131 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 29 JUIN 2012 »

  1. A l’instant sur FR C :

    « L’amour est une tortue rebelle que nul ne peut apprivoiser » , hommage à George le solitaire.

    C’est tout ce qui valait la peine d’être retenu depuis 6h30.

  2. Les Balkans, un siècle plus tard ? Un compte à rebours qui approche de zéro ? La conjonction des évènements est inquiétante…

    L’armée syrienne aurait massé des chars à la frontière turque
    Source : reuters.com – 29/06/2012 | 08:38 –
    ANTIOCHE, Turquie (Reuters) – L’armée syrienne a massé 170 chars au nord de la ville d’Alep, non loin de la frontière turque, a déclaré vendredi un général de l’Armée syrienne libre (ASL, insurgés), dont les informations ne sont pour l’heure pas confirmées de source indépendante.

    Les chars se sont massés à l’école d’infanterie proche de la localité de Moussalmieh, au nord-est d’Alep, soit à une trentaine de kilomètres de la frontière turque, a affirmé le général Moustafa al Cheikh, chef du Conseil militaire suprême, qui regroupe des officiers supérieurs ayant fait défection vers les rangs des insurgés.

    « Les blindés sont actuellement à l’école d’infanterie. Soit ils se préparent à gagner la frontière pour contrer le déploiement de forces turques, soit ils s’apprêtent à attaquer les villes et villages (syriens) rebelles dans la zone frontalière au nord d’Alep », a dit le général à Reuters par téléphone.

    La Turquie a déployé des batteries antiaériennes jeudi le long de sa frontière avec la Syrie, à la suite de la destruction par l’armée syrienne d’un avion militaire turc vendredi dernier au-dessus de la Méditerranée.

    Khaled Yacoub Oweis, Eric Faye pour le service français

    1. Confondez Anatolie et Balkans …
      Et non, les chars syriens ne vont pas attaquer les forces armées turques, de même que les forces armées turques ne vont pas franchir la frontière syrienne.
      A moins qu’il n’y ait une nouvelle tentative … turque de tester les missiles anti-aériens russes des syriens.

      1. Je ne confond pas l’Anatolie et les Balkans, je disais que cette zone servait de lieu d’affrontements entre alliances militaires et diplomatiques, à l’instar des Balkans au début du XXe.

      2. Cassandra, les lieux d’affrontements entre alliances ne manquent pas de par le monde et celui-ci n’est franchement pas le pire.

    2. La riche Alep lâche Bachar. Chant du cygne ses chars. Crève charrogne, tes amis vautours commencent à renifler tes entrailles.

      1. Les riches syriens, jusqu’à Alep et Damas, lâchent leur protecteur, qui peut d’ores et déjà faire envisager de faire aménager par sa moitié fidèle sa datcha ultra-sécurisée au bord de la Caspienne, du coté d’Astrakhan par exemple, ya tout c’qu’il peut souhaiter : du caviar et Gasprom.

      2. Sérieusement, il vous a fait quoi, Vigneron, le père Bachar ? L’a pas été gentil avec vous ?
        Ah oui, en bas… »les riches syriens » . La révolution sociale en Syrie ? Fallait le dire plus tôt….

      3. Lon,

        Sérieusement, il vous a fait quoi, Vigneron, le père Bachar ? L’a pas été gentil avec vous ?

        Sérieusement ? Ben comme tout l’monde non ? Y m’doit une palette de Bordeaux en contrebande c’te rognure. L’a jamais payé la livraison l’Bachar joli. Au Tribunal Pénal International que j’te le foutrais rin qu’pour ça, c’te crapule. Merde quoi c’est vrai, ça s’fait pas… Son peuple on s’en contrefout, hein ? mais les factures, menfin merde ! Pas d’accord ?
        PS : Le nouveau président du CNS, le kurde Sayda, vient de me garantir le paiement intégral incessament sous peu de la note bacharienne en souffrance. Cqfd. Vive le CNS.

      4. un peu d’histoire,

        Il s’appelle Abû Al-Mudhaffar Yûsuf Ibn Ayyûb Ibn Shâdhî, surnommé Al-Malik An-Nâsir Salâh Ad-Dîn – le Roi Victorieux Saladin.

        Les historiens sont unanimement d’avis pour dire que son père et sa famille étaient originaires de Dvin, une petite ville située à l’extrémité de l’Azerbaïdjan. Ils étaient Kurdes et appartenaient à la tribu des Rawâdiyah, les Rawâdiyah étant eux-mêmes une branche de la grande tribu kurde des Hadhbâniyyah.

        Salâh Ad-Dîn naquit en 1138 dans la citadelle de Tikrit,

    3. L’incident peut peut-être servir de prétexte idéal pour que l’OTAN intervienne une fois de plus sans accord à l’ONU.

      1. De toute façon, le régime était cuit, avant même qu’il ne tombe.
        Et là, ça s’accélère :
        http://fr.ria.ru/world/20120629/195198166.html
        Et les russes voudraient bien sortir du bourbier, dans lequel souhaite l’entrainer Assad :
        http://mediarabe.info/spip.php?article2189
        « L’équipement de plus en plus sophistiqué de l’Armée Syrienne Libre et les lourdes pertes subies par le régime oblige ce dernier à éviter la confrontation directe et à privilégier le recours à la force aveugle et à l’aviation, pour tenter d’inverser la tendance. » : apparemment, la livraison de missiles s’est accrue ces derniers temps …
        Il suffirait que les russes arrête de fournir Assad en Mi-25, ce qui est déjà le cas puisque le cargo russe qui était censé les acheminer en Syrie est à Mourmansk :
        http://www.rfi.fr/moyen-orient/20120624-cargo-charge-helicopteres-russes-pour-syrie-accoste-port-mourmansk-mv-alaed
        Et sans hélicoptères d’attaques, avec un territoire majoritairement non contrôlé, des résistants mieux armés, des défections massives et croissantes, pas moyen de moyenner : c’est la fin.

        Seule ‘solution’ pour Assad : internationaliser le conflit (et mouiller la Russie jusqu’au cou).
        D’où le déplacement des chars syriens vers la frontière et les mouvements de troupes saoudiennes …
        Va falloir que Moscou fasse fissa.

      2. @ Zébu

        Voyons, voyons..

        1/3 de l’armée syrienne a déserté…et qui c’est qui nous dit ça ? Les médias turcs..hummm

        3 vieux hélicos non livrés à Damas / retour à Mourmansk because l’assureur britannique ne les couvre plus ? Si les russes en sont réduit à ça… et les manoeuvres de l’Armée Russe, elle sont couvertes par qui ? On sait jamais, des fois qu’il y en aurait qui se blesseraient. Les 3 hélicos,ils vont manquer à Assad, ça c’est sûr, c’est le tournant de la guerre…

        Alors Assad il va « internationaliser » le conflit ? Mouis ? Avec une opposition armée par l’Arabie Saoudite et le Qatar depuis un an ? Et les russkofs avec leurs dizaines de milliers d’intervenants en Syrie ils vont être dépassés par les événements ?

        Bon, vivement que Bachar se tire, ras le bol de ces vieux états nationalo-totalitaires , vive le bordel tribal post Khadafi, c’est plus tendance..

      3. Tiens, les tarés d’infosyrie, faisait longtemps …
        Déçu par Bachar ‘le lion’, mon lapin ?
        Bah, t’inquiètes, t’en retrouvera bin un autre, pas ça qui manque au rayon …

        Ps : « et qui c’est qui nous dit ça ? » La mère Denis, mon pauvre Monsieur !! « C’est vrai ! »
        A moins que ce ne soit l’agence Sana, va savoir, lon, on sait plus trop bien où se situe la vérité dans tout ce bordel, hein ?

        Ps2 : les manoeuvres russes ?
        http://fr.ria.ru/world/20120619/195094033.html
        Si on peut met plus croire en Novosti, mais où va-t-on, hein ?

        Ps3 : « leurs dizaines de milliers d’intervenants en Syrie »
        Et leurs chars !! T’oublies leurs chars, leurs maillots de bains, leur tricot de peau, leurs chapkas, leurs mi-25, leurs bouteilles de vodka, …

  3. La City, c’est l’Urbs (onomatopée qui trahit une remontée gastrique), c’est Rome à sa fondation. Tous les repris de conscience y affluent. Depuis que cet îlot de naufrageurs existe, aucune citoyenneté n’est sortie de la City qui la rende attrayante, sinon pour les autres repris de conscience. C’est la différence avec Rome. L’Angleterre est devenue l’hinterland prolétarisé de la City. Quant aux îles anglo-normandes… voir le rôle qu’elles ont joué comme bases des corsaires anglais durant la Révolution et l’Empire. Il serait d’ailleurs intéressant de dénombrer les paradis fiscaux insulaires qui n’ont pas été des bases de piraterie ou de corsairerie.

  4. Accord surprise conclu dans la nuit à Bruxelles !

    Toujours sur le fil du rasoir, toujours au dernier moment, toujours insuffisant… mais on avance quand même MR JORION.

    Que la City parie sur un effondrement de l’Europe, c’est tant mieux.

    Elle perdra de l’argent, mais malheureusement demandera aux citoyens de payer la note.

  5. Comment l’Europe n’a pas eu lieu ?

    Ce matin sur les principaux médias français c’est un grand cocorico: « L ‘Allemagne a cédé. Bravo l’artiste en parlant de Hollande. »

    Bien sûr, je n’ai pas le même sentiment, j’ai plutôt le sentiment qu’un socialiste français s’apprête à vendre encore une fois – après notre souveraineté monétaire à Maastricht – notre souveraineté budgétaire et ceci pour un plat de lentilles: les 120 milliards pour « relancer la croissance » (1% du PIB européen).
    L’opération communication des grands médias français ne me fera pas changer d’avis, d’ailleurs le gouvernement est en train de nous préparer le plus grand plan d’austérité budgétaire depuis bien longtemps, c’est le fameux gage donné à l’Allemagne pour qu’elle accepte le petit paquet « croissance ».

    Le TSCG, MES, Two Pack va être signé par notre Président, la « Règle d’or » – la doctrine ordo-libérale – va être incluse dans notre constitution: en route pour un super Maastricht (sans référendum) !!!

    L’ Allemagne a cédé, vraiment ? Ne serait-ce pas la France qui connaît un nouveau Waterloo, un nouveau juin 40 ?

    Je ne parle même pas du rôle des anglais, Mr Jorion l’a très bien évoqué: des corsaires, des naufrageurs.

    Alors toujours envie de faire cocorico ??? Pardon de casser l’ambiance des premiers commentaires qui voient dans ce qui s’est passé cette nuit des avancées significatives. Significatives pour qui d’ailleurs, avant tout les banques, non ? Il n’est que de voir les remontées des actions de ces dernières sur les places boursières ce matin.

    1. Macdo, pas besoin d’écouter les zavis zautorisés pour comprendre que FH a excellemment manoeuvré et sort vainqueur politique du truc au niveau européen. Le pivot désormais c’est lui, avec pourtant peu de cartes en main au départ. Ce mec a de la ressource, la seule qui vaille : l’intelligence. C’est sûr. La seule vertu qui vaille, qui fasse beau couple avec elle, on la connaît : le courage. On verra.
      Ps : on a déjà un Contempteur patenté, on peut se passer d’un énième imprécateur bloqué en mode Repeat.

