L’actualité de la crise : CE SYSTÈME EST SON PIRE ENNEMI, par François Leclerc

Billet invité

The English version of this post can be found here.

Au petit jeu de qui a gagné et qui a perdu, que penser en fin de compte du dernier Conseil Européen ? Les commentaires vont dans tous les sens : les uns mettent en avant la reculade du gouvernement allemand, qui rétorque pour sa part que l’essentiel de sa position a été préservé, les autres félicitent Mario Monti pour son habilité manœuvrière, tandis que les Français clament que l’Europe est le seul vainqueur, jouant la magnanimité du vainqueur et accréditant l’idée que les Allemands ont cédé. Tout le monde tire la couverture à son avantage, comment s’y retrouver ?

1. Si du mou est donné, la stratégie de base reste inchangée, symbolisée par un traité de discipline budgétaire dont elle est le socle. François Hollande a annoncé en proposer la ratification au parlement en levant ses réserves. Priorité est toujours donnée au désendettement des États, rien de ce côté n’a changé. Parallèlement, et pour si possible profiter du mou, une file d’attente est déjà constituée, composée des Espagnols et des Italiens, mais aussi des Grecs, des Irlandais et des Portugais. Il y a du monde et du pain sur la planche ! La question va être d’éviter que la brèche qui a été ouverte ne s’élargisse trop, avec comme sanction que les fonds du FESF et du MES ne seront plus suffisants. On travaille à un mécanisme assurantiel destiné à les accroître, à titre de précaution.

2. Après le retour à la vertu budgétaire, la protection des générations à venir et la relance de la croissance, une nouvelle opération de diversion a été lancée, à l’abri de laquelle le désendettement va se poursuivre à un rythme qui doit encore être précisé. La construction incomplète de l’Europe serait à l’origine de la crise et il faut y remédier. L’union est en quatre volets, le maître-mot de cette avancée dont la mise au point est loin d’être achevée, au vu des désaccords qui persistent, sur lesquels les ministres de l’Eurogroupe vont commencer à se pencher le 9 juillet prochain. Le chaud et le froid vont souffler sur les marchés, ce qui a déjà commencé. Tout l’enjeu est de ne pas s’engager sur une voie nécessitant l’emploi de la procédure lourde d’une révision des traités et d’impliquer le minimum de ratification démocratique. Il est peu vraisemblable à ce propos que la voie référendaire sera privilégiée…

3. Du temps est donné au désendettement, grâce à des dispositifs de refinancement qui, pour l’essentiel, reposent sur les États et la BCE, dont ils sont les actionnaires. Avec l’idée qu’il suffira de rallonger le calendrier pour que finalement tout rentre dans l’ordre, et sans s’appesantir sur les délais. Mais est-ce si sûr ?

Le nouveau dispositif élude une question dérangeante et soigneusement mise de côté : le système financier peut-il être réparé et à quel prix ? Or, ce que l’on observe de ce côté-là a de quoi faire réfléchir. Tous les signes d’une crise de défiance qui se diffuse au lieu de se résorber sont visibles, un comble dans un monde qui se réclame de la confiance et qui n’a de cesse de vouloir en créer les conditions quand elle faiblit. A contempler la scène du crime, ces dernières ne sont pourtant pas au rendez-vous.

Voyons un peu. Les banques européennes continuent à ne plus se faire confiance entre elles, avec pour conséquence un marché interbancaire marchant dans les bons jours sur trois pattes, la quatrième étant la BCE. Les fonds monétaires américains ne leur font pas non plus confiance, diminuant à l’occasion leur exposition en dollar et la BCE se substituant à eux pour fournir aux banques des dollars grâce à des accords de swap avec la Fed. Le marché ne fonctionne plus comme il faudrait.

Les mêmes banques n’ont pas davantage confiance dans le remboursement de leurs créances sur les États, échaudées par la restructuration de la dette grecque et se demandant s’il va être possible de s’en tenir à cette unique opération. Les incertitudes nouvelles du marché obligataire fragilisent à court terme ce point d’appui financier de toujours et créent à son sujet une grande incertitude pour le plus long terme, y compris s’agissant des valeurs refuge d’aujourd’hui, américaine, japonaise, britannique et allemande. Les investisseurs rendent bien la pareille aux banques, qui ont fait dégringoler comme jamais vu leur capitalisation boursière, exprimant pour le moins une forte défiance à leur égard.

Enfin, deux récents épisodes ont fait tilt. Les pertes de J.P. Morgan Chase, non pas parce que la banque s’est coincé les doigts dans la porte, mais en raison de son incapacité à mesurer le risque, un savoir-faire qu’elle avait soi-disant porté à l’excellence. Or, une bonne appréciation du risque est à la source de la confiance. Si la première se révèle trop complexe, la seconde disparait. C’est aussi ce qui explique que les banques se méfient les unes des autres, connaissant les artifices qu’elles utilisent pour se présenter sous un jour avenant, perturbant et rendant impossible l’analyse du risque de leurs contreparties.

Les manipulations du Libor, de l’Euribor et du Tibor ont ensuite sonné comme une nouvelle alarme encore plus stridente. Si ces indices qui sont à la base de très nombreuses transactions financières ne sont plus fiables, comment leur redonner une crédibilité perdue pour que le système se remette à fonctionner correctement ? « Je n’ai pas souvenir d’une tromperie d’une telle envergure » a déclaré Andrew Tyrie, le président de la commission du Trésor britannique qui va entendre Bob Diamond, le directeur général de Barclays. La City est en émoi tandis que l’enquête suit son cours de par le monde.

On n’en finirait pas d’énumérer les symptômes, y compris en pénétrant profond dans les arcanes du système financier, par exemple en évoquant les problèmes de pénurie ou de qualité du collatéral apporté en garantie de leurs emprunts par les intervenants. Celui-ci est devenu un champ de mines et le risque systémique sa seconde nature. Les engagements et expositions réciproques des uns et des autres reposent sur une confiance précaire, continuant de menacer l’équilibre de l’ensemble d’une manière plus ou moins souterraine. À cela, une raison de fond : la montagne de dettes de toute nature repose, pour qu’elles puissent être honorées, sur les résultats d’une croissance trop faible – pour autant que celle-ci veuille bien se manifester. Il se confirme que le système financier est son pire ennemi, constituant le moteur-même de sa propre crise.

Les autorités européennes ont adopté une conduite de banquier : elles allongent la durée des plans de remboursement pour ne pas devoir constater les pertes. Mais vient le jour où cela cesse d’être possible vu l’état actuel du système financier. Si cela devait intervenir, ce serait alors à son échelle un grand saut dans l’inconnu, mettant ses défenseurs acharnés à égalité avec ceux qui estiment qu’il a fait son temps, mais qui n’ont pas pour autant de solution de rechange sur étagère.

Partager :

129 réflexions sur « L’actualité de la crise : CE SYSTÈME EST SON PIRE ENNEMI, par François Leclerc »

  1. Au temps inaugural de la rigueur drastique ,inutile de poursuivre,à grands frais et fonds perdus,la très onéreuse ranimation d’un capitalisme décidément mort,quoi qu’en pensent des économistes et politiciens (pensent-ils d’ailleurs ? ).
    Mieux vaudrait s’occuper enfin du gâteau et d’en partager équitablement les parts :
    A la « toulonnaise » –discours de 2008– ,c’est à dire en donnant plus là où le besoin réel est flagrant , alors que chez des trilliardaires obéses ,cette répartition devrait leur permettre de perdre du poids !
    Mais ,las ,ils réagissent comme le « jeune homme riche » de la Bible à qui il est prescrit :
    « Va,vends tout ce que tu as… »
    Et ce pauvre homme s’en va tout triste…

    1. Mieux vaudrait s’occuper enfin du gâteau et d’en partager équitablement les parts :

      vous voulez dire redistribuer générationnellement entre les babyboomer et les autres

      cordialement

    2. Bonjour
      j’aime bien votre texte… mais, là vous êtes sur un site « glorieux » où seul compte « la finance », au moins dans les réponses… et donc vous vous retrouvez à dire des choses de « base », qui sont inaudibles par les intervenants (pas les créateurs de ce site) …. Et donc, votre expression humaine biologique et « sociétale » se perd dans les sables du désert!!!
      Oscar Wilde, one more time…  » Il n’y a que les esprits légers pour ne pas juger sur les apparences. Le vrai mystère du monde est le visible, et non l’invisible
      Chris »

  2. Il est peu vraisemblable à ce propos que la voie référendaire sera privilégiée…

    François,

    Le mot référendum – épouvantail de nos politiques – étant totalement banni depuis les  »mauvais » votes de nos concitoyens, vous faîtes preuve d’un tel humour …

    1. « documentaire » grec sur le sujet de la dette (fin 2011), la « dettemocratie »
      http://www.youtube.com/watch?v=E33dUbPFdTo&feature=player_embedded
      commentaire sur CLAP 36
      « Cette vidéo qui circule en Grèce explique les mécanismes circulaires de l’endettement : créé par les banques avec la complicité de gouvernants ; la population doit alors payer pour rembourser la dette qui retourne dans la poche des banques, et au final, les pays sont sommés de passer sous la tutelle européenne, donc par des banquiers toujours plus riches, des pays toujours plus endettés, des populations encore plus pauvres qui continuent de payer, et au total, des dirigeants dont la fonction est vide puisque tout est centralisé : la gestion du budget des pays, les décisions économiques. »

      mais encore, à voir, ce feuilleton documentaire -en 2 épisodes- sur la promotion Voltaire de l’ENA (s’il me semble, celle la même de notre président) sur Arte, Raoul Peck titrée « l’école du pouvoir »

      partie 1
      « 1. Le pacte
      http://videos.arte.tv/fr/videos/l_ecole_du_pouvoir-6766244.html
      Ils sont jeunes, beaux et talentueux. À la rentrée 1977, Abel, Matt, Caroline, Louis et Laure intègrent l’École nationale d’administration, fleuron de l’enseignement supérieur français. Alors que la droite dirige le pays depuis plus de vingt ans, ils se jurent de faire évoluer de l’intérieur un système qu’ils jugent inégalitaire et dépassé. Mais des bancs de l’école aux ministères, ils se retrouvent pris entre leurs idéaux de jeunesse et la réalité du terrain.
      (France, 2009, 52mn)

      partie 2
      http://videos.arte.tv/fr/videos/l_ecole_du_pouvoir_2_2_-6766248.html
      « Fraîchement diplômés, Caroline, Matt, Abel, Louis et Laure sont propulsés dans les différents ministères après la victoire de Mitterrand à la présidentielle. Leurs années de formation les ont confrontés durement aux responsabilités, mais le virage de la rigueur, en 1983, va les amener une nouvelle fois à choisir entre carrière et convictions. Fils de sidérurgistes lorrains, Matt doit faire face à la fureur des siens. Laure aussi, puisqu’elle travaille à mettre en place l’impôt sur la fortune. Abel collabore à la périlleuse réforme de l’enseignement privé. Et Caroline, parachutée dans les Charentes, se lance dans la bataille des législatives… »
      (France, 2009, 91mn)
      ARTE F

      1. Pour les émissions de ce genre, je signale ce merveilleux logiciel gratuit :
        http://captvty.fr/
        Il permet de récupérer tout simplement sur son disque dur les émissions qu’on peut regarder sur les sites des chaînes en rediffusion temporaire, mais qu’il est impossible d’enregistrer autrement (ayant une certaine expertise en informatique, j’avais essayé auparavant toutes sortes de bidouillages fantaisistes).

