LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 11 MAI 2012

Relier les pointillés
Envisager la partie plusieurs coups à l’avance
Gouvernements d’union nationale, comités de salut public
Construisons une Europe de la relance, Jacques Attali & Pascal Lamy
Comment rembourser une dette exorbitante ?, Cédric Mas

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301 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 11 MAI 2012 »

  1. Une société à deux voies (l’une dominante, l’autre dominée et condamnée à la servitude), ce projet imaginaire existe déjà, élaboré par des intellectuels et politiques du camp ultralibéral.
    Le fond du raisonnement:
    Une partie de la population en occident n’a plus d’utilité pour le reste. Les moyens modernes de production permettent d’exister sans eux. Ils représentent un coût en terme d’aide sociale.
    Il n’y aurait, selon le modèle, que deux issues: faire travailler ces gens contre un minimum alimentaire, les vêtements seront fournis par des intermédiaires caricatives privées……….
    Deuxième solution: aucune aide publique, les pauvres et chômeurs de longue durée devront soit vivre à la charge de leur famille ou essayer de survivre grâce aux organisations de bienfaisance privées. Ce qui est déjà le cas en Grèce pour des personnes qui sont au chômage de plus d’un an – et non seulement en Grèce.

    On pourrait me reprocher de broder du noir. Mais écoutez ce que, par exemple, diffuse le candidat républicain aux élections présidentielles concernant la gestion de la pauvreté et de la paupérisation galopante aux USA (il prône, entre autres, de réduire les aides alimentaires « food stamps » pour faire des économies). Je pense que nous sommes au début d’une évolution de type « avancer vers le passé ». Les révoltes éventuelles seront reprimées, l’argent des riches et bienportants payera des forces de sécurité qui feront le nécessaire pour pacifier la société.

    Il est vrai, à mon avis, que les acteurs de la classe politique qui nous ont mis dans le pétrin ne méritent aucune confiance, quelque soit le parti auquel ils appartiennent. Ils ont vendu aux pays de la zone euro-sud une politique de croissance à crédit, et cela conscients des risques que cela implique pour ces pays peu industrialisés, pour que les marchands, industriels et les banques en Allemagne, en France et ailleurs puissent se remplir les poches.
    C’est ce système-là que des gens comme Merkel défendent encore aujourd’hui.

    1. @Germanicus,
      Point de repère histoire de tenter de desserrer le nœud que tu as autour du cou: au cours d’une vie, nous passons environ 10% en moyenne de notre temps actif au travail. On peut obtenir ce résultat en calculant le taux (Population activeXnombre d’heure travaillées moyen par personne et par an)/ (Population totaleX16X365) (c’est à dire 16heure d’éveil par jour et 365 jours par an). Estimation 2008: (25M X1568)/(63.75X16X365)=10.5%.

      On peut ergoter sur cette évaluation à la hache, mais le résultat global ne sera pas beaucoup modifié, ce qui signifie que la politique, si centrée sur l’économie, perd de vue que sa référence ne concerne qu’une part infime de notre vie. Ce simple calcul montre que nous avons beaucoup plus de marges de manœuvre d’organisation qu’on le croit habituellement.

      Alors, est-ce que ça te soulage un peu?

      1. Michel Martin,
        merci pour la réaction.
        Je ne pense pas avoir un « noeud autour du coup », je ne suis concerné, je suis financièrement indépendant.
        Je voulais simplement dire que l’une des grandes questions populistes sera pourquoi et comment payer les gens que le marché de l’emploi ne veut pas (les « assistés »), qui ne sont pas nécessaires ni indispensables pour faire fonctionner la société.

      2. Je voulais simplement dire que l’une des grandes questions populistes sera pourquoi et comment payer les gens que le marché de l’emploi ne veut pas (les « assistés »), qui ne sont pas nécessaires ni indispensables pour faire fonctionner la société.

        Hem, là on se rapproche dangereusement des solutions fascistes, comme passer un fauteuil roulant et son occupant par la fenêtre du xième étage. Le nœud dont je voulais parler se resserre.

    2. il y a aussi une troisième voie : les épaves . ( ce n’est pas tout à fait une voie , ce serait la dernière impasse , plutôt )

      1. @Eric L
        Patrick Declerck a une formule un poil moins définitive: Les naufragés.
        Le livre d’un témoignage et d’une réflexion qui ne laisse pas intact. S’il te reste un soupçon d’utilitarisme, ce livre devrait t’en débarrasser définitivement.

      2. @Michel Martin
        Dans la ville près de chez moi, il y a un « clochard » . Il est digne et intelligent , vraiment endommagé par les intempéries qu’il doit subir , mais il est quand même soutenu par les gens qui l’apprécient , et avec lesquels il parle . Je ne le vois pas comme un naufragé . il est surement pris , il le sait. Sans doute , est-ce ainsi pour tout homme qui connait sa situation et sa misère ? tous ceux qui ont touché le fond et semblent avoir abandonné la partie ? c’est possible . avoir perdu tout espoir en cette vie , et ne plus savoir quoi en dire ni que faire ?
        Corps livré à sa décrépitude et à l’inexorable , à la solitude et à l’ impuissance , résultats de choix malheureux et de malchances . Au fond, tout être reste libre mais à condition que sa flamme brûle encore, n’est-ce pas ?
        ( cela me rappelle le livre de Milarépa : celui-ci , mendiant faisait l’objet du rejet de jeunes filles riches qui n’y voyaient pas sa richesse )

      3. Patrick Declerck a passé 7 années à enquêter sur les clochards. Il faisait une consultation psychiatrique et il s’est aussi glissé plusieurs fois dans la peau d’un clochard pour voir les choses de près. Ses conclusions sont à la fois difficiles à accepter et pourtant pleines de bon sens et d’humanité. Le Graal des services sociaux, en accord avec une certaine bienpensance, c’est le naufragé qui pourra se réinsérer. Declerck n’a jamais rencontré de clochard qui se soit réinséré. Il milite pour que ce soit la société qui s’adapte à leur cas particulier plutôt que l’inverse (toujours cet espoir de réinsertion qui mine l’approche). Il cite le cas d’un alcoolique qui avait fini par trouver sa place dans un centre de soins. Voyant son bon comportement, les services sociaux se sont mis à placer leur charge de réinsertionite en lui. Ils lui ont préparé une sortie du centre, je crois que c’était un petit travail et un appartement. La veille de sa sortie, il est retombé brutalement dans l’alcoolisme. Quelques mois plus tard Il est venu mourir d’hypothermie devant le centre en septembre ou octobre (l’alcool ne réchauffe pas, il stimule la circulation périphérique, brûlant les calories de façon accélérée, ce qui peut conduire à une hypothermie même s’il ne fait pas froid).
        C’est un témoignage qui m’a bouleversé et qui a bouleversé ma philosophie politique.

      4. merci pour votre texte . Je me souviens qu’à Lorient , il y avait un clochard connu de tout le monde . il avait été meilleur ouvrier de France.

  2. L’un des maux de notre civilisation actuelle est la spéculation. Elle est complètement débridée, il y a eu de nombreuses crises successives économiques, et aucun pays ou gouvernement n’a pris la décision de Franklin Delano Roosevelt d’interdire de spéculer avec l’argent des déposants.

    Il a pris la décision d’interdire aux banques d’être à la fois de dépôt, et en même temps, d’être une banque d’investissement sur le marché.

    Il y a aussi la question de la sur-croissance (écologique) actuelle que connaît le capitalisme. Son incapacité à admettre que les richesses sont à la fois mal redistribuées, uniquement (seulement) comme moyen de cohésion sociale, et aussi que l’environnement ne peut tout simplement suivre une sur-exploitation de ses ressources naturelles.

    Ce sont des ressources d’ordre alimentaire comme le poisson (la sur-pêche), l’agriculture intensive désastreuse pour l’économie locale, nationale ou internationale, la destruction de l’habitat naturel avec un abandon massif en cohésion et en finance de différents milieux comme l’habitat humain.

    Les exemples d’un capitalisme ne mesurant que la richesse destructrice, et non la richesse durable, renouvelable ou soutenable montre que la finance n’a pas encore fait la part des choses, et que des décisions sont tout à fait possible.

  3. Prenons un peu de hauteur !

    laissons filer l’éphémère et assumons nos limites mentales et la profondeur de notre ignorance .

    La Vie n’attend pas nos cautions d’égo pour poursuivre sa Divine expansion !

    Nous sommes pathétiques avec nos prétention de savoir !

    C’est dans l’humilité que nous rencontrons l’immensité infinie du Tout et la puissance d’un plan cosmique qui nous dépasse !

    Nos égos font barrage aux courants porteurs de la Vie elle-même qui nous traverse et nous rend vivants à chaque inspir,à chaque inspir…

    Déposons les armes de nos luttes assassines et gôutons aux multiples Présents que la vie dépose sur nos routes à chaque pas.

    Sortir du cadre c’est peut-être comprendre qu’il n’est que la manifestation de nos esprits distordus , l’illusion de croire que nous sommes séparés,que l’autre est menace,qu’il faut que l’un perde pour que l’autre gagne…alors que nous sommes tous liés !