      1. vigneron, mef’ à l’aveuglement …
        Hollande n’a pas excellemment manoeuvré. Ce sont l’Italie et l’Espagne qui sont monté au front pour obtenir la possibilité pour le MES d’intervenir auprès des banques. Et sur le ‘pacte de croissance’, Merkel en avait besoin pour obtenir l’accord du SPD au parlement. Point barre.
        Pour le reste, tout le reste est acté, soit l’orientation vers l’austérité contre un petit 1% du PIB, qu’on aura bien du mal à aller chercher et avec tout le temps qu’il faudra pour se faire (ach, comprendre, diffizil, plus d’argent …).
        Et pour le reste aussi, je ne peux que constater que le courage commence déjà à manquer, quand on commence à jurer que l’on ne régularisera pas plus de sans-papiers que sous Sarkozy mais que l’on arrêtera l’arbitraire. De deux choses l’une : ou l’on fait l’un et l’arbitraire du chiffre continue, ou l’on fait l’autre et l’on cesse la politique du chiffre.
        A courage, courage à moitié. Chèvre et chou.
        On a donc un président intelligent.
        Fort bien.
        And so ? ça nous change quoi ? (à part, je te le concède, le fait que l’on respire un air bien moins malsain et que l’on entend moins de conneries)

      2. L’avenir proche nous dira qui de Macarel ou vigneron est dans le vrai. Perso je trouve Macarel lucide et je suis bien content qu’il donne son point de vue sur ce blog, même si ça ne plait pas à tout le monde. Si Hollande a damé le pion à Merkel, champagne ! Mais, un peu comme pour Obama, l’entourage du prince ne présage rien de bien nouveau.

      3. « Hollandor le conquérant » derrière le car jacking de ce petit matin (deux individus de type latin ont braqué une petite vieille de type saxon..)? Curieux, on le pensait plutôt « Hollandréou du bocage »à l’observation de ce qui se défait au nid 🙂

      4. @vigneron

        Libre à vous d’admirer la finesse manoeuvrière de Mr Hollande.
        Pour ma part, je pense qu’il faut autre chose que ce genre de qualité, pour négocier au niveau européen.
        C’était sans doute très efficace comme président du PS, je ne suis pas aussi sûr que ce le soit dans l’arène européenne et internationale.
        Mais bon, si je me trompe, et l’avenir nous le dira, je ferai mon mea culpa.

        Pour le reste ceux qui sont bloqués en mode repeat, comme vous le dite, ce sont ceux qui tous les jours nous assènent leurs messages auto-satisfaits sur les grands médias.

        Je ne fait que réagir (parmi d’autres), et effectivement les mêmes causes produisent les mêmes effets.

        Lorsque la propagande distillée en boucle sur ces grands canaux de communications, cessera le mode repeat des réactions cessera de facto.

        Et puis vous n’êtes pas obligé de lire ce que j’écris si c’est si assommant…

      5. Et si tout simplement vous ne perdiez pas votre temps à compter les buts ou les points marqués par les uns ou les autres, ce qui pour moi est absolument détestable parce que c’est toujours en termes négatifs de looser que cela se pense finalement.

        L’accord qui semble se dessiner mérite bien plus de comprendre ce qui a permis aux uns et aux autres de se rapprocher et d’apporter une nouvelle pierre à l’édifice.

        L’Union c’est un peu comme la Sagrada familia à Barcelone, au départ l’idée est folle mais au fil du temps elle avance avec des architecte nouveaux et puis finalement c’est quand même une oeuvre formidable surtout si l’on regarde tout ce qui a précédé.

        Le Nonisme est un énorme boulet et heureusement qu’il existe dans des milliers de municipalités des millions de gens qui ont tissé des liens de fraternité à travers toutes les régions de l’Union, ce sont ceux là qui avancent contre ces intellectuels défaitistes, frileux et angoissés de voir l’avenir se dessine autrement.

      6. Qu’a t-il obtenu au juste ?
        Une sucette, un prétexte (un saupoudrage d’argent à crédit) contre, voilà du sérieux : un nième abandon de souveraineté (le MES).
        Bravo ! Bien joué !
        Beaucoup de citoyens vont mettre longtemps avant de s’apercevoir qu’ils ont été dupés en votant Hollande, mais ils ont une excuse : l’espoir était immense.
        La déception sera d’autant plus cruelle…

      7. @Genetais

        Le Nonisme est un énorme boulet et heureusement qu’il existe dans des milliers de municipalités des millions de gens qui ont tissé des liens de fraternité à travers toutes les régions de l’Union, ce sont ceux là qui avancent contre ces intellectuels défaitistes, frileux et angoissés de voir l’avenir se dessine autrement.

        Ceux qui vilipendent le « non » de gauche, ne font pas preuve d’un grand esprit démocratique.

        En effet,je vais – n’en déplaise à vigneron – me répéter encore une fois, le « non » de gauche ne signifie pas: « Etre opposé à la construction européenne et à la fraternité entre les peuples. »
        C’est même l’inverse!
        Le « non » de gauche, c’est: « Je veux l’Europe, même peut-être un jour une Europe de type fédéral, mais basée sur une authentique solidarité entre les peuples et respectueuse de la démocratie. »
        En clair: « Une Europe qui ne se réduise pas à un club d’actionnaires, idolâtres des marchés. »
        Je dirais même que les nonistes de gauche sont plus avancés dans le débat européen, que les ouistes du même bord, car ils expriment le besoin que soit ouvert le débat démocratique sur la finalité de l’Union, au niveau d’un espace public – encore à construire et à faire vivre – à l’échelle de l’Europe. Aux antipodes de: « ces intellectuels défaitistes, frileux et angoissés de voir l’avenir se dessine autrement. »
        Alors que les « ouistes », ne font que manipuler l’opinion nationale et coupent court à toute amorce de débat en disant si tu es pour le « non » ,tu es contre l’Europe.
        Ces méthodes je le répète (pardon vigneron) ne sont pas dignes de grands démocrates, qui prétendent donner des leçons à leurs contradicteurs.

      8. Macarel vous dites : En clair: « Une Europe qui ne se réduise pas à un club d’actionnaires, idolâtres des marchés. »

        Eh bien voilà, en poursuivant votre analyse, la direction à prendre apparaît beaucoup plus claire.

        L’idolâtrie du marché n’est pas apparue par génération spontanée durant la construction européenne. Elle en a imprégné le processus parce que cette idolâtrie est consubstantielle à la naissance du capitalisme marchand moderne, lors de la révolution industrielle. Depuis, la tendance naturelle de toute classe dirigeante à se perpétuer a cherché à faire disparaître le clivage réel entre ceux qui possèdent, de moins en moins nombreux et de plus en plus possédants, et ceux qui n’ont que leur force de travail pour négocier : les masses, de plus en plus prolétarisées que l’on veut nommer peuple et que l’on entretient dans l’ignorance par la diffusion massive d’une culture artificielle destinée uniquement à impulser la consommation de ce qui est produit.
        Ce clivage, général et mondial, est escamoté par la propagande nationaliste qui n’explique jamais par quel miracle un retour à l’ancienne conception de l’État-nation serait plus apte à réduire les inégalités sur le continent qu’une construction politique volontariste où pourraient s’intégrer les aspirations de justice sociale qu’ont tous les peuples de la terre donc, les européens, aussi. Il est aussi escamoté par les élites européennes qui tentent de poursuivre la construction, puisqu’ils sont issus de la même idéologie qui ne cherche que la perpétuation du statu-quo libéral.

        Le levier qui manque est donc, à mon avis, la représentation politique de ces aspirations à niveau européen. Le problème n’est pas tant dans la conception de l’Europe qui résulte du parcours historique de chaque nation, sinon dans l’absence d’une vision politique qui résulterait de l’union transfrontalières des floués. Bien sûr, il faudrait pouvoir surmonter certaines illusions qui nous imaginent plus solidaires de nos compatriotes tortionnaires que des étrangers européens qui partagent la mauvaise fortune de n’avoir pas grand chose à attendre d’autre de la vie qu’un boulot plus ou moins digne.
        Ce qui m’apparaît certain est l’inutilité et même le danger d’une tentative de rétroaction sur l’Histoire en laissant les frayeurs nationalistes diriger nos émotions. Il est mille fois plus simple, à mon avis, de tenter de réintroduire et institutionnaliser, au niveau européen, les principes fondamentaux de la justice sociale, trop vite oubliés par les gouvernements nationaux et quelles que soient leurs orientations politiques, ce qui est le plus triste.
        On parle beaucoup des échecs de l’Europe, et c’est logique, mais pourquoi ne jamais parler de l’échec de l’État-nation ?

      9. Quand on pense qu’il s’est permis d’empoticher au Quai d’Orsay le noniste emblématique, idole un temps d’un certain JLM, Fabius et de mettre à la gamelle le fabiusien lobbyiste nucléocrate et noniste Cazeneuve aux affaires européennes… Chapeau, vraiment. Du grand art. A la niche les ringardos nonistes fabiusio-normands, avec chaîne et muselière les caniches.
        http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bernard_Cazeneuve

      10. @Mor

        Parce que c’est un faux débat. La question, c’est l’Etat et son rôle. Opposer les nations à l’Union, c’est un moyen de diluer cette problématique cruciale. C’est un Etat qu’il faut construire pour que l’Union soit pérenne et le débat doit donc porter sur les institutions et leurs prérogatives. Ce débat, il faut qu’il soit le plus large possible et il doit concerner tous les citoyens européens. Je ne vois pas mieux qu’une constituante pour le mener.

      11. Je suis d’accord, Nicks. Mais jusqu’à présent ce projet constituant ne fut mené que par la négociation entre les visions françaises, allemandes, italiennes, espagnoles, etc.. c’est-à-dire entre les volontés politiques d’intégration à l’ensemble, de la part de chacun des gouvernements et en fonction de la force de leur appui électoral local. Dans cette négociation, les aspirations réelles des populations ne peuvent que se diluer dans une espèce de moyenne des moyennes tendant à évacuer les problèmes cruciaux considérés les plus polémiques et à les laisser pour plus tard alors qu’établir le cadre juridique général du processus est évidemment prioritaire. C’est l’histoire du chiffon de Lisbonne, en fait.

        Alors, où est ce mouvement transfrontalier européen ? Mouvement dont l’idéologie serait un socialisme qui, après avoir subi un brusque débarbouillage des résidus des dérives collectivistes, en recevrait un autre, cette fois destiné à le nettoyer de la contamination libérale individualiste. Parce qu’une constituante à la Chouard – c’est à dire au pif – pour ma part, non merci.

      12. FH a deux défauts:
        – il ne sert que le rafistolement impossible du cadre, le capitalisme étant le seul horizon du PS
        – il est intelligent, donc plus difficile à combattre.
        Il profite du petit état de grâce, notamment la complicité PC et bureaucrates syndicaux.
        Mais la crise va devenir terrible.
        Le peuple, lui, se battra, avec la gauche si elle se réveille,
        mettant au rencart les politiciens professionnels.
        Dans les mains des fascistes sinon.
        L’alerte est claire.

      13. zébu ne perd pas son temps, combien de semaines qu’il a été élu françois hollande ? sept ou huit. ça vaut bien un petit ronron sur la régularisation des sans-papiers et le courage manquant.
        ne surtout pas perdre son temps mais claquer des doigts, parfois ça marche.

      14. La complicité des bureaucrates pour jouer dans le cadre,
        surtout ne pas en sortir, est proverbiale et intacte.
        Mélenchon interrogé sur son attitude vis à vis d’un gouvernement Hollande:
        « Nous n’appellerons pas à des manifestations.
        Nous, on suit les syndicats … Ni soutien, ni participation, ni opposition…
        L’extrême gauche donne des consignes pour la grève ou le reste, mais pas nous !…
        Besancenot dit on doit être l’opposition, mais laissons le respirer,
        donnons une chance à notre pays » (18 Avril sur LCP)
        Malgré, lui, nous serons de plus en plus nombreux, au fil de la crise,
        à ne pas laisser l’opposition aux fascistes et proto-fascistes.