  3. pour l’instant on ne fédère que … la réunionite permanente autour de l’illusion de l’euro qui n’est déjà plus. l’argent ne sert que s’il est lié à la notion de prix de valeur. or de valeur il n’y a plus.
    de prix pas plus. on estime des dettes d’état ou de personne ou de peuple dans une monnaie dont la valeur n’est pas la même au 4 coins de l’europe ni même au marché local où de mêmes marchandises peuvent s’échanger pour des prix totalement différents, les taxes ne sont pas unifiées les impots pas mieux le cout du travail n’en parlons pas etc
    on discute discute à propos de dettes de taux d’endettement sur une base fluctuante
    donc on parle pour ne rien dire.
    on s’entredévore dévorera jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un.
    lequel?
    sur ce plan là rien n’est joué
    comment donc un état pourrait-il se redresser quand 20% au moins de sa population a plus de 65ans?
    c’est le cas de nombreux états au sein de l’europe
    or on ne fera pas turbiner les vieux pendant 107 ans pour redresser la productivité d’un pays.
    et les retraites si rabougries soient elles pèseront de tout leur poids mort dans la balance d’équilibres introuvables.
    sauf à capter les jeunes d’un autre pays
    ce que paradoxalement l’allemagne fait en alléchant nombre de jeunes diplomés espagnol pour venir s’installer en allemagne contribuant ainsi au désastre espagnol et au sien propre à terme
    tant qu’on ne prendra pas un certain recul sur l’ensemble de la situation on n’ira pas bien loin.
    et re réunion pour le mois prochain
    l’année prochaine sera différente
    il y aura matière à réfléchir comme un seul homme à un problème collectif
    il est probable que nous ayons une baisse de 15 à 20% si ce n’est plus de toutes nos productions agricole majeure ce qui nous contraindra à concevoir une solidarité sud nord est ouest européenne et à réviser toute l’influence que nous pouvons avoir sur certaines zones du globe grace à nos exportations alimentaires et je ne parle même pas des bonds rebonds et chutes de la bourse que cela engendrera.
    prions pour que les saisons reprennent un cours un peu plus stable afin que cela ne se limite qu’à 20%.
    dans ce nouveau paysage agronomique l’italie qui avait pris une avance de 3 tours genre échappée en solitaire incognito deviendra incontournable et les iles grecques deviendront peut être un sanctuaire d’avenir

    dans les réunions de groupes c’est toujours du plus faible ou de celui qui ne dit rien ou qui parait insignifiant que vient la solution
    avant d’envisager de laisser tomber la grèce as ton bien mesuré tout ce qui fait sa richesse et qu’on ne trouve nulle part ailleurs? je parle de richesse réelle pas d’argent l’argent n’a que très peu à voir avec la richesse
    c’est quand on est au pied du mur de la réalité de la survie que se mesure la réelle valeur des choses
    et parfois celui qu’on croit ne rien avoir détient une petite chose totalement indispensable à laquelle on n’avait pas songé.
    donc l’année prochaine on discutera d’autre chose que de l’argent
    parce qu’il y a des choses qui n’ont pas de prix
    .

    1. après les jeunes, il faudrait dire les vieux, et après, pourquoi pas les gros, les maigres, les malades, les patatis, les patatas

    2. tout à fait d’accord ! c’est au pied du mur de la réalité au cours de la survie et avant la fin du tunnel ! paradoxalement, les plus pauvres sont les mieux armés, car habitués à faire flèches de tous bois et à récupérer dans les poubelles !

      En clair, les derniers – les gueux – du système seront les premiers au cours de la période de chaos généralisé dans lequel nous sommes déjà depuis pas mal de temps !

      La privatisation de l’ensemble des services publics devait nous apporter un bonheur pour tous au « Meilleur des Mondes » – Y’en pas d’autres ! ah ah ah !

      Les gueux ont décelé toutes les failles du système bien avant vous ! Cela fait des siècles !

    3. Méme à plus de 65 ans on peut étre productif . L’écart entre la valeur et le prix est d’éxpérience en général de 1 à 4 . Ce qui laisse une marge énorme pour le démuni , qu’il soit pauvre , immigré ,jeune ou vieux , pourvu qu’il s’en saissise .
      Le Travail , en résumé , n’est pas dépourvu de ressources , contrairement à ce qu’on veut lui faire croire , pourvu qu’il saisisse localement , ponctuellement , ici et maintenant , sa chance .
      Il le peut d’autant plus qu’il sort des shémas préétablis par les élites .
      Les conditions concrétes il les connait , c’est son atout maitre , eux ne connaissent que de l’universel abstrait .
      La moindre expérience pratique révéle que les idées viennent en faisant , pas en réfléchissant . Comme a dit Picasso , je ne cherche
      pas , je trouve …

  4. C’est aussi ce qui explique que les banques se méfient les unes des autres, connaissant les artifices qu’elles utilisent pour se présenter sous un jour avenant

    Le marché interbancaire n’a pas fini de marcher sur la tête !

    1. Si de leur propre autoévaluation les banques se considèrent elles-même inaptes à échanger entre elles, cet auto-stress-test interne et collectif …..

  5. De toute façon le MES n’est pas encore ratifié. Visiblement en Allemagne même, il est bloqué par une plainte de certains citoyens. Plusieurs pays ne l’ont pas ratifié. Finlande et Pays bas semblent mettre du poivre dans la tambouille. Visiblement les choses ne s’arrangent pas comme ils veulent nous le faire croire. En France aussi peut etre que les partis politiques et les associations pourraient-ils mettre de l’eau dans le gaz, pour au moins en retarder la ratification ?

  6. Pour l’année 2012, voici les plus importants budgets de l’Etat :

    Budget de l’Enseignement scolaire : 62 milliards d’euros.

    Budget de la Défense Nationale : 38 milliards d’euros.

    Budget de la Recheche et de l’Enseignement Supérieur : 25 milliards d’euros.

    Budget de la Sécurité : 17 milliards d’euros.

    Budget de l’Insertion, de la Solidarité et de l’Egalité des Chances : 12 milliards d’euros.

    Or, que vient de nous apprendre la Cour des Comptes lundi 2 juillet 2012 ?

    La Cour des Comptes vient de nous apprendre cette information ahurissante :

    « La Cour des comptes lance une alerte : la dette publique devrait dépasser 90 % du PIB fin 2012 (pour mémoire, elle était de 64 % fin 2007). La dette publique imputable aux programmes d’aide aux pays en difficulté (prêts bilatéraux ou par l’intermédiaire du FESF) devrait s’élever à 50,2 milliards fin 2012, contre 14,5 milliards fin 2011 – soit une hausse de 1,8 point de PIB. »

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/02/20002-20120702ARTFIG00615-la-dette-depassera-90-du-pib-fin-2012.php

    En clair : les Etats européens en faillite entraînent tous les autres Etats européens dans leur chute.

    Tous les autres Etats européens, y compris la France.

    Le naufrage du Titanic continue.

    1. ça fait une augmentation de 35,7 Md€ des prêts consentis via le FESF. Au premier trimestre, il y a déjà eu une tranche 9,1 Md€ apparemment.

      Gros effet sur la dette mais ça a un effet nul sur le déficit…tant qu’aucun pays ne fait défaut sur ces prêts…

    2. Le naufrage du Titanic continue.

      Une des causes du naufrage est que les 16 caissons « étanches » n’avaient pas de cloisons suffisamment hautes, de sorte que, à mesure que le navire penchait et que les caissons déjà noyés se remplissaient, l’eau finissait par passer par-dessus des cloisons, inondant de proche en proche les caissons voisins, ce qui accentuait l’enfoncement du navire jusqu’au naufrage final.
      Remplacez les caissons par les États et de ce point de vue, l’Europe de la dette ressemble bien au Titanic.

      1. Entre nous, j’imagine bien un communiqué final du G20 …

        « Ce G20 nous a permis de ne pas nous mettre d’accord du tout. Il fut une vraie catastrophe qui a démontré, une fois de plus, que nous étions dans le même bateau, mais avec chacun son gouvernail (paroles du dirigeant chinois lors du 1er G20). Ainsi, nous avons juste décider d’en refaire histoire que certains prennent leur revanche au golf, seule utilité prouvé de ces réunions barbantes qui coûtent une fortune, bien qu’elles nous fassent parfois découvrir des coins sympa qui doivent bien plaire aux milliardaires. A la prochaine, signé : les « grands » de ce monde de mer.. »

  7. D’accord,@rahane,l’argent n’a pas d’importance:ce n’est qu’un instrument.Mais il doit jouer son
    rôle correctement,et la définition qu’on en a ne doit pas être erronée.Au moment où l’argent
    exerce vraiment son rôle de moyen de paiement(libération d’une dette),il est simplement un
    ACTIF NUL(actif et passif du même montant)comme l’explique Bernard Schmitt.Et quand cet actif
    nul est transformé en actif (ex;vous placez cet argent à la Caisse d’Epargne),alors ce n’est plus de
    la monnaie,(un moyen de paiement).Pour vous servir de cet « actif » afin de payer un achat quelconque qu’il vous faut « régler »,(vous ne serez pas endetté par votre achat)
    il faudra auparavant transformer cet « actif » ,en monnaie,c’est-à-dire en « actif NUL ».Donc,c’est
    parfaitement clair:la monnaie,en tant que ‘vrai’ moyen de paiement,n’est jamais qu’un actif NUL.
    Un actif nul au moment précis où il remplit son rôle essentiel(de transaction,disait Keynes) et
    non « de précaution » ou « de spéculation ».(pour reprendre encore la terminologie de Keynes.

  8. …Bonne idée Mr Leclerc !
    Enfin analyser les symptômes du grand malade branché au poumon d’acier qui le maintien frauduleusement en vie ..( Manip’ du Libor and co , manip ‘des stat’ …,manip’ des marchés.., , manip’ de l’info..et j’en passe…)
    Le remède ne peut être que politique à l’échelle mondiale ..,mais les yachts luxueux voguent puis s’amarrent toujours dans les ports de pays exsangues..et les jets privés volent de même par-dessus la faim et la misère pour rejoindre aujourd’hui encore quelques enclos paradisiaques …
    Humour…( ?..)

  9. Bonjour à tous.
    J’ai lu dans des commentaires « d’analystes » financiers ceci:
    « Le sentiment de marché est positif à l’heure qu’il est, sachant qu’il y a une bonne probabilité que la BCE s’inscrive dans les pas des dirigeants européens, qui ont pris des mesures significatives pour tenter de faire face à leurs problèmes et calmer les craintes d’une crise systémique », commente Han Bum-ho, analyste chez Shinhan Securities.

    La BCE pourrait-elle refuser de suivre les décisions prises par les responsables politiques lors du dernier sommet??? Cela me semble pour le moins bizarre. Qui peut me dire quelle attitude la BCE a le « droit » de prendre par rapport aux accords politiques pris par la majorité des pays membres de l UE? Merci

  10. Ah « La Confiance »=
    Le Philosophe contemporain Ratzinger (devenu Benoît XVI )en fait le thème d’un ouvrage issu de son constat il y a déjà 5/6 ans. :
    2006
    Méditations
    chez Parole et silence

    D’une clairvoyance et d’une pertinence exceptionnelles , à rapprocher du fonds de la réflexion menée ici ,chez Olivier Berruyer et quelques rares.

    1. L’Eglise ne devrait-elle pas au contraire sortir de son silence ?
      Dans le fond elle s’accommode fort bien du système capitaliste. Pour preuve, entre autres, les scandales à répétition concernant les banquiers du Vatican. Quand il s’agit de compter ses sous, elle n’est plus très regardante.