    Vu de haut,nous sommes ridicules et drôles et, pendant que nous nous perdons à chercher le sens et la direction,perdus entre hier et demain, la réalité (qui n’ existe qu’à travers ce qui EST Présent) nous échappe sans jamais pouvoir nous combler…

    Sortir du cadre c’est reprendre notre place dans la grande roue cosmique et accueillir ce qu’il nous est donné de vivre chaque jour comme un tremplin vers toujours plus de re-co-naissance,au-delà de nos jugements et autres limites du connu et de l’habituel…

    1. Réaction intéressante et d’un beau lyrisme. J’essaie (et j’espère que cela ne me rend pas déplaisant) d’établir un cadre de réflexion depuis ce matin. J’avance un certain nombre d’idées, un peu dans le vague, des choses qui émergent, sortent de l’ombre, se bousculent. Je le dis pour ceux qui pensent qu’un blog avance sans cesse, sans espoir de récurrence, tel le célébrissime char de Jaggernaut qui ne reculait jamais et écrasait tout sur son passage :
      http://www.oldbookillustrations.com/documents-references/2007/07/16/jaggernaut/
      Voilà donc ma Nièmme intervention du jour.
      Qu’est-ce que la Vie, d’abord ? À partir de quand peut-on parler de Vie (où commence-t-elle ? Les merveilles du monde quantique nous interrogent : les particules subatomiques manifestent-elles une quelconque intention qui les pousse à interagir pour créer graduellement la complexité. Comment se développe notre Cosmos ? Des étoiles à la cellule, des organismes évolués aux êtres complexes capables d’interagir avec leur milieu, des planètes aux civilisations qui s’y développent peut-être partout. Cela implique-t-il forcément « le Divin » ? Une macro ou meta entité coiffant cet Univers ? Créateur fulminant, barbu et un peu caractériel, Style la Chapelle sixtine ? Dans les lits, il existe une faune étonnante qui se nourrit des squames de la peau humaine ; on y trouve de paisibles troupeaux et de redoutables prédateurs : à une autre échelle la même chose qu’au Jurassique, invisible à nos yeux. Petites bestioles totalement ignorantes de notre présence et qui reçoivent leur manne nourricière de notre existence. Problématique des deux infinis pascaliens, mais où il n’est pas du tout sûr que nous soyons bien placés et effectivement intermédiaires dans cet emboîtement de plans d’existence et de réalité qui évoquent les poupées gigognes russes.
      « Nous sommes pathétiques avec nos prétention de savoir ! » Que cela est vrai !
      La Vie telle que nous l’observons à notre échelle, ce sont des unités individuelles prédatrices constituées d’un milieu intérieur, capables de maintenir leur unité dans le temps et de se reproduire. La prédation est le prélèvement sur le milieu d’une certaine quantité d’énergie, soit sous forme directe (photosynthèse, prélèvement chimique) soit sous forme indirecte (absorption d’une autre unité vivante dont l’énergie est récupérée (herbe, gazelle). Cette énergie alimente le fonctionnement, la stabilité, de l’organisme prédateur. À cela, on peut ajouter la transmission de caractères nouveaux favorisant l’adaptation au milieu, qui pour les organismes élaborés passe par la transmission de molécules d’ADN codantes (mais que transmettent-elles en réalité ? L’invariance de l’entité vivante dont les fonctionnements fondamentaux ne peuvent être modifiés sans résultats catastrophiques, et assez mystérieusement des nouveautés acquises par les géniteurs, constituant une évolution adaptative).
      Cela me permet par ailleurs de répondre à la remarque d’Arkao sur les virus. Les règles naturelles dont je parlais au sujet des hommes des renards et des lapins, sont celles de l’équilibre écologique. Ainsi les virus peuvent infecter les hommes, mais, on l’a vu aussi bien pour ce qui concerne la peste noire que pour la grippe espagnole, le réservoir humain diminue (ou s’adapte en développant une immunité) ; donc le virus, comme les renards ne trouve plus un terrain favorable et régresse à son tour, n’ayant plus de réservoir. Il entre en dormance et cherche d’autres conditions pour muter ; les hommes prospèrent à nouveau permettant au virus de revenir un jour exercer sa prédation.
      Pour revenir à ce blog consacré au capitalisme, on voit que la prédation est profondément inscrite dans le vivant, et que la finance, de plus en plus, se présente comme un organisme insatiable, métaphore malade du vivant, mécanique externalisée, qui absorbe tout avec la voracité d’un trou noir.

      1. Nous sommes des êtres créateurs conscients.

        Nos croyances créent nos pensées qui ,en passant par la parole ,se matérialisent à travers nos actes.

        Quand changent nos fondements(parce que nous avons permis à l’incertain de nous enseigner),nos comportements se modifient de façon profonde et durable (ce qui n’est pas le cas quand on est soumis aux dictats extérieurs).

        La connaissance permet de nous affranchir des pièges de la dualité et de percevoir que le relatif est un éphémère,un voyage sans distance de l’esprit,une vibration dans l’immensité de la Création.

        Notre « erreur » est de prendre la partie pour le Tout,de ne regarder que par le petit bout de la lorgnette,d’interférer ce Grand Oeuvre de nos égos frustrés,assaillis que nous sommes par le manque et l’absence.

        Retrouvons la mémoire de nos origines premières selon l’ultime vérité !

        Dans l’absolu (en effet la physique quantique le démontre aussi) nous sommes Un,multiples fonctions d’une même force qu’est le Néant en manifestation.

        Inutile de nous « masturber » plus longtemps l’esprit à vouloir,à juger,à résister nier ou fuir…notre vie terrestre n’est que le souffle éphémère d’une respiration infinie et magistralement orchestrée.

        Accueillons,remercions et grandissons à la lueur des leçons que chacun peut tirer des erreurs passées,individuelles et collectives !

        Renonçons à la petitesse et VIVONS …Il est déjà si tard…

    2. Daniel " We needed to get to shirt-sleeve-rolled-up work, not flit around with half-baked philosophies." dit :

      Béa, votre programme est attirant.

      « assumons nos limites mentales et la profondeur de notre ignorance . »
      je suis d’accord, assumons , assumons.
      « La Vie n’attend pas nos cautions d’égo pour poursuivre sa Divine expansion ! »:
      D’ accord, tout ce qui vit est sacré et doit être tenu pour l’oeuvre de Dieu,
      ou de l’élan vital vers la complexité.
      « l’immensité infinie du Tout et la puissance d’un plan cosmique qui nous dépasse ! »:
      C’est déja plus trapu dans la compréhension, dans le doute (la foi est faible…)
      je suis encore d’accord.

      « aux courants porteurs «  Voilà dèja quelque chose à quoi je peux me raccrocher.
      Mais je vous dis attention, avez-vous pensez à la question ( questionnement,
      problématique) de l’impédance? Fondamentale, l’impédance de ligne, sinon
      sans accord d’impédances entre émetteur et récepteur , la ligne , elle porte plus rien.
      Vous voyez un cordon ombilical? Même chose.
      Seconde remarque : la ligne de vie ne permet le plus souvent qu’un dialogue
      unidirectionnel, du genre vous parlez et j’écoute; pour inverser il me faudra attendre
      la fin de votre communication. Il y a mieux, bi-directionnel, mais c’est plus cher.

      « Déposons les armes de nos luttes assassines et gôutons aux multiples Présents que la vie dépose sur nos routes à chaque pas. » Evidemment d’accord. Qui ne le serait pas ?
      Il faudrait aussi, simple conseil, faire confiance au sens du confort de la bonne bourgeoisie: manger sur la route c’est exotique, bon une fois, deux à la rigueur, mais pas d’exagération. Moi , je mange à table, j’essaie d’être bien élevé . Je dois aussi me tenir à carreau avec ma femme: ce pourrait être une cause de divorce. Vous êtes pour la paix des ménages: je vous dis d’accord,
      mais il est trop risqué de manger sur la route. Déja un bémol, direz-vous…

      « l’illusion de croire que nous sommes séparés »
      et « alors que nous sommes tous liés ! »
      c’est exactement ce que j’essaie de vous faire comprendre: je ne veux pas de séparation d’avec ma femme. Nous sommes liés depuis longtemps.

      « la grande roue cosmique » d’accord , encore et toujours si la garantie anti-crevaison reste éternellement valable.
      Il n’y a que dans les rêves que les trucs restent immaculés. On pourrait faire
      une éthimologie du mot obsolescence. En français trad. l’obsolescence est le fait
      d’une dégradation irréversible du fait de l’existence. Une version poétique de l’entropie, en quelque sorte.
      Si la roue cosmique est sujet à l’ obsolescence ou entropie, selon que vous soyez
      poête ou thermo-dynamicien, il faut prévoir la casse. Logique.

      Bon j’arrête là. Le programme est alléchant et je dirais ‘c’est où qu’on signe’.
      Mais, vraiment, tout cela manque de sens pratique.
      On pourrait facile vous accusez de nous faire baver d’envie par des promesses
      tout en gardant secret le mode d’emploi. Vous gardez la clé d’ entrée dans ce royaume céleste.
      Et ça c’est grave, quasiment un exagération publicitaire.
      Vous en connaissez sûrement.
      Imaginons que votre proposition réclame une ascèse sérieuse, vous devriez en parler
      aussi et prévoir de toujours possibles contre-indications.

      Que pensez-vous d’un programme alternatif: ‘ici et maintenant, prolétaires de tous les pays unissez-vous’ ?
      ‘ici et maintenant’ doit être pris dans le sens: ‘sur terre, sans illusion, avec nos imperfections et nos défauts’ .
      ‘prolétaires de tous les pays unissez-vous’ voudrait dire ‘faisons au mieux, nos sentiments fraternels seront notre guide et nous n’en manquerons pas.’

      Ce programme ce serait le réalisme terrestre, contre l’illusion céleste.

      1. Merci Daniel pour le temps pris à me répondre !

        Ma vision part du principe que nous percevons ce que nous projetons et projetons selon nos croyances et « pensées racines ».

        Il y a deux façons d’aborder la vie :

        -Soit sur « mode égo »,action-réaction,rapports de force,…avec le manque et l’absence comme moteur d’une quête qui nous pousse sans cesse à chercher à l’extérieur de quoi satisfaire un vide intérieur ,de quoi combler,pour un temps limité,nos égos assoiffés de pouvoir et pétris de peurs.
        Ce mode de fonctionnement est le résultats des conditionnements d’une sociétés qui nous veut dépendants et nous pousse à consommer toujours plus .Un système qui nous tient par la peur au sein d’un fonctionnement duel (les uns contre les autres…).

