L’actualité de la crise : À FORCE DE DÉNOUER LA PELOTE PAR LE MAUVAIS BOUT… par François Leclerc

Billet invité

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François Hollande a confirmé que le gouvernement va proposer l’adoption d’une loi organique (qu’une simple loi ne peut défaire) afin d’adopter la règle d’austérité budgétaire, au prétexte avantageux qu’elle est provisoire. A plusieurs reprises dans l’histoire contemporaine française, des dispositions spéciales ont été adoptées en raison de leur importance présumée sans jamais laisser de bons souvenirs.

Au même moment, le débat européen continue de pivoter pour se recentrer sur le désendettement des banques. On apprend grâce au Wall Street Journal que la BCE aurait conseillé aux ministres européens des finances, lors de leur dernière réunion, de faire participer les détenteurs de créances seniors au renflouement des banques espagnoles. Un tournant à 180 degrés qui n’a pas été suivi d’effet, car le projet de mémorandum qui devrait être adopté lors de la prochaine réunion du 20 juillet de l’Eurogroupe n’en fait pas état.

D’après les informateurs du quotidien, les ministres n’auraient pas voulu suivre Mario Draghi qui participait à la réunion, de peur de la réaction des marchés. Par crainte, également, que le gouvernement irlandais ne demande à bénéficier d’une égalité de traitement. Car, pour sauver les banques européennes, en particulier britanniques, le gouvernement irlandais a dû emprunter pour rembourser les créanciers seniors des banques du pays. Les gouvernements grec et portugais n’auraient également pas manqué de vouloir monter dans le train.

En changeant son fusil d’épaule, la BCE implique davantage le système bancaire dans son propre sauvetage et contribue à soulager la peine des États. N’est-ce pas tout simplement la reconnaissance qu’il ne peut plus en être autrement, leur barque ne pouvant être davantage chargée ?

Menacée dans ses prérogatives par le projet de confier la surveillance des banques à la BCE, l’Autorité des banques européennes (ABE) vient de son côté de se rappeler au bon souvenir de celles-ci et des gouvernements qui les protègent. Suite à son annonce que « la grande majorité » des 27 banques dont elle avait demandé le renforcement de leurs fonds propres y était parvenue dans les temps, elle a décidé que ces mesures initialement présentées comme étant provisoires étaient désormais permanentes.

Après celui lancé par la BCE, c’est un second pavé dans la mare, alors que ces mêmes banques exercent d’intenses et discrètes pressions auprès du Comité de Bâle afin que la nouvelle réglementation soit assouplie. Tout au plus est-il consenti que, si une banque dans les clous venait à en sortir du fait de ses pertes, elle devrait seulement présenter un plan de renforcement de ses fonds propres sans nécessité de les reconstituer immédiatement.

Par contraste avec la France, le débat fait rage outre-Rhin à propos des modalités de la stratégie de désendettement à adopter, alors que les observateurs se demandent si Angela Merkel va être en mesure de bénéficier au Bundestag de la « majorité de la chancelière » (les seules voix de son propre camp) à propos du sauvetage des banques espagnoles qui doit encore être adopté pour pouvoir entrer en vigueur. Le SPD et les Verts voteront pour, garantissant son adoption.

Mais le débat porte également sur l’étape d’après, à propos de l’éventualité d’un sauvetage direct des banques par le MES qui divise. Angela Merkel tente d’éluder la question en annonçant contre toute vraisemblance que la question n’a pas été discutée au niveau européen, contredisant avec le leader de la CSU, Horst Seehofer, le futur directeur du MES, Klaus Regling. Qui prendra le risque associé à de nouveaux renflouements des banques est la question clé : l’État où leur siège social est implanté ou le MES, c’est à dire la collectivité des États dont celui-ci est issu ? Le débat sur la mutualisation rejaillit à chaque instant.

Éclairage significatif mais passé largement inaperçu, EADS (le groupe de défense et d’aéronautique) étudie une demande de licence bancaire afin de devenir sa propre banque et gérer par lui-même ses 10 milliards d’euros de trésorerie. Une façon de la mettre à l’abri.

La question suivante, qui est sur toutes les lèvres mais celles-ci restent encore serrées, concerne l’Italie. Comme leurs consœurs espagnoles, les banques italiennes sont gavées de la dette souveraine de leur pays, fragilisant à l’extrême l’édifice financier du pays. Comment l’Italie va-t-elle passer l’été, son programme de financement de la dette ne pouvant indéfiniment attendre ? Va-t-elle pouvoir éviter de demander à son tour – sous une forme ou sous une autre, depuis que l’Espagne a montré que tous les chemins mènent… à Rome – une aide financière européenne ? L’éventualité de cette perspective pourrait expliquer l’insistance avec laquelle Jean-Claude Juncker, le chef de file de l’Eurogroupe, a demandé au Conseil constitutionnel allemand de presser sa validation de l’approbation par le Bundestag de la création du MES. Car le FESF ne ferait pas le poids, s’il fallait aider l’Italie, ses moyens par ailleurs déjà mobilisés pour aider les banques espagnoles. Le Conseil vient d’informer que sa décision serait annoncée le 12 septembre prochain.