      Renvoyer dos à dos communisme et capitalisme dans les encycliques c’est très bien.
      N’empêche que si le pape actuel mettait autant de ferveur et de détermination qu’en avait eue le pape Jean-Paul II pour combattre le communisme, cela se saurait. Et je ne vois rien venir de ce coté là. Il s’agit toujours tout au plus de corriger les excès du capitalisme …

    2. Ceci dit, difficile de nier que Ratzinger soit un penseur, comparé à lui bien de nos intellectuels médiatiques font pâle figure. Il n’en demeure pas moins que c’est un penseur très conservateur.
      L’infaillibilité du pape est-elle compatible avec le rôle des intellectuels dans la société ?
      D’une certaine façon n’est-ce pas nier la place des intellectuels, pour ne garder que la raison, une raison exclusivement au service d’une croyance ? Il me semble qu’il y a là une contradiction insurmontable. Le pape n’est donc pas dans un dialogue, il pense tout haut, urbi et orbi, nuance.

      1. Le pape est infaillible mais pas ses finances . Personnellement j’aurais évité Michel Camdessus comme conseiller , fort en dévotion
        et en programmes immo désastreux , les Malais en savent quelque chose avec quelques villes entiéres vouées aux singes et à la jungle ce qui explique leur allergie au FMI qui à sevi chez eux au temps du méme ( Michel Camdessus) .

    3. On ne peut se prétendre philosophe lorsque l’on ne fait qu’attendre, et faire attendre aux ouailles, que la Vérité nous soit révélée.

  11. Ceci en réponse à la question de « savoir si le système financier peut-être réparé et à quel prix… »

    Why Do Bankers’ Seem to be Uniquely Immune to Punishment?

    from jessescrossroadscafe.blogspot.fr:

    “The global economy has yet to overcome the legacies of the financial crisis to achieve balanced, self-sustaining growth. In different ways, vicious cycles are hindering the transition for both the advanced and emerging market economies…

    Markets do not perceive the crisis to be over. Concerns about the banking sector’s vulnerability continue to depress equity valuations and raise spreads in debt markets. Official support has provided only a partial reprieve.”

    Bank for International Settlements, 82nd Annual Report, 24 June 2012

    It is all about the credibility trap. Thank you very much.
    A credibilty trap is a situation where the regulatory, political and informational functions of a society have been thoroughly taken in by a corrupting influence and a fraud so that one cannot even begin to discuss the situation honestly without implicating, at least incidentally, a broad swath of the power structure and the status quo who at least tolerated it, if not profited directly from it. Who will reform the reformers?

    It is difficult to discuss a particular problem in any sort of specifics without at least reviewing some of the facts and causes in a open manner. But when the problem involves a fraud, that discussion can become rather difficult if those leading the discussion are too close to the situation.

    So we have these myths about vaporizing money, and magical thinking about how things just happen without any human intelligence or activity behind them. It just seemed to have happened as a series of unfortunate events. Who could have known?

    But on a larger note, we are all to blame aren’t we? So let’s just move on.

    Keep on reading @ jessescrossroadscafe.blogspot.fr

  12. Un article synthétisant la crise telle qu’elle est vue par les médias et ce blog en particulier

    Le seul lien de votre article, M. Leclerc, avec la réalité économique des pays européens est le terme croissance !

    Comme si la finance avait réellement le pouvoir sur l’économie, elle est bien évidemment comme une sangsue, mais n’est en aucun cas responsable de la crise REELLE, si l’Espagne est condamnée, c’est qu’elle n’a pas une production marchande de richesse suffisante pour lui permettre de rester accrochée à l’Euro, idem pour le Portugal, la Grèce, l’Irlande attire les entreprises avec ses taux bas d’IS, l’Italie a une culture de la mécanique, reste la France dont l’appauvrissement en création de richesse marchande la situe, aujourd’hui, juste derrière l’Espagne.

    Pour faire une image, un smicard ne peut vivre, en amitié et dans la vie de tous les jours, sur le même pied que des traders ou des cadres supérieurs si ceux-ci ne contribuent pas à ses propres dépenses, c’est la réalité de notre monde où pour vivre il faut de l’argent, on peut penser que les banques peuvent en donner, c’est le cas avec le crédit, mais ce n’est malheureusement qu’une situation provisoire, car une banque n’est pas philanthrope.

    Actuellement on dissimule la vérité en s’échangeant des billets tout juste imprimés et vituels, mais la réalité est qu’un billet est la contrepartie d’une richesse, actuellement l’Europe est en déficit de création de richesse ou en tous cas cette création est mal répartie, d’où cette idée de répartir cette richesse à travers le fédéralisme, et ceux qui ont la richesse le refuse dixit Mme Merkel.

    Bref ce qui manque à l’Europe, ce n’est pas un projet de fédéralisme ou de mutualisation des dettes, c’est un projet de création marchande de richesse compatible avec le monde actuel, en d’autres termes Bruxelles n’a actuellement aucune vision sérieuse permettant une sortie du marasme actuel.

    Seule solution finalement trouvée, faire fonctionner la planche à billets, il reste malheureusement le déficit patent des balances commerciales qui mesurent la perte de richesse ou la création de richesse d’un pays, car tel est le problème européen, la création de richesse n’est pas équilibrée et l’Allemagne refuse à juste titre, compte tenu de l’histoire, d’offrir sa création de richesse aux pays du Sud qui n’en ont plus.

    Sommes nous les Etats Unis d’Europe, non car nos pays ont des histoires que n’avaient pas les Etats américains naissant, et nos histoires font de nous des hommes et des femmes qui ne pensent pas différemment les uns des autres en fonction de leur langue mais aussi de par leur hérédité.

    Il suffit de voir combien nos pays souffrent de l’intégration difficile des communautés d’Afrique du nord pour comprendre que nos parents nous transmettent leurs gênes au travers de leurs ADN, mais ils nous transmettent aussi ce que j’appelerais la mémoire collective, quelques choses de diffus non palpable et pourtant si évident que croire à une intégration en une ou deux générations est un rêve aussi absurde que de vouloir créer une fédération européenne.

    1. Tout cela est connu depuis longtemps sur ce blog.
      Oui la finance a du poids sur l’économie ne serait ce que par ses possibilités d’investissement et ses demandes de rentabilité qui pèsent sur les décisions industrielles.
      Il faut de l’argent pour vivre, mais de plus en plus de gens s’organisent pour vivre avec de moins en moins. En cela je suis persuadé que le fait d’avoir peu d’argent développe les ressources et les idées alternatives.
      Le problème est aussi le poids de plus en plus évident des richesses détruites (terre agricole imperméabilisée, ressources fossiles brûlées, terres arables mortes, espèces disparues, évolution climatique critique, jeunes générations sans repère…)
      Je continue à penser que nous sommes savants mais pas sages: http://www.pauljorion.com/blog/?p=35899#comment-309518

    2. Vous vous embarquez sur un drôle de rafiot, avec la création de la richesse. Vous me rappelez celle de la valeur si chère aux financiers !

      Ne confondons pas tout : nous sommes en pleine crise du système financier, ce qui n’empêche pas deux autres crises simultanées, celle provenant de la raréfaction relative de certaines ressources et de la détérioration de l’environnement, ainsi que celle qui résulte de l’émergence de nouveaux pôles économiques (et financiers aussi). Nier l’une des trois ne fait pas avancer la compréhension de l’ensemble.

      1. Raréfaction de certaines ressources.

        Ce matin, sur Les Echos.fr un article qui annonce que la Chine freine ses exportations de terres rares si indispensables à notre confort moderne.

      2. @ Marlowe

        Rhodia, entre autre, construit une usine pour récupérer des terres rares de certaines ampoules

        la rentabilité est au rendez-vous…….

        ….. ainsi que l’illusion technique qui bat son plein

      3. @FL

        Je ne nie pas la crise financière, juste que la base de la crise financière n’est pas la spéculation, pour les subprimes, c’était fournir une activité importante aux USA en trouvant des clients que l’on a rendu virtuellement solvable au travers du montage des subprimes, système un peu différent en Espagne où on a fait croire que acheter et revendre des maison pouvait être une activité rémunératrice, sauf qu’il n’y avait pas de clients solvables in fine, le crédit se substituant au client final, hors si une maison a une valeur constructive qui est au bilan des banques, c’est le système d’offre et de demande qui en fixe la valeur de revente et sans acheteur la valeur du marché est quasi nulle…

        Ce faisant, ne suis pas certain que les banques n’aient pas cru que ce système était viable tant ils sont coupés de la réalité économique, mais peut-être est ce là que nos esprits divergent, pour moi c’est toujours le chef d’entreprise qui est créateur de richesse ou de valeur et non le financier…

        En fait à aucun moment vous ne m’avez démontré que la crise financière expliquait la crise de l’économie, alors que je tente de vous dire que c’est le manque de demande, par non création réelle de richesse que la crise financière est survenue.

        Dans la crise financière il y a 2 crises parallèles, le recours au crédit par des personnes non solvables pour maintenir l’activité qui débouche sur des provisions pour non paiement que les banques et les états ne peuvent assumer, ET le CASINO, les CDS, le jeu, la spéculation sous toutes ses formes, cela étant possible car les hommes politiques ne sont jamais rendus responsables de leurs actes et sont donc dans l’indécision permanente, juste concerné par la prochaine élection.

        Eu la surprise d’entendre ou de lire ce matin une phrase qui m’a marquée  » les hommes politiques ne savent pas économiser, ce sont tous des dépensiers « , en d’autres termes je dirais que la crise financière actuelle est comme une main invisible qui dirait aux hommes politiques :  » STOP, arrêtez de dépenser sans compter « , quand bien même il y a un défaut de redistribution des richesses, des impôts, il y a à la base une inertie des hommes politiques qui ne surveillent leurs dépenses que lorsqu’un évènement extérieur le leur impose.

        Pour aller plus loin, si le recours aux banques n’avait été imposé aux hommes politiques, contre la fameuse planche à billets, dans quelle situation serions nous réellement, l’Oligarchie russe ou des dictatures, je n’ai pas de réponse à ce que je viens d’écrire, juste une interrogation, en d’autres termes la démocratie a-t-elle un défaut rédhibitoire, une fois élu les politiques sont libres de leurs actes et non poursuivi en cas d’erreur ou de fraude.

        Je vais même plus loin, martine Aubry est la préférée à gauche des français, cruel lorsque l’on voit qu’elle a été l’initiatrice des 35 H, ce qui fut gravissime dans cette décision, ce n’est pas les 35 H, c’est d’avoir pensé qu’un pays seul pouvait faire une telle réforme, bref elle l’a fait et elle est toujours là, en d’autres termes et sans en tirer une conclusion définitive, les français ont les hommes et femmes politiques qu’ils méritent.

        Je sais une fois de plus je m’éloigne du sujet, mais justement n’est ce pas le vrai sujet !

      4. Si votre analyse est qu’une énorme bulle d’endettement a été crée, sans rapport avec les moyens permettant de la rembourser, nous sommes d’accord ! Si elle se poursuit en expliquant que l’endettement des particuliers a eu comme objectif de remédier à la distribution inégalitaire de la richesse produite tout en maintenant la production, nous le sommes aussi ! Pour faire rapide, il a fallu inventer les instruments financiers permettant d’augmenter l’effet de levier des banques afin d’alimenter la machine à faire de la dette, mais ils n’ont pas tenu le coup !

      5. nous sommes en pleine crise du système financier, ce qui n’empêche pas deux autres crises simultanées, celle provenant de la raréfaction relative de certaines ressources et de la détérioration de l’environnement, ainsi que celle qui résulte de l’émergence de nouveaux pôles économiques (et financiers aussi)

        Même si ça n’est pas répété dans chacun d’eux, les billets publiés sur le blog sont toujours fondés sur les même principes, tels que: l’économie doit être au services des hommes et non l’inverse, la finance doit être au service de l’économie est non l’inverse, etc.

