L’actualité de la crise : LE SAGE MONTRE LA LUNE… (I), par François Leclerc

Billet invité.

Les soubresauts chaotiques du processus de désendettement se poursuivent inexorablement, n’atteignant plus seulement la dette des États mais aussi un système bancaire européen désormais publiquement logé à la même enseigne et qui se révèle pour ce qu’il dissimulait : un grand corps malade fragilisé.

Pour maitriser et cantonner ce lent processus, de nouveaux instruments de sauvetage qui doivent être mis en place font l’objet de discordes ; tout en étant limités dans leurs effets, car ils s’inscrivent toujours dans le cadre de la poursuite d’une stratégie de désendettement qui s’appuie principalement sur le financement de son étalement avec des fonds publics plus ou moins mutualisés. La nouveauté est que ces fonds deviennent plus difficiles à réunir au fur et à mesure que le montant de l’addition s’accroît, incitant à renforcer le secteur privé pour limiter les dégâts et à partager les coûts avec lui. Non sans le déstabiliser à son tour.

Les banques font face à de nombreuses menaces conjuguées, autant de facteurs qui concourent à réduire leur activité et à diminuer leur rentabilité. Tant en raison de nouvelles contraintes réglementaires, qu’elles s’efforcent de minorer, que du poids de leurs errements passés qui finissent toujours par ressurgir, et de celui de la récession économique en cours qui s’aggrave. Il en résulte une fragilité accrue de leur part, qui, lorsqu’elle apparaît au grand jour, impose un renforcement des fonds propres et des liquidités auquel les banques ne parviennent pas par elles-mêmes comme il était pourtant escompté. On ne reviendra pas sur l’action déterminante de la BCE, qui aura tôt ou tard une suite. Certes, le secteur n’est pas homogène, mais les banques les plus faibles risquent d’entraîner les moins atteintes à leur suite, en raison de leur forte interconnexion. Ne dégageant pas assez de résultat, celles-ci s’activent à vendre des activités et des actifs afin de réduire la taille de leur bilan et de diminuer leur endettement, constatant une augmentation du coût de la ressource financière et ne voulant ni réduire davantage leur rendement, ni diluer leurs actions. Fortes de ce choix, elles monnayent une assouplissement des contraintes réglementaires contre le maintien du crédit à l’économie. Quand ce n’est pas le chantage à l’emploi, c’est celui du crédit.

Dégageant moins de résultat de leurs activités traditionnelles du fait de la diminution de l’activité économique, restreignant elles-mêmes leur disponibilité en collatéral à apporter en garantie à des investisseurs de plus en plus exigeants sur leur qualité, les banques n’ont comme ressource que de s’aventurer vers des marchés plus risqués, à titre de compensation, afin de dégager du résultat. Mais elles ne font ainsi que justifier davantage les contraintes de fonds propres et de liquidités auxquelles elles tentent de se soustraire par ailleurs. Ces dernières apparaissent d’autant plus justifiée qu’un des piliers soutenant le fragile équilibre financier bancaire n’est plus ce qu’il était : les obligations souveraines ne sont plus à risque zéro comme autrefois.

Les banques tentent aussi de biaiser par rapport à ces nouvelles règles, jouant sur la qualité des actifs reconnus comme fonds propres ainsi que sur les paramètres des mesures visant au renforcement de leur liquidité. Parallèlement, sachant risquer de nouvelles restructurations de la dette souveraine d’un ou de plusieurs pays, elles tentent de s’organiser en conséquence, pour mieux les prévenir et les organiser à sa convenance.

