LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 6 AVRIL 2012

« Le vote utilie… au premier tour »
Les 4 postures de Jean-Maxence Granier
Greenspan et la main invisible
« Les imposteurs de l’économie », de Laurent Mauduit
« Ces 600 milliards qui manquent à la France », d’Antoine Peillon
Les bonnes idées n’appartiennent à personne

NB : le prénom de M. Mélenchon, est « Jean-Luc » et non « Jean-Paul », comme je l’appelle par inadvertance 😉

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80 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 6 AVRIL 2012 »

  1. J’ai une coupure sur la vidéo de 2mn à 9mn environ. Je suis peut être le seul parce que j’ai des problèmes avec flash player en ce moment. A voir

      1. Non seulement ça marche, mais pour une fois mon ordi n’a pas « chauffé » au bout de 2 ou 3 minutes ! (J’ai même pu voir toute la vidéo sans faire de pause !)
        Je ne sais pas quel « nouveau » format vous avez utilisé, mais moi il me convient beaucoup mieux !

        Quant au contenu, rien à redire : au contraire, j’approuve !

  2. CQFD Le facteur sonne toujours deux fois!

    39% d’abstention sondée dernièrement et le politicards continuent la tête dans le sable. Est-ce qu’il ne faudrait pas instaurer un niveau de participation minimum pour que des élections soient validées -et sans vote obligatoire comme dans la très démocratique belgique-?

    Cela forcerait peut-être les politicards à comprendre qu’on ne fait pas avancer les choses en en abandonnant une partie au bord du chemin.

    1. « En en abandonnant une partie au bord du chemin  »

      Vous savez très bien que les élections se jouent en attirant des minorités agissantes (je vous en épargne la liste), la majorité se répartissant comme elle peut (50/50) sur une offre informe quand elle n’est pas faussaire.

      En fait c’est bien une majorité, bien trop silencieuse, qui est laissée au bord du chemin.

      1. Donc, est-ce qu’il ne faudrait pas instaurer un niveau de participation minimum pour que des élections soient validées?

        Il y de plus en plus en plus de silences assourdissants.

    2. En Belgique, il me semble qu le vote est obligatoire? (Enfin, confirmez…)
      Cela a donné 18 mois de vide gouvernemental…

      1. C’est bien ce que je dis: sans vote obligatoire sinon aucun intérêt. Oui le votre est obligatoire dans la très hypocrite belgique et non ce n’est pas, comme le prouve la situation, une garantie de quoi que ce soit.

        Imaginez: l’obligation pour les politicards de faire preuve de suffisamment de créativité, de courage, de cohérence pour réinciter la masse grandissante des abstentionnistes à s’engager. Changement de paradigme, en plus de convaincre ceux qui le sont déjà, comme c’est le cas aujourd’hui, ils devraient rassembler -et donc intéresser, dans tous les sens du terme- les autres qui ont décroché du grand cirque. Quel défi!

        Le principe de quorum existe, pourquoi ne pas y faire appel dans ce cas? Le phénomène de l’abstentionnisme est un symptôme intéressant et en observant sa tendance haussière dans toutes les sociétés occidentales en déclin on peut se demander quelles interprétations et traitement il conviendrait de lui donner.

    3. @ Lazarillo de Tormes

      39% d’abstention, c’est vrai que cela fait beaucoup mais il ne faut pas oublier que les politiques sont des animaux à sang froid, qui pour la plupart se contentent très bien d’une participation liliputienne du moment que le résultat final confirme leur place.

      Alors comme d’habitude sur les plateux TV, ils nous feront leurs petite comédie en disant la main sur le coeur (à la même place que le portefeuille…) « l’abstention c’est terrible, cela prive de légitimité le gagnant, la campagne a duré trop longtemps, les gens sont démobilisés, il y a un effet vacances, etc, etc … ».

      Bref, pour polémiquer un peu, je dirais que c’est leur donner trop de compassion, de sens civique (on dit citoyen maintenant !) voire d’intégrité que de penser que l’abstention les chagrine.

      1. Je n’ai que très peu de considération pour la classe politique contemporaine et… c’est un euphémisme. Ce n’est pas par civisme que ce réservoir de voix parquées que sont les abstentionnistes sera tôt ou tard pris en compte et fera l’objet d’une attention particulière. Ce sera par opportunisme électoral. Et comme à chaque fois où ce ne pourrait pas être pire, qu’est-ce qu’on risque à l’avènement de ce phénomène si ce n’est un bonne surprise?

  3. Jl Melenchon a trouvé une brèche et il s’y engouffre avec méthode et tout son savoir-faire politique, qui est grand.. Je le vois un peu comme un sourcier ou bien un catalyseur, qui a senti dans les profondeurs telluriques du pays, monter bien plus qu’un mécontentement, mais une profonde aspiration au changement. Pas un changement dans la précipitation sur le mode, « le changement c’est maintenant », pas un changement à la marge, mais un vrai changement, profond, de paradigme, de « civilisation » pour le coup. Je suis certain qu’en appréhendant le succès du front de gauche seulement sous l’angle de sa stratégie politique (qui est bien réelle) comme le fait l’essentiel de la presse à l’heure actuelle, on passe à côté de quelque chose d’essentiel, et qui est peut-être la véritable clé de cette élection.

    1. Holland et Sarkozy sont des joueurs de rubic’s cube, à savoir condamnés à tourner frénétiquement les faces d’un jeu idiot aux solutions limitées. Depuis hier soir je me prends à rêver d’un second tout Mélenchon-Sarkozy. Vote utile.

      La France pays de retraités, enchantés à l’idée de toucher la retraire le 1er au lieu du 8. Déjà en 2007, pas le courage d’élire une femme. Préfère dépérir sur pied.

