L’actualité de la crise : CE SYSTÈME EST SON PIRE ENNEMI, par François Leclerc

Billet invité

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Au petit jeu de qui a gagné et qui a perdu, que penser en fin de compte du dernier Conseil Européen ? Les commentaires vont dans tous les sens : les uns mettent en avant la reculade du gouvernement allemand, qui rétorque pour sa part que l’essentiel de sa position a été préservé, les autres félicitent Mario Monti pour son habilité manœuvrière, tandis que les Français clament que l’Europe est le seul vainqueur, jouant la magnanimité du vainqueur et accréditant l’idée que les Allemands ont cédé. Tout le monde tire la couverture à son avantage, comment s’y retrouver ?

1. Si du mou est donné, la stratégie de base reste inchangée, symbolisée par un traité de discipline budgétaire dont elle est le socle. François Hollande a annoncé en proposer la ratification au parlement en levant ses réserves. Priorité est toujours donnée au désendettement des États, rien de ce côté n’a changé. Parallèlement, et pour si possible profiter du mou, une file d’attente est déjà constituée, composée des Espagnols et des Italiens, mais aussi des Grecs, des Irlandais et des Portugais. Il y a du monde et du pain sur la planche ! La question va être d’éviter que la brèche qui a été ouverte ne s’élargisse trop, avec comme sanction que les fonds du FESF et du MES ne seront plus suffisants. On travaille à un mécanisme assurantiel destiné à les accroître, à titre de précaution.

2. Après le retour à la vertu budgétaire, la protection des générations à venir et la relance de la croissance, une nouvelle opération de diversion a été lancée, à l’abri de laquelle le désendettement va se poursuivre à un rythme qui doit encore être précisé. La construction incomplète de l’Europe serait à l’origine de la crise et il faut y remédier. L’union est en quatre volets, le maître-mot de cette avancée dont la mise au point est loin d’être achevée, au vu des désaccords qui persistent, sur lesquels les ministres de l’Eurogroupe vont commencer à se pencher le 9 juillet prochain. Le chaud et le froid vont souffler sur les marchés, ce qui a déjà commencé. Tout l’enjeu est de ne pas s’engager sur une voie nécessitant l’emploi de la procédure lourde d’une révision des traités et d’impliquer le minimum de ratification démocratique. Il est peu vraisemblable à ce propos que la voie référendaire sera privilégiée…

3. Du temps est donné au désendettement, grâce à des dispositifs de refinancement qui, pour l’essentiel, reposent sur les États et la BCE, dont ils sont les actionnaires. Avec l’idée qu’il suffira de rallonger le calendrier pour que finalement tout rentre dans l’ordre, et sans s’appesantir sur les délais. Mais est-ce si sûr ?

Le nouveau dispositif élude une question dérangeante et soigneusement mise de côté : le système financier peut-il être réparé et à quel prix ? Or, ce que l’on observe de ce côté-là a de quoi faire réfléchir. Tous les signes d’une crise de défiance qui se diffuse au lieu de se résorber sont visibles, un comble dans un monde qui se réclame de la confiance et qui n’a de cesse de vouloir en créer les conditions quand elle faiblit. A contempler la scène du crime, ces dernières ne sont pourtant pas au rendez-vous.

Voyons un peu. Les banques européennes continuent à ne plus se faire confiance entre elles, avec pour conséquence un marché interbancaire marchant dans les bons jours sur trois pattes, la quatrième étant la BCE. Les fonds monétaires américains ne leur font pas non plus confiance, diminuant à l’occasion leur exposition en dollar et la BCE se substituant à eux pour fournir aux banques des dollars grâce à des accords de swap avec la Fed. Le marché ne fonctionne plus comme il faudrait.

Les mêmes banques n’ont pas davantage confiance dans le remboursement de leurs créances sur les États, échaudées par la restructuration de la dette grecque et se demandant s’il va être possible de s’en tenir à cette unique opération. Les incertitudes nouvelles du marché obligataire fragilisent à court terme ce point d’appui financier de toujours et créent à son sujet une grande incertitude pour le plus long terme, y compris s’agissant des valeurs refuge d’aujourd’hui, américaine, japonaise, britannique et allemande. Les investisseurs rendent bien la pareille aux banques, qui ont fait dégringoler comme jamais vu leur capitalisation boursière, exprimant pour le moins une forte défiance à leur égard.