        Il est logique que les problèmes financiers de la zone euro y soit le sujet le plus abondamment traité puisque c’est celui qui fait les titres des médias depuis de long mois, qu’il est le sujet de beaucoup de discussions et de débats et que des questions telles que le chômage, les fermetures d’entreprises ou la concurrence entre les anciennes puissances économiques et celles dont le développement est récent sont systématiquement ramenés par ces médias à des problèmes financiers.

        Ceci étant dit, il me semble qu’une présentation du blog en deux chapitres aurait l’avantage de mettre en évidence ces deux aspects du blog (même si – je me répète – il sont si fondamentalement et si fortement liés l’un à l’autre qu’ils ne doivent pas être séparés.)

        Suggestion pratique: réorganiser la partie a droite de l’écran en deux colonnes placées l’une à côté de l’autre (une colonne Actualité et une colonne Idées par exemple?) qui remplaceraient la partie pas très utile à mon avis intitulée Commentaires récents.

      6. Pour faire rapide, il a fallu inventer les instruments financiers permettant d’augmenter l’effet de levier des banques afin d’alimenter la machine à faire de la dette, mais ils n’ont pas tenu le coup !

        Zont pas bouffés assez d’épinard !!!

      7. @ bourdon

        Terrible aveuglement dogmatique du système et de sa vision linéaire de l’économie.

        Une économie d’équipement ou de reconstruction (croissance assurée en cas de solvabilité) ne peut en aucun cas être la même qu’une économie hyper-productive dont le problème majeur n’est pas l’investissement mais plutôt l’accès à un marché afin d’écouler son trop plein de production.

        Croire que l’on peut ramener une économie productiviste à un niveau de croissance d’une économie de reconstruction, grâce à l’innovation (Ricardo/JB Say) est une gageure dont les fondements sont sûrement à rechercher dans le mépris et un vieux relent de déterminisme.

        Le 1er type d’économie utilise la concurrence comme moteur (le marché étant demandeur, les acteurs économiques ne disparaissent pas… Ils se positionnent)

        Le 2eme type d’économie utilise la compétition comme moteur (Malheur à celui qui n’écoule pas sa production… Il disparaît)

        Celui qui gagnera sera la plupart du temps le moins offrant salarial et social et s’amorcera alors une terrible spirale déflationniste.

        Le partage du travail (même en local) en dynamisant le marché intérieur peut être une solution (marché intérieur = 70%, je crois)

        Mais c’est pas la peine de tortiller du cul et du dogme. Faudra ou partager le travail ou les revenus du travail, c’est pas simplement un problème moral, c’est un problème de mécanique économique.

      8. à Bourdon
        vous écrivez :
        « En fait à aucun moment vous ne m’avez démontré que la crise financière expliquait la crise de l’économie, alors que je tente de vous dire que c’est le manque de demande, par non création réelle de richesse que la crise financière est survenue. »
        Un autre point de vue peut être mis sur la table à propos du manque de demande, c’est non pas le déficit de création de richesse mais son accaparement par une infime proportion de la population qui pourrait être mis au crédit de ce déficit. La création de richesse, en France, n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui si on se réfère à l’augmentation du PIB ces dernières décennies.
        Par ailleurs, la crise financière est surtout une décorrélation des produits financiers et de la spéculation qu’elle permet, de l’économie réelle. Donc oui, dans ce sens la crise financière est bien à la base de la crise économique.

    3. croire à une intégration en une ou deux générations est un rêve aussi absurde que de vouloir créer une fédération européenne

      L’arbre du sociétal cache dans votre esprit la foret des questions sociales.

      1. @ FL

        C’est sur le terme les financiers ont inventé des produits financiers pour augmenter les effets de leviers et ces produits n’ont pas tenu qui explique la crise avec une autre raison : la mauvaise redistribution qui impose le crédit, et je n’ai pas le même avis.

        Juste dire qu’une partie de la crise actuelle vient de la dette des états et pour le coup je ne vois pas trop bien ou la redistribution a un effet.

        Depuis plus de 30 ans pour la France, c’est 3% du PIB qui est dépensé en trop chaque année, soit quasi 12 à 15 % du budget de l’état, ce faisant comment les dirigeants de nos pays ont-ils pu dépenser autant sans réagir, en d’autres termes la crise actuelle ce sont les gouvernants de nos pays qui en sont responsables et non les banquiers.

        Je sais, on aurait pu faire marcher la planche à billets, on l’a fait avant 1973 et régulièrement on a dévalué, donc la question est : est ce qu’il faut dévaluer ou est-ce qu’il faut payer un intérêt aux banquiers ????

        Pour reprendre ma réflexion et pour les USA, si on retire l’effet induit par les constructions créées grâce aux subprimes, les usa sont alors en croissance négative sur cette période, si vous retirez les 8% voir plus déversés par « hélicoptère » depuis l’effondrement de Lehman et donc des subprimes, la croissance est tjs dans le rouge, en d’autres termes depuis plus de 10 ans maintenant les USA sont en croissance néhative, comme le Japon comme une bonne partie de tous les pays occidentaux, et si on retire l’effet informatique, la folie du multimédia qui va de plus en plus vite en créant de moins en moins d’emplois, ne suis pas certain que la décroissance n’a pas démarré comme au Japon ????

        Nous avons le même effet en Espagne, pour la Grèce, c’est l’Europe qui a rempli l’hélicoptère pour lâcher les billets, et sans billets la chute est sans fin pour ce pays et sera sans fin demain pour l’Espagne.

        L’explosion de la bulle ne vient pas d’une problème de redistribution, dans le cas des subprimes, on savait que les emprunteurs ne pourraient pas rembourser, même si la redistribution était insuffisante, il était évident que les défauts auraient lieu, pour l’Espagne c’était moins évident, juste que comme je l’ai dit quand vous voyez dans les galeries marchandes débordant, avec des prix que les espagnols ne pouvaient payer, le rêve du miracle des subprimes a peut-être joué, le début de la folie espagnole de l’immobilier est antérieure à 2008.

        Bref c’est comme si Bush et ses conseillers s’étaient dits qu’il y avait un coup à faire en proposant une maison à tous les américains et même à ceux qui n’en avaient pas les moyens, car tous les yeux sont désormais rivés sur le PIB, rien que le PIB et tout ce qui peut le faire bouger dans le bon sens est le bien venu, malheureusement l’homme est ainsi fait qu’il ne pense pas au lendemain, comme vous le dites vous même, chaque jour est un nouveau jour et là, les USA ont joué depuis l’agro pétrole, l’énergie verte, le gaz de schiste, sans doute demain vont ils jouer le pôle nord, pas de chance ils ont raté l’espace, car tout va trop vite, oui bien trop vite …

        Je ne cherche pas à polémiquer M Leclerc, juste que je ne suis pas en accord avec votre réflexion, ce faisant si vous avez raison, effectivement en faisant une redistribution plus équitable de la richesse produite, on pourra peut-être résoudre la crise actuelle même si cela prendra du temps.

        Par contre si c’est ce que je pense, à savoir que nos pays ne peuvent plus prétendre au plein emploi, les techniques de productions ayant atteint un tel niveau que l’on ne peut plus prétendre à un emploi pour tous, j’ajoute qu’internet, créera peut-être de nouveau métier mais il a un énorme défaut, c’est de l’immatériel et on peut alimenter le monde à partir d’un seul centre de distribution, la distribution par internet est destructeur d’emploi, cela va dans le sens de ma réflexion, après les délocalisations chinoises et des ex pays de l’est dans l’industrie, nous allons avoir la destruction de la grande distribution, de la banque, de l’assurance ….par internet interposé…

        Bref dans ma réflexion, si ma démarche est correcte, c’est toujours vers un changement fondamental d’organisation collective que nous nous dirigeons mais surtout c’est réinventer un monde dans lequel le travail est si rare qu’il faut lui trouver une nouvelle répartition.

        Pour vous il faut donc une révolution pour permettre une répartition plus équitable de la richesse, pour moi il faut faire une révolution pour trouver une répartition plus équitable du travail.

        Maintenant est ce que le capitalisme est responsable, sans doute, c’est un peu comme dire que nous sommes dans la sté du pétrole, tout autour de nous vient du pétrole comme tout vient du capitalisme, j’ai bien l’impression que le développement extraordinaire du monde vient d’abord du capitalisme, ou l’envie de posséder.

        Vu il y a un ou deux ans, une tribu en amazonie qui se contentait de prélever sur la nature que ce dont elle avait besoin, je ne parle pas de savoir si elle était heureuse ou non, juste dire qu’elle vivait aujourd’hui comme elle vivait il y a deux siècles, bref condamner le capitalisme c’est aussi condamner ce que la société nous a amené.

        Pour ma part, j’essaye de faire avancer ma réflexion, pour le coup il y a des choses que j’ai du mal à comprendre et qui m’échappent, comment pouvons nous juste nous en France verser 55 milliards d’intérêt de la dette et que les banques françaises n’arrivent pas à bien vivre avec cette somme énorme.

        Pour le coup je reviens effectivement à la finance-mafia mais là je me dis que des politiques qui voient de telles sommes versées et ne pas réagir plus tôt, me laisse songeur et je me dis que ce sont tous des tout petits et c’est bien triste….

        J’ai juste essayé de clarifier ma position même si je sais que vous ne partagez pas ma réflexion, mais qui sait …

    4. « Pour faire une image, un smicard ne peut vivre, en amitié et dans la vie de tous les jours, sur le même pied que des traders ou des cadres supérieurs si ceux-ci ne contribuent pas à ses propres dépenses… »

      Ce n’est pas très clair mais si vous suggérez par là que le trader ou le cadre doivent payer pour les dépenses hors normes du smicard, c’est du foutage de gueule absolu, c’est le smicard (et l’ouvrier de façon général) qui produit la richesse, les autres ne sont majoritairement que des parasites qui vivent sur son dos, au smicard ou à l’ouvrier.

      1. Je n’en suis pas sur :
        Cf Foxconn qui envisage de remplacer ses ouvriers chinois par 1 million de robots. Les seuls boulots qui vont rester seront des boulots de « creation » : services marketing, bureaux d’études etc etc…

        http://www.youtube.com/watch?v=vtdtVjIsNhQ
        http://www.youtube.com/watch?v=yxsgu_uzxQQ
        http://www.youtube.com/watch?v=lk2N1q97m8w
        http://www.youtube.com/watch?v=QsmiIeAkE-o

        Et celle là aussi, bien qu’un peu différente :

        http://www.youtube.com/watch?v=cNZPRsrwumQ . Sauf que c’est pas dans star war.

      2. Très en accord, on peut aussi dire que les entreprises
        Françaises se sont ultra-politisée, beaucoup de personnes cadres et autres
        viennent appliquer des outils en pensant que celui-ci les sauvera, mais ils oublient
        les hommes…
        C’est un peu la même gangrène ou les indicateurs peuvent être bon
        mais plus de bénéfices…
        Cela est aussi une raison importante de notre déchéance.
        En gros le bénéfice future est dévoré avant d’avoir vendu les produits.

      3. @ Jean Valjean

        Juste tenter de faire une image, imaginons un smicard qui a pour ami des traders ou d’autres qui ont bcp de moyens, un peu comme la Grèce comparée à l’Allemagne…

        Dans le cas de notre smicard, si ses amis ne lui offrent pas les moments qu’ils passent ensemble, sauf à rester regarder passer les cigognes assis au bord de l’eau, notre smicard ne pourra rester bien longtemps avec ses amis riches.