    2. Il est le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas, celui de notre temps et de notre époque. Il possède un caractère bien trempé et joue parfois les mauvaises têtes comme lorsqu’il a pris la décision de créer un parti à la gauche d’un PS ayant anéanti ses dernières illusions. Jean-Luc Mélenchon n’est pas un homme parfait. Il a commis des erreurs à l’image de son vote en faveur de l’Europe de Maastricht. Mais à la différence de nombre de ses collègues il les a reconnues. Lors de son départ du PS en novembre 2008, peu de personnes croyaient en son projet. 3 ans plus tard il est en passe de jouer un rôle majeur au sein de l’élection présidentielle. Où s’arrêtera le leader du Front de Gauche?

      http://lespoir.jimdo.com/2012/03/31/la-r%C3%A9volution-m%C3%A9lenchon/

    3. Au Québec,nous espérons notre Mélanchon.Nous avions un tribun de cette trempe:Lucien Bouchard.Finalement,les forces de l’argent l’ont emporté.

      1. @ Bruno Lalonde
        Nous espérions un sauveur, nous avons eu Bouchard, un opportuniste obnubilé par l’argent. Nos cousins français espérait un sauveur, ils ont eu Sarkozy, un opportuniste obnubilé par l’argent; ils espèrent à nouveau un sauveur, ils auront Sarkozy, défenseur de l’ordre et de l’autorité…
        Deux-Montagnes Québec

    4. Vous prêtez au mouvement de Mélenchon des capacités qu’il n’ a pas.
      J’espère qu’il va parvenir à drainer vers lui des voix qui iraient autrement sur le FN et ce n’est déjà pas mal.
      Sur le fond, ni Hollande, ni Mélenchon, ne sont en mesure de poser les questions fondamentales définies par Paul Jorion et ses amis.
      Je ne suis pas certain que cela soit possible à froid, la tentation du ravaudage étant universelle.

    5. Avec la crise en cours, le reveil sera beaucoup plus douloureux qu’avec Mitterand et Jospin.
      Les formules « radicales » de Mélenchon visent à capter la radicalisation des travailleurs
      pour la reconduire dans le cadre du système,
      au profit de toujours les memes politiciens bourgeois.
      Ici une analyse point par point de la repetition en farce de la Mitterandie
      L’utopie grotesque d’un capitalisme à visage humain
      http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/artpdf-343.pdf

  4. Merci Paul, pour ce billet emprunt de sagesse.
    Je ne peux qu’abonder dans votre sens, sur la nécessite du partage des idées.
    Et c’est très certainement pour cette raison que le programme du FDG connait un tel succès puisque rédigé non seulement par des « spécialistes » mais aussi par des acteurs qui n’avaient pas vocation à priori de faire avancer le débat. C’est aussi la pédagogie, la vulgarisation pour un plus grand nombre, qui peut sans nul doute faire avancer le seul progrès : celui de l’Humain.
    Merci pour votre blog qui permet à chacun de se libérer des entraves de la pensée unique que nos « élites » politiques et la plupart des médias propagent aveuglés qu’ils sont par de basses considération égotiques ou narcissiques.
    Cordialement

  5. Merci Paul, pour ce billet emprunt de sagesse.

    Attention au mot emprunt, sur ce blog il faut l’utiliser avec discernement. Par contre le billet est bien empreint de sagesse.

    Amicalement,

    T.

    1. Confus je suis ! voilà ce qu’il arrive lorsque l’on ne prend pas le temps de se relire.
      Merci !

      1. Et ça en dit long sur l’efficacité de la propagande économiciste que nous subissons depuis une trentaine d’années… ^^

  6. « Les bonnes idées n’appartiennent à personne »

    Là encore, on est bien d’accord, cher Paul. Je trouve même que cette formule est à la base de toute cohésion sociale, de tout progrès humain. En ce qui me concerne, ma seule ambition est d’être une éponge qui rend du mieux qu’elle peut le jus (des autres) qu’elle a absorbé 😉

    1. Le monde est souvent rempli de bonnes idées.
      Ce qui manque ce sont souvent les hommes compétents pour les mettre en oeuvre.
      A titre personnel, j’ai toujours mieux gagné ma vie en réalisant des idées (ou des projets) qu’en les inventant.

      Et comme nous vivons dans un monde où avoir une idée est plus valorisant que faire quelque chose (on fait avec les fesses, on penses avec la tête), ceux qui mettent en oeuvre s’approprient au plus vite les idées de ceux qui en ont (des idées :)).

      Ceci explique aussi pourquoi la plupart des hommes politiques s’empressent d’écrire un livre ou de le faire écrire. Cela est sensé poser l’individu en tant que « penseur » intellectuel.

      1. Je crois qu’il ne faut pas mépriser en bloc les motivations ou la volonté de « bien faire » des hommes politiques. Et surtout ne pas mésestimer la puissance, l’inertie et l’unicité de pensée de la technocratie (ENA en France). Les technocrates sont les outils de mise en œuvre réelle des idées ou de la volonté politique et il ne s’agit ni plus ni moins que d’une guerre perpétuelle qui a de nombreuses conséquences dans l’exercice du pouvoir.
        Dès leur formation les technocrates sont formés à se méfier de la « pureté » ou de la « brutalité » de la volonté politique.
        Jean-Paul Karenty en parle à la fin d’une séance de travail sur l’innovation organisée en février dernier par Ars Industrialis (4ͤ vidéo) :
        1ͤ partie, 2ͤ partie, 3ͤ partie, 4ͤ partie

  7. Poubelles de l’histoire – Aucune catastrophe n’est équivalente à une autre mais c’est peut-être parce que nous sommes soumis au principe de l’équivalence généralisée qu’il y aura de plus en plus de catastrophes. L’Hypothèse de Jean-Luc Nancy dans L’Equivalence des catastrophes – (Après Fukushima) chez Gallilée.
    Les catastrophes nous les préférons en images recyclables, notre petit incinérateur de poche. Elles font parties des enjeux de désinformation, l’avarice de soi, la plus-value en est plus sécure. Le silence imposé aux liquidateurs du tombeau nous font ressembler aux autruches errantes aux alentours de Fukushima
    FUKUSHIMA/
    Contamination profonde
    A. Gundersen, les fusions de cœurs à Fukushima pourraient causer un million de cancers New Leak at Japan Reactor Threatens Ocean http://online.wsj.com/article/SB10001424052702304072004577325262638144008.html

    TIMBER TIMBER – OH MESSIAH
    Bon we à tous!

    1. C’est tout de même assez délicieux le voir Elkrief perdue dans son programme automatique d’interview composé exclusivement de transmission du marketing politique (et non de sa critique) et de négation (consciente ou pas) de la complexité. C’est éloquent sur l’état des rédactions dans ce pays.