      15. @ methode :
        je lui avais donné 3, 4 mois, après les législatives : le délai court et il le fait vite.
        On peut s’abuser soit-même des ruses florentines et des … comment dit-on déjà en italien, combinazione ?, ceci ne pèse plus grand chose dans les flots qui roulent.
        A dire vrai, c’est tout bonnement ridicule. Et tout le monde s’en contre-tape.
        Il y a effectivement des choses qui se font en un claquement de doigt.
        Julien a rappelé combien il était facile techniquement d’effacer les paradis fiscaux.
        Que ceci demande du courage, que dire, sinon que c’est la charge qu’il a lui-même sollicité et pour laquelle une majorité l’a élu ?

        « Mon ennemi est le monde de la finance » (Bourget, 22/01/2012).
        En passe d’effacer le discours de Toulon de Sarkozy en 2008, dans le rayon des discours de politiques mort-nés, au cimetière des intentions avortées parce que jamais vraiment conçues.

        Si seulement je pouvais me tromper sur ça aussi …

        Quant à mon ronron, tu sais déjà ce qu’il te dit.

      16. zébu,

        tout est écrit ici,
        http://www.leap2020.eu/GEAB-N-66-est-disponible-Alerte-Rouge-Crise-systemique-globale-Septembre-Octobre-2012-Quand-les-trompettes-de-Jericho_a11063.html

        julien est probablement malin, malgré tout j’ai comme l’impression que, comme toi, et pas mal d’autres ici, il veut oublier ce qu’est la réalité de la domination.
        trois quatre mois c’est donc septembre/octobre comme marqué sur leap2020. en attendant un petit bémol serait non seulement plus crédible, mais bienvenu.

      17. @ methode :
        fait quelques années que je ne lis plus leap2452 …
        Depuis que je suis le blog, en fait.

        Ps : marrant, en y repensant, leap2020 me fait rappeler à la série cosmos1999 (rapport à l’utilisation des chiffres des années futures).
        Mêmes scénarios et mêmes décors, époustoubriefants.

    2. Bien vue Macare,.l je disais la même chose il y a quelques jours mais point vue le commentaire sur le blog . Pas grave tant que les modérateurs lisent c’est le principal, toujours est il que l’important était que les traités soit ratifiés par le nouveau gouvernement et on s’en fou de nous tous et de nos réflexions . A vouloir nager dans quelque chose de marron avec une forte odeur répugnante on s’asfixie ou l’on se noie et quand je vois le cac 40 remonter ce soir c’est qu’on est nombreux à croire que s’endetter pour croitre est une belle fumisterie . merci les » mdrs « : modes et rateurs

    3. @Macarel

      Certes mais le système ayant été conçu de cette façon, notre ami Paul nous le redisait encore dans sa vidéo, ou bien il avance ou bien il tombe. Alors les Ouistes il le savent aussi que le système et tel qu’il est et qu’il faut sans cesse le bouger de son ornière. Je préfère ceux qui agissent à ceux qui disent ce qu’il faudrait faire. Beaucoup de Ouistes entendent aussi ces conseils mais ils préfèrent faire même si ce n’est pas satisfaisant, ça le deviendra…

      1. @Genetais

        Beaucoup de Ouistes entendent aussi ces conseils mais ils préfèrent faire même si ce n’est pas satisfaisant, ça le deviendra…

        C’était aussi le discours des sarkozistes quand ils étaient aux affaires: « Nous on est dans l’action, alors que vous, vous ne faites que critiquer. »

        Cela ne les a pas empêchés de se faire balayer aux dernières élections, comme se fera balayer le PS aux prochaines. Car le problème c’est le carcan européen actuel, ni l’UMP, ni le PS ne veulent le remettre en question. Agitez vous dans la roue de hamster maastrichienne durcie par le MES/TSCG, vous vous épuiserez et vous serez finalement éjectés. Cette Europe n’est pas bonne pour les peuples, elle ne l’est que pour les créanciers privés.
        Que d’énergie perdue en pure perte !

  6. Amsterdam, 29 juin 2012

    Chèr monsieur Jorion,

    Votre analyse de l’actualité en Europe conduit presque nécessairement à une conclusion logique.. qu’il nous faut compléter Montesquieu.

    La trias-politica, la séparation des pouvoirs en trois morceaux (exécutif (1), contrôle (2) et judiciaire (3)) ne suffit plus, il nous faudra au moins une penta-politica, et très probablement une hexa-politica.

    Sortant du principe de la souveraineté des peuples unis:

    * pour commencer alors, les trois morceaux ‘classiques’ de Montesquieu, où le contrôle se traduit surtout via la démocratie représentative, et très souvent sous menace de contamination entre les pouvoirs exécutifs et de contrôle, voir la situation absurde en France, au Royaume Uni, aux Etats-Unis et aux Pays-Bas.

    * ensuite pour arriver à la hexa-politica:

    (4) le morceau de la presse, de la radio et de la télévision

    et (5) un nouveau morceau: la démocratie directement participative, notamment en ce qui concerne l’analyse et la critique des systèmes de ‘contrôle’ classique (la démocratie réprésentative) et l’analyse et la critique de la presse, radio et télévision, bel exemple: le Blog Jorion, et, évidemment, l’analyse et la critique de la prise des décisions au niveau du pouvoir numéro (1), l’exécutif.

    Le morceau numéro (6) pourrait se développer basé sur des initiatives déjà existantes quant á la participation active aux prises de décisions.
    Je les ai indiqué avant sur le BLOG à plusiers reprises: voir les systèmes de participation active aux prises de décisions budgettaires au Brésil et en Colombie et à Montréal (Canada) d’un coté, et de l’autre coté les coopératives de CONSOMMATEURS (et pour les ami(e)s au BLOG qui ne lisent pas attentivement, je n’ai pas dit des coopératives de producteurs..)

    « Ceterum, censeo.. » que le BLOG Jorion serait la base idéale pour ériger une coopérative de lecteurs et de contribuants (morceau 6), renforçant le morceau (5) ci-avant décrit, et faisant partie du système de la hexa-politica qu’il nous faudra.

    Je ne peux pas m’imaginer un éloge plus joli au pays merveilleux en hexagone.

    Bien à vous,

    Johan Leestemaker

    1. Amsterdam, 29 juin 2012

      @ tous

      Pour ceux qui s’intéressent à l’émergence des plusiers formes de la démocratie participative voir s.v.p. ce texte en Français quant à la situation au Montréal:

      http://www.urbanecology.net/projet/participatory-budgeting-plateau

      Imaginez vous que nous commencerons avec de telles initiatives au niveau Européen, quant à moi, dans le cadre du Conseil de l’Europe, plutôt que l’Union Européenne.. puisque, le Conseil de l’Europe implique TOUS les pays Européens, comme bien sûr aussi la Norvège (d’où vient son président actuel, M. Thorbjörn Jagland), la Russie, la Turquie et autres (voir: http://www.coe.int/web/coe-portal/home/country ), c’est à dire, l’Europe complétée par ses trois partenaires ultra riches: la Norvège, la Russie et la Turquie.

      Comme j’avais signalé avant au dr. Paul Jorion, le Conseil de l’Europe nous a supporté d’une façon généreuse lorsque nous avions construit la première plateform des soldats/appelés en service militaire obligatoire en Europe dès 1979 à Malmö, Suède.

      Je pourrais m’imaginer une initiative jointe du BLOG Jorion et d’un groupe d’initiative pour lancer la coopérative des lecteurs et des commentateurs du BLOG Jorion, à Strassbourg, visant à la création des morceaux 5 et 6 d’une hexa-politica dans l’Europe du Conseil de l’Europe.

      De nouveau: mon vélo est prêt, et malgré mon age, je pédalerai avec beaucoup d’énergie dès Amsterdam vers Strassbourg.
      Des tours de vélo venant de tous azimuts en Europe, vers Strassbourg, guidés et commentés au BLOG dès Vannes par notre ami solididaire Paul Jorion.

      Premier objectif à atteindre à Strassbourg: une constitution de la socio-économie, y comprise le « verrouillement » de la législation et de l’organisation immédiate de la participation active des populations Européennes aux prises des décisions budgettaires.

      (ma réaction aux @@ commentaires un petit peu méprisantantes quant ‘aux voix de la rue’…).

      Si vous riez, ou vous voulez vous moquer de moi maintenant, pensez à ‘la marche du sel’ en Inde, à sa tête l’homme vêtu en tissu de coton blanc simple et à la longue mémoire de son impact.

      Bien à vous,

      Johan Leestemaker

  7.  » La justice ne permet plus de s’arranger avec son banquier ou son prestataire de services et d’investissements (PSI) pour écarter l’application de la loi en matière d’investissement boursier, notamment dans les ventes à découvert.

    La Cour de cassation vient d’exiger que le banquier ou PSI liquide les positions de son client si, au lendemain de la liquidation mensuelle du marché, celui-ci n’a pas reconstitué la garantie exigée sur son compte, soit environ 20% des sommes engagées.

    Le lendemain du règlement mensuel du marché, si le marché lui a été défavorable, tout client ayant joué à découvert sur des titres doit avoir reconstitué sa couverture ou doit liquider ses positions.

    S’il ne le fait pas, la Cour de cassation en impute désormais la faute au banquier ou PSI qui doit procéder d’autorité à la liquidation.

    La Cour de cassation n’admet plus qu’un client s’arrange avec son banquier pour obtenir un sursis avant de reconstituer la garantie, en pariant avec lui sur un retournement du marché le mois suivant.

    Le banquier ou PSI n’a plus de droit de tolérance. Il engage sa propre responsabilité et serait amené à combler lui-même le découvert. »

    (Cass. Com, 26.6.2012, N° 743).

  8. « Comment l’Europe n’a pas eu lieu »

    Tout ca on le savait déjà. On en parlait avant l’élection de Hollande. La question qui me préoccupe est plutôt la réaction de la rue qui ne saurait manquer tôt ou tard.

    1. La réaction de la rue est prévisible,inévitable et saine bien que les zélites aient déjà fait passer,en douce des lois liberticides pour contenir un éveil qu’ils découvriront ingérable.
      Indignés,révoltés de tous bords…le bourreau n’est rien sans victimes et,nous entrons dans la phase de co-création qui de la puérile Réaction nous fera entrer dans l’ère de l’Action !

      1. En ce qui concerne l’Action mon voisin retraité m’a proposé de mettre en commun nos efforts pour tailler la haie dimanche matin. Je considère ça comme un bon début.