        En l’espèce la question qui est posée à l’Allemagne est de payer pour la Grèce, question qui est la même que pour mon image du Smicard, s’il peut arriver que ces amis riches acceptent de subvenir à ses besoins, dites moi quel lien d’amitié puissant motiverait l’aide de l’Allemagne au pays du Sud.

        Dans le cas de mon smicard, il était seul et avait bcp d’amis, juste que l’Allemagne est moins nombreuse que les PIIGS, donc sans amitié et en infériorité en nombre, je ne vois pas comment on peut espérer de l’Allemagne un geste suffisamment fort pour résoudre la crise actuelle de non compétitivité des pays du Sud…

        Juste cela, j’essaye à mon niveau avec mon esprit logique, enfin je l’espère, j’essaye de comprendre le monde, pour ma part et partant de mon raisonnement, le comportement de l’Allemagne me semble correcte et l’espoir des autres me semble tenir du doux rêve.

        Maintenant sur votre avis que c’est le smicard qui fait vivre tout le monde, je veux bien mais ce me semble ce n’est pas les PIIGS qui font vivre l’Allemagne …

        Je connais cette rengaine, ce n’est pas la mienne, c’est comme celle du patron dont on a pas besoin car ce n’est pas lui qui travaille, on me l’a assez reproché pendant 30 ans, reste que sans moi l’entreprise n’aurait jamais existé, le vendredi soir tous mes salariés rentraient tranquillement chez eux pour le WE et idem pour les vacances et moi pendant ce temps là je continuais à travailler et à réfléchir dans ma tête …

        Je vous l’accorde, c’était bien mes chauffeurs qui conduisaient mes camions, juste que toute la journée au bureau nous organisions leur travail du lendemain, de notre capacité à bien choisir le travail, l’entreprise était rentable ou non, voilà les bras sont sans doutes irremplaçables mais la tête est rare, très rare …

        Bonne soirée

    5. « Je ne nie pas la crise financière, juste que la base de la crise financière n’est pas la spéculation… » etc…

      Ben voyons, remarquez, ce genre de délire va être de plus en plus difficile à faire passer, le peuple est de plus en plus informé, on n’est plus en 1930.

      1. Jean Valjean, vous êtes sacrement optimiste

        car si les peuples sont de plus en plus informés, on a du mal à comprendre pourquoi, de plus en plsu , ils vont vers l’extrème droite

        par les peuples ont très bien assimilé le bourrage de crane de l’impossibilité d’un autre monde , défendu par le mouvement de l’émancipation sociale

        l’un expliquant sans doute l’autre ……………..

        au moins en partie car les capitalistes peuvent aussi mille fois remercier les staliniens …………………….

  13. « Les autorités européennes ont adopté une conduite de banquier ».

    C’est en effet La City de Londres et ses affidés qui dirigent.
    Le Financial Times règne en maître de la communication des institutions européennes.
    L’anglais est le petit-nègre de nos laquais Nationaux.
    La collusion politico financière règne et égrene ses faillites et ses scandales interminables, de plus en plus massifs, dans une impunité de plus en plus écoeurante : à quand un TFI (Tribunal Financier International) ?
    L’infamie judiciaire anglaise est autant devenue une discipline olympique…
    L’arrogance sans bornes de La City a tout de celle des aristocrates, colonisateurs, inquisiteurs et autres abjections historiques.

    Il est vrai que la collusion politico-financière, qui sauve momentanément le plus fort (« Au fil de l’épée »), forme la trame de l’histoire du malheur des peuples.
    Les cimetières et les fosses communes jonchent nos paysages et témoignent de ce « continent de la mort » instrumentalisée par les maîtres de ces « glorieuses Nations » qui ont essaimés depuis longtemps « comme un vol de gerfauts hors du charnier natal ».
    Les gallions des conquistadors oligarchiques accumulent maintenant leurs pillages dans les paradis fiscaux créés par les « experts » de l’immonde City de Londres.

    A qui les dettes « souveraines » rapportent t’elles toujours plus de sauvetage en « sauvetage » … les taux d’intérêts « boostés » par leurs propres « rating agencies » aux jackpots de leurs casinos.

    1. La perfide City ne doit pas faire oublier l’ogre de Wall Street ! La compétition est forte entre ces deux pôles financiers mondiaux, dont l’axe se déplace vers l’Asie. Il s’agir d’un système que l’on appelle le capitalisme.

  14. Commentaire d’Olivier Delamarche : « y’a pas de système plus co .. que ça… »
    La vache…

    Je sais pas vous, mais on pourrait presque dire qu’il existerait une certaine tension ambiante, en ce moment…

  15. La visibilité est mère de justice !

    Nous prenons connaissance des rouages pervers qui dominent notre monde et,ces révélations doivent nous faire prendre conscience de l’ampleur de la manipulation dont nous sommes victimes par ignorance,déni ou lâcheté.

    De ce constat ,aussi cru et brutal soit-il,il nous faut tirer les leçons essentielles à notre émancipation.La vie nous pousse au-dépassement et nous invite à glisser sur le cours puissant de son expansion.

    humilité et simplicité nous permettrons de nous rééquilibrer par rapport à la nature des manifestations d’un Tout qui nous dépasse…

    1. @Yvan et Piotr,

      Vous adhérez ou vous vous moquez ?… Peu importe,je prends !
      Aprés tout,la façon dont sont reçus mes com ne m’appartient pas !
      Ceci dit,merci d’y avoir répondu !

      1. Moqueurs,même méchants,no problem ! je peux même rire de moi avec vous !…c’est dire si je suis bisounours !!!
        bien à vous à la lueur d’un cierge et l’odeur d’encens !!!

  16. Presque tout le monde est d’accord sur le constat : la machine est cassée
    Il y avait tellement de monde à bien en profiter de cette machine que pour une grosse majorité ,il faut la réparer .Ben oui on l’a achetée à crédit ,elle n’est pas finie de payer ,d’ailleurs nous en avons seulement payé que les intérêts ,pas un centime de capital depuis 40ans
    Acheter une nouvelle machine pour remplacer la vieille pas finie de rembourser ça fait pas sérieux
    Mais pourtant, ceux qui veulent en changer, beaucoup moins nombreux, commencent à marquer des points.
    Dans quelques temps suite à une plus grosse panne causant une énorme frayeur tout le monde sera d’accord pour en acheter une nouvelle.
    Au diable l’avarice hypohtèquons nos maisons ,nos champs ,nos forêts,nos entreprises,gageons nôtre épargne et l’or du pays pour acheter une une nouvelle machine dernier cri,bourrée d’informatique ,de nouvelles technologies ,de puces RFID etc
    Par qui sera t elle gérée ,la nouvelle machine?
    Réponse : par ceux qui n’ont jamais su faire fonctionner la vieille
    Préparez vous à être dépouiller de tout ce que vous possédez, je devrais plutôt dire : du peu que vous possédez encore

    1. Dans quelques temps suite à une plus grosse panne causant une énorme frayeur tout le monde sera d’accord pour en acheter une nouvelle.

      Elle n’existe pas sur le marché… Faudra la fabriquer…Moins rutilante, moins sophistiquée, mais plus fiable et économe.

    2. Et c’est par le dépouillement et la nudité que nous réaliserons que nous sommes plus que nos possessions,plus que nos attachements et nos peurs réunies !

      Ces crises sont le Grand Enseignement de nos inconséquences individuelles et collectives.Un enseignement qui nous ramène à l’essentiel en redonnant sens à notre place d’Humain au sein du cosmos.

      Défaits de notre arrogance,nous pourrons servir la vie au lieu de vouloir la faire plier à nos exigences égoïstes.

      Les effets de la dualité frappent nos fausses certitudes et nous poussent à l’unité qui marquera l’Ere Nouvelle basée sur la co-création consciente et l’alignement avec les lois universelles qui régissent La Vie.

      1. Hhmm… Béa.
        Pour la nudité, d’accord avec toi. Car, jusqu’à preuve du contraire, nous ne naissons pas habillés, tout vêtement est une preuve de richesse, et se montrer nu est une preuve d’acceptation de son corps et de celui des autres.
        Donc, là, je veux bien et, comme toi, je prône.

        Par contre, la « force supérieure » dont tu essaies de nous vendre les bienfaits, désolé mais non.
        Et ceci est LOIN d’être une quelconque supériorité de l’Humain en quoique soit. Sois-en assurée.

        Je vais donc te poser la question « rituelle » que je pose à chaque croyant quelque soit sa religion : Où sont passés les dieux grecs..?
        Et les dieux romains..?? (au cas où tu ne voudrais pas répondre à la première..)

      2. @Yvan,
        Je ne suis pas croyante ! je crois seulement que la vie est plus large que nos consciences limitées.Je crois que l’humain s’est montré arrogant en désirant soumettre ce qui le dépasse et que ,ce monde étant basé sur la loi de cause à effet,Il reçoit le résultat qu’il a provoqué.C’est vrai individuellement ET collectivement.
        Je dis souvent que les épreuves sont les leçons que nous avons manqué d’apprendre.Alors,apprenons de tant d’inconséquences générées par égoïsme,ignorance ou déni.Apprenons et démontrons que nous sommes aptes au meilleur puisque nous avons si brillamment réussi dans le pire !!*
        Je n’adhère à aucune religion et c’est en moi que je chreche les réponses universelles qui ne souffrent d’aucune étiquette et d’aucune limite mentale…

        Quant à la nudité,je parlais de celle de l’âme mais rien d’incompatible avec le corps !!!
        Pour le reste ,je ne suis pas assez cultivée pour assoir mes reflexions sur des référents passés ou pas,connus ou pas…désolée !!

      3. Donc, c’est une supériorité de l’humain. C’est pire que ce que je ne … croyais.
        J’abandonne.

        Ceci dit, la nudité de l’esprit commence par celle du corps. Mais arrivé à ce stade, on va plus tergiverser.

      4. @ Béa
        Je lis toujours avec plaisir vos interventions. Bien que regardant sans doute les choses d’un point de vue différent du vôtre (je suis matheux) j’adhère complètement à votre vision du monde.

      5. @BasicRabbit,

        Merci !

        C’est vrai,j’ai parlé des matheux !! mais je continue à penser que nous avons tous,au-delà de nos particularités,des points qui nous unissent.La diversité est richesse et c’est la réunion de toutes les vérités qui mènent à LA Vérité….

        Bien à vous !

      6. Je vous rejoins parfaitement.
        Unité, éveil, conscience….
        Je suis aussi sur ce chemin, j’ai pris de la distance pour « voir » les choses et de là ou je suis, plus rien n’a le même sens…et le plus drôle, c’est que forcement, l’issue est parfaite, tout va avancer vers quelque chose de plus beau.
        Maintenant, j’ai pour ma part renoncé à expliquer l’inexplicaple…..Affiirmer que l’homme est dieu créateur et qu’il n’est donc ni inférieur, ni supérieur à rien, mais juste endormi, cela reste encore quelque chose de niais, con-con..
        Sans bassiner personne avec ces évidences » qui sont celles de quelque uns ici, il est plutôt positif de pouvoir les exprimer dans ce lieu hautement intellectuel..

  17. Bonjour à tous

    Comme le fait remarquer un intervenant de 0 Hedge, si le libor était manipulé en 2008, cela signifie que le système bancaire a manipulé une des variables cruciales dans l’établissement du montant des bailouts! Accentuer délibérément le gel des crédits interbancaires en tripatouillant les taux aurait alors permis de ponctionner un max aux états et donc aux contribuables….

    sSur BI le CEO de Barclays prévient que si on lui en met trop sur le dos, il crachera le morceau sur la collusion des banquiers avec les régulateurs ( encore le libor)

    Décidément l’ascension de la finance semble copiée sur la résistible ascension d’Arturo Ui!