Jouant ses dernières cartes, le gouvernement italien a mis sur pied un programme de vente d’actifs de 120 milliards d’euros d’ici 2017. Vittorio Grilli, le ministre des finances, a fait valoir que le projet prévoyait de vendre l’équivalent de 1% du PIB du pays chaque année, omettant de mentionner que la contraction prévisible de celui-ci en raison de la récession était supérieure. Les impôts et taxes ne cessent d’être augmentés et les coupes budgétaires d’être réalisées, mais le coût du service de la dette croit, le taux de celle-ci à dix ans étant autour de 6%. La dette italienne était de 120% du PIB en 2011 et continue d’augmenter, ce qui explique le fort impact de la hausse de ses taux obligataires au fur et à mesure de son refinancement.

L’exposition des banques françaises à la dette italienne publique et privée, au premier rang d’entre elles BNP Paribas, est telle qu’elles subiraient une secousse majeure en cas d’accident. En ce sens, la prise de position de la BCE à propos de l’Espagne prend toute son importance, si elle devait être alors renouvelée et suivie d’effet. Le moment serait arrivé où le jeu de la patate chaude touche à sa fin, surtout quand il fonctionne toujours dans le même sens.

A Madrid, une manifestation spontanée de plusieurs milliers de personnes à démarré hier via les réseaux sociaux, du siège du Parti populaire au pouvoir à l’Assemblée nationale, aux cris de « mains en l’air, ceci est un hold up! » et « ils ne nous représentent pas ! ».

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82 réflexions sur « L’actualité de la crise : À FORCE DE DÉNOUER LA PELOTE PAR LE MAUVAIS BOUT… par François Leclerc »

    1. Il y a quelques années – bien après l’entrée dans l’UE du pays -, de passage en Espagne, je demandais à un espagnol si les choses allaient bien dans ce pays. Il m’avait répondu avec un large sourire: « Maintenant que l’on est avec les riches! »
      Mais voilà, il n’y a pas que des avantages à « être avec les riches », surtout lorsqu’ils vous ont prêté sans compter pour bâtir des châteaux en Espagne et, que l’heure de rembourser à sonné.

      1. C’est mondial, Macarel.
        La Chine doit « refluidifier » son économie.
        Soit, faire comme les US : un « QE »
        Qonner… Economique.
        En allemand : Konner… E…

        Tout ça pour fournir des munitions aux banques et augmenter le PIB. En espérant qu’elles prêtent.

      2. Bâtir des chateaux en Espagne… Le rêve ne dit effectivement pas qu’on puisse y vivre, dans ces châteaux. La preuve : on en a bâti beaucoup qui restent désespérément vides…

      3. 89% des Chinois pensent actuellement que l’avenir de leurs enfants sera meilleur que le leur…
        Chaïnise drim
        Je vois d’ici leur tête lorsqu’ils seront obligés de retourner dans leur campagne. Sans écran plat…
        Et là, t’as un dirigeant qui saute car il vaut mieux une révolution venue de l’extérieur qu’une vraie révolution avec le populace qui se prend en main.
        (voir « printemps arabe » pour les boeufs)

  1. Tous ces dirigeants voudraient saborder l’UE, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.

    Le projet européen est en train de devenir impopulaire dans un nombre de plus en plus important de pays de l’union, au fur et à mesure que les cobayes soumis aux mesures calvino-puritaines « rédemptrices » de l’église libérale réformée, se rendent compte que cela ne suffit pas à apaiser l’appétit du Golem financier. Golem par définition insatiable.

    Pour les uns parce qu’il signifie une austérité imposée par les « laborieux » du nord, pour les autres parce qu’ils ne veulent pas payer pour les « fainéants » du sud.

    Avec pour résultat de rendre les sirènes du populisme de plus en plus audibles dans des opinions publiques, en colère contre des bergers qui les avaient, un temps, fait rêver de lendemains qui chantent.

    Puisqu’il semble que les dits bergers ont l’intention de persévérer dans la voie sadomasochiste actuelle et, même d’intensifier le régime prescrit par les gardiens du dogme, il devient tout à fait crédible que l’euro ne puisse résister au processus en cours, qui paradoxalement a officiellement pour but de le sauver.

    Et au final toutes les souffrances imposées au populations au nom de l’euro n’auront servi à rien… Si ce n’est pas du gâchis, je ne sais pas comment cela peut s’appeler.