    1. Cette référence est très mauvaise. C’est typiquement du matériel « partisan » qui ne sert à rien sinon conforter les convaincus.

      Un sceptique vous dira avec raison les choses suivantes :

      N’importe quel collégien ayant prolongé linéairement les graphes de 1970 pourrait aujourd’hui clamer « Je suis un génie, regardez, j’ai prédis ce qui allait se passer ».

      Toutes les courbes réelles sont significativement décalées des prévisions, et les plus significatives du point de vue de ceux qui pourraient remettre en cause la thèse défendue par le club de Rome (à savoir pollution, déclin des ressources non renouvelables, nourriture ) sont celles qui enregistrent le plus grand écart, et ce dans un sens défavorable à la thèse en question.
      ____________________________________________________________________
      Pas de répit pour nos méninges.

  8. Peut être hors sujet mais pas sûr…Il faut se regrouper maintenant car les choses commencent à sentir mauvais.
    Au lendemain du suicide d’un homme de 77 ans à Athènes, Panagiotis Grigoriou décrit l’atmosphère qui règne dans les rues de la ville. Selon notre blogueur associé, l’indignation a laissé place à l’envie de se venger.
    « Le gouvernement d’occupation de Tsolakoglou [1] a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant trente-cinq ans (sans aucune contribution de l’Etat). Mon âge ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que si un grec prenait une kalachnikov, je n’aurais pas été le dernier à suivre), je ne trouve plus d’autres solutions qu’une mort digne, ou sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la Piazzale Loreto, à Milan », a écrit le pharmacien âgé de 77 ans, avant de mettre fin à ses jours sur une pelouse de la place Syntagma, mercredi.

    Rapidement, durant toute la journée du 4 avril, la nouvelle du suicide sur la place de la Constitution a fait son chemin. Hormis les médias, la rue fut un vecteur essentiel de la nouvelle et surtout de sa portée. Car c’est précisément ce vecteur essentiel qui est créateur de lien politique.

    De bouches à oreilles et en mouvement perpétuel. Dans la rue et en plein air, fertilisant les idées et formant les consciences. C’est ainsi que nous avons pris connaissance de sa dernière lettre, tout comme nous avons appris que ces dernières vingt-quatre heures, cinq autres personnes ont « opté » pour le suicide en Grèce. Inlassablement, et de la même manière, « virements automatiques définitifs », imposés par le régime bancocrate. Le dernier suicide connu, tard dans la soirée de ce 4 avril, fut celui d’un homme de 38 ans en Crète, un albanais vivant et travaillant chez nous depuis longtemps, père de deux enfants, chômeur de longue durée. Il s’est jeté du balcon de son domicile.

    A Athènes, c’est à partir de midi que le suicide du matin a pris de l’ampleur dans le syllogisme collectif. Dans un bistrot du centre ville, un jeune homme s’est montré gêné, car « le malheureux aurait pu se suicider chez lui ». Aussitôt, une femme a répliqué en rappelant « que cet acte, est d’abord un acte politique, au-delà de son aspect tragique, car cet homme s’est suicidé pour nous et pour nous faire réagir, sur cette même place des manifestations, devant le Parlement ». Le jeune homme a compris.

    J’ai senti la portée de cet acte se transformer en fait politique majeur au fil des heures. A midi déjà, des gens étaient sur place. Puis, dans l’après midi et vers le soir, des centaines de personnes redevenaient des témoins actifs du temps présent. Des manifestants lycéens et étudiants se sont rendus devant le monument du soldat inconnu (entre la place et le Parlement), tandis qu’au même moment, les premières compagnies de MAT (CRS) se précipitèrent sur la place.

    Au pied du cyprès, des anonymes ont déposé des bouquets de fleurs, des cierges et des dizaines de messages manuscrits appelant notamment « au soulèvement du peuple » : « soulevez-vous, son sort sera le sort de nous tous », « salopards gouvernants, un jour nous vous suiciderons » , « le sang du peuple va vous noyer », « la liberté ou la mort », « vengeance » , pouvait-on lire sur ces messages écrits, le maître-mot n’étant plus « l’indignation » mais « la vengeance ».

    Le soir la place s’est remplie davantage. Notre police prétorienne, œuvrant pour les occupants, intérieurs et extérieurs, a chargé comme d’habitude. Parmi les citoyens passés à tabac par les policiers, il y avait une jeune journaliste de la chaine ANT-1. Puis, il y a eu des interpellations, et tout cet usage de la chimie habituelle. Alchimies encore, du régime bancocrate. Les politiciens ont peur de la rue et nous le savons. Dans l’air du temps, il y a aussi les élections, d’ailleurs toujours hypothétiques, enfermant pourtant les représentations des partis de gauche dans un carcan tristement étriqué. Un vieil homme que j’ai rencontré sur la place vers 21 heures, alors très ému, les larmes aux yeux, s’est adressé à un groupe de jeunes ainsi : « Pour une révolution, il faut du sang, prenez les armes et tuez-les.»

    Ce jeudi matin sur la place Syntagma, il y avait encore l’odeur de la chimie policière mais aussi celle de la vie, la nôtre. Nous étions là, autour du cyprès, porteur désormais de nos messages et surtout du sien : « Ce n’est pas un suicide, c’est un assassinat politique. » Puis ce nouveau graffiti sur le marbre : « Le nom du mort devait être Papandréou, le nom du mort devait être Samaras, le nom du mort devait être Karatzaferis… »

    Par la radio (real-FM), on apprend qu’hier également une retraitée a mis fin à ses jours en Italie. « Je ne pouvais plus vivre d’une retraite ainsi amputée », fut son ultime message.

    Décidément, les messages ultimes de ce genre se multiplient à travers la zone euro. Notre pharmacien étant un enfant des temps de l’occupation et de la famine de 1941, il a bien détecté l’odeur de l’époque et le mauvais vent. L’occupation revient, et pas seulement dans les stéréotypes. Peu importe si c’est autrement. L’éditorialiste Trangas (real-FM) tient Madame Merkel pour responsable de cette nouvelle mauvaise Europe. Mais sur la place Syntagma, on pense que c’est plutôt l’Union européenne qu’il faut briser. « Eh Grecs, l’UE est en train de nous tuer », a crié un homme devant le cyprès.