Le congrès de l’Institute of International Finance vient à cet effet de créer un « comité mixte pour renforcer la prévention et la résolution de la dette souveraine » dont la présidence a été confiée à Jean Lemierre, qui a fait ses dents au Club de Paris avant de négocier la restructuration de la dette grecque avec Charles Dallara. Cette nouvelle structure regroupe non seulement les représentants de la finance, mais aussi des banques centrales, du Fonds de stabilité européen et les représentants de plusieurs administrations ou ministères des finances. La mise en place systématique de clauses d’action collectives (CAC) est l’un de ses instruments de base, qui permet de rendre obligatoire pour tous les créanciers une restructuration de la dette publique sur la base de son acceptation par une majorité qualifiée. Les États ne voulant pas continuer à renflouer les créanciers via des plans de sauvetage, comme c’est le cas en Irlande, au Portugal et en Grèce, ceux-ci sont désormais en première ligne et doivent se préparer à prendre leur succession. Mais il faut à tout prix éviter des restructurations sauvages et pour anticiper leur négociation, s’en donner les moyens. C’est cela ou accepter la procédure de restructuration ordonnée de la dette souveraine – intitulée SDRM pour Sovereign Debt Restructuration Mecanism – qui avait été étudiée par le FMI et qu’il est urgent d’enterrer. Cela s’appelle faire la part du feu.

Les banques s’efforcent aussi – c’est le cas des Britanniques, fleurons de la City – de recentrer leurs activités vers des terrains de jeu moins réglementés et économiquement plus prospères, essentiellement asiatiques. Les autres, plus rivées à leurs marchés domestiques, ne peuvent suivre ce mouvement.

(A suivre…)

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37 réflexions sur « L’actualité de la crise : LE SAGE MONTRE LA LUNE… (I), par François Leclerc »

  1. Un rééquilibrage opaque mis en œuvre par les délinquants responsables du chaos… on peut dormir tranquilles.

    1. On va payer 100 milliards d’E pour que des irresponsables puissent continuer à bétonner l’Espagne à crédit. La main invisible, le laisser faire, laisser passer :

      « laissez faire, laissez passer » est attribué par Turgot à Vincent de Gournay en 1759, dans son Éloge funèbre. Dans tous les cas, c’est une injonction au pouvoir de ne pas intervenir dans l’économie.

      1. Toujours aucun en prison à part Madoff et encore.Kerviel est même sorti visiblement?Des dizaines de milliers d’autres banquiers devraient s’y trouver.Certains vont peut être recevoir un bonus ( pour avoir mis leur banque en faillite),puisé dans ses 100 milliards comme en 2009 aux usa?

  2. Si je comprends bien, les banques, après avoir déclenché une crise par excès de spéculation, essaient de se refaire… en spéculant de plus belle.
    Un peu comme le joueur de casino qui, après s’être endetté, retourne jouer pour payer ses dettes.

  3. L’Espagne aurait obtenue un plan d’aide pour ces banques de 100 milliards sous réserve d’une confirmation . Ok tous ce cinéma depuis une semaine pour en arriver la . Que vas t’il se passé lundi les taux d’emprunt espagnol vont baisser ? nos grands décideurs ont collé une fois de plus une rustine et vogue le radeaux .

    1. Oui, une aide de 100 milliards d’euros avec comme contrepartie des mesures d’assainissement du secteur financier sous le contrôle du FMI, mais pas de nouvelles mesures d’austérité. Un deuxième plan sera nécessaire pour la dette publique, qui pouvait attendre un peu…

      1. D’ou viendra l’argent en fait?Cela va t’il augmenter la dette publique des autres pays participant au bailout des banques?Un comble si c’est le cas.

      2. Il faut attendre de connaître les détails. Les fonds, dont le montant final reste à déterminer, prendraient la forme de titres émis par le FESF, qui bénéficient de la garantie des États. Ils pourraient être apportés sous forme de collatéral à la BCE pour obtenir in fine des liquidités, dont il n’est pas exclu qu’elles servent à acheter des titres de la dette espagnole, comme précédemment…

      3. Ma question est Mr Leclerc ne pensez vous pas qu’ils auraient pue faire un plan d’aide pour l’ensemble banque et dette public et profiter pour l’ensemble de L’absence de mesures d’austérités ma question est peut être naïve mais si vous dites qu’il faut un deuxième plan pourquoi pas tous d’un coup ?

