L’actualité de la crise : CONNAISSEZ-VOUS LE SCHMILBLICK ? par François Leclerc

Billet invité

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Nous en étions restés au quartet attelé à la rédaction d’une motion de synthèse, afin de faire avancer le schmilblick. Avant de prendre connaissance de ses efforts, il n’est peut être pas inutile de rappeler à ce propos la définition (*) qu’en a donné Pierre Dac, son inventeur.

Mario Draghi, Jean-Claude Juncker, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso (dans le désordre) ne connaissent peut-être pas le schmilblick. Ce qui ne les a pas empêché de le rechercher sous la forme d’une audacieuse formule de compromis destinée au prochain sommet, en vue d’échanger des mesures de mutualisation de la dette avec un renforcement de l’union fiscale chère au gouvernement allemand. Car c’est ainsi que s’annoncent les enchères. Mais où placer le curseur ? Prudemment, la question est renvoyée à la fin de l’année.

Une nouvelle fuite a permis de prendre connaissance d’une proposition de durcissement du pacte fiscal, qui donne à « une instance au sein de la zone euro » non seulement un droit de regard mais également la possibilité d’exiger la correction du budget d’un État qui sortirait des ratios de déficit et d’endettement. Qu’est-ce que les auteurs de ce document espèrent obtenir en contrepartie ? Des eurobills de courte maturité ? Un fonds de financement de la dette excédant les 60 % du PIB ? La possibilité pour le MES de renflouer directement les banques ?

Les discussions s’annoncent difficiles, Angela Merkel ayant balayé comme étant « économiquement erronées et contre-productives » ces différentes options. Sans que l’on puisse à ce stade comprendre s’il s’agit d’une position définitive ou d’une posture de négociation. Les derniers préparatifs se poursuivront ce soir, avec les ministres des finances allemand, espagnol, français et italien, puis mercredi à la faveur d’une rencontre entre Angela Merkel et François Hollande, la veille du sommet.

« Quand je pense au sommet, ce qui m’inquiète est qu’il y aura toutes sortes d’idées de mutualisation de la garantie et trop peu d’idées pour plus de contrôle » des finances des États de la zone, a déclaré Angela Merkel. « Il doit y avoir un équilibre entre garantie mutuelle et contrôle » a-t-elle précisé. « Ce n’est pas un abandon de souveraineté, c’est un partage », a fait écho Jérôme Cahuzac, ministre français du budget, dans le louable effort de noyer le poisson.

Le débat se déplace sur un autre terrain que celui de la finance et de l’économie. En réclamant la réalisation préalable d’une « union politique » la chancelière cherche à créer le plus vite possible des faits accomplis afin de renforcer un pacte budgétaire sur lequel elle a du précédemment composer pour le faire adopter. Suscitant pour le moins des interrogations sur sa gestion démocratique future, en dépit de références au Parlement européen et de l’évocation de l’élection au suffrage universel d’un président européen par Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand. L’union politique vue par Angela Merkel se réduit singulièrement à un dispositif destiné à verrouiller sa politique budgétaire et à assurer une stratégie de désendettement qu’il n’est pas question de faire évoluer, sauf en échange de très solides garanties.

Présentée sous cet angle, cette politique est à haut risque, comme l’est la stratégie qu’elle prétend conforter. Comment en effet faire avaliser une telle vision de l’Europe étroitement associée à l’austérité budgétaire, aux réformes structurelles et à la recherche d’une nouvelle compétitivité reposant sur la diminution du coût du travail ? Nous avons déjà enregistré des avant-goûts inquiétants des réactions et des rejets qu’une telle perspective est susceptible de susciter. L’affirmation d’une stratégie alternative clairement dessinée n’en sera que plus importante.

Les pièces aux contours encore flous d’un jeu de construction sont sur la table et les instructions pour son assemblage sont encore illisibles.

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(*) « Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement intégral, c’est-à-dire qu’il peut à la fois servir de Schmilblick d’intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d’urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. Haut les cœurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d’un avenir meilleur dans le péristyle d’un monde nouveau… ». (Pierre Dac)

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186 réflexions sur « L’actualité de la crise : CONNAISSEZ-VOUS LE SCHMILBLICK ? par François Leclerc »

  1. Bonsoir à tous

    Selon 0Hedge, Van Rompuy a du réduire son schmilblick de synthèse de 10 à 7 pages.
    Faut il en déduire que « tous ces Messieurs » refusent d’urnapouiller? *

    Ce serait consternant pour les concernés, même si un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège, car cela signifierait que le blé de l’avenir radieux n’est pas près de lever dans le ciment qui protège les coffres renfermant tous les collatéraux de dettes de la BCE!