        -Soit,retrouver notre nature originelle au sein du grand Tout.Voir la grande illusion qu’on a faussement pris pour la réalité et inverser le processus afin de reprendre notre souvereineté individuelle.Grandir c’est faire ce qui fonctionne.
        Les crises que nous traversons sont,à mon sens,de fermes invitations à comprendre que nous sommes tous interconnectés et qu’on ne peut plus être en paix(heureux,comblés..) de manière isolée.C’est une vision qui transcende la dualité et embrasse la diversité sans la juger,la combattre ou l’exclure.
        L’autre est miroir de soi et,au niveau énergétique,la séparation n’a aucune réalité.Que nous choisissions de le vivre ou non,cette vérité reconnue et assimilée modidie totalement notre relation à soi et aux autres.Nous sommes Un et la vie n’est pas un combat à gagner mais une succession d’expériences à vivre pour avancer en conscience au rythme d’une création supérieure en perpétuelle expansion.

        Il y aurait tant à dire…la vie va bien au-delà de nos limites mentales.En chacun se trouve La clé pour nous affranchir d’un système qui souhaite (pour sa seule survie)nous asservir en nous maintenant dans une multitudes de peurs,faussant le sens premier de notre identité,du sens et de la direction de nos vies personnelles et collectives.

        Une élite dominante et le reste de la population soumis .Mais,ces quelques prétentieux ne pourront maintenir leur pouvoir que tant que nous accepterons,cautionnerons et alimenterons cette absurdité qui se traduit par une multitudes d’inégalités et injustices cruelles.

        Il faut mettre le mental au service du coeur et réintroduire la spiritualité au sein de nos réflexions et choix.

        Il y a tant d’évidences,de logiques et de bon sens dans cette approche que l’ombre de nos confusions et complexités mentales s’effacent peu à peu,nous rendant naturellement Humains.
        Les prises de consciences qui se réalisent à travers ces crises sont,à mes yeux, l’espoir d’une issue ,le saut évolutif à opérer en ces temps si décisifs dans l’histoire de l’humanité.

        Il y aurait tant à dire…Et,pour répondre à votre interrogations quant au côté pratique : la solution à toutes nos questions se trouve en soi,en pratiquant une droiture (valeurs,pensées,paroles,actions),en étant fidèle à soi,en comprenant que donner n’est pas perdre (mais témoignage d’avoir !),en hiérarchisant nos priorités…en ne prenant plus le superflu pour l’essentiel et la partie pour le Tout…

        Merci encore d’avoir pris le temps de me lire.
        Merci aussi de l’intérêt que vous accordez à mes écrits.
        Bien à vous !

      2. pourquoi la partie ne serait-elle pas du tout ? la partie *Doit* être du Tout . sinon elle n’est du tout , et le tout ne serait plus ( ce qu’il est )

        Nous sommes Un et la vie n’est pas un combat à gagner mais une succession d’expériences à vivre pour avancer en conscience au rythme d’une création supérieure en perpétuelle expansion.

        Oui, l’Homme est Un . mais la vie est une lutte . que serait la vie si nous n’avions pas à lutter ?
        prenez le chaud, le froid, la pesanteur , l’oubli, etc. tout procède de nos efforts pour survivre .

        voulez vous dire que vous vivez selon l’univers en expansion ? 😉

        de fermes invitations à comprendre que nous sommes tous interconnectés

        plutôt mal reliés , plutôt isolés et désolés . bien plus séparés que reliés . c’est une question que je me posais ces temps ci : combien de gens connaissons nous « vraiment bien » et avec lesquels nous pourrions envisager de réaliser des projets communs ? il me semble que les cercles sont à la fois étroits et les familles éclatées , dispersées; les communautés cloisonnées , et repliées sur elles mêmes .
        sans vouloir revenir aux temps anciens , mais notez quand même que dans les villages tout le monde se connaissait , idem dans les quartiers d’où naissaient des actions de toutes sortes .
        mais ce n’est qu’une question .
        (sinon, je suis assez d’accord avec vous , sur plusieurs points , sur l’essentiel )

        le Tout peut rentrer dans la partie . sur tout dans la partie qui lui refuse d’entrer , repliée sur elle même , bref, extérieur autant qu’ intérieur , comme on respire .

      3. A Eric L ,
        La vie n’est pas une lutte mais une expansion orchestrée selon une harmonie qui ,bien que dépassant notre entendement,est magistralement manifestée.

        Il est bon de nous poser la question que vous posez : que serait la vie sans lutte ? un oasis de paix,la parfaite réponse aux aspirations existentielles qui couvent en nos coeurs !

        En nous est la connaissance du Tout dont nous sommes une partie plus ou moins consciente et créative.

        Merci pour votre commentaire !

      4. @ Béa
        ne doit -on pas lutter contre sa propre inertie dans tous les domaines où l’on Å’uvre ?
        le combat contre le dragon , ou contre les tentations dont on connait les effets néfastes , les chants des sirènes , ou simplement comme le marin qui est pris par la mer , doit lutter pour ne pas affronter et renforcer les éléments contre lui ?
        On a , tant qu’on est dans le monde , cette nécessité de lutte, ce qui à mes yeux n’est pas péjorative, mais constitutive, constructrice de notre être .
        D’ailleurs, Il y a en nous un fond noir , insondable qui parfois se déchaine et peut nous posséder, si on n’y prend pas garde.
        Nous ne sommes pas arrivés à l’unité avant terme . ( qui n’est pas , ne peut pas être définitif, mais nous laisse un instant de repos 🙂 )
        c’est un mouvement et un repos .
        plus simplement , dès lors que l’on dia-logue , on lutte ( dans une certaine mesure ) pour résoudre les mots , non ? les siens liés à ceux des autres .

  4. Mr Jorion,
    Pourquoi dites vous que les cycles n’existent pas ? Ils pourraient plutôt ne pas exister. Ils pourraient n’y avoir qu’un déséquilibre faiblement naturelle (donc insignifiant). On n’en parlerait alors même pas.
    Pourtant, les cycles existent parce qu’ils ne sont qu’une représentation. Ils « tentent » de décrire une existence de tous les jours qui est réellement ressentie (crise ou croyance de pseudo croissance) par des critères mathématiques et idéologiques. Le capitalisme a eu une existence qui mérite analyse pour en tirer des leçons. Ainsi, vous avez raison de préciser qu’il faut sortir du cadre, car il convient de se demander si ce que l’on a appelé les 30 glorieuses n’étaient pas en fait les 30 ridicules. Nous sommes alors dans un cadre générationnelle. Celui qui dépasse toutes les idéologies archaïques libérales et keynésiennes, c’est le domaine de définition dans un objectif commun, l’éternité. La dualité n’est pas la seule alternative. L’unanimité commence par la remise en cause du modèle imposé et donc la diversité des idées et conceptions. Et les divergences, source d’immobilisme dans un premier temps (la maison commune avec trop d’interactions) vont laisser place à la priorité du moment. Le temps que les idées divergentes s’ordonnent autour d’une contrainte collective (le cadre de la rareté), la réalité. Entre sa perception et son existence, le temps est un facteur important.
    Ils se succèdent bien des intervalles de temps ou les choses sont perçue et s’organisent. C’est notre connexion au temps. L’observation que j’en fait est que la monnaie qui doit socialiser notre existence commune se trouve par période dénaturée. Les biens et services (travail compris) se marchandent et donc la fixation du prix correspond normalement à une juste représentation du principe de la relativité. En ce sens, les prix nominaux quelques soient les modèles économiques doivent être le plus proche possible de la réalité (prix relatifs, rareté mais aussi valeur d’usage). La valeur d’échange n’est qu’un instrument secondaire au bon fonctionnement d’une société. Avons-nous pensé à un étalon qui ne serait pas physique mais plutôt moral ? Je pense que cette définition serait tout aussi décalée par période et même dangereuse. C’est pourquoi un étalon réellement rare non pas comme intermédiaire des échanges mais comme indexation des valeurs serait une première ébauche de ce que la monnaie a de responsable. Aujourd’hui, on est loin du compte.
    Amicalement et merci pour votre franchise.

    1. @olivier69

      « Pourquoi dites vous que les cycles n’existent pas ?  »

      Pour la simple raison de l’évolution technologique du capitalisme ! L’outil industriel évolue, les paramètres changent, les rapports de production, etc. il n’y a donc pas de cycle qui vaille. Le temps des cycles renvoie au monde des Pharaons, mais dans un monde d’inventions, d’innovations – ce mot n’a aucun sens.

      1. @ BEN ! On sait plus qui est qui avec ce sacré 69 ! Hein Fritzls !
        Et puis faut pas confondre allumette et amulette !
        Ça c’est bon pour aller direct dans l’univers de « The Last Remnant »
        Faut juste trouver la PORTE ARDENTE pour gagner « Le porte bonheur de feu maléfique »…
        Ô, Feu sacré préserve-nous de tous ces feux païens.

      2. @Lisztfr,

        « dans un monde d’inventions et d’innovations, ce mot n’a aucun sens »

        Vous savez vous avez raison, il n’a pas de signification. C’est juste une représentation de l’esprit par des critères subjectifs à l’aide d’instruments inadaptés. Elle a le mérite d’exister dans notre imaginaire. La maïeutique…
        Par contre, les avancées technologiques des années 30 nous ont donnés l’arme atomique de 1945.
        Aujourd’hui, la nanotechnologie (perte possible de contrôle), le nucléaire civil (Japon), ont quel usage réel et quel bénéfice?
        J’aimerai partager votre optimisme.
        Le temps des pharaons correspond à une perception. D’ailleurs, vous faites bien d’en parler, les pharaons seront peut être de retour avec un nom différent, banquier, actionnaire, qui sait? Enfin, ils auront la même perception.
        La corrélation des phénomènes peut juste nous donner le pouvoir de suggestion….
        Le progrès a une signification si il s’insère dans un cadre qui dépasse notre seule existence:la responsabilité face aux générations futures.