    1. Si ce n’est pas du gâchis, je ne sais pas comment cela peut s’appeler.

      Ce n’est plus du gâchis, c’est du pillage, du piratage (du pire ratage), de l’extorsion de fonds en bande organisée, le casse du (XXIè) siècle.
      « parce que ceux qui exercent le pouvoir vont toujours jusqu’à ce qu’ils rencontrent des limites » Montesquieu
      Pas de démocratie, pas de limites.

      1. Pas de démocratie, pas de limites.

        pas de *limites, pas de démocratie !

        *la Loi protège le faible …etc

        …des appétits insatiables des « gros-plein-d’soupe » … or, elle (la Loi) est piratée, contournée : prière aux *feus-élus-du-Peuple ( *sauf exception ) de re-voter quand se trompent de bouton ( au cas où ils auraient eu une conscience, qui leur fasse commettre un acte manqué ( en faveur des gueux ) …=) système inauguré sous Croc 1er, et malheureusement non tombé en désuétude, car le changement, c’est pas maintenant ! espérons qu’il ne va pas leur falloir 4 ans à nos zélus, pour apprendre à savoir résister à TINA ! =) je ne sais pas, moi, une clinique de contre-lavage de cerveau ; un stage de haute montagne pour vaincre sa peur de perdre son fauteuil et ses prébendes ??
        affaire à suivre …

  2. François Hollande a confirmé que le gouvernement va proposer l’adoption d’une loi organique (qu’une simple loi ne peut défaire) afin d’adopter la règle d’austérité budgétaire, au prétexte avantageux qu’elle est provisoire.

    Rien de nouveau sous le soleil :  » I am not dangerous »
    Pour la finance , on le croit ! Mais pour les citoyens et leur avenir , ils vont vite s’apercevoir qu’il est vraiment « dangerous »….
    Le smog de la city s’étend sur la France, et l’enfumage s’en suit….

    1. Onestdanslam.
      C’est général au point que même les dirigeants d’extrême-droite sont obligés de faire pareil.
      Vois la Hollande, Budapest, etc…

    2. Tout en finesse, tout en finesse, mais au final on l’aura dans le baba…

      Ou l’art de faire prendre des vessies, pour des lanternes !

      Mais ils vont avoir de plus en plus de mal car: « Chat échaudé craint l’eau froide. »

  3. A ma connaissance , il y a déjà beau temps que EADS gère sa propre trésorerie et n’a pas trop à sortir de soi-même pour financer son futur , voire créer en le finançant un réseau de PME prestataires pour le groupe .

     » devenir sa propre banque » signifie quoi au juste ?

    Cette politique est celle de tous les grands groupes ( au moins industriels ) qui se portent bien et qui souhaitent le mettre à profit pour échapper autant que faire se peut aux mâchoires des banques d’affaires et aux aléas délirants des appétits des fonds de retraite .

    Merci de vos lumières .

    1. Je pense que c’est une allusion au fait qu’ EADS demande une licence bancaire afin de pouvoir déposer ses liquidités directement à la BCE sans passer par une banque commerciale, et éventuellement y emprunter directement si besoin.

    2. Cela consiste à créer une filiale qui bénéficie d’une licence bancaire et peut agir en tant que telle. Ce qui va au-delà d’une simple gestion de trésorerie et a surtout comme intérêt de ne pas placer ses fonds dans une banque ou dans des produits financiers au risque peu mesurable. Possible, par exemple, de les déposer au coffre-fort de la BCE…

      1. M. Leclerc, pour info, y a-t-il des exemples comparables au niveau d’autres grandes entreprises (aux USA, au Japon,…) ?

      2. Juste une chose. Si les banques coulent, quid de la « BCE » …?? 😉

        Ce sont les banques commerciales qui ont un compte à la Bce et pas l’inverse car même les prêt LTRO sont garanties par des titres. Par contre si des Etats coulent la BCE fera de grosses pertes mais ceux qui ont un compte chez elle ne perdront pas d’argent.
        —————

        M. Leclerc, pour info, y a-t-il des exemples comparables au niveau d’autres grandes entreprises (aux USA, au Japon,…) ?

        Il y a plein d’exemple. Tous les constructeurs automobiles (Ford, GM, Chrysler, Toyota, Honda etc.) ont une banque.

      3. Pourquoi ne suis-je pas étonné que « Le Taulier » utilise le mot « commercial » comme d’autres utilisent le mot « systémique »…??

        Si quelqu’un a une explication gestionnaire, je suis preneur.

      4. les prêt LTRO sont garanties par des titres

        Si tel est le cas, on se demande bien lesquels. Et dans le fond, garantis ou pas par des collatéraux pipotés, cela ne fait pas grande différence : ca-va-le-rie.