    * et réciproquement**
    ** à placer ou vous voudrez pour faciliter la compréhension des membres de la Commission.

    Cordiales OAT

  2. Je pense qu’au sommet jeudi et vendredi prochain, ils vont affronter une Madame Merkel déterminée, surtout en ce qui concerne les Eurobonds: ce sera un non très clair. Les allemands refusent d’assumer les dettes des autres. D’ailleurs, la loi fondamentale allemande l’interdit.

      1. Et le pire c’est qu’elle se comporte comme une femme :-). Une femme en politique, ca peut être plus conflictuel qu’un adversaire masulin – je vous le garantie.

  3. A hopelessly misconceived blue print for Europe.

    You thought that monetary union was a daft enough folly, but this is a deadlier proposal altogether, a likely fatal attempt to impose political union on a Continent which down the centuries has fought countless wars avoiding just such an outcome.

    Nobody in Europe voted for this, still less does anyone with any sense think it politically achievable, least of all the Germans, ridiculously depicted in some quarters as attempting to use the crisis to recreate the Third Reich in modern form. Rather, it is proposed in desperation as the price that would need to be paid to save dysfunctional monetary union.

    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/jeremywarner/100018189/a-hopelessly-misconceived-blue-print-for-europe/

  4. – A vous…Alors qu’est-ce que le Schmilblick ?
    – Je pose d’abord ma question: le schmiliblick est-il formé de rangées de pavés déterrés entassés sur une hauteur de 3 mètres et plantés de drapeaux rouges et noirs…
    – Votre question est intéressante et peut faire avancer le schmilblick ! A quoi pensez-vous Monsieur ? (suspense).
    – Au chantier de réfection de la Nationale près d’où j’habite…
    – Ah désolé Monsieur: ça n’a rien à voir avec le schmilblick. Au candidat suivant !

  5. L’économiste Pierre Dac:
    « Si la fortune vient en dormant, ça n’empêche pas les emmerdements de venir au réveil. »
    « Le mouvement des marées et le mouvement des capitaux sont les deux mamelles du mouvement perpétuel. »
    « Le travail, c’est la santé… Mais à quoi sert alors la médecine du travail ? »
    « Un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu’un concubin n’est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine. »
    « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir. »
    « Donner avec ostentation, ce n’est pas très joli ; mais ne rien donner avec discrétion, ça ne vaut guère mieux. »
    « L’économie politique, c’est, en définitive, l’art de faire circuler l’argent tout en le gardant pour le dépenser. »
    « La devise des hommes d’affaires plus ou moins scrupuleux est : savoir toujours assez bien nager pour n’avoir jamais à trop se mouiller. »
    « Mourir en bonne santé, c’est le voeu le plus cher de tout bon vivant bien portant. »
    « Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. »
    « Si la vérité est dans le vin, qu’elle y reste ! »
    « Une danseuse qui lève la jambe sera toujours préférable à un caissier qui lève le pied. »
    « A quoi servirait l’intelligence si l’imbécillité n’existait pas ? »
    « Un petit croquis en dit plus long qu’un grand discours, mais beaucoup moins qu’un gros chèque. »
    « La télévision est faite pour ceux qui, n’ayant rien à dire, tiennent absolument à le faire savoir. »
    « Pour voir loin, il faut y regarder de près. »
    « Il ne faut pas se fier aux choses qui ne peuvent pas arriver, car c’est justement celles-là qui arrivent. »
    « Les leçons ne servent généralement qu’à ceux qui les donnent. »
    « Pourquoi essayer de faire semblant d’avoir l’air de travailler ? C’est de la fatigue inutile ! »
    « Malgré les progrès réalisés en gynécologie, on n’a pas encore trouvé les moyens de l’accouchement sans douleur du portefeuille. »
    « C’est fatigant de voir les autres se reposer. »
    « Une erreur peut devenir exacte selon que celui qui l’a commise s’est trompé ou non. »
    « Mettre de l’argent de côté pour l’avoir devant soi, est, pour paradoxale qu’elle soit, une façon comme une autre d’assurer ses arrières à effet de ne pas l’avoir dans le dos »
    « Un bon discours ne doit être basé sur rien, tout en donnant l’impression d’être basé sur tout. »
    « Géométrie politique : le carré de l’hypoténuse parlementaire est égal à la somme de l’imbécilité construite sur ses deux côtés extrêmes. »
    « L’argent des uns n’a jamais fait le bonheur des autres. »