  9. Que dire de plus après cette vidéo de Paul,l’Europe est prise en tenaille entre le néo libéralisme de la City et l’ordo libéralisme de Berlin,ordo libéralisme qui on le remarque prévaut au fil des jours sur les instances européennes de Bruxelles,la politique européenne se fait à Berlin.
    Pour le reste je rejoins @macarel,pour la droite il aurait été question d »‘austérité »,pour le PS de « rigueur redistributive », ou l’inverse,la France est sur la cordée des décrochés qui ne tient que par l’Allemagne.Hollande a cédé,c’était prévisible,un zeste de croissance dans un océan de rigueur,…une violence sociale est à craindre (ou à souhaiter) en France et en Europe.
    Merci Paul pour vos analyses,restez là,la suite des événements va aller en s’accélérant…

  10. Dans la tempête le fanal saisit, mais qu’est ce qui nous est promis : le havre de paix ou les naufrageurs ? La dimension psychologique de la crise est la grande oubliée. C’est bizarre quand même, nous qui adorons dichotomiser, que soit oculté ce qui apporterait la clef de l’édifice nouveau. Peut-être parce que l’argent est justement la matérialisation de la psyché (un peu comme la lune et les jours de la semaine). Ou peut-être parce que l’aspect psychologique n’est justement pas oublié par les tenants du pouvoir, et qu’ils considèrent que les relations avec les alter ego ne s’envisagent pas sans gradient, pour un ordre nouveau…
    Bonne fête.
    Cyril

    1. Embouchure de la Seine,d’un côté Le Havre industriel, de l’autre Honfleur poétique réunis par une prouesse technologique ,le pont de Normandie.
      Ps-) mot clé ;havre

  11. Concernant le fait que le fond de secours europeen puisse preter directement aux banques (notamment espagnoles), je n’en vois pas vraiment le benefice.

    Le fait d’augmenter la dette de l’etat espagnole de X milliards a N% n’a pas d’effet s’il reprete ces X milliards a N% a ses banques. Il offre juste sa garantie au passage.
    Donc presenter la chose (comme le font tous les journaux) en disant que c’est benefique car l’etat n’augmente pas sa dette me semble mal venu. J’ai plus l’impression qu’il faut dire que c’est benefique pour l’Etat espagnol car si les banques font defaut, il devra moins rembourser. Ce sera egalement les autres etats qui devront faire marcher leur garantie.

    Quelqu’un peut-il me dire si je me trompe ?

  12. Moi, vos vidéos, j’ adore, tout simplement ; en quelques mots vous nous offrez chaque fois une analyse pertinente sans qu’ on doive passer par médias, articles-journaux-sites web que écoeurement oblige, je n’ ai tout simplement pas envie de lire.

    Vraiment merci Monsieur Jorion!

    1. Oui,je confirme.Ce résumé à grands pas de ces divers avatars de la construction européenne,
      avec l’appréciation hélas très lucide des « dirigeants » britanniques,est vraiment très bon.Bravo et
      merci à Paul Jorion.Cela dit,je regrette un peu que les « commentaires » soient si souvent fort
      éloignés des propos de la semaine.On gagnerait sans doute à ne pas partir dans tous les sens,
      et notamment en se demandant en trop souvent « qui a GAGNE? » ou « Qui est plus intelligent que
      qui? » et le tout à l’avenant.Simplement,essayons de nous enrichir mutuellement en restant si
      possible dans le sujet.Merci à tous et à chacun(e).Deux interrogations autour du « 29 Juin »:
      :ce qu’il est convenu d’appeler
      l' »ordo-libéralisme » est-il encore présent en Allemagne au delà de certains milieux les plus
      conservateurs?Et finalement que pense le citoyen britannique de base sur le fait que les
      spéculateurs de la city se moquent des difficultés que pourraient vivre et les italiens et les
      espagnols,pour se limiter à eux?En ont-ils conscience et/ou les en avise-t-on?(autrement
      bien sûr que par la presse « Murdoch ».?

  13. Piotr enténébré ,comme à chaque lendemain de sommets.
    Je retiens comme donnée objective que la squadra azzura a sorti brutalement l’ Allemagne de l’euro de football,de là, à croire que le vent a tourné…

    1. Le vent a pas tourné Piotr, les ritals ont toujours donné des leçons aux teutons, pas des branlées, bien trop inélégant, juste des leçons. Pour cinq raisons principales : Travail, rigueur, discipline, intelligence, talent. Rien de neuf sous le soleil. En foot ça trompe pas, un peuple civilisé prend toujours le dessus sur le barbare, cécomça.

    2. La presse allemande, comme toujours très humble, avait déclaré préalablement au match qui allait opposer l’équipe d’Allemagne à celle de Grèce qu’il fallait que la mannschaft se montre avec les grecs comme Angela c’est à dire « juste mais inflexible ». Rien que ça.
      On pourrait dire aujourd’hui que la mannschaft s’est montré vis à vis de l’équipe italienne comme Angela vis à vis de l’Italie : rigide et à côté de la plaque.
      Espérons que les tribulations européennes de l’Angela se termineront de la même manière que celles de son équipe nationale à l’Euro.

    3. OUI en effet du grand art des Italiens que je ne soutiens pas mais qui
      ont montrés le courage, l’abnégation,du beau jeu, le sens du sacrifice et enfin un mélange
      générationnel réussi. Donc Chapeau et bonne route.

      Le sport c’est simple parfois et c’est beau.

      1. Le livre de Simone Veil (la philosophe qui travailla en usine et mourut très jeune:à ne pas confondre avec la ministre de M.Giscard d’Estaing) s’intitule « la pesanteur et la grâce ».C’est un
        ouvrage absolument remarquable,et,Piotr le sait sûrement,il n’est guère approprié de l’évoquer
        à propos de cette descente depuis l’espace d’un chinois.Pour ma part,je ne crois pas qu’il faille
        plaisanter ni avec les déambulateurs, ni avec la vie qui fut celle de la philosophe singulière,
        Simone Veil.Respect et humilité dans les deux cas S.V.P..Piotr est donc puni:il devra lire le livre
        (ou le relire), et « nous » en faire un commentaire aussi sérieux que ceux que nous livre P.J.!!!
        Sans rancune,j’espère!

      2. Cela fait deux fois que M. Jorion ,nous propose une vidéo des exploits astronautiques chinois.Je ne sais s’il considère cela comme le symbole d’une nouvelle hégémonie ou le début du déclin inéluctable d’un pays en proie à la démesure.
        Désolé de détourner le torrent.

    1. Une chinoise de l’espace, frontière de l’infini vers lequel voyage notre vaisseau spatial.

  14. Les anglais seraient donc fidèle à leur doctrine vieille de 8 siècles qui consiste à interdire toute émergence continentale d’une force susceptible de nuire à leurs intérêts vitaux. A n’importe quel prix. Et immanquablement victorieuse jusqu’à ce jour.
    Battus les Français des Valois.
    Puis les Espagnols impériaux.
    Puis les Français Bourbons ou républicains
    Puis les Allemands.

    J’ai du mal à croire qu’ils n »ont pas réalisé que les puissances le plus susceptibles de nuire à leurs intérêts vitaux ne sont plus Européennes.
    A moins que depuis 42, ils ont définitivement accepté d’être un territoire US.

    1. Combien restera t-il d’anglais ? Les vagues d’immigrés ont-elle les mêmes intérêts que les British indigènes ?

    2. « Au regard d’un bilan européen décevant, on ne peut s’empêcher de penser à la célèbre formule de Winston Churchill, lançant au général de Gaulle: « Chaque fois que nous devrons choisir entre l’Europe et le grand large, nous choisirons le grand large« . Et peu importe si, en l’occurrence, le « Vieux Lion » Churchill songeait surtout au Commonwealth hérité de l’Empire britannique quand il évoquait le « grand large ». La citation est restée, symbole de l’orientation naturelle du Royaume-Uni vers l’Océan Atlantique et donc les Etats-Unis, plutôt que vers le continent européen. »

      Extrait de : http://www.diploweb.com/forum/tonyblair07054.htm

  15. « les jérémiades de Jérémie, faites d’interminables descriptions morbides de ce qui est en train de se passer, et que tout un chacun peut tout aussi bien observer par soi-même, finissent par lasser. »

    Paul Jorion parlait très lucidement de lamentations de Jérémie, ou de jérémiades à propos des articles de son blog qui se complaisent à décrire jour après jour ce qui est en train de se passer chez nous sur le plan économique et institutionnel.

    C’est effectivement lassant, et c’est surtout indécent.

    Nous vivons dans un monde globalisé, parce que nous l’avons globalisé, parce que lorsque nous dominions le monde de la science, de l’économie, de la finance, de l’art, de la peinture, du cinéma, de la littérature, de la pensée, de la technique, et des armes, notre suprématie militaire était incontestable, et nous dominions le monde tout court, au point de pouvoir l’exploiter sans scrupules.

    Le pouvoir d’achat moyen des habitants des pays riches est encore actuellement plus du triple de la moyenne mondiale. La différence se réduit. Elle était plus importante il y a quelques décennies.

    D’immenses pays qui étaient vraiment pauvres sortent peu à peu de la pauvreté grâce à une croissance économique considérablement plus élevée que la quasi-stagnation que nous connaissons actuellement.

    Pour réaliser cette croissance, les pays émergents ont utilisé la globalisation et le capitalisme que nous leur avons apporté.

    L’outil n’est pas parfait. Il vient avec de grosses inégalités entre riches et pauvres au sein d’un même pays.

    Il vient avec un système financier dont nous profitons encore, nous qui utilisons encore les leviers de la spéculation pour prélever notre dîme sur la finance mondiale, même si ce rôle est assumé avec encore moins de scrupules que nous par des pirates ou des naufrageurs financiers anglais décomplexés.

    Mais, ne nous inquiétons pas, les pays émergents apprendront aussi à spéculer, à nos dépens.

    L’outil capitaliste globalisateur vient aussi avec de la surproduction, de l’inflation, et des délocalisations. Il vient avec une sécurité sociale parfois balbutiante et des revendications sociales et salariales parfois violentes.

    Mais ce n’est pas au moment où leur capitalisme est florissant et où ce même capitalisme exerce à nos dépens sa violence chez nous au point que nous risquons de perdre progressivement une partie de notre suprématie économique, qu’il faut se plaindre que, chez nous, le capitalisme est à l’agonie.

    Nous considérons qu’il est à l’agonie parce qu’il ne parvient plus à nous offrir chez nous la croissance du pouvoir d’achat et les protections sociales auxquelles nous sommes habitués, et que nous considérons comme un dû auquel nous ne sommes pas prêt à renoncer.

    Bien sûr, le monde entier est suspendu au chevet de notre économie malade en espérant que nous continuerons à leur acheter les babioles et autres merdouilles qu’ils fabriquent dans les usines que nous avons délocalisé chez eux.

    Bien sûr, la perspective de devoir consommer eux-mêmes tous les bidules dont nous raffolons et que nous ne pourrions plus payer , ne les enchante guère.

    Mais il leur suffit de faire ce que nous ne pouvons plus faire chez nous parce que nous sommes à saturation : ouvrir grand les robinets de la monnaie et du crédit, augmenter les salaires et la publicité, et leur population finira par consommer tout ce que nous n’avons plus les moyens d’importer.

    Nous consommons encore une part disproportionnée des ressources mondiales. Si tout le monde faisait comme nous, nous épuiserions la planète. Ne serait-il pas temps de réfléchir à la façon de donner l’exemple d’une vie plus frugale plutôt que l’exemple de notre combat indécent pour le maintien de notre pouvoir d’achat et de notre suprématie économique.

    Et si les nouveaux champions du capitalisme triomphant en profitaient alors pour consommer avidement tout ce que nous ne consommerions plus, montrons-leur qu’une vie simple, frugale, sobre et vertueuse produit une telle croissance de bonheur, de spiritualité, de sagesse et d’élévation de l’âme, qu’ils chercheront inévitablement à nous copier servilement, et un jour, à nous dépasser dans ce nouveau domaine où s’exercera la compétition entre peuples !

    1. 10% de chômeurs + 15% de smicards = 25%. Diriez vous que 25% de la population active à adopter une manière de vivre simple, frugale, sobre et vertueuse ou bien diriez vous qu’ils consomment encore trop?