    Les membres d’une équipe de documentaristes venus d’Allemagne se sont confié, il y a quelques jours, à un de mes amis : « Cette Europe est morte, elle fait du mal à tout le monde. » C’est dommage, je n’ai pas pu les rencontrer.

    Jeudi midi, Athènes sous une pluie fine, douceur.

    [1] Le général Georgios Tsolakoglou, signataire de l’armistice avec les forces allemandes, fut le premier chef du gouvernement grec sous l’Occupation, nommé par les nazis. Un poste occupé du 30 avril 1941 au 2 décembre 1942. Son nom en Grèce est synonyme de « collaborateur ».

    Retrouvez Panagiotis Grigoriou sur son blog.

    1. C’est très inquiétant. D’abord pour le peuple grec dans le court terme et puis comment leur reprocher de répondre par la violence à celle encore plus grande qui leur est faite. Mais comme disait Saint-Simon : nous ne sommes pas prêt.
      Si le XXe siècle aura été celui de l’expérimentation (jusqu’à leurs paroxysmes, jusqu’aux charniers aux goulags et au règne actuelle de la « bêtise systémique ») des « modèles de société » par le renversement violent des modèles leur précédent ; et même si l’on n’arrêtera pas l’Histoire, je crois qu’il est urgent d’inventer et de mettre en œuvre « une économie de la contribution » comme le fait Ars Industrialis (c’est mon opinion et je ne prétends pas qu’il s’agisse d’un nouveau dogme à suivre à la lettre, mais ils travaillent et commencent à mettre en œuvre au niveau régional des projets animés de leurs réflexions et discussions.)
      J’ai conscience du confort que requiert la position que j’expose, et je n’ai pas de morale à faire à personne. Mais à l’heure des réseaux sociaux il me semble urgent de faire passer dans les tuyaux numériques que les AK47 sont des armes du siècle dernier. Les révolutions tunisienne et égyptienne sans violence de la part des peuples ont eut avant tout pour elles de dissoudre les justifications de l’exercice d’une répression violente des pouvoirs « public ». Oh! bien sur rien n’est réglé ni en Tunisie ni en Égypte, les processus de transformation sont en cours dans toute leur complexité et l’incertitude de ce à quoi ils aboutiront.
      Mais le rapport de force à changer ! La « sphère du nous » s’est concrétisée, a pesé et pèse encore dans ces processus. Je crois que modifier ce rapport de force est la première étape indispensable à tout changement.
      Bien à vous Panagiotis.

  9. Très bon speach. Le fait est qu’en économie ou ailleurs, y compris où j’œuvre dans un domaine plus restreint, il y a toujours ce diable de Maxwell, savoir qui est le créateur, qui a la plus grosse en fait.

    Sujet psychanalytique, s’il en est.

    Perso, j’ai des idées qui sont sont motivées par les idées des autres, et en retour mes idées motivent celles d’autres, sorte d’échange dynamique. Je fonctionne comme ça :

    « T’as une idée, pas pareille que la mienne, mais à y réfléchir, c’est une idée intéressante, ou pas pour ceci ou cela, et ainsi de suite selon les interlocuteurs »

    Comme un peloton de cyclistes, l’un va en tête en fer de lance aérodynamique, puis est relayé par un autre. Les oies sauvages font de même dans leur vol groupé en triangle, celle qui est temporairement en pointe n’est pas le chef, elle fait l’effort temporairement d’être en tête puis passe le relai à une autre oie sauvage pour être en tête. C’est une organisation cyclique permettant de synergiser les potentialités temporaires de chacun, sorte de mutualisation accumulative des potentiels t pour une somme supérieure à zéro.

    On dit bête comme une oie, eh ben non, les oies sont très futées. Elles parcourent des milliers de kilomètres chaque année durant leurs migrations, sans billet de train ou d’avion.

  10. «Reconnaître le vote blanc reviendrait à rendre visible et légitime l’expression de la défiance vis-à-vis de l’offre politique et à valider ainsi un vote potentiellement révolutionnaire.» Xavier Magnon, professeur de droit public, université de Toulouse, Fémina, 11 mars 2012.

  11. oui au diable les égos ! Trois vagues à combattre et seule une unité sans faille permettra (ait) de gagner face à cette oligarchie de prédateurs sans foi ni loi.
    Mais j’ai une question très naïve à vous poser.
    – La crise écologique qui se manifeste par « l’avanie imposée à la planète » on peut voir des solutions et immédiates: durabilité, isolation plutôt que fuite en avant vers des désastres tels que les gaz de schiste, développement des transports en commun etc…
    – La crise économique et financière (« la machine à concentrer les richesses« ) on a vos solutions comme interdiction de la spéculation par le rétablissement des ces articles de lois de 1885, fin des transferts vers les paradis fiscaux etc…
    – la crise de la complexité hors de contrôle. Ce facteur (la lecture de votre livre sur la guerre numérique est éclairant) est fondamental et en fait ça a été pour un ’tilt’ dans ma tête car je ne savais ni le formuler ni l’articuler tout en ayant une certaine intuition…
    Ma question naïve est comment dominer cette complexité. La complexité dans un monde de plus de six milliards d’humains, où la totalité des scientifiques vivants (entre autre exemple) est supérieure à tous ceux qui ont vécu depuis plusieurs millénaires est certainement inévitable mais que faire concrètement pour la remettre ‘sous contrôle’?
    On peut éviter d’avoir des gadgets certes(cf. smart phones) mais tout est devenu presque obligatoire, pour aller sur votre blog, j’ai un PC qui représente un potentiel de calcul énorme bien plus que ceux des ordinateurs de la NASA en 1969, inutile et fragile à la fin…mais c’est un petit facteur je devine car cette complexité est aussi un effet de synergie… Quelles propositions pour réagir si c’est possible encore et à nos échelles? Que pourrait dire un parti politique?