  6. Il existe une possibilité non négligeable que le Conseil Constitutionnel allemand considère le « Fiskalpakt » (la règle d’or) comme inconstitutionnel car transférant trop des pouvoirs du gouvernement vers Bruxelles. Si c’est le cas, seul le peuple allemand peut valider ce transfert de souveraineté. Ceci signifie que l’on se dirige certainement vers un référendum en Allemagne pour ou contre la poursuite de l’intégration européenne actuelle.
    Actuellement, la loi instaurant la règle d’or n’est pas ratifiée par le Président allemand (Joachim Gauck) à la demande du Conseil Constitutionnel qui veut avoir le temps d’examiner les recours contre cette loi déposés par « die Linke ».

  7. Après le doigt d’honneur du précédent président, voici le coup de pouce du nouveau. Après tout cela, nous voici à deux doigts du précipice.

      1. Pour quelle raison Merkel se réjouirait-elle du malheur des autres ? Ca fait quelques temps que je lis ce blog et ne comprends toujours pas la haine de certains à son encontre. Serait-ce parce que l’économie française se porte mal ? Mais dans ce cas pourquoi ne pas s’en prendre aux dirigeants français ?

      2. Ah oui tiens, j’aurais dû placer le 😉
        Pour les dirigeants français ? 🙂 et 🙁
        Le monde est un théâtre et la vie un grand mystère.

      3. @ Pignouf 1er

        Vous savez ce n’est pas parce que je me fais plus trop d’illusions sur la chancelière, que vous devez y voir plus de mépris de ma part, serait-ce parce que ses premiers adorateurs ne veulent pas plus voir l’envers du décors en Allemagne. Serait-elle au dessus de tous reproches ? Serait-elle autant séduisante pour vous sur le moment ?

        Mais dans ce cas pourquoi ne pas s’en prendre aux dirigeants français ?

        Comment pourrais-je m’en prendre à quelqu’un qui vient tout juste d’en remplacer un autre, et cela quand bien même il serait plus ou moins, si cela pouvait toujours mieux faire le jeu des premiers dirigeants privé du globe.

  8. Mercredi 27 juin 2012 :

    Italie : la banque BMPS va demander une nouvelle aide de 1,5 milliard d’euros.

    Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS) a annoncé mercredi qu’elle allait faire appel à une nouvelle aide de l’Etat italien de 1,5 milliard d’euros pour renforcer ses fonds propres, alors que le gouvernement avait indiqué mardi être prêt à lui apporter jusqu’à 2 milliards.

    Dans le cadre de l’annonce de son plan 2012-2015, la plus vieille banque du monde a également indiqué qu’elle allait fermer 400 agences et réduire ses effectifs de 4.600 personnes afin d’améliorer sa rentabilité.

    Sur le plan financier, BMPS, qui a accusé une perte de 4,69 milliards d’euros en 2011, table sur un bénéfice net de 630 millions d’euros en 2015.

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-la-banque-bmps-va-demander-une-nouvelle-aide-de-1-5-milliard-d-euros-e301825b7d9d26194f0e64f34c3eaf48

    Question :

    Où l’Etat italien va-t-il trouver ces 1,5 milliard d’euros ?

    L’Etat italien a une dette publique de 121 % du PIB.

    Alors où l’Etat italien va-t-il trouver ces 1,5 milliard d’euros ?

  9. Mercredi 27 juin 2012 :

    L’Espagne ne peut pas continuer longtemps à se financer aux taux actuels.

    Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a reconnu mercredi que le pays ne pouvait pas continuer longtemps à se financer aux taux actuels que lui imposent les marchés, inquiets face à la situation des banques et des comptes publics.