      1. Nous consommons tous trop peu, dans la mesure où nous indexons le sens de notre vie sur le niveau du pouvoir d’achat ou des protections sociales dont nous bénéficions.

      2. Au Sud de nulle part, je pense même que vous pouvez ajouter à vos 25 % de la population active les retraités les plus modestes, qui consomment, comme chacun sait, beaucoup, beaucoup trop par rapport à la taille de leurs estomacs. Et quelle idée d’allumer le chauffage en plein hiver ?! Qu’est-ce qu’on consomme tous trop en France ! ;o)

        D’ailleurs, je viens de déguster mon 5e iPad de la journée, et je m’en vais grignoter un yacht pour le goûter, histoire que les autres pays n’en aient pas. Après tout, tous les Français font pareil, c’est bien connu. ;o)

      3. agequodagix

        Nous consommons encore une part disproportionnée des ressources mondiales. Si tout le monde faisait comme nous, nous épuiserions la planète.

        dans la mesure où nous indexons le sens de notre vie sur le niveau du pouvoir d’achat ou des protections sociales dont nous bénéficions.

        pardon mais je ne me sens pas concerné, parlez pour vous…
        c’est lassant aussi vos généralités.

        vous faites appelle à la/nôtre compréhension, mais je commence sérieusement à avoir envie de réduire ma sphère du nous à ceux qui parlent un langage plus proche de mon expérience. sans pour autant (vous) abandonner les idées progressistes.

        L’outil n’est pas parfait. Il vient avec de grosses inégalités entre riches et pauvres au sein d’un même pays.

        ouf, la petite remarque pourrait presque valider vos raisonnements, vous le concédez et vous le notez. vite fait bien fait.
        sauf que c’est le point central.

        4/20

      4. @methode
        En mettant comme point central les inégalités entre riche et pauvres, nous nous enfermons dans une impasse.

        Les méchants riches ne partageront leurs richesses que quand ils y seront contraints.

        Ils y seront contraints quand il ne trouveront plus aucun refuge pour leur richesses, c’est-à-dire des pays d’accueil qui considéreront que les riches ou la richesses des autres sont bienvenues chez elles pour accroitre leur richesse, même au prix d’une inégalité flagrante entre riches et pauvres.

        Ils ne trouveront plus de refuge pour leurs richesses quand une gouvernance mondiale suffisamment puissante pour imposer ses règles sociales et fiscales à tous les pays sera mise en place.

        Quand on voit les difficultés de la mise en place d’une union fiscale et sociale ou d’un fédéralisme européen au sein d’une union économique déjà ancienne, les riches ont le temps de voir venir !

        Dans nos bonnes vieilles démocraties traditionnelles bien de chez nous, nous avons pas mal de vieux soixante-huitards baba cools et d’idéalistes de la génération X ou Y prêts à pousser pour des réformes sociales et fiscales globales.

        Mais à condition que cela commence chez nous, que nos riches donnent le bon exemple chez nous, que les effets de la crise soient compensés par une meilleure répartition des richesses chez nous.

        Or l’injustice fondamentale n’est pas l’inégale répartition des richesses chez nous, mais entre « nous » et « les autres ».

        Et puis, depuis quand peut-on espérer que les méchants riches donnent le bon exemple ?

        Surtout si leurs richesses peuvent impunément faire le bonheur d’un « autre » pays d’accueil.

        Et nous tournons en rond, dans une impasse.

        Comment sortir d’une impasse ? Casser le mur du fond, faire marche arrière et chercher une autre voie, contourner par les côtés en enfonçant des portes latérales, ouvertes ou fermées… ?

      5. agequodagix,

        Or l’injustice fondamentale n’est pas l’inégale répartition des richesses chez nous, mais entre « nous » et « les autres ».

        désolé mais vous vous plantez, c’est fondamentalement lié.

        la corruption par exemple fait que l’aide au développement est bien inférieure à ce qu’elle pourrait être, et n’arrive pas à destination. idem la paupérisation par le matraquage des classes moyennes.

        les difficultés d’union sont absolument liés à l’absence d’union sociale, contrairement à ce que vous sous-entendez il n’y a aucune tentative. et l’union par la cupidité est vouée à l’échec.

        l’inégalité de richesse a progressé en même temps que la globalisation et l’édification européenne. les gens les associent c’est normal. dans les cadres plus anciens, la défense de leurs intérêts étaient mieux assurés.
        comment sortir de l’impasse? bien probablement en reculant de quelques pas et en harmonisant par le haut pour la majorité plutôt que par le bas. en incitant plutôt qu’en contraignant, et vive versa pour les plus riches.
        dans un monde intélligent, nous devions exporter nos progrès d’ici, vers les pauvres de là-bas. or c’est l’inverse qui se passe… comme quoi le cadre national n’a pas forcément perdu toute sa pertinence.

        je note que l’écologie est à présent assez loin de vos préoccupations, la lutte de classe ça a du sens vous savez.

      6. methode
        Entre pays riches et pays émergents, l’inégalité diminue, heureusement pour eux, dangereusement pour nous. Entre riches et pauvres au sein d’un même pays les inégalités augmentent scandaleusement partout.

        C’est le même système capitaliste qui réduit les inégalités entre pays riches et pays émergents et qui augmente les inégalités à l’intérieur de chaque pays.

        Quand les pays émergents auront pris leur revanche sur les pays riches, peut-être pourrons nous discuter du sort du capitalisme et des riches à l’intérieur de chaque pays. C’est pas pour demain !

      7. on peut discuter de ce qu’on veut ici et maintenant.

        C’est le même système capitaliste qui réduit les inégalités entre pays riches et pays émergents et qui augmente les inégalités à l’intérieur de chaque pays.

        ça ne signifie rien, jouer de la confusion entre le pays et l’ensemble de la population est rédhibitoire, juste un leurre à destination bourgeoise.
        dans la même veine quand on fait la guerre tout le monde est du pays, quand il s’agit de redistribuer le butin là y a ceux qui héritent, ceux qui bossent, et les rebuts.

        Quand les pays émergents auront pris leur revanche sur les pays riches, peut-être pourrons nous discuter du sort du capitalisme et des riches à l’intérieur de chaque pays. C’est pas pour demain !

        oui depuis le début on sent bien les thèmes qui vous font exaltent : l’occident chrétien prédateur ! les petits nenfants du sahel ! le petit blanc con sommateur ! le tiers-monde revanchard ect… (dans ce sens les généralités sont autorisées)

        sauf que ces pays en suivant un tel schéma tomberaient exactement, comme vous, dans le panneau des élites occidentales, à savoir monter les pauvres des pays développés contre ceux des pays sous-développés.
        ah oui ! c’est vrai nos aïeux péquenots qui finirent brisés en deux à l’usine ont dévalisé les matières premières et détruit la planète à leur plus grand profit, mus par les instincts égoïstes si chers aux manuels de marketing.
        mais une vérité est que les populations pauvres des pays sous-développés n’ont absolument pas nôtre niveau d’éducation, ni nôtre expérience de la lutte sociale dans une société industrialisée, et,de fait, elles sont bien plus sujettes aux amalgames de la propagande et aux populismes qu’ici…

        alors je sais c’est dur d’admettre que nulle part sur la planète se lève l’homme qui a raison, et pourrait faire la leçon aux zaffreux zoccidentaux.
        en attendant je ne me sens vraiment plus du tout du tout concerné par vos petits refrains bien appris, ça n’a rien à voir avec ce que je vis ici en france.

        Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple
        Georges Jacques Danton

      8. methode
        Désolé. Imaginer la fin du capitalisme après une longue et douloureuse agonie, même si on sait que ce n’est pas vrai, ça fait du bien. Le capitalisme est une sale bête, terriblement coriace, capable de feindre l’agonie si cela sert ses intérêts, écrasant tout ce qui est l’essentiel de l’humain sur son passage. Elle donne un pouvoir immonde à ceux qui s’avilissent à l’amadouer. Elle joue des rivalités là où il pourrait y avoir de la solidarité et de l’empathie. Elle avilit encore plus ceux qu’elle parvient à mettre dans la catégorie des démunis et des marginaux. Elle mérite d’être considérée comme un déchet en phase terminale, mais elle ne s’en soucie pas. Elle n’a pas d’âme, pas de tendresse, pas de pitié. Elle n’est que le produit du pire de nous-mêmes qui veut survivre par tous les moyens.

    2. Sur certains aspects soulevés,les propositions en provenance du Boutan(!!),qu’on le veuille ou non, méritent considération.C’est-à-dire autre chose que le mépris ou la moquerie systématique.

      1. Agequodagix,

        je vois ce que vous voulez dire. Vous parlez d’empreinte écologique et de prédation des ressources naturelles. Mais, à mon avis, ce n’est pas lié uniquement au niveau des salaires, c’est plus compliqué et il y a une énorme marge de progression devant nous, c’est plutôt une bonne nouvelle.

        Par exemple, une famille française fortunée aux convictions écologiques aura les moyens d’investir dans une maison BBC, pourra choisir où elle veut habiter – par exemple, suffisamment près de son travail et des écoles pour s’y rendre à vélo et à pied – elle pourra avoir un jardin et y cultiver des légumes – même devenir végétarien – et installer, au bout de ce jardin, des toilettes sèches et récupérera l’eau de pluie du toit pour faire fonctionner sa douche. Enfin, elle évitera de gaspiller inutilement de l’électricité en se passant de télé et de console de jeu, et elle utilisera un ordinateur « ultra book » dernier cri au processeur qui consomme deux fois moins que les anciennes générations. Certes, elle utilisera de l’électroménager, mais il sera A++; ainsi elle réduira son empreinte écologique (par ex. les nouveaux lave-vaisselles consomment beaucoup moins d’électricité et seulement 7 litres d’eau, c’est deux à trois fois moins en moyenne qu’une lessive à la main).

        Il est possible qu’une famille chinoise modeste qui a un vieux frigo qui consomme, une vieille télé, de vieilles ampoules, un vieux four, des scooters pour se rendre au travail ou à l’école car ils n’ont pas les moyens d’habiter près de leur boulot, des toilettes et une douche normales et un appartement moyennement bien isolé dans une tour desservie par un vieil ascenseur consomme au final davantage que nos Français fortunés… et ne me dites pas que tous les Chinois roulent à vélo ou vivent dans des maisons de plein pied où ils cultivent leurs légumes, et n’ont ni frigo ni télé, ni douche, ce n’est plus vrai depuis longtemps.

        Pour moi, on ne peut tout simplement pas généraliser le comportement de toute une population… en revanche, on peut encourager la contraception dans le monde entier et essayer de faire en sorte que les gens soient plus éduqués et aient les moyens – par des salaires corrects – de consommer plus responsable : acheter local, ne pas acheter de la camelote qu’il faut racheter tout de suite, ne pas gaspiller, isoler sa maison, utiliser des appareils qui consomment moins et durent plus longtemps, ne pas manger trop de viande, manger plus diététique avec plus de légumes, ne pas utiliser d’appareils électriques pour rien (ex. faire tourner un sèche-linge l’été) etc… ça demande déjà de l’éducation, quelques moyens, et de la volonté.

