UNE SOLUTION PLUS SIMPLE AU PROBLÈME DES RETRAITES

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

François Leclerc rapporte dans son billet le plus récent que :

Cristobal Montoro, ministre espagnol du budget, expliquait hier lundi que les régions doivent « renoncer à dépenser une grande part de ce qu’elles dépensent aujourd’hui », annonçant vouloir « définir avec les communautés autonomes quels services publics elles doivent offrir en matière de santé, d’éducation et de prestations sociales ». […] dans une manœuvre désespérée destinée à calmer les marchés, Mariano Rajoy s’apprêterait à annoncer 10 milliards d’euros de nouvelles coupes dans les programmes de santé et d’éducation. […]

En Grèce, le budget de la santé a été réduit de dix milliards d’euros depuis 2009, passant sans transition de ce qui était le fruit d’une incontestable gabegie financière à un bradage de la santé publique, les soins devenant un privilège réservé à ceux qui peuvent les payer, les structures sanitaires étant totalement débordées et manquant de moyens.

L’ancienne médecine avec laquelle le Fonds monétaire international et la Banque mondiale traitent le tiers-monde depuis soixante ans est donc mise une fois de plus à contribution, cette fois pour l’Europe (la Russie y a déjà eu droit) : on réduit l’espérance de vie et le niveau d’instruction dans les nations qui doutent des vertus du capitalisme (*) pour raffermir leur foi devenue trop tiède.

Il est vrai que lorsqu’on hausse l’âge de la retraite les peuples ingrats descendent aussitôt dans la rue, et qu’un déficit des régimes de retraite peut tout aussi bien être maîtrisé, et de manière indolore – si l’on peut dire – en réduisant l’espérance de vie. Si l’on abaisse en parallèle le niveau d’instruction, comme il est également prévu, les peuples ne se douteront même pas de la manœuvre !

« Le progrès ? » Tout le monde vous le dira : « Une valeur d’un autre âge ! »

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(*) Je rappelle que le capitalisme est un défaut que présentent certains systèmes économiques : que les ressources y manquent le plus souvent là où elles sont nécessaires, pour la production ou la consommation (voir Le capitalisme à l’agonie – Fayard 2011).

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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119 réflexions sur « UNE SOLUTION PLUS SIMPLE AU PROBLÈME DES RETRAITES »

    1. Tout à fait d’accord: faut-il donc attendre que tout ce qui se passe en Grèce , ou en Epagne nous arrive en France pour réagir???
      Dire que dans dix jours les élections ont lieu et que les médias n’arrêtent pas de nous infliger deux soi-disants finalistes qui vont se laisser gouverner par l’ultra-libéralisme européen!!
      Mais où sont les Résistants?? Comment réveiller tous ceux qui continuent de « suivre le mouvement » sans se rendre compte que l’on peut changer pour une économie sociale?
      Il est encore temps!
      Osons le Front de gauche, enfin une autre façon de faire de la politique!

      1. Le Front de Gauche n’est pas sans ambiguïté – La part de nostalgie l’emporte sur les propositions sur le fond.
        Il faut éviter de prendre pour argent comptant les propos que l’ivresse de la progression dans les sondages provoque mécaniquement !

      2. @ Baillergeau:
        Ce qui arrive en Grèce et en Espagne, en effet, nous arrive droit dessus: que faisons-nous? simplement « observer », « dénoncer », « analyser »?? (quelle « ivresse »!)
        Vous CAPITULEZ?? ok pour continuer dans l’austérité, l’ultra libéralisme (« nostalgie ») ou… vous cherchez des solutions? Résistez donc!!…

      3. @Baillergeau

        Et les autres, ils sont sans ambiguités eux ? Quelles sont leurs propositions de fond, à part nous le faire toucher ? La finance doit être combattue et le monde a besoin d’un signal. Puisque personne ne l’a fait avant nous, sifflons la fin de la fête pour les spéculateurs !

      4. Explique nous Baillergau ce qui a changé dans le programme du FdG depuis que les sondages montent. parce que j’ai du louper quelques épisodes!

  1. Quelle belle solution! On pourrait aussi imaginer qu’après 3 ans de retraite, on prenne une petite pilule de cyanure… Efficace également.