    « Il est très difficile de se financer aujourd’hui, et ce sera pire si nous n’envoyons par un signal clair que nous prenons au sérieux l’assainissement des finances publiques et la réduction du déficit », a-t-il ajouté devant les députés.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_ne_peut_pas_continuer_longtemps_a_se_financer_aux_taux_actuels_47270620120942.asp

  10. Je me souviens d’un texte de Pierre Dac décrivant la recette de la soupe à l’eau. Peut-être quelqu’un l’a-t-il ?
    En gros et de mémoire on mettait de l’eau dans une casserole. On la faisait réduire, puis on déglaçait l’eau en ajoutant de l’eau, etc pour finir après maintes manipulations d’eau sur eau on obtenait la soupe à l’eau.
    Maintenant remplacez eau par « liquidité » et vous avez la soupe à « liquidités » que l’on connait maintenant..
    Ce Pierre Dac, un grand visionnaire.

    1. @ chrisal
      « la soupe à liquidités » , je suppose que c’est à ce moment la que notre Président a prononcé cet appel du 18 juin depuis Los Cabos qui restera célèbre « tous le monde à table, Gfaim »

  11. « Comment en effet faire avaliser une telle vision de l’Europe étroitement associée à l’austérité budgétaire, aux réformes structurelles et à la recherche d’une nouvelle compétitivité reposant sur la diminution du coût du travail ? »

    Sans oublier le côté dictatorial de la « règle d’or » et l’impératif catégoriquement financier donné par la participation au MES, obligatoire, comme le sauvetage conditionné à la stricte observance de la règle de fer des moines UE. Lesquels moines mènent grande vie en coulisse et font suer les harkis que nous sommes, à peine, pour eux.

  12. @ chrisal

    Il s’agit en fait de la sauce aux câpres sans câpres. Bon appétit !!

    Vous prenez un litre d’eau ordinaire que vous faites soigneusement bouillir. Quand elle est bien bouillie, vous prenez un deuxième litre d’eau que vous faites tiédir au bain-marie.

    Cela fait, vous versez goutte à goutte un autre litre d’eau fraîche dans l’eau tiède pour faire une bonne liaison. Vous laissez légèrement épaissir sur le coin du feu.

    Pendant ce temps, vous mettez en neige un bon litre et demi d’eau et vous incorporez cet appareil dans votre première préparation.
    Si votre sauce est un peu ferme, vous l’allongez avec un peu d eau légèrement dégourdie pour éviter que cela attache.

    Vous enfournez à feu vif pendant quarante minutes. Vous démoulez et, pour clarifier, vous délayez le tout dans un litre d’eau. Vous avez alors, ce que l’on appelle le  » concentré de sauce aux câpres  » qui, étant donné sa force et sa concentration, ne peut être utilisé tel quel pour les besoins de la cuisine.

    Si l’on veut s’en servir, il est indispensable de l’étendre avec de l’eau dans la proportion de gros comme une tête d’âne sur la pointe d’une épingle pour dix litres d’eau. Vous obtenez ainsi une sauce aux câpres très honorable et fort agréable au goût.

    Les personnes qui digèrent mal et qui ont un estomac délicat, si cela ne passait pas, n’auraient qu’à boire un verre d’eau.

  13. Blog Olivier Berruter
    juin
    27
    [Action] Résultat lobbying “Banque de France” – merci !
    Vous avez été très nombreux à répondre à mon appel de la semaine dernière, visant à améliorer les statistiques fournies par la Banque de France.
    Vous avez été une centaine à laisser un mot en commentaire, et plus de 500 à écrire !
    J’ai le plaisir de vous informer du fait que cette action a été payante, j’ai échangé avec la Banque de France.
    Vous comprendrez que je n’en dise pas plus à ce stade – un bon lobbying est un lobbying discret et modeste. Mais vous pouvez me faire confiance
    La Banque de France m’autorise à vous communiquer cette réponse :
    « la BCE a lancé, depuis plusieurs mois, une étude afin d’harmoniser les publications statistiques au sein de l’Eurosysteme et la Banque de France y travaille déjà depuis plusieurs mois. Elle a entendu les remarques et va les intégrer à sa réflexion. »
    Nous verrons dans quelques mois les effets de cette campagne – à suivre
    Merci encore – d’autant que je vous solliciterai très vite pour une action de lobbying bancaire

    1. J’ai écrit mais n’ai point reçu de réponses…quand on y pense, on se dit quand même que ces bidules qui fonctionnent avec notre argent n’ont aucun compte à nous rendre, même pas nous répondre quand on leur adresse un courrier.
      J’ai écrit à la SMATIS (mutuelle santé) pour leur dire que je n’atais pas d’accord pour payer un « footeux » (lidzarasou, il me semble) pleine page de couverture. j’ai demandé à connaître le rpix de « son engagement ». On m’a répondu que cela ne me regardait pas et que les chiffres n’ont pas à être diffusé. Le fait que leurs galas soient payés avec mes deniers ne leur fait ni chaud ni froid.