        Quand madame Merkel se déplace en train au lieu de prendre un jet, elle consomme moins que nos dirigeants par exemple. Les Allemands ont fait des efforts financiers considérables pour isoler leurs maisons (qui sont souvent passives, voire qui produisent de l’énergie), pour aménager des pistes cyclables partout dans leurs centre-villes, pour trier et recycler leurs déchets dans des centrales dernier-cri, pour renouveler leurs équipements pour des modèles consommant moins, etc… résultat aujourd’hui ils consomment moins d’électricité et d’essence que nous tout en gardant un mode de vie occidental. En plus, tout cela crée des emplois chez eux. Il leur reste à manger moins de « wurst » ;o)

      2. Emilie
        Nous allons être contraints par les pays émergents, qui nous concurrencent efficacement pour l’appropriation des ressources limitées de la planète, à vivre plus frugalement. Si le Chinois y parvient avec un SMIC dix fois inférieur au nôtre et un coût de la vie parfois presque équivalent, il est difficile de soutenir que nous ne pouvons pas vivre dignement avec seulement dix fois plus qu’eux.

        Il y a évidemment encore des progrès à faire chez nous pour ne pas rogner encore sur les budgets d’aide aux plus démunis quand il faut faire des restrictions budgétaires. Mais pour cela, il ne faut pas attendre d’avoir réglé son sort au système capitaliste.

    3. Mais ce n’est pas au moment où leur capitalisme est florissant et où ce même capitalisme exerce à nos dépens sa violence chez nous au point que nous risquons de perdre progressivement une partie de notre suprématie économique, qu’il faut se plaindre que, chez nous, le capitalisme est à l’agonie.

      Comment faites-vous pour systématiquement tirer de vos analyses des conclusions erronées ?
      Si l’on vous écoute, donc, il « nous » faudrait rendre l’âme en silence et nos gargouillis seraient « indécents » sous prétexte que « nous » avons eu notre part de pain blanc ? Les grecs, suivants ce raisonnement, devraient donc en quelque sorte embrasser leur régression sociale, la transformation de leur niveau de vie au standard roumain avec joie, afin de faire montre de « frugalité », sous prétexte que finalement, ils ont eu leur part de « croissance » ? Ma foi, cela ressemble fort à du TINA relooké à la sauce décroissantiste. Mais la décroissance, ce n’est pas cela, la décroissance est anti-capitaliste, ce que vous n’êtes pas.

      Nous considérons qu’il est à l’agonie parce qu’il ne parvient plus à nous offrir chez nous la croissance du pouvoir d’achat et les protections sociales auxquelles nous sommes habitués

      Mais bien sûr qu’il est possible de financer la protection sociale ! Il y a largement assez de richesse pour cela. Il s’agit d’une question politique de répartition de la plus-value.
      De plus la généralisation abusive que vous faites en invoquant systématiquement le « nous » occidental pour culpabiliser le quidam est une manière commode mais malhonnête d’évacuer la problématique des inégalités sociales et de l’antagonisme de classe. Le « nous » auquel vous faites référence et qui a véritablement « profité » du capitalisme, c’est la bourgeoisie occidentale, et non les classes populaires et moyennes. Les inégalités de revenu et de répartition des richesses sont à la racine de la crise actuelle (allez donc voir chez les grecs si la riche bourgeoisie ou les armateurs sont touchés par la régression sociale et la pauvreté !) .

      Mais il leur suffit de faire ce que nous ne pouvons plus faire chez nous parce que nous sommes à saturation : ouvrir grand les robinets de la monnaie et du crédit, augmenter les salaires et la publicité, et leur population finira par consommer tout ce que nous n’avons plus les moyens d’importer.

      Ceci est une vue de l’esprit qui ne repose sur aucune réalité économique. Les émergents ne peuvent évidemment pas d’un coup de baguette magique créer un marché intérieur et une demande à même de remplacer les débouchés des marchés occidentaux. « Notre » agonie capitaliste signera également le début de « leur » agonie capitaliste. La Chine, montre déjà les signes du ralentissement… Nous nous acheminons vers une récession mondiale, l’OCDE ne dit pas autre chose.

      Ne serait-il pas temps de réfléchir à la façon de donner l’exemple d’une vie plus frugale plutôt que l’exemple de notre combat indécent pour le maintien de notre pouvoir d’achat et de notre suprématie économique.

      Ma foi cette conclusion est pleine de bon sens : que les riches et les bourgeois montrent donc l’exemple, je me ferai un plaisir de faire de même. Nous pourrions commencer par taxer les 5 ou 10 % les plus riches à hauteur de 70% (voir à 100% au dessus de 200 000 euros, soyons audacieux !), ce qui permettrait de financer « notre » sécurité sociale plus quelques autres bricoles…
      « Nous » pourrions « nous » pencher ensuite sur la question de la suppression du droit d’aubaine et de la succession…
      Ce ne sont que de modestes propositions, mais elles contribueraient déjà à en ramener quelques uns à la frugalité, dont « nos » élites. Et une fois que les élites auront lancé le mouvement, le bon peuple suivra volontiers, n’est-ce pas ? 🙂

      1. « Nous » représente l’être humain sans distinction de classe, mû par ses instincts de base, notamment, en matière économique, la cupidité et la peur.

        « Nous » indexe son bonheur sur la croissance de son pouvoir d’achat d’où qu’il vienne et quel qu’en soit le niveau de départ. Pour être plus heureux, le « nous » pauvre ou riche voudrait avoir plus sans avoir peur de perdre ce qu’il a.

        « Nous » représente l’être humain appartenant à une communauté territoriale qu’il ne remet pas en question. « Nous » est solidaire de cette communauté et bénéficie du pouvoir d’achat moyen de sa communauté. Les pauvres d’une communauté riche sont plus riches que les pauvres d’une communauté pauvre. C’est moins vrai pour les riches…

        « Nous » se plaint toujours d’avoir moins que son voisin de la même communauté. Il ne se soucie pas d’être plus ou moins riche que l’« autre », celui d’une autre communauté.

        Pour « nous », le sort de notre voisin importe en fonction de la proximité territoriale qu’il a avec « nous ». L’« autre » importe peu. Ici, la décroissance du Grec est passionnante, la croissance du Chinois l’est beaucoup moins, sauf si c’est une menace pour « nous ».

        Les inégalités de richesse chez « nous », en France, en Grèce, en Europe, sont insupportables, les inégalités de richesses entre « nous » et les « autres » sont normales et parfaitement supportables.

        Le riche armateur Grec mérite mille taxations en faveur des classes populaires et moyennes grecques. L’Occident Chrétien mérite tout naturellement un pouvoir d’achat plus du triple de la moyenne mondiale.

        Si « nous » cessons d’acheter ce que les « autres » fabriquent pour « nous » parce que « nous » ne pouvons plus payer, c’est « eux » qui seront agonisants et ruinés par l’abondance de biens matériels dont il ne sauront se défaire et c’est bien fait pour « eux ».

        Si « nous » taxons « nos » riches à des taux qu’ils auront toujours tendance à juger excessifs, les « autres », qui leur dérouleront le tapis rouge « nous » déclarent la guerre. Si « nos » riches font la richesse des « autres » qui les accueillent avec leur capitaux, où allons-« nous » ?

        « Nous » sommes vertueux et les riches sont les méchants. Devons-« nous » attendre que les méchants deviennent vertueux avant que les déjà vertueux agissent selon leur nature vertueuse ?

        Avons-« nous » mieux défini le « nous » ?

      2. Les inégalités de richesse chez « nous », en France, en Grèce, en Europe, sont insupportables, les inégalités de richesses entre « nous » et les « autres » sont normales et parfaitement supportables.

        Je pense qu’au contraire, une énorme partie des Français souhaite que les salaires chinois quintuplent le plus vite possible pour qu’ils puissent mieux vivre et vivre le plus possible comme nous (je veux dire par là avoir la même protection sociale).

        D’ailleurs, cette réflexion était à la base de la mondialisation à ses débuts, mondialisation qui paraissait plutôt être une bonne idée à l’époque lorsqu’il s’agissait de permettre aux pays pauvres de rattraper notre niveau de vie et de protection sociale. Beaucoup pensaient d’ailleurs – un peu naïvement, visiblement – que ça viendrait assez vite. On pensait aussi que cela s’accompagnerait d’une plus grande liberté dans des pays perçus comme totalitaires.

        Ce souhait s’est rapidement transformé en cauchemar quand on a compris que la mondialisation n’était pas utilisée pour permettre de développer d’autres pays (pays avec lesquels nous aurions pu ensuite commercer sur un pied d’égalité), mais, au contraire, pour asservir une bonne partie de leurs populations en s’appropriant à la fois leur force de travail et en dégradant leur environnement, et en mettant le moins possible sur la table la question de la démocratie et des droits de l’homme.

        Vous noterez que la majorité des multinationales n’est pas très chaude pour une augmentation des salaires chinois ni pour un plus grand respect de l’environnement naturel local. Au contraire, elles s’empressent de délocaliser ailleurs avant que le Chinois moyen puisse rattraper notre niveau de vie, etc. On est très, très loin d’Henry Ford qui souhaitait que ses ouvriers puissent acheter les voitures qu’ils fabriquaient.

        L’asservissement chinois étant allé de pair avec la montée du chômage chez nous via les transferts de technologie, tout le monde ne semble pas franchement gagnant dans le système actuel… ça profite à une minorité de, disons, oligarques (il y a probablement un meilleur mot qu’oligarque, mais c’est l’idée).

        Bref, tout ce que je viens d’écrire relève tellement de l’enfoncement de portes ouvertes que je me demande si c’était bien la peine de le rappeler…

      3. Nous n’enfonçons pas les mêmes portes ouvertes !

        « Je pense qu’au contraire, une énorme partie des Français souhaite que les salaires chinois quintuplent le plus vite possible pour qu’ils puissent mieux vivre et vivre le plus possible comme nous (je veux dire par là avoir la même protection sociale). »

        Si les Chinois multiplient leurs salaires sans que nous ne divisions les nôtres, sur quelle planète de rêve trouverons-nous les ressources nécessaires ?

      4. Le capitalisme produit des riches(ses) (c’est-à-dire des riches ou des richesses), les règles sociales les répartissent. Et tout va pour le mieux.

        Le capitalisme est fondé sur le « laisser faire, laisser passer ». Il prospère hors la loi.

        Les règles sociales se construisent lutte par lutte, règle par règle.

        La mondialisation s’oppose à l’esprit de clocher et se construit lutte par lutte, règle par règle.

        La mondialisation du capitalisme par l’ultralibéralisme s’est construit lutte par lutte, guerre par guerre, règle par règle, G20 par G20, Doha par Doha, Davos par Davos, OMC par OMC. Cette globalisation a engendré plus de capitalisme, et donc plus de riches(ses).

        La mondialisation des règles sociales n’a pas suivi. Nous attendons toujours l’Internationale !

        Comme le dit Emilie :

        « on a compris que la mondialisation n’était pas utilisée pour permettre de développer d’autres pays (pays avec lesquels nous aurions pu ensuite commercer sur un pied d’égalité), mais, au contraire, pour asservir une bonne partie de leurs populations en s’appropriant à la fois leur force de travail et en dégradant leur environnement, et en mettant le moins possible sur la table la question de la démocratie et des droits de l’homme. »

        Les règles sociales ont encore toujours l’esprit de clocher. Elle cherchent l’égalité dans leur voisinage, où elles poursuivent les riches(ses) pour lutter contre l’inégalité. Les riches(ses) trouvent alors asile dans le clocher voisin, jusqu’à ce que la chasse aux inégalités les envoient plus loin. Elles finissent toujours par trouver un refuge ou les riches(ses) sont considérées, avec une logique fort opportuniste, comme le début de la richesse, et l’inégalité comme un moindre mal.

        Seule la mondialisation des règles sociales permettra de sortir les riches(ses) de leur dernier refuge pour les répartir harmonieusement.