    2. Vous savez bien qu’ils préfèrent les solutions de dernière minute le dos au mur ! Et puis, ils doivent attendre que le MES soit en place, car le FESF n’a pas les moyens d’un sauvetage global.

      1. La dette est privée. Le problème devenu dette publique. Le gros de la dette privée sont les entreprises IBEX . banques et construction. Ce qui montre a quel point on paye les dettes du  » jeu spéculatif » des banques et les entreprises immobilières. Elles faites avec les fonds de pension et l’argent des citoyens …. A l’Espagne l’Etat Providence est « mince ». Il y avait superavit à la sécu l’an 2006. La dette publique commence avec la récession, et elle n’est pas le gros problème Un 83 % es dette privé. 2/3 banque et entreprises construction.

  4. Spain Agrees To « Unconditonal » Bank Bailout.

    Just out from Bloomberg:

    SPAIN AGREES TO SEEK BANK BAILOUT, EL PAIS REPORTS
    IMF WILL SUPERVISE SPAIN BANK RESCUE PLAN, EL PAIS SAYS

    And the funniest:

    SPAIN RESCUE DOESN’T CARRY ECONOMIC POLICY CONDITIONS: MUNDO

    So Spain has shockingly agreed to a bank bailout without conditions. Has Germany? The chips will commence falling, where they may, shortly. In the meantime, we are days from finding out just what Germany thinks when it has to ratify (that’s right, the ESM has still not been ratified by the one country which will fund the Spanish bailout) the direct rescue of the Spanish banks. Without conditions.

    http://www.zerohedge.com/news/spain-agrees-unconditonal-bank-bailout

    http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2012/06/Spanish%20Bank%20bailout_1.jpg

  5. Dans le Telegraph ils parlent d’un montant ‘réel’ nécessaire proche de 450 milliards(banques + état)est-ce possible?Car souvent les Anglais adorent un peu en remettre ‘une couche’..alors que leurs dettes entre nous…

    1. Ils adorent. en effet.
      Le Telegraph est anti-européen; sa pythie économique,
      AEP, est anti-européen, anti-Bruxelles et particulièrement
      anti-Commissaire à la concurrence,
      anti-euro et à peu près anti-tout venant du continent,
      et absolument pro-Cameron.

      Si ça se trouve, parmi tous les plans que fait le gouvernement
      britannique pour se protéger de l’effondrement européen,
      il va y avoir un dossier particulier
      pour se protéger de la Grande Armada en bateaux de tourisme espagnols.

      1. Elle est bien bonne..
        De quel reprise parle t’il?

        « La crise de la dette tue l’économie britannique »

        La timide reprise de l’économie britannique est en train d’être « tuée » par la crise de la dette dans la zone euro, écrit le chancelier de l’Echiquier, George Osborne, dans les colonnes du « Sunday Telegraph ».

        Pour le ministre de l’Economie britannique, la zone euro « approche un moment de vérité » et les décisions qui seront prises dans les mois à venir seront déterminantes pour l’avenir économique du bloc européen pour une décennie ou plus.

        « La reprise chez nous -soumise déjà à de puissants vents contraires en raison des cours élevés du pétrole et du fardeau de la dette engendrée par les années de boom- est en train d’être tuée par la crise qui éclate à notre porte », écrit George Osborne dans un article diffusé samedi sur le site internet du journal dominical

        jdd

  6. MAGNIFIQUE !!!!!!!!!!!
    « un « comité mixte pour renforcer la prévention et la résolution de la dette souveraine » dont la présidence a été confiée à Jean Lemierre, qui a fait ses dents au Club de Paris avant de négocier la restructuration de la dette grecque avec Charles Dallara. »

    Soit, ce qu’a FAIT goldman sachs pour la Grèce………!!!!!!!!!!!!
    La MEME entourloupe comptable.