      1. Valérie, n’achetez plus de produits « vus à la télé », ni vus ou entendus ailleurs au demeurant, si vous ne voulez plus payer de footeux, entre autres parasites grassement nourris à la berdouille pubardière.
        PS : vous avez accès au compte « communication » de votre mutuelle en tant qu’adhérente, vous n’y trouverez pas le montant du cachet du footeux basco-téèfunesque de service, mais vous pourrez comparer les variations éventuelles du compte d’une année sur l’autre.
        Question : si c’était un acteur, un musicien ou un écrivain à votre goût qui avait fait la première page de votre canard, vous seriez-vous fendue de la même babillarde vindicative ?

      2. Pardon ? Vous pouvez parler plus fort ? Brouillage sur la ligne….trop basses fréquences pour être perceptibles……

    1. Excellente initiative. Pendant ce temps les collectivités territoriales françaises se lancent éperdument sur le marché obligataire en ordre dispersé… Misère.

    2. Chaque pays mutualise les dettes de ses régions. Quelle conclusion s’impose au vu de ce non-évènement rapporté avec emphase par lemonde? Allez osons, bousculons le tabou ou restons des autruches. Quelle conclusion?

      1. Lazare, faut pas non plus en faire un plat dans l’autre sens. C’est quand même le B,A BA d’la bonne politique ou d’la bonne négo (c’est pareil) que de mettre en valeur les faiblesses de l’opposant, non ? Le Monde fait le job, point.

      2. Oui Vigneron c’est le B,A BA mais de la politique tout court pas de la bonne politique (la vraie bonne hein…). Cette politique qui nous y a mis bien dedans. Changer de cadre, c’est peut-être arrêter de faire de cette politique là. Tout pour un accord en surface, même si c’est un bombe a retardement qui nous pètera à la tronche.

        Je ne sais plus comment Jorion appelle cela, « entrer dans le cercle de l’autre » (?), il le décrivait il y quelque temps à travers une description de la façon dont des relations d’intérêt mutuel se tissent chez les pêcheurs de l’Afrique occidentale.

        Parfois je fatigue du manque de discernement et de l’incapacité de voir toutes les nuances entre le blanc et le gris (lemonde dans ce cas). Le allemands ne sont pas tous des gros cons et les espagnols pas tous des pauvres diables subissant un destin sur lequel il n’ont aucune prise, le contraire de tout ça non plus d’ailleurs.

        Pablo75 n’est plus là avec sa volée de morceaux choisis quotidiens mais je suis ça de près et j’ai la honte et la rage de ce qui est en train de se passer en espagne. Soyons subtiles, je parle de ce qui se passe au degré de ces détails qui comptent mais qui sont omis par souci de synthèse dans les médias hors espagne.

        Les élections en grèce nous ont même prouvé que 42% des « grecs » étaient capables d’être des « allemands » pour les grecs. Pour ne pas dire des loups pour l’homme, leurs frères. Que lemonde, et le Monde par la même occasion, scrute ces hellènes germains avec la même loupe et les oblige à mutualiser la souffrance! A lire: http://www.okeanews.fr/les-grecs-le-memorandum-et-le-syndrome-de-vichy-rret-sur-images/

        Donc je répète la question: Quelle conclusion? Qu’elle nous plaise ou pas.

  14. Mercredi 27 juin 2012 :

    L’Italie emprunte 9 milliards d’euros à six mois à des taux en forte hausse.

    L’Italie a emprunté mercredi comme prévu 9 milliards d’euros à six mois, mais a vu ses taux bondir, alors que les marchés restent très nerveux à la veille d’un sommet européen présenté une nouvelle fois comme crucial pour la zone euro, a annoncé la Banque d’Italie.

    Les taux de ces obligations ont bondi à 2,957% contre 2,104% lors de la dernière opération similaire le 29 mai.

    La demande des investisseurs a été soutenue, s’élevant à 14,5 milliards d’euros.