  5. Amsterdam, 11 ai 2012

    @ dr Paul Jorion @ François Leclerc

    Lire ce dernier rapport de la Banque Centrale des Pays-Bas…
    (source: DNB, Amsterdam, 11 mai 2012):
    http://www.dnb.nl/binaries/OFS%20in%20Nederland%20voorjaar%202012_tcm46-272648.pdf

    La DNB estime que entre 2 et 4 millions de mètres carrés sur un total de 7 millions mètres carrés d’espace de bureaux et d’espaces industriels se sont vidés STRUCTURELLEMENT et PERMANENTEMENT.

    Basé sur ma source (le prof. Joop van Stigt, qui vient de nous quitter le 4 novembre passé, le plus grand spécialiste des Pays-Bas de la restructuration des édifices déjà existants) ce sont plutôt 5 millions mètres carrés structurellement vides.

    La DNB prévoit et prédit une crise énorme aux Pays-Bas dans 2 – 3 ans… basée sur l’impossibilité de refinancer cette volume structurellement vide…

    L’Espagne… le miroir aux Pays-Bas.

    Bien à vous,

    JL

    1. Toutes mes excuses, je lis très mal le néerlandais. De quel graphique dans le rapport de la banque centrale néerlandaise s’agit il?

      V Przyluski

      1. @ Artamille

        Voir svp les pages 26, 27 et autres, et voir notamment la graphique 17. Si vous l’aimeriez, je pourrais faire un essai de la traduction en Français de cette section?

        Bien à vous,

        Johan Leestemaker

  6. Ce qui serait terrifiant,ce n’est pas une « fin de capitalisme » bête et méchant,mais une « guerre »
    pour sauver ce « capitalisme »-là,une mise en tutelle par des pouvoirs religieux intégristes de tout
    poil,ou encore une réalisation « libérale » complète d’un monde complètement inhumain,sauf dans
    des équations dépourvues de signification sociale et écologique.Ce qui est terrifiant c’est l’incons-
    cience de ceux qui avaient pu compter sur une telle décomposition et avaient parié sur elle pour
    faire encore,et encore des sous.30 évoque des décennies de progrès constants.Il s’agit peut-
    être surtout d’illusion. Le nombre absolu des affamés dans le monde n’a-t-il pas cru?L’argent
    est-il disponible là où il serait nécessaire?Partout ne converge-t-on pas vers la concentration
    des revenus et des patrimoines vers ce que Paul appelle les 1 %?Est-ce là une bonne réalité,
    une source d’illusion source de joie?Pour qui donc,Piotr?Et les dégats écologiques dénoncés
    depuis LONGTEMPS par René Dumont et P.Yves Cousteau,par exemple,sont-ce des décennies de « progrès
    constants ».? Bref N° 30,pourquoi ne pas approfondir ce que vous avez à dire?Et préciser.Merci.

    1. Guy,

      . Le nombre absolu des affamés dans le monde n’a-t-i pas crû ?

      Faux, consultez les données FAO ou autres. Un milliard de sous-nutris pour 7 milliards. Un milliard et demi pour 2,5 milliards en 1950.
      Et n’allez pas balancer votre roman tel quel à la tronche d’un capitaliste militant, ils vous causeraient, sourire en coin mais carnassier, des famines staliniennes, maoïstes ou mugabiennes, voire du blé ou des poulets européens subventionnés qui arrivent trois fois moins chers que les productions locales sur les marchés africains. Pas vraiment le meilleur moyen de stimuler les colossaux besoins en investissement agricole – l’agriculture c’est pire que l’industrie lourde question capitaux et rentabilité… – dans les pays du sud qui crèvent la dalle…

      1. @ La Vigne,

        « Faux  » ? Ah bon, t’en es sur ? En valeur absolue, ça aurait baissé ? Faudrait te croire hein. Donne des chiffres pour étayer, je ne suis pas convaincu par tes (souvent) fausses affirmations soit disant sourcées.

        Tu pourrais sortir un peu tes références de la FAO pour 1950 mon seigneur, d’où qui vient ce chiffre de 1,5 milliards et y recouvre quoi (chronique, ponctuel) ? Moi je n’en ai pas trouvé un seul de claire à ce sujet dans la FAO et autres (sauf une vague phrase dans je te le donne en mille..wiki hein…). (j’ai même plutôt lu : « pas de données pour 1950 et 1960 dans un tableau donné en étude sourcé ONU lors d’un examen). Pour te dire même l’idée dominante suite à quelques recherches sur Google mon ami est plutôt que le chiffre de 850 à 1 milliards de d’affamés (ça veut dire j’ai faim chaque jour) dans le monde qu’on trouve dans beaucoup d’études et d’articles est d’une monstrueuse constance depuis au moins les années 70. Bref, rien qui permette d’affirmer FAUX, sauf à des gars lisent rapidement juste pour écrire vrai, faux.

        Et avant de se lancer dans une réponse aussi affirmative que tu l’as fait à Guy, il aurait aussi fallu d’abord éclaircir de quoi qu’on cause n’est ce pas ? Et là, ben t’as TOUT FAUX. Car il est reconnu que la sous nutrition CHRONIQUE est beaucoup plus importante qu’il y a 50 ans en VALEUR ABSOLUE, puisque c’est UN MILLIARD de personne à plus ou moins une ou deux centaines, qui le vivent TOUS les jours dans ce merveilleux monde d’aujourd’hui, et qu’ils sont environs DEUX milliards à souffrir de sous nutrition dans une année. J’ai même trouvé 3 milliards dans certains articles et doc. Je pense même que ton chiffre de 1,5 milliard ( à prouver) serait plutôt en corrélation avec les 2 ou 3 milliards qu’on trouve aujourd’hui suivant les sites, et donc qu’il y UN ACCROISSEMENT en valeur absolue de la sous nutrition. Bref, totalement l’inverse de ce que tu affirmes. Et de 4 !

        D’ailleurs le doc suivant de la FAO est éloquent à ce sujet :

        http://www.fao.org/docrep/013/i1683f/i1683f02.pdf

        Regardons ensemble la figure 1 La vigne… J’attends avec impatience tes sources pour les années 50 et 60 ! L’horreur c’est que ça monte sec après la crise de 2008. Les hommes n’ont jamais autant souffert de la faim en valeur absolue chaque année que dans nos dernières décennies, c’est ça la vérité des chiffres. Abjecte.

        et aussi CNRS :

        Deux milliards d’humains, sur les 6,6 milliards que compte la Terre, y sont « mal nourris », vivant avec moins de deux dollars par jour et un apport énergétique inférieur à 2 700 kilocalories. Et plus de 850 millions ont faim chaque jour (moins de 2 200 kilocalories). Toutes les cinq secondes, assure la Food and Agriculture Organization (FAO), la branche de l’ONU dédiée à l’alimentation et à l’agriculture, un enfant de moins de dix ans meurt de faim quelque part sur le globe, et le manque de nourriture fauche 25 000 personnes par jour, soit 9 millions par an…

        Et aussi sur 10 ans on trouve totalement le contraire de ton affirmation hâtive comme d’hab :

        Coup de tonnerre dans un ciel de nouveau assombri : le rapport annuel sur la situation de l’insécurité alimentaire dans le monde (FAO, 2004) évalue à 852 millions le nombre de personnes souffrant de la faim, signifiant ainsi que, loin de diminuer, ce nombre a au contraire augmenté de 37 millions en dix ans.

        ou encore :

        Certes, la proportion de la population humaine sous-alimentée a diminué au cours des dernières décennies, mais le nombre de personnes souffrant de ce mal n’a guère baissé. Plus de deux milliards de personnes sont carencées en minéraux ou en vitamines, et près de 30 p. 100 des enfants des pays en développement sont victimes de malnutrition. Les diverses formes d’action contre la faim et la malnutrition sont donc insuffisantes.

        Faut être un peu plus modeste avec ce genre de sujet avant de sortir des sentences logiques. Le Guy n’avait pas tort dans son intuition amha.

        Quelque chose à rajouter ?

  7. Cher M. Jorion, vous appelez à une sortie par le haut. Elle est souhaitable en effet. Mais est-ce qu’il n’est pas plus probable que nous assistions à une sortie par le bas, avec instauration de dictatures et guerres entre les différents blocs. Dans ce cas, le logiciel n’a pas besoin de changer, on n’a pas besoin de se creuser les méninges pour inventer quelque chose de nouveau. On recréera un nouveau monde avec ses seigneurs et ses esclaves, comme cela est déjà arrivé ! Et peut-être reviendra-t-on dans certaines parties du monde au féodalisme, avec des états faibles, comme au Mexique ! Alors oui, il vaut mieux appliquer tous nos efforts à éviter de telles issues. Mais il me semble peu probable que le nouveau logiciel puisse se généraliser au monde entier. Dans ce cas, il faudra s’efforcer de l’instaurer dans certaines zones du monde, comme la France et certains de ses voisins, qui devront se protéger contre les zones non régulées ! On recréera donc des frontières, mais que d’assauts il faudra repousser de la part d’entités dotées de forces de frappe financière gigantesques ! Il y faudra une volonté de fer de la part des gouvernants, et une unité peu commune. Bon courage messsieurs les gouvernants !