    L’Allemagne va se faire avoir en beauté. Mais elle n’a pas trop le choix, non plus…

    1. Hhmm.. Oui, non.
      C’est une aide à Merkel pour tromper les comptes de ses acheteurs européens.
      Les US manœuvrent bien.

    2. Tant que j’ai encore un demi-neurone de réflexion.
      Monsieur Leclerc, ne mettriez-vous pas à coté du titre de vos articles un feu rouge lorsque les swaps Euro/dollars sont coupés et vert lorsqu’ils sont actifs..??

  7. Si j’ai bien compris, tout ça va se traduire pour les clients par une augmentation des frais banquaires. A priori pourquoi pas ? Sauf que tous les travailleurs et alocataires sociaux ont été « obligés » de prendre des comptes en banque pour percevoir leurs revenus. Et ça se traduit par une veritable taxe privée sur les revenus du travail. Inacceptable pour moi. Je plaide pour l’attribution à tout citoyen d’un compte en banque et d’épargne gratuit et avec des services de base, dès leur naissance à leur mort, dans une banque publique. Cette banque pourrait servir d’intermediaire dans toute trannsaction avec l’état, pensions, amendas, etc… Par ailleurs, rien n’empêche à celui qui veut d’avoir un autre compte en banque ailleurs de l’avoir.

    1. Il y a quelques décennies, les fonctionnaires pouvaient s’ouvrir un compte de dépôts au Trésor Public pour s’y faire verser leur salaire sans passer par une banque privée et retirer du liquide à la perception de leur patelin . Je ne connais plus personne qui le fasse. Je ne sais si c’est encore autorisé .

      1. Non ce ne l’est plus …..pour le moment!

        la solution est pourtant simple et compatible avec leur sacro sainte concurrence :

        La caisse des dépôts et la banque postale détenus par l’état s’organisent comme des banques de dépôt avec éventuellement leur asset manager (séparation de l’activité banque d’investissement) : vous allez voir les dépôts affluer vers ces 2 établissements, forçant leurs concurrents à aussi séparer leurs activités pour survivre……………et tout cela dans le respect du libéralisme.

  8. La révolte des ‘cocus’ commence:

    L’Irlande veut une aide « à l’espagnole ».

    L’Irlande va demander à se voir accorder rétroactivement le même traitement que l’Espagne, qui vient d’obtenir de la zone euro un plan d’aide pour ses banques sans plan d’austérité en contrepartie, ont déclaré samedi soir des sources gouvernementales européennes.

    Dublin veut discuter de cette question à la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro qui aura lieu le 21 juin à Luxembourg, ont indiqué ces deux sources, à l’issue d’une conférence téléphonique de l’Eurogroupe portant sur un plan d’aide en faveur des banques espagnoles.

    L’Irlande avait conclu un plan d’aide international avec l’UE et le FMI en novembre 2010, à la suite de l’éclatement de la bulle immobilière de 2008 qui a dévasté son secteur bancaire. Son déficit public avait alors atteint 32% du PIB.Mais à la différence de ce qui s’est passé avec Madrid, l’aide de 85 milliards d’euros de l’Irlande a été assortie de conditions draconiennes.

    Ce pays s’est plié à cette discipline budgétaire et le FMI et l’Union européenne lui ont décerné des satisfecits répétés pour son programme de redressement économique, mais leur dernière mission, fin avril, a mis en exergue la nécessité de nouvelles mesures pour encourager la croissance.

    http://www.lejdd.fr/Economie/Depeches/L-Irlande-veut-une-aide-a-l-espagnole-517970/

    Allemagne : « la seule aide pour l’Espagne »

    Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré « partir du principe » que l’aide demandée par l’Espagne serait la seule pour ce pays, dans un entretien avec la télévision allemande ARD samedi soir.