      5. J’utilise le mot commerciale par opposition à centrale. Toute les banques commerciales ne sont pas systémiques.

    3. Pas tout à fait, Juan.

      Il y a un aspect pendant cette crise qu’Airbus ne pouvait pas prévoir : l’augmentation de ses cadences.
      Et ça, ça demande une trésorerie ENORME (avance d’argent) alors que les sous-traitants en bavent avec les banques qui ne veulent pas avancer pour les achats d’augmentation de capacités.
      Regarde les délais entre commande et livraison même si une avance est demandée au client.

      Là, la tactique habituelle est de filer un maximum de commandes au fournisseur qui va voir sa banque afin qu’elle(s) lui file du blé. De l’artiche. Du fric ou du pognon. Biffer la mention inutile.

      Par contre, là où je crains l’effet pervers est que si tu contrôles déjà ton fournisseur par les commandes, si tu le contrôles AUSSI par les finances, les gars seront complétement dépendants.
      Et ça, en Achats, c’est LARGEMENT pas recommandé…
      Autant le passer en filiale, tu as moins de risques.

    4. Avoir sa propre banque pour un groupe industriel c’est pouvoir déposer ses liquidités directement à la BCE sans devoir passer par une banque commerciale qui pourrait faire faillite.

  4. En passant, à la fin du 7e paragraphe je crois qu’on dit SPD ;

    Bonne continuation (je sais pas si ça se souhaite dans une chronique pareille) .

  5. Je m’accorde une minute de compassion pour la JPM et autres sympathiques banques Américaines . Toutes ces complications çà doit leur en faire du souci pour les CDS , d’autant qu’avec des tx réels quasi-nuls ou négatifs , les obligations d’état montent sur le marché secondaire , si çà continue on va avoir des CDS du montant de l’obligation !

  6. Lu récemment:
    « Si tu donnes un flingue à un homme il braquera une banque,
    si tu lui donnes une banque il braquera le Monde. »

  7. Cette proposition de loi organique et temporaire représente tout de même une divergence, une résistance, même si très légère, aux intentions allemandes de se doter d’une règle d’or constitutionnalisée au niveau européen.

    Mon but n’est pas de défendre Hollande parce que c’est lui sinon parce qu’il est actuellement le seul en mesure d’infléchir le cours de l’Histoire et pour le faire, il a besoin d’être poussé, et pas seulement appuyé, par le plus grand nombre possible. L’observer se débattre entre ses propres contradictions et celles du machin qu’il a hérité ne va pas beaucoup nous faire avancer, je pense. La question importante est donc, à mon avis, vers où le pousser ?
    Vers la sortie serait idiot puisque nous n’aurons probablement pas le temps d’attendre le quinquennat suivant qu’un remplaçant viennent sauver des acquis sociaux qui auront fondu comme neige au soleil. Donc, il faut faire avec celui qu’il y a, résister et tenter de lui faire tordre la mécanique de l’intérieur. On pourrait penser qu’organiser la résistance ne peut se faire que depuis une position forte prise en retrait, un roque d’où lancer la contre-offensive, mais les pièces du socialisme ( c’est de cela qu’il s’agit, au fond, d’un socialisme véritablement rénové ) sont déployées partout, au sein des masses européennes. Le roque serait la mort des tentacules auxquelles le sursaut socialiste français ( même ridiculement bobo, Flamby, quelque soit la manière dont on veuille le railler ) a redonné un semblant d’espoir. Ce serait mieux avec un Jaurès, mais on en a pas sous la main, en ce moment. Alors, peut-être vaudrait-il mieux pousser Flamby à la métamorphose au lieu de s’amuser à le regarder se planter.

    1. J’ai peur qu’il faille attendre un moment pour cet épisode que vous espérez. Les hommes qui l’entourent et lui-même, d’ailleurs, n’ont pas cet esprit révolutionnaire. Attendons nous… ou plutôt, n’attendons rien de bon de ce gouvernement. Si quelque chose doit advenir, ça sera de notre fait, le peuple, comme partout, toujours le peuple. Mais pour l’instant, il y a beaucoup trop de gens qui croient, comme vous, que les choses vont changer dans notre beau pays… par l’opération du Saint Esprit! A bientôt, dans une autre vie, peut-être, ou peut-être demain, si vous êtes prêt.

      1. « Nous, le peuple ! » Ça recommence, on n’apprendra jamais. Qui est ce peuple dont vous paraissez tout connaître ? Quel est le saint-esprit qui vous souffle ce que pense ce peuple ?

    2. au lieu de s’amuser à le regarder se planter.

      comment vous dire ? eh bien, ça ne nous amuse pas franchement … une rédition sans combat, si vite, comment exprimer cela : ah, oui, ça fait désordre !
      à moins que l’homme soit nourri à la métis …ça serait bien, sur tous les plans, symbolique, comme réel, de la sortir du chapeau celle-là !

      1. Je commence à comprendre ce que vous mettez sous le mot combat quand vous l’employez. Vous devez être jeune, c’est rafraîchissant mais aussi très inquiétant car le romantisme héroïque c’est comme la morve, ça vole à la première baffe et le vide qui se fait est souvent remplacé par n’importe quoi. C’est la différence entre les gens pleins comme Mandela et les creux comme Chavez, par exemple.