        Adeptes de la lutte contre l’inégalité de tous pays, unissons-nous, ou, du haut de notre clocher, nous contemplerons des riches(ses) encore longtemps sans en profiter.

        Quant à croire que c’était…

        …« une bonne idée à l’époque … de permettre aux pays pauvres de rattraper notre niveau de vie et de protection sociale. »…

        …sans accepter une réduction concomitante de notre niveau de vie, faut pas trop rêver.

        Même en réduisant les riches et leurs richesses au strict minimum pour que ceux qui entreprennent soient encore motivés à le faire, il n’y a pas assez de ressources dans le monde pour que notre niveau de vie et de protection sociale actuels serve de référence pour tous.

      5. Agequodagix

        Vous partez d’un postulat faux qui est de dire que ce sont les ressources physiques qui doivent déterminer les salaires. Vous en déduisez alors que les salaires doivent baisser partout pour conserver les ressources. Ce raisonnement est d’inspiration malthusienne. (Pourtant, vous admettez, comme le souligne Méthode que ce système n’est pas parfait … mais vous ne prenez pas au sérieux le constat.)
        Il faut au contraire déconnecter la question des salaires de celle de la dilapidation des ressources physiques car c’est bien dans ce système-ci qu’il y a corrélation et pas dans un autre.

        Ce qui pose problème c’est la concentration des richesses qui pousse imperturbablement la roue de la destruction de toutes les ressources disponibles : pour payer les intérêts il faut sans cesse créer des écarts de richesses. Plutôt que d’élever l’efficience sociale du système, on préfère alors obtenir des gains de compétitivité en exploitant sans vergogne les ressources.

        Prôner comme vous le faites le régime sec peut avoir un intérêt pour faire prendre conscience des limites de la planète, mais fondamentalement cela n’enraye pas la logique implacable qui anime de système car celui-ci se charge de lui-même de tomber dans ses propres contradictions en opérant une ponction sur des salaires sans lesquels il n’y a pas de demande solvable.

        C’est plus le système qu’il faut changer que les consommateurs.
        Penser que tous les problèmes se réduisent à des problèmes de vases communicants c’est raisonner seulement sur les quantités, alors que le problème est d’abord qualitatif.
        Conscientiser les consommateurs c’est encore rester dans le cadre du système.
        C’est aux citoyens du monde qu’il faut s’adresser, pour leur faire prendre conscience que le système actuel a fait son temps. Le problème est épistémologique et social avant d’être celui des ressources physiques.Et quand je dis cela je ne minimise pas le problème des ressources, seulement je place celles-ci dans le cadre conceptuel au sein duquel elles ne sont qu’une donnée du problème et non pas la seule dimension des multiples crises qui se chevauchent aujourd’hui.

        Bref, des salaires décents pour tout le monde, ici et ailleurs c’est possible, encore faut-il créer le système qui le permet. En commençant par changer les règles régissant le système actuel.

      6. Pierre-Yves D.
        En voulant « commencer par changer les règles régissant le système actuel », nous devons en accepter toutes les conséquences.

        Pour établir et appliquer les règles sociales et fiscales permettant de réduire les écarts de richesses au sein du système capitaliste, ou pour établir et appliquer les règles permettant de changer le système capitaliste, il faut une gouvernance mondiale suffisamment puissante pour imposer ces règles à tous les pays.

        Quand on voit les difficultés de la mise en place d’une union fiscale et sociale ou d’un fédéralisme européen au sein d’une union économique déjà ancienne, le système capitaliste a le temps de voir venir !

        De plus, l’injustice fondamentale n’est pas l’inégale répartition des richesses chez nous, mais l’écart de richesse entre « nous » et « les autres ».

        Aussi longtemps que l’utilisation de notre système capitaliste permettra aux pays émergents de tenter de rattraper l’écart de richesse qui les sépare de nous au moyen d’une croissance que nous ne connaîtrons probablement plus, il n’y aura pas d’accord global pour une gouvernance mondiale destinée à « changer les règles régissant le système actuel. »

        Si nous prenons l’initiative d’établir d’abord ces règles chez nous, cela aura comme premier effet de faire fuir nos riches et leurs richesses, nos capitalistes et leurs capitaux, vers des pays d’accueil qui considéreront que les riches ou la richesses des autres sont bienvenues chez elles pour accroitre leur richesse, même au prix d’une inégalité flagrante entre riches et pauvres.

        Si nous acceptons la perte de richesses matérielles et les changements d’habitudes de consommation que cela implique, et que cela induit chez nous un nouveau mode de vie exemplaire, nous commencerons à avoir un début de crédibilité pour tenter de fonder une gouvernance mondiale sur de nouvelles règles.

        Sommes-nous prêts à assumer cela ?

      7. Si « nous » taxons « nos » riches à des taux qu’ils auront toujours tendance à juger excessifs, les « autres », qui leur dérouleront le tapis rouge « nous » déclarent la guerre. Si « nos » riches font la richesse des « autres » qui les accueillent avec leur capitaux, où allons-« nous » ?

        C’est bien par là que vous pêchez : les « riches » ne font la richesse de personne, bien au contraire ils captent une part bien trop importante des richesses de par l’accumulation capitalistique ou financière. Cette richesse fait défaut ailleurs, par exemple pour financer la sécurité sociale. Car c’est dans la santé, dans le social et l’éducation qu’on peut encore avoir une croissance « soutenable ».
        NB : la décroissance ne signifie pas comme vous le pensez, réduire les richesses, elle signifie réduire le consumérisme au profit de biens ou d’activités socialement utiles, la santé, l’éducation, et l’écologie. La décroissance ne signifie donc pas moins de croissance et l’austérité régressive, comme vous le comprenez, mais un autre modèle de développement axé sur le bien être social, la santé, l’écologie, et hors du cadre capitalistique basé sur le profit…

      8. @ Ivan 30 juin 2012 à 15:41

        C’est bien par là que vous pêchez : les « riches » ne font la richesse de personne, bien au contraire ils captent une part bien trop importante des richesses de par l’accumulation capitalistique ou financière.

        Agequodagix a raison sur de très nombreux points.

        La richesse fuit les impôts dissuasifs, mais attire les pauvres qui espèrent améliorer leur situation en travaillant dans son environnement, en lui fournissant des services en échange de salaires. De plus les riches peuvent investir pour permettre la création de nouvelles richesses.

        Il vaut mieux que les riches restent chez nous et créent des emplois où travailleront nos enfants et petits enfants lesquels paieront des impôts et aussi nos retraites. Y pensez-vous ? Les jeunes français, pas les plus cloches, que je vois s’expatrier en Chine, en Russie, aux USA, au Brésil au Canada ou en Grande Bretagne, sont autant de riches en devenir qui ne paieront ni leurs impôts dans le pays qui les a formés, ni les retraites de leurs parents et grands parents. Réfléchissez-y de grâce !

        N’avez-vous pas lu la réponse que je vous ai faite hier sur le même sujet ?

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=38766#comment-338511

      9. Ivan
        Les riches ne redistribueront pas spontanément la richesse qu’ils parviennent à capter. Il faut les y contraindre. Or ils trouvent encore des pays qui sont prêt à accepter leurs capitaux sans trop de contraintes.

        Même l’Angleterre par la voix de David Cameron : «Quand la France instituera un taux de 75% pour la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu nous déroulerons le tapis rouge, et nous accueillerons plus d’entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni»,

        Tout à fait d’accord pour votre NB. Cfr. de nombreux commentaires en ce sens ! Mais la réduction éventuelle du pouvoir d’achat « consumériste » ne provoque pas l’enthousiasme chez ceux qui sont concernés.

      10. Les riches ne redistribueront pas spontanément la richesse qu’ils parviennent à capter. Il faut les y contraindre. Or ils trouvent encore des pays qui sont prêt à accepter leurs capitaux sans trop de contraintes.

        Bien d’accord avec vous, c’est là tout le piège et la véritable motivation de la mondialisation.
        @jducac : vous m’excuserez, je n’ai pas toujours le loisir de vous lire en temps et en heure 🙂
        D’autant plus que vous avez fait fort :

        La richesse fuit les impôts dissuasifs, mais attire les pauvres qui espèrent améliorer leur situation en travaillant dans son environnement, en lui fournissant des services en échange de salaires. De plus les riches peuvent investir pour permettre la création de nouvelles richesses.
        Il vaut mieux que les riches restent chez nous et créent des emplois où travailleront nos enfants et petits enfants lesquels paieront des impôts et aussi nos retraites.

        On voit là le coeur de votre pensée et votre vision du monde. Il s’agit bien d’une vision de classe (au fort goût 19ème). Le problème c’est que votre idée d’une grande bourgeoisie qui fait tourner l’économie en employant du petit personnel ne correspond pas à la réalité (même si ce fut le cas il y a plusieurs siècles). Dans vos rêves les plus fous, oui, mais en pratique la théorie du « ruissellement » de la richesse par le haut n’a jamais fait que masquer les intérêts des bourgeoisies nationales et ne correspond à aucune substance économique durable (rappelez vous, c’était le temps des colonies, ce qui change un peu la donne, économiquement) : lorsque une trop grande partie de la population est pauvre la société est pauvre. Point barre. Lorsqu’une petite partie de la population accapare une trop grande partie des richesses par l’accumulation du capital, elle appauvrit la société. Il est curieux de constater que votre vision de la société correspond aux économies émergentes avec de forts niveaux d’égalité, une pauvreté massive et une suraccumulation par une petite bourgeoisie compradores. Relisez l’histoire économique, la prospérité occidentale s’est construite sur l’élévation du niveau de vie de l’ensemble de la population et la constitution d’une classe moyenne, ce qu’essaie de faire en urgence la Chine, du reste…
        Mais enfin, si votre trip c’est une société inégalitaire sur le modèle du grand siècle de la bourgeoisie coloniale, c’est votre affaire. Cessez simplement de tordre la réalité pour en faire un modèle de développement et de prospérité, ce n’est pas le cas.

  16. Il est vrai que Winston Churchill préconisait publiquement juste après la guerre une constitution des United States of Europe, et cela rapidement disait-il. Sans que l’Angleterre en fera partie, bien sûr. La finalité de l’idée de Churchill, qui n’avait rien d’humaniste, consistait à pacifier durablement un continent secoué périodiquement par des guerres et instabilités économiques.
    Je trouve que l’Angleterre a raison de s’attacher à sa « splendid isolation », de rester à l’écart de « l’Union Européenne » et son euro. Il faudra des mesures drastiques pour sauver la zone euro, des boulversements même qui laisseront des traces ineffacables dans les structures des sociétés. Les citoyens de la zone euro et notamment les salariés, épargants, chômeurs…en payeront la note – pour que les banques, l’industrie et le commerce de l’Allemagne, de la France………………..puissent continuer à profiter du marché unique.

    Il est quand même alarmant que l’on puisse penser qu’une monnaie – donc l’argent -remplacerait une langue officielle, une culture homogène. Je trouve que cela est significatif pour l’état d’esprit avec lequel on régit la zone euro.

    Je trouve dommage que Monsieur Jorion était économe quand il parlait de l’Allemagne. Sa réunification tardive – en janvier 1871 – n’a jamais été acceptée par la France, et diffcilement par les autres puissances, car elle s’est articulé comme concurrent redoutable, devenu trop rapidement un nouvel adversaire économique – et de ce fait politique – avec lequel on n’avait pas compté. Cette réalité historique est toujours d’actualité, servie dans une vaisselle différente.