Enfin, deux récents épisodes ont fait tilt. Les pertes de J.P. Morgan Chase, non pas parce que la banque s’est coincé les doigts dans la porte, mais en raison de son incapacité à mesurer le risque, un savoir-faire qu’elle avait soi-disant porté à l’excellence. Or, une bonne appréciation du risque est à la source de la confiance. Si la première se révèle trop complexe, la seconde disparait. C’est aussi ce qui explique que les banques se méfient les unes des autres, connaissant les artifices qu’elles utilisent pour se présenter sous un jour avenant, perturbant et rendant impossible l’analyse du risque de leurs contreparties.

Les manipulations du Libor, de l’Euribor et du Tibor ont ensuite sonné comme une nouvelle alarme encore plus stridente. Si ces indices qui sont à la base de très nombreuses transactions financières ne sont plus fiables, comment leur redonner une crédibilité perdue pour que le système se remette à fonctionner correctement ? « Je n’ai pas souvenir d’une tromperie d’une telle envergure » a déclaré Andrew Tyrie, le président de la commission du Trésor britannique qui va entendre Bob Diamond, le directeur général de Barclays. La City est en émoi tandis que l’enquête suit son cours de par le monde.

On n’en finirait pas d’énumérer les symptômes, y compris en pénétrant profond dans les arcanes du système financier, par exemple en évoquant les problèmes de pénurie ou de qualité du collatéral apporté en garantie de leurs emprunts par les intervenants. Celui-ci est devenu un champ de mines et le risque systémique sa seconde nature. Les engagements et expositions réciproques des uns et des autres reposent sur une confiance précaire, continuant de menacer l’équilibre de l’ensemble d’une manière plus ou moins souterraine. À cela, une raison de fond : la montagne de dettes de toute nature repose, pour qu’elles puissent être honorées, sur les résultats d’une croissance trop faible – pour autant que celle-ci veuille bien se manifester. Il se confirme que le système financier est son pire ennemi, constituant le moteur-même de sa propre crise.

Les autorités européennes ont adopté une conduite de banquier : elles allongent la durée des plans de remboursement pour ne pas devoir constater les pertes. Mais vient le jour où cela cesse d’être possible vu l’état actuel du système financier. Si cela devait intervenir, ce serait alors à son échelle un grand saut dans l’inconnu, mettant ses défenseurs acharnés à égalité avec ceux qui estiment qu’il a fait son temps, mais qui n’ont pas pour autant de solution de rechange sur étagère.

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129 réflexions sur « L’actualité de la crise : CE SYSTÈME EST SON PIRE ENNEMI, par François Leclerc »

  1. Bonjour à tous

    @François Leclerc
    merci!
    Effectivement, BI vient de mettre en ligne les détails de la lettre adressée par Barclays signalant ce qu’ils estiment avoir été une pression sur eux de la BoE à l’époque…

    Une de mes grand – tantes avait une expression pour désigner ce type de relations:
    ” C’est la famille tuyau de poêle” … ( On peut dire ça pour les échangistes…..)

    Cordiales OAT

  2. “Si cela devait intervenir, ce serait alors à son échelle un grand saut dans l’inconnu, mettant ses défenseurs acharnés à égalité avec ceux qui estiment qu’il a fait son temps, mais qui n’ont pas pour autant de solution de rechange sur étagère.”

    Il y a bien quelques volontés et quelques plans, et ceux qui estiment obsolète, malfaisant et fondamentalement maffieux le système financier proposent au moins deux alternatives qu’ils ont, je crois, les moyens d’étayer. Il faut le rappeler pour ne pas mettre les adversaires en chiens de faïence, ce qui revient, quelque part à les mettre à égalité sur le plan de la puissance et de la légitimité – même si l’auteur a donné tous les signes qu’il était du bon côté de la Force.
    Lordon : fermer la bourse.
    FDG : maîtriser la spéculation et la financiarisation de l’économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux, ce qui contribuera à leur disparition. Imposer la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Interdire les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obliger les entreprises à la transparence financière.

    Pour le moment, médias et puissants continuent à marginaliser les analyses du premier et l’histoire électorale a tranché pour les deuxièmes. Pour le moment…

    1. Vous citez Lordon et faites référence au programme du FDG, fort bien ! Je suis d’accord avec ceux la, mais vous êtes sur le site de P. Jorion qui a quelques idées sur la question, non ?
      Dommage que tout ce “petit monde là” ne communique pas plus entre eux . . .