    1. Seul Big Brother pourra nous éviter de retourner sous la dictature de féodalistes ou d’illuminés.

  8. @ Paul :
    En fait, tu en avais parlé le 06 avril 2010 :
    Le fil rouge
    Puis le 06 mai (prémonitoire, non, comme date ? Encore de la sorcellerie blanche …) :
    Les gouvernements d’union nationale
    Puisque l’on parle d’échecs et de plusieurs coups à l’avance, on peut évoquer la stratégie, avortée, de Papandréou, avec son Gambit.
    En Grèce, néanmoins, je dirais que le gouvernement d’union nationale a déjà eu lieu (coalition PASOK + ND), afin de faire face au ‘risque’ de l’émiettement, émiettement qui est intervenu néanmoins le 06 mai.
    Sauf que cette fois, le gambit grec n’est plus le même et est en passe de réussir : refuser un gouvernement d’union nationale, provoquer de nouvelles élections, tirer profit de la montée de l’opposition du peuple grec face aux pressions européennes et devenir premier parti en restant opposé aux politiques menées au nom même de l’union nationale, voir même se passer de toute colition (devenir majoritaire). En clair, utiliser le système pour le retourner à son profit. C’est ce qu’est en train de faire la Syriza, qui oeuvre pour une recomposition politique autour d’un pôle réfractaire majoritaire, agrégeant de manière croissante les voix de citoyens s’étant éparpillés dans différents partis minoritaires, sur la base de la dynamique de recomposition politique en cours (les électeurs commençant à ‘congruer’ vers une solution cohérente et de plus en plus ressentie comme ‘plausible’).
    La dynamique est là. Sera-t-elle suffisante ?
    On ne le saura que lorsque les élections seront convoquées puis à la lumière des résultats.
    Si ceci suit son processus, on aura alors une véritable difficulté pour le système, européen et néollibéral : on ne peut pas expulser la Grèce de l’UE, ni de l’euro (la Syriza, que ce soit pour une raison tactique ou pour une vrai raison de fond, peu importe, ne le souhaite pas non plus officiellement).
    Il faudra bien faire avec. Et donc, renégocier les politiques en cours, sur la base d’un chantage inversé : on négocie sur nos bases ou on fait tout péter.
    En ce sens, la Syriza pourrait être le meilleur allié de Hollande dans son rapport de force avec l’Allemagne : le jeu du méchant et du gentil (c’est qui le gentil, hein ?).
    Les allemands comprendront alors où sont leurs intérêts, rapidement.

    Les tenants du TINA n’ont plus que 48 heures devant eux (et tout est encore possible).
    Ensuite, c’est Alea Jecta Est : le processus politique de recomposition ne pourra plus être figé.
    Tout se joue en Grèce, où le processus de désagrégation est en passe d’être reconfiguré.
    Hollande, je crois, l’a bien compris. Les allemands aussi.

    PS : la victoire le même jour de Hollande rend plus ‘plausible’ le positionnement de la Syriza pour les grecs, car l’isolement sanitaire qui était jusque là de rigueur (comme les pestiférés), la quarantaine politique, s’est fissurée en Europe. Fissurée, pas rompue.

    1. 4.11pm Evangelos Venizelos, after receiving the resignations of all the members of Pasok’s political council was quoted as saying: « I am not talking about a restructuring or a re-constitution of the party. I am talking about its re-birth« .

      1. @Zébu: quelle interprétation donnez-vous à cette info? Quelle analyse en faites-vous en fait? Je serais intéressée de la lire, la votre, et bien sûr, de tous ceux ou celles qui en ont envie

  9. à Lisztfr

    Vous évoquez le loi de Say
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Say

    Citation

    « La croissance ne peut être obtenue que par la stimulation de la production et non par celle de la consommation »

    Il faut intégrer la notion de gaspillage dans la croissance si vous désirez affiner ce point de vue.

    Lien
    Gaspillage d’énergie
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaspillage_d%27%C3%A9nergies

    « Elle inclut aussi le manque d’efficience énergétique de nombreux dispositifs d’exploitation, transports, transformation, consommation ou élimination de ressources, de production de biens ou service, de modes de transport ou élimination de matières (minérales, organiques, chimiques..). »

    Gaspillage alimentaire
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaspillage_alimentaire#Le_gaspillage_alimentaire_en_chiffre_et_sa_composition

    « l’ensemble des pertes alimentaire est estimé au total à 55 % de la production agricole mondiale. »

    L’élimination des ressources dans la production amenant à la fois à une forme de décroissance, dérivant pourtant de la croissance, a enfin de compte un effet inverse non pas à cause des commerciaux mais parfois de l’inaccessibilité des masses à ses pertes colossales, mais en chiffres majoritaires sur le marché.

    La loi de Say a-t-elle de l’avenir ou doit-elle éliminer comme de nombreuses ressources actuelles de notre niveau de vie en mode de surconsommation ?

    1. @Cassiopée

      A mon avis, entre les absurdités de la loi de Say, la crise bancaire et la crise écologique, pour le moment si je devais faire un tiercé :

      1) Effondrement bancaire (zone euro), 2) effondrement économique général (dû au fait que les produits ne trouvent pas de débouchés) 3) ce qui laisse un peu de répit sur le front de l’écologie.

  10. Désolé, Mr Jorion mais votre analyse de la crise politique grecque n’est pas pertinente. Les rapports de force en Grèce poussent vers le radicalisme à droite comme à gauche. C’est le propre d’une situation pré révolutionnaire. Les partis traditionnels de gestion gouvernementale ont fait faillite clairement aux yeux de la population. Ce que vous appelez un gouvernement de salut public est l’autre nom de la dictature militaire. Cette possibilité existe. Mais il y a aussi une possibilité de radicalisation de la population vers des solutions de sortie du capitalisme. La population pourrait prendre en mains la gestion de sa vie quotidienne, par la démocratie directe, comités de quartier, d’entreprise, etc. Globalement je crois que vous sous estimez l’irruption populaire sur la scène politique. Attendez vous une solution de sortie du capitalisme d’un comité de sages, de gens « raisonnables » qui éviteront les débordements des expériences révolutionnaires précédentes ? Quelle est la place du peuple dans un mouvement de sortie du capitalisme ?

    1. « je crois que vous sous estimez l’irruption populaire sur la scène politique »

      Oui, c’est une vieille habitude chez moi.

      Plus sérieusement : « Paul Jorion », dans « Blog de Paul Jorion », c’est le même « Paul Jorion » que l’auteur de Le capitalisme à l’agonie (2011).

    2. Père Duchêne, z’inquiétez pas. Après la montée aux extrêmes, c’est toujours les modérés (les « magnanimes » de Hobbes), éventuellement un temps entraînés dans la « montée », qui fixent les nouvelles règles du jeu.
      Et, pour paraphraser un récent billet « trouillophile » du daron, encore une injection de Hobbes, pour la peine : «la passion sur laquelle il faut compter, c’est la peur.»
      Grande ou petite…
      (Et encore Hobbes n’avait-il aucune idée des sociétés d’idéal sécuritaire qu’on se réserverait…)

    1. …Comme dit Lordon : « Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Ils sont très remplaçables, leur fortune est inutile à l’économie, et elle est un trouble à l’ordre public. Ah oui : en partant, qu’ils n’oublient pas de déposer leur passeport à la porte. Avant de la prendre »….;-)
      Et sinon….On y pense…Puis, on oublie ….comme d’hab
      http://www.lalibre.be/economie/entreprise-emploi/article/682717/des-nantis-trop-bien-lotis-en-belgique.html

    1. Je ne sais pas si on peut inclure cette déclaration de Hollande dans la tendance actuelle, malheureusement trop répandue, du c’est-la-faute-aux-autres. Il n’a pas tout à fait tort, à mon sens, mais reste à savoir ce qu’il entend par ouvrir le conflit. Si pour lui, cela signifie tenter de rééquilibrer les échanges internationaux, en particulier la balance commerciale chinoise, en réclamant un système de compensation qui les obligerait à réinvestir leurs profits au bénéfice du bien-être de leur population, je pense que l’on ne peut qu’être d’accord, et malgré le caractère fracassant de ce paragraphe extrait de son livre. Je pense que ça pourrait être une manière d’affronter la fin imminente du dollar comme unité de compte international en s’alliant avec une Chine décidée à extraire son peuple de la misère et non pas avec une Chine encore plus capitaliste que le Capital comme la veulent les américains.

      1. Mot,

        si pour lui, cela signifie tenter de rééquilibrer les échanges internationaux, en particulier la balance commerciale chinoise, en réclamant un système de compensation qui les obligerait à réinvestir leurs profits au bénéfice du bien-être de leur population, je pense que l’on ne peut qu’être d’accord…

        Pardine, ça mange pas d’pain ce genre sainte sollicitude pour le bon peuple chinois… Mais dites, est-ce que vous avez bien regardé le Pib par tête de pipe chinetoque (même en PPA) ? Y’a du taf encore…
        Ah oui ! aussi. Les exportations par chinois en 2011, c’est un peu plus de 1000€; l’Allemagne c’est quasiment 12 000€ d’export par casque à pointe. L’excédent commercial ? c’est pire : 80€ contre 2 000€…

      2. Vigneron,

        Ben oui, mais l’un n’empêche pas l’autre. Le déséquilibre commercial allemand, appuyé sur le bon dos des gipsi, peut tout autant trouver une solution interne à l’Europe par le Droit européen que celui de la Chine par une évolution du Droit international. Je ne suis pas dupe, c’est une question de volonté politique qui n’a pas l’air d’être très à la mode en ce moment, mais je pense que les faits commandent et que la réalité termine toujours par s’imposer en passant par dessus les tentatives d’invention d’un réel plus confortable, même en Chine.
        D’autre part, il me semble que réinvestir l’excédent commercial chinois dans le bien-être de sa population augmentera la qualité de leur production et leur PIB par tête de pipe à eau chinoise. Bon d’accord, on se cogne contre le mur de l’épuisement des ressources et du pic pétrolier, mais en attendant une salutaire invention historique ainsi qu’une gestion efficace de ce qui reste, mieux vaut équilibrer un peu tout ce foutoir d’inégalités avant une explosion sous forme de révolte sociale, je pense.

      3. Mor, «l’un n’empêche pas l’autre». Bé oui mais comme vous parlez de l’un avec Hollande, moi je vous cause de l’autre. L’autre, toujours riche, qui fait 158 milliards € d’excédent commercial, en hausse, en 2011 pour 82 millions d’habitants quand l’un, toujours pauvre, fait 115 milliards € d’excédent commercial, en baisse, pour 1,36 milliard d’habitants. That’s all.