    Mardi, le Trésor italien avait déjà emprunté 3,9 milliards d’euros à échéance 2014, 2016 et 2026 à des taux en forte hausse.

    Il reviendra jeudi sur le marché avec une émission très suivie de titres à cinq et dix ans, au cours de laquelle il tentera de lever entre 3,75 et 5,5 milliards d’euros.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-italie-emprunte-9-milliards-d-euros-a-six-mois-a-des-taux-en-forte-hausse-c28732472177af269b7f5315412aa462

  15. C’est grave docteur ?
    (hier)Coupure d’urgence de 40 cotations boursières à la Bourse de Milan
    http://www.wallstreetitalia.com/article/1400852/borsa-milano-pioggia-sospensioni-su-ftse-mib-unicredit-7.aspx
    Borsa Milano: pioggia sospensioni su Ftse Mib, Unicredit -7%
    di: ANSA Pubblicato il 25 giugno 2012| Ora 16:37
    Stampa Invia Commenta (0) .Indice cede il 3,6%, fermate in asta anche A2A e Finmeccanica
    (ANSA) – MILANO, 25 GIU – Piazza Affari accelera la sua discesa. Il Ftse Mib cede il 3,6% e sul paniere dei 40 maggiori titoli piovono le sospensioni. Fermate in asta di volatilita’ A2A, Bpm, Buzzi, Finmeccanica, Intesa Sanpaolo, Mediaset e Ubi Banca. Unicredit precipita in calo del 7 per cento.(ANSA

  16. Berlin mutualise discrètement les dettes de ses régions

    L’article du Monde d’expliquer que : « Mme Merkel vient d’accepter d’introduire en Allemagne ce que l’on pourrait appeler des  » deutsche-bonds « , des obligations émises par les Länder (Etats-régions) qui bénéficieront de l’appui du gouvernement fédéral afin de payer des taux moins élevés. Un feu vert d’autant plus étonnant que, fédéralisme oblige, Berlin n’a aucun droit de regard sur les dépenses des Länder. »
    (….)
    Si Angela Merkel a dû se résoudre à une telle concession, c’est que la transposition dans la loi allemande du MES et du pacte budgétaire est loin d’être une formalité, malgré l’accord intervenu avec l’opposition le 21 juin.

    De fait, l’Allemagne et Merkel en sont arrivés à ne plus pouvoir bouger, coincés entre la nécessité d’une majorité des 2/3 pour adopter des mesures budgétaires et la cour constitutionnelle qui bloque tout et aussi impose des règles qui défient le bon sens et l’intelligence.

    1. Ouais, bon, les barons-Junkers et les opposants de Frau Merkel font tourner la bourrique en danseuse de saloon pour le plus grand bien et le maintien des marges de manoeuvre budgétaires de leurs baronnies-Lander, normal, de bonne guerre.
      Moi par contre j’aimerais bien qu’on me trouve (un germanophone par ex, plutôt qu’un phobe ou phile) les spreads respectifs de la dette des différents Lander vis à vis des Bunds. C’est combien l’encours des Lander et communes ? Dans l’genre 800 ? 900 milliards ? Ça pèse le truc, surtout pour les Ossies j’imagine…

      1. Je cherche je cherche…

        J’ai trouvé ça : http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/neuer-vorstoss-im-kampf-gegen-verschuldung-bundeslaender-fordern-deutschland-anleihen-1.1321072

        So ergab sich bei einer bayerischen Anleihe mit fünf Jahren Restlaufzeit 2011 im Schnitt ein Risikoaufschlag gegenüber dem Bund von 0,5 Prozentpunkten. Bei Nordrhein-Westfalen waren es gut 0,6, bei Berlin etwa 0,8 Prozentpunkte. Die Zahlen erscheinen niedrig, bei einer Bruttokreditaufnahme der Länder im vergangenen Jahr von fast 100 Milliarden Euro bedeutet aber schon ein Aufschlag von 0,1 Punkten, dass 100 Millionen Euro mehr an Zinsen fällig werden.

        En gros avec une maturité à 5 ans on a eu en 2011 les spreads moyens suivants par rapport au Bund:
        . Bavière: 0,5 point
        . Nordrhein-Westfalen: 0,6 point
        . Berlin: 0,8 point

        Je continue ma recherche pour des données plus récentes…

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