    Les avertis peuvent t-‘ils commenter ceci?

    Cordiales OAT

    1. Minorer le taux d’intérêt auquel une ou plusieurs banques empruntent auprès de leurs consœurs peut avoir deux objectifs : dissimuler leur faiblesse ou accroître leur portefeuille de prêts, ceux-ci en bénéficiant indirectement lorsqu’ils sont indexés sur le Libor (ou l’Euribor) dont le taux final en résultera.

      Oui, Bob Diamond, qui vient de démissionner, a clairement fait savoir qu’il pouvait parler si on lui cherchait des noises. Le FSA et la BoE pourraient être impliqués, d’après le Financial Times. Son audition parlementaire est attendue avec intérêt !

      1. François Leclerc, je ne vous crois pas si naif que ça

        citez moi des exemples de fidèles serviteurs du système capitaliste qui ont craché le morceau

        la crise de 2008 a accouché de la souris madoff comme exutoire et le madoff il a rien dit

        alors j’attends de votre part avec impatience des exemples

  18. François Leclerc est un acteur incontournable de la création de richesse, en créant quotidiennement des billets !!

  19. Un petit extrait d’un article du Monde sur l’enquête concernant Barclay’s et sa manipulation du Libor : « Deutsche Bank, Citigroup, Royal Bank of Scotland, UBS, Lloyds Banking Group, Citigroup et JPMorgan Chase seraient également concernés par l’enquête, ainsi que des hedge funds et des courtiers ». C’est tout de même hallucinant et en même temps pas tant que cela. Ils se mentent et s’arnaquent entre eux en sachant très bien qu’ils se mentent et s’arnaquent les uns les autres. Mais ils continuent de faire « comme si » tout était normal car, en fait, tout est normal. Cela fait parti du business. Business qui rapporte gros et qu’ils n’ont pas intérêt à voir s’arrêter. Ce sont des escrocs. Madoff n’était qu’un petit joueur. Il doit bien se marrer du fond de sa prison. Il doit rire un peu jaune toutefois car pour l’instant il est le seul a avoir été pris par la patrouille. En réfléchissant bien, il a été mis en prison parce qu’il a arnaqué et menti à des personnes faisant parti de cette caste, cette oligarchie ploutocratique. S’il s’en était pris à de petites gens il avait plus de chance de passer entre les gouttes… Je pourrai continuer à disserter longuement sur cette finance mondiale. Mais j’arrête ici car je vais finir par énerver ma femme.

    1. Madoff n’était qu’un petit joueur

      un petit joueur ? en tout cas il a pas moufté

      que le spectacle continue !

  20. Jacques Sapir ce 3 juillet

    … le marché va vibrer pendant encore deux ou trois jours…après on va commencer à évaluer de manière plus objective ce qui s’est passé …

    Jacques, je comprends pas. Il y a un problème ? Qui c’est « on » ? Qui n’a pas été objectif ?

    1. O. Delamarche : le marché est en lévitation… L’italie doit prêter au MES pour que celui-ci renfloue l’italie…

      Le changement c’est maintenant. Oui mais, en pire. Il a pas dit dans quel sens.

  21. Petite question : Le MES doit aider les banques espagnoles, peut-être italiennes. Mais quand le MES sera t-il opérationnel ? Est ce que le timing sera le bon pour l’Espagne ? La réponse est sûrement dans le blog , mais je ne sais où chercher (!) Merci d’avance.

    1. Les négociations sont en cours à Bruxelles, afin de définir les modalités et contreparties de l’aide financière. La mise en route du MES est encore un parcours du combattant, mais il est possible que le FESF fasse si nécessaire la courte échelle !

  22. Je ne sais pas de quoi on doit avoir le plus peur : Qu’il y ait un crack mémorable du système pour envisager de reconstruire dessus ou , pire, que nos dirigeants et les lobbys banquiers arrivent patiement à maintenir le système à force de MES, FESF, LTRO, GE.. etc etc synonymes de toujours plus d’impots, de taxes et de démantèlement des protections sociales.

  23. C’est bien brossé tout çà . Ce qui me régale en ce moment c’est surtout ce qui se passe du coté Anglo-Saxons . Les larrons s’entendent bien quand ils sont en foire et se déballent les uns les autres dans l’adversité . Aujourd’hui c’est la Barclays d’un coté , et la JPM de l’autre (qui tarde encore à prendre la vedette ) , mais déjà la Barclays elle débine les autres , (toujours les mémes dans les coups tordus ) , HSBC , Royal BANK OF SCOTLAND , etc (Deutshe Bank aussi) .
    Pour l’instant on s’occupe des rubans de la gamine avec le Libor , on va bientot voir qu’on a joué aussi avec l’élastique de sa culotte via les CDS et les traficotages au Comex de la JPM .
    Pourquoi , parce que jusque ici les mémes étaient à la fois joueurs et croupiers et que maintenant ils ne sont plus que joueurs , c’est beaucoup moins drole , çà perturbe les anticipations rationnelles .
    Ainsi un certain John Williams , gouverneur de la FED de San Francisco appelle déjà au secours , il veut un QE3 , il est vrai qu’avec nos mesures d’austérités et notre baisse de l’euro nous ne les aidons pas du tout nos amis d’Outre-Atlantique pour leur croissance , et comme votre billet l’indique çà n’indique rien de bon pour finir les éléctions .
    Suspens Ben Bernanke se mouille ou pas , il nous les avait promis par hélicoptére , le voilà beaucoup moins péremptoire …

  24. L’Europe et la grande illusion.

    Ces derniers mois, j’ai eu l’occasion de lire un certain nombre de prévisions optimistes concernant l’Europe. Cependant, il est étrange de constater qu’aucune de ces prévisions ne défend l’idée que la route vers la rédemption européenne dictée par l’Allemagne, basée sur la souffrance, n’a une quelconque chance d’aboutir..

    http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_l-europe-et-la-grande-illusion?id=7798296&chroniqueurId=5032403

  25. Nous sommes face à nos plus grandes peurs,celles de perdre et de manquer .Ces crises manifestent une certaine vision de nous-mêmes,une certaine façon d’aborder la vie selon une quête incessante de prendre à l’extérieur pour remplir un vide intérieur (sans jamais y parvenir durablement!).

    Si nous partions d’un état de complétude,d’unité intérieure,nous n’aurions plus à courir vers un « plus » ou vers un « ailleurs »…Si nous avions la decence d’être,au moins un peu,reconnaissants de ce qu’il nous est donné de vivre,peut-être qu’une issue jusque-là improbable serait trouvée…Une autre façon de se relier à soi et aux autres,une sagesse qui nous permettrait de prendre en compte,dans tous nos choix et décisions,le fait que,étant tous interconnectés, nous ne pouvons plus agir de manière inconséquentes.Il n’est plus admissible que le malheur des uns fasse le bonheur des autres !

    Le système se meurt et le Nouveau doit sortir du connu.Cela implique un renversement du sens et de la direction….ou pas !!

    1. Bonsoir Béa.

      Le mal est beaucoup plus profond que cela, ce qui nous caractérise plus que jamais d’une manière généralisée est qu’il ne nous reste plus qu’à avoir des projets comptables pour nous même et nos enfants faute de quoi il est pour nous et il le sera aussi pour eux impossible de vivre dans le siècle en cours.C’est tout ce que cette société est maintenant capable d’offrir.

      La course aux études, la course au permis de conduire, la course pour l’achat d’un véhicule, la course pour s’insérer dans le « monde du travail », la course au logement, la course pour garder son travail et la course pour payer les traites.

      Voilà dans les grandes lignes l’avenir balisé qui est réservé à nos jeunes avec en prime le sentiment amer d’être exploité et pris pour un con tous les jours de sa vie par un armée de séniors bien en place dont les intérèts et les activités sont protégés par la loi, cupides et égoîstes, ce sont eux qui mennent le monde et à sa perte encore, qui eux ont peur de perdre et de manquer et qui amassent. Ce sont eux qui s’accrochent et qui par tous les moyens veulent faire perdurer ce système et qui n’hésitent pas à endetter les générations futures, ce à quoi nous assitons impuissants et je comprends que PAUL avait titré  » Faut-il arrêter le blog ». Mais même si nous prêchons dans le désert il faut continuer.

      Ces craintes dont vous parlez ne sont pas du domaine de la jeunesse, le pire étant que les choses ne sont pas pour s’arranger avec les progrés de la médecine, là c’est ma note pessimiste perso.

      1. @ riva 4 juillet 2012 à 00:36

        Voilà dans les grandes lignes l’avenir balisé qui est réservé à nos jeunes avec en prime le sentiment amer d’être exploité et pris pour un con tous les jours de sa vie par un armée de séniors bien en place dont les intérêts et les activités sont protégés par la loi, cupides et égoïstes, ce sont eux qui mènent le monde et à sa perte encore, qui eux ont peur de perdre et de manquer et qui amassent.

        Êtes-vous bien certain de ne pas être catalogué de la même manière, sinon pire, lorsqu’à votre tour vous ferez partie de « l’armée des seniors » ? Ne prenez-vous pas conscience de votre ingratitude à l’égard de ceux qui vous ont donné naissance et qui ont eu juste tort de vous donner une prime jeunesse tellement confortable que vous vous êtes installé dans l’insouciance, laquelle mène à l’inconscience, à l’immaturité et à l’irresponsabilité ?

        Regardez-donc en arrière et voyez ce que disaient les jeunes en 68. « Il est interdit d’interdire » et autres « CRS SS » « Jouissons sans entrave » etc….
        http://www.presumescoupables.net/article.php3?id_article=24

        Ce sont eux que vous critiquez maintenant. Une civilisation qui ne sait pas reconnaître ce qu’elle doit à ceux qui l’ont précédée n’est qu’une ingrate qui œuvre à son auto destruction. La vie est une lutte utile pour ceux qui suivent,à condition qu’elle relève d’ un combat et de multiples efforts sur soi-même et non contre les autres.