      4. Voyons voir, Vigneron. J’ai l’impression que vous m’attribuez un degré de confiance en Hollande totalement surévalué. En effet, s’il y a une hypothèse de travail qui me semble utile, c’est bien la même que pose Jorion à propos du fameux discours de notre hypocrite national à Toulon : les gens disent ce qu’ils pensent. Cette hypothèse, qui se démontre ou non par la suite, permet de réclamer l’application des idées transmises, d’en sanctionner l’abandon s’il se produit sans explication crédible et surtout, d’appuyer les discours qui semblent aller dans le sens d’une réforme du système avant son écroulement, ce qui semblerait plus logique que d’attendre que les survivants puissent sortir des décombres.
        C’est pourquoi, au lieu de peindre Hollande comme un Babar chez les loups et même s’il en a tout l’air et la chanson, je préfère largement qu’il soit mis face aux attentes, relatives mais ce sont les seules disponibles, que son élection a provoqué dans une population atterrée ou indignée, comme voulez, par la destruction de la démocratie, légèrement sociale, obtenue jusqu’ici. Sinon, je pense que ce fameux baroud d’honneur, que l’on aime tant prévoir, est inévitable car de la même manière que les louables intentions de réforme du système financier dont parlait Obama au début de son mandat, trop timidement appuyées, il faut bien le dire, par les dirigeants européens, en sont restées à moins que rien et que le discours de Sarkozy ne fut pas plus qu’un énorme nuage de fumée, la randonnée de Hollande à la cime du pouvoir politique risque fort de terminer en eau de boudin ( pour nous, lui je m’en fous, je ne le connais pas ). Il n’y a rien à gagner en pariant sur sa déroute et par contre rien à perdre en le poussant au front pour tenter de tordre le cadre économique actuel. Je préfère largement, d’ailleurs, cette idée de torsion à celle de sortie d’un cadre où les plus faibles économiquement laisseront le peu de plumes qu’il leur reste, comme toujours. La première torsion, même infime, peut très bien débiliter la rigidité de ce cadre et initier un processus imparable de réforme, mais il faut au moins y croire un peu pour que cela puisse devenir possible.

        Alors oui, bien sûr que la naïveté de cette démarche ne m’échappe pas, pas plus que l’inéluctable explosion de violence qui enverra le cadre et la boule toute entière vers l’inconnu d’un retour à l’état de nature si rien ne change. Je ne crains pas vraiment une 4ème, comme on entend souvent, sinon une première guerre civile internationale, un cataclysme de proportions imprévisibles comme imprévues furent celles que prirent la I GM. À noter que lors de ce premier conflit mondial, émergeait déjà, une légère mais certaine tendance au basculement vers ce type de conflit civil et internationalisé, émergence vite réprimée par les hiérarchies militaires.
        Personne ne m’a vraiment convaincu lors de la campagne électorale, pas plus Hollande que Mélenchon, mais maintenant que le premier est aux commandes, je pense qu’il est nécessaire qu’il se sente poussé, observé et évalué par la plus grande part possible de la population et au-delà du bulletin de vote que chacun ait pu mettre dans l’urne. On ne peut sanctionner son exercice avant même qu’il ne soit commencé, ce serait absurde et inconséquent à moins de prôner la destruction totale du système et une reconstruction from the scratch à laquelle je préférerais largement ne pas avoir à assister.

      5. Mor, vous déviez sensiblement de mon interpellation initiale. On causait des propos hollandais sur la Chine. Et là, désolé, mais c’est pas défendable. Même que FH lui-même aimerait sans doute pouvoir se défendre de les avoir jamais prononcés. Sauf que non seulement ce n’est pas là sa première incartade crypto-sinophobe, mais encore qu’il est habituellement expert multi-diplômé et maintenant décoré en non-incartade. La première occasion, au mois d’octobre, avait d’ailleurs donné l’opportunité à François Leclerc de nous décrire, sobrement, combien les mots lui manquaient (inhabituel, is’nt it ? ) et comment les bras lui en tombaient (étonnant, non ? ) : http://www.pauljorion.com/blog/?p=30185

      6. Bon rappel, vigneron, qui fait apparaître que, s’imaginant « pieds et poings liés », « DCB », comme tu l’a nommé, une fois, n’aurait manifestement pas crié, lui non plus : « Nous sommes tous des blanchisseurs chinois ! »

      7. Normal que je dévie puisque je ne comprends pas du tout cette interprétation monolithique des dires des uns et des autres sur la Chine et la mise en rapport avec la situation allemande au sein de l’Europe. Je ne conteste absolument pas le caractère imprudent et inutilement provocateur de ces déclarations sinon juste le fait de vouloir les mettre dans le grand fourre-tout de la défausse des responsabilités sur les autres. Si l’économie chinoise ne représente pas une énorme et nouvelle force ayant fait irruption récemment dans le concert international et si la manière dont cette force s’imbrique avec celles déjà existantes importe peu, il va falloir me réexpliquer le monde. Je ne pense pas que ces évaluations, certes plutôt caricaturales ( mais à qui s’adressent-elles ? ) constituent une résurgence du fameux péril jaune des 70 mais plutôt une manière, que l’on peut qualifier de maladroite si vous voulez, d’attirer l’attention sur la question de quel modèle chinois permettrait une relation harmonieuse avec un futur modèle européen ( à débarbouiller et remonter ) et en faire un allié face à l’hystérie am´ricaine dès que l’on ose envisager une réforme du système monétaire international.

        Les BRICS ( plutôt les BRC ) seraient-ils exempts de responsabilités dans la situation actuelle ou pense-t-on préférable de ne pas trop les chatouiller ? Je pose la question car je n’ai toujours pas compris cette conclusion de F. Leclerc : les bras m’en tombent, les mots me manquent. Serait-ce totalement faux que les capitaux chinois se sont déplacés du dollar vers l’euro ? Quel type de relation économique entre l’Europe et la Chine pensez-vous souhaitable ? Pensez-vous que ces déclarations de Hollande soient une tentative de draguer les USA ? Je pose la question sans aucun cynisme, je n’ai pas le temps de louvoyer et j’aimerais bien comprendre certaines positions qui m’apparaissent bel et bien cryptiques pour le coup car vous parlez de crypto-sinophobie alors que pour ma part, je n’y vois que le rejet d’un certain modèle chinois et non pas de la Chine dans son ensemble. Je peux me tromper, ce ne sera ni la première ni la dernière fois, alors, si vous le voulez bien, expliquez-moi un peu mieux votre point de vue sur cette question des chinoiseries des socialistes européens.

      8. Exactement François, et surtout quand on se contente de montrer du doigt les chinois au prétexte krugmanien du taux de change ou, pire encore, des fraudes aux brevets et autres contrefaçons, quand il ne s’agit pas, évidemment, de stigmatiser en caractères « sympathiques » d’obscures et menaçantes visées hégémoniques…

      9. F. Leclerc,

        J’ai lu vos commentaires sous l’article dont Vigneron a indiqué le lien et je comprends mieux votre position que je partage quant à l’importance que vous donnez à la pacification des relations économiques entres les Nations. Par contre, je continue à penser que ce que dit Hollande n’est pas obligatoirement ( je ne suis pas dans sa tête pour pouvoir évaluer ses intentions ) à interpréter comme une déclaration de guerre économique à la Chine dans son ensemble sinon plutôt comme l’expression de quelle Chine et quelle Europe seraient capables de commercer sans s’autodétruire mutuellement. Il est tout à fait légitime, je pense, de s’inquiéter de la manière dont la puissance de la Chine va se manifester alors que les USA sont au bord du trou, l’Europe délabrée après 4 ans de crise et les convulsions internes du système politique chinois ne rassurent personne.
        Je détache cette dernière intervention de Hollande des manœuvres politicardes populistes visant une partie de l’électorat de Mélenchon qui ont eu lieu avant les élections ( merci JA pour l’analyse ), à mes risques et périls car il ne va pas falloir attendre bien longtemps pour être fixé sur ses intentions, s’il en a réellement. Si le temps vous donne raison et il s’avère que son idée contient un protectionnisme européen sinophobe, bricophobe ou autre, je n’aurais aucun mal à reconnaître mon erreur, juste une grande peine à envisager la suite des événements.
        En attendant, je préfère m’abstenir de préjuger des effets de bluff ou non des joueurs d’une telle partie de poker, car c’est bien de cela qu’il s’agit : le premier qui dira toute la vérité et rien que la vérité sera éliminé, ses intentions importeront peu. C’est un peu le même genre de pas de deux que celui entamé par Hollande avec la City, je pense.
        Là, est mon espoir d’éviter une catastrophe humanitaire ( peut-être suis-je paranoïaque après tout, ce serait tant mieux ) qui remettrait tous les compteurs à zéro en commençant par l’indice démographique. L’espoir fait vivre, rien n’est plus vrai quand tout va mal.

      10. D’autre part je n’ai entendu personne expliquer la crise actuelle par l’affrontement entre « les Chinois », « les Américains » et les « Européens ».
        Par contre, il est évident qu’il vaut mieux bien réfléchir aux alliés que l’on va choisir en vue d’une sortie de crise, car si c’est pour passer du Charybde de la voracité des financiers US au Scylla de celle de leurs homologues chinois, effectivement la sortie du cadre est courue d’avance, par le trou de la tombe qu’on va en sortir.

      1. Excellent schizosophie, un film en cantonnais sous-titré en mandarin ou japonais ou l’inverse……. vous n’auriez rien en patois jurassien sous-titré en tchèque ou en braille….?

      2. @ Al

        Le service n’était pas compris. En fait on peut télécharger les sous-titres via la requête « blindshaft subtitles », mais c’est « help yourself ». Sinon j’ai trouvé un argument imparable pour votre discussion avec Johnjohn : ici. On trouve tout sur Internet, sauf la scène des tac-tac piégés de Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil devant la Samaritaine.

      3. Salut schizosophie,

        Merci pour le tuyau… le sudoku fromager, fallait le trouver…

        Et comme les bons comptes font les bons amis, j’vous file le lien pour le tac-tac piégé… c’est à la 39ème minute…

  11. @Paul Jorion :

    si l’on admet que les bonnes solutions immédiates sont là , comment demander à Hollande de les porter ,alors que vous n’avez pu convaincre Attali , Lamy et Rocard ( peut être Jouyet et Védrines de surcroît ) ?