      LE MONDE ECONOMIE | 24.04.2012 à 14h49
      Par Paul Jorion, Economiste et anthropologue
      …/…
      LE MAL N’EST PAS SPÉCIFIQUEMENT FRANÇAIS
      Seule bonne nouvelle, si l’on peut dire, le mal n’est pas spécifiquement français: confusionnisme, cacophonie, absence totale de courage politique règnent aujourd’hui en maîtres dans l’ensemble des pays occidentaux. On en est même venu dans certains Etats à mettre à la tête des affaires d’anciens banquiers dont les décisions calamiteuses il y a seulement quatre ou cinq ans provoquaient alors la consternation, faute de volontaires parmi les politiques.
      La conclusion s’énonce simplement : ce n’est pas d’un président français qui serait seulement “audible” à Bruxelles ou à Washington que l’on a besoin, mais de quelqu’un qui indiquerait la voie à suivre, brisant la paralysie stupéfaite qui règne aujourd’hui dans ces lieux. Car ce ne sont pas les projets de société de haute volée, économiques et financiers, qui manquent, bien au contraire :
      – Accorder de nouveau la priorité aux salaires plutôt que favoriser l’accès au crédit, lequel est nécessairement cher et se contente de repousser à plus tard la solution des problèmes se posant d’ores et déjà.
      – Mettre hors la loi la spéculation en rétablissant les articles de la loi française qui l’interdisaient jusqu’en 1885.
      – Mettre hors d’état de nuire les paradis fiscaux en interdisant aux chambres de compensation de communiquer avec eux dans un sens comme dans l’autre.
      – Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques, privilèges ayant permis de transformer de manière subreptice dans nos démocraties le suffrage universel en suffrage censitaire.
      – Redéfinir l’actionnaire d’une société comme étant l’un de ses créanciers et non l’un de ses propriétaires ; établir les cours à la Bourse par fixing journalier.
      – Eliminer le concept de “prix de transfert” qui permet aux sociétés d’échapper à l’impôt par des jeux d’écriture entre maison mère et filiales.
      – Supprimer les stock-options pour instaurer une authentique participation universelle.
      – Réimaginer les systèmes de solidarité collectifs, au lieu des dispositifs spéculatifs voués à l’échec en raison de leur nature pyramidale que sont l’immobilier ou l’assurance-vie, par lesquels on a cherché à les remplacer.
      Enfin, dans un monde où le travail disparaît, la question des revenus doit être mise à plat et faire l’objet d’un véritable débat. On assisterait alors au retour de l’ambition et du courage, désespérément absents aujourd’hui.
      …/…

      1. RV, c’est bien beau, mais… Tu ne vas pas jusqu’au bout du programme de Roosevelt….
        Remenber, Camarade.
        Hors, un demi-Roosevelt est un échec annoncé. (voir Tobin en sous-jacent)

      2. à Yvan
        je crains que ces propositions ne soient au contraire bien au delà du programme de Roosevelt . . .
        mais c’est la meilleure “offre” politique du moment, non ?
        et puis je ne fais que citer notre hôte . . .

      3. @RV

        “mais vous êtes sur le site de P. Jorion qui a quelques idées sur la question, non ?”

        Au risque de récurrence et flagornerie…
        Tout le spectre des alternatives me semble balayé, si on fait l’addition des trois…

        J’ajouterais juste qu’il faudrait alourdir les peines pour les criminels financiers et, évidemment, élargir la notion. En créant, par exemple, un délit d’agression, “d’atteinte à la collectivité”; avec en corollaire un droit de “légitime défense sociale” – dont les articles seraient à écrire, ce qui aiderait à définir la portée collective du crime financier et la nature, les limites donc exactes de celui-ci, dans ses diverses modalités -. C’est un travail qui me semble fondamental, et aussi difficile que celui de la CPI, quant à la définition des crimes et, partant, la légitimité de la punition.
        A moins que cela n’ait déjà été fait, où qu’on n’ait démontré l’impossibilité, ou l’inanité d’une telle tentative…

      4. “alourdir les peines pour les criminels financiers”
        Qu’entendez vous par criminels financiers ?
        Ceux qui enfreignent la loi ou ceux qui s’en accommodent ?
        Les criminels, les hors la loi, ne sont pas la cause première de la crise, c’est bien le système qui est criminel et qu’il faudra changer.
        Quand le système permet la spéculation où est le criminel ?
        Le financier ou le législateur ?

      5. @RV

        Je te signale que l’argent du crime organisé représente 10% du PIB mondial. Tracfin, en 2011, a reçu plus de 24.000 informations. Une très grande partie de l’argent transite par les bourses et on estime qu’environ 2 milliards d’euros sont blanchis chaque jour. Bien sûr, petit à petit, cet argent sale se recycle en achetant des entreprises. Je vois une certaine nécessité de durcir les lois. Voilà pour ceux qui enfreignent.