  8. Dans son élan dévastateur, Mariano Rajoy et son bras armé Cristobal Montoro a annoncé une hausse à 21% (depuis 15%) des prélèvements à la source des autónomos (en Espagne un statut de type professions libérales, regroupant tous types de fonctions : traducteurs, professeurs, agents immobiliers, conseil, secteur du bâtiment etc. et ayant le double avantage pour les entreprises de ne les obliger à aucun engagement contractuel lorsqu’elles recrutent un autónomo ni de leur imposer de payer ses cotizations sociales, une simple facture et hop! on paye à 180 jours…).

    Cette énième mesure a eu le don d’irriter les partenaires sociaux car ils on appris sa mise en vigueur à partir du 1er septembre sur une note rédigée… en anglais… histoire de bien comprendre vers qui sont dirigées les mesures d’austérité si tant est que le doute fut permis. Or, ladite note mentionnait un taux de prélèvement à la source de 19%.

    Dans la conférence de presse qui suivit, Cristobal Montoro mentionnat, au grand étonnement de l’assistance, un taux de prélèvement de 21%. Lorsque se interlocuteur lui demandèrent s’il s’agissait d’une erreur, il bafouilla quelques instants et affirma que le projet allait être modifié.

    Nul doute que nous sommes dans un pays latin : l’écrit ne vaut que jusqu’à ce qu’il ait été démenti, et les textes règlementaires se font et se défont au gré des joutes verbales, surtout lorsqu’on surprend un Ministre de l’Economie à ses propres incohérences. Se le ha ido la pinza, comme dit la métaphore culinaire, oui Mr Montoro, vous n’y êtes pas allé avec le dos de la cuillère, vous pouvez dormir tranquile.

    Au delà de ce petit contretemps, que révèle cet impératif de prélever l’impôt à la source aux autónomos? Une future hausse d’impôts pour ce collectif déjà durement touché par la crise, ou simplement une manière de soulager la trésorerie exhangue de l’Etat espagnol, en obligeant les autónomos à avancer plus d’argent sur leurs impôts futurs (différentiel qui leur sera rendu si le taux d’imposition reste le même, la facturation des autónomos diminue du fait de la crise et donc les impôts à grille égale aussi, eh oui…)? Sans doute un peu des deux…

    Ah, j’oubliais, Soraya Sainz de Santamaría vient d’apporter un bémol : le taux de rentenciones reviendra à 19% à partir de janvier 2014. Pour ceux qui veulent encore y croire…

  9. Le FMI revoit à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2013: 3,9 % vs 4,1%
    C’est peut-être même surévalué car la Chine annonce 7,6 pour le 1er semestre, mais selon Marc Fiorantino (BFM), sur la base de la consommation électrique, ce serait plutôt 2 à 3 %.

    1. C’est peut-être même surévalué car la Chine annonce 7,6 pour le 1er semestre, mais selon Marc Fiorantino (BFM), sur la base de la consommation électrique, ce serait plutôt 2 à 3 %.

      C’est parfaitement possible: les statistiques nationales chinoises ont l’amusante propriété de ne pas coïncider quand on considère l’échelle régionale et le niveau national: la moyenne de la croissance des régions et celle du pays ne sont pas égale.

      C’est à rapprocher de ceci:
      http://petrole.blog.lemonde.fr/2012/06/11/climat-les-emissions-de-la-chine-20-plus-elevees-que-prevues/

      Et il y a sans doute un lien d’ailleurs: quand l’OCDE s’est rendu compte qu’il n’y avait pas corrélation entre la consommation d’électricité et la croissance chinoise (à la différence des autres pays de l’OCDE…), le gouvernement Chinois a prétexté que les centrales électriques chinoises avaient énormément gagné en efficacité énergétique, et que par ailleurs le plan de relance chinois avaient essentiellement reposé sur des grands programmes d’aménagement, censés être moins gourmands en énergie électrique…

      Autant dire que les trucages statistiques chinois doivent certainement se refléter en dehors de la sphère économique.

      1. C’est parfaitement possible: les statistiques nationales chinoises ont l’amusante propriété de ne pas coïncider quand on considère l’échelle régionale et le niveau national: la moyenne de la croissance des régions et celle du pays ne sont pas égale.

        Normal dans le contexte de la bureaucratie capitaliste:
        le Parti est un Tout
        supérieur à la somme des parties.

  10. Ouuupsss !! Comme écrit par Olivier : et si nous nous faisions un sujet sur le prélèvement à la source tout comme l’excellent mais jamais analysé du protectionnisme…????
    Mais ce n’est qu’une scorie dévalant le volcan incan-indécent de mon imaginaire duncon.