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=36220

    Les résistances ne sont elles qu’idéologiques ?

  12. bonjour paul je rentre de mon travail et je regarde ta vidéo comme tout les vendredi; et merci.Petit chti, vrais travailleur déclaré sous sous traité par une entreprise française pour exercer en belgique ;en Flandre (il y reste une relation humaniste, »grand groupe ».).2 ans que je mets en exergue la vidéo de coluche misère, juste pour voir si ma vision globale ne serait pas tronqué et ho surprise syncrhonisme aujourd’huit tes paroles sont les miennes bien mieux prononcées car je suis bien moins dans le phrasé que toi mais je décode facilement toutes sortes de langage, un peu de mal avec le flammant (rose):http://www.youtube.com/watch?v=ackQ47EiK7Q

  13. faillite Crédit Lyonnais +- 20 Md€ ………… seul à son époque.= 20 ans de galères.
    depuis 2008 : Lehman , +- 600 banques US , Fortis , Dexia , Bankia , CIF , presque toutes les banques françaises out 30à 50 fois leur capital , Grêce , Espagne , Italie , banques islandaises , irlandaises , anglaises Northen Rock , allemandes HRE……. et la suite ……..a venir……..
    Combien de promoteurs porteurs de long terme ??????

    1. Bizarrement toutes les BK françaises n’ont pas de problèmes ????????c’est sous le tapie , tapie , tapie ??????
      Et on vous raconte qu’il faut sauver les banques , mais avec toutes ces faillites , si notre argent est dans les banques , il ne devrait plus y en avoir d’argent , nous ne devrions plus pouvoir manger , alors quoi.
      Sauver les banques c’est pas pour sauver notre argent mais celui des possédants ??????
      Etonnant que le monde ne soit pas écroulé avec toutes ces faillites de banques , alors quoi , c’est pour bientôt ou pour jamais ????
      C’est pour jamais car une banque ne fait faillite qu’avec son capital lorsqu’elle n’en à plus et elle prête jusqu’à 50 fois son capital et elle à en dépôt XXXXXXX fois son capital , votre argent n’est jamais en danger , alors on vous ment ??????
      ON VOUS MENT ????? et vous ne dites rien , vous vous laissez faire ?????

  14. On commence par Quoi, par Qui, par Où, Comment ?
    Pourquoi on sait : vivre tous ensemble en étant heureux. Pas seulement survivre.

    Court, moyen, long terme
    Perso, local, régional, national, européen, planétaire
    Culture, écologie, géopolitique, économie & finance, société……
    Faut il gravir les marches unes à unes, dévorer la mastodonte par tranches, avancer sur tous les fronts en //
    Les colibris oui mais attention aux aigles, vautours, prédateurs et parasites de toute sortes
    Agir à travers des ONG, des collectifs, des syndicats, des partis politiques, des associations, en tous cas là où on sera le plus efficace.

    A ce jour je pose un préalable incontournable :
    ==> avoir un langage de VERITE, disposer d’informations transparentes et aussi complètes que possible.
    STOP aux contre-vérités, éléments de langage, strorytelling, non-dits, mensonges.
    Créons radio VERITE.

    Je suis effaré par ce que j’ai découvert encore récemment sur le blog désyntox de Libé suite à un mail pernicieux, quelles salades débitées et mises à nu :
    http://desintox.blogs.liberation.fr/blog/2012/01/ump-la-riposte-a-hollande-.html

    Un petit article dans le Nouvel Obs du 10 mai, page 12, m’a tout autant scandalisé.
    On y explique comment la cellule Internet de l’UMP s’est rendu propriétaire de tous les noms de domaine « lechangementcestmaintenent » et avant le lever du soleil dès publication de la lettre de Hollande aux français on s’est empressé de pasticher le texte.
    Stop messieurs les communicants habiles mandatés par des élus qui ne reculent devant rien, un minimum de dignité, d’honnêteté et de sérieux, vous n’êtes pas dans un jeu, vous êtes dans la vie réelle, face à des drames humains, une crise mondiale qui impose une attitude autrement responsable.
    Il ne sert à rien de vous emparer de mots à tort et à travers, seuls vos actes importent.
    Et tout ceci aurait été avalisé au plus haut niveau ? Les bras m’en tombent.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/les-off-politiques/20120509.OBS5207/comment-sarkozy-s-est-paye-hollande-sur-la-toile.html

    Il y a urgence avant que la paquebot Europe ne sombre.

    Je viens d’avoir des nouvelles récentes de proches qui ont été durant quelques semaines au contact de l’Espagne en crise, sur le terrain dans le sud, pas dans un club de vacances.
    C’est terminé le temps où les restos et les terrasses étaient bondés (il y a 2 ou 3 ans), c’est vide de vide désormais..
    Peu de travail sauf pour les fruits et légumes et encore, la pêche côtière aussi.
    La main d’oeuvre étrangère concurrence par son zèle la main d’oeuvre locale et est appréciée par le patronat que je suppose être à la recherche de coûts salariaux attractifs et bien sur au raz des pâquerettes. De très nombreux immeubles sont à l’abandon et inachevés.
    Ceci est un rapide concentré, partiel, livré par une personne modeste mais observatrice et perspicace.

    Entre ces réalités et les « enfantillages » des communicants, quel fossé.

  15. « L’impossible équation de Fukushima-Daiichi, 14 mois après la catastrophe
    Si Tepco baisse le débit, la température augmente ; si Tepco accroît le débit, la contamination augmente »
    C’est incroyable comme le parallèle entre le nucléaire et la crise du capitalisme est de plus en plus évident. Merci à FL pour l’écrire.

    soit on prend conscience qu’il faut s’y mettre sans arrière-pensées compétitives et prendre des décisions de bon sens (d’abord nous, les humains) soit c’est chacun sa merde et advienne que pourra ! mon dieu que c’est binaire!

    1. Ce problème est d’autant plus grave qu’il n’est pas nouveau du tout:
      Trop occupée à augmenter sa productivité agricole, l’Inde n’a pas pensé à investir dans l’entreposage, condamnant 40% de la production stockée en plein air à finir à la poubelle, ou plutôt à pourrir à ciel ouvert. Etant données les défaillances du système de distribution, et l’incapacité à le distribuer, « le stock est trois supérieur à ce qu’il devrait être », constate la journaliste Rupashree Nanda, spécialiste des questions agro-alimentaire.  »
      « Le gouvernement va d’un côté investir et encourager le secteur privé et les gouvernements des autres Etats à investir dans les entrepôts. Nous sommes en discussion avec le ministre des Finances afin de donner le statut d’infrastructures aux hangars », a assuré le ministre de l’Agriculture Sharad Pawar.
      Alors que faire du blé avant qu’il ne pourrisse ? Le donner gratuitement aux plus pauvres ?
       » Nous ne pouvons le distribuer gratuitement, nous achetons le blé à 16 roupies le kilo et le revendons à 2 roupies », répond le ministre de l’Agriculture.
      Construire des Hangars alors ?
      « Trop cher encore : environ 80 milliards de roupies. »
      « Vendez-les » écrivait dans son éditorial de l’Hindustan Times le même jour Salmar Halarnkar, proposant d’exporter les céréales pour gagner un peu d’argent, puisque l’argument financier prime sur l’humanitaire.
      (Article datant du 26/08/2010 )

  16. @ Paul Jorion

    Vous vous étonnez de l’attitude des journalistes économiques qui vous interrogent et qui vous disent « Allez, le capitalisme à l’agonie, agonie c’est pour vendre, hein? Sérieusement? »

    Mais je me demande si un des fondements de leurs réactions n’est pas leur formation journalistique et économique:
    – journalistiquement, on leur demande de moins en moins de faire du moyen ou long terme, toujours plus réactif, plus vite, presque du compte-rendu heure par heure, du scoop, du scoop, du scoop, même en économie
    – économiquement, ils ont bouffé du libéralisme depuis 30 ans, depuis la fac et pire s’ils sont passés par des écoles de commerce.

    Et puis il y a le poids de l’Histoire, les journalistes qui vous interrogent sont des enfants des pays du bon côté du mur de Berlin (après la chute)
    Alors forcément, pour eux le capitalisme est le seul système concevable.Le capitalisme, ils n’ont connu que ça!

    En économie, j’ai plus appris ici, sur ce blog, que dans mes cours de fac (qui m’ont donné quand même une bonne base mais théorique)

  17. Comme l’a dit Michelet : « l’histoire tombera et se brisera en atomes dans le courant du vingtième siècle, dévorée jusque dans ses fondations par ceux qui rédigent ses annales. »
    Merci à Sage pour toute sa lucidité.

  18. Cher Paul Jorion,

    Hier dans votre « le temps qu’ il fait » vous vous êtes interrogé sur comment des gens instruits et intelligents peuvent être si aveugles et ne pas voir la fin du capitalisme.
    On vous reproche souvent d’être pessimiste, moi je crains que vous ne soyez trop optimiste :
    Vous omettez un détail important : comme la bêtise humaine selon Einstein, le cynisme du capitalisme ne connaît pas de limite.
    Ce que vous décrivez comme réglé comme du papier à musique, c’est la fin de la démocratie.
    Il s’en accommodera très bien :
    -des castes d’esclaves ont été dans l’histoire de l’humanité plus la normalité que l’exception. On finira par faire admettre que c’est nécessaire.
    -l’émiettement de la démocratie conduira directement à qqs « hommes forts », sauveurs pour sauver du chaos. Le gens finiront par croire que c’est nécessaire, et les capitalistes, qui ont toujours préféré soutenir les Hitler et Mussolini &Co, plutôt qu’un front populaire, vont faire comme toujours. Donc ça marchera.
    -les « bonnes petites guerres », « incidents » de l’histoire qui en découleront, auront deux avantages : ça fera du profit –pour toujours les mêmes, et ça règlera le problème de la surpopulation. « On » finira par l’admettre, puisque déjà maintenant on nous assomme de la question « combien d’humains peut supporter la terre ».
    -les limites des ressources et la dégradation de l’environnement seront beaucoup moins gênants quand on sera moins nombreux à se battre pour.