    1. La finalité de l’idée de Churchill, qui n’avait rien d’humaniste, consistait à pacifier durablement un continent secoué périodiquement par des guerres et instabilités économiques.

      ??? Si ce n’est l’idée alors ce serait le Winston qui ne serait pas « humaniste » ? Mais alors qu’est-ce qu’un Winston « non-humaniste » avec des idées « humanistes » ? Un alcoolique ? certes, mais encore ? Un pragmatique p’têt, non ?

      1. Je crois me souvenir qu’avant même l’appel du 18 Juin 40, Churchill avait suggéré de faire de
        l’Angleterre et de la France un seul pays (contre l’Allemagne nazie naturellement).Mais je peux me tromper et de date et de contenu.Un historien crédible sur ce point peut-il préciser? A l’avance
        grand merci.Tout ceci pour montrer éventuellement que les peuples français et britannique ont
        quelquefois de bonnes raisons de faire des choses « ensemble » et avec un courage partagé.Alors
        si mon souvenir est valide et bien informé,en cas de danger la « perfide Albion »,bien qu’insulaire,
        en appelle au « continent ».Mais,je me souviens aussi que le Professeur André Marchal,frère de Jean,
        chargé notamment d’un séminaire à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes sur la construction
        européenne avait donné comme sujet à l’un des participants au séminaire le sujet suivant: »l’Angleterre est-elle le cheval de Troie de L’Europe Communautaire? ».
        Ca y est mon souvenir revient:c’est le 17 Juin que Churchill aurait proposé de faire de la
        France et de l’Angleterre un seul Pays.Cela dit,c’est encore à vérifier par l’historien.

      2. Je viens de voir Churchill. Il y a quelque chose d’énorme en préparation au point de vue entité entre les deux pays. Churchill propose la constitution d’un gouvernement unique franco-britannique et vous, Monsieur le Président, pouvez être Président du cabinet de Guerre franco-britannique

        (de Gaulle à Paul Reynaud, par téléphone, le 16 juin 1940)

        D’après fr.wikipedia.org/wiki/Union_franco-britannique Jean Monet était à l’origine de la proposition. Vu la panique des uns et des autres à ce moment précis c’était peut-être à envisager à cause du choc psychologique que ça aurait pu produire mais Pétain, favorable à l’armistice, est devenu président du Conseil le soir même…

      3. Eh ouais Guy et GL, c’était Monnet qu’était dans l’vrai déjà…C’est pas Keynes qu’a dit qu’il avait selon lui fait gagner un an aux alliés ? Monnet j’veux dire, pas l’autre…

      4. Jean vini, un cadeau au royaume de la nano interprétation, pourtant :
        Monnet le capitaliste (ami des banquiers notamment jp morgan, jean money de mère monnaie) et De Gaulle l’anti capitaliste (ami de l’Europe bien faite, un tricard)…
        Une signification historique du duel De Gaulle-Monnet mais surtout philosophique sur quelle europe : L’affrontement De Gaulle-Monnet dépasse les hommes pour toucher à l’essentiel.
        http://www.observatoiredeleurope.com/De-Gaulle-Monnet-le-duel-du-siecle_a1434.html

        Vous en connaissez beaucoup des généraux qui ont rendu la parole aux peuples ? Et le peuple français qui rappelle un général ?
        De la part de l’olive « l’Or de la France » sixty nine, entre autres perles… Ni goldeux, ni extrémiste, ni trader, ni gaulliste mais écolo et conscient que le néo-socialisme n’a jamais pu s’exprimer véritablement à cause du « capitalisme socialiste ». Pire, il est perçu comme le communisme, un réflexe libéral ! Attention, la science écologique vous rattrapera par sa capitalisation…… 🙂

  17. Attention en maniant, ou même simplement en évoquant les concepts ou notions d’identité ou de nation, largement fantasmés selon certains Think Tanks …

  18. Merci pour ces rappels histo essentiels qui élargissent ce que j’ai entendu mercredi.
    La fabrique de l’histoire nous livrait quelques documents d’époque et des témoignages d’acteurs qui étaient au contact pour nous rappeler les tribulations de la fabrique de l’Europe avec ou sans la GB.
    Une certaine émotion à l’écoute de la voix du grand homme qui maîtrisait certains enjeux majeurs.
    http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-24-heures-europe-2012-06-27

    « Sir Michaël Palliser. Après un poste de diplomate à Paris entre 1956 et 1960, il rejoint le cabinet du premier ministre britannique Harold Wilson puis revient comme second de l’ambassade britannique à Paris et rejoint Bruxelles lors des négociations finales pour l’entrée de son pays en Europe. (rediffusion). 1ère diffusion : 9 octobre 2008 »

  19. On peut voir ce film :

    http://regardssurunevissansfin.hautetfort.com/archive/2011/12/21/stalker-film-d-andrei-tarkovski-1979.html

    Il y a les parties 1 et 2….

    Une assez bonne analyse de ce qu’est le métier (guillemets) d’écrivain, le fait de se vendre, le fait de vouloir transformer les autres et d’être transformé par eux…; La topologie aurait de quoi faire frémir R. Thom, les choses changeant d’une minute à l’autre.

    Le fait que les élites (professeur et écrivain) ne croient plus ne rien, ceci renvoie à notre temps. Et ceci rappelle Rousseau d’hier, :

    « Nous ignorons ce que notre nature nous permet d’être », écrit-il dans l’Émile.

    Nous ignorons, ce qui veut dire que l’austérité n’est inscrite nulle part et que ce n’est que par accident que le monde est tel qu’il est. Et je crois que c’est faute d’espoir que chacun est figé dans une sorte de torpeur. C’est la même chose lorsqu’on va au râtelier dans une cantine collective, c’est indigne d’un être humain ce qu’on y sert, et la société actuelle est indigne de vous et de moi.

    Notre « nature » nous permet d’organiser une société bien mieux que celle-ci, c’est la certitude qu’il faut avoir à l’esprit. Pour l’instant c’est le cynisme des élites et leur absence d’espoir qui ruisselle sur nous, et ce n’est pas une vision que nous devons partager ! Par respect pour l’espèce j’allais dire… le nihilisme en fait sert les intérêts de l’oligarchie. Moins il y a d’espoir et plus ils sont tranquilles. Et ça, Schopenhauer et Nietzsche, ils peuvent leur dire merci, y compris à Flaubert, etc Lorsqu’on a fini de lire Flaubert, ne pas adopter sa visions du monde, ne pas se tromper ; n’adopter aucune vision antérieure de l’homme, si ce n’est la certitude que l’on vaut mieux que ça.

  20. Bravo cher Paul, je suis ravi de voir que vous admettez enfin (même si c’est un peu du bout des lèvres) que ce ne sont pas les dirigeants qui refusent que les choses aillent mieux, mais les peuples.
    Il ne peut s’agir bien évidemment que de sentiments et de convictions à ce niveau (la sociologie n’est pas une science exacte), mais il me semble qu’une bonne partie de la population et ce quel que soit le pays préfèrerait que les choses aillent aussi mal ailleurs, plutôt qu’elles ne s’améliorent pour tout le monde. Regardez le score des présidentielles, un candidat a défendu des idées au fond assez proches de celles que vous proposez sur ce blog, il s’est présenté devant le peuple qui lui a largement préféré un(e) autre dont le programme consiste à dire les étrangers dehors. La politique de la terre brûlée est une réaction beaucoup plus naturelle et facile que de s’assoir et de réfléchir à ce que l’on pourrait faire pour améliorer les choses.
    Vous m’avez un peu méprisé la dernière fois lorsque je vous parlais de la droite. Je n’ai aucun soucis personnellement, je suis bien ancré à gauche et je pense que bien peu de choses pourraient me faire changer. Je relève simplement que la majorité de la population est plutôt à droite et qu’il est difficile de tenir votre position de défense du peuple quand celui-ci refuse vos solutions. Les noirs et les arabes dehors, ça marche beaucoup mieux que d’interdire la spéculation. Le système s’écroule effectivement, par contre je suis sceptique sur ce qui va suivre (si quelque chose devait suivre…).

    Bien à vous.

  21. Oui, bon, je comprends la lassitude de Jorion.
    La gesticulation continue pour sauver la face et les meubles…Jusqu’a la prochaine alerte ou une autre grosse dette viendra à terme…
    Re cinéma, re sommet, re blabla, re victoire, re bourse-qui-remonte etc….
    Pffff! Peuvent pas jouer un autre film? Ca devient ringardos.
    Ceci dit ça fait 7 ans, qu’ils n’ont pas touché une seule ligne des traités néolibéraux européens, sauf pour faire encore pire!
    -La BCE ne peut toujours pas preter directement aux états, elle achete aux banques les obligations qui forecement ont subit la hausse des marchés.
    -Il est toujours interdit de sauver les états. Ce qui fait que le « MES » n’est qu’un vulgaire SPV (Special pupose vehicule) basé en paradis fiscal au Luxembourg.
    Ce machin garanti par les Etats va proposer des produits dérivés aux marchés comme jadis les CDO avec des tranches senior(Allemagne) mezzanine(Italie) et equity (Espagne)…
    grosso modo, est-ce-que les marchés vont gober l’appat, et pendant combien de temps?
    Parceque ce systéme n’est pas européen, mais extra-européen, puisque l’aide directe est interdite par traité, qu’on n’a pas voulu modifier.
    Donc c’est pas fiable.Je rappelle que le FESF/MES n’est qu’un Special Purpose Vehicle et une société anonyme de droit privée domiciliée dans le paradis fiscal du Luxembourg.
    Donc le MES c’est du pipo.
    Ces pseudo-eurobonds, eurobills ne seront que des produits dérivés toxiques.
    Tout justes bon à servir de paris aux CDS…

    1. règles du jeu (lois) et justice

      Vous avez parfaitement raison, déjà ado mon père me disait je ne suis pas notable
      donc tes conneries nous couterons chères et il a eu raison.
      Il n’était pas allé à l’école longtemps, mais il avait une bonne vision.
      Aujourd’hui ces paroles résonnent …

      Il faut changer les règles et je crois que notre consommation pourraient être une arme
      avant d’utiliser les armes à part cela nous sommes très impuissants.

      les mots mal de notre siècle remplace les actes et cela est notre servage.

      Avez vous d’autres options ? de changement ?

  22. Question : l’Occident était-il un pillard de l’URSS ?

    Songez à tous ces traîtres qui quittaient la mère patrie pour passer à l’Ouest. Ils trahissaient le Parti, le prolétariat : quelle horreur ! Si seulement les paradis politiques n’avaient pas existé, l’URSS serait peut-être encore là. Sniff…

    1. A chacun le préférentiel d’une démarche,

      Question, : Celui qui ne voit rien, qui n’entend rien, qui ne donne rien, rend-t-il le monde plus semblable à lui ? Le plus économe des pingres rend-t-il le monde moins mère patrie ?

      Songez à tous ces jeunes gens perdus et qui n’adhèrent plus trop aux premiers idéaux marchands de la planète,

      Songez à l’histoire si les hommes avaient été moins avares, cupides, Sniff …

      1. si les hommes avaient été moins avares, cupides

        …ils n’auraient pas inventé l’impôt 🙂

  23. Sur le business : ‘nothing personal’ (je fais remarquer que c’est la même phrase que l’on entend dans les films sur la mafia, quand un affranchi en tue un autre : pour ‘le business’)

    Sur l’écoeurement : Mohamed Bouazizi, Sidi Bouzid, petite ville de 40 000 habitants en plein milieu de la Tunisie.

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