    1. J’avais imaginé qu’un jour, nous allions recevoir pour nos 60 ans un courrier libellé ainsi:
      Bonjour Monsieur,
      Vous avez atteint l’âge du départ définitif.
      Nous vous envoyons ci-joint une capsule de cyanure, une salopette en papier, un sac en plastique avec fermeture éclair et du coton. Puis vous appellerez le service d’enlèvement du crématorium et leur fixerez un rendez vous une heure après votre appel.
      Vous serez bien obligé de bien vouloir quitter vos vêtements et enfiler la salopette,
      après être allé aux toilettes, introduisez le coton dans tous vos orifices (nez, oreilles, anus)
      . Sitôt après vous vous allongez sur votre lit. Vous vous introduisez dans le sac dont vous remonterez entièrement la fermeture, puis vous croquerez la capsule.
      Ne vous inquiétez pas, Veolia s’occupera de toutes les formalités financières et administratives post-mortem.
      N’oubliez pas de laisser votre porte ouverte!!! D’avance, merci!

      1. Vous oubliez apparemment quelques conséquences sordides de votre proposition.
        Premièrement, l’État s’enrichit : TVA sur les frais funéraires, droits de succession.
        Deuxièmement, d’autres professions en profitent au passage : notaires, entreprises de pompes funèbres, mais aussi caisses de retraite (qui n’ont plus à payer) et sécurité sociale (il paraît que les plus vieux sont plus souvent malades).
        En revanche, d’autres perdent des clients : prêteurs qui voient se tarir les intérêts des emprunts remboursés grâce aux assurances-décès, tous commerces en général et ceux destinés au troisième âge en particulier ; or les plus âgés ont en moyenne des revenus supérieurs.
        Mais je crains que cette réponse ne passe pas sur le blog.

    2. C’est LA solution pour en finir avec la crise.

      Non seulement on diminue les coûts sociaux (pension et soins de santé…) mais on accélère la
      transmission du patrimoine vers les jeunes générations, ce qui relance la consommation.

      Les personnes les plus méritantes (chef d’entreprise, politiciens et banquiers talentueux) pourraient
      quant à elles bénéficier d’un petit rabiot de droit de vivre en fonction de leur performances….

      1. Réagir ainsi ,même avec humour, c’est encore se situer dans la logique de ce système en oubliant que les sociétés qui nous ont précédés et d’autres qui existent encore ( les sociétés musulmanes ?) accordent une place aux différentes générations, vivent avec elles , et les « anciens » , pas les « vieux « , y sont respectés ! On pourrait y réfléchir !

      2. Une solution pour en finir avec LA crise? Mieux que Soylent Green : Eternity Express, de J-M. Truong

        « C’est donc dans Eternity express qu’il y a lieu de déceler le principe de différence. « Faut-il que certains meurent pour que le plus grand nombre vive ? » Ou, plus précisément : « Les Hommes n’ont le droit de vivre que dans la mesure où ils ne gênent pas les vivants. » En appliquant à la lettre cet adage, l’avenir proche s’avère effroyable. Car, à la lutte contre l’excès des naissances conditionné par les systèmes de contrôle, va succéder bientôt ce qu’Adolfo Bioy Casares a si magistralement décrit dans son Journal de la guerre aux cochons, le problème des vieillards excédentaires et la solution finale.

        Jean-Michel Truong imagine dans un avenir proche qu’une centaine de millions de jeunes travailleurs chinois vont se délocaliser en Europe, qui souffre d’une pénurie de main-d’œuvre, tandis qu’une égale population de pensionnés européens se rendra en Chine dans des villages conçus pour leur bien-être. Le train des joyeux retraités démarre vers Clifford Estates, rythmé par la Prose du Transsibérien, de Blaise Cendrars. Un certain Jonathan, émule de Machiavel, aplanira les difficultés du voyage.