    Duncon, la meilleure marque de polaires.
    La polaire Duncon est l’habit qui ne fait pas le moine.
    La polaire Duncon vaut mieux que deux Tulorapa.
    En effet, le Tulorapa n’est vendu que dans les réunions Adomicil.
    Alors que le Duncon est vendu en grande surface de 5 hectares.

    Oui, je sais, déjà surnommé « parlehaut », je m’empresse de sortir…

      1. Faux, Fnur.
        La TVA est l’impôt le plus injuste qui existe.
        Marre de la « compensation » aumône-obole, Camarade.

      2. Faudrait peut être lire l’article avant de monter sur ses grands chevaux sans réfléchir.
        Les oboles et compensations y en a partout, si t’avais pas remarqué, mets tes lunettes, donc la question c’est comment les administrer. La question c’est aussi pourquoi seuls les producteurs, travailleurs français, doivent payer pour le social et pas les importations et autres consommateurs rentiers en tous genres qui pourtant bénéficient des infrastructures sociales et matérielles qui permettent d’écouler leurs marchandises qui d’ailleurs occasionnent toutes sortent de coûts sociaux pendant leur cycle de vie. Toujours la même rengaine de proto gauchistes à courte vue. C’est un problème d’assiette fiscale, ça te dis quelque chose ?

        Les libéraux et les gauchos, même combat et cris effarouchés devant la TVA.

        Le Danemark est à 25% de TVA, est ce qu’il est plombé ? Pas à ma connaissance.

        D’une manière ou d’une autre la redistribution, les oboles selon ton vocabulaire néo libéral, doit être gérée de la façon la plus équilibrée possible. De fait, même certains libéraux préconisent « l’obole », pas suffisante en montant mais quand même, d’un revenu garanti dont les gauchos en général ne veulent pas entendre parler. Toujours si attachés à la lutte des classes salariées bien gentiment pilotées par les syndicats en quête d’adhérents et leurs leaders si charismatiques et si inefficaces.

      3. Ok, Fnur.
        Tu n’es plus un Camarade.
        Bonne crise à toi, néanmoins.

        « seuls les producteurs, travailleurs français, doivent payer pour le social et pas les importations »

        Lorsque l’on a écrit cela, on se fait tromper par la propagande.
        Soit, tu n’as rien compris hormis la valeur du travail, seule valeur ajoutée.
        Comme je disais à un « cadre » EDF individualiste : fais bosser 65 millions de personnes et on rediscute après.

      4. Pour moi, la crise se passe pas si mal, mais pour toi je crains des problèmes vu comme tu dérailles et plonge en plein dans la propagande.

      5. Je propose que l’augmentation de la TVA soit compensée par une baisse des cotisations sociales non pas sur la part patronale mais sur la part salariale.

        « Comme il est difficile de faire confiance aux entreprises pour répercuter complètement, à la baisse, une diminution de leurs charges sociales, on propose de diminuer la part salariale de 1% chaque fois qu’on augmente la TVA de 1%. Pour les salariés et assimilés les deux mesures se compensent et on verra plus loin l’effet sur les autres personnes. Pour l’état 1% de TVA représente 6,9 milliards € et 1% de cotisations sociales 5,5 milliards €, il y a donc un gain de 1,4 milliards € par an. Ce gain se rapporte aux produits importés qui ne payent pas de charges sociales mais qui payent la TVA.

        Mais d’où vient l’argent? Il faut bien comprendre que les salaires ne représentent pas toutes les rémunérations, il y a aussi la rémunération des capitaux sous forme d’intérêt (~350 milliards €) ou de partage des résultats (~250 milliards €). Les 1,4 milliards € viennent essentiellement de la partie consommée de cette rémunération du capital. »
        http://transition.wifeo.com/les-energies-renouvelables.php

      6. Je rejoins yvan au sujet de la tva…
        Serait-il juste de l’abolir totalement et compenser par une taxe sur la liquidité immobilisée et sur l’immobilier vide… Ça inciterait peut être les banques à re-prêter la trésorerie nécessaire à l’économie réelle et ça permettrait aussi de ramener le prix de l’immobilier à une juste valeur locative ?

  11. Juste un signalage que la liberté vaut le prix d’un pavé :
    http://www.lepoint.fr/insolite/pour-retourner-en-prison-un-sdf-caillasse-une-voiture-de-police-16-07-2012-1486148_48.php
    «  »Les policiers ont entendu un bruit de verre brisé à l’extérieur. Quand ils sont sortis pour voir de quoi il retournait, ils l’ont trouvé en train de s’attaquer à une voiture du commissariat, un pavé à la main », a raconté à l’AFP.. »

    Ce n’est pas la première fois que j’apprends qu’un humain préfère aller en taule que de vivre « en liberté »…
    Qu’en pensez-vous…??

    Certes, un pavé coûte vachement cher par les temps qui marchent.