    1. A mon avis, la complexité n’est pas un facteur « ennemi » comme le sont « la machine à concentrer la richesse » et « la destruction de la planète ». Je pense à un corps humain : quelle complexité gigantesque : depuis les électrons, les atomes, les cellules, les organes, jusqu’aux sentiments, aux états d’âme, aux pensées et au miracle de la conscience auto-réflexive ! Malgré cette énorme complexité, l’ensemble fonctionne à tous les échelons de façon plutôt harmonieuse et coopérative, en tout cas chez un individu en bonne santé. Maintenant, des maladies peuvent atteindre cet individu : un cancer par ex. où l’objectif de chaque cellule cancéreuse est de proliférer pour elle même, sans se soucier de l’intérêt général, de la survie de l’ensemble. Ou des maladies addictives : trop manger, drogues, alcoolisme… : recherche de plaisirs immédiats pour combler un manque d’une toute autre nature que l’on a du mal à accepter, apprivoiser, dépasser…
      Le besoin qu’ont certains de vouloir posséder toujours plus jusqu’à la démesure est assurément maladif. Cette maladie (et non les hommes qui en sont victimes) est à mettre en lumière et à combattre.
      La destruction de la nature au-delà de ses capacités de renouvellement est une forme d’aveuglement, d’insouciance, d’inconscience mortifère encore trop largement partagés. Cet aveuglement, (et non les hommes aveugles) est à mettre en lumière et à combattre.
      Quant à dominer la complexité, je ne pense pas que la pensée humaine en soit capable ! Même celle du meilleur penseur est forcément terriblement limitée. Pensées plurielles en synergie ? Peut-être… Mais je crois qu’il suffit d’un nombre suffisant de terriens travaillant sur soi et pour le bien commun, humblement et lucidement, positivement, de manière moins auto-centrée, sans avoir peur de l’inconnu, pour qu’un début d’amélioration commence à se manifester. ça donnera l’exemple, ça redonnera espoir, des perspectives, ça fera vite tache d’huile, grâce à la vitesse de diffusion actuelle.
      Plutôt que « dominer la complexité », tâche à mon avis impossible, on peut tenter de l’appréhender (un peu), la comprendre chaque jour davantage, accepter qu’elle nous dépasse et dépassera, et malgré tout tenter de faire bon ménage avec elle, en tentant de « maitriser » ses empiétements sur notre « liberté » (ou ce qu’on ressent comme tel) et en interdisant ses côtés destructeurs.
      Tout cela demande une bonne jugeotte de médecin : qu’est-ce qui est bon, ou toxique, pour la santé de l’humanité ?

      1. Cela revient tout de même à une certaine injonction à la vertu en somme.
        Cela a déjà été éprouvé dans les conditions que l’on sait au siècle dernier. Les égos ils sont là et le seront toujours à l’instar des aveuglements de l’insouciance et de nos instincts mortifère. Il faudra faire avec !

        Il me semble qu’avant tout il s’agit de faire en sorte que cette fois-ci, que lors de l’évènement historique qui se dessine qui arrive, il s’agira cette fois-ci d’être prêt (en référence à Saint-Simon).
        Cet évènement, cette fenêtre historique, remettra en cause le rapport de force actuelle et c’est là qu’il s’agira de mettre en place les institutions modifiant la production et le partage de richesse, motivées par le bien-être humain, que chacun sera amené à accepter dans ces conditions historiques.
        Moi je rêve d’une économie contributive basée sur le savoir, mais les idées sont nombreuses et diverses ce qui est une force. Autre force l’intuition de fin de quelque chose qui nous fait participer en autre à ce blog.

    2. Et s’il ne s’agissait pas de dominer mais de renoncer à la domination par la complexification pour la dépasser ? En quelque sorte, passer l’étape de la complexification pour aborder celle de la simplicité, Difficile puisqu’il s’agit de la place de notre espèce sur l’échelle du vivant qu’elle a elle-même créée dans un environnement qu’elle s’est approprié. La complexification est l’alibi de la surpuissance superstitieuse délirante de notre espèce qui nie sa fragilité.
      Exemple de surpuissance ?
      Avant
      4 réacteurs nucléaires implantés sur une zone sismique extrême au bord d’un océan à tsunamis records.
      1) ça n’arrivera jamais,
      2) si ça arrive on sera Plus Forts.
      Après
      Fukushima : des milliers de morts, des centaines de milliers de futurs malades, une zone géographique interdite, un océan contaminé, des espèces condamnées, des coriums imprévisibles. On croise les doigts. Plus forts que quoi ? Que qui ?
      Un peu d’audace, osons accepter la simplicité !

      1. merci à Jérome et baleine pour continuer ce débat.
        En fait je suis d’accord avec vous deux.
        Je me suis mal exprimé en disant « dominer la complexité », c’est par définition impossible puisque justement c’est ainsi que l’on peut définir trois types d’infinis, l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment complexe (avec leurs trois instruments d’exploration: microscope et autres grosses machines comme celle du CERN, télescope et autres , et enfin les ordinateurs- concept de Joël de Rosnay). De même que les deux infinis classiques sont par essence inatteignables (sinon ils ne sont pas infinis!) l’infini de la complexité n’a pas pas de limites humaines. D’où par exemple nos difficultés à soigner les cancers comme le souligne Jérôme.
        Il faut donc parler de contrôler notre usage de la complexité et spécialement celle ou nous humains créons des complexités, d’où l’idée de contrôle.
        « Un peu d’audace, osons accepter la simplicité ! »
        Oui j’adhère. Chaque fois qu’une décision est prise il faudrait imposer une vraie réflexion sur ce que l’on sait maîtriser de cette complexité. Total a exploité en Mer du Nord un gisement très haute pression et très haute température et ça a foiré : trop complexe? Les très hautes tours sont des bâtiments très complexes : sont-elles nécessaires? On pourrait allonger la liste.
        Dans une décision d’investissement il faudrait voir l’aspect économique, durable et complexité et parfois renoncer si une instance indépendante dit que l’opération n’est pas assez robuste (au sens des systèmes), autre façon de dire que l’on contrôle une complexité créée par l’homme…

      2. Tolosolainen
        Les puits se transforment déjà en source et les sources en puits ? Alors « On » est condamné parce ce qu' »on » a accepté et validé (implicitement) se révèle progressivement et simplement invivable.
        « On » n’est pas nous.
        Ma crainte ? Un « nous » imaginaire, surestimé et sur évalué, présomptueux donc usurpateur, qui ne sera qu’une contreface on.
        Mon espoir ? « Nous » sait, mais ne veut pas encore savoir pour ne pas renoncer tout ça parce que « on » a peur de prendre le ciel sur la tête ! Dégage !