        Tout est prévu pour le succès de ce livre : une idée forte, une réelle pratique spéculative, un style sec et rapide, le sens du suspense, une grande connaissance des données prospectives, macroéconomiques de notre futur proche. Et pourtant, Eternity express n’est pas une œuvre notable. Car à force de philosopher, de vouloir démontrer la justesse de son propos, l’intelligence de son anticipation socio-économique, la pertinence de son discours sur la realpolitik qui gouverne le monde, Jean-Michel Truong oublie d’incorporer à la pâte ce zeste de bizarre qui excite les papilles du lecteur de SF. »

        Philippe Curval, Magazine littéraire, nº 419, avril 2003
        Source : http://www.quarante-deux.org/archives/curval/chroniques/Magazine_litteraire/419-
        Eternity_express/

        Malgré tout, dirais-je, l’idée qui sous-tend le roman est remarquable et sa fin…terrifiante. A lire.

  2. Un autre son de cloche:
    Etude suisse:

    http://www.voxeu.org/index.php?q=node/7766

    We find that a reduction in the retirement age causes a significant increase in the risk of premature death – defined as death before age 67 – for males but not for females. The effect for males is not only statistically significant but also quantitatively important. According to our estimates, one additional year of early retirement causes an increase in the risk of premature death of 2.4 percentage points (a relative increase of about 13.4%; or 1.8 months in terms of years of life lost). In line with expectations, we find that IV estimates are considerably smaller than the simple OLS estimates, both for men and for women. This is consistent with negative health selection into retirement and underlines the importance of a proper identification strategy when estimating the causal impact of early retirement on mortality. Our results also indicate that the causal effect of early retirement on mortality for females is zero, suggesting that the negative association between retirement age and mortality in the raw data is entirely due to negative health selection. There are several reasons why male but not female blue-collar workers suffer from higher mortality (eg women may be more health-conscious and adopt less unhealthy behaviours than men; they may be more active after permanently exiting the labour market due to their higher involvement in household activities).

    1. Sam… C’est bien connu… si les ouvriers profitent si peu de leur retraite – i.e crèvent si jeunes – c’est pasqu’ils partent trop jeunes en retraite… l’ouvrier mâle ? s’il est plus tenu en laisse par le patron ?… pensez donc ! il passe son temps au bar Pmu à picoler, fumer, jouer… et pis le désoeuvrement, l’oisiveté mère de tous les vices, plus d’exercice physique, la dépression qui guette…

  3. Mourir pauvre, malade et con… C’est moche comme avenir, quand on y pense bien… mais alors comme present, je vous dis pas…

    1. @kohaagen
      Con et pauvre…C’est bien engagé…!
      Malade…vu le nombre de proches ou d’ex collègues de boulot morts d’une saloperie ( en général cancer), entre 50 et 60 piges…C’est déjà là…

  4. Avant on disait et on était dans le « vif du sujet ». (financier, économique, social…)
    Dans le sens : en plein dans la question.

    Maintenant il semblerait que l’on entre en plein « dans le vif ».
    Dans le sens : être atteint physiquement dans son vivant, dans sa chair à nu.
    Je ne sais pas vous, mais moi je commence à sentir (et pas seulement en humant bien à fond)
    une… comment dire, « odeur » d’insurrection ?
    Alors disons-le et disons-leur à vive voix : NE TOUCHER PAS À NOS BESOINS VITAUX.

      1. @ KIMPORTE

        EN GRECE, ILS ONT OSES

        car :

        C’EST, SI ON REGLE EN OS

        Que prendra seulement FIN la Règle d’Or !
        On s’en contrepète, car alors, on sera tous morts !

        (merci pour la faute, sinon je n’avais pas de S pour l’ OS …)

  5. Ben oui, allonger un peu la duré de travail (on nous montrera des exemples où les gens travaillent jusqu’à 70 ans et +, bon ici il n’y a plus de travail mais chuuuuuuuuuuut) + diminution de la durée de vie (Chuuuuut, ça il faut pas le dire hein !!! On gagne 6 mois tous les ans hein !!!) = plus de problème de retraites par répartition !! Elle est pas belle la vie néo-libérale ???

  6. Gilles Johannet, ancien directeur de la CNAMTS avait déjà souligné dans les années 90 l’inadéquation entre le système de financement des retraites et de la maladie et sa finalité supposée : une espérance de vie toujours croissante et en bonne santé.