    Interrogé sur le fait de savoir si cette demande d’aide serait à son avis la seule pour l’Espagne, Wolfgang Schäuble a répondu : « je pars du principe que oui. Car l’Espagne est d’une façon générale sur la bonne voie ». Et d’ajouter : « elle a pris de grandes mesures structurelles ».

    jdd

    La Belgique prêtera jusqu’à 1 milliard à l’Espagne.

    Et les pigeons c’est nous….

    http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-06-09/la-belgique-pretera-jusqu-a-1-milliard-a-l-espagne-920619.php

    Je suppose que Portugal et surtout Grèce vont aussi demander une révision de leur aide ‘version Espagne’ 2.0

    Avant les élections en Grèce ça promet…en France malheureusement aussi le pen va sauter sur cette info et on va
    l’entendre à plus finir toute la semaine prochaine.Mauvais pour PS et UMP…

  9. Un recours de l’Espagne au Fonds européen de stabilité financière (FESF) – ou « pare-feu » européen – est inscrit dans les astres.
    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/743001/eric-dor-si-on-alimente-la-boucle-perverse-le-pare-feu-europeen-risque-de-s-effondrer.html

    L’ennui c’est que :

    Dans le cas où l’Espagne ne contribuerait plus aux garanties apportées aux emprunts du FESF, la part de l’Allemagne dans les engagements de garanties s’élèverait à 33,32 %, contre 29,07 % actuellement ! La part de la France s’élèverait à 25,02 % contre une valeur actuelle de 21,83%. Quant à la part de l’Italie, elle atteindrait 21,99% contre 19,19 % actuellement. Donc, quelque 80 % du poids des garanties accordées aux emprunts du FESF reposerait sur trois pays, dont seulement l’Allemagne est notée AAA, avec perspective inchangée par toutes les agences de notation, dit-il.

    « La crédibilité des garanties aux emprunts du FESF en serait totalement dévaluée », souligne le professeur. « Surtout que l’Italie a elle-même une dette publique de 1 900 milliards d’euros. Quelle crédibilité les marchés peuvent-ils accorder à la possibilité réelle de ce pays d’activer ses garanties en cas de défaut d’un bénéficiaire des prêts du FESF ? Il en résulterait une augmentation très forte des taux d’intérêt auxquels le FESF aurait lui-même à emprunter, ce qui obérerait l’essentiel de l’utilité de cette institution.

  10. Pas compris le titre de l’article. Ce doit être trop profondément philosophique pour pouvoir en pêcher le sens avec deux neurones et demi. Enfin, heureusement qu’il y a des guides pour les nuls.

    1. @Mor
      En attendant les syllogismes et leurs commentaires, cinq options :
      – Quand l’idiot regarde la lune, le doigt montre le sage
      – Quand l’idiot regarde le sage, la lune ne se montre pas
      – Quand la lune montre l’idiot, le sage regarde son regard
      – Quand le sage montre la lune, je regarde son regard
      – Quand le sage montre la lune, il a l’air d’un idiot

      1. Pour l’instant, j’en suis à : quand la montre est réglée sur la Lune, elle en perd le nord et le Soleil, qui a rendez-vous avec elle, n’est pas là.

  11. Il est vraiment amusant d’entendre les journalistes téléradios claironner fièrement:  » Ca y est! le système bancaire espagnol est sauvé! Hosannah! ».

    Avec cent milliards d’Euros bidons? Quelle pitrerie! Sont-ils naïfs à ce point, ou pervers?

    M.

  12. Il semblerait qu’une banque italienne ait décidé de bloquer tous les mouvements de comptes pendant un mois, en évitant de prévenir trop fort. Les particuliers sont dans la mouise…
    http://www.lettera43.it/economia/macro/banca-network-ferma-i-pagamenti-clienti-furiosi_4367553312.htm
    http://www.bancanetwork.it/content/sospensione-dei-pagamenti
    Info trouvée sur un site américain. Pas réussi à la trouver sur un site français. Je ne suis peut-être pas douée.

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