  12. Certains l’aiment jazz!
    Pleinement d’accord avec l’idée du partage des idées, et la revendication de le voir comme une chose naturelle. En fait , certains l’aiment Jazz ! Et comme dans le processus qui fonde cette musique, le standard, le tube absolu, est souvent le fait, non du créateur du morceau de musique en question, mais de l’interprète qui le reprend à sa sauce parce qu’il a su être interpellé par l’original et l’a bonifié en y incorporant la poudre de perlinpainpain de son talent ; sorte de poussière d’étoile qui va tout changer.Et l’on retrouve aussi là, les prérequis de ce mode à penser, à savoir qu’il faut ressasser … On le voit très bien dans le film Bird, où le saxophoniste qui deviendra une légende, sait jouer, mais n’arrive pas à improviser et commence par ânonner, reprendre les morceaux pour s’imprégner de leur sens…avant de n’accéder au Graal et arriver à les jouer comme s’il en était lui-même le compositeur…c’est l’effet culturel: lorsque l’on passe de l’érudition au savoir, du disciple au témoin; et il faut bien dire que l’on est tour à tour l’un et l’autre si l’on est pas psychopathe et que l’on accepte de se faire contaminer, mais pas formater….c’est d’ailleurs un des processus du gratuit qui combat la mode actuelle qui voudrait breveter jusqu’à la nature elle-même pour en faire un formatage propre au business et au rançonnement qui va parfois de pair. Merci M Paul Jorion pour votre Jazz!

  13. J’ai bien du mal à voir autre chose que la forme dans les discours politiques prêt à penser qui cherchent à se mettre en phase avec nos pulsions individuelles, elles mêmes forgées au contact d’autres pensées. Ce que l’on croit est souvent quelque chose de semé en nous et qui, en poussant, nous pousse à l’appeler vérité.
    On peut essayer de voir la complexité comme un ensemble d’éléments liés. S’ils sont nombreux, la complexité vient de l’incapacité individuelle de les percevoir tous et de prévoir leurs interactions. Certains forment des agrégats, par hasard ou par force ( volonté, conviction, talent) et attirent ceux de la même force, ou en repoussent d’autres et font naître des forces opposées qui accentue l’effet des premiers ou les font disparaître.
    On ne peut agir sur l’impensable qu’en le vivant. Effectivement: créer, c’est résister.

  14. Il a fallu des dizaines d’années pour que soit enfin battu en brèche l’idée de l’origine divine de la puissance souveraine, selon la parole de l’apôtre Paul, non est potestas nisi a Deo, d’une logique implacable dans le système théocratique de l’époque, tout aussi implacable que ce que l’on nous impose comme « vérité » aujourd’hui !

    C’est strictement la même chose du point de vue emprise sur les consciences, de même qu’il était impossible de remettre en cause une parole de l’église catholique, appuyée par un raisonnement logique à l’intérieur d’un cadre admis, faisant foi, de même aujourd’hui les choses fondées en apparence sur la liberté individuelle etc, ne peuvent pas être remises en cause sans bouleversement de longue haleine. L’humilité nous apprend que rien ne saurait être acquis avant longtemps.

    Et pourtant cette doctrine a été anéantie de sorte que même Bossuet et Maistre n’ont pu la ranimer :

     » Aux champions de l’église manquait autrefois la foi dans la légitimité morale de l’Etat ; pour eux, l’Etat restait l’oeuvre, marquée par le péché, de l’arbitraire humain : Il ne pouvait acquérir de valeur qu’en devenant le serviteur de l’Eglise. (…) Les protestants toutefois, profondément convaincus de la mission morale de l’Etat, s’efforcèrent sérieusement de trouver une loi naturelle capable de régler la vie politique. (…)

     » Enfin parut la doctrine de Grotius… le juriste hollandais donnait pour fondement à l’Etat le penchant naturel à la bienveillance, lequel portait les hommes isolés à la sociabilité ; il entreprit à l’aide de la raison seule de trouver pour cette communauté laïque des règles juridiques qui resteraient valables, même s’il était possible « qu’il n’y eut point de Dieu »  »

    (R. Derathé)

    En fait, le capitalisme d’aujourd’hui confine à l’anarchisme, puisqu’il pense pouvoir se passer de l’Etat, réduit à ses fonctions régaliennes. L’Etat est cette fois-ci phagocyté non par l’Etre, mais par le Néant. Et toute la société est réduite à un mécanisme aboulique exempté de toute nécessité d’être. Le néant de la pensé politique dégouline sur le reste des humains, plus ou moins. Comme les perroquets déféquant les uns sur les autres du haut en bas sur le perchoir. De la bienveillance de l’Etat, qu’en reste-t-il ?

    1. Parfois je trouve que cette doctrine essentialiste de l’être est une supercherie et que le non être en est l’aboutissement salvateur dans toute sa nudité.

    2.  » En fait, le capitalisme d’aujourd’hui confine à l’anarchisme, puisqu’il pense pouvoir se passer de l’Etat, réduit à ses fonctions régaliennes. L’Etat est cette fois-ci phagocyté non par l’Etre, mais par le Néant. Et toute la société est réduite à un mécanisme aboulique exempté de toute nécessité d’être. Le néant de la pensé politique dégouline sur le reste des humains, plus ou moins. Comme les perroquets déféquant les uns sur les autres du haut en bas sur le perchoir. De la bienveillance de l’Etat, qu’en reste-t-il ?  »

      Plus rien ; sinon ça :

      http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/05/dans-ces-villages-de-haute-marne-vote-fn-et-ne-saime-pas-230635

  15. Il y a un très bon reportage de la BBC sur les « relations publiques » et leur créateur, M. Edward Bernays. Il explique clairement que ce nom a été utilisé simplement parce que « propagande » était utilisé par les nazis et assez mal connoté, mais il s’agit de la même chose.
    Concernant l’imperméabilité du monde économique, on pourrait en dire autant du monde « managerial » dans son ensemble (cela rejoint votre pyramide inversée des compétences. Les hommes qui dirigent sont empreints de mysticisme, mais ils sont de bons grands prêtres.