    Bref, débarrassé de la démocratie et de quelques millions voire milliards d’humains, le capitalisme peut encore avoir de beaux jours devant lui pour jouer les prolongations, et nous sommes peut-être plus proche du scénario de Orwell dans « 1984 » ou de Zamiatine dans « Nous autres », que de « La belle verte » de Colline Serreau …

    Dites-moi que je me trompe !

    1. Je vous dis que vous vous trompez : vous êtes un conservateur, un conservateur du cynisme peut-être, mais un conservateur quand même, et les conservateurs ont toujours tort : tout change tout le temps.

    2. a fleur bleue
      ce que vous ecrivez , est une version d un futur possible, ou peut etre d un pas-sage , et donc a suivre…

    3. On peut espérer que 84 est une prophétie qui ne se réalise pas . Que ce n’est qu’une mise en garde face à un danger , un piège complet . où même ceux qui n’y voient que du bien en faisant la promotion de cet « ordre » ne peuvent se rendre compte qu’ils sont marionnettes .
      ce meilleur des mondes , issu d’une pensée unique du « Bien » omet-il qu’il faille aussi la possibilité du mal pour que le bien s’opère en conscience ? Que la liberté est inaliénable , celle qui consiste à n’obéir in fine qu’à sa conscience.
      dans un monde où vous n’auriez plus moyen de choisir que le bien, ce serait en fait une sorte d’enfer sans évolution possible. mais pour « personne » . autrement dit : Nous ne serions plus. Espèce de poussière sans signification et sans souffrance, ni joies . Tout ce monde soumis serait devenu insensible et vain . anesthésie globale .
      bref, qu’est-ce la liberté sans le choix du bien et du mal ?
      là réside l’enseignement , et qui donne aux gens les moyens de décider de leur vie .

      1. « Qu’est-ce la liberté sans le choix du bien et du mal? »

        Le bien et le mal s’inscrit dans une logique dualiste de la valeur sociale, est une éviction profonde de la compréhension de mécanisme mentaux de la relation au choses, et au monde physique. Bref c’est une illusion de réalité collective, ou un dogme collectif.

        La liberté telle que vous la prôné n’est qu’une justification absurde a notre aveuglement et notre incompétence collective.

        La liberté n’est qu’un mot, tandis que la réalité est la a nous offrir des opportunité des possibilité en terme de civilisation, qui dépasse la compréhension subjective de la majorité des personnes.

        Quelle est le problème?

        Nous sommes des animaux qui avons pris conscience de la notion de causalité il y a bien longtemps.
        Les causes génèrent des effets, mais néanmoins la plupart du temps, nous continuons a agir de façon instinctive.
        Nous avons intégré dans nos la construction de notre civilisation, la loi du plus fort, que ce soit par la pauvreté (l’argent, la propriété), la hiérarchie (gouvernement, nation), la domination (la guerre, la religion, la culture, la langue), l’appropriation (la violence légale, les lois, la dettes) notre nature animale.

        Mais voila, on est un a stade d’évolution collective et technologique, notre nature animale est plus une gênes qu’une solution, car le progrès technique offre des possibilité énormes.

        Confiriez vous le bouton nucléaire a un singe?
        Non, pourtant l’humanité se comporte telle de singes dans la plupart de nos relations humaines, avec des valeurs sociale qui dérive du monde animal.

        L’humanité est entre deux eaux, d’un coté le monde animal qui s’inscrit dans la peur et la protection de soit et du groupe, par l’usage de la violence physique ou non, qui subit les forces de la nature.

        Et de l’autre la création d’un nouveau mode de la relation a soit, au autres, et a la nature, ou la compréhension, la planification, l’organisation, la technologie, la logique, peut préservé chacun des aléa de la nature, et donnée a chacun le plein potentiel de développement humain de la conscience.

        L’humanité doit faire un choix qui n’est pas inscris dans la dualité du bien et du mal, mais entre l’instinct de conservation et la conscience. Ce n’est pas une simple bond, c’est le bond le plus QUALITATIF de l’Histoire de l’Humanité en tant qu’espèce sur une petite planète bleu.

        Technologiquement parlant, la plupart des problèmes actuelle ont déjà leurs solutions,

        On pourrais nourrir en culture bio 12 milliards d’être humain, en culture hors sol (tour a légume, aquaponie, etc) on pourrais nourris 100milliards d’être humain.

        Des logement vides il y en a la pelle, la terre regorge de ressource durable, on pourrais construire des logements avec tout le confort moderne pour tout les êtres humains.

        On pourrais produire 100% de l’énergie de la planète de façon durable et écologique.

        On pourrais soigné la plupart des maladies qui ne le sont pas aujourd’hui faute d’argent.

        On pourrais s’installer sur la lune, restaure les écosystème de la planète, des terres agricoles stérile au océan.

        Ou pourrais donnée accès au savoir de toute l’humanité a tous les êtres humains grâce au technologie de l’information.

        Alors je n’ai qu’une question: Pourquoi nous ne fessons pas le bond qui changerais la vie radicalement socialement, intellectuellement, physiquement de toutes la populations de la planète?
        Réponse, le logiciel sociale n’a pas encore intégré les possibilités d’un nouveau type de civilisation basée sur la connaissance et la conscience, car nos peurs animales sont inscrites dans nos structures sociale individuelle et collective.

        Pourtant a l’évidence (pour certain) notre civilisation craque de toutes part.
        Notre démocratie n’es pas une démocratie, mais une oligarchie élective
        Notre économie n’est pas une économie, mais une organisation sociale basée sur la consommation la dette et la croissance, elle n’économise pas les ressources de la terre, mais les dilapides.

        Si ont géré la terre comme notre maison, et l’humanité comme notre famille.
        Ce qui faut faire vue le niveau d’utilisation des technologie (compréhension des causes et effets, et de leurs échelle).

        Le monde serais très différent.
        Tellement de choses serais fait de façon différente, que beaucoup de principe sociaux deviendrais obsolète,
        La guerre, l’argent, la gouvernance, la dette, etc.
        Et ces effet aussi, la famine, les génocide, la destruction écologique, etc.

        Êtes vous conscient de l’ampleur du changement?
        Êtes vous près?

        Bien a vous tous.

    4. Il fit une fois un cours sur les nombres imaginaires. Je me rappelle avoir pleuré, les coudes sur la table, et hurlé : « Je ne veux pas de la racine de moins un, enlevez-la. » Cette racine imaginaire se développa en moi comme un parasite. Elle me rongeait, et il n’y avait pas moyen de m’en débarrasser.

      Nous autres Zamiatine (gratos)

  19. le collapsus désormais prévisible.

    seul un changement radical de paradigme pourrait éviter un choc gravissime.

    Mais, à mon avis, cela est hautement improbable en raison des structures mentales des humains

    La durée d’une reconstruction n’est pas prédictible

    trop sage …

  20. Dans le cas d’une civilisation globale, le problème qui se pose est la mise en place d’une organisation supérieure (metacivilisation) capable de gérer harmonieusement tous les éléments en interconnexion :

    ça c’est encore plus sage que de raison .
    « on  » est des éléments à gérer ? les arbres sont des éléments, les bêtes, etc…

    interconnexion, pas mal non plus comme élément de langage relativement aux vivants . on est électriquement et robotiquement branchés … remarquez, c’est un peu comme ça .

    1. Le Dieu unique est un super calculateur alors que l’homme ne pratique l’arithmétique que sur ses onze doigts…..
      Au royaume des manchots les pingouins son rois ! 🙂

    2. Les sociétés sont en interconnexion au sein de la mondialisation; mais l’économie persiste à être une autre forme, un prolongement, de la guerre entre les nations (on parle de conquête des marchés, par exemple…)

  21. @sage:
    Vous dites « seul un changement radical de paradigme pourrait éviter un choc gravissime. »

    La question est la suivante:
    un changement radical de paradigme peut-il advenir sans choc gravissime ?
    La Chine sans « ethnocide » entre 1830 et 1980? Quelques morts et soubresauts, une guerre civile à rebondissements, et quelques autres, tout de même…

    Cordialement. 🙂

    1. Je parle du changement collectif dans la manière dont les acteurs de la société conçoivent le fonctionnement de celle-ci ; en gros, si nous ne modifions pas notre relation au monde collectivement (mais cela ne me semble pas crédible), le choc sera à terme gravissime.

  22. Question :
    Le capitalisme est a l’agonie, mais quand est il tombé malade?

    Quelles sont les conditions pour avoir un capitalisme en bonne santé?
    Faut il: rareté? classes sociales? une organisation oligarchique des pouvoirs? etc?

  23. Quand je lis le nom des signataires de l’appel fédéraliste de Lamy et Attali je me dit que c’est fou le nombre de « président » et « d’anciens choses » que je ne connait ni d’éve ni d’adam…..
    La question que je me pose, c’est pourquoi les anonymes « citoyens du monde » réclamés, « ceux qui veulent bien se donner la main », ne veulent pas du NOM, ou NWO suivant la prononciation, de ces gens là ?
    Chez ces gens là Monsieur……
    On ne guérit pas le malade, on soigne le patient.

  24. ça faisait longtemps que j’avais plus écouté Paul Jorion et ben son analyse des partis c’est vraiment pas terrible : « les petits c’est pas bien, les gros c’est bien: parce que ça représente des idées… » Ah bon…?! Mon dieu ! ».

      1. En fait non seulement c’est lui qui a commencé.mais en plus je suis un peu plus gentil : il les qualifie de paranos, de poussière et de placide…Finalement ma synthèse de sa caricature restait polie…:-)

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