

      Souvenez-vous de dominique V dans le gouvernements de gauche plurielle, l’environnement dans la réglementation n’as fait que de maigres avances, qui auraient avoir lieu avec le zèle d’un gouvernement de droite….

      Le seul apport véritable de l’écologie politique est la lente mais réelle inclusion dans les planifications et processus d’Aménagement du territoire Loi voynet, qui par diverses structures (pays, plan de déplacements urbains,….) tente de dégager pour la France qui le problème de l’émiettement urbain (plus important que dans d’autres pays vu les 36000 communes) avec une rurbanisation croissante…. Essaye de repèrage de territoire cohérent par rapport aux bassins de vie et d’emploi et d’inclure des logiques de projet de territoires tenant compte des logique environnementale… S’est mieux que rien mais s’est faible!

      Excusez; M.Jorion s’est très Franco-Français ce que je dis là mais comme vous parlez de la campagne présidentielle Française….

      Il y aurait plein d’autres logiques à impulser de ce type dans de multiple domaine et pourtant la visibilité politique des écolo ne s’opère que sur le nucléaire l’effet de serre, faiblement la justice sociale. Qu’ils sont pauvres intellectuellement me suis-je pensé? Même par rapport à l’époque Voynet.

    5. Non solum sed etiam ? Chers futurs suceurs de queues de cerises ? Des réponses ?
      Quel ramassis de branquignols. Tiens, rien que pour avoir groupiert tout ce beau monde, l’avoir mis en lumière, bien rangé entre les cornadis, ben le faisan Méluche j’dois avouer que s’il existait pas j’l’aurais bien inventé. Hollande aussi sans doute. Cornérisés les cornards, comptez vous dans le corral maintenant. La bétaillère arrive…

      1. Merci, tu viens de m’apprends un nouveau mot cornadis…. Mais vois-tu je ne suis pas dupé sur mélenchon; la pensée est plus intéressante que les autres partis politique s’est tout… Mais si les autres parties sont au niveau d’évolution de la paramécie intellectuelle Le Front de gauche est au niveau du mammifères le plus primaire qui soit… Je ne suis pas plus content que cela que citoyen mélenchon passionne les foule, s’est bizarre mais sarko était aussi très fort pour conquérir le pouvoir; cela ne gage pas la valeur de la réalisation politique ultérieure….Malheureusement!

  61. Seule Marine Lepen se positionne contre les banques au benefice des classes moyennes :
    – augmentation de la fiscalité des grands groupes internationaux
    – abrogation de la loi de 1973 obligeant l’état à se financer aupres des marchés
    – remboursement des bonus indecents des banquiers
    – retour a un service public correct (securité, infrastructures, education)

    Elle seule stigmatise l’europe ultra-liberale de bruxelles, sous la tutelle de goldman sachs & co, et le dogme indefectible de l’euro qui ne sert qu’à engraisser les banques et detruire l’economie des pays les plus faibles de la zone.

    Elle montre aussi que les 1% les plus riches s’enrichissent toujours plus, alors que les 99% de la population s’appauvrissent.

    Vous pouvez suivre tout son programme économique dans son meeting du 7 avril à Lyon :
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wyHKdGjq8YE

    1. Il est difficile de ne ne pas stigmatiser l Europe ultra libérale, c est très porteur :
      Même le candidat président propose de geler notre contribution au budget européen.
      Votre tract est au minimum inexact.
      Il n y a pas d avenir à diviser, il faut unir les citoyens autour de valeurs communes.
      Ces valeurs sont républicaines et le candidat elu devra respecter dans le temps les engagements pris avec les autres pays, ou laisser le temps nécessaire à ceux ci pour s’ adapter à un changement de cap de notre côté si telle est la volonté du peuple souverain.