    A propos, que pensez-vous de l' »éconophysique »? C’est une discipline un peu parallèle, généralement assez mal vue par les économistes, qui tente d’appliquer les lois de la physique à l’économie et à la finance (en faire une véritable science, c’est un plus ou moins lié à votre ambition si j’ai bien suivi). Les avis sont partagés dessus, et ils n’ont pour l’instant pas (encore?) rencontré d’immenses succès.
    http://www.nature.com/nature/journal/v441/n7094/full/441686a.html

    Merci!

  16. Où s’arrêtera le leader du Front de Gauche?

    Quand le front de gauche lavera plus blanc que blanc,

    Quand les gens se rendront compte d’autre chose en société,

    Où s’arrêtera le nouveau leader du moment ? Lorsqu’ils marcheront sur mon cadavre,

    Car les bonnes idées de changement n’appartiennent pas plus à ce monsieur, bien mieux habillé que moi.

    Aussi tribun soit-il, pas plus un réel espoir selon moi d’entendre autre chose pour autrui,

    N’est-ce pas principalement tout leur métier, ils en sont souvent très bien rémunérés,

    C’est pourquoi je ne sais pas s’il est vraiment plus grand et plus doux que l’autre,

    Je le vois surtout en fait comme un autre opportuniste de notre temps,

    Et puis entre-nous est-ce vraiment bien cela ce que j’ai le plus besoin pour changer ?

    Et oui c’est mon grand tort je ne crois pas plus au Reblochon qu’au Mélenchon dans la vie,

    Par dépit alors, pourvu que les premiers adorateurs du reblochon ne m’en veuillent pas trop,

    Pourquoi par exemple faudrait-il toujours s’empresser de suivre d’autres idôles de plus à l’image ?

    Oh comme tout me désole mon Dieu, car plus personne ne recherche avant tout à te rendre principalement Gloire et Honneur, alors forcément je n’existe pas plus içi bas chez les cocos.

    Remarque je comprends un peu les gens, faut voir surtout à quoi ressemble principalement le politique mondial.

    De la bienveillance de l’Etat, qu’en reste-t-il ?

    Et la bienveillance du Jérémie, qu’en restera-t-il si tout le monde devait marcher bien plus au pas de l’oie, quand est-ce par exemple s’arrêtera-t-elle la si bête concurrence bureaucratique entre les hommes et les peuples ?

    Si vous saviez aussi comme les gens de l’état ne sont pas tous non plus des enfants de choeur, il est vrai que les premières personnes du Marché ne sont pas non plus les mieux placés pour vous en causer autrement dans la chair.

    Un jour peut-être les gens en subiront davantage les mêmes bobos à l’Ame que le pauvre et modeste jérémie.

    1. Jérémie : parler c’est s’adresser à autrui; or ce qui nous gêne en l’autre, c’est l’autre.

      1. Des perroquets parler au nom d’autrui c’est souvent ce qu’ils disent tous la plupart du temps.

        Taper de l’estrade à plusieurs ne change pas plus le tout machinal terrestre, cela n’amène pas mieux les êtres à adopter un autre langage moins référenciel de la part des premiers tribuns de la terre, et cela quelque soit leur propre restaurant préféré au quotidien.

        Nous adorons principalement voir et entendre cela, et encore mieux si nous trouvons toujours bien des cons pour pouvoir continuellement le montrer à notre place, c’est ainsi qu’ils ont tous la même prétention de faire le bien des êtres, mais jamais le mal bien paradoxalement, peut-être pour plus de cerveau collectif oblige.

        Ils vous comprennent mais une fois le pouvoir obtenu, ils vous jettent un peu la même aumone sociale à la figure que les autres, ils prétendent même laver en premier les pieds aux êtres or dans la réalité il n’en est rien. La preuve en quoi en sont-ils le plus marqués dans le premier confort d’une vie plus matérielle et partisane que la votre ?

        Savez-vous pourquoi les premiers tribuns du monde ne veulent pas vraiment dépasser le réel des gens autrement, tout simplement parce qu’ils ne veulent pas réellement en subir les premières choses graduelles dans la chair. Un autre, quelqu’un, sans doute un autre con à qui l’on pourra bien encore faire entendre les mêmes choses, ça change mieux la lune, ça rassure plus les gens. Que j’essaie de dire à mes semblables, mais quelle très grande naïveté partout.

        Com après un certain temps on s’en rend bien peu à peu compte de la chose. C’est sûr tout cela n’est pas très flatteur pour la bonne image de nos élites com de tout le reste qui fait grand peine à voir. Ah si seulement cela pouvait devenir plus insupportable, je vous assure c’est même déjà trop tard c’est bien visible un peu partout.

        Alors je me désole toujours autant de constater le mal que l’on préfère davantage causer et cela dans n’importe quel endroit. Et alors le jugement de jj sur le monde devient sans appel, d’autres illusions mondaines, faudrait toujours tout le temps se rassurer de bien avancer grâce aux premiers tribuns bien visibles de la terre.

        En réalité les gens comme untel ou untel et compagnie ne veulent pas vraiment que les gens passent à autre chose sans eux. De toutes façons plus j’essaie de changer les mentalités et plus j’ai des problèmes de la part des premiers libéraux et socialistes de mon temps.

        En fait la principale raison qui m’oblige à m’en désoler, à ne plus vouloir les écouter, est que je supporte de moins en moins le mal marchand et bureaucratique qu’ils préfèrent davantage causer aux gens de ma propre espèce en voie de disparition.

        Cela fait partie du grand lavage de cerveau mondial que les premières sociétés de travailleurs et travailleuses nous inflige au quotidien, évidemment ensuite ça ne remplit pas plus les caisses de santé. Je sais c’est un peu con pour les autres membres du groupe, mais à mon avis la grande moisson de la terre est bientôt mure. C’est pourquoi mon Dieu j’aimerais bien plus me reposer de tous mes travaux, car toutes mes oeuvres de bienveillance ne sont pas bonnes à jeter.