    Dans une de ses interventions au salon de l’hôpital (1996 ou 97), il avait également souligné les risques de la retraite par capitalisation face à l’espérance de vie croissante : que les fonds de pension se retrouvent dans la nécessité d’être vendeurs nets de leurs avoirs pour financer les retraites de leurs ayant-droits. Plongeant de fait, le régime général en faillite.

    Son pronostic ne s’est pas réalisé en 2002, comme annoncé.
    Il s’est presque réalisé en 2009-2010 (effet glissant des cotisations sur la trésorerie CNAMTS), heureusement évité.
    Avec les cures d’austérité en oeuvre, il risque bien de ne jamais voir le jour, faute d’ayant-droit.

    1. Il avait également souligné les risques de la retraite par capitalisation face à l’espérance de vie croissante : que les fonds de pension se retrouvent dans la nécessité d’être vendeurs nets de leurs avoirs pour financer les retraites de leurs ayant-droits. Plongeant de fait, le régime général en faillite.

      Que veut dire cette phrase ? Quel est le rapport entre la retraite par capitalisation et le régime général ?

      Je rappelle que contrairement à certaines croyances (bien ancrée à gauche), la retraite (par répartition ou pas) c’est du salaire différé; et que ce sont bien les salariés qui financent eux-mêmes leurs retraites (les cotisations dites « patronales » n’étant pas payés par les patrons, un truc qui s’appelle « l’incidence fiscale »).
      Donc croire qu’il n’y a aucune raison que les salariés paient la durée supplémentaire en retraite qu’engendre l’augmentation de l’espérance de vie; c’est penser qu’il ne faut surtout pas que les salariés soient responsables et organisent la soutenabilité à long terme de leur système de retraite…

      1. @Sylvain : Les retraites par capitalisation s’investissent dans l’économie réelle (des actions et obligations) pour obtenir une rente pour les retraités.
        Si les fonds de pension deviennent vendeur net, l’argent qui est necessaire là ou on en a besoin pour créer de l’activité manque disparait et l’économie sombre.
        Celà diminue le nombre d’actifs et donc le nombre de personnes qui cotisent au regime général qui n’est plus viable.
        Le nombre de personnes entrant dans le systéme de retraite par capitalisation diminuant lui aussi la mauvaise santé économique diminuant le nombre de travailleur mais aussi la qualité des compensation.
        Une grande quantité d’actifs qui se retrouve sur le marché a une incidence à la baisse sur le prix de ceux-ci les fonds par capitalisation pouraient donc être obligés de brader des actifs. Ca rapelle la cavalerie comme systéme, les premiers retraités touchant leur retraite et les derniers entrés dans le système se retrouvant avec des fonds de pension en faillite.
        La solution pour poursuivre une cavalerie : toujours élargir la base.
        Si le sujet des retraites vous interesse je vous conseille de lire cet article de F.Lordon
        http://blog.mondediplo.net/2010-10-23-Le-point-de-fusion-des-retraites

      2. @ Philippev:

        Les retraites par capitalisation s’investissent dans l’économie réelle (des actions et obligations) pour obtenir une rente pour les retraités.

        .

        Ah parce que ce n’est pas le cas de la retraite par répartition peut-être ? Il y a un mythe en France qui dit que l’argent des cotisants va directement aux allocataires. La réalité elle, est légèrement différente: les cotisations passent par la case « marchés financiers » avant d’être versées aux retraités. Tiens à quoi correspondent les « provisions techniques » du régime général géré par la Caisse des dépôts ? Que devient les réserves du régime Agirc-Arrco, planquées sous un matelas ? Les retraites par répartition s’investissent dans l’économie réelle, à un délai et à un rythme beaucoup plus court, c’est tout.

        En France et pour les salariés du privé, la retraite par capitalisation est une « sur-complémentaire »: c’est à dire qu’elle intervient en complémentaire du régime de base et du régime complémentaire Agirc-Arrco qui sont eux obligatoires. N’en bénéficient que les salariés qui peuvent se la payer que ce soit individuellement ou via une négociation des syndicats avec l’employeur. Quant à l’article de Lordon, il est bourré d’inexactitudes, voire parfois mensonger sur un sujet que manifestement il ne maîtrise pas.