    1. Normal; un prisonnier, t’es obligé de le loger, de le nourrir, de lui laver ses vêtements, voire de le soigner…
      Un luxe pour un SDF

      1. Enfin, il ne faut pas trop le faire ici en espagne… Pour raison budgétaire, dans les prisons de certaines provinces en faillite, « la merienda » (le goûter) qui est l’un des repas important de la journée, n’est désormais plus servi aux prisonniers depuis deux mois…
        Si ça continue, il n’y aura bientôt plus qu’un seul repas quotidien…

  12. Un autre mauvais bout du coté US qui tirent sur tout ce qui bouge :
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/07/16/un-navire-americain-ouvre-le-feu-contre-une-embarcation-dans-le-golfe_1734482_3222.html
    « Un navire américain a ouvert le feu lundi 16 juillet sur un petit bateau à moteur qui semblait représenter une menace à proximité des côtes émiraties dans le Golfe, tuant un pêcheur indien et blessant trois autres. Le pétrolier-ravitailleur USNS Rappahannock a tiré à la mitrailleuse lourde contre l’embarcation civile « après qu’elle n’eut pas répondu aux avertissements et alors qu’elle se rapprochait rapidement » du navire américain,… »
    Cowboys un jour, …

  13. Incroyable mais vrai:

    A Cretan Writes A Heartfelt Letter To The Greek IRS.

    After all that I analyzed above, and hereby invoking the last article of the Constitution I declare the following:

    a) Faced with the choice not to eat for three (3) months or to pay the tax you’re demanding I’ll choose not to pay a single penny.

    b) Faced with the choice to commit suicide or become a murderer, I’ll choose to murder you.

    c) If you have not made an error with this Income Tax Assessment Notice that you’ve sent me, then you’re a bunch of cheats and scoundrels and thieves.

    http://www.zerohedge.com/news/cretan-writes-heartfelt-letter-greek-irs

  14. COUP DE TONNERRE A BARCELONA CATALUNYA IS DIFFERENT: VERS UN SOULEVEMENT SUBLEVACION,

    Vers une possibie declaration d’ independance forcee vis-a-vis de Madrid

    Aujourd’ hui Artur Mas, le president de la Generalitat de Catalogne, a confirme qu’ il avait ete
    menace par Marianoo RAJOY d’ une ‘ intervencion ‘ ( l’ euphemisme du PP pour faire allusion au bail-out de la Banca ) en Catalogne afin que la Catalogne respecte la regle du 1.5% de deficit comme communaute autonome, reduise ou restructure la dette de la province en oubliant encore que fois que la Catalogne est une contribution nette aux finances publiques espagnoles, et creancier de l’ Espagne

    Artur MAS ( CIU ) menace Rayoo d’ une convocation a un referendum ou a des elections
    anticipees.

    TOLLE a Barcelone; La CIU retire son soutien au PP a l’ Assemblee, Artur Mas declare a la radio publique catalane:  » Nous sommes arrives a un point auquel l’ Espagne nous achete
    de moins en moins, ne nous remboursent pas la dette, nous retirent chaque annee plus et
    plus d’ argent, et ne nous aident pas a gagner du prestige  » VIZCA CATALUNYA; Encore un effort, Catalans !

    http://www.lavanguardia.com/politica/20120716/54325807950/mas-confirma-gobierno-amenazado-catalunya-intervencion.html

  15. Juncker presse la Cour de Karlsruhe de valider le MES
    En lisant la dépêche, on ne le sent pas trop pressant (et ce serait hors usage et droit), mais confiant.
    Par contre je découvre qu’il appuiera Shaüble pour sa succession.

    Bien vu d’ailleurs UE-La Cour de Karlsruhe se prononcera le 12 septembre sur le MES

    P.S. : « a demandé au Conseil constitutionnel allemand »
    Ce n’est pas notre club-apéro, c’est une cour…c’est sérieux là bas. 😉

    1. C’est inouï, cette liberté qu’on prend avec l’indépendance de la Justice… Pis, Juncker ne presse pas la Cour de Karlsruhe de « se prononcer » sur le MES : il la presse de le VALIDER. Quand on commence à vouloir habiller l’arbitraire avec les atours de la Justice, c’est la fin des haricots.

  16. « le gouvernement italien a mis sur pied un programme de vente d’actifs de 120 milliards d’euros d’ici 2017.  »

    On vend les pays maintenant, comme les immeubles. A la découpe.

  17. « une manifestation spontanée de plusieurs milliers de personnes à démarré hier via les réseaux sociaux, du siège du Parti populaire au pouvoir à l’Assemblée nationale, aux cris de « mains en l’air, ceci est un hold up! » et « ils ne nous représentent pas ! ». »

    Principalement lancée par les Indignés, pour ne pas attendre la manifestation nationale officielle du 19, convoquée par tous les syndicats et autres organisations. On mesure, là-bas aussi, la confiance mesurée qu’il faut accorder aux Thibaut, Chérèque et Mailly locaux.