        Mauvais travailleur de la terre, alors forcément mauvais ouvrier rentable du ciel je suis. Alors ils préfèrent continuellement adorer tous ceux et toutes celles qui n’ont pas vraiment fait le ciel, la terre, le vent, la pluie, la mer et les sources des eaux.

        Pauvre Jérémie il n’a vraiment pas débarqué sur la bonne planète.

  17. A nouveau, je ressens en vous écoutant M. JORION cette sagesse qui parle si fort à mon coeur et que je crois capable de soulever des énergies insoupçonnées… J’oeuvre à ma manière à propager ces idées (puisque ce ne sont pas les vôtres !) et à les enrichir avec les réseaux auxquels je participe.
    Viendra-t-il, le jour, où celui (ou celle) qui sera aux commandes osera parler comme vous : « Ces idées ne sont pas ma propriété, mais la sève qui circule entre nous et qui nous rend vivants » ? Ce sera alors un sacré changement de paradigme dans la conception même du pouvoir.

    La mutation nous attend, elle nous tend les bras. Quand elle arrivera, elle sera de taille…

    1. « Ces idées ne sont pas ma propriété, mais la sève qui circule entre nous et qui nous rend vivants » ? Ce sera alors un sacré changement de paradigme dans la conception même du pouvoir.

      La mutation nous attend, elle nous tend les bras. Quand elle arrivera, elle sera de taille…

      Il semblerait que « la mutation soit en cours » lisez tous ceci…. histoire de voir de qui nous arrive en Be;

      « Il est rare que le gouvernement donne un signal invitant à contester les factures; c’est quasiment un appel à la désobéissance civile, que nous ne pouvons donc pas soutenir » a indiqué vendredi le réseau flamand d’entrepreneurs Voka.!

      http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/730796/prix-de-l-energie-johan-vande-lanotte-incite-a-la-desobeissance-civile.html

  18. Bonsoir,

    Lecteur du blog depuis quelques années déjà, je m’interroge sur les paradis fiscaux. Les chambres de compensation,… je veux bien. Mais je ne comprends pas un point précis : pourquoi la délocalisation de l’industrie financière (et donc – apriori – des capitaux nécessaires au financement de l’économie) suite à une interdiction des paris sur les fluctuations des prix serait-elle un problème mineur? Je sais que des personnes comme Piketty tiennent le même discours mais je ne comprends pas pourquoi.
    L’idée de Mr Jorion (et sans doute de Mr mélenchon) est-elle (si je peux me permettre cette simplification) donnons le « la » et les autres suivront?
    Quelqu’un peut-il m’éclairer svp, ou au moins me recommander quelques lectures?
    Un grand merci pour ce blog, Mr Jorion, Mr Leclerc et le « cerveau collectif ». Ma vision de l’économie s’est considérablement élargie grâce à vous.
    En vous souhaitant à tous une bonne soirée!

    Eric

  19. « Vic Pilkington: We’re not against the rich. We’re against using wealth to gain an unfair advantage.
    We’re not against corporations. We’re against corporations governing us.
    We’re not against capitalism. We’re against corruption in capitalism.
    We’re not against banks. We’re against fraudulent banking practices.
    We’re not against investment markets. We’re against legalized fraud in the markets.
    We’re not against democracy. We’re against the sale of influence by our elected representatives. »
    Commentaire glané sur la page FB de Occupy Wall Street

  20. Pour en finir avec le discours de Toulon.

    Deux domaines de l’activité humaine où les mots sont importants.

    La psychologie/ psychanalyse est fondée sur la Parole.
    Dans le processus de soin psycho-analytique, les mots sont
    la matière premiére. La Parole aide, elle travaille, elle soigne.Elle agit.
    La Parole est tout.
    Un roman qui fait vivre ce travail : « les mots pour le dire » de Marie Cardinal.
    Le travail de Jeanne d’ Arc sur Charles 7 -encore Dauphin- est du même ordre, j’en suis sûr.

    Quelque soit les mérites de la Parole, on n’oubliera pas qu’elle ne concerne que l’intime, même si ses implications pourraient être politiques.
    Une généralisation à d’autre activité n’est pas possible.
    Ce serait un contre-sens.
    Croire que la Parole est importante dans l’absolu parce qu’on est soi-même un virtuose de son maniement, ou parce qu’on lui est redevable de son bien-être ou de son succès, est une généralisation hasardeuse.

    La politique est du domaine de l’Action, précédée de la Parole.
    La parole politique annonce et explique, précise et justifie un projet politique,
    exactement: un projet d’action politique.

    Une Parole programmatique , comme Toulon, sans Actions conséquentes est vide de signification.
    Tout ce qui était en filigrane dans la Parole, si clairvoyant, si lucide et courageux
    n’ayant reçu la moindre mise en application devient inexistant; du babillage narcissique parce que n’importe quel pilier de bistrot bien informé en est capable.
    La clairvoyance ? un banc de brouillard.
    La lucidité ? encalminée.
    Le courage ? enfui.
    Il ne reste rien.

    Tout ce que montre le discours de Toulon , c’est l’absence totale de sincérité ,
    je penserais plutôt à duplicité, de la part du phraseur.

    Que l’on ne raconte pas d’histoire de rapport de force!
    Ce n’est pas un assimilé-fonctionnaire qui a parlé,
    ni un pilier de bistrot, mais le titulaire d’une charge politique parfaitement légitime.
    Elle est dotée d’une puissance réelle et l’homme bénéficiait d’un capital de confiance certain.
    Aurait-il entrepris une politique de force, au service d’un plan d’action,
    qu’il aurait eut un appui puissant de la part de l’opinion. Au moins au début.
    Les politiques oublient souvent que les peuples sont plus courageux qu’ils ne l’estiment.
    Mais rien de tout cela. Toulon n’a pas marqué un avant et un après.
    Le fleuve du temps n’a pas été changé par l’ Action.

    Donc Toulon est forclos, fini.
    Qu’on en finisse avec ce néant. Qu’on n’en parle plus.

    ( Comme d’hab, je n’ai pu écouter Paul en totalité, juste les 9 première minutes
    et encore hachées menu… mais j’ai entendu Toulon.)

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