        Il n’y a à ce jour aucun risque que la retraite par capitalisation ne remplace la retraite par répartition en France, ça fait plus de 40 ans que la retraite par capitalisation existe dans notre pays et elle est toujours utilisée de la même façon: en régime « supplémentaire facultatif ».
        Le seul risque qui existe vient précisément de ceux qui tiennent le discours de Lordon, niant qu’il faut organiser la pérennité financière d’un système basé sur la solidarité inter-générationnelle qui est bouleversé par l’augmentation de l’espérance de vie et la modification rapide de la pyramide des âges, parce que ce serait une « régression des acquis sociaux ».

  7. En quelques mots tout est dit. Nombreux a avoir bénéficié de l’école publique laïque et obligatoire qui à permis à une classe moyenne d’émerger et de vivre dignement sans toutefois arriver à endiguer toutes les poches de misères , certains ont bien diagnostiqué la rupture qui nous guette. Sommes-nous cependant en nombre suffisant pour renverser la tendance. Il faut l’espérer et ne rien lâcher quelque soit le vainqueur du prochain scrutin. Ne jamais s’endormir sur ses lauriers.

    1. Moi j’ai trouvé l’info par Reflets.info, citant Marc fiorentino…

      Apparemment, pour que le Fiorentino s’alarme, c’est qu’il y’a un vrai risque, il est libéral certes, adore les marchés, re-certes, mais il aime surtout ne pas perdre, M.Sarkozy a décidé de tirer a l’artillerie lourde. Et advienne que pourra, si la bourse grimpe, il est le winner, si elle chute il sera l’homme providentiel, mais dans tout les cas, les « grands banquiers » ont un jouet de plus avant la chute.

    2. Ben je pense pas etre un expert mais je crois que ce type de contrats etait permis il y a quelques mois et qu’ils ont ensuite ete interdits quand ca alle tres mal. Ils remettent juste en route un truc « standard » car la situation semble aller mieux.

  8. « Une valeur d’un autre âge ! »

    La saignée… si t’en guéri pas, t’en meure….. et le problème est réglé…

  9. Il a raison monsieur Rajoy ! Eduquer la populace ça coûte cher , la soigner , encore plus . De toutes façons , ils ont une hygiène de vie déplorable , ils sont souvent malades et ils ruinent l’état .
    Il faut confier l’argent aux riches , d’abord parce que c’est eux qui créent la richesse ( je le sais , je l’ai lu dans le figaro) , ils sauront puisqu’ils qu’ils sont charitables récompenser les méritants et punir les oisifs ( c’est à dire le plus grand nombre ) .

    1. Les riches ont en effet prouvé qu’ils étaient capables de produire de la richesse, puisque par définition ils ont su le faire pour eux-mêmes….
      Et les pauvres ont prouvé l’inverse….
      On ne tire pas de la farine d’un sac de charbon mon bon Monsieur.

      Sauf qu’il reste un doute, les riches ont ils produit la richesse où l’on t’il simplement captée puis accaparée, capitalisée?

    2. François Duvalier , alias Papa Doc, et père de Baby Doc,
      que j’ai combattu pendant des années, a dit un jour en plus en substance
      (n’ai pas la source sous la main):
      « L’éducation, c’est dangereux, ça veut dire révolution »

      1. Charles,

        Baby Doc à (hélàs) été mon voisin en Belgique voici (heureusement) bien longtemps.
        Un sale con.

        Une révolution, c’est aussi un tour complet pour arriver au même point, mais plus tard, beaucoup
        plus tard parfois.

        Haiti en est là ou las, hélas

    1. Il n’est jamais et affirme qu’il ne veut surtout pas sortir du cadre.
      Interrogé lundi 17 octobre sur France Info, Jean-Luc Mélenchon affirmait :
      « C’est quand même incroyable de voir qu’on passe pour un révolutionnaire quand on est simplement keynésien ; où on dit il faut partager, c’est ça qui va faire respirer l’économie ».