        Quand à ceux, par exemple, qui montent des départements de manipulation des cours de matières premières, des gens qui achètent des parts significatives de denrées et/ou de récoltes à venir, sciemment, en sachant que ça va faire monter ou baisser, – puisqu’ils parient aussi à la baisse -, les cours, donc les prix dans le réel, ceux-là relève de la Justice.
        Et si les peines ne sont pas encore existantes, moi je les vois déjà alourdies, parce que leur venue ne fait aucun doute. Ces gens tue, bientôt ils seront traités pour ce qu’ils sont, des criminels, légaux pour l’heure. Voilà pour ceux qui utilisent l’arsenal légal.

        Quand à la subtile distinction que tu opères, elle est un peu rhétorique. Tu sais comme moi que les législateurs n’ont pas les moyens, ni la vocation d’anticiper l’avenir, la jurisprudence le fera. D’autre part, la loi a pour garde-fou le principe de non-intervention et de préservation des libertés. Donc, fatalement existent des zones sans loi et des failles entre les lois.
        Sinon, on tombe dans le monde orwellien, et/ou la dictature. Mais viennent ensuite, donc, les jurisprudences et, dans ce cas, pourquoi ne pas concevoir une responsabilité punissable des législateurs, des politiques qui ne modifient pas les lois dont on s’aperçoit depuis longtemps qu’elles sont inadaptées, nuisibles…

    2. @RV

      “mais vous êtes sur le site de P. Jorion qui a quelques idées sur la question, non ?”

      Au risque d’être flagorneur et récurrent…
      Je me doutais bien qu’il y aurait qqun pour compléter le tableau des alternatives. Ça fait pas mal, tout ça, hein…J’ajouterais simplement : alourdir les peines de prison pour délit financier; supprimer la non-rétroactivité des lois pour les criminels financiers et maintenir les délinquants en prison si à l’issue de la peine ils paraissent encore dangereux…Pour les deux derniers, je plaisante…

      Y aurait-il quelqu’un qui aurait écouté jusqu’au bout le discours de politique générale de JM Ayrault ?..Aurait-il fait référence à autre chose qu’un alignement bien tempéré sur les désidératas de la Teutonne de fer, pour ce qui est de la finance et de comment nous allons la gaver ?….

  3. Les écosystèmes terrestres vont vers des seuils biologiques irréversibles d’effondrement, et l’espèce humaine va suivre le même rythme.

    La surexploitation des ressources naturelles, les cultures intensives et le réchauffement climatique sont des phénomènes qui provoquent, un affaiblissement de la biodiversité mondiale. Des chercheurs ont voulu voir les dégâts causés par l’être humain sur son environnement :

    “L’étude conclut que nous serions avisés de ne pas transformer la surface de la Terre de plus de 50%, ou nous ne serions plus capables d’inverser ce processus.”

    Source
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3422_point_non_retour_Terre.php

    La plus grande rapidité de production et de déplacement des produits accentuent la vitesse du réchauffement climatique, et a un lourd impact sur la biodiversité. Lorsque les produits sont installés, ils contribuent à accentuer ce phénomène car les normes écologiques sont absentes des pays producteurs et installés sur le sol des importateurs. Le protocole de Kyoto (début 90) étant largement dépassé, surtout par les découvertes scientifiques moderne et l’accentuation du commerce international de nos jours.

    La biodiversité souffre de l’empreinte humaine sur la planète, et comme pour le Co2 qui a un seuil biologique de 350 ppm à ne pas dépasser, et qui est actuellement d’environ 390 ppm, le seuil de la biodiversité est proche d’être dépassé, d’où la question, “nos civilisations se dirigent vers un effondrement irréversible des écosystèmes terrestres” :

    “nous avons aujourd’hui atteint 43% de ces changements, en convertissant les paysages en zones agricoles et urbaines”

    C’est à dire que l’humain faisant partie de l’écosystème mondial, il va mécaniquement suivre cette même baisse, car l’espèce humaine dépends de la biodiversité pour survivre. Les zones mortes dans les océans, l’épuisement des sols (la désertification) ou encore la baisse drastique des espèces animales et végétales vont contribuer à ce que l’être humain constate qu’il faut changer de mode de vie, plus harmonieux avec les éléments naturels.

    De nombreuses transitions sont à réaliser, dans l’énergétique, planter des arbres qui absorbent du carbone dès sa jeunesse, d’autres espèces subissent eux des mutations, dont la survie est l’élément principal de vie.

  4. Tant que le capital est rémunéré, il n’y aura jamais, pas un jour, la possibilité de la réduction de la dette, pour laquelle il convient d’additionner les dettes non gouvernementales (bancaires, privées et celles des entreprises) et gouvernementales.
    De ce fait, les créances augmentent nominalement au même rythme, et des restructurations futures sont certaines.
    A moins que la BCE et les autres banques centrales n’arrosent avec de la monnaie de singe … indéfiniment!