      2. La housse partie

        Je vais aujourd’hui vous conter l’histoire d’un riche bourgeois d’Abbeville. Cet homme avait des terres, et beaucoup de biens.
        Mais il advint que tout le pays fut ravagé par la guerre. Par crainte des ennemis, il quitta sa ville avec sa femme et son jeune fils, et vint à Paris.
        Cet homme d’honneur était sage et courtois, la dame fort enjouée, et le jeune homme n’était ni sot ni malappris. Aussi les voisins furent-ils très heureux de les accueillir. On les tenait en grande estime. Le bourgeois faisait commerce, achetant et revendant les denrées si habilement, qu’il accrut beaucoup son bien.
        Il vécut ainsi fort heureux, jusqu’au jour où il perdit sa compagne. Le jeune garçon, qui était leur seul enfant, en fut très attristé. Il parlait sans cesse de sa mère. Il pleurait, il se pâmait. Si bien que son père chercha à le réconforter.
        – Beau doux fils, lui dit-il, ta mère est morte ; prions Dieu qu’il prenne son âme en pitié !
        Mais sèche tes yeux, mon enfant, car de pleurer ne sert à rien. Te voilà bientôt chevalier, et d’âge à prendre femme. Nous sommes ici en terre étrangère, loin de nos parents et de nos amis. Si je venais à disparaître, tu te trouverais bien seul, dans cette grande ville.
        Aussi voudrais-je te voir marié. Il te faut une femme bien née, qui ait oncles, tantes, frères et cousins, tous gens de bon aloi. Certes, si j’y voyais ton bonheur, je n’y ménagerais guère mes deniers.
        Or, devant la maison du prud’homme habitait une demoiselle hautement apparentée. Son père était un chevalier fort expert au maniement des armes, mais qui avait mis en gage tous ses biens et se trouvait ruiné par l’usure.
        La fille était gracieuse, de bonne mine, et le prud’homme la demanda à son père.
        Le chevalier, de prime abord, s’enquit de sa fortune et de son avoir. Très volontiers, il lui répondit :
        – J’ai, tant en marchandises qu’en deniers, mille et cinq cents livres vaillants. J’en donnerai la moitié à mon fils.
        – Hé ! beau sire, dit le chevalier, si vous deveniez templier, ou moine blanc, vous laisseriez tout votre bien au Temple ou à l’abbaye. Nous ne pouvons nous accorder ainsi ! Non, sire, non, par ma foi !
        – Et comment l’entendez-vous donc ?
        – Il est juste, messire, que tout ce que vous possédez, vous le donniez à votre fils. À cette seule condition, le mariage sera fait.
        Le prud’homme réfléchit un temps.
        – Seigneur, j’accomplirai votre volonté, dit-il.
        Puis il se dépouilla de tout ce qu’il avait au monde, ne gardant pas même de quoi se nourrir une journée, si son fils venait à lui manquer.
        Alors le chevalier donna sa fille au beau jeune homme.
        Le prud’homme vint demeurer chez son fils et sa bru. Ils eurent bientôt un jeune garçon, aussi sage que beau, plein d’affection pour son aïeul ainsi que pour ses parents.
        Douze années passèrent. Le prud’homme devenait si vieux qu’il lui fallait un bâton pour se soutenir. Comme il était à la charge de ses enfants, on le lui faisait cruellement sentir. La dame, qui était fière et orgueilleuse, le dédaignait fort. Elle le prit si bien à contrecoeur qu’enfin elle ne cessait de répéter à son mari :
        – Sire, je vous prie, pour l’amour de moi, donnez congé à votre père. En vérité, je ne veux plus manger, tant que je le saurai ici.
        Le mari était faible et craignait beaucoup sa femme. Il en fît donc bientôt à sa volonté.
        – Père, père, dit-il, allez-vous-en. Nous n’avons que faire de vous : allez vous punir ailleurs ! Voilà plus de douze ans que vous mangez de notre pain. Maintenant, allez donc vous loger où bon vous semblera !
        Son père l’entend, et pleure amèrement. Il maudit le jour qui l’a vu naître.
        – Ah ! beau fils, que me dis-tu ? Pour Dieu, ne me laisse point à ta porte. Il ne me faut guère de place. Pas même de feu, de courtepointe, ni de tapis. Mais ne me jette pas hors du logis : fais-moi mettre sous cet appentis quelques bottes de paille. Il me reste si peu de temps à vivre !
        – Beau père, à quoi bon tant parler ? Partez et faites vite, car ma femme deviendrait folle !
        – Beau fils, où veux-tu que j’aille ? Je n’ai pas un sou vaillant.
        – Vous irez de par la ville. Elle est, Dieu merci, assez grande, vous trouverez bien quelque ami, qui vous prêtera son logis.
        – Un ami, mon fils ! Mais que puis-je attendre des étrangers, quand mon propre enfant m’a chassé ?
        – Père, croyez-moi, je n’y peux rien, ici je n’en fais pas toujours à ma volonté.
        Le vieillard a le coeur meurtri. Tout chancelant, il se lève et va vers le seuil.
        – Fils, dit-il, je te recommande à Dieu. Puisque tu veux que je m’en aille, de grâce, donne-moi quelque couverture, car je ne puis souffrir le froid.
        L’autre, tout en maugréant, appelle son enfant.
        – Que voulez-vous, sire ? dit le, petit.
        – Beau fils, va dans l’écurie, tu y prendras la couverture qui est sur mon cheval noir, et l’apporteras à ton grand-père.
        L’enfant cherche la couverture, prend la plus grande et la lus neuve, la lie en deux par le milieu, et la partage avec son couteau. Puis il apporte la moitié.
        – Enfant, lui dit l’aïeul, tu agis laidement. Ton père me l’avait donnée toute.
        – Va, dit le père, Dieu te châtiera. Donne-la tout entière.
        – Je ne le ferai point, dit l’enfant. De quoi plus tard seriez-vous payé ? Je vous en garde la moitié, car vous-même de moi n’obtiendrez pas davantage. J’en userai avec vous exactement comme vous l’avez fait avec lui. De même qu’il vous a donné tous ses biens, je veux aussi les avoir à mon tour. Si vous le laissez mourir misérable, ainsi ferai-je de vous, si je vis.
        Le père hoche la tête en soupirant. Il médite, il rentre en lui-même.
        – Sire, dit-il, rebroussez chemin. Il faut que le diable m’ait poussé, car j’allais commettre un péché mortel. Grâce à Dieu, je me repens. Je vous fais à tout jamais seigneur et maître en mon hôtel. Si ma femme ne peut le souffrir, ailleurs je vous ferai bien servir. Vous aurez toutes vos aises, courtepointe et doux oreiller.
         » Par saint Martin, je vous le dis, je ne boirai de vin ni ne mangerai de bon morceau, que vous n’en ayez de meilleur. Vous aurez une chambre privée, et à bon feu de cheminée. Vous aurez une robe telle que la mienne. À vous je dois fortune et bonheur, beau doux père, et je ne suis riche que de vos biens.
         » Seigneurs, la leçon est bonne, croyez-m’en. Tel qui jadis s’est dépouillé pour son enfant subit trop souvent le sort de ce bourgeois.

  26. Si l’Euro ne nous était plus compté…cela pourrait bien nous être d’une grande utilité. La preuve, avec le cas AEDS , selon un Député qui a du bon sens !

    Voyez et lisez ………………. :

    COMMUNIQUE DE PRESSE
    de Jacques MYARD
    Député UMP
    Président du Cercle Nation et République

    Le 3 juillet 2012

    A/S : Airbus aux Etats-Unis ou l’échec de l’Europe

    L’annonce de la construction d’une usine d’assemblage d’Airbus dans l’Etat de l’Alabama aux Etats-Unis, présentée dans les médias comme une victoire pour concurrencer Boeing, ne manque pas de sel.

    En réalité cette décision est le résultat direct de la cherté de l’euro, dont la surévaluation permanente par rapport au dollar met Airbus et l’industrie française notamment dans une situation d’infériorité structurelle ! Louis Gallois n’a cessé de dénoncer cette aberration de la monnaie unique.

    Mais il y a plus grave. Il faut savoir en effet que l’Etat fédéré de l’Alabama a fait des conditions très avantageuses à EADS pour que cette société s’installe chez lui. Lors de la compétition pour les super ravitailleurs, le marché du siècle du Pentagone, l’Alabama avait décidé pour l’obtenir :

    – la gratuité du terrain
    – la défiscalisation totale pour Airbus pendant plusieurs années
    – une aide directe de 100 000 dollars par emploi créé

    Autant de mesures que les oligarques du tout concurrence de Bruxelles condamnent sans appel.

    L’installation d’Airbus en Alabama est bien le résultat direct de l’autisme de la Commission de Bruxelles et de la BCE, avec un euro surévalué et une absence totale de politique industrielle face à des concurrents qui manipulent leur monnaie et ont une politique industrielle.

    Voilà pourquoi l’Europe va dans le mur !

  27. Bonjour à tous

    @François Leclerc
    merci!
    Effectivement, BI vient de mettre en ligne les détails de la lettre adressée par Barclays signalant ce qu’ils estiment avoir été une pression sur eux de la BoE à l’époque…

    Une de mes grand – tantes avait une expression pour désigner ce type de relations:
     » C’est la famille tuyau de poêle » … ( On peut dire ça pour les échangistes…..)

    Cordiales OAT

  28. « Si cela devait intervenir, ce serait alors à son échelle un grand saut dans l’inconnu, mettant ses défenseurs acharnés à égalité avec ceux qui estiment qu’il a fait son temps, mais qui n’ont pas pour autant de solution de rechange sur étagère. »

    Il y a bien quelques volontés et quelques plans, et ceux qui estiment obsolète, malfaisant et fondamentalement maffieux le système financier proposent au moins deux alternatives qu’ils ont, je crois, les moyens d’étayer. Il faut le rappeler pour ne pas mettre les adversaires en chiens de faïence, ce qui revient, quelque part à les mettre à égalité sur le plan de la puissance et de la légitimité – même si l’auteur a donné tous les signes qu’il était du bon côté de la Force.
    Lordon : fermer la bourse.
    FDG : maîtriser la spéculation et la financiarisation de l’économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux, ce qui contribuera à leur disparition. Imposer la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Interdire les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obliger les entreprises à la transparence financière.

    Pour le moment, médias et puissants continuent à marginaliser les analyses du premier et l’histoire électorale a tranché pour les deuxièmes. Pour le moment…

    1. Vous citez Lordon et faites référence au programme du FDG, fort bien ! Je suis d’accord avec ceux la, mais vous êtes sur le site de P. Jorion qui a quelques idées sur la question, non ?
      Dommage que tout ce « petit monde là » ne communique pas plus entre eux . . .

      LE MONDE ECONOMIE | 24.04.2012 à 14h49
      Par Paul Jorion, Economiste et anthropologue
      …/…
      LE MAL N’EST PAS SPÉCIFIQUEMENT FRANÇAIS
      Seule bonne nouvelle, si l’on peut dire, le mal n’est pas spécifiquement français: confusionnisme, cacophonie, absence totale de courage politique règnent aujourd’hui en maîtres dans l’ensemble des pays occidentaux. On en est même venu dans certains Etats à mettre à la tête des affaires d’anciens banquiers dont les décisions calamiteuses il y a seulement quatre ou cinq ans provoquaient alors la consternation, faute de volontaires parmi les politiques.
      La conclusion s’énonce simplement : ce n’est pas d’un président français qui serait seulement « audible » à Bruxelles ou à Washington que l’on a besoin, mais de quelqu’un qui indiquerait la voie à suivre, brisant la paralysie stupéfaite qui règne aujourd’hui dans ces lieux. Car ce ne sont pas les projets de société de haute volée, économiques et financiers, qui manquent, bien au contraire :
      – Accorder de nouveau la priorité aux salaires plutôt que favoriser l’accès au crédit, lequel est nécessairement cher et se contente de repousser à plus tard la solution des problèmes se posant d’ores et déjà.
      – Mettre hors la loi la spéculation en rétablissant les articles de la loi française qui l’interdisaient jusqu’en 1885.
      – Mettre hors d’état de nuire les paradis fiscaux en interdisant aux chambres de compensation de communiquer avec eux dans un sens comme dans l’autre.
      – Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques, privilèges ayant permis de transformer de manière subreptice dans nos démocraties le suffrage universel en suffrage censitaire.
      – Redéfinir l’actionnaire d’une société comme étant l’un de ses créanciers et non l’un de ses propriétaires ; établir les cours à la Bourse par fixing journalier.
      – Eliminer le concept de « prix de transfert » qui permet aux sociétés d’échapper à l’impôt par des jeux d’écriture entre maison mère et filiales.
      – Supprimer les stock-options pour instaurer une authentique participation universelle.
      – Réimaginer les systèmes de solidarité collectifs, au lieu des dispositifs spéculatifs voués à l’échec en raison de leur nature pyramidale que sont l’immobilier ou l’assurance-vie, par lesquels on a cherché à les remplacer.
      Enfin, dans un monde où le travail disparaît, la question des revenus doit être mise à plat et faire l’objet d’un véritable débat. On assisterait alors au retour de l’ambition et du courage, désespérément absents aujourd’hui.
      …/…

      1. RV, c’est bien beau, mais… Tu ne vas pas jusqu’au bout du programme de Roosevelt….
        Remenber, Camarade.
        Hors, un demi-Roosevelt est un échec annoncé. (voir Tobin en sous-jacent)

      2. à Yvan
        je crains que ces propositions ne soient au contraire bien au delà du programme de Roosevelt . . .
        mais c’est la meilleure « offre » politique du moment, non ?
        et puis je ne fais que citer notre hôte . . .