      1. Le Front de Gauche est qualifié par ses détracteurs d’extrême gauche. Alors que le Front de Gauche est tout simplement à Gauche. C’est le PS qui a dérivé à droite, et plus généralement tout le reste de l’échiquier politique, la droite ayant quant à elle dérivé vers l’extrême-droite.
        Au point qu’aujourd’hui un candidat de l’UMP, ne peut envisager de gagner l’élection présidentielle s’il ne capte pas au second tour les votes des électeurs du FN.
        Le mot d’ordre sur l’échiquier politique depuis une trentaine d’années, c’est: « A droite toute! »

      2. Et simplement keynésien, autrement dit rester dans le cadre capitaliste,
        en bons mitterandiens, avec amiral ou capitaine de pédalo,
        c’est aller à la catastrophe.
        Refuser d’exproprier les banques, et les grands groupes capitalistes,
        refuser l’annulation de la dette, et le reste des compromissions,
        c’est ouvrir au boulevard au fascisme.

      3. Le mot d’ordre sur l’échiquier politique depuis une trentaine d’années, c’est: « A droite toute! »

        Et dire que le Titanic a percuté l’iceberg par la droite…

  10. Financer l’éducation et la santé, s’agit-il d’une dépense de fonctionnement ou d’investissement?
    Si les recettes de l’impôt sont inférieures aux dépenses, il faut bien diminuer les dépenses, non? Mais il y a peut être d’autres dépenses à diminuer avant la santé et l’éducation.
    Ou des impôts à augmenter. Mais peut-on collecter 10 milliards avec un impôt supplémentaire?
    A la place du gouvernement espagnol, que feriez-vous?

    1. Attention, c’est avec ce genre de question qu’il est facile de produire les réponses qui dérapent.

      Pour les soins de santé, seuls les individus « réparables » et susceptibles d’être encore productifs
      valent la peine d’investir. Vérifier cependant si les nouveaux modèles sur le marché ne sont pas plus
      productifs.

      Les autres, ce n’est ni investissement ni fonctionnement. C’est: dépense inutile!

    2. Depuis que la France est gérée comme une « boite », les dépenses de sécu, éducation, justice et j’en passe sont effectivement perçues comme des trous dans la caisse. Or, la sécurité sociale a-t-elle un jour été conçue pour gagner de l’argent ? Non, mais pour être à l’équilibre entre les cotisations et les dépenses. Mais son détricotage ininterrompu va pousser à dire à notre prochain dirigeant : « Ce n’est plus possible ! Cet établissement est déficitaire, et de plus en plus inefficace ! Il faut en finir et privatiser ! (cf Grèce)… Le gouvernement a annoncé mardi une réduction de 600 millions du déficit global 2011 de la Sécurité sociale (17,4 milliards d’euros), mais au prix de mesures drastiques durement ressenties par les assurés sociaux… D’autant plus que cette baisse est compensée quasiment au centime près par la hausse des cotisations des mutuelles privées (Ah quel beau système, ces mutuelles !!), sans compter les coûts déremboursés par la sécu ET les mutuelles et qui incombent maintenant aux malades. Il faudra sûrement une guerre pour que les gens comprennent à nouveau l’intérêt de leurs services et organismes publics, comme ce fût le cas en 45.

    3. A la place du gouvernement espagnol, que feriez-vous?

      J’achèterai une bonne paire de jumelles pour voir par où le débordement va arriver

    4. Ben non, si les recettes de l’impôt sont inférieures aux dépenses…. il faut AUGMENTER l’impôts 🙂

      Sauf si vous considérez que les dépenses sont inutiles…

  11. « de ce qui était le fruit d’une incontestable gabegie financière à un bradage de la santé publique »

    Je me suis enrichis donc je rends pauvre.

    C’est la seule déduction économique moderne, il faut aussi y voir un ensemble. Les Etats, pas seulement la Grèce, sont aussi impliqués dans ce processus financier. C’est incroyable d’en arriver là, des protestants grecs (ainsi que d’autres pays) étaient très mécontents parce qu’ils n’avaient pas de responsabilité dans ses choix, dont les Etats sont parfois (je précise) réellement exclus.