      1. C’est pas parce qu’elle reprend des constats fait sur le blog; Maintenant M.Jorion l’avait vous réellement convaincu; s’est une des techniques préférées de l’extrême droite pour arriver au pouvoir s’est de reprendre des constats réalistes (en tirant le constat vers l’interprétation paranoïaque) tout en y accolant des solutions disjointes avec un volet à la haine (et vu la taille du volet si on se le prend dans la figure, c’est mort). Ce que je disais pour mélenchon est aussi exact pour moi pour Marine Lepen. Cela ne gage pas la valeur de la réalisation politique ultérieure….Malheureusement!
        Le fait que les extrêmes gauche et droite aient raison, s’est parce que la situation économique et politique tourne à l’absurde…. Ce qui au départ pouvait être faux devient vrai par la force de la situation. Bien que j’ai de la sympathie pour le côté gauche.

        Quelques fois la démocratie représentative, met en place des processus délétères!!!

      2. Et c’est comme cela que Dédé Magot arrive au pouvoir ou que des des démagots « idem »…

    2. Je viens d’écouter son meetings plus une heure, elle a été une excellentissime politicienne…. Mais je ne partage pas le fond de ses idées sauf le constat économique et social qui fait 90% du temps du meeting, Très peu de véritable solution… Parce que c’est la que cela pêche et que certaines ne serez pas montrable….

  62. Nous sommes à un moment clé et c’est important de se positionner clairement.
    Dire que c’est pareil d’un côté comme de l’autre fait le jeu du candidat sortant et c’est en quelque sorte choisir un camp.

  63. Je crois que chacun ici doit écouter cette conférence sur un sujet crucial : la géopolitique. Encore une fois, on peut critiquer le positionnement, peut-être les manques de la vision. Mais dans l’offre politique actuelle, je n’ai pas relevé cette connaissance des sujets, cette finesse d’analyse et la pertinence des solutions. A mon sens les deux candidats des media sont a des années-lumières :

    http://www.youtube.com/watch?v=g6heICDlWFs

  64. Le titre du billet me fait penser à la fable de La Fontaine « Le renard et le bouc ».
    Extrait:
    « de ce lieu là je sortirai
    après quoi je t’en tirerai ».

  65. Chapeau Jorion. Bien joué le corner à mélAnchistes. Les voilà bien parqués (et marqués…) sur leur voie de garage, leur bac à sable. Nous foutent la paix sur les autres fils. Ce marigot leur suffira bien pour les quinze jours qui leur restent à vivre…
    Encore bravo. Du grand Art…
    Z’auriez pas bossé dans la finance par hasard ?

    1. Précis de cornerisation :

      « Les derviches avancent lentement et font trois fois le tour de la piste. Chacun à un endroit donné se retourne vers celui qui le suit et tous deux s’inclinent profondément, puis reprennent leur tour. Cette circumambulation est l’image des âmes errantes, s’agitant, cherchant à la périphérie de l’existence. Le premier tour symbolise l’exotérisme, le deuxième l’ésotérisme, le troisième la Vérité. Mais la périphérie de l’existence contient déjà cette dernière dans la révélation de la Loi. Leur salutation mutuelle est le symbole de la solidarité spirituelle, où les âmes se reconnaissent mutuellement comme étant d’une même origine. C’est aussi la réciprocité des consciences, chacun des derviches servant de miroir à l’autre.

      A la fin du 3ème tour, le maître s’assoit sur son tapis et les danseurs se mettent dans un coin. »

    2. Bonsoir,

      ben voilà qu’il y est aussi le Vigneron dans le marigot et c’est pas la première fois…

      Pauvre Vigneron sur la voie de garage (malheureusement pas seulement sur ce corner).

      Espérons qu’il sortira de son marigot personnel trop souvent fait d’aigreurs confites en un ressac quasi permanent.

      Un peu enfantin de se contenter de projeter souvent sur le monde son propre désabu, bon comme ça cela rassure, il est à son image …

      Doit pas être terrible son pinard.

      Bon c’est le billet le plus commenté, il viennent sûrement pour Vigneron.

      Cordialement.

      1. Ce sont donc les cataniens qui maîtrisent le monde. De ce que j’en imagine via l’article de wikipedia, traduite par automate, la version préhistoire m’intrigue, une forme d’enfance.

  66. Le choix est simple: La finance au pouvoir ou le Peuple au pouvoir.
    Voter Mélenchon, c’est le Peuple au pouvoir et la Finance au service du Peuple. Voila tout!

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