      3. @RV

        « mais vous êtes sur le site de P. Jorion qui a quelques idées sur la question, non ? »

        Au risque de récurrence et flagornerie…
        Tout le spectre des alternatives me semble balayé, si on fait l’addition des trois…

        J’ajouterais juste qu’il faudrait alourdir les peines pour les criminels financiers et, évidemment, élargir la notion. En créant, par exemple, un délit d’agression, « d’atteinte à la collectivité »; avec en corollaire un droit de « légitime défense sociale » – dont les articles seraient à écrire, ce qui aiderait à définir la portée collective du crime financier et la nature, les limites donc exactes de celui-ci, dans ses diverses modalités -. C’est un travail qui me semble fondamental, et aussi difficile que celui de la CPI, quant à la définition des crimes et, partant, la légitimité de la punition.
        A moins que cela n’ait déjà été fait, où qu’on n’ait démontré l’impossibilité, ou l’inanité d’une telle tentative…

      4. « alourdir les peines pour les criminels financiers »
        Qu’entendez vous par criminels financiers ?
        Ceux qui enfreignent la loi ou ceux qui s’en accommodent ?
        Les criminels, les hors la loi, ne sont pas la cause première de la crise, c’est bien le système qui est criminel et qu’il faudra changer.
        Quand le système permet la spéculation où est le criminel ?
        Le financier ou le législateur ?

      5. @RV

        Je te signale que l’argent du crime organisé représente 10% du PIB mondial. Tracfin, en 2011, a reçu plus de 24.000 informations. Une très grande partie de l’argent transite par les bourses et on estime qu’environ 2 milliards d’euros sont blanchis chaque jour. Bien sûr, petit à petit, cet argent sale se recycle en achetant des entreprises. Je vois une certaine nécessité de durcir les lois. Voilà pour ceux qui enfreignent.

        Quand à ceux, par exemple, qui montent des départements de manipulation des cours de matières premières, des gens qui achètent des parts significatives de denrées et/ou de récoltes à venir, sciemment, en sachant que ça va faire monter ou baisser, – puisqu’ils parient aussi à la baisse -, les cours, donc les prix dans le réel, ceux-là relève de la Justice.
        Et si les peines ne sont pas encore existantes, moi je les vois déjà alourdies, parce que leur venue ne fait aucun doute. Ces gens tue, bientôt ils seront traités pour ce qu’ils sont, des criminels, légaux pour l’heure. Voilà pour ceux qui utilisent l’arsenal légal.

        Quand à la subtile distinction que tu opères, elle est un peu rhétorique. Tu sais comme moi que les législateurs n’ont pas les moyens, ni la vocation d’anticiper l’avenir, la jurisprudence le fera. D’autre part, la loi a pour garde-fou le principe de non-intervention et de préservation des libertés. Donc, fatalement existent des zones sans loi et des failles entre les lois.
        Sinon, on tombe dans le monde orwellien, et/ou la dictature. Mais viennent ensuite, donc, les jurisprudences et, dans ce cas, pourquoi ne pas concevoir une responsabilité punissable des législateurs, des politiques qui ne modifient pas les lois dont on s’aperçoit depuis longtemps qu’elles sont inadaptées, nuisibles…

    2. @RV

      « mais vous êtes sur le site de P. Jorion qui a quelques idées sur la question, non ? »

      Au risque d’être flagorneur et récurrent…
      Je me doutais bien qu’il y aurait qqun pour compléter le tableau des alternatives. Ça fait pas mal, tout ça, hein…J’ajouterais simplement : alourdir les peines de prison pour délit financier; supprimer la non-rétroactivité des lois pour les criminels financiers et maintenir les délinquants en prison si à l’issue de la peine ils paraissent encore dangereux…Pour les deux derniers, je plaisante…

      Y aurait-il quelqu’un qui aurait écouté jusqu’au bout le discours de politique générale de JM Ayrault ?..Aurait-il fait référence à autre chose qu’un alignement bien tempéré sur les désidératas de la Teutonne de fer, pour ce qui est de la finance et de comment nous allons la gaver ?….

  29. Les écosystèmes terrestres vont vers des seuils biologiques irréversibles d’effondrement, et l’espèce humaine va suivre le même rythme.

    La surexploitation des ressources naturelles, les cultures intensives et le réchauffement climatique sont des phénomènes qui provoquent, un affaiblissement de la biodiversité mondiale. Des chercheurs ont voulu voir les dégâts causés par l’être humain sur son environnement :

    « L’étude conclut que nous serions avisés de ne pas transformer la surface de la Terre de plus de 50%, ou nous ne serions plus capables d’inverser ce processus. »

    Source
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3422_point_non_retour_Terre.php

    La plus grande rapidité de production et de déplacement des produits accentuent la vitesse du réchauffement climatique, et a un lourd impact sur la biodiversité. Lorsque les produits sont installés, ils contribuent à accentuer ce phénomène car les normes écologiques sont absentes des pays producteurs et installés sur le sol des importateurs. Le protocole de Kyoto (début 90) étant largement dépassé, surtout par les découvertes scientifiques moderne et l’accentuation du commerce international de nos jours.

    La biodiversité souffre de l’empreinte humaine sur la planète, et comme pour le Co2 qui a un seuil biologique de 350 ppm à ne pas dépasser, et qui est actuellement d’environ 390 ppm, le seuil de la biodiversité est proche d’être dépassé, d’où la question, « nos civilisations se dirigent vers un effondrement irréversible des écosystèmes terrestres » :

    « nous avons aujourd’hui atteint 43% de ces changements, en convertissant les paysages en zones agricoles et urbaines »

    C’est à dire que l’humain faisant partie de l’écosystème mondial, il va mécaniquement suivre cette même baisse, car l’espèce humaine dépends de la biodiversité pour survivre. Les zones mortes dans les océans, l’épuisement des sols (la désertification) ou encore la baisse drastique des espèces animales et végétales vont contribuer à ce que l’être humain constate qu’il faut changer de mode de vie, plus harmonieux avec les éléments naturels.

    De nombreuses transitions sont à réaliser, dans l’énergétique, planter des arbres qui absorbent du carbone dès sa jeunesse, d’autres espèces subissent eux des mutations, dont la survie est l’élément principal de vie.

  30. Tant que le capital est rémunéré, il n’y aura jamais, pas un jour, la possibilité de la réduction de la dette, pour laquelle il convient d’additionner les dettes non gouvernementales (bancaires, privées et celles des entreprises) et gouvernementales.
    De ce fait, les créances augmentent nominalement au même rythme, et des restructurations futures sont certaines.
    A moins que la BCE et les autres banques centrales n’arrosent avec de la monnaie de singe … indéfiniment!

    1. Tant que le capital est rémunéré, il n’y aura jamais, pas un jour, la possibilité de la réduction de la dette, pour laquelle il convient d’additionner les dettes non gouvernementales (bancaires, privées et celles des entreprises) et gouvernementales.

      La rémunération du capital privée au dessus de l’inflation est un non sens économique.

      1. Ça tombe bien, la rémunération de la dette française est bien en-dessous de l’inflation. Au moins sur le marché secondaire et pour les émissions à moins de 10 ans…

      2. Dans ce cas, la rémunération des citoyens en dessous de l’inflation est aussi un non sens économique.

      3. Yvan, de deux choses l’une : ou tu t’es beaucoup fait rouler ou tu as beaucoup roulé pour voir du roulage de bourges à chaque coin de rue, partout, toujours.

      4. Ca, Vigneron, c’est clair que j’ai été obligé d’apprendre à ne plus me faire rouler. Car c’est mon métier.
        Va juste, si tu as du temps, faire un tour sur le blog de Lordon et regardes les 8 vidéos faites dans une librairie. Il te cite les paradis fiscaux, les Madof, et autres périphériques que l’on nous lance à la figure juste histoire de faire diversion.
        Là, ça vaut son coup de cru classé.

    1. Au sein de la zone euro, l’Euribor est très utilisé et il semblerait qu’il ait fait également l’objet de manipulations. La Société Générale est citée comme l’une des banques qui serait susceptible d’avoir participé à l’opération. Les autorités françaises compétentes n’ont rien dit à ce sujet à ma connaissance.

      1. Normal.
        Parce que les autorités françaises compétentes ne sont pas les autorités françaises qui ont le droit de parler.
        Et celles qui ont le droit de parler ne sont pas compétentes.

      2. La manipulation des taux peut aussi être mise en relation avec la thèse défendue par le GATA concernant le maintien artificiel des cours de l’or à un niveau bas relativement à la valeurs des devises.

        Il est sous entendu que pour qu’il y ait un véritable intérêt pour la monnaie fiduciaire celui reste relatif à l’or.
        Une évolution hyperbolique du taux de conversion entre une devise et l’étalon or entrainant la fin de la devise concernée, il reste donc indispensable de laisser croire qu’il existe encore un marché sur cette devise.

        La publication du taux contribue à la fixation dans l’imaginaire collectif de cette pseudo-réalité intangible.

        « la variation de 0,x% du taux nous indique que les marchés considère que la politique menée va dans la bonne ou la mauvaise direction »

        Evidemment avec un taux non manipulé on aurait eu
        « Le taux des emprunts grec étant passé à 1500%, la banque nationale grec a fait faillite, entrainant la faillite de la banque nationale espagnole, et finalement celle de la BCE »
        L’avantage c’est que l’on aurait eu le week end pour s’en remettre et que l’on parlerait tous aujourd’hui , cinq ans après, du grand crash historique du système financier.
        En jurant mais un peu tard que l’on ne nous y prendra plus.

      3. Sur la remarque de zebulon:
        En effet depuis octobre 2011 l’or baisse un peu…Je me suis demandé pourquoi.
        Une reprise? Non rien à l’horizon, au contraire c’est pire que les années précedentes.
        Le trafic sur le Libor et Euribor peut l’expliquer…

        http://www.investmenttools.com/futures/bdi_baltic_dry_index.htm
        On voit bien ce phénomène étrange sur la courbe Baltic Exchange Dry Index (BDI) & Gold (gold)
        La thèse de l’assurance de façade, de la mise en scène de l’efficacité des sommets et des thèses néolibérale acharnées dans l’erreur, de l’austérité indispensable etc…Leur pseudo réussite est donc une simple fraude. Une volonté de falsifier les vraies données.

        Je me demande si en fait ces gens n’ont pas besoin de se mentir à eux-meme pour avoir un minimum de confiance dans l’avenir de leur système à l’agonie.

      4. Izarn, c’est encore plus simple : les « frais » de transaction ont été largement relevés.
        Soit, et c’était un vieux débat entre Zébu et moi : l’or est bien A LA FOIS de la protection ET de la spéculance.

  31. L’intérêt de ce sommet c’est que l’on connait avec certitude :
    la date du prochain sommet et l’heure du déjeuner

    pour le menu il faudra patienter un petit peu.

  32. Ne pas soigner une maladie est comme entretenir un tigre .

    -quelqu’un aurait le proverbe chinois exact ?

Les commentaires sont fermés.