    La gravité de certaines signatures de contrats ont créés des intérêts abyssaux dont les populations sont hélas incluses (sociétalement), alors que normalement elles devraient en être totalement exclues. Ce sont des choix financiers qui ne regardent absolument pas les services aux citoyens (publics ou dérégulations de secteurs). L’implication de la finance et de certains contrats (que l’on devrait considérer comme non-citoyen) n’ont pas à influencer le niveau (déjà très difficile) des citoyens.

  12. Addenda à l’Anthologie de l’humour noir ?

    « Je déclare, dans la sincérité de mon cœur, que je n’ai pas le moindre intérêt personnel à poursuivre le succès de cette œuvre nécessaire, n’ayant d’autre motif que le bien public de mon pays, que de faire aller le commerce, assurer le sort des enfants, soulager les pauvres, et procurer des jouissances aux riches. »

    http://fr.wikisource.org/wiki/Modeste_proposition

  13. Bonjour à tous

    En référence à la méthode naguère suggérée par Jonathan Swift pour résoudre le problème de la misère en Irlande: MANGER LES ENFANTS, je renvoie tous les experts institutionnels à la solution simple exposée il y a quelques années au cinéma: SOYLENT GREEN!

    Bon appétit , Ô ministres intègres.

  14. Bon à priori l’immobilier est en train de chuter :

    http://lexpansion.lexpress.fr/immobilier/ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-retournement-du-marche-immobilier_290207.html?p=2

    http://www.objectifeco.com/argent/investir/article/loic-abadie-l-immobilier-francais-est-sur-le-point-de-plonger

    Cool, comme ça on sera au moins logé à la retraite. Restera plus que trouver de quoi payer la nourriture, le chauffage et l’eau, et les impôts!

    Vous voyez tout n’est pas noir 🙂

    1. pourtant y a des drames insoutenables

      extrait:
      « La chanteuse ne cache aucun détail sur les montants des impôts qu’elle doit payer, ni sur ses revenus actuels, qu’elle chiffre à 150.000 euros :  » Je paie 40.000 euros d’ISF par an. Si Hollande le multiplie par trois, qu’est-ce que je fais ? Je suis à la rue « .  »

      un chti coup de calculette …
      vu les chiffres elle gratte mensuel (150000-40000)/12 soit 9166
      isf 40000 * 3 = 120000 si Flambi passe ET joue les gros bras
      cette fois il reste mensuel (150000-120000)/12 soit 2500

      à 2500 elle dit « Je suis à la rue »
      elle a mal au ventre commente-t-elle.
      à 2500 t’as plus accès aux soins, c’est sur, et à 9000 pas sur que tu sois bien suivi.

      comme quoi la relativité comme dit Einstein c’est hyper important

      1. Ah la Françoise Hardy! Celle qui croit en l’astrologie et autres sornettes… Elle les mérite ces 150 000 euros finalement? Sont-ils bien utilisés ces 150 000 euros au bout du compte?

      2. je n’aime pas ce que je viens de faire: fustiger, montrer du doigt, stigmatiser, me moquer comme ça, c’est mal je le pense.
        je m’en fout du fric qu’elle a ou pas.
        je ne veux pas non plus être un type fier de son beau salaire, vous savez : comme un gros plein d’être.
        mais il y a une chose que je trouve étrange, c’est le montant du minimum vieillesse, savamment calculé par les gouvernements, pour une personne seule. par quelles opérations arrivent ils à un résultat pareil ?

  15. Incroyable, sur Fr C on fait l’éloge de J.B Say à l’instant !!

    Bernard Maris ! Mort de rire.

    Le théoricien de l’équilibre, détesté par Marx et Keynes. Et théoricien de l’Offre

    Et lui il croit à la loi des débouchés !

    Cette émission de toute façon…; laisse à désirer.

  16. Je me souviens très clairement de mon horreur d’enfant lorsque j’ai compris que des gens mourraient dans la rue, sur le trottoir, à Calcutta.

    Calcutta était « en voie de développement », et cette horreur allait cesser. Il deviendraient comme nous, chez qui c’était impensable! Et puis, on allait vers « l’an 2000 », on aurait des bagnoles volantes, les robots feraient tout à notre place, et la science nous aurait tous rendus si intelligents!