    1. Tant que le capital est rémunéré, il n’y aura jamais, pas un jour, la possibilité de la réduction de la dette, pour laquelle il convient d’additionner les dettes non gouvernementales (bancaires, privées et celles des entreprises) et gouvernementales.

      La rémunération du capital privée au dessus de l’inflation est un non sens économique.

      1. Ça tombe bien, la rémunération de la dette française est bien en-dessous de l’inflation. Au moins sur le marché secondaire et pour les émissions à moins de 10 ans…

      2. Dans ce cas, la rémunération des citoyens en dessous de l’inflation est aussi un non sens économique.

      3. Yvan, de deux choses l’une : ou tu t’es beaucoup fait rouler ou tu as beaucoup roulé pour voir du roulage de bourges à chaque coin de rue, partout, toujours.

      4. Ca, Vigneron, c’est clair que j’ai été obligé d’apprendre à ne plus me faire rouler. Car c’est mon métier.
        Va juste, si tu as du temps, faire un tour sur le blog de Lordon et regardes les 8 vidéos faites dans une librairie. Il te cite les paradis fiscaux, les Madof, et autres périphériques que l’on nous lance à la figure juste histoire de faire diversion.
        Là, ça vaut son coup de cru classé.

    1. Au sein de la zone euro, l’Euribor est très utilisé et il semblerait qu’il ait fait également l’objet de manipulations. La Société Générale est citée comme l’une des banques qui serait susceptible d’avoir participé à l’opération. Les autorités françaises compétentes n’ont rien dit à ce sujet à ma connaissance.

      1. Normal.
        Parce que les autorités françaises compétentes ne sont pas les autorités françaises qui ont le droit de parler.
        Et celles qui ont le droit de parler ne sont pas compétentes.

      2. La manipulation des taux peut aussi être mise en relation avec la thèse défendue par le GATA concernant le maintien artificiel des cours de l’or à un niveau bas relativement à la valeurs des devises.

        Il est sous entendu que pour qu’il y ait un véritable intérêt pour la monnaie fiduciaire celui reste relatif à l’or.
        Une évolution hyperbolique du taux de conversion entre une devise et l’étalon or entrainant la fin de la devise concernée, il reste donc indispensable de laisser croire qu’il existe encore un marché sur cette devise.

        La publication du taux contribue à la fixation dans l’imaginaire collectif de cette pseudo-réalité intangible.

        “la variation de 0,x% du taux nous indique que les marchés considère que la politique menée va dans la bonne ou la mauvaise direction”

        Evidemment avec un taux non manipulé on aurait eu
        “Le taux des emprunts grec étant passé à 1500%, la banque nationale grec a fait faillite, entrainant la faillite de la banque nationale espagnole, et finalement celle de la BCE”
        L’avantage c’est que l’on aurait eu le week end pour s’en remettre et que l’on parlerait tous aujourd’hui , cinq ans après, du grand crash historique du système financier.
        En jurant mais un peu tard que l’on ne nous y prendra plus.

      3. Sur la remarque de zebulon:
        En effet depuis octobre 2011 l’or baisse un peu…Je me suis demandé pourquoi.
        Une reprise? Non rien à l’horizon, au contraire c’est pire que les années précedentes.
        Le trafic sur le Libor et Euribor peut l’expliquer…

        http://www.investmenttools.com/futures/bdi_baltic_dry_index.htm
        On voit bien ce phénomène étrange sur la courbe Baltic Exchange Dry Index (BDI) & Gold (gold)
        La thèse de l’assurance de façade, de la mise en scène de l’efficacité des sommets et des thèses néolibérale acharnées dans l’erreur, de l’austérité indispensable etc…Leur pseudo réussite est donc une simple fraude. Une volonté de falsifier les vraies données.

        Je me demande si en fait ces gens n’ont pas besoin de se mentir à eux-meme pour avoir un minimum de confiance dans l’avenir de leur système à l’agonie.

      4. Izarn, c’est encore plus simple : les “frais” de transaction ont été largement relevés.
        Soit, et c’était un vieux débat entre Zébu et moi : l’or est bien A LA FOIS de la protection ET de la spéculance.

  5. L’intérêt de ce sommet c’est que l’on connait avec certitude :
    la date du prochain sommet et l’heure du déjeuner

    pour le menu il faudra patienter un petit peu.

  6. Ne pas soigner une maladie est comme entretenir un tigre .

    -quelqu’un aurait le proverbe chinois exact ?

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