    Plus nouveau et significatif, l’armée espagnole rejoindra les défilés du 19 juillet.

    [trad] L’Association unifiée des Militaires Espagnols (AUME) met en garde le gouvernement que sa «patience » envers les coupures sur le service public « a une limite» et annonce qu’il va se joindra aux citoyens qui organisent des protestations contre les nouvelles mesures prises par l’exécutif. « Nous avons été patients, tolérants, bienveillants et ferme dans notre conviction altruistes qu’il faut rester dans l’adversité, mais cette patience a des limites», dit le AUME dans un communiqué.
    L’organisation explique que depuis le début de la crise, les membres des forces armées ont subi « plusieurs coupures qui non seulement ont aggravé une situation qui était déjà compliquée par les énormes lacunes en matière de droits et de capacités de revendication». «Nos familles et notre propre dignité ne nous permettent pas d’être traitée comme des jokers toujours utilisables. Une utilisation intéressée de notre situation encore aggravée par l’intervention inexistante ou presque du gouvernement pour essayer d’atténuer cette image, qui montre une fonction publique plus en train de payer un châtiment que de fournir un effort solidaire  » note l’AUME.

    Bras croisés

    En ce sens, dit l’armée ne restera pas « les bras croisés», alors qu’on la fait payer pour quelque chose dont elle n’est pas la cause, et qu’on l’utilise comme « tête de Turc ». Donc elle se joindra à toute initiative des citoyens «d’invoquer la défense de certains droits « qui « jamais » ne devraient être perdus parce qu’ils sont « citoyens ».
    Alors, l’AUME appellera à la mobilisation de tous les militaires à travers des manifestations légalement convoquées par des plates-formes de fonctionnaires ou de citoyens, «pour défendre des intérêts légitimes qui ne peuvent jamais être une monnaie d’échange pour atténuer les situations que les dirigeants ne peuvent pas contrôler.  »

    http://ultimahora.es/mallorca/noticia/noticias/nacional/militares-muestran-indignados-los-recortes-del-gobierno-rajoy.html

  18. Bonne nouvelle, la Belgique emprunte pour la première fois à taux négatifs.

    Schématiquement, cela signifie que les investisseurs acceptent de payer pour prêter de l’argent à l’Etat

    BRUXELLES La Belgique a émis pour plus de trois milliards d’euros d’obligations à court terme, dont 1,5 milliard d’euros à des taux négatifs, une première, a annoncé mardi l’Agence de la Dette.

    La Belgique a ainsi levé 1,525 milliard d’euros via des obligations à trois mois assorties d’un taux moyen de -0,016%. La demandé a excédé plus de trois fois l’offre.

    Avec ce taux plancher, la Belgique rejoint un club restreint de pays européens, comme la France, l’Allemagne, les Pays-Bas ou le Danemark, à bénéficier de taux négatifs pour leur financement. Schématiquement, cela signifie que les investisseurs acceptent de payer pour prêter de l’argent à ces Etats.

    Notre pays a également levé mardi 1,475 milliard d’euros en obligations à 12 mois, à un taux moyen de 0,040%, le taux le plus bas sur cette maturité depuis l’introduction de l’euro en 1999, selon l’agence financière Bloomberg. Dans ce cas, la demande a été près de deux fois supérieure à l’offre.

    http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/401993/bonne-nouvelle-la-belgique-emprunte-pour-la-premiere-fois-a-taux-negatifs.html

    1. La demande a excédé plus de trois fois l’offre. Et pourquoi les fonctionnaires chargés de l’opération n’en profitent-ils pas pour emprunter trois fois plus ?

  19. La dette publique dépasse les 100 %.

    L’État belge a pour la première fois depuis 8 ans plus de dettes que la valeur totale de la production de richesses du pays.

    Standard&Poor va-t-elle dégrader la note de la Belgique ?

    En janvier dernier, l’agence de notations Standard&Poor (S&P) menaçait de dégrader sa note (AA) si la dette publique begle dépassait 100 % du PIB.Il est peu probable que cela arrive indique le Tijd, car la Banque nationale Belge (BNP) prévoit d’ici la fin de l’année, une dette de 98,9 % en dessous du PIB.

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2012-07-17/la-dette-publique-depasse-les-100-927164.php

  20. Faudra tout de même qu’un jour quelqu’un m’explique:
    une banque (entreprise privée) en carabistouille: on la renfloue
    PSA (entreprise privée) en carabistouille: pas question de la renflouer.
    Au delà du traitement différent que le système réserve à l’une ou à l’autre, quid de la « concurrence libre et non faussée »
    car finalement, une banque qui fait pas de connerie, elle m’a l’air fort désavantagée dans ce contexte, non ?

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