    Dites le mot « progrès », et retenez vos larmes!

    1. Bref:
      Pour White (08/1948), c’est ‘Hoover m’a tué’…
      Pour Keynes (04/1946), c’est ‘Bretton Woods ( et le champagne) m’a tué…

    2. De sales histoires; les USA étaient malades, Hoover puis Mac Carthy n’étant que des symptomes. Ils le sont restés.

      Galbraith qui connaissait Harry Dexter White ( tous deux employés dans les
      organismes économiques durant la guerre ) l’a vigoureusement défendu,
      dans « l’argent » je crois.
      Il dit que si White était communiste, alors il en serait le chef (chef du PC US) tant il était doué. D’ ailleurs face à Keynes, il a défendu les intérêts US immédiats
      sans état d’âme.

  17. dans le même registre on voit clairement que la lutte contre le tabac baise progressivement la garde faudrait tout de même pas ajouter Cinq ans au moins d’espérance de vie à tout les clopeux de France, juste au moment ou généralement il capote le lendemain de sa mise à la retraite.

  18. Les Européens sont restés muets quand le médicament ultralibéral s’appliquait aux autres peuples. Ce qui se passe maintenant en Europe est la conséquence de cette absence de solidarité… On ne peut compter que sur nous-mêmes pour lutter d’où risque fort de subir ce qu’on mérite pour avoir tant fermé les yeux !

    1. Oui, et nous avons eu 30 ans d’observation.
      Ne pas oublier que parmi les administrateurs des potions amères
      il y avait, et il y a encore, environ 50% d’européens, libéraux naturellement.

    2. Exact et comme si bien dit dans le documentaire « Debtocracy », l’ UE est encore plus ultralibérale que le FMI ! ( d’abord avec les pays africains, sud-américains et asiatiques et maintenant avec ses propres pays )

  19. « Le capitalisme est un défaut » : sans doute. Je suis très intéressé par les solutions pratiques que Paul Jorion préconise pour combattre la situation vers laquelle nous nous dirigeons.

  20. Je ne pense pas que vous en ayez beaucoup parlé sur le blog, mais l’affaire Treyvon Martin est un des derniers avatars de la crise. Il faut rappeler qu’aux USA, l’état n’est pas la solution , l’état est le problème. Les dépenses publiques n’étant plus suffisantes pour financer les administrations publiques, il n’y a plus assez de fonctionnaires et donc plus suffisamment de policiers. Dans le même temps, la pauvreté et la criminalité explosent en raison de l’inégale répartition des richesses. La solution est donc assez simple pour certains états, dont la Floride : permettre aux citoyens d’assurer eux-même leur propre sécurité grâce à des « neighborhood watch ». Ajoutez à cela une loi sidérante qui autorise les gens à ouvrir le feu en cas de légitime défense (Stand-your-ground law) et vous avez tous les ingrédients pour des drames à répétition. Dans un pays où les violences policières sont déjà nombreuses, il n’était certainement pas recommandé de procéder au démantèlement de l’état. On voit où cela mène…

  21. En 1983 j’ai vu ce film: « La ballade de narayama » de Shohei Imamura

    L’action se déroule au Japon, dans un village pauvre et isolé vers 1860 dans les hauteurs du ShinshÅ«. La coutume veut que les habitants arrivant à l’âge de 70 ans s’en aillent mourir volontairement au sommet de Narayama, « la montagne aux chênes ». C’est ici que se rassemblent les âmes des morts.

    Orin-yan (Sumiko Sakamoto), mère de Tatsuhei (Ken Ogata) a 69 ans et possède encore toutes ses dents. Elle doit alors se résigner à préparer son départ vers la mort.

    http://www.youtube.com/watch?v=UKM8eya_jnM

    1. Ce film est une véritable oeuvre d’art, il faut le voir si ce n’est déjà fait, la coutume cruelle qui est illustrée dans ce film était sans doute appropriée dans des circonstances où la nourriture était très rare. Ce n’est pas le fait de nos sociétés occidentales où le gaspillage alimentaire est encore la norme.

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